All language subtitles for La.meilleure.facon.de.marcher.24fps.FR

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Original subtitles

Mets ta t�te comme �a. Sur ton front, tu traces un triangle.

Tu mets toujours tes pieds comme �a. En �quilibre.

Tu montes tout seul.

La meilleure fa�on de marcher

Qu'est-ce que vous foutez, les m�mes ? Allez ! Rentrez !

Vous ne voyez pas qu'il pleut ?

�t� 1960

Henri, Henri, est-ce vous ?

Oui, princesse. Je suis rentr� par la grille du potager.

Vous avez risqu� votre vie pour me rejoindre.

- Henri, vous �tes fou. - De vous, je suis fou, princesse.

BIENVENUE � LA COLO

Rassemblement !

Viens ici, Molestier.

Didier, on reprend � : "Je suis fou de vous, princesse."

De vous, je suis fou, princesse.

Taisez-vous, imprudent ! Mon p�re en veut � vos jours...

Dans la troupe Y a pas de jambe de bois

Y a des nouilles Mais �a ne se voit pas

Allez, d�p�chez-vous.

Pose ton bouclier.

Dans la troupe Y a pas de jambe de bois

Y a des nouilles Mais �a ne se voit pas

D�p�chez-vous. Pascal, d�p�che-toi.

La ferme ! Essuyez-vous les pieds. Dacosta, tes pieds !

Qu'est-ce que c'est que ce bazar ?

Mais qu'est-ce que c'est que ces sauvages ?

C'est pas pour me vanter, mais il fait pas beau.

Attention aux rhumes !

Ils ont tout le loisir de faire du bruit dehors.

Alors, ici, je vous en prie : silence ! Du calme !

Tu veux du pain ?

Arr�te ! T'es con ! �a me fait pas marrer du tout.

Eh ben ? T'es pas encore couch�, toi ?

C'est sur le c�t� droit, qu'on dort.

Faites pas semblant.

T'as pas honte, de pleurer devant ton copain ?

Qu'est-ce que tu fais l� ? Va te coucher.

Maintenant, t�che de dormir. D'accord ?

Qu'est-ce que vous faites debout ? Allez au lit !

Au lit !

Thierry.

J'�teins la lumi�re. On ne lit plus.

Allez, bonne nuit.

- Salut. - Bonsoir.

- Tu fais une petite partie ? - Non. Je regarde le film.

Tu regardes le film ? Il est bien. Je l'ai d�j� vu 6 fois.

On complote dans les corridors ?

C'est quoi ?

Ceci, mon cher fils, est une bo�te � id�es.

J'en parlerai demain devant tout le monde, dans la cour.

Un petit coup de peinture...

- C'est pour la f�te des adieux ? - C'est �a.

C'est bien. �a va plaire aux gosses.

Bonsoir.

Bonsoir, M. le directeur.

Tu regardes le film ?

Non. Je n'aime pas les versions originales.

�a me scie le boudin, si tu vois ce que je veux dire.

Mais arr�te !

Dans mon sommeil, j'�tais obs�d� de r�ves humiliants

Allongeons la jambe, jambe Car la route est longue

Deloux, ta gueule !

- Si on te g�ne, Philippe, tu le dis. - Ouais, tu le dis.

C'est �a, �crasez.

J'y comprends rien. Tu m'expliqueras.

- Mais toi, t'as pas fait d'�tudes. - Ce n'est qu'un illettr� !

Fermez-la ! Fichez la paix � ceux que �a int�resse.

Dis donc, Deloux qui s'�nerve.

C'est vrai, �a. Non mais, sans blague.

Tu ne supportes pas la v�rit�

En fait, j'ai pris trop d'�gards et c'est comme �a qu'on devient

cruelle sans le vouloir

Je comprends

Maria de Barcelone

Que le Bon Dieu te pardonne

Mais jamais, jamais personne

Ne croirait...

- Vous faites chier. - On peut jamais regarder un film.

Mais regardez-le, votre film. C'est fini, maintenant.

- Allez, Philippe ! - Non. �a fait rien. Je suis fatigu�.

Tu pouvais rester. On d�connait.

Si tu vois pas la fin, c'est comme si t'avais rien vu.

Deloux, ta gueule !

Bonne nuit, les rigolos.

Lisez ce texte, voulez-vous ?

- Oh l� l�... - Quoi, "Oh l� l�" ?

- C'est s�r, qu'il a rien ? - Dix pour voir.

Je ne suis pas curieux Mais je voudrais bien savoir

Pourquoi les femmes blondes Ont les poils du cul noirs

Vous �tes cons. Jouez. Moi, j'ai 2 paires.

C'est fou, �a !

Maria de Barcelone

On a qu'� jouer avec sa torche.

- Moi, j'use pas mes piles. - Si. Allez !

Non. J'use pas mes piles.

Philippe ?

- Qui c'est ? - Marc. Tu nous pr�tes tes bougies ?

- Une seconde. - Je rentre.

Non. Attends une seconde.

Que veux-tu ?

Il para�t que tu te sers de bougies.

� cause de la panne... Pour continuer le poker.

Les mecs, voil� le chef !

Les bougies.

Moi, le noir, �a m'excite. Les bougies, �a me rend dingue.

- Il y avait un cendrier, l�. - Dans le petit placard.

Un mec m'a dit qu'il se faisait des trucs avec une bougie.

Ce serait pas toi ?

T'es con, non ?

T'es comme Deloux. Les histoires d�gueulasses, �a t'int�resse.

- Je m'en fous. - Je sais ce que je dis.

Il y a ceux qui parlent et ceux qui baisent.

Il est con, ce mec.

Qu'est-ce que tu fais ?

Il est si beau qu'on dirait du veau.

On joue ou on d�conne ?

J'avais un full, vous vous souvenez ? � toi.

Un fant�me !

C'est l'orage... J'arrive pas � dormir.

Ben, tu donnes ? Qu'est-ce que tu glandes ? Donne.

Ces trucs-l�, �a marche mieux avec du courant.

- Ah oui. Merde. - Il est dans le coaltar, le mec.

- Joue avec nous, si tu veux. - Non, je vais dormir.

Les intellectuels, cette ann�e !

- Marc ? - Oui.

T'as rien de sp�cial � me dire ?

Qui ? Moi ?

Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?

Philippe, viens voir.

- Bonjour, M. Lambert. - Bonjour, Philippe.

- Bonjour, papa. - Bonjour, Philippe.

Je te rapporterai tes bougies, tout � l'heure.

Regarde-moi �a si c'est beau.

C'est pas mal.

Vous y passerez un petit coup de peinture, mon cher.

Ce sera mieux, et on ne verra pas les traces de doigts.

Toi, tu restes l�. Tu es cach�.

D�s que la princesse et Henri se prennent la main,

tu sors, et tu dis ta r�plique.

Vous deux, vous ferez bien attention � �clairer le roi.

Jean-Paul, on reprend � : "Taisez-vous, imprudent."

Taisez-vous, imprudent ! Mon p�re en veut � vos jours.

Les soldats vous recherchent.

Ma belle princesse, votre main sur mon coeur.

Ah, ah, sacrebleu ! Que vois-je sous mon propre toit ?

Ma fille avec ce chenapan.

�a se d�croche, cette connerie.

Mais non, allons ! C'est le drame, pour toi.

Ta fille aime le fils de ton pire ennemi. Non ?

Soyez s�rieux. C'est un gar�on et une fille qui s'aiment.

C'est tr�s dr�le !

Bon. Prends-lui la main.

Et toi, Jean-Paul...

Tu es la jeune fille, alors tremble devant ton amoureux.

Ma belle, ma douce princesse, votre main sur mon coeur.

Ah, ah, sacrebleu ! Que vois-je sous mon propre toit ?

Bon. Attendez que �a se passe.

Les lopettes On leur crache dessus

Ils rousp�tent Mais on n'en veut plus

La meilleure fa�on de marcher C'est encore la n�tre

C'est de mettre un pied Devant l'autre et de recommencer

�a suffit ! Merde !

Si �a vous int�resse pas, dites-le. Moi, je m'en fiche.

On peut faire autre chose.

BO�TE � ID�ES

Chers colons, chers moniteurs,

je vous ai rassembl�s pour vous parler

de notre f�te des adieux.

Vous n'avez pas �t� sans remarquer cette...

Comment dirais-je ? Cette bo�te, comme une bo�te aux lettres ?

Vous l'avez remarqu�e ?

Oui !

Silence ! Silence !

On a �crit dessus : "Bo�te � id�es."

Qu'est-ce que �a veut dire ?

Cela veut dire que chaque colon a le droit

et le devoir...

d'�crire sur un petit morceau de papier sa suggestion, son id�e

pour que la f�te des adieux,

cette ann�e, soit une r�ussite exceptionnelle.

Il glissera ses messages dedans, autant de messages qu'il voudra,

par la fente pr�vue � cet effet.

Laissez-moi terminer.

Quelques jours avant la f�te,

on proc�dera au d�pouillement de la bo�te � id�es.

Toutes les suggestions seront discut�es

par le conseil des moniteurs plac� sous ma pr�sidence.

Et le colon; dont l'id�e aura �t� retenue,

sera nomm� colon d'honneur. Voil�.

- Hip, hip, hip... - Hourra !

- Hip, hip, hip... - Hourra !

Ton p�re a des id�es g�niales.

Heureux, le sage Deloux solitaire qui, de sa vall�e,

se pla�t � entendre la voix du directeur.

Deloux, la l�che !

D'un point de vue p�dagogique, c'est int�ressant.

Tu verras les conneries qu'ils vont mettre.

Les miens ! Allez !

Mets-toi en rang, toi !

�a te fait marrer ?

Qu'est-ce que c'est ? Qu'est-ce qui ne va pas ?

- Dis-moi ce qui ne va pas. - Fr�d�ric Mioche.

- Qu'est-ce qu'il t'a fait ? - Il veut plus me causer.

C'est pour �a, que tu pleures ?

T'as qu'� pas lui parler non plus. Comme �a, il sera puni.

Je veux qu'il me cause.

- Oui ? - C'est Marc. On peut rentrer ?

Bien s�r. Entre.

On te les rapporte.

Ah oui, merci.

Je te les pose euh... l� ?

O� tu veux.

- Ta fianc�e ? - Oui, mais on est pas fianc�s.

C'est ta petite amie ?

Elle est mignonne, hein ?

- Comment elle s'appelle ? - Chantal.

- �a le g�ne, d'en parler, on dirait. - Non.

Si, si.

On voit bien que �a te g�ne, d'en parler.

Elle a une bouche sensuelle.

Toujours en train de bouquiner, toi ?

Les livres,

c'est de la branlette,

mon pote.

Viens. On se tire.

Tu sais, moi, les gens qui lisent tout le temps...

Quelle le�on !

L'autre soir, j'ai rencontr� Une fille qui m'a surpris

Elle avait de grands yeux De grands yeux bleus

Elle avait un grand nez Grand nez violet

Elle avait un petit trou � ses genoux

Et je me suis assis Sur ses grands pieds palm�s

Et je me suis assis Sur ses grands pieds palm�s

Palm�s, palm�s Palm�s, palm�s

Pas le mercredi Pas le jeudi ni le vendredi

Ni le samedi ni le dimanche Oh non, non, jamais

Mais �a va pas ? Sur mon Merleau-Ponty !

Deloux ? Qu'est-ce que tu dis, Deloux ?

Bon. Moi, je vais me coucher.

L�ni ! Vas-y, L�ni. Chante le blues.

- Qui c'est ? - Philippe.

Entre.

- Il y a pas d'heure pour les braves. - Tu dormais ?

Ben oui.

- Bon. Je m'en vais. - T'es chi�, toi !

Maintenant que tu es l�, assieds-toi. Qu'est-ce qu'il y a ?

Ben, assieds-toi !

Excuse-moi. Je voulais te parler de...

d'une chose qui me turlupine.

Quelque chose te "turlupine" ?

�coute...

Je sais, il est tard. �a para�t con.

C'est assez compliqu� � expliquer.

Mais je trouve que...

qu'il faudrait rompre l'isolement entre les �quipes.

�a, c'est bien dit.

- Tu te fiches de moi ? - Pas du tout.

Je veux dire par l�...

Chacun travaille de son c�t� avec ses gosses...

sans...

Ben, sans contact avec les autres �quipes.

Et...

- C'est �a qui t'emp�che de dormir ? - Oui.

Pourquoi on a pas les m�mes jeux, tes gosses et les miens ?

Pourquoi on reste chacun dans son coin ?

�a serait tellement mieux si on se groupait.

Par exemple, si nos �quipes faisaient des trucs en commun.

La colo, �a m'arrange � cause des vacances pay�es.

Faut pas me parler p�dagogie.

- Ah bon ? - Oui.

Je peux en prendre une ?

De toute fa�on, non.

C'est trop tard. Les �quipes sont form�es. �a n'irait pas.

Excuse-moi de te dire �a, mais...

Tes jeux de forts en th�mes : le chant, la danse, le th��tre...

Remarque, tu fais ce que tu veux. Mais moi, �a me fait un peu chier.

Et... je suis s�r que ce serait pareil pour mes gosses.

T'as essay� avec Deloux ?

Il ne demanderait pas mieux, non ?

Attends ! Le prends pas mal. T'es susceptible, comme mec.

Non. �a fait rien.

Attends, je te dis.

C'est vraiment tout ce que tu avais � me dire ?

Ben oui.

Tu voudrais que mes m�mes jouent avec les tiens ?

Faut essayer. Si tu me donnes un coup de main.

O� �a ?

Non, laisse-moi finir.

Si tu m'aides, je suis pr�t � faire faire du sport aussi aux miens.

Je sais que j'ai eu tort de n�gliger �a.

Je suis coupable, en un sens.

Pardon ? Tu veux r�p�ter ? J'ai pas compris.

Forc�ment, le fils du directeur...

Ne dis donc pas de conneries. Mais non, mon vieux.

Je sais pas, mais... �a va pas, moi. �a va mal.

Tu te poses trop de probl�mes. Tes bouquins, tout �a, �a t'aide pas.

Je comprends pas... Les autres n'ont pas de probl�mes.

Dis donc, c'est marrant. Pourquoi tu viens me raconter �a � moi ?

C'est normal.

Je m'int�resse � toi parce que t'es...

Tout le monde t'admire.

Tu parles !

J'ai une grande gueule, alors on m'�coute.

Tiens, mon gars. Bois donc un coup.

Alors ?

En fait...

Je voudrais que tu sois... qu'on soit amis.

"Amis" ?

Parce qu'on l'est pas ?

C'est dur � sortir, hein ?

Et...

�a veut dire quoi, "�tre amis" ?

Hein ?

Ce que �a veut dire ?

�a veut dire ce que je t'ai dit.

Faire jouer nos m�mes ensemble.

�changer des id�es.

Ah ! C'est �a.

Je...

Je m'excuse.

- Il y a aussi les petits services. - Hein ?

Je disais les services qu'on peut se rendre. Que tu peux me rendre.

Bien s�r. �a va sans dire.

�a va mieux en le disant ?

Oui.

- Tu es d'accord, alors ? - Oui.

Mais... Enfin, qu'est-ce que tu veux dire ?

Tu veux que je te rende service ?

�a n'a pas d'importance.

Je ne sais pas. Enfin... je ne sais pas encore.

Mais �a peut venir.

Puisqu'on est amis, maintenant.

On peut toujours avoir besoin.

C'est bien, de pouvoir compter sur quelqu'un.

Plut�t sur les c�t�s.

- Touch� ! - Tu es touch�.

Venez par l� !

�cartez-vous.

Mais c'est rien du tout, �a.

En tout cas, on t'a bien soign�. Tu le diras � tes parents.

L�, tu pousses un peu.

Je t'avais pr�venu. Ils ne sont pas de taille, tes petits ch�ris.

- Pourquoi tu ricanes ? - Cet apr�s-midi, on fera du th��tre.

"Cet apr�s-midi, on fera du th��tre."

On va r�gler la sc�ne de la bataille.

L'�quipe de Marc, montez sur la sc�ne.

Manu, apporte les �p�es.

Tu m'�coutes ?

Tu suis � deux pas le vieux roi. Vous deux, avancez jusqu'ici.

Tu dis ton texte, et tu te retournes vers le mar�chal pour lui dire.

Donnez la troupe, mais �pargnez ma fille.

Oui. C'est �a.

� ce moment-l�, vous, vous chargez.

Et vous, vous savez ce que vous devez faire.

On va r�p�ter. N'oubliez pas que c'est du th��tre.

C'est pour rire.

�a compte pour du beurre.

Bon. On va y aller.

Lumi�re !

Vas-y, Didier.

Seigneur, puisque le destin l'a d�cid� ainsi,

je serai vaillant jusqu'� mon dernier soupir.

Vous avez bafou� mon honneur. Rendez-moi Isabelle.

Soldats, soyez braves ! Il y va de votre royaume.

Donnez la troupe, mais �pargnez ma fille.

- La merde, �a te pla�t ? - C'est toi qui es venu me chercher.

�a va pas, non ?

C'est pas � moi. On me l'a pr�t�.

- �a t'int�resse, les femmes nues ? - Oui. C'est vachement marrant.

Quoi ? Je ne veux pas vous voir avec des trucs comme �a.

Allez, confisqu�.

Qu'est-ce que c'est que ce bordel ?

C'est l'heure de la sieste. Tout le monde dort sur le c�t� droit.

Tu vois, tu n'as pas de souffle.

Le th��tre, c'�tait un coup mont� ? Tu l'as fait expr�s ?

Je comprends pas. Qu'est-ce que j'ai "fait expr�s" ?

Pourquoi j'aurais fait expr�s ?

On dirait que �a t'amuse, de te foutre de moi.

Pourquoi ?

Pourquoi ?

Tu crois que je le vois pas ?

Tout ce que tu fais, tu le fais pour me faire chier.

Tu me cherches. Tu crois que je le vois pas ?

Parce que tu m'as vu l'autre fois ?

Merde ! Parce que tu m'as vu l'autre fois, dans ma chambre ?

- Alors tu imagines... - Je... je m'en fous, de tout �a.

- �a ne me regarde pas. - Pourquoi tu te fous de moi ?

Tu m'as dit que je devrai te rendre service. Tu veux quoi, au juste ?

Notre belle amiti� part en couilles.

J'en ai marre, de tes sous-entendus.

Moi, le soir, dans ma chambre, je fais la m�me chose que toi.

La m�me chose que toi, mon vieux.

Et si c'est pas la m�me chose, c'est pareil. �a revient au m�me.

- J'ai pas plus de probl�mes que toi. - On dirait pas.

Attends ! Peut-�tre que toi, tu te caches mieux.

Je peux aussi rentrer dans ta chambre sans pr�venir.

- Et alors, qu'est-ce que je vois ? - Oui ? "Et alors ?"

- Attends, je trouverai bien. - Quoi ?

Tes petites manies. L� o� �a te chatouille.

Comme disait ma grand-m�re, que j'aimais tant...

"Tu bats la breloque."

Tu bats la breloque, mon vieux.

�a veut dire : tu d�connes. �a veut dire : �a va pas.

C'est marrant, parce que tu es venu me chercher.

"Je veux qu'on soit copains. Qu'on soit amis."

Tu avais la trouille. Alors tu m'as fait la cour.

Tu as peur que j'aille raconter ce que j'ai vu ?

Tu le ferais pas.

Lamentable.

Tu es vraiment un branleur. Tu chies dans ton froc.

J'en ai vraiment rien � foutre, d'un mec comme toi,

monsieur le fils du directeur.

Vraiment rien � foutre.

Mon amour,

Il faut que tu te d�brouilles pour venir les dimanches.

J'ai absolument besoin de te...

Mon amour...

DIRECTEUR

Tu veux quelque chose ?

Non.

Ah bon. Je croyais.

Entrez.

Tu en veux ?

- Je vous fais rire ? - Non. Je te jure.

G�rard vient d'en raconter une. Elle est un peu d�gueulasse.

Raconte-la � Philippe. Tu vas voir, tu vas �tre �croul�.

- Non. Pas 2 fois de suite. - G�rard ! Raconte-la une 2e fois.

- Je la raconte. - Peut-�tre qu'il la conna�t.

Alors, c'est un mec... Enfin, un type mari�.

Et un soir, apr�s 10 ans de mariage,

il se couche avec sa femme, normalement.

Et soudain, il lui demande de se retourner, et brusquement,

paf, il l'encule.

Attends !

La bonne femme, elle est un peu surprise. Elle a pas l'habitude.

Mais elle se laisse faire. Elle est gentille.

La chose faite, le mec se retourne de son c�t� et s'endort sans un mot.

Le lendemain, de toute la journ�e, il ne lui adresse pas la parole.

Et le soir, m�me man�ge. Il la retourne, et paf, il l'encule.

Et apr�s, il se retourne de son c�t�, sans un mot, et il s'endort.

Et �a dure comme �a, pendant des semaines, des mois,

une ann�e enti�re.

Tous les soirs, il encule sa femme et il ne lui adresse plus la parole.

Et la bonne femme, au bout d'une ann�e de silence et de...

Elle en peut plus.

Elle est �nerv�e. Elle demande une explication.

Et elle dit : "�coute, Alphonse...

"Vraiment, tu as le droit de me prendre comme tu veux.

"Mais enfin, quand m�me, je suis ta femme.

"Dis-moi quelque chose. J'ai le droit que tu me parles."

Et le mec lui r�pond : "Je ne parle pas aux encul�s."

Dis donc, tu peux me pr�ter ton bouquin de chant pour demain ?

Quoi ? Je t'ai demand� si tu pouvais me pr�ter ton bouquin.

Tu pourrais me r�pondre.

Je parle pas aux encul�s.

Ils sont cons.

Tiens ! Voil� le hallebardier.

Fous-moi la paix. �a commence � bien faire.

- Oh, c'est froid ! - Arr�te. �a va comme �a.

C'est tr�s froid.

Fais pas semblant, salaud ! R�ponds-moi.

Tu gueules, tu gueules, mais toi, au moins, tu as de l'eau chaude

dans ta chambre.

Dis-moi ce que tu me veux.

Hein ?

R�p�te.

C'est quoi, les services ?

Mais je sais pas.

Je ne sais pas encore.

Qu'est-ce que je pourrais bien te demander ?

� part �a, tu es content ?

Quoi ?

Malgr� ce que tu as l'air de croire...

j'ai rien dit � personne.

Je suis sympa.

Je suis s�r que si.

Tu crois ce que tu veux.

Il y a ta fianc�e qui vient te voir, demain.

Comment elle s'appelle d�j� ? La jolie Chantal.

Je l'aime bien, la jolie Chantal.

Dis-moi, c'est... C'est une affaire, hein ?

Elle baise bien ?

Elle suce ?

Faut pas rougir comme �a, mon vieux.

C'est �a, qui se passe entre un mec et une fille.

L'amour, le cul, les poils.

Tu connais pas tout �a ?

De toute fa�on, �a m'�tonnerait que tu lui fasses du mal.

Je suis s�r que vous avez jamais tir� un coup.

�a doit lui manquer. � moins qu'elle ait ce qu'il lui faut.

C'est �a. Elle doit se faire sauter par d'autres mecs. C'est humain.

Tu vois, un mec m'aurait dit ce que je viens de te dire,

je lui aurais d�j� arrach� la gueule.

Toi, tu n'as m�me pas bronch�.

D�gueulasse !

�a commence � bien faire, les petits meetings. Barre-toi.

Mais barre-toi, je te dis !

Tu n'as pas beaucoup chang�, en un mois.

- Pourquoi ? - Toujours aussi bavard.

�a m'a fait tr�s plaisir, ta lettre.

Heureusement, j'ai pris les devants.

Pour avoir de tes nouvelles, il faut se lever t�t.

C'est pas aux filles, d'�crire en premier.

Tu m'�crivais des lettres autrement plus fleuries, avant.

Et l�, tu t'es pas foul�.

"Il faut absolument que tu viennes."

Remarque, j'aime bien le "absolument".

Tu as bien fait, de te couper les cheveux.

�a te va tr�s bien.

Dis donc... J'ai retenu une chambre ici, pour cet apr�s-midi.

Hein ?

Pour quoi faire ?

�a va pas, non ?

Tu es compl�tement fou.

�a, je voudrai jamais.

On ne va pas passer l'apr�s-midi enferm�s.

Il va pleuvoir. Il fait pas beau.

Je croyais qu'on irait � la colo voir tes amis.

J'y tiens pas.

�a aurait fait plaisir � ton p�re.

Je croyais que tu venais me voir.

Oh, �coute !

- Tu sais, Sophie... - Oui.

Elle est partie camper avec Jean-Claude. Elle est marteau !

- Tu le savais ? - J'en ai rien � foutre, de Sophie.

L'addition, s'il vous pla�t.

Non. �a me fait peur.

�a ne fait rien.

Je t'aime.

Tu vas le rater.

Tu sais...

On m'a dit que la premi�re fois, �a se passait souvent mal.

Tu crois ?

Ne te fais pas de souci. � la semaine prochaine.

J'ai trouv� toute la collection dans sa chambre.

Bravo, Deloux. C'est du propre !

Vous viendrez me voir dans mon bureau, mon gar�on.

Ben, mon pote !

Oh, la honte !

Moi, �a ne m'�tonne pas.

Il payait pas son loyer, il tirait pas sa cha�ne.

Tiens, passe-moi le frometon.

�a me rappelle une femme que j'ai beaucoup aim�e.

Tu dis rien, toi ?

Je ne trouve pas �a tr�s gai.

Tu trouves �a triste ?

Faut pas te frapper. T'en verras d'autres.

Tu veux mes fayots ? J'arrive pas � finir. C'est dommage.

Non, merci.

Allez, je sais que tu aimes �a, la bonne cuisine de la colo.

- Non, merci. - Oui. Merci.

J'ai pas faim.

Mange des fayots, �a fait aller.

Je dois absolument te parler, salaud. Phil.

- J'ai re�u un bien �trange message. - Si c'est pour te foutre de moi...

Dis-moi ce que tu veux. Qu'est-ce que tu cherches ?

J'en ai marre. Je ne joue plus.

Alors c'est quoi, "le petit service" ?

Je peux te sucer la bite, si c'est �a que tu veux.

- Je t'assure, j'en sais rien. - Laisse-moi tomber.

Je t'ai rien demand�.

Je suis capable de me tuer.

Je me tuerai, mais avant je dirai que c'est � cause de toi.

Tu m'as empoisonn� la vie. Tu m'emmerdes.

De quoi tu parles ?

Je sais pas de quoi tu parles.

Disons que j'ai oubli�. D'accord ?

Je t'ai un peu fait chier. Maintenant, on n'en parle plus.

Allez, termin�.

- Merci. - De rien.

�a fait plaisir, de serrer la main d'un honn�te homme.

Le dimanche qu'on a pass� ensemble n'�tait pas tr�s gai.

Mais �a ne fait rien. J'ai quand m�me tr�s envie de te revoir.

On dirait que quelque chose ne va pas pour toi, en ce moment.

Et je crois qu'il faut que je vienne plus souvent.

Je me suis d�brouill�e pour revenir dimanche prochain.

Et j'esp�re que pour les autres dimanches, �a s'arrangera aussi.

Ne te frappe pas trop si on n'a pas r�ussi � faire tu sais quoi.

On est peut-�tre un peu jeunes.

Je pense qu'il faut du temps, pour s'habituer l'un � l'autre.

En tout cas, ne crois pas que tu ne me plaises pas.

Je t'aime beaucoup. J'aime ton corps.

Et je n'ai pas peur du tout.

Je trouve que toutes ces choses se passent un peu trop bas.

Je sais qu'on n'y peut rien.

J'esp�re que tu ne montreras cette lettre � personne.

Je t'aime tendrement.

Chantal.

�a va ?

Oh, il est venu chercher sa petite poule.

J'arrive.

- Salut. - Marc, Chantal.

Vous �tes Chantal ? Il m'a beaucoup parl� de vous.

- Alors ? Tu voulais te tirer ? - Non. Pas du tout.

J'organise un tournoi de natation, cet apr�m. Vous venez � la piscine.

On dirait qu'on n'a pas le choix.

Bon. Je compte sur vous. Salut.

- Tu as gard� ton surv�t ? - J'�tais de service, ce matin.

En plus, il faut qu'on passe � la colo pour que je me change.

J'en ai pour une seconde.

Ah, Chantal ! �a me fait plaisir, de vous voir.

Tu t'occupes des m�mes.

�a marche pas � tous les coups.

C'est gentil, de venir nous voir, comme �a, le dimanche.

Philippe vous a laiss�e tomber ?

Non. On va au restaurant. Il s'habille.

- C'est votre fianc�, Philippe ? - Non.

- C'est votre petit ami, alors ? - Si vous voulez.

- C'est marrant. - Pourquoi ?

�a m'�tonne, c'est tout.

Je vais vous dire.

Celui qui a une �pingle dans l'oeil,

l'avenir de la marine � vapeur anglaise l'int�resse pas vraiment.

Si vous voyez ce que je veux dire ?

Pourquoi vous ne mangez pas avec nous ? Exceptionnellement.

Vous nous aimez pas ?

Je n'aime pas

votre fa�on de donner des ordres et de vouloir qu'on y ob�isse.

Alors l�... Dur ! Philippe ?

Elle est dure, ta copine : elle veut pas manger avec nous.

- Non. Mais on a retenu. - Pas sympa, de faire bande � part.

Si on n'a pas envie...

Si on a pas envie de manger avec vous ?

- Qu'est-ce que tu fais ? - Oui, qu'est-ce que tu fais ?

J'y comprends rien : je suis enferm�. La poign�e est cass�e.

C'est pas vrai !

Faut sauter, mon pote.

C'est pas tr�s haut.

Allez ! Hop, hop, hop !

Oh non, fais pas �a. Non. Philippe.

Philippe, descends de l� imm�diatement. Fais gaffe !

Attends. Tu veux que je te donne un truc ?

Tu vois le truc en fer qui d�passe du mur, pour tenir les volets.

Tu vois ? Non, pas le clou. Fais gaffe.

Plus loin. Surtout, n'y touche pas parce que �a peut te servir � rien.

Oh, ta poche !

Fais gaffe ! Tu t'es d�chir� ta poche.

Il s'est d�chir� sa poche.

Tu t'es pas fait mal ?

Il mourra sans avouer.

Tu viens ?

Tu pourrais �tre plus aimable.

Vous avez toute la vie pour d�jeuner ensemble. Ne nous snobez pas.

� tout � l'heure � la piscine !

Un peu de sauce ?

�a va pas ?

Tu avais l'air en grande discussion avec Marc, tout � l'heure.

Qu'aviez-vous de si int�ressant � dire ?

Eh bien, je disais au beau Marc

que quoique tr�s jeune, autrefois j'�tais encore plus jeune.

Tout le monde autour de moi aussi.

Et je me demandais ce que �a voulait dire.

Et qu'il devait y avoir l� une chose affreuse.

- Tu es f�ch� ? - Non.

Si �a peut te rassurer : ce type, c'est exactement ce que je d�teste.

Je le trouve ramenard et pr�tentieux.

�a te fait vraiment plaisir, la piscine ?

Pas vraiment. Pas plus qu'� toi.

Alors si on y allait pas ?

Oui.

�a ne fait rien.

� tout � l'heure, papa.

C'est foutu : il faut y aller.

Mon p�re veut faire un discours, et veut que toute la colo soit l�.

� vos marques !

- �a va pas ? - J'ai mal � la t�te.

Silence ! Silence !

Mes enfants,

je dois vous annoncer un fait que je d�plore, certes,

mais Raoul Deloux va devoir nous quitter.

Notre camarade a commis une grave faute professionnelle.

Dans un �tablissement comme le n�tre,

c'est inacceptable.

Cela doit servir d'exemple.

S'il m'est arriv� d'�tre s�v�re, vous savez tr�s bien que mon souci

est l'�quit� et la justice.

Je sais que dans la vie, personne n'est exempt de faiblesse.

Raoul Deloux, nous vous disons au revoir.

Et � bient�t.

Nous conserverons malgr� tout un excellent souvenir de vous.

Dites-leur donc un mot.

Ce serait tr�s gentil, tr�s �l�gant et...

M. Deloux va vous dire un mot.

Merde !

Vous me faites chier ! Vous me faites tous chier ! Merde !

- Emp�chez-le d'avaler sa langue. - Laissez-moi faire.

Quelle com�die ! Emportez-le ! Il est d�go�tant.

Foutez-moi la paix ! Ma valise !

- Faites quelque chose. - Allez, bougez !

Tous � l'eau !

- Arr�te ! - Non, il est malade !

J'ai dit : tous � l'eau.

- Qu'est-ce que vous attendez ? - �a va. J'y vais.

- J'ai envie de d�gueuler. - Pas devant tout le monde.

Je l'emm�ne au lavabo.

- Je viens avec vous. - Non. Je pr�f�re pas.

Reste ici. Attends-moi.

Vas-y.

Non. Je n'y arrive pas.

Non. Je te jure, j'y arrive jamais.

Force-toi. Pense � un truc d�gueulasse. Pense � de la merde.

Mets tes deux doigts dans ta bouche, comme �a.

- �a, �a fait d�gueuler. - Non. J'aime pas �a.

Mais tu es chiant ! Je te dis de d�gueuler.

L�. �a fait du bien.

Mais l�che-moi ! Pourquoi tu m'as foutu � l'eau ?

Et l'autre jour, pourquoi tu m'as menti ?

En fait, tu es toujours apr�s moi.

Tu es vex� � cause de ta petite amie ?

Ferme ta gueule. Ferme ta sale gueule !

Laisse-moi tranquille, � la fin.

C'est bien la peine de t'aider.

C'est �a, j'en ai rien � foutre ! Barre-toi !

Baisse d'un ton. Merdeux !

Tu me donnes des ordres ?

Quand je te vois, j'ai vraiment envie de te...

J'ai vraiment envie de te... botter le cul.

J'ai envie de me foutre de ta gueule.

Petite m�re, va.

Regarde ce que tu as fait.

C'est d�go�tant.

Tiens ! Mange-la, ta merde.

Mange !

- Qu'est-ce qui se passe ? - Je l'aidais � vomir.

- Faut le laisser. - Il criait.

Mais il est cingl�. Il raconte que je lui ai fait mal.

- Laissez-le tranquille. - Mais je le laisse tranquille !

Je le soigne et il m'engueule. Merde, quoi !

Un type pareil !

Je me demande ce que vous faites avec un type pareil.

Non. N'entre pas. Laisse-moi tranquille. N'entre pas.

Un peu plus et j'allais y aller, tu sais.

Merde ! C'est d�gueulasse.

Pas de quoi pavoiser.

Un concours d'�neries, de b�tises et de m�chancet�.

Si les parents tombaient l�-dessus... Dieu m'en pr�serve.

Toutes les nuances de la bassesse sont repr�sent�es l�-dedans.

Je me suis d'ailleurs amus� � les classer.

Voici la banalit� : "Merde pour celui qui le lira."

Voyons, je vous en prie, attendez la suite.

Attaque personnelle : "Marcassin est une andouille."

�nigme :

"� la colo, �a pue, et le directeur chie dans la colle."

Comprenne qui pourra.

Voici les insultes :

"Les colons de Philippe sont des gonzesses."

Merci pour Philippe.

La pornographie : "� poil, l'infirmi�re !"

Je n'ai trouv� en tout et pour tout que deux propositions,

et encore entre guillemets, pour la f�te des adieux. Les voici :

"Je propose pour la f�te qu'on se tape bien la cloche."

Et celle-ci, plus laconique. "Concours de bites."

Messieurs, je sais. C'est tordant.

Je ne ris pas, j'ai les l�vres gerc�es. J'attends vos suggestions.

On pourrait...

Faire une excursion ?

Ah non ! Les promenades en car et tout...

Les m�mes qui d�gueulent, tr�s peu pour moi. Non.

On pourrait faire un tournoi...

- De foot ? - Non.

Il faut un truc exceptionnel. �a, on en fait tous les jours.

- Et un pique-nique ? - �a les int�resserait ?

C'est pas mal, mais il faudrait faire quelque chose de bien.

Avec de la bouffe sympa.

Non. Ou alors, on pourrait faire... Tu sais, un...

Une kermesse, avec des stands.

C'est pas mal. Avec des lots � gagner.

Et l'argent ? �a pose des probl�mes d'argent.

Ces stands seraient payants. Sinon...

�a ne plaira pas aux parents, qui offrent d�j� des vacances,

de leur faire payer en plus pour une f�te comme la n�tre.

Non.

On a qu'� s'en tenir � la seule proposition faite.

Le concours de bites ?

Quel con ! Mais non !

- Le bon repas. - C'est banal.

Ou quelque chose de plus original.

Le dimanche, au d�ner, au lieu des 2 bonbons habituels, 3 bonbons.

Herv�, si c'est pour dire des �neries d�sagr�ables,

t�chez de vous abstenir.

- Et un signe de piste ? - Non. Moi, je demande la parole.

Je sais quoi faire. �a m'�tonne, que personne n'y ait pens�.

Il faut faire un bal costum�. On invitera le village.

Les parents qui viennent pourront y assister.

Et puis, se d�guiser, �a amusera tout le monde.

On aura qu'� faire �a dans le pr�au.

Me croiras-tu si je te dis que maintenant, je suis calme ?

Parce que j'�tais plut�t mal, ces derniers temps.

La colonie organise un bal pour la f�te des adieux.

Ne viens pas.

J'ai trop peur que tu en aies assez de moi et de mes simagr�es.

On se retrouvera dans quelques jours � Paris, et je t'expliquerai.

Excuse-moi de n'�tre pas plus simple et plus facile � comprendre.

Je voudrais l'�tre.

Je t'embrasse tendrement.

Pardonne-moi, mais je viendrai. Tu trouveras que j'ai raison.

Je veux savoir ce que tu veux. Je veux conna�tre tous tes secrets.

Je veux les comprendre, les aimer. Et je veux t'apprendre les miens.

Si nous pouvions dormir ensemble une nuit enti�re comme des enfants,

tout serait bien.

C'est pour �a, que je viendrai. Et c'est pour �a, que je t'aime.

Ah ! Ma petite Chantal !

Je parie que vous n'avez jamais bu de whisky de votre vie. Venez !

- Et Phil ? Il est pas l� ? - Il arrive.

D�guis� comment ?

Vous verrez.

Invitez-moi � danser.

- Ce discours s'adresse � moi ? - �a m'en a tout l'air.

Marc, je t'en prie.

Vous permettez ?

- Comment s'appelle la belle ? - "La Hupa."

Eh bien, "La Hupa"...

Rumba !

- C'est d'un go�t ! - C'�tait de bon go�t, avant ?

Je me sens d'une humeur �trange.

Tout me pla�t.

Il me semble que je vous aime plus que les autres jours.

Vous �tes un amour, cette nuit.

Qu'il est con !

Et vous, cette nuit, vous �tes une beaut�.

D'ailleurs, vous �tes toujours belle.

Salope.

- Une orangeade ? - Oui, avec un peu d'arsenic dedans.

- Pardon ? - Non. Je vais le boire comme �a.

Allons, cher ange. On nous regarde.

On nous regarde ? Qu'on nous regarde, mon ch�ri !

Mon grand fou !

Elle est compl�tement folle, ce soir.

- Qu'est-ce qu'on m'offre � boire ? - Comme vous y allez !

Par ici, princesse. Laissez-nous passer.

La demoiselle veut s'en jeter un.

Vous voulez pas danser avec lui ? Je passe la main.

Pas ce soir. Ce soir vous est enti�rement consacr�.

C'est �a. Ce soir, je ne veux danser qu'avec Marc !

Marc ! Le tor�ador !

�coute, l�che-moi le coude.

- Marc, c'est notre soir�e. - Oui.

T'es d�gueulasse. La laisse pas tomber.

Bon. Ben alors, c'est la derni�re.

Arr�te de d�conner. Tout le monde nous regarde.

- �a m'emmerde ! Arr�te. - Non.

Marc, ne me laisse pas.

Monsieur, dites-lui qu'elle s'arr�te, parce que �a va bien. Elle m'ennuie.

Arr�te ou je cogne.

�a va ?

Marc !

Merde !

Tu danses avec mon amoureux.

Je te dis que tu danses avec mon amoureux.

Mais quel con ! Fous le camp !

Et alors ?

Non.

Marc, mon petit Marc, o� sont-elles cach�es ?

Viens, Marc.

C'est l�.

De quoi as-tu peur ?

- Non ! - O� as-tu mal ?

Je n'ai pas peur des coups, Marc.

C'est l� que tu te trompes. J'ai honte. J'ai seulement honte.

L� o� tu as honte, l� o� �a te d�mange, �a me d�mange.

Moi aussi !

L� o� �a te gratte, �a me gratte, moi aussi !

- Vous allez attraper un coup. - Laissez-moi !

Tu es bas, mais n'aie pas peur de �a.

Tu es vrai.

Il m'a piqu�.

Il est fou.

Excusez-moi.

quelques ann�es plus tard...

Viens voir.

On le prend ?

Doucement, le voil�.

�a vous pla�t ?

C'est pas sans int�r�t.

Je ne sais pas ce qu'il vous faut. 90 m�tres carr�s rue Mademoiselle...

- C'est bruyant, non ? - Un petit peu, oui.

Vous �tes pas faciles, comme clients.

Ici, c'est le s�jour. Assez grand, comme on les fait maintenant.

C'est la nouvelle formule : peu de pi�ces, mais de l'espace.

Je vous conseillerais de pas trop meubler pour respecter les volumes.

Vous avez vu les placards qu'il y a l� ?

Un placard � droite, immense. Placard � gauche.

C'est pas donn�.

L�, vous exag�rez. Si j'avais les moyens, je n'h�siterais pas.

C'est un peu petit cher, quand m�me.

Pour la commission de l'agence, on peut s'arranger.

Enfin, je veux dire, on peut s'arranger entre nous.

Quand m�me, �a me fait dr�le, de vous revoir.

Depuis le temps. �a fait combien ?

Il a pas chang�, lui. Toujours...

Vous, par contre, un petit peu.

Vous �tes plus... Vous �tes mieux. � quand le mariage ?

"Le mariage" ?

Oui. Vous avez rudement raison.

Moi, j'ai fait la connerie et maintenant...

Bon. Je vous ram�ne � l'agence. On va r�gler tout �a noir sur blanc.

- Apr�s toi. - Non. Vas-y.

- Non. Vas-y. - �coute...

Apr�s toi.

Adaptation : Marie Baldovini pour Eclair Group

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