All language subtitles for Les longs jours de la vengeance (1967)-FR

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Original subtitles

Les Longs Jours de la Vengeance

L'eau c'est pour les chevaux.

Avancez.

Alarme !

Ils sont deux !

Aux chevaux !

Je vous le demande pour la dernière fois...

Monsieur Cobb va bientôt arriver.

Et mieux vaut pour vous

que vous me livriez les esclaves nègres de sa plantation.

Vous m'avez bien compris ? Bande de chiens !

A Santo Sacramento, les choses doivent redevenir comme avant.

Ne vous faites pas de fausses idées

parce que ça vous coûterait très cher.

Et s'il y a des têtes brûlées parmi vous,

on va les refroidir à jamais. Compris ?

Que se passe-t-il à Santa Sacramento, Señor Gomez ?

Je suis désolé Monsieur Cobb, de vous avoir fait venir jusqu'ici.

- Mais ces personnes avaient besoin d'une leçon. - Bien. Mais ne soyez pas désolé.

Nous sommes heureux d'être venus ici.

Mais nous n'avons pas beaucoup de temps. Procédons.

Alors ?

Vous allez me dire où vous les cachez ?

Mettez-les en rang au fond de la place.

Dépêchez-vous ! Allez !

Allez, dépêche !

Je vous laisse une minute.

Décidez-vous !

Livrez-moi ces deux là !

Une minute...

et il donnera l'ordre de tirer !

- Avec votre permission, señor. - Viens là...

J'ai compris ! Allez, va !

Merci infiniment.

Amigo, le Señor Cobb te dit "muchas gracias".

Il a dit : "de rien" !

Avancez !

Donnez-leur les ceinturons.

Allez, ramassez ces armes.

Ramassez-les !

Virez-moi ces charognes !

Gomez, je ne suis pas venu ici uniquement pour m'occuper de ces chiens.

D'ailleurs, écoute-moi bien.

Tu dois pouvoir régler ce genre d'histoire tout seul.

Si tu en es incapable, je te renvois couper des barbes et des cheveux. Je me suis fait comprendre ?

Oui, Monsieur Cobb. Je n'oublie pas que je vous dois tout.

Mais ce n'est pas facile.

Je fais de mon mieux, c'est un fichu village.

Assez. Parlons plutôt de Ted Barnett.

Monsieur Cobb, ne pensez-vous pas qu'il ait pu traverser la frontière ?

Peut-être...

Mais mieux vaut se dire que Barnett ne s'est sûrement pas évadé

pour fuir le pays et à la grâce de dieu.

Nous devons nous préparer à le recevoir. Il viendra, j'en suis sûr.

Alors avertis aussi le shérif Douglas à Kartown.

Je suis toujours en contact avec lui, ne vous inquiétez pas.

Ecoutez, Monsieur Cobb... Si Barnett revient dans le coin

il n'a qu'un seul chemin possible : les canyons.

Pourquoi ne pas lui envoyer quelqu'un pour l'acceuillir ?

Tu as ce "quelqu'un" sous la main ?

J'ai mes hommes. Mais si vous préférez envoyer les vôtres...

Les miens doivent rester ici. Et les tiens connaissent mieux les lieux.

Bien sûr, Monsieur Cobb.

- Montre-moi ces hommes. - Oui.

Ramon, Manuel, Jesus, Emiliano.

- Tu vas finir par tuer cette pauvre bête. - On en a quinze autres à l'écurie.

Qu'est-ce qui t'arrive aujourd'hui, tu es nerveux ?

Ou c'est l'évasion de Barnett qui t'inquiète ?

Bien sûr que ça m'inquiète !

Pourquoi ne pas passer un accord avec lui...

Pas question. Et ne t'en mêle pas.

Et Cobb ?

Cobb sera d'accord avec moi.

Je compte bien régler le problème une fois pour toutes.

Et à ma manière...

Alors Douglas, je vais te donner un conseil. Fais vite !

Je vais t'en donner un aussi.

Oublie ce que Barnett a été pour toi.

Car tu ne te sauverais ni de lui, ni de moi.

- Bonjour Monsieur le juge. - Bonjour.

Vous connaissez la nouvelle ?

Il ne faut pas beaucoup de temps dans cette ville pour apprendre les mauvaises nouvelles.

- Vous croyez que Barnett viendra ici ? - Je ne pense pas qu'il se soit évadé

pour fuir au Mexique. Nous devons nous préparer à le recevoir.

Vous devriez même me donner l'autorisation de recruter de nouveaux adjoints.

D'accord. Mais que tout soit fait selon le respect des lois.

Ne vous en faites pas, Juge Kincaid. Et soyez prudent.

- Je peux vous laisser quelques hommes. - Je n'ai pas besoin de protection. Que voulez-vous dire ?

Si Barnett revient à Kartown, je doute que ce soit

pour vous remercier des 30 années que vous lui avez données.

Au-revoir, Monsieur le juge.

Je suis ici mon beau. Défais ton ceinturon.

Emmène-moi chez Gomez.

- Je peux savoir ce que t'envoie Gomez ? -Il dit qu'ils attendent la cargaison habituelle.

Et que Cobb est allé à Santo Sacramento.

Et rien de nouveau sur Ted Barnett ?

- Qui est-ce ? - Ramon.

Salut ! Comment ça va, Gomez ?

Allez !

Ils t'ont mis le télégraphe à la maison. L'organisation s'est perfectionnée.

J'ai interrompu une conversation entre amis ?

Tu permets ?

Bonnes nouvelles ? Viens. Retournes-y.

Fais comme si je n'étais pas là. Vraiment !

En fait tu ferais bien de prévenir Douglas

que je suis venu te rendre une petite visite.

Allez ! Courage !

Qu'y-a-t-il, Douglas ?

Ted Barnett est chez Gomez.

Barbe et cheveux, Gomez.

La Barbe et les cheveux !

Tu n'étais pas barbier avant de lècher les bottes de Cobb et Douglas ?

Ça fait trois ans que je suis absent.

Comment se coiffe-t-on de nos jours, Gomez ?

J'ai toujours aimé être à la mode, tu t'en souviens ?

Je t'ai posé une question. Pourquoi tu ne réponds pas ?

Comme tous les barbiers, tu aimais bavasser.

Que t'est-il arrivé ?

Ça ne te dérange pas qu'on discute un peu ?

Toi là ! Reste bien en vue !

Dis-moi, Gomez. Quant ils ont tué le colonnel Steiger, tu y étais ?

- Non, ne t'arrête pas, Gomez ! Tu y étais ? - Non. Je n'y étais pas.

Et où étais-tu ?

Ailleurs.

Et surtout, je veux un rasage de près... Bravo.

Bravo, Gomez. Tu étais on ne sait où...

Et qui l'a tué alors ?

- Eux. C'est eux qui l'ont tué. - Eux.

Mais "eux" qui ?

- Tu le sais très bien. - Ça fait tellement d'années, Gomez

que je ne m'en rappelle plus.

Puis j'aimerais beaucoup

t'entendre le dire.

Allez, "eux" qui ?

Les hommes de Douglas et Cobb.

Vraiment ? Tu m'en diras tant...

Toi tu n'y étais pas, tu étais "ailleurs".

Steiger a été tué par les hommes de Cobb et Douglas...

Alors pourquoi as-tu dit au juge Kincaid

que c'était moi qui l'avais tué ? Attention, que diable !

Tu as perdu la main, Gomez ?

- On disait ? - Ils m'y ont obligé.

Ils t'y ont "obligé" ? Et pour combien, Gomez ?

Maintenant, la barbe.

Maintenant la barbe !

Où en étions-nous ?

Ah oui ! A combien ils t'avaient donné.

Pas beaucoup peut-être, mais quand vous avez tué mon père

vous vous êtes emparés du chemin de fer

et avez commencé à faire de bonnes affaires, hein ?

Vous faites beaucoup d'argent.

Raconte-moi, Gomez. Tu as commencé comme espion et faux témoin.

Maintenant quelle est ta place dans l'organisation ?

Tu n'es pas que télégraphe ?

Qui s'occupe de la gare de mon père ?

Je n'ai rien à voir avec la gare.

Ma peau est très délicate maintenant, Gomez.

Mais tu as toujours eu de très bons rasoirs.

Voilà, comme ça. Bravo.

Tu dois l'aiguiser avec amour.

Quel dommage, tu étais un si bon barbier. Dans une grande ville de l'Est tu aurais fait fortune.

- Je n'ai jamais aimé ça. - C'est une erreur parce que maintenant

ça pourrait t'être utile si tu savais en profiter.

A quoi penses-tu, Gomez ?

Pourquoi n'essayes-tu pas ?

Il te suffit d'enfoncer un peu.

Allez. Qu'est-ce que ça demande ?

Un seul instant. C'est maintenant ou jamais, Gomez.

Et mon père, qui l'a tué ?

Je ne sais pas.

Ne bougez pas !

Ne bougez pas !

Ne bougez pas !

Voilà, je l'ai vue. C'est elle.

- Non c'est pas elle ! - Comment c'est pas elle ? Bougez pas ! Bon sang !

Arrêtez de gigoter !

Voilà, c'est ça. Ne bougez pas.

C'est la troisième que tu lui arraches. C'est bon cette fois ?

Il est mort.

- Personne n'est jamais mort pour une dent arrâchée ! - Tu es un boucher. Qui t'as appris ton métier ?

Je suis le Docteur Pajarito, spécialiste orthodentiste.

- Non, tu es juste un boucher. - Et ça, c'est toi qui lui as enlevée ?

- Viens ici. - Au-secours ! Je suis le Docteur Pajarito de l'université...

- Laissez-moi ! - C'est un docteur !

Arrêtez !

Si je t'attrape !

Laissez-moi, bande d'abrutis !

- Tu veux quoi, l'étranger ? - Un bon dentiste.

Je vais te les faire sauter moi tes dents !

- Ecoute, le dentiste s'en va, moi aussi et on en reste là. - Celui-là ?

- Il est si maigrichon, laisse tomber. - Il ne s'en tirera pas comme ça !

Assassins !

- Lève-toi, tu es lourd comme un buffle ! - Ca m'avait manqué un matelas aussi confortable.

Si tu vires de là, tu en trouveras des plus confortables a Black River.

- Tu peux en louer pour la nuit ! - Toi aussi tu vas à Black River ?

Oui, mais moi j'ai déjà un matelas.

- Quelle route fais-tu, docteur? - La mienne. Et toi ?

- Tu viens avec moi, docteur ? - Mais t'es qui toi ? D'où il sort celui-là ?

Quelle vilaine chose que l'ingratitude.

- Je t'ai été utile, tu peux l'être aussi pour moi. - Je suis pressé. Alors on va où, bordel ?

A Kartown.

Du Mississippi jusqu'à la Californie, aucune vallée n'est plus belle que celle-ci.

- C'était le Mexique, avant que vous les yankee n'arriviez. - Elle est à moi, maintenant. Rien qu'à moi.

Aussi loin que puisse aller votre regard, l'état c'est moi.

Votre prédécesseur, Général, aimait beaucoup ce jeu.

Menendez et moi n'étions jamais d'accord.

Il y participait souvent en personne.

Car il trouvait le prix à son goût.

- Le Général Menendez en était fou. - Viens. Allez, viens ici.

Va.

Maintenant que je l'ai tué, je vais peut-être changer d'avis sur Menendez !

Menendez et moi étions de très bons amis.

C'était un porc et il ne servait pas la cause de la révolution.

Je m'en moque que le défunt général la servait ou pas, amigo.

Il ne m'a jamais causé de problème. Il m'a toujours payé. Ponctuellement. Et comptant.

Mister, tu me donnes les armes

et je te donnes l'argent. C'est facile, non ?

Un instant.

- Alors ? - Rien. Personne n'a vu Barnett à Santo Sacramento.

Gomez et l'autre étaient morts dans la maison.

Et les trois autres ?

- Disparus. - Tu as vu le shérif Douglas ?

Je suis allé à Kartown. Le shérif tient la cargaison prête.

- Quand l'envoie-t-il ? - Il attend vos ordres.

Mister Cobb, la fille va au gagnant ?

Ici.

- C'est bon ? - En fait, Menendez la gagnait en battant mes hommes.

Je t'ai déjà dit que Menendez et moi ne pensions pas de la même façon !

Citoyens de Kartown, nous nous sommes arrêtés dans cette belle ville

car un de vos célèbre concitoyen nous a courtoisement invité à ne pas continuer.

Les plus grandes villes de l'Ouest attendent

que nous les soulagions et le confort de nos remèdes. Mais nous

Docteur Pajarito, lauréat à l'université de Philadelphie et Dulcy la sauvage,

fille de prostituée indienne et d'un noble espagnol,

avons voulu rendre hommage à Kartown City.

Notre présence sera brêve, commençons tout de suite.

Beaucoup d'entre vous ont besoin de notre science. Nous avons des remèdes et des baumes

pour tous les problèmes qui affligent l'humanité.

Cors et durillons, pellicules et calvitie... Toi par exemple, fiston.

Tu es un cas désespéré pouvant seulement prier Dieu. Ce que tu as déjà peut-être fait.

Le seigneur a exaucé tes prières en m'envoyant à Kartown.

Voilà pour toi. Le seul inconvénient c'est qu'il est très cher.

- Du jus de graines de cheveux chinois. - Combien ça coûte ?

Combien ? Même le roi Salomon ne pourrait pas se le payer.

Mais je ne suis pas marchand, je travaille pour le bien de l'humanité ! J'en fais cadeau !

- Tu n'es pas allé à Fresno City, il y a deux ans ? - Fresno City ? Jamais fichu les pieds.

A semer et renifler deux fois par jour.

Paye-moi juste le transport. 10$ !

10 misérables dollars pour un remède rare et précieux, n'hésite pas.

- Descends et arrête ça. - Vous en voulez une bouteille ?

Ordre du shérif Douglas.

- Pas de chiens errants, ni d'arnaqueurs ici. - Je vais lui parler, moi au shérif.

- Laisse tomber. Tu ne peux pas rester ici. - Je suis Pajarito de l'université de Philadelphie !

- Qui c'est ça ? - Ma nièce Dulcy.

- Que fait-elle ici ? - Elle est avec moi.

- Et toi que fais-tu ici ? - Je suis docteur.

Je ne t'ai pas demandé qui tu étais. Ça se voit que tu es un charlatan.

On n'apprécie pas les gens comme toi ici. Si tu veux rester ici, tu devras fermer boutique.

Tu te crois tout permis parce que tu portes cette étoile ?

- Mon oncle est un gentilhomme. Qui honore la science ! - Y a quoi là-dedans ?

Mon cabinet. Mon laboratoire. Plein de choses intéressantes !

- Venez, je vous les montre. - Ça ne nous intéresse pas !

Va-t-en dès que possible et jusqu'à ton départ n'arnaque personne.

Je n'ai jamais été aussi offensé de toute ma vie.

Je suis docteur, lauréat à Philadelphie ! Je suis un scientifique !

Votre tyranie stoppe le progrès...

Attrapez le délinquant sur l'affiche au lieu d'ennuyer les honnêtes gens !

Bordel, j'ai déjà assez d'ennuis comme ça, il me manquait plus qu'un assassin !

- Si je ne suis pas le bienvenu, je m'en vais. - Maintenant, abruti ? Si tu sors maintenant

alors que toute la ville nous regarde, on finira tous pendus !

T'as entendu les étoilés ? Il m'ont fait dégager ! Je dois partir !

- Sois tranquille, on s'en va bientôt. - Nous on s'en va ! Toi va où tu veux !

- Des nouvelles ? - Non.

Mais si Barnett était chez Gomez il y a deux jours, il ne doit pas être bien loin.

- Tu crois qu'il va venir à Kartown en train ? - Non, je ne crois pas.

Mais pas de de doute, il va finir par se montrer.

Quinze heures de retard ! Ce n'est plus un chemin de fer, c'est une route pour troupeaux !

Tous demandent et décident ! Je ne suis pas chef de station ici !

Ne t'énerve pas Mike ! Fais ton travail et boucle la.

- Bonjour, sherif. - Tout va bien ?

- Oui, pourquoi quelque chose ne va pas ? - Ted Barnett est libre.

- Barnett ? On va avoir des ennuis. - C'est lui qui va en avoir...

Dites a Cobb que tant que nous n'avons pas attrapé Barnett

ce sera le dernier chargement. Pour les contacts, maintenant qu'il n'y a plus Gomez

qu'il trouve lui-même un moyen. - On lui dira, shérif.

Autre chose... Vous êtes des hommes de Monsieur Cobb.

Désormais vous êtes responsables du chargement.

Compris ? Gardez bien les yeux ouverts surtout.

- Pas d'inquiétude, shérif, tout ira bien. - Bien.

Mais si par hasard vous tombiez sur Ted Barnett, que feriez-vous ?

Que lui diriez-vous ?

Vous lui diriez peut-être "les mains en l'air, Ted" !

Vous lui diriez ça ? Surtout pas !

Vous devrez le remplir de plomb et c'est tout.

Tirez à vue. C'est clair ?

Silence, Mike ! Tu veux me faire prendre ? C'est moi, Ted. Tu ne te souviens pas ?

Sans mes lunettes, je ne comprends rien.

Je ne pensais plus te retrouver ici.

Si je ne vois pas le mouvement des lèvres je ne comprends rien.

Tu n'as pas changé, fiston. Je suis content de te revoir.

Même si tu es un assassin.

Laisse tomber, Mike...

Dis-moi... Que sais-tu sur la mort de mon père ?

Je sais juste que c'était un jeudi car le train Tombstone-Santa Fe est passé.

Il est mort, Ted. Ils l'ont tué.

Tout a changé après ça. Ils font tout ce qu'ils veulent.

- Qui, Mike ? - Douglas et sa sale bande.

Dehors, il y a un train qui partira lorsqu'ils l'auront décidé.

- Je n'y comprends plus rien. - Moi par-contre, je commence à comprendre.

Mais tout va changer. Tu dois m'aider.

- Comment ? - J'ai bien des choses à faire ici et le long des rails.

Mais toi tu ne m'as jamais vu et tu ne me verras pas.

- Qui a-t-il ? Pourquoi tu te lèves si tôt ? - Tu n'entends pas un sifflement ?

- Oui, je l'entends. - Le train est parti hier soir.

Comment peut-il être ici ?

Pourquoi siffle-t-il comme ça ?

Tu crois que Barnett a quelche chose à voir dans cette histoire ?

Rendors-toi et n'y pense plus.

Fais attention, Barnett te cherche, tu sais ?

Et s'il te cherchait aussi ?

N'aie pas peur, il y a plus d'hommes armés que de mouches dans ce patelin.

Que pourrait-il faire ?

- Avertissez le shérif ! Le train fait marche arrière ! - Je vois ça mais pourquoi ?

Vous me le demandez ? Les trains vont et viennent et je n'y comprends plus rien !

Je n'y comprends plus rien ! Ce n'est pas une gare, ici !

C'est juste la locomotive ! Le train recule tout seul !

Personne ne le conduit ! Personne !

Il recule tout seul !

- Je t'ai réveillée ? - Ted !

Quel temps merveilleux ce matin. La nuit aussi a été fraîche.

Bien dormi ?

- Mon rasoir n'est plus là. - Ted...

Oui ?

Je ne pensais pas te revoir un jour.

- Comment tout t'expliquer en si peu de temps ? - Pourquoi si peu de temps ?

Mais Douglas pourrait revenir d'un moment à l'autre.

Si seulement ! Je pourrais lui demander où il a mis mon rasoir.

Ted ! Je suis heureuse que tu sois ici.

Vraiment.

Ils sont encore ici ! Heureusement, Douglas et moi n'avons pas la même taille.

Du coup il n'a pas touché à mes vêtements !

Tu n'as pas changé. Comme si ces trois années n'avaient jamais eu lieu.

Qu'est-ce que trois années ? Ca fait du bien trois ans de repos.

- Comment c'était, Ted ? - Bien, chérie. Bien.

Tu sais, ce fut très difficile.

Pour moi aussi.

Je t'ai défendu au début. Défendu face à tous.

Mais que pouvais-je faire d'autre ?

Les preuves étaient si accablantes.

Pourquoi "étaient" ? Elles ne le sont plus maintenant ?

- Tu ne peux plus démontrer le contraire. - Justement oui, je le pourrais.

- Avec l'aide de quelqu'un.

- Qui ? - Toi.

- Je ne sais rien. - Bien sûr, tu ne sais rien de rien...

Et pour toi Douglas est l'honorable shérif de Kartown ?

- Que sais-tu du meurtre de mon père ? - Je te le répète : rien. Ni même sur ton père.

Tu ignores quelque chose : Douglas m'a beaucoup aidée.

Je suis restée seule et j'ai choisi de l'épouser.

- Mais je suis de ton côté. - N'est-ce pas un peu rapide pour

te mettre de mon côté ? Attends !

D'habitude, tu choisis le cheval gagnant quand il passe l'arrivée...

- Je n'ai pas besoin d'attendre. - Si tu veux être de mon côté

tu devras faire beaucoup de choses.

- Quoi donc ? - Je veux rencontrer Douglas. Seul.

D'accord.

On s'est trimballé un drôle de gars...

S'ils découvrent qu'on l'a ammené ici, on est cuit !

Et le train ? Tu as vu ce qu'il a fait ? Bordel, on s'en va cette nuit, voilà !

- Et les armes sont introuvables... - On les a bien cherchées, pourtant.

Comment a-t-il pu décharger les caisses tout seul ?

Il a obligé les hommes de Cobb à le faire avant de les tuer.

Il faut réunir tous les gens disponibles et organiser une battue.

On fait quoi pour Cobb ? Demain, il devait donner le chargement aux mexicains.

Il faudrait l'avertir. Tu veux que j'envoie quelqu'un ?

Ils ne savent rien des armes. Ce n'est pas le moment.

Toi seul pourrais y aller. Mais j'ai besoin de toi ici.

- Alors ? - Maintenant que Gomez n'est plus, on est coincé.

Cobb comprendra qu'on ne peut pas l'avertir.

Nous n'avons qu'une chose à faire pour le moment : capturer Barnett !

- Où est Douglas ? - En bas, seul.

Allons-y, ne perdons pas de temps.

Qu'est-ce que tu écris, Douglas ? Tes mémoires ?

Oui ! J'en suis à la partie la plus importante.

La nuit où Ted Barnett est tombé tout cuit dans la gueule du loup.

Tu avais une bonne cuisinière.

Barnett, lève les mains ! Bien !

Maintenant je te raconte quelque chose et toi tu m'en racontes une autre.

- On est d'accord ? - Très bien. Qui commence ?

Moi ! J'ai une question.

Où as-tu mis les armes ?

A Pikowilde, Douglas.

Cobb et les mexicains peuvent aller les chercher là-bas.

Mais seulement quand je le voudrai.

- Ça te suffit ? - Oui.

- Ça me suffit. - C'est à mon tour de demander.

Oui, mais dépêche-toi. Je n'ai pas beaucoup de temps.

C'est vrai, il te reste peu de temps.

Tes minutes sont comptées. Ta vie ne tient qu'à un fil.

Et tu ne le sais pas.

Qui a tué mon père ?

Moi.

C'est moi, en personne !

C'était un travail trop délicat.

Alors, shérif ? Comment se terminent tes mémoires ?

Je te jure que je ne savais pas qu'il avait tué ton père !

Non ! Non, Ted. Ne le tue pas ! Livre-le au juge.

Je témoignerai qu'il a confessé avoir tué ton père.

Tu as fait ce que je t'ai demandé. Mais je te demanderai rien d'autre.

Le jour où j'aurai un peu de temps, je t'enseignerai les bonnes manières.

Encore toi ? Qu'est-ce que tu veux ?

Ne crie pas ! La "Niña" dort.

Je ne veux rien avoir à faire avec un tueur.

J'ai vu le train et ce que tu as fait à ces malheureux.

- Ils voyageaient sans billet. - Vous voulez réveiller toute la ville ?

- Hello, Dulcy ! - Va au diable !

J'ai l'impression que vous oubliez trop vite

les services qu'on vous rend. - J'admets que j'ai une dette envers toi.

Alors paye-la.

- Je croyais l'avoir fait mais tu veux aussi les intérêts. - Dénonce-le et empochons la récompense.

Ferme-là, bordel !

Que dois-je faire pour solder mon compte ?

Pars immédiatement, suis le chemin de fer. Tu me trouveras tôt où tard.

- Alors je te dirai le reste. - Le reste ?

Oui ! Et c'est même le plus beau.

Mais tu ne me retrouveras peut-être pas en bonne santé.

- Hé, assassin ! Qui t'a fait ça ? - Un poulet qui voulait me manger.

Bienvenu, Barnett !

- Qui es-tu ? - Wilmar ! Tu ne te souviens pas de moi ?

- L'ombre de Douglas. - Tu as bonne mémoire.

Maintenant sors de là les mains en l'air.

On peut en parler d'abord !

- C'est moi que tu veux ou la récompense ? - C'est du pareil au même.

- Pour toi, pas pour moi. - Je ne te ferai peut-être pas la peau.

Je veux deux choses : encaisser la récompense

et prouver à Douglas que tu n'es pas si malin.

Jétais sûr que tu reviendrais par ici. Il n'a pas voulu m'écouter.

Parce qu'il avait un autre plan.

Barnett ! J'ai la gorge sèche à force de parler. Si tu veux...

Je n'ai pas confiance en ce batard.

- Gardons les yeux ouverts. - Oui, patron.

Que se passe-t-il ? Le train ne ralentit pas !

Tenez-vous prêts !

C'est bizarre... Que fait-il ?

Ils ont tué le conducteur. Monte et arrête-le !

Le wagon est vide, les caisses ont disparu ! Il n'y a rien ici !

Patron ! C'est le shérif Douglas !

Barnett !

Je ne comprend pas. Qu'est-ce que ça veut dire ?

Je n'aime pas qu'on me prenne pour un idiot !

Quelqu'un a pris les armes et je pense savoir qui c'est !

J'en ai rien à foutre ! J'ai payé pour ces armes et je les veux !

Je n'ai qu'une parole. Donnez-moi 12 heures et vous les aurez.

J'ai payé une avance !

Ne bougez pas d'ici. Je vous prouverai qu'il ne faut pas douter de moi.

Allons-y !

Salut, les amis.

C'est qui le chef ici ?

Y a pas de chef ici. Mais un général. Il est là.

Et parle-lui avec respect...

- Que veux-tu, gringo ? -Te parler de Cobb.

- Vas-y, je t'écoute. - Je ne peux pas parce que...

parce que celui-là me fiche la trouille.

Pachito te fiche la trouille ?

Vous avez entendu, ça ? Pachito lui fiche la trouille !

- Je peux lui demander de partir ? - Bien sûr ! Dis-lui de s'en aller.

- C'est dit ! - Attention, tu vas t'attirer des ennuis.

Parlons de Cobb, amigo. Parait qu'il n'a pas tenu parole.

Il t'a arnaqué. Peut-être lui as-tu fait une avance et il ne t'a rien donné.

Je sais que tu as beaucoup d'argent dans ces chariots

et que tu veux faire des courses. Je vends des armes. On peut faire affaire.

Où sont-elles ?

- Dans un endroit sûr. Si tu veux, je vais les chercher. - Combien veux-tu ?

Moitié de ce que tu donnes à Cobb.

Marché conclu. Je n'aurais rien donné à Cobb...

et je ne te donnerai rien non plus !

Les mains en l'air, imbécile.

- Pas d'argent, pas d'armes. - C'est ce qu'on verra, imbécile.

Où sont les armes ?

Le fric d'abord.

Où sont les armes ?

- Où sont les armes ? - A Pikowilde.

Dolly !

- Le train est arrivé sans les armes. - Je sais, Cobb.

Les armes sont cachées a Pikowilde. Barnett a débarqué et tué Douglas.

Il a pris quelque chose ? Où Douglas gardait-il les cartes ?

Je ne te le dirai jamais.

Allons-y.

Monsieur Cobb, savez-vous que Barnett a tué cinq hommes et s'est emparé du train ?

Je sais. Mes hommes et moi l'avons pris en chasse.

J'espère que vous allez croiser le shérif. Il a disparu depuis la nuit dernière.

Il cherche peut-être ce délinquant ?

- Douglas est mort, il l'a tué. - Mort ? Et comment le savez-vous ?

Je n'ai pas le temps, je dois chercher cette ordure. Excusez-moi.

Que cherchait-il dans son bureau s'il le savait mort ?

- Je ne sais pas, il regardait des cartes dans l'armoire. - Il a pris quelque chose ?

- Je ne crois pas. - Ne touchez à rien. Je vous nomme nouveau shérif.

je ferai de mon mieux.

Bravo, docteur. Tu es ponctuel.

Assassin, ils t'ont fait ta fête, hein ?

Je t'avais bien dit que tu ne me retrouverais peut-être pas en bonne santé.

Emmène-moi chez le juge. J'ai hâte de lui parler.

T'es devenu fou, peut-être ?

Il y a une belle récompense à toucher. Pourquoi rejeter une telle aubaine ?

Je ne rejette rien ! C'est toi qui rejettes ta vie !

Bonjour, juge.

Je vous attendais.

Je dois vous parler.

Il est sous ma protection. Il s'est rendu. Allez, donne-lui ton arme.

Je vais à Pikowilde. Toi amène-le en prison.

Sache que seule la loi a le droit et le devoir d'exercer la justice.

C'est ce que je pensais. Et je veux encore le croire. Mais il faut parfois faire cavalier seul.

J'espère que ce que je verrai suffira à te disculper. Sinon je te ferai pendre.

Ne trainez-pas, juge.

Les armes ne sont plus à Pikowilde. J'ai vu les mexicains les amener à la frontière !

- Ils nous ont devancés. - On va leur couper la route au canyon.

Bonjour, Général ! Vous avez eu ce que vous vouliez ?

Vous avez eu plus de chance que moi. Qui vous a dit où étaient cachées les armes ?

Un ange qui voulait faire le malin. Et qui n'était rien d'autre qu'un imbécile.

Ne perdons pas de temps : donnez-moi l'argent et gardez les armes.

Bien sûr ! Pourquoi ne pas venir chercher ça en bas ?

Juge, regardez là-bas !

On dirait que deux bandes s'affrontent.

Rapprochons-nous.

En bas, ce sont des mexicains.

- Que faites-vous ici, juge ? - J'allais a Pikowilde pour vous y trouver.

- Et je m'attendais à y voir autre chose. - Que voulez-vous dire ?

On m'avait dit que vous rencontreriez ces mexicains pour leur livrer des armes.

Et qui vous a dit ça ?

- Ted Barnett. - Et depuis quand vous écoutez les assassins ?

- Il s'est livré spontanément. - Vous le tenez ? Pendez-le, juge !

Peut-être. Mais avant, je veux savoir d'où viennent ces armes et qui allait s'en emparer.

Je n'en sais rien. Je cherchais Barnett et j'ai croisé les mexicains.

Ils ont tiré les premiers et nous avons riposté.

Je ne sais rien d'autre. C'est la première fois que je vois ces caisses.

- Au-revoir, juge. - Au-revoir.

- Que s'est-il passé ? - Barnett m'a bien eu. Qu'espérait-il ?

Faites préparer la potence. Demain matin, il paiera pour tous ses crimes.

Très bien, juge.

Maudite catin ! Dans quel camp es-tu ?

Les armes étaient à Pikowilde, et il devait aussi y avoir une belle fête pour le juge !

Tu savais que le juge serait là-bas pour jouir du spectacle ?

- Je n'en savais rien. - Et les cartes de Douglas, tu sais où elles sont ?

- Dans son bureau. - C'est faux, dans quel camp es-tu, sale putain !

Le mien !

Et maintenant écoute-moi bien. Barnett sera pendu demain.

Tout redeviendra comme avant.

Et cet abruti de Douglas ne sera plus là pour te protéger.

Alors fais attention à quoi tu joues !

Salaud !

- Raté, Barnett. Qu'étais-je censé trouver là-bas ? - La verité.

La verité que tu as inventée. Et moi qui t'ai cru.

Je t'avais averti ! Tu vas me payer ça ! Ta place est au bout d'une corde !

Juge Kincaid, écoutez-moi.

Je ne sais pas ce qui s'est passé. Mais Cobb vous a eu pour la deuxième fois.

C'est toi qui voulais m'avoir. Et tu as tué Douglas pour te venger.

Douglas et Gomez étaient des hommes de Cobb. Ils vendent des armes aux mexicains depuis des années.

Ils achètent et vendent des esclaves dans tous les états du Sud, juste sous votre nez !

Il y a trois ans, vous m'avez condamné pour homicide, croyant aux fausses preuves qu'ils avaient fabriqués.

Vous n'êtes qu'un crétin, juge Kincaid !

Garde ton souffle, Barnett. Demain matin, tu en auras besoin.

Puisqu'on doit te pendre, nous sommes prêts à t'accorder une dernière volonté.

Tu en as une ?

Je suis toujours bien habillé aux cérémonies. Celle de demain est très importante pour moi.

Je vais quand même pas y aller comme ça ?

Passez-moi la corde.

- Vous, Dolly ? Qu'y a-t-il ? - Je dois vous parler. Laissez-moi entrer.

Je vous ai amené quelque chose qui va vous intéresser.

Viens.

Allons profiter du spectacle !

Bon voyage, amigo !

- Une dernière gorgée ? - Merci. Je ne bois jamais de bon matin.

- Je peux y aller ? - Non, un instant.

Alors shérif ?

Qu'est-ce qui se passe, tu vas te décider ? Qu'est-ce qu'on attend ?

Finissons-en ! Bourreau, tire sur cette maudite corde.

- Fais ton devoir - C'est moi qui donne les ordres, monsieur Cobb.

- Il faut respecter la loi. - C'est pour ça que nous sommes ici !

La loi dit qu'il doit être pendu. Alors pendez-le immédiatement !

Sans le juge, on ne peut pas procéder à l'exécution.

Allez le chercher. La loi n'attend le bon vouloir de personne.

Il arrive.

Ted Barnett, au nom de la loi je te déclare...

libre !

Citoyens, j'ai moi-même condamné Ted Barnett à 30 ans de prison.

Mais je sais maintenant que les preuves contre lui étaient fausses.

Des documents dont j'ignorais l'existence me sont parvenus, il est clair

que par soif de pouvoirs et d'argent, les vrais coupables avaient intérêt à se débarasser des Barnett.

Monsieur Cobb, même si je dispose de moins d'hommes que vous

je vous déclare en état d'arrestation.

Les cartes du shérif Douglas sont en ma possession.

Il ne vous reste plus qu'à vous rendre.

Partons, vite !

Derrière ! Derrière !

Ne me suis pas, je n'ai pas que ça à faire !

Shérif, nous sommes venus vous filer un coup de main.

Emmenons-le ailleurs !

- Je ne t'avais pas dit de ne pas me suivre ? - C'est toi qui te trouve toujours sur mon chemin !

C'est qu'elle insiste !

Ne m'aide pas surtout ! Faudrait pas que tu transpires !

Cette fois on a le matelas mais on n'a pas le temps... de dormir.

Dégueulasse !

- Va. Je vais te faire descendre. - C'est moi qui me barre, fanfaron !

Allez, dehors !

Docteur, qu'est-ce que tu fais là ? On n'arrache pas des dents ici, bordel de merde !

"Bordel de merde" c'est moi qui le dit, assassin !

- J'ai perdu de vue la niña. - Elle cherche les ennuis celle-là.

Et j'en ai marre de me retrouver dans le pétrin à cause de vous deux ! Bordel de merde !

Sors de là, Barnett ! Montre-toi !

Trouvez-le ! Encerclez-le !

Tirez !

N'arrêtez pas ! Lâches. Sortez !

- Morgan, j'ai une idée. - Vas-y, crache le morceau.

Il n'a jamais eu d'idée de sa vie... Il est mort en pensant.

Ted Barnett, t'es qu'un dégueulasse !

Bon sang, j'ai vraiment pas de chance...

Je pouvais enfin me reposer et voilà que c'est moi qui te sers de matelas !

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