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Après tout,
ce n'est qu'un marécage.
C'est ce qui le rend différent,
différent de n'importe quel autre endroit.
Un marécage.
Au fond de ces eaux,
sous cette boue,
se cachent des choses, et le simple fait d'y penser
est terrifiant.
Ce qui s'y trouve est source de cauchemars,
et c'est sur ça que repose notre ville.
Tous ces édifices,
tout ce qui existe, est bâti sur un marécage.
Pensez-y :
une cité entière construite sur des eaux sombres,
sales et immobiles.
Cette ville, C'est New-Orleans.
On y enterre même les gens
d'une façon différente. Hors de terre.
Pour que les morts soient hors du marécage.
En tous cas, c'est ce que l'on dit.
En ce moment, ils enterrent un homme
qui s'est enlisé dans un marécage,
et qui n'en est jamais revenu.
Son marécage
était une femme superbe.
Une femme si belle
que tout homme en aurait hurlé de joie
et pour l'avoir, aurait pris le risque de se noyer,
se faire arracher le cerveau, ou se laisser dévorer vivant.
Tellement elle était belle.
S E D U C T I O N F A T A L E
Okay...
On cherche les filles.
- J. A. ! - Bonjour !
- Comment ça va ? - Bien.
Bonjour.
Je peux vous aider, M. Leblanc ?
Est-ce que je peux parler avec tes gars ?
Bien sûr !
Mais ce ne sont pas des grands travailleurs !
Mais il y en a qui savent y faire avec les femmes ?
Qui savent y faire avec les femmes ?
Si on les écoute ce sont tous des playboys !
Il doit bien y en avoir un qui le soit vraiment !
Si je devais en choisir un, je vous dirais...
Là, vous voyez le gars avec le tricot bleu ?
Lui il a un sacré tableau de chasse !
- Merci. - De rien !
- Eh, comment ça va ? - Bien... et vous ?
Tu t'appelles comment ?
Carl.
Carl, je te présente Dot.
- Qui ? - Dot !
Il s'appelle comme ça ?
Oui ! Il s'appelle vraiment: Dot !
- Quel nom idiot ! - Eh oui...
Au plaisir.
Tout le plaisir est pour moi, chef.
Agressif !
- J. A... - Oui ?
Lui, c'est qui ?
Lui, c'est Jimmy Mulate. Il travaille ici à mi-temps.
Il est charpentier.
Il n'est pas établi ici. Il va et il vient,
il étudie le droit aux cours du soir, et...
Le droit ?
Oui, le droit. Il vient juste quand il a besoin d'argent.
Je voulais l'embaucher à plein temps,
mais il ne veut pas. Il a d'autres projets.
- Comment ça va ? - Bien, merci.
On m'a dit que tu es charpentier.
Oui, il paraît.
Tu peux arrêter un instant, je voudrais te parler.
On me paie pour travailler, pas pour parler.
Dis, écoute un peu...
Tu ne sais pas à qui tu parles, pas vrai ?
- C'est Charles Leblanc... - Arrête !
C'est le propriétaire de cette boite, toi y compris !
Donne !
Autrement dit c'est lui qui paie ton salaire.
Tiens. Voilà 100 $.
Je t'invite à déjeuner. D'accord ?
Trésor... tu nous amènes une bière ?
J'arrive.
Alors,
dis-moi...
Ta mère habite où ?
Elle est partie, quand j'étais petit.
Des choses qui arrivent !
Des choses qui arrivent...
Et mon père,
il est... dans une maison de santé,
il a eu une sorte d'AVC.
Je ne voudrais pas sembler malpoli,
mais vous pourriez me dire ce que vous voulez ?
Tu veux devenir avocat, c'est ça ?
Alors, tu devrais t'y connaître...
en accord verbal !
Ca fait une demi- heure qu'on est là.
Pour 100$, tu me dois...
- tu me dois 15 minutes. - Le temps passe,
et je ne veux pas vous faire perdre du temps.
Exact. J'apprécie, tu sais.
Ecoute,
je veux te faire disons... une proposition de boulot.
J'ai une très belle femme.
Tu ne peux pas imaginer.
Tu vois,
j'ai appris que j'ai...
une excroissance dans la tête. Une tumeur, quoi.
Et ça,
ça me fait venir un tas d'idées terribles.
La première idée qui m'est venue, c'est que...
je dois penser à tout. Si jamais...
en fait, bientôt je ne serai plus là.
Alors, je veux savoir si elle est fidèle,
je veux avoir la confirmation qu'elle m'aime.
Mais elle est si belle que j'ai du mal à my croire.
Je suis touché que vous me disiez tout ça, Monsieur.
Mais je ne vois pas ce que vous attendez de moi.
J'ai encore 10 minutes pour parler !
J'ai le temps. OK ?
Ce que je voudrais que tu fasses,
c'est que tu essaies de séduire ma femme.
Je te payerai 10 000$ pour ça.
Juste pour essayer un peu avec elle.
Et si elle...
devait succomber à ton charme,
si tu arrives à la séduire,
et bien alors, je te donnerai 50 000$.
Vous testez mon intégrité professionnelle, M Leblanc !
Non, non, non !
Voilà le numéro de ma maison,
et sa photographie.
Maintenant, penses-y, mais pas trop longtemps,
mon garçon, il ne me reste pas beaucoup de temps.
Et surtout, tu n'en parles à personne.
Personne.
En fait, votre offre est alléchante, M Leblanc,
mais je crois que je vais prendre les 100$
que vous m'avez offerts pour le repas
et retourner au travail.
Mignon, mais prétentieux.
Moi je pense qu'il est aussi un peu pédé.
Bonjour, chéri.
Eh, tu es magnifique ! Viens là !
Alors,
il est arrivé ?
Qu'est-ce qui est arrivé ?
Mon cadre !
Ton cadre, oui. Il est arrivé cet après-midi.
Tout emballé.
Ils l'ont ouvert, ils l'ont posé sur le mur, et...
et... il est où ?
Il coûte peut être un demi million de dollars,
mais il est pas mal, pas vrai ?
Je le trouve magnifique.
Evidemment...
Comment s'est passée ta journée ?
J'ai mangé chez Mister Bim.
- Avec qui ? - Toute seule !
Et puis j'ai passé un très bon après-midi.
Tu as vu... ton amie ?
Elle m'a raconté l'histoire de son aïeule
qui possédait plein de journaux.
Toi aussi tu vas devenir célèbre, non ?
Tu vas écrire
un film merveilleux, et puis tu iras à Hollywood.
Là tu vas rencontrer
des beaux garçons, tous bien pomponnés,
à la Brad Pitt.
Je n'irai nulle part. Ma place, c'est ici.
Ils viendront me chercher s'ils veulent.
Ils seront tous bien plus jeunes que moi.
Ta ta ! Ca va, l'avocat ?
- Et toi, cow-boy ? - Je suis mort.
Ah... je suis crevé.
C'est quoi ? Pour ton apprentissage ?
Non, j'ai écrit mais je n'ai pas de réponses.
- Et toi tu as été sage ? - Bien sûr !
Tu me connais !
Je t'ai dit que Polly est revenu en ville ?
Polly ? Mon Dieu !
Et ce salaud ne m'a même pas appelé.
C'est plutôt une bonne chose.
Il doit se taper quelqu'un d'autre.
Et il va lui transmettre le virus.
Ted... tu ne dois plus le voir.
C'est fini, non ?
Oui. C'est fini.
C'est fini, c'est tout. Tu as quoi là dedans ?
Ecoute plutôt ce qui m'est arrivé aujourd'hui.
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Si quelqu'un t'offrait...
50 000 dollars,
pour coucher avec elle,
tu ferais quoi ?
Mais tu sais qui c'est ?
C'est un ancien modèle de chez Calvin Klein !
Merci, mais ça ne me facilite pas le travail !
Ah, vraiment ? OK...
Je vais te faire un exercice de maths.
Tu travailles 14 heures par jour,
6 jours par semaine, et tu gagnes...
8 dollars de l'heure, c'est ça ?
Juste pour terminer tes études de droit.
Le soir tu es si crevé que tu n'arrives plus à étudier.
Avec 50 000$, tu paies tous tes frais d'inscription
en un seul coup. Et c'est réglé. Boum !
Mais je ne sais même plus comment on fait !
Ca va faire 6 mois que je ne suis pas sorti avec une fille !
Et puis je suis si crevé que j'arriverais pas à bander !
Le pauvre... Jimmy !
C'est quoi ? Tu as un problème moral ?
Tu veux être avocat, oublie la morale !
Tu n'as aucune raison d'avoir des remords !
Maintenant, prends le téléphone, appelle ce gars,
et dis-lui :
Après une étude attentive de votre offre, M. Leblanc,
je crois que malgré ma grande désapprobation,
j'accepterai de baiser la magnifique ex-modèle
- votre femme actuelle - pour 50 000 dollars.
Et je propose de le faire gratis la 2ème fois.
Ah... merde !
Allo ?
C'était qui ?
- Ca a raccroché. - Mais c'était qui ?
- Ca a raccroché ! - Oui, mais c'était qui ?
Tu ne crois pas que ça serait mieux comme ça ?
Oui, peut-être.
On pourrait tout abaisser de quelques millimètres...
et déplacer la porte, pour qu'elle ne gène pas.
On pourrait commencer les travaux rapidement.
Bonjour, chérie.
Tu te souviens de J. A. ?
- Bonjour ! - Bonjour.
Jimmy Mulate
- Enchanté. - Enchantée.
Voilà les plans des nouvelles portes.
C'est lui qui les a faits.
Pas mal, hein ?
C'est ça que tu voulais me montrer ?
Oui !
Je voulais ton approbation !
C'est beau.
Ce jeune homme est très doué.
J. A. ...
Je pensais les faire faire en cyprès sinker.
Qu'est-ce que c'est ?
Le cyprès sinker, c'est...
un cyprès qui est tombé par accident dans le marécage,
et qui est resté sous l'eau pendant plus de cent ans.
Alors il est plus lumineux que les cyprès normaux.
Parfois ça lui donne des veinures qui le veillissent.
Il faut draguer le marécage pour les attraper, mais
c'est probablement...
le plus beau bois que j'aie jamais vu !
Je peux y aller ?
- Tu vas faire du shopping ? - Oui mon amour.
Ca a été un plaisir. Au revoir.
Si je ne me trompe pas vous avez dit 10 000 $.
Je suppose que c'est en liquide ?
Bien sûr.
Mais d'abord il faut fixer quelques règles.
Elle a un signe...
à un endroit très intime.
- Un signe ? - Oui...
Comme un grain de beauté, vous voulez dire ?
J'ai dit un signe.
A toi de le trouver,
et de me dire de quelle forme il est.
Je ne crois pas que tu arriveras jusque là,
mais si c'était le cas tu devras me le dire.
Et tu auras les 40 000 dollars restants.
Intéressant.
Alors, comment vous voulez procéder ?
Je dois m'en aller pour environ une semaine.
Tu viendras chez moi pour des petits travaux.
Votre femme a...
des centres d'intérêt, des hobbies ?
Elle fait du yoga 3 fois par semaine, vers 9h30.
Où ça ?
Au centre de fitness près de Lakeside Mall.
Elle aime la musique,
elle adore John Lee Hooker. Le blues, quoi.
Parfait ! C'est mon style préféré !
Un point de plus pour moi.
Bien.
J'espère ne pas vous décevoir, Monsieur.
Charlie... Je crois que tu déraillles.
Ta femme !
Et tu sais que je ne m'occupe pas d'infidélité,
uniquement de l'espionnage industriel.
Ne joue pas avec ça. C'est un ancien appareil photo.
Merci.
Tu sais la seule chose que j'aime chez toi, Blades ?
C'est que quand tu pars faire un tour,
tu écoutes la merde qui se dit sur les autres,
sans jamais attraper un peu de merde sur toi.
Tu ne te salis jamais.
Oui, mais comme ça que je t'ai fait gagner
un tas de fric.
Les petites annonces au rabais,
les terrains constructibles...
Je ne suis pas venu ici pour jouer.
Tu vois ce bonhomme silencieux derrière toi ?
Tu le vois ?
Si tu refuses de faire ça pour moi,
chaque jour restant de ta vie,
il arrachera un petit morceau de toi.
C'est un service personnel que je te demande.
Pour 150 $ de l'heure, tu pourras reste assis
dans ta voiture en les écoutant s'essouffler.
Oh mon Dieu...
- 250 $ de l'heure. - Qu'est ce que tu dis ?
250 $ de l'heure.
Si tu veux que je le fasse c'est 250 $ de l'heure.
Et juste parce que je te rends un service personnel.
C'est bon.
Accord conclu ?
Oui.
Très bien.
Alors, tu veux que je fasse quoi ?
J'enregistre les voix ou tu veux des images ?
Il existe une camera de la taille d'un criquet.
Tu peux regarder dans le cul d'un ver pour savoir s'il va chier.
Elle démarre automatiquement, tu peux la mettre n'importe où,
mais je n'en ai que trois.
Bien...
- Tu veux les mettre où ? - Dans le bain à remous.
Dans le bain à remous, oui !
Moi je ferais ça là, si je devais me taper quelqu'un.
Je lui apporterais quelques bijoux,
et du champagne, pas trop cher.
Oui, moi je ferais ça dans le bain à remous.
Je te remercie.
De rien.
Il a la classe !
Je dois aller à Dallas pour quelques jours.
On va entamer la 2ème phase d'une nouvelle construction,
- alors... - Oui, oui, je sais.
Mais tu vas revenir vite ?
Bien sûr !
Ah, quelqu'un a forcé la porte derrière,
je viens de trouver la cuisine ouverte.
Ca doit être des enfants.
Quand ça ?
Je ne sais pas, je pense cet après-midi.
J'enverrai quelqu'un du chantier pour la réparer.
Quand tu n'es pas là,
je déteste qu'il y ait du monde à la maison.
Oui, je sais, ma chérie. Je sais...
S'il t'arrivait quelque chose, je ne me le pardonnerais jamais.
Ne déplacez rien, laissez tout comme vous l'avez trouvé.
Voilà, comme ça, c'est parfait.
Je t'appelle ce soir.
Oui. Bon voyage.
Je t'aime !
Je peux vous aider ?
Mme Leblanc, je suis Byron Blades.
Je travaille pour votre mari dans le domaine de la sécurité.
Il nous a dit qu'il y avait un problème électrique,
alors on est venus, mais c'est une fausse alarme.
Tout marche bien, on s'en va.
Vous savez,
en réalité, vous êtes encore plus belle qu'en photo !
- Merci. - Au plaisir, Mme.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Oh... rien !
Je dois aller chez cette femme,
pour faire ce truc.
C'est tellement...
artifiel ! Je veux dire...
D'habitude ces choses ne se prévoient pas.
Elles te tombent dessus, c'est tout.
Qu'est-ce qui pourrait t'arriver ?
Elle pourrait se moquer de moi,
ou me frapper !
Je ne sais pas ce qui est le pire !
- Bonjour ! - Bonjour.
Votre mari m'a dit qu'il y a une porte à réparer.
Je suis Jimmy Mulate.
- On s'est vus hier. - Oui, je me souviens.
Vous avez une belle maison, Mme Leblanc.
Tu peux m'appeler Lilly. Viens, suis-moi.
Voilà la porte. Je crois qu'elle a été forcée.
Oui. Ils l'ont bien arrangée.
Ca doit être des gamins. Ils font plein de dégats.
Ils ont essayé d'entrer?
Je pense, oui.
Tu veux du café ?
Oui, merci.
Par hasard, tu n'aurais pas travaillé
dans la publicité, pour les magazines ?
Tu as bonne mémoire.
C'est difficile d'oublier ces photos.
J'étais jeune.
C'est comme ça que tu as rencontré ton mari ?
Non.
On s'est connu ici.
Du lait ?
Oui, merci.
A une oeuvre de bienfaisance.
On était assis l'un à côté de l'autre,
et on a commencé à parler. On a oublié les autres invités.
Tu n'es jamais allé voir un match de boxe ?
De boxe ?
Il m'amenait souvent voir des matchs de boxe,
parce qu'il a fait de la boxe comme amateur.
Il était capable de me dire ce que pensaient
les boxeurs à chaque instant,
La psychologie qui les liait avec leur entraîneur...
J'aimais beaucoup, ça m'intéressait !
Le sang et la sueur...
- Du sucre ? - Oui...
Vous n'y allez plus ?
Pas aussi souvent.
Ca se passe toujours comme ça, pas vrai ?
Qu'est-ce que tu veux dire ?
Quand quelqu'un te fait la court,
il est capable de t'emmener sur la lune,
Et quand il a réussi,
au mieux il t'amène dans le jardin devant la maison.
Quelqu'un a dû te laisser de mauvais souvenirs !
Le café est prêt, tu peux te servir.
Si tu as besoin de moi, je suis en haut.
Madame Leblanc ?
Lilly ?
Excuse-moi !
Je venais te dire que j'ai fini en bas.
Quelle genre de musique tu écoutais ?
La musique d'une femme de 84 ans.
Je peux écouter ?
C'est génial.
Tu penses à quoi, pour avoir les couilles
de venir jusqu'ici et d'essayer avec moi ?
Je peux rester... ou m'en aller.
Je ferai ce que tu voudras.
Qu'est-ce que tu ferais si je te disais oui ?
Il suffit de dire oui et tu verras.
Oui...
Et maintenant, sors de ma chambre et va-t-en !
Merci pour le café, Mme Leblanc.
Et puis, cette femme est si intense, tu comprends ?
Mais tu sais... Pour moi,
ça a été une expérience très intéressante.
Je te l'ai déjà dit ?
Ah, va te faire voir.
Quand tu la regardes dans les yeux,
c'est comme un aimant.
Jimmy...
Ne cherche pas à faire aussi compliqué !
Combien de fois je dois te le dire ?
Je ne veux pas t'écouter !
Ah, tu ne veux pas m'écouter, mais bien sûr !
Tu ne me donnes que des mauvais conseils !
Ah oui ? Et celle-la ?
Celle-la, tu l'écouterais ?
Mais qu'est-ce que tu fais avec cette arme ?
Il vaudrait mieux que tu perdes sur ce coup,
- c'est un bon conseil ! - Enlève ça d'ici !
J'ai vu assez d'armes pour aujourd'hui.
- Don ? - Oui ?
Tu as entendu ce que Charlie a fait avec ce gars...
Jimmy, c'est ça ?
C'est dégoutant !
Il lui a donné 50 000 $ pour coucher avec sa femme !
Tu sais, chérie,
je vais te dire un truc pour ton bien :
tu ne racontes à personne cette sale histoire,
ou tu vas finir dans la rivière.
Tu as bien compris, j'espère .
Heather !
Je voulais m'excuser pour mon comportement hier.
C'était...
inopportun et déplacé. Je suis désolé.
J'espère que tu ne diras rien à ton mari.
Ca serait embarrassant.
Tu te moques de moi ?
Merci de ton aide. J'ai dû laisser les phares allumés.
Ca arrive.
On peut essayer d'être juste amis ?
Amis ?
- Tu aimes le blues ? - Oui, beaucoup.
Ce soir, il y a Burnside qui joue au Maple Leaf.
C'est juste sur invitation, mais...
j'ai peut-être un moyen d'entrer.
Burnside... Je l'adore !
On peut se retrouver à Napoleon House, à 8h ?
Pourquoi pas à 8h30, au bar Saturn ?
Au bar Saturn ?
Tu aimes bien cet endroit crade ?
Le Napoleon House est trop fréquenté pour moi.
N'oublie pas que je suis mariée...
Mais on ne va rien faire de mal !
Alors à ce soir.
Une autre bière !
Ca vient.
Tu sais quelle heure il est ?
Oui, mon petit. Il est l'heure de t'acheter une montre.
- Je l'amène à table. - Oui...
Salut.
La voiture est encore en panne ?
Excuse-moi pour le retard.
J'ai eu du mal à me garer.
C'est pas grave.
Je changerais bien, mais c'est un cadeau de Charlie.
Un cadeau !
J'ai jamais reçu un cadeau pareil !
- Tu m'offres un bloody Mary ? - Bien sûr.
Comment on fait pour avoir un Bloody Mary ici ?
Il suffit de le commander, abruti !
500 $.
J'ai jamais dépensé plus pour une voiture.
Et tu fais quoi quand elle tombe en panne ?
Je la répare.
Toi, tu sais tout faire, pas vrai ?
Il faut, quand tu dois payer tes étude de droit.
Tu étudies le doit ?
Oui. Le soir.
Quand tu seras un grand procureur,
tu dépenseras plus pour ta voiture.
Je deviendrai peut-être avocat,
mais je n'aurai jamais beaucoup d'argent.
J'ai lu quelque part
que Brad Pitt garde tout ce qu'il possède dans un sac.
Ca doit être une trouvaille colportée par son agent,
mais l'idée me plaît.
Garder tous mes biens matériels dans un sac.
Tant que ce n'est pas un sac de hockey sur glace.
Pourquoi ?
Parce qu'ils sont énormes !
Tu es en train de dire que tu ne possèdes rien ?
Non.
Je veux une vie simple.
Trop d'attaches, ça ralentit et c'est tout.
Qu'est-ce que tu dis des liens humains ?
La même chose. Ca complique la vie.
Mais je suis liée. Et ma vie n'est pas compliquée.
Mais toi, tu es mariée !
Tu dois suivre des règles de vie.
A quelles règles tu penses ?
Des règles de possession.
Ca représente 9/10èmes des crimes.
Il ne me possède pas.
C'est l'heure d'y aller. On prend ma voiture.
Et le Bloody Mary ?
Je prendrai quelque chose plus tard.
Merci à tous.
C'est le meilleur !
Quoi ?
- Je sors ! - Pourquoi ?
Je dois partir.
Attends, ralentis !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
J'ai vu la secrétaire de mon mari.
Il est très jaloux. Il faut que j'y aille.
Bie sûr.
Je connais un local en dehors de la ville.
La musique est bonne, on peut danser.
Tu peux boire tout ce que tu veux.
Là-bas personne ne te connaît, je t'assure.
- Une autre fois. - D'accord.
Tu vois, comme tu es prisonnière de ces règles ?
Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
Les sièges chauffants te plaisent ?
Oui...
Je peux les chauffer un peu plus.
Non, merci, il fait déjà assez chaud.
Tu vois la petite rue, là-bas ?
Etroite et sale ?
J'ai une petite cabane à 500 mètres de là.
Alors tu possèdes bien quelque chose.
Oui. C'est pas grand chose, mais c'est à moi.
Mon père me l'a léguée.
Alors tu as hérité. Tu as de la chance.
Mais qui voilà ! M. Mulate !
- Salut, ça va ! - Bien...
Ca faisait des siècles !
Je me cachais ! Eh, salut !
Tu veux essayer ?
Viens.
Il y a juste deux pas,
suis-moi !
- S'il vous plaît ! - Tout de suite.
- Double ? - Vous servez à boire ?
- Je vous sers quoi ? - Un double whisky.
On boit quelque chose ?
Je vais d'abord aux toilettes.
OK
Je peux avoir un Bloody Mary et un whisky ?
Tout de suite.
Mets-les sur mon compte.
- Bien sûr - Merci.
Ted ! Tu m'as fait peur !
Qu'est-ce que tu fais là ?
Mais qu'est-ce que tu as ?
Ted ! Putain de merde, attends !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Ne touche pas ! - Montre-toi.
Montre-moi, j'ai dit !
Jimmy... J'ai tué quelqu'un.
Quoi ?
Oh, Ted...
Tu es fou... Complètement fou !
Jimmy...
je...
je n'avais nulle part où aller !
OK.
C'était au moins de la légitime défense ?
C'est Polly...
Pourquoi tu ne m'en as pas parlé ?
Pour quoi faire ?
Tu m'en aurais empêché ?
Oui, idiot, évidemment.
Tu as tué le fils du gouverneur !
Tu connais la peine pour homicide dans cet état ?
Il a filé le sida à un gamin de 14 ans, tu piges ?
C'est lui l'assassin !
Qui l'aurait arrêté ? La police ?
C'est pour ça que tu l'as fait,
ou parce que tu étais jaloux ?
On n'était pas différents des autres, au contraire.
Votre père aussi travaillait dans les plantations ?
Oui, mon père travaillait pour le chef de ces plantations,
- il était surveillant, lui... - Excusez-moi
Lui, c'était un homme...
Allo ?
Bonjour !
Oui, pourquoi pas, on peut se retrouver !
Mme Leblanc, j'avais...
j'avais peur de venir vous parler,
parce que Doc m'a menacée.
Pourquoi ?
Cette histoire est tellement...
dégoutante,
que j'ai pensé qu'il fallait vous le dire,
de femme à femme.
A propos de quoi ?
Votre mari a payé un jeune homme,
pour qu'il essaie de vous séduire.
Il veut savoir si vous le tromperez,
il veut vous mettre à l'épreuve.
Je parle sérieusement !
C'est ce garçon, le charpentier,
Il lui donnera 50 000 dollars,
s'il arrive à coucher avec vous.
C'est pour ça qu'il est parti,
pour vous laisser le champ libre !
je suis désolée.
Excusez-moi.
Salut, Jimmy, c'est Lilly Leblanc.
Je voulais savoir si tu peux passer cet après-midi,
j'ai une fenêtre qui a besoin d'une réparation.
Tu peux venir à n'importe quelle heure,
je t'attends. Merci, et salut !
La fenêtre est par là.
- C'est laquelle ? - Celle-là.
Je suis désolée pour hier soir.
Oui... moi aussi.
J'ai pensé que si je restais...
Quoi ?
Ca arriverait.
C'est prétentieux de votre part, vous ne croyez pas,
Madame Leblanc ?
Baise-moi...
Baise-moi ! Baise-moi !
Ne t'arrête pas... Ne t'arrête pas !
Comment ça s'est passé, la baise à 50 000$ ?
Quel con !
J'ai oublié de chercher le signe...
Je crains que tu doives y retourner une 2ème fois.
C'est de la folie, tu ne trouves pas ?
Qu'est-ce qu'elle fout avec ce mec là ?
Ne commence pas à parler comme ça,
ne te laisse pas, s'il te plaît !
Tu es payé pour faire un boulot,
tu y vas, tu le fais et tu t'en vas, c'est tout.
Tu veux savoir les nouvelles à présent ?
Le fils du gouverneur retrouvé mort.
On prilégie un crime homosexuel.
Maintenant, Jimmy,
Tu dois juste rester calme.
Il y a des dizaines de personnes dans cette ville
qui avaient de bonnes raisons de tuer ce salaud.
Ils ne pourront pas remonter jusqu'à nous,
en aucune façon.
Bonjour, M. Mulate.
Je suis David Crabe, du Cabinet d'avocats
Hammerstein, Tabbel and Boeb.
Nous avons reçu votre demande d'apprentissage,
et nous voudrions vous rencontrer.
Appelez-moi à mon bureau, au 66 94 477.
Félicitations ! Vous avez d'excellents résultats !
Merci.
Et vos références sont...
vraiment très satisfaisantes.
Merci.
Nous savons récompenser ceux qui travaillent dur.
Vous avez déjà entendu parler...
de notre formation en apprentissage, Jimmy ?
Non.
Nous en sommes très fiers.
Nous prendrons en charge vos frais d'inscription,
vos dépenses scolaires, et si la période d'essai se passe bien,
nous vous emploierons pendant 3 ans après votre diplome.
C'est une offre très intéressante, M. Crabe.
Bien , bien.
Je fais établir le contrat dans les jours qui viennent,
et je vous l'expédie chez vous.
- Merci infiniment. - Parfait.
Je vais peut-être vous sembler impatient, mais
j'aimerais commencer le plus tôt possible.
Je l'espère aussi.
Jimmy Mulate ? Inspecteur Cavelli,
et John Ducass, de la Brigade Criminelle de New-Orleans.
J'aimerais vous poser quelques questions
sur le meurtre du fils du gouverneur Merchants.
Alors, qu'est-ce qu'il y a ?
Qu'est-ce qui se passe Ted ?
Des policiers sont venus pour me parler,
tu m'expliques ce qui se passe ?
Calme-toi... Ils sont aussi venus me parler.
D'accord ? Tout va bien se passer.
J'ai dit que j'étais avec toi hier soir,
c'est pour ça qu'ils sont venus te parler,
il n'y a pas de quoi t'inquiéter.
Ils sont venus au cabinet où j'avais rendez-vous,
ça veut dire qu'ils m'ont suivi !
Ils ne t'ont pas suivi, OK ?
Ils m'ont demandé où tu te trouvais.
Tout va bien, fais-moi confiance.
Attends ! Et toi, qu'est-ce que tu as dit ?
- Ce que j'ai dit ? - Oui !
J'ai dit que tu l'as tué, et qu'on a jeté le corps
dans la rivière.
Qu'est-ce que tu crois que j'ai dit, Ted ?
J'ai menti pour toi !
Non... C'est pas ça, j'ai menti pour nous.
- Souviens t'en ! - Jimmy !
- Jimmy... - Quoi ?
Je suis désolé. Merci.
Tu as quelque chose pour moi ?
Je suis désolé, Charlie.
C'est pour ça que je ne veux pas m'occuper
des cas d'adultère.
Tu as mis ce gamin dans la merde.
Et alors ?
Je n'aurais pas accepté ce boulot si j'avais su.
Elle ne devait pas baiser avec lui.
J'ai l'impression d'avoir du fil barbelé dans la tête.
J'ai passé une sale journée.
Alors,
arrête...
de me parler, Blades.
Oui. Excuse-moi.
Tu sais, c'est normal.
On a tous ce problème. Par exemple, tu connais
ma bonne vieille Poach, que Dieu la bénisse,
elle prépare des sandwich
elle s'occupe bien de la maison,
et le seul homme
qui pourrait se la taper, c'est Richards.
Je ne veux pas te manquer de respect,
et je n'ai personnellement contre les femmes,
mais...
elles sont
elles sont tellement différentes de nous,
tu ne trouves pas ?
Je veux dire que
elles sont infidèles dès leur naissance.
Elles devraient... Oui, elles devraient
rester enfermées, certains jours.
Elles sont hystériques, on ne peut pas parler !
C'est toujours "Range ça ici, mets ça par là..."
Elles croient que tout tourne autour d'elles.
Ce sont des créatures si egocentriques !
Elles n'en ont pas,
elles ne peuvent pas penser comme nous.
Je ferais n'importe quoi pour toi,
je te donnerais mon âme,
je te le jure ! Sur mon propre Dieu !
Pour moi la réalité est au dessus de tout.
Mais j'ai envie de tuer ce petit con.
Etrange...
J'aurais juré que c'était un petit pédé de rien du tout,
je pensais qu'il ne s'intéresserait pas à elle,
et que quand il était là il fermerait les yeux
pour penser à Ricky Martin ou à Brad Pitt, tu piges...
Moi je dirais de le payer et d'oublier cette histoire.
Laisse le sortir de ta vie, Charles,
au lieu de passer ton temps à ruminer...
Exact. Je vais le payer et on oubliera tout.
Voilà en quoi tu diffères de ce monde de merde.
Tu es un homme d'honneur. Tu tiens ta parole.
C'est pour ça que je t'adore.
Moi aussi je t'adore, Dot.
Merci.
M. Leblanc...
Ecoutez,
je vous demande de m'excuser, M. Leblanc,
parce que
j'ai essayé de plusieurs façons, mais elle...
elle n'a pas cédé.
J'ai fait tout ce que je pouvais,
à part l'obliger, évidemment,
mais il n'y a pas eu moyen.
Tu dis que tu ne t'es pas tapé ma femme ?
Non, Monsieur.
On est juste sortis pour danser, un soir,
mais ça s'est fait très innocemment,
et en plus,
elle a passé la soirée à parler de vous.
Tu dis que tu ne t'es pas tapé ma femme ?
Non, Monsieur.
Vous pouvez me croire,
vous pouvez rentrer chez vous rassuré.
Votre femme est
pure comme la neige qui vient de tomber.
Et tu n'essaies plus de la toucher, salaud !
Bonjour, mon amour. C'était comment, à Dallas ?
Bonjour, Lilly !
Dallas, c'était bien. Et ta semaine ?
Ca s'est bien passé.
Et tu sais,
ce jeune,
il est venu ici.
Qu'est-ce qu'il a fait ?
Je dirais, le boulot pour lequel tu l'as engagé.
C'est à dire ?
ll s'est occupé de 2 ou 3 choses à régler.
Bien.
Il est mignon, tu ne trouves pas ?
Oui, c'est un bon gars.
C'est vrai ?
Il est bon, dans tout ce qu'il a fait.
Merci de me l'avoir envoyé.
Pourquoi tu m'as menti ?
Quoi ?
Dis-moi pourquoi tu as menti ?
Quoi ?
Mets-lui la tête dans l'eau
jusqu'à ce qu'il ressemble à une méduse morte !
- Attendez ! - Petit merdeux !
Je me suis senti comme une pute...
- Tu es une pute ! - Non !
Tu crois être meilleur que moi, c'est ça ?
Mais tu n'es pas meilleur que moi !
Et en plus tu es un putain de voleur !
Je vais vous rendre vos 10 000 $ !
- Je ne veux pas ces 10 000 $. - Alors vous voulez quoi ?
Tu t'es tapé ma femme !
tu t'es tapé ma femme.
Tu t'es tapé ma femme !
Alors, maintenant, c'est toi qui vas la tuer.
Je n'ai jamais tué personne.
Je m'en fous !
Et à présent, écoute-moi :
Toi,
moi, et Dot,
on va aller à Lafayette.
Ensuite toi et moi on va regarder,
pendant que Dot s'amusera beaucoup
avec ton papa, vieux et malade,
surson fauteuil roulant.
Alors, toi,
tu vas feras ce que je te dis,
et tu arrêteras de me prendre pour un con !
Dot te donnera les détails.
Tu connais le cimetière de Lafayette, Jimmy ?
Ils vont arriver par ce sentier.
Ils veulent que je me cache derrière une des tombes,
et que ça ressemble à un vol.
- A quelle heure ? - Vers 10h et demi.
Tu as une arme ?
Celle de mon père.
Mais elle est vieille, je ne sais pas si elle marche.
Peut-être que je devrais appeler la police.
Et tu penses qu'ils vont te croire ?
Tu veux que je te donne un petit conseil ?
Quitte cette ville.
Prends ta caisse pourrie, et pars !
N'importe où, mais pars !
Réfléchis, Jimmy.
Tu as les 10 000 $ que t'as donnés cet abruti.
Ils ont menacé de tuer mon père.
Si je pars, ils la tueront en premier,
après ils tueront mon père,
et ils finiront par me chercher moi.
Tu ne connais pas cet homme.
Qu'est-ce qui t'est arrivé ?
Et toi, tu vas bien ?
Il sait, Lilly.
Charlie sait.
Je suis désolé, Lilly.
Je suis vraiment désolé.
Tu sais ce que ce qu'il te reste à faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimetière,
et le tuer, Jimmy.
Parce que si tu n'y vas pas,
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, après il sera trop tard.
et
et tu apprendras ma mort dans un journal.
Non,
ne parle pas comme ça.
Tu ne le connais pas aussi bien que moi.
Tout va bien se passer.
Je te le promets.
C'est promis ?
Oui.
Viens là.
OK, on y va.
Toi tu vas dans la chambre à coucher.
Fais attention.
- Merci. - Je vous en prie.
Tu sais ce que ce qu'il te reste à faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimetière,
et le tuer, Jimmy.
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, après il sera trop tard.
Hey !
Au secours !
Quelqu'un... Aidez-moi !
Madame Leblanc ? Inspecteur Cavelli,
et voilà Ducass, de la BrigadeCriminelle
Quand mon collègue lui otera son masque,
je voudrais que vous le regardiez bien.
Vous l'avez déjà vu avant ?
Non.
S'il vous plaît, ça fait 2 heures que j'attends là.
Vous savez si Cavelli et Ducass reviennent bientôt ?
Je suis désolé, ils ont eu un autre appel :
un meurtre au Cimetière Lafayette.
Vous voulez voir quelqu'un d'autre ?
Messieurs, restez en retrait.
Laissez le passage, s'il vous plaît.
Messieurs, éloignez- vous, s'il vous plaît !
Tu as appelé le central ?
Oui. On a besoin de plus de sang !
Qu'est-ce qui s'est passé ?
Ce gars a essayé d'agresser la dame,
elle a pris une arme et lui a tiré dessus deux fois.
Qu'est-ce que tu voulais faire, Charlie ?
Moi je te voulais toi, juste toi.
je n'avais pas besoin d'autres hommes.
Qu'est-ce que tu as essayé de faire,
avec tes idées dégoutantes ?
Comment tu as pu imaginer tout ça ?
Pourquoi tu n'étais pas content
de ce qui existait entre nous, pourquoi...
tu n'as pas essayé
Tu ne pouvais pas vivre heureux
et me faire confiance ?
Je me suis sentie si sale
Tu m'as utilisée...
Pourquoi ?
Charlie, pourquoi tu as voulu tout gacher ?
Pourquoi tu as fait ça ?
Madame Leblanc,
Je suis désolé de ce qui est arrivé à votre mari,
et des dérangement occasionnés.
Il va bien ?
Nous avons besoin de vous au poste,
pour votre déposition. Merci.
Madame Leblanc,
L'homme arrive,
vous l'entendez et vous vous retournez.
Il ne dit rien et votre mari lève les mains,
mais l'homme tire 3 fois.
Vous ne pensez pas que c'est à ce moment
qu'il aurait fallu tirer sur lui, quand il tirait ?
Mais elle vient de dire...
Excusez-moi...
Vousd avez entendu ce qu'elle a dit ?
Elle a attendu qu'il s'occupe d'elle ?
Qu'il pointe son arme sur elle, et alors seulement
elle a sorti son arme...
Vous pourriez avoir du respect pour Mme Leblanc ?
- Son mari vient d'être tué -Maître...
Non, je n'ai rien attendu du tout.
J'ai plongé ma main dans mon sac,
j'ai sorti l'arme,
pendant qu'il regardait Charlie en face.
Vous avez dit...
Je n'ai pas attendu.
Au début quand il s'est approché,
vous avez cru qu'il voulait vous dévaliser,
vous n'auriez pas entendu...
Vous voulez m'écouter un intant ?
Ma cliente a agi en légitime défense,
d'un geste tout à fait raisonnable,
vu la situation.
Vous posez sans arrêt les mêmes questions,
vous ne croyez pas qu'il serait temps...
Ecoutez, Maître, je comprends que vous...
J'apprécie votre courtoisie.
Si vous souhaitez d'autres déclarations,
rappelez moi quand vous le voudrez.
Je serai heureux de fixer un rendez-vous
avec ma cliente.
Maître, tout ce que nous voulons,
c'est découvrir la vérité.
Pour le moment...
Nous y arriverons, croyez-moi !
Nous y arriverons.
- J'en serais heureuse. - C'est une promesse.
- Merci encore. - Bonne nuit.
- Au revoir. - Bonne nuit, messieurs.
Elle a tout le temps de tirer, mais elle attend.
L'homme pointe son arme sur elle,
mais elle n'a pas peur de mourir.
Elle attendait quoi ? De faire connaissance ?
Pourquoi elle n'a pas tiré tout de suite ?
Pour moi elle raconte des bobards.
On se prend une bière.
Je n'ai pas envie de rester seule.
Tu veux boire quelque chose ?
Charlie est venu me voir au bureau,
il y a quelques jours.
Il allait mal.
Je ne l'avais jamais vu aussi agité.
C'est étrange qu'il soit venu te voir au bureau.
Il avait des papiers à signer.
Ah bon... Mais quels papiers ?
Il a changé les clauses du testament.
J'ai deviné ?
Je m'en doutais.
Je pensais bien qu'il allait le faire.
Où est le testament modifié ?
Dans mon coffre.
Je ne l'ai pas encore enregistré.
Alors tu es le seul à savoir qu'il existe.
Je le sais, moi, tu le sais, toi,
et Charlie évidemment.
Mais Charlie est mort.
Je peux boire quelque chose ?
Alors ?
Jimmy Mulate...
Drôle de nom, mais j'aime bien, tu sais.
Ca va, Jimmy ? Je m'appelle Blades,
un nom très simple : Byron Blades.
Détective privé.
Ca, c'est un gadget pour localiser les voitures,
c'est comme ça que je t'ai trouvé.
Mignon, hein ?
Je peux te raconter une petite histoire ?
Un de mes clients, M. Charlie Leblanc,
m'a donné un paquet de fric pour filmer
ta belle gueule, pendant que tu baisais sa femme
dans sa belle maison.
Très belle femme,
Vraiment splendide.
Je disais donc que j'ai fait ce qu'il voulait,
Oh, excuse-moi, j'oublais pour ton ami,
Ted, c'est bien ça ?
Ted, oui. Terrible...
Vous vous connaissiez depuis si longtemps !
J'ai un rapport complet sur vous deux,
ça parle de votre école,
et des centres de correction que vous avez fréquentés.
Il était homosexuel, c'est bien ça ?
Je suis désolé...
Alors,
moi j'ai cette fameuse cassette vidéo,
et dessus j'ai enregistré pas mal de saloperies.
Si tu le vendais, tu pourrais faire fortune !
Mais tu devrais d'abord regarder la fin du film,
parce que je crois qu'elle essaie de te forcer...
Oui, c'est le mot exact : elle essaie de te forcer
à tuer son mari.
Maintenant, je ne suis pas avocat,
mais je crois que ça pourrait t'être utile.
Bien sûr, c'est juste mon point de vue.
Ecoute, tu t'es planté et tu l'as bien compris.
Moi aussi ça m'est arrivé quand j'avais ton âge,
et je n'avais personne qui puisse m'aider,
ou me donner des conseils, amicalement,
ou me pousser dans la bonne direction.
Tu peux faire comme tu veux, mais...
On peut avoir quelque chose à boire, ici ?
Je te laisse décider.
Tu feras le bon choix.
Une dernière chose, mon cher Jimmy.
D'après moi, Lilly Leblanc voulait te tuer toi, hier soir.
Et je crois qu'elle va ressayer.
Alors, ne lui tourne jamais le dos.
Tu sais ce que ce qu'il te reste à faire, maintenant.
Ce soir, tu dois aller au cimetière,
et le tuer, Jimmy.
Parce que si tu n'y vas pas,
et si tu ne le fais pas ce soir,
si tu n'y arrives pas, après...
Tu dis que ça a été filmé par un détective privé ?
Oui.
Et moi je fais quoi ?
Comment tu voudrais que j'utilise ce film ?
Excusez-moi, je suis sur les nerfs, M Crabe.
Je n'ai pas beaucoup dormi ces deux derniers jours.
Ce que j'aurais voulu,
c'est pouvoir utiliser cette cassette pour faire accuser
Mme Leblanc de meurtre.
Elle a tué mon ami.
Et elle a organisé le meurtre son mari.
Mais il faut que ça soit bien clair, Jimmy.
Dans cette cassette, tu t'engages à tuer.
Oui, Monsieur, je sais.
Et qu'est-que tu veux que je fasse ?
Que plaide non coupable ?
C'est ça que tu me demandes ?
Oui. Si c'est possible.
Laisse-moi la casette vidéo.
Tu sais, Jimmy,
il vaut mieux ne pas faire ton apprentissage ici.
Je m'y attendais, Monsieur.
Tu as une idée de nos honoraires ?
Tu crois que tu vas pouvoir payer ?
Oui Monsieur. J'ai un peu d'argent.
J'espère, petit.
M. Crabe ? Mme Leblanc est sur la ligne 2.
Arrête !
Arrête !
Appelez la sécurité, vite !
Tu vas où ? Arrête-toi !
- Va te faire foutre ! - Calme-toi !
Qu'est-ce qui se passe ?
Appelle la sécurité, vite !
Arrêtez-le, vite !
Prends le prochain ascenseur.
Toi tu viens avec moi. On y va !
Bonjour, Lilly.
Oui, il faut qu'on parle.
Mon Dieu
Qu'est-ce que tu veux, Lilly ?
Tu veux encore du jambon, chéri ?
Je pars travailler.
Chéri,
tu ne veux pas que je te fasse un autre sandwich ?
Non merci.
C'était qui, Jimmy ?
Ca n'a aucune importance pour toi.
Ce n'était pas moi.
C'est pourtant toi qui m'as envoyé là ?
J'étais sûre que ce n'était pas toi.
Dès que j'ai regardé dans ses yeux.
Arrête, Lilly.
Tu crois que je suis si stupide ?
Arrête de plaisanter avec moi.
J'espère que tu comprends que je ne l'ai pas fait pour l'argent.
Alors, tu savais ?
Et tu sais que je n'ai pas accepté l'argent ?
Les 40 000 $, je ne les ai pas acceptés.
Pourquoi ?
Parce que je t'aimais, Lilly.
Je t'aimais vraiment.
Je croyais...
Je ne sais pas...
Je suis tombé amoureux de toi.
Fantastique.
Tu avais la possibilité de me dire ce que tu faisais,
mais tu as continué à me mentir. Pourquoi ?
Je ne peux plus avoir confiance en toi.
D'accord.
Tu as plus confiance en moi, et je n'ai plus confiance en toi.
Qu'est-ce qu'on fait alors ?
Je veux la cassette vidéo.
Rends la moi, je te donnerai de l'argent.
Un demi million de dollars, d'accord ?
Un demi million de dollars...
Donne la moi,
je la détruis et on sera libres tous les deux.
Nous reprendrons nos vies,
Tu pourras être avocat, ou ce que tu veux,
et tu auras un demi million de dollars sur ton compte.
On peut tout effacer, repartir à zéro !
Oui.
Ce n'est pas le moment d'être sentimental, Jimmy.
Le soleil est levé, l'air est chaud, il faut te réveiller !
Si je coule, je t'entraîne avec moi.
Et ça ne sera pas pour 5 ans avec liberté conditionnelle
pour bonne conduite, mais pour le reste de notre vie !
Donne-moi la cassette
et je m'en débarrasserai.
OK.
Tu as dit que tu as une cabane dans les marais ?
On se retrouve là-bas ce soir à 8h00.
J'amènerai l'argent, toi tu amènes la vidéo.
Donne-moi l'adresse.
J'ai fait du café. Tu en veux ?
Voilà l'argent.
La cassette...
J'ai repensé à ce que tu disais.
Il y a une chose...
que je n'arrive pas à comprendre.
Continue...
Je veux savoir si tu as été amoureuse de moi,
ou si tu m'as juste...
utilisé,
pour tuer ton mari.
Tu ne comprends rien à la nature humaine.
Alors pourquoi tu ne me l'expliquerais pas ?
La première fois que je t'ai vu,
tu ne représentais rien pour moi.
Rien.
Et puis, quelque chose s'est passé.
Pourquoi tu voulais le tuer, Lilly ?
Pour moi,
ou pour l'argent ?
Pour toi,
et pour moi aussi.
Pour me sentir propre à nouveau.
L'argent, ça aide.
J'aimerais tellement te croire...
Ton odeur me manque...
Parfois, j'en rêve.
Qu'est-ce que tu caches, ici ?
J'ai peur, Lilly.
Il n'y a pas de quoi avoir peur.
On y va !
Jette ton fusil !
J'ai dit : Jette ton fusil ! Jette...
Jette ton fusil ! Vite !
Vous êtes encore plus belle que sur vos photos !
Je peux vous aider, Madame ?
Tu m'as eue.
Tu as prévenu la police !
Je pensais pouvoir te faire confiance, Jimmy.
Tu es un gars bien.
Pour en revenir à l'histoire du marécage,
un coup d'oeil rapide suffit pour se rendre compte
qu'on n'en sort jamais parfaitement propre.
Il n'y a pas d'échappatoire.
Ces eaux froides et sales t'emprisonnent.
Vous qui vivez, et qui passez votre vie
en essayant de rester à l'écart de ces marécages,
sachez qu'ils sont partout autour de vous.
Peu importe où que vous pensiez aller,
le marécage vous appelle.
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