All language subtitles for S06E06 Koh Lanta (Vanuatu) 06

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Original subtitles

Bonsoir à tous, je suis sur le volcan Yasur, un cratère en éruption

permanente. C'est l'un des 16 volcans en activité de l'archipel du Vanuatu, une

terre de feu bordée de fonds marins abrupts et recouverte d'une forêt

inextricable.

Ici, à 20 000 km de la France, au milieu du Pacifique Sud, le danger est partout.

Tremblements de terre, éruptions volcaniques, cyclones.

C'est ici dans ce décor explosif que les 16 candidats de Koh-Lanta devront s

'affronter. Seigneurs contre juniors, les jeunes contre les anciens, ils

devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux autres.

Telle est la loi impitoyable de Koh-Lanta.

Une seule chose est sûre, l'ultime survivant repartira avec les 100 000

euros de récompense.

Au départ, ils étaient 16.

À la fin, il n'en restera qu'un.

Les survivants ne sont plus que 8, 2 seniors et 6 juniors. L'équipe des

seniors, si performante au début de l'aventure, a souffert de la maladie.

Des blessés en pagaille et un dynamisme moindre que les fougueux juniors, qui

ont pourtant bien plus souffert de la faim. Ils ont perdu leur feu à plusieurs

reprises, mais n'ont jamais baissé les bras. Il est vrai que ce n'est pas le

genre de Ludovic, fromagé dans le doux, Il incarne la persévérance. Un autre qui

ne lâche l'affaire à aucun moment, c'est Sébastien. Ce jeune chef d'entreprise

est maintenant bien implanté sur le camp et ne laissera pas passer sa chance.

Troisième garçon des ex-Tana, le bouillonnant François David.

A 21 ans, il est professeur d'escrime dans le Gard et passionné par le Moyen

-Âge. En prechevalier, il ne baisse jamais les armes. Au temps de la

scission entre filles et garçons, François David était passé du côté des

demoiselles. Mais ce triste souvenir est bien lointain. Les juniors sont aujourd

'hui unis comme les doigts de la main et Gaëlle, auparavant pro-fille, s'est

trouvé un nouveau combat. Le sien, cette contre-maître d'Annecy, maman de 27 ans,

est une véritable guerrière.

Gaëlle a une fidèle alliée, la discrète mais endurante Marie, 21 ans, à la fois

championne de ski et esthéticienne. Elle a l'esprit sportif chevillé au corps.

Dernière figure d'Etana, Émilie.

Conseillère en assurance à Grenoble et mannequin à ses heures, elle compense

ses piètres performances sportives par une volonté de faire et un entre-gens

discret mais efficace.

Après s'être combattu, les juniors et les seniors partagent depuis 4 jours le

même campement et les mêmes vivres.

Mise à part une fâcheuse mésentente sur la répartition du riz. Et ça c'est le

riz, vous comprenez pourquoi on a maigri ?

Car les deux équipes ne l'ont pas économisé de la même manière, l'ambiance

est au beau fixe. Les anciens ne sont plus représentés que par Alain, robuste

meunier de la Marne, à presque 50 ans, c'est un homme solide et calme sur qui l

'on peut compter. Avec lui, seule rescapée des femmes mosso, la trépidante

Catherine, maman marseillaise d'une famille nombreuse, elle a traversé les

crises et les défaites des seniors entre éclat de rire et bougonnerie.

Toujours collée à Nathalie depuis le premier jour, Catherine a mal supporté

la récente amitié de son idole avec Gaël, l'amazone des juniors.

Après de violentes disputes, le sort de la combative Nathalie a été scellé par

un vote unanime au dernier conseil.

C'est d'une seule et même voix que l'équipe au grand complet a exclu

Nathalie, jugée trop intrigante. Ils ont eu peur que son influence et son

argumentaire ne viennent briser la belle entente du camp.

Même les proches amis de Nathalie l'ont abandonnée. Catherine, qui se sentait

délaissée, et Gaëlle, qui raillait entre sa complicité avec Nathalie et sa

fidélité au junior.

Moi, je me suis fait avoir.

Elle faisait que me dire que dans son entourage, les gens étaient jaloux d

'elle et qu'on la prenait pour une manipulatrice, que c'était pas sympa et

tout. Je comprends pourquoi.

À chaque fois, je me dis... Moi, je me suis fait avoir 20 jours.

J'avais pas vraiment réalisé à quel point...

Elle peut être perfide. C'est pas très beau son comportement.

Tout le monde est content qu'elle soit partie.

Moi, je m'écroule. Bonne nuit.

Bonne nuit, garçon.

Jolie fille, à demain.

Mon petit FD, il est fatigué. Non, mon petit chéri, je te sens stressé ce soir.

Non, fatigué, vraiment crevé.

C'est sans état d'âme ni regret que tout le monde s'endort, mais pas pour bien

longtemps.

Une heure après s'être endormi, les naufragés sont réveillés par un

véritable déluge.

C'est la

première nuit qu'on passe aussi

mal, puisqu'on a pris une bonne giboulée dans la nuit. Ça a duré pratiquement une

heure. Et puis la pluie, c'était vraiment violent.

En un quart d'heure, on était tous trempés.

Et c'est vrai que personnellement, je roule la pluie, moi.

Le froid, le chaud, ça ne me fait rien, mais la pluie, je roule ça.

Il reste toute une quatorze minutes.

Moi, c'était mon anxiété un petit peu, les soirs de pluie, comme ça.

Vous voyez, il fait froid, on est à moitié mouillé, on pue, il y a des

moustiques. On pleut, on a faim.

Et puis là, en fait, je trouve qu'on gère vachement bien.

On craque pas, on est là, on est des gens normaux comme tout le monde.

On a l'habitude d'avoir un lit, un toit.

On pense avec philosophie et puis on se dit que s'il y a trois jours comme ça,

on fera le maximum pour le prendre au maximum avec philosophie.

On a signé, c'est pour un chien.

Quoi que trois jours quand même.

On a peut-être un jour avec philosophie, peut-être pas trois.

Au petit matin, les stigmates de cette nuit agitée sont bien visibles. Le camp

est dévasté.

soit rangé, ordonné au maximum.

Il n'y a peut-être pas de coïncidence, mais depuis le départ de Nathalie, on

essaie de reprendre les choses à zéro, de bien repartir sur les bases qu'on

nous connaissait.

Là, on est sur des bonnes bases et c'est ça qui est important pour qu'on se

retrouve tous ensemble.

Au niveau de la psychologique, c'est un peu remettre aussi de l'ordre dans sa

tête. Tout le monde est beaucoup plus apaisé, moins de tensions, moins de

stress. Je crois que c'est un apaisement total et un redémarrage de bons pieds.

Ce nouveau départ sans Nathalie satisfait tout le monde et permet de

créer un groupe apparemment enfin uni entre rouge et jaune.

Gaëlle est sans doute encore plus soulagée que les autres, son amitié avec

Nathalie lui ayant valu de véritables crises d'angoisse. J'ai l'impression de

démarrer une nouvelle partie de jeu pour moi psychologique surtout, dû au départ

de Nathalie parce que j'ai plus qu'à m'occuper de moi.

C'est la première nuit où je suis allée me coucher et que je n'ai pas la boule

au ventre depuis un moment.

Je pense que ce qui a fait du bien, c'est pas vraiment que son départ, c'est

le fait qu'elle ait ouvert les yeux sur sa personnalité.

Parce que l'autre, elle lui passait tellement la brosse, elle était

tellement à lui faire des compliments, à la chouchouter, à s'occuper d'elle, à se

faire passer pour une victime, que Gaëlle avait des scrupules.

Elle était tiraillée parce qu'il fallait qu'elle défende un peu Nathalie vis-à

-vis des autres et tout.

J'ai qu'une envie, c'est d'aller me défouler au jeu de confort, même si je

le perds.

Je suis sur une nouvelle dynamique, je suis contente.

Gaël se sent mieux, elle est libérée, mais c'est maintenant Ludovic qui est en

difficulté. Son genou le lance, lors de la dernière épreuve d'immunité, il a

lourdement chuté.

Et depuis, il boite.

J'ai toujours du mal à tendre le genou à 100% ou à le plier à 100%. Et quand je

fais des rotations, j'ai une petite douleur.

Sur l'arrière du genou, mais plus au temps qu'il reçoit. Donc je pense que ça

doit aller dans le bon sens.

Le médecin doit arriver pour faire un petit bilan après une journée. Donc ça

devrait aller.

Oula ! Là, ça fait mal. Juste là ? Oui, ici.

Et là ? Il faut voir à très court terme comment les choses évoluent. Par

principe de précaution, je vais poser une attelle pour essayer de le rendre

optimal pour les épreuves à venir. Avec l'attelle, vous marchez ce que vous

voulez, puisque du coup, vous mettez attention au jeu. Donc il n'y a pas de

problème. Encore du chiqué tout ça, hein ? Ça c'est tout du chiqué cette

histoire. Ça, il ne veut pas se remarquer, bien sûr. Ça c'est

stratégique, ça.

Ludovic cache son anxiété. Il n'est jamais bon d'être blessé, diminué dans l

'aventure. Ne serait-ce que pour remporter les Jeux, comme celui qui s

'annonce.

La langue qui fourche fait plus de mal que le pied qui trébuche.

Proverbe africain.

Bonjour. Bonjour.

On va attendre Ludovic quand même.

Excuse-moi. Je vous propose pour ce jeu de confort individuel l'une des

récompenses les plus dépaysantes de votre aventure.

Imaginez une immersion totale, une soirée typique avec une famille

vanoîtèse. Leurs coutumes, leur sens de l'hospitalité, tout ça à une seule

condition. Il faut être le grand vainqueur.

de cette épreuve.

Vous allez toutes et tous être lestés par un sac plus lourd pour les messieurs

que pour les dames.

C'est une épreuve par élimination.

A chaque étape, ceux qui seront éliminés devront transmettre leur sac aux

rescapés. Et comme ça jusqu'au bout.

Ludovic, le médecin informel, il serait dangereux de participer à cette épreuve

pour la suite de l'aventure. Donc je vais vous demander de me rejoindre.

Malheureusement, vous ne serez que spectateur aujourd'hui, Ludovic. Les

sacs des hommes, les sacs des femmes, servez-vous.

Et allez vous mettre en place.

Les deux derniers seront éliminés à l'issue de cette première étape.

3, 2, 1, go !

C'est un parcours en trois étapes. A chaque fois, deux concurrents sont

éliminés. Pour l'instant, ils sont sept à concourir. Les hommes sont chargés d

'un sac de 10 kilos.

Celui des filles en pèse cinq.

Le passage du ramping est délicat. Il faut être souple et ne pas s'empêtrer,

ni dans les cordes, ni dans les algues.

Et le sprint final.

François-David.

François-David qualifié.

Sébastien qualifié.

Gaëlle qualifiée. Il reste encore deux places.

Alain qualifié.

Dernière à se qualifier pour la deuxième étape, c'est Marie.

Allez,

venez nous rejoindre.

Pas besoin de rigoler.

Sébastien, Gaël, François-David, Alain et Marie sont qualifiés pour la deuxième

étape. Toujours en course pour la victoire.

Catherine, à qui vous allez transmettre votre fardeau ?

À Sébastien.

Allez-y, Catherine.

Merci. Désolée, j'ai fait la preuve.

Il n'est pas loin.

Pour qui votre sac ? Le voilà.

Allez-y.

Il n'est pas très beau.

Vous êtes cinq.

Et pour l'étape finale, vous ne serez plus que trois.

Les deux moins performants seront éliminés et devront à leur tour

transmettre leur sac.

Bonne chance à tous.

Allez vous mettre en place.

Attention ! 3, 2, 1, go !

Alain et Sébastien sont sérieusement ralentis par les sacs que leur ont

légués Catherine et Émilie. Donner un sac, c'est choisir d'handicaper quelqu

'un.

Allez, rien n'est perdu ! Du premier au dernier, vous pouvez tous vous qualifier

pour la finale !

Chacun doit récupérer un petit sac de 2 kilos, mais ceux-ci sont entravés par

des sacs de noeuds, justement.

Marie qualifiée !

Elle va se jouer au sprint entre...

Alain, Gaël, François-David, Sébastien.

Attention. Top pour François-David.

Top pour Gaël.

Alain, Sébastien, venez vers moi.

Gaël et Sébastien se sont emparés du même sac.

Agacés mais galants, Sébastien lâche prise.

Alain, Sébastien, avant d'être définitivement éliminé, il faut

transmettre votre fardeau. Alain, d'abord, vous avez deux sacs. À qui

souhaitez-vous les donner ? Le plus lourd à... Excuse-moi, mais FD est le

plus petit à Gaël.

Alors, le plus lourd... Merci.

Sébastien, même chose, deux sacs.

À qui décidez-vous de les donner ? Je vais être gentleman, je vais tout donner

à François-David.

Contre toute attente, Sébastien n'est pas rancunier. Et en gentleman, il

choisit de charger François-David.

C'est ce qu'on peut appeler aussi de la galanterie.

La victoire va se jouer entre vous trois, Marie, François-David et Gaël.

Allez-vous mettre en place.

3, 2, 1, top !

François-David repart chargé comme un bodé. Trois sacs d'hommes, un sac de

femmes et un petit sac sur les épaules, soit au total un poids harassant de 37

kg.

Gaël ne porte que 12 kg et Marie s'en sort bien avec une faible charge de 7

kg.

Il faut repartir au départ !

Vous avez tous les trois le potentiel pour gagner.

Il faut veiller à bien répartir le poids pour espérer traverser cette étroite

poutre jusqu'au bout.

C'est gagné ! Bravo ! La victoire pour Marie !

Marie, félicitations ! C'est votre première victoire dans une épreuve

individuelle.

Votre hôte s'appelle Timothy.

Vous allez le découvrir avec toute sa famille.

Mais vous n'allez pas vivre cette aventure seule.

Vous allez pouvoir partager ce moment de bonheur avec qui ? C'est à vous de me le

dire.

Alors, j'ai promis à Gaëlle que quand on faisait l'épreuve, je la partagerais

avec elle. C'est la personne que...

que j'aime énormément.

Et je partage énormément de choses avec elle depuis le début.

Et je veux partager ça avec elle.

Désolée, les autres, j'aurais voulu en dire un peu.

Chacun de vous.

Alors, pour rejoindre Timothée, regardez, la pirogue vous attend.

Et c'est son fils, Kennedy, qui va vous guider. Belle soirée à vous.

Allez, Kennedy vous attend.

Les deux filles ne le savent pas, mais elles vont vivre une expérience unique.

Une soirée à écouter les leçons de vie d'un chaman, Timothy.

Elles partageront aussi avec lui et sa famille un repas typiquement vanoité. De

quoi marquer les consciences à tout jamais.

Il y a ça, Rani ? Bonjour.

Bonjour, bonjour, bonjour.

Marie.

Merci. Merci.

C'est avec le kava que l'on souhaite la bienvenue au Vanuatu et surtout que l'on

scelle une amitié et prouve sa confiance.

Cette mixture, peu ragoûtante à première vue, est obtenue en broyant des racines

de poivrier.

La tradition veut qu'elle soit mâchée par de jeunes enfants.

Cette boisson, quelque peu anesthésiante, non alcoolisée, était

autrefois réservée aux hommes.

Mais depuis peu, et uniquement dans la capitale, les femmes peuvent aussi en

consommer. C'est autour d'un verre de cava, à la tombée de la nuit, que tout

problème trouve sa solution.

Tous les soirs, les vins noités se rendent dans les nakamals qui longent

les rues des villages.

Dans la pénombre, chacun déguste ce breuvage garant d'un sommeil profond,

mais relativement amer.

Le cava laissant un souvenir âpre en bouche, il convient de l'effacer.

Timothée offre donc à ses hôtes un plat qu'elles connaissent déjà, le laplap.

Régal assuré ! Merci ! Bon

appétit ! Merci !

C'est beau de vivre comme ça.

Il nous donne toute l'énergie dont on a besoin pour finir le jeu.

et pour réussir dans notre vie future.

Même si c'est des gens qui vivent avec peu de choses, on a tellement à

apprendre d'eux.

Pour le reste de l'équipe, la réalité est

moins merveilleuse. Les intempéries inquiètent les naufragés qui s'activent

à tout va pour fortifier le camp.

On est en train d'agrandir un petit peu notre rovin pour être le plus à l'abri

possible et avoir le plus de place autour du feu.

Seul Ludovic traîne la patte et pour cause, sa jambe le fait souffrir. Il ne

peut pas travailler et rester les bras ballants quand ses camarades s'échinent

l'exaspèrent.

Très sérieusement, je commence à m'en avoir un petit peu marre de devoir poser

mon cul sur la trousse de secours et puis d'attendre que le temps passe parce

que j'ai mes collègues qui sont en train d'améliorer la cabane. Là, je suis

obligé de les regarder. Il faut que je me préserve si je veux continuer l

'aventure correctement. Donc là, ça commence à être pénible.

Moi, j'ai l'impression que Ludo, il s'en veut. Il s'en veut de ne pas être avec

nous, de ne pas nous accompagner.

Et de ne pas participer au jeu, mais là, c'est surtout le fait de ne pas mettre

des bouts de bambou avec tout le monde, de ne pas faire la nourriture pour ce

soir. Et c'est vrai que comme ce n'est pas quelqu'un d'inactif, il accepte.

Et puis c'est un mec, alors non, il n'est pas bien, c'est clair.

Donc là, il faut vraiment que je mette un point dans ma poche et que j'attende

que le temps passe.

Décidément, la météo est bien maussade. Mais ce soir, tous les aventuriers ne

sont pas logés à la même enseigne.

On ne peut pas dire Marie-Gaëlle, là, elles sont mieux qu'Émilie et Catherine.

Non, je ne veux pas déconner.

Non, mais moi, je suis contente pour elles et je sais qu'elles vont nous

rapporter plein de choses demain. On va en discuter.

Voilà, quoi.

C'est ce qui est cool, en fait.

Gaël et Marie vivent un véritable rêve, un conte de fées. Les yeux pétillants,

elles ne ratent pas une miette des histoires de Timothée. Il leur enseigne

le langage de la nature, mère de toutes choses ici au Vanuatu, où tout fait

sens.

On sent que Timothée est très proche de la nature et en tire sa

force.

Il la respecte énormément.

A la base, c'était la même chose pour nous en Occident, mais on l'a perdue et

je trouve ça dommage.

La nature, elle peut apporter tellement d'énergie, tellement de force, tellement

de soutien.

Je pensais déjà ça avant.

Mais là, le fait d'entendre la bouche d'Amanou Eté, ça me fait super plaisir

parce que je me dis, moi, je ne suis pas la seule.

Marie et Gaël se laissent happer par l'ambiance mystique qui émane des

légendes que leur rapporte Timothée. En communion avec la nature, il les

entraîne dans sa trance.

Envoûtés qu'elles sont de toucher si concrètement cette culture pétrie de la

force des ancêtres.

Merci de votre accueil.

C'est dans mon cœur pour toujours.

Je ne sais pas quoi dire, je ne sais pas...

C'est peut-être rien chez nous, mais ça c'est quelque chose, j'espère le garder

toute ma vie.

Tout a une fin malheureusement, et les deux filles, un peu déconnectées par

cette soirée particulière et précieuse, rejoignent leur compagnon d'aventure,

déjà installé pour la nuit.

On était bien avec eux, ils nous ont rempli d'amour, ils nous ont rempli de

cadeaux. Et ça, vraiment, la natte, j'y tiens. Je dors dessus le matin, je la

plie, je la range.

Et je n'ai pas envie qu'on l'abîme.

C'est hyper précieux à mes yeux.

Là, on va en profiter, on va dormir avec nos nattes. On va essayer de ne pas le

partager.

La nuit a été pluvieuse, mais Gaëlle et Marie, elles, ont excellemment bien

dormi, grâce à leur natte, auquel elles tiennent comme à la prunelle de leurs

yeux. Je ne sais plus comment la pruner, j'ai peur de l'abîmer.

Et après, c'était comme ça.

Les nattes servent que pour nous deux et que pour la nuit.

C'est trop important. C'est un cadeau personnel.

Si on me la prend sans me demander, je vais être en colère. Si je l'habille

moi, je ne m'enverrai qu'à moi. Si c'est quelqu'un d'autre, ce n'est pas pareil.

Je dois enlever tous les grandes cendres.

Ça vous arrange si je mets la mienne avec la tienne ?

Les deux filles ont pensé à leur compagnon et leur ont ramené ce qu'il

restait du délicieux laplap cuisiné par l'épouse de Timothée, avec un ingrédient

précieux, de la viande.

Alors, on veut des histoires, on veut tout savoir.

Déjà, il commence en nous disant, voilà, moi, ce que je vais vous apporter, c'est

la force intérieure, la force de la nature, et vous montrer qu'on a une

nature dans laquelle vous pourrez puiser du pouvoir, votre force.

Elles nous ont fait partager leur bonheur, et en fait, ça m'a fait plaisir

de les voir heureuses.

Sinon, je dois avouer que les légendes...

Je ne suis pas vraiment, vraiment sensible. Pour eux, la nature, elle peut

t'amener des forces.

Et cette force peut faire que tu peux tout faire avec.

Comme quoi, il faut regarder les signes par rapport aux animaux, les signes de

la nature.

L'équipe déguste consciencieusement le repas ramené par les filles, mais ne

prête qu'une oreille distraite, voire indifférente, à leur récit pourtant

passionné. On dirait de la pollen, le morceau, là.

Ils ne doivent pas se rendre compte à quel point, nous, ça nous a touchés.

Ils voyaient qu'on était revenus vraiment en paix, en sérénité, heureuse.

Donc, je pense qu'il y avait un petit peu d'envie. C'est joli ce que vous nous

racontez. Mais nous, on le raconte mal.

C'était vachement mieux raconté hier.

Quand on leur a raconté les histoires, je les ai pas senties plus emballées que

ça. La récompense, le repas, elle leur a pas plus fait envie que ça.

Donc je vois pas... J'ai l'impression d'avoir un peu rien ramené. Que du

négatif, à part Émilie qui nous dit je suis contente pour vous parce qu'on voit

que ça vous a fait plaisir.

J'aurais aimé être à leur place, mais bon, en même temps... Moi, ce que je

voulais, c'était surtout manger, sincèrement.

Et en fait, elles ont ramené à manger après, donc parfait pour moi.

Tout le monde s'en fout.

Ludovic, par exemple, est concentré sur l'état de son genou. Il ne supporterait

pas d'être à nouveau sur la touche pour le prochain jeu.

D'autant qu'il est d'importance. C'est une épreuve d'immunité qui arrive.

L'un d'entre eux va pouvoir sauver sa tête pour le prochain conseil.

Quand je suis rentré du jeu, j'étais très frustré.

Mon mental allait très bien. Je suis toujours de l'avant, conquérant et tout

le reste. Mais c'est juste se dire, il faut vite que mon genou revienne parce

que tu as envie de participer. Je suis impatient.

C'est tout simplement ça.

C'est maintenant qu'il faut mettre un coup de colis et il ne faut pas regarder

les gens. Il faut aller de l'avant parce que la place, on la méritait.

Il a l'air mieux dans sa jambe. Non, ça va.

Puis l'intérêt d'aller parce qu'on n'a pas envie que Nathalie revienne dans le

jeu.

Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.

Proverbe négritien.

Émilie, j'ai un proverbe négritien à te dire.

Négritien ?

Une pirogue n'est jamais trop grande pour chavirer.

C'est une épreuve d'immunité et Ludovic veut l'emporter. Être blessé n'est

jamais de bon augure dans la perspective du conseil.

Je suis actuellement sur l'une des pirogues mélanésiennes que vont utiliser

dans quelques instants les huit rescapés de Koh Lanta. Le rôle de la pirogue ici

au Vanuatu est prépondérant. C'est en effet le lien de communication principal

entre les 80 îlots de cet archipel déployé. C'est aussi un symbole de paix

puisque les chefs de tribus, après une querelle, se retrouvent au large pour

régler le conflit. C'est également à bord de ces pirogues que les sorciers

tentent de repousser les cyclones très fréquents dans cette région du monde. Et

vous allez vous en rendre compte pour des gens qui n'ont pas l'habitude. les

piloter même dans un lagon calme n'est pas chose facile.

Bonjour à tous.

Sébastien, votre immunité s'achève maintenant.

Par conséquent, je vais récupérer le totem. Il est immédiatement remis en

jeu.

Aujourd'hui, même si c'est une épreuve individuelle, votre destin va être lié à

celui de certains de vos compagnons. Après une course, vous allez vous

retrouver engagé dans une régate.

Quatre contre quatre sur deux doubles pirogues.

Au niveau des premières bouées, vous trouverez un couteau pour vous permettre

de scinder en deux ces doubles pirogues.

Deuxième course alors, deux contre deux. Il faudra revenir sur la terre ferme. Le

premier ou la première qui arrive ici devant moi et qui brandit le totem

devient intouchable au prochain conseil. Bonne chance à tous et surtout bon

courage, vous allez en avoir besoin.

Merci.

Attention au départ ! 3, 2, 1, go !

Allez

les filles, allez, allez ! Émilie, Catherine ! Les aventuriers doivent

embarquer à deux par pirogue. Le choix de son binôme est donc essentiel. Et là,

curieusement, Gaëlle décide subitement de changer de partenaire.

Elle fera équipe avec Alain.

Regarde droite ! Regarde droite, vieille ! Regarde droite !

Sébastien a libéré les deux pirogues l'une de l'autre.

Sébastien et Ludovic prennent la tête de la course et mettent le cap sur la terre

fer.

Même opération pour les quatre suivants, mais les filles ne

sont pas très efficaces.

Au revoir.

Sébastien et Ludovic ont débarqué sur le banc de sable. Le fromager a

manifestement retrouvé toute sa motricité. Il cavale en tête, suivi de

près par Sébastien. Mais la tenace Gaëlle est à leur trousse. Elle ne

lâchera pas.

Gaëlle, nerveuse, veut gagner cette immunité et donc rattraper Ludovic. Elle

grille la politesse à Sébastien et s'engouffre avant lui sous la barre.

Sébastien se fait encore avoir par sa galanterie naturelle.

La

victoire

est pour vous ! Première immunité individuelle ! Bravo Ludo !

Ludovic, je sais que vous l'attendiez depuis longtemps.

Cette victoire dans une épreuve et plus particulièrement dans une immunité, elle

est là. Vous avez le totem, vous êtes intouchable pour le prochain conseil. Ce

qui prouve quand même que votre genou est parfaitement remis.

C'est sûr que cette épreuve, on pourrait la partager à deux. Parce que le binôme

qui fait les pirogues fait aussi son boulot sur l'ouverture des trous sous

les bûches.

Une victoire qui fait du bien.

Ça vous permettra d'arriver au conseil tranquille et serein.

Au conseil, vous êtes tous vulnérables sauf lui.

L'un d'entre vous partira d'ici quelques heures.

A très bientôt. Merci.

Ludovic revient de loin.

Handicapé par sa jambe, c'est pourtant lui qui rentre protégé par le totem. De

quoi redonner du baume au cœur au jurassien jusque-là un peu morose.

C'est bien pour Ludo d'avoir gagné cette épreuve parce que c'est vrai que ça

faisait deux épreuves qu'il ne pouvait pas faire dû à sa jambe. Et il a fini l

'épreuve en beauté.

Le retour de Ludo, le grand retour de Ludo, ça fait plaisir. Très content

aujourd'hui de la victoire. C'est encore un jeune qui gagne, c'est génial.

La stratégie en arrivant sur le jeu, c'était d'empêcher Alain ou Catherine de

gagner l'épreuve. Je crois qu'ils gagnent l'immunité. Il suffisait de

mettre un peu des bâtons dans les roues sur le parcours d'Alain, donc c'est ce

que Gaël a fait magnifiquement.

Gaël s'est mis avec moi dans la pirogue.

Mais je ne dis pas qu'elle m'a freiné rien du tout. C'était le but du jeu, c

'était de me mettre sur la touche.

Tout le long au début, je lui disais mets-toi devant et je me suis allé

derrière.

Elle ne s'est déjà même pas trouvé sa voiture quand elle range sa bagnole sur

un supermarché, sur un parking.

Qu'est-ce qu'elle voulait ? Qu'elle pagaie au milieu du Pacifique.

J'ai pagaillé comme je pouvais, je ne suis pas forte en pirogue. Il est vrai

que j'aurais pu donner un coup de rame plus fort.

Il n'y a aucun jeu qui est fait pour moi.

Je ne sais pas, un jour il faut tirer avec les bras parce que j'ai beaucoup de

force. Seule sur une pirogue aujourd'hui, j'aurais pu m'en sortir

bien, parce que j'ai un sacré coup de pagaie, pareil.

La prochaine, c'est moi qui la gagne.

Tu déposeras le conseil, Catherine. Je ferai tout pour que tu la pertes de mes

immunités. C'est même pas la peine, je vais perdre toutes mes immunités.

Tu t'es pas donné à faire.

Arrêtez vos conneries.

Vous verrez que quand vous aurez 50 piches, il vous donnera.

Même si les jeunes se sont alliés contre les deux anciens, c'est plutôt bon

esprit. Tous savent que la vraie bataille est à venir plus tard.

Après c'est chacun pour soi, plus d'esprit d'équipe. On est là pour gagner

des épreuves, pour gagner des immunités. C'est l'immunité qui fera que les

personnes resteront. Ce sera vraiment chacun pour soi.

Il faudra vraiment se battre individuellement pour gagner sur Totem.

C'est le sport.

Pour moi Sébastien c'est le plus dangereux des garçons. De plus en plus

il se découvre et ça se voit, il est très fort. Moi il me fait peur.

Faut-il éliminer les candidats les plus dangereux, même jaunes, ou garder l

'esprit d'équipe jusqu'au bout ?

Et se séparer des rouges, à chacun de se faire une opinion. Pour l'instant, les

naufragés font un rapide sort au reste de l'aplape.

L'aplape vaut mieux que de tu le rois.

Avant de s'allonger sur des couches humides.

Gaëlle et Marie, elles, ne craignent pas la pluie. Les nattes offertes par la

famille de Timothée sont d'un précieux recours pour passer enfin de bonnes

nuits. Ils sont enveloppés dans ces nattes comme ça, c'est vrai que ça peut

donner envie par rapport aux autres.

En même temps, on a gagné ce jeu de confort.

Je sais que j'ai bien dormi parce que je suis protégée de l'humidité, du vent.

C'est vrai que c'est vraiment plus confortable.

C'est vraiment pour une personne, je ne peux pas partager.

Soudées par leur expérience commune, les deux filles ont du mal à se réintégrer

au groupe.

Et c'est de leur côté qu'elles s'endorment.

La nuit n'a pas raisonné les filles. Ce matin, elles sont bien décidées à vivre

l'aventure pour elles seules.

C'est pas parce qu'on vit en groupe qu'on doit toujours coller les uns aux

autres. La journée, on est en groupe et la nuit, on dort toutes les deux.

Vous voyez bien la largeur du truc, on ne peut pas... Salut ! Ça va ? Ça

va être chacun pour soi, sauf... Pas forcément chacun pour soi, mais les

affinités qui se séparent vraiment, ou les affinités qui se rapprochent. Par

exemple, nous, on se rapproche encore, encore plus.

Cette relation fusionnelle est belle à voir, mais l'exposer de la sorte, en s

'isolant du reste du groupe, n'est peut-être pas très judicieux, surtout un

jour de conseil.

Allez, à tout à l'heure !

Faites pas mal, surtout.

Alain, lui, au contraire, se révèle. L'homme bourru qu'il était va au contact

des autres. Aujourd'hui, il se sent bien sur le camp et prend sous son aile le

jeune François-David pour lui enseigner sa science de la survie.

On y est, alors attends voir.

L'arbre à pinces, c'est ceux-là, là, tiens.

Tu vois ? Dans la fourche, tu les vois ? Donc ce que tu vas faire, c'est que tu

vas essayer de monter.

Un, deux, trois.

Ok,

je suis à la branche. Ok.

Bon, maintenant, je vais te passer la machette. Une fois que tu es sur la

branche, je te passe la machette.

C'est stabilisé là-haut ? Ok, stabilisé.

La branche, elle est assez haute. Merci.

Olivier ?

Putain, c'est bon, j'en ai une.

Elle n'est pas très grosse, mais... Tu l'as ? Ouais, je l'ai, ouais.

Bon, attends, je me mets en dessous. Ça chope ou quoi ? Vas-y, ouais.

C'est bon, OK.

Ce matin, j'ai pris François-David, c'était prévu. Je vais lui montrer les

arbres à pain, les papayes et les bananes.

C'est un picole.

De la seule.

Ça fait deux jours qu'il me demande d'aller lui montrer.

C'est pas mal parce que finalement, c'est l'ancien qui montre au plus jeune.

C'est le plus jeune de l'équipe, c'est moi le plus ancien et c'est impeccable

comme ça.

Les deux hommes sont fiers de leur cueillette.

C'est l'abondance sur le camp réunifié et il est l'heure de passer à table pour

leur dernier repas à 8.

On est bien loin du temps des privations. Grâce à l'influence et aux

enseignements des seniors, les juniors n'hésitent plus à manger ni à attaquer

leur stock de riz. Ils savent maintenant que la forêt peut les nourrir.

C'est rasséréné par cette constatation que les huit aventuriers

envisagent le conseil de ce soir.

Cependant, la réflexion est de courte durée. Une mystérieuse bouteille s

'échoue sur la plage.

Ou un des yeux près du cœur.

Par-delà les océans, il pense à vous.

Plus vous offrirez de victuailles aux messagers, plus vous obtiendrez de

lettres.

Apparemment, on va avoir des nouvelles de nos proches et ça nous fait assez

plaisir. Et d'après ce qu'on a compris, d'après le message, c'est que chacun a

la chance d'avoir au moins une petite lettre. Parce que plus on donne à manger

ou je ne sais pas quoi, plus on a de nouvelles.

Donc ça peut être bien. Il y a déjà la galinette qui commence à pleurer.

C'est trop bien ! Je pense que c'est une épreuve où tu ramènes deux choses pour

ta tête. Mais galinette, mais calme-toi ! Je m'en fous, je dois aller me boire.

Parce que je ne veux pas de nouvelles de chez moi, parce que je n'ai pas le

courage de la fronter.

J'ai peur de craquer.

J'ai pleuré toute la nuit en passant à ma famille et je ne veux pas. Je ne veux

rien voir.

Rien que de ne pas essayer, j'ai envie de pleurer.

Parce que nous, on pense à eux tout le temps, mais là, ce serait vraiment un

truc qui vient de là-bas, pour nous.

C'est eux qui ont soit écrit, soit ils nous ont envoyé quelque chose, ça vient

d'eux.

Donc, en réalité, c'est de nos victuailles. Il faut donner de nos

victuailles pour qu'on se dépouille. Ah, pour donner nos fringues et tout ?

Non, les victuailles, c'est la bouffe. La bouffe ? On en ramène à bouffer, à

ramener tout.

Je m'en fous, on prend tout.

On prend des bananes, on prend des bananes. Des crabes, on en a tous les

jours. Moi, je donne tout.

Séparer de toutes les victuailles, je pense que ce n'est pas raisonnable. Mais

séparer de trois quarts, je pense que c'est raisonnable.

Des noix de coco, des noix de coco, des bananes.

Au régime de bananes. Action ? Allez, action. Je cherche les bananes là-bas.

Les naufragés l'ont bien compris, ils doivent rassembler quelques provisions

pour les remettre à un messager qui leur livrera alors des lettres de leurs

proches. Mais leur entrain dépasse peut-être la mesure et ils déploient

tous leurs efforts pour amasser des quantités impressionnantes de

nourriture, anxieux qu'ils sont de ne pas obtenir tout leur courrier. Là tout

le monde se sépare de la bouffe, il n'y a pas de calcul à faire, ça vaut plus

que de la nourriture ce qu'on va recevoir.

Heureusement, leur île est richement pourvue et surtout, leur connaissance

actuelle de la forêt leur permet de dénicher beaucoup de denrées. Mais il

faut faire la part des choses.

Après,

ce que deviendra l'équipe, on verra après, visiblement.

J'ai la machette !

Visiblement, le groupe est prêt à se sacrifier, donc moi aussi.

Il y a des

plantures citantes, mais ce n'est pas grave.

Ce qui me ferait plaisir, déjà, les nouvelles, c'est sûr, de ma famille, de

ma femme et de mes deux filles, et de mon petit-fils, qui, je suis sûr, s

'ennuie depuis maintenant un mois.

Ça fera du bien au cœur.

Ça soulage un peu parce que, surtout le matin, quand je viens au crabe,

je pense souvent à lui.

Quand je suis tout seul.

Et c'est vrai que ça me ferait énormément de bien.

T'en as ? Ouais, j'en ai cinq.

Oh putain ! C'est le nom des tuyaux.

Hola, revenez !

Les doses amassées sont importantes, mais la pertinence d'un tel don est

discutable et discutée.

Tous ne veulent pas se départir de tout, même si fruits et légumineuses poussent

vite sous ces latitudes et si les crabes sont toujours au rendez-vous. On a tout

donné au niveau de la nourriture, toutes nos réserves, tous nos stocks, même ceux

qui étaient sur les arbres. Donc là, de ce qu'on a vu sur l'île, on n'a plus de

nourriture.

J'ai les jambes cramées. C'est comme une dingue dans les plantes. C'est bien.

La discorde s'est posée sur le régime de bananes.

Les garçons étaient plutôt pour garder le régime de bananes et les filles

plutôt contre et voulaient donner le régime de bananes.

Bon bah voilà, une fois quoi, une, une, un, un, un, un.

Et après je vais les intéresser parce que je ne serai pas à la fin. Deux, un,

trois.

Moi je trouve que ce n'est pas raisonnable. Moi je garde la banane.

Trois, trois.

Trois, trois, Alain.

Je me dis que ce n'est pas raisonnable non plus.

Quatre, trois.

Bon bah on enlève le régime.

Se battre pour une banane par jour comparé à la récompense, il ne faut pas

oublier que tu es à Koh Lanta, Koh Lanta même si tu as un peu faim.

C'est un peu ce que tu dois surmonter.

Est-ce qu'on peut essayer une seule fois de plaider encore notre cause, ma fille

? Oui, bien sûr. C'est qu'honnêtement, on m'a toujours dit que plus tu

donnes... Plus tu avais de retour. Et plus tu as de retour.

Et moi, je pense que...

C'est peut-être pas que du lait, il y a peut-être des colis. D'accord, ok, mais

quand tu donnes, il ne faut rien attendre au retour. Moi, je vois Marie

qui pleure, qui est brûlée de partout.

Si tu ne manges plus, tu vas gâcher ta santé. Mais moi, je n'ai pas du manger

plus. Tu vas être fragile.

Tu vas être fragile et tu vas arriver à voir tes proches, tu seras complètement

affaibli et tu vas aller se choper une maladie.

Mais parce que toi, tu as peut-être bien le crabe, mais toi, la place de Seb, qui

supporte plus trop le crabe, il bouffe du riz jusqu'à la fin de l'aventure.

Moi, je pense qu'on a voté. Vu que Sabi peut pas manger de câbles.

Moi, je veux pas que ça me retombe sur le dos. Non, non, non.

On a voté, Sabi.

Je m'emballe pas, mais... On a voté, Sabi.

On a voté, Sabi.

Je le reprendrai pas, en tout cas.

Le premier vote, les garçons voulaient garder un régime de bananes.

Et puis, visiblement, les filles y tenaient vraiment à cœur et elles ont

plaidé leur cause.

Moi, je grince des dents un petit peu parce que, forcément, je passe pour

celui qui a tout en fin, tout en ci, tout en ça, mais il faut...

Je trouve qu'il faut être logique, 12 jours dans des conditions comme ça, si

on n'est pas au top de notre forme avec beaucoup de nourriture, si en plus on n

'a plus rien, ça va être dur.

C'est vrai qu'on a fait l'unanimité, mais il y en a qui n'ont pas d'enfants,

il y en a qui n'ont même pas de conjoint, donc peut-être que c'est moins

important pour eux. En plus, c'est qu'ils s'énervent, juste parce que je

lui ai dit, si tu n'aimes pas le crabe, je te donne mon riz et je prends ton

crabe, il n'y a pas de motif de mon nom.

Personnellement, j'aurais un gamin qui vient d'avoir 5 ans, c'est tout pour

avoir des nouvelles.

Moi, ce que je vois, c'est que je vais aller me faire cramer pour essayer d

'aller choper les crabes pour tout le monde. On s'est tous tués.

Marie, tu t'es cramée parce que t'as pas eu de chance.

On a fait un vote.

Ouais, mais c'est pas fair play parce que vous faites un vote et vous remettez

tout sur la faute d'une personne.

Alors, c'est pour ça que moi, j'aimerais bien que les bananes, on les mette

directement comme ça. Il n'y aura plus de problème.

Je suis pour. On met les bananes. On arrête. On essaie de plaider notre cause

et vous nous faites du chantage. Mais pourquoi tu plaides ta cause à partir du

moment où on a fait un vote ? Notre cause, les filles.

Non, maintenant il est fait, Gaël, on arrête de discuter, on s'en fout, il est

par terre. C'est fait, maintenant, on passe aux lettres qu'on va avoir.

Le messager arrive par la mer.

Les rescapés s'élancent vers lui et vers les précieux sachets renfermant la

correspondance tant espérée.

S'il vous plaît, un peu d'alerte ! Attaquez chacun.

Il y a des trucs durs dedans.

Il y a des... Oh, vous entendez ? Excusez-moi.

Il y en a des plus épais que d'autres.

C'est le dernier, celui-là.

Pourquoi il passe par là ? Là, il y a plus de récifs. Non, mais il est en

train de guider Catherine.

Je crois que c'est moi.

Il aurait pas nagé, il me gêne.

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce qu'on a fait tomber ?

Il n'y a pas moyen, il revient avec les lettres, parce que c'est peut-être les

lettres à quelqu'un.

Je suis impatient.

Allez.

Reste avec nous, Catherine. Non, non.

Ne m'allez pas l'impossible.

Catherine refuse tout net de lire son courrier. Je l'ai mis dans mon stack, je

l'irai chez moi quand je serai rentrée.

Ça, c'est Booba, ma meilleure amie.

Elle me fait un petit oeuf pour me redonner le moral.

Avec des bonbons et des chocolats.

J'ai qu'un petit-fils, en plus. C'est vrai que je ne l'aime pas, je l'adore.

Il se demande toute la journée où je suis parti.

Il me dit que quand je reviens, on va s'expliquer.

C'est de l'humour, mais ça fait chaud au cœur.

C'est mon chéri qui m'écrit, en fait. En fait, Seb, il aime pas trop trop écrire,

quoi.

Et là, il m'écrit et tout, il a l'air bavard, il a fait deux pages, j

'hallucine, quoi.

Et ça me fait vraiment plaisir, je l'aime trop, quoi. Enfin, je suis... Tu

sais qu'ici, tout se passe pour le mieux. Yoris me parle tous les jours de

toi. Et on en rigole beaucoup.

Il est très fier de toi et de ce que tu fais autant que moi.

Et ça, vous voyez ça ? Il me l'écrit, il me le dirait jamais, quoi, qu'il est

fier de moi.

Ça fait toujours plaisir, on sourit tout le temps quand il y a des gens proches,

la famille, les amis, la petite femme qui écrivent.

Je ne sais pas s'il y a des mots pour décrire tout ça.

J'étais venu pour apprendre plein de choses, pour conforter mes idées, pour

prendre peut-être d'autres directions, pour faire un bilan total.

Tu penses à ta famille, tu penses à ta femme.

à ces coups de gueule qui servent à rien, à cette fatigue qui servent à

rien, à ces moments difficiles, à ces moments de doute.

Tu penses à tout, quoi.

Alors, t'as une nouvelle de ton fils ? Mon fils m'a fait un poème.

Je peux vous lire, franchement, le poème de mon fils.

Tu es sur la plage, le soleil te brûle la peau, les méduses piquent toujours,

on peut pas se baigner, les poissons jouent avec les poulpes, le vent souffle

et le sable se lève.

C'est l'esprit confus et les yeux embués mais remontés par ces preuves d

'affection que les naufragés vont devoir se rendre au conseil et la mort dans l

'âme, éliminer l'un d'entre eux.

Je voterai contre Catherine tout simplement parce que c'est une ex rouge.

L'objectif c'est les rouges donc tant qu'il y a du rouge.

C'est vrai qu'Alain et Catherine sont très appréciés de tout le groupe des

jaunes.

Mais je pense qu'il était hors de question pour qui que ce soit de penser

à éliminer un jaune avant un rouge. Je voterai contre Catherine parce que c'est

une ex-rouge et qu'avec les jaunes, on a décidé qu'on serait les six derniers.

Franchement, j'attends de voir les comportements, les affinités.

Depuis la réunification, on a senti Gaël un petit peu plus perso. Je vois là,

elles ont eu les nattes. Jamais personne autre qu'elles n'ont vu la couleur de

ces deux atouts de confort.

C'est des petits détails, mais c'est vrai que quand on raisonne groupe, on ne

raisonne pas.

Groupe dans le groupe, on raisonne groupe.

Rien n'est clair.

Alain inquiète sportivement les juniors, mais il est utile au camp. Catherine

bougonne souvent.

Gaël et Marie font bande à part.

Sébastien est manifestement en forme.

Une seule chose est sûre, dans quelques instants, les aventuriers ne seront plus

que sept.

Bonsoir à tous.

Alors on va commencer par l'événement de l'après-midi.

Cette bonne nouvelle, ces proches qui vous témoignent tout ce que vous

attendiez, cet amour et qui, j'ai envie de dire, efface un petit peu l

'éloignement. Dites-moi Alain.

C'est aussi le privilège de l'âge. Il y a les enfants, puis il y a aussi les

petits-enfants. Tout à fait, oui.

C'est votre petit-fils, c'est ça, qui vous a ému beaucoup cet après-midi ?

Tout à fait, oui.

C'est vrai que Mathis, il a deux ans et demi, et donc il me cherche partout.

Et c'est vrai que ça fait chaud au cœur quand on reçoit une lettre.

Son petit-fils, il a préparé le vélo, il attend papy pour aller faire un tour dès

qu'il arrive.

Et il met même qu'il va falloir qu'on s'explique parce que quand il demande où

je suis, on lui dit que je suis parti en vacances et que j'ai pris l'avion et il

a du mal à comprendre.

Alors Sébastien, vous, pendant l'aventure, votre petit Raphaël a eu un

an. Vous êtes loin de lui.

J'imagine que, pareil, les nouvelles des proches, ça fait du bien, ça fait chaud

au cœur.

Ça fait chaud au cœur.

J'ai appris qu'il aimait les crêpes au chocolat. C'est ce que ma femme m'a dit.

Il a découvert le plaisir de s'en mettre partout sur le visage. Et c'est vrai que

ce n'est pas facile de voir son fils se barbouiller de chocolat sans être là

pour voir ça. Mais ce n'est pas grave, j'aurai tout le temps de le voir par la

suite. Marie avait déjà eu le coup de téléphone.

Et puis là, ce sont les courriers. On peut les lire, les relire.

Déjà, avec le jeu de confort qu'on a gagné, on a fait le plein d'amour. Mais

là, on déborde d'amour, on explose d'amour.

Là, ça fait vraiment du bien. Catherine, alors vous, paradoxalement, mais ce n

'est pas une surprise, ce n'est pas une bonne nouvelle, ces lettres.

Pourquoi ? Parce qu'il me manque trop.

Je ne peux pas.

J'ai peur de ma réaction si j'ouvre un courrier.

Quelle réaction ? Ben, prendre mon sac et partir.

Tout simplement.

Si je lis le courrier, je m'en vais. C'est courageux de ne pas ouvrir.

Personnellement, je n'y arriverai pas, je suis trop curieuse.

Et elle s'y tient tout à l'heure, je la vois ouvrir son petit paquet.

Je lui dis, bon, ça y est, elle va ouvrir. Elle me dit, ah non, non, mais t

'inquiète, je prends juste la feuille pour la mettre au feu.

Et en fait, non, elle a vu les enveloppes, elle les avait dans ses

mains, elle les a reposées, elle ne va pas ouvrir.

Moi, je trouve ça hallucinant.

Et c'est ta force, c'est bien. Si tu sais que tu vas craquer avec ça, je

trouve que tu as bien raison de ne pas les ouvrir.

Alors il y a le courrier et puis en échange, il a fallu trouver un maximum

de nourriture. Et Sébastien, il y avait un vrai dilemme entre un maximum de

courrier contre un maximum de nourriture.

Comment s'est fait la décision ? Ce qui m'a agacé, c'est que j'ai été pris

personnellement à partie.

Et c'est vrai qu'il y a des réflexions que j'ai eu du mal à encaisser.

Lesquelles ?

Sel, je comprends pas que t'as un fils d'un an et qu'il veuille pas avoir de

ses nouvelles. C'est vrai que c'est dur à encaisser.

Ça m'est resté à travers de la gorge.

Sur le coup, c'était... Je vous dis, c'était l'hiver du moment. Je me disais,

punaise, pour des bananes, il vient d'avoir un fils qui a un an, il peut

avoir encore plus de nouvelles.

Je comprenais pas.

Maintenant, effectivement, si au fond de lui, c'était plus important de se

préserver pour avoir encore plus de nouvelles après, moi, je ne l'ai pas vu

comme ça. En plus, personnellement, ce n'était pas pour préserver. C'est ça

aussi qui m'a agacé.

On a eu l'impression que c'était une décision personnelle pour moi.

uniquement pour moi, mais ce n'était pas une décision personnelle. Et c'est pour

ça qu'après, j'ai dit, attendez, moi, les bananes, je vous les rends parce que

je ne voulais surtout pas qu'on assimile ma décision par rapport à une décision

personnelle. Voilà, c'est des mots malheureux qui sont sortis comme ça.

Je m'en excuse.

Je vais passer du coq à l'âne, mais je vais rester avec vous, Gaël, et avec

vous, Sébastien. On va revenir sur cette épreuve d'immunité.

Quelle était la tactique ?

sur cette épreuve Gaëlle ? La tactique, moi, on vient me voir en disant, bon,

dans les pirogues, il ne faut pas que les femmes soient ensemble, les gars, il

faut qu'on se partage équitablement.

C'est-à-dire, Émilie, clairement, c'était quoi la tactique sur cette

épreuve ? La tactique, c'était qu'Alain, il n'arrive pas au bout, qu'il ne gagne

pas lui.

Donc, avant même de penser à votre propre victoire, à chacun ou à chacune,

vous pensez à faire perdre l'autre.

Eh bien, avant même de penser à notre propre victoire chaque à chacune, on va

penser à l'équipe des jaunes.

Ludovic, c'est ça l'esprit de Koh-Lanta ? L'esprit de Koh-Lanta, c'est vous

démarrer avec un groupe de la couleur jaune ou rouge et vous essayez d'amener

le groupe le plus loin possible dans l'aventure. Et là, il y a une

possibilité de finir avec une majorité et la totalité jaune.

Donc, il est clair que Koh-Lanta, c'est aussi, comme je l'ai appris, des

stratégies. Moi, je vais vous dire, la tactique, je ne la connaissais même pas

avant de partir.

François-David, je vous écoute.

C'est une stratégie qu'on avait mis de groupe et je suis assez surpris, Ludo,

que tu ne l'aies pas entendue.

Je peux te le dire. Ça m'étonne.

Tu m'as habitué à plus de franchise.

Peut-être que je me trompe, j'espère.

Là, il y a de la franchise.

Au risque de se pénaliser avec vous. Qu'est-ce que j'en ai à ce couille ?

Laisse-moi finir, s'il te plaît. Excuse-moi, Ludo.

Tu me dis que tu n'as pas voulu mettre des embûches à Alain.

Mais ça ne vous a pas empêché ensuite, excusez-moi, de dire quand même... Oui,

on a fait des trous fins, exprès, parce qu'on savait qu'Alain ne passerait pas.

On voulait même remblayer pour pas qu'il passe. Donc finalement, c'est lui mettre

des embûches. Et finalement, c'est exactement la même chose que moi quand

je change de pirogue.

Ludovic, on sent une divergence de vue en tout cas.

Et peut-être même une absence de discussion entre vous et François-David.

Moi j'ai pas énormément de commentaires à faire, je respecte ses dires et puis

il pense ce qu'il veut parce que je vais pas parler de 10 heures.

Bah si, dites ce que vous pensez Ludovic. Je vais défendre parce que j

'aimerais savoir ton point de vue.

Moi, j'ai assez prouvé que je n'avais pas de langue de bois ici et que j'ai

toujours parlé franchement. Alors quand je vous dis que je n'étais pas au

courant de ce qu'il fallait faire sur l'épreuve, qu'est-ce que j'en ai tapé

mon petit François David, sans déconner ? C'est qu'au niveau de l'épreuve, on

parlait ensemble et que lui, il était devant et il n'a rien capté. Bon, excuse

-moi alors si c'est ça. Ne t'excuse pas François David, tu n'as pas besoin.

Je suis désolé à ce moment-là.

Moi, je pensais simplement par rapport à l'épreuve.

Quelle qu'elle soit, que ce soit une épreuve de pirogue ou quoi que ce soit.

En tout cas, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Et je ne suis pas sûr que cette tact

par certains, d'écarter dès le début par une forme de sabotage et Catherine et

Alain ne soient très glorieuses et ne soient surtout nécessaires pour réaliser

votre but, c'est-à-dire d'être le plus longtemps possible entre jaunes.

Catherine, vous êtes la première à aller voter. Allez-y.

Je vote pour Sébastien parce que malgré que ce soit un garçon hyper formidable,

C'est un redoutable compétiteur dans les phases finales.

Ludovic, vous êtes intouchable.

Après cette victoire dans l'épreuve d'immunité, vous votez, mais personne ne

pourra voter tout à l'heure contre vous.

Alain, je n'ai rien contre lui, c'est une personne formidable.

Voilà.

Alain, c'est à vous.

Sébastien, je vais voter contre toi ce soir.

Je suis vraiment désolé car tu es une personne que je respecte.

Allez Gaël, à vous.

C'est votre tour Marie, allez-y.

François David, allez voter.

Voilà, vous avez tous voté. Laissez-moi le temps d'aller chercher l'urne et je

procède tout de suite au dépouillement.

Sébastien. Alain.

Sébastien.

Alain.

Pour l'instant, égalité. Deux voix contre vous Sébastien, deux contre vous

également Alain.

Alain.

Alain, prenez votre sac, récupérez votre flambeau et venez me rejoindre.

Alain, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est tirée vocale.

Écoutez, je vous remercie tous d'avoir permis de vivre une partie de mon

aventure à fond.

Je me suis vraiment bien éclaté avec vous. Que le meilleur gagne, vraiment, c

'est du fond du cœur. Je vous apprécie tous.

Salut à tous, à bientôt.

Salut Alain.

Alain quitte cette fois définitivement la compétition. Il était apprécié des

jeunes, mais subit leur logique implacable de groupe.

Ce soir, je vote contre Alain.

Ce n'est pas un vote du cœur, parce que je t'aime beaucoup.

Tu m'as appris beaucoup de choses sur le camp.

Alors, je porte ma voix contre toi ce soir, même si j'étais vraiment contente

de passer ces quelques jours avec toi.

Je pense que ta fille Hélène pourrait être fière de l'aventurier que tu es. Ce

n'est pas facile de voter contre quelqu'un d'aussi respectable et d

'adorable, mais encore une fois, et peut-être pour la dernière fois, qui

sait, je ne sais pas, je me range du côté des jaunes qui avaient et qui ont

décidé ça.

Par contre, je voulais m'excuser pour notre manque de sportivité durant notre

dernière épreuve d'immunité.

Car c'est vrai qu'Alain n'a pas eu toutes ses chances pendant cette

dernière épreuve.

C'est vrai que je voulais me battre hier sur l'épreuve.

Et mon manque de chance, c'était en duo plutôt que d'être en individuel.

Est-ce qu'en individuel, ça aurait changé les choses ? Je pense que oui.

Mais bon, en étant en duo, je me suis fait avoir.

Ce sont sept naufragés qui rentrent sur le campement. Et Catherine est la

dernière des seniors, l'aînée parmi les jeunots.

Ah, peut-être qu'on est bien chez nous. Mais les cadets n'ont pas été fair-play

avec Alain lors du dernier jeu.

Et maintenant, ils le regrettent.

Finalement, je regrette de ne pas avoir été plus compétitif. J'ai préféré me

rallier du côté de la stratégie qu'on avait avec les jaunes. Comme depuis le

début, on dit qu'Alain est dangereux, Alain ainsi et ça.

La stratégie, c'était de le désavantager.

Bon, c'est aller contre mon éthique, donc je regrette.

Ça me fout les boules, c'était mon dernier compagnon avec qui j'avais

commencé l'aventure et il va me manquer.

Ça va bien, t'as dormi ? Ouais.

La nuit n'a pas apaisé les remords de François David.

Ses principes de chevalier ont été bafoués. La loi du sport n'a pas été

respectée. Il en est presque honteux. Mais surtout...

Il est ulcéré par le désaveu de Ludovic au conseil de la veille.

Celui-ci a firmé ne pas être au courant de la tactique.

Ce que je n'aime pas chez Ludovic, c'est qu'il fuit les mises au point.

D'un coup, on tourne sa veste et on dit, oui, moi ce n'est pas dans mon éthique d

'écraser quelqu'un personnellement alors qu'il n'avait rien fait. Ce n'est pas

dans la mienne non plus.

Je n'étais pas du tout au courant de la discussion qu'ont eue mes camarades sur

le fait qu'on mettrait une fille avec Alain pour l'empêcher de ne pas guérir

correctement. Je pense que Ludovic et François David s'aiment bien, mais que c

'est un peu chien et chat. Ils ont des divergences de point de vue et qu'ils se

disputent de temps en temps.

Ils croient tout simplement que je n'ai pas pris ma responsabilité hier soir au

conseil. Ils pensent ce qu'ils veulent.

Je n'ai pas besoin de jurer à quelqu'un que j'ai dit la vérité hier soir au

conseil. Au niveau des épreuves, je ne céderai plus ma place à personne et je

ne me ridiculiserai plus.

pour une idée de groupe et je resterai finalement égal à ce que je suis, moi

-même, et pas trompé par une entité jaune.

Les jeunes ne sont pas au diapason sur cette affaire. Et cela a des

conséquences sur l'humeur du camp.

Émilie en est affectée.

Pourtant, dure et fière, la jeune mannequin laisse parler son cœur et

avoue souffrir de ses maigres résultats au jeu.

J'allais faire quoi ? Sortir ? Attends, ça va ? J'étais à la traîne. Donc j'ai

préféré sortir ma tête et rigoler.

J'ai toujours donné tout ce que je pouvais dans les jeux. Il n'y a que ces

deux derniers jeux où il y a eu un petit peu de relâchement, je l'avoue. C'est

vrai, mais j'étais beaucoup plus faible physiquement.

Sur la dernière épreuve pour la pirogue, je n'ai rien donné. Je suis OK, il n'y a

pas de souci. Mais l'épreuve d'avant, j'ai donné, j'ai voulu y arriver, je n'y

suis pas arrivé.

Émilie est désemparée pendant que Catherine, elle, est partagée. Elle est

fière d'être la seule rouge survivante. Comme quoi on peut être une grosse truie

qui sait rien faire et qui est nulle dans les jeux et rester la dernière.

Mais se sent éloignée des préoccupations des juniors qui se laissent gagner par

la fatigue physique et la nostalgie de leurs proches.

C'est une lettre d'amour.

Ça fait chaud au cœur.

Je sens un énorme soutien derrière moi de mon épouse. Pour moi, ce n'est pas

une étape.

Pour moi, ce sera la finalité.

Même si j'avais du courrier, une fois que c'est lu, je ne vais pas le relire

100 fois.

Moi,

j'aime pas ressasser. Moi, j'aime aller de l'avant.

Même si j'avais lu mon courrier, ça n'empêcherait pas que maintenant, je ne

vais pas le relire 100 fois.

Mes lettres sont au fond du sac. Elles y sont bien.

C'est une lettre de mon petit frère. C'est là que je relis.

Les trucs qu'il ne me dit jamais, il le dit sur une ligne.

Quand je vois qu'ils se dévoilent comme ça, ça me touche.

C'est sûr que la distance va forcément me rapprocher de mes proches. J'ai

tendance à être trop distant avec eux.

Depuis probablement la mort de mon père, je suis très distant avec eux. J'essaie

de me préserver un peu, mais je me rends compte que c'est débile.

Mais il me tarde de les revoir tous, là, vraiment.

Ils veulent lire leurs lettres, ils ont fait la sieste.

Moi, j'ai ramassé du bois, je suis allée chercher de l'eau, j'ai aidé à faire la

bouffe. Moi, je n'ai pas envie de me reposer.

Je ne suis pas habituée à rien faire, moi.

Moi, je trouve ça dommage qu'elle soit négative toute la journée.

Elle est sur une plage de sable blanc avec des cocotiers.

Ça ne l'émerveille pas, moi, ça m'émerveille.

Catherine doit s'occuper pour ne pas tourner en rond. Comme à son habitude,

elle se rend au piège à poules, espérant ramener à manger au jeune.

Je sais que ça ne marchera pas parce que je connais assez bien les poules.

Et les coqs, surtout les coqs sauvages, ça m'étonnerait qu'il y ait un coq qui

soit assez bête pour venir se prendre là-dedans.

Surtout que comme on n'a que de la noix de coco, et qu'il y en a tellement à

profusion de partout, je ne sais pas pourquoi il va venir ici le coq.

La corde, il la mettait trop basse.

Donc la poule, elle pouvait enjamber.

Là, en la mettant trop haute, la poule va s'avancer.

Et forcément, elle va s'avancer comme ça.

Même si ça ne marche pas, ça marche tout à l'heure. Moi, chez moi, avec une

poignée de maïs, je me fais moins chier.

Bon, on va voir demain matin. Toujours pas de galines assez au menu. Pourtant,

les aventuriers ne diraient pas non à une bonne poule au pot, car ils ont

faim. Enthousiastes à l'idée de recevoir des lettres de leurs proches, ils ont

sacrifié leurs réserves.

Il y a bien sûr encore de quoi manger sur leur île, mais encore faut-il avoir

la force et le courage de partir en expédition pour trouver des vives.

On n'a rien mangé puisque la dernière fois on a fait l'échange de notre

nourriture pour avoir des lettres. On est tous très contents d'avoir nos

lettres, mais maintenant on se retrouve comme des cons puisqu'on est encore plus

affaibli, on n'a rien.

Les poules, elles ne veulent pas rentrer dans la cage.

Les arbres à pain, ils sont trop.

Les mangues, elles ne sont pas mûres.

Les bananes, il n'y en a plus.

On manque de protéines, on manque de vitamines.

Si on veut vraiment de la nourriture maintenant, il va falloir qu'on greffe.

Et on ne peut pas faire nos activités le matin et repartir l'après-midi vu dans l

'état où on est maintenant.

Marie, assure-moi. Oui, tout à fait.

J'en veux un petit peu à Marie et Gaël qui n'ont pas réfléchi et qui ont voulu

leur lettre impérativement en donnant toute la nourriture, tout, tout.

Et elles ont réagi trop vivement, elles ont voulu plaider leur cause.

Alors nous, les garçons, on s'est peut-être écrasés, on a peut-être dit

ok, d'accord, très bien, on s'est peut-être écrasés, on a eu tort.

Cette apathie qui est faible, que les sept naufragés se sustentent d'un peu de

noix de coco, la fatigue commence à les submerger.

Seule satisfaction, leur pactage s'est amélioré. Une moustiquaire leur a été

fournie pour parer aux attaques d'insectes en tout genre.

C'est la première nuit qu'on va passer avec la moustiquaire.

Ça devient important d'en avoir une parce que nous, on se gratte, ça s

'infecte. J'ai de prendre après les antibiotiques pour des simples boutons

de moustiques.

J'espère qu'on va passer une bonne nuit.

C'est quoi, j'ai l'impression de piller les draps avec ma femme.

Tu ne marches pas sur mon lit.

Voilà les sept rescapés installés pour la nuit. Ils s'endorment comme des

souches. Pourtant, leur sommeil va être de courte durée.

Bonsoir, Sébastien, Ludovic.

Bonsoir les filles.

Allez, je vais vous demander de sortir des moustiquaires, venez me rejoindre.

Ludovic, Sébastien, il y a François-David juste derrière, je m

'aperçois à peine.

Bon, vous êtes tous prêts ? Allez, venez avec moi.

Asseyez-vous. Allez Catherine.

Alors si je vous ai tiré de votre sommeil, c'est tout simplement parce que

d'ici quelques minutes, vous allez disputer un jeu de confort.

Et il y a une formidable récompense à la clé.

Que des fois, tu voyais les mêmes étoiles que nous, on voyait le soir.

Et que quand tu les vois, c'est comme ça qu'on s'approche. Bye, bye.

Bonjour,

maman. Bonjour,

maman. Tu manques.

J'espère que tu aimes le temps.

Voilà,

Gaëlle. Ça vous donne la tremblote tout de suite.

Vos enfants.

Et ce n'est qu'un début.

Il y a plein d'autres choses.

Merci.

J

'ai

rien entendu, ça va.

Tu vois,

lorsque t'es partie, c'est toi qui as fait une vidéo.

Pour me réchauffer le cœur.

Eh bien, cette fois, c'est à mon tour de faire une vidéo pour toi, pour te donner

du boum au cœur.

D'abord, il faut que tu saches que je pense tous les jours à toi. Il n'y a pas

un instant où je ne pense pas à toi.

Allez,

on continue.

On pense fort à toi, mon cœur, et je t'aime très fort.

J'espère que ce n'est pas trop dur et que tu te défonces et je suis sûre que

tu arriveras loin. Je t'embrasse.

Voilà pour ces extraits, Marie.

Il n'y a pas d'extrait.

Tout simplement parce qu'il y a un problème de délai avec vos proches,

votre famille, et que nous n'avons pas reçu la cassette en temps et en heure.

On est à 20 000 kilomètres.

Quoi qu'il arrive ce soir, si vous gagnez, vous pourrez offrir à l'un de

vos compagnons sa vidéo.

Bon, c'est un extrait.

L'un d'entre vous va donc pouvoir bénéficier des 20 minutes de la totalité

de sa vidéo.

On y va ?

Même si on est déjà au beau milieu de la nuit, croyez-moi, ce n'est pas le moment

de dormir. Au contraire, vous allez avoir besoin de toute votre vigilance.

Votre mission, c'est de maintenir en équilibre ce tronc biseauté à sa base à

l'aide d'une simple corde.

Celui ou celle qui montrera le plus de patience, qui restera avec son tronc en

équilibre le plus longtemps, remportera ce jeu de confort et la belle récompense

que vous avez déjà entrevue.

Mettez-vous en place.

Attention, top départ ! C'est une épreuve de

patience et de concentration.

Il ne faut ni bouger ni trembler. Le poteau est en équilibre sur une base

biseautée. Il faut donc maintenir la corde tendue, sans faire d'à-coups, pour

ne pas faire choir l'ensemble.

Rester figé n'est pas facile. Les aventuriers ne peuvent pas bouger. Leurs

pieds sont placés dans des encoches.

François David, c'est terminé. Allez vous asseoir.

Au bout de deux courtes minutes, François David lâche, victime de fourmis

dans le bras.

Il est tard et les naufragés sont fatigués.

Pourtant... La perspective de voir leur famille en vidéo les fait tenir.

Mais Émilie flanche. Il suffit d'un micro-mouvement pour que tout s'écroule.

Émilie, c'est terminé. Allez rejoindre François-David.

Catherine, c'est terminé.

Ludovic, vous ne regarderez pas la vidéo de vos proches ? Ludovic

aussi commet une petite faute d'inattention et ses espoirs s

'évaporent.

40 minutes déjà se sont écoulées. Ne restent en lice que Sébastien, Marie et

Gaël. Ils sont imperturbables.

Attention, on va encore corser cette épreuve. Je vais vous demander de tendre

le bras et de positionner la main à hauteur de l'épaule.

Maintenir le bras tendu de la sorte dans le prolongement de l'épaule est

douloureux. Les muscles entourant l'humérus ayant peu l'habitude de

travailler, ils tétanisent vite.

C'est terminé pour Sébastien. La victoire va se jouer entre Gaël et

Marie.

C'est une finale

féminine et surtout une finale entre amis. Déjà une heure. Les deux filles s

'adorent mais ne lâcheront pas l'une pour l'autre, chacune ayant un orgueil

sportif à contenter.

Bravo, la victoire pour Marie !

Marie,

Gaëlle, franchement bravo. Marie, venez me rejoindre.

Marie, encore une fois félicitations.

Merci. Quelle patience.

Malheureusement, vous n'avez pas de vidéo. Et vous le savez, vous pouvez

offrir votre récompense à l'un de vos compagnons.

Pour Gaëlle.

C'est Gaëlle qui va avoir la chance de voir sa vidéo.

Gaëlle, venez nous rejoindre.

C'est un beau cadeau qu'elle vous fait. Elle n'arrête pas de me faire plein de

cadeaux.

Elle est adorable.

Gaëlle et Marie, vous allez pouvoir visionner toutes les deux la vidéo de

Gaëlle.

Sébastien, Ludovic, Catherine, Émilie, François-David, bon retour sur votre

campement.

Allez, viens.

Tiens le cou.

Ah, il a pas mis le casque.

Ah,

petite merdeuse. Bonjour, maman.

Bonjour, maman.

Elle a pas de genouillère.

Je l'ai jamais vue jouer au ping-pong.

Hé, mon homme.

C'est bien.

Allez.

Peut-être qu'elle est contente.

Je le voyais plus bébé dans mes souvenirs.

Il fait grand garçon, là.

Moi, je vais le tuer.

Sans le casque. Je vais le tuer.

Alors ça, c'est le truc.

Il m'a juste fait faire un petit tour de 10 mètres.

Bon, Gazi, je te garde ta petite place au fond.

Est-ce qu'on doit s'éclater là-dessus ?

Elle est vraiment... Elle

fait pas beau là-bas.

Moi, j'y serais pas venue.

Mais elle me leur fait faire de ces trucs.

Je suis chaud.

Mais salut, maman.

Je t'aime très, très fort.

La motivation du cœur est souvent la plus forte.

Pendant que Gaël et Marie, les deux inséparables, visionnent ensemble la

cassette de la jeune maman d'Annecy, le reste de l'équipe rentre exténuée sur le

camp pour un repos bien mérité, mais une triste déconvenue les attend.

Bon voilà, ça a brûlé.

Il y a encore du feu.

On n'a plus de godasses, c'est cool.

Il faut que tu revois de sacs, évidemment.

Peut-être qu'il y a une corde qui a lâché.

Peut-être que le toit a pris feu, parce que c'est vrai que... Enfin, je ne sais

pas.

On dégage le feu.

Déjà, ça nous sert de la lumière.

Il nous reste le feu.

Voyons le bon dans le mauvais.

Il nous reste le feu maintenant, c'est de le conserver. Alors comment ? Le

principal, c'est qu'il n'y ait personne de blessé et puis on va retomber sur nos

potes.

Finalement, il faut relativiser fort le bon dans le mauvais.

Les naufragés, en quittant leur camp pour se rendre au jeu, avaient

consciencieusement chargé le foyer. Peut-être un peu trop. Le bois sec et le

petit souffle d'air de cette nuit étoilée ont fait le reste.

Les aventuriers sont médusés et peinés par la catastrophe.

Leur abri a brûlé et les nattes de Marie et Gaël, auxquelles elle tenait tant,

sont parties en fumée.

Catherine, qui sait les dégâts que peut faire le feu, décide de surveiller les

flammes toute la nuit.

Surveiller tout ce qui concerne le feu, c'est un instinct.

Moi, je l'ai toujours fait parce que j'ai grandi dans des collines avec des

peignes.

Dès qu'il y a du mistral, même l'hiver, on tremble pour nos collines, on tremble

pour nos maisons parce que c'est comme ça.

Catherine a passé la nuit autour de l'âtre.

Pompier volontaire, cette Marseillaise est touchée par cet accident.

Je n'ai pas dormi.

J'ai veillé sur le feu et je n'arrive pas à dormir.

J'en ai quatre.

Si vous arrivez à choper trois crabes, c'est super. Comme ça, on peut en avoir

un chacun.

Bonjour. C'était sentimental.

De quoi la cabane ? Non, les nattes.

Une cabane, c'est matériel. Ça se reconstruit.

Moi perso, il n'y avait pas les nattes, ça me fait de la peine pour les filles,

mais je trouve que notre cabane était jolie, puis on avait mis du cœur à la

tisser quand même.

Ça me rappelait le début de l'aventure, tu te rappelles, où on tissait tout le

dos, comme nous avait appris Samson et tout.

Je revois les mecs à la construire, des débuts tous ensemble, moi ça me touche

aussi à ce niveau-là.

Ça fait partie de l'aventure, on aurait vécu ça aussi.

Il faut voir le bon dans le mauvais.

Ça ne touche pas que Marie, je ne le montre pas parce que tout le monde, j

'entends, c'est que du matériel, du moment que personne ne s'est blessé.

Donc j'essaye de ne pas trop le montrer, mais honnêtement, je prends sur moi,

mais je suis véreuse.

C'était quelque chose qui les tenait à cœur, c'était un cadeau qu'ils avaient

eu de la part d'Evanouaté, ça leur a fait un souvenir vraiment très sympa.

Donc je comprends, moi, pour ma part, je comprends qu'elles soient attristées par

ça.

C'est un peu comme si on avait pris un missile sur la tête.

Mais bon, il faut une bonne guerre pour bien reconstruire.

Le choc est en effet violent, mais les naufragies doivent reprendre le dessus

et concevoir autrement l'organisation du camp.

Hier soir, quand on est rentré de l'épreuve et qu'on nous a annoncé qu'il

y avait eu quelque chose sur le camp de banque, je me doutais que c'était le

feu. Parce que c'est vrai que c'était un petit peu dangereux comme système, notre

système de feu dans une cabane.

Mais il fallait bien qu'on le protège.

Avec les mains, on va rentrer tout ce qui pendait. Tu sais qu'on avait là, là.

Moi, je me dis qu'il y a certainement un cordage qui a dû lâcher. Le toit est

tombé dedans. Vous voyez, il y a plein de paramètres. On ne sait pas ce qu'il y

a pu avoir. On avait mis pas mal de bois aussi.

Ça a pu monter très haut.

Je rentre ce qui peut pendre au-dessus du peu. On ne sait jamais.

Parce que on ne sait jamais si il y a une grosse flamme qui monte.

Ça peut à la limite enflammer, quoique moi je n'y crois pas, et mettre le feu.

Donc il vaut mieux prévenir que guérir.

On a mis des feuilles de bananier supplémentaires sur l'abri pour protéger

le feu. Parce qu'on a déplacé le feu, on l'a mis sur cet abri-là qui est plus

haut que l'autre. Donc c'était l'abri où nous, là, on dormait en fait.

Là, Seb, on a comblé là.

Donc on a rendu l'abri plus étanche, je pense.

Et on dormira les belles étoiles, je pense.

Malgré leur bonne disposition, les aventuriers sont faibles et s'activer de

la sorte sans se nourrir n'est pas conseillé. Les jeunes retombent dans

leur travers.

Ils préfèrent s'économiser plutôt que de consacrer leur force à aller chercher de

la nourriture, ce qui serait une solution sans doute plus judicieuse. La

motivation, elle est là, mais le corps, c'est le corps qui ne va plus.

C'est le corps qui t'a fait... Tu t'allonges et puis c'est tout ce que tu

fais.

En fait, on ne va pas chercher de la nourriture parce qu'on n'a même pas de

force pour aller chercher de la nourriture. On est lessivés là.

Moi, je fais trois pas.

Franchement, pour vous dire, j'ai la flemme d'aller faire pipi.

C'est vrai que d'habitude, je suis assez hyperactif.

Et là, je suis assez... Locumène.

Locumène. Et puis pour aller chercher à manger, en fait, si vous voulez, on

avait tout récupéré, tout ce qui était aux alentours.

Donc si on va chercher à manger, il faut qu'on aille beaucoup plus loin.

Donc il nous faut beaucoup plus de force.

On n'en a pas.

C'est plus qu'au mental, là, parce que physiquement, moi, je suis... Ah non, c

'est pareil, mais au jour, ça va se faire.

Curieusement, les juniors, si battants, si endurants, depuis 29 jours, se

laissent aller.

Il faut que je tienne 10 jours, parce que je n'ai pas fait ça pour rien.

Déjà, je n'aurais jamais cru que j'arrive jusqu'au 30e jour. Je suis

super fière de moi.

Et puis, je vais rester jusqu'au maximum. Je m'accroche, même si je suis

la plus nulle aux épreuves.

Je ne vais pas partir.

Je m'accroche au maximum, au maximum.

Voilà, je n'arrête pas de chialer, maintenant.

Et pour la première fois, certains ont peur d'atteindre leurs limites

physiques.

Je ne veux pas abandonner, ça c'est clair.

Je ne veux pas abandonner, mais bon, si mon corps me lâche, je vais faire

comment ? En arrivant ici, j'ai vu que j'étais un petit gabarit.

C'est ça qui... Je pense que ça me gonflerait trop de me barrer

à cause de mon gabarit.

Qu'est-ce qu'il faut faire ? Tu vas rester comme ça dans ton état ? Moi, je

ne le ferai pas. Tu es vraiment faible. A mon avis, tu as la peau que des

ératés, ma chérie.

Tu ne bois pas assez.

De toute façon, tu te dis qu'aujourd'hui, c'est toi et demain, ça

va être un autre. Parce que vous allez tous tomber comme des mouches.

Ils ont 10 jours à tenir, il ne reste plus rien. Oui, on n'a plus rien.

Et ils sont trop fatigués pour aller chercher.

Demain, moi, je vais essayer de partir.

Doucement, Catherine.

Tu es toute excitée.

Parle tranquillement. Ça va faire peine pour vous.

Il reste 30 bananes. C'est pas la volonté qui manque, c'est que j'aurais

été incapable d'aller chercher le crabe ce matin.

Je suis positive vachement d'habitude, mais alors là... À un moment, quand c

'est le corps, quand c'est le physique, tu peux plus rien faire.

Je me traîne comme une grosse daube.

Eh, mon petit galinette.

C'est vrai que Gaëlle, de par sa taille et son physique, c'est clair que c'est

elle qui a le moins de réserve. En plus, elle se défonce à fond sur les épreuves.

Donc ça fait tout un tas de petits facteurs qui font qu'au bout d'un

moment, le corps ne suit plus.

À la limite, on fait les cons, on bouffe toutes les bananes pendant trois jours

et puis dans trois jours, on n'aura plus rien. Mais au moins, on aura tenu trois

jours de plus.

A la bonne heure, les juniors décident enfin de manger et d'entamer leur

sacro-sainte réserve de nourriture.

L'économie, la parcimonie sont évidemment de mises dans l'aventure,

mais il faut savoir apprécier les véritables besoins de son métabolisme.

Cette inconscience des jeunes exaspère Catherine, qui le fait bien savoir.

Avant de vous en remettre, vous aurez des carences, vous aurez tout ce que

vous voulez.

Tu dois manquer de fer, tu peux avoir des anémies, tu peux avoir des blocages

intestinaux, tu peux avoir plein de choses.

Quand je vois l'état de Gaël, je me dis que ce n'est pas raisonnable.

Catherine a raison de sonner la sonnette d'alarme.

De là à amplifier et à gangréner la mentalité du groupe, je trouve que c'est

un peu fort. Bon, la situation, on la connaît. Ça ne sert à rien d'en rajouter

un pataquès, surtout lorsqu'il y a une personne qui est un petit peu malade.

Là, on a un repond pourri. Dès le deuxième jour, il était déjà cassé. On n

'a pas arrêté de le rafistoler. Qu'est-ce que tu veux pêcher avec ça ?

OK, on peut décrire tous les côtés négatifs, mais après, il faut trouver

des solutions.

elle devrait au moins en parler à ceux qui sont plutôt forts physiquement et

mentalement, plutôt qu'en parler de vive voix devant tout le monde, surtout

devant quelqu'un qui est affaibli, comme Gaëlle, c'est lui planter un couteau

dans le dos.

Ça n'a qu'un corps et qu'une vie, et la vie est précieuse. Bon, t'arrêtes de

nous démonter le moral.

Non, moi je vous dis plaire, moi je suis un format, donc ça va.

Ce que je trouve un peu maladroit de la part de Catherine, c'est le côté très

négatif depuis le début de l'aventure qu'elle a eue.

Je suis sûre que ça pèse sur le mental de beaucoup.

Je ne comprends pas la raison de Catherine, parce qu'il suffit qu'on

fasse un bon trek une fois par quatre heures. On en a vu des trucs, on a vu

des citrons, on a vu des origines de bananes. Attends, s'il y en a là...

À une demi-heure, je suis sûre qu'on marche deux heures, on en trouve un.

Les paroles emportées de Catherine agacent sérieusement les juniors, même

si les excès de langage et de bougonnerie sont une habitude chez cette

maman marseillaise. Toutefois, le message est passé et les jeunes songent

même à faire un second repas dans la journée.

Une révolution sur le camp.

Comme on a de la nourriture, autant la manger avant de tomber. Parce que c'est

vrai que tomber devant un régime de bananes, c'est un peu con. Mais si on a

plus de force pour en trouver...

Si on mange pour avoir plus de force, on va peut-être plus facilement en trouver.

Ça fait déjà deux fois que Gaël n'est pas bien sur l'aventure. Donc c'est vrai

que ça nous met quand même plus que la puce à l'oreille. Donc on va changer

notre rationnement.

On va manger deux fois par jour et puis manger notre stock.

Et comme ça, on verra jusqu'où on va.

Merci.

Rien que de manger, je sens que je vais tomber de sommeil et que ça va aller

mieux. Qui a mangé une pince entière ?

Nous, on mange les culs avec Marie.

Ce dîner est salvateur.

Gaëlle reprend du poil de la bête et retrouve son instinct de battante.

Pleine de bonnes résolutions, elle décide de plus s'écouter.

Mais demain, je ne vais pas me donner un fond dans l'épreuve.

Je vais me préserver pour être encore mieux après.

Moi,

j'estime que tous les matins, je vais au crâne.

Donc si j'ai besoin de deux bananes, j'en prendrai deux.

Donc là, je vais changer des petites choses dans ma tête.

Les jeunes ont bien dormi après leur bon dîner de la veille. Ils se préparent

même à rempiler pour un petit déjeuner.

Mais ce qui fait l'actualité au réveil, c'est le tremblement de terre survenu

pendant la nuit.

Cette nuit, on a eu un tremblement de terre. Il y a des moments où il était

vraiment très doux, mais il a duré longtemps.

Moi, je pense qu'il a duré un peu longtemps.

Il nous a fait flipper avec les histoires de tsunamis.

J'entends plus la mer, je crois qu'il n'y a plus la mer. Le tsunami, c'était

juste... On s'est un peu refusés. Ah ouais, on n'entend plus la mer, c'est

vrai, j'entends plus machin.

Il y a eu un petit moment de psychose, il y a eu un tremblement de terre.

Tout le monde s'est détaillé.

Maintenant, après l'ouragan, les tremblements de terre, la pluie, le feu

de la cabane, on va se taper un petit arrêt de marée.

Ça associé avec la faim, la fatigue, l'inconfort, on n'était pas au meilleur

de notre forme. C'est pour ça que ce matin, on se prend un bon petit déj de

façon à remettre les esprits, les estomacs d'aplomb.

Il n'y a pas que nous qui sommes mal.

Il a le bras cassé.

La secousse nocturne a surpris les naufragés.

Pourtant, elles sont courantes dans cette région du monde.

Le Vanuatu s'étend le long d'une faille tectonique. La plaque océanienne et la

plaque australienne coulissent l'une contre l'autre, ces frottements activant

encore plus l'effervescence des 16 volcans que compte l'archipel.

Un tremblement de terre, tempête de vent, chute de pluie abondante, c'est

bien quoi.

Ouais, je crois qu'on a tout eu là.

Regarde-moi le dos !

C'est surtout le côté gauche du visage, il est bien rouge.

L'équipe se remet de ses frayeurs, mais voilà que le sort s'acharne. Ludovic

vient de se brûler au visage. La casserole est tombée, et elle est tombée

vraiment face à lui.

Donc il s'est pris toutes les gicleurs de bouillante et de pommes à pain qui s

'étaient en train de bouillir, ça faisait déjà un moment.

J'en ai pris plein la gueule, c'est le cas de le dire.

C'est bon ? Ouais.

J'espère que j'aurai pas de traces, putain.

Je n'ai pas bien vu, mais il avait toute la partie gauche un peu rouge.

La meilleure des solutions, c'est de rester comme ça dans l'eau froide

pendant au moins un quart d'heure. Le tout, c'est que je n'ai pas de

séquelles. Après, je me retape.

Ça me fait tout drôle quand j'ai pris la casserole sur la guille.

Tu n'as pas trop mal ? C'est la chaleur. Je sens que c'est très chaud.

À chaud, je me dis que j'aimerais bien prendre mes valises et rentrer chez moi.

Parce que je pense que j'ai fait assez de conneries durant cette aventure.

Des points de suite sur la jambe, le visage, brûlure.

Ah là, il y en a quoi ? Peut-être un sacré palmarès de... De Pierre Richard,

c'est ça ? Ouais, grave.

Est-ce que ça te fait toujours mal ou pas ? Ça me chauffe, oui, bien sûr.

Quand il y a une brûlure comme ça, il faut glacer le plus possible pour éviter

la propagation de la chaleur dans les couches sous-dermiques. Ici, on n'est

pas sous un climat où la glace se trouve facilement.

Même sur cette plage, on n'est pas à l'abri de l'accident domestique bête. Ce

qui est un comble pour ces 7 rescapés qui ont déjà relevé tant de défis

physiques et parfois dangereux. D'ailleurs, l'épreuve d'immunité

approche. Oh, il y a une bouteille ! Elle est fatidique. Celui qui la

remporte sera sûr de ne pas être éliminé au conseil. Et aujourd'hui, le groupe

est solidaire.

Personne ne veut partir.

Alors, l'eau chaude ! L'eau chaude, n'oublie pas qu'elle a été chaude.

Proverbe à Oussa.

Le chaude n'oublie pas qu'elle a été chaude.

Ça veut dire qu'il faut garder la mémoire, donc c'est une énigme.

En plus,

je vais y aller.

J'ai eu l'immunité la dernière fois. J'ai la tête en deux et lui, il a le

bras en deux.

Bonjour à tous. Bonjour.

Ludovic, je vais vous demander de me redonner le totem.

Dites-moi, qu'est-ce qui s'est passé, Ludovic ? Il a subi un petit tremblement

de terre cette nuit. Il a tendu son pédestal et puis il n'a pas pu se porter

maintenant. Rassurez-vous, même avec un bras en moins, il a toujours la même

valeur.

J'espère que vous êtes à l'aise sous l'eau, que vous avez de bonnes capacités

respiratoires, car dans un premier temps, vous allez aller récupérer des

anneaux comme celui-ci au fond de l'eau.

Ensuite, il faudra les attribuer aux aventuriers de votre choix.

A chaque fois, à chaque plongée, vous ne pourrez remonter qu'un seul anneau. Dès

l'instant qu'un membre de la tribu réunifiée de Koh-Lanta se verra remettre

trois anneaux, il sera automatiquement éliminé. Celui ou celle qui reste en

dernier gagne l'épreuve et devient intouchable au prochain conseil.

Attention !

3, 2, 1, top !

Un

anneau pour Catherine.

Un anneau pour Sébastien.

Deux anneaux contre Catherine.

Trois anneaux contre Catherine, c'est terminé. Catherine, vous êtes éliminée.

Un anneau contre Gaël, un contre Sébastien.

Un contre Émilie et trois contre vous, Catherine.

Ok, les ex-jaunes, c'est entre vous que ça va se jouer maintenant.

Trois, deux, un, go !

À chaque manche, les anneaux déjà attribués restent en place.

Les éliminations peuvent donc aller très vite.

Un anneau contre François-David.

Deux anneaux contre François-David.

Deux anneaux contre Sébastien.

Trois anneaux contre Sébastien, c'est terminé.

Encore en course.

Ludovic, Gaël, Marie, Émilie et François-David.

Attention, troisième manche. Trois, deux, un, go !

Deux anneaux contre Marie, c'est terminé pour François David.

C'est terminé pour Marie.

Trois anneaux contre Gaël.

Trois anneaux pour Marie et Gaël, elles sont éliminées. Restant lisses, Émilie

et Ludovic avec un anneau chacun.

Le premier à poser deux anneaux supplémentaires sous le nom de son

adversaire gagne l'épreuve et remporte l'immunité.

La finale va donc opposer Émilie à Ludovic. Attention.

3, 2, 1, go ! Pour la première fois, Émilie est en

finale. Et bizarrement, Ludovic perd du temps. Il prend un des anneaux les plus

éloignés.

Allez, allez ! Deux anneaux contre Ludovic ! Deux

anneaux contre Émilie !

Trois anneaux contre Ludovic, la victoire pour Émilie, bravo !

Émilie,

vous êtes bien débrouillée, bravo.

En revanche Ludovic, permettez-moi de remettre en doute vos compétences sur

cette finale.

Ludovic, l'un des plus rapides sous l'eau dans les premières manches, a

brusquement levé le pied en finale contre Émilie. Au lieu de jouer l

'efficacité, il a délibérément choisi de récupérer les anneaux les plus éloignés

du ponton, laissant volontairement le temps à Émilie de ramener ses deux

anneaux.

Ludovic, pourquoi vous avez adopté cette attitude en finale ?

Tout simplement parce que ça me faisait plaisir qu'Emilie se donne à fond parce

qu'elle s'est donnée à fond.

Elle avait la possibilité de remporter une épreuve et de prouver à tout le

monde qu'elle était capable d'être ici.

C'est sûr que je n'aurais jamais pris les cocotiers.

Ludovic, cette finale est tout sauf sportive. Emilie, est-ce que vous pensez

mériter cette victoire maintenant que Ludovic dit ça ? Je ne veux pas le

totem, je ne le prends pas. Vous ne voulez pas l'immunité ? Le totem, je le

garde.

Personne n'est immunisé au prochain conseil.

Voilà, je vais vous laisser maintenant repartir sur votre campement. A bientôt.

C'est la règle de Koh-Lanta. Le totem récompense un aventurier valeureux,

méritant, qui s'est battu pour gagner son immunité au conseil.

Ludovic et Émilie ont voulu contourner ce principe de base. Ils sont donc,

logiquement, privés d'immunité.

Quant à Émilie, je suis content qu'elle ait refusé le totem. Moi aussi. Parce

que du coup, elle garde son honneur et ça prouve que c'est une personne qui a

de la valeur.

Et je ne me remets pas en cause la valeur de Ludo qui, je pense, a été...

Non, mais je pense qu'il a fait une connerie.

Il a cru bien faire. Il a cru bien faire, et voilà.

Moi, j'ai donné ce que j'avais donné.

Ludo, ça lui faisait peut-être plaisir que je gagne.

Enfin, dans ma vie de tous les jours, j'ai un peu cet état d'esprit à vouloir

aider.

À trop vouloir faire l'esprit de groupe, on arrive à faire des erreurs, et ça en

fait partie. Là, je pense qu'il y a une erreur de fait.

C'est pas le groupe.

Déjà, c'est pas le groupe. Déjà, c'est Ludo.

C'est pas pour la câbler, vraiment pas.

Et à Émilie, c'est donner un fond pour avoir ce truc-là. Même si c'est pas une

décision d'équipe, personne là a dit, non, non, Ludo, fais pas ça. Tout le

monde était plus ou moins d'accord pour que ce soit fait comme ça. Si c'était

moi à la place d'Émilie, il l'aurait pas fait, c'est sûr.

La stratégie de Ludovic, même si elle était généreuse, était grossière. Et les

avis sont partagés quant à la tactique appliquée. En tout cas, Émilie demeure

très vexée par l'issue du jeu.

Moi, d'après moi, je préfère encore n'avoir jamais rien gagné dans Koh Lanta

que de gagner comme ça. Ça donne l'impression qu'elle est bonne à rien et

qu'il faut quand même que le mec aille se coucher pour pouvoir qu'elle gagne

quelque chose.

Tu sais, à partir du moment où on assume quelque chose, les gens ne te jugent

pas. Maintenant, ce qu'a fait Ludovic par rapport à Émilie, c'est peut-être

pas forcément le meilleur à faire, mais c'est défendable.

Ils ne m'ont pas reproché de l'avoir fait parce que chacun, grand cœur,

aurait dit « j'aurais fait pareil ». Moi, personnellement, j'aurais fait

pareil. Ils ont dit que maintenant, ils passent tous pour des cons parce qu'il n

'a pas été assez discret. Il aurait pu faire sa main de le faire tomber ou n

'importe quoi. Là, c'était « vas-y, je t'en prie, non mais je t'en fais, passe

devant, nanana ». Catherine, elle ne pouvait vraiment pas sortir son épingle

du jus.

Je n'étais pas là pour mettre des bâtons dans les roues à Catherine. Je l'ai fait

suffisamment la dernière fois par rapport à là, je m'en suis un peu voulu.

On me l'a bien mis en avant.

Moi, j'avais espoir parce que je me suis dit « si c'est moi qui ai l'immunité,

on ne sait jamais, je me serais battu pour ça ».

la donne aurait changé, je pense que leur bonne entente aurait éclaté. Parce

que là, il y a quelques distinctions et elle serait sortie à l'occasion de cela.

Moi, j'aurais été contre Émilie, j'aurais tout fait pour la battre, même

si elle n'a jamais eu d'immunité.

J'aurais joué pour moi.

C'est le premier à s'aider.

Pour moi, c'est celui qui avait le plus de chances de gagner, donc j'ai mis le

premier à s'aider.

J'ai vraiment un sou qui était dangereux.

Maintenant, c'est sûr qu'à la prochaine épreuve d'immunité, chacun risque sa

peau, puisque personne n'est à l'abri.

Et là, je ne pense pas que ce sera à toi ou à moi. Non, je ne ferai rien. Je vous

en prie, mais vas-y, passe devant moi.

Ils ne le feront pas, ça.

Les uns adhèrent au geste de Ludovic. D'autres pas. En tout cas, et c'est une

première dans Koh-Lanta, aucun rescapé n'est protégé par l'immunité.

Pourtant, le conseil est tout proche. Et si certains ont fait montre de faiblesse

passagère il y a peu de temps, d'autres se rapprochent.

Catherine et François-David ne se quittent pas d'une semelle, telle l

'agneau sous sa mère.

Allez FD, cherchez du bois avec moi, va.

Elle le prend un peu sur son aile, c'est quelqu'un qui a besoin de contact, qui a

besoin d'être barré, d'être prouvé en fait. Je pense qu'ils se sentent bien,

ils sont du sud les deux, ils ont plein de points communs. L'âge qu'a François

-David, c'est l'âge de son grand, comme elle le nomme, à la maison à Marseille.

Je dis que c'est bon.

Regarde FD.

Depuis que Catherine est là, François-David prend des initiatives, va

chercher des choses intéressantes pour le camp et est un élément important.

Je ne dis pas qu'avant il ne l'était pas, mais il l'est de plus en plus.

Je n'ai pas le droit de craquer moi, tu vois ? Non.

Tu as le droit aussi.

Il n'y a que Émilie qui vient me voir, qui vient me parler, qui vient me si,

qui vient me ça.

Mais toi aussi maintenant.

Maintenant il y a toi et Émilie. Il m'émeut vachement ce gamin.

C'est un gamin qui est très attachant.

Il est un petit peu écorchévi.

Et en plus, c'est vrai que moi, je suis un peu en manque de mes enfants. Et bon,

il est quand même un des plus jeunes.

Elle est très maternelle comme femme.

Puis moi, j'ai besoin de tendresse aussi.

Je me découvre très calin.

Mais parfois, la maman poule s'inquiète un peu trop et le rejeton se rebiffe. C

'est ainsi qu'on grandit, paraît-il. Il fallait le faire. Non, attends, ça

suffit. Non, non, mais... Ça suffit ! Ça va, mets-moi le gros, là. Non.

Mais ça va, je peux le porter, je te jure, je suis pas une nouille, c'est

bon. C'est pas une nouille, mais je vais le porter moi. Mais moi le gros, je te

dis, ça sert à rien, je veux pas faire 36 voyages. Mais tu peux pas le mettre,

c'est moi qui vais le porter. Mais si, je peux le porter celui-là. Non, tu vas

l'avoir sur la poitrine. Mais arrête, putain, je te dis que j'ai l'habitude,

tu m'énerves là. Non, moi j'ai toute l'habitude. Mais le moins, je te dis.

Non. Mais c'est pas long, j'ai pas envie de faire 40 voyages. Oh là là, crie pas,

s'il te plaît.

Je te le dis, regarde, il n'y a pas de problème. Quand je dis que je peux, c

'est que je peux, je suis pas fou.

Tu le sais, Kat.

Être soupçonné de faiblesse, c'est insupportable pour François David.

Il n'est pas un pleutre, lui qui se rêve en prochevalier, courageux et fidèle.

François David vit dans le Gard à Bocquer et enseigne l'esprit.

Il a un peu cette morale chevaleresque qui fait qu'il n'écrasera jamais la

gueule de quelqu'un pour réussir.

Bon les gars, on se met en garde.

François David, à 21 ans, n'est pas un fier à bras.

Amoureux des beaux gestes, s'il combat, c'est pour l'éthique et la volonté que

cela développe.

Je pars gagnant.

Je pars gagnant. Et je pense que dans la vie, si on part perdant, on perd.

Et si on part gagnant, on a plus de chances de gagner.

L'épée.

C'est assez fétiche.

C'est vraiment mon outil de travail.

François David dirige une association qui conçoit des spectacles médiévaux

très documentés. Cette période le passionne, l'habite littéralement.

C'est assez bon ça.

François David, c'est quelqu'un qui est assez, même qui est très droit, voire

trop droit. Il n'aime pas quand on essaie de dire les choses d'une manière

un peu enrobée. Il faut que ça cartonne. S'il y a une crise entre deux personnes,

je pense que ça serait la grenade.

La personne qui fait péter, qui crève la piscine aux bonnes fois pour toutes,

toujours dans la logique de ce qu'il aime chez les gens.

Être recta.

François David, enguerrant de Mirmande, comme il aime à se surnommer, n'y va pas

par quatre chemins.

Jonathan, tu fais 20 pompes. Maintenant ! C'est qu'il crotte la vie à pleines

dents car il a tristement appris qu'elle était fragile.

Le fait d'avoir perdu mon père, ça m'a fait passer de l'état de l'enfance, la

cassure nette en fait.

L'adolescence, cassée nette, l'état d'adulte. Je crois qu'il en a tiré une

grande force.

Ça m'a fait mûrir, je pense.

Dans le mauvais, il y a toujours le bon, quoi.

Fort de caractère, François David s'impose des principes de vie strictes.

Lui qui pourrait gentiment profiter de son physique avantageux pour se faire

apprécier. Il n'en joue pas assez en fait. Il pourrait vraiment être vraiment

charmeur, mais finalement, il n'en joue pas.

C'est pour ça qu'on l'aime.

Valeureux et honnête.

François David vit donc très mal la moindre suspicion de faiblesse morale ou

physique.

Il n'y a pas d'histoire, j'ai l'impression.

Attends, parce qu'on voulait mettre le bois là, nous, pour qu'il soit près du

machin. Je vais m'en occuper. Non, mais j'ai vu un tas de bois ici, je suis

arrivé. Arrêtez. Non, mais je ne t'ai rien dit. Il n'y a rien,

mais il n'y a pas d'embrouille, putain. C'est ça qui est terrible, il n'y a pas

d'embrouille. Je suis arrivé là-bas, j'ai demandé à Catherine de me charger.

Elle m'a mis quatre bouts de bois, elle m'a dit c'est bon. Je lui ai dit non,

mais ça va, tu peux en mettre plus. Elle a cru que je voulais me défoncer et

mettre ma santé en paix. il peut avoir des vertiges.

Ça

fait

du bien d'être maternée à

20 000 km de sa famille, d'avoir ce côté-là. Moi, c'est un côté qui m'a

beaucoup rassuré chez elle.

Mais voilà, après, c'est un peu parfois étouffant. J'ai l'impression d'être un

peu le petit poussin qui sort de son cocon, qui ne comprend rien à la vie,

tout ça.

Non, mais attends, c'est grave. Je ne veux pas le charger.

Comme il ne se sent pas bien, je me fais jeter comme un chien. C'est bon.

Les esprits s'échauffent pour des broutilles. Or, ce n'est pas le moment

de perdre son calme, d'exposer ses penches en colérique, car le conseil

approche. Pour se calmer, Catherine retourne en forêt. Elle emprunte sa

direction fétiche, celle du piège à poules.

Je vais déplacer le piège à poules, parce que ça fait, donc, quand on leur a

expliqué comment le faire, ils l'ont mis à un endroit.

Et apparemment, depuis que je suis ici, ça n'a rien donné.

En plus, j'aurais trop aimé choper une poule, j'aurais trop aimé leur cuisiner

une poule, mais bon.

Vous voyez, je vais venir le mettre par ici.

Tout ça découvert.

Mais bon, je ne vous garantis pas que... Ah, il est encore déclenché, c'est le

Bernard Lhermitte, c'est terrible.

Mon Dieu, quel bonheur, mon Dieu, j'en pleurerai de joie.

Ma cocotte.

Non, n'aie pas peur, ma chérie, va.

C'est un gros fait, les petits. Je suis désolée pour toi.

Tu ne vas pas mourir comme ça.

Ils ne vont pas faire un grand repas avec toi.

Il faut que j'aime les jeunes, parce que moi, j'ai qu'une envie, c'est de les

relâcher.

Ils n'ont pas l'air bien gras, ma chérie.

C'est pas vrai ! C'est pas vrai ! Qu'est-ce que vous croyez ? Elle était

où ? Elle était dans le piège ? Oui, je l'ai bien réglé. C'est le piège ! Je te

jure, le piège qu'on a fait, il a fonctionné.

On la bouffe direct.

Je vais vous la faire. Mais quelle fierté ! La fierté, je te jure !

Je me souviens que ce piège on l'a fait Marie, moi et Emilie. Tous les jours on

y allait, tous les jours on y allait, je disais c'est pas possible le piège il ne

marche pas.

Et la fierté d'avoir au moins une poule dans un piège qu'on a fabriqué.

Voilà, excusez-moi de m'acheter, je ne veux pas qu'elle le souffre.

Tu vas la tuer là.

Elle va foire, à part que vous la mangez vivante. Vous mangez une cuisse, vous la

gardez vivante pour manger du tout l'autre demain.

Elle est calme.

Par contre, elle n'a pas la coccidiose, elle n'a pas la grippe aviaire, elle n'a

aucune maladie.

Ah si, ça n'a rien à voir.

Par contre, vous pouvez vous servir de ce qu'on va sortir dedans qu'on n'a pas

pour autre chose.

Ah, je peux mettre ça.

Alors ça, vous connaissez, c'est très bon, le foie de volaille.

Il n'y a pas grand-chose. En plus, apparemment, elle n'est pas trop

magique.

Regardez, il y a des pâtes. Ce n'est pas super, mais... Voilà, un plumier label.

Ah, super, bon.

On va tirer dans le bon sens, sinon ça s'arrache. Vous voyez, tu vois comment

ça s'arrache ? Donc pas en bouse poil.

Donc pas en bouse poil.

Normalement, ça s'arrache. On enlève pas la pince à épiler, le reste. Non, je

fais bien tes cheveux. Je me fais les fesses.

Ah ouais ? On aura un oreiller ce soir.

Ça va être un plaisir à ce soir.

Comme quoi, dans la vie...

Il faut mélanger tous les âges.

La sagesse des vieux aide et la fougue des jeunes les entraîne. Même vous,

quand on est arrivés, vous étiez des grosses larves sur la plage et je vous

ai senti renaître. Le peu que nous, les vieux, on vous a apporté, c'est pas si

mal. Et vous, vous nous avez aidés à retrouver le punch qu'on avait perdu, à

se vautrer entre nous.

C'est ça, je te babine à la base.

C'est quoi le petit cargouillis ? Moi aussi.

Si c'était juste une question de réglage, ça devrait marcher.

Non, Maïté ! Merci Catherine ! C'est clair que de ce côté-là, Catherine nous

a fait un beau cadeau.

Elle arrive sur le camp avec sa joie de vivre, sa bonne humeur. Elle nous montre

comment cuisiner une poule, comment la préparer.

Que du bonheur ! Que du bonheur ! Je salive là !

Bon appétit.

Bon appétit.

C'est bon.

C'est bon.

Ce repas est super bon.

Ça a vraiment le goût de la truie.

Ça fait du bien.

En bouillon, en plus, c'est une superbe idée.

En plus, les internautes sont régalés.

Ça me fait plaisir.

Non, mais tu sais, parce que j'arrive pas à payer parce que j'ai trop bien. Je

vais payer, mais... Les 7 aventuriers sont rassasiés grâce à Catherine, leur

bonne mère à tous, mais pas tranquilles pour autant.

Ils savent que le conseil arrive à grands pas, il va falloir éliminer

quelqu'un.

Il y en a quelques-uns qui m'ont quand même dit qu'ils iraient plutôt

volontiers certains d'entre eux plutôt que moi. C'est évident, parce que d

'abord ils ne me craignent pas trop sur les jeux, puis bon, vous savez que jusqu

'à maintenant ils n'ont rien à me reprocher. Je bosse très activement sur

le camp, je leur remonte le moral, je suis bien appréciée.

C'est vrai qu'elle nous a réchauffé le cœur, elle était géniale avec nous et

quelque part.

Je pense que ce soir, je n'aurais pas fait le pacte.

Je ne sais pas pourquoi j'aurais voté, mais je n'aurais pas voté contre elle,

je pense.

Elle n'est vraiment pas obligée de faire ce qu'elle fait. Elle se déchire pour

nous, il n'y a rien à dire.

Une vraie maman. Une vraie maman. Je préférerais rester maintenant avec

Catherine et peut-être enlever un jaune que je voterais en trois jours.

Moi, ma voix se porterait sur un garçon. Alors n'importe lequel, parce que les

trois sont dangereux.

Je nominerais Gaëlle.

Tout simplement parce qu'elle prouve au fil des jeux qu'elle a un tempérament et

un mental

super fort et qui peut faire peur ? Je trouve qu'il y a un petit peu trop d

'esprit solitaire entre Marie et Gaël. C'est vrai que Marie a offert deux fois

de suite à Gaël son truc.

Ça montre clairement ses préférences.

Elles sont toute la journée en train de se poupouiller, de discuter ensemble.

Et c'est vrai que Marie, des fois, je la comprends pas toujours, mais elle est

plutôt perçue des fois un peu comme donneuse de leçons qui n'applique pas ce

qu'elle prône aux autres.

Qui t'a dit sur moi ? Catherine, c'est quelqu'un qui aime parler, parler,

parler, parler, et des fois en râlant, et c'est pesant.

Je vais avoir le cul au frais parce que je suis trempée.

Demain, on n'entendra plus râler, et voilà.

Marie et Gaëlle sont sincères l'une envers l'autre.

Tout à l'air, on a aussi besoin l'une de l'autre.

Maintenant, je pense qu'à moi.

À moi, il y a ma petite-marie. Si elle a besoin, je m'en fous. Je débrouillerai.

L'unité des juniors, telle vécue entre antagonisme et agacement, l'issue du

vote est incertaine et aucun ne veut quitter l'aventure.

Les naufragés partent à 7, ils reviendront à 6.

C'est une grande première sur Koh-Lanta. Le totem n'a pas été attribué. Vous avez

assisté comme moi à la parodie de finale de la dernière épreuve où l'esprit de

compétition, le mérite et le dépassement de soi avaient totalement disparu. Du

coup, personne n'est intouchable ce soir au conseil. Et il faut bien le dire,

depuis cette épreuve d'immunité, on sent poindre une première scission chez les

axes jaunes. D'un côté, ceux qui étaient favorables à la victoire d'Emily et qui

le sont toujours.

De l'autre, ceux qui considèrent que l'esprit de l'épreuve a été bafoué.

Ces divergences de vues auront-elles des conséquences sur le vote ? Réponse dans

quelques minutes.

Bonsoir à tous. C'est une première dans l'histoire de Koh-Lanta et vous vous

doutez bien qu'on va commencer le conseil par ça.

Le totem n'a pas été attribué. L'immunité n'appartient à aucun d'entre

vous. Ludovic, qu'est-ce qui vous est passé par la tête en finale face à

Émilie ?

On va dire vrai, plein de choses.

Je la sentais hyper motivée durant l'épreuve et je ne l'avais pas sentie

aussi motivée depuis pas mal de temps sur une épreuve.

Donc ça me faisait aussi plaisir.

Vous le regrettez ? Oui, si c'est...

Je le regrette vis-à-vis de la situation, parce que ça la dessert elle.

Et puis, quelque part, moi, je suis indéfendable.

Quand on est indéfendable, vous n'avez pas d'excuses à donner, vous n'avez pas

de mots pour vous défendre. Vous tendez la joue, vous en prenez une, et puis j

'espère que je ne prendrai pas une deuxième. Ça m'a servi sur Koh-Lanta,

mais apparemment, pas assez.

Émilie, avec juste un tout petit peu de recul, comment vous revivez cette finale

? Voilà, alors j'ai reconnu rapidement que je méritais de ne pas le totem.

Je reconnais aussi que Ludo, il a été...

Après, c'est mon point de vue.

Il a été super sympa humainement parce qu'il a voulu me faire plaisir, parce qu

'il savait qu'il était plus rapide que moi et il gagnait. Est-ce qu'une

victoire comme celle-ci, ça fait plaisir ? Non, c'est pour ça que je ne voulais

pas le totem. Pendant les épreuves, je ne suis pas une grande sportive.

Je ne brille pas pendant les épreuves, mais je donne quand même beaucoup de

moi. Après, sur le camp, j'espère que je donne aussi beaucoup de moi.

Sébastien ?

Pourquoi elle mérite d'être encore là, Émilie ? Émilie mérite d'être encore là

parce que c'est vrai que sur le camp, contrairement à ce que j'ai pu penser

moi personnellement par rapport à la première image que j'ai eue d'Émilie,

comme quoi il ne faut pas se fier à l'image mais plutôt apprendre à

connaître les gens, c'est qu'elle ne se plaint jamais, elle est toujours

enthousiaste, elle remonte le moral de ceux qui l'ont un petit peu moins.

Elle est la première à regarder si les blessures de chacun se guérissent bien.

Elle s'occupe du partage. C'est vrai qu'elle a pleinement sa place dans le

camp, pour la vie du camp. Catherine, vous avez un rôle un peu particulier

parce que vous n'avez pas connu la Émilie du début, puisque vous étiez

rouge.

Alors, comment vous l'apercevez, Émilie ? Émilie, elle part avec un handicap.

Non mais attendez, laissez-moi finir.

Émilie part avec un handicap, c'est que c'est une fille magnifique.

Elle est grande, elle est mince, donc en général, on attribue souvent à ce genre

de fille type mannequin, je ne dis pas que c'est un mannequin, mais à ce genre

de fille, on a l'impression qu'elles sont là pour faire beau et qu'elles ne

servent à rien.

Alors qu'en fait, dès qu'on la connaît vraiment, on se rend compte que ce n'est

pas qu'une belle plastique, c'est aussi une fille qui a un cœur d'or, qui est

dévouée pour tout le monde, qui est gentille, qui n'embête personne, qui est

vivante et utile. En plus, elle est d'origine de Marseille comme moi, donc

ça nous a rapprochés.

Revenons maintenant aux choses sérieuses et à cette épreuve. Ce que je voulais

vous dire ce soir, très clairement, c'est que cet après-midi, vous avez

bafoué l'immunité.

Voilà pourquoi personne ne l'a gagnée. Ni Émilie, ni vous, Ludovic, après une

finale qui ne ressemblait pas à une finale.

Et notamment par respect pour la personne qui sort au Conseil après cette

immunité, il faut se battre à 100%, à 200%. D'accord ?

Catherine, vous êtes la première à aller voter. Allez-y.

Emily, allez voter.

Gaëlle, allez-y.

Catherine, tu connais les raisons pour lesquelles je porte ma voix contre toi

ce soir, mais j'espère te retrouver très rapidement.

Je suis heureuse pour toi parce que je pense que ton Koh Lanta à toi, tu le vis

déjà tous les jours.

Tu peux être vraiment fière de la vie que tu as.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de

suite au dépouillement.

Catherine.

Ludovic. Catherine.

Catherine.

Catherine.

Plus de suspense après ce quatrième vote contre vous, Catherine. Il reste tout de

même deux bulletins dans l'urne.

Catherine.

Catherine.

Catherine, récupérez votre sac, allez chercher votre flambeau et venez me

rejoindre.

Catherine, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence, étirez vos

pierres. Vous pouvez encore vous exprimer devant eux.

Je pense que c'est tout dit et à bientôt.

À bientôt.

Catherine a fait son temps. Elle est la dernière des seniors à partir et en est

fière. Les jeunes ont apprécié son caractère enlevé, mais la logique de

clan a dicté sa loi.

La semaine prochaine, de nouveaux épisodes de survie et les choses

sérieuses commencent. C'est terminé, il n'y a plus d'équipe. C'est l'heure de la

grande explication entre les anciens alliés de la tributana.

Plus d'amitié qui compte, des désillusions, des trahisons. La guerre

totale débarque.

De nouvelles alliances qui se dessinent, avec toujours du dépassement de soi, de

l'émotion. Tu t'occupes de moi comme un chou, mon lapin.

Et une rencontre hors du commun avec le géant du Vanuatu, le volcan Yasu.

Les jaunes, le règlement de compte, c'est mardi prochain, à la même heure,

sur TF1. Je pense que ça va partir un petit peu dans tous les sens.

J'éprouvais que j'étais assez forte. Je suis quand même restée la dernière de ma

tribu. J'ai rencontré des gens formidables, de l'équipe des jeunes avec

qui j'étais.

Ce soir, je vote contre Catherine.

Je n'ai rien à lui reprocher. Catherine, tu es une super maman.

Continue comme ça. Je vote contre Catherine. C'est plus un choix de vote.

Une ex rouge plutôt qu'un vote contre Catherine.

Catherine, tu sais que ce n'est pas un vote du cœur, que je t'aime beaucoup,

que tu m'as apporté beaucoup tout au long de cette aventure et que je me

languis d'une chose, c'est quand je sors de te revoir, de te faire un gros bisou.

Catherine, même si tu râles des fois, tu es quelqu'un qui m'a redonné de la force

et du courage dans cette aventure. Un gros bisou.

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