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Un défi physique, une aventure humaine, ils sont 16, 8 hommes, 8 femmes, ils
vont vivre une expérience extraordinaire. Ils sont naufragés
volontaires sur une île perdue à 10 000 km de la France, l'île de Koh Lanta au
sud de la Thaïlande. Leur objectif, survivre pendant 43 jours coupés du
monde. Privés de tout, ces Robinson Crusoe vont devoir s'organiser vite,
trouver de l'eau, faire du feu.
se protéger des animaux peuplés en l'île et surtout survivre aux autres.
Dans le rôle de l'arbitre, Hubert Auriol. Sa mission, organiser la survie
de ces 16 aventuriers répartis en deux équipes. Tous les trois jours, la
dramatique s'accélère. Les deux tribus s'affrontent sur une épreuve. Et là,
malheur aux perdants, ils devront éliminer définitivement un membre de
leur équipe.
Ils sont 16.
Dans 43 jours, il n'en restera qu'un.
L'équipe jaune sur l'île de l'Antanaï.
L'équipe rouge va sur l'île de Korok.
Je vais vous donner deux minutes pour mettre vos radeaux à l'eau, charger le
matériel et quitter la jambe.
Les caisses contiennent le matériel minimum de survie que vous devez
emporter sur votre plage.
Vivre l'aventure de leur vie, un rêve pour ces huit femmes et ces huit hommes.
Ils vont devoir lutter ensemble. Ils vont devoir parfois faire face à l
'adversité seuls, face aux autres. Et à l'arrivée, une alternative, s'adapter ou
être éliminés.
16 aventuriers répartis en deux tribus concurrentes, les Rouges et les Jaunes.
Deux équipes qui prendront le nom de la plage où ils doivent s'échouer après
leur naufrage. Les Rouges, ce sont les Koroks, les Jaunes, les Lantanaïs.
Dans la tribu Korok, on retrouve Gaëlle, 18 ans, étudiante en gestion dans le
Finistère. Patricia, 31 ans, secrétaire de direction en congé parental, elle vit
dans le Val d'Oise.
graphiste publicitaire à Paris.
Michel, 58 ans, ex-chef d'entreprise, elle habite dans l'Allier.
Guillaume, 24 ans, loueur de voiture en Bretagne.
Romain, 27 ans, électricien dans l'Essonne. William, 32 ans,
universitaire à Tours. Et Harry, 44 ans, prothésiste dentaire dans les Bouches-du
-Rhône.
Chez les lantanaïs, les dames d'abord.
Sandra, 19 ans, étudiante en langues étrangères. Elle habite dans l'Essonne.
Marie, 22 ans, étudiante en communication dans l'Isère.
Françoise, 41 ans, employée de mairie dans le Pas-de-Calais.
Géraldine, 27 ans, intérimaire en assurance dans le Vaucluse.
David, 24 ans, musicien dans les Pyrénées-Atlantiques.
Stéphane, 24 ans.
diplômé en urbanisme dans les Hauts-de-Seine.
Gilles, 35 ans, rédacteur pigiste en Gironde.
Et Jean-Luc, 50 ans, officier de marine en retraite, il réside dans le Var.
La mission des naufragés est complexe. Il leur faut s'adapter à une nature
parfois hostile.
Ils doivent aussi survivre au sein d'un groupe où les personnalités s'affirment
et s'opposent.
Ici, ce sont les autres qui construisent votre destin.
La règle est simple, tous les trois jours, Une épreuve d'immunité
départagera les deux tribus.
Celle qui perd devra se rendre devant le conseil et éliminer l'un de ses membres.
Un à un, les candidats seront contraints de partir.
Le dernier survivant quittera l'île avec un pactole de 100 000 euros.
Ce soir, nous allons vivre les trois premiers jours des naufragés de Koh
Lanta. Pour l'instant, ils sont encore 16.
Dans moins d'une heure, vous saurez qui partira, qui sera le premier à quitter l
'aventure.
Sur chaque radeau de fortune, les 16 Robinson Crusoe embarquent un maigre kit
de survie. 50 grammes de riz par jour et par personne, 2 litres d'huile, 1 kilo
de farine, 10 boîtes de conserve de légumes, une cuillère en bois, une
poêle, une casserole, deux machettes, une hache, une pelle, une nasse, une
pelote de ficelle, une pharmacie de première urgence et du savon.
Quatre femmes et quatre hommes livrés à eux-mêmes, ils se connaissent à peine,
ils sont partis dans l'inconnu. Ils ne savent pas ce qui les attend sur l'île.
On boit pour éviter les crampes parce qu'on a le droit de chercher et monter
la cabane.
On fait deux ou trois étirements et puis les autres vont chercher de l'eau. Les
étirements ? Non mais du coup on n'a pas fait assez d'étirements même. A qui j'ai
donné la carte ? Tu fais ce que tu veux. On est fatigués.
Ce qu'on va faire maintenant c'est se reposer un petit peu, chercher de l'eau
pour boire, vite vite pour se régénérer et on attaque la cabane.
Il y a une équipe qui doit trouver, pas seulement commencer à construire un
tabac, mais trouver le bon bois. Attends, attends, Michel... Michel,
que je fais ? Je vais la produire.
C'est de la farine. Ça doit être de la farine.
Consistance farineuse.
T'as intérêt à la laisser dans la toile de jute parce qu'elle va... Non, ça
vient de gel.
A la limite... Oh putain, j'y crois pas, du savon ! Oui
! Yes ! Et du savon naturel, s'il vous plaît. De
Marseille, ne confondez pas, c'est pas du chocolat. Y a pas une boîte de
préservatifs ?
Par contre, on n'a pas de... Donc on ne peut pas faire de la maison, c'est clair
? Non, sous les arbres, non. Ce serait idéal, mais non. Pourquoi on n'a pas le
rachat ? Parce que déjà la marée, la dernière marée, elle était déjà là, à
tes pieds.
L'île de Koh Lanta est un site protégé. Pas question donc d'abîmer la forêt
tropicale. Voilà pourquoi du bois est mis à la disposition des deux tribus
pour fabriquer leur cabane.
Je ne sais pas, parce que les bandits ont vu mieux. Alors, on va voir.
William ! Oui, deux secondes, il paraît que vous avez vu un endroit pour faire
le papement, que c'était mieux que ci.
Moi, quand même, je ne l'ai pas vu. Tu vas juste là, et sur ta gauche, tu
verras, c'est bien plat. Michel, tu vas avec Gaël.
Gaël, je lui ai montré l'endroit.
On a trouvé un campement, on y va.
Ça y est, on a trouvé.
Non mais, oublie ! On va
charger ça sur le...
L'abri, source des premiers tiraillements.
Difficile de trouver un accord sur sa forme et son emplacement. Les coroques
semblent désorganisés, alors... Qui peut s'imposer à la tête du groupe ?
C'est mon ami Harry.
Donc je dirais qu'il est pêcheur comme moi. Il est chasseur sous-marin. Il a
quelques connaissances en plus. Donc bon, il prend un peu l'ascendant. Moi,
je ne peux pas montrer tout.
Je ne peux pas montrer parce que je n'ai pas fait mes preuves encore.
Donc je suis un peu rentré en ce moment. Stratégie de retrait. On verra bien.
Donc tu penses comme moi que c'est au fond.
Il n'y a pas de rivière, pas même de petits ruisseaux sur Koh Lanta, cette
île au volcanique.
L'eau de pluie stagnante peut être dangereuse pour l'organisme.
Alors les deux équipes disposent d'une réserve d'eau.
Encore faut-il la découvrir.
Comme seule aide, ils peuvent se servir d'une carte sommaire. Arbre mort, arbre
mort.
Deux.
Mais apparemment ils sont couchés.
On y va, on verra. On va faire progressivement, ça va être un truc tout
bête. On commence par là-bas.
Il n'est pas tombé, c'est celui-là d'un moment.
Cet arbre est mort debout. Ah non, mais ça n'existe pas, ça.
Un arbre mort, c'est un arbre... Le plan original était déjà pas mal mouillé
quand on est descendu, puisqu'on est tous tombés. Après, moi, je suis allé,
je l'ai remouillé un coup.
Après, je l'ai recopié, donc comme il était mouillé, je l'ai recopié tout de
suite au cas où.
Et je l'ai laissé là pour sécher.
Et le problème, c'est quand on a bougé, il n'était plus là.
Ça m'a paru long le fait d'être à contre-courant.
C'est psychologiquement très difficile de voir cette plage, la voir et ne pas
pouvoir s'en approcher à la vitesse à laquelle on voudrait s'en approcher. C
'est un peu stressant.
pour voir l'eau et une corvée d'eau.
La quatrième pagaie.
D
'abord
le collectif et après l'individuel.
Ne vous servez pas des gourdes plastiques, elles étaient merdiques, c
'est de l'eau salée que vous allez boire.
C'est impératif, il faut un toit.
Plus nous dormirons, mieux nous nous compterons. Il faut savoir que c'est le
sommeil qui va nous faire perdre notre lucidité. C'est notre sommeil qui va
déclencher notre agressivité à tous, même si nous sommes conditionnés. Donc
bien récupérer, c'est important.
Stéphane, tu vas chercher de l'eau ? Je vais chercher de l'eau avec Sandra et je
vide mon sac pour pouvoir prendre tout ce qui pourrait nous être utile en se
baladant.
Oui, mais sur le chemin, priorité l'eau. Non, non, je reviens tout de suite. Non,
ok, on explorera l'île après. Donc il y a du boulot, moi je ne peux pas dire,
fais ça, fais ça, fais ça. Il faut que chacun se prenne en charge, et puis ça
sera très bien.
Avec Sandra, on a tout de suite été chercher l'eau.
On pensait qu'elle était beaucoup plus loin que ça, on se rend compte qu'elle n
'est pas très loin, mais dans un endroit un petit peu, le Marégo, le bout du
Marégo. Nous on a de la chance d'avoir Jean-Luc en fait, c'est vrai que...
C'est naturellement un chef.
Et puis je pense qu'il y a quelque chose, il y a une osmose, puisque la
maison, elle s'est construite toute seule, on n'a pas besoin de dessiner de
plan.
Si on construit un niveau, on va gagner du temps.
Ok, on est là, on discute, donc on essaie qu'on y est.
Jean-Luc est un être, je ne dirais pas exceptionnel, mais...
Quelqu'un qu'on a de la chance d'avoir.
C'est quelqu'un qui a vécu des choses et qui connaît des choses.
Mais quand il dit quelque chose, il a souvent raison. Donc on l'écoute, il n'a
pas besoin de crier.
Viens là ma puce, viens m'expliquer un peu. Comment tu verrais le truc ? C'est
sûr que je ne le prendrais mal si c'était quelqu'un de mon âge qui me
dirige. Là quand même, Jean-Luc, c'est un homme qui pourrait être mon père.
Je sais qu'il a eu beaucoup d'expérience.
Ça se sent, ça se voit, on voit dans tout ce qu'il fait.
Et la preuve, c'est qu'on avance bien.
Quand même, on s'aperçoit que...
Il y a certaines personnes qui sont venues ici pour jouer au Starlet.
Là, il est certain qu'actuellement, tout le monde va bien. C'est un peu la
rigolade, c'est la bonne ambiance.
Mais cette ambiance, il s'y allait.
Il ne faut pas cinq jours avant que ça se dégrade.
Par rapport aux 15 candidats, maintenant que je les ai vus, c'est vrai qu'il n'y
a pas beaucoup de sans-gouvernement qui soient bâtis comme moi.
Donc, je suis pour eux un danger.
Je dis attention.
Pensez aussi que vous allez peut-être avoir besoin de moi.
L'intérêt aussi de ne pas virer les lieux où je pense qu'ils ont compris.
Chez les Lantanaïs, Jean-Luc est devenu très vite le chef de bande.
Parfois un peu autoritaire, toujours très débrouillard. Mais qui est-il
vraiment ? Portrait.
Baroudeur au cœur tendre, chantant le bel canto, Jean-Luc est avant tout un
homme d'action et cela lui manque.
L'opportunité de ce challenge qui se présente, je ne me suis pas posé tout de
suite des questions.
Je me disais est-ce que, est-ce que, d'autant plus que ma femme m'avait dit c
'est pas pour toi, t'es trop vieux, qu'est-ce que tu vas faire.
Enfin je suis très content de partir, ma femme peut-être un peu moins.
Malgré ses 50 ans, Jean-Luc tiendra le coup, c'est sûr.
Tous les jours dans le Var où il a pris sa retraite, il retrouve ses réflexes de
nageur de combat, de commando, et passe de longues heures à nager en mer.
31 ans de marine, de vie en communauté, ça vous forge une âme de chef.
Les gens vont arriver à ne plus se supporter. Il y en a qui vont se
détester. C'est la promiscuité qui fait que... En plus, on ne se connaît pas.
Personne ne se connaît. Il va falloir quand même diriger sûrement cette
équipe.
Ce petit-fils d'immigré italien peut évidemment compter sur son physique,
mais aussi sur... La ruse de renard et la patience.
L'observation, surtout. L'observation amène beaucoup de choses. On voit de
suite qui est fort, qui est faible. Les côtés où on peut enfoncer un peu le
doigt pour écraser ou pour ressortir. Peut-être que je vais aider quelqu'un,
si je ne sais pas.
Jean-Luc, en fin stratège avec son expérience militaire, continue d
'organiser la tribulante Tannaï à sa façon.
Chez les Koroks, en revanche... Aucun leader ne se dégage, l'osmose est moins
bonne, les décisions plus difficiles à prendre.
Je pense, oui, comme ça, le plus sous les arbres.
On reprend l'idée de tout à l'heure, là, Guillaume.
On va chercher, on va se tirer un caillou avec un machin, on reprend. Qu
'est-ce que tu veux faire, là ? On va mettre une sustanque.
C'est pas nécessaire.
Une sustanque ? On se met là, tout simplement. On se met là ? Dans ce sens
? Comme ça ? Ou là-bas ? Mais là, vous trouvez ça pas bien, là ? Si, si, c'est
bien. Moi, j'aurais dit... Ouais, mais tu vois la hauteur par rapport aux
arbres.
Les intempéries violentes sont fréquentes dans cette région. Les
candidats le savent. Aussi, la construction de leur cabane doit être
rigoureuse.
Tu t'en sors, William ? Non, c'est de la pierre.
Mais là, je vais faire le ménage, la forêt, qu'on enlève tout ça. Oui, tu
enlèves tout ce sable.
Et puis, je veux enlever tout ce sable. Mais on pense pas que chacun pourrait
enlever son passage, non ? Non, parce que jusqu'à présent, quand on fait la
bouffe, on fait la bouffe pour tout le monde. Quand on fait la tente, on fait
la tente pour tout le monde.
Quand on pêche, on pêche pour tout le monde. Quand on fait la tente, on fait
la tente pour tout le monde. Bah oui, moi je suis d'accord avec vous. Non
mais, attends !
Quand tu fais quelque chose, Michel, c'est pour tout le monde. Quand je
nettoie le sol, je ne vais pas nettoyer mon sol à mon niveau. Je ne te parle pas
du sol, je te parle des habits, moi.
Les habits, c'est pareil. Si ça traîne, ça traîne. Michel est quelqu'un qui
serait se débrouiller toute seule sur cette île. Et elle n'aurait pas besoin
de nous.
Donc, il y a eu quelques tensions parce qu'elle a voulu imposer un style de vie,
imposer sa façon de voir les choses.
Je suis venue du désert pour faire le ménage.
Je suis désolée là.
Vivre en communauté, c'est justement commencer par ranger ses propres
affaires. C'est clair.
D'ailleurs, je ne le fais pas, je te signale.
Je râle parce que tu as l'air de dire que je devrais le faire.
On sent vraiment que...
que les jeunes veulent vraiment prendre la place des anciens, ça c'est clair.
Pourtant l'expérience, on ne peut pas avoir l'expérience à 20 ans ou à 25,
comme à 40 ou à 45, parce qu'après ça devient de la répétition.
L'expérience s'arrête à un moment donné, à moins qu'on change de métier, qu'on se
renouvelle. C'est incontestable, il y a un conflit de génération chez les
Koroks, d'où une ambiance pesante.
Chez les Lantanaï, Jean-Luc contrôle tout, l'installation avance vite.
Je vais faire les trucs, les cabinets d'aisance pour ces barges. Avec des
gogues ? Ah oui, oui.
Moi, je te fais confiance.
Même si nous ne mangerons pas beaucoup,
il faudra quand même que nos satisfactions n'ont besoin.
Donc, j'essaie de trouver un coin qui ne soit pas trop près du camp, et surtout,
qu'il ne soit pas sous le vent.
Donc là, le vent, je pense, vient de ce sens, pour les odeurs par la suite.
Pour la commission faite, un petit coup de pelle, c'est suffisant, pour pas que
toutes les bestioles viennent.
Au moins, là, on est sous le vent, donc il n'y a aucune odeur. Oui, c'est vrai.
Vous êtes à l'abri.
Vous n'êtes pas assez dans le bois pour avoir peur ou quoi le soir, si vous avez
une envie le soir. Vous êtes tout prêts. Ah oui, oui. Et vous verrez, une fois
que vous serez bien positionnés, la belle nuit qui sort. La mer.
Je pense qu'il doit y avoir de l'eau consommable ici
parce qu'on est sur le ruissellement ici.
En principe, l'eau qu'il y a ici doit être somâtre, mais buvable.
Et moi, il faut que je boive.
Il paraît qu'il vaut mieux boire son urine que de l'eau de mer.
Tu sais ce qu'il reste à faire avant de boire de l'eau de mer ? C'est vrai,
boire son urine.
Je te donne la mienne.
Tu dis qu'on boit l'urine, on doit se servir directement ? A la source !
Pourtant, il ne fume plus, il ne boit plus.
La nuit envahie Koh Lanta, les Koroks n'ont toujours pas d'eau potable. La
tension est palpable, alors pour détendre l'atmosphère, les naufragés
discutent, ils apprennent à se connaître. Leur conversation se mélange
avec le silence de la nuit et les bruits de la nature.
Non, non, soyez sympa, on ne fait rien sous les tentes.
Débrouillez-vous comme vous voulez, on ne fait rien sous la tente. Demain, on
construira les bacs rondes.
C'est vrai, je ne suis pas une papa.
Tu dis que tu as un papa qui s'appelle Roger.
Franchement, je vous avais quelque chose. L'humour sur les homos, c'est
quelque chose que je supporte très très mal.
Parce que moi, j'ai plein de copains qui sont homos.
Moi, j'en ai aussi des copains. Et tu arrives à déconner comme ça sur le
sujet. Je te dis que j'en suis.
C'est pas que t'en es pas, c'est que t'es hétéro, c'est pas hétére d'être
homo. Faut arrêter de paniquer, t'en es au premier jour, parce que vous
commencez à être complètement dans un état de stupéfiété.
On va essayer de tomber les trous là parce que c'est un peu une sensation
quoi.
Pour certaines personnes ça va mais pour les autres c'est chier, elle est
mignonne.
En pleine nuit, la pluie a commencé à devenir très drue et très fracassante.
Là, ça a été terrible. On était frigorifiés les uns contre les autres.
L'eau qui dégoulonnait partout.
Cette deuxième journée est décisive. Les deux tribus vont s'affronter pour la
première fois. Au programme, une épreuve d'endurance. Un défi terrible pour des
lantanaïs diminués, puisque Marie est tombée sérieusement malade.
J'ai l'impression que c'est une angine.
Et la poisse continue pour les jaunes. Sandra est victime de son goût trop
prononcé pour le soleil.
Et j'ai des
nausées. Et j'arrive rien à avaler. Et j'ai pas soif. Je me force à boire mais
j'arrive pas.
Même de boire, ça me rend encore pire.
L'installation de Sandra, dès le début, si elle m'avait écouté mettre son
chapeau, écouter Stéphane et quelques-uns mettre son chapeau, faire
le travail qu'il y avait à faire plutôt que d'aller faire de la bronzette et de
la baignade, elle ne se serait pas pénalisée.
Le caméraman présent sur place alerte l'équipe médicale. Le médecin se rend
immédiatement sur les lieux.
Le diagnostic est rapide et sans appel.
Grosse insolation, Sandra est déshydratée. Sans soins, elle aurait pu
rapidement tomber dans le coma.
Si dans les heures qui viennent, elle n'est pas rétablie, elle devra être
évacuée.
On va attendre un petit peu.
Je pense que ta température devrait baisser, que tu devrais pouvoir
fonctionner très vite.
D'accord ? Ici, au Tropic, depuis que c'est très chaud, on se déshydrate très
vite, surtout qu'il y a un vent en plus qui vient.
Et je pense que c'est lié à ça. Donc on va la surveiller d'une façon importante.
Je pense qu'on a déjà réussi à la faire descendre très très vite en température.
Donc ça devrait aller, on devrait pouvoir reprendre le jeu.
Sandra adore la plage et le soleil, c'est une jeune femme qui aime son
indépendance. Portrait.
Sandra danse, le jour classique ou moderne jazz, la nuit en boîte, disco ou
funk. Sandra fait du sport et comme toutes les filles de son âge aime le
shopping. A 19 ans, Sandra ne manque de rien et ça l'énerve.
Là t'as ta petite vie, t'as tout ce qu'il faut, t'as tes parents derrière,
si tu les avais pas tu pourrais pas tout faire et là je veux prouver que je suis
capable de me débrouiller.
De me débrouiller avec le minimum, que tout le superficiel n'est pas
nécessaire.
Arrêter pour un temps ses études de langue, partir loin de l'Essonne où elle
habite en famille, quitter son petit nid douillet, un pari difficile pour Sandra.
Une jeune femme, mais parfois encore une enfant.
Je suis restée bébé sûrement, donc c'est mignon, ça me rassure.
Je suis dans une chambre, j'ai mes petites peluches, je regarde au mur, j
'ai les photos, j'ai les cartes postales.
Sous le soleil de l'antanaï, Sandra oublie la vie quotidienne.
Habituée à un rythme effréné entre la fac, la danse et les petits boulots du
week-end, elle compte bien profiter de ses vacances un peu spéciales.
À mon avis, on va devoir bosser. Ça va être assez dur.
Surtout s'il faut chercher sa nourriture, s'il faut manger.
À la fin, je ne vais plus trouver ça comme des vacances, je pense.
Sandra a encore du chemin à parcourir, mais chez les Lantanaï, chacun fait
preuve de solidarité et de cohésion, tous ensemble pour aider les malades à
reprendre le dessus.
La première épreuve approche, il faudra que tous soient en forme pour gagner.
Du côté des Korok, un danger guette les aventuriers, la soif. Ils n'ont toujours
pas découvert la réserve d'eau, alors attention à la déshydratation.
On était un petit peu paniqués parce qu'au bout de deux jours, on n'en avait
toujours pas. Donc on a vraiment connu ce que c'était que la sécheresse et
avoir vraiment soif.
On est à l'eau ! Super ! On se brouille parce qu'en bas, ils crèvent de soif. On
a le premier là déjà.
C'est de l'eau, on dirait.
Je ne sais pas quoi, c'est trop bon.
On a de l'eau ! On a de l'eau ! Je suis en terre contre partie, il n'y a pas
moyen.
L'eau n'est maintenant plus un souci, il faut désormais s'atteler à une autre
tâche, faire du feu. Sans allumettes, sans briquet, le challenge est
difficile.
On y croit, on y croit.
Allez, on y va là.
En fait, on a essayé beaucoup de méthodes.
La méthode de bois sur bois, un bois dur, un bois tendre.
Là, on s'est bien esquinté les mains et on n'a pas vraiment eu de réussite. On a
presque eu, on a eu un bois noir très chaud, vraiment chaud, chaud, chaud,
chaud. Donc la pointe est en chaude.
Je peux vous dire que normalement, d'ici 23 jours, on devrait avoir un peu de
froid. Moi, tout à l'heure, j'ai les mains qui ont plus chauffé qu'autre
chose, mais à 4, ça a l'air de bien marcher.
Encore une journée sans feu pour la tribu.
Guillaume est inquiet. Ce bon vivant rêve d'un repas chaud.
Portrait.
Mieux vaut faire envie que pitié.
Voilà la devise de Guillaume, 24 ans, 100% breton.
Du pays de la galette et des fesses nauses où il est né et où il vit,
Guillaume a tiré un goût immodéré de la mer et de ses fruits.
Son plus grand plaisir, cuisiner pour lui comme pour ses amis. Je suis un
jouisseur de la vie.
Toutes les choses bonnes de la vie qui m'arrivent, je les prends et je
me dis que c'est bien.
Au port l'attend le baluchon, un petit voilier en bois qu'il a retapé avec un
ami. Le baluchon, un nom, une invitation au voyage.
On a beau habiter chez ses parents, on n'en a pas moins une âme d'aventurier.
Je devais rentrer de Dinan où j'étais en BTS et puis j'appelle vers 7h et je dis
« Allo papa, écoute, je suis en train, je vais à Paris ». Je ne suis même pas
repassé par chez moi, je prie mes affaires.
Mais loin de sa Bretagne et de ses fourneaux, comment réagira Guillaume, le
bon vivant, au rationnement de la nourriture ? Une inquiétude qui l'écarte
dans un éclat de rire. Je regretterais peut-être tous les kilos de crêpes que j
'ai ingurgités des semaines avant.
Non, je pense que c'est en bonne forme physique et au contraire bien charpenté,
c'est costaud.
Ils n'ont pas l'air d'être inquiets de ne pas avoir de feu.
Et je commence à m'inquiéter moi.
Le principe est bon, ça peut prendre à tout moment.
Ce soir, demain, peut-être le mettre dans l'autre sens en fait.
C'est Stéphane qui a eu l'idée des lunettes en fait.
On utilisait le cul de bouteille et puis en fait on trouvait que soit c'était
trop gros ou pas assez concave ou convexe, je ne connais rien.
Les lunettes permettaient de vraiment fixer le faisceau pour pouvoir allumer
les pailles et le papier qu'on avait mis, etc.
C'était les lunettes de Jean-Luc.
Quand on a su qu'il y avait des lunettes de vue, c'était comme si j'avais une
loupe dans mon...
Dans mon pactage, je ne la sortais pas alors qu'on va faire du feu.
C'est un petit peu énervé, oui.
En fait, le premier jour, ce n'était pas ça la priorité aussi.
C'était une des priorités, mais pas la priorité A.
Je savais qu'on pouvait faire du feu avec des verres de contact et des verres
correcteurs.
Mais je voulais voir un peu le niveau où toutes ces personnes
de différents horizons pouvaient aller sans manger chaud.
Et c'était le problème.
Les lantanaïs s'emploient au maximum pour remettre sur pied Sandra et Marie.
Bien organisés, ils savent quand même qu'ils se rendent à l'épreuve d'immunité
avec deux personnes affaiblies.
Chez les corocs, l'harmonie et la cohésion sont moins bonnes. En revanche,
pas de problème de santé pour eux.
Romain s'occupe même de la condition physique de chacun.
Les épreuves, moment clé, elles rythment la vie sur l'île. Les naufragés sont
prévenus de la teneur des défis par des messages placés dans une boîte aux
lettres comme celle-ci.
Aujourd'hui, place à l'épreuve d'immunité, la règle est simple, la
tribu qui perd devra se rendre au conseil pour éliminer un de ses membres.
Préparez-vous à porter haut la flamme de votre équipe tout à l'heure pour la
première épreuve de votre aventure.
Mais c'est tout ce que vous faites !
On se pose, on repose, on va faire une sieste d'une heure parce que le jeu d
'immunité est dans une heure. On n'en parle pas.
J'aimerais bien le lire.
Ouais, grave.
Faut qu'on gagne. C'est quoi l'immunité ? C'est quoi l'immunité ? C'est quoi l
'immunité ? C'est quoi l'immunité ? C'est quoi l'immunité ? C'est quoi l
'immunité ? C'est quoi l'immunité ?
La première épreuve est très physique.
Départ dans l'eau pour les deux tribus. Mission initiale, hisser leur radeau sur
la plage. Deuxième objectif, transporter leur embarcation le plus vite possible
en allumant huit flambeaux placés sur le parcours.
La première équipe qui embrasse Savas a gagné.
Aujourd'hui, c'est votre première épreuve. Une épreuve d'immunité. L
'enjeu, c'est ce totem.
Il symbolise votre immunité.
L'équipe qui l'emporte n'ira pas au conseil. Pour l'équipe qui perd, la
règle est simple.
Elle doit se rendre au conseil.
Là, tous ses membres doivent voter pour éliminer l'un des leurs.
Cet aventurier devra quitter l'île immédiatement.
Bon, les flambeaux. Vous devez porter votre flamme et allumer tous les
flambeaux. Une seule règle.
Tout le monde doit avoir une main sur le radeau. La première équipe qui allume sa
vasque a gagné.
Rejoignez les radeaux et attendez mon signal.
Avanteurier, êtes-vous prêt ?
La main dessus, la main dessus.
Vous connaissez la règle ? Je vous donne rendez-vous demain soir au conseil.
Je vous donne le plan.
Et vous savez, à l'issue du conseil, un d'entre vous devra quitter l'île.
Voilà. A demain.
Les corocs ne sont pas un exemple d'organisation.
Qu'importe, ça ne les empêche pas de triompher.
Chez les lantanaïs, Jean-Luc prône la cohésion pour digérer la défaite.
C'est bien. Tu sais, il y a beaucoup de monde qui, avec ce que tu as, ne l
'aurait pas fait.
Écoutez, on ne les motive pas. On garde l'esprit de l'équipe. Toujours, il est
comme ça.
Pour un, pour tous, comme il disait le M. le Père, on reste comme ça. Il y aura
d'autres épreuves que nous allons gagner.
Là, on avait deux filles en faiblesse, c'est normal, elles sont malades.
On a quand même fait l'épreuve, c'est ce qui compte.
Vous savez, les champions, ils ont perdu plein de trucs aussi.
C'est tout comme les malades. Je te dis, chapeau. De l'autre côté, il y aurait
peut-être personne qui aurait fait ce que t'as fait.
Et Sandra aussi.
Ok ? Alors, souffle.
Peut-être qu'on a pris la mauvaise tactique, si on l'a porté sur le...
Attends, Marie, tu sais pas. Tu es pour rien. La tactique, tu sais, on l'a
portée sur l'épaule. Oui, mais là aussi, il y a du pour et du contre.
Tu as des grands, tu as des petits, l'épaule, ça peut... Mais non, mais si
on commence à le dire, ouais. Il n'y a aucun problème s'il n'y a plus de
petits. On voit, on était tous dans l'inconnu.
On a vu quel type de jeu, quel type, ce qu'on peut faire.
Les faiblesses, les forces des uns et des autres. Et ça, on va s'en servir.
Et vous, chapeau, parce que je le dis encore, vous étiez toutes les deux
malades.
Moralement, on n'était pas bien, puisque nous sommes vus depuis le début.
On a vu tout un peu, hein. De quoi ? Ben oui, bon ben.
Si on a prévu, dès le début.
C'est un tel qui porte la torche. C'est un tel qui doit porter la torche.
Je ne sais quoi je parle. Au dernier moment, on ne change plus.
On est tous...
La nuit tombe, les Koroks savourent leur succès, une victoire qui leur permet de
rapporter avec eux le fameux totem, symbole d'immunité.
Le soleil se lève sur une troisième journée un peu particulière.
Pour la première fois, les Lantanaïs vont ce soir se rendre au conseil. La
loi de l'île est sans appel, l'un d'eux va devoir quitter Koh Lanta.
On pensait qu'il fallait mettre le plus grand devant pour porter la torche.
Et en fait, il fallait mettre le plus fort.
Moi, je m'en suis rendu compte à mes dépens, parce que c'est moi qui ai été
désigné pour porter la torche.
Mais c'était trop lourd pour moi. Je ne pouvais pas porter de la main gauche en
mangeant 4 calories par jour.
Et allumer de la main droite, je n'y arrivais pas.
Gilles a complètement paniqué lorsqu'on nous sommes sortis de l'eau.
Il a dit, je ne peux pas, je ne peux pas. J'ai dit, attends, moi je ne passe
pas à ta place.
Les choses ont été définies avant de faire le jeu. Il faut que chacun reste
là. Il y a eu une panique totale dans l'équipe.
Total. Je lui ai dit au dernier moment que ce n'était pas possible pour moi,
mais il n'a pas voulu changer parce que comme on avait... Il pensait qu'il n
'atteindrait pas les torches.
Alors qu'il aurait pu les atteindre facilement, mais bon... On s'est trompé,
on s'est trompé.
L'épreuve, je suis en partie un peu coupable de l'avoir perdue.
Je vais vous dire pourquoi.
L'épreuve, je savais qu'il fallait porter, mais je n'ai pas voulu tout
ramener à moi.
Parce que déjà, je veux bien gérer.
Être l'organisateur, je ne veux pas être chef.
Le coup près va tomber dans quelques heures.
Alors forcément, l'ambiance est plus tendue.
Tous sont inquiets.
Pour le conseil de ce soir, je me sens un petit peu menacée.
Parce qu'il y a eu deux jours où, hier et avant-hier, je n'ai pas été...
au meilleur de ma forme, donc je n'ai pas pu vraiment aider le groupe.
Elle a rouillé sa pince à épiler.
Elle va se faire le maillot, elle va choper le tétanos.
On va faire la pince à épiler.
J'aurais déjà vu des trucs, mais alors ça, c'est la meilleure. Eh bien, tant
pis.
Actuellement, Sandra passe son temps à s'épiler.
OK, c'est très féminin, mais il y a du feu, il y a du bois à aller chercher, il
y a beaucoup de choses à faire. C'est la jeunesse, Sandra.
Le top, Sandra.
Si elle pouvait changer dix fois de maillot de bain dans une heure, elle va
changer dix fois de maillot de bain.
Je suis sûr qu'elle a plein de preuves à faire.
Et tout naturellement, je sais que s'il y a un conseil, elle partira.
Il y aurait déjà deux personnes qui n'ont rien à faire sur cette scène.
Sandra, c'est quelqu'un qui... D'abord, hier, elle ne nous a pas aidé comme elle
aurait dû. On a dû, à chaque fois, la repommer en disant, viens nous aider,
viens pour ci, viens là. À chaque fois, elle bougonne, elle préfère rester sur
la plage à se bronzer.
Non, ce n'est pas quelqu'un qui est motivé par cette expédition.
Et puis, Marie, je ne sais pas, Marie, elle a indéfini ça. Bon, elle est malade
aujourd'hui, mais je ne sais pas. Marie, on ne sait pas trop la définir, on ne
sait pas ce qu'elle fout sur cette île.
Est-ce que c'est vraiment des intérêts propres, c'est-à-dire pour sa petite
personne, ou est-ce que c'est vraiment pour l'intérêt du jeu, du groupe, et
après, pour le jeu, je ne sais pas. Je n'arrive pas encore à définir.
Donc pour moi, c'est déjà deux personnes à une.
Je me méfie de certaines personnes.
Je me méfie de Marie, par exemple.
Marie veut devenir comédienne.
Et elle a tout pour le devenir.
Je comprendrais qu'on vote contre moi, parce que j'ai été très très mal.
Moi, au début, j'ai voulu aider, tout ça.
Et là, je n'en pouvais plus. Je n'en pouvais plus du tout.
Et même personnellement, je n'apprécie pas parce que je suis mal.
Marie, c'est une fille.
Elle ne dit rien. On lui dit, Marie, tu fais ça. Elle ne va pas dire, je ne suis
pas bien, j'ai de la température, je suis malade. Elle ne dit rien, elle va
le faire.
J'admire cette fille. C'est une gamine très forte.
Et Marie a pris pour elle la perte de ce jeu.
C'est pour ça que...
Ça peut être ma fille, Marie.
Il fallait que je fasse quelque chose. Je ne voulais pas qu'elle pleure devant
tout le monde.
C'est un peu la loi de la jungle.
Les faibles se font manger par les gros, on va dire. C'est vrai que j
'éliminerais peut-être une personne qui n'apporte rien, qui ne fait pas avancer.
Tu ne vais pas vincer le groupe ? Je ne dirai pas pour qui je vais voter, mais
je peux vous dire que je ne vote pas contre Marie.
Jean-Luc s'est vite affirmé comme le meneur des jaunes. Mais a-t-il
suffisamment d'influence pour sauver Marie d'une élimination possible ? C'est
l'heure du départ pour le conseil.
Tous les lents de Tannaï ont fait leur sac.
Ce soir, l'un d'eux ne reviendra pas au campement.
Deux tribus, 16 aventuriers qui vivent en autonomie complète, une île déserte,
Koh Lanta, située au sud de la Thaïlande. Le décor est planté, la vie
sur l'île est rude. Ils ont dû fabriquer un abri, trouver de l'eau, faire du feu.
À ce petit jeu, les lantanaïs ont été plus performants. Les premières nuits
ont été difficiles, des pluies diluviennes se sont abattues sur l'île.
Chez les jaunes, des soucis de santé sont venus perturber le quotidien.
Marie souffre d'une angine.
Sandra a été victime d'une insolation. Du coup, la première épreuve d'immunité
se passe mal pour les lantanaïs, malgré un bon départ.
Ce soir, ils se rendent au conseil. L'un d'eux va partir.
C'est inévitable.
Prenez votre torche et venez me rejoindre autour du feu.
Cette torche est le symbole de votre vie sur l'île.
Allumez-la et allez vous asseoir.
Cet ancien temple est le lieu du conseil.
C'est ici que vous voterez pour éliminer l'un des vôtres.
Vous êtes 8.
A la fin de ce premier conseil, vous serez 7.
Alors l'entanaille, vous étiez en tête au départ de l'épreuve des flambeaux.
Comment avez-vous pu perdre ? David ? Je crois qu'il y a deux raisons
fondamentales. La première, c'est qu'on avait deux personnes qui étaient
faibles, compte tenu de la dureté de la vie sur l'île et tout ce qu'il peut y
avoir. Je crois qu'on a eu une erreur tactique aussi, le fait de porter notre
radeau en bas.
Et le fait aussi de rendre la flamme à l'arrière à chaque fois et de s'arrêter
pour l'annuler, ça nous a fait perdre du temps.
Ce soir, vous devez éliminer l'un d'entre vous. Vous allez voter chacun
votre tour à bulletin secret. Vous ne devez pas voter contre vous-même, ni
déposer de vote blanc.
Celui qui sera désigné par le scrutin devra immédiatement quitter l'île.
Jean-Luc, on va commencer par toi.
n'a pas l'esprit d'équipe.
Vraiment par élimination, parce qu'on s'entend tous vraiment très bien.
Mais on va dire que c'est peut-être celui que j'accroche le moins.
Oui, parce que le sort a voulu qu'elle soit la plus faible.
Passons au dépouillement.
Marie.
Sandra.
Marie.
Gilles, Marie, Marie,
Marie,
Marie,
viens me rejoindre
avec ton flambeau.
Marie, l'équipe a voté.
Il en est ainsi.
Il en fallait un, ou plutôt une.
C'est Marie.
Elle est la première aventurière à quitter Koh Lanta.
Les membres de la tribu Lantanaï en ont décidé ainsi.
Je vote pour Marie à contre-cœur parce que je l'aime énormément.
C'est une fille très sympathique, mais elle est très malade et ça va pas en s
'arrangeant.
Donc c'est plus un vote d'amitié pour qu'elle guérisse et pour qu'elle se
rétablisse le plus vite possible.
Ce sera plus un soulagement qu'une peine de nous quitter.
Marie est une fille très courageuse, mais son état de santé ne lui permet pas
de rester sur le mur.
Elle est malade, elle n'en peut plus, mais c'est une candidate qui aurait pu
être redoutable.
Tout simplement parce qu'elle est malade et qu'elle est à bout.
Marie, parce que le sort a voulu qu'elle soit la plus faible.
Au départ, ils étaient 16.
Ce soir, il reste 15 naufragés volontaires sur Koh Lanta.
La loi de l'île est impitoyable. Au prochain épisode, l'une des deux tribus
devra se rendre au conseil et un autre aventurier quittera l'île à son tour.
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