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Londres 1943
Londres 1943
Rohan !
C'était une bombe perdue.
Merci, Adolf I
Nous étions en 1952,
neuf ans plus tard.
Jattendais I'appel a mes deux ans de service militaire.
Javais 18 ans. Jespérais qu'ils m'oublieraient.
Nous étions faciles a oublier.
Nous vivions sur une ile de la Tamise.
Une cloche servait & nous appeler.
Ponctuel, chaque matin, je nageais
pour apercevoir une jolie fille.
Je m'étais promis d'aller 'aborder un jour.
Je ne le fis jamais.
Coupez !
Sortez-le de la.
Séchez-le.
On la refait.
Coupez.
Sortez-le.
IIs continuérent encore et encore, avant d'y arriver.
Mais dans la vie, on n'a qu'une chance.
On la garde.
Clap de fin.
Nous vivions a cote des célebres Studios Shepperton.
Billy !
Service National
Javais cru qu'ils tavaient oublié.
Clestarrivé I
lls vont avoir du travail
pour faire de toi un soldat, avorton.
On est bouclés.
Seulement pour deux ans...
Les mains hors des poches I Enrangs!
Au pas I Gauche, droite !
Percy Hapgood.
Bill Rohan.
Percy...
"Ca pourrait étre le début..."
"...d'une putain de belle amitié."
Claude Rains ?
Humphrey Bogart.
Casablanca.
Ici, téte de nceud.
Parici, allez.
Allez, allez...
Va au bout.
Par ici.
Bougez plus.
Bérets bien droits.
L'écusson au-dessus de I'ceil gauche.
Quelle bande de minables.
Demi-tour !
Gauche 12,3, 11
Quelle cohue !
Bras droit en I'air.
Le droit !
Grosse téte I Va au bout, change avec le rouquin.
Changez de place.
Bras levé. Aun bras de distance.
Plus haut !
Regardez par-dessus votre épaule.
Garde a vous !
Portez armes !
Présentez armes I
Epaulez armes !
Reposez armes !
Repos I
Demi-tour !
Repos I
Bande de branleurs !
Vous avez six semaines pour étre préts
avant d'aller en Corée affronter I'Armée Rouge.
Vous, contre les Chinois...
Mais dors, connard !
Jane Russell !
Hier au lit, je lui ai dit : "Dégage, on est trop serrés."
Alors elle est venue me réveiller.
Marquez le pas !
Demi-tour !
Gauche, droite, gauche ! Aupas!
Une fois compris, c'était dréle.
Comme des danseurs. A part Percy qui trouvait que c'était...
De la merde !
Regardez...
a droite !
Le fumier ! J'en ai marre.
Dés qu'il m'a appris, jeletue!
"Le meurtre, mon crime favori."
E.G. Robinson ?
Laura. Clifton Webb.
L'entrainement fini, Percy et moi pensions partir pour la Corée
ou enseigner a tuer.
Mais ils nous nommérent sergents instructeurs
pour leur apprendre la dactylo.
A-R-M-E-E Espace I
Alaligne !
Vous étes affalés I
Et négligés I
Redressez-vous !
Vous taperez
en vous tenant droit !
On reprend a "affalés”...
"Le vif renard brun saute par-dessus le chien paresseux."
Le..L-E Espace.
Vif...
Alaligne !
Vous savez pourquoi vous étes la ?
Vous étes la lie.
Vous ne savez pas tirer.
Vous ne savez pas marcher.
On récupeére la lie.
Vos culs restent ici tant que vous tapez pas comme desfilles I
Vos... V-0-8
Espace.
Culs...
Ton nom, soldat ?
Soldat Kitto, sergent.
Pourquoi tu tapes ce charabia ?
Clestinutile.
Tu verras I'utilité si je te consigne.
Tout est fini, tout.
L'Armageddon. La guerre atomique.
- Clestinévitable. - Je suis d'accord.
En attendant, apprends a taper.
Zut, sergent...
Jiai fait une faute !
Ok, Henderson,
tu esle clown de la classe.
Il en faut bien un. Ca finit toujours mal.
♪ essaie de taper comme une fille,
comme vous nous avez dit.
Soyez fiers.
Si la plume est plus puissante que I'épée,
une machine peut étre plus terrible qu'un tank.
Vous ménerez I'instruction des soldats selon le manuel,
et correctement vétu, sergent Rohan.
Votre bouton est défait.
Vous serez déféré au commandant.
Pour un bouton ?
Oui, pour un bouton !
"Faute d'un clou, on perdit un royaume."
Discipline ! Les guerres se gagnent ou se perdent !
Pour des boutons, sergent-major ?
L'insolence
ne fait qu'aggraver votre cas.
Soldat Redmond, je vous avais ordonné de déplacer ces caisses.
Pourquoi encombrent-elles encore ce bureau ?
Et on ne salue pas
un sous-officier, soldat Redmond.
C'était par respect, sergent-major Bradley.
Spontanément.
Les caisses.
Je ne peux pas porter.
Hernie.
♪ ai une note du médecin.
Ces caisses sont vides, Redmond.
Vides.
Ce n'est pas le poids,
c'est I'acte de porter.
Quand je plie les genoux...
Je vais le faire.
Posez ca, sergent ! Vous n'étes pas une ordonnance I
Bien.
"Porter"...
n'est pas spécifié.
Induit, sergent-major.
Induit.
Elles peuvent étre portées sans plier les genoux.
Refuser d'obéir a un ordre est passible de la cour martiale.
- Tu détestes pas étre bouclé ? - J'adore ca.
Je le supporterais, sans Bradley.
On peutrien y faire.
Mais si.
Quoi ?
Lui tendre un piége, se débarrasser de lui.
L'éjecter.
Tu n'as pas encore tué I'autre sergent...
Trés juste.
Allons draguer. T'es encore puceau ?
Pas du tout.
Mais si.
Mais non. ♪ ai embrassé plein de filles.
La.
Oublie limpossible, prends ce qu'il y a a prendre.
On esthons !
Bonjour.
Percy.
Sophie.
Peggy.
Tu viens ? On y va.
Tant de douleur dans ses yeux. Elle a besoin d'aide.
Déconne pas. C'est nous qui en avons besoin.
Voici la belle Sophie,
et son adorable amie Peggy.
Tu es timide, Bill ?
Mais si.
Je tai fait rougir.
Il est encore puceau.
Mais non.
Mais si.
Allez !
On do it étre rentréesa 22 h I
C'est notre dortoir.
Allez, les filles. Plus vite !
Rentrez vite, mesdemoiselles.
Vous deux, toujours en retard I
Pardon, Mme la directrice.
Filez !
Je vois que dalle. Plus haut.
Une vingtaine d'infirmiéres, plus ou moins a poil.
Tu devrais voir ca.
Tous ces nichons...
comme sl en pleuvait.
Des étudiantes infirmiéres
qui dansent nues.
Amon tour.
Plus haut.
C'est ca.
Clestbon.
Je vois pas de nichons.
Cest Sophie.
Je vois de quoi tu parles.
Quoi ?
Mon Dieu !
Tu as vu quoi ?
Ta copine, Sophie.
La forme de son sein,
son téton rose,
contre le carreau.
Tu mens, abruti.
Les laisse pas tavoir.
Ills me briseront pas.
On reste ensemble.
Comme cul et chemise.
Qui est ce tire-au-flanc ?
Votre nom, soldat.
Soldat Redmond.
Vous ne saluez pas ?
Je suis exempté de salut. Hernie.
Je dois la tenir pressée d'une main.
Je connais les types comme vous. Vous étes un planqué.
Vous croyez connaitre I'armée ?
Vous allez avoir affaire @ moi.
Je vous le laisse, sergent-major.
Celui-la.
Chaque sergent est un suspect,
et chaque soldat ayant accés au mess des sergents.
Que ferais-je d'une horloge ?
Je sais pas lire I'heure I
Elle a été offerte au régiment par la Reine Victoria
aprés la guerre de Crimée, pour bravoure.
Bravoure !
Elle a donné I'heure au mess durant cent ans.
Aprésent, des crétins ['ont volée !
Cette caserne est fermée.
Personne ne sortira cette horloge d'
On I'a frouvée.
Dans I'arriére-cuisine. Au nettoyage.
Bien.
Rangez ¢a, Redmond. Pas de hernie qui tienne.
Je vais chercher un balai.
On dit qu'il est malade.
Le Roi.
Si c'était vrai,
Buckingham Palace ferait une annonce.
Ce n'est pasle cas, alors il n'est pas malade.
Avez-vous de la famille, sergent-major ?
Non.
Vous étes marié a I'armée.
Ca fait du Roi une sorte de pére.
Cette remarque idiote vous vaudra une peine pour insolence.
Il disait ¢a, comme les nonnes sont mariées a Jésus...
Jiai classe.
Moi aussi.
Venez.
Ou tas eu toutes ces clopes ?
Un gars me devait une faveur.
Toujours dans des coups fourrés...
T'es mon héros. Le planqué par excellence.
On ne le devient pas en un jour !
Tu es la pour deux ans,
se planquer prend davantage.
Mais t'es prometteur.
Quelle est ta définition du parfait planqué ?
Je vais texpliquer.
L'entrainement est un lavage de cerveau.
On te dit de courir vers la mitrailleuse qui te tire dessus
ettyvas.
Le planqué reste dans la tranchée.
Faut du courage pour étre si lache.
Si profond...
Et pour les officiers ?
Trouve leur point faible.
Comme le jeune médecin.
Pas sir de lui, manipulable.
Il me fait des ordonnances sans probléme.
Tout le monde dans 'armée a quelque chose a cacher.
Trouve ce que c'est
etjoue dessus.
Tous, sauf Bradley.
Un dur a cuire. Il respecte le réglement a la lettre.
Pas de point faible ? De défaut ?
Pas sir.
Peut-étre la colére.
Il est bouillant.
Je I'aurai.
Non.
Faisons ca ensemble.
Toujours votre hernie, Redmond ?
Oui, commandant. Je dois...
...garder votre main dans la poche. Nous savons.
Sortez-la et saluez convenablement.
Qu'a-t-il fait cette fois, sergent-major ?
Comportement perturbateur contraire a I'ordre.
C'est-a-dire ?
Chahuter ? Metire du désordre ?
Pas tout a fait, commandant.
Je vous réprimande, Redmond !
Sergent-major,
maintenez la discipline sans recourir a la hiérarchie.
C'est fatigant.
Disposez.
Tenue négligée, commandant.
Vraiment, sergent-major ?
Le sergent Hapgood s'est-il présenté en pyjama ?
La braguette ouverte ?
Le premier bouton défait.
Je vous admoneste, sergent Hapgood.
Qu'est-ce diable cette fois, sergent-major ?
Insolence idiote.
Insolence idiote ?
Pas invoquée depuis la Premiére Guerre !
Ca reste une infraction.
Section
83-A du code des Armées.
Qu'a-t-il donc fait ?
Il a refusé ma critique sur ses méthodes de travail.
Sergent Rohan ?
Son insistance sur chaque détail du réglement
rend ma tache presque impossible.
Coupable ?
Si se taire est une infraction, oui.
Je vous admoneste.
Puis-je vous rappeler
que la section afférente réclame au moins une réprimande
pour ce type d'infraction ?
Commandant ?
"Pour le reste, silence."
On do it I'arréter. Le piéger.
Il faut le prendre en faute.
Impossible. ll estirréprochable.
Tuons-le ! "Le meurtre est mon...
.crime préféré.”
Faisons simple. On va chez lui. Redmond et toi le tenez.
Je lui colle un coussin sur la figure.
Retrouvé mort au matin, pas de trace de lutte. Et on féte ca.
- Je ne peux pas faire ca. - Pourquoi pas ?
L'armée t'entraine a tuer. Passe a I'acte.
T'as une meilleure idée ?
La guerre psychologique.
Quoi ?
Il enrage si sa routine s'enraye.
Alors ?
Il fait ses mots croisés au déjeuner.
Alors ?
Si quelqu'un les finit avant lui, il deviendra fou.
Il'y a du chemin, du meurtre a ses mots croisés !
Voici votre guide d'hygiéne en Corée,
avec de vilaines photos de ce que fait la syphilis.
On I'a lu avant d'aller en France
pendant la guerre.
Le docteur nous a dit :
"Ne gachez pas votre vie pour dix minutes de plaisir.
"Des questions ?"
Un gars a demandé : "Oui, monsieur.
"Comment on tient dix minutes ?"
Ecoutez les conseils d'un vieux de la vieille.
Le salut.
Voila ce qu'ils demandent :
Large vers le haut,
court vers le bas.
On finit le pouce sur la couture.
Haut, un, deux.
Bas, deux, trois.
Ca dit beaucoup de choses, un salut.
Le salut:
"Je vous emmerde I
Silence !
Vous partez bientét en Corée.
Il n'y a pas de quoirire, je vous assure !
Le sergent Rohan vous fera le premier des trois cours d'orientation.
Incitation au désordre. Dans mon bureau.
Cette guerre oppose le nord
etle sud de la Corée.
Le nord est soutenu par la Chine et la Russie.
Le sud, par les Etats-Unis et nous.
Le général MacArthur est chef d'état-major.
Etait.
Le Président Truman vient de le virer.
Pas satisfait de repousser les Chinois a la frontiére,
il voulait envahir la Chine etlancer des bombes atomiques.
C'est pas un héros de la Deuxiéme Guerre, sergent ?
Mais comme beaucoup de généraux,
il est probablement cinglé.
La-bas, je serai encore dactylo
dans un bureau douillet ?
Non, Henderson. Vous serez en service actif.
Méme une gentille fille comme moi ?
Silence !
Laissez-moi vous mettre en garde.
La Corée fait partie de la guerre entre le communisme et le capitalisme,
ladite "guerre froide".
Il fait froid,
extrémement froid, la oli vous combatirez.
Au contraire des Américains,
vous n'aurez pas de vétements spéciaux.
Que vos méres vous envoient gants, pulls
et sous-vétements chauds.
On le mangeait comme ¢a en Inde.
Ca tue les germes.
Pas de diarrhées quand votre curry
est aussi épicé.
Plus de curry pour le sergent Hapgood.
Non.
Je vous en prie.
Non ?
Mais si !
Remplissez son assiette.
Hapgood,
mangez !
Un jeunot comme vous do it manger.
Redmond,
restez ou je peux vous voir.
Vous ne pouvez pas vous planquer ici comme au Centre.
Je ne pensais pas voir un jour des appelés dans mon mess.
Redmond, revenez ici I
Sophie, j'aimerais vérifier une chose que Bill m'a dite.
Jen'yai pas cru.
Quand il regardait par votre fenétre, as-tu...
Al-je quoi ?
As-tu...
Montré mes seins ?
Oui. Tu I'as fait ?
Pour qui tu me prends ?
Sale menteur !
Comment tu sais ce que j'allais demander ?
Excusez-moi...
Je vous ai vue au concert.
Je suis désolé. Je ne veux pas vous ennuyer.
Arrétez de vous excuser. Can'arien de séduisant.
Je sentais votre regard insistant derriére moi.
Que me voulez-vous ?
Pardon. Je n'arrive pas a vous oublier.
Je m'appelle Bill Rohan. Basé a la caserne...
William, ou juste Bill ?
Personne ne m'appelle William,
juste Bill.
Je préfére William.
Entrez, William.
Vous méritez un verre, pour bravoure.
Vous vivez ici ?
Non.
Non, c'est chez ma tante.
Jy fais juste ma dépression nerveuse,
comme ils disent..
Je vous ennuie ?
Non, pardon.
Dhabitude, j'étudie & Oxford.
Quel age avez-vous ?
20 ans.
Presque.
Etvous ?
Une femme plus agée...
24 ans.
Nattends rien de moi, William.
Tu seras décu.
Il revient ?
Il a suivi une fille.
Et on est coincés dans cette buvette.
Il'y a un concert demain.
Je peux ty emmener ?
Jene saispas...
peut-étre.
Peut-étre t'y refrouverai-je, si je me sens bien.
Tant que ce n'est pas Chopin.
Trop mélancolique.
Bonne nuit, William.
Bonne nuit.
Comment tu tappelles ?
Je ne t'ai pas demandé ton nom.
Idiot.
Triple idiot.
N'avez-vous pas surveillé ce sergent Rohan ?
Vous vérifiez ses cours ?
Vous n'avez guére soutenu
mes tentatives pour les discipliner.
Je ne parle pas d'infractions ridicules !
C'est trés sérieux.
Le soldat Kitto
refuse d'aller en Corée
car Rohan lui dit que c'est une guerre immorale I
Kitto... Un étranger sans doute.
Son pére est un membre travailliste du Parlement
ou il entend soulever cette question.
On est en alerte
depuis que Burgess et Maclean sont passés aux Russes.
Ca va faire les gros titres.
Il faut réagir avant que le MI5 ne s'en méle.
Il faut faire quelque chose.
Quoi ?
Suspendre Rohan pour commencer.
Jimagine...
On do it bien pouvoir 'accuser. Mais de quoi ?
Peut-étre la section 35 du code des Armées,
"Séduire un soldat exercant son devoir."
Passible de la cour martiale.
Séduire un soldat ?
"Exergant son devoir."
lls tont accusé ?
De séduire un soldat.
- De séduire un soldat ? - Exergant son devoir...
Suspendu, mis aux arréts, et passible de cour martiale.
Le commandant n'a pas de couilles. Bradley est une vipére.
Ce sergent-major est un sadique.
Tu sais ce que je vais faire ?
Lui piquer sa pendule.
Fais pas ca. lls la trouveront. Tu pourras pas la sortir.
Avec Redmond qui travaille au mess, c'est possible.
La fille au concert, ce soir, tu iras lui expliquer ?
Comment elle s'appelle ?
Je sais pas.
Tu saispas ? Tu es allé chez elle.
Son numéro ?
Va au concert et annonce : "Message de William."
- C'est qui, William ? - Elle m'appelle comme ca.
Tu viens ?
T'es complétement dingue.
Entrez.
Tul'as eue ?
Quoi ?
Tu sais bien.
Non...
Tu as gagné, maintenant rends-la.
Jamais.
Alors, j'y vais.
Non !
Redmond, ol est-elle ?
Elle était la hier quand nous avons fini.
Osbourne ?
Oui, c'est sa place.
Je sais, mais elle n'y est plus. QU est-elle ?
Je ne sais pas.
Vous étes une ordure, Redmond, un planqué notoire.
Quand je découvrirai la vérité, si vous étes impliqué,
vous regretterez d'étre venu au monde.
Vous maudirez votre mére d'étre né !
Tous les hommes au cantonnement, pres de vos lits.
Personne dans les baragues I
Les issues sont closes I
On a veérifié celle-la ?
Celle-ci ?
Pas encore.
10 pence et 1/2 penny.
Vous deux, fouillez ce block.
Vous deux, cette baraque.
Vous, celle-la. Allez I
Ou allez-vous, Hapgood ?
Ames quartiers, sergent.
Vous savez quelque chose ?
Vous savez quelque chose pour mon horloge ?
Vous I'aviez refrouvée au nettoyage.
Ne vous moquez pas de moi, Hapgood.
Activez-vous I
Tout est en ordre.
Rien ici.
C'est bon pour cette chambrée.
IIn'y arien.
Videz-moi ¢a !
Les soldats qui ont été inspectés
retournent & leur poste.
Aucun soldat n'est autorisé & quitter la caserne.
Sergent-major, cette recherche est trés génante.
Nous devons reprendre I'entrainement.
L'horloge est dans cette caserne etje vais la retrouver.
Ouvrez la grille.
Asseyez-vous, sergent.
Ces messieurs travaillent pour le MI5.
Ills ont étudié les notes de vos cours.
Quelles étaient vos sources ?
Le London Times, monsieur.
Tout était dans le Times ?
Oui, monsieur.
Méme "comment les Nations Unies ont bousillé la ligne de démarcation” ?
Leur reporter y était et a fait un rapport détaillé.
Vous dites que le général MacArthur est peut-étre fou.
Pas moi, monsieur. Le Times.
C'est dans les coupures.
Qubliez le Times.
Pensez-vous que la guerre de Corée estimmorale ?
Non, monsieur.
Pensez-vous qu'elle soit morale ?
Non, monsieur.
Alors, quoi ?
Une guerre tactique. Comme je leur ai expliqué.
Un enjeu de la guerre froide.
Quel cété a vos faveurs ?
Aucun.
Aucun.
Alors, vous n'étes pas communiste ?
Non, monsieur. Ni capitaliste.
Entre les deux.
Oui, monsieur.
Pourquoi ce soldat a-t-il refusé d'aller en Corée
aprés vos cours ?
Peut-étre a cause du froid don't je leur ai parlé.
Patientez dehors, sergent.
Qubliez la cour martiale.
Il n'a pas séduit le soldat.
Méme pas flirté avec lui.
Vous n'avez pas trouvé ses réponses subversives ?
Bien sir, il n'est pas irréprochable.
Mais do it-on condamner le Times, la bible de la classe dirigeante ?
Il faut le libérer.
Nous devons condamner le soldat Kitto pour insubordination.
Enterrez cette affaire.
Postez Kitto dans un endroit lointain
et désagréable.
Les jungles de Malaisie ou...
prés du Mau Mau au Kenya, il s'y fera tirer dessus
sans heurter sa conscience.
Affaire classée et permission de 48h I
Sois pas si content, ca me déprime.
Tu vasou ?
Cette fille. Je vais la retrouver.
Tu connais pas son nom.
Elle étudie a Oxford.
T'es cinglé.
Faut qu'on parle, Percy.
Tu peux parler devant Bill.
On est dans la merde.
Tu me dégois, Redmond.
Le roi des planqués.
Tu devrais apprécier.
Les planqués ne s'ataquent pas a I'armée.
Pas frontalement.
LIs la contournent, la subvertissent...
Tu te prends pour un planqué ?
LIs font profil bas.
T'es pas un planqué.
Tu te planques pas, tu sors la téte de la tranchée
sans casque.
Rendez-la. Vous étes cinglés.
Qui sait si je reviendrai ?
Tu reviendras.
Parce qu'au fond de toi, ou juste sous la surface,
tu es une poule mouillée.
Rends-la, Percy. lls vont la retrouver.
Mais non.
Le sergent-major sait que c'est moi.
Mais non.
Il me fait trimer au mess.
C'est ta faute.
Rends-la, Percy.
Je ne peux pas. Elle est partie...
Partie pour toujours.
La femme repose offerte, Sur ses coussins.
L'homme se dresse au-dessus d'elle,
son baton phallique entre les doigts...
Ma famille vit sur la Tamise, plus bas, a Shepperton.
Je fais ¢a depuis que j'ai 9 ans.
Quel dommage.
Une si jolie métaphore, William.
Parfois,
un cigare n'est qu'un cigare.
Que veux-tu faire,
plustard ?
Tout.
Rien.
Il'y a un nouveau film,
Rashémon.
Tout le monde en parle, un réalisateur japonais.
Kurosawa.
A propos de nom,
quel est le tien ?
Je brlle toujours de le savoir.
Tu devrais me baptiser, William,
puisque tu as été assez malin pour me retrouver.
Que dis-tu d'Ophelia ?
Pourquoi ?
Malheureuse en amour.
Suicidaire.
Pourquoi dis-tu ¢a ?
Tes yeux.
Et tu viens me sauver ?
Bien sdr.
Génial.
Le méme événement, a chaque fois différent.
QU est la vérité ? Nul ne le sait.
C'est vraiment trés original.
Comment peux-tu te passionner pour une chose si abstraite ?
Dans toutes les versions, il y a une constante.
La femme a été violée.
C'est ce que raconte le film.
De maniéres différentes, mais elle est toujours violée.
L'as-tu été ?
Violée ?
Non, pas violée.
Séduite,
conquise, possédée...
Je me suis abandonnée, entiére.
Je le méprise, mais pas mon corps, manifestement.
Bill les a bien vus.
Par la fenétre, c'est différent.
C'est si fastidieux de devoir franchir toutes ces étapes.
Caresser le soutien-gorge,
retirer le soutien-gorge, caresser la poitrine...
On y arrivera ala fin.
Pourquoi retarder ca avec une fausse résistance ?
D'accord. Faisons-le.
Bien. Quand ?
Maintenant.
Maintenant ?
Si tu veux.
Ici, dehors, au grand jour ?
Pourquoi pas ?
Tu I'as jamais fait, n'est-ce pas ?
Bien slr que si.
Combien de fois ?
Je ne compte plus.
Excusez-nous.
Percy.
Qu'est-ce qui se passe ?
♪ ai vu un fantéme.
Je ne peuxpas...
Pardon, c'est tout chamboulé.
Un peu comme moi.
Il va venir ?
Oui.
Tu es slire ?
Alors, attendons-le.
Séduire un soldat ?
"Exergant son devoir."
Vous allez vraiment tuer ce Bradley ?
D'ici, ¢a a I'air fou,
mais a la caserne,
ca semble normal,
nécessaire.
N'y a-t-il rien de bon a en tirer ?
De I'armée ?
Oui.
♪ ai fait mes classes avec ces gars de tous les milieux.
Dans ces baraguements, plusils nous brutalisaient
et essayaient de nous briser,
plus nous devenions proches.
Ressentant la douleur de chacun,
connaissant leurs pensées...
Aucun I'admettrait, mais il y avait beaucoup d'amour.
De I'amour et desrires.
Une fois,
le jour d'avant la paye,
nous étions a sec.
Plus une seule cigarette.
En revenant de I'entrainement, un gars, Lionel Barker,
aregu un colis.
On I'a entouré.
Quoi qu'il contienne, on savait quil y aurait des cigarettes.
Merde.
Parmi nous, j'étais le seul qui ne fumait pas.
Donne-lui ta pince a épiler.
Un chirurgien au travail.
Le désir de ces dix-neuf garcons était si intense
qu'il s'est infiltré en moi, comme par osmose.
Je crois qu'elles sont prétes.
Elles sont séches...
Donne-nous du feu.
Moi, qui n'avais jamais fumé,
je révais d'une cigarette,
j'en mourais d'envie.
Ce fut ma premiére cigarette.
Rose, difforme, et parfumée a la fraise.
Il n'est pas venu.
Il viendra.
Bien.
Tu es gentil de faire ca pour moi.
Je n'ai pas le courage de le quitter.
Je connais les hommes gentils.
Ills donnent, consolent, offrent des torrents de sympathie.
Treés vite, la fille est...
en dette de bonté qu'il faut récompenser.
Et vous obtenez ce que vous vouliez.
Pourtant, les femmes préférent étre...
capturées et enlevées.
Pas étre dépouillées de leur résistance.
Tu me plais beaucoup !
Si je reprends mon corps, je te le donnerai.
Alors préviens-moi par écrit.
Ne t'en va pas. J'ai besoin d'aide.
William.
Voici Paul, mon tuteur, don't je te parlais.
William, il est I'heure de partir.
Arréte I
Ne lui fais plus de mal.
Ordre !
O-R-D-R-E
Vous taperez bientét comme des filles.
Pourquoi tu tagites, Henderson ?
♪ essaie de taper comme une fille.
Tu en es, Henderson ?
Non, sergent, je n'en suis pas.
Mais je me suis tapé plein de gars qui en sont.
Que s'est-il passe ?
Je I'ai retrouvée.
La femme mystérieuse.
Cétait comment ?
Mouvementé.
Allez, raconte !
Je suis tombé amoureux, je me suis battu...
Tu as gagné ?
Gagné le combat, perdu la fille.
Je ne les comprends pas.
Les femmes ?
Oui.
Je veux dire, non...
Pas du tout.
Silence !
Le nouvel Hitchcock est sorti. L'inconnu du Nord-Express.
Deux gars veulent chacun tuer quelqu'un.
Ills ێchangent leurs victimes pour avoir un alibi.
Exact.
Si quelqu'un nous débarrasse de Bradley,
je serais content de le débarrasser de sa femme.
Ca fout les jetons, je crois qu'il a deviné.
Clestle diable.
Alors, avec Sophie ? Tu esarrivé a tes fins ?
Sophie est une fille bien, pasune trainée.
Je la respecte trop.
Toi, le maitre du manque de respect ?
Je temmerde.
T'entends ce quil siffle ?
On est les soldats du Roi.
Le Roi do it étre mort.
On est des soldats de la Reine.
On est les soldats de la Reine, mon gars...
Vous connaissez la nouvelle ? Le Roi est mort.
Qui ditga ?
Le cuistot sifflait On est les soldats de la Reine.
Et aprés avoir entendu ce cuisinier siffler,
vous propagez cette rumeur,
cette rumeur séditieuse,
une rumeur concernant notre monarque,
une fausse rumeur, sergent.
Si le Roi était mort,
notre drapeau flotterait @ mi-mat.
Regardez par la fenétre. Flotte-t-il 2 mi-mat ?
Il est mort. Il ne voulait pas étre roi, il ne I'est plus.
Avez-vous ou non signé un serment d'allégeance au Roi
en vous engageant ?
Je ne me suis pas engage,
j'ai été appelé.
N'avez-vous aucun respect pour le Roi, I'armée, votre pays ?
Respectez-vous seulement
la petite pétasse avec qui vous frainez ?
Vous avez moins d'un an a servir, sergent Hapgood.
Une agression vous vaudrait six mois de plus, en prison.
La prochaine fois, je te tue.
Vous avez fait la guerre contre le fascisme.
C'est dur de vous imaginer contre le fascisme.
Peut-étre étiez-vous un héros.
Vous avez tué des Allemands ?
Votre meilleur ami est mort ? Celle que vous aimiez ?
Ca demande un effort d'imagination.
Vous, aimant autre chose que I'armée...
Je suis désolé pour vous, sergent-major Bradley.
Vous étes pitoyable.
Sachez que ce que vous avez dit a Percy,
c'est une déclaration de guerre.
Vous étes faible, sergent Rohan,
car dépourvu de conviction.
Je n'ai rien a craindre de vous.
Soldat Redmond.
Un imbécile a refusé d'aller en Corée
en écoutant les conneries de Rohan.
Comme il nous manque un homme, vous allez le remplacer.
Rejoignez le Centre en attendant vos ordres.
Si cette horloge venait a réapparaitre,
¢a pourrait changer les choses.
Vous n'y étes pas ?
Correct, sergent-major.
Pardon, sergent-major.
Je m'assurerai que vous soyez de la prochaine.
Je peux entrer ?
Ta téte est déja dedans !
Tu voulais me voir ?
Tu devais partir pour la Corée.
Ca me pend encore au nez.
♪ ai compulsé la bible de Bradley, le code des Armées.
On peut I'avoir a son propre jeu.
Quoi, le pendre ?
Ecoute ca :
st une offense pour un officier d'admonester un autre officier
"en présence d'un simple soldat."
Etalors ?
Voila ce qu'on va faire.
Percy et moi, on le pousse a bout, tu entres sans qu'il remarque.
On linculpe et'emméne jusqu'au commandant Cross.
♪ y gagne quoi ?
Tu te débarrasses de Bradley.
Tu peux m'en débarrasser, Percy.
Et comment ?
Tu le sais trés bien.
- Dis-moi. - Rends-la I
Rendre quoi ?
L'horloge, cette putain d'horloge.
Débarrassons-nous de Bradley et aprés du sergent-major.
Fais-moi confiance.
Sergent Rohan ?
Au portail, sergent.
William...
Je ne savais pas comment te joindre.
Que veux-tu ?
Te demander pardon.
Pardon.
Et pourquoi ?
Pour avoir gaché ta permission.
Pour tout. Une vraie garce. Tu peux me pardonner ?
Je peux sortir, un instant ?
Non, sergent. En quittant mon poste, j'ai déja pris un risque.
Je ne peux pas vous ouvrir.
♪ ai une permission demain.
Accompagne-moi chez mes parents.
Ma sceur est revenue du Canada.
Je ne peux pas.
Dans quelques jours, je pourrai.
Quel est leur téléphone ?
Ils n'ont pas le téléphone.
Ils n'ont pas le téléphone ?
Personne que je connaisse n'a le téléphone.
Je te donne I'adresse.
Le Sphinx.
Sphinx, comme en Egypte ?
Le Sphinx,
fle du Pharaon, Shepperton.
Lie du Pharaon ? Tu plaisantes ?
Il faut sonner.
Billy !
Tas grandi !
T'étais un gringalet de 9 ans. Maintenant tes un bel homme !
Assez, je préférais quand tu me tapais dessus.
Je te détestais.
♪ étais enfant unique... Je taurais tué.
Désolé.
Viens.
Bill est la.
Tuesla!
- Regarde-moi ¢a ! - Vous m'avez manqué.
Tu ne m'as pas manqué !
Viens t'asseoir...
Salut, papa.
Grace, ol sont ces journaux ?
La ou tu les as laissés.
Jétais mortifié.
Mon propre fils, cité et humilié dans le journal.
Humilié.
Comment disaient-ils ?
Séduire ?
"Séduire un soldat exercant son devoir."
Séduire ?
Tu veux dire que mon petit-fils est homosexuel ?
Il est de la jaquette ?
Bien slr que non, pépé !
Mais regarde...
Sais-tu combien c'est humiliant pour un homme qui a fait deux guerres ?
Tu n'as jamais combattu, papa.
♪ ai pris part au combat.
Sabre au clair.
- Dirigeant mes Gurkhas. - Contre les Turcs.
C'était une mission-suicide.
Mais les Turcs avaient filé.
Terrifiés par mes Gurkhas.
Ou par papa, sur son cheval ?
Et pendant la Seconde Guerre, tu étais en poste dans le nord,
un endroit don't la Luftwaffe n'a jamais entendu parler.
Nous étions a Londres, sous les bombes.
Je suis un patriote, pas Bill, apparemment.
Jai été acquitté, papa.
Tu n'en es peut-étre pas, en fin de compte.
Ces deux espions en étaient, eux, Burgess et Maclean...
La sodomie et le crime vont de pair.
Jimagine qu'aucun de vous deux n'est intéressé par le couronnement.
Mais je le suis,
et Grace également.
♪ ai acheté une de ces télévisions pour le voir.
A moins que ce soit contre vos principes,
j'apprécierais votre aide pour I'installer.
Et comme ¢a ?
Trop loin.
Recule un peu.
- Un peu plus. -la?
Vers e sud.
Le sud. Tourne-la vers le sud.
Reviens.
Il faut que tu reviennes.
Ca y est.
Non. ll faut y aller plus subtilement.
C'est trop, Bill. Il faut y aller plus subtilement.
Plus subtilement ?
Vers e sud.
Reviens, reviens..
Ne bouge plus...
On I'a perdue.
Tu I'as perdue, Bill.
La?
Parfait !
La?
Sare ?
Ne bouge plus, c'est ca.
On a limage, Billy. Tu asréussi !
C'est mon ami Percy, dans une voiture de sport rouge !
Va le chercher, Dawn I
Les tétes couronnées d'Europe arrivent a Londres
pour le couronnement de la Reine Elizabeth ii.
Les préparatifs se poursuivent
et le carrosse d'or a été inspecté le long du Mall.
OU as-tu trouvé cette magnifique voiture ?
Je I'ai volée.
Mais je la raménerai avant le retour de son propriétaire.
Percy n'a pas de conscience.
Il essaie de me culpabiliser, en vain.
Tu ne te sens pas coupable vis-a-vis du propriétaire ?
Pas du tout. Je lui en veux, plutét.
Le réservoir était presque vide, j'ai do payer pour le remplir.
Vous avez des petites amies ?
En quelque sorte...
Mais elle vit dans un hépital, moi dans une caserne...
On finit toujours dans I'herbe humide.
Pour faire I'amour ?
Les conditions ne sont jamais réunies.
Pourquoi ? Je le faisais n'importe ou aton age, et méme plus jeune.
L'herbe humide, la pluie, contre un mur.
Et tes tombée enceinte & 17 ans et t'as déshonoré ta famille.
Cétait la guerre.
Fallait le faire avant qu'une bombe nous tombe dessus.
Non...
Si.
Et toi, Billy boy. T'as une copine ?
En quelque sorte. Tu la rencontreras demain.
Demain ?
Pourquoi "en quelque sorte" ?
C'est compliqué.
Elle en aime un autre,
et elle tourmente Bill.
Et elle est trés vieille...
Quoi ? Vieille comme moi ?
Pas si vieille.
Je vais nager.
Venez, lesgars I
Soyez pas rasoir.
Dawn n'est pas levée ?
Percy ?
Encore au lit.
Je suis inquiéte pour Dawn, Billy.
Je ne crois pas qu'elle veuille rentrer.
Elle n'abandonnerait pas ses enfants.
C'était Mac que tu saluais ce matin ?
Tulasvu ?
Ettoi...
...vous saluer.
Tu le fréquentes encore ?
Non.
On ne se rencontre jamais.
On se salue.
On ne fait que se saluer.
Pardon, Billy...
Cétait la guerre.
On a tous fait des bétises.
Javais 10 ans.
Je trahis ma mére, ou je trahis mon pére ?
Je suis si contente que tu sois la.
Vous pouvez y aller. Revenez dans une heure.
Elle est vraiment élégante.
Tu as vu comme elle est montée. Pas facile.
Alors, William, tu vis vraiment sur une ile.
Elle a un sacré corps.
Je commence a comprendre pourquoi Billy s'entéte.
Elle est belle, mais pas...
sensuelle.
Comment le sais-tu ?
Quand on est sensuel, on pergoit si quelqu'un I'est aussi.
Ca lui manque...
Tout le comité d'accueil.
C'est la premiére fois que tu aménes une femme ?
Tu es si belle.
Merci d'étre la.
Elégante des pieds a la téte.
Qu'est-ce qu'une telle femme trouve a Bill ?
Elle est agée...
C'est adorable.
Ophélia, n'est-ce pas ?
Parfois.
♪ espére que vous regarderez le couronnement avec nous ?
Hélas, je ne peux pas. On vient me prendre dans une heure.
Entrez.
"On me prend dans une heure."
Désolé.
Tu étudies quoi a Oxford ?
La philosophie.
Ca taide a comprendre la vie ?
Au contraire.
Plus je lis, moins je comprends.
Je croyais que c'était censé guider tes actes.
Les actes des gens m'étonnent toujours.
Pas toi, Dawn ?
Tout le temps.
Mes propres agissements me sont incompréhensibles.
Et pour ce qui est...
des agissements de Bill ?
William...
William ?
Oui, William.
Je le prends au sérieux. Je le nomme sérieusement.
Arrétez d'interroger cette pauvre fille.
Je suis désolée, Ophélia,
nous autres, insulaires, sommes fascinés par les gens du continent.
Allez...
La Reine s'avance
alors que lentement la procession progresse dans laile
de I'abbaye
Quelle autre nation aurait mis sur pied un tel spectacle ?
Ca redonne espoir.
L'avénement d'une nouvelle ére victorienne.
Dieu nous en garde !
La premiére Elizabeth a assassiné ses cousins,
persécuté les catholiques et est morte vierge.
Arréte, pépé.
La pauvre fille.
Elle a I'age de Dawn.
Elle prend cette charge pour la vie.
Elle n'aura plus a tirer un rideau, se faire couler un bain,
ou presser son tube de dentifrice.
Notre Reine mérite un peu de confort
pour supporter tout ca.
Que Dieu la bénisse.
Je suis d'accord.
C'est adorable.
Ills sont tous allemands.
Le Kaiser était le neveu de la Reine Victoria.
Maintenant, ils se font appeler Windsor.
Windsor mon cul !
Windsor, c'est une soupe brune, ou une fagon de nouer sa cravate I
Pas une lignée royale I
Un peu de respect, George.
Cest du charabia moyenageux. lls en appellent & Dieu pour les oindre.
"Le droit divin des Rois".
Une tradition.
Ne sous-estime pas le pouvoir de la tradition.
Quelle importance.
Pourquoi tu ténerves ? C'est amusant.
C'est Ophélia I
C'est Ophélia I
Impossible.
Mais si I Regardez !
La revoila.
C'est bien elle.
Quel est son nom de famille ?
Je ne sais pas.
Tu ne sais pas ?
Quoi ? T'es idiot ?
Je ne connais méme pas son prénom. Ce n'est pas Ophélia.
Je dois rendre cette voiture avantla fin de la cérémonie.
Le propriétaire est aussi dans 'abbaye.
Pourquoi tu es contre tout ?
Comme quoi ?
L'armée, la guerre, la royauté,
les Tories, le systéme de classes, Dieu,
le patriotisme de papa.
Tu es pour quoi ?
Ettoi ?
Moi ?
La vie, 'amour,
la liberté, I'aventure...
Y compris flirter avec Percy ?
Intéressant que tu te choisisses un ami sans morale ni scrupule.
Comme ¢a, tu ne lui dois rien, pas d'engagement.
Et cette fille,
tu es fou d'elle.
Mais, elle en aime un autre, sans retour.
Il est sans doute marié. Tu timagines que tu dois la protéger,
comme pour maman quand elle allait avec Mac.
Comme Ophélia n'est pas libre,
tu te sens libre de I'aimer.
Cette fille a besoin d'un roc, pas d'une lavette.
Arréte.
Laisse-moi tranquille.
Regarde-toi. Ton mariage est fichu.
Tu abandonnes tes enfants. Ne me fais pas la legon.
Désolée, Bill.
Reviens, je te promets d'étre gentille.
Tu sais pas faire I
Mon chéri, mon andouille de petit frére...
Tu sais,
maman et Mac...
lls se voient encore ?
Mais ils se saluent de chaque berge.
Tous les jours, ils se saluent.
C'est touchant.
Leur aventure...
Elle peut se sentir coupable, pas toi.
Tu aurais dd le dire a papa au lieu de te taire toutes ces années.
Je n'ai pas pu.
Tu ne crois pas qu'il s'en est douté ?
Je ne sais pas.
Vous allez en baver pendant deux ans !
Ce n'est pas la premiére fois que je vous reprends.
Pour enseigner aux analphabétes, utilisez le manuel,
pas les mots frivoles sortis de vos tétes.
LIs ne font pas leur courrier,
ils apprennent & obéir aux ordres. Ala hiérarchie.
Je vous rappelle les mots en question :
"Ordres, régiment,
"commandant, compagnie, assignation,
"sergent, caporal, officier, rapport, obéir."
C'est ca...
Obéir. Un mot absent de votre vocabulaire,
etdu leur.
Leur apprendre a écrire une lettre les motive.
Vous appliquerez les ordres !
♪ en ai marre de vos putains de sermons, sergent.
Vous étes de sales subversifs.
Vous vous croyez malins, trop bons pour 'armée ?
Vous étes de la vermine ! Vous avez infesté ce Centre !
Des perturbateurs enrages, des fumiers...
Vous avez apporté I'anarchie dans ce Centre I
Devrais-je entendre cela, sergent-major ?
Section 73. Un sous-officier ne peut en admonester un autre
en présence d'un simple soldat.
Faites-vous partie
de ce complot indigne, sergent Rohan ?
Quelle surprise.
Admonester un sous-officier en présence d'un simple soldat...
Une infraction grave, contraire a I'ordre.
Le reconnaissez-vous ?
Jai été piégé.
Comment ?
Jai été piégé.
Piegé ?
C'est dans le code des Armées ?
Vous le connaissez par coeur. Ca y figure ?
Non, commandant.
Alors, coupable.
Mon dossier estimmaculé.
♪ ai obéi a la lettre, au moindre iota.
Je suis, selon le code des Armées, un soldat modéle.
♪ ai la morale de mon céf De mon cété !
Je suis tel qu'un soldat do it étre.
L'armée, c'est moi.
Je suis 'armée.
Moi et 'armée sommes indivisibles.
Dans les moindres détails !
Vous tergiversez, commandant.
Vous trahissez votre charge pour obtenir la tranquillité...
C'en est assez, sergent-major Bradley !
Vous aggravez votre cas.
Je vous reléve de vos fonctions
et vous consigne a vos quartiers
en attendant une évaluation psychologique.
Je ne pensais pas qu'il craquerait.
Je regrette juste qu'on ait choisi la facilité.
On aurait dd tuer ce couillon.
On a détruit sa vie.
Vousavezvuca ?
"Invitation au bal du régiment. Officiers et leurs dames,
"sous-officiers et leurs épouses, autres gradés et leurs femmes."
C'est écrit noir sur blanc.
Je pensais que tu plaisantais.
Rien sur les planqués etleurs pétasses ?
Ote tes pieds du bureau de Bradley.
Clestplus le sien.
Range un peu, c'est le bazar.
Bien, sergent.
Allez, vas-y.
Chaque chose en son temps. Tu veux une biére ?
Commence donc.
Je pensais qu'en vous débarrassant de Bradley, on se la coulerait douce.
Range. C'est un ordre.
On est tous mouillés, Percy.
Elle estici, Bill.
Bonjour.
Merci.
Sophie, voici I'ex-Ophélia.
Cest Sophie, I'amie de Percy.
Les seins a la fenétre ?
Tu le racontes a tout le monde ?
Helen Montague, votre couverture est grillée.
Dommage.
L'anonymat était le socle de notre relation.
Ophélia était plus aimable qu'Helen.
Comme Ophélia, tu as fini parmi les nénuphars.
Pas tout a fait.
Tuasvu Sunset...
Boulevard ?
♪ étais le premier dans la queue.
Grand film. Billy Wilder.
C'était moi,
me noyant dans la piscine, revivant ma vie en flashback.
A cause de Paul ?
Non.
Il m'a fait sortir de moi-méme,
il a percé ma cuirasse.
Maintenant, j'y suis retournée.
C'est comme vivre sous I'eau. Tout est sourd et lointain.
Je suisla.
Merci, William.
Je te sauverai, je I'ai promis.
Comment, William ?
Par I'amour.
Je taime.
Je suis tombé amoureux de ta nuque. Je taimerai toujours.
Mon Dieu, tu ne vois pas que je suis invalide ?
Je vais épouser
un gentil monsieur bien terne
qui ne risque pas de m'exciter.
♪ aime bien ta sceur.
Jaimerais étre comme elle.
Un esprit libre,
spontané.
Au revoir, William.
Je suis si fatiguée.
Qu'est-ce qu'il y a, Bill ?
Reste un peu la.
Je suis désolé.
Cétait parfait.
Tu es belle.
Tu vois, tu ne trembles plus.
Mon Dieu, Percy.
Mince.
C'est mon devoir d'infirmiére. Les premiers secours.
Mon serment d'Hippocrate m'interdit de le dire a Percy.
Tu vois ?
Ca va mieux.
Guéri.
Merde !
Sergent-major I
Oui, sergent-major ?
Vas-y.
Eh bien ?
C'est pour mon assignation.
Assignation ?
En Corée.
Eh bien ?
Vous avez dit que ce serait différent,
Si...
Si quoi ?
Si 'horloge...
Parle !
Si je parlais, pour I'horloge.
Eh bien ?
Cétait le sergent Hapgood.
Il I'a prise.
Montrez-nous ce que vous avez fait,
Redmond.
Cette fenétre est fermée, crétin.
♪ ai ouvert la fenétre avant, I'ai lancée,
L'horloge...
puis j'ai fermé la fenétre.
Refaites-le. Correctement.
Jai attendu qu'Osbourne soit dans la cuisine,
puis je I'ai fait, vite.
Osbourne ?
Ca a dd étre trés rapide.
Je suis juste allé poser les couverts.
Chronométrons-le.
Osbourne, en cuisine.
Redmond, exécutez-vous.
Allez !
Pris sur le fait.
Qu'avez-vous fait en le voyant avec 'horloge ?
Je nel'aipasvu.
Sur la vie de ma mére.
Rien a foutre, de la vie de votre mére.
Elle mérite de crever pour vous avoir donné le jour.
Si vous étes impliqué,
je vous couperai les bonbons
et vous les ferai avaler.
Jiai rien vu.
Alors, sergent Hapgood,
vous avez dit a Redmond de lancer I'horloge par la fenétre ?
Pourquoi aurais-je fait ca ?
C'est moi qui pose les questions !
Je n'ai rien fait.
Je n'ai rien fait, sergent I
Je n'ai rien fait, sergent I
Redmond,
pourquoi avoir accepté ce plan ?
Qu'y gagniez-vous ?
Percy a promis de me payer.
Percy 7 Un copain, alors ?
Le sergent Hapgood.
A-t-il payé ?
Oui, commandant.
Je suis allé le voir directement. Il m'a payé.
Le sergent Rohan était 1a. IIT'a vu.
Le sergent Hapgood avait I'horloge ?
Il I'avait attrapée.
L'avez-vous vue dans ses quartiers ?
Elle était cachée.
Sergent Rohan.
Décrivez-nous ce qui s'est passe.
Redmond a demandé s'il "I'avait".
L'horloge ? Il parlait de I'horloge.
Hapgood a répondu : "Si j'ai quoi ?"
"Tu sais, quoi.”
"Non, je sais pas."
A-til donné de I'argent @ Redmond ?
Il lui a donné quelque chose.
Je lui devais de I'argent pour avoir fait mes cuivres.
Je ne fais les cuivres de personne.
Je demande ¢a aux bleus.
Cétait pour 'horloge.
Une putain de bande de menteurs et de petits branleurs I
Cette horloge va vous hanter.
Je jure que ¢a vous collera & la peau. Vous allez le regretter.
Rompez !
Sergent Rohan,
un mot, je vous prie.
Imaginons un instant
que le sergent Hapgood
était sous cette fenétre
et ait attrapé I'horloge au vol.
Il I'aurait rapportée dans ses quartiers
qu'il partage avec vous,
et vous I'auriez vue,
vous rendant complice du vol.
Je n'ai pas vu I'horloge.
Parlez sans hate, sergent.
Réfléchissez bien.
Le jour suivant,
alors que la caserne était fouillée,
il aréussi a se débarrasser de I'horloge.
Vous devez savoir
comment il a fait.
Habeas corpus.
Pas d'horloge, pas de proces.
Donc, si tu témoignes contre moi, il te fichera la paix.
Sinon, je suis aussi coupable.
Le probléeme,
c'est que tu as I'air coupable.
Pas moi.
Tu n'asrien oublié ?
Rien.
Quand tu es allé a 'hépital voir Ophélia ?
Sophie était la, n'est-ce pas ?
Tu as oublié ca. Pourquoi ?
- Jenetelaipasdit? - Non, putain !
- Ou est Redmond ? - En cellule.
C'est plus sOr pour lui. Je pourrais le tuer.
Ecoute, rends cette horloge.
Passons un accord. On la rend, ils nous lachent.
- Tu as passé cet accord, hein ? - Mais, non.
Pour sauver ta peau, ordure !
Et tu as sauté Sophie !
Tu m'as trahi, ton ami,
ettas méme pas le courage de te battre.
♪ ai pas d'accord avec Cross, jai toutnié !
Mais tu as sauté Sophie ?
Un moment de folie.
Ophélia venait de me larguer.
Ophélia n'était pas du méme monde.
Sophie te voulait, pas moi.
Elles savent ce qu'elles veulent.
Je suis désolé, Percy.
♪ ai sauté ta sceur, donc on est quittes.
Comment...
Comment avons-nous fait ? Comme vous.
Le seul moyen de la faire sortir...
♪ étais complice.
Non, il ne savait rien.
Sergent Hapgood,
Vous passerez en cour martiale la semaine prochaine.
Le lieutenant Fortesque-Brown, ama droite, vous défendra.
En attendant, vous étes aux arréts,
sous la garde du sergent Rohan.
Rompez.
La prison militaire de Shepton Mallet.
Ce nom fait frémir le plus brave des soldats,
alors un putain d'appelé...
Jy ai été sergent-major, un an.
L'enfer sur terre, Hapgood.
L'enfer sur terre.
Comment as-tu osé prendre mon horloge ?
Vous avez déja fait ca ?
A vrai dire, non.
Des connaissances en droit ?
Non. Vous n'espériez pas gagner ?
Tout au mieux...
Relevez-vous !
Des lettres de recommandation vous aideraient
et pourraient réduire votre peine.
D'accord.
Des noms ?
Le soldat Redmond etle sergent-major Bradley.
Comment les joindre ?
Redmond est en route pour la Corée, Bradley est a I'nhépital.
Ne me prenez pas pour un idiot.
Je lis que votre pére
a ététué ala guerre.
Ca pourrait vous aider.
Je ne veux pas I'utiliser pour ca.
Il était mitrailleur de queue dans les bombardiers de Lancaster.
Trés fort taux de mortalité.
Il est mort en sortant d'un pub, il est passé sous un camion.
Ils lui ont donné la Croix de guerre pour ca ?
Vous ne voulez pas vous défendre ?
Vous allez voir un psychiatre.
Votre comportement n'est pas normal.
Regarde-moi.
Si tu veux tenfuir, je te ferai sortir.
Maintenant, ce soir.
Et toi, tu plonges ?
Je m'en tirerai.
Tu ferais ¢a pour moi ?
Oui.
Pourquoi ?
Pourquoi ?
Qu'est-ce que tu crois ?
Par culpabilité, jimagine.
Je temmerde !
Bonne chance, Percy.
Finissons-en.
Cette cour martiale est ouverte.
Le prisonnier et sa garde.
Au pas. Gauche, droite.
Marquez le pas.
Halte.
Le prisonnier et sa garde, saluez !
Vous étes accusé d'avoir volé 'horloge du régiment. Que plaidez-vous ?
Coupable des faits, mon colonel.
Commandant Cross, pour I'accusation.
Saviez-vous que cette horloge
revétait une importance sentimentale pour ce régiment ?
Oui, commandant.
En avait-elle pour vous ?
Non, commandant.
La voler était donc volontairement malveillant
envers le régiment.
Je protestais contre le sergent-major.
Pourquoi ?
Parce que c'était un sadique.
Vous n'arrangez pas votre cas, sergent.
Lieutenant Fortesque-Brown, s'il vous plait.
Je demande a la cour d'entendre le témoignage
du commandant Smythe, psychiatre.
Pas de clown devant ma cour.
L'esprit des soldats appartient a I'armée,
pas a une branche douteuse de la médecine.
Il estici présent.
Demande rejetée.
Je résumerai les opinions du commandant Smythe.
Il pense que le sergent Hapgood
est claustrophobe.
Vivre dans une caserne a exercé une pression insoutenable sur lui.
Faire sortir cette horloge était sa maniére
de soulager cette pression.
Vous ne me la ferez pas.
Rayez ¢a du rapport.
Permettez-moi de rappeler que le sergent-major Bradley et d'autres
ont succombé a la pression de cette caserne.
Il'y a eu deux suicides ces mois-ci, et plusieurs tentatives.
Etes-vous un appelé, lieutenant ?
- Oui, mon colonel. - Tout est dit.
Je dois m'occuper de 400 conscrits I toutes les six semaines.
Nous sommes tous sous pression. Vous devez I'accepter I
C'est fini ? Bien.
Puis-je appeler le sergent Rohan ?
Pourquoi ?
Témoin de moralité.
Comme vous voudrez. Faites vite.
Un ami loyal, et...
Et quoi ?
Nous nous sommes entrainés ensemble, il a fini premier.
Il vous tuerait de ses mains si...
Si quoi ?
Si nécessaire.
Pas vous, mon colonel. L'ennemi...
Je n'ai pas a m'en inquiéter.
Hapgood ira a Shepton Mallet
trois mois, pour le vol de I'horloge,
deux semaines pour insulte au sergent-major,
et un autre mois pour son manque de remords.
Bien sr, il va de soi.
Le sergent Hapgood sera rétrogradé.
Cette session est close.
Dieu bénisse la Reine.
Prisonnier et gardien, saluez.
Demi-tour.
Au pas. Gauche, droite I
Bal du 109e regiment d'infanterie d'Agincourt
Désolé pour ton ami.
Merci.
Votre ami Hapgood a fait honte a ce régiment, aujourdhui.
Les hommes comme moi, sergent Rohan,
se battent pour le Roi et le pays. Pour le bien.
Mais vous autres, vous étes faibles.
Vous n'avez ni conviction, ni foi en notre drapeau,
ni cran, ni tripes, ni croyance ou amour-propre.
Notre pays est foutu. Foutu !
Votre pays. Pasle nétre.
Je dis "c'est moi, le planqué..."
Tu devrais étre en Corée I
Je me suis planqué.
En dénongant Percy.
Il m'a mis dans la merde. Toi aussi, si ¢a ll'avait arrange.
Il te faisait des avances ?
Un tel uniforme, ca tourne la téte.
Un con prétentieux.
Tu es jaloux, Bill. Quel plaisir !
Percy m'a demandé de I'excuser.
Le commandant m'a dit.
"Jeune homme malin, mais téméraire,
"vous méritez mieux, ma chére."
Quatre mois en prison militaire, can'arien de dréle.
C'est terrible.
Mais ca fera de lui un héros. Il aimera ca.
Ne sois pas si solennel.
Dansons, puisque tu es la.
A propos de ce qui s'est passé,
entre nous, a I'hépital.
Quoi donc ?
Tu sais, quoi.
Ca...
Alors, quoi ?
Je suis désolé.
Ca ne se reproduira plus.
Quel dommage...
Tu me détaches un instant ? Je prends quelque chose dans mon sac.
Tu réves.
Ca m'offense, si tu crois que je vais filer.
Tu peuxy aller.
L'armée tautorise a écrire une lettre par semaine,
mais sur un formulaire
a I'en-téte de la prison militaire de Shepton Mallet.
Je veux pas que ma mére le sache. Je tenverrai les lettres,
tu couperas les en-tétes.
Tu les posteras, dans ces enveloppes,
a ma mere.
Elle ne se doutera de rien.
Dix-huit semaines. Pourquoi tu ne lui dis rien ?
Ca lui briserait le coeur. Papa était un héros.
On arrive.
Une connaissance nous attend.
Qui ?
Voici votre oncle Bill.
Robert, Linda.
Vous avez grandi ! Je suis votre oncle Bill.
Des menottes. lls t'ont arrété, oncle Bill ?
LIs ont fini par t'avoir, Percy ?
Bradley, Redmond, moi... Reste plus que Bill.
Toujours sur la bréche, Billy.
Il s'est battu pour moi. Je ne le mérite pas.
Etil a une sceur sexy.
27 ans, deux enfants.
Deux beaux enfants.
Je ne retourne pas au Canada.
On pourra se revoir, ensuite ?
Oui, sil te plait.
Il faut y aller, les enfants.
On se voit @ Noél.
Abientot.
Au revoir, les garcons.
Au revoir, Oncle Bill.
Au revoir, Percy.
Dawn te plait vraiment ?
Je suis fichu.
Sergent Rohan, je vous améne le soldat Hapgood.
On se voit dans quatre mois.
Bien avant !
Il do it bien y avoir un moyen de s'échapper.
Laisse pas Sophie te filer entre les doigts.
Avec des seins pareils, et un tel sens de 'humour...
Merci, Percy.
Allez, avance.
Regu des mains du sergent Rohan, le soldat Percy Hapgood
St Aquinas Hépital militaire
Le sergent-major Bradley ?
Pavillon Wingate, au second.
Merci.
Bonjour, sergent. C'est moi, Henderson.
Pourquoi tesla ?
Engelures. Vous aviez raison, pour le climat coréen.
Des engelures, ce n'est rien.
Mais j'ai aussi marché sur une mine,
je suis rentré sans ma jambe.
T'as toujours aimé blaguer, Henderson.
L'entrainement, c'était une blague,
mais quand ils vous tirent dessus,
ca vous fait ravaler votre sourire.
Oui.
Nous allons poursuivre le traitement
et voir comment ca évolue.
Sergent-major Bradley ?
Il est au fond.
Bill Rohan, sergent-major.
Je vous ai apporté
le Telegraph.
Pour les mots croisés.
Je voulais vous dire..
Lin'ya
rien
que vous puissiez dire
qui saurait m'intéresser.
Votre tenue est
négligée.
Extrémement négligée.
Rompez.
Rompez, je vous ai dit.
Stress post-traumatique.
On disait commotion cérébrale pendant la Premiére Guerre.
La moitié de ces gars en souffrent.
Il a souffert pendant le débarquement.
Suivre a la lettre lesrégles de I'armée.
C'était sa maniére de tenir debout.
Merci, sergent.
Prenez soin de vous, Henderson.
Vous me connaissez... Toujours les pieds dans le plat.
Je finis mon service, puis rentrais a la riviére,
le refuge de ma mere quand notre maison fut detruite fors du Blitz.
Tout etait different a présent.
Alaide, je me noie I
Continue, Sophie.
C'est trés bien.
Bill, a I'aide ! C'est pour de vrai I
Continue...
Alaide, je ten prie I
Jai des crampes I
C'était une blague.
Tu trouves ca drole ?
Traduction : Benjamin lllos
Sous-titrage : C.M.C.
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