Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Les jaunes, les juniors sont aux abois. Déjà deux défaites dans leur musette et
pas de feu. Il faut réagir ou dépérir. Les jeunes choisissent de se battre et
animés d'une ardeur presque désespérée, remportent enfin un jeu de confort. Ils
sont bien aidés, il faut le dire, par les défaillances de Francis qui paye d
'un claquage à la cuisse une course brillante mais inutile.
Ça va mal chez les Rouges. Un blessé et des tensions permanentes. Les cinq plus
jeunes s'acharnent contre Eliane, Francis et Sylvie.
Ce sont donc des Kanawas désunis qui se présentent au conseil.
Bonsoir à tous.
Francis, comment va votre cuisse ? Très bien. Le mal s'est dissipé.
Très bon travail du docteur.
Sylvie, vous avez eu peur de perdre Francis sur abandon ? Pour moi, je ne
pensais pas qu'il reviendrait, oui.
Donc c'est vrai qu'hier, c'était la bonne surprise.
Jérôme, sacré tempérament.
C'est un basque.
J'en connaissais un petit peu déjà, mais alors lui, c'est un exceptionnel.
Toujours en train de causer, peine forme.
Jusqu'à ça, jusqu'à sa blessure.
Soit c'est un miracle, soit il est très bien constitué parce qu'on ne s'en remet
pas aussi vite.
Donc je pense que c'est moins grave que ce que ça a l'air.
Et tant mieux pour lui d'ailleurs.
Sylvie, je constate que vous êtes très régulièrement submergée par l'émotion.
Je suis quelqu'un de très sensible.
Je fais un métier qui génère beaucoup d'émotion.
Et je suis très réceptive aux émotions des autres.
Qu'est-ce qui vous fait pleurer dans cette aventure ? Ce qui m'a fait
pleurer, ça a été la déception de ne pas arriver à fédérer un groupe.
De pinailler comme ça pour des bêtises. Et j'étais extrêmement déçue.
Thierry. Vous avez l'air moins sensible, en tout cas en apparence comme ça.
Oui, tout à fait. Je trouve Sylvie un peu faible, mais ce n'est pas du tout
péjoratif. Il semble que Sylvie pleure facilement. Il y a des gens qui sont
comme ça. Je ne le suis pas, c'est peut-être pour ça que je ne me moque
pas. Je comprends très bien. Mais j'aimerais qu'elle soit un peu plus
costaud, un peu plus positive, qu'elle ne voie pas toujours le mauvais côté.
Vous êtes faible, Sylvie ? Je ne pense pas que c'est un qualificatif qui peut
me convenir, non.
Bon, parlons maintenant de la cabane.
Vous avez construit une première cabane, Eliane.
Alors, la cabane est construite, elle ne vous convient pas, et vous décidez,
toute seule, avec quelques autres également, de reconstruire cette cabane.
Pourquoi ? Personne n'y allait.
Personne ne l'utilisait. Elle ne servait à rien. Elle ne servait à rien. Donc j
'en ai parlé à Francis.
Et il m'a aidée et on a remonté une autre cabane. Mais quand il y a des
petites averses, elles rendent bien service.
Donc je ne pense pas que j'ai fait une erreur.
Véronique, est-ce que vous avez été suffisamment reconnaissant à ceux, et
notamment Eliane, qui ont décidé de changer cette cabane, de la rendre un
petit peu plus hermétique ?
Je pense qu'on a eu l'occasion d'en parler et que finalement, on s'est rendu
compte qu'elle était moins venteuse. Mais toutefois, on aurait peut-être pu
tous se concerter et décider de reconstruire une cabane moins venteuse
avec plus de place et on l'aurait faite tous ensemble.
La bonne nouvelle de ce soir, c'est que vous êtes 8 mais que vous allez repartir
à 7. Donc même si elle est un peu petite, vous allez avoir un peu plus de
place.
Francis, vous êtes le premier à aller voter.
Allez-y.
Christine, tu fais trop de mal à l'équipe et tu n'as rien compris au jeu.
Eliane, allez voter.
Jérôme.
Véronique, c'est à vous.
Christine, allez-y.
Manipulateur.
Thierry.
Sylvie, c'est à votre tour.
Et enfin Pierre, pour conclure le vote.
Voilà, vous avez tous voté. Le temps pour moi d'aller chercher l'urne.
Et on passe au dépouillement.
Francis. Christine.
Francis.
Francis.
Francis.
Francis.
Francis.
Francis, sept votes contre vous. Je vais vous demander de récupérer votre sac.
Allez chercher votre flambeau et rejoignez-moi.
Francis, ils ont décidé de vous éliminer.
Leur sentence est irrévocable.
Francis, vous avez l'occasion de vous exprimer une dernière fois devant eux.
Alors premièrement, Christine, tu as cassé l'équipe dès le premier jour.
Jérôme, je pense que tu te trompes, mais je te souhaite d'aller loin.
Quant à Sylvie et à Eliane, on se reverra. Au revoir.
Au revoir.
Francis n'a pas su s'imposer dans cette tribu qui ne fait pas de cadeaux. Le
club des cinq, sans état d'âme, a choisi d'éliminer le vétéran.
Même ses plus fidèles alliés, Sylvie et Eliane, ont opté pour ce vote
stratégique. Je vote Francis et j'ai une chose à lui dire.
Bravo Francis et respect.
J'étais sans arrêt obligée de tempérer avec Francis. De faire le tampon entre
les deux.
Là, je suis mûre.
Je suis mieux.
Mais ça n'empêche pas de penser. Je suis déçue pour lui.
C'est le destin. Ça a été lui.
Je préfère que ce soit lui que moi, pour être honnête. Le lendemain, l'atmosphère
est pesante sur Kanawha. Mais la vie continue.
Il faut bien vivre ensemble.
On a enlevé la brebis, je crois, du campement. Et ce qui fait que là, on
trouve tous un petit peu plus de sérénité à communiquer. Et puis ça ira
de mieux en mieux, je pense.
On est heureux.
On est content. On est ravi, on est soulagé, on est serein.
On a une sensation de bien-être. C'est incroyable.
Le départ de Francis, je ne veux pas être méchant, mais s'il y a eu quelque
chose qui nous a apporté un plus, c'est son départ. Je suis désolé de le dire,
mais il y a des départs qui amènent des plus, il y a des départs qui amènent des
moins. Celui-là nous a amené un plus.
Je ne fais pas de soucis pour lui maintenant, il est bien.
Avec sa petite femme, ses petits-enfants.
Il y a son t-shirt qui est là encore.
On continue l'aventure, pour l'instant on est toujours dans la course.
Je pense qu'Eliane commence à se rapprocher de nous, ce qui est génial.
C'est ce qu'on attendait depuis le début en fait.
Elle a mis les bouchées doubles, elle se lâche.
On voit qu'elle est déjà beaucoup plus souriante.
Elle a la niaque, elle chante, c'est pas la même Eliane du début du jeu, on peut
le constater.
Et moi je suis ravie, c'est bien. C'est pour réconcilier le groupe, moi je suis
toujours partante au contraire.
Et puis apparemment c'est ce qui s'est passé, donc c'est toujours bénéfique.
Eliane fait des efforts. Pourtant, le compromis et Eliane, ça fait deux.
Maître tailleur dans la marine à Toulon, à 40 ans, cette femme dynamique n'a pas
peur de s'imposer.
Quand j'ai une idée en tête, je ne me laisse pas influencer par mon entourage.
J'ai décidé, j'ai décidé.
Elle a un tempérament très, très fort.
Elle est très énergique.
Et c'est quelqu'un avec qui on ne s'ennuie pas.
Au travail et entre amis, Eliane n'en fait qu'à sa tête.
Indépendante et infatigable, elle a de l'énergie à revendre. Elle donne 10
heures de cours de fitness par semaine.
ont du mal à suivre son rythme infernal.
On ne laisse pas un moment pour boire.
Elle est à fond tout le temps. Je ne suis jamais fatiguée. Tous les matins à
5h, footing aux abords de la rate de Toulon.
Rien n'arrête cette hyperactive qui se saoule à l'effort physique.
Que ceux qui l'aiment la suivent, de toute façon, elle ne vit que pour elle
et pour elle seule.
J'aime les gens, mais à petit dos, ça veut dire quand j'ai envie et pas trop
souvent non plus. Le peu de temps qui me reste, je le veux pour moi.
Comme je disais, pour mon chat ou mon mari.
On ne te va d'accord.
Elle est quand même assez individualiste.
On va voir ce qu'elle pourra vivre pendant deux mois en communauté avec d
'autres personnes.
Maintenant, tu arrives à faire ta faufole et tout ça. C'est vraiment la
deuxième Eliane qu'on retrouve.
Et puis, c'est sympa. Je trouve que tu as plus le sourire. C'est le côté
jumeau. Après le départ de Francis, les Rouges renouent le dialogue.
Chez les juniors sur Kumo, la présence de Caroline, nouvelle venue, vient
bousculer les habitudes. Elle a du mal à se fondre dans l'équipe. J'imagine qu'il
fait super chaud en Nouvelle-Calédonie.
Hier soir, j'ai essayé de leur parler un petit peu. Je leur ai dit que je me
sentais pièce rajoutée.
Je leur ai dit que ma famille me manquait, que c'est pour ça que je
pleurais de temps en temps.
Et je n'ai pas eu de réponse.
Ça fait bon deux jours qu'elle est là.
Elle a déjà pleuré quatre ou cinq fois.
Patricie, il faut être un petit peu un guerrier.
Elle est loin d'être une guerrière pour moi.
Je m'attendais à plus de solidarité, plus de naturel, moins de langue de
bois. Le cœur est le fond, on pourrait aller manger.
Allez, préparez vos assiettes.
Non, merci.
Même si c'est gentiment proposé. Les oiseaux, ça ne me tente pas du tout. J
'essaie d'en manger un petit peu.
Je ne sais pas ce qui me dégoûte. C'est un tout. L'odeur, l'aspect.
Je me prive de ça sans aucun problème.
Caroline fait des manières.
Parce qu'elle est sensible.
T'aimes le coup ou pas ? Voilà.
Merci beaucoup.
Tu verras, les épreuves, elles sont très, très physiques. Et si t'as rien
dans l'estomac, ça va être dur pour toi.
Ben oui, mais on n'a pas que les oiseaux, j'ai mangé le reste. Je vais me
remplir l'estomac à ma manière.
Moi, j'en mange pas, mais ça m'empêche pas d'être performant aux épreuves. Moi,
j'ai des réserves et... Caroline connaît des débuts difficiles dans la tribu des
juniors. Son régime alimentaire et sa sensibilité exacerbée agacent. Pour moi,
elle risque de sauter bientôt.
Ses relations avec sa conne tournent rapidement allègres.
De toute façon, on ne va pas discuter.
Mais on peut discuter, parce que je sens que tu t'arrêtes tout de suite. Tu ne
sais pas quoi me répondre.
Tu dis que tu es un guerrier, mais tu te défiles au moindre truc.
Au défile, c'est-à-dire ? Tu te défiles au moindre truc. Après, tu fais le
warrior, mais c'est... Quel warrior ?
Tu fais le warrior, là, quand tu fais tes mouvements et tout.
Moi, je suis là pour le sport, moi.
Et toi, t'es là pourquoi ? Moi, je suis là pour la survie.
Bah, la survie, excuse-moi, mais t'es arrivée, t'as rien fait, quoi.
J'ai rien fait. Qu'est-ce que t'as fait ? Chercher de l'eau ? Je vais chercher
de l'eau, je m'occupe du feu.
Tu t'occupes du feu ? C'est toi qui dors, attends. Je secoue la paillasse.
Tu dors toute la nuit, là.
Mais attends, mais tu te fous de ma gueule, la première nuit ? Non,
non, mais attends, moi, j'aime bien... Non, mais là, c'est ça, c'est un
dialogue de sourds, là.
J'aimerais qu'ils soient forts dans leur tête et pas dispersés, histoire que...
l'énergie soit canalisée dans la bonne direction.
En survie, de toute façon, moi je le dis, je ne suis pas bon en survie. Je
suis là pour le sport, je suis là pour faire gagner l'équipe. Toi, en survie,
ça ne sert à rien, tu es inutile ici dans le camp, tu es inutile.
C'est bon, c'est bon, stop.
Il n'y a pas de stop, il a cassé la tête.
Arrête, arrête.
La première nuit, il pleuvait, je suis allée mettre des branches.
J'en ai rien à foutre. Le soir, est-ce que tu es en train de ronfler ? C'est
moi qui me lève tout le temps pour aller mettre des branches.
Ah non, moi je ne me défile pas.
Moi, je me lève toutes les nuits pour le feu. C'est quoi ce guerrier petite
frappe ? Petite frappe ? C'est une petite frappe.
C'est bon.
Elle est complètement bidon. C'est n'importe quoi. Elle, c'est une VIP.
Bien sûr qu'en survie, c'est Mohamed l'un des plus bons. Mais moi, je ne suis
pas venu ici pour survivre. Mais évidemment, je suis l'un des moins bons.
Sakoun, je ne sais pas ce qu'il a. Il a besoin d'une tête de Turc. Il a plein de
préjugés sur moi. Il ne me connaît pas.
Il ne voit pas ce que je fais.
Moi, je pense toujours à faire avancer l'équipe. Et il faut que l'équipe gagne.
Quand on regarde les fonctions de chacun, elle ne sert à rien.
Elle n'a pas sa place ici.
Il faut juste qu'il se calme. C'est quelqu'un de nerveux. Mais tu ne veux
pas qu'on discute un petit peu les deux, Sakoun ?
Non, laisse-le se calmer, il est énervé, donc laisse-le se calmer, c'est pas une
bonne idée.
Il se cherche un peu, parce que c'est vrai que Sakon est très contradictoire
aussi dans sa façon d'être. Il lui dit qu'il faut qu'elle mange, lui-même ne
mange pas, donc bon, c'est un peu particulier.
J'en caisse, quoi.
J'en caisse plus que lui, je pense, parce que lui, il est au fond caché dans
la forêt, moi je suis là.
Grave problème dans la tribu Kumo. La violence verbale de Sakon est mal vécue
par ses coéquipiers. Mais ils n'ont pas le temps de rétablir l'harmonie, un jeu
de confort est annoncé.
Lorsque la disette est sévère, quand on se regarde de travers, on se retrouve
autour d'un verre. C'est l'épreuve du verre, il faut bouffer ! C'est soit un
verre de terre ou autre chose.
Elle est égale tant que ça passe là.
C'est bon, c'est que du bon.
Je suis surtout contente, ça va être très symbolique pour moi, de participer
au premier jeu avec mes coéquipiers.
Je suis hâte d'y être.
N'importe quelle épreuve, on doit les tuer.
Pour moi, je me fiche de savoir ce que c'est l'épreuve.
Tu parles des rouges, là ? Oui, des rouges. Tu sais qu'ils pourraient être
tes parents ? Un peu de respect.
Je n'ai pas de parents. Je ne sais pas ce que c'est d'avoir des parents.
Un semblant d'unité règne provisoirement chez les jeunes.
Ils en ont besoin.
Une épreuve difficile les attend.
Bonjour à tous ! Vous allez participer aujourd'hui à un repas très spécial et
vous allez vous en souvenir toute votre vie.
Vous allez venir deux par deux, un de chaque équipe, et à chaque fois, vous
aurez pour mission de manger deux verres.
Si par hasard, à l'issue du passage de tout le monde, vous êtes à égalité, Eh
bien, à ce moment-là, on tentera de vous départager au cours d'une finale encore
plus difficile.
Sur ces verres, tout est comestible sauf la tête.
Eh bien, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter un excellent appétit.
Repas très spécial. Et pour débuter, du côté des jaunes, Mohamed.
Du côté des rouges, Jérôme. À vous de jouer.
C'est parti.
La langue, attention.
OK pour Mohamed.
OK pour Jérôme.
Et le deuxième.
Mohamed, c'est bon.
Jérôme, c'est bon.
Rassurez-vous, il y en a pour tout le monde. Caroline, c'est un formidable
baptême du feu.
Vous êtes face à Christine.
Attention.
C'est parti.
Ok. Ok, c'est bon. C'était tout juste pour Caroline.
Mais elle a surmonté sa répulsion.
Ces verres de cocotier ne sont pas appétissants, c'est certain.
Mais ils sont comestibles.
Surtout si on les a gavés de noix de coco au préalable, comme le veut la
gastronomie canaque. Là.
Les verts sont nature, mais, conscients de l'enjeu, les naufragés ne font pas la
fine bouche.
C'est bon pour Pierre, c'est bon pour Satone, bravo ! Pour les rouges, Eliane,
pour les jaunes, Alexis ! Top départ !
C'est bon Eliane ? Oui.
C'est bon
pour
tous les deux.
Bravo à tous d'abord pour cette première manche. C'est un sans faute. Vous avez
tous ingurgité vos deux verts. Mais les choses se compliquent pour la finale.
C'est une finale qui va mettre aux prises...
Une personne de chaque équipe.
Vous aurez 45 secondes pour manger un maximum de verre.
Alors, du côté des jaunes, vous allez choisir le finaliste rouge. Et bien sûr,
à l'inverse, les rouges, à vous de choisir qui chez les jaunes participera
à cette finale.
Les rouges, qui sera le finaliste jaune ? Alexis.
Les jaunes ?
Qui sera face à Alexis ? Véronique.
Alexis, Véronique, venez me rejoindre.
Alexis, Véronique, ce n'est pas le moment de flancher. C'est
là que se joue la victoire.
Attention.
Top départ.
C'est bien, Alex, c'est bien.
Avale, Alex, avale.
Allez, vas-y, continue, Alex. Allez,
Alex, allez.
Pouf, pouf, Alex.
Alex, c'est des protéines, t'auras la patate ce soir. C'est bien, Véro. Allez,
avale, avale.
Allez, Alex, c'est bien.
Allez, Véro, allez, Véro.
Allez, vas-y. Allez, Véro.
4, 3, 2, 1.
Top, vous tirez la langue.
Celui-là ne sera pas comptabilisé. Le dernier pour Alexis n'est pas
comptabilisé. Ils sont tous comptabilisés pour vous, Véronique.
Alexis, dans le temps imparti, vous avez avalé 6 verres.
Véronique, vous avez avalé 8 verres. La victoire pour les Rouges, bravo !
Voici
votre récompense.
Un kit de pêche complet pour aller traquer la langouste, pêcher le bar, le
mérou. Vous vous en êtes rendu compte, autour de votre île de Kanawa, il y a
énormément de poissons.
Avec ça, normalement, ça devrait vous permettre de manger un petit peu mieux.
Bravo à vous les rouges, bon retour et surtout, faites-en bon usage.
Les seniors sont fiers de leur victoire. Du matériel de pêche, c'est tout ce que
les Kanawhas attendaient pour arracher à la mer leur subsistance.
Mon boulot, c'est plongeur dans la vie.
Donc, je suis assez familiarisé avec ça.
Je les chasse depuis que je dois avoir 14 ans. J'en ai 33 à ce moment-là.
Je rentre pas tant que j'ai pas de poisson.
Enfin, j'allais marre de manger dans ce coco. Je vais chercher autre chose.
De cette pêche, là, j'attends de voir quand il va revenir. Mais j'ai confiance
en Jérôme. C'est vrai qu'on a été tellement déçus par Francis
précédemment, qui nous promotait mon zémerveille. Et puis, il revenait, qui
trouvait toutes les belles excuses du monde pour revenir à Bredoux.
Ce soir, il nous amène du poisson dur.
Connaissant Jérôme, c'est un mec qui est un battant, il en veut et je pense qu'il
va nous ramener quelque chose.
Il n'aime pas rester sur un échec, quitte à ramener qu'un poisson s'il le
faut, juste pour parfumer le riz. Mais il en veut, il en veut, donc il fera
quelque chose de bien.
Après une semaine de survie, les seniors songent enfin sérieusement à pêcher.
Ils ont raison, le lagon de la baie de Gadji où ils évoluent est très
poissonneux. Les eaux turquoises, transparentes et peu profondes, abritent
toutes sortes de coraux posés sur des fonds sableux très clairs. C'est la
réverbération de la lumière solaire sur ce sable blanc qui donne à l'eau cette
couleur extraordinaire. Entre les récifs de corail évolue toute une faune
habituelle des mers chaudes.
Péroquets, murennes, raimentas, requins-guitares ou encore requins
-léopards. Mais attention, à quelques dizaines de mètres passé le rassurant
plateau corallien, c'est le tombant, la pleine mer et sa fosse abyssale de plus
de 1000 mètres. Là, les prédateurs sont d'une autre force.
Évidemment, Jérôme, même aguerri à la plongée profonde, n'est pas autorisé à
aller au-delà de la barrière de corail.
Alors je suis allé, on a fait deux bénitiers, on va faire du riz
certainement. Voilà, on va faire une salade.
Première tentative de pêche peu concluante, mais tous les espoirs sont
permis pour les seniors, si la bonne entente qui règne sur le campement
perdu. Je trouve que c'est bien le fait qu'on soit tous les sept réunis à
participer à des activités.
Non, non, je trouve que c'est super. Franchement, je suis très, très
contente. Et puis j'espère que Sylvie, on va pouvoir aussi faire en sorte que
tout se passe le plus sereinement possible.
Ça me fait sourire, quoi. Mais je mets ça sur le compte de la jeunesse, on va
dire. Je pense être à son milieu d'elle. C'est vrai qu'elle est très soucieuse de
son apparence physique.
de ses cheveux, des mêlées, de son maquillage permanent qui ne s'en aille
pas, d'avoir toujours le maillot de bain approprié. On n'est pas là pour faire un
défilé de mode, donc ça, ça m'importe peu. Le souci qu'on a, en fait, c'est qu
'elle est très négative. C'est-à-dire qu'il n'y a rien qui va, elle critique
tout.
Elle a un certain âge, elle a son idée, c'est un peu Francis au féminin. On a un
décalage d'âge, même s'il est léger, c'est quand même pratiquement une
génération, ce jeu.
Il y a beaucoup de choses qui font qu'on n'a pas les mêmes affinités.
Sylvie, on a besoin de toi, tu viens après ? Il faut que tu ailles en mer
avec Jérôme.
Oui. Moi, je ne vais pas en mer si je ne mange pas.
Moi, je ne vais pas en mer si je ne mange pas. Je mange un truc, alors.
Mais là, à pied, de toute façon. Ah oui, à pied, oui.
Justement, c'est pour manger qu'on fait ça.
Si tu ne vas pas en mer, c'est parce que tu n'as pas mangé.
Encore et toujours des tensions chez les seniors.
Et ce n'est pas mieux chez les jeunes sur Kumo, où les relations entre Sakon
et Caroline restent tendues. Il faut y aller mono.
Ce qui serait énorme, c'est que tu lui présentes tes excuses.
Non, impossible, je ne peux pas.
Oui, mais tu ne crois pas que c'est l'occasion d'évoluer ou de changer ?
Donne-toi l'occasion de changer, justement. Si c'est les premières
personnes à qui je dois m'excuser, c'est ma famille, pour mon comportement.
Après ? Non, les premières personnes, c'est ma famille. Ça peut être un
truc... Certainement pas une starlette de Biarritz.
Je n'ai pas du tout apprécié son attitude vis-à-vis de Caroline.
Je lui en ai parlé, je lui ai dit qu'il fallait qu'il s'excuse. Je sais qu'il y
réfléchit. Et c'est vrai que moi, ça me dérange d'avoir un élément perturbateur
comme ça dans un groupe.
Je pense que c'est que des paroles. Parce que comme je disais, il fait le
guerrier, mais je pense qu'il n'y a rien derrière.
C'est un mec, donc il est un peu fier.
Il n'a pas insulté sa famille, il ne l'a pas insulté.
Le moment que le respect, il n'y a pas de gros mots, moi je m'en fous.
T'es rancunier à ce moment-là ou quoi ? Je te jure. Il y a des curettes que j'ai
pas oubliées depuis 10 ans. 10-15 ans.
10-15 ans, je te jure.
Il y a des personnes de ma famille, je leur parle même plus. T'es à la
maternelle, tu t'embrouilles avec un petit, j'ai pas excusé.
Des excuses, jamais ! J'aime personne, je suis quand même ça.
Sakon est un garçon qui ne fait pas de concessions.
Parfaitement convaincu de sa supériorité.
J'ai tendance à me mettre au-dessus des autres, du lot, et j'ai tendance à
rabaisser les autres.
Sakon a la rage de vaincre. A 23 ans, ce jeune commercial dans la publicité est
déjà propriétaire d'un appartement dans une résidence de la région parisienne.
Il réussit malgré une enfance solitaire.
Né en Thaïlande de parents laotiens qu'il n'a pas connus, Sakon a été élevé
en France par sa grand-mère en compagnie de ses sœurs. Mais peu enclin à la vie
de famille.
Il rend rarement visite à ses proches. Sa conne, il est très ambitieux, il
réussit tout, mais il est égocentrique et pense qu'à lui, il est égoïste.
Je n'ai pas eu les parents pour m'éduquer, pour me dire les bonnes
manières, comment je dois me comporter.
Solitaire et dur, tout son temps est dédié à parfaire son corps d'athlète.
Alter !
Voler, 10 heures par semaine, c'est sur les terrains de sport qu'il croise ses
rares amis.
Quand on mélange son caractère très dur et son implication maximum dans chaque
chose qu'il fait, ça peut faire un petit peu de clash, de mélanger, c'est très
explosif. On a du mal à le maîtriser au niveau du jeu, il est un petit peu trop
perso et ça pose quelques problèmes au niveau de l'équipe.
Sakon a un besoin éperdu de reconnaissance et d'admiration, quitte à
être insupportable.
Il veut briller.
Moto, golf et hip-hop, bien sûr. Tout ça pour compenser les moqueries dont a
souffert cette ancienne obèse.
C'est pas vrai, c'est de la gonflette.
Lorsque j'étais jeune, j'attirais pas les regards, mais maintenant, j'attire
les regards.
C'est trop fier.
Un Chinois, c'est fier, un Chinois.
Jamais de ma vie, je me suis excusé.
Même à ma famille.
Peut-être l'occasion, attends.
Tu crois que ça va être avec elle ? Ah ouais, moi je te le dis. Montre à tout
le monde que t'es pas rancunier, justement.
A la demande générale, Sakon promet de réfléchir.
La nuit enveloppe Kumo et le chant lugubre des plus fins s'élève dans le
noir. C'est en général le moment que choisit Sakon, le solitaire, pour se
livrer à l'introspection.
Je suis venu ici pour essayer de m'adapter aux autres et puis d'essayer
de m'intégrer à gros pour savoir écouter.
Et je sais que je ne pourrais pas changer, mais je pourrais évoluer,
apprendre un petit peu tout ce qui est humain, tout ce
qui est relation humaine, c'est-à-dire pardonner, écouter, m'intégrer et puis
surtout me faire des amis.
Après les émotions de la veille, c'est normal, le lendemain matin, les juniors
traînent un peu au lit, sauf Koumba.
Elle a vu Mohamed partir à la chasse très tôt ce matin.
Et elle est vaguement inquiète. Tu l'as vu partir ? Oui, je l'ai vu partir par
là. Il est parti d'abord par là-bas.
Après il est revenu, il m'a dit qu'il n'a rien vu. Et après il est reparti par
là-bas.
On va attendre encore un peu. Si jamais il ne revient pas, on se remettra à tous
pour le chercher.
Il ne peut pas revenir sans rien. C'est possible. A mon avis, c'est tout à fait
son style.
Il a dû culpabiliser.
Il culpabilise de ne pas avoir ramené bien.
Cumba a des raisons de s'inquiéter.
L'île de Kumo est un plateau corallien ancien fait de trous et de crevasses.
La pierre est coupante, il est donc facile de tomber et de se blesser
gravement.
Kumba craint qu'il ne soit arrivé quelque chose à Mohamed.
Il a disparu du camp depuis plusieurs heures.
Alerté, nous envoyons immédiatement un hélicoptère survoler l'île. On ne sait
jamais.
Pendant ce temps sur Kanawa, c'est l'insouciance. Avec leur matériel tout
neuf, les seniors se concentrent sur la pêche.
Tu comprends ce que je veux dire ? Ça fait plus foncé. C'est tous des
poissons, ça. Ils vont partir en mer pour revenir comme ça, pour les rabattre
sur le bord.
Moi, je vais passer par derrière. Il faut les rabattre vers chez nous.
Mais toi, t'es en haut, tu vas voir tout le monde. Alors, des fois, les poissons,
ils vont pas partir où on veut. Dis-nous vite, par exemple, Thierry, non,
attention, bouge plus.
Pour bien les faire envoyer vers le pied.
Moins de soucis.
Jérôme ! Jérôme ! On a lâché le filet, regarde, c'est un ami, là.
C'est un petit malheureux, regarde.
Déjà, un peu de friture au menu, tout semble aller pour le mieux.
Mais le drame n'est pas loin. Il fait chaud, Sylvie tombe brutalement en
syncope. Aïe, aïe, aïe, aïe, elle est tombée dans les poings.
Mets-la en position de sécurité sur le côté.
Voilà, mets-la en position de sécurité sur le côté, vite.
Attends, attends, mets sa jambe là comme ça, vite.
Une jambe fléchie, comme ça.
Je pense qu'il faut vraiment boire et on ne boit pas assez.
Vas-y, fais la boire un peu.
Ça va ? Au moment où elle s'est levée, elle m'a tombée comme un point mort
dessus. Elle m'a assommée. Le temps que je décoince, qu'elle venait de faire un
malaise, déjà, il fallait que je reprenne mes esprits.
Mais elle a resté longtemps inconsciente.
Donc après, j'ai alerté tout le monde, bien sûr, et puis on l'a mis en position
de sécurité.
Et après, elle a repris connaissance, mais ça a été de plus en plus mal.
T'as raison, ça doit être ça. J'ai mangé un poisson et puis je suis enceinte.
Mauvaise nouvelle pour la tribu. Une équipière malade, ce sont des forces en
moins pour la prochaine épreuve.
Chez les juniors, il manque tout simplement quelqu'un.
Mohamed n'est toujours pas revenu.
Je me suis dit, il ne va sûrement pas trouver d'oiseau parce que c'est plus l
'heure, le soleil se lève. Il ne voudra pas rentrer tant qu'il n'aura pas ramené
quelque chose. Je n'ai pas attrapé d'oiseau, je me suis dit, je vais
attraper une chèvre.
C'est inattendu, Mohamed a réussi à capturer une des chèvres sauvages de
Koumo. Ce troupeau d'une dizaine de têtes vit en liberté dans l'île.
Ordinairement, la tribu de Kéré les capture au filet après une longue traque
mobilisant au moins quatre chasseurs.
Par conséquent, ce qu'a réussi Mohamed tout seul est assez stupéfiant.
Merci quand même pour la chèvre, mais la prochaine fois, voilà quoi.
C'est sûr qu'elle est pleine ? Oui, elle est pleine, ça se voit.
Oui, elle est pleine.
Il ne faut pas qu'on la garde pour le lait, tant qu'on a encore à manger ? Je
ne sais pas si elle a du lait.
Oui, elle a du lait. Elle a du lait ?
Comment on fait après pour la cuillère ? On l'embroche carrément ? On l'embroche
comme ça, comme ça on prend un petit morceau chacun.
Tu veux le faire entier ? La chèvre de Mohamed provoque un véritable débat chez
les kumos.
Faut-il, oui ou non, la manger ? Moi ce qui me fait chier c'est qu'elle est
enceinte. J'avoue que je ne suis pas insensible, surtout qu'elle attend un
petit.
Demain on va lui couper la tête et...
On va la vider, on va la manger.
C'est normal, c'est la survie.
Mais c'est vrai que moi, je suis sensible et ça me fait mal au cœur.
Nous, la chèvre, on va la tuer dans tous les cas. S'il y en a qui veulent la
manger, on la mange. S'il y en a qui ne veulent pas la manger, on ne la mange
pas. On ne force personne à manger.
Je pense que je n'en mangerai pas parce que je me suis déjà attachée à cette
petite bête. Elle attend un petit.
Je crois que c'est surtout le fait qu'elle attend un petit.
Si on commence à faire du chichi, on ne mange pas et on pète la dalle et on
tombe malade.
Je suis un débrouillard et j'essaie de...
De débrouiller tout le monde. Les 7, 6 sont d'accord, une personne n'est pas d
'accord. Donc c'est la majorité qui l'emporte. C'est ça dans la vie en
collectivité. C'est certain, la chasse de Mohamed divise la tribu. Mais l
'excitation gagne les kumos. Les juniors, c'est vrai, pouvaient chasser
les chèvres sauvages sur leur territoire. Mais dans le respect des
lois universelles de la chasse.
Or, on ne traque pas les femelles prêtes à mettre bas.
Encore moins les abattons.
Une vérification s'impose.
Il est en mauvaise santé.
Il n'a pas l'habitude du monde.
Il est sauvage.
Il est blessé aussi. Il a pris un coup d'oeil.
Il a piqué une cushion.
Oui, c'est moi qui l'ai piqué.
C'est moi qui l'ai chassé.
Et c'est moi qui vais la garder.
Tu vois, mais j'en ai rien à foutre qu'elle soit pleine, qu'elle soit vide.
Vous n'allez pas me lâcher de chèvre ici, moi. Vous m'avez mis des chèvres
ici, je la garde, la chèvre. Elle ne bouge pas d'ici, la chèvre. Je vous le
dis tout de suite. Et celui qui n'est pas content, qui vient de me voir, je
casse sa bouche.
Moi, je suis un fou dans ma tête.
Vous n'allez pas me lâcher de chèvre ici.
Vous me lâchez des chèvres, moi, je vais chercher des chèvres.
Je m'en fous qu'elle soit pleine ou qu'elle n'est pas pleine. Je m'en fous,
je la mange, chèvre.
La chèvre, elle reste là, sur ma tête, à la machette, celui qui veut la prendre.
Je m'embrouille grave,
Mohamed, vous avez posé cette machette déjà ? Non, non, je n'en ai rien à
foutre. Elle ne bouge pas d'ici, la chèvre.
Non, non, elle ne bouge pas d'ici, la chèvre. Je vous le dis tout de suite.
Ce matin, j'ai mis 3 heures à l'attraper, la chèvre.
3 heures.
Peut-être que les gens d'ici mettent 20 minutes, mais moi, j'ai mis 3 heures. Je
l'ai attrapée.
Voilà.
Elle est en mauvaise santé. Je vais la couper tout de suite, comme ça, elle
sera plus en mauvaise santé.
Moi, je ne suis pas agressif pour des trucs bidons.
Je suis agressif pour des bonnes raisons.
Ça, c'est mon estomac.
Donc je suis agressif. Tu veux me le prendre ? Faut que tu me passes par le
corps. C'est tout. En se montrant menaçant, Mohamed dépasse les limites de
ce que peut engendrer la simple déception.
Koumba, heureusement, le désarme. La tension retombe et le jeu d'immunité
annoncé fait à point nommé diversion.
Les esprits se calment peu à peu sur Koumo.
« Prisonniers de vos entraves, comme des bagnards au soleil, battez-vous en brave
pour échapper au conseil. » « Soit nous tous, on est reliés à un boulet, à un
truc à transporter sur un parcours, ça va être encore un truc comme ça. » C'est
enfin le départ pour les juniors. L'enjeu de l'aventure reprend le dessus.
Il s'agit à tout prix d'éviter le conseil. Et c'est au moins l'occasion d
'oublier l'atmosphère de violence du campement.
Les rouges aussi sont prêts à partir. Mais l'état de santé de Sylvie ne s
'améliore pas.
Le médecin doit intervenir.
Je ne me sens pas bien du tout.
Vous savez, je n'arrive pas à fixer un point.
Ça me fait tourner la tête.
J'ai essayé de voir depuis ce matin tout ce que j'ai vu.
14,8, c'est parfait.
J'ai toujours eu une bonne tension.
Pardon ? J'ai toujours eu une bonne tension.
Il y a une disproportion entre votre état cardiovasculaire et votre état
apparent. Et sur le plan moral, ça va ? C'est pas le moral qui lâche un peu ? Je
vois les yeux.
Qu'est-ce qu'il y a ? Vous avez plus d'angoisse ? Oui.
Je suis quand même assez inquiet pour elle et j'ai peur que cet épisode ne
compromette dangereusement sa participation, puisqu'elle se sent quand
même très très fatiguée.
Et si bien même on arrivait à la remettre sur pied en 24 heures, j'ai
peur que ça se reproduise à très court terme.
Dans l'immédiat, le docteur ne laisse pas Sylvie participer à l'épreuve d
'immunité. Les rouges se présentent donc à 6 dans la baie des crabes.
Bonjour à tous.
Je vais vous demander de me redonner le totem gagné précédemment. Il est remis
en jeu.
Merci.
Et pour cette épreuve, vous serez 6 de part et d'autre. Tout simplement parce
que de votre côté, les rouges, Sylvie est souffrante.
Et de votre côté, les jaunes.
Marie-Cécile, vous avez mal à l'oreille et le médecin ne vous autorise pas à
participer à cette épreuve parce que ce passe en partie dans l'eau. D'accord ?
Vous le savez peut-être, l'île d'Épin fut tristement célèbre jusqu'au milieu
du siècle dernier pour son bagne.
Aujourd'hui, votre but, ça va être de libérer un bagnard dans chaque équipe
qui sera relié par une corde à la charge que vous découvrez sur les pontons.
placé dans la mer.
L'objectif, permettre aux bagnards d'avancer et pour cela, tous les autres
membres de l'équipe devront porter, déplacer cette charge le plus vite
possible. C'est un parcours d'abord aquatique, ensuite terrestre.
L'équipe qui gagne est celle qui se présentera devant moi sur la barrière
qui vous est réservée. A gauche, la barrière rouge.
A droite, la barrière jaune.
Il va falloir du souffle.
Et les muscles ? A vous de choisir votre bagnard.
Les
rouges,
qui sera votre bagnard ? Eliane.
Et vous, du côté des jaunes, le bagnard, c'est ? Caroline.
Caroline. Très bien.
Marie-Cécile, venez me rejoindre puisque vous ne disputez pas cette épreuve.
Les rouges motivés ? Oui ! Les jaunes ? Oui ! Allez vous mettre en place.
Attention !
3, 2, 1, go !
Le
problème maintenant, c'est de transporter le lest qui repose à 3
mètres de fond. C'est le seul moyen de faire avancer Caroline pour les juniors
et Eliane pour les seniors.
Comme toujours, en difficulté dans l'eau, Sakon et Kumba pour les Kumo, et
Thierry pour les Kanawa.
Clémence fait un gros effort pour les jaunes, mais c'est tout de même Eliane
pour les rouges qui est en tête.
Chez les rouges, encore une fois, c'est Jérôme qui fait l'essentiel du travail
sous marbre.
Eliane prend pied sur la plage, elle est en tête, mais la difficulté est
maintenant de porter le lest.
50 kilos de pierre à tirer sur la terre, c'est autrement plus difficile que de
les porter dans l'eau.
Allez Caroline, t'as pied là !
Il faut faire
passer les pierres sous l'obstacle. Si l'on creuse trop, on perd du temps.
si l'on ne creuse pas assez le fardeau se coince
Les rouges conservent la tête, mais sur cet obstacle, les jeunes ont refait une
partie de leur retard.
Les rouges sont coincés, le sac de pierre ne passe pas dans les branches.
Du coup, les juniors, dégagés de l'obstacle précédent, sont sur leurs
talons.
Eliane a déjà atteint la lame qui va la libérer. Une fois le lien tranché, elle
sera libre et pourra foncer vers l'arrivée avec son équipe bien sûr, mais
sans le lest.
Les jaunes sont en grande difficulté. Ils sont épuisés par
le poids du sac de pierre.
Les rouges, enfin libres, courent vers la victoire.
Attention ! Table à victoire pour les rouges, bravo !
Les
rouges, les jaunes, venez me rejoindre !
Les Rouges, bravo, quelle organisation, quelle abnégation et surtout quelle
cohésion. Ce totem, il est pour vous, symbole de l'immunité, symbole surtout d
'un retour tranquille sur votre île. Eliane, bannière libérée, vous méritez
ce totem au nom de toute votre équipe et je suis très heureux de vous le
remettre. Bravo aux Rouges ! A très bientôt !
Bon les jaunes, vous avez été battus très très largement par l'équipe des
rouges, ce qui vous vaut une présence au troisième conseil. Avec la perspective,
forcément c'est la règle de Koh-Lanta de perdre l'un des équipiers de votre
tribu.
Mais ce n'est pas tout ce que j'ai envie de vous dire aujourd'hui. Je voudrais
évoquer avec vous la notion de respect très importante.
D'abord, et je me tourne vers vous Mohamed, le respect de la nature.
Vous êtes partis, vous avez chassé, vous avez capturé.
Une chèvre qui était pleine.
Et là, vous avez bafoué la loi de la chasse, qui est la même sur tous les
continents. On n'abat pas une bête qui est pleine.
C'est clair ? On n'abat pas une bête qui est pleine.
Donc cette chèvre vous sera enlevée et nous allons la soigner.
Deuxième chose, je voudrais parler, toujours avec vous Mohamed, du respect
de votre engagement dans Koh Lanta.
Lorsque... Vous partez où que ce soit, vous devez prévenir, un, parce que toute
votre équipe était inquiète, deux, parce que nous étions inquiets, vous êtes
partis plusieurs heures à la chasse, et ça c'est un manque de respect par
rapport à votre engagement.
Et enfin, je voudrais parler du respect de l'équipe.
Quoi que vous pensiez, quel que soit votre sentiment par rapport à ce que l
'on vous impose,
Vous n'avez pas à avoir ce comportement inqualifiable que vous avez eu au moment
où vous êtes revenu sur votre campement avec la chèvre. Celui qui n'est pas
content, qui vient de me voir, je casse sa bouche.
Renoy, Black, j'en ai rien à foutre, je la garde la chèvre.
Je ne me suis pas cassé les couilles ce matin pendant 4 heures pour aller la
chercher. Je vous le dis franchement.
En attendant de prendre une décision par rapport à ce que vous avez fait, vous
allez être isolé.
Provisoirement, vous ne faites plus partie de votre tribu.
Le temps de réfléchir de votre côté, le temps que nous, on puisse réfléchir pour
prendre une décision par rapport à ce manque de respect global.
Tous les autres, je vous invite très bientôt au prochain conseil.
Mohamed, venez à côté de moi.
Les juniors subissent une double perte. L'immunité leur échappe et ils perdent
provisoirement Mohamed.
Une dure épreuve l'attend. Il est exilé sur un îlot désolé à la limite extrême
de la barrière de corail.
L'endroit est des plus austères, par l'ombre d'un végétal. C'est le
territoire des oiseaux de mer et des crabes de sable.
700 mètres carrés de désert absolu pour effectuer une retraite, espérons-le,
salutaire.
Alors que Mohamed s'installe sur le minuscule banc de sable, les Rouges
retrouvent Kanawa totem en main.
Et leur première pensée va bien sûr vers Sylvie.
J'espère qu'elle est au courant qu'on a gagné.
Quelqu'un qui me manque énormément, c'est Sylvie.
Parce qu'on avait des petites discussions personnelles sur notre vie,
bien sûr.
Demain, on va la revoir en pleine forme. Ils vont nous la rebooster à la
clinique. Et je suis sûr que demain ou à la prochaine épreuve, on va la retrouver
en pleine forme. Aujourd'hui, elle a eu un coup de mou qu'on dit parce que peut
-être...
Mais physiquement, elle a eu une petite baisse de tension. Le médecin fait des
miracles. Il a réussi à sauver un claquage de Francis.
Le lendemain, Francis était là. Alors un petit coup de... Ironie. Ah oui, un
petit coup de cafard de ce style.
Les seniors ne semblent pas très inquiets de l'état de santé de Sylvie.
En revanche, pour les juniors, l'exil de Mohamed, plus la défaite, c'est un peu
difficile à vivre.
Le fait que Mohamed soit exilé, je le vis très mal parce que...
C'était mon complice de chasse, c'était mon complice de conneries qu'on faisait,
c'était mon pote.
Je ne sais
pas comment réagir par rapport à elle, parce que souvent elle est très gaie, c
'est la première fois que je la vois parler, c'est la première fois que je la
vois comme ça.
Donc, on va voir dans le courant de la soirée comment elle va réagir. Et là, je
me surprends. Je suis très triste que Mohamed soit parti.
Ça me touche beaucoup.
Nul n'est irremplaçable et nul n'est indispensable.
Il se trouve que Mohamed, c'est quelqu'un qui prend beaucoup de place
dans le groupe. Bon, ben voilà, il n'est pas là. Il faut bien que le groupe vive
aussi. Donc, la place qu'il ne prend pas, elle est prise par les autres. C
'est le pilier de notre groupe.
Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut se laisser aller quand il n'est pas là.
L'amorosité règne sur Kumo, les jeunes sont abattus.
Mohamed absent, que faire de la chèvre ? Elle a besoin de soins vétérinaires,
nous décidons donc de l'emmener pour la soigner.
Elle est
partie,
elle est partie.
Même si je lui en veux personnellement, cette putain de chèvre.
J'ai vu mon steak frite partir là.
Moi je dis j'ai rien du tout, j'oublie rien du tout parce que il y en a un de
notre groupe qui s'est fatigué à nous chercher de la nourriture et on le
laisse partir.
C'est n'importe quoi.
L'absence de Mohamed pèse sur le moral des kumos.
Le soleil se couche.
Mohamed sur son banc de sable s'apprête à affronter une nuit de complète
solitude.
Oh la chope.
Les juniors sont momentanément privés de leader. Tout est du coup plus compliqué.
Sur l'îlot de l'exil, la nuit a été éprouvante. Mohamed, c'est certain, s'en
souviendra très longtemps.
Franchement, je n'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie pendant aussi
longtemps.
Elle a été horriblement longue.
Ça m'a laissé le temps de réfléchir à ce que j'ai fait.
Si je ratate le camp, il faudrait que j'assure à 200% encore.
Sans faire de bêtises.
Parce que je me suis manqué à la règle et personnellement, je m'excuse par
rapport à ça.
Je me suis grave manqué là-dessus. Je ne m'en suis pas rendu compte sur le coup.
Hier soir, j'ai eu le temps d'y penser.
La prise de conscience de Mohamed est sincère. Et ce n'est pas étonnant car
habituellement, Mohamed, 24 ans, est un garçon tempéré, apprécié pour sa
diplomatie et sa générosité.
Bonne journée.
Il n'y a pas de soucis.
A tout à l'heure. Je suis respecté.
J'ai toujours tourné droit. Je n'ai jamais tourné à l'envers. Vas-y, l'ordi
de frappe ! Je le définis comme un grand frère.
Comme quelqu'un sur qui on peut compter quand on a besoin de lui.
Il rend service sans rien en retour, sans rien donner.
Il ne compte pas sur ce genre de choses.
Mohamed vit dans une cité de Colombes, dans les Hauts-de-Seine, qu'il ne
voudrait quitter pour rien au monde.
Et voilà, c'est chez moi.
Toutes mes tours, tout ça c'est à moi.
Tout ça, ça nous appartient.
Mohamed est en ce moment chauffeur de car et s'applique à être prévenant avec
tous. On ne transporte pas des pommes de terre.
Il faut être vigilant.
On est sur l'homme le caméléon.
Il a tout fait.
Je plaisante pas. Il a travaillé dans une banque.
Il a fait électricien.
Il a fait mécanicien. Il a fait ambulancier. Non mais je le savais en
plus. Il a habité partout.
Mohamed se démène pour réussir et prouver que malgré une enfance
perturbée, déchirée entre l'Algérie et la France, il a su surmonter ses
difficultés. Toujours en bande, il ne sait pas être seul. Et son refuge, c'est
la famille. Il habite actuellement avec Cheherazade, son épouse, et ses beaux
-frères. Tous se retrouvent autour du thé et du couscous.
Il s'attache très vite aux gens qu'il aime.
On dit qu'il est très famille, très bisous, très câlin.
Il faut qu'il coupe un peu le compte ombilical, qu'il parte un petit peu, qu
'il vive sa vie.
Enjoué et câlin, Mohamed ne peut vivre sans cette bulle de tendresse qui lui a
fait tant d'efforts plus jeune. Il a besoin d'être entouré et estimé de tous.
L'équipe des jeunes me manque énormément et je pense que je leur manque aussi.
Mohamed reprend le dessus, mais dans l'attribut miné par l'incertitude, le
moral est au plus bas.
Mais aujourd'hui, c'est bizarre.
Mohamed, on ne sait même pas s'il va revenir.
Il y a une mauvaise onde sur la journée aujourd'hui.
Tu imagines s'il l'exclut ? Possible.
Ce qui veut dire que ce soir, il y en a un de nous qui va partir là, plus
Mohamed. Ça se trouve deux en moins.
Le fait que Mohamed ne soit pas là, ça me touche.
Je ne suis pas bien, je me sens seul.
Sans lui, je me sens vide. On dirait que dans le camp, il n'y a personne.
On s'ennuie, je m'ennuie à mourir parce qu'il n'est pas là.
Je ne sais pas.
Même s'il ne se dit pas leader du groupe, il ne veut pas se dire leader.
Mais je dirais que c'est un pilier et que c'est vraiment un élément très
important dans le groupe.
Ça se trouve, il est peut-être plus inquiet pour nous que pour lui-même.
Sans Mohamed, j'ai l'impression qu'ils ne sont rien.
Ils ne sont rien sans Mohamed.
Moi, ça ne m'affecte pas tant que ça.
Tout est bien qui finit bien. La chèvre a été libérée.
Mohamed est extrêmement débrouillard.
Il a l'air d'avoir un moral d'acier. Je pense qu'il va bien supporter la
chambre. J'en veux à Caroline, mais indirectement. Je me dis que c'est un
peu de sa faute si Mohamed s'est fait exiler.
Parce qu'elle était là tout le temps à parler. Oui, moi, je ne supporte pas ça,
je ne supporte pas ça. Mais c'est ça qui a mis la puce à l'oreille, je pense.
Difficile pour les juniors de se faire à l'éloignement de leur leader.
Chez les seniors, Sylvie n'est pas revenue et elle ne reviendra jamais.
Le physique tient, mais c'est le mental qui a lâché. Elle n'a pas supporté l
'ambiance d'exclusion qui règne sur Kanawa.
Je n'arrivais plus à gérer les masquineries et les méchancetés.
Je pense que pour moi, mon but était de garder une certaine honnêteté d'esprit.
et de garder un respect des autres.
Toutes les tensions qu'on a eues au départ avec différentes personnes, je
pense que c'est ça qui a fait aussi... Oui, oui, ça l'a profondément blessée.
Ce qui lui est arrivé aujourd'hui ne découle absolument pas de ce qui s'est
passé avec qui que ce soit dans l'équipe depuis le début de l'aventure.
Sylvie, c'est quelqu'un de très, très attachant. Elle est très gentille, mais
elle est très bileuse aussi, très, très bileuse. Le problème, c'est qu'elle
craque facilement.
Les seniors ne croient pas beaucoup au retour de Sylvie. Même Eliane semble se
faire une raison et se rapproche des autres.
Stratégie oblige. C'était naturel.
Sylvie, ils sont venus à moi. Ce n'est pas moi qui suis venue.
Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'en fait, ils se sont un petit peu imposés et toi,
tu as un peu subi. Parce que c'est vrai qu'à un moment donné, tu disais que tu
en avais marre. Ah oui, oui.
C'est-à-dire qu'ils ont des caractères aussi différents et il fallait que je
gère. Même qu'il y ait une bonne ambiance, je suis sur la liste sortante.
Mais bon, c'est pas pour autant que je baisse les bras.
Il y a toujours un petit espoir. Pas facile d'être l'ultime rescapée du clan
des trois face au club des cinq.
Sûr de sa force et de son bon droit, il faudrait un véritable choc pour faire
évoluer la tribu.
Bonjour à tous.
Sylvie n'a pas supporté les tensions qui existent dans votre tribu et elle ne
reviendra jamais sur votre camp. Elle a préféré abandonner.
Et comme le stipule le règlement de Koh Lanta, c'est le dernier éliminé.
de votre équipe qui est réintégrée.
Le dernier éliminé, c'est votre vétéran, Francis.
Je vous demande de lui réserver le meilleur accueil. Il fait à nouveau
partie de votre tribu rouge.
Francis, bonne suite d'aventure.
Merci.
Elle va bien quand même, Sylvie ? Hein ? Elle va bien ? Salut.
Ça va ?
Qu'est-ce qu'elle a, Sylvie ? Elle a des gros problèmes.
Ça la travaille.
On met le couvert.
Moi, le tout-bibé est encore revenu me voir. Je marche.
Je ne veux surtout pas être un boulet pour vous, malgré ce qu'il peut y avoir,
le vote. Je suis quand même rouge. Je vous souhaite d'aller très, très, très
loin.
On va pêcher ? Oui, c'est bon.
Francis II, le retour.
Voilà un rebondissement inattendu sur Kanawha.
C'est un scénario que les jeunes aimeraient bien vivre sur Kumo. Hélas, à
la place du retour de Mohamed à la maison, c'est le conseil et son
élimination qui sont au programme des Kumo. J'ai très peur qu'on peut être
pour moi ce soir. J'ai très peur de partir ce soir. Je suis imprévisible.
Donc je pense qu'ils redoutent ça. Et puis je pense également que les filles,
Ou même Alexis redoute que je puisse m'en prendre à eux un jour.
Sakoun a toujours été un peu à part dans le groupe.
C'est celui qui s'isole le plus souvent.
C'est aussi celui qui a le moins d'énergie.
Sakoun a des côtés très touchants de par son histoire.
Il a l'air très sincère dans tout ce qu'il dit.
Et de notre côté, il se met souvent à l'écart. Tout à l'heure, il nous parlait
limite en tournant le dos.
Malgré que je ne supporte pas Caroline, je ne pense pas que je pourrais voter
pour elle.
C'est peut-être Marie, parce que je vois que Marie est souvent malade.
Et je pense que ça pourra nous porter handicap pour la suite des Jeux. Sa
conne est de plus en plus isolée au sein des coumeaux, mais il n'est pas le seul
en danger.
Marie-Cécile est tombée malade, son otite s'aggrave, elle n'est vraiment pas
bien. Ce n'est pas la première fois et on le sait, malheur aux faibles dans l
'aventure. Si je ne sers à rien, à Caroline elle arrive, elle est toute
fraîche, tout ça.
En fait, là, je veux savoir s'il y a quelqu'un qui veut partir, qui veut
quitter le jeu, qui en a marre. Donc si cette personne-là en a marre, autant qu
'il nous le dise maintenant.
Je me sens pleine d'énergie, j'ai vraiment envie de continuer l'aventure.
Mais bon, après je suis arrivée.
Pas en même temps que vous. Donc après, c'est à vous de juger ce que vous
décidez de faire. Mais mon état d'esprit, c'est que j'ai envie de
continuer avec vous. Tu devrais continuer.
Ah ouais, mais à fond. Moi, de mon côté, je suis content d'être là et je veux
rester un maximum.
J'ai envie de rester à 100% aussi.
Toi, tu veux rester, toi ? Ben, j'hésite, là.
Je ne sais pas trop.
Je ne sais pas trop.
Donc, ce qui se passe dans ma tête, c'est que je suis malade et j'ai l
'impression d'être un poids lourd pour vous parce que je ne peux rien faire.
Ça conne.
Pourquoi tu viens avec nous ? Je me sens mal ici.
Au niveau de l'équipe, il n'y a rien à dire. Maintenant, je me sens mal vis-à
-vis personnel.
C'est personnel que je me sens mal. C'est-à-dire que pour moi, je fais un
très gros travail sur moi-même. C'est pour ça que je me sens mal.
La situation est confuse sur Kumho. Les juniors tentent de dégager un consensus,
mais la franchise n'est pas au rendez-vous. Ça ne donne pas la réponse.
L'aventure des jaunes prend une tournure délicate. La difficulté de la survie n
'excuse pas certains comportements.
Mohamed l'a déjà appris à ses dépens et sa conne, lui, a une attitude totalement
déplacée envers Caroline.
Reste à savoir si ces dérapages vont influencer le vote.
Personne, au moment d'affronter le conseil, dans cette équipe des coumeaux,
n'est à l'abri. Et c'est certain, l'un d'entre eux va quitter brutalement l
'aventure.
Les trois dernières journées de survie peuvent être qualifiées de dramatiques
pour les naufragés de Nouvelle-Calédonie. Sylvie chez les
seniors est contrainte à l'abandon pour raisons médicales.
Tandis que Mohamed chez les juniors est condamné à l'exil pour avoir pris à
partie et menacé l'équipe de tournage ainsi qu'un berger canaque.
Tout cela à cause d'une chèvre capturée quelques heures auparavant.
Et cet épisode violent faisait suite à une autre agression verbale, celle de sa
conne sur Caroline.
La tribu des juniors dérape et l'apathie des uns est aussi condamnable que le
caractère agressif des autres. La présence des juniors au conseil ce soir
n'est donc pas inutile pour les remettre sur de bons rails.
Bonsoir à tous.
C'est votre deuxième conseil et je voudrais que l'on parle de la survie, de
votre survie.
Je fais bien sûr allusion à ce qui est arrivé à Mohamed, à son comportement. Il
a été sanctionné.
Mais j'ai envie de dire qu'il était dans le feu de l'action. Vous, en revanche,
vous aviez beaucoup plus de recul. Et je ne comprends pas pourquoi vous n'avez
pas réagi.
Alexis. Parce qu'on a tous été très surpris de voir cette chèvre. On ne
pensait pas qu'il arriverait à attraper une chèvre. Il en parlait depuis 2-3
jours.
Moi, comme j'ai dit, j'avais l'impression que c'était plus un rêve ou
un fantasme qu'il n'arriverait pas à aboutir. Et on a été là tous, je crois,
assez bêtés de voir Mohamed avec cette chèvre.
Et on n'a pas eu le temps de réaliser véritablement. D'accord, j'ai bien
compris que c'était une grande surprise.
Mais à ce moment-là, on imagine que l'un d'entre vous... l'une d'entre vous
puisse prendre position.
Koumba, vous, à ce moment-là, au moment du paroxysme, de l'énervement, vous avez
pris la machette des mains de Mohamed. C'est donc à ce moment-là, déjà, vous
condamniez ce qui se passait.
Un petit peu, je ne voulais pas que ça... Même connaissant Mohamed depuis
quelques jours, j'en suis sûre qu'il n'aurait rien fait. Mais bon, les gens l
'auraient interprété autrement. Je savais pertinemment qu'il n'allait
frapper personne.
Mais c'était pour mettre la pression, pour qu'on le laisse tranquille avec sa
chèvre. Les valeurs de la survie, c'est quoi pour vous, Sakon ? Pour moi, la
survie, c'est faire le nécessaire pour rester en vie et pour survivre. Et vous
aviez besoin de cette chèvre pour rester en vie ?
Franchement, répondez-moi.
Sincèrement, évidemment, c'est vrai que cette chèvre, pour l'instant, on n'en
avait pas besoin.
Quand Mohamed a attrapé la chèvre, j'étais tout à fait pour pour qu'il l
'abatte, puisque... Et encore ce soir ? Ce soir, ça me laisse perplexe, en fait,
sur cette histoire, parce que moi, je ne connais aucune valeur humaine.
Justement, je suis dans cette aventure pour apprendre toutes ces valeurs.
Et c'est vrai que maintenant, en y réfléchissant, je reste sceptique sur ce
qui s'est passé.
Mais ça veut dire quoi, vous restez... Moi, vous m'inquiétez, là. Pour moi, je
ne compare pas un animal à un être humain. Pour moi, je ne compare pas.
Et une bête qui est pleine, pas de problème. Qu'elle soit pleine ou pas, on
la bat.
Je ne sais pas quoi répondre.
Pour moi, il n'y avait rien de choquant.
Bon, tous ici, je crois que maintenant, il est temps d'accueillir Mohamed. Il
est passé tout, tout près.
Une exclusion de Koh-Lanta.
Bonsoir Mohamed.
J'espère qu'il a compris et il est maintenant de retour dans votre tribu.
Mohamed, vous avez eu le temps de réfléchir tout seul sur votre îlot.
Comment vous jugez votre comportement ? Ça m'étonne aussi de moi.
Je n'ai jamais eu de réaction comme ça auparavant. Mais vous aviez une réaction
d'un homme qui n'avait pas mangé depuis des semaines.
Sur ma tête, à la machette celui qui veut la prendre. Je m'embrouille grave,
je vous le dis tout de suite. Vous me ramenez autre chose alors dans ce cas
-là. Je n'en ai rien à foutre.
Mohamed, vous avez posé cette machette déjà ? Non, non, je n'en ai rien à
foutre. Elle ne bouge pas d'ici.
Non, non, ne bouge pas de là.
Mais aujourd'hui, je m'en veux. Je m'en veux beaucoup.
Et je m'excuse auprès de tout le monde. Parce que ça peut forcément choquer. Est
-ce que vous avez beaucoup appris au cours de cet incident ? Denis, là où j
'ai appris, moi, c'est sur Lilo.
C'est un grand pardon à tout le monde.
Moi, je voudrais qu'on continue sur ces belles valeurs, théoriquement, que vous
devriez avoir entre vous.
Ça conne.
Comment expliquez-vous ce comportement que vous avez eu à l'encontre de
Caroline ? Je pense que je n'ai eu personne pour m'indulquer toutes ces
manières, tous ces comportements à avoir.
Je n'ai pas eu de directive durant ma jeunesse.
Vous n'avez pas été éduqué ? Non, je n'ai pas été éduqué.
J'ai grandi sans conseil, sans parents.
Évidemment, j'ai été à l'école, bien sûr, mais il y a des choses qu'on ne
peut pas apprendre à l'école.
Et j'espère que...
D'ici la fin de l'aventure, si j'ai la chance de rester, j'espère que j'en
sortirai plus mature et plus grand.
Caroline, comment peut-on en arriver là ? Je pense que ça comme...
Et très impulsif.
Bon, après, il se place toujours en position de victime. Qu'il n'a eu
personne pour lui inculquer les valeurs. C'est trop facile pour vous, ça ? Pour
moi, c'est un petit peu facile de se positionner constamment en tant que
victime. Mais bon, j'ai passé l'éponge. Et j'espère qu'on repartira sur des
bases nouvelles.
Même si tu ne m'as pas encore présenté des excuses.
C'est peut-être un bon moment pour présenter ses excuses, Sakon.
Pour l'instant, ça me paraît difficile.
Pourquoi ?
Je ne sais pas, je n'ai jamais fait ce pas-là durant toute ma vie. Attendez, ça
conne. Caroline n'est absolument pas belliqueuse. Elle est là, elle vous tend
la main et vous, vous retirez la vôtre ? Ça me ferait vraiment très plaisir.
Vous vous rendez compte, ça conne ? Mets ta fierté de côté, je te l'ai déjà dit.
Oui, c'est bon, ça conne.
C'est un nouveau pas vers l'avenir. Franchement, tu peux changer. Tu fais
ça, après, c'est bon.
Allez. Mais vas-y, là. Non.
Sois fort.
Allez.
C'est le moment que c'est toi qui décide que tu vas changer. Donc si tu t
'excuses, tu te dis que tu changes.
C'est bon.
Et j'oublie tout, franchement.
J'écoute mes compagnons et Caroline, je te présente mes excuses.
Mais je les accepte et je te remercie.
Bon, Caroline, c'est votre premier conseil et donc votre premier vote.
Allez-y.
Sakon, tu m'as manqué de respect.
Je vote donc contre toi. J'espère que ce malheureux incident t'aidera à changer
et à grandir.
Sakon, allez-y.
Je vote Caroline parce que pour moi, elle n'a rien d'une aventurière.
Et je vais la réexpédier tout droit dans sa ville pour qu'elle aille bronzer et
sortir en boîte avec ses amis.
Alexis, c'est à vous.
Marie-Cécile, je vote contre toi ce soir parce que de nous sept, tu ne me sembles
être la moins motivée et la moins prête à poursuivre l'aventure.
Coup de bas.
Marie-Cécile, c'est à vous.
Donc, je vote contre sa conne.
Donc là, je vote avec mon cœur parce que c'est vrai que Caroline a fait beaucoup
d'efforts.
Elle est gentille et a tout ce qu'il faut pour rester.
C'est vrai qu'au début, je pensais voter contre elle, mais je préfère voter avec
mon cœur.
Et enfin, Mohamed, vous êtes le dernier à aller déposer votre bulletin dans l
'urne.
Voilà, vous avez tous voté. 7 bulletins dans l'urne.
Et d'ici quelques instants, vous serez 6 à repartir sur votre bivouac.
C'est un moment capital dans Koh-Lanta. Le vote et surtout le dépouillement.
Ça code.
Saconne. Caroline.
Marie-Cécile.
Caroline.
Égalité parfaite. Saconne, deux votes contre vous.
Caroline, deux votes également contre vous.
Caroline, trois votes contre Caroline, deux votes contre Sakon.
Ce dernier bulletin peut être décisif.
Caroline, avec quatre votes contre vous.
Caroline, malheureusement...
L'aventure se termine. Je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller
récupérer votre flambeau et de me rejoindre.
Caroline, les jaunes ont décidé de vous éliminer. Leur sentence est irrévocable.
Je vous quitte. Ça me fait vraiment un gros pincement au cœur. Je suis un petit
peu déçue que vous ayez voté contre moi.
Et je vous souhaite bon courage pour la suite. J'espère vous revoir.
Au revoir.
Pas de quartier chez les juniors, la sensible Caroline est écartée sans
véritable raison.
Un peu trop décalée peut-être.
La semaine prochaine, une épreuve inédite dans Koh Lanta.
24 heures de marche en forêt ponctuée de défis personnels impressionnants.
Il faut se dépasser individuellement pour voir sa tribu triompher. Car,
attention, en cas de défaite dans cette épreuve, la sanction sera très lourde.
La semaine prochaine, c'est un tournant de l'aventure.
Trois jours de défis intenses, trois jours de survie mémorable et bien sûr,
une élimination au conseil. De l'émotion, de l'attention, de l'amitié
et du courage.
Vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.
Ça coagule dans ma tête, on va le dire.
Caroline, écoute, désolée, je pense que tu t'es bien intégrée, que tu fais
maintenant vraiment partie de l'équipe jaune, mais pour moi, ton seul tort, c
'est de ne pas être assez sportive, ce qui ne nous sert pas du tout pour les
épreuves de confort ou d'immunité.
Désolée, Caroline, je n'ai rien contre toi, mais en fait, tu es la dernière à
être arrivée, donc pour moi, c'est toi qui dois partir.
Je trouve que leur comportement est un peu barbare.
J'espère que mon passage leur permettra d'avoir une notion nouvelle, celle du
respect.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.