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Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout que 16 Français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre et surtout survivre au saut.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Tous
veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Au départ, ils étaient 16.
À la fin, il n'en restera qu'un.
Les aventuriers ne sont plus que 8 à lutter pour leur survie au large de la
péninsule de Carmoan, tout à l'est des Philippines.
Ils cohabitent sur l'île de Mingao, le fief des ex-jaunes.
Regis est le maître des lieux. Le doyen a tout fait ici. C'est sa deuxième
maison. Il est vendeur de carrelage vers Peznas.
Charlène aussi aime son île. Oh, une araignée ! C'est la première que je
vois, alors voilà.
Je ne l'ai pas tué, elle est là.
Cette jeune étudiante strasbourgeoise, souriante et positive, a le chic pour
dénicher de quoi nourrir la tribu.
Regarde ça, c'est extraordinaire.
Hakim est le troisième jaune, même s'il a depuis bien longtemps choisi son camp
entre les jaunes et les rouges, le sien. Moi, je me bats contre les rouges et
contre les jaunes. Ce papa de 36 ans est éboueur à Nantes.
Hakim avait été éliminé, mais il a pu revenir dans le jeu. C'est Hakim qui est
revenu. Suite à l'abandon médical de Christopher, le jeune champion des
rouges. Du coup, ces derniers ne sont plus que cinq.
Les ex-Tayac fonctionnent en meute derrière leur chef Bertrand.
A 32 ans, ce pilote d'hélicoptère, ex-militaire, a son franc-parler et ne
fait pas dans la dentelle. Si tu n'as pas d'opinion, tu n'as pas de cerveau.
Mais il est aimé et respecté. Jamais je ne voterai contre toi.
Bertrand peut compter sur Frédéric. Plus réfléchi, ce charpentier dauphinois sait
tempérer les ardeurs du Perpignanais. Moi Bertrand il ne fait pas peur.
Courageux et persévérant, Frédéric se bat pour ses enfants adorés. On va te
changer les fesses ? Carole aussi veut satisfaire sa petite tribu. Maman de 6
filles, elle ne veut pas les décevoir. Même si elle est discrète, cette
quarantenaire brille par sa ténacité.
Moi, mon objectif, très clairement, c'est de faire les 40 jours. Et sa
volonté paye. La victoire pour Carole, bravo ! Puisque Carole a remporté la
dernière épreuve d'immunité.
Autre compétitrice.
Christelle, officier de police judiciaire à Bordeaux. C'est fait là, je
vais vous placer en garde à vue. La belle ne manque pas de grand. Elle veut
se surpasser et pourquoi pas surpasser les garçons.
Mais sans se renier. Je garde ma féminité, même sur Koh-Lanta.
Une qui ne se dédie pas, c'est Nathalie. La jeune femme, professeure de
mathématiques et fan de salsa, est fière et ombrageuse. J'ai du caractère, je
persévère dans tout ce que j'entreprends. J'irai jusqu'au bout de l
'aventure. Elle ne courbe jamais les chines, ce qui lui a longtemps valu d
'être le vilain petit canard des taillacs.
J'ai toujours pas trouvé d'atomes crochus avec elle. Aujourd'hui, la jeune
femme a regagné la confiance des siens en les mettant en garde contre les
manœuvres de Christophe.
Pourtant, la mascotte des rouges.
Le
ch'ti
a tenté un putsch contre le chef Bertrand, mais sans succès. Et la
sanction est tombée.
Christophe, fatal.
La tribu réunifiée a décidé à l'unanimité de vous éliminer et leur
sentence est irrévocable.
Les huit derniers aventuriers rentrent très remontés du conseil. Surtout
Bertrand qui ne décolère pas et en veut à Christophe de l'avoir à ce point
critiqué. On s'est rendu compte que c'était une personne manipulatrice,
menteuse, qui n'avait aucun scrupule à inventer des histoires pour essayer de
sauver son image.
J'ai pas fait tant que ça, à part demander est-ce que Bertrand... T'as
menacé tout le monde jusqu'au... C'est la vérité, t'as menacé tout le monde. Tu
m'as dit ça m'en coûtera ma place. Mais quelle place de quoi ? Tu m'as dit si tu
ne votes pas Bertrand, tu m'as dit on est en majorité si tu ne votes pas... Tu
m'as dit ce soir on vote Bertrand, est-ce que tu es d'accord ? Pourquoi tu
fais ça ? Oui, c'est moi qui l'ai inventé Christophe.
Là, aller au mensonge auquel il a fait part au conseil, c'est vrai que sur le
moment ça nous a mis un peu hors de nous en se disant mais il continue sur sa
lignée, c'est pas possible.
A force de répéter des mensonges, il croyait à ces mensonges, il était
persuadé que c'était peut-être la vérité.
Tellement que c'est, moi presque, ça frise la maladie mentale.
Il a peut-être reçu trop de coups dans la tête quand il était boxeur
professionnel. Il prend des coups dans le cerveau.
On a toujours prôné la franchise et Christophe, malheureusement, s'est
enfoncé dans ses mensonges. Et le problème, c'est que quand on est huit
personnes à être contre lui, ça fait un peu beaucoup. Depuis le début, tu prends
les gens pour des cons.
C'est ta spécialité, prendre les gens pour des cons.
Même moi, j'avais dit que je ne votais pas contre lui et j'ai quand même voté
contre lui. Il s'est déboussolé quand il est parti du conseil. Comme un boxeur
sonné un peu. Voilà.
Plus jamais, j'espère que ça se passe comme ça au conseil, que ce soit pétage
de plomb et réglage de compte. Parce que ça, c'était nul.
On sort de là, on n'est pas bien. Moi, je ne me sens vraiment pas bien.
C'est sonné et énervé que les naufragés se couchent ce soir sans Christophe.
La nuit n'a pas apaisé la rancœur sur Mingao, loin de là.
C'est pour ça qu'on dit que Koh Lanta, c'est très difficile.
Rien n'est écrit.
Hier, ça s'est prouvé.
Justement, c'est le moment pour Christophe de retrouver Jean-Bernard à
la résidence du jury final.
C'est dans un petit village que les éliminés attendront la fin de l'aventure
pour élire l'ultime survivant. Le Marseillais est tout impatient de savoir
qui est sorti au conseil, un jaune sans doute.
Oh putain, c'est pas possible.
Oh putain c'est dur, ça va j'y vais.
Mais je croyais pas que c'était toi. Ah bah si c'est moi.
Sacrée surprise, je suis ébahi.
ébahis d'abord par Christophe, qui a été viré. J'ai voulu enlever celui qui m
'énervait, Bertrand. J'ai demandé à Nathalie et j'ai demandé à Fred, est-ce
que vous êtes prêts à voter contre Bertrand ? Ils m'ont tous dit non, et
ils ont tous été le répéter.
Et une heure après, alors là j'étais le mouton à cinq pattes, il n'y a plus
personne qui me parlait, j'étais vraiment exclu.
Et puis là, ils m'ont tué au conseil. Christophe, ça ne m'étonne pas de toi.
Il fallait fermer sa babaille.
Un homme.
Un vrai.
Je me ressens. C'est le même que moi.
De toute façon, tu vois, c'est bizarre parce que je pense qu'on aurait fait
partie quand même peut-être des favoris.
Et notre caractère fait que... Ouais, mais tu sais quoi ? Pas de regrets.
Ouais, voilà.
C'est tout.
C'est exactement ça. C'est tout. Il n'y a pas de regrets. Pas d'embrouilles. Pas
d'embrouilles. Non, non.
Bertrand, il m'a déçu parce que je veux dire, Il doit bien comprendre qu'après
tout, j'ai le droit de demander à certaines personnes, est-ce que vous
êtes prêtes à voter contre Bertrand ? Il doit accepter ça, non ? Je veux dire, c
'est le grand Manitou, il doit tout diriger.
Tu m'as manqué de respect une fois.
Donc c'est toi le patron ? Non. Donc tu ne demandes que le choix ? C'est toi le
grand chef ici ? C'est toi le Manitou. Donc le capitaine de gendarmerie a donné
ses ordres ? Non. Voilà, c'est ça.
Bertrand, c'est le roi sur le camp.
Moi, je pense que lui se croit dans un camp de militaires. Il donne des tâches,
on ordonne des trucs, et tout le monde, comme si tout le monde veut aller très
loin dans l'aventure, tout le monde dit « Amen, Amen, Amen, Amen ». Je suis un
peu surpris de tout le monde qui dit « Amen ». Ça me surprend un peu, quand
même. Je te dis, moi, je n'ai pas dit « Amen ». Ils ont viré les deux grandes
gueules, on va dire ça comme ça. Mais c'est clair. J'ai compris aux
ambassadeurs qu'il était faible et qu'il se retranchait derrière l'équipe, parce
qu'il a peur.
Et donc, en fait, il veut tenir l'équipe d'une main de fer pour ne pas être viré.
Je pensais que c'était un vrai compétiteur. Je pensais que c'était un
sportif. Je pensais que c'était quelqu'un de fair play, Bertrand.
Et en fait, c'est tout l'inverse. Ce n'est qu'un petit manipulateur.
C'est minable. J'ai qu'un mot à dire, minable.
Jean-Bernard est rancunier envers Bertrand. L'amertume d'avoir été éliminé
est encore bien présente.
Sur Mingao, les naufragés tentent sagement de tourner la page.
L'aventure reprend ses droits d'autant qu'un message vient d'arriver.
Nous avons un nouveau message.
Qui veut manger du bœuf doit gagner l'épreuve.
L'homme est lié par sa parole comme l'animal par sa chaîne.
L'homme est lié par sa parole, c'est-à-dire qu'il va falloir parler,
non ? Mais on verra parce qu'on ne sait jamais. Chaque fois qu'on a fait des
pronostics, on se plante.
Vous avez cru à le coup du bœuf.
Bonjour à tous ! Alors aujourd'hui je vais d'abord faire travailler votre
imaginaire, ou plus exactement vos papilles gustatives.
Imaginez la récompense. Un bon steak, grillé au feu de bois, accompagné de
très jolies frites, bien nourrissantes.
Ça doit vous mettre l'eau à la bouche et ça doit surtout vous donner envie d
'aller au-delà de vos limites pour gagner.
Dans un premier temps, très vite, vous mettez 4 par 4. Deux garçons, deux
filles. Très très vite. Allez ! Voilà, deux garçons, deux filles. Voilà.
Sur cette épreuve, vous allez être liés 4 par 4 sur un parcours truffé d
'obstacles. A un certain moment, vous allez récupérer un couteau qui va vous
permettre, dans chaque groupe, de vous scinder 2 par 2.
Et enfin, sur la dernière partie de ce parcours, vous serez seul.
Celui ou celle qui arrive au terme de ce parcours en premier gagnera le steak et
les frites. Vous allez être liés les uns aux autres et ensuite, nous allons
prendre la direction du départ.
Attention ! 3, 2, 1, go ! Les aventuriers sont attachés en
deux groupes de quatre.
Être entravés de la sorte ne facilite pas leur progression, d'autant qu'ils
doivent transporter un lourd tronc de bois qui leur sera bien utile par la
suite.
Bertrand, Nathalie, Charlène et Hakim sont à la traîne sur ce premier
obstacle. Au contraire, Frédéric mène son groupe avec précision et rapidité.
Elle est proche, hein.
Attends, tiens-le bien.
C'est bon ?
Attends,
ralentis.
Attends.
C'est bon ? Oui.
Allez, bon bête.
Attends.
Ça se corse. Là, il faut vraiment être très coordonné pour passer sans encombre
en dessous, puis au-dessus des poutres.
Le groupe de Bertrand en profite pour prendre de l'avance, d'autant que Carole
a un petit souci.
C'est là que le tronc cesse d'être un handicap pour devenir un atout. Il sert
à grimper, récupérer le couteau qui permettra à chaque groupe de se scinder
en deux.
Ça y est, les binômes sont en compétition. Bertrand avec Nathalie,
Charlène et Hakim, Frédéric et Christelle et Carole avec Régis.
C'est maintenant chacun pour soi. Bertrand s'élance donc seul à l'assaut
de la fin du parcours, chaudement encouragé par son ex-coéquipière
Nathalie.
Allez Bertrand, le dernier obstacle.
Allez jusqu'au bout, la ligne est là.
Bravo Bertrand.
Deuxième, Frédéric, bravo.
Hakim, puis Christelle.
C'est une belle épreuve.
Oui, c'est le genre d'épreuve que j'affectionne tout particulièrement.
Une petite partie terrestre, une petite partie eau, beaucoup de physique.
Et puis, ce que je retiendrai surtout, c'est que c'est une victoire collective.
Et sans mes trois coéquipiers du départ, je ne serais allé nulle part. Avec
Bertrand, je pense qu'on a fait une bonne partie de course ensemble.
Et puis, quand j'ai vu l'eau, je sais que je suis la plus mauvaise des
nageuses.
Je sais que ce n'est pas pour moi, et puis Bertrand était vraiment devant,
donc je n'ai fait que l'encourager.
Vas-y, vas-y Bertrand ! Nathalie, effectivement, on voit qu'elle a animé d
'une générosité, d'une sincérité. C'est quelqu'un qui est très fidèle, très
intègre. Sans elle, je ne serais jamais allé jusqu'à la victoire.
Et voilà pourquoi c'est ce lien.
J'espère pouvoir le partager collectivement, parce que ce serait
vraiment très triste et très grossier de ma part de manger ce steak.
Et c'est Fritz devant eux, alors que c'est quand même eux à qui je dois la
victoire.
Bertrand, bravo ! Très belle victoire. Et j'ai envie presque de vous dire que
vous étiez à deux jusqu'au bout, puisque Nathalie, elle était votre premier
supporter. J'ai eu l'impression que vous étiez pratiquement aussi contente de
voir Bertrand gagner que si ça avait été vous. Oui, parce que j'ai un peu
participé à sa victoire, mais ça fait plaisir.
Et cette récompense alors ? Ce steak grillé au feu de bois, c'est sur votre
campement. Je ne vous en dis pas plus.
C'est une surprise et vous allez la découvrir en arrivant sur Mingao.
Dépêchez-vous ! Allez-y ! Merci ! Il faut que la personne d'en revienne.
Eh, putain les gars ! Vous savez quoi ? Non ! Vous savez quoi ? Vous savez quoi
? Regardez là-haut !
Moi, je pense qu'il y a moyen de s'en mettre plein dans le ventre.
Mais il est hors de question que j'en profite seul. Je grimpe là-haut, s'il n
'y a pas moyen de reprendre, je reviendrai et je ne mangerai rien.
Ouais, tout à l'heure.
Allez, viens-toi.
Prends ton sac.
Bertrand a aperçu au sommet de la colline un Philippin à l'embonpoint
prometteur. C'est le chef cuisinier Carlo qui va préparer un succulent steak
pour le revainqueur.
Le Perpignanais s'élance vers lui et constate que deux couverts sont dressés.
Contre toute attente, Bertrand ne convie pas sa coéquipière de l'épreuve,
Nathalie, qui l'avait tant encouragée. Cette dernière fait bonne figure.
Moi j'ai un petit estomac, j'aurais fait du gâchis. Je suis très contente que ce
soit les deux gros mangeurs qui en profitent pleinement. Je suis très
contente pour eux.
Ah putain, ça me fait quand même chier pour eux.
Les six autres, quoi. Le leader rouge préfère inviter son complice de
toujours, Frédéric.
Frédo, Frédo, viens voir ce qui nous attend.
Ça me fait d'autant plus plaisir de pouvoir partager ce moment avec Fred,
qui est une personne à qui je dois énormément de choses. Je me dois
beaucoup, beaucoup, beaucoup.
Tu vas voir ça.
On va se faire éclater l'estomac.
Il tombe déjà.
T'as un péché pour les autres, mais t'es... T'as rien.
Regarde, regarde, regarde.
Regarde voir cette barbaque. Cette pièce de viande monstrueuse.
On se croirait à la maison.
C'est un mieux qu'à la maison.
À votre aventure. À notre aventure, qui est une belle aventure dans tous les
sens, humaine aussi. On a eu des grosses déceptions avec Bondin, avec Christophe,
mais on s'accroche à nos valeurs et on continue comme ça. Super.
Tu goûtes ça ? Meilleur qu'à la maison.
On va prendre des galerées, là on ne va pas s'embêter.
On se dit, on est dans Koh Lanta et on est assis sur une table, on a découvert
une vraie assiette, on a bu dans des vrais verres, avec un cadre sublime et
de la viande excellente.
Un bon goût de bœuf, on l'avait oublié là depuis 25 jours.
Du bonheur, du pur bonheur.
Tu ne sens pas que ton estomac est vite rétrécit ? Encore, encore.
Pas encore ? Non, non.
Je pense que c'est quand on va se mettre debout tout à l'heure pour rentrer. On
va rouler jusqu'en bas.
Il y a des filles là-bas.
Ça me dégoûtait, c'est triste.
C'est presque cruel.
Les deux compères savourent ce repas des plus roboratifs. Sur le camp aussi, les
naufragés se sustentent.
Le menu est plus classique, du riz.
Dans 15 jours, on mangera ce que vous voulez.
Bien sûr que le steak m'aurait fait plaisir, mais bon, pour ne pas être là,
il grille parce que deux personnes vont manger un steak. C'est l'aventure qui
est comme ça, il le mérite.
Et puis voilà, ce qui est prix et prix.
J'imagine un petit peu. Ils sont en train de manger, ça fait le mal à l
'heure actuelle.
Si un petit coup de rouge, je l'aurais bien vu quand même.
Il fallait gagner le jeu.
Là, je suis en train de vraiment caler, moi.
Je suis vraiment un gros mangeur. Parce qu'on mange en une fois, si on mange en
quatre jours, c'est l'équivalent.
Ça me fait plaisir de partager ça avec Bertrand, parce qu'on est assez proches
depuis le début de l'aventure.
On a vachement porté l'équipe des Rouges, tous les deux, avec toutes les
histoires qu'on a eues.
Je me suis rendu compte que j'ai été naïf. Parce que là, le coup du ch'ti, si
j'ai pas d'Atali, je dégageais.
J'étais là, tu aurais été au courant avant.
J'espère.
À sa place, je ferais la même chose.
Ils essayent de sauver leur place.
Quand un chien est acculé, il est acculé, il est mort.
Tu vois ce que je veux dire ? Et là, ils sont de plus en plus acculés.
Maintenant, c'est vrai qu'on a des ambitions.
On aimerait bien aller le plus loin possible.
Je pense qu'à cette table, il peut y avoir les deux finalistes.
C'est bon ? Oui, c'est bon.
Les deux hommes s'en reviennent, repus et ragaillardis par ces 800 grammes de
viande rouge. J'ai passé un bon repas avec un ami, donc c'était vraiment un
partage et c'était super sympa.
Honnêtement, on est franchement désolés, on n'a rien dans le sac.
C'est pas grave, on s'y attendait.
Vas-y, raconte-nous. Il y avait une belle pièce de bœuf.
Elle était énorme, bien fondante.
On dirait qu'il a bu.
On a bu, il y avait du vin.
C'était chouette, c'était chouette. C'était vraiment bien, c'était une
épreuve de confort comme on les aime.
Moi, ça m'a donné des forces.
Aujourd'hui, j'étais hyper faible.
La viande, ça fait un moment qu'on n'en avait pas mangé.
Mais le ventre, elle va dire que j'ai toujours mon bourrelet.
Je l'ai entretenu un peu.
C'est le ventre plein.
Et encore plein de saveurs dans la bouche qu'on va aller se coucher. Donc,
une bonne nuit en perspective.
Et toujours prêt demain à affronter de nouvelles aventures.
Ce matin, Bertrand a été très matinal.
Le capitaine des Taillacs est déjà parti en forêt et son absence inquiète les
siens. Le harcon est là.
La plupart du temps, il part en plongée.
On a vu que le harcon était là. On pensait qu'il était parti couper du
bois. On a été voir, il n'y était plus.
Il est parti. C'est vrai qu'il n'a pas dit où il allait.
Fred s'est chaussé et est parti le chercher.
Bertrand ! Il n'est jamais venu en trek tout seul dans la forêt ?
Donc s'il avait besoin d'être tout seul, autant qu'il le dise et qu'il parte, on
est tranquille. Mais là, s'il est venu en trek chercher de la nourriture... En
plus, il ne connaît pas. Il n'y a que moi qui connais ses coins. Je vais aller
jusqu'au bout, je crois.
Il doit être au bout, vers les cocos.
Je vais aller le chercher là-bas au fond.
Frédéric profite de ce trek pour se rendre à la réserve de noix de coco.
Ça, c'est la réserve à coco.
Une réserve qu'ils sont seulement trois à connaître.
Régis, c'est où c'est ? Bertrand, c'est où c'est ?
On a jugé que ce n'était pas utile de tout ramener en même temps sur le camp.
Sinon, ça donne trop envie.
Comme il y en a plus sur le camp, je vais en profiter pour en ramener.
Ça, je pense, c'est le trace. C'est Bertrand qui est descendu par la plage
et il a ramené du bois.
Il est là, Bertrand, Régis ? Salaud, il m'a fait aller jusqu'au bout pour rien.
Il t'a fait aller jusqu'au bout pour te chercher.
C'est vrai ? C'est vrai.
Je t'ai caché dans la zone à la main. T'as vu ?
Fred s'est inquiété de ne pas me voir rentrer du bois.
Je pense que c'est plus le reste de la troupe qui l'a un peu forcé à s
'inquiéter que lui-même. Il n'y avait pas mort d'homme. C'est vrai que le plus
prudent, c'est de partir à deux. Oui, il faut partir juste à deux.
Parce que tu glisses, tu casses quelque chose.
Je suis capable de marcher, je suis capable de nager.
Si je me disais tous les jours en me levant que je suis trop faible pour
aller dans la forêt, c'est-à-dire que je suis trop faible pour continuer l
'aventure, à ce moment-là, il serait temps pour moi de quitter là le jeu, c
'est tout.
Il n'y a pas de problème.
Il a eu une expérience militaire, il n'est pas rien lui arrivé.
Je pense qu'il a ce sentiment-là.
Il ne m'arrivera rien, et s'il m'arrive quelque chose, je n'en voudrais qu'à
moi, pas aux autres, puisque je suis partie seule.
Mais nous, ça nous ferait de la peine qu'il lui arrête quelque chose à notre
Bertrand. Mais bon, je ne pouvais pas le tenir en laisse et lui dire, attends, il
est majeur, il est vacciné.
Pour récompenser les efforts des garçons, ces dames ont préparé un
délicieux repas de manioc.
L'intention est généreuse, mais les doses effraient Frédéric, l'économe.
C'est bizarre ça.
Là, c'est la fête.
Il ne faut peut-être pas être plus fort en quantité.
Si on pouvait gagner encore un jour, ce serait pas mal.
Qui en veut d'autre ? Il n'y a pas de reste, parce qu'heureusement, il y a
toujours des gros mangeurs qui récupèrent les parts de ceux qui mangent
moins.
Pas plus, quoi.
Quoi qu'il en soit, prendre des forces est indispensable avant l'épreuve d
'immunité qui est toute proche.
Un message !
Qui ne manque pas d'air, respire mieux.
Oh la vache ! Sinon, c'est bon, tout Bertrand gagne, c'est bon.
Jeu de confort et d'immunité, c'est Bertrand qui va les gagner.
Non, non, Bertrand, ce n'est pas un super homme.
Au moins de là.
Il est bon, mais il reste prenable.
Il n'y a pas de souci.
Cette épreuve d'immunité est importante au départ pour tous les gens, c'est
certain. Parce que demain, il y a grande chance que ce soit une jaune qui soit
éliminée, étant donné que les rouges sont encore majoritaires.
C'est très important pour les jaunes.
Après, il faut la lagner, ça c'est toujours un challenge.
Les trois jaunes, on est en danger, donc il va falloir se donner à fond tous les
trois.
Comme toutes les épreuves d'immunité à venir, celle-là est très importante.
Bonjour à tous.
Aujourd'hui, vous allez devoir vous armer de patience et surtout essayer de
gagner une partie de cache-cache incertaine avec la marée montante. Vous
allez tous vous placer sous cette échelle qui est devant vous en vous
accrochant avec les mains au niveau des barreaux. Au début, ça va être assez
facile. Les choses vont sérieusement se compliquer lorsque la marée va monter et
que l'eau sera fleur de l'échelle.
Celui ou celle qui reste le plus longtemps...
remportera cette épreuve, repartira avec le totem et sera par conséquent
intouchable au prochain conseil.
Carole, votre totem est remis en jeu.
Veuillez le placer sur votre droite.
Allez vous mettre en place.
Gardez votre calme et faites preuve d'une concentration sans faille.
Attention, top départ.
Les aventuriers baignent pour l'instant tranquillement dans l'eau chaude de la
baie de Pitogo. Ils ont l'esprit léger, voire insouciant.
On n'est pas au point encore, mais... On joue les malins, là, mais t'es là, on va
moins jouer les malins.
Moi, je pense que ça va venir très vite.
Malgré cette bonne humeur affichée, l'eau monte inexorablement, tout comme
le stress.
Chacun réfléchit à la meilleure position à adopter pour pouvoir respirer, tendre
le cou ou n'inspirer que par la bouche.
Effectivement, la marée du Pacifique ne pardonne pas. L'eau encadre maintenant
les visages des naufragés. La sérénité a définitivement laissé la place à l
'inquiétude.
Attention, encore quelques centimètres et l'échelle sera totalement recouverte
par la mer.
Je vous rappelle l'enjeu, l'immunité, le totem.
Être intouchable au prochain conseil.
Vous pouvez tous gagner.
Cette position est angoissante. Les aventuriers sont maintenant seuls face à
eux-mêmes, coupés du monde, les oreilles bouchées par l'eau et le visage fouetté
par les vagues.
Qui tiendra le plus longtemps ? Qui saura gérer le mieux son stress et sa
respiration ? Les secondes leur paraissent des heures.
Personne n'a encore abandonné.
Tout le monde est en course pour la victoire.
C'est maintenant qu'il faut tenir.
Hakim, c'est terminé.
Vous êtes le premier à éliminer Hakim.
Vous êtes le deuxième éliminé.
Ah, ce ne sera pas Charlène.
Ah, Régis. Il vous manquera quelques minutes pour espérer gagner cette
épreuve d'immunité.
Vous êtes le quatrième à sortir après Hakim, Frédéric et Charlène.
Carole, c'est fini.
D'accord.
Allez, c'est maintenant que ça va se jouer.
Nathalie, vous avez bien résisté.
Il n'y en a que deux qui sont encore sous l'échelle. Bravo.
Christelle, c'est terminé. La victoire pour Bertrand.
Réveillez-le.
Bravo,
Bertrand.
Vous gagnez devant Christelle et Nathalie.
Bertrand, c'est votre deuxième victoire dans une épreuve d'immunité.
Mais je sais que la première, celle que vous aviez obtenue avec les bambous,
elle vous laisse un goût amer.
Celle-là, vous la méritez complètement.
Et ce totem avec.
Vous le méritez et il vous permet d'être intouchable au prochain conseil.
A bientôt, bon retour sur Mingao.
Je reviens au temps avec le totem.
Je vais pouvoir encore profiter de l'aventure quelques jours sereinement.
Il n'aurait pas eu une immunité, je pense qu'il aurait été quand même
intouchable demain au conseil.
Parce que au niveau des rouges, l'optique est d'éliminer les jaunes un
par an. Bah oui, c'est clair.
Et après de nous éliminer entre nous.
Chiant, j'aime pas ça.
Ouais, c'est difficile.
Régis, c'est le sage de la tribu.
Charlène, elle est un peu décalée.
Et quand t'es enceinte, tu sens ton bébé tout le temps bouger ? Quand tu crois
que t'es enceinte ? Qu'est-ce qu'il lui prend d'un coup ? C'est pas parce qu'on
se serre la nuit que ça se résume pas comme ça.
Ça ne marche pas comme ça les bébés, ne t'inquiète pas.
Si tu es la première à te baisser, tu as Koh Lanta peut-être. Elle est
nonchalante, elle est forte dans les épreuves aussi, elle a du mental.
Et Hakim, c'est quelqu'un de joyeux, de dynamique, il met de l'ambiance au camp.
On va te manger ! On est en train de perdre Hakim, il parle au coquillage. Je
dirais Bob l'éponge.
Je l'apprécie, mais je vais rester fidèle à mon premier vote. Il faut bien
commencer par un jaune, je vais commencer par Hakim.
Voilà Hakim.
Ça c'est bon aussi.
On discute sur ce qu'ils disent, pour qui ils vont voter.
On peut sentir leur façon de voir les choses, leurs idées, leurs principes.
Et donc si je ne me fais pas trop de films, on peut y croire un peu.
Ils peuvent très bien en sortir un autre. Ça voudrait dire...
Bah Kim, c'était pas un choix fixé sur toi, c'est lui qu'on aura sa tête, et
même si il revient, on lui remettrait.
On avait déjà un petit peu parlé des votes, on s'est dit, bon bah il vaut
mieux mettre au courant la personne, dire pour qui on va voter.
Mais bon, maintenant, il se trouve que j'aimerais bien encore rester trois
jours, c'est sûr.
C'est ce qu'on a dit avec Carlos Mata aussi.
C'est ce que vous disiez ? Non. Ah.
Non mais c'est pas... Non mais je pensais encore. Oui, non, c'est pour ça.
Et Bertrand, vous connaissez son avis ou pas ? Ouais.
C'est quoi ? Non.
J'estimais que c'était un peu un danger, Charles, pour vous.
Non, c'est pas ça, c'était pour équilibrer. Comme justement, moi j'avais
déjà voté à Kim une fois, je me disais plutôt Charles. J'ai plus envie que
Régis aille jusque là.
Non mais Régis, on est d'accord.
Bertrand aussi.
Le doyen a les faveurs de tous. Il faut dire qu'à 56 ans, Régis ne s'est pas
ménagé sur le camp.
Entre la fabrication de la cabane et l'entretien attentif du feu, le langue
de sien a fait ses preuves.
J'ai des capacités physiques assez importantes.
Morale aussi, je n'ai pas de soucis.
Quand je me fixe un but, en général, je fais tout pour l'atteindre.
Va chercher la paix. Allez, va chercher.
Viticulteur de père en fils depuis plus de dix générations dans la vallée de l
'Hérault, Régis a tout quitté du jour au lendemain pour changer de vie.
Régis, 56 ans, commerçant.
J'ai été fixé qu'à 50 ans, je ferais autre chose. Je suis à 100% dans le
carrelage. Mon fils, mon épouse. C'était une entreprise familiale.
Commerçant et patron dans l'âme, Régis veut avoir un œil sur tout, tout le
temps. Au magasin ou sur les chantiers, c'est un boulimique de travail.
Mais gare à ceux qui ne suivent pas le rythme. Par contre, il y a ça qu'il
faudra reprendre. Quand on était ensemble, il me dit « mais t'es à fond
là ? » Vous voyez, il me dit toujours « mais t'es à fond ? » Parce que pour lui,
je vais jamais assez vite.
C'est souvent lui qui décide.
Les activités qu'on va faire, à quelle heure on va se lever, ce qu'on va faire
la journée.
Allez à table, les filles ! Des fois c'est épuisant quoi.
On va boire un apéro Agatha ? Un brin dirigiste, volontier meneur, Régis n'a
peur de rien, sauf peut-être de vieillir.
J'ai toujours deux mots qui m'ont gêné un petit peu dans ma vie, c'était le mot
retraite et le mot papy.
Bon là je suis devenu papy et c'est avec grand plaisir, parce que je suis papy
depuis six mois.
Grand-père comblé, Régis est très fier de sa tribu et de ses racines.
Le Languedoc, c'est son pays.
Régis a les pieds ancrés dans son terroir. Ici, la victoire, même entre
amis, c'est avant tout une question d'honneur.
Régis, le dernier de quoi ? De tous les aventuriers ? Non.
Juste avant les rouges.
Déjà, c'est bien parce qu'on est déjà tous les cinq d'accord sur le fait qu'on
souhaite que ce soit Régis qui reste le plus longtemps possible.
Par contre, après, on a eu des différences.
D'accord.
Donc après, tu as joué, tu parlais d'Akim ? On parlait peut-être plus entre
nous, c'était pas évident d'en parler.
Mais là, on ne va pas se prendre la tête ce soir. On va aller faire une petite
balade. Demain, on a toute la journée pour en parler en conou. Donc, autant qu
'on passe une bonne soirée ce soir. On va digérer là-haut ? Oui.
Et après nous, ce sera vous ou ce sera encore un peu rebus ? Chemin faisant,
les Rouges continuent de débattre.
C'est vrai que pour les ralliements, j'ai plus confiance que chez rien. C'est
vrai qu'ils me parlent.
Mais bon, après, si on a confiance en nous, voilà.
Non mais voilà, on a déjà fait clair. Là encore, sur des bases de confiance, c
'est bon.
Mais les naufragés se laissent finalement gagner par la beauté du site,
de leur île. Une contemplation apaisante sous l'œil du mont Mayonne.
On est vraiment sur une île déserte, c'est calme, c'est somptueux.
Comme dans une carte postale, c'est magnifique.
On déguste une noix de coco, c'est extraordinaire.
Plein les yeux.
C'est marrant de voir, on a vécu maintenant depuis plus d'un mois à peu
près.
Et puis voir aussi toutes les montagnes, les contrastes de couleurs, c'est
vraiment magnifique.
La beauté des sites rend Charlène toute chose.
La petite Alsacienne, un brin angoissée, décide d'ailleurs le soir venu de dormir
seule sur la plage.
Nostalgique, elle rentre en communion avec les éléments, peut-être pour la
dernière fois.
C'est mon instant un petit peu nostalgique.
Voilà, donc là j'en viens, plus la lune est magnifique, une pleine nuit.
Le reflet dans l'eau, le bruit de bain.
On avait ça toutes les nuits, mais...
C'est vrai que ce soir, ça s'avère un petit peu particulière parce que c'est
la première fois où je me dis, si ça se trouve, l'aventure se termine demain
pour moi.
Donc c'est vrai que je suis un peu... Je suis assez émotive comme fille, ça ne s
'est peut-être pas beaucoup vu, mais je me rends compte que c'était vraiment...
Vous voyez, là, j'ai... Non,
c'était vraiment super.
Ce matin, jour de conseil, Charlène se réveille chagrin, ce qui n'est pas dans
les habitudes de la pimpante strasbourgeoise. C'est que la Benjamin,
inquiète, n'a pas bien dormi. Il y a des allers-retours incessants entre le feu,
la mer, la lune, le sable, là le soleil ce matin.
J'arrivais pas bien à dormir, je trouvais pas bien le sommeil, alors je
me baladais, j'observais.
Charlène, elle a mal dormi cette nuit, mais c'était pour une toute autre
raison. C'était par rapport au vote du conseil.
Elle aimerait rester encore plus longtemps.
Et elle sait que sa place se joue entre elle-même et Hakim.
Je me demande qui nous attend ce soir.
Ça se trouve, ce soir, je vais partir.
Je n'ai pas bien dormi du tout. Et c'est là que tu te rends compte que tu as
encore des choses à vivre.
C'est assez étrange.
Tu n'es pas encore arrivé à la saturation. Pas du tout.
C'est assez bizarre. Le fait de savoir que ça va être terminé, tu te dis, j
'aurai plus l'occasion de le revivre. De le revivre et tout.
Tu n'es pas serein, tu vois.
C'est bizarre.
Tu vois, tu te dis, c'est peut-être la dernière fois que... Oui, voilà, c'est
ça. Et ça te fait trop bizarre. Là, c'est peut-être la dernière nuit. Là, c
'est peut-être la dernière fois que tu es plus intrus. Le truc comme ça. C'est
quelque part, tu te dis, j'ai envie d'en vivre un peu plus encore. Oui, c'est ça.
Ça ne va pas très bien.
Le fouguenanté n'apprécie pas de ne pas savoir de quoi son futur sera fait. Il
veut une réponse.
La rigueur, pourquoi en parler trop tôt ? Parce qu'après ça crée des tensions,
des pressions, même si on s'y attend.
Voilà, tu te mets après ta journée, tu sais que tu pars le soir, tu n'es pas en
condition pour passer ta journée.
Franchement, on en a parlé avec Charlène, on préférait même venir, vous
le disiez. Maintenant, je te dis... Pour passer une meilleure nuit, pour passer
une journée, tu vois.
Maintenant, d'un autre côté, nous, on ne s'est pas encore concerté, je ne sais
pas trop ce qu'on va faire.
C'est mieux de dire tac, tac, tac, tac, Franco, il n'y a rien à cacher.
On ne sait pas, on ne sait pas consulter à qui. On ne sait pas. Là, on a eu des
avis individuels. On ne s'est pas consulté en train. Comment tu veux qu'on
ait une réponse ? Je préfère la franchise, cash, net, tu vois. À table,
c'est le moment où on est tous réunis. Tu peux très bien dire, voilà, est-ce
que vous avez pris votre décision ? Nous, on aimerait savoir assez
rapidement. On nous forcera, nous, à en discuter, voilà.
Nous aimerions savoir assez rapidement lequel de vous êtes.
C'est ça qu'il est en train de dire.
Parce qu'on en a parlé, on en a parlé bien avec Charlène, on aimerait savoir
assez rapidement.
Je me mets aussi pour mettre la pression toute la journée.
Il ne savait pas bien le faire. Il a fait non, non, au contraire, il préfère
savoir plus tôt que si.
J'ai engagé la discussion à table, si vous voulez.
Voilà, donc Hakim m'a touché un petit mot, comme quoi au repas, on va parler
un petit peu à tout le monde pour essayer de voir ce qu'il en est, si un
choix s'est affiné, peut-être essayer de défendre nos causes aussi
personnellement, sans nous vendre et tout, mais essayer de voir un petit peu,
faire part de nos états d'esprit, tout ça, pour que comme ça, tout soit clair
et puis qu'il n'y ait pas de...
D'espèces de sujets tabous, quoi que ce soit.
Pour atténuer son stress, Charlène fait ce qu'elle sait faire de mieux, trouver
à manger. Aujourd'hui, c'est coquillage et crustacés.
Ah ouais, là, il y en a plein.
Là, il y en a des goles aussi.
Oh, là, j'en ai une belle.
Ah ouais, parfait.
Que les Philippins m'avaient montré. Là, je me suis dit, pourquoi pas refaire ça,
c'est sympa. Moi, je déduis ça même, le rocher.
Je vais t'aller montrer celle qui n'est pas.
Je ne vais pas souvenir que Christophe nous en ait parlé.
Je trouve ça excellent parce que moi qui suis tout proche des parcs à huîtres de
Vendée, j'adore les huîtres. On en mange presque tous les week-ends.
C'est la carole. Et là, elles sont petites, mais elles sont très goûteuses.
C'est vraiment un goût de chez moi. C'est un drôle d'effet. Si vous arrivez
à en enlever une belle, on la garde pour Christophe. Si on peut en ramener au
moins une belle pour Christelle, rien qu'elle ait une idée. Ah,
là, j'en ai une belle.
Les filles, on réussit à te décrocher des huîtres. Le goût d'Antica chez nous.
Mieux que chez nous ? Identique. C'est des minis, c'est des minis. Égoutez
alors.
Ah oui, presque le même goût.
Je compare avec celles du bassin d'Arcachon. Elles sont vraiment très
bonnes. Merci d'en avoir amené.
Il y a encore dans l'eau ? Il teste les pommes et le tuba.
Là où il a pied.
30 centimètres d'eau.
Avec les palmes.
Charlène et Hakim se donnent bien du mal aujourd'hui. Après les huîtres de la
Benjamin, place au bout de 27 jours au coquillage du Nantais.
Hakim ! On va manger ! T'as trouvé les coquillages, Hakim ? Ouais, c'est
génial. Je sais pas.
Putain, il est énorme. Il faut savoir s'il y a quelque chose dedans.
Si, je le vois. Ma mère est dedans.
Oui, il y a quelque chose dedans.
C'est le moment ou jamais, la petite Charlène prend son courage à deux mains
et décide de mettre sur le tapis le sujet qui la préoccupe. Elle ne veut pas
quitter l'aventure.
En fait, c'est pour le conseil ce soir.
Mais j'essaie de défendre ma cause.
Je pense qu'Akim va défendre Alassane aussi.
Bon, j'essaie d'être un peu émue, mais je suis assez sensible.
Parce qu'en fait, on se rend compte, on peut peut-être partir. Et c'est vrai que
j'avais l'impression de...
de ne pas être très sereine. J'ai l'impression d'avoir un sentiment d
'inachevé. Parce que là, j'étais amenée à partir de ce soir, je pense que j
'aurais des regrets.
Parce que j'estime que j'ai encore des choses à vivre avec vous.
Mais c'est vrai que là, je n'ai pas le sentiment d'avoir tout vécu.
C'était juste ce que je ressentais.
J'avais envie de vous l'exprimer.
Parce que c'est ce que j'ai sur le cœur. J'avais envie de partager avec vous.
Je ne pense pas que les trois jours qui vont arriver vont vachement se
ressembler à ce qu'on a déjà vécu.
Et du coup, je vais les vivre différemment peut-être. C'est le recul
par rapport aux autres. C'est le recul. Là, après, ça ira mieux parce que là, je
me serai préparée. Je me dis, voilà, il y aura ces trois jours à fond.
Même si j'ai passé plein de bons moments et tout, c'est sûr, mais peut-être qu'il
manque quelque chose. Sinon, j'aurais des regrets, je ne sais pas quoi
exactement.
Voilà.
A qui ? C'est vrai qu'Akim n'est pas intervenu.
Moi, ma façon de me défendre, c'est comment je suis pendant tous les moments
qu'il fallait être. Ce n'est pas au moment du vote ou je ne sais pas quoi.
Il faut faire une dissertation pour n'oublier pas qui j'étais ou ce que je
fus. Non, moi, je ne fonctionne pas comme ça. D'aller me vendre, ce n'est
pas mon point de vue. Je ne vais pas aller blablabla. Ce n'est pas mon
tempérament, ça, du tout, du tout.
Je ne suis pas une souris, moi.
De toute façon, le choix sera difficile, donc ce qu'elle a dit, c'était très
touchant. Si encore c'était une personne qui n'était pas active sur le camp, ou
une personne désagréable, ça serait facile pour nous. Mais entre Hakim et
Charlène, ça se joue, je ne sais pas à quoi ça se joue.
Donc Charlène, elle a vidé son cœur, elle avait les petites larmes aux yeux.
Moi, elle m'a beaucoup émue, je suis quelqu'un de très sensible.
Hakim ne s'est pas confié, je pense que l'intervention de Charlène pourrait
changer certaines personnes qui ont une certaine sensibilité.
comme peut-être Carole, c'est une femme, elle a de la sensibilité, ça ferait
basculer la balance.
C'est vrai que pour le moment, j'ai une préférence pour Charlène. J'ai bien
écouté le discours de Charlène, je l'ai trouvé très fidèle à elle, très
touchant. Pour moi, Hakim n'est pas moins méritant que Charlène, par
exemple. Vraiment, c'est vrai que...
C'est difficile de les départager, simplement son discours me touche, mais
en même temps je pense qu'Hakim doit probablement éprouver la même chose sans
savoir l'exprimer.
L'attente est insupportable pour la jeune Charlène qui a osé ouvrir son cœur
à ses compagnons, la Benjamin craque.
Là, je ne suis pas sereine, je ne suis pas satisfaite.
Je ne sais pas, c'est bizarre.
Moi, j'avais qu'à gagner l'immunité.
Mais c'est vrai que c'est... Non, moi, j'ai vécu une très belle aventure et je
suis un peu... Je suis assez sensible, en fait, surtout quand les choses se
finissent. Donc, c'est plus un sentiment d'inachevé. Je ne sais pas par rapport à
quoi.
Là, je veux dire, j'ai vécu pleinement mon aventure, mais il manque quelque
chose. Je ne sais pas quoi.
On se dit que c'est la fin et tout d'une belle aventure.
Thank you very much Réli !
C'est des images qui restent un peu gravées. Quand on vit plus de 20 jours
comme ça, c'est juste sur le coup.
Je n'arrive pas à me retenir.
Quand on est au pied du mur, on ne sait jamais.
Oui, tu ne sais jamais quand tu arrives.
On n'a rien à te reprocher. Tu m'as vraiment touchée quand tu as fait ton
petit discours.
Peut-être que ça va toucher d'autres personnes.
Personne n'a rien à te reprocher, sache-le. Tu es quelqu'un de formidable.
Tu peux être fière de ça.
Tout le monde peut partir, tout le monde c'est triste, c'est comme ça et tout, c
'est pas laissez-moi trois jours s'il vous plaît, je dois encore en profiter
et tout. Comme je lui ai pris à part, je lui ai dit c'est déjà pas mal que nous
sommes arrivés là, là c'est que du bonus. Alors avec du bonus, quand je
vois sa réaction, son comportement, sa réflexion à dire, oh mon Dieu, laissez
-moi encore trois jours d'aventure, j'ai pas fait le tour, j'y étais pas préparé
et tout, ben oui mais faut pas rêver, tout le monde est sur la même stade, sur
la même ligne de départ.
Très émotive de nature.
Quand on est sensible, on est pour la vie.
Il fallait se réveiller dès le départ.
On vivait un truc extraordinaire. Ce n'est pas maintenant, quand on est peut
-être près de la sortie, on pleure maman.
Mais non, ce n'est pas ma façon d'être.
Moi, de sortir ce soir, ça ne me dérange aucunement. Je suis déjà sorti une fois,
je suis sorti avec le sourire. Il faut sortir deux fois, je suis sorti avec le
sourire.
C'est dans cette ambiance pesante, pleine de tristesse, que les huit
aventuriers s'en vont au conseil. Dans quelques instants, ils ne seront plus
que sept.
Trois jours, deux victoires, d'abord dans le jeu de confort, ensuite dans l
'épreuve d'immunité. L'impressionnant Bertrand arrive intouchable au conseil
et sûr de sa force. Il a soi-même encore un peu plus sa position de leader.
En revanche...
Tous les autres sont menacés et ça devrait se jouer au mérite. C'est en
tout cas le beau discours des aventurières escapées. Mais n'oublions
surtout pas la stratégie. Les ex-rouges sont majoritaires et on peut penser qu
'ils ont envie de le rester.
Alors clairement, les trois ex-jaunes sont menacés. Reste à savoir, qui a le
plus de soucis à se faire ? La sympathique Charlène, très active sur le
camp ? Régis, le doyen, véritable gardien du feu ? Ou Hakim, le bon
camarade ? Réponse dans quelques minutes.
Bonsoir à tous.
Alors sur ces derniers jours, domination sans partage de Bertrand, depuis la
réunification, vous avez disputé très exactement 7 jeux. Et sur les 7, vous en
avez gagné 4.
Est-ce que cette suprématie, quelque part, ne vous fait pas un peu peur ?
Cette position m'aurait été très inconfortable et très désagréable à
vivre. Si, je me sentais mal dans un groupe de requins, et ce n'est pas du
tout comme ça que je ressens l'équipe réunifiée aujourd'hui. Je la sens
tellement franche, tellement honnête, tellement droite et loyale, qui a envie
de se battre jusqu'au bout à la loyale, que peut-être à tort, l'avenir nous le
dira, mais je ne me sens pas plus défavorisé qu'un autre.
Mais est-ce que vous comprenez que vous puissiez faire peur ? C'est possible que
je fasse peur, mais ils accepteront le duel et ils accepteront l'affrontement
en ayant quelque part dans leur esprit qu'il y a toujours moyen de me battre.
On l'a bien vu, sur une poutre en cochon pendu, Carole, elle n'a fait qu'une
bouchée de moi. Je n'ai même pas fait plus de 12 ou 13 minutes.
C'était ridicule. Je ne pense vraiment pas être super aux autres.
Aujourd'hui, Christelle, comment peut-on battre Bertrand ?
Je pense que sur une preuve d'équilibre, il peut être battu parce que je l'ai
fait.
Ensuite, Bertrand, je trouve qu'il est trop modeste.
Il est quand même très fort.
C'est le plus fort ?
Je pense que c'est le plus fort, oui.
C'est le plus fort mentalement et physiquement.
Sous l'eau, c'est un poisson.
En course, c'est presque une gazelle comme moi.
Il court plus vite que moi. Mais comme il dit, il n'a pas à être inquiet parce
que nous sommes tous des compétiteurs. Ça serait une fierté de pouvoir battre
Bertrand à la fin du jeu, par exemple.
Frédéric ? En épreuve du bambou, je pense que j'aurais pu la gagner.
Donc moi, j'estime que j'ai un équilibre, je peux le battre. Un
équilibre pur.
Après, je pense que les épreuves, plus de force physique, je peux le battre
aussi. Donc vous êtes confiant ? Bien sûr, pour l'instant, il a vraiment des
épreuves qui lui ressemblent. Puis l'heure va tourner.
Tant mieux, si ça se trouve, c'est maintenant que l'heure, à partir de
demain, l'heure va peut-être tourner. Les épreuves vont tout être pour nous et
puis pour lui.
Bertrand, qui vous fait peur ? Qui me fait peur aujourd'hui ? Hakim, Régis,
Lagazelle, Nathalie, Frédéric et Carole.
Et pas Charlène ?
Un peu moins. J'ai vu un petit peu ses capacités en course à pied, dans l'eau,
dans les épreuves qu'on a faites dernièrement où j'ai été moins
époustouflé. Vous savez que Charlène, à ma connaissance, n'a quasiment jamais
été derrière Nathalie dans une épreuve.
Tout ce que je sais, c'est que les trois filles Tayak ont un mental d
'acier. Quand on a dû... vivre dans des conditions extrêmement difficiles les
neuf premiers jours d'aventure, elles ne sont jamais, jamais, jamais plaintes. Et
Charlène se plaint ? Non, mais je ne sais pas.
J'ai encore des doutes.
Alors tu te trompes parce que je peux... Je pense que j'ai encore des choses à
démontrer et des capacités à faire valoir.
Voilà, c'est peut-être aussi ça.
Trop souriante.
Comment on peut dire ça ? J'imagine qu'un sourire, ça doit faire du bien.
Vous avez déjà vu un guerrier, un ennemi sur un champ de bataille qui vous sourit
? Un guerrier qui me sourit en face, je lui mets un coup de machette dans la
tronche sans aucune crainte.
Un guerrier, quand il est là pour un corps à corps, un duel, il n'a pas à
sourire. Ça y est, c'est le moment, on dégaine et on y va. Et regardez les
trois autres filles, le taillac.
Quand c'est l'heure d'y aller, elles n'ont plus ce sourire.
Charlène, ça vous déçoit que Bertrand puisse avoir cette opinion ? Non, ça ne
me déçoit pas. Parce qu'effectivement, on n'a pas vécu le début de l'aventure
ensemble.
Donc c'est vrai qu'on ne peut pas encore parfaitement bien se connaître.
Donc non, ça ne me déçoit pas. Il fait une erreur en vous jugeant comme ça ? Je
pense que si effectivement, au niveau mental, les 9 jours sans feu, ça ne m
'aurait posé aucun problème.
Régis, votre sentiment, vous qui la connaissez depuis le début, Charlène ?
C'est vrai que Charlène a un très bon mental et je suis certain, comme elle l
'a dit, si elle était restée neuf jours sans feu, elle aurait gardé le moral
aussi. Maintenant, au niveau des jeux, c'est vrai qu'elle a prouvé aussi qu
'elle pouvait être plus forte que les filles taillacques. Oui, moi, je pensais
qu'elle le vaut, les filles taillacques.
Hakim. Effectivement, sur le style sportif, moi, je suis plus ébloui par
les trois rouges. Je l'ai toujours dit. J'aime bien leur niaque.
Sinon, côté humain, c'est une super nana.
Effectivement, toujours le sourire. Je ne la vois jamais se plaindre. C'est un
petit rayon de soleil, un petit oiseau.
Voilà, super.
Charlène, vous l'avez ou pas, cette niaque ? Je ne suis pas très
démonstrative quand j'ai la niaque comme ça.
Je ne suis pas là, explosive.
Mais je l'ai, oui.
Mais ça ne se voit pas, surtout.
Christelle, votre opinion sur Charlène ? Moi, elle m'a impressionnée à l'épreuve
du commando.
Vraiment, jusqu'à la fin, je me suis dit...
Charlène peut me rattraper. Et moi, au contraire, j'ai vu dans ce regard qu
'elle se donnait à fond. Peut-être qu'elle ne crie pas au début de l
'épreuve, moi non plus, de toute manière, ou à la fin si elle gagne, mais
ça se voit dans ses yeux qu'elle a envie de se surpasser et de gagner. Moi,
Charlène, elle m'impressionne et je la trouve vraiment très sportive.
Frédéric ? Je ne suis pas d'accord avec Bertrand qu'il ne faut pas être une
guerrière pour gagner l'aventure.
Peut-être qu'elle va gagner l'aventure d'une autre façon.
On ne va pas lui demander de maintenant faire la gueule pour...
Pour pouvoir nous battre.
Elle fait son aventure comme elle le sent. Et si c'est avec le sourire, des
fois le sourire ça peut aller loin aussi. Vous, Hakim, vous avez été
éliminé il y a de cela quelques jours. Comment vous avez réussi à vous
réintégrer ? Je n'avais pas à me réintégrer, j'avais un plaisir à y
retourner même.
Je suis hyper naturel.
Des fois, justement, si j'étais calculateur, je me la mettrais en
veilleux. Je ne ferais pas ci, je ne ferais pas ça.
Mais tellement je me sens à l'aise avec eux et tout, je m'exprime, je rigole.
Je suis bien, je suis bien.
Tant mieux, c'est que du bonheur.
Pour moi, c'est du dessert que je prends en rab.
Donc, s'il m'arrive ce soir, ce n'est pas grave.
Moi, mon aventure, elle est formidable. C'est extraordinaire, Koh Lanta. Voilà,
si vous me gardez, ce serait le plus grand plaisir.
Bon, en tout cas, vous êtes encore huit. Et à partir de maintenant, il faut
voter. Il faut éliminer l'un d'entre vous. Et Christelle, vous êtes la
première à aller placer votre bulletin dans l'urbanisme.
A vous Nathalie.
Carole, je me suis promis de ne plus voter journal et c'est pour ça que je
vote pour toi ce soir.
C'est à vous, Charlène.
Nathalie, je vote contre toi.
Carde rouge, tu es celle avec qui j'ai le moins d'affinités.
Allez-y, Hakim.
Et pour mettre un terme à ce vote, Carole.
Allez, je vais chercher l'urne et très vite, je procède au dépouillement.
Charlène.
Charlène.
Charlène.
Trois votes contre vous Charlène, un contre vous Carole.
Nathalie.
Ce bulletin peut être décisif.
Charlène.
Le reste du dépouillement ne changera pas l'issue de ce vote.
Charlène.
Charlène.
Charlène, vous pouvez prendre votre sac, aller récupérer votre flambeau et venez
me rejoindre.
Charlène, les aventuriers de la tribu réunifiée ont décidé de vous éliminer et
leur sentence est irrévocable.
Je voulais vous remercier pour tous les bons moments partagés.
Je suis très heureuse de vous avoir tous rencontrés. Offrez-nous encore de belles
batailles et bonne chance à tous.
La Benjamin, pourtant si courageuse et efficace, a été jugée pas assez
aventurière par ses pairs.
La semaine prochaine, c'est une avalanche de bonheur qui s'abat sur l'un
des aventuriers.
Et une cohorte de
désillusions et de soucis qui s'emparent des autres.
Il y avait une petite puce comme Charlène qui crevait d'envie de
continuer l'aventure et nous, on a donné plutôt la chance à Hakim.
Là, aujourd'hui, il avait l'air de parler d'abandon, alors qu'hier soir, au
conseil, c'était le dernier à vouloir partir. Je suis épuisée. Le moral des
plus forts flanches. Je ne suis pas très bien. C'est la première fois que ça m
'arrive dans l'aventure.
Et si la tribu est réunifiée, on aurait besoin d'une intervention.
Je deviens super parano, super méfiante.
Et d'autres se prennent en main.
Bertrand ! Quatre ! Koh-Lanta, c'est vendredi prochain à 20h50 sur TF1.
Ce ne sera pas le meilleur aventurier qui viendra à Koh Lanta ? Alors, je suis
émue parce que d'une part, c'est la fin de l'aventure.
Et alors, ça fait toujours… ça fait bizarre. On s'est dit, on a vécu
tellement de belles choses et là, ça s'arrête d'un coup, donc on réalise. En
tout cas, je n'ai aucun regret.
J'estime avoir vécu mon aventure à fond.
Maintenant, c'est vrai que pour être à Koh Lanta, il ne faut pas forcément être
un guerrier, le regard noir, l'être attiré, pas du tout.
Charlène, reste comme tu es. Tu es tout simplement géniale.
Maintenant, il fallait choisir quelqu'un.
Comme j'ai déjà voté une fois pour Hakim, je vote cette fois-ci pour toi
par défaut. Reste lumineuse. Je n'ai rien à te reprocher.
Tu es très méritante, mais c'est la majorité des rouges qui en a conclu
autrement. C'est juste pour ce que tu es jaune, mais garde ton sourire.
Tu es la deuxième victime Mingao élue par les Tayaks malgré ta présence.
Grâce à moi, tu vas pouvoir rentrer ce soir, écrire ta chanson sur une feuille
blanche.
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