All language subtitles for S07E01 Koh Lanta (Palawan) E01

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Bonsoir à tous, soyez les bienvenus aux Philippines, dans l'archipel de Palawan,

je survole actuellement à bord de cet hydravion l'extrême sud de la mer de

Chine.

Ici, dans ce lieu surnommé la dernière frontière tant il est sauvage, d

'immenses monolithes se dressent fièrement vers le ciel.

Ce calcaire noir, tranchant comme une lame, semble interdire l'accès à ces

îlots perdus.

Des impressionnantes falaises de marbre plongent dans la mer émeraude où

évoluent tortues de mer, dauphins, requins-pointes noires, mais aussi des

créatures venues du fond des âges.

Mais ne vous fiez pas à cette harmonie, à ces sombres, tueux paysages, le danger

est là, caché.

Les habitants de ce paradis lointain le savent bien, derrière un sourire

permanent, ils affichent en fait une volonté de faire pour composer sans

cesse avec cette nature mystérieuse.

Nous sommes aux confins de deux mondes. D'un côté, la mer de Chine, l'Asie

énigmatique et éternelle, des rizières et des bambous. De l'autre, la sauvage

Mélanésie. Des tribus aborigènes vivent ici encore comme à l'aube de l'humanité.

Huit femmes et huit hommes ont quitté leur région, leur famille, leurs

proches, pour foncer droit vers l'inconnu. Ils ont parcouru 15 000

kilomètres, survolé l'Himalaya et le sud de la Chine pour arriver là, dans cet

archipel philippin préservé.

Ces 16 Français de tous âges et de toutes conditions vont devoir survivre

et s'affronter pour remporter les 100 000 euros de récompense.

Ils devront déjouer les pièges de la nature, survivre et surtout survivre aux

autres, telle est la loi impitoyable de Koh-Lanta.

Au départ ils sont 16, dans 40 jours il n'en restera qu'un.

Les 16 aventuriers de Koh Lanta naviguent sur la mer de Chine à 15 000

km de chez eux. Dans ces contrées lointaines et inconnues, ils n'ont aucun

repère. Ils ne se connaissent pas et surtout, ils ne savent pas où cette

banca mélanésienne les emmerde. On est à fond là, on est motivé.

On est prêt, on est prêt à commencer l'aventure.

Marilyn est manifestement amusée par la situation.

Agricultrice de son état, elle est ici bien loin de ses champs de betteraves et

de pommes de terre.

C'est un peu quitter mes murs aussi à la fois, que je ne me l'ai jamais quitté.

Ça va être un défi que je me lance.

Elle va aussi quitter sa petite tribu pour la première fois.

Je dis à mes enfants, ne craquez pas, je dis, s'il vous plaît.

Je serai tout le temps là et là, dans ma tête et dans mon cœur, tout le temps.

La peine méduse, la peine méduse.

C'est vrai ? C'est vrai,

c'est vrai.

Patrick n'est pas impressionné, ni angoissé.

Ce chef d'entreprise du Nord, spécialisé dans les surgelés, c'est gérer les

tempéraments et les difficultés. J'aime prendre des décisions, j'aime décider, j

'ai le comportement d'un chef, d'un leader.

Aristocrate, fier de ses valeurs, c'est confiant qu'il regarde vers l'horizon.

Chloé est plus réservée.

Observatrice. Je m'appelle Chloé, j'ai 25 ans et je viens de décrocher mon

premier emploi dans les ressources humaines. Cette jeune fille modèle vit à

Rouen chez ses parents.

Préparer une brochette là, j'espère que j'y repenserai pas trop quand je serai

là-bas.

Passionnée de décoration et de peinture, Chloé rêve de vivre une grande aventure.

Bonjour,

bienvenue à tous.

L'aventure commence immédiatement.

Vous allez sauter dans l'eau, rejoindre le banc de sable qui est juste derrière

moi à la nage.

Et une fois sur la terre ferme, vous allez vous disputer la victoire sur un

parcours terrestre particulièrement difficile.

La première femme et le premier homme qui parviendront à décrocher des bambous

attachés à deux cocotiers auront un avantage certain dès le début de cette

aventure.

Collant à 2007, c'est parti ! Attention ! 3, 2...

Un, go ! L'aventure commence, c'est d'un seul homme que les

aventuriers se jettent à l'eau. Chacun sa technique, il faut être le premier et

la première au bout du parcours.

Tout le monde a sauté, sauf Véronique qui est pétrifiée par la peur.

Véronique reste bonne dernière sur la banca, pourtant il faut y aller.

Et cette lilloise de 50 ans ne manque pas d'entrain habituellement.

Je ne suis pas une aventurière mais je crois en ma bonne étoile.

Délurée et tête en l'air, cette célibataire a envie de se dépasser.

Passionnée de randonner, à fond la randonner, Véronique préfère de loin la

terre à la mer.

En endurance, je pourrais être à la hauteur.

L'eau...

C'est un petit peu plus délicat.

Moi, j'aime bien sentir le sol sous mes pieds.

Les secondes passent. Véronique perd du temps. Maintenant, il faut surmonter la

peur et sauter à l'eau. Je ne peux pas.

Je suis désolée, je ne peux pas.

Je vais essayer quand même. Je vais essayer, je vais me mettre sur le

bord. Je vais m'asseoir.

Véronique a pris sur elle. Elle s'est jetée à l'eau. Méprise de panique, elle

perd tous ses moyens.

Secouriste doit intervenir.

Alors que Véronique boit le bouillon, la tête de course est déjà loin.

Kevin, battant dans l'âme, fend les ondes.

Salut, je m'appelle Kevin, j'ai 21 ans et je suis pilote de karting.

Le Benjamin de l'aventure connaît l'ivresse de la victoire. J'ai fait

cinquième du championnat d'Europe 2003.

Et puis, ce jeune varroa sait pourquoi il est là.

Ce qui me motive, 100 000 euros.

Pascal aussi aime être la première.

Souriante mais tenace, cette chef d'entreprise charentaise ne s'en laisse

pas compter. Je compte sur vous pour que ce soit mis en place, parce qu'il faut

quand même que dans la journée ce soit fait. Dans mon travail avec l'équipe que

j'ai, je suis autoritaire, oui, je le reconnais.

Exigeante, dirigiste, elle mène son monde à la baguette.

Attends, t'as vu comment c'est droit là-bas, je te l'ai dit !

Ali a plus de mal. L'eau, ce n'est pas son élément. Il est plus à l'aise sur

terre, voire sous terre.

Ali, 35 ans, conducteur de métro. Prochain départ dans moins de deux

minutes. Il aime quand les choses sont bien tracées, droites, à leur place.

Je suis là-bas avec mon sac pour faire 40 jours et revenir.

Devant, c'est un mano-a-mano entre deux hommes forts, Simon et Eric.

Deux concurrents sérieux qui aiment la compétition, mais ils ne doivent pas

ralentir. Kevin et Patrick arrivent eux aussi sur la terre ferme. Au bout de la

plage, tous s'engouffrent dans la mangrove.

La première fille à leur trousse, c'est Jade.

L'Amazone du Sud-Ouest. Cette jeune femme de 24 ans tient avec son compagnon

un centre de loisirs automobile vers Toulouse. Je risque d'en surprendre plus

d'un. Je vais surprendre par ma détermination, je crois, par ma

détermination.

Courageuse et fière, elle sait souffrir pour réussir.

Le parcours n'est pas facile, surtout quand les muscles sont endormis par plus

de 20 heures d'avion. Pourtant, derrière les hommes de tête, personne ne faiblit.

Tous se lancent à corps perdu dans l'aventure. Même Véronique qui patauge

encore dans l'eau.

Dans la mangrove, l'enchevêtrement des racines freine les aventuriers. Il faut

avoir le pied sûr pour ne pas trébucher sur ses palétuviers.

Simon arrive le premier.

Malgré son physique charpenté, il est redoutable à la course.

Il faut maintenant grimper Rococotier pour récupérer l'étui en bambou.

Simon patine, pourtant les arbres, c'est l'affaire de ce bûche-con.

Il exerce dans l'aude où il pratique aussi assidûment le rugby comme tous ses

compères. Ce solide gaillard n'est pas homme à se laisser faire.

Costaud mais tendre, ce jeune papa est décidé à en découdre. Malgré mes 5

kilos, je pense que je n'en surprendrai plus d'un parce que je suis assez agile

et tonique.

S'il faut monter un arbre, monter très haut, je ne suis capable.

C'est le moment de le couver car il n'est pas question d'abattre le

coquetier.

Grégoire est plus habile, un véritable singe. Il faut dire que grimper aux

arbres, c'est sa passion.

La vraie nature de ce jardinier en région parisienne.

Grégoire a une soif infinie de liberté.

J'aime être dehors, je ne voulais pas être dans un bureau et je suis bien

heureux comme ça.

Allergique à la stabilité et aux contraintes matérielles, il vit dans sa

voiture. Je dors dans ma voiture.

Comme ça, voilà, comme ça.

Je vais à droite, à gauche, c'est...

Grégoire attrape habilement l'étui mais celui-ci lui échappe et Eric,

opportuniste, s'en empare.

Ce geste n'est pas très sportif et cela ne ressemble guère à Eric.

Ce disciple de Coubertin est coach sportif dans le Gard.

Un coach complet.

Autant entraîneur du corps que de l'esprit, Eric est un sage d'un calme

olympien. Tu me vois le déstresseur un peu du groupe.

Il ne fond que devant sa petite-fille.

Jad arrive à son tour au pied des cocotiers. Elle ne perd pas un instant

et part décrocher le bambou dévolu aux femmes.

Grégoire, décidément beau joueur, aide galamment Jad à atteindre son étui.

La course a été rapide et éprouvant. Jeanne et Eric ont donc en main les

précieux bambous. Ils vont vite savoir ce qu'ils leur réservent. Pour les 16

aventuriers, cette entrée en matière a été corsée.

C'était bien parce qu'on a commencé directement dans le vif du sujet.

Par contre, avec les habits, le décolleté et tout, on est tout trempé,

tous nos habits sont mouillés. C'est génial, vif Koh-Lanta.

Dure, la première part est dure. J'ai blousiné mes chaussures à la neuve.

Tout va bien, ça va. L'aventure a démarré fort. Les aventuriers ont été

saisis, surtout Véronique qui ne voit toujours pas le bout du parcours.

Je n'ai pas été très brillante, et même franchement, là, ma table... Je ne

pensais pas que j'allais paniquer autant en devant sauter dans l'eau, en fait.

Je suis désolée, je ne peux pas.

Une trouille incroyable. Et d'un autre côté, je me suis dit, mais tu es

justement venu faire Koh Lanta, justement pour dépasser tes pas.

Je savais qu'on ne rigolait pas en faisant Koh Lanta, mais moi, plus que

les autres, je crois que ça va être très difficile quand même.

D'abord, bravo à tous.

Pas facile, une première épreuve comme ça, sitôt descendu de l'avion.

Et un satisfait site plus particulier pour les deux gagnants.

Jade, Eric, bravo à tous les deux. Je vais vous demander de vous avancer.

Et je vous le disais tout à l'heure, vous allez disposer d'un avantage.

Pour découvrir quel avantage, ouvrez ce bambou et découvrez ce qu'il y a à l

'intérieur.

Jad, Eric, pour la première fois dans l'histoire de Koh Lanta, une victoire va

vous donner le droit de composer les équipes. Les Batangues, les Rouges, avec

vous Jad.

Les Guntao, les Jaunes, avec vous Eric.

Et vous le comprendrez aisément, honneur aux dames, Jad, je vous demande de

choisir votre premier équipier.

Simon.

Jad, pourquoi Simon ?

Il a la carrure de champion.

Eric, à vous.

Je choisis Greg.

Grégoire.

C'est un peu grâce à lui que je gagne. C'est un peu pour le remercier.

C'est un bon début de travail d'équipe, voilà.

Jade, vous avez choisi Simon comme premier équipier.

Et qui sera le deuxième ? Kevin.

Eric, j'ai l'impression que Kevin vous plaisait également.

Euh, Simon me plaisait.

Vous vous êtes fait chipper Simon.

J'étais sûre qu'il allait le prendre.

Eric, à vous.

C'est bien.

Laurent.

Les chefs d'équipe se concentrent pour l'instant sur les garçons. Laurent sera

le troisième homme des Guntao.

Oh,

il a découpé ça.

Tranquille, c'est à la terrasse, tu ne te réveilles pas. Tranquille.

Pierre-Abra et Goyeur.

Ce c'est toi, c'est aussi faire profil bas pour tromper l'ennemi.

Tactique du joueur de poker.

Je pense que je vais être un fin stratège.

Je veux être un fin stratège.

Ce grossiste en coquillage est fier de sa région et de ses traditions.

Il voudra leur faire honneur.

Jade, allez-y.

Patrick.

Pourquoi Patrick ? C'est une force de la nature et ça se voit.

Eric, il reste 9 aventuriers potentiels, grosse majorité de femmes, 7 au total

pour 2 garçons encore.

Chloé, c'est la première femme que vous choisissez. Pourquoi une femme et

pourquoi Chloé ? Alors déjà pour équilibrer.

Et Chloé parce qu'on s'est consulté et je fais attention à ce que me disent mes

équipiers.

Jade, à vous de faire votre choix.

Marilyn.

Adrien. Eric a le choix entre deux hommes et sélectionne finalement le

sémillant Adrien, le doyen de l'aventure.

Je m'appelle Adrien, j'ai 55 ans, je suis retraité d'SLCF. Ce gay savoyard,

retraité super actif, aime jouer les Saint-Bernard. Je suis gentil, je suis

serviable, je me rends toujours disponible, je suis un rassembleur, j

'aime bien faire plaisir aux gens.

Sympathique et enthousiaste, il peut se révéler un brin autoritaire.

J'ai toujours aimé diriger, donc faire appliquer ce que je pensais et puis

donner des ordres.

Adrien, il a dû vécu, plus de vécu que nous en tout cas. Il est toujours de

bonne humeur, j'espère que ça dure.

Jade.

Marie-Laure.

Jade opte pour la parité. Avant Ali, le dernier garçon, elle choisit donc Marie

-Laure. Sans doute a-t-elle perçu derrière son physique sculptural, le

goût de l'effort et la volonté de faire de cette jeune femme de 23 ans, ex

-maniac.

Marie-Laure veut prouver qu'elle n'est pas que dans le paraître. Je suis l

'aventurière des glaciers. Mais qu'elle est bien taillée pour l'aventure. Je ne

suis pas là pour faire la mannequin de Koulanta.

Je suis quelqu'un de très simple, je ne suis pas tout matérialiste, comme on

pourrait le penser au premier abord.

Eric.

Philomène.

Philomène, la deuxième femme de l'équipe des Guntao.

Choisir Philomène, c'est choisir un tempérament.

Cette gestionnaire en assurance de 35 ans déborde d'assurance, justement.

Maman active et protectrice, elle régende sa famille et ses amis. Je suis

quelqu'un de très speed, de très active.

Je fatigue énormément ceux qui m'entourent.

Philomène est donc jaune. Jade, quatre aventuriers encore devant vous.

Alors je prends Ali.

Ali. Ali, le dernier garçon. Ali n'y croyait plus. Il est même surpris d

'entendre son nom. Vous avez observé les uns et les autres dans l'épreuve. Est-ce

que vous l'avez vu dans l'eau ? Non.

Il n'y a pas que ça qui compte. Il n'y a pas que l'épreuve physique qui compte.

Véronique, Pascal, Mélanie, quoi qu'il arrive une femme. Mais laquelle Eric ?

Pascal.

Pascal.

Mélanie reste seule avec Véronique à représenter le dernier choix.

Pourtant, cette accorde coiffeuse de Besançon, c'est de la vitamine. Elle n

'est pas la dernière pour mettre l'ambiance.

J'ai la paix, je suis toujours à fond et je vais tout déchirer.

Enthousiasme et gaieté sont garantis avec cette jeune femme de 24 ans. Je

connais des filles deux fois plus minces que moi qui ne se mettent pas en maillot

de bain. Moi, ça me tue.

C'est l'ultime choix des Batangues. Jad consulte ses coéquipiers. Que choisir ?

L'expérience de Véronique ou la fraîcheur de Mélanie ?

Jad.

Mélanie. Mélanie, vous faites partie de l'équipe des Rouges, vous êtes la

dernière équipière de cette équipe des Rouges. Et donc, Véronique.

Et la dernière équipière est jaune.

Véronique, où que ça a été difficile dans l'eau.

Ça va quand même être difficile de faire pire.

Donc je ne peux que remonter. J'essaie de prendre ça avec le sourire, mais au

fond de moi, je ne rigole pas du tout.

Les équipes sont maintenant constituées. Huit aventuriers de part et d'autre et l

'équilibre est respecté. Les deux capitaines ayant fait, c'est surprenant,

le choix de la parité absolue.

Quatre femmes, quatre hommes chez les batangues comme chez les guntaos. L

'aventure peut commencer et il ne faut pas traîner. La nuit va bientôt tomber.

Bon, les batangues, les rouges, votre radeau. Et là, les jaunes.

Votre radeau est juste là-bas. D'accord ? Bonne chance.

Et dépêchez-vous si vous voulez arriver sur vos campements avant que la nuit

soit totalement tombée.

Les équipes sont constituées, les battangues partent derrière leur

capitaine, Jade.

Nous on a la force de notre équipe et on a aussi le mental de notre équipe, donc

je suis contente. C'est équitable.

Jad et les siens embarquent pour la plage des Rouges. Il ne faut pas molir

et ramer sec, le soleil commence à descendre sur l'horizon.

Il faut s'y mettre à 8, sinon... La

traversée, elle a été assez difficile, pénible.

Émotionnellement, mais bon.

On a tenu le coup ? 2-3 manches de cul, ça fait un bon matelas.

Les battants ne perdent pas une seconde et ouvrent leur kit de secours.

Des produits de première urgence et une radio pour appeler à l'aide en cas d

'accident. Pas de riz, ni de matériel de campement, les aventuriers devront se

débrouiller à main nue et se fabriquer des outils.

Les batangues.

Ah oui, là, comme ça. C'est notre lieu de vie, là.

C'est la pendaison de crémaillère.

Voilà.

On est chez nous.

Alors là, je vais me mettre à mon aise. Je faisais tenter de dire que je mettais

des vêtements secs, mais c'est faux, parce que tout est mouillé.

Ça n'a jamais séché pendant la nuit, en plus.

Les rouges sont détrempés, mais pas démoralisés pour autant, en tout cas

pour l'instant.

Maintenant, les rouges n'ont qu'à bien se tenir.

Les Guntao mettent aussi fièrement le pied sur leur île.

Avec une Véronique un peu déboussolée.

Là, actuellement, je suis complètement dans une phase de rejet. Ça a été trop

pour moi aujourd'hui.

Tous mes vêtements mouillés, c'est pas facile pour moi ce soir. Et encore, je m

'en sors pas trop mal parce que l'équipe est vraiment très sympa avec moi.

Quittez vos pantalons, vous êtes vachement mieux sans le pantalon, je

vous le dis.

Moi, je m'entends bien avec les personnes un peu plus âgées.

Véronique, j'ai pas envie qu'elle se sente à l'écart.

Faut pas que ça se passe comme ça, sinon c'est plus vraiment une équipe.

Tu t'habilles pas, Véronique ? J'ai rien.

Déjà, il y a... J'ai rien.

Mais bon, c'est le jeu.

Maintenant, j'en suis capable, j'en suis pas capable.

Je verrai bien.

Qui est-ce qui a pensé à ramener le sèche-linge ? Oh là là, quelqu'un...

Moi, je trouve qu'elle a fait quelque chose de formidable. Elle a réussi à

aller au-delà d'elle-même. C'est tout ce qui compte. En fait, j'en ai un autre

qui est plus sec que celui-là, qui va aller mieux à sécher.

Celui-là... Non, mais il y a de la place. On va se débrouiller.

Par rapport au groupe des Rouges, qui, lui, est plus jeune, ce n'est pas un

handicap. Parce que l'expérience compte aussi sur ce genre d'aventure. Ça, c'est

quoi ? Ah, c'est un T-shirt.

Mais il est trempé.

Putain, c'est trempé, bordel. Je ne pensais pas qu'on arrive de nuit. Je

pensais vraiment qu'on allait s'organiser, s'installer, etc.

Bon, pour ce soir, on va faire ça un petit peu à la bonne franquette.

Là, ça va, franchement ? À mon avis, on n'est pas prêts de dormir.

Ça caille, la plupart d'entre nous, on a tous nos affaires mouillées.

On a juste essayé de se trouver un petit endroit un peu à l'abri du vent pour

être un peu protégés. Donc la nuit, je pense que ça va être un peu difficile à

cause du froid. Mais bon, ça va aller, c'est le début de l'aventure.

On va tous se mettre les uns sur les autres, je vais te dire.

Malgré les rudes conditions que connaissent les naufragés, Eric, le

capitaine des Guntao, est confiant. Un truc qui est déjà bien, c'est qu'on n'a

pas de cocotier au-dessus de nous.

Cette équipe qu'il vient tout juste de constituer. Mais justement, il y en a

déjà un qui manque à l'appel. Laurent ? Je crois qu'on a perdu Laurent depuis

une petite demi-heure. Mais alors, je ne sais pas trop.

Laurent ? Laurent ? C'est Grégoire.

Laurent, mort de fatigue, s'était lourdement endormi auprès du radeau avec

l'idée de le retenir sans doute.

Les naufragés sont ce premier soir harassés par toutes les émotions

traversées.

Les battantes de leur côté ne parviennent pas à se reposer. Ces

citadins sont effrayés par les bruits de la nuit. C'est quoi ces bêtes qui

sautent ? Ils voient des bêtes partout.

C'est dur quand même, passer une bonne nuit comme ça dans ces conditions-là

avec des petites bêtes qui nous sautent dessus, c'est pas facile.

En plus il fait froid.

C'est spécial, c'est pas évident. Il y a des bêtes partout.

On a signé, on est tous d'accord et on savait à quoi s'attendre.

Je sais que ce soir, je ne dormirai pas.

Impossible. Les rouges ne sont pas prêts de dormir. Cette première nuit risque d

'être très longue.

Sur Guntao non plus, Véronique ne trouve pas le sommeil. Elle ne s'est toujours

pas remise de son plongeon dans l'aventure. Les choses vont trop vite

pour cette Lilloise de 50 ans.

Je pense que je ne vais pas fermer l'œil de la nuit, à moins que je récupère mon

pantalon. Mon pull, de toute façon, lui, il ne sera pas sec, ça c'est sûr.

Enfin bref, c'est une catastrophe.

Ah mais Véronique, je ne sais pas si elle tiendra le jour.

Moi, je ne te donnerai pas de héros.

Véronique n'est pas au mieux et réalise dans quelle aventure elle s'est lancée.

Pourtant, les efforts, ça la connaît.

Chaque dimanche, c'est randonnée. Elle aime se dépasser.

J'ai même besoin de souffrir parce que j'ai l'impression que je fais sortir

tout le stress que je peux avoir en moi.

Cheveux au vent et pieds vaillants, à 50 ans, Véronique la randonneuse sait qui

même me suive.

C'est une bonne sportive, elle essaye toujours de brosser le groupe, mais par

moments, elle sait guère, elle est obligée de revenir sur ses pots.

Enthousiaste, énergique, Véronique c'est une boule de nerfs et rien ne semble la

fatiguer. Pas même les piles de dossiers, elle est conseillère

financière. Véro est très très dynamique, elle est speed.

Le tapis en dessous du bureau est usé, tellement Véro bouge.

Salut à toutes !

Nordiste et fière de l'être, Véronique n'a jamais voulu quitter sa région.

J'adore l'île d'abord parce que c'est ma ville et puis de toute façon j'aime l

'île parce que les autres la détestent.

Coucou, c'est moi ! Depuis 50 ans, tous ses week-ends, elle n'est pas chez ses

parents qui s'inquiètent pour celle qu'ils voient toujours comme leur petite

fille.

Ça c'est la photo de communion de Véronique. C'est quelqu'un de discret,

de...

assez cachée, assez réservée. Alors moi, pour la taquiner, je lui disais bien, la

première semaine, c'est pour toi.

Indépendante, célibataire, Véronique n'a toujours pas trouvé d'homme, en tout

cas, d'homme idéal. Quand ça ne va pas, quand il y a un petit peu de tension

dans l'atmosphère, en fait, je m'approche de lui, je lui dis,

heureusement que je tais toi, et je fais ça.

Un brin farfelu, l'important pour Véronique, c'est de croire en sa bonne

étoile. Là on est en train de défaire notre emblème parce qu'il y a Véronique,

tout est mouillé, donc on veut quand même la couvrir parce qu'on a pitié d

'elle. Non mais attends, moi tu me fais peur comme ça là. C'est une très très

belle idée de solidarité. Moi qui suis une indépendante et une solitaire, je

commence à apprendre les vertus du groupe.

C'est déjà ça.

Véronique est inquiète alors que l'aventure commence à peine.

Aura-t-elle la force de tenir jusqu'au bout ?

Sur Batang, la nuit n'a pas été fameuse non plus.

Les rouges se lèvent fourbus et un peu désappointés. La vie de naufragé n'est

pas sans désagrément. Il faut notamment apprendre la promiscuité.

C'était une longue nuit, on ne connaissait pas le temps, quelle heure

il faisait.

On s'endormait, on se réveillait, on avait froid.

Mais bon, c'est pas évident.

Pas de douche, pas de... ça va être dur. A l'aube de ce deuxième jour, les Batang

font face aux difficultés avec un sourire un peu forcé.

Les jaunes sont déjà debout et la première nuit a aussi laissé des

stigmates.

Adrien est perplexe face à l'aventure. Il a peur de ne pas avoir la condition

physique pour suivre les plus jeunes. Cette nuit, ça a été difficile.

Je suis peut-être un petit peu trop vieux, non ? Non, non, non, ça va.

Je me trouve en forme, mais c'est dur quand même.

Dur, hein ? Pour le sommeil et tout ça, c'est dur quand même.

Personnellement, j'ai plutôt mal dormi.

Peut-être 5 ou 10 minutes en tout.

Pas question de revivre la même nuit. Les Guntao prennent les choses en main

et s'attellent à la construction d'une cabane. L'essentiel est de se prémunir

du vent, de l'humidité et des bêtes. Alors l'idée jaillit, se servir du

radeau.

Toute cette nuit, on se disait, il faut vraiment qu'on fasse l'abri pour se

couper du vent.

Déjà au moins ça. Pour monter ça, il va nous falloir tous les bras. Donc on le

monte. Et ensuite, on se répartit les tâches entre aller chercher l'eau,

chercher à manger, puis construire l'abri. Avec les deux bambous qu'on va

récupérer, on va faire les pieux du maintien, pour le maintien du radeau.

On va le recouvrir de feuillage.

Ça nous fera déjà, je pense, un premier abri.

Encore, encore.

Regardez, on met des trucs comme ça, on les attache. Et regardez, on va se faire

une espèce de tente canadienne.

Je trouvais que ça penchait dangereusement, très dangereusement.

C'est pas stable.

Véronique n'est pas dans son élément. Le bricolage, ce n'est pas trop son truc.

Mais elle suit attentivement la construction.

Les bâtons, eux, ont une toute autre optique.

Pas de cabane, leur priorité c'est boire et manger.

Ils décident de profiter des heures fraîches du petit matin pour découvrir

leur territoire.

C'est plein d'entrains qu'ils partent à la recherche du point d'eau douce et de

quelques victuailles.

Ah, t'as trouvé ? Voilà, l'eau est trouvée ! On a l'eau ! On a l'eau ! On

vient de trouver l'eau. On était partis pour chercher et on a trouvé.

Donc on est super contents. En plus, c'était pas trop loin.

Un des trois objectifs de la matinée. Vous n'avez plus qu'à trouver à bouffer.

L'eau est trouvée ! Les aventuriers sont soulagés et pas peu fiers.

Reste maintenant à dénicher de quoi se sustenter.

Les huit aventuriers n'ont rien avalé depuis près de 24 heures.

J'ai trouvé par terre, tu sais, ce qu'on a là-bas. Ça en fout.

Non, elle pèse.

Il va y avoir du truc dedans.

Déjà, il y a de l'eau.

Bon, qu'est-ce qu'on va faire ? On va la garder, on

va la mettre de côté.

On a faim, on essaie de l'ouvrir, mais c'est un peu ridicule comme ça à la

main. Au moins, elle est là, on l'a trouvée, on va la mettre sur le côté.

Voilà. La noix de coco est coriace. Sans objet contondant ou de machette pour l

'ouvrir, il faut plus de ténacité.

Ali jette rapidement l'éponge.

Les efforts des rouges sont louables, mais les retombées, peu fructueux. Tu

vas se la prendre sur la gueule.

Sur Guntao, on cherche aussi à manger, sans forcément plus de succès. C'est ça,

c'est Bernard l'ermite ? C'est Bernard l'ermite.

Mais ils sont minuscules. Il ne doit pas y avoir grand-chose à manger là-dessus.

Mais on est à l'affût de tout.

Moi, je considère que tout ce qui est vivant, qui bouge, ça se mange.

Alors attention à ta grande barre. Oui, oui, exactement.

Là, regarde.

Pour l'instant, il n'y a que des cadavres de notre coco. C'est

décourageant. Et puis, les cocotiers sont très, très hauts.

Donc, c'est trop beau. Devoir à manger, mais en haut du poteau, c'est dur.

En général, quand j'ai faim, je veux super marcher.

Je vais peut-être essayer de grimper quand même.

Pour le bonheur de tous.

Le thème à mieux faire, des fois je le calme. Je dis à Grégoire, repose-toi, qu

'on fera ça ? C'est un jeu à une peine de vie. Il est fou ce mec. La technique

de Grégoire est très efficace, mais il fatigue vite.

Le manque d'énergie se fait cruellement sentir.

Ça c'est pour garder les pieds bien serrés.

Ça veut dire qu'il me faudrait une autre corde pour me tirer quand même parce que

les bras, je ne suis pas Hercule non plus.

Bon, je n'ai peut-être pas la bonne technique.

Il faudrait que je reste un peu plus longtemps ici.

C'est vrai que la moisson n'est pas bonne.

Pourtant, il ne faut pas baisser les bras. D'autant qu'un bambou apporté par

la mer vient de s'échouer sur la plage des Guntao.

Attention, on a un message.

Ce message s'autodétruira dans 5 secondes.

Voilà, de la lumière surgit l'espoir.

On pense à un jeu peut-être de confort pour avoir le feu sûrement. En plus on

en parlait cette nuit justement quand on avait bien froid et tout.

On se disait qu'une fois qu'on avait le feu, c'était la chaleur, c'était la

lumière. Et donc là, à mon avis, c'est l'épreuve où il va vraiment falloir qu

'on donne tout.

Bonjour à tous.

Bonjour. Alors je sais que cette première nuit a été plutôt difficile.

Et je pense que vous vous êtes déjà rendu compte de l'importance du feu.

dans une aventure comme celle-ci, pour vous nourrir, pour vous éclairer et pour

vous réchauffer.

Alors ça tombe bien parce qu'aujourd'hui, sur ce premier jeu de

confort, la récompense, c'est le feu.

Le but, allumer les vasques que vous voyez juste derrière vous.

Mais auparavant, il va falloir récupérer huit flambeaux, les placer sur l'allée

qui va jusqu'au vasque.

L'équipe qui embrasera sa vasque en premier remportera cette épreuve et aura

la chance de repartir sur son campement

Le feu.

Bonne chance à tous.

Merci.

Attention.

3, 2, 1, go ! L

'enjeu est primordial. Le feu, élément principal de la survie.

Tous les aventuriers se ruent vers les vases qu'apportaient le long du parcours

sans les faire tomber.

Dans la forêt, les équipes sont côte à côte. Il ne faut pas oublier de

flambeaux en route, 8 en tout. Ce sont les filles qui s'y collent. Mais pour

les jaunes, Véronique est à l'attrait.

Les deux

tribus passent dans la rivière. La

progression est plus compliquée. Et il ne faut surtout pas faire chuter la

vasque dans l'eau.

Les jaunes sont talonnés par les rouges quand ils arrivent sur la plage. C'est

là que l'écart peut se creuser. Il ne faut surtout pas ralentir.

Obstacle de taille, la palissade. Chaque équipier doit passer en dessous. La

vasque, elle, doit passer au-dessus.

Attention à ne pas la faire basculer et tomber.

Les filles les plus menus s'en sortent bien et les deux équipes restent au

coude à coude.

Les rouges,

il vous manque une torche !

Les rouges sont presque tous passés, ne manque plus qu'Ali.

Ali a été efficace, mais les jaunes aussi sont tous de l'autre côté.

Les derniers flambeaux à récupérer se trouvent en mer.

La vasque flotte, mais attention à la houle qui peut d'un coup éteindre la

précieuse flambe.

Les jaunes sont les premiers à regagner la plage. Ces derniers mètres sont les

plus difficiles pour des organismes affaiblis. Les naufragés n'ont rien

mangé depuis deux jours.

Les guntaos posent déjà les flambeaux qu'ils ont ramassés dans les portes

flambeaux.

Ensuite, il leur faudra monter embraser la base qui se trouve au sommet des

échafaudages. Et pour ce faire, ils doivent construire une échelle à l'aide

de barreaux enfouis dans le sable.

Grégoire pose le premier échelon des jaunes. Il faut être attentif et placer

les bons barreaux au bon endroit, car tous les rondins de bois ne font pas la

même longueur.

C'est ce qu'il y a avec le... Allez, allez, allez.

Venez creuser, les gars.

Mets-les au sol du plus haut au plus petit.

Mets-les au sol du plus haut au plus petit.

Les battantes sont en avance.

Kevin a déjà mis en place presque tous les échelons.

Il ne leur manque plus qu'un seul barreau.

Ils ne le trouvent pas alors que les Guntao exhument les leurs.

Les équipes sont à égalité et il ne leur manque qu'un barreau chacune.

Regardez si vous voyez un endroit lisse qui n'a pas été creusé du tout, mettez

-vous à deux cifres.

Là on a un endroit, là tout ce carré, là il est bon.

Allez les

gars, vite, on

se bouge !

Non, c'est un petit, c'est un petit ! Aïe ! Le dernier barreau des battantes n

'est pas le bon. Ils doivent l'inverser avec un des échelons déjà posé. Les

rouges sont en train de perdre de précieuses secondes.

Les jaunes peuvent les dépasser s'ils trouvent leur dernier barreau.

C'est gagné pour les Rouges !

Félicitations les rouges c'est votre vasque qui brûle et c'est donc vous qui

remportez ce premier jeu de confort avec vous le savez à la clé le feu sur votre

campement grâce à cette torche que je vais remettre symboliquement à celui qui

est le benjamin de l'aventure et celui qui a embrasé la vasque tout à l'heure,

Kevin.

Venez ici.

Félicitations, bravo à vous.

La défaite pour un barreau de l'échelle, seulement les jaunes.

Il faut maintenant très vite vous reconcentrer, réfléchissez à ce qui s

'est passé aujourd'hui et on se retrouve très vite pour la première épreuve d

'immunité. A bientôt !

Un poisson aiguille, un brochet, appelez le 3680 ou envoyez 1, 2 ou 3 par SMS

au 61313.

C'est armé du précieux feu que les Batangues regagnent leur camp. Ils lui

viennent de se procurer un avantage indéniable dans l'aventure.

Cette flamme va leur apporter chaleur et lumière et puis surtout, manger cuit

plutôt que cru est appréciable.

Il ne faut donc pas que ce feu s'éteigne si tôt arrivé sur l'île. Le feu fut,

j'espère qu'il va rester le feu.

On est content d'avoir le feu, petite émotion d'être sûr qu'il prenne bien, qu

'il parte bien et qu'on ne se loupe pas.

On l'a quand même acquis de haute lutte. Donc c'est important que ça prenne bien

et que ça se passe bien. En tout cas le feu il chauffe.

Si un jour il y a un début de pluie, vite on le prend, on l'amène là-bas.

En tant que bûcheron, je pense qu'il va falloir faire attention parce qu'il y a

du bois très très sec et il y a beaucoup de racines donc ça brûle très vite. Il

va falloir choisir de l'arbre et du gros un peu.

On a allumé le feu, maintenant on va s'atteler à mettre les choses à cuire

dessus, mais ça ne m'inquiète pas, on va y arriver.

Les fourneaux sont prêts. Les rouges doivent maintenant trouver quelque chose

à faire mijoter.

Ils n'ont pas de riz et doivent trouver par eux-mêmes de quoi se nourrir.

Les naufragés se scindent en deux équipes. Marie-Laure, Ali et Mélanie

explorent la forêt. Simon et Kevin cherchent, eux, du côté des rochers.

Oh non, tu ne bouges pas n'importe quoi. On ne sait pas si c'est bon ou si c

'est... C'est tout vert, vous allez être malade avec ça.

Voilà.

Un échantillon.

Je m'inquiète un peu, parce qu'on a fait un assez grand tour et on n'a pas trouvé

de fruits. On se dit, OK, on va découvrir, mais on se dit quand ? Tout à

l'heure, on montait, on montait.

À la fin, ça saoule, on se dit, non, ce n'est pas ça. C'est inquiétant, j'avoue.

On va trouver des solutions, si on n'a pas le choix.

Après deux heures de recherche, l'inquiétude grandit chez les batangues.

Ils n'ont pour seul butin qu'un petit oursin. Un oursin.

Une belle oursinade. Un oursin.

Aïe ! Sur Guntao, c'est l

'eau que l'on cherche avec inquiétude. Se passer de nourriture encore quelques

heures peut aller, mais se passer d'eau, c'est impossible.

Il faut le feu et l'eau.

Au moins l'eau quoi, pour au moins être un peu optimiste quoi, sinon...

Oh la la l'eau.

Oh la la.

Oh la la.

En attendant l'eau, je suis content, je suis fier.

Non, c'est bien, c'est bien.

J'ai trouvé du fruit, je suis un bananier, je suis le maire.

Il a trouvé l'eau ! C'est pas vrai !

Là, tu lui fais de la magie, c'est bon.

Tu dois t'allier comme ça, c'est dans la poche.

Laurent est le héros du jour. Il a trouvé le point d'hôte en recherché et

comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, Grégoire revient brandissant des

noix de coco.

La satisfaction est générale.

Attends, est-ce que c'est les dents ? Qui c'est qui a un dentier ? Qui c'est

qui a un couteau ? Adrien !

Il en tient costaud, mais bon, il ne faut pas imaginer. Les Guntao ont de l

'eau et quelques petites choses à grignoter. Pour bien faire, il leur

faudrait le feu. Et tout serait presque parfait. On a essayé toutes les

techniques. La technique de l'arc avec une corde en frottant.

Normalement, au bout des 40 jours, ça s'enflamme. On a essayé sur un bout de

bois avec un autre truc en frottant, que ça réchauffe et tout, mais c'est un peu

galère.

Je pense que ce soir, on va avoir un peu les boules quand même.

Si on repasse la même nuit qu'hier.

C'était dur.

Le feu.

Tes lunettes de vue avec le soleil.

Non, c'est bon ? Je suis sûr que ça marche.

Il faut qu'il soit bien rond.

C'est beau, là.

Reste un peu de temps sur le truc-là. Il était pas grand, le truc.

Là, c'est bon ? C'est pas normal, il faut que ça prenne direct. Normalement,

ça chauffe en deux secondes.

C'est pas gagné.

Les jaunes n'ont pas gagné le feu, mais sont certains de pouvoir se débrouiller

par eux-mêmes. C'est une épreuve de patience et de persévérance qui s

'engage.

Sur battante pas de soucis, le feu est déjà là. Et Patrick s'affaire au

fourneau pour cuisiner quelques crustacés.

Il veut manger des coquillages cuits là.

Du crabe aussi.

C'est notre première cuisson au feu.

Ce n'est pas un festin, mais le partage est une règle d'or. Ali,

endormi à l'écart du groupe, n'en profite pas.

J'ai pas envie de dormir.

C'est dangereux quand on t'a dormi.

Ali n'apprécie pas d'avoir sauté malgré lui un repas. Et c'est bien normal. En

situation de survie, chaque protéine avalée compte.

Les battangues n'ont pas fait preuve de solidarité.

Sur Guntao, les heures passent, mais n'émoussent pas la volonté de la tribu.

Ses têtes de mule ont décidé de faire du feu coûte que coûte.

Seulement, à s'acharner au soleil, les organismes souffrent.

Surtout celui de Véronique.

Je peux faire quelque chose pour toi ? Non, ça va aller.

Tu veux de la noix de coco ? Tu veux manger un peu ? Non, non, je n'ai pas

faim. Tu n'as pas faim ? Je ne me sens pas très bien physiquement parce que j

'ai du mal à récupérer de ma nuit d'hier qui a été vraiment très très courte. J

'ai envie de vomir, j'ai une forte migraine.

En fait, il faut que je reste allongée et je crois que ça va passer.

Les traces qu'elle peut avoir sur la peau, je pense qu'elle a pas mal pris le

soleil entre ce matin, la fatigue, on n'a pas mangé.

Je pense qu'il va falloir prendre une décision, voir si on appelle ou pas le

médecin. C'était quand même mon métier, il faut peut-être bien que j'y aille.

Tu veux qu'on appelle le médecin ? Non, je ne suis pas amoureuse.

Non, d'accord, mais tu n'es quand même pas trop en forme.

Je n'ai que des connaissances d'anciens pompiers, mais je crois que c'est mieux

avant d'attaquer la nuit qu'elle le voit. Il peut simplement lui donner un

traitement et puis la laisser avec nous.

Il peut être évacué, c'est à lui de voir.

Tu appelles ?

Merci. Ouais, tu prends la décision ? Mon avis, c'était d'appeler le médecin

tout de suite pour éviter de l'appeler dans la nuit. Bon, Philomène dit qu'en

la rafraîchissant comme il faisait là, peut-être qu'on va pouvoir la garder

avec nous tranquillement, on va voir.

Et on fait un peu de secourisme, donc je pense que c'est une insolation. Donc on

lui a proposé de s'allonger un peu, on l'a rafraîchi, on lui a donné de l'eau

et tout.

Et on l'a mise dans une position normalement qui devrait lui permettre d

'aller mieux.

Et on va voir un petit peu d'ici une demi-heure si ça s'arrange pas.

On attend une petite demi-heure.

Pensez comme vous voulez.

La santé de Véronique inquiète ses compagnons.

Perdre un élément, quel qu'il soit, n'est pas de bonne augure.

Elle va de l'air.

Je ne sais pas si c'est un moyen faible.

Elle sera faible toute seule.

Elle ne veut plus.

Elle dit, c'est pour le prochain mois, tu as le droit de m'aider, parce qu'elle

ne veut plus. Je suis fatiguée.

Ça va ? Ça y est, là, maintenant que c'est sorti, normalement, ça devrait

aller mieux. Il faut que tu t'allonges, par contre. L'état de Véronique ne s

'arrange pas franchement, et même...

Il empire, assommé par la fatigue, elle s'effondre.

Les batangues, eux, sont comme surpris que la nuit, il fasse noir.

Dans leur légèreté, ces cigales ont oublié de ramasser du bois de jour pour

alimenter leur foyer. C'est sûr, de nuit, c'est plus délicat.

On n'a pas géré parce qu'on n'a pas fait d'état de petites brindilles, tout ça.

Donc on cherche un peu, mais là, il fait vraiment noir.

Mais bon, là-bas, il a l'air d'être bien, donc ça va.

C'est pour ne pas perdre le feu quand même.

On a si durement gagné.

Ce serait dommage.

Bonne nuit.

A demain.

A demain.

Ce n'est pas parce que les conditions de vie sont rudimentaires que les naufragés

font l'impasse sur l'hygiène.

A peine levés, chacun s'active à sa toilette. Et chacun à sa manière.

A plus ou moins grandes eaux.

C'est la toilette à l'eau de mer.

C'est clair que c'est un peu sommaire comme toilette, mais bon, on fait avec

les moyens qu'on a.

Parce que bon, on veut quand même pas trop épuiser notre réserve d'eau douce.

C'est indispensable aussi qu'on ait à boire, donc on veut pas épuiser cette

réserve-là en se lavant avec.

L'eau douce, tout le monde a l'air d'accord, ne sert que pour boire. Or, ce

matin, Patrick et Simon décident de s'en servir pour faire leur toilette. Ces

messieurs sont un peu précieux.

Il y en a de l'eau.

Pour les garçons, on ne sait absolument pas comment ils se débrouillent.

On sait qu'ils vont se laver à l'eau de mer.

Mais ensuite, on ne sait pas.

C'est leur petit moment de tranquillité.

Si les filles s'interdisent sagement de gaspiller l'eau, les garçons n'ont pas

eu la main légère au cours de ces ablutions du matin.

Mais il n'y a rien de tel pour bien entamer la journée.

Chez les jaunes, en revanche, la matinée commence plutôt mal pour Véronique qui

ne va pas mieux.

Je ne peux pas manger, c'est tout.

J'ai plus mal à la tête. Pour le moment, je n'ai plus non plus envie de vomir.

Mais ceci étant, le corps réagit.

Il n'est pas content.

C'est trois jours maintenant, Adrien ? Trois jours, oui.

Trois jours ? Oui. J'ai vraiment content de l'équipe, je ne regrette pas du tout

le moindre choix. On est solidaires, il n'y a pas de petits clans. Même si on a

une malade, on la motive pour justement qu'elle soit mieux.

Non, je ne suis pas mourante non plus, mais disons qu'il ne faut pas exagérer.

Véro reste la seule personne que moi je n'ai pas choisie.

Mais on fait tout pour qu'elle soit bien.

Véronique n'est pas en forme. Mais l'équipe ne doit pas végéter pour

autant. Eric, le capitaine, recadre les choses avant de montrer le bon exemple.

Il rapporte à ses camarades des amendes qu'il vient de trouver.

Je les ai reconnues, on les trouve en Martinique. Quand on casse la...

La petite coque, il y a des amandes et on va pouvoir manger ça. Ces amandes

portent le doux nom d'amandes tropicales ou terminalia catapa.

Elles poussent sur des badamiers.

À l'intérieur, vous avez ouvert, c'est des amandes. C'est super bon, c'est fin.

Ça se mange sans faim. Ce n'est pas la saison. Il n'y en a plus sur les arbres,

mais elles jonchent le sol de Buntao et sont encore parfaitement comestibles.

Simplement, il faut retourner les feuilles, les pierres, et cette

perspective n'enchante pas franchement Phénomène pas très à l'aise en forêt.

J'essaie d'imaginer qu'il n'y a pas de bêtes ici. Par exemple, là, je vois

plein de choses qui grouillent. Je les vois, mais je me dis, je ne les ai pas

vues. En fait, j'essaie de me blinder en me disant que je suis dans un endroit

normal, comme d'habitude.

Si je sors là, il y aura le bitume, il y aura... Vous ne pouvez pas soulever

cette branche ? Je pense qu'il y a peut-être des trucs en dessous.

Ah, mais elle n'a pas conscience, jamais ! On a un bon 500 grammes d'amandes. On

va se régaler.

Cette trouvaille ravit Véronique qui se remet au travail et aide Adrien à

renforcer la cabane.

Oui, mais attends, je vais t'aider. Non, non, non, je te dis, je ne suis pas...

Marcher dans la forêt, c'est un vrai bonheur pour moi. Du coup, ça me

ressource un peu.

J'ai repris du poil de la bête. Oui, il y a un changement chez Véronique. Je ne

sais pas si c'est le fait de... Je lui ai demandé de venir avec moi. Elle était

toute contente, quoi.

Et à la limite, elle voulait en faire...

Véronique reprend heureusement goût à la vie de camp et participe à l

'amélioration de la cabane des Guntao.

Alors que sur Batang, la construction d'un abri efficace n'est toujours pas au

programme. Les Rouges comptent sans doute sur la clémence des cieux.

Je pense que l'idée de construire un abri, ça reste en suspens un peu, parce

que bon, déjà on a le feu, donc on peut s'abriter, maintenant on a construit un

petit paravent.

Je pense que la nourriture, j'en suis sûre même, c'est la priorité. On n'est

pas là pour bien dormir ou quoi, on est là pour gagner les épreuves.

On n'est pas là pour le confort.

On est là à l'extérieur, près du feu, on se fait fracasser par les moustiques.

Les autres, ils ont le temps de construire une super cabane. Les autres,

ils viennent préparer dès le premier jour. Mais ce n'est pas grave, on gagne.

La construction de la cabane, ça sera quand on aura des bonnes rations de

nourriture.

On va d'abord boire tout le lait, le jus.

Après, on va la fracasser quand elle est rendable pour le goût.

La pulpe de lait.

Comme c'est bon, je me la régale.

C'est du bien quand même de boire un truc que de l'eau qui pue.

Impeccable. Maintenant, on va se régaler, on va partager ce festin.

Cette boîte de coco a mis les battants en appétit. Ils envisagent donc de

cuisiner une plante qu'ils ont identifiée comme étant du manioc.

Je pense que ce n'est pas un truc qui se bouffe.

La faim justifie les moyens. Simon n'hésite pas une seconde et croque d'un

coup sec dans le mystérieux tubercule.

Qu'est-ce qu'il y a ? Qu'est-ce que t'as mangé ? T'as bouffé ? On se met bien

bien de la crème. La racine là ? Ne mange pas. Ne bouffez pas.

Lève ta bouche, lève ta bouche. Il y a du toxique dedans. Lève la bouche et

après un petit peu d'eau.

Ça me brûle à laver.

C'est super positif. T'as du bien encore là ? Ouais, ouais, grave.

Il est vraiment pas bien.

On va appeler tout de suite le médecin, au moins pour savoir ce qu'il en pense.

Appelez s'il vous plaît. Oui bonjour, on a un petit souci avec un ami à nous. Il

a avalé quelque chose. On pensait que c'était du manioc. On n'est pas très sûr

et il n'est pas bien.

Dis-lui que ce n'est pas une fiote qui ne fait pas du ciné.

Ce n'est pas un gars qui fait du cinéma.

Je vous ai bien reçu, je suis en route.

Ok, merci.

Il n'a rien avalé.

Il ne peut pas être très dangereux.

J'ai vu, j'ai regardé, il a juste la lèvre enflée. Pour moi, c'est exactement

comme s'il avait croqué un piment.

Il est mal apparu.

Sur le coup, quand j'ai mordu, c'était comme mordre dans du pomme de terre un

peu. Et puis, ça arrivait des brûlures à l'intérieur de la joue, au bout de 7 ou

8 secondes. Ce n'est pas arrivé de suite. Je me suis dit que j'avais fait

le con.

J'ai la bouche à l'intérieur de la joue qui a doublé d'épaisseur.

C'est un feu complet.

Vous avez de l'œdème, une réaction allergique. On va bloquer la réaction

tout de suite.

On va la bouche. Je suis sous aval.

Les muqueuses peuvent gonfler au niveau de la gorge, le gêner pour respirer et

au pire l'empêcher de respirer. Ah ouais, non, mais ça me servira de leçon.

La prudence est de mise en milieu naturel. Simon l'a appris à ses dépens.

L'homme fort des batangues est en piteux état. Alors Patrick prend le relais,

décidé à remotiver ses troupes. Écoute théâtre, monsieur attrape à main nue un

poisson. Il y avait un poisson au bord de l'eau, je me suis jeté dessus et je l

'ai chopé. T'es fort, hein ? C'est impressionnant, tu m'impressionnes,

Patrick. Honnêtement, je pense que c'était plus un coup de chance ou même

un miracle ou autre chose. C'est pas un requin, mais... C'est les mêmes

aiguilles qu'en Méditerranée.

C'est des poissons qui avancent comme ça à la surface.

Et même avec un gros bâton, on peut leur taper dessus. Mais bon, c'est vrai qu'il

faut avoir la chaîne, c'est qu'elle nous passe à côté.

Il faut le vider parce que comme les autres ne sont pas là, on ne va pas le

manger tout de suite.

On fait ce qu'on a et on a une pince à épiler.

Les chambres et poissonniers, ce n'est pas possible.

C'est simple.

C'est mieux pour nous qu'on ait quelqu'un comme ça qui arrive à pêcher

les poissons à main nue.

Avec le soleil, même si tu l'as vidé, ça va vite tourner.

Il faut le cuire maintenant.

Ce poisson aiguille est bien maigre. A défaut de remplir les estomacs, il

remplit d'aise Patrick, ravi de se faire un petit barbecue.

Ce qui ne risque pas d'arriver sur Guntao.

Il n'y a toujours pas de feu, mais un miracle va peut-être avoir lieu.

Avec une loupe, j'ai déjà réussi à faire du feu. Mais voilà, les lunettes, c'est

pas vraiment pareil. Le coin est moins concentré. Même si ça brûle bien, ça

fait de la fumée, ça fait pas une flamme.

Ça prend le bordel. Ça prend pas ! À un moment donné, il nous a appelés et on a

vu qu'il y avait une petite lueur d'espoir dans cette noix de coco qui

était prête à s'enflammer.

Il ne faut pas souffler comme un bœuf, il faut souffler tout doucement.

Il y a un trou là.

En soufflant légèrement dessus, la coucou a commencé à s'embraser.

Et alors là, on appelait tout le monde, tout le monde s'est mobilisé pour choper

du bois.

Toutes les filles, on est allé chercher des toutes petites bringuies et des

feuilles sèches aussi, parce que ça, ça prend bien.

Les feuilles, ça fait de la fumée, ça ne va pas faire de flammes. On met en

dessous la paille et tout.

Déjà, on n'y croyait pas. Ça fait deux jours qu'on a essayé toutes les

techniques possibles. On était très fiers, collectivement. Le feu, ce n'est

pas tout le monde qui peut le faire.

Les messieurs, ce sont les lunettes de Pascal.

Grâce à mes lunettes, il y a eu le feu qui a pris. C'est génial. Heureusement

qu'on a une bigleuse dans l'équipe.

Ça nous a mis du pep, ça.

Ça a remotivé le groupe. Ça nous a redonné de l'adrénaline. On est

contents. On a envie de faire plein de choses, de pêcher.

J'ai eu une telle volonté qu'à la limite, je croyais, je croyais. Il

mettait du temps, mais je me suis dit, il va y arriver.

Ce soir, Bulot, Bernard Lhermitte.

De toute façon, j'avais dit, on ne voulait pas le gagner, on voulait juste

le faire nous-mêmes.

Voilà, Guntao en force.

Les naufragés sont fiers de leur exploit et de peur que ce feu tout neuf ne s

'éteigne, ils amassent très vite du bois avant la tombée de la nuit.

Les batangues, eux, sont déjà à table, mais le repas n'est pas à la hauteur des

exigences des aventuriers. Ali, qui n'a déjà pas eu droit au crâne dans la

matinée, est excédé par la situation.

Moi, j'ai un peu envie de continuer à bouffer, parce que ça va encore plus me

chauffer.

Voilà, et ça, c'est mon repas, alors que Jérémy, il faudrait de ma viande de

canard. Voilà, ça, c'est le repas.

C'est pas un repas, ça.

Ça, c'est pas un repas.

Un repas, c'est à peine un plateau de fruits de mer. Et encore pour 8.

105 kilos, j'ai droit à une petite pâte.

Je ne veux pas entendre repas. Je vous en supplie, par pitié, ne dites pas

repas. Ce n'est pas un repas. C'est de la merde.

C'est rien.

Ça fait 3 jours qu'on n'a pas mangé. On a tenu avec la noix de coco là-bas. Il

ne faut pas dire c'est un repas.

Dites c'est de la merde, il n'y a rien, c'est galère à prendre. Il faut dire les

trucs, on n'arrive pas à les prendre. Il y a un fil de fer pour 8.

Quand tout ne roule pas comme il veut, Ali peut s'emporter.

Car Ali n'est pas homme à transiger, carré, organisé, sa vie est millimétrée.

Son quotidien, c'est métro-dodo. Il est conducteur de métro à Paris. Le fait d

'avoir voulu réussir le concours de conducteur de métro, c'est le même

challenge que celui d'arriver à Koh Lanta et d'aller jusqu'au bout. Bon

parleur, Ali l'orateur aime le verbe et la dialectique. Je suis délégué

syndical. J'ai de la facilité pour parler. Je n'ai pas de soucis, je n'ai

pas de problème par rapport à ça.

Je plais, je plais aux gens qui m'entourent parce que je suis droit, je

suis carré et je fais les choses correctement.

Fier de sa ligne et de sa conduite, à 35 ans, Ali ne badine pas avec la morale.

Les choses doivent être comme ça et pas autrement.

Dans la vie de tous les jours, il y a un truc qui ne va pas. Un, tu te comportes

bien pour ensuite prétendre à l'ouvrir. A la fois fils, mari, père, Ali ne vit

que pour et par sa famille. Sa plus grande force mais aussi peut-être une

faiblesse. Le fait de partir comme ça 45 jours, 40 jours quelque part, ça va être

très très difficile.

Épicurien, gourmand.

Il a été habitué au bon repas de sa femme.

Et là, du jour au lendemain, il va aller chasser des sauterelles pour manger ou

des rats.

Là, ça va être dur.

C'est trop de boulettes ? Non, c'est pas ça aujourd'hui. Ce sera le jeûne sur 40

jours. Ça peut te faire du bien. Ça va me faire du bien de toute façon.

Ali devra accepter de se serrer la ceinture s'il veut tenir dans l

'aventure. Je ne suis pas un crève-la-dalle. Je ne vais pas pleurer

et courir pour des morceaux de miettes.

Même un pigeon ne les mangerait même pas.

Non, c'est bon.

Je comprends tout à fait, mais bon, je n'ai pas envie de m'énerver. Ma grand

-mère, elle m'a dit, Kevin, ne t'énerve pas.

Moi aussi, je peux péter un câble.

Ça fait trois jours et demi qu'on est là.

C'est un peu dommage de commencer à s'énerver. Je ne sais plus qui a dit

repas, mais peu importe, c'était du deuxième, du troisième, du quatrième, du

cinquième degré.

Tout le monde est capable de comprendre, en regardant ce qu'on bouffe, que ce n

'est pas un repas.

Ali au troisième jour de l'aventure semble supporter de plus en plus mal les

conditions de vie. Il ne comprend pas le recul et la dérision dont arrivent à

faire preuve ses coéquipiers.

L'ambiance est tendue et c'est après ce rapide encas que les batangues se

couchent en espérant des jours meilleurs.

La nuit n'a pas apaisé les rancœurs d'Ali.

Isolé sur la plage, il tente de se calmer.

Ali a poussé son coup de gueule hier, bon nous ça sera probablement un autre

jour, mais il a faim donc voilà sa réaction.

Il a extériorisé en fait, en fait les autres ont tendance à ironiser,

intérioriser tout ça, bon mais ils passent tous.

qu'on mange pas assez, même pas du tout.

C'est vrai que le mot repas, il faut le mettre entre guillemets. Et encore, il

faudrait créer un mot spécial Koh Lanta à ce sujet-là. À la tienne. À la tienne.

Ce qu'il a regretté, oui, c'est que sûrement que le groupe ne l'ait pas

suivi. Je me demande comment je fais pour tenir au stylo. On a tous faim. Il

n'y a pas que Ali.

On réagit tous différemment. Moi, ça sera peut-être demain.

C'est normal, c'est tout.

Ali est ronchon ce matin et rien n'est fait pour l'apaiser. Tout est sujet à

agacement, même une anodine répartition des gourdes, car il réalise alors que

ses coéquipiers oublient sans cesse son prénom. Alors ça, ça veut dire Adil, c

'est ça ? Non,

c'est Ali.

Adil, lui, c'est quelqu'un de... Adil. Adil, lui, a une toute... Ali.

Ali essaie de rester serein, mais il est franchement agacé. Et on le comprend,

que personne ne retienne correctement son nom. Ali ! A-L-I. Ce n'est pourtant

pas compliqué.

Ali est consterné. Mais pas le temps de se morfondre. L'étui de bambou rappelle

au naufragé que l'épreuve d'immunité approche. Une épreuve pour nous.

Tant bien, on est prêts. C'est l'épreuve qu'il faut gagner, sinon un membre de l

'équipe devra quitter l'aventure.

La promesse a des jambes, seul le don a des mains.

Ah, ça peut être la corde. Il faut bien calculer notre coût. Les Guntao sont sur

les dents. Ils ont déjà perdu une épreuve. Pas question d'échouer une

nouvelle fois. D'autant que sinon, c'est le conseil assuré. Avec sa terrible

élimination, la première élimination peut être la plus frustrante.

Guntao ! Guntao ! Guntao ! Aïe !

Bonjour à tous.

Si vous voulez éviter le conseil, éviter de perdre un équipier et par conséquent

rester au complet, vous devez impérativement remporter cette première

épreuve. Aujourd'hui, un membre de chaque tribu sera suspendu à une corde.

Les autres, à la force des bras, auront pour objectif de le maintenir au-dessus

de l'eau. L'équipier qui touchera la mer en premier entraînera la défaite de

toute sa tribu.

Choisissez celui ou celle qui sera suspendu à la corde.

Qui sera

suspendu chez les Guntao ? Pascal.

Et chez vous, les Batang ? Jade.

Bonne chance à tous.

Allez vous mettre en place.

Attention les jaunes, les rouges. 3, 2...

Un, go ! Tirez ! C'est un classique de Koh-Lanta. Chaque équipe doit garder

suspendu au bout d'une corde un de ses coéquipiers. Côté rouge, c'est la fine

métonique Jade qui ne devra pas lâcher la corde. Pour les jaunes, la volontaire

Pascal.

Pascal, c'est bon ? Ouais, c'est bon ! Vas-y Jade, on lâche rien.

Les deux femmes n'emploient pas la même technique.

Jade s'installe très simplement sur le nœud qui termine la corde, alors que

Pascal choisit d'enrouler la corde autour de sa jambe, de façon à être

certaine de ne pas glisser.

Dans un temps tu te redresses pour pas avoir les jambes trop... Cela ne fait

que 10 petites minutes que les naufragés maintiennent les deux femmes au bout des

cordes. C'est une épreuve de longue haleine, les aventuriers se préparent

mentalement à devoir tenir des heures du rang. A intervalles réguliers, un membre

de chaque tribu devra lâcher la corde. A la fin, seuls les deux plus costauds

resteront en place.

Pour l'instant, Jade est à l'aise.

En revanche, Pascal a l'air tendu. Elle grimace et remue sans cesse, cherchant à

changer de position.

Allez Pascal ! Vas-y Pascal, respire ! Oh là là !

Je glisse. Ben, ça y est.

Pascal ? Ouais ? Tu tiens, hein ? Non, je ne peux pas.

C'est terminé !

Victoire pour les Rouges !

On

n'a même pas vu.

On n'a même pas vu.

Pascal n'a tenu que 10 minutes. C'est extrêmement court.

La corde a en fait cisaillé la jambe de la pauvre Pascale qui avait fait un bien

mauvais choix tactique. La circulation coupée, brûlée par la corde, elle n'a eu

d'autre solution que de lâcher, condamnant son équipe à la défaite et l

'emmenant ainsi tout droit au conseil.

A cet instant, elle sait qu'un des Guntao va fatalement quitter l'aventure

prématurément.

Bravo les Rouges, première victoire dans une épreuve d'immunité. Vous êtes 8 et

vous êtes assurés de rester à 8 équipes au complet.

Jade, venez vers moi.

Je vais vous remettre ce totem symbolisant l'immunité de toute la tribu

rouge. Bravo à tous ! Bon

retour sur votre campement.

Pascal, c'est avant tout un mauvais choix stratégique, tactique, qui vous a

précipité dans la mer rapidement et qui fait perdre votre équipe. Eric, vous

êtes le chef de file de cette tribu des jaunes et je vous ai entendu parler tout

à l'heure de défaites encourageantes.

Moi, je dirais qu'elle est plutôt inquiétante, cette défaite.

notamment parce que vous allez vous retrouver devant moi au conseil et que

vous allez devoir éliminer l'un des membres de votre tribu à bulletin

secret.

Réfléchissez bien et faites le bon choix. A très vite.

Le retour des Guntao n'est pas glorieux. Pascal est blessé et en demande beaucoup

à ses coéquipiers.

Mon pied, il faut vraiment tout de suite que je mette cette jambe en l'air. Là,

ça me lance.

Il faut me trouver un siège, là déjà, et puis après on mettra. Mais non, c'est au

soleil, c'est au soleil. Avec la douleur et la vexation de la défaite, cette

femme d'affaires ne se rend pas compte qu'elle est insupportable. Je vais

mettre, comment, assécher mes chaussettes et puis les chaussures, là,

carrément, sur le rondin, là.

Diriger, donner des ordres, cette chef d'entreprise, c'est fait.

Propriétaire et dirigeante d'un magasin de bricolage en Charente-Maritime,

Pascal est une vraie tornade.

Dans mon travail avec l'équipe que j'ai, je suis autoritaire, oui, je le

reconnais.

Elle régende tout le monde, y compris son mari qui travaille sous ses ordres.

Mon mari, je lui mange son énergie, je le fatigue même.

Mais bon, je crois que ça fait quelques années qu'il me supporte. Il a signé

pour me supporter, donc il y va jusqu'au bout.

À la maison aussi, Pascal, maman de deux enfants, ordonne, exige,

commande. Non, non, je n'ai pas cette prétention d'être le chef à la maison.

Attends, attends, attends.

Machine.

Machine pour comment ? Non, non, attends, c'est ça là. Avant c'était

encore plus que ça. C'était vraiment l'extrême dans les deux sens.

Dans la bonté comme la méchanceté. Pour être aussi méchante que aussi bonne.

Non, c'est pas ça. Non mais attends, t'as vu comment c'est droit là-bas, je

te l'ai dit.

Passe à Pascal comment réagir.

Lui donner l'impression que c'est elle qui décide.

Ses parents reconnaissent que l'éducation stricte qu'ils ont imposée à

Pascal en a fait une femme dure.

Pascal c'est la troisième de mes filles.

La dernière, c'est pas la meilleure, mais bon, c'est pas la plus mauvaise non

plus. C'est peut-être moi qui lui ai forgé ce caractère dur, parce que j'ai

été très dure avec elle. Parce qu'elle a un peu de mauvais caractère, mais c'est

un peu de famille. Je suis un petit peu beaucoup excessive, oui, je le

reconnais.

Je vais rester à glander pendant que les autres vont bosser. Je pourrais même pas

me baigner, parce que là, c'est long.

Déjà, les nuits sont longues, alors une journée à rien faire, bon...

Pascal en agace certains, ce qui n'est pas de bon

augure à l'approche du conseil. Mais il y en a une autre qui sent venir le vent

du boulet, c'est Véronique.

Elle est objectivement l'aventurière la plus chétive. Alors, elle veut prouver

qu'elle mérite de rester et ne ménage pas sa peine pour démontrer ses progrès

en natation.

Je m'entraîne pour la prochaine épreuve.

Je veux montrer à tout le monde, à ceux qui me connaissent, aux gens du groupe,

à tout le monde, je veux montrer que je sais nager parce que je sais nager.

C'est beau pour la prochaine épreuve.

Véronique, elle a presque mon âge. Je suis toujours sourd avec Véro parce que

moralement, Véro est un petit peu faible. Elle est très attachante comme

personne.

Je pense qu'elle est un petit peu fragile, un petit peu plus fragile que

les autres.

On l'a vu vraiment mal en point il y a un jour ou deux.

Elle a tendance à être pessimiste, défaitiste. Et je pense que tout ça n

'apporte pas du bon à l'équipe.

C'est vrai qu'elle s'est plainte très régulièrement, qu'elle est d'un mal-être

sur le campement.

Donc, sans animosité, sans méchanceté sur Véronique, je vote pour Véronique,

oui. Véronique est le maillon faible, mais elle nous l'a dit.

Pour l'instant, ma seule stratégie, ce serait d'éliminer les plus faibles. Pour

l'instant, c'est Véronique, donc je voterai pour elle. Ce n'est pas facile

de changer ou d'ôter une étiquette qu'on a sur le dos, donc j'ai quand même des

craintes pour l'avenir.

Et c'est bien regrettable parce qu'en fait, je serais quand même bien restée

quelques semaines.

Le premier conseil est un moment particulièrement pénible à vivre dans l

'aventure. C'est maintenant, dans quelques minutes, que les jaunes vont se

rendre compte de la difficulté d'éliminer l'un des leurs, alors que Koh

-Lanta ne fait que commencer.

Tous se sentent menacés, notamment Véronique qui a montré ses limites dans

les épreuves et dans l'eau, ou encore Pascal qui peut pâtir de sa défaite dans

l'épreuve d'immunité. Une seule chose est sûre, ce soir, après le conseil, ils

repartiront sur leur campement à 7.

Les naufragés de Koh Lanta viennent de vivre quatre dures journées d'aventure.

A peine arrivés aux Philippines, ils ont sauté à l'eau avec leur maigre pactage.

Les deux vainqueurs de cette première course effrénée ont eu l'auguste

privilège de composer leurs équipes. Jade pour les rouges, les Batang, et

Eric pour les jaunes, les Guntao.

qui malheureusement enchaînent les défaites. Ce sont les rouges qui gagnent

le feu si précieux. Mais les jaunes, inventifs et dynamiques, n'ont pas dit

leur dernier mot.

Ils parviennent à force de patience et de ténacité à faire du feu eux-mêmes.

Les efforts et l'organisation payent. Malgré le malaise de Véronique, les

Guintao sont plus en forme et mieux installés que les Batang, qui supportent

moins bien les conditions de vie.

C'est pas un repas, c'est de la merde.

Pourtant, les jaunes, suite au choix malheureux de Pascal, perdent le jeu d

'immunité. Et c'est Penaud qui se présente devant moi pour la première

élimination.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Alors c'est toujours très difficile pour les aventuriers de vivre

le premier conseil. Vous savez pourquoi vous êtes là ? Parce que vous avez perdu

la première épreuve d'immunité.

Vous êtes 8 au complet.

Et forcément, vous allez repartir tout à l'heure sur votre campement avec un

aventurier en moins.

Il va falloir faire le bon choix. Il va falloir aussi essayer de comprendre ce

qui s'est passé depuis le début de cette aventure. Alors Pascal, je me tourne

tout de suite vers vous.

Mais qu'est-ce qui s'est passé lors de cette épreuve d'immunité ? Je me suis

certainement mal engagée au niveau de la corde, parce que je l'ai enroulée autour

de ma cheville pour dire je vais me maintenir.

J'aurais dû peut-être mettre mes deux pieds sur le gros nœud, tout simplement.

Et bon, j'ai perdu un peu l'équilibre. Et puis après, je me suis fait mal.

Avec du recul, je m'en veux d'avoir fait perdre l'équipe.

Parce qu'effectivement, on méritait de gagner. On avait perdu une première

épreuve. On perd la deuxième.

Donc je m'en veux, oui, pour toute l'équipe.

Laurent, Pascal dans cette équipe, quel est son rôle ?

Toujours le sourire, toujours prêt à aider, à masser ou à passer la crème.

Il en faut aussi.

Il faut des massages.

Alors Eric, chef d'équipe, vous les avez choisis, ceux qui sont autour de vous.

Deux épreuves depuis le début de cette aventure et deux défaites. Qu'est-ce qui

ne va pas ? Qu'est-ce qui ne va pas dans l'équipe ? Non, en fait, je suis sûr qu

'on peut rivaliser contre les Rouges.

dans d'autres circonstances. Là, ça a été un mauvais choix tactique, mais la

première, ce n'est pas de chance.

Je ne veux pas minimiser, mais je pense qu'on peut quand même rivaliser contre

les Rouges.

Laurent, est-ce qu'il y a quelque chose à changer dans cette équipe pour faire

la différence ? Rien.

La roue va tourner.

Pourquoi elle va tourner ? Parce qu'on est meilleur qu'eux. Je le sais.

Je suis solidaire avec Eric et toute l'équipe et on va les exposer.

Ils ne sont pas indétrônables.

On arrivera.

Les dames vont s'allonger encore plus et on va les crever.

Il faut partir comme ça et c'est la guerre.

Ils ne vous impressionnent pas ? Non.

Personne dans cette équipe ne vous impressionne ? Même pas Simon.

Je pense que la roue va tourner. Quand ça va tourner, vous allez voir, ça va

leur faire horreur.

Adrien, qu'est-ce qui peut inverser la tendance ? Honnêtement, je ne sais pas

ce soir.

Je ne sais pas, je ne peux même pas vous répondre.

Je ne sais pas, je les trouve très optimistes, mais ils ont raison. Bon,

ils sont beaucoup plus jeunes que moi, donc c'est peut-être normal aussi.

Donc moi, je ne suis peut-être plus terre à terre.

Ça va être difficile, quoi. Donc il faut vraiment qu'on s'organise bien et qu'on

évite de faire toutes ces erreurs. C'est vrai.

Véronique, est-ce que cette équipe des jaunes est aussi forte, voire plus forte

que les rouges ? Aussi forte que les rouges.

Je voulais vous dire que je suis la preuve vivante qu'on peut mal démarrer

une aventure et puis finalement se relever. Il m'a fallu un temps d

'adaptation. Ce temps d'adaptation a été de trois jours et maintenant ça va

beaucoup mieux.

C'est vrai que ce matin on a perdu, mais je maintiens que ce n'est pas parce qu

'on a perdu deux batailles qu'on a perdu la guerre.

Je voudrais revenir à votre propre expérience. Vous dites...

Ça a été très dur, j'ai eu un temps d'adaptation et puis ça a changé. D'où

vient le déclic ? D'abord parce que j'ai tout le temps été soutenue par l'équipe.

Donc ça m'a remis en selle, ça m'a remis en confiance.

Et puis après, moi, je me suis également remotivée. Je n'ai jamais été

profondément désespérée, mais je crois que j'ai vraiment eu un choc. Quand je

suis arrivée sur l'île, j'ai eu un choc.

Grégoire, comment avez-vous vécu ce début d'aventure de Véronique ?

On l'a tous senti un peu faible. On a essayé d'aller lui parler un peu pour ne

pas qu'elle se sente trop à l'écart.

Elle stressait pas mal avant chaque épreuve, donc on la détendait.

On essayait de la déstresser au maximum.

Je trouve aussi qu'elle est très bien remontée.

Eric, il est utile, Grégoire, dans une équipe. Il est super utile dans une

équipe.

Indispensable, vous dites, Chloé ?

À mon avis, oui. Dans notre équipe, il est pour beaucoup de grands pas en avant

qu'on a fait depuis quatre jours.

Il est hyper actif. Il est à l'origine de ça à chaque fois.

Il ne s'arrête jamais.

Même sentiment pour vous, Laurent ? Ah oui, franchement, je suis content d

'avoir travaillé avec lui. Eric a fait tous les hommes.

Grégoire, il m'apporte beaucoup, il m'apprend des choses.

On se complète un peu tous les deux.

Moi, je suis moins foufou que lui quand même.

Parce que lui, il est monté au coucou, tu sais, comme il a fait.

Je reviens sur ce que vous venez de dire.

Moi, je suis bien avec Grégoire, avec Eric, avec tous les hommes. Ça veut dire

quoi ? Non, parce que nous, on va pas chier. Ça veut dire qu'il y a les hommes

et les femmes ? Non, les femmes vont chercher l'eau.

Elles nous aident aussi, elles viennent.

Non, mais elles participent.

Mais elle ne va pas me mettre au cocotier, quoi.

Voilà, les choses difficiles, elle ne peut pas soulever des gros troncs d

'arbres pour allumer le feu. Elle ne le fonde pas, quoi. Elle prend des petites

branches. Mais elle y arrive aussi, quoi. Elle le fonde. Non, non, mais c

'est bien.

On se complète tous bien. Alors, indépendamment de ce qui peut se passer

sur le campement, vous restez sur deux défaites, et notamment cette défaite

dans l'épreuve d'immunité.

Voilà pourquoi vous êtes au conseil ce soir, que vous êtes huit, mais qu'il va

falloir voter pour éliminer...

un membre de votre tribu.

Pascal, vous êtes la première à aller voter.

Véronique, je vote pour toi, puisque depuis le début de l'aventure, tu as

toujours dit que tu n'étais pas à ta place. Voilà, bon courage.

Laurent, c'est à vous.

Je vote pour Pascale, parce que j'en fais deux défaites qu'on a un peu grâce

à elle. Il vaut mieux qu'elle aille rejoindre son petit mari et ses enfants.

Chloé, allez voter.

Je décide de voter pour Véronique. C'est quelqu'un de très attachant, mais je

constate avec regret que c'est la personne la plus faible de l'équipe

aujourd'hui.

Véronique, c'est à vous.

Je vote pour Pascal parce que ce soir, c'est elle ou moi.

Adrien, c'est à vous.

Et enfin, Grégoire, vous êtes le dernier à voter.

Votre choix est fait. Je vais tout de suite chercher l'urne et je procède au

dépouillement.

Pascal.

Véronique.

Véronique.

Véronique. Pascal.

Pascal.

Égalité, trois votes contre vous Véronique, trois également contre vous

Pascal.

Pascal.

Voilà le dernier bulletin, il peut être décisif.

Pascal, je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller chercher votre

flambeau et de venir me rejoindre.

Pascal, les Guntao ont décidé de vous éliminer et leur sanction est

irrévocable.

Écoutez, dans quelques jours, moi, je mangerai du foie gras.

Donc, je penserai bien à vous.

En tous les cas, le jeûne n'est pas terminé. Donc, bonne chance et puis au

plaisir.

Pascal,

la chef d'entreprise exigeante, a agacé ses compagnons. Son sourire n'aura pas

suffi.

La semaine prochaine, trois nouvelles journées de survie. Le soleil brille

haut, pourtant la vie au paradis est difficile.

Manger tous les trois jours, ça va pas le faire.

Putain, on va choper, on va le bouffer.

Ce serait peut-être pas plus mal de manger une saison.

Ça va pas être fastoche.

Prêt à tout, les quinze aventuriers se surpasseront.

Il y aura de véritables exploits, des rencontres surprenantes, mais les

organismes s'épuisent.

Jusqu'où les rescapés pourront-ils aller ?

Je t'ai touché sur le nez, il est carrément tombé par terre.

Bonjour. Bonjour.

Je viens rarement vous voir sur le campement. J'ai appris qu'il y avait

quelque chose qui se passait dans votre équipe. Vous allez quitter l'île,

quitter l'aventure. On est les 5 heures de la main et là, ça revient à se couper

un doigt.

Koh Lanta, c'est vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.

Véronique, depuis le début, elle a quand même baratiné à fond sur le fait qu'elle

voulait qu'on vote contre elle, parce que bon, il faut peut-être jouer le jeu

aussi, dans le sens où depuis le début, elle nous a baratinés, vous votez pour

moi, ne vous inquiétez pas, vous êtes tranquilles, votez pour moi parce que

moi je veux sortir, c'est pas moi qui ai décidé d'être là.

Et puis c'est marrant, mais aujourd'hui, à partir du moment où on a perdu le jeu,

on ne l'a plus entendue cette petite dame.

Donc, ça m'a surpris. J'ai dit, tiens, toi, ma cocotte, tu réserves un chien de

ma chienne.

Pascal, désolé, j'ai beaucoup apprécié ta bonne humeur, mais j'ai envie d

'offrir, entre parenthèses, quelques jours de plus sur notre île à Véronique.

Sa blessure l'a affaiblie plus que Véronique.

Sa bonne humeur nous manquera.

L'aventure va très vite, avons-nous le temps d'attendre ? Je ne te trouve pas

assez active sur le campement.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.