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Bonsoir à tous, soyez les bienvenus aux Philippines, dans l'archipel de Palawan,
je survole actuellement à bord de cet hydravion l'extrême sud de la mer de
Chine.
Ici, dans ce lieu surnommé la dernière frontière tant il est sauvage, d
'immenses monolithes se dressent fièrement vers le ciel. Ce calcaire
noir... tranchant comme une lame, semble interdire l'accès à ces îlots perdus.
Des impressionnantes falaises de marbre plongent dans la mer émeraude, où
évoluent tortues de mer, dauphins, requins-pointes noires, mais aussi des
créatures venues du fond des âges.
Mais ne vous fiez pas à cette harmonie, à ces somptueux paysages, le danger est
là, caché.
Les habitants de ce paradis lointain le savent bien, derrière un sourire
permanent, ils affichent en fait une volonté de faire, pour composer sans
cesse avec cette nature mystérieuse.
Nous sommes aux confins de deux mondes. D'un côté, la mer de Chine, l'Asie
énigmatique et éternelle, des rizières et des bambous. De l'autre, la sauvage
Mélanésie. Des tribus aborigènes vivent ici encore comme à l'aube de l'humanité.
8 femmes et 8 hommes ont quitté leur région, leur famille, leurs proches pour
foncer droit vers l'inconnu. Ils ont parcouru 15 000 kilomètres, survolé l
'Himalaya et le sud de la Chine pour arriver là, dans cet archipel philippin
préservé.
Ces 16 Français de tous âges et de toutes conditions vont devoir survivre
et s'affronter pour remporter les 100 000 euros de récompense.
Ils devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux
autres. Telle est la loi impitoyable de Koh Lanta.
Au départ ils étaient 16, à la fin il n'en restera qu'un.
Sous le soleil de Palawan aux Philippines, ils sont encore 14
aventuriers livrés à eux-mêmes à survivre sur deux îlots, les Guntao et
les Batang. Les Guntao, les jaunes, sont en pleine extase. Ils remportent les
unes après les autres les victoires.
Souriant et heureux, ils se sont confectionnés un campement 3 étoiles. Et
pour couronner le tout, les jaunes ont réussi à faire du feu seuls, grâce à une
patience qui les honore et grâce aussi à des lunettes de vue.
Heureusement qu'on a une bigleuse dans l'équipe !
Lors du dernier jeu de confort, ils ont gagné un sac de 5 kilos de riz et ils
ont pu bénéficier des précieux enseignements de Kassoy, chef de la
tribu des Aetas.
Il leur a appris comment se débrouiller sans rien en forêt.
Une expérience inoubliable pour le jeune Grégoire, jardinier de 24 ans.
Il n'aspire qu'à deux choses, la liberté et vivre en pleine nature.
C'est bon pour le corps, pour la tête.
Ce qui n'est pas du tout le cas de la citadine Philomène, la cuisinière de l
'équipe. Pleine d'enthousiasme, elle se méfie pourtant de la nature et de ses
pièges. Peut-être une déformation professionnelle. Je suis gestionnaire en
assurance.
Philomène est secondée dans la gestion du camp et des fourneaux par la discrète
mais efficace Chloé, 25 ans, toute jeune chargée de ressources humaines à Rouen.
Koh Lanta, c'est une aventure taillée pour moi.
Troisième femme de l'équipe, la fantasque Véronique, 50 ans, conseillère
financière à Lille, passionnée de randonnée. À fond la randonnée ! En
attendant de trouver l'âme sœur, elle retourne tous les week-ends chez ses
parents. Heureusement que je t'ai, toi ! Et pour Véronique, l'aventure a déjà été
très éprouvante. Une entrée en matière difficile et des soucis de santé dans la
foulée. Heureusement, elle peut compter sur le soutien sans faille d'Adrien, le
doyen de l'équipe. 55 ans au compteur et un dynamisme à toute épreuve.
Ce retraité savoyard n'est jamais le dernier pour faire la fête, mais il sait
aussi être autoritaire quand il le faut.
Autre pilier des Guntao, le capitaine Eric. C'est lui qui, à l'issue du
premier jeu, avait composé l'équipe des jaunes. C'est vrai que je suis super
content de l'équipe. Coach sportif dans le Gard, cet athlète excelle dans les
épreuves et sait garder son sang-froid en toutes circonstances.
Laurent, lui, est plus emporté.
Sanguin et fort en gueule, ce parfait sétois aime l'animation. Fier de sa
région et de ses traditions, il fera tout pour faire honneur à sa ville et à
sa petite famille.
Qui c'est le plus fort ? Ah, voilà.
Si les jaunes font bonne figure, les rouges, en revanche, vivent un petit
enfer. Leur camp laisse à désirer, la nourriture est rare et ils enchaînent
les défaites. Ali, d'ailleurs, n'a pas supporté la difficulté des conditions ni
l'éloignement de sa famille.
Au revoir, ma mère.
Surtout ma mère, c'est une grande priorité. A l'aube du cinquième jour, il
jette l'éponge et fait ses adieux aux battantes. Il est remplacé par Pascal,
qui venait tout juste d'être éliminé par les jaunes. Tout ce que je ne voulais
pas, je ne voulais pas l'apprendre au début.
Pleine de bonne volonté, elle s'est dépensée sans compter pour sa nouvelle
équipe, mais l'intégration n'a pas été facile.
Pour l'instant, je ne suis pas chaude, je ne la sens pas.
Il faut dire que les battantes, malgré leurs difficultés à trouver à manger et
à remporter des victoires, forment un groupe uni.
Ils sont emmenés par la douce mais téméraire Jade, 24 ans.
Toulousaine, elle tient un centre de sport automobile avec son compagnon. C
'est moi qui commande à la maison.
Je vais faire ce que je veux. Autre féru de bolide, Kevin, 21 ans, pilote de
carte dans le Var. Le Benjamin de l'aventure a son petit caractère.
Comme c'est bon, je me la régale. Copain comme cochon avec Kevin, Simon.
L'homme est bûcheron vers Narbonne et s'adonne aux pratiques régionales. Bonne
tablée et rugby.
Je suis un gros manager et ça me manque un peu.
Il y a aussi des nordistes dans l'équipe. Patrick, aristocrate du Nord,
dirige une entreprise de produits surgelés.
Commander, prévoir ? C'est son affaire. Je ne vais pas pour gagner de l'argent.
Moi, ce qui m'intéresse, c'est de gagner, d'être le meilleur, d'être le
dernier, d'être le finaliste.
Marie-Lyne aussi vient du Nord.
Agricultrice, cette mère de 4 enfants gère aussi bien sa petite tribu que son
exploitation. Comme dirait mon mari, il dit, t'es déjà endurci, comment tu vas
revenir ? Loin des champs de betterave, mais pas guindé pour autant, Marie-Laure
se sent comme chez elle sur la plage des Batangues. Cette ex-mannequin, aujourd
'hui vendeuse en prêt-à-porter, veut prouver qu'elle est très dégourdie. Je
suis quelqu'un d'actif.
J'apporte beaucoup pour les autres.
Marie-Laure est escortée dans sa recherche de victoire par Mélanie. Cette
franco-ontoise au grand cœur, coiffeuse à Besançon, est en boucle. Elle a faim.
La nourriture tourne à l'obsession chez Mélanie.
Et cela agace au plus haut point la nouvelle venue, Pascal.
La sauce ne prend pas et la transfuge des Guntaho retrouve une seconde fois le
chemin d'Assante.
C'est sonné que les battants rentrent du conseil. Ils se sont fait remonter les
bretelles. Les rouges sont dilettantes et cela leur joue des tours.
Ils doivent se prendre en main et vite ! On s'est pas mal fait sermonner par
Denis sur notre installation.
Expliquez-moi pourquoi vous n'avez pas pensé à faire une cabane digne de ce nom
? Ne me parlez pas de votre paravent.
Sur notre manque d'assiduité, de détermination à chercher de la
nourriture. Du manioc, je vous confirme qu'il y en a.
Des crabes, je vous confirme qu'il y en a en pagaille.
On nous a un peu remis les pendules à l'heure.
On voulait s'économiser au maximum.
Je pense que ça a été une erreur. On a voulu être plus ou moins assistés. On a
le feu ! Les remarques du conseil sont dures à avaler. Mais elles étaient
nécessaires, tant les Rouges se laissent aller, presque à dépérir, alors que leur
île regorge de ressources. L'autre point positif du conseil, c'est qu'ils ont
reçu du riz. 5 kilos, à eux de bien les gérer jusqu'au bout de l'aventure. Eh
bien, 5 kilos de riz.
Et demain matin, sur un petit déjeuner au riz. Et après, on ira chercher les
fruits et le manioc.
Voilà. Moins de farinité, plus de boulot.
À peine réveillés, les naufragés se jettent littéralement sur le riz
récupéré la veille au soir. Ils ont hâte de petit déjeuner quelque chose de
consistant et d'appétissant.
Tu dois le cuire dans l'eau ou tu le cuis pilaf ?
Tu le culs dans l'eau. On n'est pas chez Maïté, là. Je pense qu'on n'a pas du
tout mangé depuis longtemps, donc peut-être qu'aujourd'hui, on va faire un
peu plus pour se rattraper.
Parabo.
Déjà, il y en a pour 4 personnes.
On patiente, on patiente.
Putain, ça coupe.
J'essaie de fabriquer des cuillères, quelque chose pour manger le riz.
Il y en a du riz, là, les amis.
Fâche.
C'est fini ? Oubliez que ça existait, dis-moi.
Que du bonheur.
Les Batangue mangent, enfin ! C'est leur premier vrai repas depuis 8 jours. Mais
dans l'enthousiasme, ils ont eu la main un peu lourde. Ils ont surdosé, c'est
évident. L'appel du ventre a été le plus fort.
Ce qui n'est pas du goût de Patrick.
Le chef d'entreprise préférerait rationner. On en a mis quoi ? Deux fois
trop ? Deux fois trop.
Aujourd'hui, on ne va pas s'en plaindre.
Moi,
perso, je n'ai jamais su doser. Même chez moi, quand je fais des pâtes, je
fous le paquet.
Quand je fais le riz, je ne sais jamais trop ce que ça va donner. Ma mère, à
chaque fois, elle hurle.
Après, là, c'est clair qu'en fait, on a mis trois couvercles de riz, dont le
dernier assez garni. Donc, ce qu'on va faire, on va en mettre deux rats
maintenant. Je pense que ça suffira.
Si on continue comme ça, dans 2-3 jours, on n'aura plus rien. Mais non, on s'est
tous rendu compte qu'on avait trop chargé la casserole.
Difficile de faire la part des choses entre l'appétit et la raison. En tout
cas, ce riz est roboratif.
Les rouges reprennent des forces.
Les jaunes, eux, ne sont pas réveillés par la faim. C'est grâce matinée pour
tout le monde. Sauf pour Laurent, qui est parti pêcher, profitant de la marée
basse. Il faut profiter, quoi.
2 heures, après, ça commence à remonter.
C'est comme le matin quand on est en presse.
Quand t'es en groupe, il y en a un qui va chercher les petits croissants et tu
te lèves, t'as les petits croissants, c'est le top. Mais là, c'est pareil,
avec les pas gros.
C'est un serpent ? Ça, c'est un ver.
Il est énorme, ce ver.
Si il y avait des bons appâts, ça, je pense qu'on ramasserait du gros poisson.
Mais bon, pas le problème, c'est dégueulasse.
Le goupillage est historique.
Il a l'air vieux.
On va le tester.
Laurent ramène fièrement les coquillages en guise de petit déjeuner à ses
compagnons. Les Guntao sont ravis.
Ce gros coquillage, je ne sais pas ce que c'est.
On pense que ça se mange. Tout ce qui sort de la mer, normalement, se mange.
Qui se lance ? Moi, je veux bien tester.
C'est trop, trop bon. Ouais, c'est bon, je suis sûr. C'est trop bon, ouais.
Non, sérieux, c'est marrant. Mon but, c'était ce matin d'aller chercher les
coquillages pour bien démarrer la journée. Moi, je veux entretenir mon
équipe, qu'ils me fassent aller le plus loin possible, qu'on ne se dispute pas
et qu'on soit tous ensemble.
Je suis content de moi, ils l'ont aimé. Je suis content.
Je suis content, je suis content.
Grégoire, lui aussi, veut bien faire et ramener à manger à l'équipe. Il est d
'ailleurs sur les traces d'un mystérieux animal.
Je suis un peu concentré sur les pièges que Casson nous a appris.
Et j'avais repéré un terrier qui avait l'air habité. Et là, on a fait ça bien
avec un peu d'apin, un peu de coco.
Et là, le lézard est dans le terrier. Donc là, on va y aller à trois pour
creuser, y aller petit à petit. Et puis voilà, il est préparé.
Il est parti au fond depuis tout à l'heure. Il s'est enfoncé.
Putain, il est vachement profond ce salaud.
Pas prêt de l'avoir, mais on va l'avoir quand même.
Elle est là.
Attention, attention.
Ah, c'est un crabe ! C'est un crabe de terre ! Ah, c'est gênant, parce que ça,
c'est bon. Premier crabe au piège, alors là, c'est énorme.
Surprise, ce n'était pas un varan lézard, c'était un crabe, un gros crabe
de terre.
La surprise est agréable quand même, puisqu'on va pouvoir mélanger ça au riz.
Je crois que ça fait plaisir aux filles, parce que le varan, ça leur plaisait
moyen. Le piège, il était bien dans la salle.
Oui, mais c'est un crabe de terre.
Ah, il existe des crabes de terre.
Il existe, oui.
Sur Batang, les rouges, ragaillardis par leur copieux repas de riz, se
retroussent les manches. Plus question de traîner, il faut améliorer le
quotidien, renforcer la cabane et trouver à manger.
Voilà. C'est mieux, non ? On va les accrocher au poteau après, puis c'est
bon.
J'ai trouvé un gros crabe. On va proposer aux autres si ça leur plaît.
Avec le riz, les bigorneaux. Ça va être pas mal. Ça fera une petite paella.
J'espère que les hommes vont nous ramener un beau poisson.
Il y en a des poissons.
Pas très gros, mais il y en a.
C'est possible.
A force d'essayer et de tenter des expériences, on va dire, on finira bien
par en attraper. Les Batang réalisent enfin qu'il y a à manger sur leur île.
Il suffit de chercher.
C'est sur cet heureux constat que les Rouges reçoivent le message annonçant le
prochain jeu de confort.
Qui craint de se mouiller ne prendra pas de truite.
Mais la truite de qui ? Il y a la truite de Mer et la truite de Choubert.
Bonjour à tous ! Les Batang, les Guntao, pour ce troisième jeu de confort de l
'aventure, je vous propose une récompense particulièrement utile qui
améliorera théoriquement votre alimentation. Un kit de pêche, un
harpon, un crochet à langoustes, un filet de pêche, des hameçons.
Alors pour gagner cette récompense, aujourd'hui vous allez devoir
reconstituer un puzzle à quelques mètres du rivage.
Une fois reconstitué ce puzzle, vous allez pouvoir le positionner sur ses
emplacements. La tête du serpent vous donnera l'orientation du site où il
faudra creuser. Et le nombre d'anneaux sur le corps de ces serpents vous
indiquera combien de mètres il faut parcourir pour aller jusqu'à la
récompense. La première équipe qui sort son kit de pêche repartira avec sur son
campement. Allez vous mettre en place.
Attention ! Trois !
Première étape, reconstituer et remonter le puzzle immergé par 3 mètres de fond.
Véronique a de l'eau jusqu'aux épaules, elle n'ira pas plus loin. Elle préfère
regarder plonger ses coéquipiers.
Grégoire est le premier à atteindre les pièces, juste avant Patrick pour les
rouges.
Deux techniques différentes, les jaunes s'organisent, le travail se fait en
équipe. Chez les rouges au contraire, les trois garçons transportent seuls les
lourdes pièces du puzzle.
Erreur tactique des batangues, ils ont libéré trop tôt la structure alors que
le puzzle n'était pas complet. Les pièces retombent au fond, il faut tout
recommencer.
Simon
à
lui tout seul récupère les pièces au fond de l'eau. Les rouges reconstituent
la figure à la surface et la méthode est payante.
Grâce au gros travail de Simon, les rouges sont les premiers à sortir de l
'eau.
Les jaunes ne sont pas loin derrière.
Leur puzzle est terminé. Ils doivent maintenant le ramener sur la plage.
La tête du serpent indique la direction et en comptant ses rayures, on obtient
le nombre de pas et donc la distance.
Les jaunes se mettent à leur tour à creuser. Les deux équipes sont à
égalité. Mais chez les rouges, la tension monte.
Malgré leurs efforts, ni les jaunes ni les rouges ne trouvent la précieuse
récompense. Mieux vaut revenir au point de départ pour se mettre exactement dans
l'axe du serpent.
L'axe est au niveau de Patrick.
Toujours rien. Et cela a le don d'agacer les batangues. Ils sont totalement
désorganisés. Faut qu'on s'organise là ! Allez !
Allez, trois comme ça, quatre comme ça ! Allez,
trois comme ça, quatre comme ça ! Allez, trois comme ça, quatre comme ça ! Allez,
trois comme ça, quatre comme ça ! Allez, trois
comme
ça, quatre comme ça !
Putain de merde, qu'est-ce que c'est que ça ? Je ne suis pas discipliné, je
ne peux pas y arriver.
Voilà, n'écoutez jamais ce que Yalain qui dit.
Mais non, on dit on part, on quadrille, on avance. On ne peut pas y arriver si
on n'est pas ordonné. Regardez comment ils s'engrainent, regardez comment ils s
'engrainent, les rouges. Oh là là, il y a de l'embrouille dans les... Tu ne vas
pas faire ça. C'est collectif, tu n'arrives pas, tu n'arrives pas.
Patrick a dit on vient de là, on vient de là, on écoute, c'est qu'il doit le
savoir. Ça m'est égal, continuez comme ça et on verra le résultat à chaque jeu.
Ce qui compte, le seul truc, c'est qu'il y en ait un qui donne son avis, que tous
les autres ferment leur gueule et qu'on suive celui qui donne son avis.
Maintenant, si ça doit être toi qui donne ton avis, je fermerai ma gueule et
j'écouterai ce que tu dis. Tu diras. Bah oui, mais bon, si on creuse l'année de
début... Ça, c'est énorme.
Et le gagnant est... Goomptown !
Les jaunes, bravo. Nouvelle victoire, troisième victoire consécutive, deuxième
jeu de confort, de quoi encore améliorer votre survie. Eric, on a envie de savoir
ce qu'il y a à l'intérieur.
Montrez-nous la récompense.
Des palmes, un masque, un tuba, un filet, du fil de pêche.
Un crochet à langoustes.
Simplement, je voudrais savoir qui a mis la main sur ce kit de pêche.
C'est Véronique. Je vais vous donner symboliquement le dernier ustensile de
ce kit de pêche. C'est le harpon. Bravo Véronique. Bravo à toute votre équipe.
Vous le savez, la prochaine fois, c'est une épreuve d'immunité. Et l'équipe qui
gagne évite le conseil. Pensez à tout cela.
A bientôt. Bon retour sur votre campement.
Merci.
La tension est retombée, mais la colère de la défaite est toujours là. Les
battantes trouvent donc un exutoire tout naturel. Leurs adversaires, les jaunes,
qu'ils trouvent provocateurs et mauvais joueurs.
Mais bon, voilà, le tour arrivera, puis on leur fera la même chose, juste pour
qu'ils comprennent.
Vraiment, moi, c'est le grégoire.
Il fait tout son mollet.
Le beau petit blond avec les yeux bleus.
J'épreuve d'aucune humilité. Il ne respecte pas l'adversaire. Il n'est
absolument pas fair-play. Il est toujours en train de narguer en faisant
des gestes, des regards.
On va manger des langoustes. On va bien aller voir ces langoustes. Je ne le
connais pas, mais déjà, il m'énerve.
Déjà, elle a tendance un peu à être énervée, à critiquer. Elle est en train
de dire que le Grégoire, il se la pète.
La philomène, elle nous regarde méchamment.
Elle se met la haine contre les jeunes pour se redonner un peu de force.
Ça peut se retourner contre lui, tout ça.
Cette énième défaite a bien du mal à passer, mais les rouges ne se voilent
pas complètement la face.
Ils savent bien qu'ils ont des torts et c'est surtout le manque d'organisation
qui est pointé du doigt.
Il faut réagir et trouver un leader.
Ça commence à m'énerver de perdre.
C'est tout le monde qui parlait et on ne savait plus qui écoutait en fait.
Il y a eu un manque d'organisation énorme, c'était flagrant, tout le monde
parlait, tout le monde grattait dans son sens.
Il n'y a jamais d'armée qui a gagné sans chef.
Et en ordre dispersé, ça n'existe pas.
Donc si on veut gagner, il faut qu'il y ait quelqu'un qui donne une direction,
qui donne une stratégie, et qu'on essaie de l'appliquer. Et là-bas, tu n'as pas
assez serré.
Eh non, mais il faut que je fasse ça, il faut que je fasse ça.
Je ne m'en sors plus, moi. Non, non, non, c'est un truc de débutant, c'est
trop sérieux. C'est sûr, il faut suivre une seule et même voie. Patrick, de par
son expérience de patron, sait qu'il ne peut y avoir qu'un seul chef.
A 40 ans, Patrick règne sur sa société de surgelés.
C'est la responsabilité de 150 personnes, plus toute leur famille.
Son père a monté l'entreprise, mais Patrick a dignement repris les rênes aux
côtés de son frère et multiplié le parc de camions livreurs. C'est sa grande
fierté. Ce qui caractérise Patrick, c'est un optimisme à toute épreuve. Il a
une réelle capacité à faire passer ses idées et à convaincre les uns et les
autres des biens fondés de ses raisonnements.
Patrick aime réussir, il aime travailler. Pourtant, l'étiquette
recommanderait plutôt à cet aristocrate du Nord de rester oisif.
C'est la chevalière que mon mari a donnée à son fils aîné, Patrick.
Lui, il n'a que les armoiries de mon mari, alors que moi, j'ai deux blasons
différents.
Ce descendant de grande lignée sait apprécier les joies de son temps, les
belles voitures, le golf.
Un peu en niveau et vous mettez tous votre pâté.
Il aurait peut-être tendance peut-être à être un peu trop sûr de lui.
On y va, on attaque, on bosse.
Patrick est un hédoniste. Le plaisir avant tout. Et cela commence par la
bonne chair.
C'est très agréable d'avoir un homme qui cuisine aussi bien.
Artiste des fourneaux, en homme attentionné, ce patron sympathique aime
gâter sa compagne et ses amis.
C'est des carbonades flamandes.
C'est vrai, c'est toujours les surprises.
Il remet beaucoup d'air, il prend beaucoup de place, c'est quelqu'un qui a
une personnalité expansive, donc il écrase peut-être un peu les autres de
temps en temps.
C'est pas mal. C'est mieux qu'avant, c'est certain.
Bon, il faut que ça tienne bien ça.
Le rôle de leader, c'est pas forcément très bon stratégiquement, et puis même
tout court, c'est toujours un peu...
Un rôle un peu ingrat parce que c'est celui qui prend les décisions, c'est un
rôle que j'ai dans la vie, donc ça ne m'embêterait pas de l'avoir ici. Mais c
'est vrai que ce n'est pas très stratégique et je pense que c'est un
truc qu'on se fait dégommer vite fait.
Le rôle de patron reviendrait naturellement à Patrick, mais ce dernier
refuse d'endosser cette ingrate responsabilité, tout conscient qu'il est
des dangers du poste.
Pas de soucis de leadership chez les jaunes, l'entente est parfaite et les
victoires sont au rendez-vous.
Ils découvrent leur nouveau matériel de pêche et comptent bien en faire bon
usage. Comment on utilise un fil pareil ? Tu le lances comme ça sur l'eau ? C
'est trop grave pour le laisser à la main. On n'a aucune idée de comment
fonctionne le filet.
Peut-être qu'on pourrait demander à Cassoy de revenir juste 2-3 heures.
Ils sont dégourdis, les garçons, ils vont trouver.
J'ai confiance en eux.
On a quand même un professionnel de la pêche et du poisson en général. Ne dis
pas ça, ça lui colle la pression. Ah bon, d'accord.
Chez moi, il y a beaucoup de filles.
Je ne comprends pas ce que c'est ça.
Mais bon, je ne suis pas aussi dans le milieu.
Mais bon, alors, cadeau empoisonné, moi, je dirais.
Laurent sonde tous les recoins de la passe, sans grand succès pour l'instant.
Mais la motivation est là, toute l'équipe s'y met, et baptise le nouveau
matériel, même Philomène et Véronique.
Tu vois des poissons, toi ? Ah oui, tout à l'heure, quand on était pour le crabe
? Oui.
Je suis en train de faire des tentatives.
On essaye, on verra bien.
Un petit poisson, un petit oiseau, c'est mes damons tendres.
Mais comment si ? Là, ils ne vont jamais venir !
Je suis un peu déçu parce que je ne suis pas rien.
Je ne peux pas te donner, je suis fatigué.
Je suis déçu, déçu.
Le bas, ce que tu vois, c'est bien, la palme aussi, nickel.
Mais c'est tarpole, ça ne va pas.
Je ne suis pas pêcheur des poissons, ce n'est pas mon domaine, le filet, tout
ça. Mon domaine, c'est les moules, les huîtres, point mort, marier. Après, je
ne suis pas surdoué de chasse marine, à Warpon, Philippe.
Non, tu n'es pas ce cas, mais c'est l'aquarium surtout.
Laurent est vexé par cet échec.
C'est sûr, il est plus habitué aux huîtres de l'étang de Thau, mais il
garde espoir.
Sur Batang, pas de matériel de pêche, du coup les naufragés se rabattent sur la
forêt et auscultent chaque millimètre carré de terre. Il y a forcément des
plantes comestibles, encore faut-il les distinguer.
On ne désespère pas.
Ça c'est des pommes de terre, ça remue comme les pommes de terre.
Tu vois ? Qu'est-ce que t'en penses ? Ça sent pas la pomme de terre ?
Je vais peut-être pas mettre ma langue dessus. C'est ça du manieux qu'on était
loin du coup.
Ouais, génial.
Tout ce que c'est de gratter.
Ouais, c'est clair.
C'est déjà pas un fruit parce que... Non, ça doit être un légume. C'est un
peu comme la pomme de terre.
On pense que ça a l'air de se manger, l'éplucher, cuire en rondelles.
En remplacement d'un féculent. Les légumes, c'est son rayon à Marilyn.
Ça me manque des patates. Des patates, des betteraves, elle saurait les
reconnaître. C'est que Marilyn vient de la terre, celle du nord.
A 36 ans, Marilyn est fière d'être agricultrice. Elle gère avec courage et
efficacité la ferme familiale. Sept générations se sont succédées sur cette
terre plane et fertile du Nord.
Donc voilà, on a repris le flambeau et puis j'espère avoir la relève, peut-être
le petit dernier, mon petit garçon qui a deux ans et demi, qui est fou du
tracteur, qui adore la ferme. Je suis très fière de mon métier en fait.
Marilyn cultive surtout des pommes de terre et des betteraves. Et elle fait
tout. Au volant de son tracteur, elle sème, elle laboure, elle récolte.
Comme le travail des champs ne s'arrête jamais, Marilyn est toujours en
mouvement. Le repos, elle ne connaît pas.
Marilyn, en fait, l'avantage c'est qu'il n'y a rien qui lui fait peur en fait.
Et puis n'importe quel travail, bientôt, je ne vais pas dire qu'elle irait
bientôt au-dessus de ses limites, mais c'est presque ça.
Pour une femme, elle se débrouille bien en fait.
J'ai tout le temps été dehors, donc j'adore ça. Je suis plutôt plus une
femme d'extérieur que d'intérieur.
C'est bien, t'as bien travaillé. On va pouvoir le charger pour une terre.
Oui, on va y aller.
Mais il y a d'autres jeunes pousses dont il faut s'occuper. Les enfants.
Marilyn est déjà quatre fois maman.
On s'en dégomme.
La séparation, je sais que ça va être dur.
Mais je me dis que ça va leur permettre de se rendre fort. On va se dire, maman,
elle se bat pour nous.
Je dis à mes enfants, c'est ce que je leur dis. Vous serez tout le temps là et
là, dans ma tête et dans mon cœur, tout le temps, tout le temps.
Au-delà d'une énergie et d'une capacité de travail impressionnante, derrière la
maman, il y a une femme douce et d'une gentillesse sans borne qui sait se faire
désirer. La dame aime séduire, on ne s'appelle pas impunément Marilyn.
Oui, je suis quelqu'un de coquette.
C'est pas parce que j'ai quatre enfants, ça y est, je suis casée, clac, que,
allez, vas-y, laisse-toi aller, Marilyn.
Il ne faut pas se négliger, quoi. Quoi qu'il en soit, en tout domaine, Marilyn
veut bien faire et faire le bien.
Je ne vais pas parler à un tel, tu vois, quelle conne celle-là ou quel con, non.
Ça, jamais, jamais, je ne vais jamais critiquer parce que ce n'est pas mon
truc.
Les gars, ce soir, c'est gratin de pommes de terre.
Douce patate.
Les rouges décident de tester immédiatement cette nouvelle denrée. Ce
sont des sinkamas, une sorte de navet tropical.
Pas très goûteux, mais hautement énergétique. Et puis, c'est l'occasion d
'économiser le riz.
C'est pas fameux.
Faut sourcer des fois.
Les battantes ne se sont pas régalées mais ils ont changé de cap, rassérénés
par l'assurance de trouver à manger sur leur île à condition de chercher.
Changement de vie, changement d'esprit, ils sont maintenant prêts à en découdre
et à enfin remporter de belles victoires.
Laurent est le premier réveillé sur Guntao, il est encore très tôt.
L'heure idéale pour aller pêcher, d'après lui. Mais ce matin, c'est un
message qu'il ramène.
C'est la fleur au fusil mais le ventre vide que la tribu des jaunes part pour
ce petit déjeuner un peu spécial.
Bonjour à tous.
Le jour se lève à peine et vous vous retrouvez déjà pour disputer l'épreuve d
'immunité. Il est remis en jeu.
Aujourd'hui c'est un classique de Koh Lanta.
Une dégustation un peu particulière. Voilà ce que vous allez déguster.
Spécialité locale, un verre blanc.
qui vit dans les cocotiers.
Vous avez 7 coupelles en bambou, une par personne.
Sous ces coupelles, un nombre variable de verts blancs. Entre 1 et 5.
C'est une épreuve collective.
Mais sachez qu'individuellement, vous pouvez faire perdre votre tribu. A vous
maintenant de déterminer votre ordre de passage.
Et ensuite, la chance pourra peut-être vous aider.
Qui veut y aller ? Marie-Laure, chez les jaunes, Philomène.
Marie-Laure, vous avez l'embarras du choix.
Entre un et cinq verres. Lequel ? Vous avez de la chance. Un seul verre.
Philomène ? Deux.
Alors, je vous rappelle qu'il faut couper la tête. Seule la tête n'est pas
comestible. Quand vous voulez.
Les deux femmes y vont presque de bon cœur. En tout cas, Philomène et Marie
-Laure font bonne figure.
Philomène avale tout rond alors que Marie-Laure mâche avec difficulté l
'épaisse peau caoutchouteuse.
OK pour Philomène.
Ok, c'est bon, Marie-Laure.
Kevin, Véronique.
Deux verres.
Un verre. Bonne dégustation.
Kevin est impassible. La digestion est rapide, comme celle de Véronique. Ses
deux verres blancs sont vite avalés.
Ok pour Kevin.
Ok.
Eric ? Trois.
Trois et trois.
C'est à vous.
Allez, Marie-Line.
On est contents.
Trois verres chacun.
Marie-Line et Eric n'hésitent pas. Ils mordent rapidement dans leurs verres.
Mais le problème, c'est plus la texture que le goût. Car ces verres sont gavés
de noix de coco. Et en plus, ils bougent encore.
C'est pourquoi il vaut mieux croquer d'un coup sec et avaler. Bravo, Marie
-Line. C'est bon, Marilyn.
Eric, vous êtes un gourmet, vous prenez votre temps.
C'est un sans faute chez les jaunes comme chez les rouges. Face à Mélanie,
Chloé. Mélanie, 2.
Chloé.
Chloé, 4 verts.
Allez-y.
Quatre verres, c'est beaucoup, mais il en faut plus pour déstabiliser Chloé.
Alors que Mélanie, elle, bloque déjà sur son premier.
Avale. Avale.
Ok pour Chloé, bravo.
Mélanie mâche courageusement, mais elle est à la limite de la nausée. Elle a
énormément de mal à avaler son deuxième verre.
Ok.
Jeanne. Cinq.
Laurent, un seul. Le hasard est plus ou moins généreux. Les aventuriers rient
jaune, mais il faut y aller et ingurgiter tous ces gros verres blancs.
Ok, Laurent.
Cinq pour Jade. Bravo.
Patrick. Quatre. Adrien.
Un seul.
Quand vous voulez.
Ok pour Adrien.
Ok, Patrick. C'est allé vite. Simon.
Deux. Grégoire.
Cinq. C'est quand vous voulez.
A chacun sa méthode.
Pour la plupart, c'est une formalité.
Il en reste trois, Grégoire.
Grégoire est plus lent, il mastique. Le jardinier, tout proche de la nature qu
'il soit, n'a pas l'habitude de s'envoyer des plâtrés d'asticots.
Mais il sait qu'un abandon serait synonyme de défaite pour son équipe
toute entière.
Allez, tiens, tu souffles.
Souffle, souffle.
Ok, ça a été dur, Grégoire, mais c'est bon.
Dans les deux tribus, personne n'a renoncé au cours de cette première
manche. Mais le simple souvenir de cette dégustation reste pénible.
Ces gros verres, c'était ma phobie.
C'est affreux, je n'ai pas voulu les regarder.
C'est à quel goût ? Immonde.
Je crois qu'on mange la poche d'escrémant. C'est vraiment dégueulasse,
c'est plein de sable.
C'est un goût immonde.
Il y a une espèce de poche de sang ou de merde, je ne sais pas ce que c'est.
C'est que du jus à l'intérieur, puis une peau épaisse.
Tout l'intérieur part, je crois, dans la bouche, et puis il ne reste plus que la
carapace. Je me suis retrouvée avec la peau très très épaisse dans le fond de
la gorge, et j'ai eu beaucoup de mal à l'avaler.
Les batangues, les guntaos, pour l'instant, impossible de vous
départager. Et il y a ça toujours en jeu, le totem, l'immunité.
Voilà pourquoi, pour vous départager, nous allons organiser une finale.
C'est une course de vitesse.
Vous allez partir au-delà de cet espace debout. Il va falloir passer sous le
bambou, venir ici devant cette table de dégustation, manger ce qu'il y a sous le
bambou.
Je vais vous demander à vous les rouges de choisir qui sera le finaliste jaune
et inversement à vous les jaunes de déterminer qui parmi les rouges
disputera la finale.
Jad, qui du côté des jaunes va disputer la finale ? Grégoire.
Grégoire. Et vous, les jaunes, qui avez-vous choisi ? Côté rouge.
Mélanie.
Mélanie. Attention, Mélanie, Grégoire. 3, 2, 1, go ! Allez, vas-y, Greg
! Viens, Mélanie ! Vas-y, Mélanie !
C'est bien, vas-y ! Allez, Mél ! Bonne sortie !
Le premier à terminer son plat de verre, disant tout, offre l'immunité à son
équipe et lui évite donc le conseil et sa terrible élimination.
Grégoire prend sur lui. Malgré l'aspect peu ravoutant de ses énormes vers, il
attaque courageusement son deuxième spécimen.
On va le tout d'un coup Mélanie. C'est de la bouffe, c'est de la bouffe.
Mélanie mâche toujours son premier asticot géant. Malgré sa motivation,
elle ne parvient pas à l'avaler. Et elle ne doit pas le recracher sous peine d
'être disqualifiée. Je vais déjà l'avaler le sucre là.
Il est beaucoup plus en avance que toi.
L'enjeu est de taille. Pourtant, Mélanie ne peut pas. Ça ne passe pas et même ça
ressort.
C'est éliminatoire.
Les jaunes remportent l'épreuve.
Bravo les jaunes, c'est l'immunité, vous la conservez et vous êtes donc dispensé
de conseil. A très vite.
Hier on a fait quelque chose de très physique et là aujourd'hui très mental.
Sur les deux on gagne, donc ça présage de belles épreuves, de belles victoires
à l'avenir.
Les rouges, Mélanie, vous êtes bien battue mais ça n'a pas suffi.
Cette défaite en tout cas vous entraîne une nouvelle fois au conseil, vous êtes
7. Et après le conseil, à l'issue du vote, vous ne serez plus que 6.
A bientôt au conseil.
Les Rouges regagnent leur campement avec le moral dans les chaussettes. Jade la
battante a du mal à accepter cette quatrième défaite d'affilée.
C'est la défaite, c'est le fait qu'on va perdre l'un d'entre nous.
En fait, on est les 5 doigts de la main et là, ça revient à se couper un doigt.
C'est très dur.
Elle avait des regrets parce que Jade, si c'était elle qui aurait dû manger les
10, elle les aurait mangés.
Elle, à chaque fois qu'on perd, elle joue sa vie sur chaque épreuve. C'est
celle qui est le plus à 100%, ça c'est sûr. Elle est là pour gagner les
épreuves, elle n'est pas là pour nous regarder perdre.
Mélanie aussi a du mal à digérer cette défaite. Elle s'en veut. Elle se sent l
'unique responsable de cet échec.
Ce qui me fait chier, c'est qu'on est en train de se faire bouffer par les
autres. Et puis sur une épreuve qu'on aurait pu gagner, je l'ai perdue.
C'est chiant quand ça ne tient qu'à une personne de faire gagner un jeu.
De faire perdre.
Je la vois depuis tout à l'heure abattue, donc je lui dis qu'il ne faut
pas qu'elle se prenne la tête plus que ça, il ne faut pas qu'elle s'en veuille
personnellement.
Mélanie, elle, elle a dit qu'elle pouvait le faire.
Donc à la base, elle aurait dû le faire.
J'ai fait mon possible et tout, mais bon, elle a quand même réussi à les
avaler ces merdes.
Quand on est arrivé ici, elle est partie un peu s'isoler dans les bois, donc
moi... J'ai dit à Jade qu'il fallait pas trop la laisser toute seule, on la
laissait un peu toute seule puis après on l'a récupérée.
C
'est
la première fois que Mélanie pleure. Pour un jeu, pour elle, c'était perdre
sa place à l'aventure. Les Batang tentent de dérider Mélanie par tous les
moyens, mais le moral est atteint.
Avec quatre victoires d'affilée, les jaunes, eux, se sentent gonflés à bloc.
Rien ne peut leur arriver.
Les garçons décident de partir à l'aventure et d'explorer l'île qui fait
face à leur campement. Les filles restant, elles, bien sagement à la
maison. Ce n'est pas parce qu'on ne veut pas amener les filles.
Mais elles ont une nasse à poser là-bas. Elles vont poser la nasse un peu plus
haut. Bon courage, les gars.
Sachez de ramener quelque chose. Pêchez bien.
En mer, il faut pêcher.
On aime bien, de temps en temps, se retrouver entre filles.
C'est agréable. C'est vrai que quand il y a des choses un petit peu dangereuses
à faire, ce sont les premiers à y aller. Nous, on est plutôt prudentes. On va
mesurer les dangers d'abord.
On doit être aventurières parce qu'on est là, mais on doit quand même être
plus prudentes que les garçons.
J'espère qu'ils vont ramener quelque chose.
Les filles Guntao sont pleines d'espoir. Les garçons partis à l'assaut de la rue
de montée ne tardent pas à découvrir un panorama qui leur coupe le souffle.
Elle est belle notre île, on voit bien notre campement avec l'arbre rouge là.
Nous sommes les maîtres du
monde ! Et on n'a toujours pas à bouffer !
Là, ils sont arrivés au sommet quand même.
Et dire que c'est là où on voulait aller en plus. On s'était dit qu'une fois, ça
pourrait être bien marrant d'aller se mettre justement sur l'espèce de prairie
qui est tout là-haut. Et là, on ne pensait pas du tout qu'ils montraient
aussi haut.
Sur Batang, les grands travaux continuent. Les Rouges avancent la
construction de leur cabane. Mais certains préfèrent lézarder au soleil.
Ce qui a le don d'énerver Kevin.
Je pense qu'il y en a qui, physiquement, ne servent pas trop à grand-chose.
Ils font rien, ils arrivent, ils se brondent, alors que de suite, il y a le
feu à boire, il faut aller chercher du bois, terminer la cabane.
Entre nous, qui fait quoi ?
Honnêtement, quand j'y repense, Marie-Laure, ce qu'elle a fait hier, je
me demande un peu.
Elle est partie pendant 10 minutes ou un quart d'heure chercher des crabes, et
puis après, elle a fait beaucoup plus de bronzage que d'autres choses.
Même si elle est très gentille, elle se met sur le sable, elle se passe de la
crème et elle bronze.
Ce matin, quand on s'est réveillé, tout le monde s'est manié pour aller chercher
du bois, etc.
Et il y a une seule personne qui n'est pas allée chercher de bois, c'est Marie
-Laure.
C'est sûr que tous les naufragés ne fournissent pas les mêmes efforts, mais
surtout, tous n'ont pas les mêmes préoccupations.
T'as vu comme il est beau la couleur ? J'ai vu ce coquillage qui a une couleur
magnifique. Et ça tombait bien parce qu'il y avait un petit trou dedans, donc
moi qui suis un petit peu coquette, j'ai pris un petit fil de pêche et voilà.
C'est ma sublime bague de chez Cartier Beach, totalement naturelle, vous pouvez
le constater. Il manque un petit diamant ici, donc qui même m'en ramène.
Si Marie-Laure et Mélanie s'économisent sérieusement, Simon lui aussi est en
pleine position horizontale. En fait, le bûcheron de l'aude ne se sent pas très
bien.
J'ai mal au ventre.
Simon, oui, il est souvent fatigué, donc c'est sûr qu'il participe un peu moins à
la vie du groupe.
En revenant du jeu, il avait un coup de barre. Hier, il a eu un coup de barre
aussi. Peut-être qu'il souffre plus du manque de nourriture que les autres.
Moi, je mange, mais j'ai mal au ventre.
Ça joue le fait d'avoir tout le temps fait, on est souvent fatigué.
Simon, pour t'en remettre, comme ça on finit le plat. Avec plaisir, ouais.
On va passer, on va passer.
On est souvent couché, il y a le regard vraiment ailleurs.
Et voilà, ça se ressent, ça se ressent.
Simon, il faut absolument le choper.
Écoutez, moi je ne chope plus personne, je vois que tout le monde ne fait rien,
c'est comme ça.
Il faut le remotiver.
Kevin est plus proche de Simon que moi.
Il faut que tu fasses quelque chose parce que si Simon nous lâche, on est
mort. Il faut absolument qu'on se soutienne et qu'on le soutienne.
Je suis à plat.
Je sentais que j'allais un peu mieux. Je suis parti une heure nager pour essayer
de faire du poisson.
Malheureusement, je n'y arrive pas.
Il y en a qui sont plus solides que d'autres, qui mangent moins et qui
arrivent à résister un peu plus.
C'est quand même une force de la nature, une bête physique, et sur des jeux, on
risque d'en avoir besoin.
On le laisse un peu au repos, le temps que ça se passe, et peut-être qu'il se
ressaisira après.
Je suis très inquiète pour mon équipe. Il ne faut pas qu'ils nous lâchent,
sinon, à mon avis, les Rouges ne gagneront pas une épreuve d'ici là.
Simon, le costaud de Batang, est en petite forme, ce qui ne lasse pas d
'inquiéter ses compagnons.
Les jaunes, eux, ne baissent pas de régime. C'est à grands pas qu'ils
arpentent les hauteurs herbeuses de cette nouvelle île.
À chaque fois qu'on avance, on découvre notre vallée à chaque fois. C'est
impressionnant. J'ai l'impression que cette île-là est interminable.
L'île n'a pas l'air beaucoup plus riche que la nôtre en tout cas.
On a vu qu'il y avait un chemin visiblement qui est tracé par des
humains parce qu'on voit des bouts de ficelles, etc.
Donc l'île-là doit être habitée, on imagine.
Tu vois des habitations, toi ?
On n'en revenait pas qu'il y ait eu une civilisation, en fait, ici.
En plus de ça, attends, ça se trouve, c'est des gens qui ne vont même pas nous
comprendre. Ils vont nous voir débarquer.
Drinking, dancing.
Les hommes Guntao sont tous surpris de découvrir ici un village.
En fait, ce hameau est abandonné. Ce qui n'a rien de surprenant. L'archipel de
Palawan est régulièrement parcouru par des tribus de pêcheurs nomades.
Ce peuple change de campement en fonction des variations de courant et
donc de l'abondance de poissons.
Vous avez vu les tressages qu'ils font ? Juste un côté, ils te la font en deux et
une feuille sur deux, ils la replient.
Ils sont patients, c'est juste de la patience.
On vient d'arriver certainement dans un ancien village de pêcheurs qui est
abandonné. C'est magnifique.
C'est vraiment beau. Il faut le feu là.
Et ça ne brûle pas le truc ? Non, rien, c'est noir.
Moi, j'ai l'impression d'entrer dans une grotte préhistorique ou de découvrir. J
'ai l'impression d'être un archéologue et j'adore ça.
On imagine un peu comment les gens vivaient là, à l'intérieur.
Je suis ému de voir ça.
J'ai trouvé une vieille natte.
Et que j'avais envie de ramener aux filles. Tu imagines comment on peut
mieux dormir là ? On donne ça aux filles. On les a abandonnées, on ne les
vole pas. C'est cool, moi je suis content.
Je ne vais pas essayer de trouver plus de choses quand même.
Pour 3 ans de coco et de nasse, le bilan est maigre.
Donc on va essayer de prendre un maximum de choses, mais bon, il faudra tout
ramener. On ne prend rien et demain on envoie les filles.
Ça devrait leur faire plaisir avec une balade pareille.
Heureusement qu'on les a pas amenés avec nous aujourd'hui, heureusement.
Justement, au campement des Guntao, les filles attendent effectivement le retour
de leurs hommes. Ouais, les garçons, ils reviennent pas.
C'est vrai que, mine de rien, là, on constate qu'on est toutes les trois à
guetter en face comme des... Comme des clowns à attendre.
C'est les femmes qui attendent leurs pêcheurs. Ils nous manqueraient presque.
Non, on attend leur retour.
Je les vois toujours pas, hein.
Alors là, on est pas...
Laurent a fait une proposition tout à l'heure en disant, à la limite, si on
est trop fatigué et que la nuit arrive trop vite, de dormir sur place.
Ça se voit en mieux dormir que... Ah non, mais moi j'en suis sûr. Attends, on
va être à l'abri du vent avec le petit feu à l'intérieur.
On va être trop trop bien.
C'est assez excitant de dormir ici.
Moi j'adore ça. Et puis les paillasses ont l'air génial vraiment.
Un petit peu de feu pour la chaleur.
Moi mon souci c'est aussi de comment penser les filles. Elles ne savent pas
du tout où on est et elles risquent vraiment de s'inquiéter.
Oh la vache, bon appétit les filles.
Ouais ouais, on part en excursion, il paraît qu'il y a des trucs.
Ils nous lâchent comme ça.
On va plus se faire manquer que ils vont nous manquer.
La nuit tombe, c'est plus prudent de rester de l'autre côté que de traverser
pour revenir jusqu'au crampement.
Les garçons ont décidé de dormir sur place, dans ce village abandonné, car il
est tard.
Mais à la fois pour se rassurer et pour se réchauffer, ils se mettent en tête de
faire du feu, selon la technique que leur avait enseigné Kassoy, le chef
Aetas venu sur leur camp.
Infernal.
Je ne crois pas pourquoi ça ne marche pas.
Tiens, mais on ne peut pas abaisser les bras, comme ça. Non, mais je n'ai pas
envie d'abandonner, quoi. Non, mais ce n'est pas une question d'abandonner.
Bon, tu n'as pas envie de passer la nuit.
Vas-y, il y a la fumée, il y a la fumée.
Lève-le, lève-le, lève-le, lève-le.
Lève-le, lève-le, lève-le, lève-le.
Souffle, souffle, souffle, souffle.
Allez, ça repart, ça repart. Ça repart, ça repart. Allez, allez, mettez, mettez,
mettez.
Non, non, non.
Après s'être contenté de quelques noix de coco, les garçons s'endorment, déçus,
vexés de ne pas avoir réussi à faire du feu.
De leur côté, les demoiselles ont facilement trouvé le sommeil, sans la
moindre inquiétude pour leurs camarades.
Les hommes Guntao se réveillent fourbus. La nuit, loin du camp, a été dure. Il
est plus dur, celle-là.
J'ai mon dos cassé.
Et Laurent a même disparu. Où est Laurent ? Il s'est barré. Il a dû en
avoir marre, il s'est barré.
S'il était dormi à la main, on va aller voir quand même.
Il est là.
Si tu trouves, il a mieux dormi que nous.
Horrible.
Horrible. Je fais pleurer.
Je fais craquer.
C'est vrai.
Je fais craquer. Je me suis dit, c'est ça la vie.
C'était de fou.
Horrible, horrible. J'avais froid. J'étais comme ça. J'ai rué mon cou. Je
me suis gratté. Ça me gratte parce que je pèle.
Ça, c'était mon oreiller à un moment.
Après ces pensées galantes, les garçons ramassent leurs butins et repartent
promptement vers leur camp. On a rassemblé tout ce qu'on voulait prendre
sur l'île et puis on est parti pour une heure et demie de marche de nouveau.
Avec ou sans homme, il faut se débrouiller. Les dames Guntao sont donc
exceptionnellement allées seules à la pêche. Non sans quelques surprises. Je
suis sûre que ça se mange les oursins. Oui, je sais, mais est-ce que tous les
oursins se mangent ? Alors là, par contre, prenez garde aux épis.
Non,
non, non, non, non, non, non, non, non, Véro, mais non ! Je crois que j'ai un
petit bout dans... C'est de ma faute.
Tu l'as fait piquer ? Ouais.
C'est pas possible.
Véro, elle plane à 15 000, c'est hallucinant, j'ai jamais vu ça.
C'est plutôt nous, les jeunes, finalement, qui la cadrons un minimum,
qui l'orientons parce qu'elle est complètement à l'ouest. C'est
impressionnant. C'est hallucinant. Non, mais vraiment, c'est sûr. Ah non, mais t
'as un bout d'épines sur toi. Ah non, les épines d'oursins, c'est l'or.
Oh, regarde ! L'espèce de truc gluant avec l'œil. T'es sûre que c'est un
oursin, ça ? Enhermé ? Ouais, enhermé.
Finalement, on se rend compte que sous la mer, ça recèle des petites choses un
peu bizarres. Y a un autre truc ?
Notamment des trucs qui ressemblent un peu à des serpents tout visqueux, tout
gris.
C'est gluant, c'est long, ça a plein de pattes. Avant on n'avait pas peur d
'aller dans la mer, maintenant on a peur d'aller dans la mer. Parce que là le
résultat des courses c'est que la pêche c'est terminé.
Ces rencontres peu engageantes ont au fait d'avoir raison de la motivation des
filles. Heureusement, après une marche harassante, les quatre hommes jaunes
arrivent enfin en vue du campement.
La marche retour était très très très physique. On était crevés de la veille,
on n'avait pas dormi. C'était trop dur. On était super contentes de les voir,
donc ils ont eu droit à la bise.
Tu en es mort.
C'est vrai que ça faisait bizarre, après 10 jours comme ça, on est 24 sur 24 tous
ensemble. Moi j'avais hâte de les retrouver. Je pense qu'ils vont repartir
plus souvent, pour avoir droit à des bises plus souvent.
Je crois qu'ils se sont très très bien débrouillés, je ne sais pas si on sert à
quelque chose finalement.
Ça y est, la journée a commencé bien. Moi je le ris, on a le feu.
On est chez nous, là. Les hommes sont rentrés au bercail et les retrouvailles
du clan Guntao font plaisir à voir.
Sur Batang, Patrick, en bon patron, dirige son apprenti Kevin.
Après avoir construit la cabane, il s'attaque au mobilier. Il faut d'abord
une table.
On fait une table, là. Qu'est-ce que t'en penses ? C'est assez large ? On
fait plus large ? Ça, c'est le support. C'est vrai que c'est Patrick qui prend
les décisions de ce qu'il faut faire.
Moi, ça me va bien. Moi, je l'écoute.
Je m'entends bien avec lui, donc je l'aide.
Il se lève tôt le matin tout le temps, il n'arrête pas d'aller à droite, à
gauche, de faire des activités.
Ça me dérange un peu qu'il y en ait qui en font moins que d'autres.
Patrick et Kevin aiment travailler, mais ils se sentent bien seuls. Simon est au
repos, Marie-Laure se promène, mais en ce moment, c'est surtout Mélanie qui les
agace. Et à l'orée du conseil, ce n'est pas de bon augure.
Mélanie... C'est pas grand-chose. Elle n'est pas volontaire pour aller chercher
de l'eau.
Du bois, elle y va rarement.
Elle est moins sportive et moins puissante au niveau des jeux. Elle a
moins de force que les autres filles.
C'est vrai qu'elle est passive en fait, vachement passive même pendant les
épreuves. Je fais le choix de garder l'équipe la plus forte possible et donc
forcément on élimine les plus faibles. Marie-Laure, elle nous l'a dit, elle n
'est pas forte en apnée, Mélanie non plus.
Donc voilà, les deux filles qui sont un peu un ton en dessous, c'est quand même
Mélanie et Marie-Laure.
C'est sûr que là, il y a eu beaucoup de jeux aquatiques et moi, dans l'eau, je
suis comme une vache. Je ne sais pas, mais ce n'est vraiment pas mon truc.
Moi, je n'ai pas envie de partir.
Après, même si des journées comme aujourd'hui, c'est long, c'est chiant,
même s'il y a plein de choses à faire, moi, perso, plus il reste longtemps,
mieux c'est. Je ne sais pas encore trop pour qui j'allais voter.
Je ne sais pas encore. Tout le monde est sur la sellette.
Les gens peuvent voter contre moi, se dire je vais les vencer.
C'est tellement... On ne contrôle rien. On peut être performant, on peut être
bon. On peut tout faire et se faire virer.
Les Rouges traversent une période difficile. Ils enchaînent les défaites,
4 au total, et vont donc vivre ce soir leur deuxième conseil d'affilée.
Beaucoup sont inquiets. Simon n'est pas au mieux physiquement.
Mélanie n'a toujours pas digéré sa défaite dans la dégustation. Ce qui est
sûr, c'est que les 6 qui resteront après le conseil de ce soir devront
impérativement réagir.
Encore vous les Rouges au conseil, mais qu'est-ce qui vous arrive ? 4 défaites d
'affilée ?
Kevin, pourquoi les jaunes sont plus forts ? Ils sont plus forts parce qu'ils
ont peut-être un peu plus de chance. Ils sont peut-être plus organisés que nous,
tout simplement. Puis voilà, de toute manière, la roue tourne. À un moment, on
va bien gagner. J'espère pour vous. Moi aussi, j'espère. La roue, elle tourne
lentement. Ça fait quatre fois qu'elle ne tourne pas, quand même.
Ça va changer, ça va changer.
Ils ne vont pas gagner toutes les épreuves. Ce n'est pas possible. À un
moment, ça ne va pas aller. Nous, on va se réveiller. On va les contrer, c'est
obligé. Jade, que se passe-t-il ?
Avant les épreuves, on est vachement solidaires, on sait ce qu'on doit faire.
Et ensuite, pendant les épreuves, on est tous dispersés. Je pense que c'est ça.
Simon, vous, l'adepte des sports collectifs, du rugby, est-ce qu'au
niveau de la stratégie, il faut changer quelque chose pour gagner ? Je pense qu
'on devrait désigner quelqu'un qui décide et il n'y en a qu'un qui parle.
Et quand il y en a un qui décide, il faut que les autres se mettent d'accord
sur ça et se plier à ce qu'il exige.
Kevin, qui pourrait être le leader des Rouges ? Je pense que le leader, ça
pourrait être Patrick.
C'est grâce à lui qu'on arrive à faire pas mal de choses. Il prend beaucoup d
'initiatives. Et puis, à ma grande surprise aussi, c'est peut-être la
personne qui a le moins de problèmes physiques.
Puisque du matin au soir, il n'arrête pas. C'est la personne qui est le plus
apte à prendre le poids de leader.
Voilà, tout simplement.
Simon, je vous sens d'accord.
Oui, totalement d'accord avec ce que vient de dire Kevin.
En plus, il est plus âgé que nous, donc c'est vrai qu'il a 15 ans de plus.
Que moi, Even plus que Kevin.
Donc c'est vrai que pour avoir du recul sur les épreuves, il sera peut-être
bien. Jad. Pour que l'équipe marche, il faut vraiment quelqu'un de posé, de bien
précis, qui ait vraiment un sens de l'organisation.
C'est Patrick.
Patrick, ça ressemble à un plébiscite tout ça.
Oui, c'est un peu beaucoup.
Je ne pense pas qu'il y ait vraiment besoin d'un...
leader ou d'un chef, en tout cas sûrement pas d'un petit chef dans l
'équipe et moi c'est pas du tout le rôle que je veux avoir.
Ce qu'il faut c'est que chacun soit bien conscient, c'est que s'il y a un leader
c'est pas le leader qui fait le succès ou qui fait la défaite. Mais moi j
'accepte les responsabilités sans aucun problème et je relève le défi
maintenant. Ce qu'il faut c'est que l'équipe gagne, voilà peu importe, après
moi je suis absolument prêt à le faire.
Alors Mélanie, revenons à cette épreuve d'immunité.
Qu'est-ce qui s'est passé, Mélanie ? Vous auriez pu faire mieux ? Là, j'étais
au bout.
Franchement, je m'accrochais, je me tenais au machin, je fermais les yeux,
je levais la tête au ciel. J'essayais de me dire, allez, vas-y, avale, avale. Et
puis, je vous jure, j'avalais, ça revenait direct.
Enfin, j'ai pas pu. Vous en voulez aujourd'hui ? Ah ben, quand je vois que
c'est de ma faute qu'on a perdu, ben oui, ça fait mal. C'est plus dur à
assumer quand c'est toute l'équipe qui perd.
Qui aurait pu faire mieux en finale ? Kevin, vous auriez pu battre Grégoire ?
Oui. Bon, Simon ?
Jad, vous en avez mangé 5 sur la première manche. Vous auriez pu gagner
la finale ? Patrick,
vous auriez battu Grégoire ? Moralité, choisir Mélanie, c'était plutôt
judicieux de la part des jaunes.
Patrick, pourquoi avoir choisi Grégoire ? C'est celui qui a laissé apparaître le
plus de difficultés à manger ses verres.
On s'est demandé s'il n'avait pas simulé.
Je vous ai entendu le dire, effectivement.
Mais je pense qu'honnêtement, moi, quand je l'ai vu manger, il avait des spasmes
au niveau de la gorge, des contractions. Et simuler ça, si vraiment il l'a fait,
là, je lui tire mon chapeau bas, parce que c'est le champion du monde. Est-ce
que Grégoire vous impressionne, Jeanne ? Il ne m'impressionne absolument pas.
C'est quelqu'un qui...
Qui nargue plus qu'autre chose.
C'est quelqu'un qui est respecté par l'adversaire. Quand on perd,
généralement, il faut être fair-play.
Et il ne l'est pas ? Il ne l'est absolument pas. Pourquoi ? Dans son
attitude, l'attitude de nous narguer. Il vous énerve ? Il nous agace, oui, il
nous agace.
Kevin, d'accord avec Jade ? Tout à fait d'accord avec Jade.
Il chante, nous nargue à côté, il rigole et tout.
Après, physiquement, il ne me fait pas peur du tout.
Je ne pense pas que ce soit un...
Un surhomme, un extraterrestre, dans l'eau il est standard, il n'est pas...
Bon, ça va tourner ça.
En tout cas, moi je vous souhaite de trouver la bonne formule, parce que c
'est vrai que vous en êtes à quatre défaites, et que plus vous perdrez,
notamment les épreuves d'immunité, plus souvent vous vous retrouverez au
conseil, et plus rapidement cette équipe se réduira.
Marie-Lyne, vous êtes la première à aller voter.
Patrick, allez-y.
Jade, à vous d'aller déposer votre bulletin dans l'urne.
Mélanie, à vous.
Je vote Marie-Laure parce que tu es la moins motivée par rapport au reste du
groupe.
Kevin, allez voter.
Simon, c'est à vous.
Et enfin, c'est à vous, Mario.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de
suite au dépouillement.
Simon. Marie-Laure.
Marie-Laure.
Marie
-Laure.
Ce bulletin peut déjà être décisif.
Marie-Laure, je vais aller jusqu'au bout du dépouillement, mais ça ne changera
rien à l'issue de ce vote.
Marie-Laure.
Marie-Laure.
Marie-Laure, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Marie-Laure, ils ont voté à l'unanimité contre vous et leur sentence est
irrévocable.
Voilà, j'ai vécu ce que j'avais à vivre.
Je vous fais un gros bisou, prenez soin de vous.
Allez, ciao.
Ciao.
La belle Marie-Laure est évincée par ses camarades qui lui ont fait payer son
manque d'implication.
La semaine prochaine, les 13 aventuriers restants ne seront pas au bout de leur
surprise. Aujourd'hui, ça passe ou ça casse.
À droite ! Un gros choc les attend.
Tout le monde est touché dans l'équipe.
Presque un traumatisme. Il a vraiment la tête qui va exploser, il n'a même pas
réussi à manger ce matin.
Qu'est-ce qui va arriver ? Les cartes sont redistribuées.
Il commence à y avoir des alliances, des stratégies.
Et puis, la nature se fait plus menaçante.
Collant à Palawan, c'est vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.
Tu étais moins motivé qu'au début.
À ce moment du jeu, tu es celle qui s'implique le moins dans la vie du
groupe et un peu plus de difficultés pour les jeux d'en haut.
Marie-Laure, je vote contre toi ce soir parce que je pense que tu es trop
motivée depuis quelques jours.
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