All language subtitles for Seminole (1953) DVDRIP.French

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Original subtitles

L'EXP�DITION DU FORT KING

Voici l'histoire v�ridique des Peaux-Rouges S�minoles

et de leur chef, Osceola.

Q. G. De l'arm�e am�ricaine. Floride - 1835

L'audience de la Cour martiale est ouverte.

La parole... est � l'accusation.

Sous-lieutenant Lance Caldwell, levez-vous.

Vous �tes accus� de d�sob�issance aux ordres,

d'indiscipline pr�m�dit�e,

et de meurtre.

Lieutenant, plaidez-vous coupable ou non coupable ?

Non coupable.

Quelque chose � dire pour votre d�fense ?

Oui. Mais veuille la Cour me laisser parler � mon gr�.

Accord�.

Mais tout ce que vous direz pourra �tre utilis� contre vous.

Ce tribunal vous jugera avec impartialit�.

Mais si vous �tes reconnu coupable, la sentence sera la mort.

- C'est bien compris ? - Tr�s bien.

Parfait. Faites votre d�position.

Je vous dirai tout ce qui s'est pass�

depuis le jour o� je suis entr� en Floride.

J'arrivais � 15 km du Fort King,

tout heureux de revenir dans mon pays.

Je venais d'�tre nomm� sous-lieutenant, et j'en �tais fier.

Mes 4 ans d'�cole militaire me semblaient d�j� loin.

Des S�minoles ?

Ces temps-ci, ils rapinent vivres et munitions.

L'un d'eux vient de m'attaquer. Pourtant, ils sont pacifiques.

Ils ont d�j� vol� des chevaux de l'arm�e.

- Les S�minoles... Impossible ! - �a dure depuis 3 mois.

Il est temps que l'arm�e sache pourquoi.

On me renseignera au Fort King.

Qui va l� ?

Lt. Lance Caldwell.

- Veuillez entrer. - Merci, caporal.

- Je m'occupe du cheval. - Merci.

- Bonjour, je suis le Lt. Caldwell. - Le Major vous attend.

Lt. Caldwell. Je vous pr�sente mes devoirs.

Vous vous rendez compte de votre tenue ?

- Je viens d'�tre attaqu�... - J'exige de la nettet� !

Sur mes chevaux comme sur mes officiers.

Revenez quand vous serez pr�sentable.

C'est tout, Lieutenant !

Sous-lieutenant Caldwell.

Bienvenue au Fort King.

Prenez place.

Vous parliez d'une attaque ?

Oui, par un S�minole.

Ce devait �tre un guetteur.

- Vous l'avez amen� ? - Il s'est enfui.

Et vous appelez �a une attaque ?

Les S�minoles... forment une tribu pacifique.

Je ne les ai jamais vus ainsi.

On vous envoie ici parce que vous les connaissez bien.

Mais les temps sont chang�s.

Le Sud, tout pr�t � devenir

le grenier agricole de notre pays.

Mais il est des obstacles.

Les Cherokees ici. L�, les Choctaws.

Et l�, les S�minoles.

Ils vivent sur les meilleurs terrains sans en tirer parti.

Le gouvernement a d�cid� de les envoyer dans des r�serves.

Ils y apprendront � travailler la terre.

La plupart des tribus y est partie.

Mais pas les S�minoles. Les S�minoles me d�fient !

Pourquoi ?

Ils ont un chef tr�s puissant, nomm� Osceola.

Il tient ce pays pour sien et veut lutter pour le garder.

Mais les S�minoles vivent dans les marais...

Je suis soldat, non homme d'�tat !

Rappelez-vous que vous �tes soldat aussi.

Un sous-lieutenant tout neuf ! Aux ordres !

Or, mes ordres sont de les chasser vers l'Ouest.

D�s que ma garnison sera pr�te, c'est ce que je ferai.

Mais je connais leur langue, leurs coutumes.

Si je voyais Osceola...

�coutez-moi bien.

Finies, les palabres ! Ils n'avaient qu'� aller en paix !

Un petit renseignement qui pourra vous �tre utile :

� l'�cole militaire, j'�tais toujours le premier.

Le premier !

J'ai bien �tudi� mes livres. Je vis par eux, je lutte par eux.

Je commande par eux !

Vous accomplirez votre t�che d'�claireur

jusqu'� ce que je sois pr�t � marcher contre Osceola.

- Suffit ! - � vos ordres.

M'autorisez-vous � m'absenter du poste ce soir ?

Affaire priv�e.

Signez sur le registre du sergent Smiley.

Et soyez rentr� pour minuit.

Sergent Magruder !

Repos.

Je vous d�tache aupr�s du sous-lieutenant Caldwell.

- Il conna�t bien les S�minoles. - �a nous sera utile !

Il faut savoir jusqu'� quel point ils lui plaisent.

Il ne semble pas approuver nos m�thodes vis-�-vis d'Osceola.

Surveillez-le.

Je veux des rapports d�taill�s.

C'est un ordre.

RELAIS DE MARCHANDISES MULDOON

Monsieur Lance !

MIle R�vire !

- Il y a si longtemps ! - Cinq ans.

Pourquoi ne m'as-tu pas pr�venue ?

Je t'apporte ma lettre plus vite que la poste.

Elle t'annonce que j'arrive et que je t'aime toujours autant.

M. Lance, vous avez grandi, et vous voil� soldat,

comme vous le vouliez tant !

Je vous vois encore jouer avec le petit John...

Mattie-Sue, pr�pare � d�ner pour le lieutenant.

Merci, j'ai d�n� au Fort.

Eh bien... sauve-toi donc !

- Tu �tais au Fort King ? - Je viens d'y arriver.

Tu devras me supporter tout le temps !

Ce n'est qu'une petite garnison.

On y a besoin de toi ?

C'�tait une petite garnison. Plus maintenant.

Les S�minoles doivent partir, ou l'arm�e les chassera.

- Ce sont nos amis ! - Je l'ai dit au major.

Il s'agit surtout de leur chef, Osceola.

Il ment pour garder le pouvoir.

On voit que je suis officier !

Je ne fais que parler de l'arm�e ! Pas tr�s romanesque !

- Tu es devenue femme. - On change, � vivre seule.

Tu as chang� ? Tu as d'autres id�es sur nous ?

R�ponds-moi !

Nous avons eu une jolie enfance. Comme on �tait heureux !

Tous les trois ?

Qu'est-il arriv�, R�vire ? Tu le sais...

� John ?

Il a disparu, c'est tout.

Mais �a ne tient pas debout !

Il r�vait d'entrer � l'�cole militaire.

Et le jour enfin venu, il dispara�t... Pourquoi ?

John ne nous ressemblait pas. Nous le savions bien.

Il pensait plus profond�ment.

Il a s�rement eu une bonne raison pour agir ainsi.

Peut-�tre � cause de sa famille, de son h�r�dit�.

- Il craignait d'�tre humili�. - Non.

John �tait fier de sa m�re peau-rouge.

Il aurait d� �tre fier d'�tre le 1er Peau-Rouge admis � l'�cole.

On le saura peut-�tre un jour. Cesse de t'inqui�ter.

Le puis-je, quand je perds mon meilleur ami...

Et peut-�tre plus grave encore ?

Trop familier ? Comme si je t'avais quitt�e hier.

Laisse-moi le temps de refaire connaissance.

Je mangerai bien un petit morceau. La journ�e a �t� longue.

M. Lance n'a pas chang�. Il a faim !

Si heureuse que tu sois l� ! Quand reviens-tu ?

� chaque minute de libert�.

J'avais tant � dire... que je me suis tu.

Mais j'y pense toujours.

Merci !

- Bonne nuit. - Bonne nuit.

Que veux-tu ?

Paix, guerrier Kajek ! Je viens voir le Chef.

Tu ne devrais pas �tre ici.

Mon message est des plus urgent.

Je ne te crois pas.

Fais silence, mon fils.

Il tenait conseil. Viens, nous le trouverons.

Tu sais que tu ne dois venir qu'� mon appel.

John, je t'apporte des nouvelles importantes sur l'arm�e.

Les militaires commencent � se lasser.

Bient�t, officiers et soldats repartiront pour l'ouest.

Ils vont marcher contre toi.

- Qu'en sais-tu ? - J'ai vu un officier...

Lance Caldwell.

�tes-vous pr�ts � rencontrer les Cherokees ?

Parle, MIle Muldoon est notre amie.

Nous partons dans une heure pour les rejoindre.

Et nous aurons assez de fusils pour chasser les soldats.

Et vivre � jamais en disgr�ce !

Mais tu d�sirais cette alliance ?

J'avais promis qu'en �change des fusils,

nous cacherions les dissidents parmi nous.

- On n'avait pas le choix. - Et maintenant ?

Elle m'annonce une nouvelle :

Un ami d'enfance est d�sormais officier au Fort.

Je lui demanderai de tenir conseil avec moi.

Les fusils d'abord, le conseil ensuite.

Que d�sires-tu ?

Rencontrer les dissidents, mais sans marchandage.

MIle Muldoon ira trouver mon ami au Fort.

Et si cet ami refuse de l'�couter ?

Alors, on pensera aux fusils.

Les pluies vont venir...

Nous devrons rester dans les marais.

Les vivres vol�s sont insuffisants. Bien des n�tres mourront.

Courons-en le risque !

Non, luttons !

Tu es notre chef, je me fie � tes paroles.

Reste au village.

Je suivrai mon p�re.

Reste, mon fils.

Demander la paix est fou quand la haine aveugle.

La jeunesse est t�m�raire.

Bien, p�re.

Kalouk... �vite les soldats.

Il ne doit y avoir aucun sang r�pandu.

� tes ordres.

� l'aube, mes guerriers te raccompagneront.

Vois-le et r�v�le-lui mon identit�.

Lance me parlera, tu crois ?

J'en suis s�re, John.

Cette soir�e est � nous. Profitons-en.

Qu'as-tu, John ?

Je pensais � Lance.

Notre r�ve est mort... Tu lui appartiens.

Non, � toi, John.

Sois certaine de mon amour. Mais Lance est tr�s bien.

Il a r�ussi. Il est officier.

Et c'est un blanc.

Et tu es un m�tis, chef d'une tribu dissidente.

Tu aurais pu �tre officier, mais es rest� pour aider les tiens.

Et si j'�choue ? Tu serais ma squaw dans un village peau-rouge ?

Ce n'est pas obligatoire, si la paix s'�tablit.

Ton peuple m'accepterait-il comme ton mari ?

Je pense � ton avenir.

Lance et toi avez la m�me vie.

�tudie son milieu avant de d�cider.

Entendu, John.

Nous attendrons.

C'est moi qui attendrai.

On en a rep�r�, mon lieutenant. J'ai laiss� Taft de garde.

Que s'est-il pass� ?

Ils venaient, j'ai tir�. Un est tomb�, les 3 autres ont fui.

� quatre contre un !

- Dites la v�rit�. - Je la dis. Ils...

Vous avez pris peur ! Il a �t� tu� dans le dos.

J'ai cru qu'ils m'avaient vu ! Alors, j'ai tir�.

Comment avez-vous pu ?

Pardonnez-moi, mais ce n'est qu'un gosse.

Ils ont fui sans combattre ?

Je... ne me rappelle pas.

Vous avez pris peur. C'est bien ce qui s'est pass� ?

Oui... c'est bien �a.

Rejoignez les autres.

J'aurais fait pareil. C'�tait peut-�tre un pi�ge.

L'affaire est grave. Il s'agit d'un chef.

Peut-�tre Osceola ?

Les tam-tams aviseront mon guetteur de te donner un cheval.

Va le plus vite possible.

Le reste regarde Lance.

Je voulais vous voir au sujet de l'incident de ce matin.

J'ai lu votre rapport et je tiens � vous poser quelques questions.

� votre avis, pourquoi les S�minoles temporisent-ils ainsi ?

Je vous l'ai dit : Ils sont pacifiques.

Ils attendent l'occasion de tout r�gler dans le calme.

C'est pourquoi vous avez bl�m� Taft d'avoir fait son devoir ?

Il a reconnu ses torts.

Ils �taient plus nombreux que lui, mais n'ont pas lutt�.

Preuve de leurs sentiments.

Ils prouvent leurs sentiments en volant vivres et chevaux !

Vous �tes ici pour faire du renseignement.

Pas pour me dire pourquoi ou comment me battre !

Et aucun de mes soldats ne sera puni pour avoir tu� ces gens-l�.

Compris ?

Vous pouvez disposer.

Sergent Smiley !

R�union des officiers � 8 heures.

Prenez note :

"Au g�n�ral de brigade.

"Sujet : Sous-lieutenant Lance Caldwell.

"Son attitude."

Il est temps d'entrer en campagne d�finitive contre les S�minoles.

D'apr�s de r�cents renseignements, je suis convaincu qu'Osceola

n'a pas assez d'hommes ni d'armes pour r�sister longtemps.

Je d�cide donc de l'attaquer avec un petit d�tachement, sans tarder.

Osceola, � l'abri dans son village,

contemple ses marais et est persuad� qu'ils sont une d�fense suffisante.

Je suis heureux qu'il le croie

car une attaque surprise et sa capture

d�sorganiseront sa tribu avant que les dissidents ne la joignent.

Certains de vous ne connaissent pas ce territoire.

M. Caldwell, originaire de Floride,

vous en enseignera les secrets.

Ceux qui ne m'accompagneront pas pourront s'en servir plus tard.

Lieutenant Caldwell.

Mon commandant, puis-je vous parler d'abord ?

Ce que vous avez � me dire peut �tre dit devant ces messieurs.

� vos ordres.

Je sugg�re de ne pas marcher contre les S�minoles.

Il est hasardeux de traverser les marais en cette saison.

Les hommes devraient �tre entra�n�s.

Une question, je vous prie.

Par "hasardeux", voulez-vous dire "impossible" ?

- Non. - Suffit !

Le bulletin de service sera affich� ce soir.

En selle � 6 h du matin. Vivres et munitions pour 7 jours.

Messieurs, disposez.

Lieutenant, veuillez rester.

- Que signifie cette com�die ? - J'ai demand� un entretien priv�.

Comment osez-vous sugg�rer que j'annule mes ordres !

Bient�t les pluies repousseront les S�minoles sur les collines.

On pourra les atteindre.

Et ils auront eu le temps d'accumuler

assez de munitions pour faire durer la campagne.

J'ai cru de mon devoir de vous pr�venir.

Vous avez dit vous-m�me que ce n'�tait pas "impossible".

Ce sera une surprise tactique.

Conduisez-moi, je ferai le reste !

Pr�parez l'itin�raire. Je le ferai prendre dans une heure.

- Je viens chercher l'itin�raire. - Le voici.

- Vous �tes avec le major depuis... - Dix ans.

J'ai fait avec lui l'exp�dition de la Crique.

Il est cal� ? Vous devez �tre fier de servir sous lui.

Oui, c'est un bon officier.

Depuis 3 ans, il attend sa nomination de Lt-Colonel.

Il faut �tre patient avec lui.

Je comprends.

Lors de cette exp�dition de la Crique, nous avions un officier

qui nous a vendus aux Rouges, causant de nombreuses pertes.

Et je l'inqui�te ?

Admettez que vous lui avez donn� raison de s'alarmer.

Peut-�tre...

Je ne vous ai rien dit. Bonsoir, mon lieutenant.

Formez la colonne !

� droite ! Marche !

Caporal, quelqu'un approche !

- Qui va l� ? - R�vire Muldoon.

Je veux voir le Lt. Caldwell.

- Il est parti il y a 1 h. - Quand reviendra-t-il ?

Sais pas.

Et votre cheval est trop fourbu pour le rattraper.

- C'est vous qui tenez le relais ? - C'est moi.

Le lieutenant ira vous voir d�s son retour.

C'est tr�s urgent.

C'est un de nos chevaux vol�s... et pas mont� par un Peau-Rouge !

Par le flanc droit, halte !

Sergent Magruder !

Deux hommes de garde aux chevaux. Les autres, au caisson.

Pour quoi faire ?

Pour le tirer !

Il faut que ce canon passe.

Et les chevaux feraient trop de bruit.

Pied � terre !

Pr�ts � descendre !

Pied � terre !

Rien ne me force � m'expliquer.

Pourtant, je le ferai.

Je veux surprendre les sauvages avec ce petit d�tachement,

plut�t qu'avec la force du nombre.

� partir de maintenant, parlez tout bas.

C'est un ordre.

Lieutenant, faites avancer !

Merci, lieutenant.

Il a le bras cass�.

Sur le caisson.

En avant, lieutenant.

Le vieux commence � me rendre ambitieux.

Ambitieux ? Comment �a ?

C'est la premi�re fois que j'ai envie d'�tre officier !

Comment va-t-il ?

La fi�vre monte.

Pardon d'avoir hurl� comme �a...

Je savais plus... ce que je faisais...

Du calme, petit.

Faites comprendre aux hommes que tout incident

risque de causer l'�chec de notre exp�dition.

Sergent Magruder !

Quand les hommes auront astiqu� leur �quipement,

veillez � ce qu'ils soient bien nourris et install�s.

Dites-leur que je suis content d'eux.

Combien de temps pour atteindre le village ?

- � cette allure... - Combien de temps !

Une journ�e, au plus.

Jusqu'ici, nous avons march� selon mes pr�visions.

Les Peaux-Rouges des marais ne diff�rent pas de ceux des bois.

Et je suis expert... � les tuer !

Puis-je sugg�rer que les hommes ouvrent leurs cols ?

Vous connaissez le r�glement !

Sables mouvants !

Je veux ce canon !

- Le canon ! - Un fusil !

Attention � son bras !

Il vit ?

- Vous deviez sauver le canon ! - Une vie est plus importante.

Pour en risquer vingt autres ? C'�tait notre meilleure protection.

Nous avons du chemin � faire.

Formez le d�tachement.

Tout est pr�t.

Repos !

�a vous remue de poursuivre ces Peaux-Rouges.

Et �a empire.

J'esp�rais qu'on pourrait r�gler l'affaire en paix.

Comme nous tous, mon lieutenant.

Enfin, presque tous.

J'en ai vu, des campagnes. Mais c'est la pire !

En tout cas, on peut choisir sa mort :

Eau, fatigue, ou Peaux-Rouges.

Si seulement on a la veine d'en voir, des Peaux-Rouges !

Bandez-lui les yeux, b�illonnez-le !

- Il a la fi�vre... - Je le sais ! B�illonnez-le !

Comment vaincre un marais ?

C'est encore loin ?

Une patrouille !

Magruder !

Allez en �claireur avec quelques hommes.

Que les hommes nettoient leurs armes.

Asseyez-vous.

Puis-je voir si votre lame est bien affin�e ?

On en a vu. Ils tiennent une sorte de palabre.

Visibles comme le soleil en plein jour !

Parfait !

Lieutenant, on va jeter un �il sur l'ennemi ?

Qu'en pensez-vous ?

Ce n'est pas une danse de guerre. Ils ignorent notre pr�sence.

J'en suis certain !

Quand ils dormiront, nous les cr�veront une fois pour toutes

et nous repartirons � l'aube !

Tout est pr�t.

- Et le caporal ? - On le ramassera apr�s.

Rechargez !

Ils ont fui !

Ils ont fui...

Revenez vous battre !

Il sauve le lieutenant !

Tant mieux ! Nous, on a celui-ci � sauver.

C'est toi le chef ?

Osceola ?

C'est toi Osceola ?

Du calme. Les feuilles pomperont le poison de tes blessures.

Pourquoi m'a-t-on sauv� ?

Oui... pourquoi ?

Peut-�tre comme otage ?

Ou parce que du sang de Blanc coule dans tes veines !

Pourquoi l'a-t-on sauv� ?

Je suis ton chef et n'ai rien � expliquer !

Mon p�re est mort � cause de lui. Je demande vengeance !

Si mes actes t'offensent, on tiendra conseil. Va-t'en !

Comment te sens-tu, Lance ?

John !

Pourquoi ne m'as-tu pas laiss� mourir en soldat ?

J'ignore pourquoi je t'ai �pargn�.

Le sang des miens est sur toi. Tu es la cause de ce massacre.

- Massacre ? - Je cherchais la paix !

Tes soldats ont attaqu�.

Comment pouvais-je retenir les miens apr�s cette boucherie ?

Pourquoi n'as-tu pas �cout� R�vire ?

Elle a �t� te trouver pour t'offrir la paix.

Je ne l'ai vue qu'une fois. Elle ne m'a rien dit.

Toi et R�vire ?

Qui sait quoi que ce soit ? Nous parlerons plus tard.

Veuillez entrer.

Ce rapport est grotesque, capitaine.

Mais, mon commandant, les hommes ont durement pein�.

Pas assez. Doublez l'exercice.

- Vous ne faisiez pas ainsi... - Doublez l'exercice !

Disposez, lieutenant.

MIle Muldoon ?

Voici la copie d'une lettre adress�e � la Guerre

avant notre exp�dition.

Cela vous int�ressera.

"Le Lt. Lance Caldwell

"tient t�te � ses sup�rieurs

"et a plusieurs fois �t� r�primand�

"pour son attitude en ce qui concerne les S�minoles."

La lettre indique aussi qu'il a �t� vu en compagnie de R�vire Muldoon,

laquelle MIle Muldoon s'est rendue au camp d'Osceola.

Est-ce exact ?

Je ne vous comprends pas du tout.

Vous �tes venue ici l'autre jour sur un cheval � nous,

vol� par les S�minoles.

Qu'avez-vous � dire l�-dessus ?

On m'a amen�e ici sans explication.

J'exige qu'on m'en donne !

Je soup�onne le Lt. Caldwell et vous de traiter avec l'ennemi.

Absurde !

Asseyez-vous.

Sergent, voici MIle Muldoon.

Parlez-lui du Lt. Caldwell.

Le Lt. �tait avec nous quand les S�minoles nous ont fauch�s.

Le major, le soldat Scott et moi, sommes les seuls survivants.

Et le Lt. Caldwell ?

- D�s avant notre d�part... - Des faits ! Des faits !

Il est sauf, bien que bless� en couvrant notre retraite.

Ils l'ont �pargn� et l'ont emmen�.

Et les autres, les ont-ils "�pargn�s" ?

Non. Comme je l'ai dit, il est le seul.

Un chef militaire doit changer sa tactique d'apr�s la situation.

J'ai d�cid� de r�gler l'affaire

pacifiquement avec Osceola.

Vous seule pouvez entrer au village s�minole.

Persuadez Osceola de venir ici sous le drapeau blanc,

et vous l�verez tous mes doutes � votre sujet.

Et qu'arrivera-t-il � Osceola ?

J'ai dit : "sous le drapeau blanc".

Et si je refuse,

il viendra des troupes fra�ches au Fort King ?

- Peut-�tre un autre chef ? - Peut-�tre.

Peut-�tre la ruine de toute ma carri�re.

La prison pour vous et la Cour martiale

pour votre Lt. Caldwell.

Quand croyez-vous pouvoir partir ?

D�s demain matin.

Je vais faire le n�cessaire.

John, navr�e d'avoir �chou�.

Il y a eu beaucoup de morts.

L'arm�e t'envoie une offre de paix.

John, je veux parler � Lance et � toi.

Ses blessures gu�rissent mais pas sa douleur.

R�vire, je lui ai tout dit.

Je vais le voir.

J'irai apr�s.

Passez les premi�res minutes seuls.

Heureuse de te savoir mieux.

Pour ton bonheur et celui de John, j'aurais d� mourir !

Je pensais que le temps arrangerait les choses.

Il m'a dit que tu avais voulu m'avertir.

Je t'ai rat� de bien peu.

Bon, c'est fait.

Plus rien � ajouter.

- Au Fort, on sait que tu es sauf. - Comment ?

Le sergent Scott a surv�cu, ils les a vus t'emmener.

Et on me tient pour tra�tre ? Mieux vaudrait �tre mort.

Cela ne vaut rien pour personne.

Le major d�sire clore ces luttes. C'est pourquoi il m'envoie.

Il veut que tu lui am�nes John pour discuter.

Discuter !

Il faut que tu y retournes.

Affronte la r�alit�.

Je ne crois plus qu'il puisse y avoir de paix.

Moi, je veux le croire, pour nos deux peuples.

Nous irons.

Mes amis,

il y a beaucoup d'amertume entre nous et les Blancs.

C'est difficile � effacer.

Pourtant, un espoir de paix subsiste.

Essayons � nouveau d'�treindre leurs mains.

Leurs mains tiennent les armes destin�es � nous duper.

J'ai la parole de leur chef.

Je vais au Fort King. Souhaitez que je r�ussisse.

Avec les compliments du major.

Veuillez changer d'uniforme, il vous attend.

Le chef me suivra.

Merci, lieutenant.

Tout ira bien, John.

Je suis � votre disposition.

Ils l'ont rou� de coups, et jet� dans la fosse !

Osceola ? Sur l'ordre du major ?

- Halte ! - Ouvrez �a !

J'ai dit : Ouvrez !

L'�chelle !

John ! Que t'ont-ils fait ?

On voulait me faire signer notre reddition sans conditions.

- J'ai refus�. - Gravement bless� ?

Je le crains.

Crois-tu que je t'aie trahi ?

C'est sans importance.

Ton major est insens� !

Il pousse encore plus les miens � la guerre.

Un instant, vous ne...

Le r�glement veut qu'on se fasse annoncer !

J'ai amen� Osceola ici en armistice !

Veuillez prendre un ton poli.

Vous l'avez attir� dans un guet-apens !

J'ai offert la paix � Osceola, et il a refus� !

Vous ne lui laissiez aucun espoir !

Tout un d�tachement a �t� fauch� !

Osceola m'a fait subir le premier d�sastre de ma carri�re.

Je le garde prisonnier !

Vous avez perdu tout sens de l'honneur !

Je ne partage pas votre sens de l'honneur.

Suffit.

Osceola avait foi en moi. Il repartira libre et digne !

Suffit !

- Faites la moiti� du chemin. - Jamais !

Ceci est un territoire am�ricain, que je dois prot�ger.

Sortez, avant que je ne vous jette en prison !

Votre sens du devoir s'est chang� en une folie de haine.

Vous stigmatisez une race pour une d�faite dont vous �tes la cause !

Et maintenant, ceci !

Lib�rez Osceola !

- Sortez ! - J'exige sa libert� !

Vous exigez !

Vous n'avez fait que donner des ordres.

Indigne du nom d'officier !

C'est moi qui commande ici,

et je le ferai � ma fa�on.

Vous �tes tr�s malade, major !

Je sais ce que vous voudriez.

Mais je ne l�verai pas la main sur vous.

Rendez-moi �a !

Vous ne pouvez me l'arracher que par la Cour martiale.

Bon, je vous le donne.

Ainsi que la Cour martiale !

Sergent Smiley !

Navr�, ordre du major.

Je n'y comprends rien, mais vous �tes aux arr�ts.

La pluie, elle commence.

Venez, mon lieutenant.

- Kajek ! - Assez attendu !

- Le Blanc a encore menti. - Je suis ton chef !

Le chef, c'est moi. Toi, tu nous as trahis.

�coute, Kajek !

Faites vite ! Je doute qu'Osceola vive jusqu'� demain.

- Qui est de garde ? - Ne vous inqui�tez pas.

Crois-moi, aie confiance.

Les mots tu� mon p�re, et t'ont d�truit.

Mais ils ne d�truiront pas mon peuple !

Je vous croyais aux arr�ts.

Il a tu� la sentinelle ?

Non, sergent. Osceola est mort.

Esp�rons que non. Car il ne resterait que vous.

Que moi.

Messieurs, je vous ai dit toute la v�rit�.

Lt. Caldwell, ce tribunal doit vous juger avec impartialit�.

Mais vous ne lui laissez pas grande marge.

Je le sais.

Ce Peau-Rouge aurait tu�

la sentinelle pour pouvoir abattre Osceola ?

Mais Osceola �tait aim� et respect� de son peuple.

Le rapport t�moigne qu'Osceola est mort noy�.

Donc, le S�minole ne l'aurait pas tu� ?

Je luttais avec lui, pour prot�ger le chef.

Le sergent de garde n'a vu

aucun Peau-Rouge sur les lieux.

Ne pouvez-vous faire venir ce S�minole ?

Non, je ne peux pas.

Je n'ai � vous offrir que ce que je vous ai dit.

Avez-vous port� plainte contre le Lt. Caldwell ?

Quand j'ai vu que l'indiscipline du Lt. Caldwell

comprenait crime et trahison,

j'ai d� le signaler au minist�re de la Guerre.

J'ai une copie de la lettre envoy�e � Washington.

C'est un rapport sur l'insubordination du lieutenant.

Qu'est-il arriv� pour motiver la lettre du major Degan ?

Quand le major m'a appel�, le lieutenant �tait l�.

Le major le bl�mait d'avoir puni un soldat.

Le Lt. Avait ordonn� qu'on ne tue pas de Peaux-Rouges.

Le Lt. Caldwell traitait avec l'ennemi ?

- Difficile � dire. - Oui ou non ?

Alors ? Oui ou non ?

Oui.

Vous �tiez de garde quand on a tu� la sentinelle ?

- Comment fut-il tu� ? - Poignard� dans le dos.

- Vous avez trouv� la lame ? - Oui, peu apr�s.

Dans la fosse, pr�s du Lt. Caldwell.

Merci, sergent. L'accusation a termin�.

Messieurs, � vous de juger.

Veuillez noter votre verdict : "Coupable ou Non Coupable".

Accus�, levez-vous et avancez.

La Cour vous d�clare coupable.

Lt. Caldwell, vous serez fusill�.

Nous sommes pr�ts, Lt. Caldwell.

Permettez.

Alors ?

Garde � vous !

C'est inutile.

Ex�cution.

En joue !

Le Fort est cern�, vous m'�couterez.

J'entre par la porte.

Jetez vos sabres !

Je viens chercher le corps d'Osceola, et parler � votre chef.

C'est moi. Parle.

Je suis Kajek, chef des S�minoles.

La Blanche est venue � mon camp.

Elle m'a parl� de cet officier.

C'est moi qui ai tu� la sentinelle.

Je voulais abattre Osceola. Vos mensonges l'avaient aveugl�.

Un chef doit �tre assez fort pour recevoir l'ennemi dans son camp

sans se fier aux faux drapeaux blancs qui flottent dans la brise.

Est-ce le guerrier dont vous parliez ?

Pourquoi viens-tu avouer ton crime ?

Les S�minoles sont fiers.

Nul autre ne portera mon fardeau. Maintenant, nous prenons notre chef.

Emporte ton chef.

Quand le temps aura gu�ri toutes blessures, nous reparlerons.

Je vais demander officiellement votre r�habilitation.

Et je ferai faire une enqu�te sur le major Degan.

Ceci est bien.

Garde � vous !

Alors, lieutenant ?

Peut-�tre est-ce le d�but d'une vie nouvelle.

Je l'esp�re.

Je les connais bien, ils ne veulent que la paix.

Rompez les rangs.

Il �tait grand. Il aimait son peuple.

Tous les peuples. C'est ce qui le rendait grand.

Adaptation : Suzanne FLOUR

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