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Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Entre rizières perchées, fosses marines abyssales, refuges des mystérieux
requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en
grand.
La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,
connaissent la persévérance et l'optimisme.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout, que 16 français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre et surtout, survivre aux autres.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces
naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu, qui ira jusqu'au bout, qui
craquera, tous veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Au départ, ils étaient 16, à la fin, il n'en restera qu'un.
Déjà 15 jours de survie pour les naufragés de Koh Lanta sur la presqu'île
de Karamoan, tout à l'est des Philippines.
Il reste encore 7 rouges. Ils n'ont pratiquement perdu aucune épreuve. Ce
sont les Tayaks.
Ces champions sont emmenés par un chef vénéré, Bertrand. Cet homme intrépide de
32 ans est un ancien militaire, pilote d'hélicoptère vers Perpignan. Je suis
passé par pas mal de stages de survie en milieu équatorial ou en milieu jungle
qui nous apprennent à survivre avec peu de moyens.
Christopher aussi est à son aise en pleine nature.
C'est ressourçant, c'est magique.
Positif et sportif, ce jeune gérant de société vit son rêve de Robinson.
Avec eux, un costaud et un gentil avec ça.
Frédéric est charpentier dans l'Isère, sa vie, c'est sa petite famille.
Tout ce que j'ai fait, c'est vraiment pour eux. On s'amuse bien ensemble ?
Ouais.
Quatrième larron de cette équipe rouge, Christophe.
Ce boxeur professionnel, aujourd'hui reconverti dans la pizza, est un fier à
bras. Il a à cœur de prouver son courage. J'aime bien me faire mal.
Christelle aussi veut plaire et être respectée pour son mérite.
Je garde ma féminité, même sur Koh-Lanta.
La belle ne s'économise pas. Elle est officier de poli judiciaire à Bordeaux.
Un de mes surnoms, c'est Lara Croft.
Strict et carré également, il y a Nathalie. Cette professeure de
mathématiques en région parisienne a du caractère.
Parfois, ses humeurs indisposent d'ailleurs ses camarades. J'ai aucune
affinité, que ce soit physique ou morale, avec Nathalie. Alors, est-ce que
c'est la couleur de mon maillot de bain ? J'en sais rien.
Carole essaie de la comprendre.
Cette maman de six filles est par ailleurs consultante en ressources
humaines. Mais Carole aimerait vivre de sa passion, la fabrication de bijoux.
Face au rouge, quatre jaunes seulement, les Mingao.
Jean-Bernard est le capitaine de cette équipe en déroute et il a bien du mal à
canaliser ses trous.
Le manque de communication et la confusion règnent.
Pourtant, ce Marseillais de 40 ans a l'habitude de diriger. Il est
responsable d'agence d'assurance.
Régis aussi aurait pu prendre la tête des opérations, mais c'est plutôt le
manuel du groupe.
Bricoleur touche à tout, c'est l'artisan du camp. Il est vendeur de carrelage
vers Pesnas dans l'Hérault.
Avec eux, un jeune papa dynamique, Hakim. Si je fais cette aventure, c'est
aussi pour eux.
Gros cœur et grande gueule, cet éboueur à Nantes enrage des défaites à
répétition. C'est vraiment un faible niveau.
Je ne sais même pas si on peut appeler ça du sport.
Et Charlène s'en veut d'ailleurs, car c'est à cause d'elle que les jaunes ont
perdu l'épreuve des verts. Ce sont donc les rouges qui ont pu téléphoner à leurs
proches. Je suis désolée.
La jeune étudiante strasbourgeoise, pourtant toujours positive, a du coup
perdu le sourire.
C'est dur, j'accuse un peu le coup là.
Charlène pensait faire les frais de cette bévue mais c'est finalement Alain,
le sympathique boulanger de Grenoble, arrivé en dernier dans cette tribu mal
en point, qui est parti. Et leur sentence est irrévocable.
Les Mingao rentrent désabusés de cet énième conseil. Ils enchaînent les
défaites et leur tribu se dépeuple à vitesse grand V.
Eh bien on est tous quatre, on a l'équipe qui est...
Décimé de moitié.
On aura de la place à attendre. On va le prendre comme ça maintenant.
C'est au niveau des jeux.
Neuf jeux perdus contre un gagné, c'est quand même lamentable. Le résultat pour
moi est lamentable.
C'est une hémorragie en ce moment.
J'en ai un petit peu... C'est tout le temps pareil.
On a hâte que ça s'arrête.
Toujours la même ritournelle. Les jeux nous conseillent. Un de moins à chaque
fois.
Voilà.
Mais il faut se reprendre.
À l'aube de ce 16e jour d'aventure, Hakim est matinal. Le jeune homme est
prêt pour l'action et ça tombe bien.
Je vais la réveiller.
Il y a un message.
Mais il est quelle heure ? C'est génial, je trouve.
Un pour tous et tous pour un.
On va jouer au mousquetaire.
C'est vrai que ça se repregne un peu, quoi. Le bonheur, on commence avec un
corps au lit.
Très très content de partir sur une épreuve. Comme ça, le jus du matin, il
est à tact.
On va savoir si on est plus forts à la matinale. Peut-être que c'est des gros
dormeurs, peut-être.
Il n'y a plus qu'à en découdre. Les Mingaro sont toujours motivés. Un pour
tous, tous pour un !
Bonjour à tous ! Est-ce que vous sentez cette bonne odeur ? C'est le brunch !
Vous l'avez deviné, c'est effectivement le brunch, la récompense. Avec des
pancakes, des oeufs, du bacon, des jus de fruits, le thé, le café.
Mais pour ça, il va falloir gagner.
Vous êtes 4 chez les jaunes, 7 chez les rouges. 3 d'entre vous ne participeront
pas. Tirage au sort. Comme d'habitude, une pierre noire. Et vous êtes dispensé
d'une pierre grise. Et vous jouez.
Nathalie.
Attention, on retourne la main.
Bertrand, Christopher, Christelle, vous ne participez pas à cette épreuve.
Alors pour l'emporter, vous allez devoir, dans chaque équipe, à quatre,
être en équilibre sur de petites plateformes qui ressemblent à des
pyramides. Encore faut-il les trouver ces plateformes. Pour la direction, vous
allez devoir récupérer dans l'eau, ou plus exactement sous l'eau, une flèche
en bambou que vous devrez placer sur les morceaux de bois et les troncs que vous
voyez sortir de la plage.
Pour la distance, vous découvrez des cordes qui sont enroulées. Il faudra
simplement la dérouler, vous creuser, vous récupérez la plateforme. Et
ensuite, il faut être la première équipe en équilibre pendant 5 secondes pour
gagner et pour avoir le droit de déguster ce magnifique brunch.
Bonne chance à tous.
Allez vous mettre en place.
3, 2, 1, go ! Les aventuriers se ruent à l'eau pour
récupérer la flèche en bambou qui indiquera dans quelle direction se
trouve leur plateforme.
Charlène L a l'idée astucieuse de prendre de l'avance et de dérouler la
corde qui détermine la distance à laquelle il faut creuser avant même le
retour de son équipe avec la flèche.
Il faut défaire les nœuds avant de remonter la structure.
Du côté rouge, les meilleurs apnéistes, Christopher et Bertrand, ne participent
pas. Les taillacs sont donc moins efficaces qu'à l'accoutumée.
Les jaunes et les rouges ont libéré leurs flèches.
Il faut ensuite venir les emboîter au plus vite.
Allez pour l'instant, vous êtes à égalité !
Allez, il faut être à 100% de part et d'autre, là !
La flèche est bien posée chez les jaunes. C'est maintenant que le travail
de Charlène va payer. Elle peut déjà établir précisément à quel endroit
creuser. Maintenant, il faut creuser pour trouver la plateforme.
Encore ? Non, vous n'attendez pas. Là ? Oui, c'est bon.
D'accord.
La flèche est par là. Les rouges, la flèche est bien placée.
Les rouges, eux, perdent du temps car ils doivent encore dérouler leurs
cordes. C'est bon, c'est bon.
On y est, on y est. C'est là.
Allez, passe au petit déranger.
C'est là.
Attendez la corde ! Allez, tendez à fond ! Tendez à fond ! Allez, on creuse ! On
creuse, on creuse ! Bon, continue, creusez là-bas, vous énergisez ! J'ai
été à tirer loin, il y a qui me retombe, là, tu fais rien ! Ah, attendez ! Ah,
non, c'est une racine, putain ! Ouais, elle est là, je vais la voir ! Ouais,
elle est là, elle est là ! Légère avantage pour les jaunes, mais rien n
'est joué, les rouges ! C'est un concours de terrassiers.
Les Mingao exhument leur plateforme, ils s'élancent en mer vers les poteaux pour
arrimer leur plateforme et se hisser quatre dessus. Le foulard vers la plage.
Et maintenant, il faut tenir cinq secondes à quatre avec les deux pieds en
contact. Jean-Bernard est debout. Le plus dur reste à faire, tenir à quatre
pendant cinq secondes sur la plateforme. Cela demande de l'équilibre et de la
coordination.
Il faut recommencer.
C'est plus de mon axe.
J'étais des racines.
Vous êtes deux.
Eh, ils tombent, ils tombent. Ne perdez pas l'espoir. Vas-y, ramez. Allez,
allez, allez.
Là, elle est là.
Tu vois, il ne fallait pas la chier.
Je vous jure que c'est faisable. Je vous jure que c'est faisable. Allez, allez,
allez.
Allez, c'est le choix. Je vous jure que c'est le choix.
Allez, allez.
Allez les Rouges, rien n'est perdu ! Les Taillacs ont rattrapé leur retard.
Ils peuvent réussir à tenir en équilibre avant les Jaunes. Le jeu est relancé.
Ils sont trois chez les Jaunes, il en manque un ! Allez les filles ! Allez les
filles !
Allez, montez ! Doucement les filles, ne déséquilibrez pas les garçons ! Ils sont
tombés ! Concentrez-vous sur ce que vous faites ! Il faut recommencer les jaunes
! Concentrez-vous sur ce que vous faites ! Calmez-vous ! Allez, je vous jure, c
'est jouable ! Sur les côtés ! Tous les deux ! En même temps, Régis ! Oh merde
! Allez les gars ! Allez les gars ! Allez, pousse un peu le cul de natte !
Voilà ! Les jaunes sont trois !
C'est sans fin. Jaune et rouge
enchaînent les chutes. C'est une épreuve de ténacité et d'agilité. Les
aventuriers doivent parfaitement s'imbriquer et tous mettre de l'ardeur
au travail avec différentes positions.
Doucement, doucement, doucement.
Respirez doucement.
Allez, c'est maintenant que ça va se jouer. Allez-y.
Pensez au brunch. Allez, les mecs, mettez-vous au centre du pilier, peut
-être. Hakim Jean-Bernard.
Calmez-vous, calmez-vous.
Attention, les jeunes, ils sont trois.
Allez, on se calme, on peut le faire, on peut le faire.
Il ne manque pas grand-chose.
Oui, c'est bien, Tom.
C'est bien les gars ! Nous sommes
3 chez les jaunes.
Attention pour les jaunes.
1, 2, 3, 4, 5, c'est gagné !
C
'est la première victoire des jaunes dans une épreuve de confort.
Les Mingao sont euphoriques.
Les jaunes, c'est votre première victoire dans un jeu de
confort. Bravo à vous. Bel équilibre et bonne tactique. Les rouges, il va peut
-être falloir aussi apprendre la défaite.
C'est plus difficile que de savourer la victoire. Bon retour sur Taillac.
Merci.
On s'est vraiment donné à 100%, il n'y a pas de regrets.
On est quand même deux gros gabarits.
Les jaunes, félicitations. Vous gagnez face aux rouges et vous allez profiter d
'un incroyable brunch. Les œufs, le bacon, les jus de fruits.
Les fruits, les pancakes, tout ça, c'est pour vous. Bon appétit. Oh là là, des
salamandres. Il y a du salé, du sucré, du chaud.
Formidable. On va essayer de partager un bon moment que je crois qu'on le mérite.
C'est d'avoir des chutes très, très, très, très heureuses.
Allez, on a son victoire. On l'a bien mérité, ce petit déj. Notre première
victoire de confort. Bon petit déj.
Oh là là. C'est excellent.
J'avais oublié.
Ah là, je suis aux anges, oh là là ! Ce repas était sublime. On ne nous avait
même pas imaginé, on avait perdu le goût de tout ça, on l'avait oublié.
On redécouvrait tous les goûts.
Oh, c'est beau ça ! Oh là là !
On a les œufs, les pancakes, les muffins, tout.
On est vraiment gâtés. C'était l'épreuve de confort à gagner, je crois. Oh, alors
ça, c'est grandiose, ça. Ça, c'est grandiose, oui. Des protéines.
Ah, voilà, ça, c'est bon. Il faut profiter, ça.
Je ne me rends pas compte qu'on a gagné. Là, j'ai l'impression que c'est un rêve.
C'est bizarre.
On a gagné.
On y va, le beurre.
Un petit peu de sucre.
Cet dessert, ça j'ai bien l'air. Oui.
Tu es prêt Hakim ? Yes.
Il est prêt Hakim, il est sur le starting block pour les bananes. C'est
ça les gars, c'est du bonheur.
Allez, goûtons les bananes coulantaises. Bravo la recette, bravo chef.
Ben voilà, on peut repartir heureux.
Hakim, il te reste un pancake là. Oh merci.
Il parle, mais il parle plus.
Le cœur de magie est plein.
On a fait un repas complet d'ailleurs, on n'en peut plus, moi j'en peux plus.
Ce délicieux brunch est passé sous le nez des taillacs qui en auraient bien eu
besoin. Les valeureux aventuriers rouges commencent à souffrir de la faim. Ils
sont inquiets de voir leur réserve de riz diminuer.
Et on a de quoi faire un ou deux repas et après, je sais qu'on va se
restreindre, on sera menés à consommer que du riz.
Chose qui risque d'être très, très difficile.
J'espère que ce soir, on va arriver à se faire un bouchon de riz, non ? Ouais,
peut-être, ouais.
Que le manque de nourriture, c'est quand même pesant. C'est dur, c'est une sacrée
aventure.
De toute façon, moi, je ne pense pas qu'on peut manger moins, déjà.
Parce que réduire, alors là, réduire, on ne bouge plus du... On n'arrive plus à
se lever. Déjà, moi, maintenant, dès que je me lève, j'ai la tête qui tourne.
Oh la vache, j'ai eu des étoiles là, mais quelque chose de violent.
Les garçons ont mis beaucoup plus de temps que les filles à dire qu'ils
avaient des vertiges. Ils se sont doutés bien qu'ils en avaient comme nous.
Là, maintenant, ils le disent parce que ça doit être encore plus sensible.
À chaque fois qu'on se lève, rien avant, on a la tête qui tourne. Je ne sais pas
pourquoi.
Certainement une petite chute de tension.
La disette frappe sur Tayak et les rouges sont bien mal en point. En
revanche, les jaunes, eux, sont repus. La peau du ventre bien tendue, les
Mingao s'accordent une sieste digestive.
Voilà, climatisation installée. C'est la sieste à l'ombre, avec le bon repas, il
ne manque plus que les cigales, et puis je suis à la maison.
J'ai trop mangé. Moi aussi.
Ça me fait la même chose, tu sais, au ramadan, quand c'est comme ça, le soir,
je vais tout taper, tu vois ce que je veux dire ? Puis la table, je la
détruis, tu vois ? Et après... C'était un galouton pour nous, c'était vraiment
le repas de fête.
Là, vraiment, ça fait du bien, parce qu'on rebondit vraiment.
C'est notre amour propre qui remonte un peu, là.
On est heureux et ça nous fait du bien. Ça m'a fait plaisir et je vois très bien
que quand on gagne, tout le monde est joyeux.
On a bien voulu en gagner plus pour qu'on partage plus de moments comme ça.
Il va falloir confirmer cette belle victoire demain.
La prochaine, on pense qu'elle est pour nous aussi. On va tout faire pour qu
'elle soit pour nous. Ce temps de repos bien mérité ne dure pas car Charlène
aperçoit au loin un message.
Et voilà que le bambou arrive.
J'espère qu'il ne faut pas courir.
On a tellement mangé, on n'est plus habitués.
Je n'ose pas aller leur dire.
Bamboo à la mer ! C'est vrai ? Oui, ce n'est pas une blague.
Bon, on reprend ce matin.
Alors, voyons.
Choisissez qui saura vous défendre au mieux.
Accordez vos violons et que cet ambassadeur parte avec vos couleurs.
Visitez la partie adverse.
Il est venu le temps de la réunification.
Alia Manon, bien joué ! Voilà, donc il faut qu'on s'accorde sur un nom à
choisir au cas échéant. Qui sera le chef d'orchestre ? On va se concerter.
Évoquer toutes les possibilités.
Qui va ? On vote ? Bon, Sassier, je propose.
Sassier, le poteau d'ombre là-bas est plus épaisse.
On a pensé à Jean-Bernard.
Où est-ce qu'on vote ? Où est-ce que Jean-Bernard est d'accord ?
De toute façon, est-ce qu'il y a quelqu'un d'autre qui se propose ?
Voilà. Déjà.
Charlène. Tout ce qui est débat, négociation, je me fais souvent barner,
donc c'est pas la peine.
Hakim. Non.
T'es sûr que tu veux pas y aller ? Non, non, merci.
Voilà. Non plus, donc... Voilà, je vote.
Ça a été vite.
Ça a été vite décidé.
J'ai pas le choix.
Il y a pas beaucoup qui sont mouillés, clairement.
Mon nom est sorti unanimement de...
de la bouche de mes collègues. Personne d'autre s'est proposé, donc j'endosse le
rôle, j'assume le rôle d'ambassadeur. Jean-Bernard n'a pas l'air emballé par
cette désignation unanime. Le poste est gratifiant, certes, mais ô combien
stressant. L'ambassadeur devra rencontrer son homologue rouge.
Il faudra tenir tête et défendre les siens pour qu'aucun d'eux ne soit
handicapé d'un vote au Conseil de la réunification.
Surtout que nous sommes en large infériorité numérique, 7 contre 4.
Et moi, il va falloir que je tienne simplement ma position, à savoir pas de
nom de jaune. De toute façon, même le rouge qui met son nom, lui, il est
sauvé. C'est pas pour autant que cette personne sortira au conseil. Oui,
puisque c'est eux qui vont nous suivre. Je pense que c'est vraiment le point à
négocier à fond. Si JB arrive à faire valoir ce côté-là des choses, cet aspect
-là, à savoir si un rouge met son nom, c'est pas très grave.
On pourrait peut-être nous préserver au mieux nos intérêts.
Accordez vos violons et que cet ambassadeur porte avec vos
couleurs, visitez la partie adverse.
Les Taillacs, eux, ont évidemment élu Bertrand comme ambassadeur naturel des
roues.
Je pense qu'avoir été choisi à l'unanimité m'a fait plaisir.
Il va aller voir l'ennemi, il va leur faire croire des choses et puis voilà, c
'est bien.
D'emblée, comme ça, avoir été reconnu comme le pseudo-chef par la tribune, ça
m'a fait plaisir.
Bertrand est serein, fier de cette marque de confiance des Taillacs, mais
il reste fidèle à son éthique. Il évaluera le mérite de chacun sans
considération de couleur.
Je n'aurais pas de scrupule à sortir une personne de mon groupe
qui se sent faible.
qui rechignent la tâche. Entre Nathalie et Carole, les places ne sont pas
jouées. Je pense que je n'hésiterais pas à voter contre elle, plutôt que de voter
contre un jaune qui, lui, se démènerait à la tâche. C'est au mérite. Tout se
mérite. L'heure de la mission est venue pour Bertrand. Il doit partir chez ses
anciens adversaires, évaluer les âmes et les ambitions des jaunes.
Bon, bah, on va en taillac.
Profite bien, Bertrand.
Il n'y a plus de roue, il n'y a plus de jaune. C'est vraiment très symbolique.
C'est vraiment ce qui nous unit.
C'est avec un petit pincement au cœur qu'on l'enlève, qu'on le range, mais il
restera là longtemps.
Ce serait vraiment le top s'ils mettaient le nom d'un jaune.
Et moi, je lui fais entièrement confiance. Après, le jaune, peu m
'importe. Salut ! Amuse-toi bien, profite ! Normalement, si tout se passe
bien, je devrais rencontrer les lignes GAO bientôt.
Jean-Bernard, l'ambassadeur jaune, quitte aussi les siens, le cœur serré.
Le moment est sur la neige.
Ça me fait quelque chose de partir.
Depuis 16 jours, on est ensemble 24 heures sur 24.
Je suis ému.
C'est pour ça que je vais bien les défendre.
Je ne pense pas qu'il y aille de bon cœur, parce que c'est un rôle difficile
quand même à endosser.
Ça fait bizarre.
C'est bizarre. On ne sait pas trop ce qui va se passer. C'est le mystère
complet. Une nouvelle page qui va s'écrire.
J'invite pas trop sa place.
Ils sont sept, nous sommes quatre. Je ne vois pas comment on va pouvoir trop
négocier. J'ai un petit peu peur.
Je
vois
du Mingao à l'horizon.
Bertrand est en vue de la grande et verdoyante île des Mingao.
Le chef des rouges arrive plein de bonnes intentions.
J'ai envie de dire aux jaunes de garder espoir. Je leur promets vraiment une
équité parfaite.
Quelqu'un qui se donne à fond, qu'il soit jaune ou qu'il soit rouge, mérite
sa place et méritera sa place.
Ça bouge.
J'ai l'impression que la pirogue revient, Charlène.
Oui, on dirait. Avec peut-être quelqu'un d'autre.
Ça nous fait plaisir de voir débarquer Bertrand, parce que c'est toujours
agréable d'accueillir quelqu'un chez soi, donc on est tous ravis. Bienvenue
chez l'ancien camp des Mingao.
Ça va Catherine ? C'est pas mal chez vous là-haut ! Ça va sinon ? Ouais,
ouais, bien.
T'es calme, t'es calme. La forme, la santé.
Voilà notre barraque.
Notre cabane, pardon.
Honnêtement, ça a une putain de gueule. C'est lui, l'architecte. L'architecte du
camp, la cabane.
Vous êtes très, très bien organisés. T'arrives là, dis...
Chapeau bas, c'est propre, vous avez passé le balai. Viens rentrer à l
'intérieur, tu vas voir comment elle est. C'est là que tu vas passer la nuit,
on va t'en sorceler. Le corps, ils sont vachement bien installés, c'est propre,
c'est organisé, ça sent bon. L'organisation est là, on voit
certainement qu'il y avait...
Un ancien qui chapeautait un peu le tout. Je pense que Régis a donné un coup
énorme à la construction de la cabane, à l'organisation de la vie sur le
campement. Et puis, ils utilisent leur savoir les uns les autres. C'est très
bien. Viens mon frère, viens.
Là, chapeau, elle est top. Une bonne couche de palme, tu mets une bonne
couche de feuille de bananier, ça te le protège. Là, elle est beaucoup plus
éteinte.
Mais chapeau, parce que vraiment... Mais tu vois, on dort très bien. Nous, il y a
un truc, c'est que...
Pour dormir, on s'emboîte les uns dans les autres.
Mais on se colle. Quand on dit coller serré, c'est coller serré.
Alors on fait un gars et une fille. Il y a des airbags chez vous.
Il y a quoi ? Il y a des airbags.
À tout le temps qu'ils gagnent toutes les compètes, les enfoirés.
Bertrand est ravi de découvrir une nouvelle île et de nouveaux visages. Le
fier taillac est sous le charme.
Jean Bernard l'a envoyé des jaunes, mais lui aussi le pied sur la plage de ses
anciens adversaires.
A priori, c'était bien ce soir.
Moi, j'ai mangé.
On n'est pas de part pour moi ce soir. C'était bien ce matin ? Complet.
Complet ? Ah ouais ? D'accord.
Vous avez fait ça ? On a fait un H&M parce qu'on est nombreux.
D'accord.
On n'a pas du tout fait ça.
Nous, on a fait une vraie cabane.
Vous avez fait un toit, d'accord.
Allez, allez, je vous suis.
Ils m'ont très très bien accueilli, ils m'ont fait faire le tour du
propriétaire. Très belle île, très conviviale, très agréable à vivre a
priori, même s'il y a peu d'espace, mais très agréable à vivre, et puis alors ce
lac formidable.
Ça c'est la solution du gâteau, je t'aime.
Quand c'est au soleil, c'est turquoise.
Putain, j'hallucine.
Les amis ! C'est hallucinant. Le lac, le décor, le cadre.
Un lac d'eau douce. Je crois rêver.
On se prend un petit bain à l'eau douce pour se dessaler. C'est quelque chose
que nous, on n'a pas connu depuis 15 jours.
Quel bonheur que vous avez là.
C'est grandiose. C'est extraordinaire.
Bertrand, lui, est en train de constater à sa grande surprise que les jaunes sont
en bien meilleure forme que l'équipe rouge. Sans doute parce qu'ils mangent
plus.
La seule certitude que j'ai, c'est que vous êtes 100 000 fois mieux nourris que
nous. Ça, je suis persuadé que vous avez réussi, sur cette île en tout cas, à
vous nourrir grassement.
Nous, on a des étoiles, on a les papillotes, on est prêts à tomber dans
les galtouses.
Et là, l'heure est grave pour la bouffe. L'heure est grave.
C'est bizarre, ils ont plein de confort et tout, puis ils sont détruits comme
ça.
C'est pas du poisson ou quoi ? Du poisson, ils ont eu du chocolat la
dernière fois.
Tu vois ce que je veux dire ? Qu'est-ce qu'ils ont eu encore ? Je ne sais plus
quoi. La bouffe, soirée bouffe. Sur le bateau.
Il y a un problème. À table ! Ça va refroidir ! Tu vas manger là-dedans, c
'est la plus garnie.
Bon appétit tout le monde. À ta visite chez nous.
Merci.
Oh la vache, qu'est-ce que c'est bon.
Comme je peux casser le ventre.
Oh les gars, là c'est royal.
Les gars, vous ne vous rendez pas compte de la chance que vous avez. C'est vrai ?
Non mais, je pense que vous n'imaginez pas ce qu'on n'a pas dans le ventre en
fait. On a, voilà, ça de riz cuit.
Ce repas est agréable, mais les affaires, c'est les affaires. Le patron
des rouges expose son point de vue sur la suite de l'aventure. Il y a eu des
rouges, il y a eu des jaunes.
Il va y avoir une réunification, on ne sera plus Tayak ou Mingao, on sera
blanc, on sera neutre. Il va falloir des gens suffisamment courageux,
suffisamment costauds pour donner de leur personne, pour ne pas s'économiser
pour les aventures individuelles. Une personne avachie sur la plage en train
de bronzer, qu'elle soit rouge ou qu'elle soit jaune, ce sera cette
personne-là qui sera en retrait, qui pour moi sera sur le petit papier de
leur prochain conseil.
Forcément, ça laisse un petit espoir de se dire que tout n'est pas joué.
qu'en participant toujours à la vie sur le camp, on peut peut-être espérer faire
quelques jours en plus.
C'est toujours bien. Tu crois que tu vas gagner l'aventure en brosette ? C'est
pas ça, un homme d'un aventurier. Un homme d'un aventurier, c'est comme ça, c
'est normal.
C'est pour ça que je suis content.
J'espère que ma bonne étoile va me suivre encore un petit peu. Je lui
montre pas grand-chose, juste encore un petit peu.
Moi, c'est honnête, c'est l'honnêteté, c'est l'intégrité en tout.
Il faut être loyal.
C'était mon optique et je pense que c'est l'optique des taillacs. Tout le
monde n'est pas à l'aise non plus chez les rouges. Sur ses bonnes paroles et
ses espoirs, les jaunes se couchent avec leur invité.
Et puis voilà, le paché vient s'allonger dans sa super cahute.
Et voilà, je me laisse faire, c'est très très bien.
Je profite de l'instant présent, c'est top.
La transformation.
Il est passé en mode nuit à Kim. C'est parti.
Ce matin,
Jean-Bernard, l'émissaire jaune, est contraint de se lever aussi tôt que les
rouges.
Après, on va se faire un petit footing pour s'échauffer pour la tête.
Ouais, Hakim fait ça lui.
Ah ouais ? Il fait le footing et il tombe.
De bonne humeur, il plaisante avec ses colocataires de circonstance, non sans
égratigner au passage un des siens, Hakim.
Hakim, il court toujours ? C'est son petit jog ? Non.
Si.
Je suis... Il a dit qu'Hakim faisait son footing le matin.
Donc déjà, j'ai trouvé que c'était un petit pic pour Hakim.
C'est de préférence en plein cagnard, à 6h du matin.
Il ne défend pas spécialement ses couleurs, même pour le vote, je ne pense
pas qu'il défendra spécialement ses couleurs.
Apparemment, il aurait dit qu'il pourrait mettre le nom de Hakim.
S'il devait éliminer une personne, ce serait Hakim.
Nous, on va certainement le suivre.
Maintenant, on décidera, tant mieux pour nous.
Apparemment, celui qui pourrait poser des problèmes, ce serait Hakim, si j'ai
bien compris.
qui a un caractère peut-être un peu plus prononcé que les autres. Moi, j'ai hâte
de les rencontrer en face à face, jugés par moi-même et non pas par les mots de
Jean-Bernard.
Les taillacs sont dubitatifs après ces confidences un peu surprenantes. Jean
-Bernard est-il débonnaire ou un peu machiavélique ? Quoi qu'il en soit, le
Marseillais veut faire bonne impression ce matin.
La mer, c'est son élément et il va le prouver.
Je vais prendre un tour de leur pont pour me faire plaisir.
Juste pour me faire plaisir.
Tu t'en es déjà servi, Pierre ? Ah oui, en Marseillais, quand même,
heureusement.
Ça s'appelle un jouet d'enfance.
Ça, c'est merdier complet, ça.
Avec du matériel pareil, c'est pas top. Si jamais il y a un beau poisson qui
passe dans les environs, on pourrait toujours courir après.
On ne devrait jamais le choper.
Tu nous ramènes quelque chose à manger ? Je ne le prends pas.
Tu sais, je ne vais plus se balader, je ne le prends pas.
Ces efforts sont louables, mais Jean-Bernard a peut-être commis un
impaire. Les garçons rouges auraient grandement apprécié un peu d'aide pour
couper du bois de la part de leur invité jaune. Pour leur son arrivée, ça me
ferait plaisir qu'ils soient venus nous donner un coup de main.
Pour moi, l'aventure, c'est bosser, travailler.
C'est bien pour faire la sieste.
Nous, ça ne va pas trop nous plaire. Moi, ça ne me dérange pas. S'il veut se
prélasser toute la journée, ça ne me dérange pas. S'il se prélasse pendant
trois jours, c'est clair que moi, je voudrais conclure. Moi, je n'aime pas
les paresseux, déjà, dans la vie.
Moi, j'aime bien les gens qui bossent. Et on galère, quoi.
Sur Mingao, Bertrand est curieux de découvrir l'arrière-pays et de mesurer
les capacités physiques de chacun.
Régis ? Ah, t'es là ? Tu appuies sur moi.
Vas-y, je te mets les deux.
Je n'ai pas la même pêche qu'eux. C'est flagrant. Je ne vais même pas essayer de
rivaliser. Je vois avec quelle vivacité, quelle agilité ils grimpent. Je suis
incapable de les suivre à l'heure actuelle.
Incapable. Il n'y a plus de jus.
Je n'ai pas les moyens de les suivre.
C'est vrai qu'on a été très surpris par son état, notre faiblesse.
Parce que c'est un gaillard qui, dans les épreuves comme ça, paraît super
costaud, baillant et tout.
Et là, on l'a trouvé assez affaibli.
Bertrand, c'est une personne...
qui est programmé comme un Terminator.
Mais lui-même, il dit, je suis fatigué. Il dit lui-même.
Mais au niveau du défi, du jeu, il est là. Il est à fond dedans. Il est à fond,
à fond, à fond dedans.
On n'est pas des robots.
Et pourtant, je pensais être une machine, mais mon organisme ne répond
pas comme le leur et je ne peux plus.
C'est hyper frustrant. C'est hyper frustrant. Il n'y a rien de plus.
énervant de vouloir faire quelque chose, de demander à son corps de réagir et
puis de sentir que ça ne suit plus.
Un petit saut ! Pourtant, avec son mètre 91 et ses 83 kilos, Bertrand, originaire
de Belgique, est une machine de guerre qui n'a peur de rien.
Je sais que je peux gagner, j'en ai la condition physique et j'ai l'habitude de
vaincre ma peur.
À 32 ans, Bertrand n'a pas froid aux yeux. Pilote d'hélicoptère de Perpignan
et ancien capitaine dans l'armée, Il a fait de sa passion son métier, mais il
conserve en toutes circonstances une rigueur militaire.
Prendre des décisions, gérer, décider, des fois imposer, c'est peut-être
quelque chose qui est ancré dans ma personnalité et ça fait partie de mon
caractère. Débrouillard, endurant, rustique, Bertrand sait comment survivre
en pleine nature.
Là, on va essayer de ramener du poulpe.
L'eau, c'est son élément.
Plongeur et pêcheur émérite, Bertrand déteste quand une proie lui résiste.
Échec mission, échec total.
Je devais ramener du poulpe et je n'en ai pas eu. Il y en avait un à portée de
main et il a été plus malin que moi. Et qu'un poulpe soit plus malin que moi, ça
m'énerve.
Bertrand est un très mauvais perdant.
Ça, il ne supporte pas la défaite.
Je t'ai eu ! Je t'ai zigouillé ! Pour Bertrand, la vie, c'est un défi
permanent où il faut toujours se dépasser. Mais aujourd'hui...
C'est dans les yeux de son fils Hugo que Bertrand espère briller.
Il y a deux Bertrands. Il y a un Bertrand en dehors de la maison et puis
il y a le Bertrand au papa.
Il est papa poule presque.
Voilà.
Papa aime quand tu termines ton biberon sans problème.
Moi j'ai envie de leur dire à tous confiance, croyant en le destin. Ça nous
a fait un grand plaisir.
À bientôt peut-être.
Ne partez pas trop pessimistes pour la suite de l'aventure, je vous dis. Rien n
'est fait, ça passera comme ça doit se passer.
Merci les gars encore pour l'accueil. À une prochaine, à bientôt.
C'est très sympa ce que Bertrand nous a dit avant de partir.
Que le meilleur gagne, défendez toutes vos chances.
Vraiment super sportif, très bien.
Ça sous-entend qu'il ne faut pas se décourager, que ce n'est pas parce que
nous ne sommes que quatre que nous allons être éliminés d'office.
J'ai compris ça, moi.
À bientôt.
À bientôt.
Sur Tayak, le départ n'est pas loin non plus. Un nouveau message va accélérer
les choses.
Vous voyez une bonne nouvelle ? Rangez, ramassez, empaquetez, vous déménagez.
Vous pouvez amener tout ce que vous souhaitez, vous partez sans tarder.
Je m'attendais à ce que les jeunes arrivent sur le camp et qu'on garde nos
petites habitudes.
Mais là, je suis vraiment surprise.
Moi, à mon avis, on va aller sur notre île.
Bon, maintenant, je vais me tromper.
Tant pis.
Tant pis, on va se mettre. Moi, ça m'a triste.
Sur une nouvelle île, on verra bien.
On part, c'est une page qui se tourne. C'est un petit peu nostalgie.
C'est vrai que quitter l'île, ça fait toujours un petit pincement au cœur
parce qu'on sait qu'on a fait presque la moitié de l'aventure. C'est des jeunes
belles histoires.
On a quitté un lieu où on a commencé à s'attacher. C'est bizarre.
Petite minute de silence, j'ai envie de vous dire.
Comme Christophe Pellon.
Ah,
ça déchire. C'est magnifique.
Mais ça, si ce n'est pas une surprise.
J'oublierai jamais cet endroit.
C'est tellement paradisiaque ici.
Mais bon, là, c'est vrai que ça y est, c'est notre aventure.
C'est dans cette ambiance de grand déménagement que Jean-Bernard quitte ses
hôtes d'un jour.
Il sait qu'il les reverra vite ailleurs. En attendant, sa mission l'appelle.
Bonjour Bertrand. Bonjour.
Bonjour Jean-Bernard. Bonjour Denis.
Salut Bertrand. C'est assez rare, mais cette année, les deux chefs d'équipe,
les leaders, sont les ambassadeurs. Alors, tous les deux, vous avez une
lourde responsabilité sur vos épaules, puisque vous allez devoir mettre un
premier bulletin dans cette urne pour le Conseil de la réunification.
Et sur ce bulletin, il va falloir inscrire le prénom d'un des survivants
de Koh-Lanta.
Ce sera à vous de choisir.
Si d'aventure vous n'arriviez pas à vous mettre d'accord, alors dans ces cas-là,
je procéderai à un tirage au sort entre votre prénom, Jean-Bernard, et le vôtre,
Bertrand. Les jaunes, c'est terminé. Les rouges également.
Par conséquent, je vais vous demander de me remettre vos deux bannières.
Merci Bertrand pour la bannière rouge.
Merci Jean-Bernard pour la bannière jaune.
Et en échange, je vais vous donner la bannière de votre tribu réunifiée, c'est
-à-dire une bannière blanche. Jean-Bernard, je vous la confie. Merci.
Jean-Bernard, vous le savez déjà.
Bertrand, je vais vous l'apprendre.
Vous allez vivre la suite de votre aventure sur l'île de Mingao, qui est
juste à votre droite.
L'île qu'occupait jusqu'à maintenant la tribu jaune.
C'est une île qui est beaucoup plus vaste que la nôtre. Il y a encore des
espaces qui peuvent encore regorger de ressources alimentaires.
Et c'est peut-être le mieux pour nourrir une tribu qui va être désormais à 11. C
'est un choix judicieux.
Ça y est, les Tayaks quittent leur plage fétiche. Ils ont souffert sur cette
étendue de sable, mais des amitiés et une solidarité forte se sont forgées
ici. Là, en la quittant, on s'est rendu compte que finalement, elle était
vraiment très belle. Parce que quand on est dessus, on ne s'en rend pas compte.
La plage de sable blanc avec les deux falaises volcaniques noires, les
cocotiers, c'est un décor de film.
On est en train de voir un petit peu une île qui se dessine. Il y a l'air d'avoir
de la verdure. C'est beaucoup moins groncailleux que celle où on était.
C'est bien.
Alors, vous êtes les deux ambassadeurs. Il vous faut placer dans cette urne un
bulletin avec le prénom d'un des survivants. Je voudrais que l'on passe
en revue tous les aventuriers qui sont encore là. On commence chez les Rouges
avec Christophe.
Christelle. Le ch'ti. Une force de la nature.
C'est pas un calculateur, un manipulateur. Il est là pour nous donner
ce qu'il y a dans le ventre au quotidien. Et c'est ça que j'apprécie
chez lui, en plus, toujours avec le sourire. Et ouais, qu'est-ce qui nous
divertit. J'ai senti aussi que mes blessures faisaient rire un peu tout le
monde. Mais si moi je fais bronzette, je vais pas me blesser.
Christelle. Je pense que Christelle est la meilleure des filles physiquement
parlant. C'est la meilleure des filles sans aucune contestation possible, mais
elle est également beaucoup, beaucoup plus forte.
physiquement, mentalement, que certains garçons.
Carole. Elle était toujours de très bons conseils.
Maintenant, au niveau physique, elle a quand même des points faibles. Je dis qu
'elle est à la limite.
Nathalie. C'est peut-être celle que j'arrive à le moins cerner.
Elle est difficile à cerner et au début de l'aventure, alors que tout le monde s
'affairait à la tâche, elle était en train de prendre des bains de soleil sur
la plage. Mais elle a gagné les verts, elle a fait gagner l'équipe. C'était une
nouvelle Nathalie.
Christopher.
Il a le profil type de l'aventurier, c'est un beau gosse. Si j'étais une
femme, j'aurais craqué déjà. Son corps, il est bâti comme un apollon.
Il est très à l'aise dans l'eau, bon apnéiste.
C'est un mec que j'admire, il est très très fort.
Il en reste un, c'est Frédéric.
Frédéric, je pense qu'il est rassurant de par sa bonhomie un peu l'ours.
Sur la vie du campement, il est d'une aide efficace.
ancien cuisinier. Il nous prépare toujours de très bons petits plats. Le
seul petit souci, c'est son mental.
Il souffre de l'éloignement de sa famille, un bon gars.
Moi, je me méfierais. Ce n'est pas forcément les plus forts, les plus
endurants qui gagnent Koh Lanta ou qui gagnent dans la vie. Et à Fred, moi, je
m'en méfie.
Qu'est-ce que tu fais ? Il ne va pas venir jusqu'où ? Il me prend son bateau,
c'est important.
C'est un embarcadère philippin qui arrive.
Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a du monde à l'intérieur.
Il y a des refraides là, le bûcheron.
On voit un petit peu de mouvement, mais pas trop de personnes non plus. Donc ça
correspondrait au groupe des jaunes.
C'est eux là.
Donc c'est la réunification si je comprends bien.
Bienvenue mes amis ! Bienvenue sur l'île ! Bienvenue ! Bon, on a été assez
surpris de voir les Rouges débarquer sur notre île. On a été très bien
accueillis, je pense qu'ils étaient contents de nous voir parce qu'ils
étaient peu nombreux.
Christophe, c'est votre île maintenant, donc votre cinéma de maquillage.
Ouais, bien sûr, moi ça marche pas avec moi ça. Ouais, ouais, je suis hyper
content.
Malgré que le nombre est en supériorité des Rouges, c'est pas grave, ça reste
attractif. Par contre, il y a l'air d'être en train de gagner un récit.
Voilà la maison ! Ouais, bah c'est bien ! Voilà chez vous !
C'est pas canon, canon ? C'est super ! C'est bien ! C'est la taxe d'habitation,
allez ! C'est bien ! Ah ouais ! Bon, ça change, c'est bien ! Ah ouais, c'est pas
mal ! Ça change complètement, là ! Ils se sont retrouvés à quatre ans, ils se
sont retrouvés à onze ! On a l'impression que c'est... Je suis ravi d
'être là, je vois qu'ils ont plein de noix de coco et tout, donc c'est bien !
Et vous, vous ne finissez même pas vos noix de coco ? Bah là, en fait, on
attendait que JB vienne, c'était sa part, c'est pour ça qu'on est quatre,
donc ça fait une cave ! Tonton ! Quoi ? Parce que tu sais quoi ? Ils en peuvent
plus ! Ouais !
Sans costume, on leur en vaut une. Il paraît qu'ils sont chaos tous.
Hakim sort le grand jeu. C'est peu de dire que le jeune homme a le sens de l
'hospitalité. Il est au petit soin pour ses nouveaux arrivants. Ton prénom c'est
Nathalie ? Oui. On espérait avoir un bon accueil mais je ne m'attendais pas
autant. En l'oeil nous ont déjà ouvert notre coco.
Ça fait plaisir.
Autant on était adversaires hier, autant maintenant on est amis.
C'est chacun pour soi maintenant.
Très forte personnalité, personnage.
Hakim ! C'est quelqu'un de très courageux.
Quelqu'un d'entier. Donc des fois, il dit tout ce qu'il pense. De temps en
temps, il pique une colère.
Tu ne me dis plus ce qu'il faut faire. Fais ton cake, je ne sais pas quoi tu
as. Hakim, ne commence pas à me gonfler.
Celui-ci ne commence pas à me gonfler du tout.
Qu'est-ce que vous pensez de Régis ? C'est un homme de confiance.
Sur qui on peut se reposer. Et il est toujours de bonne humeur. De sourire,
bien sûr.
Malgré son âge, il a une niaque d'enfer.
Le campement est rangé, propre, ordonné. Je le prendrai volontiers comme major de
camp, en tout cas sur un théâtre d'opération.
Charlène, la dernière fille des jaunes. Charlène, c'est un petit bout de bonne
femme de 20 ans, absolument adorable, qui a toujours le sourire.
qui ne se plaint jamais.
Ça, c'est un grand bonheur. Je l'aperçois aussi comme quelqu'un de très
intelligent. Et ce que j'adore, c'est sa fraîcheur, sa spontanéité. Et comme l'a
dit JB, elle a toujours le sourire.
Je n'aurais plus jamais l'occasion de laver ma marnie dans un cadre comme ça.
Alors, la règle est simple.
Il vous faut placer dans cette urne un bulletin avec le prénom d'un des
survivants. Ce qui veut dire que l'un d'entre vous partira avec un handicap
lors du prochain conseil. Il va falloir vous mettre d'accord.
Si vous n'y arrivez pas, à ce moment-là, je procéderai à un tirage au sort entre
vos deux prénoms.
Bertrand, Jean-Bernard, bonne discussion, bonne réflexion.
Moi, je suis réglo.
Tu sais ce que je vais te dire ? Pareil. Tu sais ce que je vais te dire ? D
'accord.
Sur Mingao, tout va bien.
Hakim ne tarie pas des loges sur les rouges.
L'ambiance est détendue et Charlène retrouve enfin une compagnie féminine.
Ça faisait une semaine que je vivais avec quatre hommes. Ça va, j'ai très
bien vécu, mais c'est vrai que j'étais vraiment contente de retrouver une
présence féminine. Moi qui me sentais sur la sellette, je me sens beaucoup
plus à l'aise maintenant puisque j'ai l'impression qu'on me porte un peu plus
d'intérêt en fait. C'est sur ces doux sentiments que les naufragés voient
revenir leurs ambassadeurs.
Avec un nœud au ventre. Qui ont-ils désigné ? Quel aventurier aura déjà une
voix contre lui au prochain conseil ? Moi je me mets dans la tête que j'espère
que c'est une bonne nouvelle.
Tu vas manquer ma poulette !
Ça va ? Il a dit, je ne voterai pas contre un jaune.
Moi, j'ai dit, je ne voterai pas contre un rouge.
Et voilà.
Moi, je suis rigolo.
Tu sais ce que je vais te dire. Je ne voterai jamais contre un de mes.
Et moi ? Tu ne voteras jamais contre un de mes. D'accord.
Tirage au sort.
Une boule noire, une boule grise. Si vous choisissez ma main dans laquelle il
y a la paire noire, c'est votre nom qui ira dans l'urne.
Quelle main ? Votre main droite.
C'est la boule noire, c'est donc votre prénom Bertrand qui va être placé dans
cette urne avant le conseil de la réunification.
Et une seule chose à faire pour vous si vous voulez annuler cet effet négatif, c
'est de remporter la première épreuve d'immunité et devenir intouchable pour
ce premier conseil.
Et donc c'est mon nom dans le lien.
D'accord. Ouais mais de toute façon... Je savais de la part de Bertrand qu'il
aurait fait ça. Là dans ce rôle-là il a quand même joué le rôle de vraiment le
chef, le bon chef quoi. Il en est que grandi hein.
Il sait que de toute manière on ne votera pas contre lui.
On en avait déjà parlé avant. Tu n'as pas de stress pour ta voix ? Il faut
toujours être méfiant. Normalement, non. J'espère pas.
Je crois que ça ouvre des idées à certains.
Apparemment, Bertrand est à l'abri. Mais le doute est là. Comment être certain à
100% du vote de ses partenaires ? L'ex-militaire est bien conscient de
représenter un danger, un vainqueur potentiel de Koh-Lanta.
J'espère que demain, l'individualisme ne prendra pas le dessus sur notre esprit
de groupe et sur notre esprit de corps.
C'est tout ce que j'espère.
Moi, je suis très content.
Bertrand m'a l'air un peu fatigué peut-être ou désappointé, je ne sais
pas. Drapeau blanc, drapeau neutre. Il ne faut pas rester de nouvelle base. Il
faut trouver une motivation que je n'ai pas à l'heure actuelle.
C'est un regret que j'ai quitté mon île en plus, parce qu'on était tellement
bien sur notre île, on était paradisiaque.
Nos fonds sous-marins, je suis un fondu et un fan de la pêche sous-marine.
Je me régalais sur l'île des Taillacs, je me régalais, je prenais mon pied. C
'est pour ça que j'ai peut-être un petit coup au moral ce soir.
Pour moi, une petite partie de Koh Lanta s'est éteinte aujourd'hui.
Pour rassurer les esprits, il faut satisfaire les ventres. Jean-Bernard
propose de fêter ses retrouvailles autour d'un bon repas. On vous requinque
un peu, moi je vous propose de faire exceptionnellement riz taro.
On te remercie.
Ce soir ça ira, les autres soirs il va falloir qu'on accorde des violons.
C'est mon souhait qui est plus qu'une seule tribu.
C'est mon état d'esprit qui est plus qu'une seule tribu. Moi, j'ai déjà lâché
mon bandeau jaune. Ce soir, manioc, taro, riz. On en aura des portions plus
congrues que nous.
Étant donné qu'on est en majorité, est-ce que ce n'est pas ça qui fait qu
'ils se sentent obligés de mettre les petits plats dans les grands plats ? On
est bien accueillis.
Je comprends qu'ils nous séduisent un petit peu.
Mais moi, je ferais pareil. Je ne veux pas entrer dans des stratégies parce que
ce n'est pas moi-même et puis je n'ai jamais aimé faire ça.
Tu es bûcheron ou tu es charpentier ? Je n'irai jamais voir les rouges.
Pour leur dire, est-ce que tu peux me faire ça ? Je peux rentrer avec vous ?
Non.
Moi, Kim, il est venu me voir. Il m'a demandé de lui laisser un conseil d
'avance pour ne pas rentrer tout de suite.
Je ne sais pas si les autres sont au courant ou pas, donc je leur en parlerai
aussi et puis je verrai ce qu'ils en pensent. Mais pas de souci. D'accord.
L'île des Mingao brise déjà de conciliabules et de sous-entendus. Mais
pour l'heure, il faut manger et les ex-rouges s'apprêtent à prendre leur
plus gros repas depuis le début de l'aventure. C'est des repas gastro ce
soir. Ah ouais.
On est bien reçus. Ça fait du bien.
Tiens, on va encore un peu.
Nous, on est les crêpes de la dalle. C'est la première fois qu'on nous dit qu
'il y a du rap.
C'est sûr qu'ils sont dans un état...
de décomposition avancée presque, on va dire, les pauvres. Donc il fallait qu
'ils se requinquent un petit peu ce soir pour pouvoir reprendre des forces.
Après le verre de l'amitié et le repas de noces, les 11 naufragés de Koh Lanta
vont passer leur première nuit tous ensemble.
Pourquoi je vais remettre après un travers comme ça ? Il y a Hakim ou pas ?
Non, Hakim, il est pas là. D'accord.
Il va donner sa place.
Je vous laisse ma place, les filles.
On a le ventre plein.
Ouais, ça fait du bien. En fait, je suis ballonné.
C'est trop bon.
Super ambiance. C'est ce que j'attendais. Je suis content.
Je sens que ça va être simple.
Ça va couler.
C'est la première nuit
où on dort à 8 et on porte trop plein.
Après le repas d'hier soir, c'était vraiment agréable de ne pas s'endormir
avec le vent qui...
J'ai réclamé à manger.
Toi, t'avais dormi ? Oui, c'est cool.
J'ai dormi comme un bébé.
Ça a été très confortable.
C'était une très bonne nuit. C'est la meilleure nuit que j'ai passée. J'ai
dormi comme un bébé.
J'ai cru chez moi, avec ma couette et tout.
J'étais bien, j'ai pas eu froid une seule fois.
Le plaisir, il est là, ils sont là, ils sont heureux.
Ils se sentent bien, donc moi je ne peux être qu'heureux, donc ça me fait très
plaisir. Cette première nuit commune a été un bonheur pour les ex-jaunes comme
les ex-rouges. Mais Bertrand est à l'affût. L'ancien militaire est méfiant.
Cette bonne ambiance cache forcément quelques tractations discrètes.
La personne qui a tenté directement d'approcher les rouges était d'emblée
Hakim. Il fait partie des personnes qui ont tout de suite essayé de se faire
apprécier par les rouges.
Après, c'est vrai qu'il discute beaucoup, il a beaucoup de sourire, il
est très prévenant. Ça va, t'as bien dormi, t'es bien, t'as bien mangé.
C'est peut-être naturel, donc je ne peux pas dire encore.
De bien les accueillir, c'est dans mes gènes. Moi, vous savez, je suis de l
'Afrique du Nord et nous, les gens, on est des gens chaleureux et l'accueil, c
'est primordial. Je ne peux pas dire si c'est une stratégie ou pas.
Bon, là, on sent que tout le monde veut sauver sa peau.
Alors Akin, c'est normal, il me dit, est-ce que tu peux pas voter contre moi
? Bon, là c'est vrai qu'il nous faut un petit peu de cirage de pompe, mais c'est
tout à fait normal, je comprends. La patate, la patate, j'ai de l'énergie, j
'ai tout ce qu'il faut, je revis, je renais.
Les manœuvres d'Akin ne passent pas inaperçues, mais l'attitude de Jean
-Bernard perturbe aussi les taillacs. Est-il bien sincère ? Il y a une chose
qui me turlupine quand même, c'est qu'hier au Conseil des chefs...
JB ne souhaitait pas mettre de nom dans l'urne et qu'aujourd'hui, il
soit allé trouver une personne de mon équipe pour demander de voter contre les
siens. Ça, j'ai du mal à comprendre et ça me semble bizarre.
Pourquoi alors est-ce que Jean-Bernard, au conseil des chefs, n'a pas
directement mis le nom de ce candidat ? Ça aurait été plus simple pour tout le
monde et peut-être plus honnête.
Bertrand n'aura pas le temps de clarifier la situation car le message
pour l'épreuve d'immunité, cette épreuve si importante avant le conseil de la
réunification, vient d'arriver.
Qui tremble, vacille et jamais ne touchera le ciel en gardant les pieds
sur terre.
Voilà, là ça va être marrant un peu l'ambiance qu'il va avoir où chacun
sauve sa peau comme il peut.
C'est chacun pour soi et Dieu pour tous, on verra bien un petit peu.
Les rescapés de Koh Lanta partent pour leur premier jeu d'immunité
individuelle. Maintenant, c'est chacun pour soi.
Le gagnant de l'épreuve sera assuré de ne pas être éliminé lors du conseil de
la réunification.
Bonjour à tous.
Bonjour. L'aventure prend une autre tournure.
Oubliez les tribus jaunes, rouges, oubliez les épreuves par équipe. Aujourd
'hui, vous êtes seul face à votre destin. L'épopée devient individuelle.
Et dès aujourd'hui, pour cette épreuve d'immunité, il n'y aura qu'un seul
gagnant. qui repartira avec le totem et qui sera intouchable au prochain
conseil. Pour tous les autres, une épée de Damoclès planera au-dessus de vos
têtes. Et plus particulièrement sur votre tête à vous, Bertrand, puisque
depuis votre rendez-vous des ambassadeurs, vous avez déjà une voix
contre vous dans l'urne.
Alors je vais vous demander dans un premier temps de me rendre cette
immunité, ce totem, et il repartira avec un d'entre vous.
Vous disposerez tous d'un bambou comme celui-ci, 3 mètres de long.
Il va falloir le maintenir en équilibre à l'aide des mains au-dessus de votre
tête en restant dans une zone circulaire délimitée par des galets. Si votre
bambou tombe ou si vous sortez de la zone, vous serez immédiatement éliminé.
Celui qui reste le plus longtemps l'emporte. L'histoire de Koh-Lanta le
prouve. Ce n'est pas suffisant d'avoir des gros bras, une imposante musculature
pour gagner. Je dis ça notamment pour vous les filles. Vous avez tous votre
chance. Allez vous mettre en place.
Attention, prenez vos bambous, placez vos bambous sur la tête.
3, 2, 1, stop ! Les
11 naufragés doivent tenir au-dessus de leur tête des bambous de 3 mètres de
longueur. C'est une épreuve d'équilibre et de concentration.
Le vent qui balaye la plage de la Houze ne facilite pas l'affaire.
Carole, c'est terminé ! Carole est la première à jeter les ponts.
Christelle, c'est terminé.
Christelle non plus ne tient pas longtemps.
Cette crispation, cette tension sollicite énormément tout le buste et
tétanise les bras et la nuque. Il faut trouver la bonne position pour éviter la
douleur.
Nathalie, c'est terminé.
Vous êtes encore 8 à prétendre à la victoire.
4 anciens jaunes.
4 anciens rouges.
Hakim, c'est terminé. Vous ne gagnerez pas cette épreuve.
Restant lisse, si costaud, et la benjamine, la fluette charlène, la
petite strasbourgeoise, puise en elle pour se mesurer à ses gros gabarits.
C'est terminé, Christopher.
Charlène a de la volonté, d'autant que son bambou est mal positionné. Elle
force donc abusivement avec les bras.
C'est terminé, Charlène.
Vous êtes encore cinq.
Régis, Bertrand, Frédéric, Jean-Bernard et Christophe.
Régis, venez nous rejoindre.
Quartier final, Christophe, Frédéric, Bertrand et Jean-Bernard.
Ils tiennent déjà depuis une demi-heure.
C'est un combat de colosse.
Jean Bernard, c'est trop tard.
Trois ex-rouges en compétition pour cette première victoire dans une épreuve
d'immunité individuelle.
Bertrand, Frédéric et Christophe.
Christophe, vous ne gagnerez pas la finale de cette première épreuve d
'immunité.
Frédéric face à Bertrand.
Bertrand est finaliste. Pour lui, l'enjeu est énorme. Gagner l'immunité
serait l'occasion d'annuler cette voie qu'il a déjà contre lui.
Il y a un vote, Fred. Il y a un vote.
Je ne risque rien.
Frédéric, c'est terminé.
Et c'est la victoire pour Bertrand.
L'homme a voulu sauver sa peau. A bout de force, le capitaine des Taillacs a
demandé à Frédéric de lui laisser la victoire. C'est un aveu de faiblesse et
qui plus est, contraire à l'esprit du jeu.
Étant donné que j'avais une voix déjà contre moi, je me suis dit qu'entre nous
deux, il avait nettement moins de chance que quelqu'un vote contre le conseil que
moi. J'ai un vote Fred, j'ai un vote.
Il a très bien compris, il a lâché son rondin et j'ai lâché le mien aussi d
'après. Si je peux rendre service, je lui rendrai service. Il m'a demandé un
service, je lui ai rendu. Mais je n'ai pas réfléchi. Dès qu'il m'a demandé, j
'ai tout de suite... Comme ça, il est tranquille ce soir. On ne sait jamais ce
qui peut arriver dans le courant.
J'espère que ce soir, je ne vais pas passer à la trappe parce que ça serait
vraiment une grosse déception.
Bertrand, à un moment, vous dites bien à Frédéric, tu ne risques rien.
Exactement. C'est un homme qui a un cœur énorme.
Il est capable de faire ça pour moi. Mais là, vous me surprenez, Bertrand,
parce que vous m'avez toujours habitué depuis le début de cette aventure à
dire, les plus forts doivent rester.
Est-ce qu'aujourd'hui, sur cette épreuve-là, vous pensez véritablement
avoir été au bout de vos forces ? Je ne sais pas quoi vous répondre. Moi, j'ai
donné tout ce que j'avais dans le ventre là. De toute façon, Bertrand, c'était
notre leader. Il m'a apporté plein de choses sur l'île. C'est grâce à lui qu
'on a eu du poisson à manger. Donc, si je n'avais pas eu de poisson, je ne
serais peut-être pas là non plus. Donc, vous lui offrez la victoire.
pour service rendu. Non, je ne veux pas la victoire. J'ai lâché avant. Peut-être
qu'il aurait quand même gagné.
Vous êtes heureux en tout cas de lui donner cette victoire. Franchement, il m
'a rapporté plein de choses et je suis content pour lui.
Frédéric, ce totem, c'est ce qu'il y a de plus important dans Koh-Lanta.
Peut-être que vous n'en gagnerez jamais une d'épreuve d'immunité.
Bertrand, il est pour vous et il annule donc cette voie que vous avez déjà
contre vous au Conseil. Ce soir, vous serez intouchables.
N'oubliez jamais que La base de Koh Lanta et ce pourquoi vous êtes venus
ici, c'est d'aller au bout de vous-même, de vous dépasser et d'être capable de
faire la différence par rapport aux autres pour être peut-être l'ultime
survivant. Et vous serez très fiers d'avoir vaincu les autres.
A bientôt, rendez-vous à tous pour ce conseil de la réunification.
Je suis déçu de moi-même.
Fredo aurait pu tenir, je suis persuadé. Je ne l'aurais pas dû, je ne le ferais
plus parce que c'est nul. Je suis vraiment dégoûté.
Je ne profite pas de cette immunité.
Bertrand rentre sur le camp en ayant sauvé sa tête.
Malgré la voie d'avance contre lui, il ne risque plus rien. Le chef des Aix
-Rouges est protégé par le totem.
Toutefois, ce valeureux guerrier n'est pas très fier d'avoir quémandé la
victoire à Frédéric.
C'était débile de ma part de lancer à Fred.
Écoute, Fred, attention, je te rappelle que j'ai un vote.
Il a mis son nom dans le lien pour nous, donc moi, là, je lui ai donné mon idée
et j'en suis content.
Un bon choix de reconnaissance, vous avez, de tous les efforts que Bertrand a
pu faire au sein des Rouges. Je comprends tout à fait ce qu'a fait Fred
et c'est tout à son honneur, voilà.
Et même si ça devait me demander de l'énergie, ça devait me demander de me
vider, je me viderais, je me saignerais jusqu'au bout pour rendre le geste que
Fred m'a fait.
Vous oubliez cet épisode honteux à son goût.
Bertrand entraîne en forêt la tribu réunifiée. Le chef rouge a à cœur de
faire découvrir à ses taillacs cette île verdoyante et tous les délices dont
parlent tant les jaunes.
Espacez-vous, on va. On rentre dans le bosquet. On y va.
On fait des battues pour justement ne rien oublier. On regarde en l'air mais
au sol pour regarder les camottés, tarots, cocos. Donc chacun a ses
consignes, chacun sait ce qu'il veut regarder, ce qu'il veut chercher.
Comme une battue, mais une battue aux légumes.
J'apprends que ces feuilles se mangent et que ça s'appelle du niu niu niam.
Niam. Niam.
Niu niu niam. J'ai envie de l'appeler Niokman.
Il y en a ? Non, là il n'y en a pas.
Tous partent en trek, sauf Hakim et Nathalie qui préfèrent prendre un bain
de soleil. Ce serait bête de ne pas profiter de ces rayons.
C'est que voilà, j'en profite. Je ne l'ai jamais dans l'année.
Il y en a une collection des timbres, il y en a d'autres. Moi, c'est le soleil,
je te jure.
Ça fait plaisir parce qu'au moins, on a de la compagnie au soleil.
Je crois qu'on est les deux seules à apprécier le soleil apparemment.
Je ne sais pas si c'est nos origines ou... Tu as des origines ? Je suis
espagnole. Non ! Quand on était chez Les Rouges, j'étais un petit peu la seule à
être un peu à l'écart parce que j'adore le soleil. Hakim me disait que c'était
un peu pareil de son côté.
Donc oui, avoir un partenaire de 11 âges, ça fait plaisir.
Les autres aventuriers reviennent et ils ont peiné.
Bertrand prend mal le fait que Nathalie et Hakim soient restés bien
tranquillement à Languy sur la plage. Arrête ! Tu vas les sécher ? J'aurais pu
prévenir que tu es parti !
On est parti un peu derrière notre dos.
Donc oui, Bertrand est venu en me disant, oui, il ne faut pas fainéanter.
Mais bon, moi, ça a été après-midi, bronzage. Mais je ne me suis pas sentie
coupable dans le sens où on n'est pas venu me chercher.
J'ai tiré un petit peu la sonne d'alarme. J'ai attiré son attention sur
le fait que l'inactivité, c'était bien un peu.
Méfiance.
Un souci, ça ne dure pas trop longtemps.
Demain, il n'y a pas de souci. Demain, tu me colles au bas, ce qu'on voit dans
la foire. Oui, mais prévenez.
Parce que là, tout le monde est parti en disant, on va se poser.
J'élimine ceux qui mouillent moins le maillot.
Moi, ce n'est pas mon objectif d'éliminer les jaunes à part un. Moi, ce
n'est pas du tout ça.
Et s'il y a un rouge qui ne mouille pas le maillot, qui se dit, de toute façon,
nous, on est sauvés, on a quatre jaunes devant nous.
Là, je ne suis pas d'accord. Pour moi, l'aventure, ce n'est pas ça.
À quelques heures du conseil, Nathalie n'est pas en odeur de sainteté parmi ses
ex-coéquipiers rouges.
Nathalie, moi je la croise mieux que je me porte parce que je sais que
personnellement, il n'y a pas d'affinité avec elle.
Et les Mingao ne l'apprécient pas tellement plus.
Je vais voter pour Nathalie ce soir.
Elle est restée à se faire bronzer pendant qu'on est partis faire le trek.
Je pense que je suis toujours sur la sellette.
Maintenant, peut-être que au lieu d'avoir six voix contre moi, j'en aurais
peut-être un peu moins. Mais c'est moi ou Charlène. Cette fois-ci, je pense que
ce sera moi ou Charlène.
Je voulais aller bronzer, mais c'est impossible de se mettre sur le sable.
Hakim aussi est sur le banc des accusés. Il est trop proche des rouges au goût
des jaunes. Hakim, il s'en est bien sorti. Il a été super agréable avec tout
le monde.
Après, je pense qu'il est en danger au même titre que nous tous.
Mes relations avec les rouges sont très, très bien, très amicales. Je me sens moi
-même. On rigole de la façon dont je m'exprime. Je raconte des histoires.
Peut-être que je vais même voter ce soir contre un jaune.
Je pense que je vais plutôt voter pour Hakim. Ça peut être surprenant vu que c
'est un ancien jaune, mais ce soir, oui, ça va être mon choix.
C'est un désert ? Ouais, c'est un désert. Ça se mange ça ? Ouais, il n'y a
rien à manger, pauvreté. Regarde, il est tout petit.
Ça va être très serré, je pense. Ce soir, à mon avis, il y aura des
surprises. Est-ce que je suis le premier des jeunes qui penserait sortir s'il
veut sortir un jeune ? Je n'en suis pas convaincu.
Par contre, le bois, il faut faire gaffe. Ce matin, c'était limite.
Effectivement, il a son rôle de chef bien à cœur.
Mais après, a-t-on besoin d'un chef ou de deux chefs ? Est-ce que ses ordres
passent aussi bien que passeraient les ordres d'un autre chef ? Et les
personnes qui ont été irritées par JB pourraient voter contre JB.
C'est peut-être notre dernière fois.
On ne sait rien.
Il va y avoir des surprises.
Et là, Kim, quand il vous dit ça, il vous le dit.
Voilà. Vous allez voir, ce soir, il va y avoir du lourd.
Du lourd.
Je vais regarder la cabane, parce que comme c'est la dernière fois, peut-être.
J'ai une dernière photo dans ma tête.
Je me dis que je vais revenir même.
Les onze aventuriers partent pour le conseil de la réunification.
L'un de ces naufragés qui ont déjà tenu plus de 18 jours va faire les frais du
vote de la tribu réunifiée.
Nous sommes à un moment charnière de l'aventure. C'est le conseil de la
réunification et c'est surtout la première fois que tous les aventuriers
encore présents se retrouvent ensemble pour voter l'élimination d'un d'entre
eux. L'atmosphère est plutôt chaleureuse. Les ex-jaunes ont bien
accueilli les ex-rouges et l'on sent déjà vivre cette nouvelle tribu
réunifiée blanche.
Pourtant, une certaine inquiétude rôde, d'autant qu'on commence à sentir les
premières tensions et les premières stratégies.
Bonsoir à tous.
C'est le conseil de la réunification, vous êtes 11.
Et il y en a qu'un qui ne risque rien ce soir, c'est Bertrand, puisque vous avez
remporté l'épreuve d'immunité. Ce qui rend totalement caduque le bulletin que
vous avez placé dans l'urne avec votre prénom à la suite de ce rendez-vous des
ambassadeurs en compagnie de Jean-Bernard.
Bertrand, comment vous jugez avec un peu de recul cette victoire ? Je sais que je
mérite le totem grâce à Frédéric, ça ne sert à rien de le cacher.
J'ai dû lui lancer quelque chose comme...
Fred, je te rappelle que j'ai un rote.
Voilà, rien de plus. Ça a suffi.
Immédiatement, il a fait tomber son bambou de manière nette et précise.
Frédéric, pourquoi vous avez accepté de répondre à la demande de Bertrand ? Moi,
je vais être franc, j'ai toujours dit qu'après la réunion des ambassadeurs, je
garderais ma couleur.
Parce que j'estimais que Bertrand avait mis sa voix, il aurait très bien pu
mettre la mienne dans l'urne.
Donc c'était un remerciement.
Et puis j'espère que je serai encore là pour les prochaines épreuves.
Je pourrais montrer que je peux aussi gagner des victoires. Il aurait pu
gagner, il vous aurait battu ? Bien sûr, je pense.
Moi, je l'avoue tel quel, je suis franc.
J'étais en train de faiblir. Je regrette mon geste. C'est vrai que je n'ai pas pu
savourer le goût de la victoire comme je l'aurais voulu.
Christopher, à la place de Bertrand, est-ce que vous faites la même chose ?
Tout à fait, honnêtement. C'est vrai que je pense qu'il lui a rendu la monnaie de
sa pièce. Et à la place de Frédéric ?
J'aurais agi exactement de la même manière. Vous laissez tomber le bambou
sans hésiter ? Sans hésiter.
Vous faites tous pareil, Nathalie ? À la place de Frédéric, j'aurais fait pareil.
À la place de Bertrand, non, parce que je pense que j'ai confiance en mes ex
-coéquipiers. Et je ne vois personne se retourner contre un rouge.
Ce n'est pas possible que les cinq rouges votaient contre Bertrand. Il nous
a tellement apporté.
C'est pas possible, je veux dire... Donc vous n'auriez pas eu le même
comportement ? Non, parce que moi je sais que Bertrand n'était vraiment pas
en danger. Et je lui aurais dit, ne t'inquiète pas Bertrand, t'as pas de
soucis à te faire. Je me trouve un peu con.
Effectivement, face à ce que me dit Nathalie, parce que c'est vrai, si j
'avais une totale confiance... pourquoi est-ce que j'ai fait ça, j'ai agi comme
ça, alors que ma confiance, elle est là. J'ai tellement eu l'impression d'être
moi-même pendant les 18 premiers jours de l'aventure et n'avoir rien fait d
'extraordinaire pour eux, en fait.
Ils pensent pas la même chose.
Ils ont une vraie admiration pour vous et votre talent et votre potentiel dans
l'aventure.
C'est étonnant parce que j'ai rien de plus qu'un autre.
Et c'est ça que je n'arrive pas encore à percevoir et que je n'arrive pas encore
à comprendre.
On va maintenant demander aux ex-Jaunes ce qu'ils en pensent, Jean-Bernard. J'ai
été très surpris, je n'ai pas bien compris ce qui s'est passé.
Parce que Bertrand n'a jamais été en danger.
Un instant.
J'espère juste que Fred aura d'autres occasions.
Charlène.
Le geste de Fred est tout à fait compréhensible.
Admirable aussi.
Maintenant, c'est vrai que sur les épreuves, l'esprit du jeu est de se
donner à fond.
Jusqu'au bout de ses forces, donc je suis partagée.
En tout cas, ce qui est sûr dans Koh-Lanta, c'est qu'un vote contre vous,
c'est un véritable handicap.
Je voudrais qu'on revienne sur votre réunification, l'arrivée des Rouges sur
Mingao. Comment vous avez été accueillis ? Christopher, accueil chaleureux ?
Ah oui, honnêtement, c'était que du bonheur. On a passé un dîner somptueux.
Alors là, on s'est régalé. Je crois qu'on n'a jamais autant mangé, aussi
bien mangé depuis le début de l'aventure. Ça, je le remercie encore
aujourd'hui. On s'est vraiment senti comme si on allait chez des gens qui
nous invitaient. On arrivait chez eux.
Mais moi, j'ai été vraiment bluffé.
En plus, Hakim, il m'a donné sa place pour dormir. Tout à l'heure, moi, je n
'ai plus de pantalon. Il m'a donné son pantalon.
On voit que c'est vraiment quelqu'un qui a le cœur sur la main.
Sincèrement, je me suis dit, est-ce que nous, on aurait fait autant ? Je ne sais
pas. Quand on accueille des gens, la moindre des choses, c'est de mettre les
petits pains dans les grands.
Christelle. J'ai trouvé leur campement très bien fait aussi, cette petite
tente. À l'abri, il y avait juste une ouverture. Comme nous, il y avait juste
un toit, donc le vent s'engouffrait.
Et puis, j'ai passé une merveilleuse nuit. C'est la première nuit où je n'ai
pas froid.
Merci qui ?
Régis, l'architecte, le bâtisseur. Ça me fait plaisir.
On a été très contents de les accueillir. En plus, ils ont bien dormi,
ils n'ont pas eu froid dans la cabane. Oui, c'est un plaisir.
Est-ce que, dans le temps, on peut imaginer, Christopher, que vraiment les
rouges et les jaunes s'effacent au profit des blancs ? Je pense que c'est
surtout un mix du mérite, participation dans les tâches collectives, après l
'ambiance que la personne apporte au sein du camp.
C'est un ensemble de points.
Hakim, c'est devenu individuel ? C'est chacun pour soi ? Oui, c'est chacun pour
soi, mais effectivement, c'est un groupe très, très, très soudé. C'est vrai que
la porte, elle est toujours ouverte, mais...
Il va falloir bien la défoncer la porte quand même pour l'ouvrir. Moi, je vous
le dis, cash.
C'est pour ça que je suis en pleine admiration d'eux. C'est que la
soudure... C'est-à-dire, quand vous êtes en minorité, les ex-jaunes, il va
falloir aller vers eux. C'est à vous de faire l'effort.
Eux, c'est son désaventurier. Et moi, j'adore, je suis en admiration pour vous
dire, là, je vis des bons moments.
Je suis heureux, je suis épanoui.
Et je sais pas, j'ai une patate. Je suis bien.
Mieux qu'avant.
Grave. Pourquoi ? Je sais pas, je peux pas vous expliquer. C'est comme quand on
tombe amoureux. On dit... Pour l'instant, c'est cette sensation-là.
Bon, c'est le mérite qui va être mis en exergue dans cette suite de l'aventure
et que c'est au mérite que l'un ou l'une d'entre vous va remporter Koh-Lanta
après 40 jours d'aventure et repartir avec les 100 000 euros. Mais on en est
loin ! Et pour l'instant, il faut voter.
Et malheureusement, pour l'un ou pour l'une d'entre vous, ce soir, l'aventure
s'arrêtera brutalement.
Régis, vous êtes le premier à aller voter.
Hakim, je n'avais pas du tout l'intention de voter pour toi ce soir,
mais l'histoire du pantalon de Sega que tu donnes à Christophe me reste
véritablement à travers.
Jean-Bernard, faites le bon choix.
Hakim, en fait, je ne comptais pas voter pour toi ce soir, mais un événement en
fin d'après-midi m'a fait changer d'avis.
Charlène, à vous.
Jean-Bernard, je te prouve par ce vote que tu n'es pas le plus intelligent.
Et que tu lui as dit qu'on n'était pas du même monde, je te renvoie dans ton
monde.
Régis, je vote contre toi, mais je t'invite à venir manger une bonne pizza
au Maroilles chez moi dans le Nord. A bientôt.
Et enfin, le dernier à aller voter ce soir, Frédéric.
Jean-Bernard, je te rencontre toi, d'abord parce que tu es jaune, mais
sache que tu auras pu vite devenir dangereux.
Voilà, vous avez tous voté, je vais chercher l'urne et tout de suite je
procède au dépouillement.
Il y a très exactement 12 bulletins dans cette urne.
Les 11 bulletins que vous avez placés ce soir, plus celui des ambassadeurs.
Bertrand, vous avez mis votre propre prénom. Mais ce bulletin n'aura aucune
conséquence, puisque depuis, vous avez remporté l'épreuve d'immunité et que
vous êtes intouchable.
Régis.
Bertrand, c'est ce fameux bulletin, avec votre écriture, sans conséquence ce
soir.
Jean Bernard.
Hakim.
Jean Bernard.
Hakim. Deux votes contre vous, Hakim. Deux votes contre vous, Jean Bernard. Un
seul contre vous, Régis.
Jean Bernard.
Hakim, c'est très serré. Trois votes contre vous, Hakim. Trois votes contre
vous, Jean-Bernard.
Un seul contre vous, Régis.
Jean-Bernard.
Jean-Bernard.
Il reste deux bulletins.
Jean-Bernard.
Jean-Bernard.
Prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me rejoindre.
La tribu réunifiée a décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Bonne chance à tous et bonne continuation.
J'espère que vous irez loin et Régis tient le coup.
Au revoir.
Jean-Bernard masque sa surprise et sa déception.
Il serre les dents. Le Marseillais a sans doute souffert de son statut de
chef.
La semaine prochaine, les jaunes se déchirent. Je n'ai pas donné le pantalon
qui était déroussé parce que j'ai senti cette fusion. Hakim a donné au rouge un
pantalon qui était logiquement destiné à Régis.
Le doyen ne laisse pas passer.
Si j'avais une deuxième pantalon, je l'aurais filé à mon copain qui n'avait
pas quoi.
Le lien est rompu entre Hakim et Régis.
Du côté
rouge, Bertrand sermone Nathalie.
Comment veux-tu qu'on te défende si tu ne fais pas la
vaisselle quand il n'y a plus de faire la vaisselle ?
C'est la guerre des sexes sur Mingao. Les filles sont considérées comme quand
même plus faibles. Les garçons sont à la popote, les garçons sont à l'équilibre.
C'est dans leur discours un petit peu machiste, mais bon, c'est des hommes.
Et même le sort s'acharne sur les pauvres aventuriers, car la maladie fera
plein d'entre eux. Koh Lanta, c'est vendredi prochain, à la même heure, sur
TF1. Tout l'heure est grave, on a une belle, belle, belle tempête qui nous
arrive sur le coin de la poudure.
Alors là, on est équipés.
Je ne sais pas ce qui s'est passé.
Je n'ai pas d'explication, j'avoue que je suis un petit peu surpris quand même.
Mais là, dans l'immédiat, c'est moi qui suis dehors. Un beau gâchis peut-être,
peut-être qu'ils ont estimé que je n'avais pas emmené les jeunes
suffisamment loin ou suffisamment fort, je ne sais pas. Ou peut-être qu'ils
estiment que je suis un danger pour eux, quelque part aussi.
Je me voyais plutôt arriver dans les 5, 6 derniers, 7 derniers, plutôt que de
sortir le premier de la réunification.
Mais c'est comme ça.
Jean-Bernard, j'apprécie ta bonhomie et ton caractère jovial, mais je pense qu
'il est difficile d'avoir deux leaders dans un groupe, donc je vote pour toi.
Ce soir, tu as été la première victime élue par les ex-taillacs.
En tant qu'ancien leader des jaunes, tu te devais de payer la conséquence de
cette rivalité.
Désolé. Deux chefs dans une même tribu, ça peut générer des conflits.
Si tu pensais réellement qu'un étien n'avait pas la carrure pour poursuivre l
'aventure, c'est au conseil des ambassadeurs que tu aurais dû te
manifester en tant que chef.
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