All language subtitles for S06E04 Koh Lanta (Vanuatu) 04

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Original subtitles

Bonsoir à tous, je suis sur le volcan Yasur, un cratère en éruption

permanente. C'est l'un des 16 volcans en activité de l'archipel du Vanuatu, une

terre de feu bordée de fonds marins abrupts et recouverte d'une forêt

inextricable.

Ici, à 20 000 km de la France, au milieu du Pacifique Sud, le danger est partout.

Tremblements de terre, éruptions volcaniques, cyclones.

C'est ici dans ce décor explosif que les 16 candidats de Koh-Lanta devront s

'affronter. Seigneurs contre juniors, les jeunes contre les anciens, ils

devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux autres.

Telle est la loi impitoyable de Koh-Lanta.

Une seule chose est sûre, l'ultime survivant repartira avec les 100 000

euros de récompense.

Au départ, ils étaient 16.

À la fin, il n'en restera qu'un.

Douze jours se sont déjà écoulés pour les survivants du Vanuatu entre tempête

tropicale et parties de pêche acharnées.

Les seniors, organisés et volontaires, n'ont connu qu'une seule défaite face

aux juniors qui enchaînent les conseils.

Les jeunes ont déjà dû éliminer trois de leurs membres.

Sur Mosso, c'est plutôt la maladie qui frappe. Mama a dû abandonner suite à une

blessure à la cuisse.

Et une vilaine infection au genou a poussé dehors le sémillant Nicolas.

Aussitôt remplacé par Sébastien, il avait été éliminé par les jaunes, c'est

un jeune chef d'entreprise, un papa de 30 ans. Il n'est pas le seul à revenir

dans l'aventure. En lieu et place de maman, les Rouges assistent médusés au

retour de Nathalie. Les seigneurs avaient exclu de leur tribu cette

vendeuse de piscines à Poitiers, un brin intrigante.

Les vieilles rancœurs se sont effacées. Même Mika, son plus fervent détracteur,

fait amende honorable.

Ce fier ébéniste de 32 ans regrette de s'être emporté. Si je n'étais pas d

'accord avec elle, j'aurais pu être beaucoup plus posé.

Estelle, 33 ans, venue des Landes, présente elle aussi ses excuses à

Nathalie, laissant parler sa gentillesse naturelle. On voit que c'est quelqu'un

de très droit, très franc.

La bonne humeur règne donc sur le camp des seniors, largement alimentés par

Jean-Claude, 60 ans, bon pied, bon oeil, s'est entillé de Lorraine, garde en

toutes circonstances son sang-froid et le sourire.

J'essaie de leur apporter ma bonne humeur quand je suis là.

Autre valeur sûre des seniors, Alain, 49 ans, meunier et pompier volontaire, venu

de la Marne, il ne parle jamais pour ne rien dire.

On ne peut pas en dire autant de Catherine, maman poule marseillaise dont

le franc-parler et le dynamisme égayent la vie du camp.

En tout cas, la hache de guerre est enterrée sur Mossos. Nathalie et

Catherine vivent désormais en harmonie avec leurs compagnons.

Face aux seniors, les juniors et Surtana, la bonne humeur des débuts, a

laissé la place à une scission profonde entre les garçons et les filles. Emmenée

par Gaël, sa voyarde franche est décidée, elle veut gagner et fera tout.

pour atteindre son but.

Mon objectif en partant de Koh Lanta, c'est de gagner le jeu.

Elle est suivie par la douce Marie.

Derrière son calme olympien, cette jeune championne de télémarque, esthéticienne

à la vie civile, cache des ambitions de victoire bien ancrées.

Comptez sur moi, j'irai jusqu'au bout.

Troisième amazone de l'équipe, l'altière Émilie. Cette conseillère en assurance

et mannequin de temps à autre, venue de Grenoble, c'est elle aussi ce qu'elle

veut. Pour réussir, j'ai deux atouts, ma volonté et mon sens des relations

humaines. Émilie est à l'origine de la bascule de François David du côté des

demoiselles, ce qui semble condamner les hommes. Ce jeune escrimeur de Beaucaire,

passionné par le Moyen-Âge, a prêté serment aux filles, il est de leur côté.

Cela consterne Ludovic, le fromager du doux, droit et honnête. Il ne comprend

pas cette alliance, il la craint même.

François David, c'est une balle près, ni plus ni moins. Les garçons en font

immédiatement les frais.

Nico quitte l'aventure, surpris et déçu par François David, qu'il prenait pour

un ami.

Je suis venu ici avec mon âme. Je n'ai jamais vendu mon âme au diable pour

arriver à mes objectifs. Ce n'est pas ce soir que j'aurais commencé.

L'alliance des filles et de François David a fonctionné. Les juniors

regagnent leur camp, pas très fiers de cette éviction, mais ils assument.

Je n'ai pas de remords par rapport à Nicolas parce que c'est un peu lui ou

moi.

Je ne regrette rien, je tiens mes engagements.

Ma parole et ma fierté sont toujours là, il n'y a pas de souci avec ça.

En perdant Nico, je perds mon bras gauche.

Il y avait des personnes avec qui je m'entendais bien sur le camp et avec qui

j'avais des affinités.

Ces deux personnes-là sont dehors à ce moment du jeu.

De toute façon, les jeunes n'ont pas le temps d'être rongés par les remords. La

nuit est courte et le réveil leur réserve une surprise.

Alors qu'il souffle sur le feu, il y a des étincelles dans les yeux, c'est un

proverbe.

Rassemblez vos affaires, emmenez votre feu et veillez à garder votre flamme

bilante. Action !

On commence le 13ème jour au Gard-la-Boue. On ne sait pas à quoi on

va s'attendre, donc mieux vaut rester sur le fait que pour l'instant c'est

faisable. Je pense qu'on va connaître un petit peu plus difficile dans les heures

qui arrivent. C'est le branle-bas de combat. Ils ne le savent pas, mais ce

qui les attend va les éprouver. Les seigneurs aussi se préparent à partir

pour une très longue marche en forêt.

Je suis actuellement au beau milieu de la forêt tropicale de Mélé. C'est ici

que les Tannas et les Mossos vont progresser séparément à un périple

difficile en perspective dans cette jungle tropicale rarement visitée par l

'homme et habitée plus habituellement par les Flying Fox, ces chauves-souris

de grande taille, et par les cochons sauvages, aux tempéraments violents

lorsqu'on les dérange.

Les seniors et les juniors vont devoir se frayer un passage tout en conservant

le feu.

qu'ils emportent avec eux, un élément indispensable à la survie qui s'avérera

crucial à l'issue du trek.

Ils devront également récupérer des dents de cochon sauvages, symbole de

force et de puissance ici au Vanuatu. La tribu qui rapportera le plus de dents de

cochon remportera l'épreuve et aura bien mérité de reprendre des forces.

C'est pour mes chèvres, ce n'est pas pour moi.

Voilà.

Merci.

Moi, j'ai beaucoup souffert parce que j'avais un sac vraiment très lourd.

Parce qu'en partant, j'ai mis venir des pierres, des coquillages.

Je suis montée à quatre pattes en me tenant au lien. Et j'avais vraiment l

'impression de devenir une chèvre.

Je pense qu'on serait bien nourris. Ces efforts-là ne nous paraîtraient pas

aussi importants. Je pense qu'on se dépasse plus mentalement, à proprement

parler, que physiquement. Parce que physiquement, c'est vrai qu'on est

diminués. Les seniors traînent la patte. L'effort est rude, d'autant que porter

le chaudron de feu s'avère épuisant. Et c'est Sébastien qui s'y colle.

Nouveau venu dans l'équipe, il veut prouver son dévouement. Et puis, c'est

lui le plus en forme.

Les juniors, eux, ont pris une légère avance et arrivent, après 4 heures de

marche harassante, sur le lieu du premier défi.

Bonjour les jaunes.

Première épreuve de la journée, récupérer 9 colliers comme celui-ci. A

chaque passage devant moi, vous allez soulever un bambou, comptabiliser le

nombre de graines et récupérer le collier correspondant.

Vous allez être encordés pendant cette épreuve. Est-ce que tout est clair ?

Allez vous encorder.

Lequel des bambous, Marie ? Six.

Six, c'est parti. Six graines.

Top chrono. Il y a neuf colliers d'un nombre de graines différents cachés dans

cette bambouserie.

Il faut se faufiler, repérer et mémoriser les emplacements.

Il est là. Il est là.

Ok, six graines.

La difficulté, c'est de se déplacer en cordée dans cette végétation serrée. Il

faut être coordonné et éviter de s'en mêler.

Les jeunes sont bien organisés et le premier cordé devient le dernier au

retour.

Quatre, allez-y.

Le collier avec 8 graines, ici.

Au fur

et à mesure, les jeunes croisent d'autres colliers que celui qu'ils

cherchent à cet instant précis. Il faudra se souvenir de leur emplacement

le moment venu.

Allez ! Attention ! 11 grès !

2, 4, 7 ! Ça dure 5 minutes, c'est pas la mort ! C

'est ça ! Allez, suis ! Descends, Marie !

Allez,

une boîte ! 10 !

Venez, venez ! Vas-y ! 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10 ! Allez, vite, vite, vite ! Le

collier ! Et un prochain bambou, celui-ci ! 15 secondes !

Les juniors sont très motivés et fougueux. Ils ne se ménagent pas et ont

déjà ramené 6 colliers sur 9.

Ok, top, c'est terminé !

Je vous ai senti super motivé. Vous êtes allé au bout de vous-même. Et là, vous

récupérez 6 colliers sur les 9 possibles.

Ça fait donc au total 12 dents de cochon.

Marie, je vous les remets.

12 dents donc au total.

À très vite les jaunes.

Belle performance des jeunes, ils ont récolté 12 dents de cochon sauvage. Ces

dents qui ici au Vanuatu symbolisent la puissance et constituent la parure des

chefs de tribus. Ces dents sont très précieuses pour les gens du pays.

Emporter, c'est afficher sa richesse et sa position sociale, mais aussi son

courage, car il faut avoir affronté un des nombreux cochons sauvages qui

peuplent l'intérieur de cette forêt dense.

Les Vanuatais ne s'y aventurent guère.

Un, deux, trois.

Les juniors n'ont pas ménagé leurs efforts et cela se paie immédiatement.

Ils sont exténués. Ludovic se transforme alors en véritable chef d'équipe et il

motive ses troupes.

Moi, ce que je veux maintenant, c'est que l'équipe soit au maximum au taquet

tout le temps.

Moi, il me pompe mon énergie. C'est incroyable.

Bonjour les seniors.

Les seniors se préparent à leur tour à ramener le maximum de dents de cochon.

Mika, quel est le premier bambou que vous choisissez ? Combien ?

Collier avec 11 graines. Attention !

Top départ ! Même objectif pour les seniors. Il y a

neuf colliers de dents de cochon à trouver, mais là, le rythme est plus

lent. Je vais mesurer la fatigue, sans doute.

Onze ! Allez, on fait ça !

Allez, il va falloir aller plus vite.

Lequel maintenant ? Celui-ci.

Ok. Huit.

Huit graines.

Là-bas, Nathalie. Le plus à gauche.

C'est sûr, les seniors ne prennent aucun risque. Ils ne cèdent pas la

précipitation, mais ils ne sont pas organisés pour autant.

Venez, venez.

C'était huit. C'était huit. C'était huit.

Non, c'était huit. Non,

c'était huit. Allez.

Allez les rouges, il faut mémoriser les autres colliers, il faut aller plus

vite.

Deuxième collier, huit graines.

Troisième bambou, celui-ci.

Cinq. On est reparti.

Du mou, c'est bon, c'est ça, cinq.

Allez, on repart dans l'autre sens.

Troisième collier, vous êtes au tiers de cette épreuve. Dépêchez-vous.

Un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix.

Quinze secondes.

Cinq secondes.

Quatre, trois, deux.

Malheureusement, c'est trop tard.

Allez, venez me rejoindre.

Bon, les seniors, j'ai l'impression que vous avez passé la deuxième, la seconde,

un peu tard dans cette épreuve.

Trois colliers au total sur les neuf possibles.

Sébastien ? Eh oui, je sens la déception sur vos visages. C'est vrai que vous m

'avez déjà habitué à mieux. Le périple continue par là-bas.

Ce qui nous a manqué, c'est probablement la rapidité au début du jeu. On est

parti un peu trop...

Un peu trop calme. On aurait dû mettre le paquet tout de suite. Mais en même

temps, on voulait voir comment ça allait se passer, l'enchevêtrement.

On ne veut pas non plus se précipiter parce qu'on sait très bien qu'une toute

petite blessure ici, ça coûte très cher.

On l'a vu avec Nicolas.

Donc on y est allé prudemment. C'était trop prudemment.

C'est un piètre résultat pour les seniors.

Seulement six dents de cochon à leur actif.

Malgré l'abattement, il faut repartir. Une seconde épreuve attend les

aventuriers. Là, j'en ai marre.

Ça ne m'amuse pas.

Ne t'inquiète pas, le poudre est certainement fait.

Oui, mais ça ne m'amuse pas, donc ça ne m'amuse pas, ça me gonfle.

Allez, allez, allez.

Attends, j'ai la fumée dans la tête.

Ferme les yeux.

J'ai rencontré trois capitaines avec leur sabot.

On est en train de marcher, puis Jean-Claude, avec son oeil de lynx, il a

perçu le régime de banane, donc il nous a une maladie, donc je suis vite allée

le chercher.

Alors le citron, ça peut être bon.

Comme l'hygiène buccodentaire est un peu à la limite,

ça ne peut faire que du bien aux gencives.

La nature est généreuse, cette forêt est hostile mais luxuriante.

L'intérieur, c'est comme une figue.

Depuis la nuit des temps, les Vanuatais exploitent ces lisières et les

transforment en véritable jardin. Les mangues, les papayes et autres bananes y

poussent à profusion.

On tient parce qu'en fait, si il y en a un qui lâche, ça fait

lâcher l'équipe.

Mais sinon, je pense que si ça avait été une épreuve individuelle aujourd'hui, je

ne sais même pas si je serais allée au bout.

C'est très lourd, ça nous a complètement cisaillé les épaules, on ne sait plus

comment le porter ce truc-là.

Les jaunes passent sans encombre ce petit muret.

Pour les rouges, la traversée va s'avérer beaucoup plus compliquée.

Attends. Attends.

Tiens.

Tiens, ça va ? Ça va.

Tu t'es pas brûlé ? Non. Ça va ? Ouais. Oh putain.

Je viens de réduire à néant toute une journée de galère totale pour l'équipe

en une poignée de secondes.

Pour moi, je m'en fous, mais je suis écœuré pour l'équipe, franchement.

Mais ça aurait pu être n'importe qui.

Non, mais je sais bien.

Et bon, quand c'est soi, t'es curieux.

On comprend, mais... On comprend que, effectivement, tu culpabilises, mais...

Ça aurait pu être largement pire, et là, on aurait pu tous culpabiliser de t

'avoir laissé seul sur ton pont, tu vois. Le feu, on s'en fout, t'as rien.

Ça fait mal.

Ouais, je suis curieux.

Écureuil.

On aurait dû le foutre à l'eau tout de suite, comme si on avait pu le porter, c

'était rien.

Là, on a les épaules complètement flinguées. Je parle pour moi, mais je

parle surtout aussi pour les autres.

Voilà, quoi, pour rien, quoi.

Mika est effondré, il s'en veut.

Les deux hommes se sont engagés sur le muret avec précipitation, sans prendre

leur marque.

Heureusement, il n'y a pas eu de blessés, mais le feu est perdu.

Une perte dont les rouges ne mesurent pas encore toutes les conséquences.

Les deux équipes se retrouvent pour l'ultime épreuve de ce trek éprouvant.

Et ce n'est pas la moindre. Il va falloir faire preuve de courage.

Mais pour l'instant, les juniors sont surtout très surpris de voir Sébastien,

leur ancien compagnon, dans l'équipe des seniors.

Les seniors, les juniors, le plus impressionnant est à venir.

Une descente en rappel.

38 mètres dans une cascade.

Avant d'en terminer et de connaître la récompense. Vous allez...

Sur cette cascade, devoir récupérer 5 dents de cochon par équipe.

La dent de cochon équivaut à 3 points.

Pour respecter l'équité, je vais vous demander du côté des Rouges d'évincer

deux personnes pour cette épreuve qui resteront à côté de moi et qui ne

participeront pas à vos côtés.

Catherine, tu sens de le faire ? Non, mais si il faut le faire, je le fais.

Non, il y a deux personnes. Je ne sais pas, je n'ai jamais fait de ma vie ça.

J'ai pas envie, je suis déjà infectée partout, j'ai pas envie de... Les

rouges, il n'y en a que deux qui sont dispensés d'épreuve. Lesquels, Mika ?

Estelle et Catherine.

Estelle et Catherine, venez me rejoindre. Bonne chance à tous.

Allez vous mettre en place.

Les seniors totalisent 6 dents de cochon. Les juniors, 12.

Mais chaque dent accrochée sur la paroi vaut 3 points.

Tout est encore possible.

Le sort des deux équipes n'est donc pas du tout joué.

C'est une falaise de 40 mètres qu'ils vont devoir affronter. Il faut oublier

sa peur du vide, garder son sang-froid et gérer sa descente. C'est donc surtout

une épreuve de maîtrise nerveuse. L'ennemi, c'est la panique.

Ouais, ouais, ça va aller, c'est bien.

Ok, début de cette dernière épreuve.

Au départ pour les jaunes, Ludovic.

Pas trop habitué au rappel, mais bon, comme il faut s'y mettre, on s'y met

quand même.

S'il faut que ça soit pour le bien de l'équipe, on va tous s'y mettre,

ramasser les dents et récolter la victoire.

Ok, une première dent pour les jaunes. Trois points supplémentaires grâce à

Ludovic. Allez, le premier pour les rouges, Mika.

La paroi est verticale et ruisselante, la dalle glisse sous les pieds, chaque

aventurier gère lui-même sa vitesse et doit veiller, c'est impératif, à ne

jamais lâcher la main située sur la corde descendante sous peine de chute.

Mika comme Ludovic ne maîtrise pas vraiment la technique du rappel, mais

ils s'en sortent plutôt bien.

Une première dent pour les rouges, trois points supplémentaires grâce à Mika.

La deuxième a s'élancé pour les jaunes.

C'est Marie ! Marie, son zbi en tête, sans même un tremblement.

Ok, une deuxième dent gagnée par les jaunes grâce à Marie.

Faut pas que je me trompe, faut pas que je prenne un jaune, faut que je prenne

un rouge.

Sébastien !

Profite de la rigole, voilà.

Non, ouais.

C'est bien, c'est bien, c'est bien. Viens, viens.

Attrape-toi bien, hein.

François-David.

Allez, François-David, allez, hein.

Tranquillou, hein.

Descends encore à peine, descends encore à peine.

Voilà. Tu la vois ? Décale-toi bien, c'est pour toi, ça, hein.

C'est bien, Mino, c'est bien ! Tu ne l'en perds pas, hein ?

Ok, troisième dent de cochon récupérée par les jaunes.

Aucun problème pour François-David.

Enfin, presque aucun problème.

François-David, venez nous rejoindre.

Allez,

chez les rouges, Alain ! Décale au plus tôt sur ta droite.

Alain, avantagé par sa haute stature, s'en tire très bien.

Émilie, toujours très tenace, surmonte fièrement son appréhension.

Jean-Claude, le vétéran, file tout droit au but.

C'est au tour de Gaël, de loin la plus angoissée, à l'idée de s'élancer dans le

vide.

Tu descends, on a la victoire ! Allez Gaël, au paquet ! Allez Galinette, allez

!

C'est tout ce que tu vas le faire ! Allez Gaël, allez !

Descends, c'est sécurisé, il n'y a aucun problème ! Descends ! Ta main droite

derrière les pattes, Gaël ! Sans tenter, Gaël ! Ta main droite ! Ils vont être

fiers de toi ! Ta main droite plus bas, Gaël ! Nickel, tu descends ! On a gagné

! T'en comptes ? J'ai du mou !

C'est bien Gaët ! Ne t'inquiète pas, tu pourras t'écaler plus bas ! Tu n'as plus

que 2 mètres ! Voilà, et en faisant tout doucement, tu vas stopper.

C'est super Galinette ! Super, t'es arrivée là, c'est bon ! Franchement, t

'as eu des forces ! Très bien ! Attends, j'en avais un peu plus ! Ça

m'annonce une énorme joie !

Une cinquième dent possible grâce à Nathalie qui vient de se lancer.

Vas-y, prends ton temps.

Allez, pour Nico.

Les rouges n'abandonnent jamais.

Après, c'est de la mousse sèche, ça glisse moins.

Attention, ne pas lâcher la mêle de derrière.

Allez, la dernière aventurière à nous rejoindre.

Elle permet aux rouges également de faire un sans faute. C'est Nathalie.

Bravo, Nathalie.

C'est la fin de cette journée éprouvante. La nuit tombe sur l'épaisse

jungle de l'île Défatée.

C'est l'heure des comptes. Les seniors, les juniors, je sais, ce fut une journée

harassante qui se termine en apothéose avec une dernière épreuve et un sans

faute pour vous les juniors et pour vous les seniors.

La différence, elle s'est faite dans la première épreuve.

Vous aviez six points d'avance à ce moment-là. Vous les conservez, les

jaunes, et vous remportez cette épreuve de longue haleine.

Bravo à vous !

Et maintenant, il faut parler de la récompense.

Bonjour. Bonjour.

Voilà ce qui vous attend.

C'est ce que l'on appelle du Laplap.

C'est une spécialité locale avec, vous le voyez, du poisson, du crabe, des

pommes de terre et un beignet particulièrement nourrissant composé de

bananes et de manioc.

Ça, c'est ce que l'on voit. Mais il y a également des fruits, notamment des

ananas, des pommes citron.

Tout ça pour vous.

Bravo encore.

Félicitations à vous les jaunes. Vous avez bien mérité cette récompense.

Bon, dans cette épreuve d'aujourd'hui, il y avait un objectif.

C'était de conserver le feu du côté des juniors. Pas de problème, il y a de la

braise, il y a encore du bois. En revanche, du côté des seniors,

malheureusement, ce que je constate, c'est qu'il n'y a plus de feu.

Ludovic, venez à côté de moi.

Vous êtes un peu aujourd'hui le leader de cette tribu des juniors.

Vous avez face à vous...

sept rouges.

À partir de maintenant, c'est à vous de décider qui parmi eux deviendra jaune et

qui vous rejoint chez les juniors.

C'est à vous de choisir, Ludovic.

Donc, sans aucun doute possible, j'aimerais bien récupérer Seb.

Sébastien, qui était jaune au début de l'aventure, qui a été éliminé une

première fois, qui a réintégré l'équipe rouge pour quelques heures et qui

retrouve son équipe d'origine.

Sébastien, une nouvelle fois, je vais vous demander de laisser votre foulard.

Rejoignez votre tribu. Ludo, regagnez les autres.

Les seniors, vous perdez l'épreuve, vous perdez un candidat. C'est une journée

noire pour vous.

Bon retour sur votre campement. A bientôt.

L'appétit des juniors fait plaisir à voir. Il faut dire que ce copieux dîner

est bien mérité. Et c'est un plat très roboratif qu'avalent goulûment les

juniors. Le laplap, préparé par les femmes, est à base de poisson ou de

viande, c'est selon, mélangé à de la purée de manioc ou de banane imbibée de

lait de coco.

Le laplap cuit longuement dans des feuilles de bananier, plat familial par

excellence dans l'archipel du Vanuatu. Il était auparavant réservé aux chefs de

clan.

Comment ça va les juniors ? C'est un vrai bonheur. C'est indescriptible.

C'est bon.

Ça vous coupe la parole un peu Gaëlle. C'est le bonheur. Il n'y a plus rien qui

passait ces derniers jours.

Je suis sûre que c'est le bonheur pour moi.

Sébastien, vous, vous perdez les preuves et vous mangez, vous profitez de la

récompense. C'est tout bénéfique.

J'ai battu toute la journée contre eux pour finalement finir un repas avec eux.

C'est génial.

Avant de vous quitter, je voulais vous annoncer un virage important pour vous,

pour votre tribu. Tout simplement parce que je sais que certains curieux sont

venus sur votre campement pour voir un petit peu ce que c'était que votre

aventure. On était à côté de la cabane et Ludo a perçu cette devanoité et nous

faire signe et tout ça.

En fait, il vient et il se met en haut du rocher là.

Et là, ça donne directement dans la forêt perdu, quoi. Ils avaient posé six

bananes, un paquet de gâteaux et une papaye.

Pour éviter que cela ne se reproduise, à partir de ce soir, vous changez de

campement. Les visites intempestives de Vanuaté sur le camp des juniors pour

leur offrir à manger occasionnent le transfert de l'équipe vers une autre

île. Les aventuriers doivent impérativement rester dans un isolement

total. C'est la règle de Koh-Lanta.

C'est à la fois content et curieux que les juniors arrivent sur leur nouveau

campement.

Belle petite victoire aujourd'hui.

On a récupéré Sébastien, alors autant vous dire que je suis très heureux.

Plus qu'heureux, je suis très content.

Et on va découvrir notre nouvelle plage.

On n'est pas trop fatigué.

Ça m'a l'air encore plus grand que ce qu'on avait. Il est trop bien.

Ce thème est là, l'eau est là.

À mon avis, c'est mort. C'est à l'autre bout des cocotiers.

Fatigué mais soulagé, les juniors abrègent leur exploration et se

couchent, exténus.

Les jaunes ont passé leur première nuit sur leur nouvelle île. C'est un nouveau

départ, un nouveau compagnon Sébastien et un nouveau camp. L'impression au

réveil est étrange, il faut prendre ses repères.

On a perdu au changement, je te le dis.

Je regrette le sable, je suis dégoûtée.

Même s'il y a un peu de cailloux, que les filles ont un peu de regrets par

rapport au sable, à la plage, tout ça, je suis content d'être là.

Ça me fait un petit peu bizarre de repartir à zéro sur un nouvel endroit,

mais en même temps, c'est bien parce que ça nous fait rebondir, ça nous fait

vivre encore une nouvelle aventure.

Bon, ça va être bien, je pense.

J'espère qu'il y aura des fruits, en tout cas, on y va chercher, on verra.

Mais j'ai l'impression qu'il y a plus de choses que sur l'autre île, c'est sûr.

Déjà, il y a des noix tricotées partout.

Et puis, je n'ai pas si une impression que j'ai, j'ai l'impression qu'on pourra

mieux manger.

On va aller chercher l'eau parce qu'on est arrivé hier soir, il était tard, on

n'a pas eu le temps d'aller la chercher.

Ça, ça serait sûrement une rivière sur la plage, donc elle serait plutôt le

long de la rivière, dans l'axe d'un cocotier, apparemment. On va essayer de

trouver ça rapidement.

Je suis vraiment très content d'être revenu parmi les jaunes.

Pour moi, là, c'est que du positif, que du plus.

C'est bien, j'ai repris une position dont je ne m'attendais vraiment pas du

tout.

Je suis très content d'être là.

De pouvoir récupérer Sébastien, ça c'est vraiment quelque chose de génial.

Le fait que j'ai voté contre lui, il n'y a aucun malaise entre nous.

On l'apprécie tous, c'est sûr qu'on a voté contre lui, mais bon, il n'est pas

reculé. Puis on lui a expliqué pourquoi, et puis il le comprend très bien, et il

n'y a pas de problème avec ça. On part d'un nouveau pied, et puis voilà.

Je pense que si j'étais éliminé, c'est que je devais avoir des torts. C'est

clair, on n'élimine pas quelqu'un comme ça.

Je me sens bien accueilli partout, il n'y a pas de problème, il n'y a pas d

'animosité, ça va.

Tu fais une petite rivière, tu remontes par rivière, 50 mètres après, tu as la

réserve d'eau.

En choisissant Sébastien, c'était vraiment le pied de nez par rapport à

François David.

Sébastien, c'était une personne avec qui je m'attendais bien sur le groupe. Pour

moi, c'était un maillon fort.

Donc si vous voulez, ce n'était pas quelqu'un qu'on devait éliminer dès le

départ.

Je pense que c'est les rouges.

Je pense que c'est les rouges.

Il n'y a aucune rancune sur le camp des Tannas et Ludovic est même ravi du

retour de Sébastien. C'est un nouvel allié pour lui qui se sentait menacé

face à la puissante alliance des filles et de François David.

Merde, j'en ai marre de ce feu là.

En revanche, sur Mossos, c'est la fatigue qui règne. Les seniors ont perdu

un équipier et le trek les a littéralement épuisés.

Heureusement, les seniors ont quelques petites satisfactions.

C'est hier, lors de la petite balade, nous sommes tombés dans un coin où il y

avait des agrumes.

Ça ne fera que du bien à la gencive.

Très, très bon. C'est un bien énorme.

Ça va nous décaper les dents, ça.

Avec un quart ou un demi-citron, on est super heureux.

C'est un autre monde, Koh-Lanta. C'est vraiment un autre monde.

Je mange des mouches aussi.

Ça fait partie du quotidien.

D'avoir un goût différent dans la bouche, c'est ça qui fait du bien.

On a perdu un coéquipier, on a perdu Sébastien qui était venu nous rejoindre

la veille.

Et voilà, Koh-Lanta hier, ça nous a vraiment pas du tout peiné, pas du tout

pénalisé. On n'a pas vraiment eu le temps de s'attacher à lui.

J'ai dû échanger dix paroles avec lui, il avait l'air bien sympathique, c'est

tout ce que je peux dire.

Les seniors se resserrent dans l'adversité et le souvenir des déchets

hors passé les peinent. Il y a beaucoup moins de tension dans le groupe et suite

au conseil et au retour de Nathalie, je crois qu'on est tombé d'accord sur plein

de points.

C'est quelqu'un aujourd'hui que j'apprécie et je regrette d'avoir eu des

mauvaises pensées envers elle et d'avoir joué un mauvais jeu.

Je regrette du plus profond.

Ce que j'ai pu faire au début, c'est tout. Tu as vraiment du fond du cœur. C

'est pour ça que je dis que Koh-Lanta, c'est vraiment un monde à part.

Tant psychologiquement que physiquement, c'est inexplicable.

Vous voyez même le retour de Mika de l'infirmerie, un truc de dingue.

Beaucoup plus détendu.

Je suis beaucoup moins méchant. Tu vas voir, ça se trouve, on va même se parler

aujourd'hui.

J'ai revenu le sourire, la banane jusqu'aux oreilles.

Une super résolution alors qu'on ne s'était même pas concerté en fait.

Il y a une seule personne qui n'a pas fait son mea culpa, c'est Alain.

Alain n'a pas eu l'intelligence de venir et de me dire je fais une connerie, je

me suis laissé embarquer.

Nathalie ne m'en veut pas mais vous ne pouvez pas tourner la page comme ça, il

y a toujours un petit...

Je sens qu'il y a toujours un petit quelque chose.

Alain est plutôt un suiveur, c'est malheureux à dire, mais c'est vrai qu'il

n'a pas beaucoup de personnalité.

Donc on lui parle, il dit oui, il dit non, il dit bah oui, il dit bah non,

mais ça s'arrête un petit peu là.

Donc c'est dommage parce que du coup, tout le monde et n'importe qui peut

faire de lui ce qu'il veut. Je trouve ça un peu lamentable.

Au contraire, Alain est le seul à ne pas s'excuser platement. Cela équivaudrait à

renier son premier avis. Et ce n'est pas le genre d'Alain. Après de 50 ans, Alain

ne risque pas de changer.

Pour lui, une chose dite est dite. Pour ce meunier du XXIe siècle, chef d

'équipe, la règle, c'est la règle. Les gens me connaissent, ils savent que je

suis discret, mais si jamais il y a un problème, quoi que ce soit, c'est pas

parce que je suis discret que je vais prendre des pincettes, leur dire

attention. Non, quand il faut dire ce qu'il est, il faut y aller.

Toujours on retrouve le côté...

C'est le côté discret, mais droit. C'est-à-dire qu'il dit une chose une

fois, il faut que ça soit fait. Une consigne doit être respectée. Et quand

il ne sépare pas le bon grain de l'ivraie, cet homme d'action part au

feu. Pompier volontaire, il est adjudant. Et c'est d'une poigne de fer

qu'il conduit ces hommes à travers les flammes.

Point d'attaque ici.

Ce qui me motive en tant que sapeur-pompier, c'est d'apporter du

réconfort, apporter du bien aux gens.

On lui fait confiance parce que c'est un pompier très compétent, donc on va avec

lui n'importe où.

S'il nous emmène, c'est que ça passera.

Courageux, fonceur, Alain ne fait rien à moitié.

Marathonien averti, l'effort ne lui fait pas peur.

Bien installé dans la maison qu'il s'est bâtie dans la verte campagne de la

Marne, la seule chose qui l'inquiète, ce sont les humeurs des femmes de la

maison. C'est ça que j'avais mis.

Ça ne répond pas à la question. Qu'est-ce qu'il te pose comme question ?

Quand on chamaille avec les filles, lui, il reste un petit peu à l'écart. Ce n

'est pas son problème. C'est le problème de filles, donc... Non, non, il ne s

'occupe pas de ça.

Il ne faut pas qu'il y ait un truc de travail.

Il faut que ça soit propre et il ne faut rien dire.

Papa sévère mais attentif, Alain comprend mieux les hommes que les

femmes. C'est d'ailleurs de son petit-fils qu'il est le plus proche,

même s'il lui donne parfois du fil à retordre.

Là ! Mais non, pas là ! Là-bas, où c'est que tu l'as enlevé l'autre jour ?

Un peu brute de décoffrage, Alain ne voit jamais le mal ni les manigances. Et

aujourd'hui, selon lui, Nathalie lui a pardonné. Je ne suis pas quelqu'un de

rancunier. Comme dirait ma maman, on pardonne mais on n'oublie pas.

Je pense que l'être humain est tout à fait capable de faire une erreur et que

tout le monde a le droit à l'erreur.

Les seniors sont aujourd'hui relativement soudés et déversent leur

rancune sur les juniors qu'ils soupçonnent d'avoir triché pendant le

trek et d'avoir été indûment aidés.

Qu'on ne nous fasse pas croire que les jaunes ont porté leur feu du début jusqu

'à la fin, ce n'est pas possible.

Donc ils ont forcément dû être aidés. C'est impossible.

Les garçons étaient frais comme des gardons, les filles sont taillées comme

ça. Et nous on était costauds et on était sept.

Et vous allez nous faire croire qu'à cinq, frais comme des gardons, avec des

filles qui ne sont pas très costauds, ils ont porté le truc comme nous.

Non, ça, je ne le croirai jamais.

Un petit manque d'équité.

Chose de bizarre.

C'est mauvais perdant, mais revanchard, que les seniors vont devoir affronter l

'épreuve d'immunité qui est imminente.

L'erreur n'annule pas la valeur de l'effort accompli.

Problème africain.

Jean-Claude.

Il y a une parole aux Antilles qui dit « Kimbered pamoli », c'est-à-dire « tiens

fort ».

Ne désespère pas.

Bon, allez, je fais un petit pipi.

Allez hop, donc la sieste te ramènera tout à l'heure.

Espérons que tu vas te recoucher dans une demi-heure, trois quarts d'heure.

Les seniors doivent absolument gagner.

C'est impératif. Ils ont déjà perdu un de leurs membres à l'issue du trek. Une

nouvelle élimination les mettrait en grand danger.

Bonjour.

Alors avant de vous parler de l'épreuve Les Rouges, je voudrais qu'on revienne

sur le trek d'hier pour clarifier les choses.

À 7, vous n'étiez pas désavantagé parce que vous étiez 7 à pouvoir porter le feu

alors que eux étaient 2 de moins.

Si vous avez perdu, c'est tout simplement parce que vous avez été moins

bon que les jaunes.

Là où vous marchiez, ils couraient.

Vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous-même. Donc je vous invite...

Et vous les rouges, vous vous concentrez sur l'aide d'aujourd'hui.

D'accord ? Première mission les rouges, me redonner le totem. Merci beaucoup.

Au programme aujourd'hui encore une épreuve nautique. La tâche qui vous

attend est particulièrement ardue.

Vous voyez dans la mer deux bouées. A la verticale de ces bouées gisent

deux grosses pierres.

Votre objectif ?

Rapportez votre pierre ici au pied du totem.

Les cinq premiers plongeront une fois. Le sixième aventurier de chaque tribu

aura la lourde tâche de terminer le travail.

L'équipe qui arrive ici avec sa pierre en premier remporte l'immunité,

repart avec le totem et est dispensée de conseils. Allez vous mettre en place.

Ludo, Mika, mettez-vous dans l'eau !

Il faut porter sur près de 400 mètres une pierre volcanique. Ce morceau de

basalte, dense et lourd, venu des sous-sols en ébullition de Vanuatu,

approche les 40 kg.

Mika Ludovic progresse au même rythme, d'une foulée fougueuse et déterminée.

Et c'est Ludovic qui offre une petite avance à son équipe.

Ludo, Mika, venez me rejoindre. Génial, Mika.

Marie, Estelle, mettez-vous en place et rejoignez les bouées.

La tactique des deux équipes est la même.

Elles envoient les aventuriers les plus à l'aise sous l'eau au début, quand la

pression et la poussée d'Archimède rendent la progression plus technique.

Marie, Estelle, plongez.

Estelle rattrape rapidement la bouée jaune et la dépasse.

Ok Estelle, François-David, Jean-Claude, veuillez

rejoindre vos bouées.

Ah bizarre ! Allez-y, tape plongée !

L'avance des seniors est nette, mais François David fait des prouesses. Il

efface vigoureusement le retard des juniors.

C'est bien, FD ! C'est bien, FD ! C'est bien ! Catherine, Gaël, top plongée !

Gaël, habituellement moins à l'aise sous l'eau, fait encore gagner quelques

mètres supplémentaires à son équipe.

Émilie avance telle une sylphide aquatique et fait elle aussi beaucoup

mieux qu'à l'accoutumée.

C'est bien, Émilie ? C'est bien, c'est super ! Il reste un aventurier de part

et d'autre.

Sébastien, Alain, allez jusqu'à vos bouées.

Je vous rappelle que vous pouvez faire autant de plongées que vous voulez pour

arriver jusqu'ici, jusqu'au pied du totem.

Attention de ne pas te tromper de direction, Séb.

C'est la victoire celle-là, mec. C'est l'anniversaire à ton fils aujourd'hui.

Allez Léon, on drape à elle.

Attention, top plongée. Allez Alain.

Dernier concurrent à ses lancers, Alain et Sébastien. À eux de parcourir toute

la distance restante jusqu'au totem.

Ce sont les meilleurs nageurs de chaque équipe. Tout repose maintenant sur eux.

C'est d'une traite que Sébastien ramène la pierre.

Formidable exploit, il offre la victoire à son équipe retrouvée.

Attention, victoire pour les jaunes ! Les

jaunes,

quelle période faste ! Après la victoire d'hier, il y a celle d'aujourd'hui.

Mais là, c'est encore plus important, car vous allez repartir avec ça, avec ce

totem symbolisant votre immunité.

Votre finaliste, c'était Sébastien, votre nouveau compagnon.

Et c'est à lui que je vais remettre ce totem.

Bravo Sébastien, vous faites un retour en force dans cette équipe de juniors.

Bravo à vous.

Les Rouges, période délicate, deux défaites consécutives. Hier, vous perdez

Sébastien.

Et demain, je vous attendrai au conseil pour l'élimination d'un autre membre de

la tribu des seigneurs. Bon retour sur vos campements et à très bientôt.

Et les soupçons des seniors au sujet du trek renforcent leur lien et leur

combativité. C'est une journée noire pour eux. Ils n'en ont pas eu beaucoup,

mais là, ce jour-là, ils ont eu une noire. Je pense qu'ils ont vraiment dû

comprendre la difficulté. Quand je pense qu'en fait, le feu qu'ils ont porté

toute la journée, c'était moi. J'ai trouvé ça hyper fort, en fait.

Le trek d'hier, je peux vous assurer que ça a solidifié réellement l'ambiance et

puis le comportement du groupe.

J'ai l'impression qu'au niveau des jaunes, il n'y a plus d'alliance, ils

font groupe.

C'est vraiment la réconciliation et tout faire pour que l'équipe des jaunes gagne

au détriment des rouges.

Par rapport à l'alliance que j'ai faite avec les filles, pour l'instant, je me

sens qu'il n'y a pas de souci. De toute manière, je crois qu'on n'aura plus

besoin de l'utiliser.

Là, on a gagné l'épreuve d'immunité, on croise tous les doigts pour que ce soit

la dernière avant la réunification.

Et si c'est la réunification, là, de toute manière, il n'y a pas de...

On ne votera pas contre les jeunes, ça c'est sûr.

C'est sur cette nouvelle idée que les juniors s'apprêtent à passer la nuit.

Plus de luttes intestines entre les filles et les garçons et un seul but,

vaincre les seniors.

Ce matin, les Mossos font contre mauvaise fortune bon cœur. Les anciens s

'économisent des soucis en ne parlant pas du conseil. Ce qui fait l'actualité,

ce sont les conditions d'hygiène jugées...

C'est vrai qu'il y a une quantité impressionnante de mouches. Nous serons

tellement habitués aux mouches que nous allons les réclamer. Ah oui, mais pas

moi. Moi, je n'ai pas de teint de mouche chez moi. C'était de l'humour noir.

Je les attire ou quoi ? Regarde ce que j'ai sur moi.

Pas que toi, c'est sur moi.

C'est insupportable. Ça bouffe les plaies.

Il ne faut pas voter contre une mouche.

Moi, je vote contre une mouche.

Il est vrai que l'état sanitaire du camp des seniors laisse à désirer. Le médecin

de l'aventure décide d'intervenir.

C'est le médecin, c'est Jean. Ah merde, je ne l'ai pas reconnu.

Salut. Ce n'est pas par hasard qu'il y a beaucoup plus de mouches ici que sur l

'ensemble de la plage. Les mouches sont localisées sur votre camp.

Je pense qu'il y a un réel problème d'hygiène.

Les débris alimentaires.

Ça ne se met pas derrière un arbre à côté.

Vos besoins hygiéniques, idem. Tout ça favorise la venue des mouches. Vos

gourdes traînent partout par terre, par définition.

Quand vous allez les remplir dans le puits, vous mettez la gourde dans l'eau,

vous contaminez tout.

Donc, une gourde réservée au puisage. C'est bien clair ? J'ai une moustiquaire

pour vous protéger des mouches.

Les seniors doivent réagir et adopter des règles d'hygiène plus strictes. Il y

a déjà eu trop de malades. Catherine et Nathalie.

décide de rationaliser l'utilisation des gourdes.

Donc déjà, nous prenons les gourdes, nous assurons qu'elles sont propres

puisqu'on va les tremper dans l'eau pour les remplir. Chaque gourde est

identifiée, on a marqué notre initiale dessus.

On va éliminer au fur et à mesure chaque source de contamination possible.

Sous ces latitudes tropicales, l'eau est un élément plus que vital.

A la moindre souillure, l'effervescence bactériologique fait son œuvre, avec les

conséquences que l'on sait.

Sur le nouveau camp des Tannas, il y a de l'eau douce en abondance et les

jeunes en profitent. Ce matin, c'est grand nettoyage de printemps. C'est

génial pour les vêtements parce qu'on se sent vite crade.

Ça va bien nous soulager pour se laver tous les jours, pour le minimum.

Parce que sur notre île, ça, on ne l'avait pas. Peut-être qu'on attirera

moins les nœuds.

Gaëlle et Marie, elles, se concentrent sur la pêche. Avec ce temps couvert, le

poisson est là, en abondance, tout au bord de la plage.

Tout comme les tortues de mer ou les raimentas, ces poissons multicolores se

rapprochent du rivage quand le temps devient lourd. C'est ce que semble

confirmer la présence d'un banc de dauphins venus jouer à côté des

naufragés.

Les cétacés sont nombreux à croiser dans les eaux chaudes du Vanuatu dont la côte

tombe de façon abrupte puisque l'origine des îlots est volcanique.

Et ces grands dauphins du Pacifique ou Turciops truncatus peuvent du coup venir

tout près des naufragés.

On peut aussi rencontrer les dauphins à long nez qui adorent jouer dans les

étraves des bateaux.

Ouais, ouais, il y en a du poisson.

Il y en a du poisson. Il a ça le poisson, mais là, il n'a pas... Non,

mais il faut qu'on change de la part.

J'ai invasé des bernards à l'ermite pour qu'on puisse les mettre après dans le

piège à poissons pour faire un pas. Comme ça, on espère que ça va bien tirer

des poissons. Donc là, on recommence la technique de l'appât.

Les garçons, eux, s'inquiètent de la pluie. Il faut vite protéger le feu et

de manière efficace. On fait un abri pour le feu parce qu'il risque de

pleuvoir. On a déjà pris deux, trois gouttes tout à l'heure.

Donc là, on va mettre toutes les chances de notre côté pour que le feu reste.

C'est un peu trois étages, mais...

Ah, mais c'est bien ! En fait,

la pluie est arrivée d'un seul coup, donc on s'est dépêchés de protéger le

feu. Comme ça, on sait qui va faire la bruit, c'est bien ! S'il y a une ou deux

gouttes qui tombent dessus, ça ne va pas éteindre.

Je pense que ça fait une demi-heure qu'il pleut, là. C'est clair.

Ça réveille.

Ça fait exactement 15 jours que je n'ai pas pu me doucher normalement.

Donc là, le fait qu'il y ait un petit peu de pluie qui débarque, ça fait du

bien.

Ça y est, la pluie tombe drue. Il faut s'activer. Mais gare à l'accident.

C'est quoi ? Arrête-toi.

Allô Doc, c'est Ludo, l'équipe des jaunes. On a un petit souci avec Marie

et elle s'est mis un petit coup de machette sur la main droite.

En attendant, vous allez appliquer des contraintes sur la main pour pas que ça

la faigne plus.

Pas de problème, à tout à l'heure.

Je suis pas inquiet par rapport à la blessure de Marie.

C'est juste par sécurité, par rapport à l'ouverture, la taille de l'ouverture.

Je préfère quand même qu'il regarde. Comme ça, Marie est en sécurité et puis

elle, elle se fait pas de soucis.

Putain, j'en rappelle une. Marie de la jungle, je te jure.

En plus, c'est moi qui te dis, prends la machette en partant.

Je dis, attends, attends, prends la machette. En fait, je n'avais pas besoin

de la machette.

C'est de lien en lien.

On va arrêter un peu nos bêtises, nous, parce qu'on avait juste dit ce matin, on

est si jaunes, on essaye de rester si jaunes jusqu'au bout, on n'essaye pas de

se mettre des coups de circuit ou quoi. À force de pouvoir toujours en faire de

trop, on va voir ce qui nous arrive.

Je suis posé comme ça et ma main est laissée sur la lame.

Caché.

Très, très, très, très prudent avec ces engins tranchants. Bon, ça va piquer un

petit peu. L'entaille est profonde et il faut recoudre tout de suite.

Marie a droit à trois points de suture sur le champ.

Ça pique ? Ça fait mal ? Tout va bien ? Allez, vous serrez les dents.

La plaie est profonde, mais on risque une surinfection dans les jours à venir,

donc il faut être extrêmement prudent sur l'hygiène.

Interdiction de mettre la main dans l'eau. Ça m'embête un peu pour tout ce

qui est aider à la pêche et puis pour les jeux.

J'avais qu'à pas me mettre un coup de machette.

Il faut se prémunir des infections.

Les Mossos, soucieux de leur santé, ont consacré leur journée à améliorer leurs

conditions d'hygiène.

Les gourmes, je ne fais pas gaffe. C'est vrai qu'elles sont par terre. Je les

nettoie bien comme ça et puis je reprends de l'eau.

C'est vrai que ça, je n'ai pas fait gaffe.

Je sais qu'on n'est pas à la maison, mais il y a un minimum à respecter. Nos

déchets, nous les laissons là, nous les laissons là, nous les laissons là.

Automatiquement, ça permet la prolifération des mouches. J'ai déjà

dit, je ne vais pas passer pour le père Abajoie, ce ne sont pas mes enfants.

On doit l'installer avant qu'il ne fasse nuit la moustiquaire, avant de partir.

Ça fait comme une tarte, non ?

Pour ce soir ça ira bien et demain on lui trouvera un emplacement adéquat, le

plus plat possible pour qu'elle puisse être bien accrochée.

Mais pas le temps de dormir, il faut partir pour le conseil. Lequel de ces

six seniors restants ne reviendra pas ? Difficile à dire.

Mika est fautif, il a perdu le feu pendant le trek. Alain n'est pas dans

les bonnes grâces de Nathalie. Et les filles sont fatiguées, donc moins

performantes dans les jeux. Il faut faire le bon choix.

Avant de retrouver Koh-Lanta, jouez et tentez de gagner à la fin de...

Bonsoir

à tous ! Dites-moi les seigneurs, quelle bérésina ! Vous laissez filer deux

épreuves, vous allez perdre ce soir un deuxième compagnon en l'espace de trois

jours. Mika, que s'est-il passé ?

Je ne sais pas. Je ne sais pas si c'est l'âge, si c'est... C'est vrai que ces

deux derniers jours, on a eu une petite baisse.

Il y a eu le trek aussi qui a été difficile, très très dur pour nous.

Jean-Claude, à quoi vous les attribuez, vous, ces deux défaites ? Il y a sans

doute une baisse de régime de l'équipe des seniors. Pourquoi ? La fatigue s

'accumulant. Nathalie ? On ne dort pas beaucoup la nuit. C'est vrai qu'on dort

sur un sol qui est dur. Enfin, on le savait, mais du coup, on dort mal.

Cette fatigue physique entraîne forcément une espèce de nonchalance

pendant la journée où on se traîne. On se traîne du matin pratiquement jusqu'au

soir. Même lors des épreuves ? Même lors des épreuves, oui, forcément, puisqu'on

les perd. Donc, quelque part, il doit nous manquer ou de l'organisation ou de

l'énergie.

Bon, revenons sur la cohésion. On s'est rendu compte que c'était le vrai

problème de votre tribu lors du premier conseil. Là, tout semble aller pour le

mieux.

Mika, comment passe-t-on d'une extrême à l'autre ? Moi, je suis comme ça déjà. Je

n'ai pas de juste milieu.

Je n'aimais pas Nathalie, je n'aimais pas Nathalie. Et pourquoi vous l'aimez

aujourd'hui ? Quand je suis parti à l'infirmerie, je me suis retrouvé

déconnecté un petit peu de toute cette ambiance maussade qu'il y avait chez les

maussos. Je me suis dit, ça se trouve, Nathalie, c'est peut-être quelqu'un de

très bien en extérieur.

Peut-être que je lui ai reproché tout et n'importe quoi parce que j'avais décidé

à tout prix de ne pas l'aimer et que tout ce qu'elle faisait, c'était mal.

Vous étiez trompé sur Nathalie ? Oui, je pense que je me suis trompé sur

Nathalie. Nathalie, vous avez pardonné à Mika ? Je n'avais rien à lui pardonner.

Mika avait été très honnête avec moi.

Très dur aussi.

Oui, mais je préfère qu'on soit très dur, mais clair, plutôt qu'on fasse les

choses par derrière.

Estelle, vous aussi, vous avez fait une volte-face à 180 degrés concernant

Nathalie. Vous étiez proche de Mika, proche de ses sentiments ? J'ai eu

effectivement un jugement hâtif. Ceci étant, effectivement, j'ai été faible.

Voilà, j'avoue, j'ai été faible. Jean-Claude, vous avez fait un mea culpa

à Nathalie.

Vous vous êtes excusé ? Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

J'ai surtout dit à mes autres compagnons, il est hors de question qu

'on tourne le dos à Nathalie quand elle vient. Parce que j'ai reconnu mon

erreur. Laquelle ? D'avoir voté contre elle.

Alain, quel est votre sentiment ce soir ? Oui, mais je ne me sentais pas

coupable vis-à-vis de Nathalie d'avoir voté contre elle.

C'est parce qu'on avait mis une stratégie au point et puis j'ai respecté

la stratégie, c'est tout.

Dans votre vie de tous les jours, Nathalie, vous prenez les choses en

main.

Pourquoi vous ne l'avez jamais fait sur le campement ? C'est parce qu'on m'a

reproché la dernière fois. On m'a justement reproché d'avoir trop pris les

choses en main. Aujourd'hui, c'est vrai que j'ai pris un peu de recul et depuis

que je suis re-rentrée, c'est la chose que j'ai changée. Je ne m'exprime plus

de la même façon.

Mais vous vous mettez moins en avant ?

Ah non, mais c'est évident. J'ai compris que ça gênait certaines personnes ici

qui n'arrivaient pas à trouver leur place, qui pensaient que mon excès de

paroles ou d'organisation était une façon de les écraser.

Mais j'ai entendu ce qu'ils m'ont dit et j'ai appliqué en fonction de ce qu'ils m

'ont reproché et que j'ai considéré juste.

Alain, est-ce qu'aujourd'hui, toute l'équipe marche main dans la main ? Tout

à fait, oui.

L'équipe marche main dans la main et il n'y a aucun problème de ce côté-là. Les

seniors, pour la première fois, vous serez moins nombreux que les juniors.

Nathalie, vous êtes la première à aller voter.

Alain, je vote contre toi parce que tu n'es pas venu me voir. Je comprends bien

que tu es excessivement introvertie.

Il n'empêche que j'aurais apprécié que tu viennes.

Catherine, je vote contre toi, car dans Koh-Lanta, il faut éviter de grogner

tous les jours.

Mika ? Je vote sans aucune animosité.

Dans animosité, il y a animaux. Je pense que tu te languis très fort de les

revoir, ainsi que tes enfants.

Et pour terminer ce vote, Catherine ?

Voilà, vous avez tous voté, vous êtes 6.

Et juste après le dépouillement, vous repartirez sur votre campement à 5.

Alain.

Catherine.

Alain.

Alain.

Ce cinquième et avant-dernier bulletin peut être décisif. Trois votes contre

vous, Alain. Un seul contre vous, Catherine.

Catherine, voici le dernier bulletin.

Alain, je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller récupérer votre

flambeau et de venir me rejoindre.

Alain, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Avant de partir définitivement, Alain, parlez-leur une dernière fois.

Sachez que j'ai été ravi de partager ce moment d'aventure avec vous.

Et pour l'avenir, je vous souhaite d'aller le plus loin possible à toutes

et à tous.

Merci Alain.

Alain part comme il est venu, fier et digne. Il est bien sûr déçu, mais cet

homme d'action plus que de parole ne laisse rien paraître.

Alain, je t'apprécie beaucoup.

Ceci étant, tu t'es pas...

tourner vers Nathalie de façon ouverte.

C'est un petit peu tard.

Tu me fais un peu peur, donc j'aimerais pas te trouver sur ma route.

Donc je préfère ne pas avoir à t'affronter.

C'est un grave cœur de voter pour lui, mais c'était un grave cœur de voter pour

tout le monde. Donc je suis désolée.

Tu as été un mec formidable quand même.

Si Nathalie décide, c'est sûr que derrière, ça suit. Elle a lâché un peu

la pédale, mais à mon avis, c'est pour appuyer un peu plus dessus dans les

prochains jours.

Alain a fait les frais de sa conduite sans concession. Il est le seul à ne pas

s'être platement excusé auprès de Nathalie. Elle ne lui a pas pardonné et

la sanction est tombée, froidement.

Si Alain était venu me voir, ça aurait changé mon vote de ce soir.

Moi, j'ai eu une autre démarche que lui. C'est pour ça que, quelque part, nos

chemins se sont séparés.

Il en fallait un. La chance qu'il a sur nous, c'est qu'il pourrait bien manger

ce soir.

Chacun se trouve une bonne raison d'avoir éliminé le robuste Alain et s

'endort donc tranquillement.

Chez l'étana, la nuit est plus agitée.

Les juniors ont été réveillés par le grouillement des crabes sur la plage.

Avec la nouvelle lune, ils fourmillent tous azimuts. Les audacieux crustacés en

seront pour leurs frais.

La marmite les guette. En fait, on s'est rendu compte qu'ils sortaient vachement

la nuit. On en a vu un, deux, et puis en fait là, je crois qu'on a rempli la

marmite. On va les faire cuire à l'eau.

On va enlever la chair et on mélangera la chair au riz.

Donc on va se régaler.

Ah, là-bas, il y en a des vitamines !

C'est bon, on arrête là ? Allez, on arrête. De toute façon, la marque, elle

est pleine.

Regarde, il n'y a plus de place.

Mais quand tu les as décortiqués, il n'y a plus grand-chose.

Mon Dieu, tout ce qu'il y a ! Mais attends, j'en ai plein le gilet encore.

C'est pas vrai ! À un moment, j'avais... Accrable-la, accrable-la, le bâton comme

ça ! Je te jure, j'aurais été fiche de...

D'ailleurs, on va peut-être en apporter un peu pour les rouges. Pour les rouges

qui ont dû subir une grosse déconvenue cette nuit. Ils sont pour la première

fois du jeu en minorité.

Effectivement, les anciens ne sont pas au meilleur de leur forme.

Mais un message va les rebooster.

Le vaisseau peut périr pour avoir trop de pilotes.

Il y a des pucelles, il y a des planches, il y a des bambous. Le bambou,

ça flotte. C'est pour faire un radeau. C'est pour faire un radeau. Et oui,

Estelle l'a bien compris, il faut concevoir un radeau qui servira lors du

jeu de confort à venir.

Pour moi, on met tout ça en-dessus.

On fait un tapis avec ça, on les ligote ensemble.

Ensuite ça, tu les remets perpendiculairement au-dessus.

Tu les attaches ensemble.

Dans la vie extérieure, je fais énormément de travaux.

Je touche vraiment à tout. Je pense que je veux le faire un petit peu à ma

sauce.

Mais ils ont tout intérêt à me faire confiance parce que c'est mon domaine.

Mika se sent pousser des ailes. Il retrouve ses réflexes d'ébéniste

émérite. Le travail du bois, c'est sa passion.

Je suis relativement perfectionniste. Tout ce que je touche, je vais y passer

même des fois beaucoup trop de temps, mais il faut que ce soit parfait.

Il faut un investissement total.

Bricoleur hyperactif, Mika a de l'or dans les mains. Mais ce touche-à-tout

impulsif doit se méfier de son caractère. Il n'aime pas se laisser

marcher sur les pieds. Passer un certain cap, je deviens, entre guillemets, une

pourriture. En principe, je suis assez doué.

Pour toucher aux endroits où il faut.

Colérique, il l'a déjà prouvé. Mais Mika n'est pas un vrai méchant. Son entourage

le dit, c'est un tendre. C'est quelqu'un de surprenant tout le temps en fait.

Par son humour, par plein de choses.

Je suis naturellement de bonne humeur. Au grand désespoir de ma femme.

Parce que c'est jamais de répit en fait.

Je donne pas de répit, je me réveille le matin à partir du moment où j'ai un pied

au sol.

C'est hop, le gorille, c'est les machins, c'est les trucs.

Et ça c'est mon loulou.

C'est quelqu'un d'original, de passionné. Il a plein de passion, il a

plein de connaissances.

C'est Internet, ça, mec.

En tout cas, je suis folle dingue de lire.

À 32 ans, Mika est un passionné. Son fils passe d'abord, mais les bagnoles

sont tout près derrière.

C'est ma grande passion, c'est le pilotage et la mécanique.

à un bon niveau, quoi, dirons. Parce qu'avant d'être menuisier et puis

éministe et tout ça, il est mécano aussi.

Il sait tout faire.

On prend une espèce de plaisir quand on est entre le décrochage et le maintien

de la voiture. C'est là où vraiment je ressens le plus de plaisir.

Ça fait du bien.

C'est trop court.

Adepte des dérapages contrôlés, Mika a effacé ses premiers coups de gueule sur

Mosso. Aujourd'hui, il est entièrement dévoué à son équipe.

Là, nous, on est totalement nus. Il faut savoir faire.

Agir les experts ! On va essayer de l'aider au maximum, moi j'ai un peu l

'esprit bricoleur mais bon, pas pour faire un radeau.

Le radeau j'y comprends rien du tout.

Dans mes colis là j'ai pas trop besoin d'un radeau.

Je t'ai mis les bambous d'une taille d'un côté, ceux tout petits de l'autre,

comme ça tu vois mieux.

Là on est en train de concevoir des trois floqueurs principaux, 200 pots

pour que ce soit confortable pour la féminine.

Et puis voilà quoi, on aura un joli petit radeau.

Jean-Claude n'est pas apte à aider correctement Mika. Il s'est égratigné la

main lors du trek et depuis, elle enfle dangereusement.

Malgré mon état, j'ai aidé Mickaël, tant bien que mal, parce que le pauvre, j

'allais pas le laisser tout seul.

Je suis quand même pas en train de mourir, faut pas pousser quand même.

J'ai bien vu que Jean-Claude souhaitait le faire, donc je l'ai laissé faire,

quoi. Quand vous avez affaire à un homme qui est blessé physiquement, qui est

fatigué, je ne pense pas que ce soit un bien de lui dire, écoute, stop, mon

pauvre vieux, t'es crevé, t'es malade, bref, t'es plus bon à rien, je te

remplace.

Non, je ne peux pas voir les autres travailler, et puis moi, c'est ma

nature. Ça va ? On en a parlé entre nous, on est vraiment inquiets, parce qu

'en plus c'est un garçon très battant, qui a une pêche d'enfer, qui ne s'écoute

pas, et on a peur qu'il aille au-delà de ses forces.

Jean-Claude, d'ordinaire si dynamique, si enthousiaste, n'est pas bien.

Cette blessure à la main le fait souffrir, et les filles décident d

'appeler le médecin.

Parlez au médecin, s'il vous plaît, pour la main de Jean-Claude.

Je n'aime pas être comme ça.

Parce que j'ai l'impression que je suis un proie pour le reste de l'équipe, ça

me gêne.

Serrez-moi la main.

Vous avez vu le doigt ? Comparativement.

Je vais vous traiter pour avoir un travail de neuf.

On note une surinfection d'une petite blessure à la main qui a pris des

dimensions trop importantes pour laisser Jean-Claude sur le camp.

Bon, on va vous emmener ? Je crains d'être mis sous la douche, mais je n'ai

pas peur.

Oui, je prie le seigneur que ça aille mieux.

Mange bien, pense à nous en mangeant.

Jean-Claude doit quitter ses camarades en pleine fabrication du radeau. Les

Mossos espèrent revoir vite leur sémillance et que ça génère, d'autant

que les seigneurs ont déjà perdu deux membres de leur équipe sur blessure.

Pendant ce temps, les juniors ne chôment pas.

Sébastien, bon chef d'entreprise, supervise le chantier.

Allez, vous levez. 1, 2, 3.

Levez, baissez.

C'est bon, c'est bon, c'est bon. Tu vois, tu mets les deux cordes comme ça.

Et toi, tu prends celle-là.

Un peu comme un catamaran.

Un peu comme un trimaran. Un trimaran, ouais.

Putain, j'ai la dalle.

Moi, ça m'a l'air assez solide. Ça va être bien, je pense, ouais.

On a quand même Sébastien qui fait du bateau, qui s'y connaît quand même un

peu.

Ouais, voilà.

Je pense que c'est vrai que c'est mieux que nous, maintenant, on fasse ça. On a

besoin d'être 30 là-bas.

Les garçons au marteau et les filles au fourneau.

Le partage des tâches est bigrement conventionnel chez les Tannas, mais c

'est efficace.

C'est sûr que les garçons au radeau et les filles à la cuisine, ça fait un

petit peu cliché. Mais en fait, on essaie de répartir les fonctions par

rapport à l'effort qu'on peut fournir. Sans doute la bouffe, les filles. La

nourriture est le nerf de la guerre pour les naufragés. Et justement, chacun ne

voit pas le rationnement du riz de la même manière.

Depuis le début de l'aventure, les jeunes se privent de riz.

Ils veulent économiser leur stock au maximum.

Tous font donc des efforts, mais certains estomacs réclament plus que d

'autres.

Hier à midi, on a encore mangé, on s'est dit, on s'est fait plaisir, on a mis 5

poignées de riz.

T'en as même qu'on n'a pas fini leur gamelle tellement qu'il y en avait trop.

Alors l'estomac, il commence à prendre de l'ampleur.

Attends, Ludo, hier, on s'est fait 5 poignées de riz au lieu de 2

habituelles. Ça fait 4 jours qu'on bouffe comme du sac.

On s'est permis une fois de mettre 5 poignées de riz au lieu de 2 par

habitude. Puis au pire, si on le fait deux fois, je veux dire...

Ça ne sera pas non plus dramatique, je pense.

Attendez, dites-moi quand c'était moi qui l'avais dit. On l'a tous dit en

commun hier quand on a mis les poignées. Je ne te dis rien.

Je ne m'énerve pas, mais c'est que tu dis FD.

Il a pris pour lui la discussion.

C'était lui qui avait mis les poignées de riz dans la gamelle. Il croyait que c

'était à lui que j'en voulais quand on a mis trop de riz.

Arrête de voir des susceptibles. Je ne suis pas susceptible. Je suis en train

de t'expliquer que j'ai l'impression que c'est que mon idée d'avoir fait les

grosses poignées d'hier. On était tous d'accord. Oui, bien sûr, allez.

On est parti sur n'importe quoi. Allez, vas-y, FD, t'as raison.

J'ai commencé à m'expliquer et il voulait pas entendre.

Il se braquait, il me disait stop, ça suffit. Mais les explications, moi j

'aime bien les avoir.

J'ai plus envie de rentrer dans son jeu parce qu'il croit toujours que c'est de

sa faute.

Pourtant il m'a pas semblé l'avoir nommé, tiens c'est de ta faute d'avoir

mis 5 pelletineries, j'avais juste dit qu'on avait trop mangé.

Simplement je dis mon point de vue, je m'énerve même pas en plus. C'est vrai.

On parle même pas de la même direction, c'est ça qui est difficile. Et alors on

peut pas toujours partir dans la même direction, c'est logique. On parle pas

de la même discussion, c'est pour ça qu'on s'entend pas là.

Moi je parlais d'un truc, tu parlais d'un autre. C'est pas la première fois

que j'essaie de m'expliquer avec lui et qu'il me dit stop, et qu'il détourne le

truc et qu'il... Non, hop, on arrête là, stop. Et qu'il veut prendre la décision

d'arrêter.

C'est même pas une dispute que je cherchais moi.

C'était même pas une dispute, c'était simplement une explication. C'est comme

ça quoi, c'est François David, après moi... Moi je vais fermer 40 jours,

après il hab

J'habite Montbéliore, il fait son aventure, je fais la mienne. Il voit de

son côté, je vois du mien.

Et puis c'est ainsi.

Si je ne peux pas dire ce que je pense et qu'on me coupe tout le temps la

parole.

Allez, je te coupe la parole. C'est bon, on s'en fout.

Putain, il n'est pas serré en tout cas. Vous faites n'importe quoi. Oh merde.

Cet accrochage rembrunit un peu les juniors et le repas est silencieux. D

'autant qu'il manque quelqu'un.

Marie a le moral en berne et s'est écartée du groupe.

Marie, elle a disparu ? Forcément, c'est un fruit, donc il y a forcément des

bonnes choses.

Il y en a en groupe toute la journée. Des fois, ça fait du bien de se poser.

Je pense beaucoup à ceux que j'aime, c'est tout.

Je préférais me retrouver toute seule, penser tranquillement et penser à eux.

Pour le moment, je pense que si elle est seule, c'est qu'elle a besoin.

L'éloignement pèse sur le moral des aventuriers. Déjà 16 jours se sont

écoulés sans aucune nouvelle. Aucun mot échangé avec les familles, les amis. C

'est dur pour ces jeunes parents.

Mais cela l'est tout autant pour les moins jeunes.

Je fais des lettres des gens que j'aime, qui me manquent.

La veille de partir, ma petite fille de 8 ans m'a dit...

Maman, tu vas partir, je ne vais plus manger, je ne vais plus dormir, je ne

vais plus travailler à l'école.

Rien que de le dire, ça me donne envie de pleurer. Bon, j'essaie d'y pas y

penser parce que sinon... Je pense que c'est Estelle qui est le plus en

manque parce qu'elle a des drames dans sa famille. Le fait que sa fille ne vive

pas avec elle, elle a déjà un manque dans sa vie de tous les jours.

Je veux dire, elle a un drame dans sa vie. Donc quand on a un drame,

forcément, on est plus touché par des choses comme ça.

Ma fille vit à 700 kilomètres, c'est pour ça que... Les sentiments sont une

force mais aussi une faiblesse parfois.

Il faut savoir s'en préserver et dormir est une bonne tactique. Les juniors,

épuisés par leurs efforts de charpentier, s'octroient un repos bien

mérité. Leur radeau est terminé, ils flottent et tentent même de prendre le

larpe.

Caillou de merde ! On a eu chaud ! Là, on a tous eu chaud ! Le radeau, il a

failli partir au large.

C'est bien qu'on ne l'ait pas perdu, quand même.

Il n'y a pas d'épreuve aujourd'hui, c'est ça ? C'était ma blague du jour. Je

pense à être tenue. On est impatients, là. On a l'impression que ça commence.

Les tannas sont prêts. Ils sont impatients de tester les performances de

leur radeau, le tannamaran. Mais la nuit tombe, c'est donc demain que leur engin

servira.

Demain matin, il va y avoir une grande épreuve. Un parcours à faire.

Avec le radeau sur le dos.

Attends, t'as vu le poids qu'il fait ? Il fait de la mort. Il est tombé quoi.

L'attente aura été courte. Levé dès l'aube, les juniors et les seniors vont

s'affronter en régate à bord de leurs embarcations. Ils vont pouvoir vérifier

tout de suite quelle conception est la plus efficace.

Bonjour à tous. Bonjour.

J'espère que vous les rouges, vous les jaunes, vous avez mis à profit votre

journée d'hier pour construire un radeau solide, mais surtout performant. Aujourd

'hui, place à l'inauguration officielle de vos radeaux avec votre première

régate.

Derrière moi, sur l'autre rive, de l'autre côté de cette passe de Damoso,

la tribu qui rejoint la terre ferme la première remporte cette épreuve et

pourra profiter d'une très belle récompense.

Le téléphone.

Et une communication avec vos familles.

Rien que la perspective de cette récompense doit vous motiver.

Il n'y a qu'une seule possibilité, c'est gagner cette régate.

Les jaunes, vous êtes 6 et les rouges, 4.

Marie, vous ne pouvez pas participer à cette épreuve puisque vous êtes blessée

à la main. Donc vous êtes 5 valides. À vous de faire votre choix.

C'est moi qui participerai.

Émilie, donc, vous ne serez pas sur le radeau. Non.

Bonne chance à vous les rouges, à vous les jaunes.

Allez vous mettre en place.

Attention, 3, 2, 1.

La motivation est grande, presque existentielle. Tous s'élancent d'un seul

homme. La lutte va être acharnée.

Les deux radeaux sont de conceptions très différentes. Celui des juniors est

classique, plat, tandis que celui des seniors est plus profilé, sur trois

flotteurs.

Les juniors pagaillent régulièrement, en rythme. Les seniors, eux, sont beaucoup

plus brouillons.

Les Tannas prennent le large alors que les Mossos font quasiment du surplace.

Pourtant, ils jettent toute leur force dans la bataille et ne désespèrent pas.

Le radeau des seniors semble moins performant que celui des juniors, en

tout cas moins maniable.

Les trois flotteurs rendent l'embarcation plus massive, moins

souple, car elle s'enfonce plus.

Les juniors, eux, avec leurs planches simplement juxtaposées, s'envolent

littéralement.

Les juniors ont pris la tête de cette régate.

Le retard des seniors est maintenant irratrapable.

J'ai l'impression qu'on ne bouge pas, c'est un truc de mal.

On ne bouge pas, on avance tellement doucement, regarde le fond.

Ça ne sert à rien de se ruiner les forces, ça ne sert à rien.

Allez les jaunes, la dernière ligne droite !

On va téléphoner Gaël ! Allez on va téléphoner !

Et

voilà ! Bravo les jaunes ! Yes !

Bon les Rouges, vous avez baissé

pavillon assez vite dans cette épreuve. Vous connaissez la conséquence de cette

défaite. Pas de téléphone, eh oui.

Désolé, Estelle notamment.

Je sais que vous teniez tout particulièrement.

à appeler vos proches.

Et ce n'est pas possible.

Il va falloir retrouver le moral.

Et pour ça, il faut regagner votre campement. A bientôt.

C'est clair qu'on aurait aimé être à leur place. On n'attend que ça. Ça fait

17 jours qu'on est partis.

Donc on n'attendait que ça.

Mais bon, on pense très fort à eux. Tous.

Très très fort.

On les aime tous.

Et c'est l'essentiel.

Pas de soucis.

Attends, je veux dire, on est partis depuis 15 jours, c'est pas la fin du

monde non plus.

Qui c'est qui n'est pas parti 15 jours en vacances sans ses enfants ? Donc il

faut relativiser. Il faut relativiser, on s'en sortira que comme ça.

C'était 15 jours qu'on est partis, c'est tout. Deux semaines de vacances à les

enfants, tout le monde le prend.

Donc c'est rien quoi.

Bon les juniors, le moment tant attendu est arrivé.

Voilà ce téléphone qui va vous permettre en l'espace de quelques secondes d

'effacer les 20 000 kilomètres qui vous séparent de chez vous. Deux minutes

chacun. Je vous passe le téléphone.

Allô ? Allô, Doudou ? Salut, Doudou.

Comment ça se passe ? Ça se passe bien, t'as pas de soucis à te faire.

J'ai eu un petit bobo au doigt, mais là, ça se passe super bien. On est un bon

petit groupe, l'aventure va bien. T'inquiète pas.

Et toi ? Moi, ça va.

Je t'aime fort, tu sais.

Tu penses toujours à moi ? Ah ouais, ouais, t'as pas de soucis.

C'est toutes des mères de famille, t'as pas de soucis à te faire, elles ont des

enfants. Tu me poses beaucoup de questions, je me demande tout le temps

si tu penses à moi. Oui, tout le temps, tout le temps.

Bisous mon amour ! Allez, tiens ma puce, je te laisse, bye ! Pouche, pouche,

raccroche !

Je me suis mis un peu à pleurer. C'est un choc, au bout de 19 jours, ta femme

est loin et tout.

Un moment magnifique.

C'est exceptionnel, il y a deux minutes de ma vie qui sont passées.

Il y a des moments forts dans une vie, mais ceux-là sont inoubliables.

Oui, allô ? Grégo, c'est Gazouille.

Ça va ? Ça va, mon cœur.

Oui, ça va, tu calmes-toi ? Oui, j'ai que deux minutes, mon cœur.

On est fiers de toi.

Je suis pas ferme.

Salut. Ça va, Arnaud ? Ouais.

Le foot, ça va ? Je suis prêt, Thomas.

Mon cœur... Attends, attends. Maman, elle te mettra pas la honte. Je fais

tout. Tu vas être fière de moi, maman. Tu sais, mon cœur.

Bisous, je t'aime. Je t'aime, moi aussi. Je t'aime vraiment fort.

Courage. Bisous, mon bébé.

Alors ? Flora, mon cœur.

Maman, tu sais qu'elle pense tous les jours à toi.

Je t'aime très, très, très fort.

D'accord ? J'ai gagné.

Je n'ai pas encore gagné, mais bientôt. Je dois raccrocher mon bébé. Maman, elle

t'aime très, très, très fort. D'accord ?

Je

m'étais dit, avant de la voir, il ne faut vraiment pas que je pleure. Il faut

qu'il veuille que je vais bien et tout.

Mais ça va, ils sont restés calmes. Ils ont géré le truc à ma place. Donc, non,

c'est bien.

Ils vont tous les trois bien.

Deux minutes, c'est court, mais c'est suffisant pour mon petit

bonheur

à moi. Il ne marche pas, donc je pense qu'il ne marchera pas avant que tu

reviennes. Mais je lui parle tout le temps de toi.

Tu ne peux pas savoir comme ça me confirme que je t'aime.

Je suis vraiment super avec toi. J'espère que tu vas aller loin et que je

suis hyper fière de toi.

Allô ? Allô, Laurent ? Oui ? C'est toi ? Marie ? Oui.

Oh putain, qu'est-ce que c'est bon de t'entendre.

Oh putain. Ça va, toi ? Ouais, ouais, ça va, ça va. T'en suis pas trop ? Oh si,

grave.

Je t'aime très fort, ma petite bouille. Moi aussi, je t'aime très fort.

Tu me manques. Ça me fait trop plaisir que tu m'appelles.

Je pense beaucoup à toi et je t'aime très fort. Moi aussi.

Petite bouille.

Je t'aime très fort.

Gros bisous, gros bisous, gros bisous. Je t'aime, je t'aime.

Allô ? Allô maman ? Allô maman, tu m'entends ou pas ? Comment ça va tout le

monde ? Ça fait plaisir carrément aussi.

Je vous embrasse tous, je pense très fort à vous.

L'aventure est dure mais ça me forge.

Et c'est super, je me régale.

Je t'embrasse.

C'est assez dur, mais ça va. Je te jure, on tient le coup et je suis dans une

bonne équipe. Tout le monde est très sympa.

Mais ça se passe super.

Vous me manquez vraiment. Allô, Pierre.

Vous êtes tous là.

Oui, ça va. Vous inquiétez pas. Il n'y a pas de souci.

C'est dur, mais je vous embrasse très fort. Tu embrasses tout le monde.

Ciao, ciao.

Moi, j'ai entendu ma mère et ma mère, ça compte énormément pour moi. Il y a mon

père qui est décédé il y a deux ans.

Et du coup, de les entendre comme ça, je sentais qu'il manquait mon père.

C'est ce qui m'a fait mal.

Mais mon père, comme tout le monde, j'y pense tous les jours.

Il n'est pas là.

Il est quand même là.

Et c'est vrai que...

D'être séparé de toute ma famille, je le sens encore plus présent et

ça peut être un poids aussi.

J'espère qu'il me voit, j'espère qu'il est fier de moi.

C'est Gladys ? Il est où Yo-Yo ? Passe-moi Yo-Yo.

Ça va ? Oui, ça va, mais je veux parler à Yoris.

Ça va raccrocher, j'ai deux minutes pour parler à Yo-Yo, je vous aime tous, je

pense fort à vous, c'est très dur, mais ça va, je suis dans une super bonne

équipe, tout le monde est sympa.

Oui, maman.

Je savais qu'il allait se réveiller.

Allô, Yoris, c'est maman.

Parle-moi, mon amour.

Allô, Yo-Yo ? Dis-moi un petit mot, mon ange.

Parle-moi, Yoris.

Il dort, Emilie.

Dites à Yoris que je l'aime et qu'il me manque très très fort. J'aurais aimé

entendre sa voix, quoi.

Fallait le garder veillé, mais bon, tant pis.

Mais voilà, quoi.

Allez, c'est terminé, Emilie.

J'ai pas eu mon fils, mais c'est quoi ce truc de me faire, hein ? C'est vrai

que je pense pas qu'il se soit

rendu compte de l'importance que ça pouvait avoir pour moi d'avoir Yoris au

téléphone. J'avais vraiment envie de lui parler. Je ne l'ai pas eu une seconde,

je n'ai même pas entendu sa voix.

Quand ma mère a répondu, je crois que c'était lui au début.

J'allais aussi maman.

Mais non, c'est moi.

Pour moi, c'était tellement logique que je l'ai lui. C'est quand même lui qui me

manque le plus.

C'est des larmes plein les yeux que les juniors regagnent leur île.

Rien ne peut plus les atteindre, enfin presque.

Ah non.

Le premier choc, c'était le téléphone. Le deuxième choc, c'est le feu.

Le feu s'est éteint parce qu'on avait mis du bois, mais pas assez en contact

avec les braises.

Donc les braises se sont consumées et se sont éteintes naturellement.

Amène des brindilles et du sec. S'il vous plaît, les filles.

Je vais laisser chauffer un petit peu les brindilles.

Je pense que le feu va repartir après.

Ça va être plus

dur,

je pense, mais...

Mais on peut le refaire. Si on l'a fait une fois, on peut le refaire deux fois.

Le feu, c'est vital. Si on n'a pas de feu, on ne peut pas manger, donc il faut

le faire.

On a déjà fait deux fois, jamais deux sans trois.

Donc, pas de problème.

On va s'y remettre.

C'est sûr qu'on va y arriver.

On va frotter, frotter, frotter, jusqu'à temps de faire une petite sur. Et puis,

normalement, la sur va se transformer en braise incandescente.

Ça commence à fumer.

Voilà.

Regarde, regarde bien.

C'est parfait ça, c'est en train de chauffer.

Les jeunes sont confiants, ils savent qu'ils ont déjà réussi deux fois à faire

du feu, alors pourquoi pas trois ? Allez, tu vas y arriver.

Vas-y, encourage-moi bordel. Allez, vas-y putain, force.

Allez, lâche pas encore.

Allez, tu peux le faire, allez. Putain.

Les seniors n'ont pas pu parler à leurs proches, ce qui était le vœu le plus

cher des femmes.

Mais bien qu'extrêmement déçues, elles préfèrent positiver. Si on avait gagné

et que j'avais pu téléphoner à mes proches, c'est clair que ça m'aurait

fait plaisir.

Maintenant, à partir du moment où on a perdu, je me dis que ça leur aurait peut

-être mis le moral à zéro. Moi aussi, on essaie de se mentaliser pour dire que ce

n'est pas grave.

Ma famille, ça leur aurait fait du bien peut-être de m'entendre.

Mais de l'autre côté, la petite, je pense toujours à elle parce que c'est la

plus fragile et parce que c'est la plus jeune.

Je suis sûre que ça leur aurait fait encore plus de mal de m'entendre.

Donc je ne voulais pas.

On est à 17 jours, bientôt la moitié. Donc je me dis que quelque part, on a

tenu une moitié sans nouvelles de nos proches.

On peut tenir de nouveau la même quantité de jours, je pense, en se

réconfortant. Et ce n'est pas la fin du monde.

Mika, lui, se sent coupable, énervé d'avoir choisi une mauvaise option de

fabrication pour leur ado. Très déçu, parce que je l'ai vraiment fait

sérieusement. Pour arriver à ce résultat aussi minable, il n'y a pas d'autre mot,

c'est décevant.

Quand on l'a conçu, le bateau, on était le long du rivage où il y avait quand

même des vagues.

On ne s'attendait absolument pas à arriver sur une mer d'huile comme ce

matin. Dès qu'on a vu que c'était très calme et que c'était plat, Avec très peu

de force, on a compris qu'on avait fait le mauvais choix.

Donc on a pagaillé de toutes nos forces. On a essayé de compenser avec l'énergie

pour avancer, mais ça n'avançait pas.

Ce qu'on se donne comme excuse, elles sont vraies. Je veux dire, le radeau, on

ne pouvait rien faire.

Leur conception était meilleure, ils se sont envolés. Il n'y a rien à dire là

-dessus. Ce n'est pas eux qui étaient meilleurs, c'est la conception.

Voilà, c'est encore une troisième défaite d'affilée.

Ça va s'arrêter quand ? Ça devient agaçant. On aimerait bien un petit

peu...

C'est un petit signe positif une fois de temps en temps.

On encaisse bien, on a eu des belles victoires, on a des beaux gadins.

Et puis voilà, c'est le jeu.

Personne ne m'en veut, c'est très bien, c'est vraiment sympa.

Pour se racheter et réparer la peine des filles, Mika se lance à corps perdu dans

la pêche. A défaut de remplir les cœurs, autant remplir l'estomac.

Ça c'est des crabes !

On en a eu au moins une quinzaine déjà.

Moi qui pensais que les crabes avaient déserté, ils ne l'ont pas tous déserté

apparemment.

Bon, suivant.

Salut le chocolat.

Aïe la vache ! C'est bon ça ! Encore une femelle.

Ça coûte avec les jours, on devient un véritable prédateur.

Il n'y a pas un championnat de France de chocolat de crabe ? On l'a combien ?

Je sais pas, on doit en avoir plus d'une dizaine là maintenant.

C'est vrai qu'on est fort, hein ? Un peu, ouais.

C'est super, bah écoutez, on va faire un bon repas.

C'est vraiment génial. Après la défaite de ce matin, moi c'est vraiment ce qu'il

me fallait. Je pense que le fait de nous ramener des crabes, il a voulu essayer

de compenser un peu le fait qu'il s'est planté sur la conception du radeau.

Peut-être qu'on a petit jeu, puis en fait ça va, on a une chance de donner

sur la lecture.

C'est vrai qu'on peut se dire... On peut se positiver, quoi.

Allez, c'est pour les jours, on n'a pas un problème.

Eh, tu sais quoi, je te fais pas sur la bouche.

Pendant que Mika se dépense sans compter pour oublier l'échec cuisant de la

régate matinale, l'épuisement gagne les juniors. A force de s'acharner sur le

feu et de peu manger, les corps lâchent.

Depuis hier midi, on n'a pas mangé.

Donc il n'arrête pas de fournir des efforts, il n'arrête pas.

Et là, ce matin, l'épreuve, il a encore fourni des efforts.

On va tous tomber comme des mouches si on ne se repose pas un peu et qu'on ne

mange pas un petit bout.

Je pense que c'est vraiment une accumulation d'émotions, sûrement un peu

de fatigue, mais c'est un grand gaillard.

Je pense que là, il faut vraiment qu'il se repose parce qu'il ne faut pas faire

n'importe quoi non plus.

A son stade du jeu, on est tous très fatigués. Le moindre mouvement brusque

qu'on peut avoir nous donne des vertiges.

Le moindre de se lever, ça nous donne des étoiles. A tous, hein.

Alors bon, c'est un peu inquiétant.

Je vais essayer de rester calme un petit peu, de ne pas trop faire le con parce

que je sens que le physique a dit attention mon copain, il faut vite

arrêter parce que ça ne suit plus. Donc là, je suis plutôt en phase de

récupération par rapport à ce qui vient d'arriver.

Non, je n'ai rien du tout, je n'ai pas de chute. J'ai juste eu un vertige et ça

va se régler vite fait.

Tu ne veux pas te mettre au sec ? Non, ça va, je vous assure, ne vous inquiétez

pas. On va arrêter de paniquer.

Les jeunes sont fébriles.

Trop faibles, le moindre effort, tout comme la moindre agression, les atteint

plus que de coutume.

Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe.

J'en ai marre de cette putain de merde là ! J'en ai marre ! Je vais mettre un

plomb là, j'te jure ! J'en ai marre de cette galère ! Oh mais déjà que je m

'allonge parce que ça va pas ! J'en ai marre de ces galères qui s'enchaînent là

! Non mais ça fait mal, c'est désagréable, je la comprends, mais faut

pas qu'elle ne dermatise, c'est pas grand chose.

Faut pas que ça atteigne son moral, ouais, faut qu'elle se repose, ouais.

J'en ai marre, j'te jure, j'en ai marre.

J'ai putain un plomb.

Tu peux prendre ton souffle, tranquille. Viens t'asseoir sur la malle.

Quand au bout de 20 jours, vous réussissez à avoir toute votre famille

au téléphone, ça a dû la chambouler. Donc c'est clair qu'elle a un peu

craqué.

Elle avait besoin de se soulager de

toutes ces émotions qu'elle avait dans la journée. La piqûre de guêpes, ça a

été la petite goutte d'eau qui lui a permis de...

d'évacuer toute cette tension qu'elle a accumulée. Ça va aller. C'est super

fort. T'es un rock. Tu vas bien gonfler ton tuto. Il a doublé

de volume.

Il a doublé de volume. Ça a vraiment trop doublé.

Aujourd'hui, oui. Une autre surprise.

Une journée qui devait être faste et heureuse et finir tranquillement, se

finit un petit peu avec une légère pression.

Décidément, les juniors sont mal en point et c'est démoralisé qu'ils se

préparent à passer une nouvelle nuit sous les étoiles.

Le sommeil a été réparateur, le sourire est revenu et Gaël a retrouvé la forme.

Cette 18e journée s'annonce radieuse pour les juniors.

Le moral est au mot fixe, mais la faim est toujours là. Avec ou sans le feu, il

faut manger. L'estomac rifamine, les juniors n'ont rien avalé depuis 48

heures. On prend tous, même les petits.

Ce matin,

on fait des pièges à poules.

Ils sont nickels, ceux-là, pour notre piège.

Vu qu'on l'entend tous les jours, à longueur de journée, le coq, je pense

que demain...

Peut-être ce soir, on en aura un.

Je ne suis pas très douée.

Coupe-le, puis c'est un travers.

Non, je vais l'arracher.

Non, non.

C'est la première fois où je me sers du couteau. Je ne m'en sers pas trop d

'habitude, je n'aime pas bien.

Allez ! Je ne suis pas une femme des bois.

Je ne suis pas trop dans mon élément.

C'est bien ! Je suis en formation forêt.

C'est bien, ça m'apprend plein de choses.

J'aurai plein de choses à apprendre aux autres quand je rentrerai chez moi.

Mais c'est vrai que je découvre totalement.

Émilie n'est pas à son aise, armée d'une machette. Tout s'apprend, même si cela

prend parfois du temps.

Sur Mossos, c'est l'état de santé qui fait parler, celui de Jean-Claude en l

'occurrence. Comment va sa main ? Ses compagnons ont hâte de le voir revenir.

On ne sait pas si Jissé va revenir aujourd'hui lors d'un jeu, s'il est

définitivement hors-jeu. C'est le flou artistique en ce moment. C'est l

'expectative totale.

Jean-Claude, je préférerais qu'il soit là, mais je préférerais surtout qu'il

soit là avant le jeu.

Qu'il revienne avec des forces.

Normalement, il aura une meilleure nutrition que nous à l'extérieur.

Ça pourrait vraiment apporter un plus. Après, la suite des événements, c'est le

gros point d'interrogation. Les seniors comptent sur le retour du sage Jean

-Claude. Sa bonhomie et sa débrouillardise sont dans toutes les

têtes. Depuis le début de l'aventure, il fait l'unanimité.

Jean-Claude, pour moi, je le trouve génial. C'est quelqu'un d'exceptionnel,

Jean-Claude, vraiment.

Et puis on a Jean-Claude, notre sage.

Avant de traverser le fleuve.

Ne dit pas au cocodile qu'il a un furon un peu sur le nez. Quand on dit que c

'est un sage, c'est vraiment un sage.

Tant que ça va là, le reste suit.

Moi, je lui donnais presque 20 ans de moins que son âge. Je trouve ça génial

qu'il soit en la forme qu'il a. Nous, les gens des îles, nous aimons bien le

déhanchement. Et après, mon mari me tue qu'un jour.

Nous aimons la noce et nous aimons le sexe.

Ici, au Vanuatu, Jean-Claude est comme une tortue dans l'eau. Rien ne le

surprend et tout l'amuse.

Dans la vraie vie, Jean-Claude est magasinier.

Mais il aurait pu aussi devenir animateur de radio.

En tout

cas, on ne l'imagine pas ancien militaire.

Quoique... Il faut toujours l'accompagner avec le mouvement de

hanche, comme ça. Ce que j'ai appris, je transmets aux autres.

Si vous n'arrivez pas à mettre les mains par terre.

Mes connaissances, pourquoi les emmener dans la tombe ? Pédagogue, pas macho

pour un sou, Jean-Claude fait la cuisine, le ménage, il sait tout faire,

sauf son âge.

Il n'est ni jeune, ni vieux.

Il est entre les deux. Je m'amuse aujourd'hui, demain je serai mort, je me

serai amusé.

Il n'a quand même pas 100 ans.

On peut aller n'importe où, systématiquement. On me dit le bonheur

que j'ai d'être avec un homme aussi fabuleux. J'aime beaucoup les gens.

Ils sont cons des fois, mais j'aime les gens.

Quand on va danser, on a besoin de se mettre à plusieurs femmes pour le

fatiguer. Je dois le prêter. Le prêter, d'accord.

Mais madame prend des risques. L'essayer, c'est l'adopter. Et d

'ailleurs, les seniors aimeraient le voir revenir vite de l'infirmerie. Vos

chances de retour dans le jeu sont maigres.

Je ne ferme pas toutes les portes.

Elles sont maigres, mais un peu existantes. Elles sont maigres, mais

existantes. Je prendrais quand même un petit coup en se voyant évincer du jeu

pour une blessure.

N'y pensons pas.

Jean-Claude voudrait réintégrer le jeu le plus rapidement possible, mais sa

main ne désenfle pas. En tout cas, il ne peut pas participer à l'épreuve d

'immunité qui approche. Son équipe devra se passer de lui.

Pour tomber, on se débrouille seul.

Mais pour se relever, la main d'un ami est nécessaire.

Pour tomber... Ah, c'est un jeu d'équilibre, ça.

Pour le moment, je suis la seule qui peut jouer, parce que Mika, elle est

dans l'eau, et les filles sont tellement épuisées qu'elles n'arrivent même plus à

sortir de la moustiquaire.

Je vais aller jouer seule, je pense.

Mika ! Il y a un message ! Reviens ! Message,

reviens ! Pour tomber, on se débrouille seul.

Mais pour se relever...

La main d'un ami est nécessaire.

Moi j'ai l'équilibre, je vois que c'est ça.

C'est possible.

Moi j'ai la tête qui tourne depuis ce matin, donc je dois me maintenir debout.

Bah mec, ce que je te dis.

L'équilibre ça me connaît, j'étais gymnaste, mais là avec la tête qui

tourne, ça marche pas quoi.

Avoir la tête qui tourne comme ça, ça me gonfle.

On arrive dès le départ avec zéro énergie, donc ça va vraiment pas être

facile. De toute façon on est à plat, on est à plat. De toute façon quel que soit

le type de jeu, on est à plat. On est à plat.

Moi je connais la nutrition, on fait du sport, je sais ce que c'est la

nutrition.

Maintenant quand j'ai un match de tennis important, je sais comment me nourrir

les jours avant.

C'est pas grave, on va se motiver, puis s'il y en a un qui sort, comme ça il

pourra bouffer.

Encore avec 2% de chance, c'est chiant. C'est avec un moral en berne que les 4

rescapés seniors se rendent à l'épreuve d'immunité.

Bonjour à tous.

Alors plus l'aventure avance, plus il est important de conserver un maximum d

'équipiers dans chaque tribu.

Les rouges des nouvelles de Jean-Claude, il est toujours en soins et pour l

'instant son état s'améliore mais le médecin est incapable de dire quand et

comment Jean-Claude pourra revenir.

Donc ce qui est sûr c'est qu'il ne sera pas là aujourd'hui pour disputer cette

épreuve. Ludovic je vais vous demander de me donner ce totem, symbole de l

'immunité, il est remis en jeu sur cette épreuve.

C'est une course de vitesse comme d'habitude.

Trois d'entre vous seront faits prisonniers et attachés au poignet. Le

quatrième membre de chaque tribu sera libre et pourra aider à tout moment les

autres tout au long d'un parcours truffé d'obstacles.

Les jaunes, vous êtes six et vous ne serez que quatre à participer. Marie,

compte tenu de votre blessure à la main, vous êtes une nouvelle fois dispensée d

'épreuve. Pour la deuxième personne évincée, à vous de faire votre choix.

Et moi, je ne sais pas parce que je suis plus faible que Gaël. D'accord. C'est

moi qui pars, je ne s'y ferai pas.

Émilie, Marie.

Première. Qui seront les trois prisonniers, Ludovic ? François-David,

Sébastien et moi-même. D'accord. Donc Gaël, vous serez libre. Chez les Rouges,

qui sera libre ? C'est moi. Catherine sera libre, chargée d'aider Mika,

Estelle et Nathalie.

Allez-vous mettre en place ? Attention, 3, 2, 1, go !

Trois aventuriers par équipe sont attachés par le poignet à une épaisse

corde qui court tout le long du parcours. Il faut souvent la porter, la

dénouer. L'électron libre, Gaël pour les juniors, Catherine pour les seniors, est

là pour s'en charger.

Premier obstacle, rouge et jaune sont au coude à coude, mais c'est sur la durée

qu'il va falloir tenir.

Allez les rouges, allez les jaunes, vous êtes très proches les uns des autres.

Les jeunes ont pris une légère avance, mais Mika motive les trois filles

rouges. Ils sont sur les talons des juniors. Soudés, les quatre seniors se

livrent à fond.

Le poids de la corde commence à peser. La personne libre essaie d'en soulager

ses trois coéquipiers qui, eux, sont prisonniers de cette corde.

Cette épreuve est physique. Bien évidemment, les trois jeunes garçons

sont plus toniques, plus véloces que les filles mosso.

Allez les mecs, allez les mecs ! Allez, on y va, on y va ! Ils arrivent, ils

arrivent ! Vite, c'est l'immunité, vite, vite, vite ! Allez, on y va, on y va !

Allez, allez pour nous là ! Allez les mecs !

Les trois hommes se libèrent de la corde qui les entravait et ils courent vers la

victoire simplement attachés les uns aux autres.

Les juniors bravo félicitations une nouvelle victoire vous l'avez bien

mérité vous restez à 6 quoi qu'il arrive et vraiment si j'ai un conseil à vous

donner faites du feu c'est capital Les Rouges, vous êtes bien battus, vous êtes

allés au bout de vous-mêmes, mais malheureusement, aujourd'hui, les

Jaunes, une nouvelle fois, étaient plus forts.

Quatrième défaite, lourde de conséquences, puisque je vais vous

convoquer au conseil une nouvelle fois et que l'un d'entre vous verra son

aventure se terminer brutalement.

Faites le bon choix.

À bientôt.

Si on a eu cette victoire, c'est pas pour rien, c'est parce qu'on a vraiment

pris du plaisir et qu'elle était pour nous. On était vraiment une équipe.

Pourtant les filles qui ont encouragé que nous, qui foncions, franchement c

'était... Je suis super content, là voilà, maintenant il ne nous reste plus

qu'à faire le feu. Mais on va le faire, et on casse aussi.

Pour une fois on a eu la sensation de se battre à armes égales, donc il ne nous

manquait pas grand chose, on n'était pas si loin que ça. On a senti qu'on

reprenait le pôle de la bête, mais bon ça n'a pas suffi. Je les voyais faire

les garçons, ils posaient les mains, en deux secondes ils étaient de l'autre

côté, alors que nous on avait besoin de passer en plusieurs fois, ils ont pris

de l'avance grâce à ça.

On a perdu, mais on s'est battus. On a vraiment eu la sensation de se battre à

armes égales pour une fois.

Et puis moi, j'en ai marre d'avoir à voter.

Franchement, j'en ai marre.

Nathalie, pourtant si forte, si dirigiste, vacille.

La perspective du nouveau conseil l'inquiète. C'est en effet un coup de

massue pour les seniors.

Encore un échec cuisant.

Ils ne sont plus que quatre sur l'île. Jean-Claude est à l'infirmerie et l'un d

'entre eux va devoir quitter l'aventure.

Trois femmes, un homme sur le campement.

Quel sera leur choix ? Difficile à dire. En attendant, le dernier homme, Mika, s

'évertue à nourrir sa petite tribu de filles.

Tiens, il est reparti sur le haut.

Ah non, il est déchaîné, là. Il adore faire le compte d'Alabas pour... Il a

envie de nous faire plaisir.

Il se sent bien, hein, entouré de nous, en fait.

Charlie, il veut soigner ses drôles de dames.

Je suis Charlie avec mes trois drôles de dames, quoi. C'est amusant, quoi.

Il règne une très bonne ambiance.

Il n'y a pas de souci, quoi.

Non, ils se sont investis d'une mission de nous protéger. Voilà.

Ils se sont investis d'un rôle de protecteur parce qu'il est avec trois

filles. C'est un mec qui, malgré ses airs bruits des fois, a quand même un

cœur d'or. Donc il veut qu'on se repose.

Il se dévoue pour nous.

Donc c'est vrai qu'il en fait des tonnes pour nous.

Et il n'est même pas obligé de nous faire l'amour. Ce n'est pas bien.

Elles savent très bien que je suis indispensable pour l'instant. Si j'ai à

partir, ce ne sera pas tout de suite. On va me garder encore un petit peu.

Je ne m'inquiète pas pour le prochain vote. On verra de toute façon.

Même si je n'étais pas indispensable, je ne m'inquièterais pas non plus. On verra

ce qui se passe.

Et on va bien manger ce soir.

Pour les corvées de bois, pour aller chercher à manger, pour tout un tas de

choses, les garçons on sert à quelque chose quand même.

Donc les filles, il ne faut pas nous dégager tout de suite. On est tout à

fait capables pour certaines d'entre nous de faire exactement la même chose.

Aujourd'hui, moi je laisse les hommes faire parce qu'il y a quand même un côté

fierté qui est assez exacerbé chez les hommes. Donc je ne rentre pas en ligne

de compte.

Demain, je suis aussi capable de faire ce qu'ils font.

Alors là ?

On va manger du poisson.

Mika est confiant. C'est lui qui assure la pittance et il le sait, le nerf de la

guerre, c'est la nourriture.

C'est quand la dernière fois qu'on a mangé ? Avant-hier midi.

Avant-hier midi, oui.

Le tout, c'est de s'hydrater un maximum aussi.

Il faut absolument qu'on trouve à manger.

Maintenant, il faut se bouger. On est obligé de se bouger. Même si on est

crevé, on est obligé de se bouger.

On va déposer les pièges à poules parce que toute la journée, on n'arrête pas d

'entendre le coq chôter.

Et ça commence à nous titiller, on va dire.

Une nourriture qui fait cruellement défaut, Otana.

Et avec la faim, l'agacement vient vite, même au sujet d'un piège à poules.

Plus comme ça. Voilà.

Il ne faut pas que ça tienne parfaitement. Parce que si ça tient

super bien l'encoche, le bâton ne tombera jamais.

Il faut que ce soit limite. Lâche, lâche.

Il faut prendre notre temps, il ne faut pas s'énerver.

C'est pour ça que nous, on avait fait le système... Il avait fait comme ça.

Tu touches rien, là ? Non, ça va.

Mais c'est le bâton à l'intérieur qui ne plaît pas.

Justement, comme on avait fait, ça marchait toujours.

Attends, j'essaie juste mes petits trucs à moi d'abord, s'il te plaît.

Si vous ne m'en voulez pas, je vais...

J'ai quand même essayé de tenter de couper le truc comme on l'avait fait

pour Samson. Je tente de toute façon.

Attends, je te jure, je te demande 5 minutes. Ok, ok, ok.

D'accord, je le dis simplement.

C'est toujours ça avec lui, c'est toujours dans l'impatience.

Lui, ça ne va pas trois fois, il faut autre chose et tout.

Moi, je savais que mon truc allait marcher. Il fallait juste me laisser le

temps de bien comprendre l'inclinaison du bâton, comment tendre la corde et

tout.

Elle avait son idée de deux pièges, je la laissais faire. Moi, je savais que

Samson nous avait expliqué autre chose qui fonctionnait très bien. Il avait une

idée fixe sur son truc, elle était sèche.

Bon, tentons avec ça.

Nous, c'est vrai qu'on avait peut-être celui de Samson que tu as déjà fait,

mais c'était carrément plus pratique.

Oui, mais bon, moi, je ne suis pas Samson.

Et là, le truc, c'est qu'il faut prendre le temps de trouver le bon truc. Je veux

dire, ce n'est pas au bout de 3000 parce qu'on n'arrive pas à le faire. Il faut

tout de suite déclater le bois.

Il me parlait d'une manière qui ne me plaisait pas souvent.

Je me contenais vraiment parce qu'on n'est pas là pour faire des embrouilles.

On est encore là pour pas mal de jours encore dans une équipe qui est très

soudée, qui marche très bien. Ce n'est pas à l'heure d'aujourd'hui de créer des

embrouilles.

Mais alors là, ton truc, il est encore moins haut que le... Attends.

Il faut de la patience là aussi, tu vois.

Tu vas où après ? Vous allez où ? Attraper le coq.

C'est impossible.

Qu'est-ce que t'en sais, t'as pas essayé ? Si, on a essayé ce matin.

Il était là le coq.

Tu l'as vu de tes yeux ? Non, mais on l'a vu bouger les buissons.

Eh ben, pourquoi t'as pas allé plus loin ? Moi je vois le buisson bouger, je me

dis pas c'est impossible, au contraire, je me dis putain il est à deux mètres,

même s'il faut que je passe une heure de plus à pas bouger. Il est malin le coq.

Bah ouais, mais il est malin, mais... Il gueule et... Et alors ?

Ne m'agresse pas.

Mais non, mais je te demande. Oui, mais j'ai l'impression aussi que tu m

'agresses. Et alors ? Et alors ? Bah oui, et alors ? Parce qu'il gueule, il

faut arrêter.

C'est pas ça.

Il bouge. Non, mais moi, je n'ai pas la même envie d'essayer.

Mais ne m'agresse pas.

Arrête de parler.

Je ne t'agresse pas. Je ne te parle normalement. Vous êtes tous les deux

chiants. Allons.

Ça nous a stressés, cette cage.

Non, moi, je ne suis pas stressée.

J'ai juste envie d'aller chercher le pote.

Tu n'as pas été serré ? Ça m'agresse.

Il est jeune aussi, il a 20 ans, 21 ans. Donc si je sais que moi, mon idée est la

meilleure, d'un moment, je discute depuis 10 ans.

Si ça marche, tu feras bien le nœud là.

Tu vois, il faut comprendre d'où vient le problème.

Mon problème était que mon bâton s'enfonçait.

Je repars comme avant, décisionnaire.

Ce qu'il faut faire, en tout cas, moi, je vais me reprendre en main.

Je vais aller tous les jours à la chasse sous-marine ou sur terre.

Gaël et François-David ont réussi à se contenir malgré l'exaspération. Et ils

trouvent une façon plus ludique d'évacuer leurs tensions.

Mais l'impétueuse Gaël en remontre au professeur d'escrime.

Je t'ai eu ! Ah, je l'ai eu ! Je l'ai eu ! Tu dois avoir la trace ! Je t'ai eu !

Tu m'as eu de la pointe.

J'ai eu ! J'ai eu ! Et puis voilà, elle a gagné, ça lui fout la pêche. C'est

bien. S'il ne l'a pas touchée et vaincue au combat, c'était certainement pour ne

pas lui faire mal.

Donc c'est tout à son honneur. T'as des bons réflexes, t'as pas peur, c'est

bien. T'as pris une branlée, t'as pris une branlée ! J'explique plus, allez.

C'est un membre de l'équipe qu'il faut éliminer. Entre l'incertitude sur l'état

de santé de Jean-Claude et la morosité ambiante, les seniors se préparent à

affronter un nouveau conseil.

Jean-Claude est toujours à l'hôpital, donc on ne sait pas comment ça va se

passer.

On n'a aucune idée, on ne sait pas s'il sera là ce soir au conseil, on ne sait

pas si lui a le droit de donner son vote par procuration et si nous on a le droit

de voter contre lui, on ne sait pas.

On ne sait pas grand-chose, en fait. Si Jean-Claude est là ce soir, déjà, on

verra dans quel état il est. S'il n'est pas en pleine forme, je voterai pour

lui, mais s'il est en pleine forme, ça va encore être un déchirement.

Les deux filles, je ne sais pas, elles font leur âme et conscience, elles s

'entendent très bien avec Mika.

Mika, il mérite largement sa place. Il est vaillant, il est gentil. On a

vachement sympathisé.

On plaisante, on s'amuse.

J'ai du bon jambon, ça.

J'ai tellement faim que je veux manger quelqu'un.

Ça peut se retourner contre moi, je l'ai anticipé aussi.

Mika peut essayer de manipuler Estelle et Catherine.

C'est un risque. Qu'est-ce que tu veux, ma pauvre Lucette ? C'est le jeu.

On n'est pas en force, nous, les filles. Ce n'est pas forcément notre intérêt

de... c'est de voter contre un garçon au niveau de la force.

Colanta, c'est aussi plein de surprises.

Si Estelle et moi votons contre Catherine, je pense que Jean-Claude ne

votera pas contre Nathalie.

Si il vote contre quelqu'un, je pense qu'il voterait contre Catherine aussi.

Et si tu sors ce soir, tu me jettes ton sweat.

Ah ouais, ah ouais.

La veste de micro, je la tue.

Si j'essaie, il rentre, il va vouloir sauver sa peau.

Mika, elle m'a déjà dit qu'elle votait contre moi. Et Estelle, si elle veut

sauver peut-être la sienne ou pas, je ne sais pas, peut-être qu'elle veut voter

contre moi aussi, je ne sais pas.

Chacun se sent menacé. Les filles se savent faibles dans les jeux, des jeux

qu'il ne faut plus perdre.

Mika, même indispensable à la survie, a peur de la cohésion des femmes. Et le

doute sur le retour de Jean-Claude n'aide pas les quatre moceaux à avoir

les idées claires.

Les seniors sont en perdition, ils viennent pour la troisième fois de suite

au conseil. L'étau se resserre autour des rouges, ils redoutent bien entendu

le conseil de ce soir, mais aussi les futures confrontations avec les juniors,

sûrs de leur force et en pleine confiance. C'est donc le moral au plus

bas qu'Estelle, Nathalie, Catherine et Mika vont me rejoindre. Pour l'un d

'entre eux, l'aventure se terminera ici, dès ce soir.

Bonsoir les seniors.

Bonsoir. Je vais commencer ce conseil par une mauvaise nouvelle.

Le médecin a pris sa décision et Jean-Claude est contraint à l'abandon.

Malheureusement, sa blessure à la main ne s'est pas résorbée et il ne pourra

revenir dans votre tribu.

Vous connaissez la règle de Koh-Lanta.

Lorsque quelqu'un est contraint à l'abandon, comme Jean-Claude ce soir, c

'est celui qui a été éliminé le dernier qui revient dans l'aventure.

C'est Alain qui revient donc parmi vous.

Bonsoir Alain. Bonsoir Denis.

Alain, il n'a pas participé à vos trois dernières journées.

Il n'a pas pris part aux deux dernières épreuves. Par conséquent, ce soir, il

est intouchable.

Mais il votera, comme vous, l'élimination d'un des membres de cette

tribu des seigneurs. D'accord ? Alain, vous êtes content de revenir dans cette

tribu rouge ? Tout à fait.

Je suis vraiment content de retrouver l'équipe rouge.

Quoique ce sera difficile, mais on va faire un effort et je pense que demain,

on va avoir une conversation.

sérieuse des quatre personnes puisque malheureusement il y en a un qui va nous

quitter ce soir, un ou une. Je voudrais qu'on revienne tout de suite sur ces

épreuves. Quatre défaites d'affilée, il est plus qu'urgent de réagir. Mika, qu

'est-ce qui se passe dans cette équipe des seniors ? Une partie de mauvaise

organisation, enfin de mauvaise conception pour le radeau, ça c'est sûr.

Un petit peu de malchance.

Je pense que, par exemple, sur la dernière épreuve, pour la première fois

depuis les quatre épreuves, j'ai eu la sensation de me battre à armée égale

aujourd'hui contre les jaunes. Alors, qu'est-ce qui vous a manqué si vous

étiez à armée égale ? L'énergie.

Vraiment de l'énergie.

Parce que le mental, on l'a. On a vraiment envie de gagner.

Mais il n'y a rien à faire. On n'a pas d'essence dans les veines. Il n'y a rien

à faire.

On a envie de se remuer.

Franchement, ce matin, on a essayé de le prouver. Bon, ben, retard.

Estelle ? Déjà c'est vrai qu'on se retrouve en majorité féminine Et donc,

sans faire les pauvres femmes fragiles, se retrouver trois femmes, un homme

contre trois hommes et une femme, bon, on n'a pas les mêmes jambes, les mêmes

bras, la même envergure, la même détente, ce qui peut expliquer la

défaite, effectivement, d'aujourd'hui. Catherine, en nourriture, on ne mange

pas assez, donc on est épuisé. Alors vous avez beau essayer un ballon qui est

crevé, vous avez beau essayer de souffler dedans, il ne va pas se

gonfler. Donc on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a, quoi.

Oui, mais ils ont la dynamique de la victoire.

Ils ont la dynamique de leur âge, c'est tout. Moi, à 20 ans, j'aurais démonté

tous les jeux. J'aurais mis tout le monde assis, les 7 assis, j'aurais été

seule, j'aurais tout gagné.

Je me tirais la corde seule, je plongeais à 10 mètres, je mangeais tous

les verres.

D'où une certaine forme de frustration, Catherine.

Il n'y a rien sur le camp, il n'y a rien.

Moi, j'habite en province. En province, je ne connais pas les racines du

Vanuatu. Je ne sais pas comment ça s'appelle. Le Vanuatu, on dit. C'est

pareil. Le Vanuatu, Catherine.

Le Vanuatu.

Mika, en tout cas, vous devez être content de retrouver Alain, une force

vive sur le campement et dans les épreuves.

Oui, je suis content.

Ravie. Parce que c'est vrai que vous faites beaucoup de choses. Je préfère

être occupé, actif. Je m'embête à rien faire.

Donc moi, ça me va très bien.

La pêche, ça me convient très bien. J'adore ça.

Franchement, on ne me pousse pas. Ce n'est pas une corvée du tout.

Je me fais plaisir.

Estelle, il a une place prépondérante sur le campement aujourd'hui, Mika ?

Il a une place effectivement énorme sur le campement.

On l'apprécie toutes énormément de par ce qu'il fait, de par son humour.

C'est important de faire rire les femmes.

Il me fait beaucoup rire. Il va rougir, attention Estelle.

C'est important, il nous fait tous rire, il a des expressions.

Et puis il vous apporte à manger, dans une aventure comme Koh Lanta, ça aussi c

'est capital.

Tout à fait, oui.

Combien de crabes par personne ?

Hier, 8 crames, je crois. 8 crames par personne ? Sacré festin.

Oui, ça fait plaisir. Mika, aujourd'hui, est-ce que ça peut tout changer, le

retour d'Alain ? Oui, tout dépend de ce qui va se passer suite aux conseils de

ce soir.

Comment peut-on réagir, Mika ? Il faudrait qu'on reste à 5.

Malheureusement, ça, c'est pas possible.

Voilà, donc j'ai pas de solution.

Je vous rappelle ce soir qu'exceptionnellement, Alain, qui vient

de réintégrer votre tribu, va voter.

contre l'un d'entre vous, mais que vous ne pouvez pas voter contre lui, il est

intouchable. Catherine, vous êtes la première à aller voter.

Nathalie, c'est à vous.

Mika ?

Catherine,

je vote contre toi pour rester dans la logique du précédent conseil.

Je te souhaite une bonne route et tout un tas de bonnes choses quand même si on

se revoit pas.

Alain, pour votre retour.

Catherine, je vote contre toi.

Encore une fois, Koh-Lanta est une aventure où il faut s'investir à fond.

Estelle, allez-y.

Voilà, vous avez tous voté. Laissez-moi le temps d'aller chercher l'urne et je

procède au dépouillement.

Catherine.

Catherine.

Mika.

Mika.

Quatre bulletins ont déjà été dépouillés.

Voici le cinquième et dernier. Il peut être décisif.

Mika.

Mika, prenez votre sac, récupérez votre flambeau et venez me rejoindre.

Mika, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence...

est irrévocable.

Vous avez l'occasion de vous exprimer une dernière fois.

Personne n'est irremplaçable.

Vous êtes toutes de drôles de dames.

Faites le maximum.

Ne vous décimez pas et ne vous laissez pas impressionner par les jaunes.

Et puis, allez le plus loin possible dans l'aventure.

Salut.

Mika est remercié d'une bien étrange manière de tous ses efforts sur le camp,

mais au moins une chose est sûre, il n'aura jamais baissé les bras, il a donc

sa conscience pour lui.

Les seniors sont en infériorité face aux juniors, plus vaillants dans les jeux,

mais la semaine prochaine tout bascule.

Les deux équipes sont réunies.

Comment prendra la sauce entre les seniors et les juniors ? On va éliminer

les jaunes, les rouges, un par un.

De nouvelles alliances en vue, des amitiés chancelantes.

S'ils veulent que je tienne mon alliance, il ne va pas falloir qu'ils me

fassent de crasses, mais pas une seule.

Mais toujours du dépassement de soi et des joies.

Rendez-vous vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.

Je vote pour Mickaël parce que je ne peux pas voter contre Nathalie ni

Estelle.

Mais Micka, tu as été un garçon génial. C'est une stratégie...

qui n'a rien à voir avec tes aptitudes. Tu es quelqu'un de vraiment très bien.

Je regrette de ne pas m'en être aperçue de suite.

Tu sais que c'est avec le cœur très lourd que j'inscris ton nom sur ce bout

de papier.

J'aurais tellement souhaité que ce soit un autre scénario.

Vu qu'elles ont décidé de faire un noyau fort entre filles, c'est complètement...

Je ne peux pas répliquer. De toute façon, je suis spectateur de ma sortie.

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