All language subtitles for EPORNER.COM - [ij0YnOeeptv] The Fishermans Wife (Italy 1994, Selen, Emma Rush) (720)

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Original subtitles

En 1919, une taxe supplémentaire frappait tous les récitals de chansons

en Italie.

Afin de contourner la loi, Ezio Lucio Murolo eut l'idée d'ajouter des textes

aux airs à succès. Un nouveau genre théâtral venait de naître.

Sa morale flattait les sentiments les plus simples et consistait en un mélange

des valeurs positives et négatives de la vie.

Le film de Mario Salieri que nous vous présentons est une transposition fidèle

de ses représentations, à la différence qu'il contient des éléments érotiques

qui, bien évidemment, n'existaient pas à l'origine.

Nous avons brossé un tableau de Naples conforme à l'esprit de ce genre

théâtral, riche en sentiments naïfs, violents et passionnés.

Afin de rester dans la note, le rideau se lève directement sur la scène, sans

indication de nom de technicien et de comédien.

Bon spectacle.

Il y a un monsieur qui demande à vous voir.

Vincenzo.

Enfin.

J'ai bien cru jamais te revoir.

Reste pas dans l'entrée, assis-toi.

Je vous laisse, je vais préparer du café. Oui, ma fille, va.

Tu n'as pas changé.

Je suis toujours le même homme, mais je t'avoue que la mécanique s'est un peu

usée, la prison s'admine.

Mais parlons d'autre chose.

Mon fils, comment va-t-il ? Bien, on peut même dire qu'il nage dans le

bonheur. Tu as vu cette gentille petite qui t'a ouvert ? Oui. C'est sa femme, il

vient tout juste de l'épouser. Ah, il est marié ? Oui, depuis huit jours. C

'est bien.

Dis-moi, tu as bien fait comme je t'avais dit. Il ne sait rien pour moi.

Je lui ai absolument rien dit. Je lui ai toujours soutenu que son père était

parti vivre en Amérique et que je n'avais plus jamais reçu de ses

nouvelles. J'ai suivi tes instructions à la lettre.

Ah, tu m'enlèves un poids.

T'es un véritable ami comme il y en a peu.

Tu veux bien l'appeler, mon fiston ? J'ai envie de le serrer dans mes bras.

C'est qu'il n'est pas là pour l'instant. Il est sorti voir un ami. Il devrait

rentrer d'ici une heure ou deux.

Tu veux bien l'appeler, s'il te plaît ? Oui, bien sûr, tout de suite.

Merci. Une dernière chose.

T'aurais pas des photos que je vois à quoi il ressemble, là ? Oui, s'il te

plaît, ça me ferait très plaisir. Je vais te montrer l'album de famille.

Tiens, regarde, tout est là.

Ah, si tu savais l'effet que ça me fait.

Va vite lui téléphoner, s'il te plaît.

Que de souvenirs.

Ces années ont filé si vite.

J'ai l'impression que c'était hier.

Et moi, j'étais heureux.

Heureux de me sentir un Napolitain propre, honnête et travailleur.

J'avais une petite maison à moi.

Elle n'était pas toute neuve, mais à mes yeux, c'était le plus beau des palais.

J'avais une femme que j'aimais tendrement.

Et mon fils, qui venait d'avoir un an.

J'avais tout ce que je pouvais rêver pour affronter l'avenir avec sérénité.

Pourquoi la vie a-t-elle voulu me punir ainsi ? Hé, ma belle.

Ça fait un quart d'heure que je frappe à la porte. T'as pas entendu ? Chance que

j'ai retrouvé mes clés. Excuse-moi.

C'est rien.

Tiens, regarde un peu ce que je rapporte.

Tu peux me croire, ma chérie, c'est du premier choix.

Regarde-moi ça. C'est les plus beaux rougets du port. Il leur manque que la

parole.

Le petit va se régaler. En plus, c'est bon pour lui, c'est bourré de forfort.

Je te l'ai dit cent fois, ça s'appelle du phosphore. Ah oui, phosphore,

forfort. Ce qui compte, c'est que ça rend intelligent.

Ça, il n'y a qu'à te regarder.

Ça fait des années que tu relèves tes filets et on n'a pas autre chose à

mettre dans nos assiettes matin, midi et soir du poisson. Tu t'en fous, toi. Tu

es heureux. Phosphore et journée au soleil. Mais moi, j'en ai assez de cette

vie-là. Je rêve d'autre chose.

J'ai parlé toute la matinée avec Pascual. C'est lui qui m'a donné l'idée

de venir vous voir. Moi, je ne suis qu'un pêcheur et ce dont je rêve, c'est

d'ouvrir une grande poissonnerie. Une poissonnerie ? Seulement, j'ai besoin de

15 millions. Pascual m'a dit de venir vous en parler.

Si vous me prêtez l'argent, je vous rembourserai tout avec les intérêts.

Vous ne vous occupez de rien, je me charge de tout et dans 8 mois, je vous

rembourse le tout.

15 millions ? Mais je suppose que tu as quelque chose à m'offrir en garantie ?

Si vous voulez, je suis qu'un modeste petit pêcheur, d'accord, mais j'ai une

maison qui est un vrai palais. Vous verriez le salon, c'est à pleurer

tellement que c'est beau, c'est magnifique. Et je vous parle pas de la

cuisine équipée avec le gaz et tout. Et les chambres, je préfère pas en parler.

Mais est-ce que t'es le propriétaire ? Bien sûr qu'elle est à moi, ça m'en a

coûté les sacrifices, mais j'ai pu la payer grâce à la pêche.

Quand je peux le voir, ton palais ? Tout de suite, si vous voulez, je vous

emmène. Enfin, on est bien contents, c'est les gros chaleurs.

Et voici la maîtresse de maison.

La belle petite reine, Carmela.

Je te présente Don Filippo qui vient visiter la maison. Ah, enchantée. On a

envie de vous connaître.

Je vais boire le bébé. C'est ça, va vite lui porter son biberon.

Alors ici...

Vous avez notre salon, vous voyez ? Une belle pièce, hein ? Je dois dire qu'on a

une belle maison, et lumineuse avec ça, un vrai bonheur. Bien sûr, il y a

quelques petites taches au plafond, mais c'est juste des bricoles. Un petit coup

de barbouille, vite fait, bien fait, et en moins de deux, la maison, elle sera

comme neuve.

Ah, j'oubliais le plus important. Cette maison, figurez-vous, est antisismique.

Un tremblement de terre, même une bombe atomique, elle restera toujours debout.

Qu'est-ce que vous en dites, s'il vous plaît ?

Pour ce que je veux en faire, ça ira toujours. Mais il faut voir le titre de

propriété avant que je donne une réponse. Bien entendu.

Pas de problème. J'ai tous les papiers. Je vous apporte ça tout de suite. Bien.

Bonsoir, Carmela.

Bonsoir, Antonio.

Et qu'est-ce que t'as fait de ton mari ? Il est au lit. Il se repose.

Et le petit ?

Le trésor, il dort comme un bienheureux. À cette heure, il n'y a que moi qui

travaille dans cette maison. C'est la vie.

Oui, mais demain, elle va changer, ma vie.

Mais comment ça, pourquoi ? Un monsieur est venu voir la maison aujourd'hui. Il

va prendre une hypothèque. Vicenzo a souscrit un emprunt de 15 millions pour

ouvrir une poissonnerie.

Quoi ? Mais c'est formidable.

Tu l'as dit, bonne nuit.

Bonne nuit, ma jolie.

Faites bon rêve.

Philippe, oh ! Qu'est-ce que tu fabriques ? Je coule un bronze, bougre d

'abruti. Arrête de me casser les oreilles.

Mène-toi un peu, on n'a pas fini la journée.

Il va pas bientôt arrêter de me pamper.

Allez, vas-y, m'appelle plus vite.

Tu débours en bégayant, c'est pas possible.

Ça fait plus d'une heure que t'es au chiotte. Mets-y un turbo. Allez, sors de

là, s'il te plaît.

Vas-y, vas-y.

Encore plus fort.

Tu nous fais le coup de la colique frénétique ? Vas-y.

Je ne change pas de main.

C'est bon ? Ça vient, oui.

Ça vient.

Vite, s'il te plaît.

Tu me lâches la jambe. Si tu le prends comme ça, moi, je m'en fous.

Oui, comme ça, c'est bien. Garde bien le rythme. Je vais prendre mon pied.

Soulève un peu ta jupe.

Vite, s'il te plaît, mangue-toi.

T'as vu l'heure ? Allez, sors de là.

On a 200 caisses de cigarettes à enlever, dépêche-toi.

Grouille, merde, tu vas voir qu'on va finir par se faire doubler.

Merci pour l'ambiance.

Excuse-moi, chérie.

Bon, alors, je suis sorti.

T'es content ? Regarde l'heure qu'il est.

Et si on part pas tout de suite, on peut dire adieu au chargement.

Mais qu'est-ce que tu fais à bander comme ça ? Vous me faisiez faire une

petite branlette. Alors maintenant, je me finis tout seul.

Qu'est-ce que vous faites ici ? Mais... Mais je vous connais, vous êtes le vieux

Génaron. Pauvre idiot.

Qu'est-ce que tu vas faire avec l'argent que tu vas toucher demain ? Tu veux

ouvrir une poissonnerie ? Non, écoute-moi bien.

Tu dois tout jouer au loto et tu seras riche comme un roi.

Le 7, le 14, le 28, le 30...

Et enfin le 44.

Tu dois aller jouer sur la route tenable et toute ta vie changera.

Il a dit le 7, le 14, 28, 39, le 42 et le

44. Et mes problèmes seront à jamais finis.

Une petite seconde. Pour avoir mon pognon, tu dois d'abord...

Signez ces traites. Tout ce que vous voulez. Il faut que tu comprennes. Quand

je présente ces traites, il faut que tu aies de quoi les payer.

Bien sûr. Tu as compris.

Maintenant, regarde bien mon visage face de serein.

Je ne suis pas un petit plaisantin.

Je te préviens que si tu n'as pas de quoi me payer, je te prends ta maison

sans hésiter.

C'est moi. Enfin, chérie, t'en as mis du temps. Je commençais à m'inquiéter.

Alors, Divi, tu as eu l'argent ? On va pouvoir ouvrir la poissonnerie ? Ma

belle, grâce au titre de propriété, j'ai touché tout un tas de billets. Et

regarde ce qui s'en est devenu. J'ai joué toute la somme, tous les 15

millions au loto.

Voilà les reçus qu'on m'a remis en échange. J'en ai un sacré paquet.

L'année dernière, le vieux Gennaro est venu me voir en rêve. Il m'a donné six

numéros. Le tirage a lieu demain.

Mais... On va être riche, ma belle.

Mais, espèce d'abruti.

Dire qu'on avait une petite chance de s'en sortir, mais qu'est-ce que tu as

dans la tête à la fin ? Donne-moi ça, ça pourra toujours nous servir pour nous

torcher. Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? Pourquoi t'as fait ça

? Mais qu'est-ce que tu as dans le crâne ? Barre-toi, je veux plus te voir.

J'ai filé tout droit à jouer l'argent et j'ai même pas eu un seul numéro, pas un

seul. J'ai tout perdu jusqu'au dernier sou.

Qu'est-ce que tu veux que je fasse ?

Je suis venu vous demander de reculer les dates du remboursement.

Il est rigolo.

Je crois pas à ça.

Quel débile à ce point-là. Il faudrait l'en payer.

Finis de rire.

Tu te souviens de ce que je t'ai dit ? Oui.

Je me fiche de ce que t'en fais. Tu peux faire ce que tu veux avec ce pognon.

Tu peux aller tout flamber au loto.

Tu peux ouvrir une poinçonnerie.

Tu peux te taper une flopée de putes.

C'est pas mon problème.

Mon problème, c'est que je veux récupérer mon fric.

Il faut que tu me le rendes dans une semaine. T'as compris ? Autrement, tu

sais ce qui t'attend, bougre d'ahurie. Je t'avais prévenu.

Tu te souviens de ce que tu as signé ? Ces jolies petites traites.

Si tu me rembourses pas, ta petite maison est à moi.

Vire-le.

C'est pas possible d'être con à ce point-là.

Il a dû prendre des cours.

Et pourtant, tu verrais, sa femme, c'est une vraie pouliche de concours.

Elle me botte tellement que ça me donne une idée.

Allez, au revoir.

Oui, bonjour.

Je voudrais parler à la maîtresse de maison.

C'est moi qui est à l'appareil.

Filippo Giovine.

Filippo, non, ça ne me dit absolument rien.

Vous devez vous souvenir de moi, madame.

Je suis venu chez vous il y a quelques jours pour visiter la maison.

C'est moi qui ai prêté 15 millions à votre mari.

Oui, oui, je vois.

Je peux vous rencontrer, disons, ce soir, 7h30.

Place de la victoire devant la banque de Naples.

Très bien, j'y serai, mais pas plus de cinq minutes.

À tout à l'heure.

Il est extra, mon petit rouge.

Je vous en apporte une autre carafe.

Merci, mon garçon. Je tiens à garder les idées claires. Tant pis.

Donc, Pasquale, comment ça va ?

Vous voulez manger

quelque chose ? Non.

Je vous offre un petit coup de rouge, alors.

Non plus, qu'est-ce que tu veux ? Comment dire ? Si je me suis adressé

à vous... C'est plutôt compliqué, je sais pas trop par où commencer.

Dans la fin.

C'est pas que j'aime pas les belles histoires, mais là, j'ai pas le temps.

La couche, qu'est-ce que tu veux ? Il me faudrait... J'ai besoin d'un pétard.

Une arquebuse, comme tu vas.

Un truc m'échappe.

T'es pêcheur, toi.

Qu'est-ce que tu veux faire d'un calibre ? Du tir en mouette ? Ben, à vrai dire,

c'est que pour moi, la pêche, ma vie a changé du tout au tout.

Si je vous racontais ma vie, si je vous racontais... Non, non, non.

Non, merci.

Ta vie, tu ne me la raconteras pas parce que je suis pressé.

J'en ai assez.

Tu as 200 000 lire sur toi.

Vous voulez rire ? 200 000 lire ? Mais c'est ce que je gagne en deux semaines.

Tiens, planque ça. Mais vous êtes fou, si on le voyait.

Doucement, question familiarité.

En bas, la quincaillerie et pas de commentaire.

Garde. Garde.

Tu oublies rien ? Envoie la soudure.

Regardez-moi celui-là qui crie misère et qui a un vrai portefeuille de mania du

pétrole.

C'est tout ce que j'avais.

Ouais, il faut que je me sauve.

Écoute-moi bien, pépère.

Laisse-moi te donner un bon conseil.

Continuez donc à faire le pêcheur.

Eh bien, alors c'est quoi ce problème ? Qu'est-ce que c'est que cette chose si

urgente ? On pourrait peut-être en discuter dans un endroit plus

tranquille. Non, j'ai dû inventer une excuse, mais mon mari m'attend à la

maison avec le petit. Je ne peux pas m'attarder. C'est pour ça que j'aimerais

bien savoir ce que vous voulez.

Allez, alors le problème est le suivant.

Votre mari m'a signé ses traites en échange de mes sous.

Il est venu me voir ce matin pour m'expliquer qu'il ne peut pas payer

parce qu'il a joué tout l'argent au loto. Moi, je m'en contrefous

personnellement. Ou vous me rendez mon argent, ou je vous pique la baraque.

Ça, jamais, la maison. Non, je vous en prie, c'est pas possible.

Avec mon bébé, vous comprenez, je peux pas me permettre de partir sur les

routes comme des romanichels.

C'est vrai, mon mari a joué, il a tout perdu.

Il vous remboursera ce qu'il vous a emprunté. C'est un homme honnête. Vous

verrez, il vous rendra tout jusqu'au dernier sou. Ma vraie dire, j'en fais

pas tellement à une affaire d'argent. Ce fric-là, je peux m'en passer.

Moi, je suis prêt à vous les rendre, ces fameuses traites.

Mais à une condition.

C'est qu'à compter d'aujourd'hui, tu sois particulièrement gentille avec moi.

Le salaud ! Remets plus jamais les mains sur moi !

Alors, mon chéri, comment il va, le bébé ? Le bébé, il va bien.

Mais tu m'avais dit dix minutes.

Le temps de faire un saut chez ta mère, résultat des courses, ça fait presque

deux heures que je suis tout seul ici. Désolée, mon chéri, j'avais affaire. D

'accord, tu avais affaire, mais deux heures avec le bébé et avec le linge à

repasser.

Mets-toi bien dans la tête une bonne fois pour toutes que tu as une maison à

t'occuper, que je ne vais pas faire la bonne, j'ai d'autres choses à vous

faire. Tu n'es pas le seul, moi aussi j'ai des problèmes.

Qu'est-ce qui te prend ? Tu n'es pas bien ?

Mais tu casses le seul service qu'on a, celui que maman nous a donné pour le

mariage. Si t'es folle, ma petite, faut te faire soigner.

C'est pas la peine de m'attendre ce soir, préfère aller pêcher.

Non mais qu'est-ce qu'il m'a filé, une tordue pareille.

Oh, c'est pas vrai.

Qu'est-ce que tu comptes faire, rapport à ce pécheur ? J'en sais encore trop

rien.

Allô ? C'est Don Filippo ? C'est moi, j'écoute.

Rencontrons-nous tous les trois avec mon mari.

Essayons de trouver une solution.

Non, désolé. Non, ça ne m'intéresse pas, ces salades-là.

Je... Je voudrais que vous compreniez bien notre situation.

Mon mari est bizarre.

Il se comporte de façon étrange.

Je... J'ai peur qu'il fasse une bêtise pour vous rendre cet argent.

Essayez de patienter un peu.

On est mariés travailleurs. On vous remboursera. Tout ce qu'on vous demande,

c'est un peu de patience.

Ce n'est pas la peine de nous prendre à la gorge.

Ce n'est pas ce qui vous rendra le plus vite votre argent. Nous sommes des gens

honnêtes. On ne doit rien à personne.

Donnez-nous juste un petit peu de temps et vous les reverrez, vos 15 millions.

Je ne vois pas à quoi ça sert. On a déjà parlé de tout ça.

Non,

j'ai assez perdu de temps avec vous. Où vous payez ?

Ou je dépose les papiers chez le notaire pour prendre la maison.

La maison, vous ne pouvez pas nous l'enlever. C'est la seule chose qu'on

possède. Je vous en prie.

Vous ne pouvez pas faire ça à mon bébé qui a tout juste un an. Vous ne pouvez

pas faire ça.

Écoutez, madame, on ne va pas discuter comme ça pendant 107 ans. Je vous fais

une dernière proposition.

J'ai trois traites signées de votre mari.

Soit je vous les rends, soit je les garde. À vous de voir.

Mon prix pour chacune de ces traites, c'est une nuit de frénésie sexuelle sans

limite.

Je ne peux pas accepter une telle proposition.

Très bien, c'est vous qui voyez. Je vous laisse, j'ai pas ça à faire.

Non, attendez.

Vous pouvez venir ce soir.

Mon mari ne sera pas là.

Très bien.

Je serai chez vous dans une petite demi-heure.

Je sens que cette soirée...

restera dans les annales.

Je pense en avoir pour deux heures, tu fais le guet. Oui, t'inquiète, je

surveille. Je tiens pas à être dérangé par ce pêcheur.

Je n'ai pas d'histoire, mais je suis connu dans le quartier.

Si il y a un problème, tu donnes trois coups de klaxon.

Tu veux que je te dise quelque chose ? Je ne te comprends pas du tout.

Ton mari va se taper une autre nana et toi, ça n'a pas l'air de te faire de l

'effet.

Permets-moi de trouver ça bizarre.

Je me fous des parties de jambes en l'air. Je suis frégide. Je suis avec

Philippot uniquement pour le fric.

Frégide ? Tu m'épates.

Rouler comme tu es, j'aurais dit au contraire que tu étais une chaude.

Baiser, c'est une perte de temps.

Ben alors, pourquoi tu ne viendrais pas à côté de moi, voir si on ne peut pas

passer le temps ? Si ça t'amuse.

Il n'y a vraiment pas moyen de faire autrement ? On pourrait peut-être régler

ce problème d'une autre manière ? Fais pas d'histoire.

On a assez causé comme ça.

Je ne cherche pas à gagner du temps. Contente-toi de respecter notre marché.

Qu'est-ce qu'il y a là-dedans ? Ah, ça.

Un manteau de fourrure et des sous-vêtements.

Prends la valise et va te faire belle.

Va.

Je veux que tu sois superbe.

Dépêche-toi.

Comment ? Comment ?

Viens.

Non.

Non.

Qu'est-ce que tu as, mon trésor ? Ne pleure plus, maman est là.

Allez, rendors-toi, mon bébé.

Oui, fais-moi un sourire.

C'est pour toi que je fais ça.

Rien est pour toi.

Allez, rendors-toi.

Fais-moi voir.

Sors la langue.

Lèche.

Ouais, c'est ça.

Allez, suce. Bouge ton cul.

Ouais.

Assise-moi.

Masturbe-toi.

Vas-y.

Vas-y, fais-toi mouiller.

T'es belle

à croquer. Je te garantis que t'es pas prête d'oublier cette soirée.

Bronde-moi mieux que ça.

Mieux que ça, vas-y.

Embrasse-moi, allez.

Viens, donne-moi encore ta bouche.

Aimez-y un peu plus de cœur, de passion.

Comme ça ma belle.

Bouge bien.

Avale-moi bien à fond.

Plus vite, ma belle, plus vite.

Oui.

C'est bon.

Vas-y à fond.

Poncte-moi bien ce gros nœud.

Qu'il soit bien dur pour t'enfiler. Ouvre bien la bouche.

Merci.

Il est bon ton petit trou, il est bon.

Quel beau petit cul à péter ma chérie.

T'es bonne à sauter.

Tiens.

Je vais te faire gueuler.

Il bouge bien.

Maintenant je t'en prie arrête !

Je veux que tu me regardes, je veux y aller plus vite.

Vas-y.

Comme ça.

Plus vite.

Viens un peu par ici.

T'arrête pas.

T'arrête pas, vas-y, plus fort.

Plus fort, plus vite, comme ça, fais-moi jouir.

Où est

-ce que tu vas ?

Viens vite. Finissons vite avant qu'il ne pleure à nouveau.

Comme ça.

Vas-y.

Avec l'autre main. Vas-y, oui.

Oui, vas-y.

Embrasse-moi.

Embrasse-moi.

Plus vite.

Je veux que tu me suces.

Vas-y, avale.

Oh, elle est bien la fouille.

C'est ainsi que ma Carmela devint ce soir-là la bête à plaisir de ce port.

Moi qui cherchais toujours le moyen de trouver ses 15 millions.

Tu en tires une de ces têtes. On dirait que tu as avalé une huître à varier.

Le moins qu'on puisse dire, c'est que je suis préoccupé.

Je me retrouve avec tout un tas de problèmes.

Et comme si c'était pas suffisant, la Carmela pète un plomb.

Là, voilà qu'elle veut plus nous voir, le petit et moi.

Pas définitivement, remarque.

Rien que deux jours, le temps d'y voir clair. Enfin, un truc de bonne femme, tu

comprends. Toujours est-il qu'il faudrait que tu...

Tu es beau, toi. Comment tu veux que je fasse ? Tu vois, comme ces petits ici,

où je te mettrai ? Ah, s'il y a que ça, c'est pas un problème.

Moi, je peux prendre le canapé, et le petit, c'est pas la place qu'il prend.

Deux jours, rien que deux.

Ça m'embête de devoir te le dire, mais en ce moment, question finance, c'est

pas terrible.

T'inquiète, je comptais pas vivre à tes croûtes. On paiera de ce qu'on mangera,

le petit et moi.

Qu'est-ce que tu veux que je dise, alors ? Bienvenue ?

Continue. Plus vite que ça.

Allez, à poil.

Bouge plus, reste comme t'es.

frotte toi sur ma main

oui c'est ça

Trop de tos sur ma main, allez.

Bouge mieux que ça, vas-y.

Écarte.

Attends.

Allez, viens, Suze.

Oui, oui.

Bouge ton cul, ma fille.

Suce-le à fond.

Vas-y, fais-la partir.

Vas-y.

Oh, bien.

T'aimes ça, hein, ma belle ? Continue.

Vas-y.

Bouge ton cul.

Chevauche-le bien.

Vas-y.

Fais-toi bien sur ce beau sabre.

À mon tour de t'embrocher, j'ai une tripe d'enfer. Je te conseille de me

faire du bien, ma belle.

Mais susleuse, l'exit !

Écoute bien.

... ... ...

...

émulation tu auras dû subir jusqu'à cette dernière et terrible

Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que vous... Ferme-la.

Du calme.

On a rendu juste nos fins de mois.

Fais pas d'histoire et tout se passera bien.

Mais... Mais vous n'allez pas... Je veux pas être mêlée à ça.

Sois sage ou ça risque de mal se terminer.

Qu'est-ce qui se passe ? Je n'en sais rien.

Un accident ?

Envoie

ton portefeuille et que ça saute.

Et plus vite que ça.

Maintenant, refile-moi ta toquante.

Ta montre, en vitesse.

Il faut que je t'aide.

Faites pas de mal à ma fiancée.

Ta gueule ! Descends de là avant que je me fâche.

On devrait peut-être voir ce qui se passe.

On a mis un fer, hein ?

Suce. Allez, suce. Suce-moi.

Oui, bouge-moi bien.

Reste tranquille, je t'éclate la tête.

J'y veux plus bien, ta morue.

Allez,

vas-y.

Lâche-moi les boules !

Je te fais péter le caisson.

Filippo ! Amène-toi.

Tu veux que je tire ? Non.

Alors reste calme.

Non.

Arrêtez.

Non.

Mignonne, ta petite femme. On va voir si elle est bonne.

Donne-moi ta bouche.

Ne t'arrête pas.

À genoux, chérie.

Suce.

Non !

Laissez-la.

Pitié, non.

C'est ça.

Viens.

C'est ça, suce-moi comme il faut.

Embrasse ton amoureux.

Tu vois, je suis pas égoïste.

Montre-lui que tu l'aimes.

Et t'arrête pas de me branler.

Allez, ça va maintenant, suce-moi.

Alors ma poule, t'es jalouse ? T'aimerais bien me sucer mon gros bout

aussi, pédé ?

Arrêtez !

Oh !

Non. Non.

Non.

Non, non.

Oui, prends-le-moi bien.

Ouvre la bouche.

Ouvre la bouche.

Arrêtez, je vous en prie.

Arrêtez, laissez-la.

Je vais tout balancer dedans.

Non.

Tiens, tu les as bien gagnés.

Mon pauvre amour avait fini par rembourser ma dette.

Mais à quel prix ?

Elle savait qu'elle ne s'en connaîtrait jamais.

Mon amour, mon amour, qu'est-ce que tu as répond ? C'est pas

vrai, c'est pas vrai.

C'est pas vrai, tu fais marcher, tu fais marcher ton vieux mari.

C'est pas possible, réveille-toi, je t'en prie.

Tu peux pas avoir fait ça.

C'est pas vrai.

Mon amour, j'ai remboursé la dette.

Notre maison est donc sauvée. Mais Don Filippo me l'a fait payer de mon

honneur. Veille à ce que mon bébé ne manque de rien. Et si un jour je viens

te voir en songe pour te donner des chiffres bonheur, ne me crois pas.

Qu'est-ce qui se passe encore ? Oh, c'est toi, mais qu'est-ce qu'il y a ?

Antoine, t'es mon ami, pas vrai ? Quelle question ? Je te confie mon fils, occupe

-toi bien de lui.

Et quand il sera grand, s'il te demande où est son père, dis-lui qu'il est parti

en Amérique.

Je te donne ma maison, ma barque, tout ce que je possède est à toi, veille bien

sur. Mais une minute, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qu'il y a ? Ah, j'ai

pas le temps, occupe-toi bien de mon bébé.

Mais Antoine, où tu te sauves ? Où tu vas comme ça ? T'en vas pas !

Misère, mais qu'est-ce que ça veut dire la fin ? Est-ce que

donc Philippot est là ? Qu'est-ce que ça peut te foutre ? J'ai à lui parler, il.

Oui, mais il est occupé, il faudrait que tu attendes un petit peu. C'est pas

grave, je suis pas pressé.

J'ai fini d'attendre, debout.

On se lève sagement, sans faire de salade et pas de pétard.

Il sait juste de brailler ses directs le costard à poignet.

Maintenant, on va voir ton patron.

Espèce de fumier ! Bouge pas ou je te bute. Je vais vous faire payer vos

saloperies.

Commencez par toi.

Calme-toi, je vais tout t'expliquer. Je me fous de tes explications.

Fais pas ça.

Courir.

Vous désirez ? Porte-moi une autre bouteille de vin. Une autre, vous êtes

sûr ? Ne discute pas.

Bonsoir, Don Vicenzo.

Bonsoir. Ce soir, ma mission est bien ingrate, mais il faut que je la fasse.

Vous comprenez pourquoi ? Oui, faites votre devoir comme j'ai fait le mien, je

vous attendais.

Permettez que je finisse mon verre. Bien sûr.

À votre santé.

À la vôtre.

Allons-y, je vous suis.

Et alors, qu'est

-ce que vous regardez comme ça ? C'est pas un bandit qu'on emmène, mais un

brave homme.

Bonsoir.

Vingt ans déjà.

Vingt ans de prison.

Vingt longues années de souffrance et de remords.

Mon ami, je te présente Gennarino.

Viens, mon grand, assieds-toi.

Vous qui vous êtes, qu'est-ce que vous me voulez ? Je suis un ami de ton père.

On est partis ensemble en Amérique.

Il savait que je venais au pays, alors il m'a demandé de passer de voir.

Comment tu vas ? T'as besoin de rien ? Non, ça va bien pour moi.

J'ai un bon travail.

Et je viens juste de me marier.

Et qu'est-ce que c'est que cette marque que tu as sur le jour ? Ah, ça je l'ai

depuis que je suis bébé.

Ah, je savais bien. Et comment vous le savez ? Je le sais, figure-toi, parce

que j'étais là quand tu es né, mon garçon.

Mais dis-moi, ton papa, tu y penses ? Tu y penses parfois ? Tu l'aimes bien ?

Non.

Il m'a abandonné quand j'étais tout petit et il a plus jamais donné signe de

vie.

Ah, évidemment.

Je repars en Amérique d'ici quelques jours si je vois ton père. Tu veux que

je lui dise quelque chose ? Non, non, non, lui dites rien du tout.

Je vois que tu es en charmante compagnie.

Je vais pas te déranger davantage, je m'en vais.

Au revoir.

Adieu.

Qui c'était ce bonhomme ? J'en sais rien, il a juste dit que c'était un ami

de mon père.

T'es vraiment belle.

Dis-moi, mon petit, où est Vincenzo ? Il vient de partir, il m'a pas dit où il

allait. Papa, qui c'était au juste, ce type ?

Mon garçon, retiens bien ce que je vais te dire.

Si un jour tu as la bonne fortune de rencontrer une autre fois cet homme,

témoigne-lui le plus grand respect.

Parce que c'est un grand homme.

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