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Nous sommes les 1ers producteurs de meth à Michoacán, au Mexique.
Pourquoi sommes-nous les meilleurs ?
On a la plus grande quantité et la meilleure qualité.
Un père et son fils sont venus de l'Amérique pour nous montrer.
Ces enfoirés étudiaient la chimie
et ils nous ont enseigné à fabriquer cette merde.
La majorité de la drogue est vendue aux États-Unis.
Partout aux États-Unis.
Qu'est-ce que je peux dire ?
On sait qu'on fait du mal avec toute la drogue qui va là-bas.
Mais qu'est-ce qu'on va faire ?
On vient d'un milieu pauvre.
Si on avait de l'argent, on serait comme vous.
On voyagerait et on aurait des emplois respectables comme vous.
Mais si on commence à écouter notre cur,
on est foutus.
C'est une réaction.
On le fera aussi longtemps que Dieu nous le permet.
Tant qu'Il nous le permet, on fabriquera des drogues.
Et tous les jours, on en fait plus
parce que ça ne va pas arrêter, non ?
Vous en pensez quoi ?
Non, je n'espère pas.
Bien sûr que non !
Le meilleur est sur le point de commencer.
Il y a une frontière imaginaire ici entre le bien et le mal.
Je crois que ce que je fais est bien.
Et je crois que ce contre quoi je m'oppose est mal.
ALTAR VALLEY, ARIZONA É.-U. / FRONTIÈRE MEXICAINE
Ce sont les cartels.
Ils terrorisent leur propre pays
et ils commencent à faire de même ici.
Des coups de feu sur la frontière américaine avec le Mexique.
Avec une frontière perméable, la violence du cartel se répand.
Prévenant les visiteurs de se méfier
des trafiquants de personnes et de drogues lourdement armés.
Des caches de drogues trouvées sur leur ranch.
Ils appellent la patrouille frontalière et obtiennent de l'aide, parfois.
Cette région a été cédée aux cartels.
Ce n'est plus vraiment les États-Unis.
Ça leur appartient.
La situation va si mal
que les patrouilleurs frontaliers sont complètement surmenés.
Des citoyens inquiets se font du mal
en s'aventurant sur le dangereux territoire du cartel.
Nous sommes seuls.
La situation devient plus violente chaque jour,
et ça nous inquiète, pas juste pour notre sécurité,
mais pour l'avenir de cette nation.
Le Mexique, c'est la putain de porte d'à côté,
et il y a une zone de rassemblement à deux km d'ici.
S'ils passent, ils vont devoir marcher juste à côté de nous.
Restez sur la gauche. Restez près des broussailles.
Si quelque chose arrive, ils n'hésiteront pas à riposter.
On est près de la putain de frontière.
Ils ont plus d'armes, plus de monde.
C'est un combat entre David et Goliath ici.
TIM "NAILER" FOLEY CHEF DE L'ARIZONA BORDER RECON
On est David, et ils sont Goliath.
C'est là que ces ordures se trouvent, juste là.
- C'est là qu'on doit aller. - Bien reçu.
Allez.
Merde.
Les éclaireurs du cartel continuent à s'enfuir.
Merde !
Ils ont une belle installation ici.
Ils ont juste à s'asseoir ici
et ils peuvent voir la route sur des kilomètres.
Les cartels mexicains dirigent cela.
Techniquement, on est des justiciers maintenant la loi où il n'y en a plus.
Mais le mot "justicier"
a mauvaise presse.
Ils sont lourdement armés et prétendent protéger notre État
des menaces étrangères et de notre propre gouvernement.
Mais le mouvement paramilitaire grandissant de l'État
inquiète la police.
Feu !
Auparavant, un "justicier" n'était pas une mauvaise chose.
Disons que des bandits arrivent dans votre ville,
les gens s'uniraient pour défendre leur ville.
Maintenant, quand les gens entendent "justicier", ils pensent
à quelqu'un portant un drap blanc sur la tête
qui va pendre des gens à un arbre.
C'est des foutaises.
C'est ce que je considère comme l'Ouest très sauvage.
Il n'y a rien ici, il n'y a pas de loi.
Je suis censé pouvoir prendre mon téléphone
et appeler le 911 pour de l'aide.
Mais c'est à une heure et demie de Tucson.
Qu'est-ce que je fais pendant une heure et demie
si je suis attaqué par les cartels ?
Les gens crient : "Tu es raciste. Tu es un justicier !"
Amenez-vous ici.
Je vous ferai faire une petite visite au milieu de la nuit
et vous me direz si c'est sûr et sécuritaire.
Ces ordures là-bas, les cartels, ils se foutent de tout le monde.
MICHOACÁN, MEXIQUE
1 650 KM DE LA FRONTIÈRE DE L'ARIZONA
Victor Rivera Cortéz.
Alicia Torres Marín.
Leur fils, Evaristo.
La fille de mon frère, Diana Lizbeth Jaimes Rivera.
Elle avait 18 ans.
Son mari, Abelino.
Son fils, Jorge Luis.
Petit Jorge.
María de Jesús, six ans.
Felipe Casares Marín, l'oncle d'Alicia.
Il avait 60 ans.
Et le bébé de trois mois
s'appelait Cruz.
Cruz Rivera Loya.
Il y avait quinze personnes en tout.
Treize de la même famille
et deux venus travailler dans le verger de limettiers.
Toutes les victimes étaient des cueilleurs de limes
qui travaillaient et vivaient dans les champs.
On a appris plus tard que leur employeur
était obligé de payer le Knights Templar Cartel,
mais il ne le pouvait pas.
Alors, ils se sont vengés en tuant ses employés.
Ils étaient innocents.
Les adolescents,
les enfants
et les bébés.
Ils les ont pris par leurs petits pieds
et les ont écrasés contre les pierres.
Puis, ils les ont entassés dans le puits.
J'aimerais que le gouvernement arrête les hommes
qui ont fait cela.
Mais non.
C'est comme ça à Michoacán.
Tout ce qu'on veut, c'est la justice.
On doit s'entraîner pour que, quand viendront les confrontations,
on n'ait pas les mains tremblantes.
On ne sait jamais quand on en aura besoin.
On a subi plusieurs tragédies à cause de ces animaux.
J'avais des voisins de l'autre côté de la rue.
Voici leurs têtes.
Les Templars les ont décapités parce qu'ils venaient de Tepalcatepec.
On était les prochains.
Que feriez-vous ?
Attendre jusqu'à ce qu'ils viennent ?
Ou acheter un truc comme ça et vous défendre ?
Que feriez-vous ?
Quand le gouvernement ne peut pas assurer la sécurité de base,
on peut prendre les armes en légitime défense
pour notre vie, notre famille, notre propriété.
Nous sommes tous des survivants, ils ont attaqué toutes nos familles.
Ils ont tué, kidnappé ou violé une personne aimée.
Chacun d'entre nous est en guerre.
Alors, il est temps de décider comment nous voulons mourir.
Voulons-nous mourir attachés comme des animaux ou démembrés
comme ils l'ont fait depuis plus de 12 ans ?
On a décidé que la meilleure façon de mourir est au combat.
Ça a commencé le 24 février 2013.
Les autres aînés de la ville et moi nous sommes réunis
et nous avons cherché une solution.
C'est une ville d'ouvriers
qui se battent pour protéger leur dignité.
C'est là qu'on a commencé à organiser la vraie rébellion.
Au début, on avait très peur
parce qu'on n'avait aucune aide.
C'était juste les locaux.
Le premier jour, on a identifié les maisons où vivaient les Templars
et leurs cachettes.
Essaie-le de l'autre côté.
Quand ils ont ouvert le feu, on a riposté.
Et ceux qui ont fui, on les a laissés fuir.
Ça nous a pris trois semaines pour nettoyer la première ville.
Tout le monde portait des masques
parce qu'on ne voulait pas qu'ils sachent qui on était.
Mais dès que je suis arrivé, tout le monde criait :
"Bienvenue ! C'est génial de vous compter parmi nous !
"Allez ! Aidez-nous !"
J'ai enlevé mon masque en me disant que c'était inutile
si tout le monde me connaissait.
C'est de là qu'est venue ma position de chef.
Pas parce que je suis brave.
Approchez-vous.
Je suis Manuel Mireles.
Un des coordonnateurs généraux
de l'Autodefensas.
Nous sommes venus pour vous offrir l'aide
que vous avez demandée
à cause des choses que le cartel vous a faites.
Vous êtes aux portes de l'enfer.
Vous le savez.
Parce qu'ils nous ont frappés là où ça fait le plus mal.
C'est pourquoi nous sommes ici.
Ceux qui veulent se porter volontaires,
levez la main, et nous vous donnerons un t-shirt blanc.
Levez la main si vous voulez vous unir !
Donnez-leur les t-shirts.
Ça a été un honneur pour moi
d'être ici avec vous.
Je vous lève mon chapeau.
Merci beaucoup.
Ils veulent plus de t-shirts.
Donnez-en un à tous ceux qui en veulent.
Armez-vous ! Unissez-vous !
À Apo. Allons-y !
Les gars, préparez vos armes.
Jusqu'à maintenant, on a pris six villes.
On les soutient pour trois, quatre jours,
le temps que les gens s'arment et commencent à se défendre.
Il n'y a pas de gouvernement.
Le gouvernement travaille souvent avec les criminels.
Sortez. Templars !
PACO RANGEL VALENCIA COMMANDANT AUTODEFENSA
Bloquez les coins, les gars. Les entrées de la ville.
Je vais te poser une question, réponds vite !
Est-ce qu'Antonio est ici ?
Je ne connais pas Antonio.
- Est-il ici ? - Dans l'autre pièce, peut-être.
Debout, fils de pute !
Petite merde de Templar !
Tais-toi, fils de pute ! Ta gueule.
On a attrapé un des guetteurs.
Regarde ce Knight Templar.
Demande combien de postes de guet ils ont.
Il doit y en avoir au moins quatre ou cinq.
L'armée est arrivée.
Voyons quel genre de militaires on a.
Gouvernement corrompu, on ne veut pas de toi ici !
Quel est le problème, les gars ?
Vous.
On n'a pas de problème, les gars.
Je ne crois pas que les gens veulent de vous ici.
Je ne vois personne ici, juste vous et vos armes.
Si les gens nous disent de partir, on partira.
Non, les gens ont peur de vous.
Non. Faites le tour et demandez.
Non, je n'ai pas à le demander.
Désarmez-les.
Désarmez-les tous !
Personne ne m'arrête, je vous le dis !
Vous ne m'arrêterez pas !
Vous ne m'arrêterez pas !
Nous invitons tous les gens d'Apo à nous rencontrer sur la place.
Sortez de vos maisons et aidez-nous.
Ceux fatigués d'être abusés par le crime organisé.
Sortez, citoyens !
Cernez-les !
Ils doivent nous rendre nos armes.
Redonnez aux hommes leurs armes !
Nous sommes la ville et nous l'exigeons !
Hé ! Du calme, s'il vous plaît.
Vous êtes des chiens !
Des chiens qui nous ont déjà fait tellement de mal !
Le peuple uni ne sera jamais vaincu !
Si ce qui nous est arrivé vous arrivait,
vous seriez de notre côté.
Pourquoi ? À cause de la douleur que nous portons !
Écoutez, tout le monde !
Tout le monde, faites venir des renforts !
Allez-y, tous ceux qui le peuvent.
Partez ! Partez !
Mesdames, citoyens, est-ce que je vous fais peur ?
Non ! Ne les faites pas partir !
J'ai décidé de vous redonner vos armes.
D'accord, donnez-les-moi maintenant.
Les armes ! Les armes !
À bas le mauvais gouvernement !
Vous êtes responsable de tout ce qui arrive ici.
Vous êtes dans la gueule du loup, mes petits !
Accrochez-vous bien !
Bon après-midi, tout le monde.
C'est très important d'organiser votre propre conseil public.
Parce que c'est vous qui dirigez, pas nous.
Voici ce que nous voulons dire au conseil :
Pas de maisons cambriolées
juste parce que vous n'aimez pas une personne.
Faites les choses correctement
parce que nous ne voulons pas que notre mouvement soit corrompu.
Grâce à un nouveau rapport du Southern Poverty Law Center,
nous savons que les groupes patriotes antigouvernementaux
n'ont jamais été aussi nombreux.
Il faut y porter attention.
Foutaises.
Alors le Southern Poverty Law Center
nous a étiquetés comme groupe haineux extrémiste.
Nous sommes des personnes normales qui se lèvent et disent :
"Assez, c'est assez. On est malades et super fatigués.
"On doit faire quelque chose."
Je crois que tout le monde a un but.
Toutes les routes mènent à un point, et c'est là que je suis.
J'ai quitté la maison quand j'avais 15 ans.
J'étais fatigué des sévices physiques, mentaux, émotionnels
commis par mon père.
J'ai donc essayé de noyer mes sentiments
dans l'alcool et les drogues.
J'ai pris du meth pendant un an environ. Je ne pouvais pas me maîtriser.
Et un jour, je suis arrêté à un bar et j'ai trop bu.
Je dépassais ce semi-remorque et quelqu'un arrivait droit devant.
Je me suis mis en avant du semi et j'ai glissé.
Je me souviens avoir levé les yeux vers lui. Il a levé les mains et a dit :
"Je ne peux rien faire, désolé."
Le camion a fait six tonneaux. Je suis sorti, j'ai baissé les yeux,
et il y avait mon portefeuille et les photos de mes deux enfants.
J'ai dit : "D'accord, j'ai compris."
Alors, il y a 18 ans, j'ai tout arrêté
et compris que je devais affronter mes problèmes.
Alors, je les ai affrontés.
Une fois devenu sobre, je travaillais en construction.
Mais à la fin de 2008, quand l'économie s'est effondrée,
j'ai perdu mon travail et ma maison, j'ai dû tout vendre.
J'ai conduit pendant un an, un an et demi,
mais où que j'aille, il y avait des illégaux
qui occupaient tous les postes en construction.
Beaucoup travaillent au noir.
Ils ne payent pas d'impôts, ils exploitent le système.
Je me suis dit que je devais faire quelque chose.
C'est ainsi qu'Arizona Border Recon est né.
J'ai pris mes dernières économies, je suis allé à la frontière.
Les deux premiers mois, j'ai vécu dans mon camion, dans les montagnes.
Je roulais sur les routes, je trouvais les pistes
et j'appréhendais les illégaux qui sortaient de la zone.
Le guide m'a laissé, et j'étais perdu.
J'avais de grosses ampoules sur mes pieds.
Je me sentais faible et j'avais un gros mal de tête.
Mais quand j'ai appris que les cartels dirigeaient
le trafic de personnes et de drogues,
on a changé notre objectif de départ. On garde leurs activités hors du pays.
Notre priorité principale est d'arrêter les méchants, ces fils de putes.
Les cartels mexicains mènent une guerre sans merci
pour les routes du trafic de personnes et de drogues aux États-Unis.
Et les effets sur notre pays viendraient à peine de commencer.
La gouvernement fédéral abandonne les gens de ce pays,
et surtout les gens des états frontaliers.
Penses-tu que le gouvernement n'est pas complice dans cette merde ?
C'est des mensonges. De la propagande gouvernementale.
C'est de la foutaise.
Ce n'est pas difficile à comprendre.
Il y a des gens qui se joignent aux groupes survivalistes, aux milices,
maintenant plus que jamais
parce qu'ils ont peur que le pays s'effondre,
et une résistance devra être faite.
... en attente de distribution aux autres parties des É.-U.
Ceux qui viennent ici ont leurs propres opinions
sur les raisons pour lesquelles la frontière doit être protégée.
Bonne nuit, les gars.
Je ne partage pas toujours les points de vue de tout le monde,
mais je suis content d'avoir de l'aide.
Ça brûle.
La raison pour laquelle je viens ici
est pour faire quelque chose à propos de notre frontière perméable.
La vérité, c'est que les bonnes clôtures font les bons voisins,
surtout quand on a des idées conflictuelles.
On ne mettrait pas deux pit-bulls dans le même enclos
en se disant qu'ils ne se battront pas.
Pourquoi mettre deux races dans une même nation
et s'attendre au mieux ?
Quand on se joint à l'armée, on prête serment.
Et ce serment est de protéger le pays
contre tous les ennemis, étrangers ou locaux.
En ce moment, je vois ça comme une invasion.
La situation au Mexique, surtout. C'est fou là-bas.
Les méchants, ce sont les cartels, les trafiquants.
Ils n'ont aucun respect pour la vie humaine.
Et on me demande souvent pourquoi je fais cela.
Et je leur demande :
"Si ce n'est pas moi, qui le fera ?"
MICHOACÁN, MEXIQUE
Ne t'assieds pas ici.
Est-il ici pour voir des patients ?
Il n'y aura pas assez de temps pour tout le monde.
Où est le Dr Mireles ?
Bonjour.
Y a-t-il beaucoup de patients ?
Oui, c'est rempli.
DR JOSÉ MANUEL MIRELES CHEF DE L'AUTODEFENSAS
- Bonjour. - Bonjour.
Comment s'appelle-t-elle ?
María Elise.
Elle a beaucoup de diarrhée et de la fièvre.
Ça fait combien de temps ?
Depuis hier.
Donnez-lui du thé ou de l'eau minérale avec des pommes.
Comment t'appelles-tu ?
Gabi.
À quelle école vas-tu ?
À Aliende.
Il n'y a que les génies qui vont à cette école.
J'y suis allé aussi.
Chaque Autodefensa pratique son métier habituel.
- Au revoir. - Au revoir.
Si mignonne.
Je suis chirurgien.
D'autres Autodefensas font des briques.
Certains sont pêcheurs.
Certains sont bûcherons.
Mais ils sont tous volontaires pour protéger nos villes.
Rien ne change.
Les criminels changent de place, c'est toujours pareil.
Avant, il y avait un cartel appelé Los Zetas.
Après un moment, La Familia Michoacana Cartel
s'est débarrassé de Los Zetas.
Mais ils ont tellement grossi
qu'ils se sont divisés en deux :
La Familia et les Knights Templars.
Au début, les Templars ont promis de ne pas déranger les familles locales.
Mais après un moment, ils ont commencé à taxer les citoyens.
Ils ont pris le pouvoir de la production de limes et d'avocats.
Ils ont régné sur notre vie
pendant 12 ans, et personne ne pouvait les arrêter.
Comment vous appelez-vous ?
Gonzalo et Jonathan.
"La Tuta" Chef des Knights Templar
Ici, on a des règles, les gens doivent payer pour leurs actions.
Quand je ferme les yeux, je rêve à ce qu'ils leur ont fait.
Les Templars ont pris mon mari parce que c'était un Autodefensa.
Ils nous ont demandé une rançon.
On a donné l'argent, mais ils ne l'ont pas libéré.
Une semaine plus tard, ils m'ont kidnappée.
J'ai pleuré quand j'ai vu mon mari, et il a pleuré aussi.
Parce qu'il croyait qu'ils allaient me tuer avec lui.
Les Templars étaient toujours drogués, soûls.
D'abord, ils ont brûlé vivant mon mari avec un chalumeau.
Et après cela, ils sont arrivés avec quatre autres personnes.
Ils les ont tuées une après l'autre.
Ils ont coupé leur tête, leurs mains, leurs jambes, tout en pièces.
Ils riaient comme des déments.
Ça les rendait heureux.
Les fosses étaient déjà creusées,
et après les y avoir jetées,
ils m'ont jetée dedans aussi.
Ils jouaient avec moi et faisaient ce qu'ils voulaient.
Quand ils m'ont libérée, celui appelé "El Chaneque"
a dit qu'ils n'allaient pas me tuer
parce que ce que j'avais vu était ma punition.
Ça me rendrait folle,
et je souffrirais pour le reste de ma vie.
"El Chaneque"
et "Caballo".
Ils dirigeaient là-bas.
Ils m'ont appelé pour me dire
que "Chaneque" et "Caballo" étaient dans une épicerie.
PACO RANGEL VALENCIA COMMANDANT AUTODEFENSA
Où ?
Au coin de la rue et là-bas.
Allez, tout le monde par ici !
Je vais surveiller ici. Vous, allez là.
Écoutez ! Les coups de feu viennent de là-bas.
Là-bas !
Qui les a vus ?
Paco, ils sont là.
Ouvrez. Dites-leur d'ouvrir !
Ouvrez !
Hé ! Ouvrez la porte !
Ils ont des armes ! Ils ont des armes !
Ils sont armés ! Ils sont armés !
Reculez et contournez l'arrière !
Défoncez la porte maintenant.
Attendez. Attendez. J'y vais en premier.
Rendez-vous, fils de pute !
Attention. Soyez prudents.
Le gars était juste là, mais a pu s'enfuir par le toit.
Et il avait une arme.
Rendez-vous, ordures !
Tirez-lui dessus !
Ils sont par là. Fils de pute.
À terre !
Ne bouge pas, fils de pute !
C'est "Chaneque".
N'éloignez pas ce gars de moi.
C'est celui qui a tué mes oncles.
Petite merde !
C'est le gars qui a tué mes oncles !
Où sont leurs corps ?
Qu'est-ce que tu leur as fait, sale fils de pute ?
Où sont-ils ?
On va les emmener.
Plus de Templars !
Au revoir, Templars !
Le groupe d'autodéfense appelé les "Autodefensas"
a pris Los Reyes aujourd'hui, l'une des plus grandes villes du Michoacán.
Dans les derniers mois, ce mouvement armé a pris les commandes
de 28 villes et municipalités à travers l'État.
L'article 39 de la constitution
énonce que le pouvoir vient du peuple.
Si vous n'êtes pas unis,
n'importe quel idiot peut vous gouverner.
C'est donc important que vous vous unissiez.
On a mené une opération.
Tout ceci appartient aux Templars.
Du crystal meth, de la coke et de la marijuana.
"Tuta", on vient te chercher !
"Mireles, Le Combattant"
On veut nettoyer Michoacán de ses organisations criminelles.
Le libérer de l'extorsion, des kidnappings et des exécutions.
Peut-on avoir votre numéro de téléphone
pour vous contacter ?
Je ne le recommande pas parce que ma femme est très jalouse.
Il est temps d'ouvrir nos yeux.
Il est temps de prendre nos armes.
Il est temps de nous défendre.
Merci beaucoup, et allons-y !
Allons-y !
Le président Obama se rend à Mexico demain,
mais si le président du Mexique espère
montrer les succès économiques de son pays,
la guerre entre les violents trafiquants de drogue
et un mouvement de civils armés
menace d'éclipser la rencontre.
Et maintenant, une annonce du président Enrique Peña Nieto.
Le Mexique continuera de travailler pour devenir un État de loi.
Et nous profiterons de cette occasion
pour réaffirmer l'engagement de mon gouvernement
dans l'amélioration de la sécurité publique.
Et pourquoi n'ont-ils pas arrêté un seul Templar ?
Sale idiot.
Allons vérifier les barricades.
On assure une garde constante
pour empêcher le retour des Templars.
Car ils essaient de reprendre
les villes que nous avons prises.
Éteignez les lumières maintenant.
Cachez-vous.
- Arrêtez-le ! - Coupez le véhicule.
Prenez le camion.
Avez-vous de l'information ?
Non, aucune.
À terre.
Il a des tatouages de Templar.
Mais il dit qu'il n'en est pas un.
On fait ça depuis dix mois.
Messieurs !
Quand on capturait des criminels,
on les livrait aux autorités fédérales.
Mais elles les ont libérés avec leurs armes et leurs armures.
Ils ont commencé à nous tirer dessus et à nous massacrer un jour plus tard.
Qui l'a capturé ?
Chago.
Chago.
Ces personnes ne changent pas.
En ce moment, vous lui pardonnez,
mais il ne pardonnerait aucun de nous s'il en avait la chance.
Ils n'ont jamais eu de compassion pour quiconque.
Jamais.
Jamais.
Prenez tout ce que vous pouvez sur lui
et mettez-le au sol. Tout de suite.
Compris.
Je reconnais ton visage de quelque part.
Je suis le Dr José Manuel Mireles.
Celui qui est toujours à la télé.
Tu as déjà enlevé tes points de suture ?
Oui. Déjà.
Regardez, c'est grand-papa !
Viens là, petit chenapan. Tu es si mignon. Petit monstre.
ANA DELIA VALENCIA FEMME DU DR MIRELES
C'est la première fois que notre famille est réunie
en cinq ou six mois.
Lance-nous le ballon !
Mon mari a toujours été un chef, partout où il est allé.
Mais je ne l'avais jamais imaginé à la tête de ce mouvement,
en train de mettre sa vie en danger.
Aujourd'hui à Michoacán,
le chef des Autodefensas,
le Dr José Manuel Mireles, a été blessé dans un écrasement d'avion.
Mireles a été envoyé à un hôpital de Mexico.
Les autorités disent qu'elles vont mener
une enquête pour trouver la véritable cause de l'écrasement.
La grande question est de savoir
si c'est un accident ou une tentative de meurtre.
En attendant, Mireles est gravement blessé.
Il est traité pour un sévère traumatisme crânien.
Le sort de la santé du Dr Mireles est incertain.
Avec le Dr Mireles absent, le chaos fait éruption à Michoacán,
alors que l'Autodefensas tente de gagner plus de territoire.
Dimanche, l'Autodefensas a pris la ville de Nueva Italia.
C'était après une confrontation de deux heures
avec les membres du cartel de drogue les Knights Templar.
Le gouvernement fédéral a ordonné aux membres de l'Autodefensas
d'arrêter de se battre et de rentrer chez eux.
Il a dit qu'il n'y aurait aucun pardon pour ceux
qui portent des armes sans permis.
Les citoyens du Michoacán veulent être en sécurité.
Peu importe le prix. Nous ferons tout ce qu'il faut
pour ramener la loi et l'ordre !
L'Autodefensas a dit
qu'il n'y aurait aucune négociation avec les autorités
si les chefs du Knights Templar Cartel ne sont pas arrêtés.
MEXICO, MEXIQUE
Le chef de l'Autodefensas, José Manuel Mireles,
blessé dans un écrasement d'avion,
se rétablit maintenant à Mexico.
Estanislao Beltrán Torres,
un membre du groupe d'autodéfense du Michoacán, a dit :
"L'emplacement du Dr Mireles ne sera pas fait public pour sa sécurité."
Je ne sais pas ce qui est arrivé.
Je me souviens juste qu'on était sur le point d'atterrir.
La dernière chose que j'ai vue, ce sont des arbres de très proche.
Je me suis réveillé trois ou quatre jours plus tard.
J'ai deux blessures à la moelle épinière.
Et la moitié de mon visage est paralysé.
C'est toi, Romeo.
Est-ce que mes yeux voient bien ?
Je suis très amoureux.
Sans elle, je ne peux pas vivre.
Je n'ai jamais pensé que notre mouvement deviendrait si gros.
Je suis très inquiet pour ma sécurité et celle de ma famille,
et encore plus pour la situation à Michoacán.
C'est pourquoi, quand j'ai eu l'accident,
j'ai désigné mon ami,
Estanislao Beltrán Torres,
connu sous le nom de "Grand Schtroumpf",
pour s'occuper de mes responsabilités
en tant que porte-parole officiel du mouvement.
Qu'est-ce qui se passe ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- C'est sa maison, c'est sûr. - À qui ?
Le gars qui vend de la drogue pour les Templars.
Regarde.
Ça appartient aux Templars ?
Oui ! Prends ce que tu veux.
Avant tout cela, les Templars entraient dans les maisons,
prenaient l'argent, des choses et même les chiens.
Alors, maintenant, quand on entre dans ces maisons,
on reprend ce qui nous appartient.
On est chanceux, pour le moment.
Attention à tout le monde en ville. Vous êtes invités
à une séance d'information avec l'Autodefensas.
Cinq minutes de plus, s'il vous plaît.
Cinq minutes avant que le monsieur vienne parler.
ESTANISLAO BELTRÁN, "GRAND SCHTROUMPF"
CHEF PAR INTÉRIM, AUTODEFENSAS
Montons, d'accord ?
Bon après-midi.
Je m'appelle Estanislao Beltrán Torres.
On est venus ici pour vous informer
sur ce qu'on fait vraiment.
Ils ont tué nos familles.
Ils ont pris nos avoirs et le droit à la vie de nos familles.
Et il est venu un temps
où nous, le peuple, ne pouvions en supporter plus.
Alors nous allons...
Mais nous étions en paix. Nous n'avons jamais demandé d'aide.
Vous videz vos armes dans la rue.
Et si mon enfant se faisait tirer dessus ?
Et une autre chose.
Je vous ai vus draguer des filles
à nos restaurants et dans nos magasins.
Je trouve que c'est mal.
Merci de le dire.
Je leur parlerai de ces erreurs.
Et on ne veut pas de violations de domiciles.
Et on ne veut pas de représailles.
Car j'ai entendu dire que vous avez détruit certaines maisons.
Je suis un professeur. J'ai ma famille avec moi ici.
Je veux la paix.
Peu importe qui nous la donne.
Est-ce clair ?
Si c'est vous, ou le gouvernement,
je ne sais pas comment ça marche.
Mais je veux que vous nous offriez...
Ils ne sont pas une institution.
C'est pourquoi nous avons l'armée, la police fédérale, la marine.
Ce sont des institutions légales !
Écoutez, l'État du Michoacán était envahi par le crime organisé !
Je veux que vous compreniez tout le travail qu'on a fait !
On vous a donné la sécurité, on vous a donné la paix.
Nous ne sommes pas les méchants.
Mais vous êtes dans des fourgonnettes sans plaque, vous violez la loi !
On ne peut pas croire des criminels !
Faites-nous confiance, tout ira bien.
Vous usurpez la loi, et ce n'est pas à vous de le faire !
Si on ne croit pas aux institutions de l'État,
nous sommes finis comme citoyens !
C'est pourquoi...
Je reconnais publiquement nos erreurs.
Nous avons renvoyé les personnes responsables.
Qu'est-ce que c'est que ça, Tim ?
"Prenant leurs problèmes en mains,
"un groupe de justiciers bien armés
"répond aux homicides et à la montée de la violence du cartel."
Ces gars sont plus profondément dans le Mexique.
Ils sont dans les montagnes au sud du Michoacán.
Ils reprennent du cartel ce qui leur appartient,
et c'est bien de voir qu'ils se lèvent et ripostent.
Mais tu ne sais pas qui les aide vraiment ?
Est-ce juste les citoyens ?
Le gouvernement, les cartels sont-ils engagés ?
JANET FIELDS COPINE DE NAILER
Même là, une fois qu'ils seront prêts,
ils iront après les cartels qui leur ont fait du tort.
J'espère qu'ils botteront quelques derrières là-bas.
Ça devrait être comme ça ici aussi.
Base, base, à vous.
Qu'est-ce qui se passe ?
Peu importe qui est responsable, ils ont besoin de réserves.
On a dépensé 400 $ pour un nouveau scanneur numérique.
Les éclaireurs utilisent des radios cryptées,
alors on doit améliorer les nôtres.
On ne reçoit pas de provisions ici.
Et on n'a pas d'eau.
Je suis en route. Envoyez le Coyote.
Merde !
Prends la petite route.
Je me demande s'ils sont là.
Les éclaireurs dans les montagnes sont comme des contrôleurs aériens,
mais je les appelle contrôleurs de trafic de drogue.
Ce sont les yeux des gars au sol.
Si on peut enlever les yeux des cartels,
on ébranle leur opération.
- Est-ce que tu me reçois, Spartan ? - Bien reçu.
J'ai envoyé quelques gars pour patrouiller,
au cas où on chasserait les éclaireurs du sommet.
Ici Roger, c'est sur toi.
C'est ma troisième montée,
et ils s'échappent chaque fois.
Alors, j'ai des comptes à rendre avec ces gars.
Ces fils de pute.
- Nailer, Spartan. - Avancez.
Soyez prévenus. Duke a 07 corps, des chaussures de camouflage.
Merde !
Assieds-toi.
Mexicain ?
- Qui l'est ? - Ce gars juste ici.
Alors, il parle anglais ? Oui. Oui.
C'est leur coyote, c'est le gars à l'avant.
C'est celui qui parle anglais. C'est le guide.
Oui, oui, oui.
Je parle anglais parce que moi travailler à Cancún.
- Tu sais où est Cancún ? - Je sais où est Cancún.
Je travaille là et je parle anglais tout le temps.
Termine ça, on peut y aller.
Je serai en avant.
Si quelqu'un me touche, jetez-les.
Bien reçu.
Mosabe ?
D'accord, allons-y.
Tucson, c'est Clint avec l'Arizona Border Recon.
On a besoin d'un agent pour du transport.
On en a eu sept dans la montagne Cumero.
Nailer à Spartan.
Penses-tu qu'il y a d'autres éclaireurs ?
Ravitaillement pour les éclaireurs.
Plus je passe de temps ici,
plus je vois des gens innocents devenir des victimes d'une guerre
dont ils n'ont pas voulu faire partie,
mais dans laquelle ils se retrouvent coincés.
Je ne vais pas fermer les yeux. Je ne vais pas regarder ailleurs.
Le 24 février 2014, l'Autodefensas
célébrera son premier anniversaire.
Ces membres honoreront le retour du Dr José Manuel Mireles.
Il a été absent depuis janvier,
après avoir presque perdu la vie dans un écrasement d'avion.
Vous voulez quel modèle ?
Des Ray-Ban ? J'aime les grosses lunettes.
Excusez-moi. Je voulais juste dire bonjour au Dr Mireles.
Je suis de Matamoros. Vous pouvez imaginer comment ça va là-bas.
Merci pour tout ce que vous avez fait.
Demain, c'est le premier anniversaire, alors regardez les nouvelles.
C'est un homme courageux.
Et les temps sont difficiles dans notre pays,
et ce gars a...
Comme on dit au Mexique...
Il a des couilles.
Hé, papa ?
Oui, ma chérie ?
Est-ce qu'il y a des méchants en ville ?
C'est pour ça qu'il y a des gardes du corps.
Mais je ne vais pas baisser ma garde.
Allons dire bonjour à mon papa.
Comment ça va, papa ?
Comment ça va, mon fils ?
Comment tu te sens ?
Mon visage était complètement paralysé.
J'ai été heurté juste là.
J'ai des vis dans ma tête.
Dieu merci, tu vas bien, mon fils.
On m'a donné une deuxième chance.
Je te verrai plus tard.
Mon cher fils.
Va te reposer, mon fils.
Bienvenue "El Doctor". Nous sommes avec vous.
Merci.
Longue vie à la liberté !
Longue vie au 24 février !
Longue vie à Mireles !
L'Autodefensas avait besoin d'une voix.
Une voix qui avait le courage de dire les choses comme elles sont.
C'est une voix
qui a été absente pour des raisons que nous connaissons tous.
Cette voix était
et est toujours
"El Doctor" Mireles.
Aujourd'hui, il y a un an,
nous avons surmonté nos inquiétudes,
surmonté nos peurs.
Une poignée de braves gens
ont levé les armes.
Et la ville de Tepalcatepec
a réveillé toute la nation !
Nous avons signé notre indépendance avec du sang,
notre indépendance du crime organisé.
Mais nous ne devons pas baisser notre garde.
Merci beaucoup et bonne nuit.
Salut.
Soutiens-moi ou je vais tomber.
Je suis encore étourdi.
Je suis encore étourdi.
Madame, comment ça va ?
Un instant. Mes mains sont sales.
C'est bon de te revoir à la maison.
- Comment ça va, Ana ? - Bien. Heureuse de te voir.
C'est réciproque.
Les gars, asseyez-vous.
Je dois vous parler sérieusement.
Oui. C'est cela.
Vous savez quoi, les gars ?
J'ai reçu beaucoup de plaintes
à propos du groupe "Viagras".
C'est important qu'on trouve
quels Autodefensas feront cela !
Certains des mêmes chefs qui font les règles
sont les premiers à les briser.
Certains chefs disent :
"N'entrez pas dans les maisons. Ne faites pas ceci ou cela."
Une demi-heure plus tard,
qui je surprends à entrer dans les maisons ?
Ceux qui ont dit de ne pas le faire.
Laissez-moi vous dire quelque chose.
Aucune maison n'a été fouillée.
Aucune maison n'a été pénétrée.
Je ne prends rien de personne.
Je ne trouve pas ça correct.
Grand Schtroumpf, écoute-moi.
On ne peut pas devenir les criminels que nous combattons.
Compris.
BASE DE L'AUTODEFENSAS
Quand tu arrêtes une voiture et dis à un gars d'entrer
et qu'il dit "non",
tu lui envoies une petite décharge comme ça.
Il sera sous le choc, et tu pourras le forcer à entrer.
Il finira par comprendre ce que ça veut dire.
"Entre !"
"Entre !"
À terre !
Mets les mains dans ton dos.
Il est sur la rue Ruana ?
Oui.
Mets les mains dans ton dos.
Ferme-la, fils de pute ! On t'a maintenant.
Des armes ! Vérifie d'abord s'il porte des armes !
Tu sais qui je suis, pédé ?
Tu es foutu, sale chien.
Merde, c'est fou.
Il y a des postes de guet partout.
Soyez sur vos gardes.
Ne bougez pas !
On doit vérifier les toits.
Là-bas !
Ils ont bougé !
Entre, mec !
Quelle voiture nous tirait dessus ?
C'était une Jetta blanche.
Une Jetta blanche.
Hors de mon chemin, abruti !
Ne suis pas la voiture, suis la Cherokee.
Attends. Il est seul.
Attends, mec. Ne t'approche pas trop.
Il nous faut de la place pour tirer.
Frappe-le pour qu'il arrête la voiture !
D'où viens-tu ?
Sors, s'il te plaît.
D'où viens-tu ?
Je reviens du travail.
Où ça ?
À Cuitzeo.
Ma carte d'identité est juste ici.
Papa !
Qui est Jorge ?
Mon frère.
Et quelle fourgonnette allais-tu nettoyer ?
Celle-là.
Pourquoi ?
Pourquoi ? C'est une question de sécurité. Réponds !
Madame, s'il vous plaît. Venez ici.
Nous allons le suivre à l'endroit où vous allez le mener.
Peu importe où vous allez.
Laissez-moi lui parler seul. Madame.
S'il lui arrive du mal, je mourrai !
Rien ne va lui arriver.
Bébé, calme-toi.
As-tu des armes ?
Rien ? Des drogues ?
Non, rien.
Il y a eu une fusillade, mon ami.
Et on doit interroger tout le monde.
Tout va bien, monsieur.
Mon amour, ne t'inquiète pas.
Laisse papa répondre aux questions.
Entrez-le dans la voiture !
Non, papa. Je veux mourir ! Je veux mourir !
Je vais prendre un couteau et me tuer.
Madame, on veut lui poser quelques questions.
Comprenez cela.
Baisse la tête, enfoiré !
Les mains sur la tête.
Sinon, je vais te descendre.
Je n'ai rien.
- Certain ? - Oui.
On veut nettoyer les rues des délinquants, tu sais ?
Tu n'as rien à voir avec eux ?
Rien.
Jamais travaillé avec les Templars ?
Je ne sais pas ce que...
Je te parle. As-tu travaillé avec les Templars ?
- Non. Jamais. - Tu le jures ?
Tu supprimais des messages WhatsApp venant de trois enfoirés.
Tu sais bien que tu caches quelque chose.
Tu veux y aller à la dure ?
Es-tu du cartel Zeta ? Ou du cartel Templar ?
Ou de New Generation X ?
Je suis innocent. J'ai juste une voiture qui ressemble
à celle que vous cherchez.
Ne me regarde pas. Avec qui travailles-tu ?
Dis-moi juste avec qui tu travailles.
Avec la police.
La police qui travaille avec les Templars ou non ?
Je travaille avec la police, je suppose.
Ils vous ont bien entraînés.
Ils détruisent leurs tatouages pour ne pas être reconnus.
Sales tatouages de lâches.
Tu avais du front de nous tirer dessus plus tôt.
Où est le fusil ?
Pourquoi ne pas faire un test balistique ?
Un test balistique ? On n'est pas aux États-Unis.
Dis-moi où est le fusil.
Pour qui travailles-tu ? Ne me cherche pas.
Tu sais le problème que j'ai avec la police ?
Vous pensez que vous avez des couilles
avec cet uniforme et ce fusil,
pour abuser des citoyens.
Plus maintenant.
À bas le système.
Quel genre de lotion utilises-tu ?
Ta peau est très douce.
Il y a une loi appelée "il pour il, dent pour dent".
Si tu es innocent,
tu pourras partir, à part la peur que tu as vécue.
Ça va.
Mais si tu as fait quelque chose de mal,
si tu coupes un doigt, on t'en coupe cinq.
Je vois.
On ne peut pas quitter cette vie sans payer pour nos crimes.
L'autre gars arrive bientôt.
Baisse ta foutue tête.
Je suis le seul qui ne te battra pas, alors parle-moi.
Si je quitte la pièce, ils vont te réduire en pièces.
Je ne te demande qu'une chose.
Es-tu impliqué là-dedans ?
Réponds-moi. Oui ou non.
Ne dis pas peut-être, parce que je sais que tu sais.
Tu vois ce qui arrive quand on fait de mauvaises choses ?
Le gouvernement a pris de nouvelles mesures concernant
la situation délicate dans l'État du Michoacán.
J'ai personnellement fait une offre
pour ramener la sécurité et la tranquillité à Michoacán.
Le gouvernement a dit que l'Autodefensas a jusqu'au 10 mai
pour se désarmer et s'enregistrer comme "Force de défense rurale".
Je voudrais faire une annonce.
Les chefs de l'Autodefensas vont se rencontrer à 15 h.
Le sujet principal concernera le désarmement.
Grand Schtroumpf, où te cachais-tu ?
Non, j'étais ici toute la journée.
On doit comprendre ce qui se passe.
On doit être solidaires.
Où est "El Gordo" ?
Je te traque ! Je te traque !
À mon avis, tout va bien aller.
Tout ira bien.
Selon moi,
on doit être légalisés en tant qu'Autodefensas
et opérer dans le cadre de la loi.
Ce qu'ils nous demandent...
Mais qu'est-ce qu'ils nous offrent ?
Ils n'offrent pas...
Écoute, on peut fuir les Templars.
Mais tu ne peux pas fuir le gouvernement.
Est-ce que Gordo essaie de te diriger ?
Non. Il veut que j'abandonne, car il a déjà abandonné.
C'est donc un adversaire de plus.
Oui.
Bon après-midi, tout le monde.
Cette pagaille est embarrassante.
Oui, en effet.
Les gens volent ! Ils kidnappent !
D'autres sont impliqués dans le trafic de drogue !
Notre passé va nous rattraper.
Nous devons devenir légaux pour notre protection.
Ça vient directement du président du Mexique.
"Si vous vous légalisez, tout sera pardonné."
Écoutons ce que le Dr Mireles a à dire.
Eh bien, écoutez.
On n'a fait que discuter
de notre propre sécurité.
Et nos gens ?
Ceux qui nous soutenaient et croyaient en nous ?
Qu'est-ce qu'on leur dit ?
"J'ai fini maintenant. Rentrez chez vous."
C'est injuste !
Le gouvernement fédéral n'a respecté
aucun accord dans le passé.
Aucun !
On ne peut pas lui faire confiance.
Je ne lui fais pas confiance !
Nous sommes tous amis.
Pourtant, on commence à se poignarder dans le dos !
Chacun de nous !
Le gouvernement utilise ces outils pour arrêter un mouvement social.
C'est basé sur le concept romain "diviser pour régner".
Ils sont venus ici pour diviser l'Autodefensas.
Et c'est une honte.
Parce qu'on s'est tous unis contre le crime.
Une fois qu'on a décidé d'agir,
le gouvernement s'est arrangé pour nous désarmer.
Mais ils n'ont jamais annoncé
qu'ils allaient désarmer les Templars.
C'est pourquoi nous devons rester unis.
Nous sommes l'Autodefensas !
Merci beaucoup.
Bravo ! Bravo !
Fais-moi un câlin.
Es-tu en couple ?
Non.
Veux-tu l'être ?
Faisons-le.
Allons nous battre contre le monde.
Non, mais être en couple avec moi.
Affrontons cela ensemble.
Parce que le faire seul fait encore plus mal.
Ensemble, ça fait moins mal.
Qu'est-ce que tu en penses ?
- D'accord. - Oui ?
- Quel mois es-tu née ? - En septembre.
Alors, tu es balance.
C'est génial !
Tu sais que les balances sont les partenaires idéaux pour les scorpions ?
Ah, Karla.
J'ai eu le coup de foudre pour toi.
Ils m'ont dit de chanter une chanson
Mais j'ai chanté contre eux
Puis un gentilhomme est apparu
Il avait déjà des cheveux gris
Je ne me sens coupable de rien
Très bien, chère.
C'est le combat de notre vie.
Si on doit se battre jusqu'à la mort, on se battra jusqu'à la mort.
J'ai toujours eu peur
que la violence au Mexique traverse la frontière,
et ça arrive déjà.
Il y a eu un développement majeur dans la bataille pour la frontière.
Deux agents ont été tués au sud de l'Arizona,
à environ 12 km de la frontière.
On a identifié 25 meurtres,
124 enlèvements et extorsions reliés au cartel.
Ça va mal là-bas. Je crois que ça va empirer.
Il y a plus de gens qui prennent conscience de ce qui arrive,
et leur intérêt envers ce qu'on fait a énormément grandi.
C'est là que ça commence.
C'est un groupe qui se réunit, qui a les conversations nécessaires.
Je fais ça depuis plus de quatre ans
et j'ai demandé, supplié pour que les gens viennent.
Et, regardez, vous arrivez.
Ça a pris quatre ans, mais vous êtes là.
On a eu des prises de bec deux jours de suite avec des éclaireurs.
On les retient, alors ils meurent d'envie de s'y mettre.
On va se déployer à quatre endroits sur quatre collines différentes.
On va leur montrer qu'on peut surveiller toute cette zone.
C'est tout, allons-y.
En bas du chemin, à droite, le long de la clôture.
C'est là qu'il faut être.
Restez hors des routes autant que possible,
cachez-vous sous les arbres.
On se voit dans quelques heures.
Attention, on dirait qu'il y a deux éclaireurs.
Dis-lui de confirmer dès qu'il le peut.
Identification visuelle confirmée.
Deux éclaireurs.
Il y en a un dans ces buissons, juste là.
Compris.
Restez en position et attendez.
Rien ne passera.
Bien reçu.
On joue à cache-cache
et on essaie de jouer du mieux qu'on peut.
C'est une victoire, même si on n'attrape ni les mules ni la drogue.
Les empêcher simplement de passer
est une petite victoire dans la bataille.
Les chances sont contre nous,
et on est malades et fatigués.
Vas-tu au point de largage ?
Alcon, Alcon, ici Sierra 01.
Il y a des échanges radio indiquant un possible mouvement dû à l'orage.
Restez alertes.
On ne reculera pas, on n'abandonnera pas.
On va continuer à pousser le cartel.
Je crois que ce que je fais est bien.
Et je crois que ce contre quoi je m'oppose est mal.
Dis-moi quand commencer.
Prêt.
Bonjour. Je m'appelle José Manuel Mireles Valverde.
Si vous regardez ceci,
c'est parce que je ne suis plus en vie.
J'ai des peurs et des inquiétudes que je veux exprimer.
Je veux expliquer la situation actuelle.
Nous croyions, en tant qu'Autodefensas,
pouvoir arrêter le cycle.
Nous pensions avoir entraîné un changement,
avoir réussi à éliminer le crime organisé.
Mais il s'avère que ces personnes qui nous ont infiltrés,
qui utilisent nos t-shirts,
créent leur propre cartel.
Ce sont des gens qui ont promis de nous faire avancer plus vite.
Parce qu'ils avaient beaucoup d'armes et des biens militaires.
Ils regrettaient supposément ce qu'ils avaient fait avant,
raison pour laquelle on les appelait "les Pardonnés".
Ils savaient comment kidnapper, comment exécuter.
Ils savaient comment voler, comment extorquer.
Ils font la même chose que faisaient les cartels.
Ce sont eux qui essaient
de me sortir du mouvement
parce que je suis dans leur chemin.
Et, malheureusement, la formation de ce nouveau cartel
est soutenue par le gouvernement fédéral et le commissaire.
COMMISSAIRE DE LA SÉCURITÉ DE MICHOACÁN
Unis pour Michoacán !
Qui servons-nous ?
Notre communauté !
Quel est le numéro ?
Quatre !
Quatre !
Dépêchez-vous.
Voici ton fusil.
76941.
Allons-y, les gars !
Une photo, une photo.
C'est très ajusté sur moi.
MARÍA IMILSE / CONSEILLÈRE DU GOUVERNEMENT FÉDÉRAL
Vérifie les cheveux. Vérifie ses cheveux.
S'il te plaît. S'il te plaît.
Brosse tes cheveux avec tes mains,
et ta barbe aussi, excellent.
Est-ce que ça change vraiment ? Ou c'est juste un autre chandail ?
Je crois qu'ainsi, on fait les choses légalement.
On fait partie du gouvernement.
Qui sera votre chef maintenant ?
Nous recevrons bientôt des instructions sur ce qui arrivera.
Estanislao, qu'est-ce qui arrivera avec Mireles ?
Allez-vous l'arrêter ?
Je ne sais pas.
Mon commandant, mon patron. À vos ordres !
D'accord, très bien.
Bonjour à tous.
Il y a un dicton :
"Celui qui ne connaît pas l'histoire est condamné à la revivre."
Nous ne pouvons pas permettre à l'histoire de se répéter.
Vous pouvez changer l'histoire.
C'est pourquoi la Force de défense rurale commence aujourd'hui.
Et aujourd'hui,
vous êtes l'État.
Félicitations à vous et à vos familles.
Que Dieu vous bénisse.
Ils ont enlevé les t-shirts de l'Autodefensas
pour mettre celui du gouvernement.
Mais ils continuent à être une mafia, ce sont toujours des criminels.
Ce sont les mêmes personnes
qui ont été classées comme membres du cartel Los Viagras.
Grand Schtroumpf, El Gordo
et leurs partisans, rien de plus.
Je suis un des chefs de l'Autodefensas.
Je suis un chef de la Force de défense rurale.
NICOLÁS SIERRA SANTANA "EL GORDO"
Et je suis aussi avec les Viagras.
Ils vont vous dire que je suis un patron de cartel.
Ceci ou cela.
Ils vont dire ce qu'ils veulent,
juste parce qu'ils cherchent à éliminer les Viagras.
Mais il s'avère qu'ils nous ont armés encore plus.
Maintenant, j'ai un fusil.
Il m'a été assigné par le gouvernement,
un effectif de la Force de défense rurale.
Ce fusil.
Il n'y a pas eu de désarmement.
On sait qu'à l'intérieur de notre mouvement,
il y a des gens qui sont liés au cartel.
Mais tout va être corrigé au bon moment.
Je ne suis qu'un justicier.
Nous défendons notre peuple et notre ville.
Toute la journée, des enfoirés nous ont suivis.
Ils reconnaissent le camion.
Ils attendent juste d'exécuter les ordres.
Si je ne disparais pas, ils me feront disparaître.
Si tu veux, on peut arrêter une petite seconde.
Je vais dire bonjour et au revoir.
Les lumières sont toutes éteintes.
Ah, la voilà.
Comment allez-vous, votre majesté ?
Je suis juste venu te voir. Je dois partir vite.
Ah, fils de pute.
Je dois me cacher.
- Pourquoi ? - Parce qu'ils veulent me tuer.
Je peux te dire quelque chose ?
Mais ne m'en reparle plus jamais.
Je n'ai personne à qui parler de mes regrets, de mes victoires.
J'ai très peur et je n'ai personne d'autre à qui le dire.
Seulement à ta "Mami" ?
- Qu'ils vont te tuer ? - Oui.
Tout le monde veut me tuer :
Les Templars, l'armée, la police fédérale, la marine
et l'Autodefensas.
Ils veulent me tuer
par tous les moyens possibles, à n'importe quel moment.
Je gâche tout.
À parler contre ces enfoirés.
Je veux te demander quelque chose.
Si je vais aux États-Unis,
m'y rejoindras-tu ?
- Oui. - Bien.
Bien, alors.
Embrasse-moi.
C'est comment ?
Bon.
Bon, bon, bon.
Écoute. Voilà ce qu'on va faire.
On va traverser Jalisco,
jusqu'à un ranch vide.
Ils ne savent pas que j'y vais.
José Manuel Mireles n'est pas celui qu'on croit.
Il a le même pouvoir de persuasion
que tous les personnages des meilleurs films.
Peut-être que le pouvoir lui a donné l'occasion d'avoir plus d'aventures,
car elle n'est pas la seule.
Il a eu des femmes toute sa vie. C'est son problème.
Les femmes.
On devait partir.
Alors, on est partis.
La seule loi qu'il devait protéger
était celle de Dieu et de sa famille.
Et il n'a fait ni l'un ni l'autre.
Je crois que ce cycle de violence doit arrêter.
C'est un grand rêve,
et tout le monde peut avoir de beaux rêves.
Je crois que j'ai été un bon justicier
pour mon peuple, ma ville, l'État du Michoacán.
Mais j'ai perdu ma motivation,
perdu ma famille.
Et la famille était ma motivation
pour combattre les criminels.
Je crois que c'est de ma faute.
Je crois que je suis responsable de cette situation.
C'est la vie.
Il y a des gens partout voulant faire une différence.
Ils sont comme moi.
Ils sont fatigués.
Ils sont fatigués de s'asseoir, fatigués d'attendre.
Ils en ont assez que personne ne fasse rien,
alors ils prennent la loi dans leurs propres mains.
Les cycles changent. Il faut vouloir les changer.
Allons-y, Rocko.
J'ai quitté la maison à cause des mauvais traitements de mon père.
Mais à un moment, il a finalement rencontré mes filles.
Et il m'a complimenté, il m'a dit :
"Ce sont de bonnes filles. Elles sont bien élevées.
"Elles s'expriment bien, elles sont intelligentes."
Et je lui ai dit que je devais l'en remercier
parce que tout ce qu'il m'a fait,
j'ai fait l'opposé.
Les cycles peuvent changer.
Ça prend quelqu'un pour les changer.
Mais on est pris dans un cycle où personne ne veut changer.
Quand ils discourent, ils changent,
mais ils ne font rien.
Ils font la même chose, mais différemment.
Cette guerre
est là pour protéger les intérêts de beaucoup de personnes.
Bien sûr, les cartels, la mafia ou peu importe comment on les appelle
sont impliqués.
Ils sont impliqués dans tout.
D'une façon ou d'une autre,
tout le monde est corrompu.
L'Autodefensas et les fabricants de meth
faisaient partie de la même équipe.
On aide à financer l'Autodefensas.
Et on les finance avec tout ce qu'on peut.
Même en vendant des drogues pour acheter des armes,
des camions, pour avoir des employés.
On s'est servis aussi.
En tant que fabricants, on doit rester discrets
maintenant qu'on fait partie du gouvernement.
Qu'on vende et fabrique des drogues,
ce n'est pas bien.
Mais ça arrivera toujours.
On ne peut pas arrêter le cartel, peu importe les moyens.
Soit c'est Michoacán qui la fabrique,
ou c'est Sinaloa, ou Guerrero.
Ça n'arrêtera jamais.
Point final.
C'est une histoire sans fin.
On est chanceux, pour le moment.
Le 27 juin 2014, le Dr Mireles est arrêté par le gouvernement mexicain.
Face à des accusations d'utilisation d'armes à feu, il est enfermé
dans une prison à sécurité maximale à Sonora, au Mexique.
Le Dr Mireles et ses partisans clament son innocence.
Selon eux, il s'agirait d'une conspiration gouvernementale pour le faire taire.
DR JOSÉ MANUEL MIRELES DÉTENU #5457
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