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Passez en douane, je reviens.
- Rien à déclarer ? - Non
M. Paul Berger est toujours en règle
Bon séjour à Londres, M. Berger ?
Excellent, M. l'inspecteur.
Qui c'est, ce type ? Paulo les Diam's.
Connais pas. Moi, si.
Alors, mon pépère ? Ça va ? Bon voyage, M. Paul ?
Oui, à part la flotte
bon, on passe d'abord à la maison puis après on va voluptueux.
Alors, mon gros bonhomme ? Hein, qu'est-ce que tu racontes ?
Rentrez vous mettre au chaud monsieur. Une fille ? Une hôtesse de l'air ?
Aphrodisiaque japonais ? 32 photos ?
Laissez-moi tranquille !
je me demande qu'est-ce que ça vient foutre en France
bonsoir, monsieur Thomson. bonsoir.
Quel temps !
Lili est là ? elle s'énervait de ne pas vous voir.
Je vous l'envoie à l'instant
Vestiaire
bah dis donc ! La main au panier pour un Cinzano, tu crois au père Noël, toi !
non, on peut aller là, non ? par là, c'est la route au champagne
si t'as de quoi Eh bien, je...
Ton Amerloque est là. Encore !
Le fait pas attendre. Tâche qu'il soit à point ce soir pour René.
Préparez-le !
Je ne suis pas une cocotte-minute !
Bonsoir, toi.
Non, mais t'es pas bien ? Apporte-nous une bouteille de Dom Pèrignon
la bibine à touristes c'est pas pour ma gueule.
c'est que tu sais en ce moment, le dollar, c'est pas très brillant.
Le dollar, ça se trouve, quand on est pas manchot
ne te fâche pas.
Tu viendras avec moi, ce soir ?
Et mon bracelet ?
Je t'ai déjà offert un collier, il y a quinze jours. Comment veux tu que je fasse ?
Tape ton patron.
J'ai déjà demandé deux avances, ce mois-ci, le Chicago tribune, c'est pas l'armée du Salut.
moi non plus, je ne suis pas dans les bonnes oeuvres.
n'exagère pas, je te donne tout ce que j'ai.
Oui, mais t'as rien.
pour pas te défendre avec le métier que t'as, il faut être une drôle de patate !
Ça voyage, un journaliste, non
oui Et t'en profite pas ?
En profiter ? Qu'est ce tu veux dire ?
Tu peux te faire cinq briques, si t'es pas trop nature, cinq millions, ça te dit rien ?
en deux coups les gros Cinq millions ? Comment ça ?
Si ça t'interesse, je peux en parler à René.
Le barman ? Je suis peut-être une patate comme tu dis, mais tu sais moi, je suis honnête.
Alors, maries-toi et fais l'amour avec bobonne !
Après le journal télévisé, parce que comme ça, tu seras au courant de l'actualité.
Appelle-le !
Je sais bien que t'es un gros sentimental.
René !
Monsieur voudrait se faire un peu d'argent de poche
le truc dont tu m'as parlé ça tient toujours ?
toujours.
mais, il faudrait que j'en parle avec M. Thompson, tu veux nous laisser deux minutes
J'espère M. Thompson, que vous n'avez jamais été condamné
Ça vous gênerait beaucoup ? Moi non, mais notre conversation s'arrêtait là
De quoi s'agit-il ?
Un voyage avec un petit chargement d'or.
Oh non ! il y a trop de risques
Si la police ne vous connaît pas... il n'y en a aucun.
C'est où ce voyage ?
Si ça vous intéresse, je peux vous faire rencontrer la personne qui s'occupe de ça
On peut toujours voir.
Je vais passer un coup de fil, si ce monsieur est là, vous le verrez ce soir. OK ?
OK
Allez, vite
Dites-moi, barman... Oui, monsieur ?
Vous avez oublié quelque chose sur l'addition ah oui ! quoi monsieur ?
je vous la foutre au cul
Mais monsieur, je vous en prie !
Si tu m'en pries, je vais le faire
Qui c'est, les trous du bibi, qui sont au comptoir ?
Connais pas, jamais vu, ici
Qu'est-ce qui se passe, Fred ?
c'est ce monsieur qui dit que l'addition tu peux la...
ah ! vous n'êtes pas très poli, jeune homme. On t'a pas sonné, grand-père
dis donc, pour l'addition, tu diras à ton taulier qu'on passera demain.
on a deux mots à lui dire Le taulier, c'est moi.
alors, je t'écoute comme ça, ça t'évitera de revenir.
Ah, c'est toi, Paulo les Diam's ?
Pour les loquedus de ton espèce, je suis Paul Berger.
S'il vous plaît...
Bon, bah, ça fait combien ?
Pour le racket, je ne reçois que les employés de monsieur Giscard d'Estaing.
alors, tirez-vous
Si on me demande, je suis au "voluptueux".
Bonsoir, M. Paul.
le ricain est là.
T'as tous les rencards sur lui ? impec..
Il bosse vraiment pour le Chicago Tribune. Casier judiciaire d'un enfant de Marie.
Il est raide ? Lili l'a tondu à zéro, il est prêt à tout
Il est amoureux ? Bah oui !
Eh bien, dis-lui de venir ..
Merci.
Bonsoir, M. Paul. Bonsoir toi
le plus chouette des clébards.
vous avez des difficultés financières, monsieur ?
Bah oui. J'ai besoin d'argent. Hélas, on a tous besoin d'argent.
Vous voulez gagner cinq millions ? qu'est ce que je dois faire ?
Un voyage. Où ça ?
Tokyo. vous emmenez l'or avec vous et la douane ?
ça, on y a pensé, figurez-vous, pas pour vous, mais pour l'or.
alors ça marche ou ça marche pas les cinq millions, je les toucherais quand ?
ah ! quand vous aurez fini votre boulot. mais comme vous avez l'air pointilleux.
je dois vous avertir tout de suite qu'il n'y a pas de sécurité sociale
Okay.
Bon ben ! Soyez ici demain soir à la même heure et occupez-vous de votre visa pour le Japon le plus vite possible
Suzie, c'est toi qui as le bleu ? Bah, une seconde !
Tu me chatouilles ! Bouge pas, quoi
dis donc, c'est l'ambassade américaine ici, qu'est ce qu'il vient foutre dans cette jungle ?
T'as jamais demandé un passeport ? t'as dû beaucoup voyager toi
pendant les cinq piges que t'as tiré à Fresnes ?
Hello, Mike. Hello, Mary.
qui est ce ? un Français. il t'attend
Tout va bien ? Oui oui.
Morning, boss. Morning, Mike.
l'Il talk to you later. Ciao.
je vous presente Mike Copolano, le meilleur agent spécial du Trésor américain
Commissaire Noël, de la police judiciaire
C'est bien notre homme ?
Oui.
Né à Saint-Ouen. Saint-Ouen, c'est Paris ?
Oui Et Fontevraud.?
Fontevraud, c'est quelque chose comme Tien-Tsin.
New York, Chicago, Montréal...
On doit avoir des amis communs. On va lui demander.
il y a longtemps qu'il s'est spécialisé dans l'or ?
Pas à notre connaissance.
vous avez des détails sur ce trafic ? presque rien
Je m'envole pour Tokyo dans deux jours avec 30 kilos d'or.
580000 le kilo à Paris, 850.000 à Tokyo...
Ça laisse une dizaine de millions de bénéfice par voyage.
Moins cinq qu'il me donne pour le transport
Vous les avez pas encore touché Je voudrais voir ça !
Vous verrez...
Soyez prudent, M. Coppolano. S'il découvre qui vous êtes...
je ne pourrai rien pour vous.
voilà deux portraits de famille, que je vous conseille de bien regarder
Ça pourra vous servir. Ce sont les gardes du corps de Paulo les Diam's
Deux joyeux drilles
Departing passengers on Japan Airlines,
to Paris, via North Pole, please proceed....
monsieur Thomson, votre voiture est là
Je suis sûr qu'ils vont au Hilton
Et s'ils s'arrêtent en route ?
Nous sommes suivis
Essayez de les semer. - Bien.
Bonjour. Je suis Mike Thomson.
Par ici, monsieur.
Votre correspondant va arriver. merci
Oui ? Où est l'or ?
quel or ?
Qu'est-il arrivé ?
Ils étaient deux.. Il était question d'or.
Je n'ai rien compris
Il y a toutes sortes de gens dans Tokyo, M. Thomson.
Je m'en aperçois.
Mr. Berger vous a donné une ceinture de sauvetage pour moi.
Elles sont bien moins chères en France.
Faites-là monter.
Ce modeste cadeau fera plaisir à Mr. Berger
Des statues comme ça..
il y en a partout à Tokyo.
Ça ne fait rien.
Mr. Berger appréciera beaucoup.
Vous êtes mon invité ce soir. Espérons une bonne soirée.
Le Herald Tribune.
un taxi, M. Thomson ?
Alors, ça va comme tu veux ?
T'as les statuettes ? Oui.
Envoie.
Qui me dit que c'est à vous à qui je dois les remettre ?
Te fatigue pas, le patron m'a chargé de te donner ton carbure
que 500000!
et alors, ça te suffit pas ? il y a qu'a les mettre à la caisse d'épargne, ils feront les petits.
conduisez-moi chez M. Paulo. Il m'a promis 5 millions et il doit me les donner.
il doit, il doit, il doit, moi... Je veux bien t'emmener le voir
seulement, tu sais Paulo, c'est pas d'hier que je l'ai pratiqué, il n'aime pas beaucoup qu'on vienne lui râper les bonbons.
A ta place, moi, j’écraserais.
Allô, Paulo ? Ici Jack.
Tu es seul, je peux parler ? oui, oui, vas y
J'ai reçu deux coups de téléphone d'un homme avec un accent italien.
Il m'a dit de vous laisser tomber pour Tokyo
c'était ça ou...
Qu'est-ce que tu lui as dit ?
que la question ne se posait pas, bien entendu Bon, merci, Jack
Et fais gaffe. ' Tu peux pas venir faire un saut ici ?
Oui, demain. d'accord
Bye. Bye.
Bonjour, Paulo
Bonjour Irene. Walter est là ? C'est en haut.
Comment vas-tu ? ça va.
Je t'apporte tes chinoiseries, je pense que tu vas être content, tiens
Deux Yangs de la bonne époque, ça fait bien trois ans que je n'en ai pas vu.
Malheureusement... celle-là a un défaut.
Regarde la main...
Je ne vois rien.
les clients non plus n'y verront rien
Personne ne voit jamais rien. ben ! alors qu'est-ce que ça peut te foutre ?
C'est comme une jolie femme qui loucherait comprends-tu, avoue que ce serait triste.
à part ça
eh ben ! à part ça, il y a Jack qui vient de se faire repasser à l'ombre.
Moi, j'ai reçu ça.
Laisse tomber pour Tokyo pendant que tu peux encore le faire, perd pas de temps. Merde, toi aussi ?
j'aimerai bien qu'on appele Munich, je voudrais avoir des nouvelles de Willy.
Je m'en occupe.
Si des gens s'intéressent à notre trafic sur Tokyo, qu'ils prennent notre place, je leur laisserai pied volontiers
Non, mais dis ! Ça va plus ? tu vas pas laisser tomber une affaire pareille
tu as eu une idée de génie, Walter.
les idées de génie il y a que les imbéciles qui se battent pour les garder
Les idées, c'est pas ce qui me manque
Tokyo ? c'est fini...
j'ai déjà pensé à autre chose.
Peut-être, mais pas aussi rentable.
Plus rentable que Tokyo, et moins risqué
Tu as déjà été en pèlerinage ? quoi ?
Je sais, c'est pas ton genre. Mais des pèlerins
il y en a dans tous les aéroports du monde, qui partent pour Lourdes, La Mecque ou Fatima.
Sais-tu combien ça fait de gens qui chaque année, passent la frontière ?
j'ai aucune idée ! Tu as tort.
Il faut lire les statistiques quand on fait comme toi et moi, profession d'exploité la bêtise humaine
La seule matière inépuisable
les pèlerins...
Ja. Die Nummer in Munschen Versuchen sich noch einmal.
Des diamants dans les chapelets, ça j'avoue qu'il fallait y penser
Il nous suffit d'avoir un pas-de-porte à Saint-Sulpice.
Nous organisons nous-mêmes le voyage.
Un club de pèlerins, en somme.
Avoue tout de même, que ça a une autre allure que d'appâter nos convoyeurs avec de la fesse
Et ceux-là, ne nous coûteront rien.
Ils ne risqueront pas de parler.
Je t'expliquerai tout ça en détail.
C'est rien à organiser et on risque bien moins qu'avec l'affaire de Tokyo.
je te dis pas, elle est de première bourre ton idée.
Mais pour Tokyo, on laissera tomber quand ça nous plaira et pas avant
même pas à 60 carats que je vais commencer à baisser mon froc, non !
Paul a raison, c'est une question de dignité. il faut se battre.
"Ach", se battre, se battre... Si ça vous amuse de jouer au vestiaire, battons-nous. Mais contre qui ?
Ne t’inquiète pas. on va pas tarder à le savoir, t'as eu Munich ?
Non ça ne répond pas chez Willy
Il ne répond pas.
Willy ! Willy !
Mais qu'est-ce qu'il y a ?
Que se passe-t-il ?
Rien. Viens vite !
Pourquoi roules-tu si vite ?
On devait aller danser.
Tu danseras à Vienne.
- A Vienne ? - Oui.
Combien sont-ils ?
il est seul.
Willy !!
Je me suis emmerdé toute la nuit à l'attendre. J'ai payé trois bouteilles de champagne !
J'ai le droit de l'emmener, non ?
j'ai pas demandé à les boire vos bouteilles, bande de salauds !
Roger ?
ah ! c'est chouette, Paris ! moi je vous le dis
Aide donc le lave du à retrouver la porte
Il m'emmerde, celui-là. On ferme, monsieur
par ici
On vous demande au téléphone, monsieur Paul,
cette personne a déjà appelé tout à l'heure, elle ne veut pas dire son nom.
Ne bouge pas fils, je reviens.
Allô, j'écoute ? Paulo les Diam's ?
De la part de qui ? juste un conseil à te donner, Paulo.
Laisse tomber Walter. J'aime bien savoir à qui je cause
Tu le sauras si tu acceptes. On te prend avec ton équipe, même pourcentage qu'avec Walter. Ça te va
Walter est mon ami. ça devrait vous suffire comme explication, non
D'accord, Paulo. A Londres et à Munich aussi, ils ont voulu jouer les gros bras.
Maintenant, A toi de décider il faut répondre tout de suite c'est oui ou c'est non ?
C'est merde
Joe...
Va me chercher mon calibre dans la tire.
alors, qu'est-ce que tu veux, toi ?
Vous m'avez promis cinq millions, je n'ai reçu que cinq cent mille francs
Et alors ? J'attends la suite.
t’espère tout de même pas m'intimider, non ?
je crois simplement que vous n'aimeriez pas que la police ne venait chez vous
tu apprendras qu'ici, on ne doit pas dire le mot "police". t'as compris
Allez, relèves-toi.
Attention
Rif, vient ici ! allez, rentrez-le. Vite.
Il l'a mordu à la cuisse.
foutez le camp tous les deux, vous ferez le ménage demain,
et vous n'avez rien vu voyons M. Paul
Ah, mais c'est le petit teigneux que j'ai avoiné l'autre soir !
Je t'avais pourtant dit que je voulais plus te voir.
Pour qui tu travailles, petite ordure ? Mhm ?
Qui ?
Je t'emmerde.
En plus, t'es incorrect. occupe-toi de lui.
Tiens-lui les bras, sinon, il va nous danser le twist, on n'a pas besoin
T'as peut-être pas l'éloquence naturelle mais tu vas parler, quand même
Dis-nous celui qui t'envoie.
Mario, par Giulio, mon copain.
Mario Carpagna, le Milanais. il est à Paris ?
Oui ! Où ça ?
Je ne sais pas, Giulio m'a pas dit.
ton Giulio là... il fréquente bien quelque part.
Printania bar, rue Sauffroy. Tous les soirs, il joue au poker.
Ramène-le à Bichat, tu le laisses à la lourde
tu auras qu'à sonner, et les infirmiers viendront.
vous croyez pas, qu'on ferait mieux de le finir
On va lui faire une fleur. quand il sortira de l'hosto
il aura des comptes à rendre à ses amis, moi je te le dis
Eh ! dis donc, t'es pas rancunier, toi
tu bois un Scotch ? Volontiers.
T'as de drôles de réflexes. J'ai fait du tourisme en Corée.
en tout cas, je te dois une fière chandelle.
Vous me devez surtout cinq millions.
oh ben ! ça c'est à voir. On va peut-être pouvoir en parler
eh oui !
Si t'as pas perdu la main sur les armes à feu, je peux peut-être te proposer mieux que les cinq millions.
En ce moment je me sens seul, tu pourras peut-être me tenir compagnie.
C'est mieux payé que le journalisme, et puis tu sais entre nous, c'est plus sérieux
toi aussi, ils ont voulu te mettre dans le coup ? oui, mais je pourrais pas vous faire ça.
Merci, Paulo oui, pas de conneries, c'est normal.
Pourquoi m'amènes-tu ce gentleman ?
eh ben ! pour économiser une couronne mortuaire.
Je te laisse ça, pendant que je m'occupe de de Mario.
alors peut-être qu'après, tu en auras plus besoin de mes gentlemans
Tu sais où le trouver Mario ? Je le saurai ce soir.
alors moi, je reste en garde sur le schlingueux et la frangine ?
ben ! dis donc, tu pourras peut-être oublie Saint-Ouen, quand tu parles de mes amis.
vous savez Saint-Ouen ça transpire toujours un peu
Même quand on a son tailleur à Londres.
Ah oui ? Tu crois ?
Bien. Merci, A bientôt
il s'agit de Walter, apatride d'origine allemande, pas de démêler avec la justice française
Commerce d'antiquités
A épousé l'ancienne maîtresse de Paulo les Diam's.
Ex strip-teaseuse allemande elle aussi
possède également, Bd. Malesherbes, un bureau d'import-export,
grosse clientèle, Amérique du Nord et pays de l'Est.
Tiens, c'est bizarre ! Pourquoi ?
On savait qu'il y avait un trafic de matériel militaire américain, par les pays de l'Est sur Cuba
La filière passe par Tokyo, peut-être bien qu'elle passe aussi par le Bd.Malesherbes.
si je comprends bien, le trafic d'or et le matériel militaire, ça se tient
Oui
Maintenant, je peux vous le dire, Mike Copolano est là pour ça
Maintenant que j'avais compris. Merci de me l'avoir dit !
il voit grand Paulo les Diam's.
Permettez ?
Je vais lui jouer un petit solo de machine à écrire.
pardon, madame, s'il vous plaît...
J'allais chez le pharmacien. Ne m’éloignez pas trop
Mon mari pourrait s'inquiéter.
ne fais pas la mariole. autant te dire qu'on n'est pas là pour rigoler.
Rengainez cet instrument, vous pourriez vous blesser
et j'espère que vous avez l'autorisation de votre mère pour sortir le soir, sinon moi, je descends
Ta gueule. Grossier, en plus.
Écoute voir, on n'en a rien à foutre de tes vannes. On peut te les faire avaler vite fait
On t'emmène à la campagne, on te saute en série, et on te laisse sur la mousse avec une balle dans le cigare
Les partouzes vous savez, c'est pas mon genre.
Elle m'énerve cette gonzesse, file lui donc une tarte
vaut mieux commencez par le business, si vous tenez à me séduire.
He, oh, toi ! Mme la duchesse de mes deux, si tu tiens à le garder ton bonhomme,
il faut que tu uses de ton influence pour qu'il comprenne ses intérêts.
Mon mari mène ses affaires comme bon lui semble, je n'ai aucune influence sur lui.
oh ! avec une paire de miches comme tu trimbales, on peut toujours convaincre un homme.
dommage que vous en avez pas de pareilles ça vous éviterait de jouer des revolvers
Hé, dis ! Correct ! Ça suffit comme ça
Ton gros plein de soupe, je t'expliquais ce que tu vas lui dire
Avec Paulo, c'est classé, alors ils essaient avec toi.
Tous ces cow-boys commencent à me chauffer les oreilles
tu verras, qu'ils finiront tous en taule. Ils sont trop bêtes.
C'est justement ce qui les rend dangereux et nerveux, la détente sous pression
dans le fond je ne les craignais pas tellement
Ils croient peut-être que je vais abandonner Paulo, pour qui, ils me prennent !
comment se font des idées !
Ils doivent penser que, je vais te pousser à le trahir.
Ce sont de fins psychologues.
S'ils veulent le liquider le premier, il faut le prévenir.
tu sais Paulo avec sa bande de gorilles, pour l'avoir, il faudrait au moins un polytechnicien
encadré d'une compagnie de fusils mitrailleurs et encore, je suis pas sûr !
N'empêche, que je suis un peu inquiète.
ça, je m'en serais douté.
Pourquoi dis-tu ça ?
Je plaisante, toujours, je plaisante
Paul est mon ami alors, tu t'inquiètes pour lui. C'est tout à fait normal, non ?
c'est que tu es une bonne épouse, voilà tout.
Roger !
Il faut absolument le joindre. Roger va sûrement le savoir, où il est
Où est Paulo ?
ça me parait pas tellement facile de le trouver. Jo m'a dit qu'il sortait, ce soir.
Il vous a pas mis au courant ?
Fais demi-tour et attends-nous là.
Bonsoir messieurs-dames Bonsoir, messieurs.
ne pas bouger. Je préfère. Comment va ton père ?
Mon père ? Je l'ai pas vu depuis dix ans.
Justement excuse-toi auprès de tes amis, t'as une affaire de famille à régler
le notaire nous attend
alors, viens vite si tu ne veux pas que je te fasse ton bonheur sur place.
Bon, je viens.
J'ai besoin de ce jeune homme là aussi allez, passe
il faut que tu viennes aussi
Une autre voiture les file ?
oh ! non, non, Le vieux et son mariole s'en apercevraient tout de suite
Oh, et puis après tout, si ça tourne mal,
ça ne fera jamais que deux petits malfrats de moins sur la place.
moi, j'aurai rien vu. c'est l'essentiel
c'est pour mieux doubler les potes de ton père ? que tu te fais passer pour un Rital
Giulio... Je vais t'en foutre, moi, des Giulio !
je me suis farcis cinq piges à Fontevraud pour le couvrir ton dab.
et j'aime mieux te dire s'il te voyait, il serait pas très fier de toi, petit voyou
Et toi, l'artiste ? Tu sais où il crèche le Mario ?
Quel Mario ? allez, balance-moi ça.
dis donc, s'il est pas mort, il peut s'allongera lui
aux poulets, s'allonger de quoi ? Qu'il voulait me mettre en l'air ?
prends à droite.
Alors... Où il est Mario ? Je ne sais pas.
T'es bien sûr ? Bon... A toi de jouer, Jo.
tiens la corde.
pas faire gaffe.
Un Rital, ça aime les belles cravates ?
Monceau palace
Wagram 63-14, t'as bien compris ce que tu dois dire
Et t'avises pas d'une entourloupette.
fais le numéro, Jo.
allo, le «Monceau»? Mario Carpania, s'il vous plaît.
Allô, Mario ? Je m'excuse de te déranger, mais, c'est important.
il faut que tu descends avec du liquide, on peut se faire le Diam's
j'ai un de ses hommes. Pour trois briques, il nous l'amène où on veut
Eh .. Je t' attends près de l’hôtel
Sur le terre-plein, en face de la cabine téléphonique
Mario... fais attention, c'est un coup bas.
Qu'est-ce qu'il dit ? il dit de ne pas venir.
Capergna
à toi, Mike !
Non, laissez-moi, laissez-moi ! Je vous en supplie
je peux vous dire un moyen de coincer Mario.
Tu lui feras sa prière après. Tu peux rien pour lui. allez, flingue
Habille-toi.
qu'est ce qui se passe ? Tu m'avais prise pour la nuit.
J'ai perdu ma forme olympique.
Et mes 30000 balles ?
Tiens. Maintenant, oublie-moi.
A ce tarif-là, tu peux toujours me faire signe !
Bonjour. Vous pouvez me connecter à New York ?
Regent 54442.
Regent 54442. Oui, demandez l'attente
Et avant, essayez d'avoir Milan
916428. En urgence
Passez-moi à la réception. Réception ?
Écouter, voulez-vous noter que j'interdis absolument, qu'on donne le numéro de ma chambre.
et qu'on laisse monter sans mon autorisation.
Je compte sur vous, merci
ciao ciao
Le type au crâne fracturé à Pantin, c'est vous aussi ?
si tu continues, je vais apprendre que la femme coupee en morceaux à la gare Saint-Lazare, c'est encore vous ?
pourtant vous savez il n'y a pas de raison que ça s'arrête
C'est pas pour le plaisir. il manquerait plus que ça
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la situation où vous me mettez ?
somme tout de même pas au Congo !
je devrais vous arrêter moi
oui, je joue ma place tout bonnement. sauf bien sur ça vous intéresse pas beaucoup la place d'un flic français
L'enjeu est très important, votre ambassade interviendrait, de toute façon
sauf, si vous aviez des ennuis à cause de nous.
oh ! quel métier de con
J'aurais mieux fait de rester dans l'alimentation, comme les parents
enfin..
bon..L'antiquaire il est dans le coup ?
Je suis même presque certain que pour Tokyo. c'est lui, le patron.
Et pour Cuba ? Ça ne m'étonnerait pas
Tiens, dis donc, j'ai reçu ça, ce matin.
Conseille à ton antiquaire de passer la main pour Tokyo. s'il ne veut pas
qu'on raconte aux Américains son petit commerce avec Cuba
T'as rien à voir avec Cuba, toi ?
si
Je leur envoie quelques ponts arrière de GMC, des pneus,
quelques essieux, des moteurs diesel pour les chars,
des pièces détachées, enfin ! Des bricoles quoi
Merde ! tu appelles ça des bricoles toi.
tu ne manques pas de toc, ...matériel de guerre. et tu prends beaucoup d'oseilles avec ça ?
oh ! c'est pas aussi rentable qu'on croit, les frais sont énormes
On transite par quatre ou cinq pays. Et puis les Cubains sont pauvres
tu vas pas me dire que tu leur fais la charité à ces mecs là, non
c'est difficile à t'expliquer, Paulo. c'est très personnel
Personnel ! Personnage ! T'es bath, toi ! Tu me dois tout de même des explications.
Oui, Paulo. Mais je crains que tu les comprennes pas très bien.
Alors je suis un con !
Je suis certainement l'un des seuls qui soit bien placés pour procurer à la Révolution cubaine
le matériel dont elle a besoin.
alors, Tu te mouilles comme ça, pour que dalle, par plaisir pour la politique ?
tu vas tout de même pas aller te présenter à Cuba ?
Ah, ce n'est pas si simple, Paulo
Tu n'as jamais été viré de ton pays à coups de botte dans l'arrière train
tu ne sais pas ce que c'est un réfugié politique.
Le Cuba d'aujourd'hui, c'est un peu ma jeunesse.
Comme j'ai de la chance, je fais écho à la cause des miens.
les tiens, les tiens, si tu te fais flinguer, t'auras bonne mine avec les tiens !
Le barbu qu'est ce qu'il en a foutre que tu te fasses repasser, hein
mais ma parole t'as des petits vélos dans la tête, t'es complètement dingue
Un mec aussi intelligent que toi, raconter des conneries pareilles
tiens, Tu me rappelles mon dab quand il rentrait défonce le samedi soir
il voyait par Jaurès
Je savais bien que tu pourrais pas me comprendre. c'est pour ça que je t'en ai jamais parlé.
Veux-tu que je te dise ? T'es en pleine brioche
T'as de la veine d'être mon pote. parcequ'elle ne me plaît pas beaucoup ta dernière trouvaille,
c'est sûr, mais finalement j'aime autant que tu le saches
Ça m'emmerdait, de te le cacher.
Mais il y a une chose qui m'est difficile de comprendre :
Qui a pu t'écrire ça ? Mario ne pouvait pas être au courant de mes affaires à Cuba.
Je vais tirer ça au clair. et puis malgré tes conneries
je te laisse les enfants de choeur, ils t'accompagneront Bd. Malesherbes.
Je suis à vous, messieurs.
Deux secondes, s'il vous plaît. Je vais voir.
Si M. Rasvik téléphone de Prague, dis lui que la marchandise est partie.
qu'il pourra en prendre livraison après-demain, à Hambourg.
La voie est libre.
pardon, monsieur... pourriez pas me dire où je peux trouver un taxi ?
Où est l'hôpital le plus proche ? non, pas d'hôpital, chez moi
Avenue Kleber, vite.
Si je n'arrive pas jusqu'à chez moi, dites à lrène que tout est dans le carnet bleu.
...dans le bon tiroir de droite de mon bureau.
Vite.. écris..il me reste peu de temps.
Calme-toi. Le docteur va venir.
Le médecin ne peut rien faire.
Ecris à Mr. Gulette à Mulerons-sur-Orne. Les statuettes..
tu sais
Je sais. Ne t’inquiéter pas.
Les tableaux de Légal sont chez Brooklyn.
Et il me doit 10 millions.
Je sais. tu ne sais pas tout.
Bronsky a 12% sur la Syrie.
Préviens Paulo.
Doit être très prudent avec ce qu'il fait.
Qu'il se méfie.
Bronsky est une crapule
Calme, calme !
Quelle heure est-il ?
6h25
A 7 tu seras libre, peut-être avant.
Aimes-tu toujours Paulo ?
tais toi
Je veux te dire encore une fois..que je t'aime.
Je veux que tu sois heureuse.
Je sais, je sais... mais tu ne vas pas mourir.
Oui je vais mourir !
Paulo m'avait bien dit de laisser tomber Cuba.
Mais... que faire ?
Je suis là, mon chéri.
Tu n'y peux rien.
J'aurais tellement voulu, pour la fin,
te montrer un autre visage..
Il est beau, ton visage.
Un homme doit savoir pleurer.
Non, tu ne vas pas mourir.
Non, non, vous ne serez pas.
Le médecin va venir, et demain...
tu réclameras ton café..
comme d'habitude.
Voilà les bordereaux d'expédition d'hier sur Hambourg
Mon Dieu !
- Bonjour. - Ciao..
Vous avez mis le doigt sur la filière, c'est le gros morceau.
Peut-être, mais il est temps que j'envoie tout ce joli monde respirer l'air de Fresnes
Non, je vous en prie, n'intervenez pas encore, j'ai besoin d'obtenir un tas de tuyaux
Il nous faut des noms, des noms, tous les noms ! Que personne ne nous échappe
Laissez-les tous en liberté jusqu'à ce que mon enquête, soit bouclée
Au rythme où ça va, les formalités sont brèves
On va tous les retrouver au père La chaise, vos malfrats
Et moi, à Saint-Fleur, mutation express !
enfin, pour l'antiquaire, je vais accepter provisoirement, la version de la veuve.
Mon mari n'avait pas d'ennemis, c'est une tragique méprise.
Vous me faites vraiment passer pour un minus.
Dites donc, M. Copolano ? Puisque vous tenez tant à jouer les gangsters
vous devez changer de costume chez nous avec un pantalon de ce genre
on va aux fraises
Eh ben dis donc ! Te voilà sape comme un vrai Peau-Rouge.
Je voudrais voir Lili. Ah, occupée dans le box trois
au box
Bonsoir, Mike. Bonsoir.
De la part de M. Paulo.
Félicitations. T'as l'air d'avoir remonté tes boules, on dirait !
Appelez-moi Lili
Lili, une seconde, s'il te plaît.
Mike ! C'est pas vrai ? Tu t'es fait refaire la façade ?
Qu'est-ce que t'as changé, dis donc !
C'est l'homme que tu dois nous présenter ?
Pourquoi ? parce que c'est toi...
La roue tourne
Il est dingue de moi ce tordu, il n'a plus un rond
complètement raide. Le contraire serait étonnant.
Tu sais que tu es beau mec et que tu me déplais pas du tout ?
On pourrait peut-être se payer un traversin ensemble, qu'est ce que tu penses ?
Toujours aussi amoureux ? De plus en plus mais ce soir j'ai du travail
il faut que je m'occupe de ton Roméo.
C'est lui qui t'a offert cette bague ? Tu vas bientôt pouvoir ouvrir une bijouterie.
Alors... vous voulez gagner cinq millions ?
Quelqu'un vous réclame. M. Paul ..un monsieur Tony Ballesta.
Il dit qu'il est un ami.
Tony Ballesta ? qu'est-ce qu'il vient foutre à Paris, celui-là
Faites-le entrer, mais dites à Roger l'accueille discrètement
M. Paul demande que vous intéressiez à ce monsieur, qui attend à l'entrée
Avec tact. Ah, cette bonne paire !
ah ça ! c'est une surprise, Tony ! Assieds-toi.
Alors, comment va ? Bien, et toi ?
moi, ça irait mieux si on cherchait pas à me mettre en l'air.
t'as du entendre parler de ça, ? Oui, c'est pour ça que je suis là.
Ah bon ? Mario Carpagna qui t'a fait venir de New York ?
Pas "fait venir", Paulo. "Appelé".
Ah donc, le syndicat s'intéresse à nos affaires ?
Oui
Je suis venu spécialement des États-Unis avec Binaggio pour te proposer un marché
Je peux rien te dire ce soir, nous t'invitons demain à une conférence
Et là nous nous entendrons. Je suis certain..
ça, c'est autre chose. Ça vaudrait mieux.
et Mario sera là ?
Oui, ainsi que les nouveaux patrons pour l'Allemagne et l'Angleterre.
Eh bien... vous ne perdez pas de temps.
bon ben, dit à Binaggio que je serais au rendez-vous, et où ça se passe votre Yalta ?
Au Monceau palace, puisque t'empêche Mario de sortir.
alors à demain, 15 heures.
Désolé, Tony. c'est pas pour te vexer, mais je ne peux pas serrer la paluche d'un mec...
qui vient en France pour me faire des misères.
A ta place, je ferais comme toi Paulo, Good night Good night
notre Tony Ballesta est un des caïds du syndicat du crime
J'ai failli le coincer il y a cinq ans, pour trafic de drogue
Si jamais je me trouve en face de lui...
Ça fera qu'un cadavre de plus à la collection
Lequel ?
Un câble de New York. Merci, Betty.
Donnez priorité enquête contrebande Cuba.
Obtenez d'urgence adresse contact New York.
"Félicitations à Mike Coppolano."
Adresse de contact à New York. Comme si aller à la pêche !
Je voudrais les voir moi Il nous faut le carnet bleu
L'adresse doit être dessus.
ça aussi c'est commode sur le papier !
Ne râlez pas, Mike. Les résultats sont déjà formidables
22 courriers pour le Japon, sont déjà fichés
au Cuba, tout doit être dans ce carnet.
il ne vous reste plus qu'à séduire la veuve.
Ce serait pas le plus déplaisent..
Au Monceau Palais.
C'est la fête à Mario ?
Pas encore !
M. Binaggio et Balesta, s'il vous plaît.? Appartement 401
Merci.
C'est vous, Paulo les Diam's ? M. Paul Berger, oui, c'est moi
On vous attend. ces messieurs sont par là.
Je m'excuse, M. Berger. Une petite formalité.
je vous en prie
Serviette.
des documents. Bien.
M. Paulo les Diam's.
Hello, Paulo. How are you ?
Écouter.
Je veux d'abord savoir où j'en suis.
Bien sûr, Paul, bien sûr.asseyez-vous
Heureux de te voir, Paulo
Lucky m'a parlé de toi.
Tu connais Mario.. et Tony.
Et Terence de Londres. il remplace Jack.
Que Mario a fait descendre..
Tu le prends comme ça ?
Je le prends comme ça !
M. Hermann de Munich et M. Mahmoud, de Beyrouth. ça va monsieur Paulo, ils n'ont pas de flingues
Mes gars vont vous fouiller. Si cela te fait plaisir.
Roger et Mike, fouillez-moi tous ces gentlemans, là
Même M. Balesta.
Où tu vas, Tony ? Dans ma chambre.
Alors, Mike ? Tu te grouilles ?
Voilà, voilà, j'arrive.
Ça me rappelle la fouille à Poissy.
Garde donc, tes souvenirs pour toi.
Tu t'occupes du dernier ?
Si on s'en jetait un petit derrière la cravate ?
Ils ont une belle descente, tes compatriotes. dis donc
Les Ritals peuvent aller se rhabiller
S'il y a du suif, je te laisse les Ricains. et je me farcis des autres
Chacun sa race
et puis ouvre tes oreilles, parce que j'entends que dalle de ce qu'ils racontent
Vaudrait quand même mieux tirer les premiers.
Je ne fais pas la paix avec ceux qui me flinguent.
la paix vaut mieux que la guerre.
Oublie tout ça.
Par lâcheté ?
Tu vis avec ton temps, ou non ?
Peut-être. Je suis fidèle à mes amis.
Et toi, Mario...
Tu auras ton compte, je te le promets..
Quoi ?
Ne menace pas Mario.
C'est nous menacer tous. Est-ce que tu comprends ?
Vous êtes gonfles
Vous tuez mon meilleur pote.
...et vous parlez de paix.
La guerre, vous l'aurez !
Pourquoi pas ?
Tais toi Mario !
C'est moi qui décide !
Paulo, assieds-toi et écoute !
Écouter quoi ?
Nous avons appris le trafic sur Cuba.
Nous avons appris à New York que Walt victimes de la traite dans les parties et nous sommes intéressés.
Aussi nous avons trouvé un petit fichier à Tokyo avec de l'or.
Nous avons demandé une part à Walter.
Il a refusé. Et alors ?
Nous te le demandons, à toi.
Ou plutôt, une association.
Et si je dis non ?
Nous prendrons des mesures.
Vraiment ?
Vous n'êtes pas en Amérique.
C'est pourquoi, je t'offre la paix.
Tu gardes ton affaire,
Mais tu partages avec nous celles de Walter.
Tout ?
Les pièces détachées et l'or.
Je vais voir mon associé.
Votre associé est mort !
Mais pas son épouse. Je veux son accord.
On peut l'influencer.
Ne recommence jamais ça !
Attends Paulo.
Ce n'était pas nous.
C'est vrai.
On va t'expliquer.
Je veux vous dire quelque chose.
Si vous touchez un cheveu...
c'est terminé !
Compris ?
Parfait ! Allons boire un verre.
Il y en a ici, avec lesquels je ne bois pas..
Ok, à quand la réponse ?
Demain. Même heure. Très bien.
Goodbye. Au Revoir.
Bonjour. Où va-t-on ?
Etes-vous sûr qu'on vous a pas suivi ? Oui
Certain.? Puisque je vous le dis
Je ne suis pas un enfant de chœur. non non là c'est important.
Jurez de ne jamais en parler à personne Si vous voulez
Où m'emmenez-vous ?
dans un petit restaurant où le «beaujolais» vient du Beaujolais...
...et où les escargots ne viennent pas de Pologne.
Le genre d'adresse, qu'on donne même pas à son meilleur ami.
alors, pourquoi moi ?
Les morts ne font pas de publicité. Vous donnez pas cher de ma peau.
C'est pas moi qui la paie votre peau mais, à voir le peu de cas que font vos
...patron, il ne doit pas leur revenir cher
J'ai calculé que, sur pied, on m'estimait à peu près au prix du romsteak
1500 dollars par mois.
750000 francs !
A ce tarif-là, nous en France, on doit être des bas morceaux
dis donc Princesse, T'as l'air rêveuse. A quoi tu penses ?
A l'avenir.
Une chaumière et un coffre ?
Déconne pas. Y a pas que le pognon qui compte dans la vie
Tu permets ? à t'entends me dire ça, ça m'a coupé les jambes.
Forcément, t'as pas d’idéal.
C'est pas vrai.
qu'est ce tu crois, tu t'imagines que je prends mon pied peut-être à voir ta bibine à ulcère
avec des bégayants qui sont même pas foutu de me mettre la main aux fesses sans me faire filer mes bas ?
seulement, il faut savoir se sacrifier dans la vie
Ta vieille mère peut-être ? Non, monsieur. Ma dignité
Elles me dégoûtent, toutes ces filles de bourgeois qui attendent en randonnions là qu'un mec
qu'elles connaissent pas viennent leur fait signe
c'est pas un claque le mariage, pour s'envoyer en l'air, y a pas besoin du maire.
Quand je dirai oui, ça voudra dire quelque chose.
Parce que j'ai les moyens de dire «non».
T'auras même plus de place pour une alliance.
Si, je porterai que ça
On la met à quelle main en Amérique ?
La main de ma soeur ! Si t'en croques pour le Ricain, on n'a pas fini !
tu es fou de te mettre en colère ? tu n'as pas compris que j'étais tordue de Mike ?
Tant qu'il était journaliste, je pouvais pas penser à l'avenir,
ça n'est pas un métier à garder une femme
Mais, maintenant M. Paul, l'a remarqué, un homme qui travaille sérieusement
je crois qu'on va pouvoir monter à Barbés pour choisir une chambre à coucher.
Il a été courageux jusqu'au bout
Tu sais, on est drôlement seul, en ces moments-là.
Ma pauvre ange, va. Tu vois, t'avais fini par l'aimer
Oui
Je tenais beaucoup à lui
Et depuis sa mort, j'ai le cafard. Tu peux pas savoir.
Décidément, je suis pas veinarde. Je m'étais bien habituée à lui.
Je commençais à t'oublier un peu.
pourtant c'était pas facile, de t'oublier.
écoute, lrène, c'est vraiment pas le moment de parler de ça.
Il a toujours été au courant.
d'ailleurs c'est pour ça que souvent il était si triste
tu vois, quand tu m'as quittée comme ça, sans raison, j'ai jamais pu m'y faire.
Pourtant, j'aurais dû. Il était plus agréable que toi.
Plus riche. et plus marrant aussi, ça compte
surtout, il était tellement plein d'attentions. Tu peux pas imaginer ça, toi
Enfin, il était amoureux de moi, quoi.
Et moi, je le suis de toi. Toi, tu l'es de personne. Voilà.
C'est la vie.
Irene, j'ai jamais triché avec toi, alors regarde-moi bien
entre mes 60 carats et mes cheveux blancs, tu crois que je peux encore jouer les godans ?
Je suis trop vieux pour une belle fille comme toi.
ça, c'est moi que ça regarde
et puis tu sais, j'ai plus le moral, à ces trucs-là, allez assieds-toi, et parlons affaires maintenant
Demain, je vais leurs demander des garanties, pour toi. Non, passe la main, Paulo
Avec tous ce que Walter m'a laissé, je suis à l'abri.
arranges-toi avec eux
alors là je te comprends plus, l'autre jour tu voulais te battre, à tout-va
oui, mais l'autre jour, j'ai pensé qu'il n'avait que Mario contre toi, le syndicat c'est autre chose
ils sont trop forts, ils t'auront comme ils ont eu tous ceux qui se sont mis de travers
j'aime mieux te dire qu'avec moi, ils vont tomber sur un manche
ton courage ne suffit pas, j'ai peur pour toi tu ne comprends pas ?
ça m'est défendu ça aussi, la peur !
mais t'as pas besoin d'avoir peur, ce que je veux c'est qu'il traite à mes conditions et pas aux leurs
c'est une question de principe. tu as trop de principes.
de nos jours ça peut pas te servir à grand-chose. je le sais, Binaggio me l'a déjà dit.
peut-être d'une autre époque, mais moi je reste avec la mienne.
bon ceci dit, si t'as besoin de moi, je suis toujours là
Parce que finalement, ce qui reste entre nous c'est ce qu'il y a de mieux : la tendresse.
je sais. allez ! bonsoir ma grande
bonsoir, idiot.
vous restez là et ne vous endormez pas tous deux ensembles, ciao
Bonsoir, M. Paul Bonne nuit.
je n'ai pas encore sommeil.
tu sais je pionce quand je veux, j'ai pas de remords
qu'est ce qui se passe ?
J'ai entendu un coup de sifflet de ce coté-là, les signaux j'aime pas tellement ça
t'as rien vu ? Non
en tout ça, vous êtes sur le coup, les gars. Bonne nuit.
bon, je prends la relève, vas dormir, Yankee, ça m'étonnerais que les Indiens attaquent cette nuit.
le pistolet !! ben je l'ai laissé en haut.
ça, mon petit pote, ça vaut le conseil de guerre
Dis donc, mon ami, tu ne sais pas où ils planquent le whisky ?
non, non, je ne sais pas.
parce que le chleu, il n'avait pas une tranche à se taper du Coca-Cola...
nous sommes décidément dans les questions oiseuses.
Bien sûr, il vaut mieux que les arrestations se passent en même temps à Paris et à New York.
d'ailleurs, nous n'aurons plus longtemps à attendre, la réunion y est à trois heures
votre dispositif est en place ? depuis la première heure de ce matin.
Merde ! il l'a buté le fumier, vite, vite, prend le
bon, roule normalement, maintenant
on va toujours au Monceau ? non on va à Danrémont
j'ai une bastos dans le bras, mais je crois que c'est pas grave.
toubib ? Oui
fumier va.! dis donc, le mec qui nous a flingué, il était au Monceau hier
Oui
bon, alors, Roger, tu vas téléphoner au Monceau et tu demanderas Balesta.
tu lui diras qu'on sera en retard d'une heure et demie au rendez-vous.
et tout est d'accord, t'as compris
Oui, j'ai compris.
et tu vas laisser la tire au garage, parce que je crois qu'on est repéré, viens me chercher en taxi.
Ne quittez pas, je vous passerai M. Balesta.
allô, ici inspecteur Guillaume. La réunion a été retardée d'une heure et demie.
répercutez
tu es sur de ne pas faire une connerie
oh ça, je m'en fous connerie ou pas connerie, Binnagio m'a doublé, j'aime bien te dire qu'il va le payer
parce qu'il me double depuis le début. Jack, Willy, Walter et Jo... maintenant, mon clébard !
ça fait drôle d'addition
il ont tué ton chien ? Oui...
au moment où j'allais à leur conférence ça, il va l'avoir sa conférence
écoute Paulo, je te comprends, Mais ce coup-là réfléchis bien quand même, je crois que t'envoie un peu loin le bouchon
oh ! c'est tout réfléchi
ton gars ah ! fais-le rentrer
t'as le truc ? voilà, M. Paul.
j'ai réglé sur cinq heures
Croyez-moi, à cinq heures, il vaut mieux être loin.
tiens, aide-moi.
pas de bile le mouvement est silencieux, croyez-moi c'est au poil
bon
allez, tiens
c'est plus que ce que vous m'avez dit au téléphone ça fait rien, Aujourd'hui c'est mon jour de bonté
bon ben, je sortirai du salon si les mecs se mettent en travers
à cinq heures moins deux
Ne cherchez pas à comprendre. cinq heures moins deux t'attend
Comment se tailler d'ici après ?
eh ben ! le nez cassé nous attend avec une DS
bon, alors mettez votre conteneur, il est quatre heures trente deux
ça marche ?
Allez.
vous êtes attendu
Prenez mon chapeau.
Donnez-moi 35000. 35000?
je te le rendrais
tiens pour la couronne à ton pote, Sergio.
gentil à vous, permettez
ça va et la serviette ? les papiers pour ton taulier
Pass.
vous voulez qu'on les fouille comme hier non c'est pas ma peine
Je viens conclure l'affaire. Très bien.
Comment te sens-tu ?
Pas mal du tout.
Un accident ?
Un cadeau d’Italie. ton ami Mario.
Mais on est quittes.
tu plaisantes ?
Jamais !
Tu ne savais pas ?
Demandez-lui.
Attention, Mario !
Bonjour...
C'est pour toi.
Merci.
Oui
t'es certaine que le carnet n'était pas du même côté ?
L'Américain était dans la pièce quand tu es entrée, t'es sûre ?
Merci, Irene. Je te rappelle, non, non... tout va bien.
Hey, Tony ! Où tu vas ?
pisser.
Si t'as des ennuis de prostate, tu sais qu'on a de bons spécialistes en France
Dès qu'il sera sorti, tu le suis et tu le descends..
Charlie a pris la décision.
eh ben ! envoyé, chez Berlitz ces cons-là
Voici les détails sur Tokyo et l'or.
Le reste viendra après. avoir signé l'accord.
qu'est ce qui va pas, tu as l'air tout chose non ça va, ça va
il y a de la chaleur ici
donne-moi un coup oui
il va falloir commencer à faire gaffe.
Excusez-moi. Je vais dans la salle de bain. Comme Tony.
Charlie attend.
Ne bouge pas. les voilà
il faut des ambulances ? Non, des petites cuillères
chapeau
Vous êtes un criminel, Paulo. Mais vous ne manquerez pas de courage
Je garderai un bon souvenir de vous.
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