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...
Qui c'est qui bourlingue là dans le noir ?
Dis qui t'amène ou prépare-toi à t'en prendre une ! Calmez-vous, mes chers
messieurs. Je ne vous veux nul mal.
Je ne suis à votre instar qu'un voyageur éreinté. Oh ! Je vous souhaite le
bonsoir, quoique frisquet. Je cherche deux frères négriers de leur état et
répondant au nom de Speck. Est-ce que ce serez vous ? Qui les demande ? Moi-même.
Docteur King Schultz, et voici mon cheval Fritz.
Et quel genre de docteur ? Dentiste.
Donc, êtes-vous les frères Speck et avez-vous acheté ces hommes au marché
aux esclaves de Greenville ? Ça te regarde ? Oui, attendu que je souhaite m
'aboucher avec vous. Tu causes dans quelle langue, là ? Oh, navré, désolé.
Pardonnez-moi, j'ai récemment immigré.
Donc, j'ai cru comprendre que vous aviez en stock un spécimen dont je tiens fort
à faire l'acquisition.
Oh là, pauvre diable !
En est-il un parmi vous qui aurait auparavant résidé dans la plantation
Karoukan ? Moi, je viens de la plantation Karoukan.
Qui a dit cela ?
Comment t'appelles-tu ? Tienko.
Tu es exactement celui que je cherche.
Sais-tu qui sont les frères Britt ? Qui sont
-ils ? Big John.
Ellis.
On va dire qu'ils appellent quelquefois le... Sous
-titrage Société Radio-Canada
Voyons, se calme. Je suis un client qui, tout bonnement, cherche à conclure une
transaction. Rien n'affiche.
On ne vend pas. Allez-vous maintenant.
Ne soyez pas ridicule. Bien sûr qu'ils sont à vendre.
Plus vite que ça.
Mon bon monsieur, vous êtes-vous laissé emporter par la dramatique du geste, ou
est-ce à des fins funestes que vous me mettez en joue ? Dernière chance, d'en
dites mes deux.
Ah bon, fort bien.
J'aimerais d'avoir logé une balle dans votre bête, mais je craignais que vous
ne commettiez quelque imprudence sans avoir le temps de retrouver votre sang
-froid.
Espèce d'enfant de salope de mes deux, d'intestin du rostro, et d'un tuéus !
Attendez, si j'ai tiré sur votre frère, c'est qu'il menaçait de tirer sur moi. D
'ailleurs, je crois bien avoir un, deux, trois, quatre, cinq témoins qui seront
garants de ma bonne foi.
J'ai la guibole bougillée ! Ah, nul doute, oui. Bon, si vous pouviez modérer
vos hurlements de chat en route, j'aimerais maintenant conclure ma
requête d'éclaircissement auprès du jeune Django.
Revenons à nos moutons.
Si jamais tu revoyais les frères Bridle, les reconnaîtrais-tu ? Alors, un
jus est vendu ! Monsieur Speck, monsieur Speck, combien pour le jeune Django ?
C'est faire son chose déplaisante.
Pourriez-vous me tenir ceci un instant ? C'est gentil.
Django, grimpe sur ce cheval.
Oh, et si j'étais toi, j'irais aussi prendre ce manteau chaud que notre
regretté speck nous a laissé.
Toi, le maigre, t'avises pas de toucher au manteau de mon frère.
Nom de Dieu !
Donc, cent dix,
cent vingt, cent vingt-cinq.
Pour le jeune Django, ici présent, et attendu que votre frère n'en a plus l
'utilité, je souhaite acheter sa piètre monture.
Et aussi, monsieur Speck, je crains fort qu'il ne me faille un acte de vente.
Avez-vous cela ? Tu peux aller au diable, dentiste ! Ça ne m'étonne guère.
Qu'à cela ne tienne, j'ai paré à toute éventualité.
Merci.
Ceci tiendra avantageusement lieu d'acte de vente.
Oh ! Quant à vous,
pauvre diable, si vous voulez mon sentiment,
Au sujet de ce qu'il convient de faire maintenant, s'offrent à vous, messieurs,
deux solutions.
Première solution.
Dès que je disparais, vous retirez la bête de la jambe du spectre survivant
pour emporter celui-ci dans la ville voisine, qui se trouve bien à 60
kilomètres en rebroussant chemin.
Deuxième solution.
Vous vous débarrassez de vos chaînes, vous prenez ce fusil, vous lui mettez
une balle dans le crâne, vous enterrez bien les deux cadavres, et ensuite vous
vous dirigez vers les régions les plus évoluées de ce pays.
A vous de choisir.
Si d'aventure il se trouve parmi vous des fanas d'astronomie, je vous rappelle
que l'étoile polaire indique le nord.
Salut!
Attendez un peu, les gars. Écoutez, on va discuter de tout ça.
Ça va rester raisonnable dans ce genre de situation.
Je ne suis pas un mauvais bourg. Je n'ai jamais fait que mon boulot.
Je vous mérite.
Est-ce que je ne t'ai pas donné ma dernière femme ? Écoutez, les gars,
emmenez-moi chez le docteur d'Alpasso et je vous ferai libérer.
Non, pitié.
Alors donc, ce soir au dîner, vous allez en prendre deux, et demain matin,
il y a un aile à cheval.
Qu'est-ce qu'ils ont tous à nous regarder comme ça ? C'est la première
fois qu'ils voient un nègre à cheval.
Oh !
Salut à vous, aubergiste.
Deux bières pour deux pauvres voyageurs éreintés. Il est encore un peu tôt pour
ça. Désolé, on ouvre que dans une heure.
Et là, on servira le petit déjeuner.
Qu'est-ce que tu fous là, le boy ? Sortez-moi ce neige d'ici.
Hé,
aubergiste !
N'oubliez pas, alertez le shérif et non le marshal.
Hélas, il nous faut faire office de garçons de saloon.
Assieds-toi, mon garçon.
Quel genre de dentiste vous êtes ?
Malgré ce qu'indique le chariot, je ne pratique plus la médecine dentaire
depuis cinq ans.
Présentement, j'exerce un nouveau métier.
Chasseur de primes.
Tu sais ce que c'est qu'un chasseur de primes ? Non.
Eh bien...
Tout comme l'esclavage fait commerce de vie humaine pour de l'argent, un
chasseur de primes fait commerce de cadavres.
Prost !
L'État m'ait appris la tête d'un individu. Je traque cet individu, je
trouve cet individu, je tue cet individu. Et une fois que je l'ai tué,
je transporte son cadavre pour le remettre aux mains des autorités.
Ce qui est plus facile à dire qu'à faire par moment.
Et là, je montre ce cadavre aux autorités, ce qui prouve que je l'ai bel
et bien tué. Et à ce moment-là, les autorités me versent la prime.
Enfin, comme la traite négrière, c'est argent contre viande.
C'est quoi la prime ?
Une sorte de récompense.
Vous tuez des gens, et on vous récompense.
Certaines gens, oui.
Des vilains gens.
Plus ils sont vilains, mieux je suis payé.
Ce qui m'amène à toi.
Et je suis bien obligé d'avouer que tu me mets face à un grave dilemme.
D'un côté, je n'ai que mépris pour l'esclavage. D'un autre côté, j'ai
besoin de toi. Et si tu n'es pas en position de refuser, c'est autant mieux.
Alors, pour l'instant, je vais faire en sorte que cette crétinerie d'esclavage
serve mes intérêts.
Ceci dit, il n'en reste pas moins que je me sens coupable.
Donc, je te propose une sorte d'arrangement entre nous deux.
Je suis à la recherche des frères Brittle.
— Cependant, dans ma quête, je pars avec un léger handicap, dans la mesure où je
ne sais pas quelles têtes ils ont.
— Toi, tu sais.
— Je me trompe ? — Ah oui, je sais quelles têtes ils ont. — Bien.
Voici donc l'arrangement.
Tu chemines avec moi jusqu'à ce qu'on les trouve. — Où on va ? — Apparemment,
au moins deux d'entre eux feraient les contremaîtres à Gatlinburg, mais j
'ignore où, au juste.
Ça veut dire qu'on visite toutes les plantations de Gatlinburg jusqu'à ce qu
'on les trouve, et une fois qu'on les trouve, tu me les montres et moi je les
tue.
Si tu fais ça, je te donne la liberté et vingt-cinq dollars par frère Pritt, ce
qui fait soixante-quinze dollars, et voici fort opportunément le shérif.
les petits gars.
Fini de rire.
Allez, bon dort.
On se calme, les amis.
Ça va aller.
Reprenez vos occupations.
Ces clowns sont sur le départ.
Alors, pourquoi est-ce qu'il a fallu que vous veniez mettre la pagaille dans ma
ville et terroriser ces braves habitants ?
Vous avez vraiment rien de mieux à faire que de venir dans la ville de Bill Sharp
montrer le bout de votre cul ?
Qu
'est-ce qui vous prend de faire ça, Doc Sheriff ?
Vous pouvez alerter le Marshal.
Marshal ! Marshal ! Encore une petite chope ? On ne peut pas juste partir ?
Après toi.
Mettez-moi cette charrette-là de l'autre côté de la rue, face au saloon.
Je veux six hommes, six fusils postés derrière.
Je veux deux hommes, deux fusils sur ce toit-ci, et deux hommes, deux fusils sur
ce toit-là.
Et que tous les canons soient braqués sur les portes.
Et trouvez-moi quelqu'un pour enlever ce pauvre Billy de la rue, bon sang.
Hé, toi, dans le saloon ! On a cent fusils braqués sur toutes les sorties de
la baraque.
T'auras qu'une seule chance de t'en sortir en vie.
Vous allez sortir les mains en l'air sur le champ, toi et ton aigre, et j'ai bien
dit sur le champ.
Est-ce bien avec le Marshal que j'ai le plaisir de converser ? Oui, tout juste.
Je suis le Marshal Gildetum.
Je me suis dépouillé de toutes mes armes et,
conformément à vos instructions, je me tiens prêt à sortir dans la rue en ne m
'étant pas de mettre les mains en l'air.
J'ai ce compte qu'en tant que représentant du système de justice
pénale des États-Unis d'Amérique, je ne serai pas descendu en pleine rue par
vous-même ou par l'un de vos adjoints. avant d'avoir pu me disculper.
Tu veux dire le temps que t'as donné au shérif ? Tu l'as abattu comme un chien
dans la rue. C'est cela que je veux dire précisément, oui. Puis-je avoir votre
parole de gardien de l'ordre que je ne serai point abattu tel un chien dans la
rue ? Ben, c'est pas que ça nous rendrait triste de voir
un truc de ce genre-là, mais dans ma ville, personne ne retire le pain de la
bouche du bourreau.
Entendu, Marshal.
Nous arrivons.
Ils sont un temps inétendus dehors. Alors surtout, ne fais aucun geste
brusque et laisse-moi parler.
Allez, par ici.
Vous êtes sans armes ? Absolument.
Marshal Dutton, puis-je éclaircir devant vous, vos adjoints, et apparemment toute
la ville de Dautry, l'incident qui vient de se dérouler ?
On t'écoute.
Merci. Je me présente, Dr. King Schultz. Tout comme vous, Marshal, je suis
auxiliaire de justice.
L'homme qui gît dans la boue et que vos braves concitoyens de Dodd-Free ont jugé
bon délire comme shérif se faisait appeler Bill Sharp, alors que c'était en
réalité un hors-la-loi dénommé Willard Peck.
Récompense pour quiconque l'attrapera, 200 dollars.
Notez bien, 200 dollars, mort ou vif.
Qu'est-ce que tu me racontes, là ?
Je veux bien croire que cette nouvelle soit assez déroutante, mais je suis prêt
à parier que ce monsieur a été élu shérif au cours des deux dernières
années.
Si je sais cela, c'est qu'il y a trois ans, il rapinait du bétail à la société
d'élevage BC Corrigan, qui est basée à Lubbock, au Texas.
Bien, ceci est un mandat qui m'a été confié par le juge itinérant Henry Allen
Loudermilk, basé à Austin, Texas.
Télégraphiez-lui, je vous en prie. Il vous confirmera mon identité et celle de
votre regretté shérif.
En d'autres termes, Marshal, vous me devez 200 dollars.
Eh bien, dites-moi.
Sous
-titrage
MFP.
Quand cette affaire Brittle sera derrière nous, tu seras un homme libre,
avec cheval et 75 dollars en poche.
Tu prévois quoi après cela ? Retrouver ma femme,
racheter sa liberté.
Django, je n'imaginais pas que tu étais un homme marié, alors... La plupart des
esclaves croient au mariage ? Ma femme et moi, oui.
Mais le père Carocane, non. C'est pour ça que... On s'est renflés.
Django.
Django, Django.
Tu as du cran, Django.
Ce petit a du cran.
Ça sert à rien, un nègre, avec du cran.
Marque-moi ce petit fuyard au fer rouge sur la joue.
Elle aussi.
Et emmène-les au marché du Greenville, tous les deux, pour les vendre.
Aux enchères.
Et séparément.
Mais celui-ci, tu vas le vendre pour des clopinettes.
À Greenville.
Il doit y avoir une sorte de bureau des archives.
Tu sais quel jour elle a été vendue.
Tu sais d'où elle venait.
Et tu sais comment elle s'appelle.
En fait, comment elle s'appelle ? Brumhilde.
Pardon ? Brumhilde.
Brunhilde ?
Elle appartenait à des Allemands ? Comment vous le savez ? Elle n'est pas
née chez Karukhan. Elle a été élevée par une maîtresse allemande, chez les von
Schaft. Elle parle un peu allemand aussi.
La femme ? C'est sa maîtresse qui lui a appris quand elle était petite pour
avoir quelqu'un à qui parler.
Résumons nos vêtements.
Une esclave de femme a appris l'allemand et elle s'appelle Brünnhilde von Schaft.
Et il dit, c'est mon petit nom.
Une fois que nous aurons nos entrées dans ces plantations, nous aurons une
comédie à jouer.
Tu auras un personnage à interpréter.
Durant cette comédie, tu ne dois jamais sortir de ton personnage.
Tu m'as compris ? Oui.
Restez dans le personnage.
Et tu interprètes le personnage du valet.
Qu'est-ce que ça veut dire ? C'est un mot tape-à-l'œil pour serviteur.
Valet ? Et à présent Django, choisis le costume de ton personnage.
Vous me laissez choisir mon costume, bien sûr.
La loi interdit aux nègres de monter à cheval dans ce territoire. Mais il s
'agit de mon valet, et mon valet ne se déplace pas à pied.
J'ai dit pas de nègres à cheval.
Il s'appelle Django. C'est un homme libre. Il peut monter selon son plaisir.
Pas sur ma propriété.
Et pas devant mes nègres, ça, non.
Mon bon monsieur.
Peut-être sommes-nous partis sur de mauvais rails.
Permettez-moi de faire locomotive arrière. Je me présente Dr.
Kingshultz et voici mon valet Django ainsi que nos chevaux Tony et Fritz.
Monsieur Bennett, l'on m'a donné à penser que vous êtes un homme de bien et
un homme d'affaires. Et c'est au nom de ces attributs que nous avons chevauché
du Texas jusqu'au Tennessee afin de nous aboucher avec vous.
Je souhaiterais faire l'acquisition d'une de vos négresses.
Avec votre morico, vous avez chevauché depuis le Texas jusqu'au Tennessee pour
m'acheter une négresse, sans rendez-vous ni rien ? J'en ai bien peur, oui.
Et si je voulais que vous ne me plaisiez pas du tout, vous et votre nègre en
dimanche, et que jamais je vous vendrais peau de balle, qu'est-ce que vous avez à
répondre à ça ? Monsieur Bennet ?
Si vous êtes l'homme d'affaires que l'on m'a donné à penser, j'aurais bien cinq
mille choses à vous dire qui pourraient vous faire changer d'avis.
Eh bien, venez donc à l'intérieur pour un rafraîchissement.
Oui.
Peut-être que pendant que nous parlons affaires, vous pourriez fournir une de
vos plus belles créatures noires à Django pour qu'elle lui montre votre
magnifique plantation.
Oh, certainement.
Bettina. Oui, monsieur Big Daddy ? C'est quoi le nom déjà de votre morico ?
Django. Django.
Bettina, chou, tu veux bien faire faire le tour du domaine à Django et lui
montrer tout ce qu'il y a de beau à y voir.
Comme vous voulez, Big Daddy.
Monsieur Bennet.
Il me faut vous rappeler que Django est un homme libre. Il ne peut pas être
traité tel un esclave. Il faut en tout bien tout honneur le traiter tel un
prolongement de moi-même.
Compris, Schultz.
Bettina, Schultz ? Oui ? Django n'est pas un esclave.
Django est un homme libre. Tu comprends ? Il ne faut pas que tu le traites comme
n'importe quel autre nègre d'ici, à cause qu'il n'est pas comme n'importe
quel autre nègre d'ici. C'est clair.
Vous voulez que je le traite comme un blanc ? Non.
Ce n'est pas ce que j'ai dit.
Alors, je ne sais pas ce que vous voulez, Big Daddy.
Oui, c'est ce que je vois.
Comment s'appelle-t-il, déjà, le petit cutéreux blanc qui travaille avec les
carreaux ? Sa maman travaille à l'entrepôt de bois, là.
Vous parlez de Jerry ? C'est bien ça, oui, Jerry. Tu connais Jerry, pas vrai,
mon chou ? Oui, monsieur Big Daddy.
Alors, tout s'arrange.
Tu n'as qu'à être avec lui comme tu es avec Jerry.
Alors, la maison devant où on était, c'est la grande maison. C'est parce qu
'elle est grande que Big Daddy a donné ce nom.
Ça, là-bas, au fond, c'est le garde-manger, tu vois. C'est là que Big
Daddy l'accroche, sa viande morte.
Pauvre petit écureuil.
Tu fais quoi pour ton messier ? Je ne suis plus esclave, tu ne l'as pas
entendu. Alors, tu es libre, c'est vrai ? Oui, je suis libre.
Tu veux dire que tu as choisi de t'habiller comme ça ?
Mais Tina, j'ai un truc à te demander.
Mais c'est quoi que tu veux ? Je cherche trois hommes, trois blancs. Des frères,
ils sont contre-maîtres et s'appellent Brittle.
Tu les connais ? Brittle ? Oui, Brittle, John Brittle, Alice Brittle, Roger
Brittle. On l'appelle aussi le petit Rog. Non, je connais pas.
Ils ont peut-être donné un autre nom.
Ils seraient à la plantation depuis un an.
Tu parles des Schaeffer ? C'est bien.
Trois frères.
Ils sont ici ? Tu peux me montrer un, s'il te plaît ?
Ben, il y en a un dans le champ, là-haut.
Le père Karoukan, il va être fâché, hein, John ? Elle est fille de maison.
Si vous lui esclatez la peau, hein ? Si vous lui esclatez... Attendez, votre
Bible dit que...
John, je vous l'ai dit, c'est moi qui l'ai forcée.
T'es prêt ? C'est vrai, elle ne voulait pas fuir avec moi. Si au fond, on
foutait un, c'est moi.
C'est moi, John. Depuis le temps que je suis ici, vous me connaissez.
Vous me connaissez depuis le temps.
Mais c'est la rocane qui va se fâcher tout rouge.
Elle est esclave de maison.
C'est ça que vous voulez pas vrai ? C'est plus drôle pour moi ? Pitié !
Je vous le demande affinement. J'aime ta façon de se plier, le boy.
Alors, c'est lui que tu cherchais ? Ouais.
Ou qui sont les deux autres ? Devant les tables, ils punissent la petite Jodie
parce qu'elle a cassé des œufs.
Il faut être la petite Jodie.
Montre-moi par où ils sont.
Après l'arbre là, tu continues, tu vas par là.
Va chercher l'homme blanc avec qui je suis venu.
Allez, par ici ! Allez, ma mignonne ! Que je t'installe ! Et Dieu dit, vous
serez un sujet de crainte, un sujet de terreur pour tous les animaux de la
terre.
Donne ton bras ! Donne ! Très bien, donne ton bras !
Allez, prête !
Quand
ce sera fait,
on verra si tu nous recasses des oeufs, ma fille.
John Whittle !
Tu te souviens de moi ?
J
'aime ta façon de mourir, le boy.
Saloperie de fils de pute !
C'est plus drôle pour moi !
Qui était-ce ? Là, c'est Big John.
Et là, le petit Roger.
Et où est Alice ? C'est le type là-bas qui essaye de prendre la clé des champs.
T'es sûr que c'est lui ? Ouais.
Affirmatif ? J'en sais rien.
Tu ignores si tu es affirmatif ? Je connais pas ce mot. Ça veut dire que tu
es sûr ? Ouais. Oui quoi ? Je suis sûr que c'est Elise Brittle.
Affirmatif qu'il est mort.
Tout le monde se calme. Nous ne voulons nul mal à personne d'autre.
Qui vous êtes, donc, le clown ? Je me présente. Docteur King Schultz,
représentant légal du système de justice pénale des États-Unis d'Amérique. Ce
monsieur à ma gauche se nomme Django Freeman et il est mon adjoint.
Dans ma poche se trouve un mandat signé par le juge itinérant Henry Allen
Laudermilk, basé à Austin, Texas.
Mandat d'arrêt et de capture.
Mort. où vif, à l'encontre de John Brittle, Roger Brittle et Alice Brittle.
Il se faisait appeler Schaeffer.
Vous les connaissez sous le nom de Schaeffer, mais le vrai nom de ces
bouchers était Brittle.
Ils étaient recherchés pour meurtre, recherchés par la justice.
Et je réaffirme que le mandat indique mort ou vif. Aussi, quand M. Freeman et
moi-même avons exécuté ces hommes à vue, nous ne faisions qu'opérer dans le cadre
de nos prérogatives.
Je comprends que les esprits soient exaltés, mais je dois vous avertir que
la peine encourue pour usage de force mortelle à l'encontre d'un représentant
de la cour dans le cadre de ses fonctions est la mort par la pendaison.
A présent, si vous le permettez, puis-je retirer le mandat de ma poche afin que
vous l'examiniez ? Donnez-moi ça.
Satisfait?
Pourrais-je le récupérer?
Hors de mes terres! Oui, oui, prudemment!
Charge les corps aussi vite que possible.
Allons-en!
Ouais, c'est bien ces fils de pute.
Bon, sauf si c'est eux qui tirent les premiers.
On tire pas sur eux.
Ce serait trop facile pour ces deux clowns.
Jusqu'à ce qu'ils crèvent, on va lui faire tâter du fouet à ce lèche-nègre.
Et je me chargerai personnellement d'équeuter et d'écouiller son babouin.
Mon Dieu ! Je vois que dalle à travers ce champ.
Bon, on y va, là, ou pas ? Oui, bah, attendez que je bricole mes trous de
digne.
Oh, merde ! Oh, j'ai tout déchiré ! Qui c'est qui nous a fait des merdes
pareilles ? C'est la femme à Willard ! Bah, t'avais qu'à te la faire, ta
cagoule, putain ! Écoutez, on n'a pas dit qu'on n'était pas reconnaissant à
Jenny de tout ce qu'elle fait. Bah, moi, si j'avais qu'un trou à faire dans un
sac, je ferais de la meilleure ouvrage que ça.
Dis, et toi, Robert, tu vois quelque chose ? Euh, non, pas grand-chose.
Enfin, si je bouge pas la tête... Je te vois, c'est bien. Enfin, à peu près.
Mais dès que le cheval galope, le sac bouge dans tous les sens.
Oh, merde.
J'ai tout déchiré.
Quelqu'un a un sac en trop à me prêter ? Non, personne n'a de sac en trop à te
prêter. C'était juste une question.
Faut vraiment qu'on porte ça à cheval ? Oh, teneur de merde ! Si on le porte pas
au déboulon à cheval, ça va à l'encontre du buvisé. J'y vois pas avec cette
merde. Je ne respire pas avec cette merde et je ne peux pas faire du cheval
avec cette merde. Moi, je vous emmerde tous et je rentre chez moi.
J'ai vu ma femme travailler tout le jour et fabriquer 30 sacs pour une bande d
'ingrates, mais deux comme vous.
Et tout ce que vous faites, c'est critiquer, critiquer et critiquer.
À côté de maintenant, venez plus me demander des trucs à moi et aux miens.
Écoutez, n'oublions pas ce qu'on a vu faire ici. On a un tueur nègre de l
'autre côté de cette colline.
Et il faut en faire un exemple.
Attends, je suis perdu.
On y va avec sac ou sans sac ? Moi, je dis qu'on se dit tous que ces sacs, c
'était une gentille idée.
Mais, et là, je ne vise personne, ils auraient pu être mieux faits.
Alors, si on se disait que pas de sac ce coup-ci, mais le prochain coup, on
fabrique les sacs comme il faut et on sort en grande tenue.
Attendez un peu ! Est-ce que j'ai dit d'enlever les sacs ? Mais on n'y voit
rien avec.
Et alors ? Ce serait agréable d'y voir avec.
Nom d'une pipe, c'est une cavalcade.
J'y vois rien, vous y voyez rien. Et alors ? Ce qui compte, c'est que le
canasson, il y voit lui.
Ça, c'est une cavalcade.
Est-ce que tu te tiens pas ? J'y vois que dalle.
Il est là, le voilà.
Sortez-moi ce micro de là-dessus.
Et sortez-moi ce lèche-nègre du chariot ! Il est pas tout le nec, dit David !
Quoi ? Ils nous ont bernés ! Où ils sont alors ? Auf Wiedersehen.
Dans le mille.
Regardez Lady Garbien.
Oui, les lâches ont tendance à faire ça.
Ça te tente ?
Qui a eu l'idée de ce
truc de merde ? Il va s'échapper.
Je l'ai.
Big Daddy s'échappe.
Je l'ai.
Il a ça dans le sang, le genou.
Comment vous avez su que le premier maître de Brumilda était allemand ? C
'est allemand, Brunilda.
S'ils lui ont donné ce prénom, ils étaient à l'évidence allemands.
Est-ce qu'il y a plein de Brumilda dans votre pays ? Brunilda est un des
personnages. de la plus connue des légendes allemandes.
Il y a une histoire sur Bermuda ? Ça, oui.
Vous la connaissez ? Tout Allemand connaît cette histoire.
Tu voudrais que je te la raconte ? Alors...
Brunhilde était une princesse, dont le père était Wotan,
le dieu de tous les dieux.
Enfin, bref, celui-ci est très en colère contre sa fille. Qu'est-ce qu'elle a
fait ? Oh, juste, je ne sais plus. Elle lui désobéit pour une raison ou une
autre. Il la met donc au sommet d'une montagne.
Brunhilda est sur une montagne ?
C'est une légende allemande, il faut bien qu'il y ait une montagne quelque
part. Et il place un dragon crachant du feu pour garder la montagne.
Et il entoure sa fille d'un cercle de flammes ardentes.
C'est là que Brunhilde doit demeurer, à moins
qu'un héros ne surgisse assez vaillant pour la sauver.
Et il y a un gars qui surgit. Ah, Django, tu ne crois pas si bien dire
oui. Un gars nommé Siegfried.
Et ce Siegfried l'a sauvé ? De façon fort spectaculaire.
Il escalade la montagne, parce qu'elle ne l'effraie en rien.
Il parvient à oxyre le dragon, parce que celui-ci ne l'effraie en rien. Et il
traverse les flammes ardentes.
Parce que Brunhilde est digne de son amour.
Je me mets à sa place.
C'est ce dont je commence à me rendre compte.
Écoute, Django, je ne doute pas
qu'un beau jour, tu sauveras ta bien-aimée.
Mais j'aurais mauvaise conscience de te laisser aller à Greenville.
Une ville du Mississippi où se vendent les esclaves, c'est pas fréquentable
pour toi. Que tu sois libre ou non, c'est bien trop dangereux.
Dis-moi un peu, Django.
Chasseur de primes, ça te plaît comme profession ?
Tuer des blancs et se faire payer pour ça, il n'y a rien à redire.
Je dois reconnaître que nous formons une fine équipe.
Je croyais que vous m'en vouliez d'avoir tué Big John et le petit Roger.
Oui, en cette circonstance, tu as été un tantinet zélé, mais en règle générale, c
'est un atout.
Est-ce que ça te dirait de faire équipe cet hiver ? Comment ça, faire équipe ?
Tu travailles avec moi tout l'hiver jusqu'à ce que la neige fonde.
Et je te reverse un tiers de mes primes.
On se fait un peu d'argent cet hiver, et dès que la neige fondera, je te
conduirai moi-même à Greenville, afin de savoir où ils ont envoyé ton épouse.
Qu'est-ce que ça vous fait, ce qui m'arrive ? Qu'est-ce que ça vous fait
que je trouve ma femme ? Pour être honnête, ça ne m'était jamais arrivé de
rendre sa liberté à quelqu'un. Et maintenant que c'est fait, je me sens
vaguement responsable de toi.
Et en plus, quand un Allemand rencontre un Siegfried en chair et en os, ça l
'impressionne.
En tant qu'Allemand, il me faut t'aider dans ta quête visant à secourir ta bien
-aimée Brünnhilde.
Sous-titrage ST' 501
C'est parti.
Sous-titrage ST'
501
Où est Monsieur ? Je veux tuer des Blancs et me faire payer pour ça.
Son fils est avec lui.
Tant mieux.
Il aura près de lui un être aimé.
Peut-être pourra-t-il lui dire une dernière parole.
Une meilleure fin que celle qu'ils ont en général, meilleure, et de loin, que
celle qu'il mériterait.
Pose celui-ci.
Je ne t'en veux pas, n'aie crainte.
Jetons un œil sur l'affichette de ce baccal.
Vas-y, mais à haute voix.
Faisons que ce sera la leçon du jour.
Recherche mort ou vif.
Smittybaccal et le gang de Smittybaccal pour meurtre
et attaque de...
De diligence.
7 0 0 0. 7 000. 7 000.
7 000 dollars pour Smithy Bacall. 1 500
dollars pour chacun des autres
membres du gang.
Les membres connus du gang de Smithy Bacall sont les suivants. Les suivants.
Les suivants.
Dandy et Michael, Gérald Nash et Crazy Craig Coons.
Donc voilà qui est Smithy Bacall.
Si Smithy Bacall avait voulu monter sa ferme à vingt-deux ans, jamais on n
'aurait imprimé cela.
Mais Smithy Bacall voulait être pilleur de diligence, et cela ne l'embêtait
aucunement de tuer pour cela.
Veux-tu sauver ta femme en faisant ce que je fais ? Ce que je fais, c'est ça.
Je tue des individus et j'échange leur cadavre contre de l'argent.
Ce cadavre vaut 7 000 dollars.
Alors cesse de tergiverser et tue-le.
Garde sur toi l'affichette de Smetibag. Pourquoi ? Ça porte bonheur.
Toujours garder sur soi l'affichette de sa première prime.
Là, ça, c'est pris.
Dacteur, Django, Sabish, qui vous a porté de beau ? Le gang Wilson
Lowe.
Le gang Wilson Lowe, qui est-ce que c'est ? La brute Chuck Wilson, le pire
encore Bobby Lowe et trois de leurs complices.
Ah,
ben laissez-les-moi dehors, ils ne risquent pas de se sauver. Et entrez
donc boire un café avant qu'ils se remettent à neiger.
On a fêté un anniversaire hier, alors il y a du gâteau.
Il est pas mauvais.
Dépêchez, allez ! Allez, avancez ! Montez sur tes traces ! Monsieur, un
prochain ! C'est pas vous qui va vous empêcher d'avancer, non !
Romy Hilda von Schaft, 27 ans, marquage sur joue droite.
Calvin Candy, propriétaire de la quatrième plantation de coton de tout le
Mississippi, Candyland.
Candyland ? Quoi, tu connais cet endroit ? Quel esclave ne connaît pas Candyland
? Apparemment, c'est là que se trouve ton épouse.
Et c'est là le réunion individuelle qu'il a acheté.
Espérons qu'elle travaille dans la maison et non dans les champs. Ah non,
ce n'est pas une négresse des champs.
Elle est jolie.
Et elle se causait aussi.
Mais vécu lui un écorché de dos et puis... L'ont marqué au fer rouge comme
fugitive.
Ils l'ont condamné à l'enfer.
Ils l'enverront pas au champ, mais elle est plus assez bien pour la maison.
Ils vont en faire une fille de confort.
C'est quoi une fille de confort ? Mais tant que je suis libre, ça n'arrivera
pas.
tant que j'aurai mon pistolet.
Alors, on propose de la racheter ?
Disons qu
'un monsieur veut acheter un cheval, pour
acheter un cheval.
Il se rend dans la ferme du fermier, toque à la porte du fermier et demande à
acheter le cheval du fermier. Et c'est tout ce que le fermier lui répond. Le
fermier répond non.
Eh bien, moi, je l'emmerde, ce fermier, et je lui vole son cheval.
Bon, d'accord, mais te voilà voleur de chevaux, et les voleurs de chevaux, on
les pend, sans compter que le cheval revient à son premier détenteur pour la
bonne raison que le cheval est toujours à lui.
Il nous la faut, et il nous faut un acte de vente.
Si on ne peut pas proposer de la racheter, on fait quoi ? M'autorises-tu
à te suggérer une autre stratégie ? Allez-y.
Ce monsieur se rend dans la ferme du fermier, toque à la porte du fermier,
souhaitant non pas acheter le cheval, mais la ferme. Et il lui fait
une offre si extravagante que le fermier ne peut que répondre oui.
Vous voulez qu'on achète Candyland ? Non, c'est bien trop grand, mais
apparemment notre fermier a d'autres marrons sur le feu.
As-tu une bonne connaissance de la lutte mondingue ? Quoi ? Est-ce que tu crois
être capable de faire illusion en tant qu'expert en lutte mondingue ? Pourquoi
? Parce que mon rôle est celui d'un acheteur de Dusseldorf, très riche, venu
ici à Greenville acheter ses entrées dans le milieu de la lutte mondingue. Et
toi, tu joues un expert en mondingue que j'ai engagé pour m'aider à y parvenir.
J'appelle ça un Charlie Bonnet.
Vous voulez que je fasse le négrier noir ? Un négrier noir, il n'y a
rien de plus bas.
C'est plus bas encore qu'un nègre intendant de maison.
Autrement dit, c'est un vrai salaud.
Alors c'est comme ça qu'il faut le jouer. Sors-moi donc ton...
Numéro du noir négrier.
Docteur Schultz, enchanté de vous revoir.
Monsieur Moggy, je vous remercie de votre aide précieuse qui a créé les
conditions de cette entrevue. Voyons, ne dites pas de bêtises, c'est mon travail.
Donc voici le Charlie Bonneuil dont j'ai tant entendu parler. Oui, il s'agit de
Django Freeman.
Django, je te présente l'avocat de M. Candy, Léonide Moggy.
Allons, appelez-moi Léo.
Calvin est dans le salon Jules César. Suivez-moi, les amis.
Depuis quand êtes-vous en relation avec M. Candy ? Je suis allé en pension avec
le père de Calvin quand nous avions dans les onze ans. C'est le grand-père de
Calvin qui a financé mes études de droit. J'ai été, pour ainsi dire, élevé
dans le but d'être l'avocat de Calvin.
Vous êtes, pour ainsi dire, son aigre.
Qu'est-ce que vous avez dit ? J'ai dit ? Ce n'est rien, une effronterie.
Eh bien, y a-t-il autre chose sur M. Candy qu'il me serait utile de savoir
avant de le rencontrer ? Oui, il est hispanophile, c'est ça. C'est la marque
d'une personne civilisée. C'est pour ça que la soubrette vous accueille en
espagnol. No es problema, hablo bien español.
Il ne parle pas l'espagnol, ne lui parlez pas espagnol, vous le vexeriez.
Allez, remonte sur son dos, recourdez-le !
Pourquoi vous voulez investir dans le mandingue ? Vous ne souhaitez pas
laisser votre second nous présenter dans les règles ? Tournez pas autour du pot.
Répondez à la question.
La triste vérité est que je m'ennuie. Et ceci m'a l'air des plus plaisant.
Bien, venez vous asseoir ici. Nous avons un combat en cours qui est des plus
plaisants.
D'accompagneriez-vous au bar ?
On
ne garde pas la tête couverte dans une maison, l'homme blanc.
Docteur Schultz, continuez à vous battre, mon gros. Je dirais même que c
'est un honneur.
Honorez-moi, maître. Veuillez vous asseoir, tout le plaisir est pour moi.
Serre à Freeman Django la boisson de son choix.
Et un thé glacé au bourbon, pour moi.
Il est plus fort, vas-y ! Ah, il sait pas ce que je dis, bon sang, au nom de
Dieu ! Bravo, Luigi ! Luigi, c'est pour toi ! C'est pour moi, puis non ! Allez,
allez, allez ! Il faut que tu gagnes tout ton poids !
C'est pour ça qu'on l'appelle Big Fred.
On en a pour son argent.
Arrivederci, Luigi.
Allez, debout le boy. Il faut que tu récupères. T'as vraiment fait du bon
travail. T'as fait du bon travail.
Merci.
C'est qui, là ? C
'est quoi ton nom ?
Django.
Tu peux m'appeler ça ? D-J-A-N
-G-O.
J'insiste sur le D.
Moi aussi.
Monsieur Moggy, je veux que vous vous occupiez de mon petit nouveau.
Trouvez-lui une chambre avec un lit bien douillet. Et envoyez-lui une pouliche,
lui lécher le manche.
Et toi, sois prêt à t'en retourner à Candyland demain matin, t'entends ?
Viens, monsieur Candy.
Et ne pars pas tout de suite.
Roscoe, donne à Fred une grande bière.
Ça vous relâche, le boy.
Tu la mérites.
Oui, monsieur.
C'est quoi ton nom, le boy ? Il s'appelle Django Freeman.
Et vous l'avez dégoté où ? Un événement fortuit nous a réunis, Django et
moi.
J'ai entendu parler de toi.
Que tu clames sur tous les toits que ces mandingues ne valent pas un clou, qu'il
n'y a rien sur le marché d'achetables. Alors là, je suis curieux de savoir ce
qui fait de toi un si grand expert.
Je suis curieux de savoir pourquoi vous êtes si curieux de savoir.
Qu'est-ce que t'as dit, le boy ? On se calme, Butch.
Il n'y a fait pas de mal, alors je le prends pas mal.
Monsieur Candy, je vous serais reconnaissant de vous adresser à moi
pour toute requête d'éclaircissement. Tout d'abord, vous n'avez pas de verre ?
Puis-je vous faire servir un goûteux rafraîchissement ? Oui, alors une bière.
Wunderbar. Roscoe, une bière pour notre barbu baron et pour moi un pêcheur de
perles polynésiennes. Et sois pas chiche sur le rhum.
Doc, monsieur, je suis un aigrier chevronné et vous, un néophyte. Je
cherche simplement à m'assurer que ce cow-boy...
N'essaie pas de profiter de vous.
Sauf votre respect, M.
Candy.
Si j'ai sollicité cette entrevue, ce n'est pas pour vous demander conseil,
mais pour acheter un lutteur nègre plus cher que le prix fort du marché.
J'avais cru comprendre, lorsque vous m'avez accordé audience, que nous
parlerions affaires.
On ne parlait pas encore affaires.
On discutait de ma curiosité.
Roscoe, Coco, allez jouer dehors.
Saba, toi, tu ne bouges pas de là.
Je savais que je n'étais pas visée.
Vas-y.
En allemand.
Alors, à Empereur Mugui, si je fais affaire avec vous, je me retrouve en
affaire avec vous deux. Lui, il sous-paise et vous, vous sortez le pèse,
c'est ça ? Ce n'est pas très flatteur pour moi, mais oui, c'est plus ou moins
cela.
Donc, petit malin, Moggy dit que tu as inspecté ma viande africaine sans être
diablement emballé ? Non, pas au prix fort.
Bon, eh bien, la discussion est close.
Si vous voulez m'acheter un nègre miteux, les seuls nègres miteux que je
veux vendre, c'est ceux-là. Il ne veut pas vous acheter les nègres que vous
voulez vendre.
Il veut le nègre que vous ne voulez pas vendre.
Eh bien, moi, je ne vends pas les nègres que je n'ai pas envie de vendre.
Certes, vous ne vendrez pas votre meilleur.
Vous refuserez même de vendre votre numéro 2, mais votre numéro 3.
Non, vous ne le vendrez pas lui non plus.
Mais si je vous faisais une offre aussi extravagante que vous soyez forcé de l
'étudier.
Tout deviendrait possible.
Et que considérez-vous comme extravagant?
Pour un spécimen réellement talentueux, le nègre adéquat.
Combien dirais-tu, Django ? Je dirais 12 000 dollars.
Messieurs, vous attiriez ma curiosité.
Là, vous forcez mon attention.
Willy ! Willy ! Arrête-toi ! Arrête-toi ! Ah ! Bien le bonjour, messieurs.
Ce bon docteur Schultz.
Magnifique matinée, hein ? Ah, vous n'auriez pu faire meilleur choix.
Tenez, venez, vous asseoir avec nous dans la Victoria.
Oh, merci infiniment. Vous pouvez attacher votre cheval à l'arrière.
Django !
Là où je me distingue de mes nombreux confrères frénologues, c'est qu'il me
semble y avoir un degré supérieur à malin, supérieur à ingénieux, supérieur
à loyal, et auquel un nègre peut aspirer.
Disons qu'un nègre comme ça, on en trouve un sur dix mille.
Le nègre exceptionnel.
Comme toi, le temps est exceptionnel.
Oui, et le soleil.
Et tous, il nous illumine.
place doc merci c'est un grand honneur l'honneur est pour nous merci mais je
crois fermement qu'avec le temps les maigres exceptionnels comme notre petit
malin deviendront sinon fréquent du moins plus fréquent
un le boy c'est toi ce fameux négociant dix mille
et mangue toi le cul il s'agit pas d'être à la traîne négro
Touche ton flingue et tu crèves. Tout le monde se calme ! J'ai été témoin de
toute la scène. Il n'y a pas de mal. Non, mais vous l'airez ou pas, ce sale
nez ? J'ai dit qu'il n'y avait pas de mal ! Alors, tu ôtes tes mains de ton
pistolet ! Butch, ça vaut pour vous aussi que tout
le monde arrête de contrarier mon hôte.
Hout, remets le pied à l'étrier.
Il m'a prêté la clavicule ! Mais c'est pas vrai ! Est-ce que quelqu'un veut
bien se dévouer pour aider notre houte à remonter sur son cheval ? Toi, on peut
dire que t'as un aigre chanceux.
Obéis à ton patron, petit blanc.
Tu verras, au clair de lune, je t'emmène faire un petit tour.
Tu me tiendras la main.
Où est-il ? Emmène-nous à la maison.
Et vous autres, c'est parti !
C'est pas chaud.
Qu'est
-ce
que t'as à me jeter comme ça, le boy ? Viens, monsieur.
Tu veux que je te mette un coup de botte dans l'œil ? Non, monsieur.
Alors t'as vraiment intérêt à arrêter de me bigler.
Prochain regard de travers, je te donne une bonne raison de pas m'aimer.
Maintenant avance, négro.
Vous allez apprendre à me connaître, sale nègre. Je suis pire que n'importe
quel beurre que vous voyez ici.
Alors vous me quittez les yeux et vous enlevez vos doigts de votre cul.
Il est tumultueux comme garçon, ça oui.
Pourrions-nous faire halte que je glisse un mot à l'oreille de mon second ?
J'escompte bien avoir le coup de foudre à Candyland pour vos spécimens. Alors,
auparavant, il serait bon que je puisse discuter stratégie de façon
confidentielle avec mon confidant.
Ça vous ennuierait de me dire ce que vous fichez ? Premier Hilda est à
Candyland.
Vous êtes sûr que c'est elle ? Sans la nommer, il m'a dit qu'il s'agit d'une
jeune femme au dos fouettée qui parle allemand.
Oui, s'il faut en général se garder d'être optimiste dans ce cas-ci, on peut
l'être raisonnablement. Autrement dit, ne te laisse pas emporter par ton désir
de vengeance.
Tu perds de vue le but de notre visite.
Moi, je perds cette vue. Oui, je trouve.
Cesse de te mettre comme des ados.
Tu vas faire voler en éclat toute cette comédie, ou même les pousser à nous tuer
en toute probabilité. Et en ce qui me concerne, je n'ai pas l'intention de
mourir dans le comté de Chicasson, Mississippi, Etats-Unis.
Je ne vais pas me mettre en diado. Ce que je veux, c'est l'intriguer.
Comment ça, en injuriant ces pauvres esclaves ? Je me souviens d'un homme qui
m'a forcé à tuer un père devant son garçon et qui n'a pas sourcié.
Vous vous en souvenez ? Evidemment que je m'en souviens.
Et alors, vous avez dit, c'est ça mon monde.
Et dans mon monde, il faut salir les mains.
Alors je fais pareil.
Je me salis les mains.
Tu as légèrement interprété ce que j'ai dit, mais... C'était bien l'idée
générale, oui.
Rendez-vous à Candyland.
Allez les mecs, on s'y remet.
Ça vaut pour toi aussi, Claire de Lune.
... ... ...
...
d'Artagnan.
Mais enfin mon garçon, qu'est-ce que c'est que cette idée idiote de s'enfuir
? Je peux plus me battre, monsieur Candy.
Mais si ! T'es peut-être plus capable de gagner, mais tu peux encore filer d
'Aignan.
Monsieur Stone Safer ! Est-ce que vous pouvez clouer le bec de ces satanés
cabots ? Je ne m'entends plus penser ! Du calme, marchand ! Marchand ! Marchand
! Marchand ! Ça suffit ! Rappelez ces satanés cabots loin de ce nez !
Allez, le boy, descends de ton arbre.
Oui, monsieur.
Il a été longtemps en cavale ?
Une nuit, jour, l'autre, la moitié de nuit.
Il est sorti loin de la propriété ? J'aurais l'habitude d'aller plutôt loin,
avec un pied du cloche.
M. Moggy, contre qui D'Artagnan devait se battre, vendredi ? Un de la nouvelle
cargaison.
Vu son état, un Indien aveugle ne parierait pas une plume sur lui.
Pitié de ce candidat, j'ai pris son embauche. Non, non, non, non, non, non,
non, non, non, non, non.
On ne supplie pas.
Tu ne voudrais pas profiter de mon cœur sensible.
Tu es dans le pétrin, fiston. Oui, monsieur.
Bon.
500, 500 dollars que j'ai déboursés pour toi.
Moi, quand je débourse 500 dollars, je compte bien tirer 5 combats de ce nègre
avant qu'il fasse le mort et se couche. Monsieur.
Tu dois comprendre que moi, j'ai une affaire à gérer.
Toi, t'as fait trois combats. Mais je les ai tous gagnés. Oui, c'est vrai.
C'est vrai, mais le dernier coup, t'as brouillé la limite entre perdre et
gagner.
Il n'en demeure pas moins que j'ai déboursé 500 dollars et je veux cinq
satanés combats.
Et mes 500 dollars, alors ? Et mes 500 dollars, alors ?
C'est toi qui vas m'indemniser ?
Ademniser, tu sais ce que ça veut dire, au moins.
Moi,
je vous indemniserai.
Ah oui ? Oui.
Vous débourserez 500 dollars pour ce débris ? Une moitié d'aveugle ? Même pas
bon à passer le balai ? Non, il ne veut pas.
Il en a assez de vous voir l'esticoter.
Moi aussi, d'ailleurs.
Mais on ne paye pas un pini pour ce pleurnichard.
Ce nègre ne nous servira à rien. Pas vrai, Doc ? Vous l'avez entendu ?
Je
te demande d'excuser le regard hébété, mâchoire pendante de M.
Stonecipher. De sa vie, il n'en a pas vu un seul de nègre comme toi.
Je n'ai pas raison, M.
Stonecyfer ? Tu as raison.
Et du reste ? Moi non plus.
Bon.
Étant donné que tu ne veux pas payer un pénitentiaire pour ce plan nichard,
Ça t'embête pas si je fais de ce moricose qui me chante.
C'est votre nègre.
Monsieur Stonecipher ? Laissez Marcha et ses petites chiennes envoyer D'Artagnan
au paradis nègre.
à l'écorce n'a rien trop vert, non ? Pour un sport sanglant comme le combat
de nègres.
Non.
C'est seulement qu'il n'est pas habitué à voir des chiens charcuter un homme.
Toi, tu y es habitué ? Je suis plus habitué aux Américains que lui.
Bien.
Monsieur Candy, c'est quand vous voulez.
On a fait cinq heures de cheval pour admirer votre stock.
Il s'agirait de s'y mettre.
Parce que s'il a l'image des autres, lui, je ne suis pas convaincu.
Alors, suis-moi.
Tenez-vous bien moi ! Dépêchez-vous ! Allez, vas-y toi ! Dépêchez-vous ! Je
vais vous mettre en rang ! En rang !
Ouais, peut-être bien, tiens.
Bonjour, Steven, mon garçon ! Ouais, ouais, ouais, bonjour, mon cul, hein.
Hé, oh, qui c'est ce nègre monté sous cette rosse ? Oh, Steven, tu t'es levé
du pied gauche.
Pourquoi t'es si grâcheux ? Je t'ai tant manqué que ça, hein.
Ça, oui, je vous ai réclamé, hein.
Ouais, comme le porc réclame sa pâtée, comme le bébé réclame le néné de sa
dounou noire.
Je vous ai réclamé comme je réclame le trou de cailloux.
Dans mon soulier.
La question, c'est qui c'est, ce nègre sur cette enrosse ? Eh, Blanche-Neige,
tu veux savoir mon nom ou celui de mon cheval ? C'est à moi que tu demandes.
Non, mais dis donc, qui tu appelles Blanche-Neige, nègre en selle ? Attends
un peu que je t'arrache de ta rosse.
Stephen,
Stephen, Stephen, Stephen, restons courtois.
Django, ici présent, est un homme libre.
Quoi ? Ce nègre-ci ? Oui, ce nègre-là.
Laisse-moi au moins vous présenter l'un à l'autre.
Django, je te présente Steven, un autre malautru de Morico comme toi-même. Et
Steven, je te présente Django.
Vous vous haïrez bien.
Calvin, d'où est-ce qu'il sort ce nègre que vous ressentez le besoin de l
'accueillir ? Django et son ami vêtu de gris, le docteur Schultz, sont des
clients. Et ils sont nos hôtes, Steven. Et toi, vieux gribou décrépit, tu vas
leur donner toutes les marques d'hospitalité. Tu comprends ça ? Oui,
monsieur, je comprends. Mais pourquoi je dois laisser ce nègre me marcher ? Et tu
vas pas savoir pourquoi.
Est-ce que tu comprends ça ? Oui, monsieur, je comprends. À la bonne
heure. Il passe la nuit ici. Va me préparer deux chambres d'amis.
Quoi ? Dans la maison de maître qui va coucher ? Steven, c'est un aigrier.
Ce n'est pas pareil. Dans la maison de maître, alors ? Pourquoi ? Ça te pose un
problème ? Oh, pas du tout. Ça ne me pose aucun problème. Si ça ne vous pose
pas de problème de brûler le lit, les draps, les oreillers, tout le tintouin,
une fois que ça a coué... Ça, c'est mon problème. Ce sont mes affaires qu'on
brûle ou pas.
Et ton problème, Aster, c'est de faire bonne impression.
Alors tu vas t'attaquer à ce problème sur le sang en préparant ces maudites
chambres.
Oui, monsieur Candy.
Allez, file maintenant.
Jean, viens pas qu'on fasse y coucher un aigle dans la maison de maître. Votre
paternelle doit s'en retourner dans sa tombe.
Il ne change pas avec l'âge.
Où est ma magnifique sœurette ? Là, elle est là.
Docteur Schultz.
Cette lady du sud, veuve, est ma sœur aînée.
Chéri, tu es atonique pour eux, là.
Permettez-moi de vous présenter l'oralie Candy Fitzwill.
Chester, Rodney, Chicken Charlie, amenez vos fesses devant l'enclos. Allez, plus
vite que ça. Allez, allez, on te pêche.
C'est tout droit, comme si qu'une corde vous tire.
Oh, un aigle, ça marche pas ici, ça court.
Monsieur Candy.
Oui.
À propos de cette histoire de la négresse dont vous m'avez parlé.
La négresse ? Oui, il me semble que vous avez dit qu'elle parle allemand. Ah oui,
il dit.
Vous lui voulez quoi ? Est-ce qu'avant l'exhibition, vous pourriez l'envoyer
dans ma chambre ? Au cours, le guillotin.
Je n'y vois pas d'obstacle. Steven.
Quand tu les auras bien installés dans leur chambre, tu me feras le plaisir d
'aller chercher Hilda, la faire décroter, sentir bien bon et l'envoyer
dans la chambre du docteur.
Écoutez, monsieur Candy, il y a un petit truc que je ne vous avais pas encore
dit. Quoi ? Hilda est dans l'étouffoir.
Qu'est-ce qu'elle fiche là-dedans ? Mais qu'est-ce que vous croyez qu'elle fiche
là-dedans, dans l'étouffoir ? Elle est punie.
Qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a encore fui, voilà.
Oh Steven, bon sang, ils ont été combien à fuir quand j'ai eu le dos tourné ?
Deux.
Elle a filé quand ? Hier au soir, ils l'ont ramenée de ce matin.
Elle n'est pas trop charcutée par les chiens de Stone Cipher ? Non, non, non,
elle a eu de la chance.
C'est D'Artagnan qui les a fait au cul.
Elle, c'est Bill et Cody qui l'ont cherchée, trouvée et ramenée au bercage.
Elle est un peu amouchée, mais elle se fait ça toute seule, cette maudite
négresse en courant dans les fourrés. Elle est dans cet étouffoir depuis
combien de temps ? A votre avis, elle y a été toute la sainte journée et elle a
encore dix jours à tirer cette petite garce. Bon, viens.
Tu la sors de là. Que je la sors de là ? Pourquoi ? Parce que je te l'ai dit.
Voilà pourquoi. Le docteur Schultz est mon hôte.
Il dit est ma négresse et l'hospitalité du Sud m'impose de la mettre à sa
disposition. Mais monsieur Candy, elle a fait une cavale. Bon sang, Steven. À
quoi bon avoir une négresse qui cause allemand si on ne peut pas la sortir le
jour où on a un allemand chez soi ? Je me rends compte du dérangement, mais
quand même, tu vas sortir sa coine de là.
Bien, monsieur.
L'oralie.
Veux-tu te charger avec Cora de rendre Hildy propre et présentable pour notre
docteur Schultz ? Bien sûr, chérie. À présent, messieurs, veuillez m'excuser,
mais il n'y a pas de mots pour dire combien notre périple m'a usé. Il est
temps pour moi de me détendre les yeux.
Vous avez attendu le monsieur ? Allez, sortez-moi sapin de là ! Cora, viens là
!
Tu vas aller là-bas la décoter puis la ramener ici voir le docteur. Comment est
-ce qu'il a dit que votre nom c'était Schultz ? Schultz.
Schultz. Allez ma petite, dépêche-toi de la ramener. Oui monsieur.
Tu décides à me suivre ou tu préfères pioncer dans cet étouffoir ?
C'est...
Chère Milady.
Docteur Schultz, je vous présente Brunhilde.
Il dit le docteur Schultz.
Ravi de vous rencontrer, Brunhilde.
On m'a dit grand bien de vous.
Il est si rare d'avoir une négresse qui connaisse l'allemand.
En vous regardant, Brunhilde.
Je comprends les passions que peut inspirer votre beauté.
Le docteur parle l'allemand.
Et l'on me dit que vous le parlez également.
Allez, parlez-lui l'allemand.
Et tour
10. Très bien, mademoiselle.
Je vous apporte... Bien aimable.
Darf ich Ihnen ein Glas Wasser einschenken?
Ja.
Vous n'avez pas besoin d'avoir peur.
Excusez-moi.
Je suis un peu conscient que vous n'avez pas parlé d'allemand depuis longtemps.
Alors je vais parler lentement.
Je ne parle qu'en allemand pour le cas avec vous. Les gens ne peuvent pas
entendre ça.
Pardon.
Vous êtes très belle.
Merci.
Un ami commun entre nous deux, et moi, avons pris des efforts sur
nous,
et nous sommes beaucoup moins,
pour vous trouver, mon frère.
Pour vous sauver.
S'il vous plaît, mangez.
C'est l'intention de mon et de notre ami commun.
Je n'ai pas d'amis.
Oui, vous en avez.
Quoi ? Je ne peux pas vous le dire.
Notre ami a une main dramatique.
Où est-il ? Il se trouve sous cette porte.
Dis-moi que tu ne vas pas crier.
Dis-moi.
Je le promets.
Je le promets.
Alors ma petite troublienne ?
Petit
diable de beau parleur !
Monsieur Candy, il n'y avait là que de magnifiques spécimens, sans l'ombre d'un
doute. Mais les meilleurs, et de très loin, étaient Samson,
Goldie,
Et Eskimo Joe.
D'ailleurs, pourquoi se nomme-t-il Eskimo Joe ? Comment voulez-vous savoir
d'où sortent ces sobriquets de nègres ? Il s'appelait Joe et peut-être qu'un
jour il a dit qu'il avait froid.
Merci. Mais quoi qu'il en soit, Samson est votre meilleur élément.
Nul ne l'ignore ici.
Jamais vous ne le vendrez et je le conçois aisément. C'est un champion.
Tous les trois sont des champions.
C'est Samson le champion.
Les deux autres, ça peut aller.
Calvin, c'est quoi ce nègre que vous... Ce n'est rien, ce n'est rien.
Comprenez ceci, M. Candy.
Bien que j'avoue être un néophyte en matière de lutte nègre, j'ai quelques
expériences dans le domaine du circombulant européen. Vous m'en direz
tant.
Conséquemment, je vois grand en ce qui concerne la présentation.
Il me faut plus qu'un nègre large l'épaule.
Oui, il faut qu'il ait du panache.
Pourquoi il faut qu'il y ait du panache ? Le sens du spectacle.
Je veux pouvoir faire une affiche qui vante l'Hercule Noir.
L'Hercule Noir, c'est bien trop bien. Moi, je dirais plutôt le nègre cul noir.
J'ai dit, j'ouvre les guillemets, que je paierai le prix fort pour le
nègre adéquat.
Je ne dis pas qu'en soi, Eskimo Joe soit inadéquat comme nègre.
Est-il ce qu'on peut rêver de mieux ? Docteur Schultz, je vous assure
qu'il n'y a personne dans le combat de nègres qui accorde autant de prix au
sens du spectacle que M.
Calvin Kang. Non, personne.
Mais il ne faut pas oublier la chose la plus importante dans le combat de
nègres. Avoir un nègre capable de vaincre.
Il faut que ce soit votre première, deuxième, troisième, quatrième et
cinquième priorité.
Une fois que vous les avez, et vous savez que vous les avez, vous pouvez
commencer à mettre en pratique votre grande vision.
Autrement dit, ne pas mettre la charrue avant les bœufs. Ne pas mettre la
charrue avant les bœufs.
Vous entendez bien ce que je vois.
À merveille.
Oh, monsieur Candy, vous n'imaginez pas ce que c'est que de ne pas entendre sa
langue maternelle pendant quatre ans.
Moi, déjà deux semaines, je souffrirai à Boston.
Les mots me manquent pour vous dire ma joie d'avoir
pu converser dans la langue de mon pays.
est une charmante compagne de conversation.
Méfiance, docteur Schultz, vous avez peut-être attrapé une légère forme d
'amour nègre. L'amour nègre, c'est violent comme sentiment, mon garçon. C
'est comme une cuve de goudron noir. Une fois qu'on a le cul dedans, on a le cul
dedans. C'est sûr, on est piégé.
Cela reste à voir, docteur. Vous pouvez faire autant de beaux discours en
allemand que vous voulez.
On dirait que la pouliche en pince pour Django.
Bien évidemment, c'est l'aigle majestueux qui attire son regard, et non
le vieux coq déplumé.
Docteur Jules, vous êtes bien dur avec vous-même. Vous avez tout du fringant
gentleman européen.
Dis-moi, tu le connais, ce nègre ? Qui ça ? Qui ça ? D
'autres petites garces, tu sais bien de qui je parle.
Lui, à table ? Je le connais pas.
Tu ne le connais pas ? Non.
Non quoi ? Non, monsieur.
Moi, tu ne me mentirais pas.
Eskimojo est un nègre de qualité, ça fait aucun doute.
Mais si c'était mon argent, je ne débourserais pas 12 000 dollars pour
lui. Quel prix proposerais-tu ? Eh bien, si j'étais enclin à me montrer généreux,
et je ne vois pas pourquoi je serais enclin à me montrer généreux, 9 000.
Éventuellement.
Docteur Schultz, je me permets de vous remémorer comment cette négociation est
née.
C'est pas moi qui vous ai approché pour vous vendre un égrat. Ah non, pour sûr.
C'est vous qui êtes venu me voir pour m'en acheter un. Oui, ça pour sûr. Ce
montant de 9 000 dollars que petit malin agite, il n'est pas si loin que ça du
compte. Et si je voulais vendre Eskimojo à ce prix, je pourrais le faire chaque
jour que Dieu fait. Chaque jour qu'il fait. Mais docteur, comme vous l'avez
dit à Greenville, je n'en ai pas envie.
C'est uniquement votre offre extravagante de 12 000 dollars qui m'a
poussé à l'envisager un temps soit peu.
Sachez, M. Candy, que vous êtes doué du pouvoir de persuasion.
Topez-la, M. Candy.
Marché conclu. Eskimojo, 12 000 dollars.
Hourra ! Hourra ! Un choix très judicieux.
Cependant, il s'agit là d'une immense somme d'argent.
Et si vous avez votre M.
Moggy, j'ai aussi mon avocat. pointilleux et du nom de Tuttle. Et j
'aurais besoin que mon monsieur Tuttle établisse un contrat en bonne et due
forme avant d'échanger en toute quiétude une telle somme contre de la chair
humaine. Sans compter que je devrais faire examiner Eskimojo par un médecin
de mon choix. C'est bien naturel.
Alors, disons que je reviens dans environ...
cinq jours.
Cinq jours. Avec mon monsieur Tuttle.
Et ainsi, mon M. Totale et votre M. Moggy décortiqueront entre les menus des
tailles.
Je n'aurai qu'un mot excellent, excellent.
Messieurs, je propose de porter un toast à notre
Esquimau de Jean, ou devons-nous l'appeler l'Hercule Noir. Ah, l'Hercule
Noir ! Viva !
Viva ! Oui, docteur, vous avez raison. Il a du ganache, ce nom.
Hildy, remplis mon verre.
Alors, Hildy, tu aimes ça, servir dans la maison des maîtres, à la table des
maîtres ? Quand M.
Candide te cause, toi, tu réponds.
Oui, j'aime beaucoup M. Candide.
C'est quand même mieux que de griller dans cet étouffoir ou traîner ta couenne
dans les forêts.
C'est peut-être moins drôle que de donner du plaisir à tous ces mandingues,
hein, monsieur Crandiel ? Sans son, par exemple.
Monsieur Crandy, le docteur y trouverait peut-être intéressant de voir le dos de
Hildy qui est tout aïadé. Vu qu'il n'y a pas foule de nègres, là d'où qu'il
vient. Docteur Schultz, quand vous étiez seul avec Hildy, vous avez fait que
parler allemand ?
Vous avez eu le droit de la dévêtir. Nous n'avons fait que parler.
Vous n'avez pas vu son dos, alors ? Je ne l'ai pas vu, non.
Attendez, attendez, attendez. Steven a raison. Peut-être bien que ça va vous
intéresser. Il dit haute ta robe pour montrer ton dos au docteur. Maintenant,
allez. Oh, Calvin ! Moi qui l'ai bien habillée, faite toute belle.
Mais, mais, l'oralier, le docteur Schultz, vient de Dusseldorf. Ils n'ont
pas ça, des nègres, là-bas.
C'est un homme de médecine. C'est sûr que ça le fascinera, ce qu'un aigle peut
endurer comme douleur.
Ils sont coriaces, ces nègres docteurs, il n'y a pas de doute.
Il dit à quelque chose comme quatre coups de fouet dans le dos, si l'oral y
en avait même seulement un, elle perdrait la boule. Oui, ça c'est sûr.
Regardez ça, un vrai tableau. Calvin ! On est à table, il n'y a personne qui a
envie de voir son dos cravacher.
Bien, bien, bien, bien, bien, bien, bien.
Après dîner alors, Stephen.
Après dîner.
Avec le brandy, messieurs.
Cora, viens chercher la petite.
Elle est débrayée.
Oui, madame.
Mais pourquoi t'es toute en désordre?
Je t'avais toute bien arrangée.
Oh,
ma petite, maintenant Steven t'a damné, alors qu'il ne devrait même pas sentir
que t'es là. T'as dit que tu ne le connaissais pas.
Je t'ai dit que...
T'as dit que tu ne le connaissais pas.
Je ne le connais pas.
Oh, que si ! Monsieur Steven, je ne le connais
pas. Pourquoi tu mens ? Je dis ce qui est.
Pourquoi tu pleures ? À cause que vous me faites peur.
Pourquoi je te fais peur ? À cause que vous faites peur.
Tu ne bouges pas d'ici.
Vous avez laissé entendre tout à l'heure que vous accepteriez de vous séparer de
Hildy. Bien sûr, un peu, mon neveu.
En ce cas, accordez-moi.
de proposer une autre proposition.
Je suis tout ouïe. Vagnez-vous le train, bon sang ! Monsieur Candy. Stephen ! Tu
as interrompu le docteur Schultz.
Je m'excuse, docteur Schultz. De nos jours, comme un pont que je suis sourd.
Je vais l'excuser.
Monsieur Candy, est-ce que je peux vous dire un mot en cuisine ? Tu me demandes
de me lever de ma chaise ? Si jamais que ça peut se faire.
Et pourquoi ?
C'est comme qui dirait pour le dessert. Qu'est-ce qui lui arrive à ce dessert ?
J'aime autant qu'on en cause en particulier.
Il y a du gâteau blanc au dessert.
Quel genre de mélodrame peut bien se mitonner à côté ? Vous avez raison,
monsieur Candy.
Je m'en vais s'occuper de ça en personne.
Vous me trouvez moi dans la bibliothèque.
Mais quand même, je ne sais pas pourquoi vous ne venez pas parler à ces nègres.
Quand c'est la merde après, c'est moi qui prends. Oui, ça va, ça va, la Miss
Steven.
J'arrive incessamment sous peu.
Bien, monsieur.
Bon, messieurs, ils ont beau être ingénieux en cuisine, vous le voyez, il
peut arriver que le contrôle parental soit recommandé.
Si vous voulez bien me pardonner.
Vous pouvez débarrasser le couvert.
Vous avez entendu ? Dépêche-toi, ma fille. Alors, docteur Schultz.
Vous nous délectiez avec une histoire de cirque.
De cirque. Oui.
Qu'est-ce qui se passe ?
Ils ne sont pas venus
histoire d'acheter des mandingues, ces petites enflures.
C'est la fille qu'ils veulent.
Steven. Mais qu'est-ce que tu me chantes ? Ils vous bourrent le mot.
Voilà ce que je vous chante.
Ce qu'ils cherchent, ce n'est pas Amorico à biceps.
Ce qu'ils veulent, c'est la fille.
Mais quelle fille ? Quoi ? Il dit ? Il dit oui.
Elle est Django.
Ils se connaissent, ces négros.
Oui. Il vient d'acheter Esquimojo. Il vous a donné de l'argent ? Mais non, pas
encore. Mais qu'est-ce que... Il a acheté du flan, alors, pour l'instant.
Mais il était à deux doigts d'acheter celle qu'il voulait acheter pour de vrai
quand je l'ai interrompue.
Je te remercie, Steven, mais je vous en prie, Calvin.
Mais d'où tu me sors tout ça ? Pourquoi est-ce qu'ils se donneraient tous mal
pour une négresse au doux bousier qui ne vaut même pas 300 dollars ? S'ils font
ça, c'est que ce sale nègre de Django est amoureux de Hildy.
Il ne serait pas étonné que ce soit sa femme.
Mais pourquoi cet Allemand en a à foutre des amours de ce petit Mathieu vu de
merde, ça pour sûr que ça me dépasse.
Si c'était qu'il veut l'âme, pourquoi il m'en servit tout ce boniment faucheton
sur les mantingues ? Vous auriez pas prêté les secours d'une seconde pour 300
dollars, mais 12 000 dollars.
Ça vous amadouait un peu plus, ça, hein ? Oui, en effet.
Sa femme.
Si ça avait été une vipère, je me serais fait mordre.
Saleté de sale fils de pute qui ose me faire perdre mon
temps.
J'ai des relations à la Nouvelle-Orléans.
Aussi ai-je beaucoup pratiqué les théâtres.
Ah, te voilà revenu.
Je commençais à me dire que tu avais fui avec ce vieux corbeau.
Ça n'aurait pas été piquer des vers.
L'oralie, je regardais justement par la baie vitrée.
Billy crachait là et négociait avec des négriers louches qui essayaient de lui
fourguer un troupeau de poules. Tu veux être un amoureux, aller passer ses
filles en vue ? Mais oui, cher frère. Merci, chérie.
Et oui, pas de trêve pour les affaires.
A propos-ci, avant que vous ne sortiez, nous parlions tous deux de mon
éventuelle acquisition de Brunhilde et... Ah, oui, vous dites vrai, docteur,
et nous en reparlerons dans un moment.
Qui est votre camarade ?
Lui, c'est Ben.
Un vieux de la vieille, qui a vécu ici très longtemps.
Un sacré pailleux, je dirais même.
Le vieux Ben a veillé sur mon père, et le père de mon père,
jusqu'au beau jour où il s'est affalé d'un coup.
Le vieux Ben a veillé sur moi.
Le fils du propriétaire d'une énorme plantation du Mississippi, tout blanc qu
'il soit, est en contact avec tout un tas de visages moricaux.
J'ai passé toute ma vie ici, ici même, à Candyland,
entouré de visages de moricaux.
Et en les voyant tous là, à longueur de journée, j'avais une question en tête.
Pourquoi il ne nous tue pas ? Sur la terrasse au-dessus de la
porte d'entrée, trois fois la semaine, pendant 50 ans, le vieux Ben a fait la
barbe de mon père au rasoir droit.
Moi, à la place du vieux Ben...
J'y aurais tranché le sifflet à mon père.
Croyez-moi, je n'aurais pas mis 50 ans à me décider à le faire.
Lui, il n'a pas fait.
Pourquoi ? Vous voyez, la science phrénologique est
cruciale pour qui veut comprendre ce qui différencie nos deux espèces.
Dans le crâne de cet Africain,
La région associée à la soumission est plus étendue que chez n'importe quel
autre être humain ou espèce sous-humaine sur Terre.
Quand on examine ce morceau de panne,
on remarque trois bosses distinctes.
Ici, ici et ici.
Bien. Si j'avais en main le crâne d'un Isaac, Newton ou d'un Galilée, ces trois
bosses se trouveraient dans la région du crâne communément associée à la
créativité. Mais ça, c'est le crâne du vieux Ben.
Et dans le crâne du vieux Ben,
Dispensé du poids du génie, tes trois petites bosses résident dans la région
du crâne communément associée à la servilité.
Alors, petit malin, t'es assez futé, je suis bien obligé de l'admettre.
Mais si je prenais ce marteau et avec que je te défonçais le
crâne, tu aurais les trois mêmes petites bosses.
Exact. Honnêtement, aux mêmes endroits que le vieux Pen.
Hey ! Maintenant, les mains à plat sur le bateau de la table ! Si vous levez la
bombe de la main de cette table en écaille de tortue, M. Bush fera cracher
les deux canons de son physicier.
Il y a eu un paquet de bobards qui ont été racontés autour de cette table ce
soir. Mais sur ce point, vous pouvez me croire.
M. Moggy, auriez-vous l'amabilité de ramasser les armes que ces garçons
portent au ceinturon ?
Merci infiniment, docteur.
Où en étions-nous ? Je
crois
que vous étiez à deux doigts de me faire une offre d'achat relative à Bromilda.
C'est bien ça ?
Très bien ça.
Amenez-le-y ! Quand ça peut !
Qu'est-ce que tu fais sur cette sataniste ? Il les met à plat sur la
table. Et maintenant, tu la fermes.
Docteur Schultz, à Greenville, vous avez dit vous-même que, pour le nègre
adéquat, vous seriez disposé à payer un montant ? que d'aucuns considéraient
extravagant. À ces mots, j'ai moi-même dit « Qu'entendez-vous par extravagant ?
» Et à ces mots, vous avez dit « Douze mille dollars.
» Vous avez chevauché un paquet de kilomètres pour avoir un paquet de
problèmes et dit un paquet de bobards histoire d'acheter la charmante dame que
voilà. Il semble que notre Brumilda est effectivement le nègre adéquat.
Et si vous voulez quitter Candyland avec Promilda, le prix est exactement
12 000 dollars.
Et j'imagine que vous pratiquez la négociation du c'est à prendre ou à
laisser.
C'est tout à fait ça.
Voyez-vous, selon la loi du comté de Chicasson, Promilda, qui est là, est mon
bien exclusif.
Et nul ne peut m'empêcher de disposer de mes biens selon mon bon plaisir.
Et si vous trouvez que mon prix pour cette négresse-là est trop élevé,
mon bon plaisir, ça va être...
Prends ce marteau de mes deux et la marteaulez jusqu'à ce qu'elle crève. J
'ai un vrai crever sous vos yeux. Tout doux, le boy. Et on pourrait examiner
les trois petites bosses.
Du crâne de Bromilia ! Doc ! Vous choisissez quoi ? Vous
choisissez quoi ? J'ai levé les mains du plateau de table afin d'extraire mon
portefeuille. Oui.
Je vous en prie.
J
'ai
compté douze.
Oh,
messieurs, doté d'une barbe exceptionnelle, est un nègre nullement
exceptionnel.
Monsieur Mody ? Oui, Alvin.
Voulez-vous rédiger un reçu de 12 000 dollars pour ce monsieur ? 12 000
dollars ? Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous.
À présent, messieurs.
Si vous voulez bien me suivre dans le petit salon.
Nous avons du gâteau blanc au dessert.
Madame, s'il vous plaît, pouvez-vous cesser de jouer de Beethoven ? Ou d'être
vous-même cette harpe ? Docteur, doc, on
ne vous a pas autorisé à rentrer ? Steven, Steven ! Il n'y a qu'à foutre
son nez ici, lui. Laisse-le faire.
Il est un petit peu contrarié, c'est tout.
Je prends ça en main.
D'une part de gâteau.
Je ne suis pas friand du sucre, merci.
Vous êtes dépité que j'aie été plus fort que vous.
En réalité, je songeais à ce pauvre diable que vous avez donné en pâture aux
chiens aujourd'hui, d'Artagnan.
Et je me demandais ce que Dumas penserait de tout cela.
Comment cela ? Alexandre Dumas est l'auteur
des trois mousquetaires.
Oui, bien sûr, docteur. Je pensais bien que vous étiez de ces admirateurs. Vous
avez donné à votre esclave le nom du personnage principal de son roman.
Et cependant, si Alexandre Dumas avait été des nôtres aujourd'hui, je me
demande ce qu'il aurait pensé.
Vous doutez qu'il est approuvé ? Oui.
Car l'hypothèse de son approbation serait pour le moins aventureuse.
Chochoterie de français.
Alexandre Dumas a du sang noir.
Sont cela les papiers de Bromhilde ? C'est cela, oui. Puis-je ? Faites donc.
Trop émanant.
Il y a là son acte de vente et son historique de propriété.
Et bien sûr, son acte d'affranchissement.
Pourriez-vous me prêter en créplume ? Il y a ça sur ce, secrétaire.
Merci.
Merci. Bromhilda von Schaft Considérez-vous comme une femme libre
?
Monsieur
Candé, normalement...
Je devrais vous dire auf Wiedersehen, mais attendu qu'auf Wiedersehen signifie
en réalité jusqu'au revoir, et attendu, monsieur, que je n'ai nul désir de vous
revoir, je me contenterai de vous dire adieu.
Allons-y.
Un dernier instant, docteur.
C'est la coutume, ici, dans le Sud, une fois qu'un accord est conclu, que les
deux parties se serrent la main.
C'est un gage de bonne foi.
Je ne suis pas du Sud. Mais vous êtes sous mon toit, docteur.
Je crains de devoir insister.
Insister ? À quel sujet ? Que je vous serre la main. En ce cas, je crains fort
de devoir insister lourdement en sens inverse.
Savez-vous ce que je pense de vous ? Quoi ? Ce que vous pensez de moi ? Non,
ça non, je n'en sais rien.
Je pense que vous êtes un mauvais perdant.
Moi, je pense que vous êtes un abominable vainqueur.
Il n'en reste pas moins qu'ici, dans le comté de Chicassou, un accord ne vaut
rien tant que les deux parties ne se sont pas serrées la main.
Toutes ces signatures de paplard signifient que dalle.
Si vous ne me serrez pas la main.
Alors, si je ne vous serre pas la main, vous allez sacrifier douze mille
dollars. Ce me tendrait fort.
Monsieur Putsch, si elle essaie de sortir avant que ce lèche-nègre d
'Allemands me serre la main, trucidez-la.
Vous tenez absolument à ce que je vous serre la main.
J'insiste.
Si vous insistez.
Je suis désolé, je n'ai pas pu résister.
Qu'est-ce que c'est que ça ?
Sale nègre, j'ai muté, tu vas voir ! Ah, l'enfoiré, c'est pas vrai ! L'enfoiré
!
C'est parti !
Il lui crache à son artillerie collée sur sa caboche.
Si t'arrêtes pas ton cirque, il va lui exploser la cervelle. Et ça, c'est pas
une menace en l'air, négancelle.
Ça, c'est du premier.
Autre solution ? Tu te rends, tu nous balances ton arme.
Et on ne tuera pas, il dit du coup.
Ouais, mon cul ! Accraché, juré Django. Je le jure devant le Seigneur.
Si tu te rends...
On n'y fera aucun mal à cette fille.
Et je suis censé te croire sur parole, sale maigre ! Personnellement, je m'en
bats l'œil de ce que tu crois ou pas. Ce que je crois, moi, c'est que si tu te
rends pas dans les dix secondes, on va lui exploser la cervelle à cette garce.
Ça, tu peux le croire.
Non, fais pas ça.
Laisse-moi.
Six. Django, dis-moi, tiens.
Sept. Ils auront pas sans plus. Django.
Huit.
Neuf ! Attendez ! Non ! C'est bon, je me rends.
J'ai rien entendu, négro ! J'ai dit, c'est bon, je me rends !
... ... ... ...
Sous-titrage Société Radio-Canada
Allez, debout, mon gland.
Alors, vous étiez chasseurs de primes, hein ? Je reçus qu'il y avait un truc
pas net chez vous deux.
Dans vos sacoches, on a trouvé des affiches de bandits recherchés et un
livre de comptes.
Je dois dire que je n'avais jamais entendu causer une noire chasseur de
primes. Un petit noir qu'on paie pour dégommer des blancs, c'est pas banal
comme métier.
Ça a même dû être chouette tant que ça a duré, hein ?
Allez,
dis bonne nuit à tes boules, Bamboula.
Je compte jusqu'à trois.
Hein ?
Calme-toi, on y est presque.
Capitaine, Miss Laura vous demande.
C'est rapport à l'enterrement du patron.
Elle a changé d'avis pour ce qui est des queutés de jambes.
Elle le donne aux gens de chez le Quinte, finalement.
Elle a vite fait de me prévenir, au moins.
Quelle déception.
Tu
vas partir.
Ça là...
C'est tout ce que t'emportes.
Ça fait des heures qu'ils font que de parler de ta couenne mal blanchie, cette
bande d'abrutis, dans la maison de maître.
C'est comme si des blancs qui de toute leur vie avaient jamais eu d'idées
intelligentes trouvaient un tas de moyens de te buter. Note bien que la
plupart de ces idées parlaient de foutre en l'air ton service trois pièces.
Bon, au départ, on pourrait croire à une bonne idée.
Mais en vérité, quand on les leur coupe, la plupart des moricots se vident
de leur sang en environ 7 minutes, la plupart.
Bon, plus que la plupart.
Alors, moi, j'ai dit, teneur de merde, les
nègres qu'on vend à le quindiquer y dérouillent plus que ça.
Mais eux, c'était toujours, voilà qu'elle fouettait jusqu'à qu'il crève,
le donnait au mandogue, le donnait à bouffer au chien de Stone Cipher.
Alors moi, eux, me sens rien d'exceptionnel.
Enfin, ça, c'est des trucs qu'on fait tout le temps.
Sacre bleu, les nègres qu'on vend à le candy cane, ils t'erouillent plus que
ça.
Et là, tu vas pas le croire, comme par miracle, mademoiselle Laura, elle nous
trouve une idée de génie.
celle de refiler ta couenne à l'Ocantique Société Minière.
Et en tant qu'esclave de l'Ocantique Société Minière, dès ton arrivée
et jusqu'à ta mort, tous les jours et tous les jours, tu donneras de grands
coups avec une grosse masse pour faire que de gros cailloux deviennent de
petits cailloux.
Une fois que tu y seras,
Ils vont t'enlever ton nom, te donner un numéro et une lourde masse et te dire
au boulot.
Et au moindre mot de travers, ils te coupent la langue. Ils ont la technique,
tu perdras pas ton sang.
Oh, ils ont le don pour ça, c'est sûr.
Ils te feront trimer tous les jours, tous les jours, à t'embriser le dos.
Et alors, à coup de marteau, ils t'assommeront et te balanceront dans le
trou à négro.
C'est comme ça que ton histoire finira, Django.
Tu sais quoi qu'on dit chez nous en Australie ? On tronche pas les
aborigènes.
Hé, petit blanc.
J'ai dit, hé, petit blanc.
Ta gueule, le noir. T'as rien à dire que j'ai envie d'entendre. Ça te dirait de
te faire 11 000 dollars ? Quoi que tu dis ? Ça te dirait de te faire 11 000
dollars.
11 500, en fait.
Non. Qu'est-ce que tu me chies, là ? Là-bas, à la plantation de Candyland, il
y avait un magot de 11 500 dollars qui traînait là.
Vous êtes passé devant sans le voir.
T'es malade, négro. On n'est pas des bandits.
Et j'ai pas dit ça.
Ce qu'il y a de bien avec ce magot, c'est que il est réglo.
Il se vole pas.
Il se gagne, petit blanc.
Si t'as un truc à dire, tu craches le morceau.
Le magot d'11 500 dollars qui t'attend sagement à Candyland est sous la forme d
'une mise à prix mort ou vif de Smitty Bacall et du gang Bacall. C'est qui
putain ce Smitty Bacall ? Smitty Bacall, c'est le chef d'un gang de meurtriers
pilleurs de diligence, le gang Bacall.
Il y a 7 000 dollars de mise à prix sur sa tête mort ou vif. Et 1 500 dollars
pour chacun de ses trois complices.
Dandy McKay, Gérald Nash et Crazy.
Et ces quatre beaux messieurs, ils sont là, à Candyland, à se tordre de rire. Tu
sais pourquoi ? Parce qu'ils ont pu tuer sans se faire prendre.
Mais ça, ça n'a pas en resté là.
Toi et tes potes, là, vous n'avez qu'à y retourner et le prendre, ce fric. Ils
ont fait quoi, ces clowns, déjà ? Ils ont tué un tas d'innocents, ces fils de
putes. Les diligences qu'ils ont pillées, c'était d'innocents blancs.
Écoute, j'ai l'affichette, là, en poche. Si tu veux bien que je la sorte, montre
-moi.
Recherché mort ou vif, Smithy Bacall et le gang de Smithy Bacall.
Mais t'es un esclave. Pour meurtre. Moi, je ne suis pas un satané esclave. Et
attaque de diligence. Je cause comme un putain d'esclave. 7000 dollars pour
Smithy Bacall. Ça fait une chute, oui. Je suis chasseur de primes.
Je suis arrivé hier, un homme libre et à cheval, sur les terres de Candyland,
avec mon associé blanc et allemand, le docteur King Schultz.
On a suivi la piste de ce gang depuis le Texas.
Jusqu'au comté de Chicasso.
Mais finalement, on les a trouvés le cul au chaud à Candyland. On a voulu les
serrer. Ça a tourné au vinaigre.
Mon associé a été tué.
Calvin Candy s'est fait descendre. Et tout le monde a décidé de me mettre ça
sur le dos.
Voilà ce que je fais ici.
Mais vous, vous savez que je ne suis pas sur l'avant-terre.
Et alors, vous savez que je ne suis pas censé être de ce voyage.
Mais ces quatre bandés, ils y sont toujours.
Ils sont toujours recherchés.
Et cette prime de 11 500 est à qui veut bien se baisser. Et ils ne s'attendent
pas à vous voir appliquer pour la récolter.
C'est quoi ton marché ? Tu nous dis qui ils sont et nous, on te lâche. Ah non,
non, non, je ne vous dis pas qui ils sont.
Mais donnez-moi un flingue, un canasson et 500 sur les 11 500 dollars,
et je vous montre qui c'est.
C'est une vraie affichette.
Et ce n'est pas parce que cette affichette est vraie que son tas de
salades, il l'est aussi ? Au nom de quoi ?
Est-ce qu'un esclave aurait une affiche de mises à prix, mort ou vif, dans sa
poche ? E.T. est arrivé à cheval à
Candyland hier, ce nègre.
D'accord.
Je repose la question.
Et j'aime pas les monteurs, souvenez-vous-en.
C'est un esclave de Candyland ou est-ce qu'il est arrivé à cheval avec un blanc
seulement hier ? Ouais.
On est allé à pied de Greenville à Candyland et lui il était à cheval avec
un blanc.
Et ce Morico, c'était-il l'esclave de ce blanc ? Lui, c'était pas un esclave.
Ah putain, putain, t'es sûr de ce que tu racontes ? Carrément sûr.
Il s'est passé quoi à Candyland ?
Ça tirait partout.
Et le missile était descendu.
Descendu par qui ? L'allemand.
Pourquoi qu'il a fait ça ? Eh ben, le nègre et l'allemand jouent au négrier,
mais ils mentaient.
Ben, ils étaient quoi ? Chasseurs de prix.
Putain de merde, le Roy, enfin, il y a peut-être grosse sphère ? Bon, allez, le
bazané.
Marché conclu.
J'ai une dernière condition.
C'est quoi ? Ben, une fois qu'on y sera...
Au moment voulu, je vous aide à les buter. Quoi ?
Putain, t'es amarrant, toi ! Allez, vas-y, l'étoffe, là. Eh, ça vient.
On fait marcher avec toi, négro.
J'espère bien qu'on pourrait tout marcher.
C'est bien, ça, pour un noir, ça.
Ah oui, ça, c'est bien.
Eh,
voilà.
Voilà l'habit.
On va te filer ce cheval de somme, là.
Et à quoi dans les sacoches ? La dynamite. Oh, attendez, moi je monte pas
un canasson chargé de dynamite. T'as de la jugeote.
Francky, décale la dynamite du canasson et case-moi ça dans la case à neige.
Un peu de dynamite pour que vous fassiez...
Au fait, Flood, t'as toujours le fusil dans le chariot ? Ben oui, il y est. Eh
ben, donne-y donc ton pistolet, le scintillon.
Ah, d'accord.
Attention, t'as mis ce pote, je vais le faire tomber.
Je vais le faire réparer le viseur.
Il marque sur le poêle.
C'est bon, ça va ?
... ... ...
Sous-titrage
MFP.
Lancez-moi cette dynamite.
C'est toi qui l'a emprunté de sa tête et le crèveur de merde !
C'est bon.
Au revoir.
C'est moi mon amour.
in the sweet
Tu veux bien nous faire un peu de café ? Ça va, Edla.
Suis-moi.
Désolé, vous n'aurez pas un si beau chant à votre enterrement.
Il aura lieu un peu plus tôt que vous espériez.
Bélécrage.
On en était.
Oh, ah oui, bien sûr.
La dernière fois que je t'ai vu, j'avais les mains posées sur ma...
Jango,
espèce de negro de merde.
Avec un D pour ce...
Au revoir, ici présent.
Je vous conseille de pas demeurer parmi les blancs.
Toi, tu restes, Steven.
T'es exactement à ta place.
Ah, Cora, avant de partir, veux-tu dire au revoir à Miss Laura ? Que je fasse
quoi ? Je te dis de dire au revoir à Miss Laura.
Au revoir, Miss Laura.
Steven, elle te plaise, mais... Nouvelle sape ? Jusqu'ici, j'aurais jamais cru
que le Bordeaux était ma couleur.
J'ai compté six coups, négro.
J'ai compté deux flingues, négro.
T'as dit qu'en soixante-seize ans de plantation, t'as vu toutes sortes de
crasses faites aux nègres.
Mais t'as pas parlé de rotules explosées ? Oh putain d'avoir une merde dans un
chien ! Soixante-seize ans, Steven.
Combien de nègres est-ce que t'as vu défiler ici ? Sept mille ? Huit mille ?
Neuf mille ? Neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf ? Le moindre mot
qui sortait de la bouche de Calvin Candy était du purin de cheval.
Mais sur un point, il a dit vrai.
Des nègres comme moi, il y en a 15 sur 10 000.
Espèce de fils de pute ! Enfoiré ! De Jésus, je veux le tuer, ce sale
nègre !
Tu t'en tireras pas comme ça Django.
Ils attraperont ta couette de moricots. Tu vas voir ta tête sur les affiches de
mise à prix, négro. Et maintenant, c'est toi que les chasseurs de prix vont
chercher. Tu peux toujours courir, négro. Ils finiront bien par te
cueillir. Et ce jour-là, oh seigneur, t'auras chaud, miche. Ils feront te
tuer, négro.
C'est agréable, pédé.
Notre candidat de sale nègre.
Tu ne pourras pas détruire Cronyland ! Depuis le temps, Cronyland, tu auras
toujours un Cronyland !
Un
tigre qui tire sur tous les blancs qui bougent, ça ne passera pas ! Ils
trouveront ta couette de foricole !
... ... ...
... ... ...
Salut, fêté de trublion.
Salut, grand trublion.
Sais-tu quel surnom il te donnera ? La gâchette la plus rapide du Sud.
Tu joues encore ?
Sous-titres par Jérémy
Diaz
Sous-titrage ST' 501
Sous-titrage ST'
501
Yeah, his name is Jane.
Sous-titrage
Société Radio-Canada Sous
-titrage Société Radio-Canada
Je t
'aime, Django.
Marie,
c'est terrible.
Il aime tuer.
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