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Bonsoir à tous, je suis sur le volcan Yasur, un cratère en éruption
permanente. C'est l'un des 16 volcans en activité de l'archipel du Vanuatu, une
terre de feu bordée de fonds marins abrupts et recouverte d'une forêt
inextricable.
Ici, à 20 000 km de la France, au milieu du Pacifique Sud, le danger est partout.
Tremblements de terre, éruptions volcaniques, c'est dans ce cadre sauvage
que les 16 candidats de Koh-Lanta s'affrontent. Seigneurs contre juniors,
les jeunes contre les anciens, mais aussi les femmes contre les hommes.
Ils doivent jour après jour déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout
survivre aux autres. Telle est la loi impitoyable de Koh-Lanta.
Et comme si la fin ne suffisait pas, comme si les disputes et les embrouilles
n'engendraient pas assez de tension, voici que les éléments se déchaînent,
voici que la mer se rue avec furie sur les campements. Le cyclone Jim menace l
'archipel de ses vents dévastateurs.
On s'arrache là ? Ouais. Et nul ne sait ce qui peut arriver.
Une seule chose est certaine. Au départ, ils étaient 16.
À la fin, il n'en restera qu'un.
Après 30 heures de voyage, c'est enfin la terre ferme pour les 16 aventuriers
de Koh Lanta.
Mais pas pour longtemps. Il faut en effet embarquer immédiatement sur un
rafio, honnête mais poussif, et longer de longues heures la côte déserte avant
de prendre pied dans la mangrove.
Dès les premières minutes de l'aventure, les moustiques ne font guère la
différence entre les tendres épidermes des jeunes et le cuir tanné des plus
âgés.
Et quand les guêpes s'y mettent, elles piquent sans faire de quartier.
Encore une heure de marche éprouvante et les méandres de la rivière Saumâtre
débouchent sur le lieu de la première épreuve. Bonjour à tous, allez on sort
de la rivière. Mais il faut d'abord composer les tribus. Ceux qui ont moins
de 31 ans vous mettez sur ma gauche, les autres sur ma droite.
Senior contre junior, l'heure de la revanche a sonné au Vanuatu. Les
seniors, vous êtes rouges.
Du côté des seniors, il y a de sérieux clients.
Alain, 49 ans, meunier dans la Marne. C'est un chef d'équipe, il parle peu,
mais ça sonne juste.
Trois dans mes bottes, rien ne peut me perturber.
Catherine, exubérante marseillaise de 43 ans. Elle, elle parle trop, mais on lui
pardonne car elle met l'ambiance.
J'ai même des draps en flanel et j'ai pris des draps en satin aussi.
Mama, 33 ans, un caractère entier, un physique de sportive, mais le dos
fragile.
Tout feu, tout flamme, un instant.
Elle est mélancolique la seconde suivante, l'humeur changeante, c'est sa
faiblesse. Je deviens barjou quoi.
Mika, le bricoleur, 32 ans, ébéniste de son état, il sait tout faire de ses
mains.
Estelle, jeune maman de 33 ans, elle a quitté les plages des Landes pour se
confronter à l'inconnu.
Jean-Claude, le doyen de l'aventure, ce solide antillais tout proche de la
retraite. Son expérience et sa forme extraordinaire sont un atout pour la
tribu des anciens.
Nathalie, 38 ans, venue de la Vienne où elle fabrique et vend des piscines.
Et enfin, Nicolas, le playboy du gros du roi. Plagiste, moniteur de tennis, il
aime surtout les grosses voitures et les boîtes de nuit.
Qui des anciens ou des jeunes parviendra à s'imposer au pied des volcans
mélanésiens ?
Le combat s'annonce indécis car les jeunes ont des qualités à faire valoir.
Les sportifs d'abord.
François David, escrimeur, 21 ans, bien entraîné, très motivé. Il vient du sud
de la France comme Nico.
Lui est originaire de Marseille où il est représentant en article de sport.
Il a 26 ans.
Sébastien aussi est assez sportif. 30 ans, marié, un enfant, ce jeune chef d
'entreprise est aussi le plus âgé des jeunes. Je n'ai pas la même mentalité qu
'eux en fait, je pense.
Quatrième garçon de cette tribu des Tannas, Ludovic. 28 ans, il est marié.
Il est maître fromager dans le doux.
Dans cette tribu soudée, les filles ont leur mot à dire. Elles sont même souvent
à l'avant-garde, comme Gaëlle, 27 ans. Cette jeune maman est contre-maître dans
une usine de conditionnement en Haute-Savoie.
Marie aussi sait se faire remarquer. 21 ans, esthéticienne, venue du Jura. Elle
aime le ski et veut changer de carrière pour devenir kiné. Enfin, dernière fille
de la tribu d'Etana, Émilie, grenobloise. Elle est commerciale dans
les assurances et mannequin à ses heures perdues.
En finale de la première épreuve, Alain pour les seniors affronte François-David
pour les juniors.
Victoire du plus jeune, les jaunes peuvent regagner leur île avec trois
allumettes pour faire du feu.
Ce feu si précieux dans l'aventure va occuper une bonne partie du temps des
deux équipes. Les seniors s'acharnent sur des bouts de bois, tandis que les
juniors se divisent sur l'opportunité de craquer ou non les allumettes.
L'humidité ambiante et la fraîcheur de la nuit les poussent à la faute. Ils
gâchent bêtement deux allumettes et ne sont pas fiers.
C'est clair que notre équipe, on foire plus ou moins quand même.
La faim tord les estomacs dans les deux camps. Les rouges, les seniors, font
ramollir le riz dans de l'eau froide. Franchement, c'est dégueulasse.
Et les juniors essayent n'importe quoi.
Du coup, ils ralentissent dans l'épreuve d'immunité pour préserver leur force et
se font battre sur le fil par des seniors organisés et tenaces.
Victoire des rouges ! Bonus pour les seniors. Avec l'immunité, ils remportent
aussi le feu sur leur campement.
Les jeunes doivent affronter le conseil. Ils aimeraient bien le faire après un
repas chaud. La décision de craquer l'ultime allumette est prise. C'est le
dernier recours là. Mais la tentative est mal préparée.
Certes, le feu prend, mais ils n'ont rien prévu de sec pour l'alimenter.
Résultat, la flamme s'éteint et avec elle, le moral déjà entamé des juniors.
Ils ont faim. D'une incursion dans la forêt, il ramène des noix vertes et les
consomme sans modération, juste avant le concert.
Marie est sérieusement atteinte, voire totalement HS.
Les jeunes pourraient choisir de la sacrifier, mais c'est la belle Karine
qui trinque pour une vague histoire d'intégration au groupe.
Personne n'a rien contre elle, ni pour elle, c'est ça le problème.
Et leur sentence est irrévocable.
Karine, c'est vrai qu'elle avait eu un petit souci de santé, elle était un peu
affaiblie. Bon, c'est vrai que j'avais plus d'affinité avec les autres
personnes qu'avec elle. C'était quelqu'un de bien, elle était super
sympa, mais désolée.
C'est dommage.
J'aurais préféré rester.
Karine est très déçue et elle pleurniche sur son sort. Mais elle n'est pas la
seule.
Gaëlle, elle aussi, a très mal vécu l'impressionnante cérémoniale du conseil
au cœur de la jungle.
Qu'est-ce que ça donne, il m'a dit que...
J'arrive à oublier de vivre mon aventure, c'est vrai.
Gaëlle, j'ai l'impression que vous ne vivez pas votre aventure. Vous vous
déguisez, vous avez une gaudriole facile, vous aimez le farniente.
Un petit peu comme si vous étiez en vacances tranquilles.
On passe vraiment tourné.
Je sais pas, j'ai plus qu'à le terminer en ployer, quoi que c'était le soleil,
la plage.
Maman ! Mais je n'aurais jamais dû faire ça.
C'est passé pour du... Je m'en fous de Disney et tout, mais moi, c'est ma façon
de garder le moral.
Et maintenant, je pense à mes enfants et tout.
Ils m'osent dire que je suis une grosse nulle, en fait.
Moi, j'aime bien déconner au boulot. Quand on a un quart d'heure, je me casse
dans des containers, je fais boue dès qu'on ouvre.
Je suis comme ça. Les gens qui me connaissent au moins, ils sauront que je
suis restée moi-même. Vous savez, je suis une supportrice dans l'âme.
J'ai mon fils le samedi, mon mari le dimanche, mon club de foot à Marseille.
J'adore supporter, c'est énorme.
Gaëlle est vexée d'avoir été suspectée de mollesse.
Dans sa vie au pied des Alpes, Gaëlle est une maman active. Elle est
débordante d'énergie et la communique volontiers à ses enfants.
Allez, ça va rentrer, allez !
Je suis quelqu'un d'énergique, dynamique. Quand j'ai des choses à
faire, j'aime qu'elles soient faites vite et bien.
C'est mon tempérament qui est comme ça.
Fille d'un militaire de carrière, Gaëlle a connu la rupture avec sa famille à
cause de l'amour.
Amoureuse à 16 ans, maman dans la foulée, Gaëlle n'a pas calé et a décidé
de vivre sa vie. C'était dur parce que t'as 16 ans, t'es amoureuse du père, t
'es contente d'être enceinte, tu te sens assez forte pour l'assumer.
Et à côté de ça, tu croises le regard de gens qui te jugent.
Derrière, tout le monde t'enfonce en fait. On ne te donne pas les moyens d'y
arriver. À 27 ans, elle est mariée au père de ses deux enfants, Arnaud, 11
ans, et Flora, 7 ans. Elle est heureuse maintenant, mais au prix d'un certain
raidissement du caractère.
C'est une fille qui est très tenace, mais c'est vrai qu'elle a une grosse
impulsivité. Je peux rentrer en conflit facilement avec les gens parce que c'est
direct avec moi.
Quand j'aime, on le sait. Quand je n'aime pas, on le sait aussi.
Gaëlle est courageuse, dure avec elle-même et avec les autres.
Habituée à ne compter que sur un nombre restreint de fidèles inconditionnelles,
elle peut facilement passer pour une femme autoritaire.
Elle est sympa, mais bon, c'est vrai que des fois, elle s'excite un peu.
Je plains mon fils, quoi.
Ouais, un peu jalouse, un peu possessive.
On va dire que c'est un petit berger allemand. Ce qui va être le plus dur
pour Gaëlle sur l'idle, c'est de devoir prendre du recul, de ne pas foncer tête
baissée. Pour s'imposer sans irriter, Gaëlle devra choisir le côté clair et
sociable de la chaleureuse chef d'équipe, de la maman comblée, plutôt
que le côté sombre de sa personnalité à fleurs de peau. Mon objectif en partant
de Koh-Lanta, c'est de gagner le jeu.
C'est de gagner le jeu, c'est une question de fierté, j'y vais pour
gagner.
Ce qui me fait du mal, c'est que... C'est décevant, tout le monde est
proche.
En fait, je pense que Gaëlle, elle a été un peu perturbée par le conseil hier
soir. Puis par le fait que Marie aussi soit tombée dans les pommes, on était
malades. Je ne sais pas.
On s'est fait un peu... On avait sur les doigts, quoi.
Gaëlle n'a pas le moral.
Heureusement, Marie, remise sur pied par l'équipe médicale en moins d'une nuit,
revient sur le campement par la mer.
T'as dû passer une bonne nuit, t'as les yeux tout gonflés.
T'as bien pioncé ? J'espère que tu me dis pas que t'as eu un steak frites. Je
vais pas arrêter de dormir.
Salut, c'était un guette.
Et toi ? Tu sais qu'on avait réussi à faire du feu, mais on l'a éteint parce
que t'étais pas là. Ouais, on s'est dit, il faut le recommencer quand elle sera
là.
Vous êtes aborables, merci.
Je suis trop consciente, la journée va pas être la même.
Mon petit rayon de soleil qui est là, donc c'est cool.
Moi, c'est ma petite protégée. Il suffit même sans se parler que je la voie il y
a 50 mètres, je suis contente qu'elle soit là.
Je l'aime bien, je me suis beaucoup attachée à cette fille. Tout s'est fait
naturellement. La main, on se l'est donnée au bout de 10 minutes et on ne s
'est plus lâchées.
C'est quelqu'un qui restera dans ma vie.
Elle m'a dit pareil.
Autant des fois, des mots, c'est des mots.
Mais là, c'est quelque chose dont je suis sûre.
Je ne pensais pas trouver autant d'amour par rapport à des êtres humains dans un
jeu comme ça.
Gaëlle en particulier, parce qu'on a des liens vraiment forts.
Et très franchement, vu ce qui m'est arrivé hier, ce n'était pas dans leur
avantage de me garder vu que j'étais malade.
Donc je pensais partir et apparemment non. Donc ça me fait vraiment chaud au
cœur.
C'est vraiment beau, ouais.
Je suis contente.
Mais qu'est-ce qu'elle fait ? Elle ne va pas se coucher.
Ah là là, il faut que je la materne. Elle va se coucher.
Belle démonstration de paix et d'amitié chez les jeunes.
Mais cela ne nourrit pas son homme.
Toujours pas de feu.
Il y a maintenant urgence.
On frotte, on frotte, on frotte.
On met une petite fente au milieu pour faire un appel d'air.
Pour l'instant, ça n'a pas pris.
Si on bourre la fente, tac, comme ça, c'est épuisant, quoi.
Ça épuise d'une force, mais c'est... Ce matin, on s'est dit, plus de bouffe tant
qu'on n'a pas le feu.
Ah, vache ! Les bernards, l'ermite, je ne peux plus les... Moi, je ne peux plus
les encadrer. C'est une guerre entre vous et moi.
De toute façon, je pense que là, on est bien bas.
On peut remonter.
Ça fume, les juniors relèvent la tête, ils sont tout près de l'exploit.
Chez les seniors, les braises sont chaudes, mais le problème c'est l'eau.
La réserve se trouve sur cette petite île à 50 mètres du camp.
Difficile à atteindre quand le temps se gâte.
On va attendre peut-être que la marée descende un peu parce qu'il y a
vachement de courant.
Donc on ne va pas prendre de risque.
Je pétais le feu ce matin et j'ai vu qu'il n'y avait plus d'eau.
Il y avait une maman qui était malade parce qu'elle avait vomi et elle voulait
boire quelque chose.
Donc je leur ai dit, je prends l'eau, je vais voir si on peut passer. Attends !
Si tu te mets mal sur un caillou, tu peux tomber.
Si tu ne le bois pas, on va crever. Il nous faut de l'eau. C'est la survie, l
'eau. Il nous faut de l'eau, il n'y a pas d'eau. Il ne faut déjà rien
chercher. Disons qu'avec les vagues qu'il y a, c'est vrai que c'est
dangereux d'y aller à une seule personne.
On n'a pas envie que tu te...
Il n'y a pas de risque.
Il n'y a pas de risque, ne t'inquiète pas, je suis posto.
C'est vrai qu'on n'est pas la merci d'un malaise, on n'est pas la merci de tomber
dans l'eau. Moi, je connais mes possibilités. Je suis très sportive,
mais c'est vrai que ces derniers temps, un peu le stress du départ à Koh Lanta,
j'ai eu peur de me faire mal, donc j'ai arrêté le sport d'un coup.
J'ai pris un peu de poids pour essayer d'avoir des réserves, quoique j'en avais
déjà. Les autres gens qui sont peut-être aguerris, ils sont assis.
Et moi, je suis debout, donc il faut bien que quelqu'un y aille.
Ils sont là pour attendre leur gourde et puis se servir comme s'ils ouvraient un
frigo. En fait, Catherine, c'est un frigo.
Moi, j'en ai marre qu'on soit toujours, pas les boniches, mais qu'on fasse
plaisir à tout le monde et que personne ne fasse un effort.
Il y a quand même... Lui, il est toujours là, de toute manière.
Hier soir, nous avons dit que personne n'allait chercher l'eau tout seul.
Parce qu'une crampe peut surprendre, on coule, je ne dis pas qu'on va se noyer,
mais ça ne sert à rien de braver.
Non, mais j'avais pris ça parce que je pensais être seul.
Tu penses jamais être seul, d'accord ? Tu penses plus être seul.
Personnellement, j'aurais attendu que la marée descend un peu, on aurait gagné un
mètre, c'était toujours cette pluie.
Derrière, on n'a pas de pied, il y a peut-être un courant qui s'est créé, je
ne sais pas.
Même si elle est très caractérielle, Catherine, c'est quand même une femme
qui est remarquablement gentille.
Parce que si elle avait été egoïste, elle aurait été qu'avec une seule gourde
et puis voilà.
Bien sûr qu'il y a urgence de l'eau, mais en même temps, on ne peut pas dire
j'y vais, entraîner tout le monde et faire prendre un risque aux autres.
Parce que je peux vous dire qu'en l'espace de 4 ou 5 mètres, j'ai dérivé
de 10 mètres sur le côté.
Enfin de l'eau ! L'opération commando s'est bien passée.
Nickel, il y avait un petit peu de courant quand même. Mais bon, pas de
soucis. Non, on a besoin encore de notre râleuse.
Grâce à l'énergie de Catherine, il y a quelques gourdes sur le campement. Mais
compte tenu des difficultés d'approvisionnement, la question du
rationnement se pose.
Je propose que chacun garde une gourde à côté de lui et il boit vraiment quand il
le faut. Je vous conseille de prendre un petit caillou que vous mettez en dessous
de la langue, ça coupe la soif.
Non mais ce n'est pas une question de la sensation de soi, c'est une question de
santé. Je ne dis pas le contraire. Le corps humain a besoin en temps normal d
'un litre et demi par jour. Nous ne sommes pas en temps normal.
Justement, ici il en faut plus.
Je veux bien rationner la nourriture, ce n'est pas grave, on a tous des réserves,
mais rationner l'eau c'est dangereux pour la santé.
L'expérience de l'âge et une certaine sagesse acquise font que j'essaie d
'affronter toutes les situations qui pourraient se présenter à moi.
Ça, ça a été une situation.
J'ai dit stop, on arrête là. Mais hors de question de gaspiller. Maintenant j
'ai donné mon point de vue, c'est analysé à la façon dont vous voulez.
Un peu de mauvaise humeur sur le bivouac des anciens, pourtant plus que jamais,
ils doivent être solidaires. Car ce qui se prépare à 1000 km à l'ouest du
Vanuatu va exiger de chacun de la discipline et du sang-froid.
Lionel, le responsable de la sécurité maritime, a mis toutes ses troupes en
alerte. Une tempête tropicale s'avance vers nous. À l'heure actuelle, le
Vanuatu se trouve par ici et donc on a la présence pour l'instant d'une
dépression tropicale forte qui se nomme Jim. C'est-à-dire qu'elle n'a pas la
moyenne de vent nécessaire pour être appelée cyclone, mais c'est quelque
chose qui peut changer dans les heures qui arrivent. La ligne noire indique la
trajectoire prévue par les prévisionnistes. Le Vanuatu se trouve
par ici.
Et le bulbe orange indique la zone dans laquelle devrait se trouver la
dépression dans les 24 heures. Donc ça peut évoluer en bien ou en mal.
Devant un phénomène naturel d'une telle ampleur, l'inquiétude est de rigueur.
Isolée et sans abri sur une plage déserte, la peur panique serait
compréhensible. Mais il n'en est rien. Les seigneurs sont sereins, limite
insouciants. C'est des vagues que je vois souvent quand il y a le ministral
chez nous. Ça existe, ça.
À Marseille, les vagues, elles passent par-dessus la corniche quand il y a des
gros vents. Donc, non, non, ça ne m'inquiète pas du tout.
Là, c'est rien du tout. Non, non, c'est rien.
Parce que j'ai vécu des cyclones, j'ai vécu des mers déchaînées.
Pour moi, ça, c'est rien. D'entendre le flux et le reflux de la mer, c'est un
côté thérapeutique. Donc, c'est supportable.
Mais comme je dis, on fait avec.
C'est tout.
Pas d'angoisse chez les seniors et chez les jeunes, même pas peur.
Je pense qu'on ne fait pas peur parce que je sais qu'on se débrouillera, on
fera autre chose.
Pour moi, ça, c'est l'aventure.
En attendant le cyclone, la vie continue.
Il y a tant de choses à faire pour rendre la survie supportable.
Mais l'énergie manque dans le groupe des jeunes.
Je pense qu'ils ont un petit coup de barre, mais il faudrait qu'ils voient
les objectifs et qu'on les atteigne une fois.
Quand il y aura le feu, après, ils feront des siestes autant qu'ils
voudront. Il faut le feu.
Je ne sais pas dans combien de temps ils vont se lever, mais ils m'ont dit que
quand ils se réveilleraient, ils le feraient.
Je ne t'ai jamais passé par là.
C'est beau.
Oh purée.
On a de l'eau chaude, moi je les mets en infusion ces trucs.
J'ai des brins de lit pour allumer le feu ce soir qu'on va avoir.
Vous n'avez pas d'oeil, vous n'avez pas de feu, il y a un masque du bois.
On avance, parce que c'est vrai que qu'est-ce qu'on fait sinon ? Seb,
aujourd'hui, il m'épate.
Volontaire, il est de bonne humeur, il rigole.
C'est un plaisir d'être à ses côtés.
Une heure d'exploration de la forêt pour quelques bûches. Mais au moins, les
trois courageux ont tenté leur chance.
Les autres sont encore profondément endormis sur la plage.
Il y en a déjà une qui a fait une syncope hier soir.
Les garçons, franchement, je pense que c'est ce qui nous prend au nez dans les
48 heures si on n'a pas de feu. On s'y mettra quoi ? On les parlait qu'il
fallait qu'ils fassent du feu et qu'il fallait les arder sur la plage.
Je veux dire, on n'a plus rien dans le sang.
On n'a plus de sucre, on n'a plus de vitamines, on n'a plus rien.
Quatre jours, on a tout épuisé.
Quatre jours à dire, demain, demain, demain.
Il faut qu'il y ait du feu aujourd'hui.
Il y a une loupe là, petite loupe pour essayer de faire du feu.
Regarde ça, regarde ça, regarde ça. Elle mène des brindilles là. Un beau rayon de
soleil, je suis sûr que ça part.
Mais il y a beaucoup plus zen.
que le frottage de bois contre bois.
En plus, ils ont trouvé un moyen de ne pas trop s'épuiser, garder ses forces
pour les épreuves, donc franchement, c'est tout ce que j'ai l'habitude de
faire. Ça, c'est un moyen de ne pas trop se fatiguer.
Oui, mais c'est clair.
Le soleil n'est pas assez puissant. On met un support.
Ils ont trouvé un miroir et il reste là. Le miroir il est tout seul là-bas, il se
prend des grosses vagues.
C'est con qu'on reste appuyé pour attendre.
On va le faire.
On ne dit rien. On dirait qu'on va le faire. Banner ils ne se rendront même
pas compte qu'il n'y a plus de miroir.
C'est pas parce que ma chemise est un peu hawaïenne que de suite c'est des
vacances. On a une bouteille.
Allez !
Le fruit ne tombe jamais en plein dans la bouche. C'est un proverbe cabine. Ça
a un rapport avec la nourriture de toute manière.
C'est pas qu'on en a beaucoup besoin, mais ça serait bien qu'on l'ait. Allez,
un petit pas.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Vous allez découvrir dans la mer, à 30 mètres de la plage grosso modo, deux
plateformes avec sur chacune d'elles un coffre.
La première équipe qui posera son coffre ici même aura la chance de repartir avec
le contenu du coffre.
Pour respecter l'équité, du côté des Mossos, vous ne serez que 7 à participer
à cette épreuve. Vous allez donc choisir vous-même qui ne participera pas. Allez
-y.
Ok les rouges, qui ne participe pas ?
Estelle Estelle, venez me rejoindre Vous pourrez les encourager tout au long du
parcours Venez vous mettre en place pour le départ Bonne chance à tous Vous êtes
prêts ? 3, 2, 1 Go !
C'est un schéma désormais classique. Le jeu commence dans l'eau. Après une brève
course, les jeunes se jettent dans la mer, emmenés par Sébastien.
Les seniors sont plus timorés face à l'élément aquatique.
Dans l'eau, ils ne sont pas très à l'aise.
Chaque coffre est maintenu en place par un lest.
Un filet de lourdes pierres immergé à près de 4 mètres de fond. Pour ramener
le coffre sur la plage, il faut bien sûr ramener aussi le lest.
Mama et Catherine ne font même pas l'effort de plonger. En fait, la tribu
des seigneurs se repose presque exclusivement sur Alain pour pousser le
lest.
En revanche, les juniors sont dans leur élément. Ils font corps avec Sébastien,
très en forme, pour faire avancer le filet de lourdes pierres.
Dès cet instant, les plongeurs des jeunes ont libéré assez de mou pour que
le reste de l'équipe puisse commencer à tirer le coffre d'acier vers le rivage.
Alain, toujours tout seul, poursuit son effort solitaire.
Les autres font de la figuration en surface.
Nathalie élabore une stratégie curieuse. Elle renvoie Mama sur le rivage.
Pourquoi ? Mystère.
Du côté des juniors, Le coffre est hors d'eau. Le parcours terrestre peut
commencer avec ces obstacles.
À cet instant, ils ont une avance confortable sur les seniors.
Des seniors que Mama attend sur le bord sans rien faire.
De l'énergie, du tonus, de l'organisation, les jeunes ont soif de
revanche et ils ont faim, tout simplement.
Ils attaquent avec fougue le dernier obstacle.
C'est pour nous ça ! C
'est
bon ça ! Victoire pour les jeunes ! Bravo !
On n
'a rien poussé dans notre choix.
Ce n'est pas une défaite pour les Rouges, c'est une débâcle. Le coffre ne
sortira jamais de la mer où il tient maintenant compagnie aux glorieuses
épaves guerrières du Vanuatu. Mais c'est en armée vaincue et sonnée par ce revers
que les seniors sortent tristement de l'eau.
Bon les Rouges, deuxième défaite d'affilée dans une épreuve de confort.
C'est théoriquement une épreuve en équipe.
Je ne comprends pas le rôle de Mama.
Mama, vous avez très rapidement abandonné vos coéquipiers pour rester
sur la plage. C'est sans doute pour ça que vous avez perdu.
Allez-y.
Bon les juniors, c'est une très belle victoire. Et vous méritez la récompense.
Le coffre est devant vous, il est encore fermé. Voici la clé pour l'ouvrir. C'est
pour toute votre équipe.
Ouvrez et découvrez votre récompense.
Bon, ce ne sont que des feuilles, des feuilles de Natangoura.
Comme ça, toutes seules, elles ne servent pas à grand chose. Mais
heureusement, j'ai la deuxième partie de la récompense.
Et croyez-moi, avec ces feuilles, vous allez considérablement améliorer votre
survie. Je voudrais vous présenter celui qui va vous accompagner pour quelques
heures sur votre campement, c'est Samson.
Samson qui est natif de l'île de Tanna, qui parle le Bichlana, la langue commune
de cet archipel du Vanuatu.
Et avec ses feuilles, il sait tout faire. Il va vous apprendre à fabriquer
des pièges et sans doute, il vous donnera les clés pour allumer un feu.
Samson. Allez-y.
Bonjour. Bonjour.
Bon retour, à bientôt.
Merci à vous.
Les jaunes doivent regagner leur plage accompagnée de Samson, le cultivateur de
mêlée, un petit village perché sur une riante colline.
Quelques maisons de paille au milieu des jardins, ici la vie s'écoule sans heure
au rythme des deux saisons des tropiques, la saison humide et la saison
très humide. La terre est généreuse pour qui la respecte et Samson, l'ancien, est
là pour apprendre aux enfants du village les secrets de la forêt.
Comment piéger les poules, les pigeons, les crabes de terre et même les cochons
sauvages. Car Samson, avec son seul couteau comme outil, est capable de
survivre dans la forêt, de manger, de boire, de s'abriter et même de se
distraire. Ce qui intéresse les jeunes français, c'est le feu, mais le temps
est compté.
Sanson ne parle que la langue locale. Un traducteur, Alex, est donc indispensable
pour la première leçon, très sage et piège.
En dessous.
Avec ça, on va pouvoir dormir au sec.
Ça va être vraiment pratique.
Il y a le feu, ton feu, là. Et puis, tu t'assoies devant
ton feu. Donc, on les entrepose comme ça.
Je vous apprends comment attraper des animaux sauvages. Poules sauvages, des
cochons.
Un poulet rôti qui tourne la broche comme ça.
Et là, l'idée de manger de la viande grillée, c'est de la folie.
Ça, c'est pour les poules.
Mettez-vous de chaque côté, comme ça.
Et maintenant, mon tour, c'est là, des deux côtés.
On doit monter jusqu'en haut de la pyramide, c'est ça, Alex ? Oui, il faut
monter jusqu'en haut.
Je n'ai toujours pas compris comment il allait fonctionner le piège.
Mais en tout cas, le but du jeu, c'est de choper une poule, tout simplement.
Quel que soit le moyen, je vous le dis.
C'est clair, et on va en choper.
La chance qu'on a, parce que vraiment, les poules, elles sont en basse-cour,
elles sont en troupeau.
Donc si j'arrive à en choper une, c'est que pas loin, il y en a quelques-unes d
'autres à côté.
Ah, je crois avoir compris.
Mais comme c'est de la boulette, ce pied-là.
Je vais vers cette île en long, en large, en travers, s'il faut, mais je
vais beaucoup écouter les bruits dans la forêt pour savoir, parce que les poules,
elles ont un certain bruit particulier.
OK, voilà.
Ça,
c'est magique.
Finalement, on peut se débrouiller avec beaucoup de choses que la nature nous
offre. Ça, c'est clair. Nous, on a une culture de dire, il me manque ça, je
vais l'acheter. Je ne vais pas regarder autour, dans la nature, si la nature
peut me l'offrir.
Et c'est vrai que c'est une culture qu'on n'a vraiment pas en métropole.
Pour ces jeunes citadins, la présence de Samson et d'Alex, son neveu, un
personnage à Port Vila, est une providence.
Ils ont des centaines de questions à poser.
Donc ça, c'est sûr, on les mange, on n'est pas malades. Ça, ça marche.
Alex, le bernard de l'ermite et le crabe, on peut autant le faire griller
qu'au bain-marie, c'est ça ? Pour les rouges, une seule question.
Comment en est-on arrivé là ? Les seniors ont été nettement dominés dans
cette épreuve, une défaite dont personne ne veut endosser la responsabilité. En
fait, le jeu, je ne l'ai pas abandonné du tout, mais c'était Nathalie qui me l
'a demandé.
Sortez de l'eau, que vous ne soyez pas infatigués.
J'ai voulu lui faire confiance, mais je savais qu'il y avait un coup tordu.
Et donc, je l'ai fait, j'ai attendu. Et en fait, j'avais l'air d'être une grosse
conne qui était là et qui abandonnait. Même moi, je l'ai pensé.
J'avais même envie de faire demi-tour et d'aller les aider.
On était, je suppose, mal coordonnés.
Maman et Catherine devaient partir sur la plage de façon à pouvoir réceptionner
le coffre. Mais bon, un colis qui fait 100 kilos, je suis désolée. Le
réceptionner, je ne sais pas comment je peux faire.
Moi, je suis une femme. On sait que toutes les femmes sont vice-l'arbre.
Mais alors, elle vice-l'arbre de chez vice-l'arbre, franchement, il n'y a pas.
Elle m'a eu une fois, mais elle ne m'aura pas la deuxième fois. C'est fini,
quoi. La tribu n'est pas très loin du conflit ouvert.
La nuit est maintenant tombée. C'est le moment que choisit Samson pour montrer
toute sa science du fou.
Là, je suis venu au bord de la mer et j'étais tellement faim.
Je voulais faire quelque chose pour manger, mais il n'y a pas tant de miel,
il n'y a rien. Alors, j'ai regardé sur l'arbre qui est en train de frotter par
le vent.
Et puis ça me donne une idée pour qu'on puisse fabriquer le feu.
Alex laisse parler l'instituteur qu'il est.
Les bancs de l'école sont rudimentaires au Vanuatu, mais on y apprend des choses
utiles.
Tu vois, c'est des petits mouvements qu'il faut faire. C'est pas des grands.
Il s'aide de son corps.
Regarde, regarde, regarde.
C'est un truc de fou. C'est un truc de fou. Une minute.
C'est du sport.
En fait, nous, on s'affole, on perd notre sang froid.
En voyant fumer, on a tendance à s'affoler, à souffler dessus. C'est pour
ça que c'est intéressant.
On va manger chaud.
On n'aura jamais pu avoir du feu d'une aussi belle manière.
C'est vrai qu'on l'avait gagné au tout début, à la première épreuve.
Mais on n'a bêtement pas réussi à faire du feu.
Et en fait, limite, je me dis tant mieux. Comme ça, on a pu apprendre à
faire du feu nous-mêmes.
Merci. Merci beaucoup.
C'est le moment maintenant d'éteindre le feu.
On va éteindre le feu. Et après, vous essayez.
Non, non. Moi, s'ils veulent l'éteindre. On vous promet demain, on essaye tous de
le faire demain.
Non, non, non.
Malheureusement, il a fallu éteindre le feu.
Oh mon Dieu, malheur.
Donc on a jeté du sable sur le feu et puis... Et il se marre ! Et en fait,
maintenant qu'on connaît la technique, on va essayer de le faire par nos
propres moyens.
Et il n'y a pas de raison qu'on n'y arrive pas. Et oui, c'est la dure loi de
la survie. Les juniors sont maintenant instruits par l'exemple de Samson. Et ce
feu si précieux, ils doivent le faire eux-mêmes, sous l'œil bienveillant de
Samson.
Voilà les juniors occupés pour un bon moment. Ils n'ont pas l'expérience de
Samson.
Chez les seniors, le feu est là. Mama veille jalousement sur lui. Depuis 48
heures, elle y consacre tout son temps, toute son énergie et gare à celui qui s
'en mêle. Ce soir, on est rentré du jeu et je suis vraiment en colère puisque
avant de partir, j'avais prévu pour le feu de mettre une énorme poutre au
niveau du feu. Et donc, quand on est arrivé, il y a Nicolas là.
Georges Kouné, qui a commencé à me dire à moi, il n'y avait plus de feu, il n'y
avait plus de poutres, enfin il restait une poutre, mais il n'y avait plus de
braise. Le feu n'était pas en très bon état, donc j'ai mis cinq minutes pour
mettre des petites feuilles, mettre des brindilles, et puis d'un coup, c'est
reparti. Il y avait ça de braise en dessous. Donc, il suffisait de gratter,
le feu repart automatiquement, surtout avec l'ancienne poudre qui était chaude.
Je ne sais pas, une histoire de braise peut-être, je ne sais pas. Donc, il a
très mal pris. Et donc, je lui ai dit, écoute, c'est bon, on ne va pas se
prendre la tête. Je ne sais pas ce qu'il a commencé à me dire. Et c'est là où
moi, je lui ai dit, mon mari serait mort de rire.
Et il a commencé à me dire, ouais, mais ton mari, de toute manière, il sait tout
faire. Donc, là, je l'ai stoppé. Je lui ai dit, quoi qu'on n'a pas parlé de ma
famille, on n'a pas jugé mon mari.
Personne ne le connaît. Il ne le connaît pas. Mon mari a fait extrêmement pour
moi. Et c'est un truc que je ne supporte pas, c'est qu'on juge les gens qui ne
sont pas là.
Mais bon, l'essentiel, c'est que tout soit bien passé.
Et qu'on ait le feu.
Georges Clounet, maintenant je l'appelle parce que je suis explosée de rire.
C'est quelqu'un qui s'aime énormément, c'est quelqu'un qui aime se montrer, c
'est quelqu'un qui a un sourire, je vais dire comme elle dirait ma mère à crédit.
Il n'est pas méchant, mais bon, comme on dit, d'un an, on n'en fera pas un cheval
de course.
Les gens disent ce qu'ils veulent, je ne sais pas, ce sont leurs problèmes.
Mama a la dent dure et un mot malheureux de Nicolas a déclenché le cataclysme. À
42 ans, Nicolas n'est pas familier de ce genre d'attaque frontale. Mon défaut
majeur, je pense que c'est la naïveté. Tout simplement, quand vous n'êtes pas
pourri dans votre faim intérieur, vous ne voyez pas la pourriture chez les
autres. Mon plus gros défaut à Nicolas, c'est sa spontanéité. Tout sort, ce qui
devrait sortir, ce qui ne devrait pas sortir.
Et de temps en temps, ça fait des scènes assez cocasses. Pour Nicolas...
La vie est un tourbillon heureux et coloré où il joue le rôle utile et
apprécié de copains universels, même pour son fils.
D'avoir un papa jeune, ça me plaît parce que bon, j'ai pas beaucoup de copains
qui jouent au tennis avec leur père, qui vont faire du karting, du bowling et
tout.
Mon fils Adrien, c'est très important pour moi, comme on dirait mon fils ma
bataille. Moi j'ai la chance, je ne fume pas, je ne bois pas.
Donc il a peut-être aussi cette chance d'avoir l'image de son père qui peut
être peut-être une belle image pour lui.
Nicolas, c'est monsieur nos problèmes.
Qu'il vente ou qu'il pleuve, sur le gros du roi des airs, il arbore le même
sourire enjoué et complice. En tout cas, il est toujours de bonne humeur, il a
toujours un sourire éclatant et ça c'est super agréable.
C'est vrai. Moi ma devise c'est je vis pour moi et ce que pensent les gens de
moi, je m'en fiche un petit peu.
Un sourire inamovible de crooner, une bonne humeur inaltérable, Nicolas
traverse la vie et ses difficultés avec un égal optimisme. Une plage privée que
j'ai exploitée pendant 18 ans.
Le dernier vestige de ma plage, Coconut Beach, l'arbre en forme de V.
Ça n'a pas été évident à tirer un trait dessus, mais c'est effectif, c'est réel
et il faut que je regarde devant moi. De son aisance passée reste la grosse
voiture, le gros bateau, la grosse maison.
Ils sont loin des fastes de sa fortune de plagistes flambeurs, mais c'est
suffisant pour donner le change et rester Nicolas le séducteur, le gamin
farceur et émouvant, le playboy de l'espiguette.
C'est vrai que je suis un grand enfant, mais je crois que même à 40 ans, j'ai
toujours dans mon esprit un esprit de gamin et je n'ai pas envie de changer.
Il n'aurait jamais dû dire ça.
Jamais, parce que moi, jamais je ne me permettrais de juger sa famille, sa
femme, son passé.
Ça ne le regarde pas, c'est personnel.
Maman est une fois de plus au centre d'un psychodrame. C'est devenu une
habitude sur Mossos. Et cela contraste singulièrement avec la solidarité qui
règne sur le bivouac des juniors, concentré sur leur tentative de feu.
Le plus difficile dans la technique, c'est de garder son calme, rester zen.
Quelqu'un va m'enlever après.
Il faut faire attention pour tout ce qui est là.
De toute façon, tout seul, vous n'y arrivez pas.
Vous n'y arrivez pas. Il faut avoir deux cœurs, quatre poumons pour faire ça. C
'est pas possible.
Arrête,
arrête, arrête. Mettez les copeaux que je fasse ça. Les petits, les petits, les
petits. Le morceau de bois.
Ça y est, ça prend, ça prend, ça prend.
C'est génial. C'est génial parce que celui-là, c'est le nôtre.
Vous êtes de bons élèves. Je n'arrive pas à imaginer que vous allez pouvoir
faire.
Merci, merci.
Vous avez un bon professeur. Ça y est !
Ça fait 4 jours qu'on n'a pas mangé chaud, qu'on n'avait pas de feu. Et là,
ça y est, on l'a enfin et c'est vraiment bon.
Ça change.
En plus, ça n'a pas le goût de la banane, c'est un goût différent. C'est
un goût de pomme de terre.
Premier repas chaud après 4 jours de galère. Les juniors se réjouissent des
choses simples comme la chaleur et la lumière.
Samson doit impérativement partir avant que la mer ne l'en empêche.
Merci. Les juniors, tout à leur joie, ne s'inquiètent pas et se couchent contents
de la vie.
Mais si les naufragés du Vanuatu dorment avec le sentiment du devoir accompli, à
Port Vila, la fière capitale, on n'a pas fermé l'œil de la nuit.
La progression du cyclone Jim est suivie minute par minute et sa trajectoire est
très alarmante.
La grosse houle, soulevée au grand large par des vents de plus de 150 km à l
'heure, commence à battre les côtes les plus exposées autour de l'île de l
'Elepa.
La plage des Juniors est directement menacée.
Là on a dû changer notre campement parce que notre campement est maintenant
quasiment sous l'eau.
On a dû tout déménager ce matin en réveil, en panique.
Entre 6h et 6h30, c'est là que ça a commencé.
On se levait d'urgence et tout de suite, on a vu qu'il y avait des affaires qui
avaient été embarquées dans l'eau.
Waouh ! Regarde, regarde, regarde, ça ne s'est jamais monté comme ça, la vague,
là. Ah mais banane, je vais les mettre, je vais bien.
L'eau, la mer, la puissance que ça a, on ne se rend pas compte, même quand on a
pied, ce qui arrive, ça arrive à une vitesse...
Moi, je suis quasiment sûr que ça va encore monter, donc on va être obligés
de changer une deuxième fois de camp.
Parce que sinon, il n'y a qu'une qui va se faire remontir dans l'eau.
Je pense que le feu, on va le perdre la première.
Entre la pluie et tout ça, on n'a que du bois mouillé. C'est la raison, tout le
bois est trempé, mais on essaie de conserver ça.
La mer furieuse se rue sur le campement des jeunes. Un seul mot d'ordre, sauvez
le feu. Il est mort, quoi.
C'est l'affolement chez les Tannas. Vont-ils contenir l'assaut des vagues ?
Koh-Lanta au cœur du cyclone. La suite, dans quelques instants.
Avant de retrouver le conseil, jouez et tentez de gagner à la fin de la saison
2.
C'est la panique sur les campements. Le cyclone Jim avance à toute vitesse sur
le Vanuatu et déjà les autorités organisent l'état d'alerte cyclonique.
Les naufragés sauvent tant bien que mal leurs affaires personnelles des
déferlantes qui ravagent leur bivouac. Leur bien le plus précieux, c'est le
feu. Les juniors viennent juste de l'avoir grâce à leur victoire dans l
'épreuve de confort et surtout grâce à Samson, le cultivateur de mêlée.
Pour eux, garder le feu est autant une question d'honneur que de survie.
Je pense que le feu, on va le perdre la première.
Entre la pluie et tout ça, on a que du bois mouillé. Il a raison, tout le bois
est trempé, mais on essaie de conserver ça.
Là, je conserve les dernières braises pour faire cuire les bananes.
Mais non, on s'en fout des bananes. Mais on s'en fout des bananes, on n'a rien
dans l'estomac de l'eau chaude. Pourquoi tu dis qu'on s'en fout ? C'est pas vrai.
Si on ne transporte pas le feu, on n'aura plus de bananes chaudes. Ça ne
sert à rien, encore une fois, de se précipiter.
Il est hors de question qu'on laisse mourir le feu, ça c'est clair.
Mais hier, on a réussi à faire du feu avec un millimètre de braise.
Là, on a au moins 10 centimètres carrés. Ce n'est pas possible qu'on n'arrive pas
à relancer le feu.
C'est clair.
François-David a peut-être des convictions là-dessus que le feu va
mourir. Mais tant qu'il y aura des braises, je ne vais pas laisser tomber
le feu comme ça. Vous voyez, comme il repond.
Attention, c'est chaud.
Là, au moins, on est sûr qu'il est sauvé.
C'est bon, ça.
Notre seule inquiétude pour l'instant c'était le feu.
Moi j'y croyais pas mais visiblement les gars ils ont réussi à le faire reprendre
donc chapeau quoi.
Mais bon c'est vrai que petit regret pour notre petite cabane qui était très
mignonne, on avait mis de l'amour.
Si le cyclone y passe, même si on se met au fin fond de la forêt, il n'y a rien
qui est protégé, il y a tout qui va voler là. Là, ça arrache, il y a même
peut-être des rochers qui vont bouger.
Moi, j'ai la vision en Amérique, quand il y a un cyclone, que les gens qui
mettent les planches sur les fenêtres, quand ils sont dans leur maison, bien
protégés. Alors, je n'imagine pas nous, tu vois.
Si vraiment, on est pris dedans et qu'on n'a pas de choix, moi, je pense que les
mecs, on va creuser, creuser, creuser.
On va se mettre sous la terre et sûrement, on va reprendre la terre. Le
cyclone, s'il passe...
Ils ne creusent pas dans la terre, c'est quasiment sûr.
Nous, à l'intérieur, à l'intérieur vivant, je me dis que c'est bien.
On ne meurt pas du cycle, on meurt en train.
Au moins, on est dans un trou.
On trouve un moyen de respirer.
Tu veux faire quoi ? On ne se rend pas du tout compte.
Pour ma part, je ne me rends pas bien compte.
En même temps, c'est excitant. On ne l'a jamais vécu. C'est une fierté, tout ce
qu'on vit maintenant.
C'est exceptionnel.
Jamais on n'aurait pu les vivre. C'est génial.
Ça reste un bon souvenir et puis ça peut être que du positif pour nous.
On ne se rend pas trop compte de la gravité de la chose.
Là, on se croit vraiment en sécurité.
C'est la fête et ils vont déchanter, je pense.
Oh la vache ! On a été un peu surpris.
Ça va bien. C'est cool, le bâton, là, regarde.
Deux coups, quoi.
Il y a péril, je pense.
On voit d'heure en heure que le vent se lève et nous, personne ne s'affole.
Allez, on va se faire des peintures. On est trop des barbares. S'ils ne se
rendent pas compte de la gravité de la chose, moi, je veux bien les tenir au
courant. Et à un moment donné, on ne peut plus rigoler.
Dans mon boulot, c'est vraiment de défendre toute l'équipe. Je n'ai pas
envie de rentrer avec une personne en moi. Non, non.
Je pense qu'il vaut mieux anticiper le danger et puis d'aller se protéger à l
'intérieur des terres que d'attendre que ça débarque et puis qu'on ne soit plus
de coups.
On va l'avoir dans l'os.
Le jeu c'est le jeu mais à un moment donné c'est nous quoi.
À un moment donné il faut penser à notre survie et puis là c'est de la survie. C
'est vrai qu'il était un peu stressé. On le sentait inquiet, c'est vrai qu'on le
sentait inquiet. Il avait vraiment envie de trouver une solution à cette
inquiétude qui le rongeait de l'intérieur.
Holy chef !
Écoutez-moi, maintenant, il faut qu'on dégage. C'est vrai qu'il y a eu un
moment donné où j'ai peut-être un peu haussé le ton pour affoler, pour dire,
tiens, on y va maintenant et on arrête de déconner.
Qui c'est qui a la mallette de survie ? Ne la mettez pas dans le bac, on la
prend. On n'attend plus de quoi, Nico ? Je n'ai pas envie de rigoler avec ça.
Moi, dans mon métier, j'ai des responsabilités. C'est vrai qu'il faut
que je sois autoritaire toute la journée.
Ici, je ne voulais pas l'être. Je n'avais aucunement envie de devenir
autoritaire par rapport au groupe.
Je pense qu'à un moment donné, votre personnalité s'affirme.
Donc on est parti de ce deuxième camp provisoire, un peu dans la panique,
complètement dans la panique même.
Le stress de Ludovic a permis une prise de conscience du groupe en fait.
Dans l'adversité, les jeunes ont
choisi de se réfugier en forêt. Pour l'instant, les énormes vagues ne sont
que les prémices annonciatrices du cataclysme.
Les rouges ne sont pas épargnés par le mauvais temps, mais négligeant toutes
les consignes de prudence, ils tentent encore de passer sur l'îlot pour se
ravitailler en eau. Le vent n'est pas si terrible que ça, les arbres ne sont pas
à deux doigts de se déraciner, donc ça ne m'inquiète pas du tout, c'est une
tempête, voilà.
L'œil du cyclone est là, et nous on est là, donc il n'y a aucun risque.
L'essentiel c'est de ne pas laisser son moral.
se laisser perturber par ces quelques vagues.
Étant un enfant des îles, j'ai l'habitude de ce genre de temps.
Bon, mais si j'ai un copain qui est en train de se noyer, j'irai. Mais je ne
vais pas braver exprès pour avoir les applaudissements. Non, c'est nul.
On était trois, on se tenait comme ça, le courant nous soulevait presque.
Moi, je suis lourde et on sentait que ça nous emportait. On était obligés d
'écarter les jambes pour se tenir comme ça tellement que le courant n'est pas si
fort. Là, c'est terrible. Je ne sais pas ce qui se lève, mais ça se lève.
Je ne pense pas qu'on pourra les ravitailler aujourd'hui, parce que c'est
hyper dangereux, il y a un courant très très très fort.
Là, on se pose deux à trois fois la question avant de boire.
Depuis ce matin, il y a plusieurs personnes ici qui n'ont pas bu du tout.
C'est bien un peu la vitesse vélo quand elle revient.
La situation météo est préoccupante. Toute la côte ouest est touchée par la
houle, toutefois il reste quelques baies abritées du vent. Mais pas pour
longtemps, les deux tribus ont tout juste le temps de disputer l'épreuve d
'immunité. Si tous tiraient dans la même direction, le monde basculerait.
Proverbe yiddish.
C'est la corde, ça, tire de corde.
Les Mossos et les Tannas doivent maintenant quitter leur bivouac. Ils
laissent derrière eux un camp pour l'instant préservé. Les deux tribus ont
fait de leur mieux pour abriter leur feu. Mais à cet instant, nous le savons
tous, le cyclone Jim passe sur la côte. C'en est fini du confort déjà relatif
des 15 survivants.
Bonjour à tous.
D'abord quelques infos météo, le cyclone progresse, il est actuellement au sud
-est du Vanuatu. Ici on est dans une zone beaucoup plus préservée, une lagune
entre deux îles. Et c'est là que vous allez disputer votre deuxième épreuve d
'immunité.
Avec, vous le constatez, deux portiques, deux cordes, un par équipe.
Votre but, maintenir en suspension l'un de vos équipiers, et cela le plus
longtemps possible.
Du côté des jaunes, vous êtes toujours sept.
Du côté des Rouges, 8.
Je vais vous demander, chez les Rouges, de choisir qui ne participera pas à
cette épreuve.
Il faut garder ceux qui ont de la force physique. Est-ce que tu te sens d'avoir
de la force physique ? Oui, mais moi, je n'ai pas envie de me casser une deuxième
fois. Mais ce n'est pas toi, c'est des filles. Il faut penser à des filles
aussi. C'est pas grave.
C'est pas grave. Nicolas, qui ne participera pas à ce jeu ? Estelle.
Estelle, une nouvelle fois, venez me rejoindre.
Décidément, Estelle.
Deux épreuves et deux fois vous êtes choisis pour ne pas la disputer.
Et il va falloir faire preuve d'un esprit tactique très aiguisé pour
choisir celui ou celle qui va rester en suspension sur la corde. Faites votre
choix.
T'imagines que le choix est fait.
Qui sera sur la corde ? C'est vous ? Et chez vous les seigneurs ? Mama.
Allez vous mettre en place.
En prenant place sur la corde, ni Mama ni Gaël et pas plus leurs compagnons n
'ont conscience qu'à Port Vila, la capitale, l'alerte cyclonique est
déclenchée. Les autorités prennent la mesure des événements. Jim est
maintenant en route vers le Vanuatu. C'est certain, le port est en
effervescence et déjà, les premiers bateaux sont mis à l'abri.
Le calme de la passe de Namoso est trompeur. Il faut faire vite.
Gaël, Mama, vous êtes prêtes ? Attention pour les deux équipes.
Tirez !
Mais pour l'instant, c'est facile.
Gaël et Mama font moins de 50 kilos chacune. Et ils sont 6 à tirer sur la
corde.
Super, l'émotion continue.
Attention, dans quelques instants, l'un d'entre vous dans chaque équipe va
lâcher la corde. Vous avez 10 secondes pour faire votre choix.
On va tous sortir.
C'est bon, Emilie. Tu peux y aller.
Oui, vas-y.
Nathalie, qui avez-vous choisi ? Moi.
OK. Chez les jaunes ? Emilie.
Emilie. Attention pour toutes les deux.
Lâchez la corde.
Attention, vous ne serez dans quelques instants plus que quatre.
Relâchez-vous, relâchez-vous, moi je vais sortir, relâchez-vous.
Je force beaucoup là, relâchez-vous les autres.
Profitez, profitez de ma force comme ça.
Non, non, c'est bon, c'est bon, là je force comme une dingue, relâchez-vous
là, relâchez-vous les épaules les autres.
Relâchez-vous, je force très fort là.
Sébastien, vous avez choisi qui chez les jaunes ? Marie.
Marie chez les jaunes ? Chez les rouges ?
Catherine,
chez les rouges, lâchez la corde.
Catherine, Marie, on lâche.
Allez, les rouges, c'est bien, maman. Tu ne bouges pas, surtout.
Allez, Gaël ! Allez, Gaël !
Il faut faire un choix dans chaque équipe.
Qui va lâcher la corde ? Si c'est moi qui sors, je me force à mort, moi.
Force à fond, force à fond.
Chez les rouges, qui avez-vous choisi ? Les rouges, j'y sais.
Jean-Claude pour les rouges.
Chez les jaunes ? Sébastien.
Attention pour tous les deux.
Lâchez la corde.
Allez, mon gars.
C'est super, maman.
C'est une championne.
Les filles, super.
Mika, ce serait bien que tu recules pour que la force soit bien proportionnée par
rapport à la direction de la corde.
Super. Attention les jaunes, les rouges, vous n'allez plus être que deux sur
chaque corde. Lâche fort, ça bloque.
Relâchez un peu les gars.
Stabilise.
Déjà un quart d'heure de suspension.
Le temps est long pour Gaël et Mama.
Dans cette position, ce sont les bras qui fatiguent et qui s'enquilosent.
Je ne fais rien, moi.
Les rouges, c'est bien. Les jaunes descendent.
Tire un peu.
Mais non, mais... Tire un peu.
Voilà, comme ça.
Qui va quitter cette épreuve ? Nico ! Nico pour les jaunes.
Michael, chez les rouges ? Ouais.
Lâchez ! Allez, tirez les gaussons !
Ils vont lâcher les jaunes. Tenez les rouges.
Attention, attention.
Le duel final va commencer.
Qui doit lâcher la corde ?
Ludovic, qui quitte la corde chez vous ? François David.
Chez les Rouges, Nicolas ? Alain.
Alain, François David, attention pour lâcher.
Lâchez !
C'est le duel final.
Ludovic contre Nicolas.
Montbéliard contre le gros du roi. Les deux techniques sont bien différentes et
celle de Ludovic est à la limite de la légalité. Il a fait un nœud autour de sa
taille, mais tant qu'il tire la corde avec les mains, le nœud ne lui est d
'aucune utilité. À cette condition, il peut donc garder la position.
C'est bon, maman ? Ludovic se met à la faute. Il relâche la corde pour se
relaxer les bras. C'est interdit. Il faut tirer la corde avec les mains. La
règle est valable pour tout le monde.
Ludovic, vous avez fait un nœud au niveau de votre corde. Je vais vous
demander de l'enlever.
J'ai pas de nœud, moi.
C'est entouré.
Nicolas, tiens la corde avec sa main.
Attention !
Le principe de ce jeu, c'est de tirer avec les deux mains sur la corde.
C
'est
touché ! Victoire pour les Rouges !
Dans l'euphorie de la victoire, Mama
et Nicolas oublient leur querelle. Ils ont gagné ensemble.
Bravo les Rouges, deuxième victoire d'affilée. Ce qui vous permet, quoi qu
'il arrive, de rester encore un peu plus longtemps au complet.
Nicolas, venez me rejoindre.
Voilà le totem. Vous le méritez au nom de toute la tribu des seniors.
Bravo encore ! Les juniors,
nouvelle défaite à l'issue d'un deuxième conseil consécutif. Vous ne serez plus
que 6 dans la tribu des Tannas.
Voilà pour cette épreuve.
Ceci étant dit, les conditions météo se sont encore dégradées, les effets du
cyclone, et nous avons décidé...
de déclencher le plan cyclonique d'urgence.
Par conséquent, vous ne rentrez pas sur vos camps, vous allez dormir dans un
établissement scolaire, c'est un abri sûr et vous y resterez jusqu'à nouvel
ordre. A très bientôt.
Comme les prévisions le laissaient craindre, la situation météo s'aggrave,
la nuit va tomber dans quelques heures et personne ne peut prévoir la violence
du vent.
Et celle des vagues. Par conséquent, les aventuriers, tout comme les habitants de
l'archipel, doivent respecter à la lettre les consignes de sécurité à
prendre en cas de cyclone. Les Tannas et les Mossos ont encore le temps de
rallier par la jungle un abri anticyclonique. Il s'agit de l'école
secondaire de Méthène, un bâtiment prêt à résister à des vents de plus de 200 km
heure. Il accueille d'ailleurs déjà malheureusement des élèves qui ne
disposent pas d'une maison assez solide. Les deux tribus vont y passer la nuit,
moi aussi.
Sécurité oblige.
Les Mossos, vous irez dans la salle de classe qui est juste derrière moi.
Et les Tannas, vous logerez cette nuit dans la salle de classe qui est ici.
Bonne nuit à tous.
On s'est déjà plus rassurés d'être là que d'être dans notre camp avec le
danger qu'il y a. On va bien dormir et puis là en plus...
Voilà les 15 naufragés à l'abri du cyclone pour cette nuit. Le confort est
spartiate, une natte sur le sol, mais l'endroit est sûr.
Et ils sont de toute façon trop fatigués pour se plaindre. Ils sont même trop
fatigués pour s'apercevoir que le vent mollit au cours de la nuit. Le cyclone
Jim, imprévisible, dévie de sa trajectoire.
Donc le cyclone Jim a pris naissance au nord de l'Australie, puis s'est dirigé
très rapidement plein est en direction des îles du Vanuatu. Puis il s'est un
peu incliné au niveau de sa trajectoire vers le sud-est en direction de la
Nouvelle-Zélande. Il n'y a donc plus aucun risque sur l'archipel des Vanuatu.
Au petit matin, le soleil brille sur le Vanuatu, le danger s'éloigne.
L'alerte est officiellement levée à 7h du matin. Par conséquent, les jeunes
élèves de l'école d'agriculture de Méthène doivent récupérer leur salle de
classe. La vie reprend son cours normal.
Elle est encore responsable, la mère. On n'ira pas voir de l'autre ce matin.
Et le feu !
Non, le feu est sec.
Regarde, le niveau de l'eau, jusque là. C'est exactement ça. Les sommes
ressortent toutes sèches.
Incroyable.
Apparemment, on n'a pas eu de feu.
On n'en a plus.
Il reste trois petites branilles de braise.
Il y en a une, mais on n'en a pas eu.
Vas-y, ne résiste pas. Tu vois, bien que c'est mort, il n'y a rien. Non, je ne
résiste pas.
J'étale pour que ça sèche.
Estelle et maman, leur bébé c'est le feu, donc on n'y touche pas. Ce matin,
je suis arrivé, j'ai essayé de gratter, on m'a dit, allez-y, on ne va pas vous
voler votre bébé, on le laisse.
C'est vrai qu'ils s'intéressent au feu, c'est aussi bien pour nous, ça nous
permet d'aller ailleurs. Ils veulent s'occuper du feu, on le laisse.
Ne paniquez pas, pas à 40 comme la dernière fois, c'est bon, ça soule.
Essayez d'amener ça, c'est plus facile le papier que le bois.
L'acre fumée du feu de bois flotte à nouveau sur le camp des Mossos. Les
seniors ont eu de la chance, ils ont tout pour se réjouir. Le feu...
Et surtout, l'immunité qui leur épargne le conseil. Le feu, l'immunité, tout le
monde va bien, tout le monde est en bonne santé.
Pour nous, c'est royal que de demander de plus.
Nous sommes très contents. C'est super.
Et là, on va faire un peu de lessive, on va profiter qu'il y a du soleil et qu'il
y a du vent. Comme ça, on va pouvoir laver un peu nos affaires.
Mais tout n'est pas rose pour autant.
La décision d'écarter Estelle de l'épreuve pour la deuxième fois
consécutive... n'est pas du goût de tous et surtout de la principale intéressée.
Je vais vous demander chez les Rouges de choisir qui ne participera pas à cette
épreuve. Il faut regarder ceux qui ont de la force physique. Est-ce que tu te
sens d'avoir de la force physique ? Oui, mais moi je n'ai pas envie de me casser
en faisant le pas.
Je n'ai pas envie de faire de la figuration.
Je suis venue là pour vivre une aventure, je la vis, mais je suis venue
là aussi pour participer en équipe à des jeux.
Estelle était la moins lourde après Mama, Mama était sur la corde, donc de
fait Estelle devait partir du jeu.
C'est qui qui décide ? C'est la reine.
C'est la reine de je sais pas quoi, mais c'est la reine qui décide.
Donc, de sa propre décision, Nathalie et Vince et Estelle. Et Estelle, on avait
vraiment gros sur la patate.
C'est elle qui l'a fait sortir. Et moi, ça, je l'ai en travers de la gorge. Et
si j'ai gagné, franchement, cette victoire que j'ai gagnée hier, c'était
pour Estelle parce que franchement, ça m'a mis la haine.
Et je suis désolée, mais l'esprit d'équipe, c'est le principal.
C'était à elle de sortir. Mais elle aime se pavaner, se montrer, se la jouer, se
la raconter. Et en plus, elle veut que je m'allie avec elle. Elle est à double
tranchant. C'est une sorcière, quoi.
Je veux dire, même dans Talas ou dans Les Lèvres en Feu, les films, les trucs,
les Feux de l'Amour ou je ne sais pas quoi.
Même là. Non, ils sont sympas les gars, mais elle, c'est une vol furieuse, c'est
une allumée, c'est une vipère, c'est une sorcière.
La personnalité de Nathalie à vouloir gérer toute l'équipe, il y aura un
moment où ce sera dangereux. Même déjà là, personnellement, je pense que c'est
déjà dangereux. On rase beaucoup de vent pour ne pas lire grand-chose.
Blablabla toute la journée.
Non, tu ne vas pas y aller toi.
Nathalie, elle parle beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup, trop.
En fait, elle gonfle tout le monde, et puis avec des conseils à deux balles, je
veux dire, elle n'a rien à nous apprendre, rien du tout.
Mika, recule-toi un petit peu, peut-être, pour que la force, elle soit
bien proportionnée par rapport à la direction de la corde.
Allez, les gars, allez ! C'est pas allez, les gars, c'est allez ! Hein, les
peignants ? Quand elle, elle est au bord, elle fait ci, fait ça, attends, on
met ton pied, tu le mets comme ça, mais merde, merde, Nathalie, merde.
Jamais on perd une immunité, c'est clair que...
Les choses se font tellement bizarrement des fois qu'on peut tout à fait se
retrouver sur la touche.
À n'importe quel moment du jeu, même si on est très utile, même si on est
gentil, même si on a toutes les qualités requises pour rester dans ce jeu, on
peut très bien être éliminé, on n'en sait rien du tout. Donc on la laisse
faire son petit chevaillon pour l'instant, ça lui fait plaisir.
Et puis au moment où il va falloir, elle va se faire éjecter sur Mars et ça peut
être jubilatoire.
On le voit, malgré leur belle victoire, les seniors ne sont pas sereins.
Ambiance délétère et tensions en perspective malgré des conditions de vie
acceptables.
Les juniors n'ont pas la chance de leur aîné. Leur feu est bel et bien mort.
Leur bivouac a été dévasté par la houle.
Le feu, on a gardé le bâton de Samson.
Donc je pense que si on se protège bien du vent pour le démarrer, ça va aller.
Là, on a la passion.
Tu t'excites déjà le truc de balle comme ça toi ? C'est bien ça mon gars ?
Allez, vas-y ! Ah ouais, mon gars ! Là, c'est de la type qui est montée dans l
'analyse.
Je suis tétanisé, là.
Alors, ça marche ? On se rend compte qu'à deux, c'est l'explosion.
Là, comme ça, tranquille, bien chauffer le bois.
C'est bon ? Il prend ! Il prend, il prend, il prend ! Ça y est ! Vas-y !
Ouais ! On a réussi ! Ça y est, j'ai entendu Marie crier de là-bas.
On s'est relayé à quatre à se frotter le bâton
et on a réussi à faire du feu.
Nickel. C'est vrai, magnifique exploit des jeunes.
Ce feu, ils l'ont fait tout seuls, comme des grands, et c'est véritablement une
première dans l'histoire de Koh Lanta.
Cette extraordinaire performance ferait presque oublier le conseil.
Pourtant, ce soir, l'un des juniors quittera le campement.
Bon, on commence une cabane ? Vous voulez commencer la cabane ? Faut le
faire pendant qu'on est encore... Pendant qu'on est encore sept.
Ouais, c'est vrai. Au jour d'aujourd'hui, tu dois sortir quelqu'un
du lot.
Personne n'a pété un cap, personne n'a été mauvais, personne n'a été méchant
sur ce que je veux dire. Ouais, non, mais je suis d'accord. Donc
arbitrairement, Marie apporte vachement dans le groupe. Gaëlle aussi.
Gaëlle, c'est une survenue, elle n'arrête pas de bosser.
Donc après... Ah, tu n'as pas parlé d'Émilie ? D'Émilie, pardon, je l'avais
oubliée.
Comment tu achètes tout au vite aussi ? C'était mon premier vote, Émilie, je
vais rester sur Émilie, je resterai toujours sur Émilie.
Tant qu'elle sera là, je voterai pour Emilie.
Emilie, c'est peut-être celle qui est le moins plongée à 100% dans l'aventure, on
va dire.
Moi, quand on fait l'aventure Koh-Lanta, je ne me doutais pas qu'elle allait
avoir une nana qui allait demander une pince à épiler pour s'épiler les cols.
Quand je la vois, je rigole. Je me dis que ce n'est pas possible.
Elle a dû se tromper de quelque chose.
Après... Nos cheveux,
on ne les lave pas ?
On ne s'épile pas, on n'a rien pour se faire joli.
Moi, je m'attendais vraiment à une pince à épiler, sincèrement. C'est vrai que j
'étais un peu inquiète là-dessus. Donc, on a trouvé la pince à épiler, mais la
pince à épiler, elle est en plastique. Donc, on ne peut absolument pas enlever
nos poils avec.
Faire tout un pataquet, parce que la pince à épiler, elle ne correspond pas à
l'institut de beauté où elle va.
Je ne vois pas comment je peux enlever les poils avec ça.
Tu ne peux pas, hein ? C'est impossible.
Non, on ne peut pas. On ne peut pas parce qu'il y a des... C'est pour les
décharges, en fait. Ce n'est pas fait pour ça, quoi.
J'étais déçue quand même parce que je pensais vraiment qu'au moins ça, on l
'aurait, quoi.
À la limite, elle sera peut-être contente de sortir pour pouvoir s
'épiler.
J'aime de quoi tu parles comme ça. Je te dis que tu n'as jamais été aussi
explicite. C'est tout ça.
Émilie est très soucieuse du regard des autres. C'est normal.
Elle est mannequin dans la région grenobloise.
Ce n'est pas son revenu principal, mais un bon complément.
Ça m'apporte de l'argent.
J'aimerais être propriétaire. Donner de l'argent, pas pour rien.
Pas bien.
C'est un mannequin qui est très demandé, Émilie.
C'est un élément tonique sur un podium.
C'est des bons moments à passer. Ça me change du travail de la vie courante.
Mais Émilie est avant tout une jeune maman responsable. Pas question de
laisser tomber un métier d'avenir. Elle est commerciale dans les assurances.
Après mes études, j'ai voulu un travail.
Moi, je l'ai trouvé tout de suite.
Je pense qu'on fait tout ce qu'on veut, on l'a. Et tout ce qu'on veut faire, on
le fait.
Et on décide de tout.
Quelquefois, elle fait les gros yeux aux clients.
Alors certains, elle leur fait un petit peu peur.
Ce qui m'énerve chez les gens, c'est les gens qui laissent tomber, qui n'ont pas
envie de se battre, qui sont toujours en train de se plaindre.
À 24 ans, de la vie générale, Émilie est un sacré caractère. Une seule personne l
'amène par le bout du nez, son fils, Yoris, 6 ans.
C'est mon bonheur de tous les jours. Tous les jours, je me réveille sur sa
petite tête, je le mets en pyjama devant ma tête, je suis trop contente.
Rien. Oh là là.
Des fois, elle est un peu... connue.
Il est pourri gâté, il fait plein d'activités. A son âge, il a quand même
une moto.
Ça, c'est pas mon idée, mais bon.
Belle et plutôt autoritaire, Émilie sait qu'elle a des atouts à faire valoir sur
ce campement.
Copine avec les filles, tous les garçons ne sont pas insensibles à son charme de
jolie brune.
Émilie, c'est une fille qui est volontaire.
Et en plus, elle est vachement mignonne.
Ça n'enlève rien.
Un, deux, trois.
Pour moi, aujourd'hui, la compétition devient tellement dure que, de toute
façon, un des garçons, on ne peut pas éliminer.
À chaque épreuve, on se rend compte qu'on a besoin de force.
Donc, si on n'a que des filles, on ne pourra pas déplacer les fillettes de 100
kilos. On ne pourra pas parce que les filles, elles sont là pour... Elles sont
là aussi, c'est bête, mais elles sont là pour apporter un peu de tendresse, de
réconfort, de soutien psychologique, de... Allez, on accélère, on accélère,
là ! C'est pas qu'elles n'ont pas de force physique.
Mais je veux dire, au bout d'un moment, c'est chacun à sa place, quoi.
Ça, c'est notre salon.
On a tout nettoyé. Il y a la table. Il y a les deux fauteuils. On attend le home
cinéma demain qui arrive.
C'est juste au-dessus du feu.
Les garçons, ils font plein de choses super bien, quoi.
Mais indispensable, à mon point de vue, non.
Je dirais que de temps en temps, il y a quand même un manque de dynamisme.
Moi, je ne prends pas des décisions tout seul, les filles, on prend des décisions
tout ensemble.
En fait, ils ont besoin de période.
Dès qu'il faut quelque chose, il faut qu'ils se reposent avant de rentrer avec
eux. Mais ils n'arrivent pas à enchaîner, enchaîner, enchaîner.
Je crois qu'on va attaquer tout seul.
Là, ils ont faim. Je trouve que les filles font quand même bien tourner
notre vie.
Voilà, heureusement qu'elles sont là, elles sont essentielles.
Bon, on commence par l'abri au feu. Je préfère préserver le feu. Très bien, c
'est clair.
Là,
on est en train de faire un auvent pour le feu, pour le protéger de la pluie.
Dès que l'auvent est prêt, on le pose dessus, on le fixe. Et comme ça, notre
feu est protégé de la pluie.
On a parlé de faire la cabane, là, tout à l'heure.
Et je crois que ça ne va pas se faire. On privilégie le manger chaud.
et dormir froid, dans un premier temps, ou dormir sous la pluie. C'est l
'inverse. On attaquera la cabane après. Chaque chose sous son temps. Ils s'en
font toute une montagne du feu. Une fois qu'il est pris, c'est bon.
Le feu, ça sert à manger, manger, manger, manger, manger.
S'ils ne veulent pas la faire, nous, on la monte.
Nous, on attaque le sol.
Les filles, on est bien soudées. On s'est promis qu'on ne voterait pas l'une
contre l'autre.
Forcément, on va voter contre un garçon.
Et maintenant, il faut bien choisir un. On est trois, on n'est pas quatre.
Donc il y a toujours un risque. Si tous les garçons vont entrer contre moi ce
soir, je m'en vais.
Et pareil pour les filles.
En ayant bien réfléchi, je pense que je vais voter contre Emile.
Je vote contre Seb.
Il a cassé notre ombre.
Ce soir, après seulement six jours d'aventure, les Tannas vont perdre un
deuxième compagnon, alors que dans le même temps, les Rouges sont encore au
complet. Les juniors ne semblent pas comprendre l'état critique de la
situation. En apparence, tout va bien dans le meilleur des mondes, mais c'est
en apparence seulement.
Le huis clos du conseil d'aujourd'hui doit favoriser une première discussion
franche et surtout sans retenue.
avant de retrouver le conseil, jouer et tenter de gagner à la fin de la saison
de co... Les trois jours de survie sont placés sous la menace du cyclone Jim.
Des vents violents sont annoncés et la mer se déchaîne au large du Vanuatu. L
'aventure ne marque pas le pas pour autant. Les tribus doivent s'affronter
et dans le confort, les jeunes dominent largement les anciens. La récompense est
à la hauteur de leurs efforts.
Samson, un habile cultivateur local, passe quelques heures avec eux pour leur
apprendre des techniques de survie et en particulier celles pour faire du feu.
Avec le feu, la joie revient aux bivouacs.
Mais elle est de courte durée. Au matin, la mer démontée menace les installations
des jaunes comme celles des rouges. L'alerte est donnée sur toute l'île. Il
n'y a pas d'alternative. Les deux tribus doivent quitter le rivage. C'est une
question de sécurité.
Ceux qui connaissent la violence des cyclones savent que c'est une question
de vie ou de mort.
On s'arrache là.
Mais avant de s'enfermer pour la nuit dans un abri sûr, place à l'épreuve d
'immunité. Une joute en force où les seniors s'imposent grâce à Nicolas.
Les jeunes sont donc pour la deuxième fois les hôtes du terrible conseil. Et
ce n'est pas là leur unique malheur. La houle a dévasté leur camp et éteint leur
feu. Casse-Lanquenne, fort des techniques apprises la veille, ils se
remettent au feu et ils réussissent. C'est relayé à quatre à se frotter le
bâton. Cet exploit est bon pour le moral, mais ne les dispense pas pour
autant du conseil.
Bonsoir à tous.
Alors, si vous êtes les premiers dans l'histoire de Koh Lanta à venir deux
fois de suite au début de l'aventure au Conseil, vous êtes également les
premiers à allumer un feu seul.
Racontez-moi, Marie, d'abord, ce qui s'est passé avec Samson.
Avec Samson, c'était fantastique.
De voir une personne du pays, un Vanouaté, qui nous apprend comment faire
du feu avec deux bouts de bois.
C'est vraiment magique, c'est quelque chose, on a beau essayer, on n'a pas la
technique, on n'a pas la petite astuce qui fait que le feu va prendre. Alors c
'est quoi l'astuce ? Qu'est-ce qui vous a permis, parce que vous avez longuement
essayé avant, qu'est-ce qui vous a permis, grâce à Samson, d'y arriver,
enfin ? On voyait que lui, il avait un calme quand il faisait ça, il était posé
alors que nous on se précipitait.
Et ce qu'on attendait, c'était une flamme ou de la bresse tout de suite. Et
en fait, il faut de la patience, énormément de patience.
Quand on voit à peine de fumer, on attendait à se voir tout de suite
souffler dessus.
Et en fait, c'est l'erreur à ne pas faire.
Alors, je voudrais qu'on revienne sur le cyclone et sur votre réaction. Au moment
du cyclone, vous avez bien réagi.
Vous avez protégé ce qu'il fallait protéger, et notamment le feu que vous
aviez réussi à allumer.
Sébastien, qui a décidé ?
d'éloigner le feu ? Je crois que j'ai pris l'initiative d'effectivement
prendre le feu pour le déplacer sur le deuxième point, en fait.
Voilà. Et tout le monde n'était pas d'accord à ce moment-là ? C'était
François David qui était au feu, donc il a essayé de le contenir. Mais François
David, vous, vous n'étiez pas d'accord pour le déplacer ? J'étais pas d'accord
pour le déplacer parce que...
Le bois était complètement mouillé de partout, il tombait des averses. Et je
préférais plutôt l'étouffer pour ensuite peut-être revenir pour réanimer les
braises. Et le déplacer, j'avais vraiment peur qu'on ne puisse plus le
réanimer. Et pourtant, l'idée de Sébastien était la bonne puisque le feu
a perduré. Tout à fait, de toute façon, je n'ai pas la science infuse et je
trouve que c'est très bien d'avoir pris finalement la décision de le déplacer.
Puisqu'on en est à ce qui se passe sur votre campement, Est-ce que là, tout le
monde participe à peu près à égalité aux tâches quotidiennes ? Gaëlle ? Moi, je
pense juste que les filles, on a peut-être plus les initiatives et peut
-être qu'on arrive plus à enchaîner ce qu'on doit faire dans la journée.
On s'est retrouvées avec Sébastien, Émilie et moi, donc, aller dans les bois
chercher du bois sec.
Les autres, on s'est fait faire juste une petite sieste pour se reposer.
Je ne sais pas combien de temps on a passé dans les bois, mais quand on est
redescendu, tout le monde était encore couché.
Si je peux me permettre, je ne te connais pas, on se connaît depuis 5
jours, 6 jours, mais à te voir t'activer dans l'aventure, je pense que tu n'as
pas envie de cautionner ce genre de comportement. Et par ces non-dits, ces
non-dits qu'on ne va pas froisser l'autre, c'est à ton détriment, à toi,
de laisser passer des choses que...
tu n'acceptes pas, tu vois.
Donc c'est un tas de petits exemples qui font qu'on se gangrène les uns les
autres et parce qu'on n'arrive pas à dire, parce qu'on s'est dit depuis le
départ, on ne se dit rien, tout est beau, tout est machin, mais ce n'est pas
constructif. Je pense que la critique est plutôt constructive et c'est vrai
que... qu'à force de ne pas se critiquer, mais encore une fois, c'est
pour faire avancer le groupe. Ce n'est pas pour dénigrer l'autre au profit de
sa personne personnelle. C'est pour vraiment avancer dans un esprit d'équipe
ensemble. Et c'est vrai que je pense que ce discours de langue de bois nous
empêche d'avancer du bon côté de la barque.
Et je pense que ça serait bien qu'on puisse se dire les choses telles qu
'elles sont en face. Eh bien, dites-le, Sébastien, ce soir.
Attendez. Émilie, vous laissez parler Sébastien. Je vous écoute Sébastien.
D'ailleurs, aujourd'hui, j'ai trouvé qu'il y a eu un très grand changement de
comportement de plusieurs personnes.
Gaël, par exemple.
Gaël qui a pris des initiatives vraiment que j'ai appréciées.
Style, non, aujourd'hui, on ne met pas la nourriture en commun, on la partage.
Parce qu'on se retrouvait à ne pas partager la nourriture avec des gens qui
ont mangé beaucoup plus que d'autres.
Et ce n'est pas normal. Donc ça, c'est un des points, mais c'est un des points
parmi... Eh bien, j'en écoute d'autres.
Alors, par exemple, pour parler de Nicolas, il a été hyper actif dans le
camp pour pêcher des crabes.
Seulement, on n'avait pas de feu et...
Je trouvais ça un peu débile de pêcher les crabes alors qu'on n'avait pas de
feu. On a bien vu, il y avait trois personnes de malades.
Il faut quand même trouver des priorités par rapport à ce qu'on a.
C'est un problème d'organisation. C'est un problème d'organisation, clairement.
Sébastien, pourquoi tu ne nous en as pas parlé avant de tout ça ? Pourquoi tu ne
nous l'as pas dit ouvertement ? Calmement, on n'est pas des idiots. C
'est dommage. Quand tu te retrouves face à un groupe qui est en
majorité...
Moi, j'ai commencé par regarder. Moi, je ne vais pas commencer à faire... Non,
mais ça, tout à fait. Je comprends bien. Mais justement, t'as vu, on voulait qu
'il y ait une bonne ambiance. On est quand même tous sympas. Il n'y a pas d
'hypocrisie. Mais on pouvait très bien en parler calmement. Tu allais voir une
des filles. Par exemple, Marie, écoute, qu'est-ce que t'en penses de ça ? On en
discutait tous ensemble.
Et c'est bon, quoi.
Vous tombez des nues, là ? Ouais, parce que je ne pensais pas que Sébastien, tu
vivais ça comme ça, en fait.
Voilà, surtout c'est ça.
Mais c'est pas critiquer les gens. Ah non, c'est pas de la critique, mais pas
du tout, c'est que tu l'as gardé pour toi et c'est dommage.
Non, j'ai compris ça, par contre, t'inquiète pas.
Je l'ai bien compris. Mais tu l'as gardé et c'est dommage.
Ludovic, vous êtes d'accord ? Il faut se parler un peu plus ? Franchement ?
Ouvertement ? Moi, je vais parler pour moi personnellement. Il faut qu'on
parle. Moi, quelque chose qui m'a choqué...
C'est par rapport à Emilie, quand on faisait tout un speech par rapport au
pôle et puis qu'il n'y avait pas de... Ah oui, je l'ai remarqué, il me l'a dit,
il n'a pas besoin de langue de boite, il me l'a dit.
Allez-y, parce que moi, je n'ai pas compris.
Il y avait un problème, apparemment, la pilosité des nanas, ça posait un souci
sur l'île et tout.
Donc moi, si vous voulez, quand je suis venu sur l'aventure, je ne me posais pas
la question si j'avais été mal rasé. Comme je t'ai dit, toi, tu es un homme
et moi, je suis une femme.
Non, mais Émilie, vous avez du mal à oublier tout ça, même dans une aventure
comme Koh-Lanta. Non, mais c'est normal, je suis une femme, que je me pose des
questions. C'est tout, ce n'est pas pour ça que je n'ai pas envie de vivre l
'aventure. À ce moment-là, tu me l'as dit clairement, tu me l'as dit.
Et moi, je t'ai répondu clairement.
Oui, en effet, je suis là, je sais pourquoi je suis là. Je ne suis pas un
guignol. Je ne
Donc, on en a parlé.
Mais tu me l'as dit clairement, déjà, tout à l'heure. Nico, est-ce que vous
comprenez ce que vient de dire Sébastien et ce qu'a dit Ludovic ? Moi, je suis
persuadé qu'on peut vivre cette aventure sans avoir de conflit.
Moi, personnellement, sans parler pour personne, je suis persuadé qu'on peut
vivre une aventure comme ça sans avoir de conflit, avec des hauts et des bas.
Mais si chacun est un petit peu humble et respecte les gens, je ne verrais pas
pourquoi ça ne marcherait pas. Ce que dit Sébastien, ce n'est certainement pas
faux. Il y a des choses qui sont vraies. Je suis d'accord qu'une personne comme
Ludovic, même comme Sébastien...
travaille énormément sur la construction.
Plus que vous ? Plus que moi.
S'il faut que je l'accorde, je vais l'accorder. Plus que François David ? D
'accord. François David, est-ce que vous travaillez moins que Ludovic et
Sébastien pour reprendre les deux exemples cités par Nicolas ? Peut-être
que je m'active moins que certains, mais en même temps, je dis ça parce que
forcément, on me met le doigt dessus, donc je me sens forcément un peu visé.
Mais je n'ai pas non plus l'impression de vous tourner les pouces.
Ah non, vraiment pas.
Mais est-ce que vous pouvez comprendre que certains trouvent que globalement,
vous faites plus la sieste que d'autres ? Moi, je fais la sieste ? Vous voulez
dire ? Moi, je ne suis pas d'accord.
Je suis pas d'accord. Alors qu'il y en ait qui l'ait dit, ça me surprend déjà.
Émilie, vous êtes tous d'accord sur la répartition des tâches sur le campement
? Écoutez, on fait des briefings, d'accord ? Le matin, généralement, on se
voit tous ensemble.
On fait des votes à main levée. Qui veut faire quoi ? Qui se met avec qui ?
Comment ça se passe ?
Et oui, on est censés être tous au même niveau, au niveau des tâches. Par
contre, moi, ce que je pense, c'est que les garçons devaient faire du feu.
Pendant ce temps, nous, nous étions en train de travailler. On ne leur
demandait pas à plusieurs reprises, les garçons, faites le feu, les garçons,
faites le feu. Et ça a été interprété d'une autre façon, du genre, ils
travaillaient moins que nous. Enfin, je ne sais pas.
Et en fait, si vous voulez, du fait qu'ils fassent du gros œuvre, c'est vrai
que ça dure beaucoup moins longtemps. Nous, on tchisse, ça peut être beaucoup
plus long.
Et après, je ne sais pas, peut-être que ça vient de là.
Mais c'est vrai qu'on fait des briefings, on s'organise pour que tout
le monde ait les mêmes tâches à accomplir.
Et arriver au bout de nos tâches, au bout de la journée.
Bon, on va maintenant passer au vote.
Quoi qu'il arrive, vous resterez à 6.
François-David, vous êtes le premier à aller voter.
Gaël, c'est à vous.
Nico, c'est à votre tour.
Sébastien.
Je vote contre Émilie car je pense que c'est la personne qui a moins la place
au jour d'aujourd'hui dans l'aventure.
Émilie, c'est à vous.
Je vote contre Sébastien et j'aurais bien aimé qu'il parle avant de tout ce
qui le dérangeait.
Ludovic.
Ce soir, je vote contre Émilie, tout simplement parce que je crois qu'elle n
'a pas l'âme d'une aventurière, tout simplement.
Et enfin, c'est à vous Marie.
Voilà, vous avez tous voté. Laissez-moi le temps d'aller chercher l'urne et je
procède au dépouillement.
Voici le premier bulletin.
Émilie Sébastien
Sébastien
Émilie
Sébastien
Émilie.
Égalité. Trois bulletins contre vous, Émilie.
Trois bulletins contre vous, Sébastien.
Ce dernier bulletin peut être décisif.
Sébastien.
Sébastien, je vais vous demander de prendre votre sac.
Allez chercher votre flambeau et venez me rejoindre.
Sébastien, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Bon, je suis déçu de partir maintenant.
J'étais vraiment à fond dedans.
Maintenant, essayez de... Moi, je pense que c'est bien de communiquer parce que
sinon, vous allez passer à côté d'un truc qui est pas mal, qui m'aime très
bien.
Voilà.
Au revoir.
Au revoir, Sébastien.
Au revoir. Salut.
Sébastien, le plus âgé des juniors, paye cash son franc-parler et son refus de la
langue de bois.
Mal à l'aise avec les consignes de silence données par Gaël et Émilie, il n
'a pas pu compter sur la solidarité masculine.
Ce que je trouve dommage, c'est qu'ils ne disent pas les choses franco et qu
'ils le disent juste au conseil. C'est dommage qu'on n'ait pas pu mieux se
connaître. Je regrette un peu que ce soir que tu nous dises tout ça parce que
je n'aurais peut-être pas voté pour toi ce soir.
La semaine prochaine, les anciens se déchirent. C
'est
la bagarre sur le campement.
Trois nouvelles journées de survie au Vanuatu, trois nouvelles journées de
galère. Je m'énerve, je descends tout le monde. Les clans se forment, les
alliances se dessinent. Je pensais être plus forte.
Mais l'amitié et le partage trouvent leur place dans un océan de rancœurs.
Franchement, je m'en retiens de les gorger.
Que celui qui est parfait me jette la première pierre. Danger, fin, blessure.
On vous appelle parce que Mickaël et moi, on a passé une nuit déplorable, on
a vomi une dizaine de fois, on a la courante, on ne sait pas ce qui se passe
tous les deux.
C'est Koh Lantao Vanuatu, vendredi prochain.
à la même heure sur TF1. On n'est pas là pour s'engueuler les enfants, ça ne sert
à rien.
C'est vrai que j'ai parlé franchement ce soir, mais je pense que je leur ai rendu
service et j'en suis fier.
Si j'ai pu leur permettre de leur faire vivre leur aventure réellement, je pense
que je ne suis pas sorti pour rien.
Chier bordel. Je pleure jamais en plus.
Ça va me permettre d'être présent pour l'anniversaire de mon fils.
C'est dans quelques jours. Comme ça, je ne vais pas louper son anniversaire.
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