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Bonsoir à tous, je suis sur le volcan Yassour, un cratère en éruption
permanente. C'est l'un des 16 volcans en activité de l'archipel du Vanuatu, une
terre de feu bordée de fonds marins abrupts et recouverte d'une forêt
inextricable.
Ici, à 20 000 km de la France, au milieu du Pacifique Sud, le danger est partout.
Tremblements de terre, éruptions volcaniques, cyclones, c'est dans ce
cadre sauvage qu'évoluent tortues de mer, dauphins, raimentats.
Une faune aquatique riche et préservée, une réserve de la vie animale où
évoluent des espèces ailleurs inconnues.
Les hommes de cet archipel généreux vivent dans le respect de cette nature
luxuriante mais fragile.
Chauves-souris géantes, reptiles ou oiseaux multicolores sont protégés par
les ancestrales coutumes.
Nous sommes sur les terres d'un peuple rude et courageux qui a longtemps
terrifié les navigateurs. Ces fiers chasseurs mélanésiens aux traditions
guerrières sont habitués à composer avec cet environnement violent.
C'est ici, dans ce décor explosif, que les 16 candidats de Koh-Lanta devront s
'affronter pour remporter les 100 000 euros de récompense. Ils viennent des
quatre coins de la France, de Marseille, Grenoble, de Metz. Ils ont voyagé 36
heures, plein Est d'abord, vers l'Empire du Soleil Levant, puis plein Sud jusqu
'au-delà de l'Équateur pour se retrouver ici, sur le pont de ce caboteur qui va
les mener au terme de leur voyage à Vanabey.
Ces 16 Français regardent incrédules la mangrove qui défile sous leurs yeux.
Dans quelques minutes, ces 8 femmes, ces 8 hommes, ces 16 naufragés volontaires
vont entrer en enfer.
Aujourd'hui, ils sont 16.
Dans 40 jours, il n'en restera qu'un.
Le vieux cargo ne peut pas aller plus loin. Il faut se jeter à l'eau et
rejoindre la rive avec les moyens du bord.
L'excitation est grande, voisine de la précipitation. Pour Mama, le voyage
aurait pu s'arrêter là.
Une cruelle déception pour cette fougueuse directive de centre de
vacances. A 33 ans, venue de Savoie, elle n'a certainement pas l'intention de
faire de la figuration.
Je suis une meneuse, mais je reste à l'écoute des autres.
Plus de peur que de mal.
Heureusement, c'est plus difficile pour Jean-Claude. Le courant emporte
rapidement les radeaux.
Et Jean-Claude a du mal.
En sautant à l'eau, il s'est encombré d'une pagaie. Mais surtout, c'est le
doyen de l'aventure. 60 ans, c'est à peine croyable, mais il l'est ça.
Jean-Claude, 60 ans, magasinier. Cet employé tout proche de la retraite
habite en Moselle.
Il pratique les arts martiaux et s'occupe de son intérieur.
Pour lui, le mot vieillir n'a pas de sens.
Il y a tellement de choses à voir encore.
Avec l'aide d'Alain, Jean-Claude rejoint finalement les radeaux.
La terre ferme, enfin ! Il est 7h du matin, température 28
degrés. Autour des naufragés, la mangrove, les palétuviers et déjà les
moustiques.
On est arrivé, c'est bon.
Il y a quand même 2-3 petites bêtes qui aiment beaucoup la chair blanche. Pas
trop accueillons le décor.
Quand on voit la faune, déjà c'est un peu marécageux.
On va faire avec.
Baissez les manches, les moustiques attaquent. Je crois qu'on commence à
réaliser là, depuis qu'on a fait ce naufrage, on commence à réaliser qu'on
est vraiment dans une aventure extraordinaire.
Mauvaise surprise, les insectes. Mais les 16 naufragés font face avec une
bonne humeur, un peu forcée peut-être.
7h30. Pour me rejoindre, les 16 volontaires ont devant eux une longue
marche à travers la mangrove et la forêt tropicale.
En tête de colonne, Catherine, cette Marseillaise de 43 ans, supportrice de l
'OM, aime prendre les choses en main.
J'aimerais avoir la capacité de ne jamais dormir pour pouvoir profiter à
fond de la caisse de plein de choses.
Son bas goût, sa bonne humeur, son caractère exubérant.
en font un leader naturel.
Rien ne me gêne, j'arrive à m'adapter à toutes les personnes et à toutes les
situations. Catherine a toujours quelque chose à faire et toujours quelque chose
à dire.
Rien ne manque à ma vie, j'ai tout ce qu'il faut pour être heureuse, donc je
le suis.
Je préfère faire le sauna que d'être bouffée par les moustiques.
Anti-moustique.
Qui vous a dit que ça marchait ? Grave problème, les moustiques. C'est à peine
soutenable. Au bord de la marfangeuse, trois femmes s'enduisent debout
malodorantes. Gaëlle, 27 ans, contre maître dans une usine de
conditionnement. C'est un caractère fort, une femme décidée.
Je vais me donner à fond pour y arriver.
Allez, allez ! Maman de deux enfants, elle vient d'Annecy.
Nathalie, 38 ans, elle vante et fabrique des piscines dans la Vienne.
450 euros hors taxe. Habile négociatrice, mère attentive.
Plus bourgeoise que bohème, elle aime s'amuser et séduire.
Je sais gérer les situations difficiles et mon sens commercial me permet de
discerner les différentes personnalités.
Et Marie, 21 ans, venue du Jura, championne de télémarque, une sorte de
ski à l'ancienne. On va faire le masque. Elle est esthéticienne, mais elle veut
se reconvertir dans une carrière médicale de kinésithérapeute. Je suis
sportive et j'ai des réserves. Alors comptez sur moi, j'irai jusqu'au bout.
J'aimerais bien me faire des salires, c'est ça le problème.
La marée basse a laissé place à la boue. Karine, 24 ans.
Être soignante en Haute-Savoie, s'attendait à des galères, mais sans
doute pas si vite.
Ce qui va vraiment me manquer, c'est mes amis.
Pas certain que ses ongles manucurés résistent longtemps au piège de la
mangrove.
Je ne pensais pas qu'il y avait de l'arrêtage comme ça.
Attention aux branches.
Quand vous allez à la selle, si vous n'avez pas de papier, ça peut servir de
papier. Mais vérifiez quand même s'il n'y a pas de petites fourmis rouges.
Parce qu'après, bonjour maman, bonjour.
Et ça, s'il pleut, il y a l'eau qui coule.
L'eau de nuit qui coule comme ça.
Voilà, ça c'est le gouttière.
Estelle est sous le charme de Jean-Claude le baroudeur. Elle, c'est
plutôt bain de mousse et balade en amoureux au bord de la mer.
J'ai 33 ans, je suis boulangère. Cette jeune maman trentenaire aimerait bien
changer le cours tranquille de sa vie sur les plages des Landes.
J'irai au bout de moi-même pour relever tous les défis, même les plus
difficiles. Et ça, c'est l'arbre à pain.
Jean-Claude le savant doyen est décidément bien entouré.
Émilie est comme fascinée.
24 ans, conseillère en assurance dans l'ISEE.
Elle est aussi mannequin, mais ce qu'elle préfère, c'est s'occuper de son
petit garçon, Yoris.
Gaëlle, comme
la plupart des 16 naufragés, n'a jamais vu de banane ailleurs que dans les
rayons des supermarchés. Ici, au cœur de la jungle, elles sont vertes.
Étonnant, mais Mika n'hésite pas à goûter.
Entreprenant, bricoleur, cet ébéniste de 32 ans, récent papa, est capable de
construire une maison de la cave au grenier. J'ai tout fait, tout seul,
comme un grand. Un atout dans la survie pour cet habitant de la région
parisienne.
Sévère attaque de guêpe et première imprudence grossière des hommes. La
forêt tropicale n'est pas un verger fleuri.
Nico en fait la piquante expérience.
26 ans, grand sportif puisqu'il en a même fait son métier. Je suis agent
commercial dans le sport.
Il n'est pas très branché nature.
Il devra apprendre pour survivre. Je pars pour ça. Je pars pour vivre quelque
chose de complètement différent et de quitter le confort.
C'est la moralité de l'histoire. Ne pas essayer de choper des bananes.
Regarde, il y en a plein encore là. Oui, il y en a plein.
Elles vont mûrir.
Allez, on prend un régime. Le dénicheur de guêpes, c'est Nicolas. À 42 ans, on l
'aurait cru plus avisé.
Je m'appelle Nicolas, j'ai 42 ans et je suis éducateur de tennis.
Mais cet éternel jeune homme n'est pas du genre prudent, voiture puissante,
bateau rapide, le playboy du gros du roi, aime le luxe et la vie facile. Même
à 40 ans, j'ai toujours dans mon esprit un esprit de gamin et je n'ai pas envie
de changer.
Ludovic, 28 ans, patauge dans la boue. D'habitude, il porte une tenue stérile
pour faire des fromages près de Montbéliard.
J'attaque le troisième bourrelet. Normalement, on va arriver sur la plage.
Je n'ai plus de bourrelet.
Sébastien a envie de perdre du poids.
Mais pour maigrir, il faudra rester longtemps.
Un challenge pour ce jeune chef d'entreprise, un trentenaire plus
habitué à donner des ordres qu'à en recevoir. Je vais me confronter seul aux
éléments et aux autres.
Il va être servi au-delà même de ses espérances. Ce qui l'attend au bout de
la rivière Saumâtre, il ne l'oubliera pas de si tôt. Il est 9h30.
Dans quelques instants, les 16 naufragés vont arriver devant moi.
Bonjour à tous. Allez, on sort de la rivière. Venez me rejoindre. Dépêchez
-vous.
Avancez en direction du feu.
C'est parti à 100 à l'heure, ça c'est sûr.
C'est dur, mais ça va être beaucoup plus dur.
Ça va être très très dur tout au long de cette aventure.
Donc c'est pas le moment de flancher.
Il y a le décalage horaire, il y a les conditions climatiques, il y a le
voyage.
Mais c'est maintenant qu'il faut être à 100%. Jusqu'à présent, vous êtes tous
ensemble, mais ça c'est terminé.
Ceux qui ont moins de 31 ans, vous mettez sur ma gauche.
Les autres, sur ma droite.
Voilà, les équipes sont constituées, vous l'avez constaté.
C'est un choc de génération.
Les seniors face aux juniors, la revanche avec en perspective encore une
lutte acharnée.
Du côté des juniors, la jeunesse, la force, la fraîcheur. Du côté des
seniors, l'expérience, la maturité, à moins que ce ne soit l'inverse.
Les seniors, à partir de maintenant, vous êtes rouges et vous formez la
tribu. des Mossos.
Les juniors, vous formez la tribu des Tannas et vous êtes jaunes.
Voilà désormais, les jaunes, les rouges, vous êtes adversaires.
Le duel peut commencer. Il n'y aura pas de round d'observation.
Le premier affrontement, c'est tout de suite avec la première épreuve. Et
croyez-moi à la clé, la plus belle des récompenses, surtout dans cette région,
surtout avec ce climat, c'est le feu.
C'est ce qu'il y a de plus précieux dans votre aventure.
Une seule solution, il faut gagner l'épreuve. Il va falloir au bout de
cette rivière atteindre deux cordes verticales.
A ce niveau-là, vous allez devoir rester accrochés, toute l'équipe sur la corde,
au moins 5 secondes.
Et sachez que l'équipe qui perdra repartira sans le feu.
Allez vous mettre en place.
Attention, 3, 2, 1, go !
Et pour bien commencer, rien de tel qu'un bon parcours dans la jungle, semé
de pièges et d'embûches comme il se doit.
Les trois garçons les plus jeunes sont en tête, suivis de tous les autres
hommes. Les filles, en groupe, ferment la marche.
Mais l'épreuve se joue en équipe. Chaque équipe doit franchir les obstacles au
complet.
Première grosse difficulté du parcours, elle est aquatique. Il faut passer en
apnée sous l'obstacle pour pouvoir entrer dans la cage.
Catherine est épuisée et l'apnée n'est pas son point fort.
Pourtant, il faut passer sous peine de faire disqualifier toute son équipe.
C'est laborieux, mais Catherine passe au courage.
Mais les seniors ont perdu beaucoup de temps. Les jeunes sont déjà en haut du
mât et détachent le fagnon de leur tribu qu'il faut faire coulisser sur la corde
jusqu'à l'arrivée.
Les jeunes vont grand train et sont déjà sur l'obstacle suivant. Les seniors
attendent car Catherine doit maintenant se hisser jusqu'au sommet de la cage.
Encore un effort intense, mais pas question pour elle de renoncer.
Les jeunes sont devant une difficulté inattendue. Sur l'obstacle suivant, la
corde est enroulée sur elle-même. Faire coulisser la boucle du fagnon demande de
la précision et du doigté. Les juniors perdent là un temps précieux. Les
seniors sont à leur tour confrontés à la même difficulté.
Contre toute attente, les seniors ont repris l'avantage.
Le calme d'Alain et de Jean-Claude a eu raison de la précipitation des juniors.
Mais le plus dur reste à faire, grimper au complet sur la corde d'arrivée.
Le moment de vérité est venu. C'est sur cette corde à nœuds que se gagne ou se
perd l'épreuve. La règle est toute simple.
La première équipe qui tient 5 secondes au complet sur sa corde remporte la
victoire.
Exercice simple en apparence, mais fragile équilibre. Les jeunes sont mal
organisés. Karine est envoyée par le fond dès sa première tentative.
Les Rouges, en revanche, sont tout près du but. Ils sont 6 sur la corde, ne
manquent que Catherine et Alain, les gabarits les plus imposants.
Mains écrasées, épaules meurtries, visage endolori, tous les moyens sont
bons pour hisser des fesses anonymes et se maintenir en suspension.
Mais le temps joue contre les naufragés.
La chute collective est le résultat fatal de leurs efforts désordonnés.
Déjà 5 vaines tentatives, il est évident que la fatigue générale et le stress ne
permettront pas à l'une des tribus de l'emporter sur l'autre.
Ok, les rouges, les jaunes, venez me rejoindre.
Bon,
pour une première épreuve, ça aurait pu être meilleur, ça aurait pu être mieux.
Manque de cohésion, manque d'esprit d'équipe, incontestablement, c'était
tout à fait réalisable.
Mais vous savez que dans Koh Lanta, il n'y a jamais de match nul.
Il y a quoi qu'il arrive, une équipe, soit vous les jeunes, soit vous les
seniors, qui va repartir avec le feu.
Vous allez choisir dans chacune de vos équipes.
celui qui vous paraît le plus performant pour une course de vitesse.
Toujours sur les cordes, un rouge, un jaune. Le premier qui touche sa couleur
au-dessus de la corde remporte l'épreuve pour son équipe.
A vous de choisir chez les rouges, à vous de choisir chez les jaunes.
Chez vous, les juniors, qui est votre champion ? François David.
François David.
François David est donc le champion des juniors. À 21 ans, ce jeune garçon
célibataire est escrimeur.
Penses-tu pas pour de bon ? Les lames sont émoussées et ne sont pas guisées.
Sinon, je n'aurais plus de main.
Mais il lui faudra trouver d'autres bottes secrètes pour faire de la jungle
son royaume.
Je pourrais me rendre utile parce que je suis volontaire, de toute manière.
Je ne suis pas du genre à rester dans mon coin, à ne rien faire.
Chez les seigneurs ? Qui sera son adversaire ? Alain. En face de lui, près
d'un mètre quatre-vingt-dix, Alain, quarante-neuf ans, meunier, défend les
chances des seniors.
Taciturne est décidé, ce père de famille est le seul volontaire de la tribu des
vétérans. Droit dans mes bottes, rien ne peut me perturber.
Alain, François-David, c'est entre vous deux que va se jouer la première
victoire de ce collant à six.
Trois, deux, un.
Duel incertain, 6 mètres d'ascension pour départager les champions.
Bravo les jaunes.
Ça a été laborieux par équipe. Heureusement, vous disposez d'un sacré
athlète en la personne de François David qui vous permet de gagner cette première
épreuve. Et chose promise, chose due, vous allez pouvoir bénéficier du feu.
Mais le problème, c'est qu'il vous est impossible sur vos pirogues de partir
avec cette vasque.
Mais j'ai une solution à vous proposer.
Cette boîte d'allumettes.
Avec à l'intérieur...
deux allumettes.
Voilà la boîte. Et histoire de vous permettre d'avoir peut-être une chance
de plus pour allumer ce feu, voilà plusieurs allumettes.
Je vous demande d'en prendre une pour en avoir au total trois.
Les mosso, les tannas, il me reste une chose à
vous dire.
Bon courage.
Avec ou sans le feu, il faut maintenant que juniors et seniors rejoignent leur
campement respectif, en pirogue bien sûr, et guidés dans le lagon par deux
pêcheurs mélanésiens.
Les jaunes sont bien organisés, ils prennent le large assez rapidement. Les
seniors, en revanche, connaissent quelques difficultés.
Pendant que les seniors coulent, les jeunes sont en vue de leur plage. Tana,
c'est là, sur ces quelques dizaines de mètres de sable blond, qu'ils vont s
'installer. Pour le meilleur et sans doute pour le pire.
Allez, on est arrivé.
On est chez nous.
On est chez nous.
Ça,
c'est bon, ça.
Sympa. C'est quoi, là-dedans ? C'est la carte de vie. C'est nous, c'est les
panneaux. À le point d'oeil.
C'est un point à 28 pannes nord-ouest. C'est ça, un point d'eau.
À 28 pannes à partir du sud ? Non, c'est comme ça.
Regarde, t'es d'accord que la plage est dans ce sens-là ? Si on est là, c'est
là.
Nord-ouest, normalement, c'est ce sens-là. Je pense qu'il est dans cette
zone-là.
Super. Là, nous, ça, c'est la plage. Là, on était des cailloux.
Au départ, j'ai eu très peur parce que les priorités, pour moi, c'était trouver
l'eau et faire le feu.
Mais il y a eu un gros, gros, gros capouillage dès le début.
Et je me suis dit, c'est pas vrai.
Donc je suis tombé. Arrivée un peu chaotique pour les jeunes.
La confusion règne et ils agissent en ordre dispersé.
De leur côté, les seniors voient enfin la côte. C'est sur ce rivage coupé du
monde qu'ils vont devoir survivre.
Quelques centaines de mètres de sable adossés à une forêt dense.
En face, le grand larme.
C'est bon.
On est arrivés, c'est ce qu'on voulait.
Carte en main, ils découvrent rapidement les quelques accessoires de survie. On a
trouvé l'eau, c'est là.
Même si on mange pas, on aura de quoi boire.
On a l'eau.
Ah, des gourdes pour remplir l'eau.
Et là, il y a l'eau ? Ça, c'est le coffre, c'est pas le point d'eau. Le
point d'eau, il est dans l'eau ? Non, le point d'eau, c'est pas sur les lettres
là-bas.
Non, quand même. Il est en plein dans la mer.
Oui, il est dans la mer.
Regarde.
Petit Thilet et Grand Thilet. Notre point d'eau, il est sur le Grand Thilet.
Il est à la pointe là-bas. Mais c'est d'y aller.
Première difficulté, un bras de mer à traverser.
Cette expédition vers le point d'eau est l'occasion pour Mika et Jean-Claude d
'apercevoir les fonds marins du campement.
Pas mal de poissons, mais difficile à prendre à main nue.
Bon, elle est là, normalement. Ouais.
Bon, elle est là, la mêlée, ouais.
Yopi ! Yes ! Comme des canots.
Faut pas gaspiller parce que c'est pas l'eau courante.
D'une dernière, il va falloir faire une traversée à chaque fois. Bon, si on peut
éviter les aéretours, ce sera pas mal.
On manque plus que le feu.
Demain, on met le chauffage central.
Non, c'est bien. Pour le moment, on aura de l'eau ce soir.
Et on est très contents de l'avoir trouvée.
Ouais, c'est réglé. Les rouges !
ont trouvé leur réserve d'eau potable, pas plus de 5 litres par jour et par
personne.
Les jeunes ne peuvent pas en dire autant, mais ils se débrouillent pas
mal, puisqu'ils ont déjà en main le matériel de survie de base. Bien peu de
choses en vérité, une machette, une marmite, un kit d'appel d'urgence, à n
'ouvrir qu'en cas de danger ou de blessure grave.
C'est super ça ! Une pharmacie sommaire et 5 kilos de riz, c'est tout et ils
vont devoir tenir avec cela pendant 40 jours.
On s'organise là, qui fait quoi ? La priorité pour aujourd'hui, notre premier
jour de naufrage, ça va être s'abriter pour pouvoir fabriquer un abri pour
pouvoir dormir.
D'utiliser le mur comme soutien.
On dort de là jusque là. Et tu fermes tout le dessus.
La cabane, ils voulaient déjà faire une cabane de 70 mètres carrés.
Vous avez vu l'heure qu'il est. On n'a pas de feu, on n'a pas d'eau.
Ils voulaient lancer dans une fabrication de cabane de 70 mètres
carrés. On ne sait pas ce qu'il y a. Moi, ce qui serait bien, c'est de faire
juste un petit truc pour construire la vérité.
Nous, on va chercher du bois sec.
Et vous, vous vous occupez de construire le truc.
Il y a la flotte, il y a le bois.
Ce qu'on va faire, c'est que...
Ils perdent du temps, on n'a toujours pas d'eau et ils sont en train de faire
une cabane, c'est n'importe quoi. Franchement, je pense qu'on peut se
priver d'eau la nuit, surtout qu'il ne fait pas chouette.
Il vaut mieux d'abord faire un abri et puis on ira chercher l'eau, je pense, ce
soir s'il fait encore jour, sinon demain matin si on n'a plus le temps.
Je pense que dans une heure, tout le monde va être déshydraté, tout le monde
va être HS, ils ne vont pas se rendre compte qu'ils ont besoin de boire.
Mais bon, je ne vais pas faire mon cher.
Je ne fais pas mon cher, mais bon. Là, on doit se faire notre abri.
Donc, allez, elle est morte.
C'est vrai, un abri est indispensable.
Depuis le début de la matinée, de violentes averses s'abattent sans
prévenir sur le campement. C'est ainsi sous les tropiques.
Mais les avis sont discordants dans la tribu.
Boire ou s'abriter, il faut choisir. D'autant que travailler donne soif.
Ils ont soif, donc on cherche l'eau.
Non, mais en fait, on change toujours d'avis.
On avait dit que l'eau, au début, on verrait demain, et d'un coup, il faut
chercher l'eau, donc on va chercher l'eau.
Moi, je suis sûre que c'est caché.
Quoi ? C'est caché sous des feuilles, c'est comme ça.
Elle est là, l'eau ? Ah,
cool ! Que l'eau fuit.
Et ouais, l'eau fuit.
Pas d'énervement.
Je suis très content d'avoir un petit peu d'eau.
Enfin de l'eau potable dans le camp des juniors et un abri pour l'instant assez
sommaire.
Chez les seniors, il pleut des halbardes. La question de la cabane est
vite réglée. Une petite grotte providentielle fera l'affaire. C'est un
peu bas de plafond, mais c'est étanche.
On a un lieu idéal. Après, on verra. De toute façon, même s'il s'arrête de
pleuvoir dans une demi-heure...
On n'aura pas le temps de faire une cabane digne de ce nom.
Les cabanitis, on va enlever tout ce qui est gros cailloux, etc.
pour ne pas que ça nous fasse trop mal.
Moi, j'ai envie d'une vraie cabane dans un autre endroit que j'ai repéré. J'ai
déjà tout repéré.
Après, le groupe est parti là-dessus.
Il n'y a pas de souci, ça ne me dérange pas, je m'adapte. Et puis, ça me paraît
quelque chose de bien pour le début.
C'est pour rendre plus confortable le coucher.
Ensuite,
on installe les feuilles de cocotier. J'en mets des draps en flanel et j'ai
pris des draps en satin aussi.
Si les dames veulent des draps en satin, je vais aller chercher des oreillers en
plume bientôt.
On n'a aucun confort. Ce n'est pas parce qu'on a mis trois bouts d'herbe dans une
grotte qu'on peut appeler ça du confort. Moi, ce n'est pas ma notion du confort.
Mais c'est vrai qu'on a fait le maximum de ce qu'on pouvait faire avec ce qu'on
a trouvé.
Voilà, c'est bon.
On va tous dormir dans la grotte. Sans feu et sous la pluie.
Pour les jaunes, la problématique est sensiblement différente.
Le feu, ils l'ont. Il leur suffit de craquer une allumette. Mais ce n'est pas
si simple.
Là, pour faire le feu grave, vite. Il pleut, les gars. On a trois allumettes.
Le feu, je ne le sens pas, moi.
Parce qu'avec la pluie, on a trois allumettes. C'est vachement sec.
Franchement, les réserves qu'on a pour tenir tout de suite.
Elles sont minables.
On a que 2-3 de l'allumette pour faire le feu et le bois n'est pas forcément
sec. Je pense que le feu, c'est quand même important.
Le feu et l'eau, je pense que c'est quand même qu'on ne peut pas le faire ce
soir. Il est l'heure pour en porter à demain ou dans 3 jours.
C'est vrai que ce serait dommage de ne pas craquer au moins une allumette.
Donc oui, on va le faire.
Vous arrivez à faire du feu ce soir et du vomier, vous êtes très fort.
On va essayer de faire un feu pour se réchauffer, pour garder la lumière et
pour essayer de faire 2-3 trucs à manger quand même.
Et moi, je vous dis que le feu ne va pas prendre... Qui dit qu'il est pour le feu
? Moi.
C'est clair. Un peu soir.
Un peu soir, ouais.
Pourquoi je dis pour le feu si on craque qu'une seule allumette ? Une seule
allumette. Mais attendez, on a 3 allumettes. Imaginez que les 3
allumettes, on pourra les garder à long terme.
On avait des allumettes, il y a eu un super moment de soleil, on frottait un
peu de paille, enfin de trucs pour les faire sécher.
Puis le feu, il partait, mais ils avaient la trouille.
Si on commence des choses et qu'on ne les finit pas, on n'y arrivera jamais.
Carine voit bien la faiblesse du groupe. Beaucoup de discussions et finalement
peu d'action. Mais une nouvelle averse vient contrarier les projets de feu et
de cabane.
Le soir tombe et rien n'est fait. Les jeunes se couchent sur la plage.
Donc on se retrouve dans le noir sur le sable.
Sans chaleur, c'est n'importe quoi.
Voir tous les atouts qu'on avait au jour d'aujourd'hui pour en arriver à une
situation comme ça, je trouve ça débile.
J'ai froid, j'ai les cheveux mouillés, mon pantalon mouillé, j'ai rien sous ma
veste, j'ai pas de chaussettes. C'est l'aventure.
Dans la nuit humide, la bonne humeur vire allègre. Vers 2h du matin, le froid
a raison des dernières réticences.
Fatigués et grelottants, les jeunes décident de tenter une allumette.
Ça n'a pas marché, donc...
Je l'ai dit, hein ! Donc nous n'avons pas de feu, nous
avons les vêtements trompés.
Vous reprenez une allumette ? Non, non.
Attends, mais tu l'as pété.
Dans la précipitation, les jeunes ont gâché une de leurs trois chances de
faire du feu.
C'est un échec complet là.
Ah non, mais je suis fou là.
Je suis fou.
La nuit noire baigne le campement. Il faut se coucher sans la lumière
rassurante du foyer.
Une première pour ces jeunes citadins.
Les seniors se sont pelotonnés au fond de leur grotte. Mais Mama est anxieuse
et son dos la fait souffrir.
J'ai très mal au dos. Ce matin, quand on est arrivé sur l'île, il fallait sauter.
Moi, j'ai trébuché et j'ai le dos qui a carrément claqué dans l'eau.
Après, on a fait un exercice sur les lianes et j'ai eu le dos qui a claqué.
Là, ce soir, j'ai très très mal. Je ne peux pas m'asseoir, je ne peux pas me
coucher.
Ma santé passe avant tout.
Je réfléchis, je n'arrête pas de me dire est-ce que tu continues et tu risques de
te faire très mal ou est-ce que si on te dit tu dois arrêter, tu te fais
remplacer. J'ai déjà le dos très fragile et je ne pensais pas que j'allais avoir
très mal à ce point-là.
Mais bon, j'attends, on va voir.
Maman ne va pas bien et sa détresse est en grande partie morale.
Après sa chute du matin, elle ne se plaignait de rien.
Le dos blessé peut-être. Ce qui est certain, c'est que Mama souffre. En
fait, à cet instant, Mama se trouve dans la pire des situations pour elle.
Elle est seule.
J'ai toujours besoin d'être entourée. J'ai toujours besoin d'avoir des gens
autour de moi.
Sinon, je suis malade.
Peut-être qu'elle a souvent déjà été seule dans le passé.
Et c'est pour ça que maintenant, il lui faut tout le temps de l'action, il lui
faut rencontrer les gens, il lui faut de l'adrénaline, il lui faut beaucoup de
choses. Mama ne veut plus être abandonnée.
Jamais. Je n'ai pas eu une enfance très agréable. J'ai été très mature très très
vite. Et en fait, j'ai l'impression de me rattraper maintenant.
Rudoyée par la vie, Mama a su très vite prendre son destin en main et le destin
l'a récompensée par l'entremise des sœurs des filles de la charité.
Au couvent où elle a grandi, elle a trouvé la paix, enfin, et aussi la foi.
Pour moi, c'est des choses que je ne peux pas oublier.
Elles ont été là, j'ai fait mon parcours avec elles et je leur dois beaucoup et
je leur serai reconnaissante toute ma vie, je pense.
Mama se dit catholique, par fidélité aux chères sœurs aujourd'hui disparues.
Mais sa foi est déconcertante, peu orthodoxe et très œcuménique. Mama est
une vraie mystique, sa foi n'a pas de frontières.
C'est comme des petits dieux qui sont autour de moi en fait.
Ou des petits anges qui me surveillent, qui sont là, qui savent ce qu'il y a à l
'extérieur, que je sais qu'on ne viendra pas me faire du mal.
C'est surtout ça.
Catholique, bouddhiste, celte, tous les cultes sont invités sur les étagères de
Mama. C'est dans son tempérament et c'est à l'image de sa vie. Dans le
centre de vacances qu'elle dirige, elle fait tout. Elle est partout, du soir au
matin. Carbure, qu'on mette la sauce, qu'on envoie la patate, que les chambres
soient terminées quand les prix arrivent.
Une véritable tornade, un cyclone débordant d'énergie. Telle est Mama dans
la lumière. Mais la fragilité de son enfance malmenée demeure au plus profond
d'elle-même et menace de la base.
Par rapport à Koh Lanta, dans ma tête actuellement, je me dis arrête. Parce
que si tu continues, tu vas vraiment te péter le dos pour de vrai.
Mama, épuisée comme ses compagnons, finit par trouver le sommeil.
Au petit matin, après une visite de contrôle du médecin qui ne constate rien
d'inquiétant, Mama retrouve le sourire et sa joie de vivre.
Quand on se retrouve dans un contexte totalement différent, on est totalement
coupé de tous les repères qui existaient avant.
Donc je pense que n'importe qui pourrait paniquer.
Et donc maman a paniqué, je pense.
En fait, je me suis fait peur toute seule. J'ai vu que j'avais mal au dos et
puis je me suis dit oui, ça doit être quelque chose de grave. J'avais vraiment
une douleur. Je ne peux pas dire que c'était une douleur psychologique parce
que ce n'est pas vrai.
Je la sentais, je veux dire. Mais là, il n'y a plus rien.
Ma maman est volontaire.
C'est vrai qu'elle se sent aujourd'hui un petit peu affaiblie au niveau
physique. Donc elle se dit, si physiquement je suis un fardeau pour
vous, ça ne va pas être évident.
J'ai cru comprendre que si ça devenait très handicapant, elle souhaitait
arrêter.
Moi j'ai eu pour ce qui me concerne une discussion claire avec elle en disant qu
'effectivement quand on a des coups de mou comme ça, il faut qu'on soit
complètement assuré que la personne n'aura pas d'autres coups de mou qui
peuvent mettre en danger la totalité de l'équipe. Catherine et Nathalie sont
venues me voir pour me dire qu'il fallait que je reste jusqu'au jeu et que
si on perdait ce jeu, elles voteraient pour moi. Soit on va jusqu'au bout, soit
on arrête, mais auquel cas on dit qu'on ne met pas en danger l'équipe.
Donc ils pensent que je vais partir et que l'avantage c'est qu'ils pourront
voter contre moi.
Tout bien, tout honneur, comme ça, ça retarde leur échéance à eux.
Non, je reste.
Les stratégies et les alliances se dessinent chez des seniors qui ne sont
pas enclins à pardonner les baisses de morale. Je suis toujours là et je
partirai pas.
Chez les plus jeunes, le gâchis nocturne de la première allumette a laissé des
traces. Ça sent la fleur de rose là.
Moi, déçu forcément, parce que c'est moi qui avais le rôle de craquer la lunette
et c'est moi qui ai échoué dans ce rôle-là.
Donc déçu.
Avant d'être déçu pour moi, déçu pour mes coéquipiers.
Parce que les filles avaient pas mal froid.
Ça aurait pu bien nous réchauffer, nous remonter le moral.
Déjà, on avait un bon moral parce qu'on a pu gagner hier.
Non, déjà, il faut faire l'effort. Si on passionnait comme ça, je pense qu'au
bout de la troisième...
C'est notre premier repas.
Je ne sais pas si c'est de la pâtonne, mais j'appelle ça comme ça.
Moi, je mange.
Et à table.
C'est là que cet après-midi, on a tous la chiasse.
Moi, je suis à deux d'autres. Moi, je prends mes clics, je me casse, j'en ai
marre, ça me saoule.
Je suis comme ça dans mon boulot.
Je suis leader, je fais ce que je veux.
J'ai de la chance, j'arrive à faire des choses qui ne sont pas trop mal. Je n'ai
pas la même mentalité qu'eux, en fait, je pense.
Ça va bien ? Salut Fredo, ça va bien ? Ça va, les machines ? Jeune chef d
'entreprise, déjà à trois centres de lavage auto à son nom, Sébastien n'est
pas bégueule. Il est patron, oui, mais il met la main à la pâte.
C'est vrai que je n'ai pas envie qu'on ait de moi l'image d'un patron qui est
derrière son comptoir, qui est là pour surveiller. Moi, je suis plutôt actif.
Je suis là pour travailler, pas pour les regarder travailler.
Milieu aisé, très aisé même.
Bonnes études.
Sébastien a de la chance et il le sait. Je suis conscient que j'ai de la chance.
Je touche du bois, mais quelque part, la chance, après, on la provoque. On fait
sa vie. Chacun fait sa vie. Quand il nous a dit qu'il s'était inscrit, moi,
je dis, lui, il va, je suis sûre. Il a gagné.
Oh non, non, non.
Bien sûr.
La chance, Sébastien sait la saisir quand elle est à sa portée. 30 ans, 3
ans de mariage et déjà un petit garçon, Raphaël.
Sébastien est obstiné et constant dans l'effort. Il a assez confiance en lui et
il sait très bien ce qu'il veut.
Et quand il veut quelque chose, personne ne peut lui en faire démordre.
Il va toujours au bout de ce qu'il veut.
Sébastien a définitivement laissé tomber le costume cravate de son milieu et pas
question de se laisser gagner par l'embonpoint.
Des efforts, toujours des efforts.
Ça va fondre.
Sébastien est très bon nageur, c'est un atout dans l'aventure. Mais surtout, il
sait encaisser et ne pas laisser paraître ses sentiments.
Il est très franc.
S'il y a quelque chose qui ne lui plaît pas, il le dit. Il emmagasine quand même
beaucoup, mais il n'explose qu'à la fin quand il ne peut plus.
C'est tout, c'est vrai. Pourra-t-il prendre sur lui assez longtemps pour s
'imposer comme leader ? L'aventure va lui sembler longue.
Moi, je pense qu'il faut qu'il y ait quelqu'un qui prenne des décisions parce
que sinon on peut...
On fait un peu de tout et n'importe quoi, on commence tout, on finit rien et
c'est le bordel.
On ne sait pas s'il va pleuvoir, moi je doute tant qu'il ne pleut pas, il faut
essayer de faire du feu.
On va s'y employer.
On va chercher maintenant.
Et ça se trouve, dans deux heures, il pleut. Mais ça se trouve, dans deux
heures, il y a un grand soleil qui va sécher.
On va faire la cabane et le feu.
C'est bon, elle est cassée.
Il faut prendre les brindilles les plus sèches.
J'espère que celle-là, elle va partir en lambeaux.
Allez, vas-y.
Un gros coup sec. Comme ça, j'essaie comme ça ou quoi ? Prendra, prendra pas,
instant crucial.
François David a entre les mains l'avenir de la tribu des juniors.
Les tannas vont-ils manger chaud ? Réponse dans quelques instants.
Un gros coup sec. Comme ça, j'essaie comme ça ou quoi ? Un gros coup sec. Ça
marche pas.
Il n'y a même pas le petit... Il n'y a même pas le bruit.
Il n'y a même pas la... Regarde les lunettes.
Le truc, c'est qu'en fait... Ça se décolle.
Le souffle est carrément mou.
On le frotte et il se décolle.
Hier, on a eu le même truc qu'hier. C'est pire qu'hier.
Elles ont bouffé l'humidité toute la nuit. Les deux allumettes, ce n'était
pas une question de volonté ou quoi que ce soit. Ce n'était pas une question de
technique. Chacun s'est allumé une allumette.
Le soufre était complètement détaché de la tige. On n'avait vraiment pas l
'allumée. La dernière, on la met au soleil. On attend vraiment qu'il y ait
des bonnes conditions et puis on l'attend.
Là, on en a bouffé une de nuit.
Moi, j'ai les doigts de coco.
On a fait les touristes.
Trop de précipitations chez les juniors. Ils ne peuvent s'en prendre qu'à eux
-mêmes. Car faire du feu avec des allumettes est à la portée de tous.
Les seigneurs sur Mossos n'ont pas cette chance.
Ils frottent sans relâche des bouts de bois depuis près de 24 heures.
T'as pas la sensation que tu ressembles à un pivert ?
Ça a pas l'air évident quand même.
Le feu je crois que c'est quand même assez vital pour nous, à tous les
niveaux. Une fois qu'on a le feu après c'est bon.
Le moral va remonter, tout le monde va être au maximum après.
Il faut qu'on le sorte, ça fait que c'est vital pour nous.
On est quoi ? Il faut y croire.
Je paye le resto à celui de mes équipiers qui arrivera à faire du... On
va y arriver.
Ça, on fait une bonne bouffe, on rigole.
Mais quand on rentrera, parce qu'ici, le resto, on a cherché, on n'en a pas
trouvé. Putain, regarde comme ça fume vite.
On est d'accord, les gars. Putain, on va se faire ce mot qui te dit.
On va manger au resto. Qu'est-ce que tu veux ? Qu'est-ce que tu choisis ? Une
côte de bœuf ou une spaghetti bolognaise ? C'est la première boîte, mais on fait
quand même autant de fumée.
Allez.
Dans les conditions d'humidité qui règnent sur le Vanuatu en ce moment, il
faudrait un miracle pour voir une flamme jaillir de cette façon. Les seniors ont
donc recours aux expédients culinaires les moins digestes.
On a fait tremper le riz. Donc en fait, il n'est pas cuit, mais il est mangeable
parce qu'il a vraiment ramolli. Il s'est quand même ramolli comme s'il avait
cuit, mais pas assez cuit.
Et c'est très bon. De toute façon, quand on n'a rien à manger, ça cale bien.
Quand je le finis, maintenant, je l'ai dans la main.
C'est juste que c'est à l'eau froide un petit peu. On dirait que tu sais quand
tu fais le riz à la maison, que tu le laisses dans l'assiette. C'est vraiment
pas extraordinaire.
Il manque un peu de sel. Il manque un peu de sel.
Écoute, franchement, c'est dégueulasse.
C'est bon.
Si Robinson avait ça à l'époque, il serait content.
J'espère qu'on va réussir à faire du feu.
Au moins, on pourrait faire cuire quelque chose.
Il faut impérativement qu'on fasse le feu.
Pendant que les seigneurs dansent devant la marmite, L'emploi du temps des
juniors laisse curieusement une grande place aux loisirs.
Normalement, il y a du feu ce soir. Vous êtes motivés là-haut. Vous avez fait la
danse de l'appel du feu.
Le feu va être là.
De toute façon, même si par malheur, on n'a pas le feu, au moins, on a un toit.
On a fait la fumée, il n'y a pas de fumée. Sans feu ! Il y a une bonne
ambiance, c'est très jovial.
Ce qui me fait peur, c'est que c'est vrai qu'on peut rester jovial pendant
des... Mais bon, il faut quand même penser au bien-être et à la survie, en
gros.
On rit et on s'amuse chez les jeunes, c'est normal.
Mais dans l'aventure, ils risquent de payer cher ce comportement de cigale.
Le manque de nourriture commence à produire ses effets.
Pour l'instant, c'est clair que notre équipe, on foire plus ou moins quand
même. Parce qu'on n'a pas mangé, on n'a pas le feu, on avait gagné.
Le seul truc, c'est qu'on veut faire trop vite ces choses.
On fait trop dans la précipitation.
On ne se ménage pas du tout.
Regarde, Nico, il est fatigué.
Je pense que j'ai un peu de vertige. Je ne suis pas en forme.
Hier, j'avais vraiment la pêche. Je suis vraiment dans un état bizarre. Si on ne
se restaure pas, toute l'équipe, la fatigue va venir pour tout le monde.
Ce n'est pas très bon.
Il faut qu'on se soutienne encore plus.
Parce que là, on se soutient vraiment bien. Et qu'on se dise, stop, on a
besoin de reposer la machine.
Nico, HS.
Les autres, bien fatigués.
Faiblesse de mauvais augure pour les juniors. L'épreuve d'immunité est
annoncée. Ils vont avoir besoin de toutes leurs forces s'ils veulent
triompher.
Le feu qui te brûle et celui qui te chauffera.
On va peut-être avoir du feu ce soir ? Peut-être.
Du coup, on a un message.
Le feu qui te brûle et celui qui te chauffera.
Je ne suis pas bien du tout, mais si on n'a pas le choix, on va partir.
Je me trouve actuellement sur l'île de l'Elepa et j'attends les aventuriers d
'une minute à l'autre. Au loin, derrière moi, le volcan Marao, l'un des
innombrables cratères de cet archipel du Vanuatu.
Paradoxe de cette région volcanique, la fertilité des terres en période calme et
le danger, la désolation lors des éruptions.
Voilà sans doute pourquoi sur ces petits îlots, le futur des habitants s'inscrit
en pointillé. Et c'est un peu la même chose pour les aventuriers de Koh Lanta
qui redoutent l'élimination chaque jour.
Aujourd'hui, ils vont vivre leur première épreuve d'immunité, malheur aux
vaincus qui devront éliminer l'un des leurs. C'est la règle de Koh Lanta et
personne ne peut y échapper.
Bonjour à tous.
Vous venez de vivre votre première nuit et je sais que ce n'est pas facile, d
'autant que vous n'êtes pour l'instant que des apprentis aventuriers.
Aujourd'hui, place à votre première épreuve d'immunité. L'enjeu est énorme.
Nous saurons ce soir laquelle de vos deux tribus affrontera en premier le
conseil. En effet, l'équipe qui perd devra éliminer l'un de ses membres dans
moins de 24 heures.
Exceptionnellement, j'ai décidé de rajouter à l'enjeu une récompense de
taille. Si vous gagnez, vous restez au complet et en plus, vous repartez avec
le feu.
Pour vous départager une épreuve périlleuse, à l'issue d'un long
parcours, votre mission, embraser la vasque à vos couleurs qui se trouve ici,
sur la ligne d'arrivée.
Celle qui prend feu en premier désigne le vainqueur. Allez vous mettre en
place.
Attention ! 3, 2, 1...
Trois phases dans cette épreuve. Les brancards d'abord. Ils seront
indispensables pour transporter le pesant radeau.
Les
jeunes
sont les premiers dans l'eau, mais les seniors ne sont pas loin.
A chaque équipe son radeau, il est maintenu en place par un corps mort.
Il faut défaire le nœud pour le détacher. Mais il faut mettre la tête
sous l'eau. Pour les seniors, c'est déjà une véritable difficulté.
Un jeu d'enfants pour les jeunes. La tribu dispose de deux très bons nageurs,
Nico et Sébastien.
Les seniors, les rouges, sont comme cloués sur place.
Personne ne plonge et personne ne semble vouloir y aller.
Les jeunes prennent déjà pied sur le rivage. La victoire semble à la portée
des jaunes.
Premier obstacle sur le parcours des juniors.
Ils ralentissent, mais les seniors sont très loin derrière.
Ils sortent à peine de l'eau.
Un obstacle d'avance pour les jeunes. Les rouges ne baissent pas pour autant
les bras. Ils sont vaillants et opiniâtres dans l'effort.
Dans le parcours terrestre, plusieurs centaines de mètres en forêt, les
jeunes sont confiants. Ils pensent que leur confortable avance les met à l'abri
d'un retour des seniors.
Mais les seniors se sont mis en route.
Ils s'organisent puissamment et allongent la foulée. Ils sont loin, mais
ils courent. Jamais battus, c'est le mot d'ordre chez les roues.
Arrivez relax sur le dernier obstacle. Il faut creuser pour faire passer le
radeau de feu.
A cet instant, les rouges n'ont plus que 55 secondes de retard sur les jaunes.
Les jeunes ont creusé pour les seniors qui utilisent le passage déjà déblayé et
rattrapent par conséquent leur retard.
C'est l'allée des flambeaux,
la plus question de stratégie. Il faut courir et allumer les huit flambeaux de
la tribu.
Ultime étape, les tribus sont au coude à coude. Celle qui gagne est celle qui
allume sa vasque la première. Mais ce n'est pas si simple. Pour allumer la
flamme, il faut hisser un lourd bio muni d'un flambeau jusqu'au sommet de la
tour. Encore de violents efforts en perspective.
Au tiré de corde, l'organisation des seigneurs fait merveille. Le bio monte
inexorablement.
Dites-moi les juniors, vous aviez de l'avance ? Et c'est sur la dernière
partie de cette épreuve que vous perdez. Qui dit défaite, dit conseil.
Et qui dit conseil, dit élimination d'un membre de votre tribu.
Je vous laisse maintenant le temps de méditer, de préparer ce conseil.
Bon retour sur Tana.
Ils l'ont joué plus malin, on a creusé à leur place, ils sont venus derrière, ils
ont assumé, ils ont mis les torches derrière plus rapidement que nous, puis
après ils avaient plus de jus. On garde le moral, d'accord ? C'est le jeu, ils l
'ont joué fin, c'est la règle.
On a très bien joué, tout le monde sait, on a un moral de béton, mais voilà, il y
en a un qui se bat, c'est tout, et on est déçus parce que...
Bonne nouvelle, 3,9 kg.
C'est un garçon qui coffre total pour les rouges.
On a été malins sur la fin, parce qu'on aurait pu pousser, on aurait pu être
plus rapide, mais on aurait été contraints de commencer à creuser. Et on
s'était dit, c'est pas la peine de courir, économisons nos forces, parce qu
'ils vont faire le trou, on passera derrière.
Et ils n'ont pas réfléchi.
Et nous, on a réfléchi.
C'est bien entendu la joie qui domine chez les seniors. Cette victoire
inespérée leur évite le conseil, ce qui est crucial, mais aussi elle leur
procure le feu, l'élément de confort le plus précieux dans l'aventure.
Il ne faut pas se louper.
Heureusement qu'on avait ces petits brindilles.
Les seniors se couchent paisiblement.
Le feu a pris.
Sur le camp des juniors, on est plutôt morose et l'on se couche dans le noir.
Une nouvelle fois, le ventre vide.
On va manger des noix de coco.
Juste histoire de reprendre les pâtes.
Et on va au dodo tout de suite.
Le plus dur, c'est de se dire que c'est la dernière soirée tout ensemble.
Parce qu'on est un super groupe et ce soir, même demain, même demain soir, je
ne sais même pas pour qui j'irai voter.
Il y a une belle osmose dans l'équipe et puis j'espère que ça ne mettra pas un...
Je me partage à notre équipe en sachant qu'il y a un bon maillon qui part.
Je pense que j'ai de très grandes chances de partir demain.
Ça a été rapide, court, mais intense.
En tout cas, je me suis donné à fond. Je n'ai rien à regretter. Je ne suis pas
encore parti.
Je ne peux pas savoir si c'est moi qui vais partir ou pas.
Je ne peux pas savoir si un tel ou une autre personne va partir.
Pour l'instant, je ne sais pas.
Pour l'instant, je ne préfère pas y penser.
Dès le lever du soleil, bien sûr, la nécessité de faire du feu s'impose. Les
juniors ont encore une allumette, encore une chance et une seule de manger chaud
avant le conseil.
C'est le dernier recours. On va tenter.
Il y a un petit flip là.
On sait d'avance que le souffle ne tient pas sur l'allumette.
Mais bon, il faut y croire quand même.
Si tu n'y crois pas, de toute façon, ça ne partira pas de sûr.
Non, mais excuse-moi, c'est une allumette du soufre. Tu y crois ou pas ?
Si c'est mouillé, c'est parce que tu veux croire qu'elle a séché.
Ah oui, c'est clair.
Gaëlle, je te promets, je n'arrive pas à faire le feu et l'allumette. Tout l
'après-midi, je passe avec le bois.
Je l'ai promis à ma femme que j'allais faire le feu.
Je te dis, une fois qu'on aura le carton d'allumée, on va le poser ici dans le
foyer où il y a le petit trou et espérons que ça fonctionne.
Mais maintenant, il faut y aller.
Mettez-vous devant, mettez-vous devant, mettez-vous devant. Préparez des petites
brindilles, préparez des petites brindilles.
Ça s'allume, donc grosse satisfaction quand on sent tout le groupe, tous
solidaires derrière, à venir derrière le feu, bien protégés du vent, les gens
amener les petites brindilles.
Vraiment motivés, ils se sont dit qu'il y a une étape de passé. Le feu des
barques, c'est super. Que des petites brindilles pour l'instant, on va donner.
Attention, attention.
Ça va partir.
Yes, yes, yes, je crois que c'est bon là.
Doucement, on ne l'étouffe pas, on ne l'étouffe pas.
Ça l'étouffe, ça l'étouffe.
Soufflez-moi.
Enlève la coco.
Il faut de la paille de coco peut-être, non ? Tiens, prends ça, prends ça,
prends ça.
Pas ça.
Prends ça aussi.
T'es sûr ? Tiens, fais avec ça.
Il va l'éteindre.
Mais non, ça fait pansement.
C'est marqué, c'est inflammable.
Et puis le feu n'a pas marché.
Et du coup, ce fut un bel échec. On a fait un peu trop les quais que je
trouve. Aïe, aïe, aïe.
J'ai eu de l'espoir.
Puis après, l'espoir s'est déteint en même temps que le coup.
On a fait trop les cakes, ça nous apprend pas. On est débiles les gars,
franchement. C'est super humide.
On s'en fout, on mangera des coquillages crus.
Le dernier espoir des jeunes de manger chaud s'envole avec la fumée de leur feu
éphémère.
Du côté des seniors, c'est une matinée glorieuse, petit déjeuner en
perspective.
Et voilà.
Aujourd'hui au menu, on va se faire une grande gamelle de riz avec deux cocos,
de la bonne banane, des petits bigorneaux et quelques bernards d
'herbes. Impeccable. On est vraiment très contents aujourd'hui, en plus il
fait très beau.
On s'entend tous très très bien et je suis vraiment très soulagée de ne pas
avoir allé au conseil.
Voilà, le festin, on va se régaler. À table !
Le fait de servir le premier repas chou à tout le monde, c'est effectivement un
énorme plaisir.
En plus, on a préparé ça avec amour.
Merci.
Merci.
Ça va, je pense qu'au bout du troisième jour, on n'a vraiment pas à se plaindre.
Au menu des mosso, riz et fruits de mer.
Mais le Bernard Lhermitte mérite-t-il l'appellation de fruits de mer ?
Ce petit crustacé des capodes, appelé aussi pagure, a pour caractéristique
principale la mollesse de son abdomen, abdomen qu'il protège en faisant son
logis des coquilles de gastéropodes, des coquillages spiralés ou des escargots.
Le Bernard l'ermite est aussi à l'aise sur terre que dans l'eau et il est
particulièrement abondant au Vanuatu. Il mesure au plus une dizaine de
centimètres et on ne rapporte pas de cas d'attaque spontanée de Bernard l'ermite
sur l'homme.
Mais peut-être ne faut-il pas lui casser les pieds, qu'il a très nombreux.
Il faut écarter quand c'est comme ça.
Il m'a chopé ce patin.
Il faut bien que ça rentre. Tu dis si ça te fait mal, mais il faut que ça rentre.
Si ça ne te fait pas mal, que ce ne soit pas vénimeux.
Sinon, je ne l'aurais pas pris à peine.
Tu m'as fait une peur en criant.
J'ai attrapé un Bernard Larmitte et puis j'ai relâché un petit peu la tension.
Et puis voilà, il m'a chopé la main. Mais bon, il ne lâchait pas. On était
obligé de lui écarter la pince avec la machette.
Donc je vais le manger.
Que le message passe à tous les autres Bernard Lhermitte de Lille.
Ah ouais, t'es mal. Ah ouais, mais fallait pas, tu vois, tout à l'heure.
T'as pas les bouts de tes lames.
Donc là, tu te sens tout de suite beaucoup moins protégé quand même.
Mets-lui un coup de latte.
Un coup de boule.
Regarde le plaisir aussi.
Vengeance est faite sur Mosso. L'audacieux crustacé a été châtié. Mais
le Bernard Lhermitte du Vanuatu possède les qualités de cette terre rude.
A l'instar des peuples mélanésiens qui s'illustrent dans le rugby mondial, il n
'est jamais battu. Il va sortir, il va sortir.
J'en peux d'un coup, d'un coup.
Ah pétard ! On l'a défoncé quoi.
Sérieux ? Tu te fous de moi ou quoi ? Non, non.
C'est hallucinant mec. On l'a sectionné mais laisse tomber quoi.
Putain mais ça a une puissance que ça l'a pris.
Il y a même des oeufs, regardez, avec les oeufs. C'est quoi, on peut tout
manger juste ? Alors ? C'est à goûter une crevette ? Une crevette crue. Ouais,
une crevette crue.
A manger crue comme ça, dans un ornith, c'est pas super, super bon, quoi. Ah, il
y a des oeufs ! Mais ça, c'est excellent, ça ! Vas-y, mange-le ! Avec
les oeufs, avec les oeufs ! Sérieux, j'ai trop la... Vas-y, vas-y, vas-y.
Voilà.
Je l'ai mangé avec une gorgée d'oeufs derrière, mais...
Là, j'arrive à cette saturation du cru. J'ai envie de vomir.
Mangez-le avec la tête. Dans la tête, il y a plein de trucs.
C'est pas si dégueu que ça. C'est pas mal.
Moi, je ne me dérange pas.
Après,
les gros, je ne sais pas si je vais pouvoir les manger. Mais en tout cas,
les petits, ça va.
Oh,
merde ! Excuse-moi, mon gros.
Ça nous fait au moins quelque chose à manger.
Mon estomac, il pourra.
Il pourra fonctionner un petit peu plutôt que de rien avoir.
Ce matin, ce qu'on va faire, c'est qu'on va aller se promener. On va chercher de
la bouffe dans la jungle.
Nous, hommes, aller chercher, manger.
On s'attendait à ce qu'il y ait un peu plus d'arbres fruitiers.
Un peu plus de...
Les juniors sont déçus. Ils ne sont pas campagnards. Et ici, dans la jungle,
rien ne ressemble aux peu qu'ils connaissent en France.
Les seniors ont bien mangé et ils ne prennent pas la survie à la légère. Ils
s'organisent. Et le feu qu'ils ont eu tant de mal à conquérir est l'objet de
toutes les attentions.
C'est un bijou, quoi.
Pour moi, le feu, dans la situation dans laquelle on se trouve, c'est un bijou.
Et c'est un bijou qui ne se perd pas, surtout pas.
Je ne perdrai pas mon feu. J'y tiens et je le garde.
Mama aime jouer avec le feu. C'est un peu la vestale des moceaux. Mais il y a
des risques de brûlure. Je vais voir dans l'autre grotte, d'accord ? Je l
'avais tendu ce matin.
J'ai mis mes chaussettes ici, là, en hauteur.
Et ce matin, je les ai retrouvées derrière un sac par terre et déchirées,
groulées.
Donc, je ne sais pas du tout ce qu'il y a eu.
Et donc, je me retrouve avec des chaussettes laminées. Ou c'est quelqu'un
qui l'a fait par inadvertance et qui n'ose pas me le dire.
Ou alors, c'est plus facile quand quelqu'un a mal aux pieds.
Ça peut être stratégique. Enfin, je ne suis pas parano, mais j'y pense aussi.
C'est sûr que si elle est mal chauffée à côté du feu, c'est possible que ça
brûle. C'est du synthétique, en fait.
Moi, je pense que c'est peut-être quelqu'un qui, par mégarde, les a fait
tomber dans le feu, qui les a vite sortis, qu'il a eu peur de s'engueuler
parce que maman a un petit peu de caractère.
Donc si c'est quelqu'un d'un petit peu trop gentil, il n'avait pas envie de se
prendre un salon par maman. Pour l'instant, je ne cherche pas à savoir
qui. Pour l'instant, pour moi, je pense que c'est un coup bas.
Et la seule chose que je me dis, c'est qu'en tout cas, ça ne m'arrêtera pas là.
Ça, c'est clair.
Elle m'a dit qu'elle pense que c'est quelqu'un. Mais entre penser que c'est
quelqu'un et être sûr que c'est quelqu'un, il y a une certaine
différence.
Non, non, ce ne sont que des suppositions. Mais bon, je ne suis pas
bête et je ne suis pas stupide. Je sais très bien qu'il se passe quelque chose.
Les ennuis de Mama avec le feu ne font que commencer.
Tout ne va pas pour le mieux et des tensions se dessinent déjà chez les
anciens. Mais pour l'instant, l'humeur est à nouveau à la détente, à la
baignade. L'eau de la baie est à 28 degrés et c'est l'été au Vanuatu.
Pourquoi ne pas en profiter ?
Chez les juniors, l'expédition en forêt n'a pas obtenu les résultats escomptés.
Pas de fruits ni de racines. Mais en leur absence, leur plage a été visitée.
Moi, le chat, je ne peux pas le manger.
Ça fait 15 ans que j'ai mon chat, je ne pourrais pas manger un.
Moi, je ne sais pas comment je serai dans trois semaines, mais si j'ai faim,
les chats, ça se mange dans d'autres pays. Moi, je ne mangerai pas le mien de
ma maison, mais un chat que je trouve sur une île, je ne suis pas attachée.
En fait, s'il faut le tuer, il faut le tuer sur le coup. Le chat, c'est le
lapin du pauvre. Les riches, à l'époque, ils mangeaient du lapin.
Les petits gens, ils mangeaient des chats. Mais ça s'est dit que ça avait le
goût du lapin. Oui, parce que moi, j'ai plein de livres sur les chats. J'adore
les chats, en fait.
Il y a de quoi manger, en plus.
Je ne peux pas manger un chat, moi. Ce n'est pas possible.
Ah non, ce serait contre... Ah non, non.
Limite, manger, je ne sais pas, un igouane, tout ce que vous voulez, mais
un chat, je ne peux pas.
Karine n'est pas prête à manger du chat. L'adopter peut-être, et en tout cas, le
réconforter. Oh, Bernard ! Vous avez fait tomber la chaussure.
Car Karine a bon cœur et ne ferait pas de mal à une mouche. C'est important
dans son travail. Elle est aide-soignante dans une maison de
retraite. Ce travail m'apporte énormément de choses.
C'est la complicité que je peux avoir avec certains résidents.
À demain.
Moi, en étant caline ou en leur faisant un bisou, ça me fait du bien à moi et je
pense que ça leur en fait aussi.
Jolie et simple, Karine, la romantique, aime s'amuser. Sortie.
Ses nombreuses amies témoignent de son heureux caractère. Têtu.
Volontaire.
Généreuse.
Attendouissante.
Attachante. C'est quelqu'un qui est très sociable.
Quelqu'un qui va se faire des alliés, je pense. Et puis l'amitié compte beaucoup
pour elle.
Sociable et avenante, Karine est une jeune femme dynamique. Bien dans sa peau
et bien dans son temps. A 24 ans, elle habite encore chez ses parents qui ne la
voient pas souvent.
Et cette prévue, tu manges là ? Comme d'habitude, papa.
Karine, c'est quelqu'un qui bouge beaucoup, donc je ne la vois pas assez.
Je comprends, elle est jeune, elle a plein de choses à faire.
Un seul bémol dans le portrait de la parfaite jeune femme, elle le dit elle
-même, elle est mauvaise perdante.
Les gens, ils n'aiment pas jouer avec moi parce que je me prends vite au jeu.
Et puis après, je crie, je suis debout, je suis à fond dedans.
Se faire des amis, faire partie d'un groupe, c'est le talent de Karine et son
plus sûr atout dans l'aventure.
Quoi qu'il en soit, il ne faut pas vendre trop tôt la peau du chat. Sans
feu, il sera de toute façon difficile à consommer.
Quelques crustacés crus et un régime de bananes vertes. C'est tout ce que les
juniors ont à se mettre sous la dent. Ce n'est pas l'euphorie sur le campement, d
'autant que l'heure du conseil approche, il va falloir voter.
On est dans une position super délicate parce qu'il va partir quelqu'un ce soir.
Et moi, personnellement, je ne sais pas du tout, mais alors pas du tout, pour
qui je vais voter, pour qui ils partent.
Je pense qu'il faut éliminer les personnes qui ont peut-être moins le
moral.
Le physique plus faible, parce que pour l'instant, on a perdu l'immunité hier,
donc il faut être très fort là-dessus.
Pour moi, le critère qui serait déterminant, ce serait peut-être la
santé. Je pense que le fait que je n'étais pas en forme hier, ça peut jouer
contre moi, bien sûr.
On est obligé de voter quand quelqu'un a un conseil.
C'est la règle.
Comme c'est succulent.
Tout le monde s'apprécie, on s'entend tous bien, mais il y a forcément des
affinités qui se créent.
Et je sais pas, du fait que j'ai plein d'ampoules partout, j'ai l'impression
que je suis facilement mise à l'écart. C'est un peu crado, hein ? Ces ampoules,
les mouches qui mangent.
Karine, elle est plus fragile. Ça se voit, elle pleurait parce qu'elle avait
des ampoules. Et je comprends, on l'avait mal.
J'ai rien à redire là-dessus.
Mais au bout de deux jours, si on craque, dans 20-30 jours, ça sera pire.
Karine, c'est une fille qui a le sourire. Elle va de l'avant.
On s'aide.
Elle est rigolote aussi. On essaie de blaguer, de se remonter le moral tous
ensemble. Et Karine en fait partie.
J'ai envie de rester parce que j'ai envie de me découvrir moi, de voir jusqu
'où je peux aller.
J'ai envie de manger des trucs de dingue pour voir si je suis capable de le
faire. J'ai envie de me tester jusqu'où je peux aller.
Avec qui je n'ai pas énormément d'affinité.
C'est Sébastien.
Du fait qu'il s'isole du groupe, forcément, j'apprends à le connaître
beaucoup moins rapidement que les autres. Je suis sur la sellette, je suis
sur le siège éjectable. Je crois que j'ai la position number one sur le
départ. J'ai voté Sébastien. Ça reste la personne, les sept avec lesquelles je
vis, avec qui j'ai le moins de feeling.
Je pense que c'est moi, c'est tout.
Et je pense que c'est réellement moi.
Voilà. Comme apparemment, il faut que je donne un choix réel et qu'il revendique
un peu mon opinion par rapport au groupe, j'éliminerai Emilie.
Les nominations, je ne pensais pas que ça me ferait de la peine comme ça.
Je ne pensais pas que ça m'atteindrait à ce point-là, parce que je ne pensais pas
que me retrouver dans un groupe comme ça, où je suis bien, où je me sens bien,
et c'est vrai que ça fait quelque chose.
C'est la confusion au bivouac. Les juniors ne se sont pas préparés pour la
brutale élimination. Le vote secret et les risques qu'il induit pour chacun
leur apparaît dans toute sa dureté. Mais c'est la loi de Koh Lanta.
Ils l'ont tous accepté.
Le soir tombe sur le Vanuatu. C'est une équipe en plein désarroi qui commet la
dernière bêtise de la journée. Au mépris des règles élémentaires de prudence, ils
consomment sans précaution des noix inconnues trouvées dans la jungle.
Non, sa fleur pendant une dernière soirée. Je suis un rassasié.
Allez, arrêtez de faire la gueule.
Marie-Angèle, on va tout servir.
Non, mais il doit y en avoir des pourris et des pas pourris.
Angélique, j'ai du poivre sur la langue. Il faut arrêter les cacahuètes. C'est
une perte, ça fait vomir.
Oui, en fait, on a mangé des espèces de noisettes.
Et oui, on est toutes dans le même étage.
Ça donne mal au cœur.
Moi, j'ai trouvé bon.
Je suis content. C'était le seul moyen que j'avais de vous éliminer, les
filles.
Le héros légendaire du Vanuatu réalisa l'unité des très nombreuses tribus de
cet archipel. C'était il y a exactement 300 ans.
Bonsoir Nico.
Bonsoir.
Bonsoir. Bonsoir Milly.
Bonsoir Karine.
Asseyez-vous, posez vos sacs.
Alors avant de débuter ce conseil, je voudrais vous communiquer une
information importante.
Un cyclone s'est formé au nord-est de l'Australie. Il est en train de
progresser en direction de la zone du Vanuatu.
Dès que nous aurons des informations à vous communiquer, nous le ferons pour
vous donner éventuellement une conduite à tenir.
D'accord ? Alors, vous êtes encore 8 même si vous n'êtes que 7.
Ce soir présent, Marie est en ce moment même à l'infirmerie.
Elle va voter et par conséquent, vous pouvez éventuellement voter contre elle.
Pour l'un d'entre vous ce soir, l'aventure va se terminer après
seulement trois jours. C'est dû à une défaite dans la dernière épreuve d
'immunité.
François David, qu'est-ce qui s'est passé lors de cette épreuve ? On a perdu
énormément de temps à la fin sur les torches.
Je pense qu'on avait la force physique.
Mais on n'a pas assuré sur la fin.
Tout s'est passé, François-David, dans la forêt.
Moi, j'avais eu dans l'idée par rapport à toute l'équipe d'avancer plus vite.
Mais certains préféraient qu'on se ménage, ce qui était aussi raisonnable
sur le moment.
Donc on aurait pu aller plus vite.
Le responsable par rapport à la forêt, c'est moi. Puisque je m'entends dire,
enfin je le dis très clairement, soyez prudent, faites attention, on est un peu
d'avance.
Prenez pas de risque, le parcours pour moi était long, donc je préférais garder
des forces sur la fin, parce que sur la fin on allait en avoir besoin. J'ai fait
un mauvais choix et je l'accepte, j'en suis responsable. J'ai demandé qu'on
freine dans la forêt, et puis derrière ça s'est mal passé sur les torches.
Et puis l'entraînement de la corde, on l'a pas fait tous ensemble, donc si vous
voulez il y a eu un amalgame.
Le premier maillon c'était moi dans la forêt qui ai pas donné le bon tempo.
Votre franchise vous honore en tout cas Ludovic.
Quand Ludovic donne cette information, quand il vous dit « Ok, tranquille,
prudence », vous n'avez pas envie de lui dire au contraire « Non, non, ils sont
en train de nous rattraper, il faut mettre un coup de collier pour assurer
définitivement la victoire ? » Non, parce que sur le coup, je pensais
vraiment qu'ils étaient loin derrière.
Et je pensais que c'était aussi plus sage de ralentir un petit peu. Donc on a
fait une erreur.
C'est vrai, on a fait une erreur. Ça ne se reproduira plus.
Nico, c'est une faute commise par l'équipe dans son ensemble ?
Une équipe, c'est une équipe.
À partir du moment où on a pris une décision, on a décidé de se ménager.
Même si moi, je voulais essayer de me motiver pour dire, allez, on y va, on y
va, on y va.
La décision a été faite pour qu'on se ménage parce que le parcours était long.
On s'est ménagé, on s'est fait avoir sur la fin.
Et c'est étonnant parce que ce terme, se ménager, se reposer, prendre des forces,
c'est un terme qui revient souvent, que ce soit dans les épreuves ou sur votre
campement même.
Vous pensez surtout à ça et pourtant dans Koh Lanta, franchement Nico, on n
'est pas là pour se ménager.
C'est vrai que Koh Lanta, c'est une aventure où on va au bout de ses limites
et on va au bout de ce qu'on a et de ce qu'on peut vivre. Donc on a fait une
erreur, on l'a payé. Ce soir, on est en conseil.
On a perdu le feu.
À la prochaine épreuve, on se donnera 200% quelque soit la fatigue ou l'état
de chacun. Vous en voulez ce soir, Nico ? Je me suis donné, mais peut-être pas à
100%, c'est sûr.
Ludovic, vous avez des regrets ? Oui, beaucoup de regrets.
Je fais une grosse faute.
Et puis sur la forêt, j'ai des remords, beaucoup de remords. Je reste sportif,
compétiteur. Je voulais que l'équipe arrive au bout et qu'on gagne. On n
'avait pas réussi à faire le feu avec les allumettes qu'on avait eues.
Je voulais vraiment qu'on se déchire et qu'on réussisse à quelque chose. Donc
beaucoup de remords personnellement.
En tout cas, j'espère du fond du cœur que cette défaite va vous servir de
leçon et que vous allez pouvoir en prendre un petit peu de la graine.
Pour être plus performant.
Parce qu'autrement, j'ai bien peur qu'on se retrouve régulièrement au conseil.
Alors, la défaite, la désillusion dans l'épreuve, et puis le fiasco dans le
feu.
Gaëlle, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui vous a manqué ? Moi, ce
qui vous a manqué, c'était des choses plus sèches.
Je pense que c'était encore trop humide, moi.
Pourquoi vous n'avez pas prévu, justement, ce petit bois sec qui
pourrait partir ?
et profiter des toutes premières flammes.
Moi, en fait, l'histoire du feu, j'ai laissé un peu faire tout le monde parce
que dès le départ, moi, je ne voulais pas craquer les allumettes.
Donc après, on s'est concerté et la majorité l'a emporté. Donc après, c'est
vrai que je me suis un peu mis en retrait et puis j'ai laissé faire les
autres. Bon, qui a pris le commandement dans cette histoire du feu ? Moi.
Donc j'ai pris la responsabilité de faire le feu. Le feu a pris.
Les brindilles qu'on avait utilisées, comme on n'avait pas eu le recul sur les
deux premières allumettes, ça ne nous a pas indiqué que les brindilles qu'on
allait utiliser étaient mouillées.
Donc on a pris exactement les mêmes que les deux premières.
Et celle-ci était mouillée, donc le feu s'est éteint.
On a eu des flammes pendant 30 secondes et il s'est éteint par lui-même.
Aujourd'hui, vous devez le regretter, non ? Parce que le feu, c'est important
? Énormément. Et puis le feu est important, mais on perd une personne
dans notre équipe aussi de ma faute. Donc je ne suis pas très fier.
Gaël, qu'est-ce qu'il fallait trouver en premier ? L'eau. Moi, je n'avais pas
soif du tout. Puis quand on en a parlé ensemble... Moi, j'avais un peu soif.
Mais on a réussi à trouver l'eau finalement. Donc on a trouvé l'eau.
Sébastien, comment vous allez repartir de là-bas ? À vouloir faire une bonne
ambiance, on arrive à plus parler sur les choses essentielles. En disant, je
ne vais pas faire de vagues parce que sinon, on va créer une mauvaise
ambiance.
Et donc c'est pour ça que ça m'a mis un petit peu plus de mal à me rentrer dans
l'équipe. Je me suis dit mais comment on va faire pour avancer dans l'équipe et
créer du confort et créer du dynamisme si on n'arrive pas à se parler un
minimum, même si on se critique parfois.
Qu'est-ce qu'il faut dire alors ? Je pense que la critique, ce n'est pas pour
enfoncer l'autre ou mettre une mauvaise ambiance, mais je pense que c'est plutôt
pour avancer et s'améliorer de jour en jour en fait. Est-ce que dans cette
équipe des juniors, La critique est possible.
François-David ? Moi, dès qu'on a gagné l'épreuve du feu,
mais tout le monde le sait, je ne le cache pas, je disais qu'il fallait
garder les allumettes parce qu'il pleuvait, parce qu'il faisait humide et
qu'on a voulu se précipiter. On en revient toujours en même chose.
On s'est trop précipité dans ce qu'on voulait faire. Donc là, vous n'avez pas
pu imposer votre point de vue ? On est un groupe, donc ce n'est pas à une
personne de décider pour tout le monde, c'est à tout le monde de se concerter et
puis il se trouve que là, on a fait le mauvais choix, point barre.
Alors après, oui, peut-être je peux dire, bon, mais on fait le feu et c'est
comme ça, pas autrement.
Mais là, je ne suis pas sûr que ça fasse avancer non plus les choses.
Émilie, les objectifs, ils sont atteints jusqu'à présent ? Non, il nous manque le
feu. C'est clair qu'il nous manque le feu, vraiment.
Bon, j'espère que ce conseil, en tout cas, vous a servi de leçon.
Il va falloir gagner, repartir du bon pied pour éviter de venir régulièrement
au conseil.
Je vous souhaite de rester 40 jours à tous ici.
Mais profitez-en et puis réagissez maintenant.
Gaël, vous êtes la première.
Allez voter. Allez-y.
Je vais être Karine parce que c'est la personne avec qui j'ai le moins d
'affinité.
Je n'ai pas eu le temps de vraiment te connaître. Je suis désolée.
François-David, c'est à vous.
Kéryne.
C'est pas de sa faute, on n'a que trois jours, mais il fallait bien que je
trouve quelque chose à... Enfin voilà quoi, j'ai trouvé que ça.
Je suis désolée, c'est pas ça.
Émilie, c'est à vous d'aller voter.
Ludovic, c'est votre tour.
Ce soir, je vote contre Émilie.
Émilie, je n'ai rien à te reprocher. Ça fait trois jours qu'on se connaît. Tu as
participé énormément au camp.
Mais tous les autres également ont participé beaucoup. Donc il fallait
faire un choix. Puis mon choix, c'est toi.
Donc voilà, bonne continuation.
Nico, à vous d'aller voter.
Désolé Sébastien, mais mon choix ce soir sera contre toi.
On a certainement manqué de temps, mais tu es la personne dans le groupe avec
laquelle j'ai le moins d'affinité et je suis le moins proche.
Et je vote contre toi ce soir.
Sébastien.
Je vote contre Marie parce que je la sens vraiment très diminuée.
Et j'ai peur que si on ne l'élimine pas tout de suite, elle parte pour raison
médicale. Mais c'est vraiment avec un très grand regret parce qu'elle s'est
vraiment donné beaucoup depuis le début de cette aventure.
Voilà, je sais que ce n'est pas facile. Vous avez voté tous les 7.
Avant de procéder au dépouillement, je vais me rendre à l'infirmerie pour
recueillir le vote de Marie. A tout de suite.
Est-ce que vous pouvez vous asseoir ? Je vais vous demander de voter.
Alors, Karine, est-ce que...
Tu sais que ce n'est pas facile, qu'il fallait faire un choix et tu comprendras
pour toi.
Bonsoir Marie. Bonsoir.
Voilà le bulletin de Marie. Je vais le placer dans l'urne et je procède au
premier dépouillement.
Carine. Carine.
Émilie.
Sébastien.
Sébastien.
Égalité entre vous, Karine, deux votes.
Et vous, Sébastien, deux votes également. Un seul contre vous, Émilie.
Il reste trois bulletins dans l'urne.
Marie.
Karine.
Il reste dans cette urne un bulletin.
à dépouiller.
Karine, je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller
récupérer votre flambeau et de me rejoindre.
Karine, les Tana ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Vous pouvez leur adresser un dernier message.
Je fais plein de bisous.
Je suis peut-être un peu émue de partir.
Karine tombe de très haut. La moitié de la tribu a voté contre elle. Trop
émotive peut-être, trop discrète assurément. La jolie Karine paye cher
quelques faiblesses passagères.
La semaine prochaine, trois nouvelles journées de survie.
Toujours pas de feu chez les juniors et la vie devient problématique.
D'autant qu'il faut accueillir un
nouveau venu. Jim, 80 km de diamètre, il peut tout dévaster sur son passage.
On va vivre quelque chose d'extraordinaire si on en ressort, parce
qu'avec la cyclone, il y a quand même des gens qui y restent.
Jim le cyclone fonce droit vers le Vanuatu avec ses vents de 180 km à l
'heure.
Colanta, dans l'œil du cyclone, c'est vendredi prochain, à la même heure, sur
TF1. Tous aux abris.
Oui, je suis déçue, c'est normal.
Je le prends comme un échec aussi, mais bon, c'est du jeu.
Quand on arrive sur Koh Lanta, on sait qu'on peut partir le premier comme on
peut partir le dernier.
Voilà, je vote contre Karine. C'est une fille qui est très gentille. Je ne la
connais pas encore assez. Elle est pleine de bonne volonté.
Mais là, on est obligé d'avancer et elle me paraît être la plus faible du groupe
physiquement.
Je sais que ce n'est pas facile.
Il fallait faire un choix et je ne comprends pas pourquoi.
Je n'ai pas eu le temps de vraiment se connaître.
Je vote contre Karine, tout simplement parce qu'elle a eu des petits soucis de
santé ces derniers temps.
Mais je l'aime bien et c'est dommage de perdre quelqu'un dans notre équipe.
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