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HlSTOlRES FANTASTlQUES
LA MOUMOUTE SANGUlNAlRE
- Vous �tes qui? - Harry Ballentine.
De Brack et Worth, Monsieur.
Voici ma carte. Excusez-moi. Mon nom est �crit au verso.
Mais, j'ai appel� Worth.
L'an pass�, j'ai juste fait un petit testament, et j'ai eu Worth.
L�, je tue du monde, et on m'envoie quelqu'un qui n'a pas fini de grandir?
Sans vouloir vous offenser, Monsieur Bernstein...
puisque vous avez admis avoir tu� trois avocats en trois occasions...
M. Worth a cru que �a serait dans son int�r�t...
d'envoyer quelqu'un auquel le cabinet n'est pas trop attach�.
- Bon sang. - Je suis enthousiaste, malgr� tout!
C'est une premi�re cause fascinante.
Encore une fois, " Bon sang".
Donc...
vous �tes suppos� me dire ce que vous, l'accus�, croyez �tre tous les...
�l�ments touchant l'incident all�gu� ou, dans ce cas, les incidents...
dont vous, l'accus�, avez �t� accus�...
concernant ce crime.
Quoi? J'ai peut-�tre d� tuer les trois autres avocats...
mais au moins, je les comprenais.
Dites-moi seulement, avec vos propres mots, ce qui s'est pass�.
C'est �a le probl�me. Je me rappelle de rien.
Un jour, tout allait pour le mieux.
Mes enfants �taient fatigants. Ma femme me tapait sur les nerfs.
La vie �tait belle.
On �tait une belle petite famille unie.
Regardez.
C'a �t� pris la semaine pass�e.
- Vous avez dit la semaine pass�e? - Ouais, y a huit jours de �a.
J'ai pris la photo mardi, le jour o� j'ai achet� ma moumoute.
Tout le monde est content.
Y a personne qui tue personne.
Je paraissais 10 ans plus jeune.
- Et alors? - Je sais pas.
On dirait que j'ai v�cu dans un gros flou toute la semaine.
C'est comme si je m'�tais couch� en comptable...
et que je m'�tais r�veill� en tueur du Zodiac.
J'ai toujours �t� un gars tranquille.
On pourrait m�me dire, une poule mouill�e.
Je me suis cass� une jambe en jouant aux cartes.
Vous savez quoi, Monsieur Murray Bernstein?
Je vous crois, et je vais vous d�fendre.
Malheureusement pour vous, de mon mieux!
Je vais travailler nuit et jour, jour et nuit pour vous...
m�me apr�s que ma m�re m'aura dit : " Harry, �teins la lumi�re.
T'es en train de tuer ton p�re". M�me apr�s �a, Monsieur Bernstein.
Ca fait combien de " Bon sang" l�?
Trois.
Relisez-moi ce que la femme de Murray Bernstein a dit.
Premi�rement, elle a confirm� que son mari �tait une poule mouill�e.
Puis, elle a dit, et je cite...
" Murray �tait un homme bon jusqu'� ce qu'il ach�te la moumoute de Hair & Now.
Il a commenc� � changer � ce moment-l�.
Il revenait du travail plus t�t pour se regarder dans le miroir.
Le sexe �tait super. C'est l� que j'ai su que quelque chose clochait."
Il prenait des m�dicaments? Ses intestins �taient d�traqu�s?
Non. Il avait les selles d'un boeuf.
Vous avez l'air fatigu�.
Vous devriez rentrer pour dormir un peu.
Je ne peux pas dormir avec toutes ces injustices dans le monde.
Rentrez, vous, Beth. Allez dormir.
Monsieur Ballentine.
On est tous les deux, seuls dans ce grand �difice vide, et...
on vient de passer toute la nuit ensemble.
Est-ce qu'il vous arrive de penser � moi... en tant que femme?
Je ne pourrai pas penser � vous en tant que femme...
tant que chaque criminel derri�re les barreaux ne sera une femme.
"Tant que chaque criminel derri�re les barreaux ne sera une femme."
C'est terrible.
" Le chef de police Martin Hansen dit que...
si les assassins des gardiens de la justice ne sont pas stopp�s...
on va finir par s'arracher les cheveux de la t�te."
Des avocats morts. Pourquoi des avocats morts?
Il a raison. On va finir par s'arracher les cheveux de la t�te.
Murray Bernstein, Floyd King. Des hommes chauves.
Des hommes chauves.
On va s'arracher les cheveux.
S'arracher les cheveux...
Un postiche.
C'est une moumoute psychopathe!
Mademoiselle Hollander, vous ne croyez pas que je suis un g�nie?
Je suis � vos pieds.
Je me l�ve, je m'habille, je mets mes cheveux.
- Je mange mes c�r�ales souffl�es... - OK. Vous mettez vos cheveux.
Parlez-moi de vos cheveux, Floyd.
OK. Un jour je passais devant Hair & Now...
et dans la vitrine, y avait cette moumoute tellement sp�ciale.
Et �'a �t� le coup de foudre.
En fait, c'est ma copine, Charlene, qui voulait absolument que je l'ach�te.
Elle a dit que c'�tait comme les cheveux de R.J. Wagner.
Vous auriez d� me voir avec �a sur la t�te, Monsieur Ballentine.
Je ressemblais presque � quelqu'un... de pas laid.
Elle est o� la moumoute maintenant, Floyd?
C'est une affaire bizarre.
Quand je me suis fait arr�ter, elle voulait plus me rester sur la t�te.
J'avais un m�chant style avec �a quand j'ai emmen� Charlene � la pizzeria...
Ia m�me chose quand j'ai tu� les avocats.
Mais quand les policiers m'ont mis la main au collet...
Ia moumoute a commenc� � me griffer.
- Vous voulez dire � vous gratter. - Non. Je veux dire � me griffer.
Regardez.
Floyd King. Je l'ai.
- On perd jamais rien ici. - Super. Merci.
Bon, voyons voir. Un complet de laine gris. OK.
Une chemise, une cravate, une paire de souliers.
Une paire de chaussettes. C'est tout?
- Ouais. - Vous �tes s�r?
Bon. J'ai emprunt� cinq dollars � un meurtrier.
- Je peux le rembourser. Tiens voil�. - C'est pas de �a que je parle.
Il devrait y avoir un postiche quelque part l�-dedans.
Laissez-moi voir.
OK. Ca devrait �tre dans cette enveloppe.
Y a deux, trois cheveux ici.
Bizarre.
Sortez-moi les affaires de Murray Bernstein.
- L'autre tueur d'avocats? - Exact.
- 1 2,50 $. - OK.
C'est une farce.
C'est bien ce que je pensais.
Il devrait y avoir un postiche l�-dedans aussi.
- Ouais. Ca se ressemble, hein? - Ca se ressemble...
Entr�e visiteurs
Vous voulez me faire avaler...
qu'une moumoute est responsable de tous ces crimes?
Et qui est responsable du massacre de la Saint-Valentin...
un soutien-gorge rembourr�?
Vous allez le regretter si cette touffe fris�e tue une autre fois.
Il faut saisir l'occasion par les cheveux.
C'est vraiment super!
J'ai pas ri autant depuis que la lieutenante Mulloney ici pr�sente...
est rest�e prise dans l'incin�rateur!
Si je comprends bien, vous ne m'aiderez pas � la capturer?
Vous voulez que je vous fournisse des hommes tr�s bien entra�n�s...
et que je leur dise qu'on va pourchasser une moumoute?
Vous voulez que je fasse quoi, que je tende un filet � cheveux?
Allez-y, Capitaine, riez, mais pendant ce temps...
un postiche assassin en libert� cherche sa prochaine victime.
- Comment �a s'est pass�? - ll ne m'a pas cru.
Avez-vous obtenu des renseignements sur le postiche?
Il para�t que la femme � qui appartenaient les cheveux...
a �t� accus�e de meurtre en France.
Elle n'avait pas d'argent, donc elle a vendu ses cheveux.
Pour pouvoir payer...
Un avocat qui demandait des tarifs acceptables, mais qui �tait pourri.
- Donc, ils lui ont tranch� la t�te. - lls lui ont tranch� la t�te?
Le postiche a �t� vendu � Hair & Now il y a trois semaines.
Hair & Now. Oui, Hair & Now.
Oui! Hair & Now. Oui, bien s�r!
Monsieur Ballentine?
- Puis-je vous aider, Monsieur? - Non.
Je regarde, c'est tout. Vraiment.
Vous n'�tes pas oblig� d'acheter.
Si je peux me permettre, vous avez une bien jolie zone pour de futurs cheveux.
- Merci beaucoup. - Venez vous asseoir...
et on pourra explorer les possibilit�s ensemble.
- Monsieur... - Monroe.
Vous ne croiriez pas le nombre de c�l�brit�s que j'ai parmi ma client�le.
Je pense que je vais revenir une autre fois...
parce que l'id�e de me mettre de la colle sur la t�te me rend malade.
Tout le monde dit �a au d�but.
Qu'est-ce qui arrive quand le vent se l�ve?
Je vais vous donner une brochure sur la fa�on de marcher au vent...
de prendre une douche...
et, �coutez bien �a, de la porter au lit.
Voyons voir si on peut vous rajeunir de 20 ans...
et vous faire rena�tre dans ce monde o� l'apparence est si importante.
Ca va changer votre vie.
Oui. C'est fait pour vous.
Vous ressemblez � Tyrone Power...
Comme deux gouttes d'eau.
Tyrone Power?
Irr�sistible.
Les pauvres femmes.
Y a rien qui va vous arr�ter maintenant.
Attendez. Ce sont de vrais cheveux?
C'est une r�plique exacte. C'est plus vrai que nature.
C'est fait de la m�me mati�re que les tuiles de la navette spatiale.
Elles se sont d�coll�es, non? J'aimerais mieux de vrais cheveux.
De vrais cheveux? Pas de probl�me.
Je pense que j'ai de vrais cheveux parfaits pour vous.
- C'est parfait. - Vous avez raison.
C'est parfait.
Je vous remercie beaucoup... H�!
Je suis vraiment d�sol�.
Oui. Qu'est-ce que je peux faire pour vous?
Est-ce que ce cheveu vous dit quelque chose?
Voyons voir.
Oui, �a m'est tr�s familier.
Fran�ais. De femme.
Environ 1.60 m�tres, ouais.
Probablement de Normandie.
Vous avez combien de postiches faits avec ces cheveux ici?
Juste un.
- O� est-il? - Bien, venez par ici.
Oui, bien s�r. C'est celui que je viens de vendre.
OK. On n'a pas de temps � perdre. Voici ce qu'il faut faire.
Je veux que vous retrouviez l'homme qui a achet� ce postiche.
Allez � sa maison, � son travail. Qu'il soit suivi, m�me aux toilettes.
Pendant ce temps, je vais essayer de trouver sa prochaine victime.
Et s'il tue encore, vous en porterez la faute!
- OK, OK. - Ecoutez-moi. Ecoutez-moi.
Tant que ce postiche sera au large, aucun avocat m�le ne sera en s�curit�.
Croyez-moi, j'ai peur... et pas seulement parce que je sais...
avec quelle rapidit� un peigne peut devenir votre pire ennemi...
mais parce que la survie de tout notre syst�me judiciaire...
repose sur l'arrestation d'un postiche tordu et rancunier!
- Est-ce que vous me comprenez? - Prendriez-vous un verre d'eau?
Mes actions vont � ma ni�ce, Barbara.
Pour ma collection de pi�ces de monnaie, j'aimerais qu'il y ait un concours.
- Est-ce que je peux faire �a? - Oui. C'est votre testament.
Excusez-moi.
- Etes-vous Monsieur Zahl? - Oui?
Monsieur Zahl...
vous pr�tendez avoir des tarifs acceptables.
C'est vrai, Monsieur Zahl?
- Le Bureau d'�thique commerciale? - Non. Je suis un tueur.
Je ne prends pas de nouveaux clients.
- Je pense que je vais y aller. - Bougez pas!
Pr�parez-vous � mourir, Monsieur l'Avocat aux tarifs acceptables.
Arr�tez!
Entrez. Vous arrivez juste � temps pour assister � un meurtre, Monsieur...
Je vous cherchais.
C'est vrai, Monsieur Ballentine?
Et comment nous avez-vous trouv�s?
Je me suis mis dans la t�te d'un postiche fran�ais.
Ce postiche ne tue que les avocats qui offrent des tarifs acceptables.
Et M. Zahl ici pr�sent est le dernier avocat en ville qui le fait.
Pas mal pour un gars qui n'a pas encore pass� son barreau, hein?
Donc, vous �tes avocat.
Non, pas exactement.
Maintenant... qui d'entre vous veut mourir en premier?
- Je ne suis pas press�. - Eh bien...
- �a sera vous, alors. - Regardez!
Le postiche.
Bonjour, Monsieur Ballentine, avocat.
Avez-vous des tarifs acceptables?
Je n'ai pas de tarifs.
C'est ma premi�re cause, mais on peut s'arranger.
Vous ne me tuerez pas.
Je suis une victime... Un passant innocent...
victime de cheveux rebelles.
Il faut que j'y aille.
Arr�tez!
Allez de par la ville, repr�sentants, diffuser la nouvelle.
Peu importe le genre de client�le, Alfred a un postiche pour vous.
Un postiche qui a du chien, qui a du punch et de l'attrait.
Je vous le dis... Les femmes adorent les t�tes poilues!
Le coco est " out". Soyez � la mode avec un postiche de chez Alfred.
Vous pouvez le porter sous la douche, dans la piscine ou dans les airs.
Fabriqu� � partir d'une fibre r�sistante au feu...
Pour une qualit� que m�me Dieu nous envie.
Voici notre mod�le super r�sistant...
- Qu'est-ce que vous faites? - pour les moins tendres.
Que vous soyez campeur, p�cheur...
ou chasseur � l'aff�t d'une petite biche sauvage...
notre mod�le super r�sistant ne vous laissera pas tomber.
Parfum� au bois de c�dre.
C'est toute une odeur de propret�.
Mais assez solide et durable pour tirer le Queen Elisabeth ll de cale s�che.
Vous ne me croyez pas? Demandons � Woody de le tester.
Vas-y, Woody.
C'est du solide.
Eh bien voil�, Messieurs.
Nous avons demand� � notre personnel d�vou� de nous donner...
Ie meilleur postiche tir� de la technologie et du g�nie am�ricains.
Un jour, tous les hommes chauves pourront dire fi�rement...
" H�, j'ai achet� mon postiche Alfred. Qu'attends-tu pour faire pareil?"
Messieurs, vous travaillez pour une entreprise de qualit�...
qui fabrique un produit de qualit� vendu par des hommes de qualit�.
Et cette ann�e, vous allez faire beaucoup d'argent.
Arr�tez cette barbe!
Regardez �a.
- Vous �tes avocat. - Ouais.
Dans un sens, �a me fait de la peine de voir quelque chose emprisonn�e...
qui n'a pas droit � un avocat.
- Vous pourriez peut-�tre... - Repr�senter des cheveux?
Non. Les humains sont ma sp�cialit�.
Monsieur Ballentine. De toute �vidence, j'aurais d� vous croire.
Vous �tes un homme bon. Vous m�ritez cette victoire.
Rira bien qui rira le dernier, hein?
Non, Chef. Je ne peux pas rire.
Je ne pourrai pas rire tant...
qu'ils n'auront pas trouv� un mot moins embarrassant pour le syst�me p�nal.
- Comment �a va? - Bien, Schmidt. Comment tu vas?
Super. C'est �a?
- Y para�t. - Non, mais...
- On se revoit � 16 h, hein? - Ouais.
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