All language subtitles for Voyez Comme On Danse

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Original subtitles

Tu pars déjà ? Oui, j'ai une grosse journée.

Au revoir, Isolette.

Oui, chérie.

À ce soir.

Ce soir... Ou pas.

Allez, allez, on relâche pas.

J'ai spoté un nouveau coach. C'est l'abdo fessier, c'est pas un hasard.

Viens à son cours demain, tu me diras.

Ah mais je peux pas.

Il y a ma cadette Eva qui arrive de Nantes. Elle fait un lycée hôtelier.

J'organise un anniversaire surprise pour elle en famille.

Elle a quel âge ? 17 ans demain.

Mais c'est un vrai bébé.

Position debout et on n'oublie pas de respirer.

Et lui ? Tu l'as évalué ? Je me suis pris une taule.

J'ai cru qu'il était pédé, en fait il est fidèle.

J'aurais préféré péder, c'est moins humiliant. Et on reste sur moi, les

filles. Ah ben, on y est à mort avec Laura.

On peut savoir ce que tu fais cacher dans le rideau, Julia ? Il y avait un

type louche qui tournait autour de la voiture.

Tiens, regarde, il y en a un autre, là.

Avec un sac, bizarre.

C'est Alex, c'est ton fils.

Salut, Lucie. Bonsoir, chérie.

Mon père est là ? Oui, qui est enroulé dans le rideau du salon.

Salut ! Ça va toi ? Ouais.

C'est quoi ce sac ? C'est du linge.

Tu sais, la fille du deuxième, elle le lave et nous on le repasse avec des

potes pour se faire des thunes.

T'as ouvert un pressing participatif ? C'est bien ça, si tu rates ton master.

Et tu réussis quand ? Ben, on repasse. Faut pas de lui, on assiste peut-être à

la naissance d'une start-up.

Justement, tu pourrais me passer ta caisse demain soir parce que je vais à

une fête sur tontoise avec des potes et on en profite pour livrer.

Bah non, parce que la dernière fois tu me l'as pourri avec ton gang.

J'ai retrouvé du poulet frit dans la boîte à gants. Bah remets pas ça, il

restait trois wings.

Bah vrai, mais le lendemain je pars pour Kabour.

J'aurai pas le temps de désinfecter.

Bah tu fermes ton bar, vous partez en week-end ? Monsieur est invité par son

fournisseur d'alcool pour le lancement d'une vodka dans un palace normand.

Oh, tu crois que ça m'amuse, hein ? C'est con quand même, ce que j'aurais

bien récupéré, va, après son dîner de famille, c'est son anniversaire. Eh oui,

désolé, mais j'ai un boulot, figure-toi.

Je comprends, le bonheur de ton fils fait pas le poids à côté d'un plateau de

fruits de mer.

On en a plus.

Allez, casse-toi, petit con.

Bisous.

Tu veux pas rester dîner ? Euh, bah y a quoi ? Des lentilles frisées et du

quinoa.

Ah ouais, bah j'aurais adoré, mais c'est pas raisonnable. Je vais plutôt rentrer

parce que j'ai... Je descends avec toi, là. Y a encore un type très bizarre qui

tourne autour de la voiture.

Qu'est-ce qu'il a ? Je sais pas. On dirait un rat de laboratoire en ce

moment. Il m'épuise.

Un bisou.

Tu vois, il n'y a pas de type.

Oui, mais de là-haut, il y avait un type.

Tu n'as vu personne, toi, en arrivant ? Non, personne de spécial.

Et quelqu'un de pas spécial ? À quoi ça se remarque, quelqu'un de pas spécial ?

Ça ne se remarque pas, justement.

Il devait y en avoir un, parce que je ne l'ai pas remarqué.

Ah, ben voilà, tu vois.

Maintenant que tu es descendu, ça ne te dérange pas de m'avancer un peu ? Hein ?

Non ? Non, non, viens.

Si ça vaut le coup.

Coup de Bertrand, je ne sais pas ce que tu fabriques, mais ton bureau m'a

appelé. Ils ne t'ont pas vu de la journée.

Et moi, je ne sais pas si je dois t'attendre pour dîner.

Et le champagne va perdre ses bulles. Je déteste ça.

Je ne te dis rien, Lucie.

C'est putain de bon.

Mais vous ne bouffez que des graines ? Oui.

J'ai planqué un paquet de petits écoliers aux chiottes.

C'est pour ça que tu as un peu ras de la boue en ce moment.

C'est vrai que tu as dit ça ? Oui, mais moi aussi, je te sens un peu hors sol.

Tu as des emmerdes ? Non, ça va bien.

Si tu le dis.

Non, je te jure.

C'est juste que je suis un peu prudent, c'est tout.

Et par rapport à quoi ? Bah je sais pas justement.

C'est ça le problème.

Je sens pas un moment comme une présence.

J'ai un pote qui est en dernière année de psy, tu veux lui en parler ? Non, c

'est un bon point fou.

Justement, ça va le faire réviser ? Non, ça va passer.

Non mais je vais bien sinon.

Bon, il faut que j'y aille.

Les grandes germes m'attendent.

J'ai mangé la douche, sinon elle va sortir le bacon.

Coucou, c'est Eva.

Ça me fait vraiment plaisir, Eva.

Ça fait tellement longtemps qu'on s'est pas vues.

Tu vas avoir plein de choses à me raconter.

Oui, plein.

Tout va très bien se passer, tu verras.

Peut-être pas au début avec ta mère, mais une fois la nouvelle passée.

J'ai peur qu'elle parte en live.

Mais non, elle va faire sa petite crise d'asthme, mais ça passera.

L'important, d'abord, c'est toi.

Tu as envie de quoi ? De pleurer comme une conne.

Tiens ici.

Il faut pleurer tant qu'on est jeune.

À mon âge, on a épuisé son capital.

Pourtant, j'ai de bonnes raisons.

Qu'est-ce que je vais devenir ? Une jolie maman.

Tu verras, c'est merveilleux.

Sauf la nuit quand ils hurlent et tu as envie de les jeter par la fenêtre.

J'aurais dû faire ça d'ailleurs avec ma fille.

Il faut que je finisse de me préparer.

J'ai trop de chance que tu sois ma marraine.

On peut pas tout rater dans sa vie.

Je peux rester et me changer ? J'ai pas envie d'arriver trop tôt à la maison.

Évidemment ma belle. Prends-toi un bon bain et mets ta musique.

Si ça se trouve, maman va me virer.

Tu viendras ici.

Il y a un dressing qui vient de se libérer.

Bonjour, madame.

Bonjour, merci.

Excuse-moi ma chérie, j'ai eu un petit contre-temps. C'est pas un peu chic ici

? C'est Paris, darling.

Faut qu'on fasse vite parce que je suis encore en période d'essai et Loïc m

'attend. Il s'en sort avec son taxi, ton fils ? VTC, pas taxi. On n'en est pas

encore là.

Et Bertrand, il va bien ? Je suppose.

Je crois qu'il m'a quitté hier matin.

Comment ça, quitté ? D'une façon assez discrète.

Il a vidé son dressing, il m'a dit à ce soir.

C'est dégueulasse.

D'habitude, ils m'ont trompée pendant les heures ouvrables. Oui, ça, tout le

monde le sait. Mais bon, là, franchement, c'est grossier.

Il y a des petites choses ravissantes au premier.

Remarque, si c'est des petites choses, c'est peut-être moi.

Tu vois, là, c'est plus Eva.

Je l'ai trouvée.

Qu'est-ce que tu en penses ? Juste le charme. Tu vois, c'est chic et simple.

On devrait peut-être chercher juste simple, parce que moi, en ce moment, je

suis juste juste.

C'est moi qui lui offre. Et on dira que c'est nous deux. Oh non, Elisabeth, non,

ça me gêne, non.

Arrête.

C'est délicat.

Merci encore.

Elisabeth, tu veux pas venir quand même faire la surprise à Eva avec moi ? Parce

que Loïc travaille et puis j'ai de la zagne pour quatre. Non, non, non, c'est

mieux que vous soyez en tête à tête.

Vous avez sûrement des tas de choses à vous raconter.

Oh non, pas spécialement, c'est ma fille.

Toi peut-être, mais elle va savoir.

Je file, je suis un peu sous l'eau avec les événements.

Merci encore, hein.

Je suis un peu gênée. Il ne faut pas remercier deux fois. C'est très working

class.

Ça y est,

j'ai trouvé.

Il faut que je te dépose au métro parce que je viens d'accepter une course.

Mais t'es vraiment sûre de ne pas pouvoir te libérer vers 7h30 ? Non, non,

non. Et puis en plus, je crois qu'elle veut te voir tranquillement.

Puis il faut que je bosse, maman.

En fait, je voulais participer.

Ah non, c'est mon cadeau.

Bon, ok, merci, t'es mignon. Mais, hé, ça reste entre nous, non ? Oui.

Oh, ma puce ! Tu vas manquer, tu sais.

T'as pris des jours, mais ça te va bien ? Ah oui, un peu.

Rentre, reste pas plantée.

Alors, ça se passe toujours bien à Nantes ? Les proches, les copains, tout

ça ? Oui.

On va fêter ton retour.

On va boire une petite coupe pour arroser ça. Je préfère pas boire en ce

moment. Quand même, 17 ans, ça se fête. Ça n'arrive qu'une fois.

T'as pris des seins aussi ? Maman, il faut qu'on parle.

Oui, il m'en a toute la soirée, ma chérie. J'ai fait des lasagnes au four,

comme tu les aimes. Maman, je suis enceinte. Oui, j'ai vu, ma chérie.

Ça te dit qu'on dîne en bas chez Caruso ?

De toute façon, ça devait bien

arriver tôt ou tard.

Je crois que je préfère que ce soit tard, mais bon.

C'est pas moi qui ai déconné avec la pilule. Maman, arrête là. Arrête de

boire, surtout. C'est juste que t'as 17 ans depuis deux heures seulement.

T'as eu l'eau et qu'à quel âge déjà ? Mais moi, c'est pas pareil. Moi, j'étais

sa mère.

Mais sérieusement, là ? Non, mais je comprends.

Excuse-moi, chérie.

Je suis sous le choc. Et sous le bain aussi, mais vraiment sous le choc.

Excusez-moi, on va commander.

Tout de suite.

Et comme ça, juste par curiosité, il est au courant, Alex ? Non, il dort chez des

mecs en banlieue. Je le vois demain soir.

Oh, bah t'as raison.

C'est toujours sympa de leur faire la surprise.

C'est bon, là ? Merci.

Mais donc, toi, tu comptes arrêter le BTS en septembre ou... ou tu penses

plutôt à l'été pendant les cours ? Moi, les salues.

Je suis blasée maintenant.

Excusez-la, c'est son anniversaire.

Arrête maman. Allez, viens.

T'as envie de quoi alors ? Je suis pas faim.

Faut que tu manges dans ton état.

Ils ont du très bon poisson, ça c'est bien, c'est léger.

Comme tu veux.

Bon alors, qu'est-ce qu'ils ont de bon ?

Et c'est quoi déjà la limite d'interruption de grossesse ? J'ai

réfléchi, je veux le garder maman, j'aborterai pas. Je vous laisse

réfléchir encore 5 minutes.

Tu sais chérie, c'est très beau d'avoir un enfant, mais c'est toujours mieux

quand on prend la décision à deux.

Et des fois, les mecs, ils ont du mal à s'engager, surtout quand ils sont

jeunes, surtout tout le temps d'ailleurs.

Tu feras un bébé quand tu seras grande.

Ok, je me suis trop là, j'ai eu ma dose.

J'enlève un couvert ? Oui.

Je vais prendre un carpaccio. Oui.

Je vais aller pleurer un peu aux toilettes. C'est en bas ? Si, signora.

Qu'est

-ce

que tu regardes dans l'autoriseur ? Il y a une voiture derrière.

C'est une rue.

Je préfère que tu regardes la voiture d'autant. Oui, mais je les regarde

aussi. Tu veux ouvrir une auto-école ? Mais tu peux être aimable, s'il te plaît

? Oh, laisse-moi ici, fille de Normandie. Ça a l'air d'être une telle

corvée de me déposer. C'est juste que j'aime pas qu'on me colle, ça m'énerve.

Mais t'es complètement cinglé, qu'est-ce qui t'a pris ? Non, mais je crois que c

'est plus court par là.

Arrête-moi, s'il te plaît, je descends. Mais Minou... Arrête-toi, s'il te plaît

! Minou ! Mais pourquoi tu surréagis ? C'était juste un

virage un peu serré.

Moi, je suis réagie.

Mais si tu fais un burn-out, va voir un psy.

Putain, lâchez-moi avec les psys.

Oui.

Je suis le juge Bertrand. Nous avons une commission rogatoire.

Bonjour, madame.

Nous allons effectuer une perquisition.

Mais pourquoi ? Qu'est-ce qui se passe ? Il est arrivé quelque chose à mon mari ?

Non. Vous permettez ? Allez-y, messieurs.

Bon, allez, on y va.

Allez, sac.

Oui, j'arrive, j'arrive. Viens à l'étage.

Madame, vous avez une chambre ici ? Oui.

Vous allez voir.

Ok, je m'en occupe.

Il est où ? Il est assis à la perquisition de son bureau.

Pardon madame.

Vous cherchez quoi ?

Qu'est-ce qu'il a fait ? Je ne peux pas vous répondre madame.

Mais où est-ce que je peux le voir ? Nulle part, pas tant qu'il est en guerre

d'abus.

C'est un cauchemar.

Je pensais simplement qu'il m'avait quittée.

Je ne m'inquiétais pas.

On tient, on tient, on tient !

Maintenant, on commence la récupération et on ralentit

progressivement.

Voilà, c'est comme ça.

On ralentit, zéro.

On est en récup.

Je continue encore un peu.

J'en ai besoin.

Ça me fait du bien.

Bois un peu d'eau sucrée, ça te remontera.

T'as un hypoglycémie.

Ça va aller.

Qu'est-ce qui se passe, maman ? Tu m'as fait rater deux courses. Il se passe,

Loïc, que ta sœur, qui vient tout juste d'avoir 17 ans, débarque en me disant qu

'elle est enceinte de trois mois à la louche. D'Alex, qui lui-même est à la

fac, donc sans un sou. Ah oui, j'oubliais aussi, dans un mois, j'ai

plus de boulot, peut-être.

Ils sont pas sûrs de me garder au peuple parce que je démoule trop.

Tu quoi ? Démouler, renverser le plateau.

À la Piawer, ces plicons prennent cinq pannes par table. Ça me fait cinq kilos

au bout des bras. Je suis pas bavaroise, donc je démoule.

Presse. Je pense qu'on fera le baptême du gosse au Resto du Coeur. À moins que

ta sœur accepte qu'on le dépose dans un panier sur les marches de Notre-Dame.

Arrête de paniquer, maman. L'argent, ça se trouve.

Ah ben oui, quand on est riche.

Sinon, faut arracher le sac des vieilles.

Déjà, il a un père, cet enfant, Alex.

Et puis moi, je l'aiderai. C'est ma sœur.

Tu le savais, toi ? Oui.

Pourquoi tu m'as rien dit ? Parce que c'est plus facile de t'écouter que de te

parler, maman.

Bon.

On va où ? Dans le mur.

Oui, je te dirai.

Oui, c'est moi.

Il faut absolument que je te parle.

J'ai pris ton promos cheesecake.

C'est cool, merci.

T'as pris des seins dans toi, c'est mignon.

J'aime bien.

Tu veux pas qu'on se pose deux minutes ? Oui, vas-y, vas-y, assieds-toi, j

'arrive.

Pourquoi tu m'as rien dit quand je suis venu à Nantes ? Parce que j'étais pas

sûre.

Faudrait faire un deuxième test.

J'étais pas sûre de toi à ce moment-là.

Tu m'avais saoulé la fois d'avant, je savais pas si je voulais le garder.

J'étais pas sûre de nous. Et après ? T'aurais pu me dire que j'avais été reçu

à l'examen, il t'avait coupé ton forfait de téléphone.

Tu deviens très lourd, là.

Je suis enceinte d'un mec qui me dit depuis un an et demi que je suis la

femme de sa vie.

C'est juste parce que t'es bien élevé ? Mais dis pas de conneries, je t'aime,

mais tu me mets devant le fait accompli. On l'a accompli à deux, le fait, comme

tu dis. Bah justement, un enfant, ça se décide à deux.

Faut parler.

C'est complètement con ce que t'as fait là.

T'es au lycée et je suis à la fac, on fait comment ? Peut-être que j'avais

peur de la réaction de pourri que t'as en ce moment.

Je pensais qu'on avait un avenir tous les deux. Là on est sur toi en présent

chargé.

C'est quoi la limite pour l'IVG ?

Oh.

Excuse-moi, j'ai un assistant qui me demande toujours des trucs au dernier

moment. J'aurais jamais dû racheter cette boîte. Je gagne du fric, mais j'ai

plus de vie.

Moi, c'est l'inverse.

Je peux avoir un jus betterave concombre ? Avec du gingembre ? Oui, merci.

Très bien.

Tu bois quoi ? À mon avis, ça doit être tes épluchures.

Bon. Qu'est-ce qui se passe ? Une heureuse grosse tuile.

Ton beau-fils va être papa.

Merde.

Avec Eva ? Oui, pourquoi il en voit une autre ? Ah non, pas que je sache. Ah

bon. Mais c'est étrange, Alex nous a rien dit.

Oui, parce qu'à cette heure-ci, il est peut-être même pas encore au courant.

Ah. On s'assied.

Et... Non, c'est limite pour les délais. Mais de toute façon, elle veut le

garder. T'es bien placée pour savoir que quand on veut garder un enfant... Ah

ben, il faut pouvoir le nourrir. Pour ça aussi, je suis bien placée. On a passé

deux ans à quatre dans une caravane dans l'ancien jardin d'Elisabeth, derrière le

local poubelle, parce que Bertrand voulait pas qu'on nous voit de la rue.

On va les aider.

Et comment ? Je risque de perdre mon boulot.

On va s'ébrouiller.

C'est une super idée.

Je ne sais pas comment on va faire, mais on va se débrouiller.

Très bien.

Je ne vais pas appeler Julien. Je vais attendre qu'il rentre de Cabourg.

C'est une boule de nerfs en ce moment.

J'espère que l'air de la mer va le calmer.

Je ne t'ai pas entendu arriver.

Tu devrais essayer une petite douche, ça te détendrait. C'est ce que je suis en

train de faire.

Elle est très parfumée cette vodka, j'adore.

J'adore ton nez.

Il n'est pas d'origine, tu sais.

Qu'est-ce qu'il y a ? Il y a des pas sur la terrasse.

Alors ? Ah non, il n'y a personne.

Ça doit être des mouettes.

Tiens.

Quoi encore ? T'as entendu ? Non, quoi ? Il y a un bruit à la porte.

Quelqu'un essaie de forcer la serrure.

Je vais voir.

Qu'est-ce que vous faites ? Moi, rien, je nettoie.

Oui, excusez-moi, c'est parce que c'est le bruit sur la poignée, ça peut prêter

à confusion.

Désolée.

Mais vous, vous devriez fermer votre peignoir parce que ça aussi, ça peut

prêter à confusion.

Excusez-moi, je suis vraiment désolé.

Bon, on va filer avant les embouteillages, c'est mieux finalement.

Je vais plonger un petit peu.

Excusez-moi, hein, mais il faut essuyer.

Heureusement que c'était pas de la brune.

Ah,

excusez-moi.

Désolée, je vais vous aider à tordre.

Et ça va, là ? Je sais pas ce qui s'est passé, j'ai dû glisser.

Ça suffit, tu prends tes affaires et tu passes. Mais qu'est-ce que j'ai fait ?

Tu m'as coûté plus cher en feuille de bière qu'en charge sociale.

C'est pas sympa, il y avait du gras.

J'ai glissé. Va finir de nettoyer.

Je peux plus te voir.

Bonjour.

Ah, salut.

Vous avez le temps de prendre un café, là ? Ah, oui, oui, tout à fait, je suis

en pause, justement.

Super. Non, non, non, mais pas par là, non.

On va aller en face, c'est plus calme.

Très honnêtement, j'ai juste émis une légère réserve et là, je comprends pas,

il doit y avoir un malentendu, elle me répond plus depuis.

Non, mais à moi non plus.

Elle a même nettoyé son mur, là.

Non, elle est pas repassée à la maison ? Non, son mur Facebook, elle m'a supprimé

de ses amis.

mais je suis sûre qu'il manque. Un whisky pour monsieur ? Non, c'est pour

moi, j'ai eu une journée difficile.

Tu

travailles

maintenant ? Qu'est-ce qui te prend ? J'ai besoin de me sentir utile.

Qu'est-ce qui se passe ? Vous avez été cambriolé ? J'aurais préféré.

On a été perquisitionnés.

La maison est dans le même état. Mais pourquoi ? Bertrand est en garde à vue.

Qu'est-ce qu'il a fait ? Aucune idée.

J'ai pas eu le droit de le voir pour l'instant.

Eh ben, la merde continue.

Eva a disparu. Elle ne répond à personne.

Quelque chose l'a contrariée, peut-être.

Tu savais, hein ? J'en suis sûre. Sois honnête. Elle te raconte tout.

Oui.

Enfin, vaguement. On n'est pas vaguement enceintes. Tu n'as jamais fait de

conneries à son âge. J'en ai surtout fait plus tard.

Tu sens l'alcool ? Non, c'est pas moi, c'est mon pull qui sent la bière. Quand

tu parles, ça sent le whisky. Oui, ça, c'est moi.

Tu sais pas où elle est ? J'ai peur qu'elle fasse des conneries. Mais non,

elle est bien plus raisonnable que toi. Et arrête de boire.

Tu pues la clochard.

Je vais pas tarder à l'être.

T'aurais pas un petit job ici pour moi, par hasard ? J'aimerais bien, ma belle,

mais le moment est mal choisi.

Et puis c'est Bertrand, le patron, et je peux pas lui parler.

Bienvenue au manifeste.

Bonsoir. Au bar ou côté lounge ? Lounge plutôt, non ? Oui, plutôt.

Ok, je vous installe.

Désolé Manu, mais on m'a crevé un pneu à cabourg. C'est la tomate, c'est blindé.

Et en plus, t'as encore déconné dans les commandes. Il y a deux fois trop de

whisky et plus de gin. Je vais voir ça.

Ça va mon grand ? Je suis passé à la maison pour me changer, j'étais

dégueulasse avec le pneu.

Lucie m'a dit un pour Eva.

Je vois que l'info circule.

Toi, tu ferais quoi à ma place ? J'arrêterais de picoler, là. C'est quoi

? Je sais pas, le cocktail du jour.

Manu, tiens, fais-moi la même chose.

Je vais l'accompagner, comme ça, on arrêterait de picoler ensemble.

À la fois, je m'en veux d'avoir été brutal avec elle, et à la fois, je m'en

veux de pas m'en avoir parlé, tu vois.

Ouais, mais à la fois, tu l'aimes et t'as peur de t'engager.

C'est un vécu, ça.

Va la voir.

Demande-lui pardon.

Personne ne sait où elle est.

Et puis merde, elle aussi, elle a déconné. Attends, elle a 17 ans. C'est

une grosse partie du problème.

Attends.

Il y a un bruit dans la cave. Bon.

Non, reste en haut, ça peut être dangereux. Pourquoi tu n'allumes pas, là

? Fais gaffe ! En tout cas, il n'y a personne.

Il n'y a plus personne. Viens voir.

Regarde. Tu vois la porte qu'ils donnent sur la cave ? Elle est très facile à

crocheter. Tu penses toujours que t'as le KGB à tes trousses ? Ça me fait pas

rire. Je suis sûr qu'on le suit.

Un de ces quatre, je vais le retrouver avec une tête de cheval dans mon lit.

Et c'est moi qui devrais arrêter le mescal.

Mais attends-moi, là ! Ah oui, excuse-moi.

Désolé d'être en retard, je suis un peu sous l'eau depuis la perquisition.

Aucun problème, j'ai un très bon polar.

Mais qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ? J'ai pris peur en entendant le

programme de la gauche en 2012.

J'ai mis de côté, pour nos vieux jours.

En Suisse ? L'air est sain.

Tu risques gros ? Si ils trouvent tout, ça peut être contrariant.

Comment c'est ici ? Très épuré, j'adorerais.

Ils t'ont pas trop maltraité ? On ne mélange pas avec les voyous.

Enfin, pas les voyous pauvres.

Il t'égale combien de temps ?

Le temps que je réunisse la caution, justement, je voulais t'en parler.

Ils ont déjà saisi mes comptes français quand ils m'ont mis en examen, mais il

manquait un peu.

Non, désolé.

J'ai la misère en horreur.

T'as fait des conneries, tu te débrouilles.

Mais ne t'inquiète pas, mon avocat travaille sur un plan B.

Par contre, si tu pouvais faire un peu de présence à l'agence, en attendant.

Tu veux que je fasse la potiche ? Mais je n'y connais rien ! Tu es si

merveilleusement... Décorative, mon ange.

À propos, Véro est dans une salepasse.

Oui, depuis sa naissance.

Je préfère ne rien savoir, je suis un peu émotif en ce moment. Mais t'as pas

une idée d'un petit boulot pour elle ? Tout petit, mais bon.

Je vais passer le message à ma secrétaire.

Non, je file.

Je te laisse à ton roman policier.

Ça tombe bien, j'ai hâte de savoir qui a tenu.

Je peux jeter le reste de ta barquette et je vais me gerber.

Ouais, vas-y.

Mais ouvre la fenêtre, si tu veux.

Merde, il y a maman qui est en bas.

Je veux pas la voir.

Plante-toi dans la chambre, je m'en occupe.

Je crois qu'elle est super malin. T'aurais dû les préparer avant de venir.

Par Twitter, genre, hashtag, j'ai plus mes règles.

Vu l'accueil, j'aurais peut-être dû.

Ils vont me prendre cher.

Allez ! Loïc, ouvre !

Je sais que tu es là, j'ai vu ta voiture en bas.

Tu es avec ta sœur, c'est pour ça que tu veux pas ouvrir ? Ouvre ou je me couche

devant la porte ! Qu'est-ce qui se passe ? Je te dérange ?

Je vois pas ce qui te fait dire ça.

T'es avec une femme ? Comment t'as deviné ? Maman, tu pourrais appeler

avant de passer.

Oui, je suis désolée.

Je peux te dire un mot vite fait, sans te déranger ? Je peux enfiler un slip

vite fait, sans te déranger ? Pardon.

Je t'attends dans le couloir.

Écoute Loïc, je ne veux pas savoir où est Eva. Je voudrais simplement que tu

lui dises de m'appeler. D'accord ? Il faut du temps, mais ça va s'arranger.

Je vais essayer de la calmer.

Merci chérie.

Ah tiens.

En attendant que tu retrouves du boulot.

Oh non, tu sais que j'aime pas ça, t'es infernal.

Laisse tomber maman.

Bon d'accord, mais c'est exceptionnel.

Tu sais, je crois que je vais être obligée de vendre la collection de ton

père. Bon, je vais en parler à ta grand-mère avant, naturellement. Je suis

assez confiant pour Mamita, elle dira oui.

Dis.

Je suis pas le genre à me mêler de ta vie privée, mais ta petite amie là...

C'est du sérieux ? C'est du privé.

T'as raison.

Ça ne me regarde pas pour l'instant.

Attends d'être sûr pour m'en parler. Voilà.

Allez, je vous laisse.

Vas-y, vite.

Dis-moi, faudrait qu'on dit, là, je vais être en retard au bar, Manu peut pas

faire l'ouverture ce soir.

Dix minutes.

J'ai mis des graines de chia gonflées.

Oh, excuse-moi, tu peux faire un saut au japonais ? J'ai oublié les

algues séchées pour la salade. Ah merde, la tuile !

Bon ben je file, sinon ça va être fade.

Merci.

C'est moins marrant que suivre les gens, hein ? Qu'est-ce qui se passe ? Bonne

nuit ! Vous êtes malade, ça s'ouvre pas de l'intérieur ! Tiens.

Merci. T'as vu la gardienne ? Non, pourquoi ? Elle vient de monter me dire

qu'un cinglé avait enfermé le réparateur du câble dans la chaufferie.

Un réparateur du câble ? Faut vraiment être malade, hein ? Ah oui, peut-être.

Ça va ? Oui, oui.

Que le Julien, qu'est-ce qui se passe ? Ça peut pas continuer comme ça.

Mais il se passe rien du tout.

Me prends pas pour une idiote.

Je sens que tu me caches quelque chose. Mais je te cache rien du tout.

Pourquoi tu dis ça, enfin, je... L'intuition féminine, comme on dit.

Je te reconnais plus.

Avant, tu étais attentif et drôle, et maintenant, tu es absent et sinistre.

Mais c'est n'importe quoi, enfin.

Mais je suis souvent très drôle.

À l'occasion... Oui, avec qui ? Mais avec personne.

Enfin, je veux dire, avec tout le monde, je suis très drôle.

Le mec du câble, par exemple.

Quoi ? Qu'est-ce que... Et c'est moi qui fais un burn-out ?

Mais...

Vous n'aviez pas parlé d'une collection de torses ? Si.

C'est lui qui trouvait que ça ressemblait à des torses.

C'est une collection unique en France.

Oui, en fait, ce sont des... Des compteurs à gaz d'époque.

C'était sa raison de vivre.

Il en est mort, d'ailleurs.

Oui, un matin, il a repéré un compteur sur un chantier en démolition. Il est

revenu le lendemain pour le démonter et il a explosé.

Il n'avait pas coupé le gaz.

C'est horrible.

Oui, surtout que le compteur était très rare.

Comment dire ? C'est très ciblé. Ah oui.

Je ne pense pas avoir la clientèle pour.

Ils sont un peu conservateurs.

Rodin, Bourdel, Giacometti, enfin, vous voyez.

Oui, flou, mais j'imagine.

Désolé, mais je ne suis pas l'homme de la situation.

Non, ça, on aime ou on n'aime pas.

Oui.

Mais vous pourriez essayer la touche Frenchy sur le marché de l'orchestre.

En même temps, expédier un conteneur de conteurs à gaz au Stade en ce moment, c

'est un peu touchy.

C'est-à-dire ? C'est compliqué.

Ils sont un peu tatillons avec tout ce qui saute et qui sent le gaz.

Bon ben, je vais réfléchir.

Merci de vos conseils.

Eh ben, ça a été très positif, Mamita. On conseille d'essayer les States.

Oui, j'ai intérêt à renouveler le bail du boxe.

Enfin, il y a au moins quelqu'un à qui la collection de mon fils rapporte de l

'argent. Je crois que j'ai retrouvé du travail.

Mon ami Elisabeth me propose un job dans sa boîte. Enfin, c'est pas sa boîte, c

'est la boîte de son mari, mais enfin, vu qu'il est en prison.

L'horizon s'éclaircit.

Bon, et pour la caravane, il faudrait peut-être que tu décides quelque chose,

parce qu'elle me bloque toute la façade. Elle me sert de poulailler. Non, mais

regarde-moi ça.

En plus, j'ai trois poules, c'est de la place perdue.

Je préférais qu'on la garde, on sait jamais.

Une fois nettoyée.

Et puis c'est là qu'on a conçu votre petite fille.

C'est sa première petite maison.

Ça m'étonnerait qu'elle ait nidifié. Son couffin était calé entre le frigo et le

micro-ondes.

Enfin, comme tu veux.

Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi tu me regardes comme ça ? Pas rien.

Mais il y a un truc qui n'est pas clair entre nous. Non, non, bébé, attends, je

suis très clair.

On est en train de se séparer avec ma femme.

Mais là, ça se passe très très mal à son boulot. J'ai peur qu'elle craque.

J'attends un bon moment.

Moi aussi.

Il y a un type, à la fenêtre. Oh non, tu vas pas recommencer. Si, si, dans la

cage d'escalier, j'ai vu un type.

Je vois personne.

Va voir.

C'est peut-être quelqu'un qui rentre chez lui.

Ou un voyeur, je sais pas.

Voilà. Ça va, au pire, il aurait vu ton cul. Il n'y a pas mort d'homme.

Je vais me doucher.

Je suis contente que tu m'aies appelée.

Ah tiens, je t'ai fait de la salade de pommes de terre avec de bananes pour ton

voyage. Maman, je pars pas en colo, c'est bon ? Bah écoute, je te trouve

toute palote moi, il faut que tu manges pour deux maintenant.

Le week-end a été un peu chelou.

Bon, je m'excuse d'avoir été maladroite, mais j'ai paniqué. Tu sais, je sais ce

que c'est que d'avoir des enfants toutes seules. Bah tu es super bien arrivée, je

vais essayer d'être à la hauteur.

Tiens, c'est là.

Bon voyage.

Tu devrais lui laisser une deuxième chance, Alex.

Ma remarque, il a déjà une chance sur deux. Il m'a pas laissé le temps de lui

dire.

Attends, je suis pas sûre de te comprendre.

J'ai un peu dérapé à une soirée binge.

Ça s'était mal passé avec Alex.

Il m'avait plantée, j'étais à l'ouest.

Et tu y es allée souvent, à l'ouest ? Une seule fois, ça suffit, tu sais.

T'as raison, il est chelou jusqu'au bout, le week-end.

Et l'autre, il est au courant ? Non, il était de passage.

Qu'est-ce qu'on va faire ? On sera à la naissance, il est vietnamien.

Si c'est lui, j'espère qu'on va le retrouver. Toi qui adores les nems.

Allez, on va s'en sortir.

Bisous, maman.

Pardon. Pardon. Vous pouvez vous pousser.

Merde !

Ah

bah, t'es là, toi.

Comment ça s'est passé avec Eva ?

Oh, ben c'était, comment dire, riche d'enseignement, vivant, voilà, elle est

repartie. Il y a de la brume, mais on s'oriente.

Elle est toujours aussi remontée contre moi ? Oui, aussi, mais pas seulement. La

situation est en pleine évolution, voilà.

Et si je vais la voir, Anand, vous pensez que je peux rattraper le coup ?

Oui, ou en prendre, ça c'est toi qui vois.

Non, mais je vais y aller, je crois que de toute façon, ça ne peut pas être

pire, là. Oh, si.

Bon, bon voyage.

Mais dis-donc, c'est dingue, j'avais jamais remarqué que t'avais les yeux en

amande comme ça, toi.

Absolument pas, non. Ah bah si, si, c'est surtout celui-là.

Tu sais, c'est comme ça, c'est les mystères de la nature, ça passe des

générations des fois.

Bon écoute, je te laisse parce que je file, j'ai du surgelé.

Salut mon grand, ça va ? Ouais, toi ? Ouais, ça va.

Dis-moi, je me demandais... Enfin, c'est pas par curiosité.

Est-ce que tu pourrais me faire rencontrer ton copain, là ? Tu sais,

celui... Ah, qui en dernière année, là, de... Ah, je sais plus quoi, c'est... De

psy ? Voilà, c'est ça, je me rappelais plus.

Hum. Ah bah ouais, ouais, c'est un problème, ouais.

Bon, c'est juste pour me marrer, hein.

Ouais, j'ai capté, mais tu sais, je pense qu'il va se marrer aussi, hein.

Bah tu me dis où et quand, hein, autant se débarrasser de ça vite fait.

Bah écoute, là, je vais voir Eva à Nantes, donc j'appelle mon pote quand j

'arrive, OK ? Pardon.

Parce que là, il y a du monde.

Puis tu sais, je suis pas inquiet, hein.

Ça va s'arranger avec la petite.

Sûr.

Putain.

C'est chaud, tu me balances ça.

Comme tu veux pas être père, ça te donne un peu d'espoir. Salut, canard.

Comment t'as pu avec un autre mec ? Comme avec

toi, sauf que je t'ai défoncé.

Tu m'as gueulé dessus, tu t'es tiré, ça m'a foutu le seum, il y avait une

soirée, j'ai bu, je t'en voulais, il y avait un mec.

Enfin, bref, la live, quoi.

Là, c'est plein, la vidéo.

Ouais, je connais, ouais.

Les filles, j'arrive, vous m'attendez.

On fait quoi ? Bah, toi, je sais pas, mais moi, j'ai un cours super important

et j'ai une bête le 12.

Donc, je te dis salut.

Entre bien.

Au fait, t'inquiète pas, le mec était clean, j'ai vérifié.

C'est ça, votre plan B.

Ce tableau est dans ma famille depuis que William Turner l'a peint en 1840.

Vous êtes un cafard écœurant.

Bladis. Excuse-moi, ma chérie.

C'était l'avocat de l'ordre.

Ça évolue, tes soucis ? Ah oui, en drame.

Et toi ?

En future catastrophe.

Eh oui, tu vois, la période est difficile.

Je bois même des thés en sachet, comme sur le chantier.

Bertrand te propose un poste, un peu basique.

Oui. Tu connais Bertrand.

Mais si tu refuses, je comprendrai.

Faudra pas m'en vouloir.

Ah ben, je vois pas comment je pourrais t'en vouloir.

Moi aussi. Ah ben, tu plaisantes.

Je vais rappeler la taverna de la sienne, c'est ce qu'il me proposait le

vestiaire, mais moi je préfère travailler dans l'immobilier.

Je suis désolée ma chérie, je suis un peu sous l'eau ce matin.

Mon assistante t'expliquera tout.

Remercie Bertrand, vraiment, vraiment merci.

Véro, one more thing.

Si ça t'ennuie pas, c'est mieux de me vouvoyer ici.

Par rapport aux autres, tu comprends.

C'est plus corporate.

Oui, évidemment.

J'ai déjà eu des postes en entreprise.

Au début, c'est juste une sensation bizarre.

L'impression que quelqu'un vous observe, vous voyez ? Non, dites.

La sensation d'être observé.

Continuez. Et puis il y a ces bruits de pas derrière moi.

Et quand je me retourne, je vois jamais personne.

Et puis ? En voiture aussi.

J'ai l'impression que quelqu'un m'en veut.

Et vous ? Moi quoi ? Vous vous en voulez ? Non.

Enfin oui.

Dites.

Je trompe pas femme.

Mais ça reste entre nous.

Secret médical, évidemment.

Ah oui, bien sûr.

Vous pensez que j'invente tout ça par culpabilité, en fait ? C'est vous qui le

dites. Le type qui me hait, c'est moi, c'est ça ? Je vais réfléchir.

Bon.

Je vous dois quelque chose ? 200 euros.

Ah oui, quand même ? Alors ça fait partie de la thérapie.

Vous êtes obligé de repasser ? Non, je file juste un coup de main à Alex. Il

est mal en ce moment. Oui, je sais, oui.

Bon ben, je vais à la billetterie.

Laissez-moi votre veste, elle s'est chiffonnée sur le lit. Je vais lui

donner un coup de fer.

C'est combien ? Ah non, le repassage c'est pour moi. Attendez, vous êtes le

père d'Alex.

Hé, j'ai un scoop pour toi.

Vous n'avez peut-être pas beau frère, mec.

Il aura peut-être les yeux bridés.

C'est quoi ces conneries ? Celles de ta soeur.

T'es bourré ou quoi ? Défoncé, mais en descente.

Elle s'est fait un vietnamien, donc suspense.

Bon, allez, ça suffit.

Tu me lâches ? Tu savais ou pas ? Eh, tu savais ou pas ?

Putain ! J'en ai marre depuis ma naissance d'être le frère, le père, la

mère de tout le monde ! Je veux vivre ma vie pour moi ! Juste pour moi, de temps

en temps ! Tu captes ? J'en ai marre !

Ça va ? Ça s'est bien passé avec mon père ? Ouais, ouais. Il est pas fou. Il

trompe sa femme.

Culpabilité classique.

Ah, merde. Ouais.

Tu dis rien, hein ? Secret médical ? Oui, bien sûr. Bon, allez.

Heureusement qu'il lui reste encore un an.

Juste, je t'ai pas repassé les sous-vêtements, je fais un blocage, mais

j'ai fait les jeans.

À plus.

À plus.

Tu continues d'évaluer le staff du club ? Non, je fais le tour. Mais hier, j'ai

ramené un mec qui taguait un abribus. T'es incroyable, tu penses qu'à ça, toi.

C'est parce que je m'emmerde.

Et toi, rien, ça te manque pas ? Non, il me reste qu'un vague souvenir.

J'ai fait des photos, attends.

Tu sais, moi, les tags... Non, de l'artiste, j'ai chauffé sous la douche.

Arrête, c'est glauque, non.

Tiens, regarde.

Ah oui, si, ça me revient.

Tu vois, t'en fais marre.

Ça me manque maintenant.

Je vais donner un petit quelque chose pour ces toiles.

Mais t'es intelligente, t'es bien foutue, pourquoi tu payes les mecs ?

Peur peur de m'attacher.

J'ai de mauvais souvenirs.

Oh bah, plus comme ça.

Bon, il faut que je file, je commence un nouveau boulot aujourd'hui dans l

'immobilier. Ah c'est super, merde alors.

Salut.

Bonjour.

Bonjour. Je suis le fils de Véronique qui vient d'être engagée. Vous sauriez

pas où aller, il faut que je lui parle, c'est assez important.

Oui. Elle est aux toilettes.

Merci.

Je vais l'attendre ici.

Là, vous devriez y aller quand même, elle en a pour un moment.

C'est-à-dire ? C'est par là.

C'est ça ton goût ? Bertrand te fait nettoyer ses chiottes ? Non, pas du

tout.

Non, ma femme de ménage est malade, alors je la remplace.

Tu sais, je suis à feu multifonction.

On en est là.

Oui Loïc, on en est là.

Et c'est que le début avec la bonne nouvelle de ta sœur.

Et puis quoi, t'as honte de ta mère ? Tu trouves ça méprisable d'être femme de

ménage ? Mais non maman, pas du tout. Je suis juste passé voir si t'étais au

courant de sa nouvelle bonne nouvelle.

Quoi ? Il y a un troisième candidat dans la course ? Parce que tu savais qu'il y

en avait un deuxième ? Elle te l'a pas dit ? Non, non, non, Alex vient de me l

'apprendre. Et est-ce que tu sais qu'il a peut-être disparu au pays du soleil de

vin ? Alors si l'enfant les eut bridés, j'ai pas fini de récurrer les abattants.

Merde. Bon, écoute, en attendant la proclamation du vainqueur, on ne panique

pas et on astique.

Et le premier qui a une nouvelle mauvaise nouvelle

Allez, bisous mon chat.

T'es où ? Ici.

Il y a une super ambiance ce soir.

L'hygiène m'a collé une fermeture administrative.

Ils ont retrouvé un rat dans la machine à glaçons. T'as déjà vu un rat suicider

dans une machine à glaçons ? Sarah t'as peut-être baisé avec un autre.

Enfin bon, j'ai deux mauvaises nouvelles à t'annoncer, je suis allé voir Eva, il

est pas exclu que je sois pas le père. C'est-à-dire ? Tu veux un dessin ? Ah

merde ! Ouais.

Et à propos de dessin, deuxième mauvaise nouvelle, t'es pas fou.

Viens me voir avec moi dans la rue.

Putain, mais c'est monstrueux ! Le trait est un peu naïf, mais il y a une belle

violence.

C'est quoi ? Rien, c'est un flyer.

Je suis sûr que c'est elle-même qui a fourré le rat.

Remarque, c'est peut-être tombé sur ta caisse par hasard. Non, c'est pas par

hasard, c'est une bite.

Ah bon, t'as quelque chose à me raconter ? Hein ? Non, non, rien de spécial, non.

T'en parles pas à Lucie, surtout.

D'accord, donc j'ai une confirmation.

Cela dit, elle va reconnaître la symbolique demain matin en passant

devant la caisse. Putain, mais qu'est-ce que je vais faire, moi ? Ah ben, repasse

avec ta clé, transforme le dessin. En quoi tu veux que je transforme une bite

? Je sais pas, en abstrait, en Picasso.

Je peux pas faire ça ici, ça va me prendre des heures, là.

C'est con, je t'aurais bien aidé pour la fresque, mais j'ai encore pris du retard

de repassage avec les événements. Bon courage ! Oh putain !

T'as vu la voiture ? Quoi ? Non, qu'est-ce qu'il y a là ? Le capot est

dévasté. Tu parles de ça ? Ça, ça doit être un crétin hier devant le bar, je

sais pas.

T'as porté plainte ? Ça sert à rien, il se déplace pas pour deux, trois

éraflures. Deux, trois éraflures ? C'est Guernica ? On fera repeindre, y a pas

mort d'homme.

Il faut que tu m'expliques quelque chose, parce que pendant une semaine, t

'es resté en embuscade dans les rideaux pour surveiller la voiture, et aujourd

'hui, tu t'en fous. Oui, je sais, Minou, mais je me suis calmé.

Je me suis garé devant un parking à vélo. Aujourd'hui, c'est pratiquement un

crime contre l'humanité.

T'es entré tard hier soir.

Vous avez fait une bonne soirée ? Oh, tu parles. Que dalle.

Mais ça discute sans consommer.

Et on peut pas virer les gens, c'est mauvais pour le bar.

Ce qui est mauvais pour le bar, c'est que tu le gères comme un amateur depuis

six mois.

Je sais lire les comptes, figure-toi, c'est un peu mon métier. Et c'est

surtout beaucoup mon argent.

Alors, je te préviens, si tu continues à couler la boîte, moi, je vends.

Je sais, c'est un peu brutal, mais secoue-toi ! Excuse-moi, c'est juste un

petit trou d'air.

C

'est

moi. J'ai besoin de te voir dans la journée. Rien de pressé, mais c'est

assez urgent.

Rappelle-moi.

Oh, merci, mon chéri.

Tiens-moi ça, c'est la cata.

Mon réveil n'a pas sonné.

Et on est en plein bilan à l'agence, je peux pas du tout me permettre d'être en

retard. T'as eu ta sœur ? Les nouvelles du samouraï ? Non, non, non, silence

radio.

Tu crois qu'on deviendra un jour une famille normale ? On l'a jamais vraiment

été.

On a eu des accidents de la vie.

Tiens, au fait, j'ai une grosse course la nuit dernière.

Garde les sous pour Eva.

Non, mon chéri, tu sais bien que ça me gêne.

Je sais que tu travailles jour et nuit.

Profites-en, toi. Laisse tomber, maman.

J'ai pas le temps de dépenser.

Bon.

T'as de la chance, parce que là, je suis en retard, mais on en reparlera.

Sinon, te fâche pas, mais vu qu'il pleut de la merde en ce moment, tu fais pas de

conneries.

Genre, commerce de stupéfiants pour raisons humanitaires.

Mais sérieusement ? Tu penses ça de moi ? Excuse-moi, mon chéri, le prends pas

mal. Je panique complètement.

Non, mais t'inquiète pas, maman.

C'est juste un moment difficile à passer.

Un peu comme ma vie.

Serena ? Désolée, je pouvais pas sortir plus tôt, on fait l'inventaire.

Bon, j'ai pas beaucoup de temps là, qu'est-ce qu'il y a de urgent ? Rien,

enfin je voulais juste savoir, il était violent ton ex ?

Pourquoi tu me demandes ça ? Réponds-moi, s'il te plaît.

Non, non, je te rassure, c'est pas du tout son genre.

En plus, c'est lui qui m'a quitté et m'a largué pour un mec. J'étais un palier

des compressions. Tiens, t'as fait une mauvaise blague ? Non, non, c'est pas

une blague.

Je suis traqué, je le sais maintenant.

Le mot était accompagné sous le capot de ma voiture d'un graffiti très parlant.

Eh ben, pourquoi tu portes pas plainte ? Ça réglerait le problème.

Mais parce que ça va en rajouter une couche. La voiture est à la société.

La société et le bar sont à ma femme.

Je peux pas foutre les fics là-dessus. Si ça a un rapport avec toi, je suis

grillé.

Ah, d'accord.

D'accord, j'ai compris.

Non, mais attends, non, bébé, attends, non... Quoi ? Faut qu'on se voit, moi,

le temps que ça se calme.

Je suis dans la merde. Non, c'est moi qui suis dans la merde.

Je me fais baiser par un type qui quittera jamais sa femme parce qu'il a

peur de se retrouver au chômage ? C'est ça ? On dit des conneries, on est sur

les nerfs. Bon, écoute...

Si tu joues avec elle comme tu joues avec moi, peut-être qu'il faut que tu te

contentes de taper ta patronne jusqu'à la prochaine conne qu'ils auront à voir.

Alex.

Ah, bonjour, Madame André. Vous avez le leur passage ? Euh, non, non.

Mais toi, t'as des soucis.

C'était dans mon linge.

Ah, merde.

Enfin, remarque, ça me flatte.

Mais je t'assure que je suis passé à plus classique depuis un bon bout de

temps. Excusez-moi, je suis en pleine période d'examen, puis d'emmerde aussi.

Tu sais que ça fait du bien de parler aux vieux, des fois.

Enfin, ça fait surtout du bien aux vieux.

Moi, mon dernier, j'ai jamais su de qui il était.

Mon mari savait qu'il était pas de lui.

Mais bon, ça l'a pas empêché de l'aimer. C'était même son préféré.

Peut-être parce qu'il lui ressemblait pas. Ce qui est déjà... Une grosse

qualité. Enfin bref, on a été heureux tous les quatre.

Ouais, mais c'est dans un an, il revient, le vietnamien, et que c'est lui

le vrai père. Mais il reviendra pas.

Les mecs de passage, ça revient jamais, crois-moi.

J'en ai vu de toutes les couleurs.

Non, laisse pas passer ta chance.

C'est un petit bijou, cette môme.

Tu trouves pas que c'est un petit bijou ? Ben si.

Son amour, c'est toi.

L'autre, c'est juste un coup de blouse. Et on fait pas sa vie avec un coup de

blouse.

Parle-lui.

Remue-toi, bouge ton cul.

Pose-toi les bonnes questions, putain.

Mais là, j'arrête pas.

Merci.

Faut que je file.

Oui. N'oublie pas de reprendre ma petite Madeleine de Proust.

Merci.

Bonne journée, Mme André.

Oui, à toi aussi.

Ça brûle ! C'est pas vrai ! Ils vont pas remettre ça ! Arrêtez de vous frapper à

la vogue, c'est dégueulasse ! Ouvre les yeux, connard ! Mais tu vas pas

recommencer à me pourrir la vie ! C'est toi, Lulu ? Lucie, c'est Lucie. C'est

Lucie. Lulu, c'est du passé, comme toi.

J'aurais dû m'en douter.

Le pneu a cabou, le capot complètement ravagé.

En fait, t'es resté complètement secoué. Alors, dans le capot, quelqu'un est

repassé dessus, a su pas cingler. Moi, j'avais seulement dessiné une bite.

Parce que ça, c'est pas cingler ? J'avais un motif.

Je voulais te protéger, pas t'emmerder.

Protéger, on peut savoir de quoi ? Je vais tout t'expliquer, mais il me faut

des gouttes. Emmène-moi dans une pharmacie.

C'est à l'asile que je devrais t'emmener. Je suis en train de perdre la

vue, s'il te plaît. T'en as trop mis, je reviendrai jamais. T'es fou ou je t

'emmène gicler ?

Putain, ça brûle. Continue.

Qu'est-ce qui te prend de recommencer à me harceler 15 ans après ? Mais c'est

pas contre toi.

Remets-moi des gouttes. Non, tu t'expliques d'abord.

Ton mec te trompe. Je voulais lui faire peur pour qu'il arrête. Je lui ai même

foutu un rat. Des gouttes, s'il te plaît.

J'en chie à mort. Je vous ai rapporté du sérum. Faudrait peut-être porter

plainte. Non, c'est pas la peine. C'est mon ex-marais. C'est moi qui l'ai gazé.

Non, mais... Non, vise mes yeux.

Voilà, c'est bon. C'est bon.

Comment tu sais qu'il me trompe ? Tu nous suis depuis 10 ans ? Il y a 6 mois,

j'ai reconnu.

Il roulait des pelles à une fille dans une voiture. Ça m'

J'allais glisser ça sur le capot.

Elle s'appelle Serena. Je me suis renseigné.

Ma préférée, c'est celle de la terrasse à Kabour.

J'ai failli tomber d'un étage, mais elle est bien nette quand même. La saloperie

! Voilà, on est d'accord, à mon point. J'ai l'impression que j'ai déjà vu cette

fille quelque part.

Sa tête dit rien ? Avec ce que tu m'as balancé, même la tienne ne dit rien.

Oh putain.

Oh putain. Oh

putain. Oh putain.

sauf si vous êtes un sale con qui trompe sa femme. Merci.

Minou, je comprends que tu sois un peu énervé.

Bon, je t'en veux pas pour les vêtements, mais c'est juste un incident

de parcours, cette fille.

Quand je l'ai vue au café, tu vois, sur la photo numéro 3, en partant du haut, c

'était pour rompre.

Nous, c'est autre chose.

T'es la femme de ma vie.

Repartons sur des nouvelles bases.

Reprenons...

Plus un hop.

Tenez, madame.

Qu'est-ce que tu regardes ? Qu'est-ce que vous regardez, Elisabeth

? C'est un mail de Lucie.

Je suis pas sûre, mais le visage de cette fille ring the bell.

Ah oui, possible.

C'est peut-être une fausse impression, mais j'ai l'intuition de l'avoir déjà

rencontrée. Ah, faut toujours écouter ses intuitions, hein.

Moi, j'ai eu la même chose la semaine dernière avec l'inoventura. L

'inoventura, il est mort depuis longtemps.

Oui, je savais qu'il était mort quand je l'avais en face de moi. Et pourtant, ça

m'empêchait pas d'avoir la certitude que c'était lui.

Comme quoi... Si tu le dis.

Oui, bah oui.

Maintenant, on va être en retard.

Attends, attends, attends. Tu veux pas nous attendre ici, plutôt ? J'aimerais

bien lui parler un peu tranquille avant.

Ouais, si tu veux.

Super. T'es sûr de toi ? Faut pas jouer avec elle.

Ouais, je suis sûr, t'inquiète.

Je peux vous aider ? Ah oui, je vous en remercie. S'il vous plaît.

Ah, t'es venu ? Ouais, mauvaise surprise, hein.

Bonjour, monsieur.

Non, j'ai pas dit ça.

Non, c'est moi qui le dis, là.

Pourquoi t'es venu, alors ? Mais je sais pas, je pensais pas que ça se passerait

comme ça.

Comment ça, comme ça ? Tu te fous de ma gueule, en plus ? Mais qu'est-ce qui te

prend ? Tu deviens relou, là. Comme un con, je t'ai venu pour te dire que je m

'en foutais, qu'il soit pas de moi, que je l'aimerais pareil parce que je t

'aime, et là, j'en reprends plein la gueule. Euh, excusez-moi. Toi, je te

parle pas, toi. Mais arrête, t'as fumé ou quoi ? Quoi ? C'était un accident, c

'est ça, c'est ce que tu m'as dit.

Apparemment, la sortie de route continue

Ouais, t'as raison, j'ai plus rien à foutre ici, je te laisse avec ton

vietnamien. Alors, chinois. Je suis chinois, pas vietnamien. Mais ça se

paraît que je m'en bats les couilles. La langue est différente, l'écriture aussi.

Toi, tu fous de ma gueule en plus ? Non, nous avons des idéogrammes. Mais y'a pas

de vietnamien, y'a jamais eu de vietnamien ! J'ai inventé ça parce que

tu m'avais foutu le bébé à la gueule ! Mais c'est qui ce gars alors ? Mais j'en

sais rien, moi je le connais pas, il descendait du train, il m'a aidé à

porter mes bagages ! D'ailleurs, j'ai une correspondance, donc je vais y

aller.

Bonne journée à vous.

C'est vrai, tu le connais pas ? Mais qu'est-ce que je viens de te dire ? T'es

en mode avion ou quoi ? Bon, on couche là ? Non, oui.

Ça va ? Tranquille.

Il n'y a pas de viette.

Comment ça ? C'est elle qui t'a dit ça ? Ouais.

Il n'y a pas de viettes.

Qu'est-ce qu'il raconte ? C'est une embrouille de représailles.

Par contre, mon père trompe Lucie et ça, ça me fait chier.

Tu te souviens de la soirée chez tes potes dans le 15e ? Au début, il devait

juste me déposer et je l'ai aperçu dans l'entrée en train de discuter avec

Serena, ta copine antillaise. Je suis sûr que c'est elle.

Serena ? Oui, mon pote. Après, ils sont sortis des écrans radar.

Elle ne sait pas que c'est mon père. C'est hyper glauque comme situation.

Oui, c'est glauque.

Tiens.

Tu peux m'appeler ce soir ? Bah ça va faire long, je peux avant.

Tu peux toujours essayer.

T'es cinglé ou quoi ? Pourquoi t'as raconté ces conneries de vietnamien ? Je

sais pas moi, pour faire chier.

Ça m'est venu d'un coup.

Bah maintenant il va falloir que tu t'expliques avec maman parce qu'elle est

au bord de l'implosion. C'est un peu son état normal non ? Là on a dépassé le

seuil critique.

J'ai quitté ma femme.

Tu me fais encore un plan ?

A ton avis, regarde.

C'est quoi cette poubelle ? T'as pas de valise ? Non, j'ai trouvé la symbolique

de la valise trop cruelle, j'ai pris le minimum.

Bon, tu peux entrer parce que là, je bloque le couloir.

Oui, bah rentre.

On va fêter ça.

J'ai pris du champagne.

Mais t'es sûr que tu veux vivre avec moi ? Parce que c'est pas l'impression que

tu m'as donnée la dernière fois. Ah, mais j'étais angoissé, je croyais qu'on

voulait ma peau. En fait, le rat, le capot, le mot, c'était elle.

Elle nous faisait suivre, tu te rends compte ?

Non, non, c'est la vérité, je te jure.

Ils sont où les verres ? En bas.

On va être bien, tu vas voir.

Mais on va pas pouvoir dormir à deux dans mon lit. C'est trop petit.

Je dormirai au manifeste et puis je viendrai prendre une douche ici le temps

qu'on trouve un lit plus grand.

À

la

plus jolie femme du monde.

J'espère que tu ne changeras jamais d'avis. Ne t'inquiète pas, je ne suis

pas comme ton ex. Je ne te quitterai jamais pour un mec. Tu peux être

tranquille.

Je ne suis pas sûre que ça me rassure vraiment.

On reste calme.

Tu veux pas faire une ou deux longueurs ? Non, j'ai fait que ça toute la

journée, mais pas dans l'eau. J'ai plus de jambes. Je savais pas que c'était

aussi physique que ça, l'immobilier. Ah bah si ! Surtout les haut de gamme.

Allô ? Oh, j'ai encore eu un petit cadeau du ciel.

C'est ce qu'on appelle un gros plan, dans tous les sens du terme. Même

endormi, il est très présent.

Arrête, j'ai les larmes dures.

Ça va, ça t'a pas coûté trop cher ? Juste un petit défraiement.

Un visage d'ange.

Regarde cette bouche.

Elle est pas là que pour la décoration, je peux te dire.

Faites de salopes, file-moi ça.

Quoi ? Mais enfin, mais Véro, Véro ! Ça va pas.

Donne-moi ce téléphone ! Arrête, salope ! Tu penses que baiser toute la journée

? Mais t'es folle !

Calmez-vous ! Moi, je te promets plus fort ! Calmez-vous, madame ! Colasse !

Là, il va me casser le bras ! Toi, Tarzan ! Accupe-toi de tes couilles !

Attends ! Ça suffit ! Venez avec moi ! Tiens ! Lâche-moi ! C'est le malade

du cul, cette salope ! Lâche-moi !

Maman, t'es là ? Cuisine ! On a une super bonne nouvelle ! Bah venez, on va

fêter ça ! Maman ? Mais qu'est-ce qui te prend ? Toi avec tes jumeaux, va dans ta

chambre ! J'ai des comptes à régler avec ton frère ! T'avais raison, j'espère qu

'on va retrouver ses boîtes noires ! Prends tes déprimants ! Je veux pas de

son argent ! T'as envie de tomber pour prendre ses nétismes ! Mais de quoi

tu... qu'est-ce que tu racontes ? Moi je pensais que tu m'aidais à l'assure de

ton front, que t'as de ton bas-ventre ! Un de ces, d'ailleurs, j'ai vu les

photos, hein ! J'aurais au moins réussi quelque chose dans ma vie !

De quoi tu parles ? Laura, ça te dit quelque chose ? Ça fait combien de temps

que tu payes mon loyer avec ton cul ? Non mais tu me prends pour qui ? Je suis

pas une pute, maman. Ah, et Laura, qu'est-ce que vous avez fait ? Une

partie de petits chevaux naturistes ? Bon, écoute-moi, merde ! À la sortie de

ton sport, je t'attendais, t'es pas venue, je l'ai chargée, elle m'a proposé

de monter boire un verre, et là je me suis endormi, j'avais travaillé les

nuits d'avant.

Avec une autre ? T'as la santé, hein, tu tiens pas de ton père.

Bon, maman, ça suffit.

En rentrant, j'avais un mot dans ma poche, et l'argent, tu viens de me

foutre sur la gueule.

Tiens, d'ailleurs, il est encore là, le mot.

Bon, ça va.

J'ai passé un moment délicieux, mais je t'ai fait perdre une nuit de travail et

tu n'as même pas voulu que je paie la course. J'ai compris que tu avais une

famille à charge.

Et une mère fragile, eh ben merci.

La prochaine fois, elle est celle dans le coma, ça peut rapporter plus.

J'ai envie de vomir.

Mais maman, il faut pas que tu te mettes dans des états pareils. Non mais c'est

pas pour ça.

Je me suis gavée du gâteau d'anniversaire d'Eva, j'avais oublié qu

'il avait 8 jours.

J'ai une bonne nouvelle chérie.

Je vais sortir bientôt.

Et on a fait ajouter la maison en caution.

Qui est plaisant, j'espère.

J'ai pas le cœur à ça.

Mais c'est sans risque. C'est en garantie ou j'essaierai de m'enfuir.

Mais c'est pas ça que tu as déjà fait ? Si, mais ils m'ont enlevé mon passeport

et tu peux être tranquille.

Je suis jamais tranquille avec toi, Bertrand.

La maison est à ton nom, donc je suppose que j'ai pas mon mot à dire. Oui, mon

avocat dit que non.

Mais j'ai trouvé plus correct de te prévenir.

Effectivement.

C'est très élégant.

Ça t'ennuie si je viens dormir dans la chambre d'amis ? Mes comptes sont

bloqués, je ne peux rien louer.

Oui, ça m'ennuie.

Mais je ne te laisserai pas à la rue.

Comme tu voulais m'y mettre.

Moi aussi, j'ai un plan B.

J'ai autre chose à te demander.

Est-ce que tu connais les visages de cette femme ? Évidemment.

Réfléchis. Si je te demande, c'est que je ne sais pas.

Mon Dieu, c'était ton petit secrétaire ? Le jeune homme incertain ? Je crois que

t'as trouvé.

Merde.

Bonjour, Elisabeth.

Il a reconnu la photo ? Non, son assistant ? Je sais qu'on a toutes

changé en 15 ans, mais enfin, à ce point-là... Je le dis pas à Véro, sinon

ça va se retrouver dans le canard enchaîné mercredi.

C'est la journée des surprises.

Excusez-moi, je peux vous parler un moment ? J'ai l'impression que je sais

beaucoup plus de choses que vous ne pensez, Serena.

C'est pour ça que je ne vous gifle pas.

Entrez, si vous voulez.

C'est moi qui l'ai foutue à la porte, hein. C'est pas lui qui m'a quittée.

Il a jamais arrêté de me mentir.

Quand je l'ai rencontrée, il m'a dit que vous étiez en train de vous séparer.

Enfoiré classique.

Même pas original.

Sinon, j'aurais laissé tomber. Moi, les hommes mariés, j'y touche pas.

Et puis, ma vie sentimentale est suffisamment compliquée comme ça.

J'imagine que vous avez dû en baver.

Sans les opérations, je serais devenue folle.

On va toujours plus pour une fille.

D'ailleurs, j'ai toujours été une fille.

Sauf sur mes papiers, au lycée où est-elle en fer.

Je me faisais cracher à la gueule par des mecs qui me draguaient une fois que

leur pote était plus là.

Sans parler de ceux qui cognent après avoir tiré leur coup.

J'étais à ma place nulle part, même pas dans les chiottes.

Mais Julien était au courant ? Oui.

Une fois, il m'a félicité sur « On est refait ». J'ai essayé de lui dire qu'il

n'y avait pas que ça qui était pas d'origine.

Au fond, il en avait rien à foutre de moi.

Même presque pour une conne.

On est deux.

Vous allez lui dire ? On pourrait peut-être se tutoyer, non ? Entre

connes. Tu veux lui dire ? Surtout pas.

Mais j'aimerais bien voir sa tête.

Ça te retomberait dessus, et puis ça ferait du mal à son fils.

Ah, parce qu'en plus, il a un fils ? Il s'est vraiment foutu de ma gueule.

Pas que de la tienne.

Serena ! Ah non, là, c'est un cauchemar, là.

Serena ! C'est un malentendu, faut qu'on parle tranquillement.

Serena ! Qu'est-ce que c

'est que ce bordel ? C'est pas un hôtel, ici, c'est un bar ! Non, non, non, c'est

momentané, tu sais.

Si je comprends bien, t'as même pas stabilisé aussi. Ah non, non, non, c'est

moi qui ai quitté.

Je voulais le faire depuis longtemps, mais elle menaçait de tout raconter.

Elle me tenait par les couilles.

Pourtant, il n'y a pas beaucoup de prises.

Je fais un verre ici dimanche, j'ai invité tout le monde. J'ai besoin de toi

et Manu.

Tu ne veux pas qu'on parle, là, calmement, tous les deux ? Dimanche,

17h.

Ah oui, remonte du champagne cher, il y aura Elisabeth.

Alors, le PIB en volume signifie PIB déflaté ou en... Neuroconstant. Ou en

neuroconstant, oui, exact.

On enlève l'effet de l'inflation, le PIB en volume s'exprime en quantité de

produit. Ouais, c'est ouvert ! Bonjour ! Excusez-moi.

Ça va ? Oui, je te dérange apparemment.

Non, non, pas du tout. J'ai besoin de faire une pause en plus, parce que j'ai

failli cramer un body.

Je vais fumer une clope.

Vous êtes sûrs que je dérange pas ?

Fais gaffe, hein, parce que le wasabi, il arrache.

Oui. Je suis habituée à ce qui arrache en ce moment.

Vous êtes libre dimanche avec Eva ? Oui, pourquoi ? On va venir boire un verre au

bar ? On va fêter nos nouvelles vies.

Et papa, il sera là ? Oui, bien sûr.

Il servira avec Manu.

Tu vas le virer de la maison ? C'est fait.

Je comprends bien, tu étais au courant qu'il me trompait.

C'est lui qui t'en a parlé ? Non, non, évidemment qu'on, mais... Il y a eu une

espèce de fuite.

Je suis désolé.

C'était pas à toi de me le dire.

Je comprends qu'on soit attirés par une autre femme après 12h.

Simplement, on joue pas avec les deux.

J'en veux beaucoup.

Mais c'est pas pour ça que je suis venue.

Je voulais te dire que ça change rien entre nous deux.

Que j'allais vous aider quand le bébé sera là.

Je t'aime beaucoup, Alex.

Comme si tu étais mon fils.

Moi aussi.

C'est vrai que ça ? Arrache ta saloperie.

Manu, apporte-moi de la glace pour les soins champs.

Je peux te prendre un coca ? Ouais, juste en bas là.

Tu comptes faire quoi en attendant le bébé ? Ben, ce que je trouverais.

Un mi-temps ici, ça t'intéresserait ? Grave, ouais.

Il y a une place qui va se libérer.

Tu es drôle Manu ? C'est cool.

Mais tu trouves pas ?

Ah ouais, ouais, c'est super cool.

On va pas pouvoir rester longtemps, Eva est un peu fatiguée en ce moment.

Non, ça va.

T'inquiète pas, je comprends.

Dès que tout le monde est arrivé, on boit un coup, puis je vous libère.

Merde ! Bébé ! C'est agréable comme accueil.

Non, mais ça serait mieux qu'on se voit tranquille, tu vois, demain. Mais je

suis d'accord, pourquoi on met les compteurs à zéro ? Mais ils sont à zéro.

Oui, oui, bien sûr, mais c'est mieux que tu restes pas, parce qu'il y a ma femme

qui prépare le buffet derrière, elle reçoit quelques copines. Oui, je sais, c

'est elle qui m'a invitée.

Hein ? J'ai entendu ta voix.

Allez-y.

Comment ça va ? Très bien.

Je suis très excitée par cette petite fête.

Manu, tu me donnes un jus ? Ok. Et toi ? Une coupe ? Une coupe.

Ok.

C'est chouette ici.

Je connaissais pas.

Je suis la première ? Non, les jeunes sont arrivés. C'est quoi ce merdier ? C

'est qui ? Elle est mignonne, hein ? Je te l'ai faite.

Occupe-toi de tes glaçons.

Ça va arriver à être chaude.

Bon, bah, raison de plus pour que tu la fermes et que tu t'occupes de tes

glaçons.

Je te présente ma belle-fille, Serena.

Bonjour.

Eva qui va préparer un BTS en hôtellerie.

Bravo. Merci.

Et je te présente mon beau-fils, Alex.

Serena. Bonjour.

Oui, si on veut.

Bon, on va aller s'installer en attendant les autres. On va se mettre au

fond. T'es le fils de Julien ? Ouais, le monde est petit, hein.

Ah, merde.

Ça, c'est un bon résumé de la situation.

Ah, merde.

J'espère qu'on va pas avoir des jus.

Ne t'inquiète pas, Lucie sait que je n'allais boire que lui les emails.

Bonjour. Ça va, Alex ? Oui, oui.

Bonsoir. Bonsoir, Manu.

Il vient ce soir, Bertrand ? Je lui ai proposé, mais il m'a dit non, c'est l

'heure de la ponte.

Je n'ai pas compris.

Oh, merde.

J'ai oublié de te parler des poules quand tu m'as demandé de lui prêter la

caravane. Des poules ?

Qu'est-ce qu'il y a ? T'as l'air blasé.

C'est rien, c'est mon père, il a bien déconné.

Et en ce moment, il en chie sa race.

Ça finirait par s'arranger ? Non, je crois pas.

Là, le vietnamien est vrai. Enfin, la vietnamienne.

Je suis mal là.

Tiens, tu peux y aller ? A propos Bertrand, ça va ? Il se remet ?

Oh, il se remet du tout Bertrand, c'est bien ça le problème.

Allez, on boit ! Ah oui.

Oui, oui, oui, oui, oui, oui.

Comment ça va à l'agence ? Oh, ne m'en parle pas, on est complètement sous l

'eau en ce moment.

Véro résume très bien la situation, comme toujours.

À la nôtre.

Mademoiselle, excusez-moi, mais votre visage me dit quelque chose, Serena.

C'est bien Serena ? Oui.

C'est normal, c'est une amie de ton fils.

Ah, alors j'ai dû vous apercevoir.

Vous me faites tellement de cachotteries. Ça devrait être ça.

Je vais chercher une assiette.

Toujours avec le feu, les filles.

Salut, maman.

Ton ami est là.

Quel ami ? Bah, ton ami.

Bonjour.

Allez, viens t'asseoir, mon grand.

Bonjour.

T'es gonflé d'être venu.

Je peux vous l'enlever deux minutes ? Bien sûr, on comprend très bien.

À mon avis, ils sont copains plus plus.

Ne t'inquiète pas, ils sont juste copains. Pourquoi veux-tu que ça m

'inquiète ? Au contraire, elle est très mignonne. Ça me ferait des petits

enfants de toutes les couleurs.

Ça, il n'y a aucune chance.

Tu verras, j'ai un flair de chien de chasse.

Je ne savais pas qu'Alex était le fils de Julien.

Je serais pas venue sinon.

D'ailleurs, je devrais me tirer. Ça va encore faire des dégâts.

Si tu veux, on boit une coupe vite fait.

Après, je te ramène.

Allez, t'inquiète pas.

Un jour, tu seras heureuse sans être obligée de mentir.

Puisque nous n'avons pas été officiellement présentés, je profite de

l'occasion.

Bonsoir. Je suis sa mère.

Vous êtes ravissante, mademoiselle.

On va peut-être y aller parce que c'est pas très poli.

Oui, c'est vrai.

Comme je te disais l'autre jour, tu me diras quand tu seras sûr.

Ok.

En tout cas, vous faites un très joli couple.

C'est juste une amie, vraiment.

Bien sûr, chérie.

Bon, puisque tout le monde est là, nous allons boire au bébé des enfants.

Et au futur Job, déjà.

Qui va travailler ici.

Avec le nouveau gérant Manu.

À nous tous.

Pardon.

Mais non, je sais pas, c'est génial pour Eva.

Mais pourquoi tu veux pas venir boire un verre avec nous ? Oh, t'es compliquée.

T'es où ? Je suis là.

Tu veux pas rentrer ? Ah non, non, non, je préfère rester discret.

Après ce que j'ai fait, c'est gênant.

Personne ne sait que c'est toi.

Moi aussi.

C'est bien ici, ça me fait comme une petite terrasse.

Comme tu veux.

Si tu veux une autre coupe, tu passes au bar.

Je t'enverrai un SMS.

T'as quelqu'un dans ta vie ? Oui.

Ça se passe mieux qu'avec moi ? Pas de crise de jalousie ? Non, c'est fini.

Avec elle, c'est plus facile parce que je ne suis pas amoureux.

Ta nouvelle vie ?

Papa, t'es là ? Ouais.

Je fais un break.

Ça va ? Ouais, top.

Je t'avais pas dit parce que je voulais pas avec celui-ci, mais j'ai filé

madame.

Toi, c'est pourri ici, le bar est mal placé, donc moi, je préfère partir avant

la cata.

T'as quelque chose en vue ? Bien sûr, bien sûr.

Je bosse encore dessus, mais... Bon, bah, c'est cool, alors.

Super.

Bon, là, ça s'est un peu emballé, mais moi, je vais rebondir.

Bah fais gaffe de pas te cogner.

Je suis désolé, Alex.

Ça va, toi ? Moi, je crois.

Je vais être père.

Peut-être que tu me passes une taffe ?

Tiens, viens là.

Non mais si, si, vas-y, c'est propre.

Oh bah Serena, vous partez déjà ? Oui, je suis fatiguée. Oh, je profite des

cons à toutes les deux pour vous dire... Je m'excuse de vous avoir interrompu l

'autre jour chez Loïc. Je suis vraiment gênée, rétrospectivement.

On sait pas toujours, hein. Je ne sais pas à quel moment on tombe bien, on

tombe mal. Tu devrais exfiltrer ton amie avant le drame. Désolée, vraiment, ça m

'a mortifiée, mais je cherchais ma fille, en fait. Je vais y aller, maman.

Je travaille tôt demain matin, je suis juste passé en coup de vent. Je te

raccompagne ? Je veux bien, merci.

Au revoir, madame. Au revoir, Serena, mais j'ai été ravie de faire votre

connaissance et puis j'espère qu'on aura vraiment l'occasion de se revoir.

Allez, filez vite tous les deux, vous avez sans doute autre chose de mieux à

faire. Vous savez, je vous comprends, à moi aussi j'ai été jeune. Bon, arrête de

te mêler tout, maman. À la longue, c'est chiant.

Eh ben, c'est agréable.

Oh, est-ce qu'il est sous-polé en ce moment ? Rien à lui dire.

Tu sais ce qui est insupportable chez toi ? C'est que tout part d'un bon

sentiment.

Moi c'est l'inverse et le résultat est le même.

On est deux désastres.

Merci d'être venu avec nous.

Au revoir.

Au revoir.

T'es fâché ? Bah c'est mon père.

Je peux pas t'en vouloir complètement mais l'addition est salée.

Ah Julien, va changer le plateau.

Bah vas-y. On devrait pas attendre les périodes de crise pour se voir les

filles. Ah ouais, moi j'ai pas passé une aussi bonne soirée depuis des années.

Il y avait vraiment de bonnes ondes. Ça se confirme.

Tu as vraiment un nez de chien de chasse.

Mais c'est comme l'innoventura.

Je sais maintenant.

La fille, la Serena, enfin, la personne avec mon fils, mais c'était le petit

secrétaire mi-oua-mi-canard de Bertrand.

Non, tu confonds, c'est l'alcool. Non, non, non, pas du tout, je suis sûre.

Cette fille, c'était un mec quand on l'a connue. Il s'est fait opérer.

Oh, merde !

Bon, ben alors là, c'est carton plein.

Bravo les gars.

Beaucoup aient réagi comme ça, en quoi ça le concerne ? Parce qu'il m'a trompée

avec elle.

Donc,

ça veut dire que Loïc couche avec la maîtresse de ton mari, qui en fait est

un vieux copain de mon fils, c'est ça ? On ne sera jamais une famille normale.

Je vais aller pleurer un peu aux toilettes.

J'aurais jamais dû faire ce pot. J'ai fait beaucoup de dégâts collatéraux.

Putain de saloperie.

Ça va ? Aïe.

Aucun problème.

J'ai du pot.

C'est la poubelle du compost. Ils font le tri sélectif. Il n'y avait pas de

verre. Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Je me sentais trop coupable.

Il avait l'air très contrarié. Alors je me suis présenté.

Et puis je lui ai dit que c'était moi qui l'avais balancé.

Mais je ne regrette pas.

Je me sens mieux maintenant.

On va aller te laver, il n'y a plus de danger. Non, je vais faire ça à tête

reposée à la maison. Je vais prendre le 96 et il passe au bout. Faut pas bête,

personne ne te prendra à part les éboueurs.

Tu devrais te rincer les lèvres, ça va s'infecter.

Tu t'en vas ? Je crois que je vais rentrer, chérie.

La soirée est un peu dérape.

Mais les débuts étaient très réussis.

Qu'est-ce qui se passe ? Ça continue.

Véro s'est enfermé dans les toilettes.

Mais tu manges ça, maintenant ? J'en ai marre de vous faire des grèves. Ras-le

-cul. Good luck, darling.

Oh, prenez bien ! Mais je l'ai pas merouillé ! J'ai une place trop, je le

fais jamais ! Je fais ce que je peux, mais j'ai pas les outils ! Arrêtez,

secouez la poignée, ça m'aide pas ! Reculez-vous ! Ah oui !

Calme-toi, ma chérie, ça va aller.

Je vous en supplie, monsieur Manu.

Dépêchez-vous, j'ai pas ma ventoline.

Fais comme moi, fais le petit chien.

Merde ! Mais ça marche pas ! J'accouche pas, je panique !

Allez, pousse-toi, ma poulette.

Ne le prends pas mal, ma belle, mais... Je commence à regretter la tôle.

Excusez-moi.

Tu as déjà dîné ?

T'as déjà plumé une boule ? J'ai souvent eu envie de te tuer, tu sais.

Sois pas bêtement sentimentale, Elisabeth.

Sous-titrage Société Radio-Canada

Look at you now, so wild and free

Watching you move,

why can't that be me

I used to...

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