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LES GRIFFES DE LA NUIT
Tina...
Ça va, Tina ?
J'ai fait un cauchemar.
Et un sacré, on dirait !
- Tu reviens au pieu, oui ? - Lâche-moi, tu veux !
Coupe-toi les ongles
ou arrête de cauchemarder, mais fais quelque chose.
Un, deux... sauve-qui-peut.
Trois, quatre... ton loquet pense à rabattre.
Cinq, six... n'oublie pas ton crucifix.
Sept, huit... ne t'endors pas tout de suite.
Neuf, dix... garde tes yeux ouverts etfixes.
A mon réveil, je le sentais encore là.
Un vrai croque-mitaine ! Un, deux, Freddy... sauve-qui-peut.
Ouais, comme ce qu'on chantait petites.
C'est mon pire cauchemar ! T'imagines pas...
Moi aussi, j'en ai fait un hier soir.
Ben moi, je bandais au réveil et y avait ton prénom sur ma queue.
Y a quatre lettres dans Tina ! Où tu les mettrais, sur ton engin ?
Va te faire mettre chez les Grecs !
- Quelle délicatesse ! - Il est pas si méchant...
Enfin bref, impossible de me rendormir.
Et toi, raconte.
Laisse tomber. On fait tous des cauchemars, c'est normal.
Quand ça arrive, dis-toi que t'es en train de rêver
et tu te réveilleras. Enfin, chez moi, ça marche.
Ça t'est aussi arrivé ?
Les trucs bizarres sont souvent suivis de tremblements de terre...
C'est sympa d'être venus.
Ma mère est partie, j'avais les jetons.
T'en fais pas, Tina. On est venus à ton secours.
Incroyable, sa mère le laisse dormir ici ?
Non, crois surtout pas ça.
Mon cousin habite près de l'aéroport et je peux rester chez lui.
Rod m'a fait une bande de bruitage.
Allô, maman ?
Ouais, je suis chez Barry.
Bruyant, comme d'habitude. Heureusement qu'on n'y vit pas...
Tante Eunice te dit bonjour.
D'accord, je t'appelle demain matin. Oui, bien sûr.
Des gosses qui font la course.
Je te laisse, y a eu un accident.
J'appelle la police !
Des voisins qui se bagarrent...
Je t'appelle dans la matinée.
- Elle y a vu que du feu. - Chapeau !
Je t'avais dit que ça irait mieux.
J'ai revu sa tête bizarre toute la journée.
J'entendais ses ongles aussi.
Ses ongles ?
C'est dingue que tu dises ça ! Ça me rappelle mon cauchemar.
De quoi t'as rêvé ?
D'un type avec un pull vert et rouge tout sale.
Et ses ongles, tu les as vus ?
Il les faisait crisser sur tout.
En fait, c'était plus des lames de couteau qu'il aurait fabriquées.
Ça faisait un bruit horrible.
Nancy... on a fait le même cauchemar toutes les deux.
C'est impossible.
Quoi ?
Non, rien.
Il y a quelque chose dehors.
J'ai rien entendu.
Moi, si.
Qui que tu sois, je vais te découper en rondelles.
Il est plaqué au sol à seulement quelques mètres du but !
La foule en délire se lève...
Qu'est-ce que tu fous là ?
Je viens faire la paix.
- Ta mère est là ? - Bien sûr.
C'est quoi, ça ?
Génial, non ?
Vous alliez partouzer, on dirait...
Dans le mille, tête de nœud !
Je reste dormir chez Tina, Rod. Et Glen s'apprêtait à partir.
T'as vu sa bobine ?
Ta mère n'est pas là, pas vrai ?
Elle et moi, on a des trucs à se dire.
On prend le lit de sa mère. Tout le reste est à vous.
On ferait mieux d'y aller.
Hé, vous restez, hein ?
Vous allez pas me laisser toute seule avec ce cinglé ?
Glen, c'est pas le moment.
Si on est là, c'est avant tout pour Tina.
Pourquoi un cauchemar la met dans un tel état ?
Ce type était vraiment flippant !
Y a pas de justice...
Je savais bien que t'étais pas si nul que ça.
- Ça va mieux, maintenant ? - Tarzan a guéri Jane.
On fait la paix ?
On fait la paix.
Cool...
Finis, les cauchemars pour toi et moi.
Toi aussi, t'as cauchemardé ?
Ça arrive aussi aux mecs, tu sais.
Les filles ont pas le monopole.
Tu te prends pour qui ?
Qui que tu sois...
Y a quelqu'un ?
Qui c'est, merde ?
Pitié, mon Dieu !
C'est moi... Dieu.
Tu vois ça ?
Nancy ! Ouvre cette porte !
Je te tuerai ! Qui a fait ça ?
Tu m'as fait peur.
- Alors ? - Elle s'appelait Tina Gray.
C'était chez elle. Son père est plus là, on essaie de joindre sa mère.
Que dit le légiste ?
L'arme doit être un rasoir mais on n'a pas pu le retrouver.
C'est sans doute son petit ami.
- Où est-elle ? - Dans votre bureau.
Il s'appelle Rod Lane, il est plus ou moins musicien.
- Déjà arrêté pour drogue, bagarres. - Génial.
- Elle faisait quoi là-bas ? - Elle y habitait.
Je parle pas d'elle.
C'est de toi que je parle.
Pourquoi elle était là-bas ?
Ne dis pas bonjour, surtout !
Marge...
Comment tu te sens, ma chérie ?
Ça va, papa.
Je vais pas t'interroger maintenant, faut que tu te remettes
mais qu'est-ce que tu foutais là-bas au beau milieu de la nuit ?
Surtout avec un cinglé du genre de Lane !
Rod n'a rien d'un cinglé.
Alors pourquoi a-t-il fait ça ?
Il était très jaloux.
- Ils se sont chamaillés, dit-elle. - C'était pas grave.
Tuer n'est pas grave, selon toi ?
T'as pas le droit de dire ça !
Ce que je veux dire...
c'est qu'ils se chamaillaient pas vraiment.
Tina avait rêvé que tout ça allait lui arriver.
Dans son cauchemar, quelqu'un essayait de la tuer.
On y était allés pour ça,
elle voulait pas dormir toute seule.
La victime, Christina Gray, 15 ans,
s'était querellée avec son ami Rod Lane, lequel fait l'objet
d'une véritable chasse à l'homme.
L'arme, un rasoir ou un objettrès tranchant...
Où tu vas comme ça ?
Au lycée.
Tu as passé la nuit à te retourner dans ton lit.
Reste à la maison aujourd'hui.
Si je vais pas à l'école, je vais devenir folle.
Tu as dormi ?
Je le ferai en salle d'étude.
Faut que je m'occupe, tu comprends ?
Tu rentres directement ?
A ce soir.
Je vais pas te faire de mal !
- Ils veulent me tuer ? - Personne ne te tuera.
C'est toi qui as fait ça ?
- Je l'ai pas touchée. - Tu hurlais comme un malade.
Quelqu'un d'autre était là.
La porte était verrouillée.
Me regarde pas comme si j'étais une bête sauvage !
Reste où tu es, mon garçon.
Mollo, si tu tiens à la vie.
Bon Dieu !
Pas un geste !
- C'est bon, c'est bon ! - Je le tiens.
Couche-toi. Allez !
Regardez, un cran d'arrêt.
C'est pas moi ! Je l'ai pas tuée !
Papa.
Tu t'es servi de moi.
Tu peux me dire pourquoi t'allais au lycée ?
Ce que nous voyons
n'est pas toujours la réalité.
Shakespeare affirme qu'il existe dans la nature
et peut-être dans la nature humaine, une forme de pourrissement.
Un chancre, selon ses propres mots.
La réaction d'Hamlet à cela et aux mensonges de sa mère
est de procéder à des fouilles, de creuser le fond des choses.
D'où l'analogie avec le fossoyeur
qui n'a de cesse de progresser sous la surface du sol.
Cela s'applique aussi à Jules César.
John, continue, s'il te plaît.
"Dans la florissante ville de Rome,
"l'héritier, le grand Jules a chuté."
"Les morts vêtus de leur suaire
"se sont dispersés dans les rues romaines,
"tels des étoiles filantes
"dans un soleil funeste."
"L'empire de Neptune se dressa."
"Une coquille de noix suffirait...
"pour faire de moi un roi dans l'espace infini."
"Faites que je n'aie pas de cauchemars."
Où est ton billet ?
Tu te le fous au cul !
On court pas dans les couloirs !
Qui êtes-vous ?
Je vais t'attraper.
C'est un cauchemar !
Viens voir Freddy...
Allez au diable !
Ça va aller, calme-toi.
Je vais appeler ta mère.
Tout va bien, maintenant.
Viens t'asseoir.
C'est bon, ça va.
- Tu en es sûre ? - Je rentre chez moi.
Il te faut un billet.
Reprenons.
Et après ?
Je te l'ai dit.
Je suis sûr qu'il y avait quelqu'un sous la couverture.
Et vous vous en seriez pas rendu compte ?
Qu'est-ce que tu veux que je te dise ?
J'espérais pas que tu me croies, de toute façon.
De quoi il avait l'air ?
T'as pu le voir ?
Alors comment sais-tu qu'il était là ?
Il l'a éventrée sous mes yeux.
Et tu l'as pas vu ?
Je l'ai pas vu, cet enculé.
J'ai seulement vu
les entailles apparaître. Tout d'un coup.
Quoi, tout d'un coup ?
Tu vois... c'était comme s'il y avait
quatre rasoirs
qui coupaient en même temps.
Des rasoirs invisibles.
J'aurais peut-être pu la sauver
si j'avais réagi plus tôt
mais je pensais que c'était encore un cauchemar.
Comme celui que j'avais eu la veille.
Il y avait ce type
avec des lames à la place des doigts.
Tu crois que c'est moi ?
Un, deux, Freddy, sauve-qui-peut.
Trois, quatre, ton loquet pense à rabattre.
Cinq, six, n'oublie pas ton crucifix.
Sept, huit, ne t'endors pas tout de suite.
Neuf, dix, garde tes yeux ouverts etfixes.
Quoi, m'man ?
T'endors pas, tu pourrais te noyer.
S'il te plaît, maman...
Ça arrive souvent.
Y a du lait chaud pour toi.
Du lait chaud...
Beurk !
J'arrive !
Maman !
Je vais bien.
- Ça va ? - Oui.
Je t'ai entendue crier.
J'ai juste glissé en sortant de la baignoire.
Y a des centaines de morts par an comme ça.
Je sais mais ça va. Désolée de t'avoir fait peur.
C'est rien. Je te prépare ton lit, d'accord ?
Je mets mon pyjama.
Pilules anti-somnolence
Désolé. J'ai vu de la lumière...
Parfois, je regrette qu'on soit voisins.
Laisse-moi rentrer.
Je suis pieds nus sur les roses.
Rentre avant qu'on te voie.
Je me suis cogné.
Chut... ma mère dort pas encore.
Fais comme chez toi !
Alors, t'as disjoncté en classe ?
Ouais, et pas qu'un peu.
- Tu dors toujours pas ? - Pas vraiment.
Qu'est-ce que t'as, là ?
Je me suis brûlée en classe.
Merde... j'ai l'air d'avoir 20 ans.
Pas de cauchemars, hier ?
Dormi comme un bébé.
Tu crois aux rêves prémonitoires, toi ?
Tu crois au croque-mitaine ?
Non. Rod a tué Tina
et tu le sais.
J'ai un truc bizarre à te demander.
C'est pas sorcier.
Je vais aller chercher quelqu'un.
Je veux que tu restes ici pour veiller sur moi. Compris ?
Compris ?
S'agit pas de déconner. C'est vachement important.
Je ferai gaffe.
Eteins la lumière.
Voilà ce qu'on va faire.
Ce qu'il fait noir...
C'est pas le moment.
T'es toujours là ?
Ouais, pourquoi ?
Je voulais être sûre.
Attention !
Réveille-toi !
Est-ce que t'es là ?
Oui, je suis là.
Aide-moi, je t'en prie...
C'est un cauchemar, tout ça n'existe pas.
Salaud !
- Pourquoi ? - Je t'avais demandé un truc !
De pas dormir, de me surveiller
et de me réveiller si j'avais un cauchemar !
Au lieu de ça,
enfoiré... monsieur s'est endormi !
Tais-toi et bouge pas. T'en va pas.
Ça va, chérie ?
J'ai fait un rêve. Je vais essayer de me rendormir.
N'hésite pas à m'appeler.
- Tu m'expliques, oui ou non ? - Allez, viens !
Garcia, il faut que je voie Rod Lane.
Tu sais, je fais la nuit pour avoir la paix.
C'est urgent !
Ecoutez, il se passe de drôles de choses.
- A qui le dis-tu. - Que fais-tu là ?
J'ai un meurtre sur les bras et j'aime pas ça.
Surtout quand ma fille est impliquée. Et toi ?
- Tu devrais être au lit. - Je m'inquiète pour Rod.
Crois-moi, il dort comme un bébé. Il n'ira nulle part.
Va voir s'il va bien.
Je t'en prie, papa.
Bon, j'y vais.
Garcia, les clés.
Je les ai mises où ?
A l'aide !
Tiens, coupe-moi ça.
Prends sa jambe.
Tu es poussière et tu retourneras en poussière.
Que Dieu ait l'âme de ce jeune homme.
Sa vie et sa mort
illustrent l'avertissement des Ecritures :
"Qui se sert de l'épée périra par l'épée."
Mais rappelons-nous
l'admonition de notre Seigneur : "Ne jugez pas
"pour ne pas être jugés."
Qu'il repose en paix.
Il est l'heure, chérie.
Un tueur court toujours.
Ce serait quelqu'un d'autre qui a tué Tina ? Qui ?
Je ne sais pas qui il est
mais il porte une brûlure.
Il a un chapeau bizarre
et un pull rouge et vert
sale comme tout.
Il se sert de lames
comme de grandes griffes.
Garde-la à la maison quelques jours, qu'elle récupère.
J'ai une meilleure idée, je vais la faire soigner.
Institut Katja Troubles du sommeil
Donnez-moi une pilule qui empêche de rêver.
On en a tous besoin. Si on ne rêve pas, on devient fou.
Bon, c'est prêt ?
Je t'en prie, Nancy, aie confiance.
C'est pas que j'ai pas confiance, mais...
Allons-y.
Ça dure depuis quand ?
Depuis les meurtres.
Elle allait bien, avant.
A présent, elle confond rêve et réalité.
Tout paraît normal sur son électro-encéphalogramme.
C'est une fille normale qui vient de passer deux jours en enfer.
Elle s'est endormie.
Dieu merci.
- De quoi sont faits les rêves ? - C'est un mystère.
Un tour de passe-passe du corps.
En fait, on ne sait toujours pas
expliquer leur origine.
Elle dort profondément, à présent.
Le cœur bat un peu vite.
Un peu d'anxiété. Sinon,
elle est bien détendue.
Tout semble normal. Elle va rêver sous peu.
Les ondes Bêta ralentissent.
Mouvements rapides des yeux.
Elle est en train de rêver.
Ça paraît agréable,
les paramètres en attestent.
Un cauchemar provoquerait un écart de plus ou moins 5.
Elle est à 3.
Que se passe-t-il ?
- Est-elle endormie ou éveillée ? - Je n'ai jamais vu ça !
Que fait-elle ?
C'est un cauchemar ?
C'est maman !
Ses cheveux !
Ça t'aidera à dormir.
Son bras ! Faites quelque chose !
Que s'est-il passé, ma chérie ?
J'ai rapporté quelque chose de mon rêve.
Où as-tu eu ça ?
Je lui ai pris.
Elle dit lui avoir pris au cours de son rêve.
Non, je ne suis pas folle. Je l'ai dans la main, figure-toi !
J'ignore d'où elle le tient.
Je te laisse.
Tu n'as pas dormi, cette nuit ?
- Le docteur dit que sans dormir... - ...je deviendrai folle ?
Je ne crois pas que tu sois folle. Et arrête le café !
Tu as demandé à papa de faire examiner le chapeau ?
Je l'ai jeté, cette saloperie.
Tu cherches à prouver quoi ?
Ce que j'ai appris dans mon rêve à la clinique, maman.
Rod n'a pas tué Tina
et il ne s'est pas pendu.
C'est ce type.
Il nous poursuit dans nos rêves.
C'est le fruit de ton imagination.
Non, c'est la réalité.
- Touche ça. - Donne-moi ça !
Y a même son nom d'écrit !
Fred Krueger, maman. Fred Krueger !
Tu sais qui c'est, maman ?
Si oui, dis-le-moi parce que c'est à moi qu'il en veut.
Fais confiance à ta mère, pour une fois.
Dors, ça ira mieux.
Mieux ?
Tu appelles ça, aller mieux ?
Je devrais peut-être me soûler et glander avec toi.
L'alcool rend si léger...
Fred Krueger ne peut pas s'en prendre à toi, il est mort.
Crois-moi, j'en suis sûre.
Alors tu sais depuis le début qu'il existe
et tu fais comme si j'avais tout inventé ?
Nancy, tu es malade. Tu ne tournes pas rond.
Tu inventes des choses.
Repose-toi, ça ira mieux.
- C'est aussi simple que ça. - Va te faire foutre !
Ce n'est qu'un cauchemar.
Ce n'est qu'un cauchemar.
Ça suffit !
Ça me calme, de manger.
Et si tu peux pas, tu dors.
Avant, oui.
Plus maintenant.
Tu connais la théorie balinaise sur le rêve ?
Ils ont une technique appelée art du rêve.
Imagine que dans un cauchemar, tu tombes.
Continue.
Au lieu de crier et de devenir dingue,
tu te dis : "Bon, il suffit de décider
"qu'étant au pays magique, je pourrais en rapporter
"un poème ou une chanson."
Leur littérature vient des rêves. Ils l'écrivent au réveil.
L'art du rêve.
Et s'ils rencontrent un monstre en rêve ?
Ils lui tournent le dos et il disparaît.
Et ceux qui ne font pas ça ?
Ils ne se réveillent pas pour le raconter.
Génial...
"Pièges et engins antipersonnel."
Pourquoi tu lis ça ?
Je m'intéresse à la survie.
- Salut. - Tu m'inquiètes sérieusement, toi.
C'est pas vrai !
C'est quoi, ces barreaux ?
- Pour être à l'abri. - Ah oui ? Et à l'abri de quoi ?
Pas de quoi, de qui.
Viens, je vais te raconter.
Tu veux savoir qui était Fred Krueger ?
C'était un salaud d'assassin qui a tué une vingtaine de gosses.
Des gosses du quartier.
Maman...
On mourait de peur tant qu'il courait encore.
Ce fut pire quand on l'arrêta.
On l'a mis en prison ?
Ça a engraissé les avocats et rendu célèbre le juge
mais pour un vice de procédure, Krueger fut relâché dans la nature.
Qu'avez-vous fait ?
Avec d'autres parents, on s'est mis à sa recherche.
On l'a trouvé dans une chaufferie, là où il tuait les gosses.
Continue.
On a pris de l'essence
qu'on a répandue partout avec une petite coulée jusqu'à la porte.
On y a mis le feu et on a regardé brûler.
Il ne t'attrapera pas.
Il est mort, ma chérie. Ta mère l'a tué.
J'ai même pris ses lames.
C'est fini, tout ça.
Tu peux dormir.
Ça va ?
Mets-toi à la fenêtre, que je te voie.
C'est mieux.
Ta mère n'a pas fait semblant ! Tu vis à Alcatraz, maintenant ?
- T'as pas dormi depuis quand ? - Sept jours.
D'après le Guinness, c'est onze, le record.
Ecoute, je sais qui c'est.
- Qui ça ? - Le tueur.
- C'est vrai ? - Oui.
- Et tu es aussi sur la liste. - Moi ?
- Pourquoi il me tuerait ? - Cherche pas.
Aide-moi plutôt à l'attraper quand je le ramènerai.
- D'où ? - De mon rêve.
- Tu feras comment ? - Comme pour le chapeau.
Je le saisirai quand tu me réveilleras.
Attends. On ne ramène personne d'un rêve !
Si j'y arrive pas, c'est que je suis devenue folle.
Tu l'es déjà, je peux te le dire. Je t'aime quand même.
Alors prouve-le en l'assommant quand je le ramènerai.
- Quoi ? - T'as bien entendu.
J'attrape le type, tu me vois me débattre et tu me réveilles.
Lui et moi, on sort du rêve et toi, tu l'assommes.
T'es folle ! Avec quoi ?
C'est toi le sportif. Une batte de base-ball, par exemple.
Rendez-vous en bas à minuit. Et puis d'ici là...
Quoi que tu fasses,
ne t'endors surtout pas.
Va pour minuit ?
Minuit, une batte de base-ball et un croque-mitaine !
D'enfer !
Tu écoutes la télé et la musique en même temps ?
Je l'écoutais pas, je faisais que la regarder.
Miss Amérique va se déshabiller.
Tu n'entendras rien sans le son.
Pour ce qu'elle a à dire.
Ne fais pas tant le malin.
Couche-toi, maintenant.
Il est presque minuit.
Dieu sait si on a eu des émotions, ces jours-ci.
Je me couche. Vous aussi ?
On va pas tarder. Allez, au dodo.
C'est fini, ma chérie.
Le cauchemar est terminé.
Ne regarde pas comme ça.
Je vais te dire, moi.
Cette gamine a complètement perdu la tête.
C'est pas beau de parler comme ça de cette gamine.
Tu penses aux barreaux ?
Marge prend des précautions. C'est vrai qu'elles vivent seules
et Nancy avait un drôle de comportement ces jours-ci.
Quoi que tu dises, je ne veux plus que notre fils la voie.
Glen, tu vas répondre ?
Une minute.
C'est elle, elle veut parler à Glen.
Pour lui dire quoi ?
De quoi veux-tu lui parler ?
Une minute.
Elle dit que c'est personnel, très personnel et très important.
Passe-la-moi.
Glen dort, rappelle-le demain.
S'agit d'être ferme avec les gosses. Viens.
Tiens...
Ne t'endors pas.
Bien joué !
Si jamais il appelle, maintenant...
C'est moi, ton amoureux.
Mon amoureux...
Fermé !
J'ai tout bouclé. Il le fallait.
Nancy, tu dormiras cette nuit, c'est moi qui te le dis.
Donne-moi la clé, maman.
Je peux pas, je l'ai même pas sur moi. Tu vois ?
Il faut une serpillière, pas un brancard !
Alors, il a remis ça ?
Désolé de vous avoir réveillé, mais j'ai jamais rien vu de tel !
C'est votre coin, alors je vous ai appelé.
Le légiste est là-haut mais je doute...
Nous sommes là.
Mon Dieu !
Votre fille au téléphone.
Salut, papa. Je sais ce qui s'est passé.
Je ne suis pas encore monté.
Tu sais qu'il est mort, non ?
Oui, il semblerait.
Ecoute, j'ai une proposition à te faire.
Ecoute-moi bien, je t'en prie.
Je vais aller chercher le coupable
et je veux que tu l'arrêtes quand je le ramènerai.
Dis-moi qui c'est, je m'en occuperai.
C'est Fred Krueger, papa.
Je suis la seule à pouvoir l'arrêter car il est dans mes rêves.
Je veux que tu viennes enfoncer la porte dans 20 mn exactement.
- Je peux compter sur toi ? - Oui.
Il sera précisément minuit et demi.
J'ai le temps de m'endormir et de le trouver.
D'accord, ma chérie. Dors un peu, je te répète que tu en as besoin.
Tu seras là pour l'arrêter ?
On vous attend là-haut.
Promis, j'y serai, ma chérie. Repose-toi, maintenant.
D'accord ?
D'accord.
Je t'aime, ma chérie.
Surveillez la maison de ma fille. Appelez-moi si nécessaire.
S'il se passe quoi ?
Je ne sais pas.
En tout cas, je ne veux pas la voir ici, elle ne s'en remettrait pas.
Qu'est-ce qui a bien pu faire ça ?
J'en sais rien.
Qu'en dit le légiste ?
Il est aux chiottes en train de gerber.
J'aurais peut-être dû t'en parler avant.
Dors un peu, maman. T'en fais pas, ça va aller.
Je voulais juste te protéger.
Je n'ai pas compris que tu avais besoin de savoir.
Tu vas au devant des choses,
c'est dans ta nature, ta façon d'être.
Mais parfois, il faut être moins téméraire.
Je t'aime.
Moi aussi, ma chérie.
C'est d'accord, Krueger.
On joue sur ton terrain.
Je m'allonge pour dormir et prie Dieu qu'Il protège mon âme.
Si je meurs avant de me réveiller,
que Dieu prenne mon âme en Sa sainte garde.
Et s'ils rencontrent un monstre en rêve ?
Ils lui tournent le dos et il disparaît.
Et ceux qui ne font pas ça ?
Ils ne se réveillent pas pour en parler.
Je suis là !
Sors de ta cachette et montre-toi, espèce de salaud !
Où es-tu ?
Où es-tu, Krueger ?
Je sais que tu es là.
Je crois que je suis folle.
Enfonce la porte, Krueger !
A l'aide ! Je le tiens !
Papa, je l'ai coincé !
A l'aide ! Où es-tu ?
Ne t'inquiète pas,
on maîtrise la situation.
Va chercher mon père, connard !
Papa !
Viens, il est là !
Le laisse pas me tuer !
Alors, tu viens me chercher ?
Je vais te couper en deux.
Papa, au secours ! Je t'en prie !
Je vais le prévenir.
Tu courras plus longtemps.
Papa, je l'ai eu ! Dépêche-toi, je t'en supplie !
Papa, t'es où ?
Va chercher du renfort !
Oh, mon Dieu !
Qu'est-ce qui se passe ?
Parker, montez ! Ça brûle aussi ici.
Tu vas m'expliquer, oui ?
Il s'en prend à maman.
Attention, il est en dessous !
Maman !
Tu me crois, maintenant ?
On a éteint le feu en bas.
Tout va bien ?
Ça va aller.
Tu peux descendre,
je te rejoins dans une minute.
Je sais que tu es là.
Tu croyais t'être débarrassée de moi ?
Je te connais, maintenant.
Tu vas mourir.
Il est trop tard, Krueger.
J'ai compris le truc.
Ça n'est qu'un rêve.
Tu n'existes pas.
Toute cette histoire n'est qu'un rêve.
Rends-moi ma mère et mes amis.
Tu plaisantes ?
Je reprends toute l'énergie que je t'ai donnée.
Tu n'es rien.
Tu n'existes pas.
Bon Dieu,
quelle lumière !
T'as raison, ça va chauffer aujourd'hui...
Tu te sens mieux ?
J'ai une forme du tonnerre.
Il paraît qu'on touche le fond quand on se souvient plus de la veille !
Je vais arrêter de boire, tu sais. Ça ne me dit plus rien.
Je t'ai empêchée de dormir ?
T'as les traits tirés.
J'ai dû dormir un peu trop.
A tout à l'heure.
- Salut. - Quel brouillard !
Je ne m'étonne plus de rien.
- C'est pas moi ! - Glen, laisse-nous sortir !
Qu'est-ce qu'elle a, la vitre ?
Maman !
Un, deux, sauve-qui-peut.
Trois, quatre, ton loquet pense à rabattre.
Cinq, six, n'oublie pas ton crucifix.
Sept, huit, ne t'endors pas tout de suite.
Neuf, dix, garde les yeux ouverts et fixes.
Adaptation : Guillaume Tricot
Sous-titrage : CMC
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