All language subtitles for This Christmas (2007) (264)_track5_[fre]

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

- Ma'Dere ? - Bonjour, Joe.

Noël est presque là, tu sais.

Voilà tes vêtements. Mets-les dans le garage.

On va faire ça encore longtemps ?

Aussi longtemps que le Seigneur le voudra.

- Tu veux ta trousse ? - Je m'en occupe.

Allons-y, les enfants. Votre père sera là dans une minute.

- Tu as dit que tu étais sortie. - J'avais un truc à faire.

- Tu n'avais pas dit ça. - Je ferme...

Mais ce n'est pas grave.

Vite, si on veut devancer l'heure de pointe.

- Allons-y - Oui, Malcolm.

Allez, les enfants. On y va.

Ce soir ?

Merci.

- Donne-moi mon verre, tu veux ? - Ça marche, Q.

Noël à Chicago, c'est tranquille, non ?

Oui. Avec tous ces gens qui font du shopping.

Voilà.

Allons-y, vite !

Mince !

Imbécile.

Bébé, c'est quoi, ça ?

Un cadeau de Noël de Joe. Ça s'appelle un Nikon.

C'est la Rolls des appareils.

Joe ! Tu as vraiment acheté un appareil à ce garçon ?

- Arrête. - On en a déjà parlé.

- C'est Noël. - C'est trop cher.

Laisse tomber.

Laisse tomber.

Tiens, prends plutôt ça.

Voilà.

- Joyeux Noël. - Tu vois bien.

Va plutôt faire ces courses

avant de dire des idioties.

- C'est complet, cette liste ? - Oui.

Je l'ai écrite.

Tu oublies, parfois. Et je dois retourner.

C'est toi qui oublies. Dépêche-toi.

Je dois me changer.

Et préparer à manger.

Ma'Dere m'envoie aux courses. Tu veux un truc ?

Non, ça va.

Je veux te remercier pour l'appareil.

- Je l'adore. - Quand j'avais ton âge,

il y avait une montre que je désirais tout autant.

Personne n'avait les moyens.

Prends de belles photos avec ce truc.

- Viens ici. - Oh.

Tu vas me faire des mamours.

- Je suis presque adulte. - Va-t'en.

Elle va commencer à cuisiner.

Ne blesse personne avec cette moto.

Joyeux Noël, Lisa.

Bébé, arrête. Tu vas me rendre folle, avec cet appareil.

Où est ton esprit de Noël ?

- Tu leur as bien dit 6 h ? - Ils le savent.

- Ils devraient être ici. - Arrête. On mange toujours

à 6 h. Ils le savent.

- Ici. - Chéri, sors d'ici.

Tu me rends nerveuse. Va-t'en.

Viens ici et goûte.

- Je veux ton approbation. - D'accord.

Si tu leur avais dit 4 h, ils seraient à l'heure.

C'est frustrant d'être la seule qui sache lire l'heure.

Tes frères et sœurs sont toujours en retard.

Ce n'est pas une raison.

Tu devrais être en retard. Pour être à l'heure.

- Tu sais quoi ? - Maman, arrête-la.

C'est comme gagner au loto.

- Surtout si on investit nous-mêmes. - Tout à fait.

Millionnaire avant 40 ans.

Je devrais trouver deux cent mille dollars

une fois à New York.

Mais tu devras en faire autant.

Je devrais trouver de l'argent ici.

- Ça ferait de joyeuses fêtes. - Ah, ça, oui.

- Ça, c'est une voiture. - Viens voir, Joe.

Je t'appelle dès que je peux.

- Chouette. - Salut.

Chouette.

Avec l'odeur de voiture neuve et tout.

Et tu as mis ton nom dessus ? Personne ne te la volera.

Joe, tu devrais en avoir une pour tes pompes funèbres.

Et ça t'a coûté combien ?

Mon père en vend à San Francisco,

j'ai fait une bonne affaire. Ça vaut 60.

C'est un investissement intelligent.

Kelli a une nouvelle auto, elle aussi.

Joyeux Noël.

- Elle est aussi intelligente que toi. - Salut, ma belle.

- Joe, comment ça va ? - Bien.

- Content de te voir. - Moi aussi.

Tu ressembles de plus en plus à ta mère.

Dans mes bras, ma belle.

- Si tu n'étais pas ma cousine... - Tu parles.

Tu pourrais me faire une place dans une de tes pubs.

- Malcolm. - Kelli.

Entrons. Maman a hâte de te voir.

- Amène le reste des sacs. - O.K.

- Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? - Des cadeaux.

- Il y en a pour moi? - Bien sûr.

Si j'ai un moment de libre, je t'appelle plus tard.

Tu m'as refilé un de tes cadeaux, l'an passé.

Mais tu le voulais, ce cadre...

- O.K. ? - Tu pensais que je n'avais pas vu ?

Au revoir, ma chérie.

Tu aurais pu m'acheter un truc.

As-tu vu ce cadre, Rosie ?

- Joyeux Noël, tout le monde. - Joyeux Noël.

Ouah, Bébé, tu grandis à vue d'œil.

Vous devriez arrêter de l'appeler Bébé, c'est presque un homme.

C'est mon petit dernier, qu'il soit grand ou vieux.

Ce sera toujours mon bébé.

C'est vrai. Elle est jalouse.

Tu le traites mieux parce que c'est ton favori.

Je préfère toujours celui à qui je parle.

Celui qui a le plus besoin d'amour maternel.

Tu aurais dû nous appeler. On t'aurait prise.

- Tu aurais été à l'heure. - J'ai une auto.

Tu as vu notre Escalade ?

- J'ai loué une BMW décapotable. - Sexy.

- Je peux l'essayer ? - Rêve toujours.

Un frère peut bien tenter sa chance.

Ça doit marcher, ton boulot.

Je n'ai pas à me plaindre. Je viens de faire une pub de parfum.

Je devrais venir à New York pour montrer mes photos.

Tu devrais aller à l'université, comme ta grande sœur.

Ma'Dere, comment peut-on t'aider ?

- Je prépare quelque chose ? - Non.

Quoi ? Je sais cuisiner.

Tu sais à peine réserver un resto.

Elle commande de l'excellent chinois.

Joyeux Noël, Claude !

- Mon fils. - Bonjour, maman.

- Que tu es beau. - Un vrai petit général.

Claude rend les femmes dingues.

Elles voient comme je suis un beau spécimen

et me prennent pour Denzel.

Tu vas te marier un jour ?

Peu importe qui c'est, elle devra bien s'occuper de toi,

- et cuisiner comme ta sœur. - Certains étudient

pendant que d'autres restent à la maison et cuisinent.

On reste à la maison, on aide le commerce,

pendant que certains qu'on ne nommera pas

se sont enfuis pour étudier dès qu'ils ont pu.

Regardez-vous un peu.

On ne devinerait pas que vous êtes sœurs.

- C'est elle qui a commencé. - Je m'en fiche.

Kelli, verse du jus aux enfants.

Tu ne veux pas que je prépare un truc ?

- Non. - Zut.

Ne te fais pas de mal. Du jus. Simple.

Reste à ton niveau.

Claude, va dire aux hommes

qu'on mange dès que Mel arrive.

Je vais enlever cet uniforme.

- Donc, j'ai besoin... - D'eau et de sucre. Aidez-la.

Où as-tu trouvé ce pantalon ?

Il me va bien, hein ?

Messieurs.

Ma'Dere dit que c'est prêt. On mange quand Mel arrive.

- Quoi de neuf, Malcolm ? - Pas grand-chose.

Que des bonnes choses.

Sauf pour l'orage imminent.

Qui a dit qu'il ne pleuvait pas ici ?

La pluie, les feux, les éboulements. Dieu n'aime pas la Californie.

- Joyeux Noël à vous tous. - Salut !

Mon Dieu, regardez-moi... Salut !

- Salut, Fred. Ça va ? - On peut manger.

Bienvenue, Mel.

Ma'Dere n'avait pas dit que tu étais en permission.

Et rater sa cuisine ?

Tu m'as manqué. Où sont les autres ? Lisa ?

- Dans la cuisine. - Je vais la saluer.

C'est ça. Vas-y.

Tu as un nom, l'ami?

Devean.

Brooks.

Elle a toujours aimé les garçons qui s'expriment bien.

Je vais me changer. Je te montre ta chambre.

- Prends tes sacs. - Ça va.

Vous êtes tous idiots.

- Devean Brooks. - Brooks.

Prenons-nous les mains.

Seigneur Dieu, bénis

la famille Whitfield. Que la santé, la pureté,

la bonté et toutes les vertus

règnent sur cette fête de Noël.

Que tous nos visiteurs soient bénis

par la foi en Ta loi, en remerciant Dieu le Père,

le Fils et le Saint Esprit.

Que cette bénédiction demeure sur ce foyer

et sur ceux qui le visitent, à travers le Christ,

- notre Seigneur. - Amen.

- Commencez. - Oui, chef.

Passez-moi le pain.

Macaronis au fromage.

- Ne mets pas ça là. - Voilà les pois.

Non, c'est la dinde.

Vous avez tout ce qu'il vous faut ?

Écoutez, tout le monde.

Les affaires de famille d'abord.

Voici votre part des profits du commerce.

Chacun en a une. Voilà.

- Joyeux Noël. - Merci, maman.

Tu n'avais pas à faire ça.

On n'attendait rien.

- Moi, si. Merci, maman. - De rien, mon bébé.

- Tu peux réchauffer ? - Oui.

- Ça sort du four. - Il aime ça très chaud.

Je le mets au micro-ondes.

Tu es aussi populaire qu'un dealer.

Ce sont mes petites amies.

C'est Noël, elles veulent me voir.

Mon bébé n'a pas intérêt à amener des bébés ici.

Il va falloir avoir la fameuse conversation.

Trop tard. Je l'ai eue avec Joe.

Oui, et j'en ai appris plus que je ne le voulais.

Je vais dans la pièce d'à côté. Excusez-moi.

Merci, ma chérie.

Tu pourrais...?

- Merci. - Pas de quoi.

Quand tu auras fini,

je peux le mâcher pour lui, si tu veux.

- La ferme, Kelli. - Et alors, Joe,

tu as des plans pour les vacances ?

Après le petit-déjeuner, Bébé prendra la photo de famille.

Et on va acheter un arbre.

Le matin de Noël, on ira à l'église.

J'ignorais que ton père était prêtre.

Non, il est diacre. Et ce n'est pas mon père.

Pardon.

Notre père nous a quittés.

Je suis désolé.

Il n'est pas mort. Il nous a quittés.

Alors, Devean,

toi et Mel allez à la même fac ?

Elle va à Spelman. Une université pour filles.

J'étais au courant.

- Non, tu ne le savais pas. - Mais si, je le savais.

- Je vais à Morehouse. - Dis,

comment tu trouves la fac pour les noirs ?

- Arrête tes trucs. - Je suis allé à Princeton...

Et moi, à Harvard. Et alors ?

Laisse-le répondre.

Je veux juste savoir ce qu'il retient de son expérience

- à une fac uniquement noire. - Ignore-le.

Je vais répondre. Morehouse fonde son existence

sur certains principes.

L'appréciation de la justice, de l'égalité, de la démocratie,

du traitement humain de tous,

du développement spirituel communautaire.

Tu déclames la mission de l'école.

Oui. Mais c'est pour ça que j'y vais.

Pas parce c'est une école

principalement noire, mais pour ses traditions.

Si les tous étudiants me ressemblent, c'est un bonus.

- Ça me va. - Bien dit.

Ton copain a la tête bien sur les épaules.

J'espère que son intelligence déteindra sur toi.

Arrête. Mel est intelligente. Elle est un peu lente, c'est tout.

- Un diplôme de quatre ans en...? - Sept ans.

J'ai changé d'orientation quelques fois. Rien de mal à ça.

Médecin, puis journaliste. Et là ?

- Droit. - Droit.

Mel aligne ses programmes sur ceux de ses copains.

Devean, tu étudies quoi ?

- Le droit. - Zut.

Allons.

C'est nul et à plusieurs niveaux.

C'était très bon, Ma'Dere.

Il y a du gâteau. Tu en veux ?

C'est très tentant mais j'ai d'autres arrêts à faire.

Je te raccompagne à la porte.

- Au revoir à tous. - Au revoir.

Au revoir, Fred.

- Il faut qu'il ralentisse. - En effet.

Combien a-t-il d'enfants, déjà ?

- Six ? ' Sept.

- Sept ? - Sept

Je vais lui faire mal, quand on va le trouver.

Pas avant d'avoir récupéré les 25 000.

Ou c'est Luther qui va te faire mal.

Ne te laisse pas emporter.

Et s'il ne peut pas tout rembourser ?

C'est Luther qui décide. Mais je ne voudrais pas être Quentin.

- On va vous battre à l'endurance. - Tu peux rêver.

On devrait parler du problème du commerce familial.

On a un problème avec le commerce ?

Ma'Dere s'en occupe depuis 20 ans.

Avec les maigres revenus, elle entretient la maison.

Et le reste, elle nous le donne sous forme de chèques,

pour une somme valant quelques repas.

Tes repas doivent coûter cher.

On a tous un pourcentage du commerce.

Ce serait une bonne idée de le vendre.

Tu veux vendre le commerce ?

- Si elle veut vendre sa part, laisse-la. - J'achète.

Pas un pourcentage. Il faut tout vendre.

Du coup, pas de chance,

parce qu'on n'a pas à faire quoi que ce soit.

Justement, on n'a rien fait.

Et c'est moi qui tiens la comptabilité.

Comment Ma'Dere garderait-elle cette maison ?

Mel, elle n'a pas besoin de si grand.

Tu veux vendre aussi la maison ?

Vu que Bébé va bientôt finir ses études.

Il va vouloir partir un de ces jours.

Je n'irai nulle part.

Avec toutes ces filles qui te tournent autour,

tu vas vouloir ton propre chez-toi.

Vous êtes tous revenus à la maison pour les vacances.

Si vous vendez, il n'y aura plus de maison où revenir.

C'est aussi simple que ça.

J'ai un rendez-vous. A plus tard.

Peu importe ce que dit Bébé, il partira un jour ou l'autre.

C'est trop grand pour Joe et Ma'Dere.

Ils peuvent trouver plus petit, comme un duplex.

Pourquoi crois-tu que Ma'Dere veut vivre avec Joe ?

Ils vivent ensemble depuis que tu es partie étudier.

- Joe vit ici ? - Où es-tu passée ?

Tu te crois la seule à t'amuser au lit?

Arrêtez. Seigneur, c'est trop de détails.

Je ne veux pas imaginer Ma'Dere s'amuser au lit.

Sans me mêler de vos affaires...

Ne t'en mêle pas.

C'est sûrement ton idée, de toute façon.

Tu sais, Kelli,

je ne répondrai pas à ça.

Tu n'as pas à le faire. C'est ta faute.

- Oh, allez. - Tu crois que

je n'ai pas pu y penser moi-même ?

Tu es très influençable.

- Ma femme est donc stupide ? - Elle a dit "influençable".

Tu laisses parfois les autres penser pour toi.

- Alors je ne réfléchis pas ? - Occupe-toi

plutôt du paprika, veux-tu ?

Je vais te dire où je vais le mettre, le paprika, Kelli.

Calmez-vous un peu, vous tous. La solution est simple.

On va faire un vote de famille.

On ne peut pas voter si la famille n'est pas au complet.

Quentin n'est pas là, alors voilà.

Quelqu'un veut du dessert ?

A ton tour.

Vas-y. Vas-y. Vas-Y-

Ça, c'est ma chérie.

Allez, Devean. Montre-nous ce que tu sais faire.

A ton tour, maman.

Il est là.

Quentin ! Mon Dieu.

- Salut, maman. - Mon bébé est de retour.

- Regarde-toi. - Whitfield !

J'ai beaucoup voyagé. Je suis allé au Japon.

J'y ai enregistré un album.

Ça fait quatre ans.

Tu n'as pas changé. Tu es superbe.

- Tu vas lui gonfler la tête. - Merci.

- Tu es en forme aussi. - Merci.

Où sont tes bagages ?

C'est-à-dire que... je suis en tournée

et mes affaires sont sur la route.

Alors tu ne restes pas avec nous après Noël ?

Je pourrais revenir avant le Nouvel An.

Je ne sais pas encore.

Je vais préparer ta chambre.

Je ne t'attendais pas.

Lisa, occupe-toi de lui. Je reviens.

Il faut que tu voies Bébé.

- Il a presque ta taille. - C'est pas vrai.

- Je te jure. - Il ne fait pas votre taille ?

Arrête tes sottises.

Si tu savais ce que Joe prépare.

- Joe ? - Oui.

On a un petit-déjeuner, demain.

Puis les hommes vont chercher le sapin de Noël.

Le matin de Noël, on va à l'église.

A l'église ? Ce n'est pas mon truc, tu sais.

Ça veut dire quoi, ça ?

Ce n'est pas ton truc.

L'église, ce n'est pas un truc.

C'est pour communier dans la maison de Dieu.

Je ne crois pas en Dieu.

- Pas dans le sens habituel. - Pas dans le sens habituel ?

C'est-à-dire que je suis un être spirituel.

Je crois en un truc plus haut...

- Mais tu ne crois pas en Dieu. - Pas en le tien, Joe.

Je vais dire à Ma'Dere que je m'en vais.

- A demain. - O.K.

C'est ça, Joe.

- Bonne nuit, Joe. - Et sois prudent.

- Pourquoi es-tu comme ça ? - Laisse tomber.

- "C'est ça, Joe." - Ce n'est pas mon papa.

Il est entré. On parlait entre nous.

- Mais c'est Joe. - Je m'en fiche.

C'est Quentin, le problème.

Si Quentin dit non, Ma'Dere ne voudra pas.

Ce type ne vit même pas ici.

Depuis le départ de Senior, elle l'écoute beaucoup.

D'accord, mais tu es sa sœur, non ?

Fais-lui entendre raison.

On en a déjà parlé à plusieurs occasions, Malcolm...

Je ne sais pas ce que c'est, c'est comme si...

Je ne sais pas.

C'est la même raison qui fait que Joe et Ma'Dere

font comme s'il ne vivait pas ici.

Tu veux dire que Quentin ne le sait pas ?

Non, il ne le sait pas. Il n'aime pas Joe.

C'est comme ça depuis qu'il est gamin.

Comme s'il croyait que Senior allait revenir un jour.

Hé, Lisa.

Lisa ?

Quoi ?

Laisse tomber.

Tu dis que ton père est parti.

Ça veut dire quoi ?

Peu avant la naissance de Bébé,

Senior est parti, comme Ma'Dere le dit,

pour poursuivre son rêve de jazzman.

Il est parti pour l'Europe.

Elle a refusé que Quentin Jr. apprenne le saxo.

Elle avait peur qu'il la quitte, lui aussi.

- Et il l'a fait ? - Quoi ?

Il l'a quittée ?

On ne l'avait pas vu depuis quatre ans.

Il appelle, envoie des cartes postales, mais c'est un voyageur.

Le piano est dans le garage.

Elle croit que c'est la musique qui lui a enlevé ses hommes.

On a même peur de fredonner.

Regarde-moi ce sourire.

J'adore te voir heureuse.

C'est parce que tu es si bon avec moi, Joe Black.

Et toi avec moi, Shirley Ann Whitfield.

Et belle aussi.

- Demain matin ? - Au lever.

J'ai des trucs à prendre avant.

Je pars, mais je reviendrai.

Joyeux Noël, chérie.

Malcolm.

Malcolm.

Malcolm.

Mon amour.

Je te croyais parti.

Je cherchais un truc pour ta mère.

Ah, bon ? Et qu'est-ce que tu cherches, Joe ?

Les lumières de Noël.

On va devoir en acheter demain.

- Tu sais quoi ? - Quoi ?

J'ai un conseil à te donner par politesse pour Ma'Dere.

Je suis ici pour quelques jours. Ce serait bien que tu t'éclipses.

Je vais te dire un truc, par politesse pour toi.

Je suis ici parce que ta mère le veut.

Si tu as un problème, c'est elle que tu devrais voir.

C'est ce que je vais faire.

Si j'étais ici,

je m'occuperais de ton vieux piano, papa.

Ça, oui.

Kelli, ma belle. Qu'est-ce que tu fais ?

Je défais mes valises, maman.

Quand te trouveras-tu quelqu'un, comme ta sœur ?

Pourquoi dis-tu ça ?

Je t'aime. Je souhaite seulement ton bonheur.

Ce n'est pas que je ne veuille pas me caser.

Je ne veux pas de quelqu'un

qui soit moins bien que moi.

Je me concentre sur ma carrière, ces temps-ci.

Mais ta carrière ne te gardera pas au chaud la nuit.

Bon. Bonne nuit.

Bonne nuit.

Tu as besoin de piles ?

Non, je ne chuchote pas.

Tout le monde va bien.

Tu as mangé ?

Oui, retrouve-moi au...

Il y a une boîte, El Rey, au coin de Wilshire.

Tu n'as qu'à prendre un taxi.

Je t'y retrouve bientôt.

- Coquine. - Viens.

Dans la maison de ta mère ?

Ça va être ta fête.

- Je te croyais au lit. - Non. J'étais dans le garage.

Je n'ai pas mon saxo et j'ai un peu joué au piano.

- Ce truc est toujours là ? - Oui.

Il a besoin d'être accordé, mais il est encore bon.

- Que fais-tu debout ? - Je ne dors jamais, chez les autres.

Mais c'est chez toi, ici. Passe-moi une serviette de table.

Tu as entendu ?

Lisa voudrait qu'on vende le commerce.

- Oui. - Vraiment?

- Tu es d'accord ? - Je l'apprends à l'instant.

Je n'ai pas d'opinion.

C'est tout à fait toi, ça. "Peu importe. C'est égal."

Peu importe, oui, puisque c'est la première fois

qu'on me demande mon avis.

Tu n'es jamais dans le coin assez longtemps.

On ne peut rien te demander.

- Tu as entendu ? - Quoi ?

Je n'entends rien. De quoi tu parles ?

Personne ne dort, par ici ?

- Où vas-tu ? - Je sors.

Pas de cachotteries. Où ça ?

Je me suis dit que j'irai voir les anciens coins.

Cool. Je viens avec toi.

- Je suis bien seul. Merci. - Attends. Moi aussi.

- Demandons aux autres. - Ce n'est pas un truc de groupe.

Quentin, si Lisa y va, je laisse tomber.

- Elle m'énerve. - Pas de discussion.

- On peut en parler. - Pas Lisa, ni Malcolm.

On peut demander à Mel et machin.

- Pas Quentin, pas Kelli. - Ça ressemble à Donny ou Darryl.

- Ça commence par D. - Comme Darryl ou Donny.

Devean.

On y va aussi.

JOYEUSES FÊTES DE LA PART D'EL REY

- Va nous prendre cette table là-bas. - O.K.

Je m'en charge. Qu'est-ce que vous buvez ?

- Une bière. - Deux.

- Rien pour moi. - Des ailes de poulet, s'il y en a.

Je rêve ou ce type là-bas me dévisage ?

- Où ça ? - Là-bas.

- Oui, il te mate. - Je le connais, ce type.

On allait à l'école ensemble.

Il s'appelle Gerald.

Peut-être, mais il ne te regarde pas.

- Tu viens d'Oceanside ? - Pardon.

- On parlait à la demoiselle. - Je suis avec lui.

- Ah, c'est comme ça. - Ça va, mec.

- Fais ton truc. - Reste noir.

- Qui c'était ? - Ils me tenaient compagnie

- pendant que je t'attendais. - Ah, d'accord.

Quatre bières et des ailes de poulet.

On n'a plus d'ailes de poulet.

Tu es jaloux.

D'eux ? Pourquoi ?

Tu viens de commander quatre bières.

C'est la raison de mon retard.

Mes sœurs et mon frère ont décidé de venir.

- Où sont-ils ? - Attends.

Tu ne leur as pas dit.

Mes sœurs ne s'entendent pas.

Et mon frère Quentin s'est pointé.

Tu ne leur as pas dit.

Je vais leur dire. Mais pas maintenant.

- Tu as honte de moi. - Ce n'est pas vrai.

Je dois le dire a Ma'Dere d'abord. Demain matin, d'accord ?

- Demain ? - Demain.

Je retourne avec ma famille. Je te retrouve à l'hôtel.

- Promis ? - Je te donne ma parole.

- Je t'aime. - Je t'aime aussi.

Allez, va-t'en.

Vous êtes prêts pour le spectacle ? Je veux vous entendre.

Comme tous les dimanches, c'est soirée amateurs.

- Chaque dimanche, on a... - Merci.

Et font leur truc.

- Gerald, ma famille. Ma sœur Mel. - Enchantée.

- Voici Kelli. - Enchantée.

- Le plaisir est pour moi. - Notre premier artiste

n'a jamais chanté en public avant ce soir.

- Le copain de ma sœur, DeVon ? - Accueillez Michael Whitfield.

Applaudissez Michael Whitfield.

- Ça va. - Il a dit Michael Whitfield ?

Mon Dieu. C'est Bébé.

- Il est avec vous ? - C'est mon petit frère.

Merci à tous.

Je suis très nerveux, mais je...

Je suis content d'avoir l'occasion

d'être ici

et de pouvoir chanter.

Il faut l'aider. Quentin, sors-le de là.

- Il a du mal. - Je vois bien. Hé !

Je rêve.

Regarde ça, Mel.

- Il a une méga voix. - Je n'en reviens pas.

Mais où a-t-il appris à chanter comme ça ?

Il chante.

Superbe.

- Allons danser. - Allons-y.

- J'adore cette chanson. - Elle te plaît, hein ?

Très sexy.

- Tu veux danser ? - Non, ça va.

Pas toi, idiot.

Oui. Avec plaisir.

Tu ne m'avais pas dit qu'il chantait.

- On ne le savait pas. - Vas-y !

- Où sont-ils tous ? - Ils dansent.

Viens danser un peu. C'est plein de filles.

- Je me détends. - Tu es sûr ?

Bon, d'accord.

Génial ! Je t'aime !

Applaudissons bien fort Michael Whitfield.

- Michael Whitfield ! - Quoi de neuf?

On voulait te demander pardon.

On ignorait que c'était ta meuf.

- Quoi ? - La blanche.

On ignorait qu'elle était avec toi.

- Pas de problème. - Je ne t'en veux pas.

- Pas de problème. - Elles n'ont pas de cul

mais paraît qu'elles ont les genoux solides.

Fort en gueule, hein ?

- Vas-y. - Qui est à genoux, là ?

- Redis-le. Redis-le. - Je suis désolé.

- Que fais-tu ? - Je suis désolé.

Sortons d'ici. Allez. Viens. Allez.

- Fais attention. - Mais tu es fou ou quoi ?

Où est Kelli ?

- Avec Gerald. - Ça va.

Allons-nous-en.

Tu as sorti ton arme parce qu'il t'a énervé.

Tu as perdu la tête ? Les Whitfield ne font pas ça.

- Écoute... - Qu'est-ce qui t'a pris ?

Il a compris.

- Je ne crois pas. - Il m'a énervé.

Comme toi en ce moment. Arrête.

Ça Va. Ça va.

J'arrête.

Tu as toujours eu ce caractère de fou.

Tu perds la boule. Et pour quoi ?

On est en boîte. Nos sœurs sont avec nous.

Qu'est-ce qui s'est passé ?

Bébé, laisse tomber. Le sujet est clos.

- Claude pourrait te tirer dessus. - Arrête, Q.

Bon, d'accord. Ça va.

Tu vas nous expliquer.

- Quoi ? - "Quoi ?"

Tu ne nous as jamais dit que tu chantais.

- A cause de lui. - De moi ?

Elle va t'entendre.

Qui ça ?

Que dirait Ma'Dere si elle savait que je veux chanter ?

Bébé, ça ne veut pas dire que...

Vous ne savez pas ce que c'est que de vivre avec.

De me faire dire que je suis le seul Whitfield à ne pas l'avoir quittée.

Elle va l'apprendre.

Pas avant que je sois prêt à le lui dire. Et pas maintenant.

C'est un beau Noël, pour elle, tout le monde est là.

Je ne veux pas tout ruiner.

Jurez de ne rien dire avant que je n'aie trouvé

- le bon moyen de le lui annoncer. - Compris.

Et Mel, dis à Kelli de ne rien dire devant Ma'Dere.

- Ça va. - Quelle histoire.

On devrait tous aller dormir un peu.

D'accord ?

Tu sais, Bébé,

tu chantes très bien.

Bonne nuit.

Allons-y, D.

J'étais fier de toi.

Je vais me coucher.

Je n'ai jamais été aussi surprise de toute ma vie.

Quatre ans qu'il dit: "Peut-être cette année."

Et il arrive sans que je n'aie demandé. Mon cœur s'est presque arrêté.

Je te jure, Rosie. Je croyais ne plus jamais le revoir.

Il est tellement comme Senior.

Bonjour, Kelli, ma belle.

"Bonjour, maman", ce serait gentil.

Oui, bonjour, maman.

Dis aux autres que le petit-déjeuner est prêt.

Il sait que tout est en règle.

Non, on ne cédera pas là-dessus, d'accord ?

Arrête. Ça ne sert à rien d'en parler.

Je prends l'avion cet après-midi,

on signe les papiers et je reviens ensuite.

Oui, l'argent est là, bien sûr. Depuis le début. Un compte bloqué.

On en parle cet après-midi, d'accord ?

Oui. D'accord.

Ah, mer...

Je peux t'aider ?

Le petit-déjeuner est prêt.

Dès que Lisa sort de la douche,

on descend.

Tu vas quelque part ?

En effet.

Je dois aller à San Francisco signer des papiers.

Les affaires, quoi.

Tant mieux pour toi.

Un, deux, trois.

MARCHÉ

Tu as vraiment sorti ton arme ?

Ne dis rien à Ma'Dere. Tu entends ?

Évidemment. D'où sors-tu cette arme ?

C'est mon arme de service.

Tu allais vraiment tirer ?

Mais non. Je voulais qu'il comprenne.

Tu penses que tu es un adulte,

mais si Ma'Dere l'apprend, elle te fessera

pendant une semaine.

Tu ne voudrais pas rater Noël, non ?

Va donc choisir un arbre.

Vous avez trouvé ?

- Celui-là. - Il est bien.

Il est laid, votre arbre, M. Black.

- Si Joe l'aime bien, ça me va. - Oui, il est bien.

- On prend celui-là. - Parfait.

- Prends la photo. - Allez.

Allons-y.

Un petit sourire.

- Prêts ? - Prêts.

Je ne sais pas ce que fait Bébé, mais c'est trop.

C'est son troisième cadeau, ce matin, non ?

Le cinquième. Mets-le là avec les autres.

Mon téléphone.

- Mon Dieu, c'est lui. - Qui ?

- Gerald, le type d'hier. - Tu as couché avec lui

- et tu ne réponds pas ? - Non.

Non, tu n'as pas couché avec ou non, tu ne réponds pas ?

Calme-toi. On n'a pas dormi ensemble.

On ne gâche pas une nuit à dormir, avec un homme comme ça.

- C'était bien ? - Tu lui as fait des trucs ?

C'était une expérience partagée, mais d'un point de vue technique,

c'est lui qui en a fait plus que moi.

- C'est la période des cadeaux. - Tu t'es protégée ?

- Je ne suis pas idiote. - Qui a dit

qu'une femme ne pouvait pas avoir une aventure d'une nuit?

- Il y a un mot pour ça. - Intelligente.

- Pute. - Quoi ?

J'essaie de t'éduquer. Tu ne voudrais pas tomber enceinte

et te retrouver avec deux enfants.

Est-ce que j'ai dit ça tout haut ?

Lisa, je suis prêt.

Quoi ?

Euh, Lisa, on y va ?

Je vous retrouve au dîner.

- Qu'est-ce qu'elles ont ? - Rien.

- Tu as ce qu'il faut? - Je suis prêt.

- Excusez-moi. - Bonjour. Joyeux Noël.

Joyeux Noël. Il y a des messages pour la chambre 302 ?

- Non, madame. Pas de messages. - Merci.

Dire que Malcolm veut qu'on vende le commerce.

Tu vas en parler à Ma'Dere ?

Non. On va gérer ça entre nous.

Et je compte sur ton soutien.

- Ça marche. - Kelli ?

- Oui ? - Le Père Noël est là.

Le Père Noël ?

Il te demande.

Joyeux Noël.

- Et comment t'appelles-tu ? - Tori.

Tori. Et toi, petit bonhomme ?

- Keshon. - Keshon.

- As-tu écrit au Père Noël ? - Le Père Noël ne peut pas

se passer de toi, après votre nuit ensemble.

Et avez-vous mangé du gâteau de Noël ?

Et vous avez été bien gentils, cette année ?

Vous savez, j'ai une liste des enfants gentils.

- C'est un ami à toi ? - Il est allé à l'école avec Quentin.

Garde un œil sur les enfants.

Il faut faire attention, de nos jours.

C'est gentil, ce qu'il fait et tout ça, mais...

- Oui. - Un costume de Père Noël. Aïe.

Joyeux Noël.

A bientôt, petit bonhomme.

Viens parler au Père Noël, petite fille.

Alors, jolie dame,

qu'est-ce que le Père Noël peut faire pour vous ?

- Eh bien... - La paix sur terre ?

La paix dans ma famille, ce serait déjà bien.

Voyons voir. Viens sur mes genoux.

- Et ensuite ? - Tout dépend

de si tu as été gentille ou coquine.

Le Père Noël devrait déjà le savoir, non ?

Tu as été très coquine, hier soir.

Mais le Père Noël a trouvé ça gentil.

- Que fais-tu ici ? - Bon, ça va.

Comme tu sais, je suis pompier.

On fait ça tous les ans au centre commercial.

Et votre maison était sur ma route

alors je suis passé répandre l'esprit des fêtes.

Et puisque c'est Noël,

le Père Noël t'a apporté ceci.

Je l'avais oubliée.

Merci, Père Noël.

- Un câlin pour dire merci. - Ma mère est à côté.

Elle peut me faire un câlin aussi. Où est-elle ?

- Ça suffit, tu devrais y aller. - Bon, ça va.

Promets-moi d'aller prendre un verre ce soir.

- Promis. - Neuf heures, ça va ?

- Oui, ça va. - J'ai ta parole, alors.

- Oui ? - Allez, dehors.

Bon.

En attendant, sois sage.

- Seigneur. - Tu as couché avec le Père Noël.

Je ne savais pas que c'était le Père Noël,

mais techniquement, tu as raison.

Je ne vois pas pourquoi ça ne pouvait pas attendre.

Chérie, pour la centième fois, je serai de retour

demain matin.

Mais Malcolm, c'est la veille de Noël.

Les créanciers s'en fichent pas mal.

Et notre auto, et notre maison, tu crois que

ça se paie tout seul ?

Tu ne comprendrais pas. C'est moi qui fais tout le travail.

Je ne travaille pas ?

Je reste à la maison, assise à ne rien faire

- et j'élève tes enfants. - Désolé.

Je suis très stressé, ces temps-ci, Lisa.

Je ne suis pas comme tu le voudrais mais on est partenaires.

D'accord ? Maintenant, convaincs ta famille

de vendre le commerce,

et on aura le capital pour faire passer notre vie à un autre niveau.

Tu le penses vraiment ? On est partenaires ?

Ma chérie, viens là.

On est des âmes sœurs.

D'accord ?

Je fais tout ça pour toi et les enfants.

D'accord ?

Conduis prudemment. Voilà les clés.

Et n'oublie pas de la mettre au garage.

Au cas où il pleuvrait.

Je t'appelle !

"Je t'aime" ?

On recule. On recule. Comme ça.

Claude !

Viens nous aider.

Laissez le soldat vous montrer comment on fait.

- Tourne-le. - C'est le mauvais sens.

Par-devant, c'est mieux.

Voilà. A l'arrière.

Ma'Dere, on a un arbre !

Un cocktail ?

Celle-là vient de Bernice. Je la croyais morte.

Je lui dirai, la prochaine fois.

Mon Dieu, Sam a mis ses 15 enfants sur la carte.

- Oui. - Le petit a grandi.

- Regarde. - C'est bien.

Salut, oui. Euh, non.

On a fait la photo de famille,

on a choisi l'arbre de Noël et on l'a décoré.

Mon cousin Fred est passé.

Chéri, prends celles-là.

Attends, je reviens.

- Mon Dieu. - Regarde celle-là.

C'est toi ?

Il y a pleins de trucs à faire, et...

Claude.

- Claude, tu es là ? - Oui, je suis là.

- Qu'y a-t-il ? - Rien.

Ça n'a pas l'air de rien.

Une carte de Noël de Senior.

Où est-il maintenant ?

- A Londres. - C'est bon pour lui, ça.

Rosie.

Sois honnête avec les enfants.

Dis-leur à propos du divorce.

Pas maintenant, Rosie.

Je n'ai pas vu Quentin depuis quatre ans.

Je ne veux pas le troubler.

Ce n'est jamais le bon moment.

Rosie, où est le raisin ?

Au congélateur.

Les enfants adorent le raisin congelé.

- Quentin. - Oui ?

Regarde sur qui je suis tombée.

- Quoi de neuf? - Ils cherchaient leur chemin

et m'ont arrêtée, moi, pour me le demander.

C'est fou, non ?

Vraiment fou.

Géniale, l'hospitalité californienne.

Je vous laisse discuter.

- Je vais chercher à manger. - D'accord.

- On dirait que ça fait mal. - Oui.

Tu croyais qu'on ne te trouverait pas ?

C'est-à-dire que...

J'ai laissé mon PalmPilot avec mon saxophone,

n'importe quel idiot m'aurait trouvé.

Mais je ne croyais pas que vous me trouveriez.

Quarante dollars ?

Un billet de train.

On dirait que tu vas rester ici.

Donne-moi une bonne raison pour ne pas te tirer dessus.

Eh bien...

pour commencer,

- tu n'aurais pas l'argent. - Bonne raison.

Et

deuxièmement,

la police est juste derrière toi.

Comme tu veux.

Qu'est-ce qu'il a fait ?

Voies de fait, trouble de l'ordre public.

- Et il avait une arme. - Quoi ?

Ils vont l'interroger, c'est tout.

J'étais là. Je vais avec eux

- et mettre ça au clair. - D'accord.

- On conduit. - J'y vais aussi.

- Tu bordes les enfants ? - O.K.

Appelle-nous quand tu en sais plus.

D'accord.

Rentrons, maman.

Il va en prison pour rien ? Il avait une arme, Quentin.

- C'est vrai. - Et ce n'est rien ?

Il s'est disputé avec un type. Il avait son arme de service.

Tu l'as laissé faire ?

Je ne l'ai pas laissé faire. C'est un adulte.

C'est tout a fait toi, ça. "Ce n'est pas ma responsabilité."

Responsabilité ? Et toi, tu veux vendre le commerce.

On pense que c'est une bonne idée.

- Qui ça, "on" ? - Malcolm et moi.

- Pas ta famille. - Le commerce ne fait pas d'argent.

- Sans vouloir me mêler de vos trucs... - Les gens disent ça

- avant de se mêler des trucs, non ? - Quentin aurait bien besoin d'argent.

Si on vendait, tout le monde irait mieux.

Y compris toi.

Et Ma'Dere ?

Joe et Ma'Dere gardent la maison.

On place les profits de Ma'Dere.

- Ils seront tranquilles. - Joe ?

Qu'est-ce qu'il a à faire avec la maison ?

Joe et Ma'Dere vivent ensemble

depuis que Mel est partie.

Quoi ?

Assieds-toi. Du calme.

J'ai déjà vécu des situations semblables.

Un type avec une arme dans une boîte pleine de gens.

Personne ne se souvient de rien.

Votre truc de commerce familial,

ça rapporterait beaucoup, non ?

Vous connaissez Quentin depuis longtemps ?

- Quelque temps. - Et vous êtes musiciens.

Non, plutôt

dans la gestion d'argent.

Lisa.

Qu'est-ce qu'ils ont dit ?

Le gérant retire sa plainte.

- Alors, il peut rentrer. - Non.

Quoi, alors ?

- Claude a déserté. - Déserté ?

Ils vont me laisser le voir. Je m'en occupe.

Donc, pendant que je dormais,

tout le monde est sorti s'amuser ?

Tenez-vous droits, quand je vous parle !

- Les enfants sont prêts ? - Ils se sont brossé les dents.

- Ils prennent un bain. - Il faut préparer le dîner.

- Tu as déjà cuisiné pour Noël. - Oui, pour demain.

Quelqu'un doit cuisiner pour manger ce soir.

Les enfants voudront des biscuits pour le Père Noël.

Pourquoi ?

Kelli lui a déjà donné sa gâterie.

Et si on appelait un avocat?

- Ne vous inquiétez pas. - Ma'Dere,

Quentin a dit qu'il s'en chargeait.

- Je vais avertir Joe. - Oui, vas-y.

Kelli, prépare le dîner.

Je vais me reposer. D'accord ?

Quand Quentin sera là, venez me réveiller.

Parce que...

Non, c'est moi qui dois te parler.

Je suis venu à Noël par tradition familiale.

- Je lui ai promis. - Elle aurait compris.

Tu ne la connais pas.

Tu désertes pour ne pas déplaire à Ma'Dere ?

- Pas Ma'Dere. Sandi. - Qui c'est, Sandi ?

On ajoute les deux poivrons coupés.

Et vous pensiez que je ne cuisinais pas.

- Attention. - Ça va.

C'est épicé.

Bon, les deux poivrons, coupés.

- Il faut griller le bacon. - Bon. Là, on cuisine.

Tu dois ajouter le saucisson.

J'ajoute le saucisson.

- C'est assez ? - Oui.

Recouvrir les oignons avec la sauce.

Doucement.

La photo ne ressemble pas à ça.

- Je ne mangerai pas ça. - Bon.

Attention à ne pas te brûler.

Vous êtes bien sûres ?

Ici, on parle de coulis.

- Un coulis, hein ? - Oui.

- Il n'est pas comme celui de Ma'Dere. - Cuire pendant 10 minutes.

- Et si tu mélangeais ? - Comme ça ?

Ça n'aide pas vraiment.

Ça a de la gueule, non ?

Si tu le faisais cuire ?

Crois-moi, je suis extrêmement déçu.

- Quentin appelle pour Claude ? - Non, c'est Malcolm.

Dites à Lisa que mon vol est retardé à cause de la météo.

Son objet n'est pas ici. Qu'il rappelle plus tard.

Et souhaitez un joyeux Noël à Kelli pour moi.

Il te fait dire joyeux Noël. Ça roule.

Bon, raccroche.

Tu as raté Malcolm.

- Qu'a-t-il dit ? - Il est retardé.

- Et Claude ? - La plainte est retirée.

- Où est-il ? - Il a déserté.

- Déserté ? - Il est parti sans permission.

On le renvoie à Pendleton.

- Il faut un avocat. - Non, c'est un truc militaire.

- Il va bien ? - Maman. Il est en prison.

On va le revoir avant qu'ils le renvoient ?

Ils ont dit qu'ils nous appelleraient.

Il doit être en uniforme, il faut lui apporter ses affaires.

Ça n'a aucun sens.

- Claude n'a jamais eu de problèmes. - Qui êtes-vous ?

Ma'Dere, voici Sandi Whitfield, ta belle-fille.

Mince.

- Lisa, ce n'est pas drôle. - Non.

Je bois jusqu'à ce que ça le soit.

Nous sommes mariés depuis deux semaines.

C'était une surprise.

Félicitations. On est surpris.

Kelli, Claude l'avait mise à l'hôtel.

A l'hôtel ?

Il parle de vous tout le temps.

- Vous êtes comme je l'imaginais. - On ne peut pas en dire autant.

Chut.

Bienvenue dans la famille, Sandi. Je suis la mère de Claude, Ma'Dere.

- Tu as faim, tu veux manger ? - Non, merci.

On t'offre à manger, si tu refuses, tu les offusques.

Dans ce cas, je meurs de faim.

Elle a le sens de l'humour.

Mel, montre-lui la chambre là-haut.

Je vais te chercher cette assiette.

- Viens. - C'est merveilleux.

- Un verre d'eau ? - Je vais bien.

Tu es sûre ?

Donnez-moi ce que Lisa boit.

Et arrêtez vos questions idiotes.

Et vous, êtes-vous mariés à un de mes enfants ?

Non. Nous sommes des amis de Quentin.

- Dieu merci et joyeux Noël. - Je suis Mo.

- Et moi, Dude. - Duke. Enchantée.

- Le plaisir est pour nous. - Vous restez à dîner ?

- Non. Ils... - Cool.

- On meurt de faim. - Ils partent

avant de rater leur réservation.

Absurde. Les amis de Quentin sont les bienvenus.

Il y a de la place.

C'est très gentil, madame. Merci.

Faites-leur une assiette.

- On apprécie beaucoup. - Maman. Tu vas manger ?

- J'ai perdu l'appétit. - C'est la 1re fois que je cuisine

- et tu ne manges pas ? - Ce n'est pas ta 1re fois.

- C'est pour ça qu'elle n'a pas faim. - J'ai perdu le mien.

Vous comptiez garder le secret pendant combien de temps ?

C'était une surprise, pas un secret.

On avait compris. Pourquoi Claude a-t-il déserté ?

On lui avait refusé son congé.

Il n'a pas dit à ses supérieurs qu'il se mariait.

Mais il ne voulait pas changer d'avis.

Il m'a dit qu'il avait su qu'il m'épouserait

dès qu'il m'a vue.

Il l'a su tout de suite ?

Il dit que certains trucs ne se contrôlent pas.

- Comme le mariage ? - Et les enfants.

Tu es enceinte ?

- J'ai dit ça ? - Et tes parents le savent ?

Ils n'aiment pas beaucoup Claude.

- Parce qu'il est... - Noir.

Voyons si je comprends bien.

Tu es jeune mariée, enceinte,

ton mari a déserté, il est en prison

et tes parents ne l'aiment pas car il est noir ?

- Mince. - Je voudrais boire un coup.

Mais je ne peux pas parce que je suis enceinte.

Tu fais partie de la famille, maintenant. Ça va aller.

Ça va aller.

Je vais porter ses affaires à Claude et je reviens.

Je vais avec Joe dire à Claude que sa femme est ici.

Dites-lui que je l'aime.

Je connais un sergent dans l'armée qui m'en doit une.

Je vais voir avec lui si on ne pourrait pas voir Claude

avant qu'ils ne l'emmènent.

Le Seigneur va nous aider.

Je compterais plutôt sur Joe.

- Bébé. - Ça va aller, maman.

Maman, il faut qu'on parle.

Je n'arrive toujours pas à y croire.

Qu'il ait déserté ou qu'il soit marié ?

Les deux.

C'est un brave garçon. Et bien élevé.

Je sais. Je l'ai presque élevé toute seule.

- Pourquoi fais-tu ça ? - Quoi ?

Ramener tout à toi ?

Crois-moi. Ce n'est pas vrai.

Je suis la dernière concernée.

Tu rappelles toujours aux autres ce que tu fais pour eux.

Quand je regarde la liste des choses dont je m'occupe,

je ne suis même pas dessus.

Tu as choisi de rester au commerce.

De te marier, d'avoir des enfants.

Comme d'élever Claude.

Tu veux qu'on se sente coupables ?

Il fallait que quelqu'un aide Ma'Dere quand vous êtes partis.

Tu crois que je voulais rester travailler ici ?

Tu m'as enlevé le choix, en partant.

Je suis égoïste. Je l'avoue.

Mais tu mérites mieux, Lisa.

Que veux-tu dire exactement ? J'ai déjà tout entendu.

Je veux tout contrôler, mes enfants sont gâtés,

- je n'aurais pas dû épouser Malcolm. - Il te trompe, Lisa.

Je sais.

Tu le sais ?

Pas besoin d'un diplôme pour savoir ça.

Que veux-tu que je dise ?

- J'ai deux enfants, pas de diplôme. - Et alors ?

Ça ne me rend pas très attirante.

Je ne veux pas tout recommencer.

Partager ton mari avec une autre te rend plutôt pathétique.

Pathétique ? Facile à dire.

Tu n'as pas de responsabilités et tu ne penses

- qu'à toi. - Oui, pathétique.

Dans notre famille, tu multiplies les efforts

pour prouver à tout le monde à quel point tu es intelligente

même si tu n'as pas fait d'études.

Mais quand Malcolm parle,

tu le suis sans même réfléchir.

Tu laisses ce moins que rien te mener de peur de devoir recommencer ?

Les femmes font ça tous les jours. Alors arrête ton cirque.

Achète-toi un magazine, règle tes problèmes de mariage

et cesse de rejeter tes problèmes sur nous.

Dégage, Kelli.

Viens là.

- Lâche-moi ! - Hé !

Arrêtez ! Qu'est-ce que vous faites ?

Ne t'approche pas, Mel !

Je me fiche de cette famille.

- Zut. Mes cheveux ! - Qu'est-ce qui s'est passé ?

On s'est battues.

Idiotes !

Senior était un brave homme.

Mais un mauvais mari et un mauvais père.

Mais tu l'as aimé ?

A un certain moment, plus que tout au monde.

Et il est parti quand même.

Il est parti pour la même raison que toi.

Il a eu l'appel de la musique.

Ça m'a brisé le cœur,

mais ça l'aurait tué de rester.

Certains hommes ne sont pas faits pour le mariage.

Ils sont trop égoïstes.

Joe est arrivé bien plus tard et il m'a aidée.

Il m'a respectée de bien des façons. Plus que tu ne le penses.

J'ai mieux à faire que de penser à Joe.

Quentin, je t'ai mis au monde et je vais t'en faire sortir,

si tu parles encore de Joe comme ça.

- Tu comprends ? - Ça n'arrivera plus.

Quand tu te réveilleras, je serai parti.

"Quand tu te réveilleras, je serai parti."

Tu es vraiment le fils de ton père.

Tu sais quoi ?

Bébé avait raison à propos de toi.

- C'est triste, maman. - De quoi parles-tu ?

Ta haine envers Senior, le fait de m'en vouloir.

Ça empêche ce garçon d'être honnête avec toi.

Honnête ? A propos de quoi ?

Je vais te laisser lui en parler en personne.

Je suis désolé de t'avoir tant déçue.

Tu sais ?

Joyeux Noël, maman.

Ça veut dire quoi, "battues" ?

On discutait, ça s'est envenimé, on a commencé à faire les idiotes.

Où est ta nouvelle belle-sœur ?

- Elle dort. - Mais il est tôt.

Ça endort, d'être enceinte.

- Elle est enceinte ? - Six semaines.

Seigneur.

C'est pour ça qu'il l'a épousée.

Il n'est pas encore au courant pour le bébé.

Pauvre petite. Elle doit avoir peur.

Bon. Enfilons plutôt des vêtements secs.

Regarde ce que j'ai trouvé.

Du gâteau.

Génial.

- Merci. - Pas de quoi, mon gars.

Vous êtes à l'aise, là ?

Tu as parlé à ta mère ?

Vous l'aurez, votre argent.

Dis, tu pourrais me présenter à Lisa ?

Elle n'est pas difficile, mais elle n'est pas idiote.

Son mari n'est pas là.

Si elle se laisse faire, je ne m'en plaindrai pas.

Tu vas respecter ma famille, pigé ?

- Je te le dis. - Tu l'as dit. Il a entendu.

Tu nous dois 25000 S. On les veut.

C'est Noël, les banques sont fermées.

Après-demain, vous aurez votre argent.

On dirait qu'on va passer Noël ici avec toi et tes sœurs.

Qu'est-ce qui se passe, ici ?

Rien. Tout va bien.

Je n'ai pas eu encore l'occasion de vous rencontrer.

Voilà Mo et Dude.

Comment allez-vous, monsieur ? Moi, c'est Mo. Enchanté.

Et moi, Dude. Enchanté.

Mo et Dude.

Ma'Dere dort, vous savez, alors...

Oui, tu peux monter.

Je vais monter vous souhaiter bonne nuit dans un instant.

Tu montes souhaiter bonne nuit à Joe et maman ?

Dans sa chambre ?

C'est ce que j'ai dit.

Allons-y. Il faut dormir un peu.

On a une grosse journée, demain.

- Bonne nuit. - Bonne nuit. A demain.

Bonne nuit, Joe.

Je suis désolée. On devait se voir, je sais.

Le temps a passé très vite et...

Non, ça va. Ce n'est pas grave.

Tout va bien ?

Si je te racontais ma journée, tu ne me croirais pas.

Avec ma famille et...

Le moment est mal choisi.

Je comprends.

Bonne nuit, Gerald.

Le lycée Clark.

Pardon ?

1993.

Je me souviens d'une petite élève de neuvième.

Avec des jambes squelettiques, une queue de cheval, des bagues.

Elle a fait tomber ses livres le 1er jour d'école.

Je l'ai aidée à les ramasser.

Elle devait être en retard pour son cours

car elle ne m'a même pas regardé.

Puis je t'ai vue à la boîte de nuit,

avec ta famille,

et je me suis dit: "Ouah, la voilà."

FAMILLE WHITFIELD Ce Noël

Accueillez sur la scène

- la superstar ! - Quoi de neuf?

J'enveloppe ces derniers cadeaux.

Joyeux Noël, grand frère.

Je me demande ce que c'est.

Merci.

Je voudrais te dire que...

Je suis désolé.

De quoi ?

De la façon dont j'ai choisi de vivre ma vie.

Des choix que j'ai faits qui t'ont fait sentir que

tu devais t'occuper de maman.

Je dois trouver la bonne façon de lui parler.

De me parler de quoi ?

Merde.

Qu'est-ce que tu veux me dire exactement, Bébé ?

Maman,

ce ne sont pas mes affaires,

alors je vais vous laisser parler.

Bonne nuit.

J'ai voulu t'en parler,

mais je ne trouvais jamais le bon moment.

Jamais.

Mais maintenant que tu sais, je suis soulagé.

- Savoir quoi ? - Que je veux chanter, maman.

Je chante bien. J'ai l'oreille de Senior pour la musique.

- Je peux... - Mon Dieu, non.

Il ne s'agit ni de toi, ni de Quentin ou de Senior.

- Il s'agit de moi, maman. - Je ne veux pas l'entendre.

Peut-être, mais tu vas écouter quand même.

Je vais écouter quand même ?

Maman, je t'aime de tout mon cœur et tu le sais.

Mais je vais chanter, et pour moi.

Je n'aurai pas honte de rêver juste parce que

Quentin et Senior sont partis.

Ils ne sont pas partis à cause de toi, mais pour eux.

Je ne veux pas vivre dans la peur de te décevoir.

Je me détesterais, je t'en voudrais, comme toi et Senior.

- Attention à ce que tu dis. - C'est vrai !

- Ne me parle pas comme ça. - Et je suis triste pour Joe.

Parce qu'il t'aime vraiment.

Je ne veux pas avoir de regrets plus tard.

- Je ne veux pas. - Bien.

Et toi !

Parfois, je pense que tu n'as pas épousé Joe à cause de nous.

Mais le plus triste, c'est que tu ne l'as pas épousé à cause de toi.

Bonne nuit, Mo.

Bonne nuit, Dude.

Je pensais à un truc.

C'est cool que Quentin soit d'accord pour qu'on reste ici.

C'est très gentil de sa part.

C'est un chic type.

Pourquoi crois-tu qu'il a fait ça ?

Zut.

Billet. Portefeuille.

Fils de pute !

Mesdames et messieurs, ceci est le dernier appel pour le numéro 27...

Tu nous crois idiots.

Honnêtement? Oui.

On va te montrer qui est idiot.

Relève-le. Relève-toi.

Lâchez-moi !

Lâchez-moi !

Frappe-le.

Ça suffit. Il a eu sa leçon.

- Laissez-le tranquille. - Il nous doit de l'argent.

Il vous doit 25000, c'est ça ?

En Voilà 10.

Prenez-les et on est quittes.

Tu veux rire, le vieux.

Prenez-les ou je commence à tirer.

Ça va ruiner notre Noël à tous.

Ou j'appelle la police. Elle serait heureuse

de voir qu'on vous recherche.

Vous n'êtes pas des durs. Vous êtes bookmakers.

Prenez ça.

Vous restez en vie, vous évitez la prison.

C'est mon cadeau.

Joyeux Noël.

- On peut récupérer notre arme ? - Jamais de la vie.

Comment savais-tu que la police les recherche ?

La police recherche toujours des types comme ça.

Et tu as su ce qui se passait ?

Tout comme je savais que Darryl et Benny t'attendaient

après l'école en sixième année.

Darryl et Benny ?

- Darryl et Benny. - Tu les avais arrêtés.

Mais pas Mo et Dude, n'est-ce pas ?

C'est ta façon de me punir ?

Je vais te dire un truc.

Ce qu'il te reste, à la fin, c'est la famille,

et ta famille, c'est nous, mon garçon.

Voilà mon train.

Je dois m'en aller.

Quentin.

- Bonjour, tout le monde. - Papa ! Joyeux Noël.

Comment va mon petit bourdon ? Petite tête.

Joyeux Noël !

- Ta copine ? - La femme de Claude.

- Sa quoi ? - Sa femme.

Tu sais, comme dans...

- Malcolm, le mari de Lisa ? - Oui.

Je vous ai vu en photo.

Oui.

La femme de Claude.

La femme de Claude.

Alors, j'imagine que

c'est terminé ?

J'imagine que oui.

Je retourne à New York demain.

Et tu reviens souvent ?

J'ai rarement le temps de venir.

Habituellement, pour Noël et c'est tout.

Gerald !

Tu es déjà allé à New York ?

Non, mais j'ai toujours voulu.

Si je t'envoie un billet d'avion, tu viendras ?

Je peux me payer mon propre billet. Je n'attendais que l'invitation.

C'en est une.

Kelli !

Joyeux Noël.

Joyeux Noël, Gerald.

Le Père Noël arrive en ville.

Je t'ai manqué, on dirait.

Et tu vas voir combien.

- Dès que tu enlèves ces vêtements. - Ça me va.

Pourquoi tu ne prends pas une douche avant?

Bonne idée.

- Je prends une douche rapide. - Bien rapide.

- Chérie, tu as fait du sport ? - Oui.

Ça marche, ton truc.

Tu tiens la forme.

Je me prépare pour toi, mon chéri.

C'est ce que j'aime entendre.

Tu m'as manqué.

Tu m'as manqué aussi.

Oh, ma chérie.

Dès que je sors de cette douche, tu vas y goûter.

- Toi aussi. - Génial.

Tu as parlé à Quentin à propos du commerce ?

Tout va bien se passer, si c'est ce que tu veux dire.

C'est ce que j'aime entendre, ma chérie.

Maman ? As-tu de l'huile pour bébé ?

Il y a une bouteille pleine juste là.

Parfait. J'ai besoin de toute la bouteille.

Pardon ?

Ça fait du bien.

Ça va chauffer.

- Comment s'est passé ton voyage ? - Génial, ma chérie.

- J'ai fait du bon travail. - Je n'en doute pas.

Où est la voiture ? Je ne l'ai pas vue.

- Dans la rivière. - Quoi ?

Dans la rivière.

Mais de quoi elle parle, celle-là ?

De quoi tu parles ?

- Tu as un problème ? - C'est toi, mon problème.

- Ma chérie... - Sors de la douche,

- qu'on en parle. - Il y a toujours un truc, avec toi.

Oui, il y a toujours un truc, avec moi.

Maintenant, dis-moi...

Mais tu as perdu la tête ? Qu'est-ce que tu fais ?

Oui, j'ai perdu la tête, mais je l'ai retrouvée pendant que

tu t'amusais à New York avec cette pute.

- Si je réussis à me relever... - Montre-moi comment tu te relèves.

Merde ! Je peux tout t'expliquer, pour New York, d'accord ?

Inutile d'expliquer. Prends tes affaires

et sors de la maison de ma mère !

Merde !

Et merde.

Quentin est parti ?

Il y a des trucs qui ne changent pas.

Je sais que tu aurais voulu qu'il reste, Ma'Dere.

Parfois, il faut les laisser faire ce qu'ils veulent.

On dit que pour entendre Dieu rire,

il suffit de Lui dire les projets qu'on a en tête.

Je finis de m'habiller pour l'église.

Le Seigneur a beaucoup de pain sur la planche, ce matin.

Il paraît que Malcolm est parti.

Quentin est parti aussi.

J'aurais été surprise qu'il reste.

On dirait que les Whitfield ne restent jamais longtemps dans le coin.

Du coup, on ne pourra pas vendre le commerce...

Ça ne fait rien.

Tu avais raison.

Ce n'est pas une blague, j'espère ?

Malcolm, le commerce, tout. Tu avais raison.

Je vais demander le divorce.

Je suis contente pour toi, Lisa.

Oui. Ça va me faire du bien.

J'ai une seule question.

Qu'est-ce qu'il y a encore ?

De l'huile pour bébé ?

Toute la bouteille.

Partout sur le plancher.

- Il glissait sans arrêt. - Génial.

Seigneur.

Merci, Kelli.

Ça va aller.

- Je sais. - Je t'assure.

Merci à vous tous d'être venus

en ce beau matin de Noël.

Pour remercier Dieu de tout ce qu’il fait.

- Amen. - Amen.

Mais avant de terminer le service,

notre diacre, Joe Black, a quelques mots à dire.

- Joyeux Noël à tous. - Joyeux Noël.

Je suis content que vous soyez venus. Merci, révérend,

de me donner quelques moments pour partager avec vous

une surprise très spéciale en ce matin très spécial.

Frères et sœurs, mesdames et messieurs,

souhaitez la bienvenue à M. Michael Whitfield.

Bébé, viens ici et chante pour nous.

Allez, Bébé, chante pour nous.

Vous connaissez tous sa mère, Mme Shirley Ann Whitfield.

C'est un cadeau de Noël spécialement pour elle.

Bébé, viens ici et chante pour nous.

Vas-y, mon gars. Prends tout ton temps.

Allons-y.

Qu'est-ce que...?

Non, je veux un morceau.

Je voudrais un peu de jambon chaud.

Joe, tu as ce qu'il te faut ?

Quelqu'un veut des macaronis au fromage ?

Je voudrais le riz.

Essaie les légumes, Sandi. Je les ai préparés.

Je te conseille d'éviter.

Elle vient d'arriver dans la famille et tu essaies déjà de la tuer.

C'était quoi, ça ?

Je ne sais pas.

- Mon Dieu, Quentin. - Entre. Ne reste pas planté là.

Viens manger avec nous.

- Allez, ça va. - Regardez-moi ça.

- Tiens, assieds-toi. - Non, c'est ta place.

J'insiste.

Quoi de neuf, soldat ?

Que c'est mignon.

Ce moment mérite un toast.

A ma famille.

Je suis si fière de vous tous,

et chaque Noël apporte quelque chose de différent.

Ce Noël, Lisa,

j'ai perdu un gendre. Alléluia.

Mais je gagne une merveilleuse belle-fille

et mon plus vieux fils est à la maison.

Et alors que vous allez retourner à vos vies,

je voudrais que vous repartiez avec ceci :

les Whitfield forment une famille

et nous serons toujours une famille,

rien ni personne n'y changera quoi que ce soit.

Je veux ajouter quelque chose.

Je me sers un verre. Faites-moi une assiette.

Je propose à toast à Joe Black.

Et au reste de ma famille. Je vous aime tous.

On t'aime aussi.

Eh bien, puisque

tout le monde porte des toasts.

Venez ici, les enfants. Venez.

Je souhaite que chaque Noël chez les Whitfield

soit aussi merveilleux

- que ce Noël. - A ce Noël.

Un. Deux. Trois.

Joyeux Noël.

Delroy.

Vas-y, Delroy.

Je fais ce que je peux.

Regardez ça.

Joyeux Noël.

Vas-y, Loretta.

- Je ne sais pas danser. - Mais si.

Joyeux Noël, maman.

Je t'aime.

Et toi, Chris ?

C'est la photo de lycée de Lauren.

Tu es fou.

Retourne-toi.

Regarde la caméra.

Fais-le.

Ah, DeBarge.

Vas-y, Laz.

- Et toi, Mekhi ? - Montre-nous ça.

- Le robot. - Laisse-toi aller.

Vas-Y-

Hé, les gars.

A ton tour, ma fille.

Vas-Y-

Laisse-toi aller.

Laisse-toi aller.

Qui c'est qui est sexy ? C'est toi.

Joyeux Noël.

Un film pour les 13 ans et plus.

Vas-y, Sharon.

Vas-y, Ronnie.

Il enlève son veston.

- O.K. - Sexy.

Ne tombe pas.

Vas-y, Lupe.

Joyeux Noël.

Oh, là là.

Que dites-vous de ça ? Hein ?

Je t'aime, maman.

Ils sont sexy.

Vas-y, ma belle. Vas-y.

J'en veux aussi !

Traduction : Jocelyn Gagnon

Rollin' Dice Productions

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.