All language subtitles for Deep.In.The.Woods.2010

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Original subtitles

Sous-titrage FR ?

L'or du commencement, ô couchant,

ô splendeur du mythe et de l'épique,

ô tigre ! Cet or sans

prix, ô tes cheveux sous mes mains désireuses !

C'est très beau.

Mais pourquoi tu écris toujours sur moi ? Pourquoi tu n'écris pas de vraies

histoires ? Un récit où tu inventerais par exemple.

Inventer, inventer.

On n'invente jamais rien.

Je mets ma main au feu que ça serait magnifique.

Sous-titrage FR ?

Vous cherchez le gîte et la pittance.

Et là, on vous a dit, chez le docteur Hugues, on ouvre toujours la porte aux

nécessiteux. Eh bien, on vous a bien dit.

Vous souffrez de surdité.

Lisez sur les lèvres.

Ah, vous êtes sourd et muet. Très bien.

Enfin, très bien.

Entrez, je vous en prie.

Madeleine ! Madeleine, moi, je retrai un couvert.

Vous regardez les livres ? Nous les dévorons avec ma fille.

C'est vrai, il peut pas entendre.

Nous prétendons être un pays civilisé, tandis que les trois quarts de nos

concitoyens sont illettrés.

Des mouches ? Des abeilles ? Une bibliothèque s'est écroulée sur vous ?

Je comprends. Vous voulez dire que la plupart de ces auteurs sont morts.

Oui, mais leur œuvre, elle, reste vivante. Et à jamais, elle nous parvient

comme la lumière des étoiles mortes.

Allez, venez. Nous allons continuer cette intéressante conversation à table.

Madeleine, vous avez prévenu Joséphine ? Oui.

Un évdien ? Ça se pratique souvent autour des 8 heures.

Allez, pas de manières Paul.

Paul, nous avons ce soir un invité tout à fait singulier.

Vous pouvez parler sans crainte, le malheur est sourd et muet.

Comme vous voyez, il présente toutes les caractéristiques de la créature

arriérée.

Un demi-sauvage.

Mais on le sent doué pourtant d'une authentique vivacité cognitive innée.

La manière dont il a tracé un mot tout à l'heure sur la page démontre sa capacité

d'imitation à laquelle il suffirait d'adjoindre la vraie compréhension.

Qu'est-ce que tu en dis, Joséphine ?

Je suis parti dans ces rêvasseries inutiles d'artistes. Ça va ? Mais j'y

pense.

Vous savez peut-être lire.

Avec vous, je sens que je ne suis pas au bout de mes surprises.

Oui, oui, allez-y.

Je n'ai pas faim.

Mais est-ce que vous pouvez me dire, par exemple, que nous réserve le destin à

moi et à ma fille ?

La

force ? La maladie ?

Ne me dites pas que vous accordez un quelconque crédit à ces tours de foire.

Femme naissance.

Tiens, à peu près du français.

Femme naissance.

Intéressant.

Bravo ! Ça va, je te le mènerai au cirque.

C'est fascinant.

Comment faites-vous ? Je

suis le fils de Dieu.

Tant pis, mon ami.

Je suis un athée convaincu.

Joséphine, par contre, est aussi croyante que l'était sa défunte mère.

C'est elle qui va crier au blasphème.

Je m'en fiche. J'ai jamais cru de toute façon.

Voilà, Arta.

Vous n'avez que le docteur.

Ah, Madeleine.

Mais qu'est-ce que c'est que ce visage tout chiffonné ? Tu ne te sens pas bien

? Tu n'auras qu'à garder la chambre aujourd'hui, tu me promets.

Les haricots sont dans la marmite.

Veux-tu que je reste avec toi ?

Joséphine ? Tu es là ?

Ça

y est, le macaque a retourné à sa vie sauvage ? Faut que tu me laisses.

Je suis malade.

Qu'est-ce que tu as ? Rien, je sais pas.

Je t'en passerai ce soir si tu veux.

Vous êtes venu chercher à manger ? Pour la route ? Mon

père... Il sera là dans un instant.

Adieu père.

C'est bientôt prêt.

Ici. Ici.

C'était ma pièce préférée quand j'étais petite.

Petite.

L'été, on me donnait le Paris.

Merci à vous.

Merci à vous.

Sous-titrage ST'

501

Je ne veux rien.

Laisse-moi partir alors.

Parle.

Allez, venez.

Pauvre, pauvre fille.

Où es-tu tombée ? Nous nous sommes enlevés.

Va la marier dans le dos du père.

Et ça, regardez-y bien.

J'ai le secret.

C'est la cuillerée de haricots.

Elle est folle, comme moi.

Sans mépris, elle vient nous la foutre. Et ça ne se refuse pas.

Je ne suis pas intriguée, madame.

On y va ? Veux-tu que je reste là ? Non.

Allez Doris, attention avec ta mère.

Donnez-moi Azile, je vous en supplie.

Elle n'ira pas.

C'est parce que t'en es amoureux à qui ?

Je sais ce que tu me fais.

Vous laissez-vous la voir rire.

Et faire tout le tour de la pièce.

Comme un pèlerin.

Voulez-vous que je prenne ta fille aussi ?

Pais-toi ! Prends la lumière.

Viens là-haut ! N

'as

-tu pas jamais dormi ? Si.

Elle est quand même morte.

Va t'en, petit salaud.

Va le chercher.

Va le chercher !

Forte

chance qu'elle est encore là.

Je te fais grand malheur. Tu as perdu ta famille et tout ton troupeau.

Nous sommes très pieux.

Vive l'Hospitalita ! Vive le paysan !

Vieni.

C'est ça.

Jo Céphine.

Jo Céphine.

Jo Céphine.

Ça va, j'ai compris.

Tu t'appelles comment toi d'ailleurs ? Je ne sais même pas ton nom.

Comment tu t'appelles ?

Augustus Tiberius

Caligula

Claudius Nero

Vespasianus Titus Domitianus

Ah oui bravo ! T'as pris ça où ? Atreianus

Volcanus

Timothée. Timothée.

J'ai déjà emmené quelqu'un comme ça avec toi.

Une femme.

Un homme.

Un chien.

Quelque chose.

T'as pas pris ? Toi ?

Tu es venu. C'est toi qui m'as prise.

Tu le sais bien, sorcier.

Je ne sais pas comment ça s'appelle, mais tu vas aller en prison pour ça.

Toi, tu es venu.

Tu t'es déjà vu dans un miroir ? Dans le de la rivière ? Regarde-toi.

Tu es une bête de foire.

Un macaque.

Est-ce que tu sais ce que ça veut dire, macaque ?

Tu es répugnant.

Tu pues.

Tu es un monstre.

Tu es vraiment un monstre.

Un jour, moi aussi, je te tuerai.

Tu ne t'y attendras plus !

Monsieur ! Sauvez-moi,

je vous en supplie !

Ça vous va, Deké ?

Tu es folle ?

Domine les hommes.

Prends le monde en ma main.

Tous les bestiaux de la forêt, venez ! Creuse un grand abîme, creuse !

Abomination ! Dieu est une bestie sauvage !

Ça ne suffit pas, la plaie va s'infecter.

Tu vas tomber malade.

Écoute-moi, mon père est docteur.

Moi, jamais malade.

Jamais.

Sous la montagne.

Dur.

Tu le bats souvent ? Si.

Tu as déjà tué quelqu'un ?

Tu papotes, toi ! Prends-le pour le sang de la Vierge !

On est bien ici.

C'est la première fois que je bois du vin.

Elle va me retourner la tête.

au revoir

Merci de m'avoir inspecté.

Sous-titrage FR ?

Josephine ! Josephine !

Je m'appelle Joséphine Hugues.

J'habite au Hamout du Guillaume.

J'ai disparu.

Enfin, quelqu'un m'a forcé à le suivre.

Et là, j'ai pu m'enfuir.

On doit me chercher partout maintenant.

J'en dors. Demain.

Comment tu sais si tu as rappris sur quelqu'un ? Tu le sens ? Non.

Je viens comme ça. Je mets mon regard sur l'autre.

Et je vois.

T'étends.

T'étends la tête.

J'ouvre tout grand.

Et qu'est-ce que tu vois, par exemple, dans ma tête ? Toi.

Tu devines.

Y'a rien à voir.

J'ai pas peur de la mort, tu sais.

C'est comme s'endormir.

Tu sais ce qu'on va faire ? Doucement.

Je peux me laisser aller.

Mon arrière.

Et tu vas me retenir rien que par ton regard.

Ta force magnétique.

Tu peux le faire, non ?

Josephine

! Réveille-toi, Josephine !

Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Tu fais la

tête ? C'était juste pour rigoler.

Timothée ! Je faisais semblant !

Il faut que tu ailles chez l'apothicaire.

Tu veux qu'on te coupe la main ? Mon corps.

Lui, il m'embaille.

Je sais pas ce que je fais, moi, avec toi.

Arrête.

Arrête !

C'est vous ? Qui avez fait Timothée comme il est ?

C'est vous qui lui avez donné son pouvoir

?

Et Josephine.

Cet atout avait elle toute la vie.

Ne t'inquiète pas.

Ce sera bientôt fini.

Ça y est.

Je

reviens vite, je te le

promets.

Tenez.

Est-ce qu'on est à exige qu'on l'emmène au plus vite à l'hôpital ?

Joséphine Hugues ? C'est Timothée Castellan ? Oui.

Timothée Castellan, je vous arrête pour enlèvement et séquestration.

Maman ! Maman ! Maman !

Maman,

mademoiselle ? Oui ?

J'ai cru que tu ne reviendrais pas.

Ça va maintenant.

Je suis là.

Il n'a touché à rien.

Lui qui n'a jamais été malade, c'est le contre-cours.

Oui, mais c'est fini maintenant, il a juste besoin de repos.

Je vais bien m'occuper de lui, ne t'inquiète pas.

Alors, c'est moi qui devrais être au lit et faire la graisse matinée ? Je ne sais

pas ce que j'ai.

Je vais me lever.

C'est la joie de me retrouver qui t'a nantie.

Allez, pas de salamalek.

Assieds-toi.

La petite fugue s'est arrêtée un temps, dirait-on.

Bon, Castellan, Timothée, qu'est-ce que tu as à me déclarer sur cette escapade

avec mademoiselle Hugues ? Je veux parler en présence à elle.

Pourquoi tu l'as emmenée ? Enfin, surtout, comment ?

J'imagine qu'elle ne t'a pas suivie pour ton charme, ta conversation.

Tu l'as menacée ? Tu as compris ma question ? Qu'est-ce que tu

lui as fait à Mademoiselle Hugues pour qu'elle vienne avec toi ? Tu l'as battue

? Tu l'as bien violée après ? Tu l'as bien violée ?

Violée. Oui.

Tu l'as déflorée, quoi. Tu as abusé d'elle, de son corps.

Tu as eu des relations sexuelles avec elle.

Sexuelles.

Oh, ne joue pas les idiotes. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Je t'écoute.

Les rencontrer.

Elle.

C'est tout désespéré.

Grande solitude.

Oumini.

Vaste déception.

Voulait la mort.

L'ai dit à elle.

Vieni.

Vieni.

La mère des cendres n'est pas morte.

Bon.

Comment tu l'as obligée à venir avec toi sur les chemins ? À coucher avec toi ?

Tu l'as manipulée par des tours ? Tu l'as envoûtée ?

Tu l'as endormie avec ton regard ?

Elle voulait ? Ouais.

Tu l'as pas forcée, c'est ça ? Bon, alors, je cite.

Elle répétait toujours les mêmes gestes. Il lui passait la main dans le dos.

Clémence Coudroyer, la malheureuse, était terrifiée par lui. Mais quand il

lui faisait ses passes, elle lui obéissait comme un chien. Il faisait d

'elle ce qu'il voulait.

Cyprien Coudroyer a fait le tour de la salle sur les genoux.

Et puis il lui a fait monter l'escalier endormi en comptant les marches.

Après que je lui ai gratté sur le dedans des pieds, elle restait comme morte. Ça

te suffit ou tu en veux d'autres ? Tu l'as donc magnétisé ? Si.

Et puis respecte ta coulue.

Et elle aussi s'est raclée les genoux au sang pour divertir ses braves gens, les

remercier de leur spécialité.

Mais toi, toi tu sais faire ça.

Obliger les gens à faire ce que tu veux.

Les bouger comme des marionnettes.

Oui.

Tu avais déjà fait ça avec d'autres ? Si, Mouton.

Ça a l'air de te réjouir.

Je ne sais pas bien si tu as la conscience de ce que tu encoures au

regard de la justice.

Donc... Tu as fait sur Joséphine Hugues ce que tu avais fait sur d'autres.

Tu l'as... magnétisée.

Elle.

Elle.

Elle m'est subjuguée.

Et donc, tout m'est douloureux.

Elle a ni mamie. Attends, j'entends rien, moi, à ton baragouin de cuisine.

Tu t'es épris belle aussitôt, c'est ça ?

Et alors, belle âme que tu es, tu l'as prise, comme on capture un animal, comme

ça, par la force.

Non. Quoi, non ? C'était sa volonté.

C'était sa volonté à elle. Qu'est-ce que tu dis là ? C'était

sa volonté à elle ?

J'enquête sur votre enlèvement.

Vous enquêtez sur quoi ? Il n'y a rien à découvrir ? Ça, vous me permettrez d'en

juger, mademoiselle.

L'homme Castellan semble d'une nature assez frustre et m'a paru presque simple

d'esprit.

C'est ce qui vous a semblé aussi ? Oui.

Il ne semble pas du tout réaliser la gravité des faits s'il se confirmait.

Il risque le bagne.

Mais revenons aux faits.

Aviez-vous déjà rencontré Castellon avant qu'il ne se présente ce soir-là au

domicile de votre père ? Non.

Si, je l'avais vu une fois sur la place du village, devant l'église.

Toutes les personnes présentes au dîner font état de votre attitude réservée.

Vous êtes demeurée silencieuse, absente.

J'avais une impression.

Il me faisait peur.

De quoi aviez-vous peur, mademoiselle ?

Je ne sais pas.

Je me suis couché tout habillée dans mon lit.

Le lendemain, pourtant, quand il revient vous trouver seul, à l'improviste, vous

l'installez à votre table.

Vous lui préparez à manger.

Je croyais que c'était un symptôme.

Vous aviez peur d'un symptôme ?

Reconnaissez-vous

cette bague, mademoiselle ? Non.

Vous appartient-elle ? Non.

Votre père l'a trouvée sur le sol après votre départ.

C'est sans importance.

Vous avez déclaré que ce matin-là, Castellan était donc revenu vous trouver

et que, je cite, « Produisant sur vous ses passes magiques, vous avez, je cite,

fait perdre peu à peu toute maîtrise. » C'est bien cela, mademoiselle ? Oui.

Je n'étais plus rien.

Il me possédait.

Comment vous a-t-il contrainte ? Était-il armé ? Non. Vous a-t-il menacé

? Non. Comment alors ? Comment quoi ? Comment vous a-t-il contrainte à le

suivre ? À lui obéir ? Comment vous a-t-il contrainte à tout ce à quoi il

vous a contrainte ? Par sa voix.

Par ses yeux ? Par lui, je n'en sais rien.

Dans quel état diriez-vous qu'il vous avait plongé ? Dans

une sorte de léthargie.

Dont vous ne semblez pas tout à fait sorti d'ailleurs.

On vous décrit, je cite, comme une jeune femme discrète, pieuse, sage à ses

devoirs dans sa famille et dans son ménage.

Je suis banale.

Rien ne vous prédisposait à tout quitter pour suivre sur les chemins un vagabond

aux mœurs douteuses et à l'aspect repoussant ? Je vous ai dit, je n'étais

pas moi-même.

Mais vous étiez consciente de ce qui se passait ? Oui.

Je voyais bien.

Mais je ne pouvais rien faire.

J'étais...

Tenu par une force. Et cette force, comme vous dites, vous a tenu durant

tous les jours qui ont suivi.

Pas tout le temps ? Ou si peut-être ? Je ne

sais pas.

Tout cela est un peu flottant, mademoiselle.

Je ne comprends pas ce que vous me reprochez à la fin.

Vous croyez que j'ai suivi ce mendiant pour mon bon plaisir ? Et même si je l

'avais suivi de mon plein gré ?

Je devrais aller en prison pour ça ? Non, mais lui n'irait pas non plus.

Vous saisissez la différence.

Et puis, mi-cher, mi-poisson, il va bien falloir vous décider, mademoiselle. Fini

le vague à l'âme. Nous ne sommes pas la justice des poètes. C'est une chose ou c

'en est une autre. Vous comprenez ? Alors, de deux choses l'une.

Soit Castellan vous a enlevé, vous emmenant sur les chemins contre votre

volonté, en abusant de vous par son seul pouvoir de magnétiseur. Soit vous l'avez

suivi de votre plein gré.

Et Castellan n'est alors coupable que de vous avoir séduite.

Je vous écoute.

Il m'a enlevée.

Contre ma volonté.

Par pur envoûtement.

Bien. Vous a-t-il violé ? Oui.

À plusieurs reprises ? Oui.

Il me faisait tomber en faiblesse.

Et après, il abusait de moi.

A-t-il fait souvent ?

Toutes les fois qu'il l'a voulu.

Il m'envoûtait.

Quand cet homme me touchait, je voyais des abîmes s'ouvrir devant moi.

Vous n'avez jamais été consentante ? Non.

Lui dit que c'était votre propre volonté.

Et ça ? C'est ma volonté ? Je n'ai rien senti.

Castellan, lui...

Il a perdu sa main. C'est pas moi qui l'ai coupée.

Parfait.

C'est parfait.

Je vous remercie.

Voilà qui est limpide.

Ah oui, une dernière chose.

Les gens de Guyols rapportent que votre mère, Catherine Hugues, souffrait d'une

légère altération mentale qu'elle déraisonnait même parfois dans de longs

intervalles. Monsieur Claude Perrier rapporte même, je cite, l'avoir vu un

jour plonger volontairement sa main dans le feu en riant.

Il peut dire ce qu'il veut, ce vieux porc !

Ils peuvent être devant elle.

Merci, mademoiselle.

Ah oui, une dernière formalité.

J'ai demandé au docteur Corveau, ici présent, de vous examiner, afin qu'il

évalue votre réceptivité au magnétisme.

C'est un spécialiste de ces questions, mais son avis n'est que consultatif. Il

n'a pas de valeur de conclusion.

Voyez-vous un inconvénient ? Vous prêtez à ce petit essai ?

Et vous, docteur, vous ne voyez pas d'inconvénient non plus à nous laisser

pour la bonne marge de l'expérience ? Non.

Vous ne faites rien.

Vous êtes là, dans la pièce.

Vous connaissez cette pièce. Le bureau, l'horloge, au mur.

Vous pouvez lire l'heure à l'horloge ? Trois heures moins de quart.

Très bien.

La pièce reste là, autour de nous, mais...

Joséphine ? Oui ? Pensez-vous que vous fermerez les yeux quand

j'aurai claqué les doigts ? Je ne sais pas.

Maintenant, je vais venir vers vous.

Je vais pincer votre bras droit.

Je vais le pincer fort, mais vous n'aurez pas...

Voulez-vous essayer ? Oui.

Aïe ! Mais vous êtes idiot ou quoi ? Vous m'avez fait mal ? Vous étiez entré

en semi-trans.

Si vous avez enduré la marque du fer rouge sans rien sentir, une pincette au

bras me paraissait autre chose.

Oui, vous ne connaissez rien.

Enfin...

Ça va mieux ? Non.

Je sais pas ce que j'ai.

Tu n'as rien.

Et toi, comment tu vas ? Ça va.

Montre-moi un peu ton épaule.

C'est rien. Montre ! Qu'est-ce qu'il t'a fait ? Je n'ai rien senti.

Ce chien te touchait comme il voulait.

Qu'est-ce qu'il t'a fait ? C'est irréparable.

J'étais sûre que tu allais parler de ça.

Mais naturellement que j'en parle.

Comment veux-tu ? Tu n'as pas besoin d'en parler, toi.

Non.

Ça te soulagerait.

Ça t'aiderait.

Ça m'aiderait.

Il n'y a rien à dire.

qui t'a fait pendant tout ce temps ? Dis-moi ce qui t'a fait.

Je ne sais pas, j'étais inconsciente.

Tu n'es pas restée inconsciente tout ce temps.

Tu pouvais t'enfuir, prouver un moment.

Ne dormait-il pas la nuit ?

Le gendarme a posé les mêmes questions.

Tu n'écoutais pas ? Pourquoi ? Pourquoi tu restais avec

lui ? Le procès c'est bientôt, tu jugeras.

Cet homme, serrant le pouce et le majeur, fit un geste avec ses doigts

comme s'il mettait une pincée de quelque chose dans mon assiette.

Sans que je ne vis rien tomber de ses doigts.

Je n'eus pas le temps de mettre la cuillère à la bouche.

Je me sentis comme... mourir.

Pendant tout ce voyage, Castellan a abusé de moi en me faisant tomber en

faiblesse toutes les fois qu'il lui plaisait.

J'étais toujours poursuivie par le désir de retourner auprès de mon père.

Mais cela m'était impossible sans que je puisse vous dire pourquoi.

Je souffre encore beaucoup.

L'idée de cet homme me tourmente.

Cet homme m'a perdue de réputation.

Je n'ai commis aucune faute.

Cet homme a été pour moi le diable.

Que vais-je devenir ? J'ai pris le deuil, le deuil de moi-même, car je ne

suis plus rien.

Merci mademoiselle, vous pouvez retourner à votre place.

Timothée Castellan.

Vous avez contraint, au moyen de l'engoutement et de la suggestion

magnétique, la plaignante Joséphine Hugues à abandonner son foyer et à vous

suivre sur les routes, ainsi qu'à avoir avec vous des relations coupables

auxquelles la malheureuse ne pouvait donner un consentement libre et

conscient, consentement rendu parfaitement impossible par son état de

dormeuse. Le reconnaissez-vous, Castellan ?

Reconnaissez-vous vous être rendu coupable de viol répété sur la personne

de Joséphine Hugues au moyen de l'envoûtement ? Si, c'est vrai.

Reconnaissez-vous avoir plongé Joséphine Hugues dans un état tel qu'elle n'eut

plus la liberté morale nécessaire pour s'opposer ? Oui.

Reconnais-tu ? N'a-t-elle jamais été consciente ?

Jamais.

Joséphine.

Joséphine, venez.

Ça ne t'irait à tout.

Ça ne m'a plus fait rien.

Nous même.

Vous dites ?

La malheureuse voyait et sentait tout, mais ne pouvait rien faire. Si, la

prénine mes pouvoirs. Tout un tiers dans ma main.

Monsieur le Président, voilà, il me semble des aveux éloquents.

Nous souffrons aucune ambiguïté.

Timothée Castellan, ayant été reconnu à l'unanimité du jury.

Coupable du viol et de l'enlèvement de Joséphine Hugues et ce même jury vous

daignant toutes circonstances atténuantes, vous êtes condamné à la

peine de 12 ans d'emprisonnement.

Merci à

vous.

J'ai peur.

De quoi ? J'ai peur ici.

J'ai

peur

d'y avoir proposition de journaliste.

Veux-tu que je te serve une caillette ?

Ça

va ?

Josephine, va trouver ton père.

Papa, on mange.

J'ai appris pour votre père.

Toutes mes condoléances.

Vous vouliez me parler, mademoiselle ? Je quitte la région pour aller vivre à

Paris.

Je vais y suivre Paul, mon mari.

Paul Frère.

Félicitations, madame Frère.

Il y a trouvé une situation.

Dans un journal.

Je n'avais plus rien à faire ici.

Avant de partir, j'aimerais le voir une dernière fois.

Voir Timothée Castellan ?

Oui, ça peut se

faire.

Merci. C'était tout ? Oui.

Comment s'appelle-t-il ? Il n'a pas été baptisé.

Il ne s'appelle pas.

Encore.

Mais seulement les frères.

j'avais oublié je crois que ceci est à vous

Amen.

Au revoir, Timothée.

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