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[musique de suspense]
[Assane] Ça te rappelle rien, ce symbole ?
[Adèle] C'est ça, la forteresse des Gardiens ?
[Assane] Oui. C'est l'endroit indiqué par les pierres et la couronne.
[Adèle] Ah, ouais, c'est grand !
Très grand.
Carrément mégalo.
T'imagines ce qu'il y a derrière une porte comme ça ?
Un peu trop bien, ouais. L'endroit est rempli de gardiens armés,
caméras thermiques 360° cachées dans chaque recoin.
Faut faire gaffe. Ils sont à la pointe de la technologie.
Alarmes silencieuses, système d'enfermement automatique.
Un faux pas et on est grillés. C'est quasi impossible d'entrer.
Tant qu'ils nous croient morts, on a un avantage.
[homme] On n'a pas retrouvé les corps de Diop et de sa fille.
Mais avec les dernières pluies, ils vont remonter à la surface.
- Bien. - [musique de tension]
Mais continuez de draguer le fond.
Juste par acquit de conscience.
Les batteries de l'hologramme vont pas durer mille ans.
[la musique s'intensifie]
[grésillement]
D'ici là, on saura voler le plus grand coffre-fort de France.
Fais-moi confiance. Viens, on traîne pas.
[crescendo]
[chocs métalliques]
[Claire] Alors, Dakar… Ah, bah, c'est par là.
[annonce d'aéroport]
- Ça va ? T'as ce qu'il te faut ? - [lui] Ouais, ouais.
[elle l'imite] "Ouais, ouais."
Attends, tu pars à la dernière minute, j'ai le droit de te demander, non ?
Oui, maman, j'ai ce qu'il me faut, je ferai attention et pas de bêtises.
[Claire] Voilà.
T'es sûr de toi ?
Faut que je parte, là.
- T'aurais pu partir avec ton père. - Je serais jamais parti, maman !
Il faut que j'arrête de l'attendre.
- C'est ce que t'as fait, non ? - Ça…
Tu sais, toi et Ben, j'ai pas compris, au début. J'avais du mal.
Mais je te trouve beaucoup mieux avec lui.
T'as bien fait.
[jingle des aéroports de Paris]
T'as prévenu papa que tu partais ?
Maman, sors-toi papa de la tête.
Tu sais pas ce qu'il fait. Reste loin de lui.
- Pourquoi ? - C'est comme d'hab !
Tous ses trucs de Lupin, toujours pareil.
Tu sais quelque chose en particulier ?
[crescendo en écho]
[rires]
[musique sombre]
- [Adèle] Le trésor… - [note métallique aiguë en écho]
Il s'en fout de nous.
- Dis pas ça, chéri… - Si, écoute-moi, c'est vrai.
Tout ce qui compte, c'est lui et ce qu'il fait.
C'est pas nous, sa priorité. C'est pas vrai.
Crois-moi.
T'inquiète, on n'a pas besoin de lui.
- [musique mélancolique] - [baiser]
- Tu fais attention à toi. - Oui, maman.
- Promis ? - Oui. Je t'appelle.
- Bonjour, monsieur. - [hôtesse] Votre destination.
- [lui] Dakar. - [hôtesse] Par ici. Bon voyage.
[musique de tension]
- [la musique s'efface] - [tapotement de clavier]
[glousse]
Bah, voilà ! Enfin, je découvre ton fameux repaire.
Tu parles d'une garçonnière !
- Tu fais du cheval, toi ? - Ouais, ça m'arrive.
- Hmm. - [il pouffe]
- Alors, ça donne quoi ? - [bips]
[Adèle] C'est un enfer.
Ça paraît vieillot, mais impossible de hacker le système des Gardiens.
C'est plus sécurisé que la Banque de France.
J'ai fait mes petites recherches, moi aussi. Regarde.
Cadastre, permis de construire et plans d'architecte.
Tu vois ?
Tout ne se trouve pas dans les serveurs. Y a d'autres moyens.
- J'ai jamais vu plus verrouillé. - Ouais. Se déguiser suffira pas.
Ils ont la reconnaissance faciale à chaque entrée.
[bip d'accès]
[musique de suspense]
[note sombre]
[Assane] Comment on peut rentrer là-dedans ?
Pas un angle mort.
[Juliette] Et par les catacombes ?
- Bah, non. C'est pas possible. - Bah, si.
Paris a des tunnels partout. C'est une super idée.
- Y a forcément un passage. - Mais tu comprends pas.
On a essayé, y a 25 ans. Y a pas d'accès.
On a cherché l'entrée dans le bureau de la commissaire.
Si. Y a un accès.
Mais je t'avais menti.
[crescendo]
[commissaire] Mlle Pellegrini, rhabillez-vous à côté.
- Accompagnez-la. - [Juliette pouffe]
- [brouhaha] - [propos indistincts]
- [elle glousse] - Allez, changez-vous.
- [note sombre] - [crescendo sinistre]
Tu m'as déçu, Juliette.
Assieds-toi, on va parler.
[crescendo]
[policier] Soyez sages, le commissaire va vous expliquer la vie. Allez.
T'es toute seule ?
OK. Vas-y, ferme la porte. Faut faire vite.
Le carnet avait raison. Le trésor est en dessous.
Quelques centaines de mètres, et il est à nous. Vas-y, viens.
- Dépêche, on a pas le temps. - OK.
- [Assane] On le fait ensemble. Un, deux… - Deux, trois.
- [gémissent] - [elle souffle]
- Regarde. - [musique de suspense]
[lui] Ouah…
- On y va ? - [la musique s'intensifie]
[lui] C'est par là. Allez, viens.
[couinements de rats]
[couinements]
[notes mystérieuses]
- T'es sûr de ton chemin, Assane ? - On y est presque.
Je le sens bien, là.
- [elle soupire] - Allez, viens.
- [lui] Je crois qu'on n'est pas mal. - Attends-moi.
[note métallique aiguë]
[la musique de suspense continue]
[note sombre]
[Assane] Non. Non, non, non, non, non !
C'est là. Ça doit être là !
Juliette.
Le trésor. Il était censé être là. Je comprends pas.
- Tu sais pourquoi y a pas d'accès ? - Non. C'est là. Juliette.
Car y a jamais eu de trésor.
- Quoi ? - C'est une légende.
Le carnet, c'est un faux.
- Je t'ai raconté une belle histoire. - Non, Juliette.
- T'avais tellement envie d'y croire. - [musique mélancolique]
Ce carnet, y avait que ça pour t'accrocher à moi.
Non… C'est pour ça que tu m'as menti ?
Tu croyais quoi ? Qu'on allait sortir ensemble ?
Je voulais juste m'amuser.
C'était sympa. Mais maintenant, plus tellement.
C'est Ben qui avait raison.
T'es une cinglée ! Et comme toute ta famille !
[crescendo en écho]
Le trésor était de l'autre côté du mur.
Je t'ai menti pour te protéger. J'ai pas trouvé d'autre moyen.
Mon père savait pour nous, et pour le trésor.
- Comment il savait ? - J'en sais rien.
[musique dramatique]
Il fallait que je te décourage. Définitivement.
Sinon, il s'en prenait à toi.
Je pouvais pas le laisser faire ça.
Je suis désolée, Assane.
Mais du coup, on a accès aux souterrains ?
[Adèle] Hmm ?
Oui.
- On a accès au trésor. - [la musique s'intensifie, puis cesse]
- Et voilà. Les petites douceurs. - Merci beaucoup.
Hop… Allez, bon appétit.
- Merci. Bon, alors, tu me montres ? - [Guédira] Ouais.
La basket qui a laissé l'empreinte au Muséum…
C'est une basket de collection. Numérotée.
- OK. T'as pu retrouver le revendeur ? - Ouais.
Le lot qu'on recherche a été volé il y a quelques semaines.
Punaise. OK.
Et lui, là, c'est qui ?
D'après les collègues, l'expert dans la revente de sneakers de collection
tombés du camion, c'est lui.
OK. Ça sent la petite balade digestive, ça.
[musique de suspense]
[la musique s'intensifie]
[note dramatique]
Alors, c'est sûr ? L'entrée du trésor est là-dedans ?
Plus de mensonges ?
On y va en plein jour ? Y a des flics partout.
Tu veux attendre que Charmerace sache qu'on a sa couronne ?
Non.
Faire les choses en pleine lumière, c'est mieux.
On passe plus inaperçus.
[Adèle] C'est sûr qu'on passe pas inaperçus.
[Juliette pouffe]
[musique espiègle]
[Assane] Bonjour ! Bonjour.
Bonjour. Bonjour, monsieur. Voilà. C'est bon.
Vous faites quoi ? Ça pue !
- Livraison pour le labo. - Labo ?
- Laboratoire, monsieur. - Formulaire de demande, de dépôt,
formulaire 482 B sur le matériel organique,
et sur l'absence de risque bactériologique.
- "Risque bactériologique" ? - "Absence de risque."
C'est valable pour les frigos, les machines à laver…
et pour ça. C'est en fin de glaçon,
donc, ça va baigner dans son jus, ça va être dégueu.
- Il faut qu'on s'active. - On apporte ça à l'agent Hitlzer ?
- Pfeizer ? - Metzger.
On l'adore, il est super. Bougez pas, on connaît le chemin.
Attendez, non, non. C'est pas l'institut médico-légal qui gère ça ?
Ça bouge encore, c'est pour le labo de la police.
Et à l'intérieur, ça bouge. Vous voulez voir ?
Guenièvre, aide-moi à ouvrir. Excusez-moi, pardon…
On va vous montrer.
On sait pas ce qu'ils mettent, on joue aux devinettes.
- Cervelle… - [elle] Doigt.
- C'est bon. Fermez. - Sûr ? On n'est pas joueur. Pas de souci.
- Policier, mais pas curieux… - Allez-y.
[Assane] Merci. Allez, bisous.
[Adèle et Assane] Au revoir !
[la musique espiègle continue]
[Assane] Je crois que c'est là.
[Adèle] Le commissariat est à plus de deux kilomètres de l'entrée du trésor.
[Assane] C'est sous terre et dans le noir. C'est 20-25 minutes.
[Juliette] Au moins.
OK. On s'infiltre et on va au bureau de la commissaire.
Korvin. Le dragon qui garde le trésor des Gardiens.
Ce serait un miracle qu'elle parte quand on en a besoin.
Quand on a une deuxième chance…
on compte pas sur un miracle.
- [vibreur] - [musique sombre]
Allô ?
[Charmerace] Diop et sa bâtarde sont vivants !
- Quoi ? - On les a vus près de la forteresse !
Ils ont les pierres et la couronne !
[voix de Charmerace] Vous foutez quoi ?
- Réglez-moi le problème pour de bon ! - [fin de l'appel]
[note finale sombre]
[musique de suspense]
- [Assane] Là ! - On a une urgence. Venez, Georges.
[Georges] Venez avec moi.
[Assane] Voilà ce qui se passe quand les Gardiens nous savent vivants.
[elle soupire]
[bips de scanner]
[pouffe]
Ça marche ?
- Ouais, c'est impeccable. - Top. C'est parti.
[la musique de suspense continue]
- [lui] T'es sûre de ton truc ? - Ouais.
- Dans Mission : Impossible, ça marche. - [la musique s'apaise]
- [crescendo] - [elle] Et là, on disparaît.
[note mystérieuse]
[agitation au loin]
Ouais, j'y suis, là.
[homme] Tu le vois ? Ça doit être sur le bureau.
- Y a rien sur le bureau. - Tu te fous de moi ?
Je sais pas, ça doit être ailleurs. Regarde.
- Ouais, c'est là. - Bon.
[musique de tension]
T'as ouvert ?
- [grésillement] - Euh, quelle couleur ?
J'en sais rien ! Karadine, c'est marqué dessus en gros !
Avec un K.
- Allô ? T'es là ou pas ? - [grésillement]
Xavier, y a quoi, dedans ?
Qu'est-ce qui se passe ?
- [Xavier] C'est bon. - Bah, enfin !
[soupirent]
- [elle pouffe, halète] - [la musique cesse]
- [lui] Ouvrons la trappe. - Oui.
[musique de suspense rapide]
[cutter]
[grincement]
- [gémissements] - [la musique devient mystérieuse]
[souffle]
[elle expire]
[lui] C'est par là.
[Charmerace] La couronne a disparu ?
[la musique s'intensifie, puis cesse]
[Charmerace soupire]
Tu te fous de ma gueule ?
C'est quoi, ce bordel ?
Tu m'ôtes les mots de la bouche, là.
[grésillement]
[légère musique de tension]
- [grésillement] - Putain.
- [bips] - [code bon]
- [grésillement] - Putain.
Putain.
Putain !
[musique de suspense haletante]
[Georges] Aucun signe de Diop, cheffe.
[la musique s'efface]
[sonnerie et vibreur]
Diop et sa bâtarde sont en vie !
Oui, je sais !
Comment ça, vous savez ?
Vous m'avez déjà prévenue !
Quoi ? Je viens de découvrir que la couronne était fausse.
[hurle] Il se passe quoi, Korvin ?
On retourne au commissariat !
Ils sont là-bas ! On s'est fait avoir !
[musique de tension]
[lui] C'est par là.
[la musique s'efface]
On était arrivés jusqu'ici avec Juliette.
[courant d'air]
[note de tension]
On était tellement près.
On va rattraper le temps perdu.
[pouffe]
- [sirènes] - [musique haletante]
Oh, merde, purée.
Assane. Assane ? Assane, tu m'entends ?
Assane, c'est Juliette. Korvin est déjà là. Repartez.
Assane ? Adèle ? Vous m'entendez ?
[grésillement]
- [la musique cesse] - [courant d'air]
[note inquiétante]
Tu vois ces encoches ?
Ça te rappelle rien ?
Sur le mur,
- c'est une serrure. - [fermeture Éclair]
Et ça…
c'est la clé.
[pouffent doucement]
- [légère musique de tension] - [courant d'air]
[cliquetis métallique]
[cliquetis métallique]
[léger tremblement]
[musique de suspense]
[ils pouffent]
[lui] Voyons ce qu'il y a derrière.
[bips]
[note mystérieuse]
[la musique s'apaise]
- Y a personne, ici. - Impossible, ils devraient être là.
Ils avaient un plan, c'est sûr ! Ils m'ont pas fait sortir pour rien.
Rien n'a bougé !
Je comprends pas ! Fait chier !
[grésillement]
[musique sombre]
- [frottement de tissu] - [elle halète]
[cliquetis de clés]
[elle gémit]
[musique de suspense]
[Georges] Oh, putain…
- [la musique s'intensifie, puis s'apaise] - [courant d'air]
Appelle les autres. On va les coincer là-dedans.
[lui] OK.
[musique douce de suspense]
[Assane] On y est.
- Au boulot. - Tu vas où ?
[lui] Semer mes petits cailloux.
[musique douce de tension]
[note sombre]
- T'imaginais ça aussi grand ? - Plus petit, j'aurais été déçue.
C'est quoi, ça ?
Ça ? C'est pour l'ambiance.
[musique de suspense]
- Tu vas réussir à hacker l'alarme ? - Je suis ta fille ou pas ?
[ils rient]
[fermeture Éclair]
[bips]
[le tempo s'accélère]
[la musique s'intensifie]
[déclic]
[la musique s'apaise]
[il pouffe] Bravo.
[il gémit d'effort]
[ils gémissent]
[vrombissement]
[la musique devient épique]
[tintement magique]
- [la musique atteint son apogée] - [carillons féériques]
[rient]
[Assane] Ouah, c'est dingue.
Je peux pas le croire.
- [il rit] - [musique magique et mystérieuse]
- [elle] Oh ! - [rit]
C'est exactement comme dans L'Aiguille creuse.
[notes de tension]
"Tous les trésors des rois,
"grossis de siècle en siècle, tout l'or de France,
"tout ce qu'on extrait du peuple…"
"Qui le découvrirait ?
"Qui saurait jamais le secret impénétrable de l’Aiguille ?
"Personne."
"Si.
- "Lupin." - [rient]
[musique haletante]
[bips rapides]
[alerte]
On n'est pas tout seuls. On y va. On sortira le trésor plus tard.
Faut qu'on déguerpisse.
[la musique s'intensifie]
- [claquement] - [musique de tension]
Diop, t'es là ? Sors !
Les mains en évidence, et tout se passera bien.
[silencieusement] On fait quoi ?
- Calme. - [la musique cesse]
[Korvin] Diop !
[bip]
[musique punk rock : "Song 2" de Blur]
À trois…
- [explosion] - [Korvin] Trouvez-les !
- [musique à plein volume] - [tirs]
- [policier] Tirez ! - [tirs]
[policier] À droite !
[la fusillade continue]
- [solo de guitare effréné] - [tirs]
- [la musique s'apaise] - [tirs]
- [fusillade] - [la musique s'intensifie]
[Assane] Allez, viens.
- [le volume baisse] - [Korvin] Mais ils sont où ?
[la fusillade continue au loin]
[la musique continue]
[la musique cesse]
- Qu'est-ce que t'as ? Ça va pas ? - Une balle a ricoché.
Faut qu'on l'emmène à l'hôpital.
L'hôpital, on peut pas. Ils vont nous retrouver.
J'ai une solution.
[halète, gémit]
- [crissement des pneus] - [vrombissement]
[sirènes au loin]
[présentateur] Nous sommes en direct,
- et allons accueillir… - [il soupire]
[on frappe]
- T'attends quelqu'un ? - Non.
On s'en fout, non ?
Quand même.
[grincement]
Claire, j'ai besoin de toi.
Attends, pourquoi vous débarquez ici ? C'est qui, cette fille ?
C'est ma fille.
Elle est blessée.
[note de tension]
S'il te plaît, Claire.
[Assane] Merci.
Assane…
- [Adèle gémit] - [Juliette] Merci.
- [la porte claque] - [Adèle gémit]
- C'est quoi, ce bordel ? - [Adèle halète]
[Adèle gémit]
Il lui faut un médecin. Je suis kiné, Assane.
Tu te rends compte de ce que tu me demandes ?
Je sais, mais t'es secouriste formatrice. Donne-lui les premiers soins.
- [Adèle gémit] - J'ai que toi, là.
[Adèle frissonne de douleur]
[Adèle grogne]
- [Claire] Aïe, aïe, aïe. - [Adèle gémit]
[Claire] Tu vas chercher des compresses, s'il te plaît ?
- [Adèle pleure] - [Claire] Doucement.
- On la met sur le côté. - [Claire] Ça va aller.
- Doucement, doucement. Voilà, doucement. - [Adèle grogne, halète]
[Adèle halète]
- [homme 1] Celles-là ou celles-là ? - [propos indistincts]
- [homme 1] Vas-y, fais vite. - [Sofia] C'est lui ?
Ouais. Les collègues l'ont fiché pour recel.
- [homme 1] Ça te va ? - [homme 2] Nickel.
C'est spécial comme endroit pour vendre des baskets à 1 000 balles.
- [musique douce] - On va voir s'il a ta taille. Viens.
[note mystérieuse]
- [lui] T'es bien, là ? - Parfait.
Repose-toi.
[Juliette] Hmm…
[la musique s'efface]
Merci.
T'as assuré.
Elle est costaud, cette petite. Elle a de qui tenir.
Je comprends pourquoi
j'ai toujours eu l'impression de passer en dernier.
Ça prend de l'énergie, une double vie.
Ça s'est pas passé comme ça.
Non, mais t'inquiète. Je savais pour toi et Juliette.
J'ai toujours su.
Mais j'ai encaissé, car je pensais que… toi et moi, c'était différent.
- Par contre, pour l'enfant, je… - Je ne savais pas.
Juliette m'en a jamais parlé. Elle croyait le bébé mort-né.
- [musique mélancolique] - C'est quoi, cette histoire ?
Ils lui ont enlevé, en lui disant que le bébé était mort.
Mais qui a fait un truc pareil ?
Toujours le même. Pellegrini.
- [soupire] - Quand il a su sa fille enceinte de moi,
faut croire qu'il a pas supporté que sa lignée soit… souillée.
Je voulais te le dire.
Mais rien ne s'est passé comme je voulais.
- [on frappe fort] - [s'exclame]
[soupire]
- [on frappe fort] - Y a les flics. On fait quoi ?
- Euh, t'inquiète, je vais gérer. - Attends.
- [l'homme frappe] Police ! - C'est pas les flics. Faut faire gaffe.
[homme] Ouvrez !
Alors, Ben, je vais avoir besoin de ton aide.
- [la musique cesse] - [on frappe]
- Mais ça va pas ? Vous vous croyez où ? - Diop, il est où ?
- Assane ? - Si vous l'hébergez, vous êtes complice.
Je l'ai pas vu depuis des semaines. J'ai une tête à le cacher ?
- Dans ce cas-là, on rentre. - [musique sombre de suspense]
[Claire] Mais y a personne, ici.
C'est la chambre de mon fils, vous voyez bien. C'est ridicule.
Hé, ho, faites attention, quand même.
Mais y a personne, ici, je vous dis ! Oh, vous m'écoutez quand je vous parle ?
Vous croyez quand même pas qu'il se cache dans la malle ?
Vous vous trompez sur le gabarit de l'individu que vous recherchez.
- C'est ridicule ! - [Georges] Va voir là-bas.
[elle] Vous avez fait le tour ?
- Vous me laissez ? - [lui] Laissez-nous travailler.
[elle] C'est la salle de bains. Y a rien à voir, monsieur, là.
Voilà, c'est vide. Vous êtes content ?
[lui] À côté, y a quoi ?
- Rien. C'est ma chambre. - [lui] On va voir ça.
[elle] Y a pas… Ma chambre, c'est privé ! C'est mon intimité.
- [lui] Nous forcez pas à être violents. - Ah, OK. Vous m'agressez chez moi ?
[lui] C'est la dernière fois que je vous le demande.
- Vous cachez qui dans la chambre ? - [elle] Personne ! Vous êtes sourd ?
[lui] OK. C'est sûr, y a Diop. Allez, on y va. Poussez-vous !
- [elle] Attendez ! - [la musique cesse]
Ma chérie ? Il est où ton lapinou ? Hein ?
Il est là… Il a pas bougé…
- Chérie… - C'est quoi, ça ?
- Vous êtes content ? - Qui c'est qui parle, Claire ?
- Oh ! Qu'est-ce que vous faites là ? - La police cherche Assane.
Dans notre chambre ?
Vous pensiez qu'on prenait le thé avec son ex ?
Tu te calmes, toi.
- Toi aussi, tu te calmes. - Ça suffit pas ?
Vous voulez fouiller dans mes dessous ? Allez-y, je vous en prie.
- Excusez-moi, vous avez un mandat ? - [musique de tension]
Vous êtes à deux doigts de la bavure.
[soupire]
RAS. Y a personne, ici. Vas-y, on se casse.
- [la musique cesse] - [elle] Je vous raccompagne pas, hein ?
[soupire]
[il gémit]
- Oh ! Putain… - Tu réponds à ma question
- sur la vidéosurveillance. - Lâche-moi.
- C'est où ? - Là, là, là…
- Là, là, là, là ! Là… - [Guédira] Tu vois, quand tu veux.
[homme] Vas-y, lâche-moi ! T'as ce que tu veux !
[cliquetis de menottes]
Y a combien de vidéos, là ?
On est obligés de tout surveiller.
- Y a tellement d'escrocs… - Baisse-toi.
- [gémit] Doucement ! - [elle] Bouge pas.
- [lui] T'es pas délicate. - Regarde au 22 mai.
C'est là qu'ils ont volé les Jordan.
22 mai. Le casse du Muséum, c'est le 10 juin…
[elle] Regarde entre ces deux dates.
C'est ça. Y en a beaucoup quand même, hein.
Vas-y, ouvre celle-là.
[musique douce]
- [Ben] Tiens. - Merci.
[Juliette] Bonne idée ! Avec plaisir. Moi aussi.
- [Ben] On l'a bien mérité. - [Assane] Adèle s'est endormie.
- T'as été impressionnante. - [Claire] Moi ? Mais… Pff…
- J'ai flippé, surtout ! - Ça s'est pas vu.
En tout cas, ce que t'as fait pour nous, vraiment, ça me touche beaucoup.
C'est normal. T'aurais fait la même chose.
Honnêtement… [rit] Je sais pas.
[Assane pouffe]
[Claire] En même temps…
je vous devais bien ça.
Pourquoi ?
Parce que c'était à cause de moi si ton père a su pour Assane et toi.
Hein ?
[musique de tension]
[crescendo]
- [grincement] - [Assane fredonne]
Assane.
- Hé ! Ça va ? - Et toi ?
- Ça va. On y va ? - [acquiesce]
[lui] Alors ?
- [musique mélancolique] - [halète]
[Claire] Bonjour.
[claquement]
[aboiements]
[aboiements]
Qu'est-ce que vous faites là ? Hmm ?
- [elle] Euh… Je… - Vous êtes qui ?
- [elle] C'est… Je viens… - Comment vous êtes entrée ici ? Hmm ?
Alors, vous avez perdu votre langue ?
- Non. J'ai juste un… - Qu'est-ce que c'est que ça ?
"Laisse mon mec tranquille." [ricane]
J'ai failli lâcher les chiens pour une peine de cœur adolescente ?
[la musique cesse]
- Juliette peut avoir qui elle veut. - Oui, qui elle veut. Ce qu'elle veut.
C'est ma fille.
- Alors, qu'elle laisse Assane tranquille. - Assane ?
Assane Diop ?
[musique sombre]
Vous en faites pas, jeune fille.
Rien ne m'importe plus que les amours de jeunesse.
Vous allez retrouver votre amoureux.
J'en fais une affaire personnelle.
[il ricane]
[crescendo en écho]
Sans moi, il aurait jamais rien su.
Ni pour vous ni pour le bébé.
Il l'aurait appris, de toute façon. T'as rien à te reprocher.
- [Claire] Hmm. - [Juliette] Assane a raison.
C'est mon père, le seul coupable.
J'ai qu'un seul mot à dire.
"Lapinou."
[rires]
- Je savais que tu me le ressortirais ! - [rires]
Merci pour ce que t'as fait, ce soir. Ça compte.
Ça s'appelle "l'amitié".
[Assane] Non.
Ça s'appelle "la famille".
- [musique douce] - [Claire] Eh, beh…
Ça fait du bien de se dire qu'on s'aime.
- [Juliette] Ah, ouais. - Et on se le dit.
Ouais, on se le dit.
[pouffe] On dirait que t'as réconcilié toutes tes vies.
Presque. Faut que je parle à Raoul.
Tu lui as pas dit pour Dakar ?
Il voulait plus t'attendre.
Il est parti.
[soupire]
[la musique s'efface]
[clic de souris]
- [soupire] - [cliquetis]
Vide le bac.
Bah, ouais. Tu préfères Ristretto ou Volluto ?
- [Guédira] Je suis tisane. - Ah, j'ai pas ça.
- [note sombre] - [Sofia] Diop, arrête-toi ou je tire !
[crescendo en écho]
[halète]
Hé, Raoul. J'espère que t'es bien arrivé.
Écoute…
Je comprends pourquoi t'es parti sans moi.
Juste, si tu… si tu peux m'appeler, ce serait bien.
Je crois que… on a des choses à se dire.
[musique sombre]
[notification]
[Assane] "Hé, Raoul. J'espère que t'es bien arrivé.
"Écoute… Je comprends pourquoi t'es parti…
[Sofia] Youssef.
J'ai trouvé. [halète]
Regarde. [halète]
[Assane] T'es pas à Dakar ?
Je suis pas parti. Fallait que je te parle.
Je t'écoute.
- [Raoul soupire] - Parle-moi.
J'ai fait une énorme connerie, papa.
- Je voulais te protéger. - [Sofia] Diop ! Arrête-toi !
- C'est ma faute. Je l'ai poussée. - [note sinistre aiguë]
C'est moi qui ai poussé Belkacem.
[crescendo]
- [musique inquiétante] - [Sofia halète]
[Raoul] J'ai merdé, papa.
J'ai merdé, j'ai cru qu'elle allait te tirer dessus.
- [Assane] Raoul, viens… - J'ai pas réfléchi.
Je suis dans la merde. Faut que tu m'aides.
T'es pas tout seul. Je suis avec toi, mon fils.
OK ?
[musique de suspense sombre]
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