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[cliquetis d'horloge]
[nappe de tension]
[thérapeute] Comment allez-vous, aujourd'hui ?
Je dirais que ces temps-ci…
on a du mal à communiquer.
Helen ?
[elle inspire]
[musique funk]
[brouhaha urbain]
[concert de klaxons]
[Helen] Il y a eu pas mal de gros changements, ces derniers temps.
Et…
on subit tous les deux énormément de pression…
pour des raisons différentes.
[thérapeute] Et quand vous… discutez,
êtes-vous capables de parler ouvertement ?
J'en sais rien. C'est difficile d'être sincère quand…
on ne sait pas trop où se situer vis-à-vis de l'autre.
Pour les Britanniques, mon statut de bon père et de bon mari
est mon meilleur atout.
Mais dans la réalité, quand on sort et qu'on se prend par la main,
qu'on s'embrasse ou…
ou qu'on sourit devant les objectifs, c'est…
[thérapeute] C'est ?
C'est comme si on jouait un rôle.
[la musique s'intensifie]
[brouhaha]
[la musique s'arrête]
[paroles entremêlées des journalistes]
- [douce musique orchestrale] - [brouhaha]
[paroles indistinctes]
[musique de tension]
[Bill] Alexi Chernov à 11 h.
[bas] Très bien. [fort] Oh, M. Chernov.
M. Webb.
Félicitations pour votre victoire aux élections.
Oh, c'est gentil, merci.
- [note de tension] - Mais ce n'était pas une élection.
J'ai simplement été désigné chef du parti conservateur.
Oh. Accéder au pouvoir sans demander l'avis du peuple.
Ça me rappelle le pays.
[rient]
C'est un plaisir de vous voir…
[effet de suspense]
Laisse-la passer, Roman. Tu ne la reconnais pas ?
Ce soir, c'est une simple femme,
mais dans une semaine, ce sera la femme du Premier ministre.
[en russe] Bonsoir, Mme Chernov.
Ravie de vous rencontrer enfin en personne.
[la musique s'arrête]
[en français] Votre époux cherche un prétexte
pour ne plus parler au mien.
[en français] Oui. On lui dira bientôt qu'il doit répondre à un appel important.
Alexi se servait tout le temps de cette excuse.
Votre mari aurait demandé à assister au sommet de défense de Wallace.
Il veut faire acte de bonne volonté.
Mais sa main tendue n'a pas encore été acceptée.
Il dit parfois vouloir prendre sa retraite et partir habiter près de la Méditerranée,
pour profiter d'une vie au soleil.
Quand il m'en parle,
on dirait un requin qui voudrait arrêter de nager.
Il pourrait faire le bien au crépuscule de sa vie,
si on lui en donnait l'occasion.
Je pourrais en parler à Wallace.
Lui indiquer les avantages
d'introduire une tout autre perspective durant le sommet.
[la musique de tension reprend]
Votre russe est parfait.
Où l'avez-vous étudié ?
Oh. [glousse] C'était dans une autre vie.
[rit]
[la musique devient rythmée]
[la musique continue]
- [coup de klaxon] - [passante] Taxi !
[paroles entremêlées]
[la musique s'arrête]
- [bip] - [grésillements]
[la musique reprend]
[musique d'ascenseur]
SUITE PRESTIGE
[vrombissement de l'ascenseur]
- [soupire] - Agent Joshi.
Laila.
- Helen. - [petit rire]
- La fête est comment ? - [soupire] Interminable.
Oh, tu m'étonnes.
Ça doit pas être facile, ces réceptions à la chaîne.
Tu devrais trouver le coffre dans le placard, près de la bibliothèque.
Moi ?
Non, pas toi. Le pape.
Euh… Pourquoi je viendrais avec toi ? Je devais seulement te donner la clé.
Oh non.
- Je sais pas forcer les coffres. - Pourquoi ?
Pourquoi certains peuvent pas tout faire ?
Pourquoi je suis nulle en soufflés ?
Pourquoi j'oublie l'anniversaire de ma sœur ?
Pourquoi j'imagine le foutu lapin de Zootopie quand je me touche ?
Ces questions peuvent nous rendre folles.
Donc je… m'occupe du coffre ?
- Ouais. - Bien.
C'est quoi ton rôle dans l'opération ?
- [bip d'ascenseur] - [ouverture des portes]
[les gardes grognent]
[inspire]
Les gros bras, c'est moi.
[musique funk]
[les gardes s'exclament et grognent]
- OK, le placard… - Près de la bibliothèque.
[elle souffle]
[soupire] Je vais avoir besoin…
de ça.
T'en dis quoi ?
Que c'est pas un modèle facile à ouvrir.
Notre boulot force le respect, mais là, tu dois forcer le coffre.
Jeu de mots.
- [bas] Allez. - [bip]
Regarde-moi cette piaule, c'est le putain de grand luxe.
Ça doit rien te faire, vu que t'es mariée au Premier ministre.
Il ne le sera officiellement que mercredi.
Et en attendant, tu te contentes de peu ?
C'est quoi le pire endroit où t'as créché ?
Désolée, si ça t'ennuie pas, j'ai un coffre-fort à ouvrir.
[la musique s'arrête]
Déso.
- [la musique reprend] - [Helen soupire]
[cliquetis de la serrure]
Ta robe est trop belle. C'est du Vuitton ?
- C'est du sur mesure. - Ah.
Moi, je suis en mode décontract'.
Avec une pauvre brassière Nike et un fute piqué à ma sœur.
Mais ma banane, c'est une grande marque, alors tu me la rendras.
[cliquetis de la serrure]
- [bip] - [homme dans l'émetteur] Au rapport.
Ils vont envoyer d'autres gorilles pour voir ce qui se passe.
J'ai pas de flingue !
Ah ouais, tu m'étonnes. Tu le cacherais où dans cette tenue ?
- J'ai besoin… de cinq minutes. - Pas plus de deux.
Bah, repousse-les !
- Tu m'as fait venir pour ça. - [bas] C'est pas moi.
- [cliquetis d'arme] - [vibrations de téléphone]
[bas] Putain !
[bas] Merde.
NUMÉRO INCONNU
Allô ?
[Sam] Ça fait longtemps que j'avais pas entendu cette voix.
Sam !
- Je te dérange pas ? - Et elle téléphone.
Euh, je suis occupée, en fait. Ça va comme tu veux ?
J'ai connu mieux. Désolé de pas avoir donné de nouvelles.
T'en fais pas.
Ça va, toi ? T'as l'air stressée.
Euh, j'essaie de forcer un coffre, mais j'ai un peu de mal.
- Quel genre ? - Avec serrure à combinaison mécanique.
- C'est du lourd. - Je sais. C'est pour ça que j'ai du mal.
- Comment ça se passe ? - Tu vas y arriver.
Tu sais comment je le sais ?
C'est moi qui te l'ai appris.
[souffle en riant]
J'aimerais tant que tu sois là.
[rit] Moi aussi.
Tu vas t'en sortir.
- [bip d'ascenseur] - [Laila] Ils arrivent. Vite.
Essaie de faire le vide et concentre-toi.
- [musique douce] - [souffle]
- [doux cliquetis] - Oui.
Concentre-toi et respire.
Concentre-toi et respire.
[Laila] Ça urge vraiment !
[les cliquetis continuent]
[déverrouillage]
- Ah ! Ça y est ! - Je commençais à douter.
Bravo, chérie.
[tirs]
- Que se passe-t-il ? - Je dois y aller.
Tout va bien. Je te rappelle.
- À très vite, je t'aime. - Helen…
[musique de tension]
- Merde ! Va dans les fichiers ! - Merde !
Les fichiers ?
Fouille le disque dur et cherche "Fleur sauvage" !
- "Fleur sauvage" ? - Ouais ! F-L-E…
Je sais comment ça s'écrit !
C'est du délire ! J'étais pas censée me trouver ici !
- Tu cherches ? - Oui !
- T'as trouvé quelque chose ? - Euh…
Fleur sauvage ! Oui !
[les tirs continuent]
- [tirs] - [Helen] Banane !
- T'es formée au maniement des armes ? - Oui.
Les espionnes au foyer sont souvent rouillées.
Merde !
- Comment tu m'as appelée ? - Une espionne au foyer.
Un coucou qui dispose d'autres atouts que les flingues.
Des attributs féminins.
Je tire mieux que toi, tu forces les coffres !
Ce que tu dis est super vexant.
[il grogne]
[il grogne]
[tous deux grognent]
- [grogne] - [le garde grogne]
- [un garde crie] - Merde.
- [il grogne] - [elle crie de rage]
[ils grognent]
- [un garde grogne] - [Helen halète]
[la musique s'estompe]
[musique d'ascenseur]
[Helen renifle]
Quand tu dis espionne au foyer, c'est censé être…
- Une insulte, c'est clair. - Ouais. Je voulais être sûre.
Le prends pas mal.
Je saurais pas faire ce que tu fais, mais il faut de tout pour faire un monde.
- Ouais, sûrement. - [craquement]
- Fait chier. - Quoi ?
Euh… Non, c'est rien, je… [inspire]
… j'ai oublié de demander à mon ami pourquoi il m'appelait.
OK.
[Laila inspire]
- C'était sympa. - [bip d'ascenseur]
- Bon courage pour ta fête interminable. - [ouverture des portes]
[souffle]
[coups de klaxon]
[Wallace] Comme tous les dirigeants,
je ne choisirai pas les circonstances dans lesquelles je dirigerai.
Garantir la paix est une mission très noble.
Mais pour cela, nous devons nous opposer
à tous ceux qui tentent de tirer profit de la destruction,
à tous ceux qui tentent de déconstruire
ce que les autres ont mis en place.
Nous devons travailler main dans la main.
Merci à tous.
[inaudible]
[sirène distante]
["Je Me Suis Fait Tout Petit" de San Lyon]
[bip]
[Helen] C'est quoi ?
[cliquetis des touches]
Des secrets.
[bas] Reed. Je veux savoir.
- Je veux me sentir… - Quoi ?
Impliquée. Comme une vraie putain d'espionne.
Pas comme… une idiote qu'on utilise comme appât,
mais à qui on ne dit rien.
C'est quoi "Fleur sauvage" ?
Un écho d'événements survenus dans le passé.
C'est votre réponse ?
C'est plus que ce que vous avez besoin de savoir.
C'est quoi ce survêtement ?
Wallace croit que je fais du sport.
- Il me pense insomniaque. - Quand avez-vous vraiment dormi ?
[rit] Il y a des mois.
Vous êtes insomniaque.
[rit en soupirant]
Tout est prêt pour le grand déménagement ?
Et la thérapie de couple ?
Après tout ce temps, vous croyez encore avoir des secrets pour moi ?
Il dit avoir des difficultés à me faire confiance.
Je ne suis peut-être plus aussi douée pour prétendre.
- [cliquetis de touche] - [paroles indistinctes]
[musique de tension]
[la musique continue]
[l'enregistrement continue]
Reed ?
Que se passe-t-il ?
Tout va bien ?
Les choses que vous savez pour l'instant font de vous une bonne source.
Mais ça peut changer.
Nous avons des ennemis partout.
Un conseil : restez douée pour prétendre.
Ça vaut mieux pour nous deux.
On joue à un jeu merveilleux, mais les règles n'arrêtent pas de changer.
Ça devient difficile à suivre.
Rendez-vous mercredi, 9h30, à notre banc habituel.
Apportez votre premier rapport de Downing Street.
[la musique s'intensifie]
[la musique s'assombrit]
[la musique s'évanouit]
[musique dramatique douce]
- [crissements] - [la musique devient tendue]
[crissement de freins]
- [rugissement de moteur] - [crissements]
[la musique s'intensifie]
[brouhaha urbain]
LONDRES
[la musique s'évanouit]
[brouhaha distant]
- [grincements métalliques] - [grondement]
[grésillements électriques]
[déverrouillage]
[cliquetis de la poignée]
[un match joue à la télé]
Tu sais qui je suis ?
On travaille dans la même branche, fiston.
Tu sais pourquoi je suis là.
"Qui sème le vent récolte la tempête", dit l'adage.
Tu aurais pu attendre la fin du match, par courtoisie professionnelle.
Désolé.
Combien tu touches ?
Dix mille livres.
Bordel. Je sais pas lequel de nous deux doit être le plus gêné. Dix mille ?
J'aurais valu plus cher pendant mes années fastes.
Rends-moi service, fiston, vise le cœur. Une balle en pleine poitrine.
Ça irait plus vite… dans la tête.
Je ne suis pas pressé.
Tu es sûr d'y arriver ?
Parce que… tu empestes l'alcool.
["Everybody's Gotta Live" de Love]
[cliquetis]
Quand on hésite, c'est pas bon signe.
Et arrête de t'apitoyer sur mon sort.
Tu sais qui je suis ?
Je suis ton avenir.
Tu vois ce qui t'attend ?
- [coup de feu] - [la chanson s'intensifie]
[la chanson continue]
- [sirène] - Police !
Plus un geste !
- Mains en évidence ! On bouge plus ! - Sortez votre arme !
- [feutré] Pas de geste brusque ! - [feutré] Doucement !
[les cris se noient sous la musique]
- À plat ventre, allez ! - À plat ventre !
- Plus vite que ça ! - Bras écartés !
Sam Young.
Bonsoir, M. l'agent.
- [la chanson s'arrête] - [déverrouillage]
[agent] Vous avez droit à un coup de fil. Faites le bon choix.
[tonalité]
[composition du numéro]
[sonnerie]
[Helen] Allô ?
Ça fait longtemps que j'avais pas entendu cette voix.
[rit] Sam !
- Je te dérange pas ? - [Laila] Et elle téléphone.
[Helen] Euh, je suis occupée, en fait. Ça va comme tu veux ?
J'ai connu… mieux.
Désolé de pas avoir donné de nouvelles.
T'en fais pas.
Ça va, toi ? T'as l'air stressée.
Euh, j'essaie de forcer un coffre, mais j'ai un peu de mal.
- [bas] Quel genre ? - Avec serrure à combinaison mécanique.
- C'est du lourd. - Je sais. C'est pour ça que j'ai du mal.
- [Laila] Comment ça se passe ? - Tu vas y arriver.
Tu sais comment je le sais ?
C'est moi qui te l'ai appris.
[Helen souffle en riant] J'aimerais tant que tu sois là.
[il rit]
Moi aussi.
- [pas approchant] - [déverrouillage de la porte]
[long grincement de porte]
[agent] Votre avocat est là.
[bip distant d'ouverture de porte]
[grincement de porte]
[fermeture de porte]
Je n'ai pas d'avocat.
Oui, et c'est une belle erreur, étant donné votre activité.
Pour votre tête.
Vous êtes qui ?
J'ouvre des portes verrouillées.
Je m'appelle Patrick.
Je suis là pour vous offrir une opportunité.
Je représente une entité privée qui souhaite vous embaucher,
sous contrat, pour quatre cibles,
à votre tarif habituel plus 20 %.
Je rêve ou…
vous m'embauchez comme tueur à gages dans un poste de police ?
C'est un endroit comme un autre, non ?
Euh, vous représentez une entité privée ?
C'est ça.
- Un nom ? - Aucune importance.
C'est pas à vous de décider ce qui a de l'importance.
Étant donné les circonstances
et votre situation plutôt embarrassante,
je pense que si.
C'était un piège, ce soir.
Euh…
Oh.
Elles sont éteintes.
- Vous pouvez me faire sortir ? - Oui.
- Quatre cibles ? - C'est ça.
- Qui ? - Vous le saurez en temps voulu.
Je vous préviens : les contrats ne seront pas faciles.
Ils seront dangereux et à exécuter en urgence.
D'après les termes, si on vous donne le nom d'une personne,
vous la tuez.
Sans négociation, sans hésitation, sans exception.
Les conséquences,
si vous ne parvenez pas à respecter vos engagements,
seront… désastreuses. Vous comprenez ?
Bien.
Quand vous franchissez cette porte,
soit vous tournez à gauche et vous repartez en cellule,
soit vous tournez à droite et vous marchez vers la sortie.
Qu'importe votre choix, personne ne vous arrêtera.
Il va y avoir du changement.
Et vous allez en faire partie.
[douce musique de suspense]
[ouverture de la porte]
[fermeture de la porte]
[la musique continue]
[présentateur 1] Nous avons un nouveau Premier ministre.
Wallace Webb a été reçu par le roi ce matin
pour former le nouveau…
[présentatrice] Il espère une coopération
au Sommet de défense multinational la semaine prochaine…
[présentateur 2] La famille n'aura pas le temps de se familiariser.
Webb va tout de suite se retrouver dans le feu de l'action…
[présentatrice] Alors qu'il s'apprête…
- [les nouvelles continuent en fond] - [souffle]
- [vrombissement] - [musique dramatique]
On passe à la télé.
[acclamations de la foule]
C'est un jour très important, pour nous tous.
Quand nous sortirons de cette voiture,
nous mettrons les pieds dans un monde nouveau.
Un monde très différent et très exaltant.
Qui sait ce qui va arriver.
Mais je vous promets ceci :
nous ferons face ensemble, en famille.
- [bas] Souriez. - [Wallace] En équipe.
- [acclamations] - [déclics d'appareils photo]
[la musique devient tendue]
[Helen soupire]
Hé. Combien de temps on va devoir vivre ici ?
Tant que les gens voudront de papa comme Premier ministre.
[Jacqueline] J'aimais bien notre maison d'avant.
Il y a des élections l'année prochaine et les sondages ne sont pas excellents.
Alors, il suffit d'attendre.
Bonne nuit.
[Jacqueline] Bonne nuit.
Que fais-tu ?
Rien, je… déclare la guerre à la Nouvelle-Zélande.
[elle rit]
- T'as le droit ? - Oui.
Je suis le Premier ministre, je fais ce que je veux.
[elle rit]
- Premier jour. - Premier jour.
- Mmm. - Oui.
J'ai tout à fait conscience
que le déploiement des troupes de l'OTAN aux pays baltes garde la priorité,
mais à un moment, il faudra qu'on parle de la tapisserie à fleurs.
[il rit]
Bien. Je soulèverai cette question primordiale
à la Chambre des communes.
[petit rire]
Ton discours était très beau.
Ce que tu as dit aux enfants dans la voiture.
Tu le pensais ?
Qu'on forme une équipe ? Oui. Oui.
[petit rire]
Notre thérapie de couple se passe bien, non ?
[Wallace] Ah oui ? Je sais pas.
Dans ma famille, on parlait peu de nos sentiments.
Oui, j'ai rencontré ta mère.
[rit]
C'est un aveu d'échec.
Ce n'est pas un échec de sauver notre couple,
mais je suis persuadée que…
pour que ça fonctionne, il faut vraiment le vouloir.
[douce musique de suspense]
[grésillements]
- C'est toujours ce que tu veux ? - C'est juste que…
Quoi ?
J'aimerais que ce soit aussi facile qu'avant.
[soupire]
[Helen] Peut-être que ça ne l'a jamais été.
Peut-être qu'on avait juste… plus d'énergie.
- Embrasse les enfants pour moi. - C'est déjà fait.
Je t'aime.
[la musique continue]
[elle soupire]
[Reed] Un conseil : restez douée pour prétendre.
Ça vaut mieux pour nous deux.
[Helen] Reed ?
Tout va bien ?
[grésillements]
[soupire]
[la musique continue]
[coups à la porte]
[la musique s'arrête]
Bonjour, M. Young.
Un courrier est arrivé pour vous ce matin.
- Puis-je entrer le mettre sur la table ? - Oui, vous pouvez.
[tous deux halètent]
Oh, bordel.
- [Sam grogne] - [l'homme souffle]
Oh, bordel.
[l'homme halète et grogne]
- [Zippo qui claque] - C'est interdit de fumer, ici.
Et de baiser les clients.
[rit]
J'avoue, tu marques un point.
Je termine à 17 h.
On pourrait peut-être… je sais pas, dîner ensemble ou quelque chose.
Non, je veux pas t'épouser.
[rit]
Oh.
Oublie pas ton courrier.
Le type qui l'a déposé a beaucoup insisté.
[ouverture de la porte]
[fermeture de la porte]
[musique de tension]
Erik Klein.
STATUT : ACTIF
Oh, merde.
Tiens, tiens, regardez un peu qui va là, putain.
Le trou de balle qui fait des trous de balle.
[brouhaha]
Alors, ce type débarque au poste de police
et te dit qu'il peut te faire sortir si tu butes qui il veut.
- Et t'as accepté. - Je serais pas là, sinon.
Mais en train de pourrir dans une cellule.
T'en dis quoi ?
[Eleanor] Ça rigole pas.
Les gardes du corps sont maintenant gonflés aux stéroïdes et à la cocaïne.
J'en ai eu un, le mois dernier.
Je lui ai balancé 12 bastos et je lui ai roulé dessus
pour éviter que le type se la joue Raspoutine.
- Salut ! - Qu'est-ce que je vous sers ?
- [Williams] J'ai la dalle. - [Sam] C'est des tapas.
Tu me parles ? Je sais.
Je voulais juste… être sûr que…
Je sais commander des tapas, je suis pas une barbare.
- C'est quoi les patates ? - Des patatas bravas.
- Non, pas ça, meuf. - [Eleanor] Euh…
Les boulettes. C'est quoi, déjà ?
- Les croquettes. - Les croquetas.
Ah ! Les croquetas.
- Je vais prendre ça. - Et du calamar ?
J'ai envie d'un truc… difficile à mâcher.
Un truc qu'il faut mériter.
Servez ce que vous préférez.
Avec votre champagne le plus sec, le plus frais et surtout, le plus proche.
- D'accord. - [ensemble] Merci.
T'as vu ta copine de la haute, ces temps-ci ?
- Helen ? - [Eleanor] Ouais.
- Non. - Pourquoi ?
On n'évolue pas dans les mêmes cercles.
Ouais, c'est clair. Elle est mariée au Premier ministre,
alors que tu traînes avec deux connasses.
[rient bruyamment]
OK, on va t'aider pour tu sais quoi.
Mais on se partage les honoraires. Trois parts égales.
Oui. On divise l'enveloppe en trois parts.
Et si quelqu'un nous entube, on lui fera payer.
Toi y compris, trésor.
[ricane]
- Évidemment. - [Williams] Évidemment.
Fantastique. Oh, la clique est à nouveau réunie.
Oh. Plus on est de fous, plus on jouit, comme disait ta mère.
- [s'étouffe] - [elles éclatent de rire]
[tintements de cloches]
[présentatrice télé] Tout le centre sera bouclé la semaine prochaine…
- Bonjour. - Bonjour.
[brouhaha]
[Helen] Bonjour.
- Merci. - De rien.
Bonjour.
[brouhaha]
[roucoulements de pigeons]
[aboiements distants]
[musique inquiétante]
[halète]
[répondeur] Elizabeth Reed. Laissez-moi un message.
C'est moi.
Vous n'êtes pas au rendez-vous.
[raccroche]
Vous êtes toujours au rendez-vous.
[la musique s'assombrit]
[la musique s'intensifie]
[la musique s'évanouit]
OÙ ÊTES-VOUS ? APPELEZ-MOI. RÉPONDEZ.
REED, OÙ ÊTES-VOUS ?
[musique de tension]
SUITE PARISIENNE D’UN OLIGARQUE CAMBRIOLÉE
UNE PETITE QUANTITÉ DE BIJOUX A ÉTÉ DÉROBÉE
FLEUR SAUVAGE
UN AGENT DE SÉCURITÉ A ÉTÉ LÉGÈREMENT BLESSÉ.
[tirs étouffés]
FAILLES DE SÉCURITÉ ?
FEMME DE MÉNAGE TUÉE À MOSCOU
UNE EMPLOYÉE D’ALEXI CHERNOV RETROUVÉE ASSASSINÉE
[la musique s'intensifie]
LE CORPS D’IDA POVETKIN, 26 ANS, A ÉTÉ DÉCOUVERT MARDI
[ouverture de la porte]
[la musique s'atténue]
[brouhaha urbain]
[vibrations de téléphone]
[musique douce]
J'AI BESOIN DE TOI
- [la musique continue] - [ruissellement de la pluie]
[brouhaha]
[petit rire]
Salut, chérie.
Salut.
- Elle avait déjà disparu comme ça avant ? - Jamais.
Peut-être une crise d'appendicite. Ou un accident de voiture.
Ou bien, elle s'est fait arrêter ou même enlever.
Elle est peut-être en train de révéler l'identité de ses agents.
Quand je l'ai vue, elle avais l'air perturbée.
Je devrais m'enfuir ?
Putain ! Il faut que je me barre avec les petits ?
On n'en est pas encore là.
T'en es sûr ? [bas] Parce que si la police me chope,
et si les Black Doves ne m'ont pas tuée avant,
je vais pourrir en taule jusqu'à la fin de mes jours.
Je te ferais évader. Mais je te l'ai dit, on n'en est pas encore là.
- Alors, pas de panique. Je vais t'aider. - D'accord.
- On va découvrir ce qui se passe. - Mmm.
- C'est comment, Downing Street ? - Trop fleuri.
Oh.
[rit] T'as pas vu le palais de Buckingham.
Quoi ? T'y es allée ?
Évidemment.
Les Stones y ont sniffé de la cocaïne.
La princesse Margaret aussi. Mais elle est pas en boucle dessus.
[rit]
[elle rit]
[tendrement] Oh.
Tu m'as manqué.
Pas mieux.
Quand tu m'as téléphoné, c'était pour quoi ?
J'avais été arrêté.
- Par la police ? - Par la chorale gay de San Francisco.
- Oui, par la police. - [soupire]
Pour ?
Meurtre. Ouais.
Quoi ? Pourquoi t'es pas en prison ?
C'est un peu difficile à expliquer. Euh…
Un type a… fait disparaître les charges contre moi.
- Il a fait ça par bonté de cœur ? - Non.
Il faut que je fasse un truc pour lui, en échange.
Mm. Quatre cibles.
Pour payer ma dette.
Sérieux ?
Euh, c'est qui les cibles ? Il vaut mieux pas que je sache ?
La première.
[Helen] Erik Klein. Zeus. Hmm. C'est qui ?
[musique sombre]
Aucune idée.
[cri dégoûté] J'aime pas ça.
Je dirais pas que ça me rend fou de joie,
mais on m'a pas vraiment laissé le choix.
Un jour, on y repensera en rigolant.
Ou peut-être pas.
[brouhaha d'enfants]
Je me rappelle quand j'étais dans cette école.
Il était encore permis de fumer dans la cour de récréation.
Toutes les nounous fumaient en nous attendant.
C'est dur à imaginer, aujourd'hui.
Sans vouloir jouer les oiseaux de mauvais augure,
je pense que Mme Reed ne reviendra pas.
[musique de tension]
On souhaiterait vous voir afin de se réorganiser.
Avec un nouveau référent, entre autres.
Ce genre d'événement est assez perturbant, mais ça nous arrive de temps en temps.
[cloche de fin des cours]
Excusez-moi, je ne connais aucune Mme Reed.
[cris d'enfants]
C'est très malin.
Mais s'il vous plaît, nous avons beaucoup à mettre au clair.
[enfants] Maman !
- [Helen] Ça va, mes chéris ? [rit] - [Oli] Ouais.
T'as mon goûter ? J'ai faim et j'ai soif.
- [Oli] C'était trop bien la récré. - [Helen] Tu t'es bien amusé ?
Mon goûter !
[la musique s'évanouit]
[Helen] Et s'il vous arrive quelque chose ?
Oh, je veux un enterrement à cercueil ouvert,
dans la plus stricte intimité.
Avec "She's Always a Woman" de Billy Joel qu'on jouerait sur l'orgue de l'église.
Je ne suis qu'un petit rouage dans une immense machine.
S'il m'arrive quelque chose, un référent me remplacera.
Comment savoir si je peux lui faire confiance ?
En vous fiant entièrement à votre instinct.
[ricane] Et s'il me dit que non ?
Suivez-le.
[musique de tension]
[soupire]
- [vibrations de téléphone] - [paroles entremêlées]
[la musique continue]
[la musique continue]
[claquement de lame]
[renifle]
[musique dramatique]
On m'attend, je pense.
- [bip d'ascenseur] - [la musique s'apaise]
Helen.
[sonnerie de téléphone distante]
[la musique s'estompe]
Je vous présente notre comité de direction.
Voici Mme Burkinshaw,
Mlle Conduct,
M. Rodgers,
et je suis M. Conteh.
Mme Reed prend ce siège, d'habitude.
Je vous en prie.
[s'éclaircit la gorge] Désirez-vous un thé ou un café, Helen ?
Non merci.
Vous devez avoir beaucoup de questions.
Seulement deux.
C'est quoi ces conneries et où est Reed, bordel de merde ?
- [musique sombre] - [petit rire]
[la musique s'évanouit]
- Oh, merde. - Quoi ?
[grogne] Je devais aller au théâtre, ce soir.
- Voir quoi ? - Le Fantôme de l'Opéra.
Putain ! J'adore Le Fantôme ! Tu comptais y aller sans moi ?
- Un date. - Avec qui ?
- Tu connais pas. - Je connais du monde.
La barmaid du Banana Bar.
- Lydia ? - Ouais.
- Avec les narines dilatées ? - T'es jalouse ?
Même pas avec ta chatte.
[grogne] On y va ?
Putain, c'est quoi ça ?
- [Williams] Une cagoule. - [ricane]
- Non. Non. - [Williams] Tenez.
- Non. - Il lui faudrait un filet à cheveux.
[Williams] Allez chier.
Parlez-nous de Paris, Helen.
- Pourquoi y étiez-vous ? - Pour du réseautage politique.
Je faisais référence à l'attaque armée dans la suite d'Alexi Chernov.
Je vais où mon référent m'envoie.
Reed ne vous a pas donné d'info sur l'opération ?
Non.
Elle ne me disait rien.
- Elle avait l'air d'aller bien ? - Comment ça ?
Dans son humeur, son… comportement.
A-t-elle exprimé… des idées négatives vis-à-vis de son travail ?
Oh, oui, qu'elle…
qu'elle voulait une nouvelle machine à café
et que Beatrice des Ressources Humaines était très conne.
Helen…
Non. Elle n'a exprimé aucune idée négative,
et si elle en avait eues, elle ne m'en aurait pas fait part.
Que se passe-t-il ? Où est-elle ?
Paris était une opération officieuse. Vous étiez au courant ?
Les opérations que je fais pour Reed sont toujours officieuses.
- Vous avez agi seule ? - Non.
Il y avait un autre agent. Laila Joshi.
- Laila Joshi ? - Oui.
Jeune. Très loquace.
Oui, on la connaît.
[musique de tension qui s'évanouit]
- Et toi ? - Faut voir.
[tirs]
[grogne]
[musique de tension]
[Eleanor en haletant] Ouah.
[Williams] Hé. Tiens. Attrape.
- [cliquetis] - [fermeture de portière]
- [Eleanor] Bye bye. On y va. - [paroles dans l'émetteur]
[l'homme grogne]
Vous ne savez pas ce que vous recherchiez à Paris ?
[la musique s'arrête]
Il fallait que je récupère un fichier dans l'ordinateur de Chernov.
Euh, le nom de code, c'était "Fleur sauvage".
Je ne sais rien d'autre.
On l'aurait tuée ?
Non.
Qui l'a enlevée ?
On l'a peut-être pas enlevée. Elle est peut-être en fuite.
[ricane]
[musique de tension]
D'accord, euh…
Et maintenant ? Je fais quoi ?
Je serai votre nouveau référent.
C'est maintenant de moi que vous viendront vos missions.
Et… que se passe-t-il si je ne suis pas à l'aise ?
Vous allez devoir vous y habituer.
Vous travaillez pour nous, pas l'inverse.
Nous avons investi énormément de temps et énormément d'argent
pour que vous occupiez votre poste actuel.
Votre temps au 10 Downing Street est peut-être compté.
Nous devons en tirer profit.
Je veux voir votre dossier.
Pourquoi ?
C'est avec vous que je discute depuis tout à l'heure.
Apparemment, vous êtes mon nouveau référent,
et je ne connais même pas votre prénom.
En ce moment, je suis exposée dans une pièce remplie d'inconnus,
dans un bâtiment dont j'ignorais l'existence
jusqu'à ce que j'y mette les pieds, il y a une demi-heure.
Et j'ai besoin de savoir pour qui je travaille au quotidien
en risquant ma vie, ma liberté et ma putain d'indépendance.
[Eleanor grogne d'effort]
Putain de stéroïdes à la con.
[grogne]
[la musique continue]
[grognent]
[l'arme claque au sol]
[cliquetis]
[grogne faiblement]
- [fracas d'objets] - [elle soupire]
[soupire] J'étouffe dans cette cagoule à la con.
[la musique s'arrête]
- Hop-là. - [choc]
[souffle]
Mon prénom, c'est Robert.
[musique de tension]
Enchantée, Robert.
Voyons…
Satisfaite ?
Je vois que vous êtes fonctionnaire.
Et vous, vous êtes une femme au foyer.
Il ne faut pas se fier aux apparences, n'est-ce pas ?
Non, il ne faut pas s'y fier.
Le sommet de la semaine prochaine,
il nous faut les notes de sécurité de Wallace.
Si ce n'est pas trop demander.
Je vais faire mon possible.
[la musique continue]
[bip]
- [bip d'ascenseur] - [ouverture des portes]
Merci d'être passée nous voir.
Je vous contacterai.
[bip de touche]
- [vrombissement de l'ascenseur] - [bips]
[la musique devient inquiétante]
[bip de touche]
[soupire]
[la musique continue]
- [tirs] - [l'homme grogne]
[la musique continue]
COPIE DU DISQUE DUR
[Helen] Rebonjour, Robert.
CONFIDENTIEL
[grognent]
[la musique s'intensifie]
RECHERCHE
[grognent]
ASSOCIÉS CONNUS
AGENT DES BLACK DOVES : DÉCÉDÉE
FEMME DE MÉNAGE D'UN OLIGARQUE TUÉE A MOSCOU
AGENT DES BLACK DOVES
- [grogne] - [Sam lâche un râle]
- [crissements] - [l'homme grogne]
[Helen] Erik Klein.
Zeus.
Merde !
Merde !
AGENT ACTIF
[grognent]
Vous pouvez me déposer ici, s'il vous plaît ?
[la musique s'accélère]
[sonnerie]
- [vibrations] - [coups en fond]
[grognent]
- [tintement] - [grogne]
[Sam halète]
[halète]
[grogne]
[halète]
[bas] Merde ! [fort] Sam, ta cible est une colombe noire.
C'est un agent des Black Doves. Oublie la mission.
- [la musique s'évanouit] - [souffle]
Il faut que je lui parle.
J'ai des questions à lui poser. Le tue pas.
[halète]
[tintement de la balle au sol]
["She's Always a Woman" de Billy Joel]
[fin de la chanson]
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