Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
French
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
NETFLIX ET SKYDANCE PRÉSENTENT
Et si je vous disais...
que je sais ce qui se passe quand on meurt.
On devient un fantôme...
ENFANT ABANDONNÉ
...piégé dans l'obscurité.
Dans un monde de murmures,
invisible, à part pour les autres fantômes.
Un orphelin,
séparé de ceux qu'on a aimés.
UNIVERSITÉ DE STANFORD
ORPHELINAT LUCKY B
Mais avec la solitude...
vient la liberté.
D'aller où on veut.
De faire ce qu'on veut.
Les fantômes ont un pouvoir au-dessus de tous les autres.
Hanter les vivants.
Les hanter...
pour ce qu'ils ont fait.
LES CRIMES DU DICTATEUR
Trois cent quarante-cinq, Tango-Tango.
Tango-Tango, on a une panne de moteur.
Merde !
SOS !
On descend !
Je suis mort ce jour-là, il y a trois ans...
enfin, officiellement.
Pas d'éloge funèbre ni de veillée,
je suis devenu un fantôme.
Mais l'histoire ne commence pas là. Non.
C'était il y a quatre mois,
pendant la première mission de mon équipe. Et c'était un sacré merdier.
Ça n'a pas marché !
Un, Cinq pour Un.
Je déteste ces numéros !
- C'est pour votre sécurité. - Montez !
Elle saigne.
- Je sais. - Démarre !
Je vais fumer ces fils de pute !
Ils nous tirent dessus !
Allez !
- Il nous faut un hôpital. - Ça commence à être tendu.
D'où ils sortent ?
- Tu surveillais pas la porte ? - Si !
- T'étais à la fenêtre ! - Amateurs...
- Amateurs ? - Oui !
La balle est passée par la fenêtre. Ça craint !
- Qui a autant de gardes ? - Tu vas mourir.
Un avocat avec des amis haut placés ?
- Des mafieux peut-être. - La mafia ?
Mais on gère. C'est tout ce qui compte.
- C'est quoi, ça ? - C'est inquiétant.
Ça va faire mal.
Je vais aller chercher cette balle.
Non. Tu ne vas pas lui enfoncer ça.
J'y suis. Tu le sens ?
- Merde. - Oh, ça y est.
C'est dégueulasse.
- Je vais gerber. - On est suivis.
Arrête avec ton putain de flingue, laisse-moi travailler.
La ferme. Tu veux mourir ?
- Ils sont là, je crois. Tu veux... - Ouais. Accrochez-vous.
OK.
C'est un peu serré.
- Attention ! - Allez.
Qu'est-ce que vous avez foutu ? Pourquoi t'es couvert de sang ?
La tête, le cou et le visage saignent toujours beaucoup.
17 MINUTES PLUS TÔT
Me dites pas que vous avez tué un mafieux en Italie !
Va te faire foutre.
Non.
J'essaie de vous aider.
Tout ce qui n'est pas un "oui" risque d'être super merdique pour votre visage.
Votre client est le pire sac à merde de tous les criminels de guerre.
Pourquoi le protéger ?
Mon client n'a jamais ordonné d'attaque au gaz.
Non, il a ordonné à ses quatre généraux de le faire.
Appelez-le.
Soyons fous, putain.
Alors ?
Secret professionnel.
Vous allez devenir pirate !
- Il y a beaucoup de sang dans ma voiture. - La ferme ! Une BMW nous suit.
Je peux te remercier ?
Je n'aurais rien trouvé de mieux à faire de ma vie.
Je m'en fous.
Allez !
Des nonnes, bien sûr !
- Elles me pardonneront. - Va te faire foutre !
Attention !
LE CHAUFFEUR
J'avais la priorité !
Écrase encore quelqu'un, et je me barre.
- T'entends ? - Ça donne des leçons derrière.
Bonne idée, le vert fluo.
Trop voyant ?
Ça marche bien avec l'architecture italienne.
- T'aimes pas ? - Un bébé !
Bébé.
Non. Les petits chiens !
Putain !
LE MILLIARDAIRE
Elle va bien.
Il est armé.
- Bouge ! - Quoi ?
- Bon sang ! - Vas-y !
Vas-y !
ESPIONNE DE LA CIA
Elle va bien ?
- Elle a perdu des litres de sang. - Pas des litres.
Il y en a sous mon siège !
C'est moi qui estime la quantité. Tu vois ? Du sang. Rouge.
Tu peux étancher ? Enfin, peu importe comment on dit.
J'entends le glouglou.
- Elle a giclé. Littéralement. - Il y a beaucoup de sang !
T'en as pas dans la bouche, si ?
LA MÉDECIN
C'est ça de vouloir arnaquer tout un pays, Un !
On aurait dû s'échauffer un peu.
C'est le problème, je suis à peine échauffé.
Oh, non ! Putain !
Pourquoi ils ont tous des Vespa ?
J'adore l'Italie.
Ça commence à me plaire.
Et ça commence à me filer la gerbe.
Un pour Quatre ?
- Quatre, j'écoute. - On a besoin de toi.
Évidemment.
Je suis là.
Et c'est où déjà "là" ?
Là, comme là ?
Précise.
Là. Juste là, bordel !
En haut du dôme, comme on avait dit.
Levez la tête.
Vous allez où ?
Merde. Je descends.
Je vous vois.
Vas-y. Percute-le !
Juste au-dessus !
L'ÉQUILIBRISTE
Au nord. En bas de la Via de... Putain, il y a tellement de Vias en Italie !
Pas par là !
Revenez. J'ai une idée.
Au coin de la rue.
C'est ça. Continuez.
Six... T'as vu ça ? C'est ce qu'on appelle le talent !
C'est hyper long, un nerf optique.
Son trouduc aurait pu être au bout.
Ça va pas le faire. Arrête-toi.
Qu'est-ce que tu fous, putain ?
- Non ! - OK. Ne...
Ne l'écrase pas, ducon !
- Je m'en occupe ! - Sérieux !
- Si tu l'écrases, la mission est finie. - Chope-le !
- Allez ! - Je l'ai !
- Putain ! - Je l'ai !
- Jette-le ! - Regarde la route !
C'est trop stressant.
- Il est à qui ? - À l'avocat.
- Tu l'as arraché ou... - Non ! Je ne l'ai pas arraché.
Deux l'a fait.
OK, c'est parti.
Toutes les transmissions de Rovach.
Il va nous mener aux quatre généraux.
- Je suis pas bien. - C'est pas toi qui le tiens.
T'as les généraux ? Je peux y aller ?
Les flics.
- Les flics. - On ne bouge pas.
Un flic nous regarde.
Vas-y. Allez !
Semez cet hélico.
L'ITALIEN FACILE
Où sont les toilettes ?
Où sont les toilettes ?
Où sont les toilettes ?
LE TUEUR À GAGES
Buongiorno, Uno.
Écoute. On est grave dans la merde.
Je peux t'indiquer il bagno.
C'est ça ! Quatre a besoin d'un Uber.
Je suis au courant, papi.
Buongiorno, Quattro.
Vas-y ! Allez !
J'envoie une autre exfiltration.
Dès qu'on a semé l'hélico. Tu peux faire ça ?
- Semer l'hélico ? - Si je peux ?
Allez !
- Merde ! - Conduis, putain !
Conduis !
Baisse-toi.
- T'es blessée au bras ? - Quoi ? Tu veux tirer ?
Alors, utilise-le pour riposter !
- Tu vois ça ? - Oui !
Ne me dis pas quoi faire.
- Tu vois, la galerie des Offices ? - Non, putain !
Le musée où on a pris des mocaccinos.
Je me souviens des mocaccinos, mais j'ai dit : "Non, putain !"
Percute-le.
- Désolé d'avoir crié. - Je mets un peu de musique, OK ?
Attention aux gens !
OK. Où est la porte d'entrée, bordel ?
Flingue !
Deux !
Putain !
- Ravi de t'avoir dans l'équipe. - De même.
T'as dit : "par tous les moyens". Alors, c'est parti.
- On va être dans les journaux. - Sans blague. Accrochez-vous !
Merde.
Non !
C'était Apollon et Daphné !
Tu vois un hélico ? J'en vois pas, moi !
On a semé l'hélico.
Pas le David. Non !
Le David, c'est celui avec la toute petite...
Ouais, c'est ça.
Tu veux sortir comparer ou on peut y aller ?
- Non, ça va. - Allez.
Allez !
Merde ! Deux gros SUV noirs droit devant.
Six, fais diversion. J'arrive.
Vas-y !
C'est ce qu'ils attendent !
Il y a un super-héros dans l'équipe !
Je ne parle pas ça.
Ça va être chaud !
Maintenant ? J'opère !
- J'essaie de semer mille voitures. - Elle va mourir.
On vit des jours avec une balle dans le ventre.
Je ne parle pas ça non plus.
En haut !
Je la sens.
Je l'ai !
Je me sens tellement mieux.
Je l'ai eue, ma poule !
Oui ! Ça, c'est de la conduite !
C'est quoi, ça ?
J'y vois rien !
Merde !
OK.
D’accord.
Allez.
On y va !
Où est...
Je lève mon verre à un gamin que j'aimais bien.
Tu pleures ?
On ne connaissait même pas son nom.
On ne connaît aucun nom.
Il s'appelait comment ?
Peu importe.
C'était un mec bien.
Je croyais avoir mesuré le risque. Désolé.
Il avait une famille ?
Je crois que tu l'as devant toi.
C'est nous tous.
On n'est pas une famille.
On n'est pas les Cleaver.
Quoi ?
Les Cleaver.
Ward, June ?
- Quoi ? Non. - Leave It to Beaver.
- Quoi ? - Jerry Mathers ?
- Non. - Tony Dow ?
- Non. - Barbara Billingsley, Hugh Beaumont ?
- Jamais entendu parler. - Non ? Nick at Nite ?
Les Français ne regardent pas ce genre de conneries.
La génération Y, les Français. Attrapez la tête.
Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire qu'on doit trouver un Sept.
Le central, pour les secours et la base. Ici le central. La zone est à vous.
AFGHANISTAN - PROVINCE D'HELMAND
Jackpot.
SAVANNAH, GÉORGIE
On a un van des Nations Unies.
L'ISR se rapproche des coordonnées.
Black Hawk, vous voyez le van blanc ?
Il a l'air agité. Il y a un problème.
Il va vers mes gars, j'aime pas ça.
J'ai dit qu'il se dirigeait vers mes gars.
DELTA FORCE PHOTO ESCADRON
Les lettres sont à l'envers.
N et U sont à l'envers ! Je demande la permission de tirer.
T'es pas au courant ? On est spectateurs.
- Commandant... - À moins que...
tu veuilles finir en cour martiale, je te suggère de rester à ta place.
Le van !
Lance-roquettes !
Madame, monsieur,
vous ne me connaissez pas,
mais Johnny est l'un de mes frères Delta. Un ami.
Bienvenue à la maison, Blaine.
On cherche un agent spécial comme toi depuis un moment.
Qui êtes-vous ?
Quelqu'un qui t'aurait laissé tirer.
Pardon ?
J'ai entendu ton appel.
Ne demande pas comment.
Je t'aurais laissé tirer.
Je peux entrer ?
Merci.
Personne ne sauvera le monde.
Mais on peut le rendre un peu moins nul.
Tu sais ?
Et je peux t'aider à faire ça.
Ce serait comment si tu pouvais faire ce pour quoi tu es né ?
Tu pourrais éliminer de vrais monstres.
Pas ceux que le gouvernement t'impose
pour des raisons politiques, légales, bureaucratiques,
commerciales et toutes ces conneries.
Non, je parle de vraies crevures de première classe.
Je peux t'aider à traquer ces mecs-là.
Et je ne te dirai jamais de ne pas tirer.
Qu'est-ce que t'en dis ?
Hé, petit !
- Qu'est-ce qu'il fout ? - Ne fais pas ça !
Un homme à la mer !
LE PRÉSENT
Blaine était un agent né,
un soldat de quatrième génération.
Sa famille s'est battue pour nous depuis la Seconde Guerre mondiale.
Comme ceux qui l'ont précédé, Blaine croyait au bien et au mal.
Il connaissait la différence et agissait.
Il me racontait des histoires.
Enfant, il entendait parler de son grand-père.
Un aviateur Tuskegee tué au combat en 1944.
Il aimerait qu'on soit là,
et qu'on dépose ces photos
sur la tombe de son héros.
Il aimait vraiment son pays, comme Captain America.
Et on ignore tous ici comment on aurait réagi à sa place.
La peur, le bruit.
Mais à la place de Blaine,
j'aurais buté ces fils de pute. Je les aurais explosés.
Je parle pour moi. J'aurais été le dernier homme debout.
Je n'ai pas d'expérience militaire, mais je suis comme la maman canard,
tu touches à mes canetons...
Assieds-toi, mec.
Assieds-toi.
Il fallait le voir regarder Coco.
Un torrent de larmes.
C'est un film émouvant.
Il se tort dans tous les sens.
C'est dur à regarder. OK.
Je crois qu'on en a assez vu.
À partir de maintenant, tu seras Sept. Je suis Un.
On est sept alors ?
Non, six.
DÉSERT DE CALIFORNIE
Il y a un truc qu'on fait tous pour supporter nos journées.
On prend une boîte et on met toutes les horreurs du monde dedans,
les injustices que s'infligent les humains,
puis on ferme la boîte et on l'ignore.
Mais certains d'entre nous passent trop de temps dans la boîte.
On a perdu notre capacité à ignorer.
On voit trop de trucs à résoudre dans ce monde de barjes.
DÉGAGEZ !
En tant que fantômes, on fait le sale boulot des vivants.
Et on le fait d'ici.
C'est notre maison hantée.
Ça ressemble beaucoup à la Batcave, mais ça n'a rien à voir. Sept, tu es mort.
Tu seras limité aux villes où tu n'es jamais allé.
Aux gens que tu ne connais pas, à part les autres fantômes.
Tu ne connaîtras jamais leur nom, juste leur numéro, par sécurité,
et pour que personne ne se rapproche trop.
Viens ici.
Voici notre panneau de cibles.
Ces neuf hommes ont mis beaucoup trop de merde dans la boîte.
Alors, on s'occupe d'eux.
Cible numéro un, ce fumier.
Première mission,
le dictateur du Turgistan, Rovach Alimov.
Comme t'es mort, tu fais plus les trucs chiants. Plus d'administrations,
- plus de shopping de Noël... - De garces.
Les morts devraient avoir une réponse automatique.
"Désolée d'avoir quitté la planète.
J'ai clamsé."
Plus d'impôts, plus de casier judiciaire,
plus d'arrestations parce que t'es à poil
ou d'autres trucs courants, être à poil, bourré, les trucs normaux.
Tu sais ce que c'est, le mieux ?
Tu fais plus la queue à l'immigration.
Me regarde pas comme ça. Je suis américaine.
Je suis clandestin.
- Vous êtes cyniques en tout cas. - Et l'hypertension ?
Je l'emmerde. Je mange ce que je veux. Merci beaucoup.
Tu réalises que tu es encore en vie ?
Et j'emmerde la technologie.
Ils ignorent que je fabrique des aimants
depuis le concours de sciences de cinquième.
Que j'ai gagné haut la main.
J'ai vite compris comment transformer ça...
C'est de la merde.
...en ça.
J'ai inventé le néodyme, les micro-aimants,
les téléphones vibreurs, dix millions de portables,
les Prius, les Tesla, grâce à mon ingéniosité.
Et un jour, je serai très riche grâce à ça.
Vous avez tout faux.
Le mieux, quand on est mort,
c'est la liberté.
On va tous mourir.
Alors, autant être morts pendant qu'on est vivants, non ?
Quand t'es jeune, tu t'enfermes avec plein de mauvaises décisions.
Les mariages, les emprunts, tous ces trucs-là.
Mais tu meurs,
et tout est effacé.
Pouf ! Disparu.
À partir de là, tout ce qui compte, c'est ce que tu choisis.
Alors, on va montrer à Sept ce qu'il y a derrière tout ça. Passe-moi ça.
Très bien. Une petite démonstration, sans technologie.
Voilà comment organiser un coup d'État en trois étapes pas si faciles.
Bien. Tu as un pays, le Turgistan, OK ?
Ça, ce sont les gens, des gens bien, qui font leur vie.
Et puis, il y a les quatre généraux, quatre connards, très méchants.
Mais il y en a un qui est pire.
C'est ce sac à merde de dictateur. Il est tout en haut.
N'oublie pas son frère.
Un frère, ami de la démocratie.
C'est lui, la clé.
On va taper sur les quatre généraux. Et ils nous mèneront au frère.
Tu tues les généraux, tu fous en l'air la journée d'un dictateur.
Ensuite, on va libérer le frère.
Et enfin, on va dire au revoir
à ce bâtard de dictateur, et bonjour au frère, ami de la démocratie.
Ça se passe dans quatre mois.
El Día de los Muertos. Le jour de la fête des morts.
C'est tout ?
Ça va, c'est plutôt simple.
Juste des tasses.
Alors, on va tous mourir ?
Pas moi.
Pas elle. Mais nous tous.
- Dans la douleur. - OK, très drôle.
Et vous pouvez me dire quoi d'autre sur Rovach du Turgistan ?
À la frontière du Turgistan,
les gens fuient le règne de Rovach par centaines de milliers.
L'armée cible les secours.
L'armée de Rovach vise ces hôpitaux secrets.
Pendant que le monde reste sur la touche...
FRONTIÈRE DU TURGISTAN
Un million de gens se sont déplacés depuis le début du conflit.
Ici ils sont 80 000, près de la moitié sont des enfants.
- C'est affreux. - Oui.
Si vous avez le temps, j'aimerais vous montrer l'hôpital.
Non, on ne va pas à l'hôpital. Je dois prendre mes cachets pour la malaria.
Il n'y a pas de malaria ici.
C'est mon affaire.
Voilà ce qu'on va faire. Je vais...
- Comment tu t'appelles déjà ? - Oliver.
Oliver ! Oliver va prendre une photo de nous, voilà,
et je vais prendre des photos d'enfants, pas trop malades, rien de trop déprimant,
pas d'amputés ou ce genre de choses. Puis je vais porter quelques bidons d'eau,
et puis je ferai un énorme chèque à votre fondation.
- Rappelez-moi votre nom. - Mike.
D'accord. Merci, Mike !
Attention.
- Laissez-moi vous aider. - C'est équilibré.
Si j'en lâche un, je tourne en rond.
Qu'est-ce qu'il fait là, ce riche ?
Je sais pas. Des photos pour montrer qu'il compatit sur les réseaux ?
J'aurais dû être footballeur. J'aurais pu être pro.
Je déconne. C'est bon !
- Ils vont frapper ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
Venez ! Il nous faut les masques !
- Prenez les masques ! - C'est du gaz !
C'est du gaz !
- Ouvrez les boîtes. - Faites passer.
Mets ça.
On est au Louvre. Dans le plus bel endroit du monde.
Éteins ça.
Mais, monsieur...
- Où tu as trouvé ça ? - Sur les réseaux sociaux.
C'est partout.
Les médias et les gouvernements étrangers condamnent unanimement.
Ce criminel de guerre agit en toute impunité.
Ses pires atrocités impliquent des armes chimiques interdites.
Quelle agitation.
C'est propre pourtant.
Qui a filmé à ton avis ?
Impressionne-moi.
Vous. Vous l'avez fait filmer et avez fait fuiter l'information...
pour montrer votre détermination, inspirer la peur.
Et montrer à mes ennemis ce qui les attend, eux et leurs proches.
Ce n'est que le début.
PARIS, FRANCE - 6 MOIS PLUS TARD
Tu fus provoqué par ton âme sanguinaire,
qui ne rêva jamais que de boucheries.
Disons que je ne les ai pas tués.
Mais morts ils sont, et par toi, vermine diabolique.
Pourquoi craches-tu sur moi ?
Je voudrais que ce fût pour toi poison mortel.
Jamais poison ne vint d'un lieu si tendre.
Jamais poison ne tomba sur plus affreux crapaud.
Tes yeux, douce dame, ont fait pleurer les miens.
Je voudrais qu'ils fussent des basilics pour te donner la mort.
Un Martini.
À la cuillère, pas au shaker.
Qu'en pensez-vous ?
Une bière.
Juste versée.
- Pardon ? - De la pièce ?
Cette vieille question cliché revient toujours. L'art reflète-t-il la vie ?
Parce que ce tyran arrive sur scène...
Baasha.
...et... au premier acte,
sa cruauté reste impunie. Mais dans le cinquième...
Dans le cinquième... intervient la justice.
Toujours la justice.
Vous voyez un tyran.
Je vois un homme qui met de l'ordre dans un monde désordonné.
Il récure la saleté, la polit jusqu'à ce qu'elle brille.
Dans l'art, nos plus grands espoirs se réalisent.
Les héros gagnent toujours.
C'est des conneries.
Dans la vie, c'est radicalement différent.
Non, je suis du côté de Shakespeare. L'acte V arrive.
À Shakespeare.
À Bill.
Vous venez de révéler la fin.
Non.
Pas du tout.
Je n'ai pas entendu votre nom.
- Rovach. - Non, je m'adressais à elle.
Vous permettez ? Je sens votre embout.
Ouais.
Il s'est retiré. On est en sécurité.
Quel est votre nom ?
Arianna.
Arianna. Le grand me fixe encore, n'est-ce pas ?
- Oui. - Il va me mettre une rouste après.
- Bien. - Oui.
On s'y prend mal, je crois.
Pourquoi ?
Les chocolats sont restés là toute la nuit.
- Comme s'ils étaient collés. - C'est fou.
Je vieillis.
Tu crois ce que cet homme a dit ?
Le mal reste impuni.
Je crois qu'il le croit.
Et toi ?
J'ai l'impression que le monde entier est sur...
une boucle merdique...
à l'infini.
Mais il aura sa part.
C'était sympa.
Tu me ghostes ?
J'ai l'air d'un fantôme ?
Vu ce que tu dis, on dirait que c'est ce que tu veux.
Ce que je dis.
Mais qu'est-ce qui te fait croire que je veux te revoir ?
Tu n'as pas été pas si mémorable.
Et je déménage à New York.
C'est là où je vis.
Grosse maligne.
Tu m'espionnes alors ?
Peut-être un peu.
Maintenant, vous connaissez toute l'histoire.
LE PRÉSENT
DÉSERT DE CALIFORNIE
DÉGAGEZ !
Ça s'est bien passé à l'école ?
Angela Valentine a dit qu'elle allait vomir en classe.
Et alors ?
Elle a vomi.
- Tu sais quoi sur Un ? - Il adore Wally, le chien.
Il est obsédé par cette série. Je crois qu'il est orphelin.
On peut parier, si tu veux mettre un peu de fric.
Vous avez une équipe intéressante. Vous gérez combien de missions ?
- Avec Florence ? - Oui.
- Une. - Une quoi ?
En fait, il y a eu une mini-mission, alors une un quart. C'était en Sicile.
Mais Florence, c'était la merde.
Sans moi, plus d'un d'entre nous serait mort.
- Je te le dis. - Tu te fous de moi ?
Je déconne pas.
Tu réalises que je viens de m'enterrer devant mes proches ?
Oui, Un m'en a parlé.
De grandes funérailles militaires. Des flingues, des drapeaux.
Cool. Aux miennes, ils étaient cinq, et deux sont partis avant la fin.
C'est dur de voir ta mère pleurer sur ta tombe.
- Ouais. - Bref, cette mission,
je la sens bien. Vraiment très bien.
FRÈRE MURAT
Pourquoi vous ne le trouvez pas ?
Je sais pas. Un trouve tout le monde, mais pas lui.
Les Américains l'auraient arrêté.
Les Américains ?
Je sais pas.
Préparation, cible...
Camille, je sais que tu détestes ça, mais parfois, il faut mettre les méchants
- sur les trônes. - Fais ton boulot.
OUZBÉKISTAN OCCIDENTAL, 2017
Personne n'y touche. Il est à moi.
Votre département d'État m'a assuré...
Ce n'est pas le mien.
- La CIA ! - Je viens vous livrer à votre frère.
Vous ne le connaissez pas. Rovach est un monstre.
Il enfreindra tous les principes chers à votre nation.
J'ai supplié le directeur de ne pas faire ça, Murat.
Les Américains l'auraient arrêté et livré à son frère. Le chauve.
Tu l'aimes bien, Un ? C'est un connard, mais un connard sympa.
- Non. - Il t'aime bien, lui.
C'est là que c'est drôle.
Combien de milliardaires connaissez-vous ?
Vous connaissez Elon Musk, Bill Gates... merde.
Mais pas moi, bien sûr.
Et je préfère ça. Je suis un bon inventeur.
J'ai créé plein de technologies pour suivre et cacher des gens,
j'en ai même vendues à la CIA,
où j'ai rencontré des gens intéressants et pris des risques.
Petit à petit, j'ai fait le ménage, j'avais d'autres idées.
Comme utiliser mon argent pour aider les gens.
Mais mes milliards ne suffisaient pas.
Les gouvernements n'aident pas les gens,
alors j'ai pensé : "Rien à foutre. Je vais le faire moi-même."
Et voilà. Un petit œil nous a menés à ces ordures de généraux.
Et c'est parti.
OK, généraux.
Vous partez à Vegas. J'ai une mission très importante pour vous.
Vous allez rencontrer Viktor, le trafiquant d'armes.
Soûlez-vous.
On part à Las Vegas !
Viktor, Vegas, vice-roi.
Général Garioff, trop de consonnes, on va simplifier.
Le petit gros, il gère le petit frère de Rovach.
Vegas a plus de logiciels de reconnaissance que partout ailleurs.
Je sais ce que je serai !
Choisissez vos déguisements intelligemment.
Je suis grand. Je peux me démerder.
Mauvaise réponse.
Il ne s'agit pas de se démerder, mais d'être pro.
Sois subtil. Fonds-toi dans le décor. Disparais.
OK. C'est bon.
La rouge ou la bleue ?
- Sûrement la Ferrari. - Ce gaz est exceptionnel.
C'est un gaz sarin expérimental de l'US Army pour tester les antidotes.
Ils enterrent le reste dans le désert.
Je peux m'en procurer, mais vous devez venir le chercher ici.
Et pas d'intermédiaire.
On les tue tous ?
Génial.
Quelle chance.
- Un cadeau de Viktor. - J'adore Viktor.
J'arrive !
Bienvenue à la fête !
Putain de bouton.
T'es le dernier général vivant.
C'est trop tard.
L'affaire est faite.
Deux tonnes de gaz sarin.
- Où est le frère de Rovach ? - Quoi ?
T'as trois secondes. Sois précis.
Ne réfléchis pas. Parle !
Trois, deux...
Dans le penthouse de la Ni Hai Tower à Hong Kong.
...un.
Ça pourrait être pire. Il aurait pu finir.
Bien joué. J'ai dit : 'infiltrés", pas "Borg et McEnroe sous coke".
Je déteste cette ville. Vraiment.
Non, c'est Navratilova, une tenniswoman.
Ton costume est nul aussi ! Motard à la con.
Je suis navré, mesdemoiselles.
Mais ce qui se passe à Vegas...
Vous connaissez la suite.
On ne peut pas.
On devrait partir d'ici.
Attention au flingue. Oh, mon Dieu.
- Pas ça. - Quoi ?
On ne s'embrasse pas.
Ça me va.
Arrête de m'embrasser !
Quoi ? Je ne t'embrasse pas.
- Viens ici. - Enlève le nez.
C'est bien mieux.
Où tu t'enfuis ?
Un a promis de me rendre mon âme.
- Je dois parler à quelqu'un. - Tu as peur.
Quelle mauviette.
Tu as déjà organisé un coup d'État ?
Non. Je ne sais même pas ce que c'est.
Oh ! Un coup d'État. C'est français, Napoléon.
L'Histoire de France ?
D’accord.
On ne démolit pas avant d'avoir quelqu'un pour reconstruire.
Ce quelqu'un est le frère de Rovach, Murat. Enfermé à Hong Kong.
L'armée l'a dans le cul maintenant qu'on a tué les généraux.
Ils vont chercher un nouveau chef. Et on va leur en donner un.
Un coup d'État ? Quelle expression débile.
NEVADA - MAISON SAINTE MARIE
Mes préférées.
Je sais, maman. Comment ça va ?
Tu sais, maman.
Il y a un pays, l'Ouzbékis...
Non, le Tur...
Turkis... Turkikas...
Putain ! Le Turkikasazhan ?
Tout ce que je sais, c'est que ça finit par "stan".
- C'est en Asie. - Oh, près du Kansas !
Plus ou moins, oui, maman.
Bref, le dirigeant est mort. Et...
il a laissé deux fils. Un gentil et un méchant.
Et le méchant l'a emporté.
Qu'est-ce que t'as, l'infirmière Ratched ?
Va traîner avec les nonnes, putain !
C'est ça, bouge.
Ou je t'éclate devant ma mère.
Désolé, maman.
Bref, les deux fils se sont battus, et le méchant a gagné,
alors il a enfermé le gentil, et...
Je n'ai jamais aimé Hugo.
Moi non plus. Ça ne me plaisait pas de travailler pour lui.
Mais j'ai un autre chef maintenant. On fait des trucs bien.
On règle ce qui se passe au Kansas.
Le bon peut effacer le mauvais, hein ?
Je t'aime, Andres.
Oh, non.
Non, maman. Andres est à Bogotá. C'est moi, Javi.
- Javi. - Javi ?
Je ne parle plus à Javi, c'est un assassin.
Maman, c'était que des truands.
T'as pas besoin de faire ça.
Je fais mon boulot.
Papa ?
Je n'arrive pas à dormir.
Papa ?
Il n'est pas là.
Où est ta maman ?
Je n'ai pas de maman.
Javi t'aime, maman.
Toi et tes conneries de Bruce Wayne !
Bouh !
Une règle.
Une règle.
Tu ne sais pas ce que c'est.
- Elle ne connaît même plus mon nom. - Alors elle ne se rendra compte de rien.
T'as de la chance que je ne repeigne pas la voiture avec ta putain de cervelle.
Qui t'a élevé ? La mafia ?
Ça, c'est pas tes oignons, Trois.
On a tout sacrifié pour ça.
Respecte les règles. On n'a que ça.
Je ne fais pas de manières d'habitude, mais aujourd'hui,
ce qui est arrivé à vos supérieurs en Amérique,
a défait plus de 60 ans de loyaux services à ma famille.
Ces hommes ne seront pas remplacés facilement.
Colonel Zaga, Niazo, Abdulim, Daheem.
Vous êtes les suivants, messieurs.
Vous avez presque autant d'expérience que vos prédécesseurs.
Et si je dois remplacer mes généraux,
j'ai besoin d'hommes comme vous. Comme vous,
mais pas vous.
J'ignore qui a tué mes généraux,
mais je serais fou de faire confiance aux hommes à qui ça profiterait le plus.
Donc, les suivants, félicitations !
DÉSERT DE CALIFORNIE
On va se faire discrets en passant par ces points de cheminement ici.
- La petite porte pour Hong Kong est là. - Un !
T'as jamais pensé à m'appeler Six ?
- Non ! - OK.
- Je sais qu'on ne demande pas... - Demande pas alors.
Mais qui est Un ?
- C'est qui ? - Un riche qui a pété les plombs.
- Mais vous l'avez rencontré comment ? - C'est lui qui nous a rencontrés.
Très bizarrement.
- Oui. - Ouais.
C'était vraiment bizarre. Genre, pile au bon moment.
Toc. Faux.
Putain ! On ne part pas avant d'avoir trouvé le Kandahari.
On y va.
Merde !
Merde !
Attrape ma main !
Accroche-toi !
Je suis riche.
Qu'est-ce que tu veux, putain ?
Hé ! Calme-toi.
T'es qui ? Un sale flic ?
Tu as peur ?
Jamais.
C'est une force.
Mais elle aurait plus de sens si elle servait une cause.
Une chose si importante
qu'on a peur de la perdre, peur de mourir pour autre chose.
Pour rien...
- plutôt que ce pour quoi tu te bats. - Tu te trompes. Je suis un voleur.
J'ai volé toute ma v...
- Je peux te rapporter. Je suis doué. - As-tu peur ?
- Je peux t'être utile. - Tu vas mourir.
- Je peux t'aider, merde ! - Crève.
- Tue-moi alors, putain ! - Crève !
Fais-le, putain !
- Oh, mon Dieu ! - Putain de cinglé ! Mais qui fait ça ?
- T'aurais dû voir ta tête. - Espèce de cinglé !
- C’est pas drôle, merde ! - Si, c'est très drôle.
C'est possible, une famille plus barrée que la mienne ?
Ne dis pas ça. Il déteste le mot "famille". Il n'en a jamais eu, je crois.
Et si tu restes sur le carreau en mission, il ne reviendra pas te chercher.
Quoi ? Les Delta ne fonctionnent pas comme ça.
Les choses vont devoir changer. Je vous le garantis.
FMS, Hong Kong. Démarrage du moteur.
Je sais qu'on ne demande pas, mais je suis curieux.
Alors, voilà. Il y a un million de batailles possibles.
Pourquoi maintenant ? Et pourquoi le Turgistan ?
Tout le monde parle d'aider. Mais c'est bien d'agir.
Quelle vue, petit frère.
Moi, je préfère quand il y a plus de dorures.
Le noir.
- Je suis seul. - Ça t'enferme, c'est sombre.
Tu connais le sultan Ahmed I ?
Ce minable.
En 1603, le sultan Ahmed I avait fait un cadeau à ses jeunes frères et sœurs.
Une aile magnifique du palais de Topkapı.
La cage dorée. Oui, j'ai appris l'Histoire aussi.
Tu préfères les sultans d'avant Ahmed ?
Qui ont étranglé leur petit frère avec les mêmes draps de soie ?
Tu as ta propre bibliothèque, une salle de projection.
Oui, c'est une prison sympa.
Et ça, c'est quoi ?
- De l'art. - C'est laid.
Et la visite occasionnelle d'un frère aimant,
c'est généreux quand on sait que tu as tenté de m'évincer.
Le trône n'est ni à toi ni à moi.
- Il appartient au peuple. - Au peuple ?
Oui, mon frère, au peuple.
Comme s'il était sacré.
Et pas une foule violente, ignorante et illettrée qui implore le fouet.
Il est colérique.
Et qu'est-ce que c'est que ça ?
Ces attaques chimiques honteuses,
tu me rends plus populaire que toi-même.
Tu ne quitteras cet endroit
que si Daqeeq te jette par cette fenêtre.
Ça m'arrangerait.
Mes généraux, les Quatre Cavaliers, viennent d'être exécutés.
Tu sais quelque chose ?
Alors ?
S'en prendre à mes généraux ne fera qu'accroître la fréquence
de mes attaques chimiques.
Ça prendra peut-être des années, mais ils te tueront
pour toutes les merveilleuses choses que tu as faites pour ces gens.
Qui ? Les États-Unis ? Ils m'ont fabriqué.
La Russie ? Ils m'ont armé.
Daqeeq, sérieusement ? Tu as acheté ce tee-shirt toi-même ?
Tu me fais honte.
L'HOMME LA LÉGENDE
Désolé. J'ai mauvais goût.
Daqeeq a des ordres stricts,
s'il m'arrive quoi que ce soit, il t'arrivera la même chose.
Précisément et immédiatement.
Je retourne au Turgistan.
À mon trajet en sécurité.
DÉSERT DE MONGOLIE
On passe en dessous des radars.
Alors, attachez-vous, parce que ça va secouer.
D'habitude, je regarde la serveuse pour savoir si je dois avoir peur.
L'hôtesse de l'air.
Tu n'as qu'à me regarder.
Ma chérie, même en feu, tu garderais cette expression froide et sinistre.
Ne le prends pas mal.
Vous savez ce qui craint ?
Si on s'écrase, personne ne le saura ni ne sera affecté.
On n'aura aucun impact sur rien. Comme si on n'avait jamais existé.
Je t'entends, et si tu te chies dessus, il y a des toilettes à l'arrière.
Le monde est gangrené par la paperasse,
et je n'ai pas pu y échapper même avec un milliard.
Alors, on a tout laissé derrière,
tout le monde, pour devenir personne.
Ça fait combien de temps ?
Quoi ?
Je me posais la même question. Florence ?
Non, Vegas.
- Vegas. - Oui. C'était à Vegas.
Vous êtes au courant ?
Maintenant, oui, crétin.
- Cool. - C'est pas interdit, si ?
Ça dépend. Vous baisez ou vous faites l'amour ?
- C'est quoi, la différence ? - On baise.
Ah, cool.
Hé ! C'est qui le petit koala ?
- Raymond. - Salut, Raymond.
- T'es nouveau dans l'équipe ? - Non, je suis juste là.
C'est Britney.
On devrait discuter de nos problèmes géopolitiques
sans Raymond, non ? Quelle sécurité !
Vous assurez.
Surtout toi.
Hong Kong, extraction du penthouse.
On va sortir le petit frère de Rovach de sa prison du 90e étage.
C'est un simple vol à l'arraché sans le mot "simple".
- Et sans "à l'arraché". - Hein ?
- À l'arraché. - À l'arraché.
- Quoi ? - Sans "vol à l'arraché".
- Car c'est pas ça. - À l'arraché ?
À l'arraché. Arrête de dire ça.
C'est le mien.
Rien n'est simple.
On utilisera les grues de l'immeuble d'à côté.
L'une servira de planque pour un sniper, moi, l'autre, de passerelle.
Perte de contrôle de la grue. Très dangereux.
- N'allez pas sur le toit. - Comment ça ?
- Je vais te niquer. - Tu me niqueras pas.
Fils de pute ! Sac à merde !
- Quoi ? - Ta gueule !
- Je vais t'éclater, salope ! - Non.
Non ? Au revoir.
On a 15 minutes avant l'arrivée de la police.
- T'as peur ? - Non.
- Bonne chance. - Ça porte malheur de dire ça.
- Je retire. - C'est pire de le retirer.
- Allez. Vas-y. - Ouais.
Bonne chance.
Tu veux que je meure ?
Connard.
C'est l'heure.
La Ferrari est là.
Tu pilotes pas mal, Un.
Ça fait un peu peur d'ici, mais...
Non, c'est cool.
Fais pas la fillette, Sept.
J'ai le flingue, gros malin.
Ne l'oublie pas.
Ralentis, Un.
J'ai une vue d'ensemble.
La cible est dans son lit, se gratte les couilles et lit un livre chinois.
On y va.
"L'Aigle a atterri."
J'adore cette réplique de ciné.
Salut, les garçons.
Le rire, c'est la vie.
Je plaisante. J'ai volé cette phrase chez le dentiste.
Avec une tonne de N2O.
"Insignes ? Pas besoin de ces saletés d'insignes."
Un, le gaz hilarant fonctionne.
Merde.
On a une urgence !
- Les flics ont été appelés. - Les flics ?
On a 13 minutes.
Tyrolienne sécurisée.
Prêt.
Un.
- Il y a du mouvement, mec. - Où ça ?
Quatre ennemis, sur le toit.
"Quoi ? Je suis marrant ?
Je suis marrant ?
Je suis marrant comment ?
Comme un clown ? Je t'amuse ?"
J'ai besoin de ton doigt. Viens.
Deux et Trois, dans l'ascenseur.
Des cibles sont là. À gauche, à ton niveau.
En immersion. Trente secondes.
Il est dans la merde.
Bouge pas, Quatre.
Il est au-dessus.
Soixante secondes.
Il va se noyer, Un.
- Ils sont quatre. Je les dégomme ? - Non, la mission serait foutue.
Laisse-moi faire, Un. C'est mon job.
Ça fait 120 secondes.
Il va se noyer.
Quatre, à droite.
Je vais tirer.
De rien. Appelez-moi M. Sept à partir de maintenant.
Cool, ton masque.
On dirait la fille de Dark Vador.
Après, on peut peut-être...
- se frotter un peu. - Arrête.
Frotti-frotta.
N'abusez pas.
Regarde ça. Je suis allé chez le dentiste.
Oh, mon Dieu.
T'as perdu un bouchon !
T'es sous gaz hilarant, ducon. Donne-moi ton flingue.
- Pas mon flingue. - Tu es un danger pour toi-même.
- "Je suis le danger." - Plus de phrases de cinéma.
Pas juste ce soir, tout le temps.
C'est une réplique de série, ça.
Reste derrière moi.
Oui, Miss Vador.
- Vous avez fini ? - On a un problème.
Trois est sous gaz hilarant, et il est pire que d'habitude.
C'est trop marrant !
Comment ça va, là-haut ?
Tu t’amuses bien ?
On t'a déjà posé des questions bêtes à cette hauteur ?
Inutile de grimper énervé.
Tu me saoules vraiment, là. Tu sais ?
Installe ces enceintes.
Les cibles sont regroupées dans la cuisine.
Tu es déjà allé dans un cinéma américain ?
Entre 1983 et 2015 ?
Non, je télécharge sur mon téléphone.
C'est dégueulasse. OK.
Prépare-toi à tirer.
Jusqu'à m'en faire mal.
Éteignez cette musique !
Pas de fêtes !
Tire. Maintenant.
"Je vois des gens qui sont morts."
Aide-moi.
Trois !
Dégage !
Tu fais quoi ?
On se bouge.
Je m'en occupe.
Vas-y.
Qui êtes-vous ? N'approchez pas.
- On y va. - Un, Quatre a la cible.
Ça commence toujours bien.
- Baisse-toi. - Vous êtes l'armée américaine ?
Deux, Trois, vous pouvez monter.
Quatre, bouge.
J'ai la cible. On s'en va.
On y va.
Ouah ! Regarde ça.
- Reste derrière moi, crétin. - Oui.
- On bouge pas ! - Je gère.
Allez.
Avance.
Reviens ici.
Une seconde.
- Manche en nacre. - Merde !
Super flingue.
Je suis avec un gamin en pleine fusillade.
Voilà. Allez. Montre-toi, minable.
Non. Arrête !
Aïe !
C'était quoi, putain ?
Parlez-moi !
- Me dites pas que j'ai tué Trois. - Pu...
Pas mal, ces masques.
Pourquoi tu prends le flingue d'un ennemi ?
- Tu m'as tiré dessus ! - Super.
- Tu m'as tiré dessus ! - Quel con !
- On regarde pas dans un impact de balle. - Vous m'énervez tellement.
Alors ? J'adore quand t'es énervée.
Mauvaises infos. Trop d'hommes.
Oh, non. Je suis furax maintenant.
Un allié m'a tiré dessus. D'autres mecs arrivent.
Vous faites quoi ? On a une minute.
Ils devaient être sept à bosser. D'où ils sortent ?
Allez.
On a cinq cibles de plus.
Montez avec tous vos gars.
Attention aux snipers.
Deux au bar, trois dans le coin.
On fait comme dans Butch Cassidy et le Kid, OK ?
Ils meurent à la fin.
- Ah bon ? - Oui.
Ça va, Chan ?
Deux, Trois, restez devant l'escalier.
Quinze minutes.
La moitié de la Chine est dans le hall.
C'est... haut.
On n'a plus le temps. Qu'est-ce que vous foutez ?
Allez.
On est coincés devant l'escalier.
On peut descendre ?
Non. La police est partout. Ne descendez pas.
Ils nous encerclent !
Il n'y a qu'une issue. En haut !
Ici Deux, je monte.
J'ai une mauvaise idée.
Comment ça ? T'es censé avoir de bonnes idées.
Une très, très mauvaise idée.
Un, je t'avais dit que ça allait mal tourner.
Tire, t'es un sniper, merde !
C'est la merde, alors regarde-moi faire. J'improvise.
Accrochez-vous à un truc.
- Comment ça ? - La piscine !
Oh, non ! Recule !
Attrapez un truc !
Saute !
Tiens bon !
T'as noyé tout le monde !
Toute l'équipe, bordel de merde !
- Quelle idée ! - N'importe quoi.
- C'était moins une. - Je l'aime pas.
- Va falloir qu'on discute. - Oui, plus tard.
D’accord.
On peut savoir où t'as appris ça ?
- Vas-y. - Un hélicoptère vient nous sauver ?
- Bientôt. - Parce que...
Oh, non ! Arrêtez. Quoi ?
Oh, mon Dieu ! J'ai le vertige. Je vais avoir une attaque.
Ah ouais ? Ne couvre pas ton visage.
Pourquoi ?
- Je l'assomme. - Arrêtez.
- Vous allez... - Allez !
C'est bientôt fini !
Ne fais pas ça !
- Descends ! - Arrête !
- Putain ! - C'est quoi, ce délire ?
Je pensais que vous veniez me sauver.
- C'est le gentil. - Oui !
C'est quoi, ton problème, abruti ?
- Je l'assommais. - Non. Le but, c'est de le sauver !
- Réfléchis ! - Il partait pas.
Non ! Allez !
- Vas-y ! - C'est ça, j'y vais.
Adiós, connard.
- N'approchez pas. - Viens ici !
Lâchez-moi !
Sale...
Allez !
Quoi encore ?
- Tu as la rage ? - Non. Et toi ?
- Quoi ? - Quoi ?
- C'est quoi, ton problème ? - Il s'échappait !
Pourquoi il veut t'échapper à ton avis ?
Remercie-moi. J'ai sauvé la mission.
Quoi ? Lâche-le.
- Laisse-le ! - Laissez-moi.
Pourquoi je sauve cette mission ? Putain ! J'ai de la glace dans la voiture.
- Quel taré ! Désolé. - Votre ami est un con.
Venez. Ça va aller. N'aide pas surtout !
N'aide pas. Reste là, James Bond. Merci.
Trois balles.
Allez, Quatre. On bouge.
Partez.
Je peux pas traverser.
Ils ont coupé le câble.
Je suis désolé.
Un coup de malchance.
Allez ! On y va.
Ouais.
Pas de chance.
Allez.
Il y a un tas de flics.
Allez.
J'arrive.
Pourquoi votre président a changé d'avis ?
Ça ne vient pas de lui. Il ne sait même pas épeler "Turgistan".
J'espère que ce n'est pas ce que je crois.
- C'est à dire ? - Un coup d'État.
Échanger mon frère avec moi.
- C'est quoi ? - Il a tout mis dans la Ferrari.
- Désolé. - Débile.
- Elle est adorable. - Ça va mal, ce soir.
Je ne pilote pas comme Six, alors on évite les trucs violents.
Merde ! C'était un méchant ?
Merde.
On y va ?
- Restez là ! C'est dangereux ! - Non.
- On devrait. - Non.
Hé ! Les flics !
- On m'a enlevé ! - Je vais le tuer.
- OK ! - Ils m'enlèvent !
Vous allez où ?
Merde !
Putain.
Lance la grenade là-bas !
Putain !
J'ai traversé. Côté sud-ouest.
Vous êtes où ? Non !
- Arrête la voiture. - Non.
- On le laisse. Il se débrouille. - Quoi ? Non.
- Arrête-toi ! - Non !
- Arrête-toi, putain ! - T'as pas intérêt !
Il a dégainé en premier !
Je ne ferai plus ça ! Je ne le laisse pas ici.
On n'a que nous !
- Descendez. - Regardez le mec là-haut.
Mec, fais un peu de place.
Crève !
Dépêche-toi, Sept.
Allez.
Je vais te tuer.
Non !
Vite, Sept.
Joli tir.
Les Carver.
Cleaver.
Ils me font la guerre.
Mes loyaux généraux sont morts, et mon frère est libre.
- Ce sont des hommes, pas des ombres. - Et des femmes.
Ils sont très doués pour ne laisser aucune trace.
En dehors de cette attaque, ils n'existent pas.
Dans le monde des portables et des navigateurs Internet ?
On n'a trouvé aucune empreinte digitale.
Elle a été déclarée morte il y a sept mois.
Votre cabinet est incompétent.
Je trouve les gens en examinant leurs liens avec le monde,
avec la famille, les amis, les employeurs, les organisations.
Quand j'ai une piste, je l'exploite jusqu'au bout pour les trouver
et les faire tuer par mes équipes.
Pourquoi c'est différent ?
Ces gens ont coupé tous les liens qu'ils avaient avec le monde.
Pourtant, ils existent comme vous et moi.
Ils ont des groupes sanguins et des tiroirs à chaussettes.
Ce numéro de fantômes est une forme d'arrogance.
S'ils existent, ils peuvent être éliminés.
C'est bon.
Ça va pas le faire. Tu m'as fait une promesse.
Tu devais pas m'empêcher de tirer.
Oui, c'est ce que j'ai dit.
- Tu te souviens ? - OK, du calme.
- Tu sais pourquoi on n'a pas de noms ? - Pourquoi ?
Je suis ravi que tu sois en vie,
mais tu nous as lâchés dans la rue. On était exposés.
À sa place, j'aurais voulu que vous partiez.
- Non ! - La mission prévaut sur l'homme.
J'emmerde la mission !
- On n'abandonne pas un soldat ! - Réveille-toi.
Tu n'es plus un soldat. Elle n'est pas médecin.
Elle n'est pas espionne. Il n'est pas tueur à gages,
- et je suis pas PDG. - Un con de riche ?
Je suis toujours un con de riche.
- Mais je n'ai plus de nom. - Ton nom ?
- Ne lui dis pas. - Moi, c'est Blaine.
Je viens de te sauver la vie.
Comment tu t'appelles ?
Billy.
- Billy. T'as l'air d'un Billy. - Non, d'un Quatre.
Je m'appelle Javier.
Camille.
Amelia.
Ravi de vous rencontrer. C'est super.
Super. On y va.
Super.
Les fantômes, c'est Sept, alias Blaine.
On est en dessous des radars, on entre au Turgistan.
Le Jour des Morts est dans quatre jours.
Des cercles concentriques.
Le périmètre des opérations de votre ennemi rétrécit.
Il y a 38 heures,
un avion non identifié s'est volatilisé près de Tyrus.
Il n'a pas déposé de plan de vol. Il a ignoré le contrôle et a disparu.
Deux, Trois, vous bougez ?
Accélérez.
- Ne la fais pas tomber. - C'est à côté. Allez.
Le clown, quel est votre numéro ?
Un, deux, trois ? Le mien en tout cas, c'est zéro.
Je ne sers à rien ici.
T'as le boulot le plus important, en fait.
Tout tombe à l'eau sans toi.
Ils vont tous nous arrêter !
Je peux te poser une question ?
"Si tu avais une occasion,
d'obtenir tout ce que tu as toujours voulu,
en un instant, tu la saisirais ou tu la laisserais passer ?"
C'était... Eminem ?
- Oui. - J'ai eu des frissons, putain.
Si je fais ce que vous demandez, mon frère va me couper la tête.
Et il adore couper les têtes. Et croyez-moi,
comparé à ce qu'il vous fera, ce n'est rien.
Arme-les. À droite.
Combien de gens il faut tuer pour avoir ça ?
MONTAGNES DU TURGISTAN
On est au relais télé.
Tu as peur ?
Il est entré.
Trois petits mots aident les dictateurs à commander :
La télévision d'État.
On va devenir les nouveaux programmateurs...
Onduleur en place.
...et tu seras notre porte-parole.
Après son discours national, il fera une grande fête sur son yacht.
Si on veut pousser Rovach vers son yacht, on doit saboter la sécurité du palais,
ce qui nécessite un pic de surtension,
donc on va faire une visite surprise à une centrale électrique d'État.
Celle-là est très surveillée, pas de porte de service, donc on passe par l'entrée.
Bien. RAS à l'entrée.
Ne jamais sous-estimer le pouvoir d'un très beau costume.
Souviens-toi, ils n'aiment pas les Américains.
Tout va bien. Ils sont entrés.
On est en place.
UN JOUR AVANT LA FÊTE DES MORTS
Manchester.
Manchester et Farquarson. On a un site, regardez.
"L'inspection est notre affaire" est le slogan.
Et votre nom ?
Je suis M. Worthington, et voici mon associé, monsieur...
- M. Phelps. - M. Feldergepo.
Ogepo.
Et il vient du...
Turgistan.
- Du Turgistan. - Du Turgistan.
- Un peu de soupe ? - Il y a de l'alcool dedans ?
- Non. - La tasse. Complimente sa femme.
C'est votre femme ?
C'est ma fille.
C'est dur la vie ici, non ?
Elle est née adulte.
Je me suis fait avoir avec les cheveux blancs
- et les TBS. - Vous voulez quoi ?
Un test de résistance surprise.
Les centrales de trois à sept ont réussi. Vous aussi, j'en suis sûr.
On a eu un échec à la centrale deux. C'était très...
La deux a échoué ?
Un léger... Vous connaissez M. Noor ?
- On essaie d'épargner son nom. - Oui.
Noor est un idiot.
- Noor est mort. Dis-lui. - Non, il est mort.
Il est mort.
Non, il est vivant. Merde !
Rattrape-toi.
On l'a retrouvé avec une ceinture...
autour de son cou, un triste accident de masturbation.
Un accident de masturbation intense. C'était très triste.
Ta gueule, Un !
- Quoi ? - On s'est tous déjà étranglés
en s'astiquant, non ?
Venez.
Et voici notre meilleure salle.
On transmet la télévision d'État partout et on fournit l'électricité au palais.
Très efficace.
TÉLÉCHARGEMENT
TERMINÉ
Peut-être que M. Grace pourrait en toucher un mot à M. Bashir.
J'en doute.
Ça ne te gêne jamais ?
De n'être rien, pour personne.
Un faux pas, et il faut aller se trouver un Huit ?
- Un Neuf ? - Pourquoi je t'ai choisi, à ton avis ?
T'es en couple avec un fusil.
Tu sais que dalle sur ma vie.
On ne peut pas faire ce qu'on fait et aimer quelqu'un.
Ça ne marche pas.
Tout le monde a quelqu'un ou quelque chose à perdre.
Même toi.
Non, je quitterai ce monde de la même façon que j'y suis entré.
Seul, merci.
Arrête tes conneries, je vois clair dans ton jeu.
T'as été bon.
- Je sais. - Ton accent était pourri.
Va te faire foutre.
T'as une âme, mec. Ne la réprime pas.
LE JOUR DE LA FÊTE DES MORTS
Presidente, on est en direct dans cinq minutes.
Quand c'est la merde,
le protocole, c'est de l'emmener sur son yacht.
Ils le gardent dans une cabine.
Bâtie comme un bunker.
Ouah ! C'est grand !
C'est pas la longueur du bateau qui compte...
c'est la grosseur !
LE TURKMÈNE FACILE
Comment ça va, maman ?
Trois, au palais.
C'est magnifique.
Merci.
J'ai fait ça vite fait.
On va mettre une heure pour aller au bateau.
Chaque seconde sera nécessaire.
On ne se souviendra pas de nous.
Mais de ce qui va arriver, si.
Les petits ruisseaux font les grandes rivières.
Allons changer le monde.
Un !
Je panique, putain !
- Mes chers compatriotes... - Je ne peux pas faire ça.
Je ne peux pas faire un direct.
Chers frères, chères sœurs.
Je viens ici vous enseigner une chose.
C'est l'heure de la révolution.
Pendant des années, notre peuple a souffert sous le règne de mon frère.
Libérez-vous,
soulevez-vous,
libérez-nous.
L'heure de la révolution a sonné.
Qui a choisi ça ?
De rien.
- C'est une bonne chanson. - Non.
- C'est parfait. - Ça, c'est subjectif.
Soulevez-vous, reprenons notre pays.
En espérant que ça marche.
TIRER
- Je m'en fous. - Le courant est coupé.
Dites-moi qui c'est, putain !
La télé d'État a été piratée. C'est en direct partout.
On est attaqués.
FLASH INFO
Armez et équipez tous nos hommes.
Ils arrivent.
Je compte les voitures. C'est le défilé.
Murat, vas-y.
Préparez tous les escadrons.
Faites venir les chasseurs d'attaque pour m'escorter.
Remplacez l'ordonnance traditionnelle par du sarin VX.
Je lancerai l'attaque.
Pourquoi je fais toujours le sale boulot ?
Hé, pipelette, tu sais ce que ça veut dire "terminé" ?
Je dis juste que j'ai un peu peur. Quoi ?
Conversation terminée ! Capisce ?
Il y a plein de méchants, et je suis le seul gentil ici. Bouge !
Si je meurs,
- dis à ma mère que je l'aime. - Terminé !
Qui s'y frotte, s'y pique.
OK, papi. Ils ont des avions de chasse !
Ça va marcher ?
Eh bien...
J'espère ! On devrait se dépêcher.
D'où ça sort ?
C'est des trucs de pros. Des armes indétectables.
Canons en céramique, armatures et chargeurs en plastique.
Ce n'est plus mon peuple. Fends-moi cette foule !
Non, sale fumier !
C'est là que tu me demandes si j'ai peur. Là, tout de suite, je me chie dessus.
On en lâche un ! Deux !
Trois ! Quatre !
Plus vite !
T'en es où, Trois ?
Ça va. Je rends le monde meilleur, c'est tout.
Allez ! On y va !
C'est en place, on y va !
Quatre, tu dois saboter l'ancre.
On se voit de l'autre côté.
Ouvre le pont.
Jusqu'au bout.
Ne commencez pas la fête sans moi.
C'est l'heure !
On y va !
Président. On est prêts à partir.
Salut !
Salut.
Pourquoi on ne bouge pas ?
Le chou-fleur est très bon.
- Je veux bouger ! - Je l'ai dit au capitaine !
- Je ne peux rien faire de plus ! - Maintenant !
Il est Allemand. Il est très précis.
Démarrez les moteurs. Préparez-vous.
La porte latérale s'ouvre.
Prends le volant !
Verrouillez le bateau. Enfilez un gilet pare-balles,
et dites au capitaine d'y aller.
Ici, le capitaine du Kismet. Je veux une escorte militaire.
Pas si vite. On va s'amuser un peu. À terre.
À terre. À genoux.
- D'accord. - Les mains, por favor.
Les deux mains !
Ici la sécurité du Turgistan sur le Kismet. Des pirates...
Communications coupées. C'est bon.
- Salut. - Salut.
Salut, papi.
Écoutez-moi bien.
L'ennemi est notre peuple.
Nous devons cibler ses points faibles.
Les hôpitaux, pour le priver de sécurité.
Les écoles, pour le priver d'avenir.
La jeunesse, pour le priver d'espoir.
Stop !
- Lancez l'attaque au gaz. - Poussez-vous.
Maintenant.
Faites-le !
J'ai dit...
Rejoignez-moi, mes frères.
Et vous n'aurez plus à massacrer votre peuple.
Dites à l'armée de se retirer de ce bateau.
Ensemble, nous rétablirons la paix dans notre cher pays.
C'est bon.
Les gardes ont des gilets.
Oui.
Et on a du super Kevlar. J'espère que ça marche.
- Ça marche. - Ils ont de la super bouffe là-haut.
Ah bon ? Raconte, fais-toi plaisir.
La soupe de poisson qu'ils appellent... Labu... Labuan.
Je déconne ! Concentre-toi.
C'est délicieux. Ils mettent du fromage dessus.
On est obligés de t'entendre aussi sur le talkie ? On est tous ici.
- Pas la peine d'être désagréable. - Terminé.
Ne rayez pas mon bateau avec vos armes. Il m'a coûté un milliard de manats.
Mais vous êtes intouchable maintenant.
C'est le bateau le plus sûr du monde, un bunker avec des transats.
Quand j'aurai appuyé, l'impulsion magnétique va durer 15 secondes.
Bienvenue dans le plus grand aimant du monde !
Je me disais qu'après ça, tu pourrais rencontrer ma mère.
Oh, mon Dieu. Tu plaisantes ?
Quoi ? Non, pas du tout.
Vous avez quoi tous ?
Gros calibres !
J'ai vu les portes de service de la suite.
Merde !
Fabriqué aux USA, mon cul !
La puce est tombée !
- Quoi ? - Quoi ?
- La puce est tombée ! - Remets-la !
Je ne peux pas la remettre. Ce téléphone est très compliqué.
Non. Partez.
- Monsieur, on s'en va. - J'ai faim. Je sors de l'eau.
- Je suis un VIP. - Monsieur...
Je sors de l'eau.
Ce poulet est succulent.
- Les mains en l'air. - C'est du couscous ?
Mains en l'air !
D'accord.
Hé ! Tu sais quoi ?
J'adorerais rencontrer ta mère.
Vraiment ?
Je suis très heureux.
Contact !
Allez !
Un !
- Putain ! - Pose ce téléphone et utilise ton arme !
Ça y est !
Grenade !
Putain de merde ! J'étais pas sûr que ça marche.
Enfin, pas vraiment sûr. J'avais un doute, mais...
Tout ça est dangereux, putain.
On bouge !
Hé ! Mon téléphone te plaît maintenant, enfoiré ?
Ce truc est génial.
Bougez-vous ! On cherche Rovach.
- Merde. Qu'est-ce qui s'est passé ? - C'est quoi, ce bordel ?
Ce bateau est une sorte d'aimant.
Qu'est-ce que vous avez foutu ?
Bande de sauvages.
C'est pas moi, c'est elle.
- Tu as fait ça ? - Oui.
- Pourquoi ? - Faut bouger,
- ou ils vont les faire sortir. - T'es malade.
C'est dégueulasse.
Cherchez Rovach.
On y va !
D'autres arrivent !
Grenade assourdissante !
On dégage !
Avance !
- Le bateau bouge. - Ça craint.
Chargeur !
- Où est l'aimant ? - Ils prennent leurs armes !
- Répare le téléphone ! - J'essaie !
L'écran est cassé !
On a compris ! Ils sont morts !
Merde. Ils ont notre position. Il faut partir.
Franchement, je ne pensais pas qu'on arriverait jusqu'ici.
Va couper le moteur.
- C'est dégueulasse ! - C'est une grenade assourdissante.
Putain de merde !
On devrait se séparer.
Allez avec lui.
Emmenez-moi au canot.
Toi. Où est Rovach ?
Je suis un vrai Jedi.
Cinq, élimine-le.
Cinq, trouve Rovach. Je distrais les gardes.
Mauvaise idée.
On coule !
J'en ai quatre sur moi. Je suis tout en haut et dans la merde.
Non !
Allez ! Oh, non ! Attends, je sais.
Gros bâtard !
J'ai failli te tirer dans la tête.
Putain. Retourne bouffer.
- Ta gueule. - La tienne.
Non, la tienne !
Je suis dans la cabine de Rovach.
Emmenez-moi au bateau de sauvetage.
Un. Rovach part avec un garde.
Je fais quoi ?
Où tu es, Quatre ?
Un, s'il te plaît !
- Quatre ? - Aide-moi !
Donne-moi un indice.
Sortez-moi de ce bateau.
Ta position ? Quelqu'un voit la cible ?
Je ne sais pas où je suis. Tais-toi. Je vais chercher Quatre.
- Quatre, où tu es ? - Tu enfreins tes règles.
Je croyais que t'avais pas de famille.
Presidente !
Putain !
C'est un grand bateau. Dis un truc.
Il va me tuer.
Viens vite, Bond.
Te voilà !
Les Cleaver.
Quoi ?
C'est dans une série. Allez !
Putain de génération Y.
Le bateau coule. Viens.
On suit au-dessus.
Check trois.
- C'est bon. Où il est ? - Oui.
Ils sont tous là.
Allez aussi vite que possible à la villa de Dezar. Ils ont coulé mon bateau.
Je pensais à un autre endroit.
Je t'explose la tronche ?
Qui êtes-vous ?
Personne.
Murat !
Au Turgistan, on assiste à un changement de régime.
- C'est un évènement historique. - Le pays est bouleversé...
Les pays étrangers se mobilisent maintenant pour aider.
Les camps de réfugiés se vident. C'est incroyable.
On suit un évènement sans précédent.
Ils vont livrer Rovach aux rebelles.
Je vous connais.
De l'opéra, non ?
- Bienvenue dans l'acte V. - Je le savais.
Vous allez faire quoi ?
Murat !
Je suis ton frère !
Tu ne m'as pas écouté, mon frère.
Tuez-moi ici.
Je veux mourir dignement.
Tuez-moi ici.
Tuez-moi ici !
Tuez-moi !
Tuez-moi maintenant.
Ne les laissez pas me toucher. Tirez maintenant !
Murat !
Non !
La vérité ?
J'ignore ce qui se passe quand on meurt.
La mort reste un mystère.
Mais la vie...
un petit peu moins.
Seuls...
on existe...
en silence.
Mais ensemble ?
En équipe ?
On peut en faire...
et des tonnes.
On dit que l'âme s'envole quand on meurt.
Pour nous, c'était le contraire.
Une fois qu'on n'a plus rien eu à perdre...
il restait tout à gagner.
SI JE SUIS MORT, CETTE CLÉ DONNE ACCÈS À TOUS MES COMPTES
TOUT EST POUR MON FILS...
Et le monde entier...
semblait un peu moins hanté.
Je suis Un... et je n'ai pas fini.
La prochaine fois, on peut se contenter de braquer un casino ?
Sous-titres : Géraldine Quinn
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.