Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Ils vivent l'existence de Robinson Crusoe depuis 7 jours et 7 nuits. Au
départ, ils étaient 16, 8 hommes, 8 femmes, motivés par une aventure
extraordinaire. Ils sont naufragés volontaires à 10 000 km de Paris, sur l
'île déserte de Koh Lanta, au sud de la Thaïlande. Tous n'ont qu'un seul
objectif, être le dernier survivant sur l'île et empocher les 100 000 euros
promis aux vainqueurs. Ils vivent coupés du monde, privés de tout, en autonomie
presque totale. Trouver de quoi manger ? faire du feu, se protéger d'un monde
animal parfois hostile, tel est leur quotidien de naufragés. Et en plus, bien
sûr, ils doivent survivre aux autres.
Deux équipes face à face. Les Koroks, les Rouges d'un côté, les Lantanaïs, les
Jaunes de l'autre.
Tous les trois jours, ces deux tribus se défient dans une épreuve de survie. Et
malheureux vaincus, l'équipe qui perd doit éliminer l'un de ses membres. C'est
la moins intégrée de l'équipe.
La règle est stricte dans le rôle de l'arbitre Hubert Auriol. Les Koroks ne
sont plus que sept. Ils ont perdu Guillaume, le Breton.
Il y a du tempérament et des frictions dans cette équipe où l'on retrouve.
Harry, Patricia, Romain, William, Michel et Guénaël.
Les Lantanaïs ont aussi perdu un équipier.
Marie, malade, a été éliminée dès le troisième jour.
Jean-Luc, Sandra, Stéphane, David, Françoise, Géraldine et Gilles
restent pour survivre.
Et ce processus d'élimination ne fait que commencer. Un autre aventurier va
devoir quitter l'île après trois nouvelles journées passées sur Koh
Lanta. Mais d'abord, voyons ce qu'ils ont vécu depuis le début de cette
aventure passionnante.
Le naufrage est mouvementé, les radeaux de fortune ne sont pas très stables,
bien des fois par maladresse, ils ont failli chavirer.
Finalement, tous réussissent à rejoindre la plage. Première mission, faire l
'inventaire du modeste kit de survie. 50 grammes de riz par jour et par personne,
un litre d'huile, quelques boîtes de conserve, des outils, de la ficelle, une
nasse et une pharmacie de première urgence.
Les deux équipes s'organisent, il faut aller vite, construire un abri, faire du
feu, trouver la réserve d'eau potable sont leurs premiers impératifs.
Chez les jaunes, Jean-Luc, l'ancien commando dirige la manœuvre, il est
incontestablement le plus à l'aise dans cet univers hostile.
Chez les rouges, l'osmose tarde à se faire, l'ambiance est tendue, Michel, la
plus âgée, est mise à l'écart.
Vivre en communauté, c'est justement commencer par ranger ses propres
affaires.
Les conditions climatiques sont rudes, les organismes souffrent.
Problème chez les lantanaïs, Marie et Sandra tombent malades. Très vite, le
médecin intervient et rassure l'équipe.
Ici au tropique, c'est très chaud, on se déshydrate très vite, surtout qu'il y a
un vent en plus, et je pense que c'est lié à ça.
Première épreuve et première désillusion pour les lantanaïs.
Affaiblis, les jaunes tentent le tout pour le tout dans l'épreuve des
flambeaux, en vain.
Après un bon départ, ils s'écroulent sur la fin.
La victoire revient donc au rouge.
Cette première défaite est lourde de conséquences pour les jaunes. Il faut se
rendre au conseil.
Marie est la première à quitter l'île malgré le soutien de Jean-Luc, véritable
chef de tribu. L'île paradisiaque se transforme petit à petit en territoire
de toutes les galères. L'existence est rude. La mer et la marée envahissent les
campements. Et pire encore, les rats s'attaquent aux aventuriers.
Il m'a agressé, il m'a sauté dessus, il m'a mordu, il m'a griffé.
En pleine nuit, c'est bien.
Chaque jour, il faut survivre, trouver à manger et ce n'est pas simple. Chez les
lantanaïs, on a faim, le repas de base est frugal. Qu'importe, la bonne humeur
règne dans l'équipe. David, le musicien, se transforme en animateur.
Sa tribu a remporté le jeu de confort et a gagné une guitare toute neuve. La vie
est belle et ce moral au beau fixe dope l'équipe pour la prochaine épreuve d
'immunité. Tous, même Sandra, avalent sans réfléchir un gros verre blanc
vivant après lui avoir au préalable coupé la tête.
La finale est indécise, tendue.
Françoise Delantanaille se montre plus vorace que Patricia Descorocq. Elle
croque et avale trois verts blancs en un temps record.
Pour la première fois, les Rouges perdent une épreuve d'immunité. Le
conseil les attend.
L'un d'entre eux va devoir quitter l'île.
Michelle se sent rejetée. Elle est persuadée que ses compagnons d'aventure
vont l'exclure.
Dès le départ,
c'était la vieille au premier tour. Elle est rapée.
Les pronostics sont déjoués.
Michel reste et c'est Guillaume, 24 ans, qui est éliminé.
Il paye sans doute une certaine désinvolture. Guillaume, l'équipe a
voté.
Il en est ainsi.
Tu dois quitter l'île.
Chez les Lantanaïs, pas de problème.
On a bien digéré les verts blancs. La victoire transcende toute la tribu.
Jean-Luc et Françoise, les deux plus âgés de la bande, ne sont pas les moins
euphoriques. C'est bon signe pour l'avenir.
La chorégraphie françoise !
Ça va être un événement, là.
J'étais pas le grand amour, mais c'est bien.
Jean-Luc, c'est dans sa nature.
C'est dans sa nature de faire attention aux gens, d'être attentionné, d'essayer
de les rassurer, parce qu'il nous a rassurés. Moi, quand j'étais mordu par
ce rat, j'étais pas paniquée, mais je me suis demandé quoi qu'est-ce. Il a tout
de suite nettoyé le front, mais il l'a fait à d'autres aussi.
C'est pas à une personne en particulier. Lui, il s'occupe de tout le groupe.
Mais tu ne trouves pas que tu es en train de lutter contre un truc dont tu
ne pourras jamais lutter, ma pauvre ? C'est fini, c'est fini, laisse-toi
envahir par le poil. Regarde, moi j'ai arrêté depuis longtemps.
C'est fini, la guerre est terminée. Ils ont pris le dessus.
C'est quoi demain ? Confort ? Confort. Oh, mais c'est bien.
Si elle perd sa pince à épiler, je ne sais pas ce qu'elle va devenir.
Ça va être un gros drame pour elle, un gros problème.
Je crois qu'il faut garder une certaine discrétion. Si elle veut s'épiler, qu
'elle aille plus loin. Comme c'est une belle petite gamine, elle joue là-dessus
aussi. Ça, ça m'enrifle.
Rire, chanter, s'épiler, voilà qui est excellent pour l'ambiance. Mais ça ne
suffit pas.
Les Lantanaïs négligent un peu leur préparation aux épreuves. Aujourd'hui...
Un jeu de confort au menu. L'équipe qui gagne cette épreuve se verra remettre
quelque chose qui améliorera son quotidien spartiate.
Les surprises viennent parfois de la mer et demain, ça sera à vous d'aller les
chercher.
Qu'est-ce que c'est à votre avis ? Les surprises viennent parfois de la mer.
Masque ou hameçon et fil ? Maillot de bain.
Si, si, si, maillot de bain. Attends, tu déconnes, les miens, ils sont déjà...
Pouillou. Maillot de bain ? Arrête, il faut que ce soit un masque.
Il va falloir aller chercher le plus de trucs possible dans le fond. Il va
falloir que ce soit un masque.
Il va y avoir de l'apnée demain, sûr.
Tu ne peux pas voir sans masque, toi ? Non, je ne peux pas voir sans masque,
comme beaucoup de gens sous l'eau, à la mer, il y a des masques.
Moi je vois bien.
Qui c'est qui voit ? Toi, non.
Moi je peux le faire, parce que je vois.
Mais il y a des choses que je ne pourrais pas faire.
Miguel, c'est bien, tu as ramené une langouste ? Ah non, mais j'ai besoin de
masque, mais si on n'en a pas, je peux quand même plonger pour aller chercher
un objet.
C'est ça que je dis. Vous ne parlez pas la même chose, Michel part du jeu demain
avec un masque et toi tu veux un masque pour aller pêcher les langoustes. Tu
veux gagner un masque.
Michel, pour moi, ce n'est pas vraiment un poids. Elle fabule des fois, je ne
crois pas trop à ses histoires de cartes ou ses autres trucs, mais c'est la
petite mamie sportive.
C'est ce qui va arriver dans les 24 heures. C'est ce qui nous intéresse pour
demain. D'accord ? Alors tu m'en donnes 8.
Je te donne 8 cartes.
Même pas la peine d'aller plus loin. Michel est convaincu de la défaite de sa
tribu. Prémonition, bluff, la nuit tombe sur Koh Lanta, demain encore une journée
capitale, les deux tribus s'affrontent à nouveau.
Alors l'entanaille, vous êtes à égalité avec Korok depuis que Guillaume est
parti.
Aujourd'hui, c'est un jeu de confort.
Plutôt un jeu qui peut améliorer votre survie.
Vous voyez les radeaux derrière moi ? À la verticale, il y a deux coffres.
Un pour chaque équipe.
Vous devez ramener les coffres et les poser sur la table.
Vous êtes prêts ? C'est parti !
Mauvaise surprise pour les aventuriers.
Les coffres sont en fait lestés avec des blocs de béton.
Conséquence, chaque coffre pèse 100 kilos.
Les coffres sont si lourds que les
aventuriers sont obligés de les traîner sur le fond.
Les plongées à répétition sont usantes pour l'organisme. Il devient de plus en
plus difficile de rester sous l'eau en apnée.
Les rouges progressent bien, ils ont trouvé la bonne synchronisation.
Il faut maintenant sortir le coffre de l'eau et le hisser sur la table.
Korok a gagné !
Bon,
Korok, tenez, ça va vous aider à ouvrir votre caisse.
Il y a un masque !
Un petit cadeau en plus, un couteau pour chasser, ça va être utile.
Bon Valentin Aïe, vous pouvez retourner chez vous.
Bon coroc, et bien bonne pêche ! Merci !
Nouvelle défaite pour les Lantanaïs, il faut réagir vite.
Pas le temps de s'apitoyer sur son sort.
Est-ce une vue de l'esprit ou une réalité ?
Question épineuse.
En tout cas, l'attitude de Jean-Luc au cours du jeu suscite des doutes, des
interrogations chez les Lantanaïs. On s'est tous aperçus que Jean-Luc
cherchait...
Il avait un appui dans l'autre équipe, il discutait, il faisait des signes.
Il n'est pas clair.
Il nous a fait très peur, Stéphane et moi par exemple.
Les regards étaient très instructifs. De toute façon, un regard, des fois, ça dit
plus.
Il n'y a que ça comme information pour l'instant.
Jean-Luc retrouve ses réflexes de commando. Moins fédérateur qu'au début.
Il a besoin de s'isoler, de prendre un peu de recul.
Ça craindrait pour moi.
La nuit tombe sur l'île déserte.
Jean-Luc, le commando solitaire, n'arrive pas à trouver le sommeil.
Il est inquiet.
D'être éliminé et que des gens comme ça restent, là j'aurais, comme on dit, le
diamant les boules.
Ça ferait désordre pour moi.
Pas mentalement, c'est surtout après.
En fait, même si je me dis que je m'en moque des autres, c'est surtout ceux qui
vont me voir, ils savent qui je suis.
Et eux, ils vont réagir autrement.
Ils vont dire, mais qui c'était, le monde mongolien qui est avec toi ? Et c
'est comme ça qu'ils vont réagir.
Voilà, c'est tout.
Ils
sont
délicieux.
Donc c'est possible.
Un autre moyen de se nourrir, si on n'a rien.
Malgré son passé de militaire, Jean-Luc est déstabilisé. Il ne comprend pas
toujours les réactions de ses équipiers.
Moment capital aujourd'hui, la troisième épreuve d'immunité et un enjeu terrible
à la clé, l'élimination ce soir d'un aventurier.
Dans chaque camp, on doute, le moral en prend un coup.
Aujourd'hui c'est dimanche.
Et normalement je joue au squash avec Alain et Samuel.
Et il me manque beaucoup.
Cette partie-là me manque beaucoup.
Cela fait dix jours que les naufragés n'ont plus de nouvelles de leurs
proches. La survie sur Koh Lanta est dure.
Certains connaissent quelques moments de cafards.
Harry est à deux doigts de craquer.
Portrait.
Le tai-chi, entre art martial et méditation, une façon pour cet
autodidacte de 44 ans de faire le point sur sa vie. Son enfance au Maroc, sa
scolarité difficile dans le sud de la France et sa réussite professionnelle.
Ça me permet de me mettre en harmonie avec les gens autour de moi.
avec les forces en présence.
Et ça permet de voir aussi la vie avec un peu plus de philosophie.
Toute sa vie, Harry aura cherché à se rendre digne d'un père mort trop tôt.
Une disparition terrible que suit une dépression, puis un long travail sur lui
-même.
Une discipline du corps et de l'esprit vous aide nécessairement à affronter
tous les écueils, toutes les difficultés que vous pouvez rencontrer.
Remonte à gauche, remonte à gauche.
Aujourd'hui, la vie sourit à Harry.
Père de deux enfants, il est prothésiste dentaire, ou plutôt fabricant de
sourires, comme il aime à s'appeler. La séduction, la réflexion, ses premières
armes. Je n'essaierai pas d'être leader, parce qu'en fait c'est très mal perçu.
Ma manière de fonctionner est différente.
En général, j'arrive à séduire les gens.
Quand les gens font ce que je leur dis, c'est parce qu'ils s'en sont convaincus.
Harry est habile, avec William et Gaëlle, il forme le clan des pêcheurs.
C'est marrant parce qu'il est plus vieux que moi, je m'entends bien avec lui.
Il pourrait être mon père, il est mon copain, il est un copain.
Il représente un mélange d'un copain, d'un père, d'une nouvelle connaissance,
d'un professeur parce qu'il apprend beaucoup de choses.
Les fonds sous-marins sont une pure merveille autour de Koh Lanta.
La région est d'ailleurs classée parc naturel.
On peut y découvrir une multitude de poissons exotiques et beaucoup de
coquillages.
C'est la pêche miraculeuse pour William.
Avec le masque et le tuba remporté hier par son équipe, il fait preuve d'une
grande efficacité.
Même s'il a, en pêchant cet énorme coquillage, il transgresse les
règlements du site, puisque ce bénitier est une espèce protégée sur l'île.
William aurait donc dû le laisser au fond de l'eau.
J'apporte beaucoup de bénitiers, de petits coquillages, des poissons en
pêche, donc on a des protéines.
Pour l'instant...
C'est bien. Alors attention au pied.
Pour me déceler, au fond, j'ai donné deux grands coups.
C'est quoi la partie que tu enlèves, Michel ? Les intestins.
La partie qui est bonne, c'est ça.
Tu t'imagines une huître, d'accord ?
On ne montre pas tout là-dedans, par contre.
Ce qui est marrant, c'est que Michèle a l'impression toujours qu'elle dit n
'importe quoi.
Et en se rendant compte, par exemple, rien que là, pour ouvrir notre
bénédictin, elle sait le faire.
Je pense que Michèle, c'est quelqu'un qui a vraiment vécu beaucoup et qui,
avec les années, s'est un peu brodé. Mais il y a vraiment du fondement dans
ce qu'elle nous raconte.
Elle m'apprend pas mal de choses. J'aime bien l'expérience qu'elle a, que j
'acquiers avec elle.
Quel régal ce bénitier, il se mange cru ou cuit, c'est un mets de choix sur Koh
Lanta, ce qui explique aussi sa rareté. Les Koroks mangent d'un bon appétit
pendant que les lantanaïs, eux, s'affairent toujours pour fabriquer du
matériel de pêche.
Regarde, tout à l'heure, en jouant de la guitare, j'ai vu que tout le long, il y
avait des agrafes.
En jouant de la guitare tout à l'heure, il y avait des agrafes. Tout le long, on
peut faire des hameçons avec, c'est jouable.
Je pense que les poissons d'ici ne doivent pas être très farouches et super
rusés.
Les hameçons, on a essayé avec des agrafes qu'on a trouvées sur la caisse.
mais ils ne sont pas assez résistants.
Moi, j'ai eu des touches, j'ai vu les poissons mordre au coquillage que j
'avais mis là-dessus, mais on retrouve l'hameçon droit après.
On perd son temps, donc j'ai arrêté tout de suite. Mais au moins, on s'aperçoit
que ça mord, et que même en ligne principale, cette cordelette jaune, ça
marche.
Mais maintenant, j'ai retiré des clous de la caisse, je vais essayer de forger
des... des hameçons, mais ça va être d'accord, ça va être plus solide, mais
j'ai du mal à imaginer piquer un poisson avec un clou retourné, franchement.
Une nasse totalement en état, avec tout, échouée sur le sable, comme je pense qu
'on a perdu la nôtre, petite, on va voir ce qu'on peut faire avec ça.
visiblement sont vachement intéressés des découvertes et bien voilà
une épreuve d'immunité qui se
présente sous les meilleurs auspices pour les koroks ils ont le ventre plein
la pêche a été excellente et l'atmosphère au sein de la tribu est
bonne l'épreuve du conseil a servi notamment à resserrer les rangs
Même Michel a retrouvé sa place dans la tribu après avoir pourtant frôlé l
'élimination à deux reprises.
En fait, j'ai commencé à leur raconter des histoires drôles, pas drôles, des
épisodes, des épisodes de ma vie qui sont assez croustillantes et puis je
pensais que ça les intéressait. En fait, ils étaient assez accros. Ça commence
bien, tu te dis l'histoire bien suivante et à chaque fois, c'est Michel qui te
dit un truc. Non mais c'est juste, il a juste une jambe en main. L'accident de
voiture, c'est mon deuxième mari, j'ai 27 ans.
Ah oui, j'ai oublié le deuxième marais.
Dans le premier, il n'y a pas grand-chose à raconter.
Mais si, il y a un raconté, il y a un enfant.
Oui, justement, on rencontre un homme qui ne s'occupe pas de son enfant, qui
ne veut même pas le voir lever, qui dit, quand je rentre, il faut qu'il soit
couché, et quand je me lève, il ne faut pas qu'il pleure.
J'aime bien discuter avec toi, ça te fout la page.
Chez les lantanaïs, l'ambiance est franchement délétère.
On s'épie, on s'observe du coin de l'œil. La faim aiguise les rancœurs. Les
maigres rations de riz paraissent insuffisantes pour affronter un défi
physique.
Avis à la population.
Un aventurier attachant peut poser de gros problèmes à son équipe.
Saurez-vous les surmonter ? Hubert.
Ok, donc quelqu'un va être ligoté.
On va le voir porter.
J'espère que ça va être toi.
A mon avis, ça va être choisi par l'autre.
L'avenir des deux équipes au centre de cette nouvelle épreuve d'immunité. La
règle est draconienne, les vaincus devront se rendre au conseil puis voter
l'élimination d'un des leurs.
C'est la loi de la survie, la loi de l'île. Aujourd'hui Hubert Auriol a
convoqué tout le monde pour l'épreuve du prisonnier.
Épreuve du jour est une épreuve d'immunité.
Chaque équipe doit désigner son prisonnier.
Et toute l'équipe va devoir aider le prisonnier qui va être attaché à la
corde à franchir tous les obstacles pour aller jusqu'au bout. La première équipe
qui sonne la cloche à gagner, c'est seulement le prisonnier qui doit sonner
la cloche.
Pour ce jeu, mieux vaut être un athlète. Un aventurier choisi dans chaque tribu
doit s'équiper d'un harnais sur lequel se trouve fixé un mousqueton. Ce
mousqueton va pouvoir coulisser le long d'une corde installée sur un parcours d
'obstacles dressé en pleine jungle.
Une fois harnaché, chaque naufragé sélectionné va devoir progresser le long
de cette corde aidé dans sa tâche par ses équipiers. Le premier arrivé au bout
de la corde est déclaré vainqueur.
Vous désignez chacun.
votre prisonnier.
Vous allez vous équiper avec le
harnais.
Vous pouvez venir s'accrocher.
L'enjeu, le totem. Vous êtes prêts ? C'est parti !
Première difficulté, la corde passe sous un tronc. Une seule solution,
creuser.
Les
rouges,
plus efficaces.
prennent déjà quelques longueurs d'avance
c
'est
l'obstacle le plus difficile de ce parcours Il faut franchir la barre.
Les jaunes ont refait leur retard.
Les deux équipes sont au coude à coude.
Mais les rouges choisissent la bonne technique.
Ils gagnent un temps précieux.
L'équipe Korok est loin devant.
Derrière, Géraldine a du mal.
Romain suit le trajet de la corde autour de l'arbre.
Les rouges ont un obstacle d'avance, mais de petits bouts de bois freinent
leur progression.
L'occasion pour les jaunes de revenir, mais problème, la fatigue se fait déjà
sentir.
Il faut faire preuve d'habileté et d'esprit d'équipe. Romain est soulevé
par les rouges, l'équilibre est précaire. Dans ces conditions, difficile
de dérouler la corde prise dans un crochet en tire-bouchon.
Les Koroks avalent les obstacles un à un. Ils perdent très peu de temps. Les
lantanaïs ne peuvent soutenir ce rythme.
La
plage,
l'arrivée est en vue.
Romain n'hésite pas une seconde. Il se jette à terre.
C'est le dernier effort pour les Rouges, qui de toute façon ne peuvent plus
perdre.
Vous avez gagné.
Je vous remets le totem.
Vous n'irez pas au conseil.
Lantanaï, vous connaissez la règle.
Je vous donne rendez-vous ce soir au conseil.
Les Lantanaï le savent maintenant.
L'un d'entre eux va devoir partir.
Dans le doute, Jean-Luc conforte ses alliances.
En parlant d'un petit point de vue sur...
Chaque personne, c'est sur votre équipe, on se rejoint.
Ça fait les mêmes analyses.
Tu ressens les mêmes choses que moi, que d'autres ne les ressentent pas.
Donc ce qui me fait dire, c'est un candidat sérieux.
C'est bien, un peu de piment.
Tu ne peux pas avoir des sentiments sur huit jours.
Si, je suis désolé.
Tu te dis que ce n'est pas de l'hypocrisie.
Tu es un peu naïf. Ce n'est pas une histoire d'hypocrisie. Mais quand tu
partages les choses, même avec des gens que tu n'aimes pas, ça rapproche. Non,
on ne parle pas de pas aimer.
Là, on se met dans la tête que nous sommes tous des rivaux. Ah oui, bien
sûr, mais ça n'empêche pas d'avoir des sentiments pour les gens.
Regarde, tu es un rival sérieux, et pourtant, je t'aime bien.
Ça n'a rien à voir, tu vois ce que je veux dire ? Ça me fait plaisir.
Oui, mais tu vois ce que je veux dire ? Oui, bien sûr.
Moi aussi, je t'aime bien. Et là, tu vois, par exemple, j'aurais, et j'ai, et
de toute façon, on en a déjà parlé, mais j'aurais dit ce que plus il a été
éliminé là.
Là, maintenant... Mais tu ne vas pas être éliminé là. Non, mais toi... Je ne
t'éliminerai pas là, maintenant.
C'est gentil. Mais par contre, après, c'est la guerre.
C'est chacun pour sa gueule. Donc là, c'est plus sympa. C'est un truc très
dur. Et puis à la fois, tu l'accepteras plus, toi, de toute façon.
J'aime bien comme tu penses comme ça.
Ça me plaît beaucoup.
Parce qu'en fait, ce qui est bien, c'est d'arriver au maximum et mettre la pâté
aux autres.
Avant de se détruire, de s'auto-détruire nous-mêmes.
Tu sais, les femmes, je ne suis pas misogyne, mais...
Je te dis, il faut éliminer les malheurs.
Ça dépend, ça dépend les relations que tu as avec elle.
C'est pour mieux te manger, mon enfant. T'inquiète pas.
T'inquiète pas pour moi.
Je sais que tu sais où tu vas.
Tiens, vas-y, tu peux aller maintenant.
On va avec l'eau de mer.
Oui, tu mélanges comme ça.
Allez.
Allez.
En fait, c'est le seul qui vient me voir.
C'est bien.
Mais il m'influence quand même.
Il est très malin, ce Stéphane.
S'il y en a un qui sera éliminé, ce sera bien sûr lui.
Il est trop malin, ce petit gars.
Il cherche une alliance avec moi pour après.
Je ne peux rien dire pour l'instant, vraiment.
Mais rien n'est plus pas.
Stéphane est un garçon sensible, il a de plus en plus de mal à comprendre Jean
-Luc. Portrait de Stéphane, un aventurier consensuel.
A 24 ans, Stéphane préfère la gymnastique de l'esprit à celle du
corps.
Ma porte d'entrée c'est l'humour, ça c'est clair. Et c'est une arme comme une
autre. Une arme qui l'aiguise avec sa bande de copains dans les Hauts-de
-Seine. Un humour dont ne se départit jamais Stéphane, y compris dans ses
études, pourtant sérieuses, d'ethnologie puis d'urbanisme.
Une arme donc, mais parfois à double tranchant. Si je suis vraiment dans de
bonnes conditions et qu'il y a un moment où je me lâche, ils vont en avoir marre
de moi. Ils vont prendre la pirogue et me jeter.
Adopté à l'âge de 3 mois, ce garçon d'origine marocaine est résolument
tourné vers les autres.
Depuis 4 ans, Stéphane anime les soirées de l'association Solidarité Sida.
Un talent d'orateur dont il refuse d'abuser sur l'île. Tout le monde est
manipulateur à certains niveaux, mais je suis un acteur.
J'adore jouer la comédie.
Difficile dès lors de cerner avec certitude qui est Stéphane. J'ai une
personnalité multiple.
J'en ai plein.
Tout le temps.
Partout. Tout ce que je viens de dire là, c'est peut-être faux, peut-être
vrai.
L'humour de Stéphane est un élément fédérateur dans la tribu lantanaï.
Non, j'ai les mains prises. Moi je l'attrape.
Cet après-midi qui précède le conseil est terrible pour les nerfs.
Chez les Lantanaï, tout le monde a peur.
Jean-Luc est incapable de fédérer l'équipe.
Sans présager du vote au conseil, les plus âgés de la tribu se sentent
menacés.
On a fait le point avec les garçons et on s'était mis d'accord pour, en cas de
défaite aujourd'hui, d'éliminer Françoise.
J'ai passé toute la journée à vider mon esprit et je suis très sereine. Je
trouve que c'est la logique des choses, éventuellement ça se passe, donc il n'y
a pas de problème.
Je suis même, comme je vous l'ai dit hier, j'ai trouvé ce que je recherchais,
donc pour moi il n'y a pas de problème.
Je fais de moins en moins confiance en Luc, même pour les conseils techniques.
Au début il disait fais-ci, fais-ça, et là je me demande, dans mon esprit un
petit peu paranoïaque, s'il ne va pas jusqu'à essayer de m'entraîner dans des
pièges.
Ce n'est pas bon d'avoir le monopole dans un groupe. Il faut quand même faire
partager ses idées sans savoir. Mais bon, il ne faut pas non plus étouffer
les autres. Ce n'est pas bon.
Ces derniers jours, je me suis rendu compte que ce n'était pas du tout la
personne que je pensais.
C'était une personne... C'était une fausse personne.
L'image qu'elle voulait donner, ce n'était pas du tout la vraie.
Je me suis rendu compte qu'elle manipulait certaines personnes.
et qui avait énormément d'hypocrisie dans tout ce qu'il disait.
Que ce n'était pas du tout une personne en qui on pouvait compter.
On est des pions, il se sert de nous pour avancer.
Voter contre Jean-Luc, là je rentre dans le jeu, ça commence à faire mal parce
que c'est quand même un personnage attachant qui nous a rendu beaucoup de
services et qui, à mon avis, nous en rendrait encore beaucoup.
Son attitude est vraiment ingérable maintenant.
Il me passait l'expression, il mange à tous les râteliers.
Et vraiment hier, j'ai eu l'impression d'une trahison avant l'heure. Donc ce
soir, il va payer cash, ce qu'il a montré hier.
C'est le départ pour le conseil. Jean-Luc a essuyé une mini rébellion de
la part de ses compères d'aventure. On est loin de l'ambiance des premiers
jours, lorsque Jean-Luc le charismatique faisait office de chef de bande.
Reste à savoir maintenant si tous auront le courage d'aller au bout de leur
choix. Chacun part au conseil avec ses effets personnels.
Ce soir, l'un d'entre eux devra quitter l'île immédiatement.
Pour chacune des tribus de Koh Lanta, l'objectif premier de la survie est
clair, se procurer coûte que coûte de la nourriture.
Et dans ce domaine, les lantanaïs ne sont pas très performants, au contraire
des koroks, passés experts dans l'art de pêcher.
D'autant que leur tâche est plus aisée depuis qu'ils ont remporté le jeu de
confort avec à la clé un masque et un tuba.
Les Lantanaïs ont faim et en plus ils se posent pas mal de questions sur Jean
-Luc. Sans véritable preuve, ils le soupçonnent de comploter avec l
'adversaire. Rien de très bon pour la cohésion.
Et c'est sans surprise que les Lantanaïs, démobilisés, affaiblis
physiquement, perdent l'épreuve d'immunité.
Conséquence immédiate, ce soir, les Lantanaïs doivent se rendre au conseil.
Oseront-ils se séparer de Jean-Luc si utile à la survie ? Ou bien choisiront
-ils d'éliminer un autre équipier ? Au Conseil, tout est possible.
Ce matin, au jeu du prisonnier, l'équipe de l'entanaille a perdu.
Ce soir, ils sont 7.
A l'issue du Conseil, ils seront 6.
Prenez place.
Vous voyez ces flambeaux éteints derrière moi ? Ce sont les deux
flambeaux de Marie et de Guillaume qui ont quitté l'île à l'issue des derniers
conseils. Ce soir, il y aura un flambeau supplémentaire.
Moi d'abord, j'ai une question à vous poser.
Comment ça se fait que vous ne pêchez pas ?
Tu n'as pas d'hameçon ? Non. Et tu n'en as pas fait ? On a essayé, mais ils sont
trop souples.
Alors, le poisson le remet droit.
Mais là, on va travailler sur un hameçon plus dur, mais plus voyant.
Alors, vous dansez, vous chantez. Est-ce que vous croyez que c'est comme ça qu'on
survit sur une île ? Bien sûr, ça peut user, bien sûr.
Ça peut user, il faut se décontracter aussi.
En tout cas, il y a une chose qui est sûre, c'est qu'il faut voter.
Donc Jean-Luc, on va commencer par toi.
C'est intégré au groupe
beaucoup trop tard.
Je suis un garçon assez exclusif et je n'aime pas les infidélités.
Apparant dans ma vie.
Bon, vous avez tous voté.
On va passer au dépouillement.
Jean-Luc.
Bonjour Luc.
On va voir le dernier, mais... Jean-Luc.
Je lui ai demandé de venir me rejoindre.
Bonjour, Luc.
L'équipe a voté.
On est ainsi.
Tu dois quitter les lignes.
Vote sanction sans surprise.
Jean-Luc est le troisième aventurier à quitter l'île. Les membres de la tribu
Lantanaï en ont décidé ainsi.
La franchise est une qualité qu'il n'a pas.
Parce qu'à vouloir signer trop d'alliances, il a perdu ma confiance.
Il a essayé de manipuler tout le groupe pour arriver à ses fins et depuis le
début, il a été énormément hypocrite envers tout le monde.
Je l'ai senti, personne ne venait vers moi en fait.
C'est moi qui allais vers les jeunes.
J'allais vers eux, j'allais discuter.
Je voyais dans leur regard qu'ils n'étaient pas francs.
Je les gênais.
J'ai vu ce soir. Là, il était des crampes d'estomac, tellement il était
mal.
Il était mal.
D'ailleurs, vous avez vu, j'ai serré la main qu'à celui que j'estime, parce que
je lui avais dit, en plus, je vais essayer de t'aider, tant que ça ne me
pénalisera pas.
J'ai dit à David, comme il est venu me voir, il m'a dit, t'as vu, t'inquiète
pas, tant que je pourrai, je t'aiderai.
C'est le seul à qui, Jérick Allam, encore, c'est un enfant, il est pur.
Pour moi, il est pur.
Pour sanctionner sa politique, il est de diviser pour mieux régner, tout
simplement. Ils ont peur de moi.
J'étais plus fort qu'eux moralement et physiquement.
Jamais je me suis plaint qu'il n'y ait pas assez de riz, qu'il n'y ait pas à
manger, qu'il n'y ait pas ceci, qu'il n'y ait pas cela, comme tous.
Je pense que c'est ce qui leur a fait peur, prendre cette décision.
Là, j'étais dans une position un peu spéciale où il ne fallait pas, je montre
trop ce que j'avais fait en fait. Je n'ai pas pu faire autrement, sinon
jamais il n'y aurait eu de feu, jamais il n'y aurait eu de maison, enfin de
camp. Jamais il n'y aurait rien eu en fait, puisque j'aurais montré, ils ne
savaient même pas couper une noix de coco.
Donc bon, il y a tout ça.
Je suis obligé de calculer, puisque le but c'était d'aller le plus loin
possible. Mais je pense que je ne suis pas le seul.
Tout le monde complote, enfin complote, tout le monde calcule.
C'est obligé de faire un calcul.
Vous partez seul, vous savez déjà que vous avez tout le monde contre vous.
On essaye de se faire un allié ou une alliée.
Et puis je me suis aperçu que ce n'était pas possible.
Au départ, ils étaient 16, naufragés volontaires sur Koh Lanta.
Mais la loi de l'île est impitoyable.
Ce soir, ils ne sont plus que 13.
Au prochain épisode, un autre aventurier quittera l'île.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.