Afrikaans
Akan
Albanian
Amharic
Arabic
Armenian
Azerbaijani
Basque
Belarusian
Bemba
Bengali
Bihari
Bosnian
Breton
Bulgarian
Cambodian
Catalan
Cebuano
Cherokee
Chichewa
Chinese (Simplified)
Chinese (Traditional)
Corsican
Croatian
Czech
Danish
Dutch
English
Esperanto
Estonian
Ewe
Faroese
Filipino
Finnish
Frisian
Ga
Galician
Georgian
German
Greek
Guarani
Gujarati
Haitian Creole
Hausa
Hawaiian
Hebrew
Hindi
Hmong
Hungarian
Icelandic
Igbo
Indonesian
Interlingua
Irish
Italian
Japanese
Javanese
Kannada
Kazakh
Kinyarwanda
Kirundi
Kongo
Korean
Krio (Sierra Leone)
Kurdish
Kurdish (Soranî)
Kyrgyz
Laothian
Latin
Latvian
Lingala
Lithuanian
Lozi
Luganda
Luo
Luxembourgish
Macedonian
Malagasy
Malay
Malayalam
Maltese
Maori
Marathi
Mauritian Creole
Moldavian
Mongolian
Myanmar (Burmese)
Montenegrin
Nepali
Nigerian Pidgin
Northern Sotho
Norwegian
Norwegian (Nynorsk)
Occitan
Oriya
Oromo
Pashto
Persian
Polish
Portuguese (Brazil)
Portuguese (Portugal)
Punjabi
Quechua
Romanian
Romansh
Runyakitara
Russian
Samoan
Scots Gaelic
Serbian
Serbo-Croatian
Sesotho
Setswana
Seychellois Creole
Shona
Sindhi
Sinhalese
Slovak
Slovenian
Somali
Spanish
Spanish (Latin American)
Sundanese
Swahili
Swedish
Tajik
Tamil
Tatar
Telugu
Thai
Tigrinya
Tonga
Tshiluba
Tumbuka
Turkish
Turkmen
Twi
Uighur
Ukrainian
Urdu
Uzbek
Vietnamese
Welsh
Wolof
Xhosa
Yiddish
Yoruba
Zulu
Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Entre rizières perchées, fosses marines abyssales, refuges des mystérieux
requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en
grand.
La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,
connaissent la persévérance et l'optimisme.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout, que 16 français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre et surtout, survivre aux autres.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces
naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu. Qui ira jusqu'au bout ? Qui
craquera ? Tous veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Au départ, ils étaient 16.
À la fin, il n'en restera qu'un.
C'est le cœur lourd qu'Hakim revient sur le camp des Mingao sans son ami Iria.
Iria, avant de partir, m'a fait un petit message.
C'était très touchant. Elle est partie avec mes yeux en larmes.
Je voulais dire à Hakim que sa femme et ses enfants avaient de la chance de la
voir. C'est quelqu'un de très respectueux, que j'admire.
Bonne chance à Hakim, je te souhaite d'aller jusqu'au bout.
C'est comme ça qu'on peut me toucher. Ce n'était même pas prévu.
C'est en live comme ça et tout. Elle pouvait dire plein d'autres choses et
tout. Ça fait deux fois qu'elle perd.
Qu'est-ce qu'elle a en perdant le complimenter ou faire ça ? Même là, j
'attendais d'être dans le noir et écouter la petite phrase et tout. Parce
que ça fait très peu qu'on se connaît. Et puis de dire ça quand même, ça m'a
fait plaisir.
Bonne nuit.
Bonne nuit.
Je voulais dire à Hakim que c'est quelqu'un de très respectueux, que j
'admire.
Sans Irial et Mingao sont 5 ce soir dans la cabane. Mais demain, ils seront 6.
Car dans la jungle, un homme marche.
C'est le remplaçant de Sega. Il est en route pour rejoindre cette équipe
infortunée.
Franchement, ouais, ça va.
On attend le remplaçant de Sega avec impatience, ça fait déjà deux jours, je
crois. Je pense qu'il va arriver, ça va sous peu, on l'attend, on est là. On
souhaite un petit peu, on croise les doigts, qu'il arrive juste après le
repas. Ce matin, les jaunes placent tous leurs espoirs en ce nouveau venu qui
doit remplacer Sega.
Ils misent sur lui, sur ses forces vives, pour enfin remporter les
épreuves. C'est pourquoi les Mingao veillent à bien l'accueillir et du coup,
à améliorer leur campement.
Hakim a trouvé un vieux radeau hier.
Il a suggéré très brillamment l'idée qu'on en fasse une table pour pouvoir
déjeuner. Ça fait un peu plus civilisé, disons.
C'est un nouveau candidat.
On va l'accueillir correctement.
Moi, je pensais qu'il arriverait ce matin de bonheur. Toujours pas.
Les qualités que nous attendons, c'est certain, du candidat, c'est qu'il soit
un petit peu... Il va gagner toutes les immunités.
Et comme ça, plus personne ne parle. On espère que c'est un homme carré comme
ça, qui va, c'est une épreuve d'effort, qui va la porter tout seul la caisse. On
attend quelqu'un de très motivé. Quelqu'un de très sportif, de très
souple, de très endurant. Qui soit assez bon dans les épreuves. Alors, de
préférence, un homme, sans aucune misogynie. Le porc va y avoir un gros
poids sur ses épaules. C'est vrai que dans sa tête, ça ne va pas être facile.
C'est un petit peu stressé, certainement.
Et justement, ce Messie, cet homme tant attendu, est déjà en chemin. Mais sa
route est longue et pénible.
Alain, grenoblois et boulanger, marche depuis des heures dans cette forêt
humide où l'air est moite.
Je pense qu'ils ont besoin du sang neuf. Moi, j'aurais besoin d'eux.
Si on va par là, on a besoin les uns des autres.
Si on a compris ça, on ira loin ensemble.
Alain avance vers son destin sous le regard curieux des tarsiers, les plus
petits primates du monde.
Je ne sais pas, je ne suis pas très... Mais je pense que c'est des petits
seins, je ne sais pas.
Chemin faisant, ce dauphinois garde l'œil ouvert. Il espère trouver de quoi
manger pour sa future équipe. Je vais amener un petit peu de nourriture.
J'essaie de regarder, je ne vois pas grand-chose.
On dirait une rizière.
On dirait, mais bon, je ne suis pas non plus un adepte de tout ça, donc j'ai l
'impression. Alain est sur la bonne voie. Cette plante est bien un pied de
riz. Dans ce coin reculé montagneux, les quelques habitants mettent tout en œuvre
pour cultiver les rares surfaces planes.
À l'image grandiose de ce que font les Ifuagos à Banaue, plus au nord sur cette
terre principale des Philippines, l'île de Luçon. Ces ingénieux architectes ont
créé des rizières en terrasse d'une rare majesté. Car le riz est la source de vie
en Asie, l'aliment fondateur de toute une civilisation.
Alain ne peut décemment pas arriver les mains vides parmi ses futurs compagnons.
Un paysan philippin qui vit dans cette forêt loin de tout va lui offrir le
précieux riz.
Oh, c'est trop beau.
Il m'a donné 5 kilos, je suppose, de riz. Vous comme moi, on va faire des...
Oui, vous ne me comprenez pas. On va faire des heureux, je suis sûr et
certain. C'est vrai que lorsqu'on va chez des convicts, on apporte toujours
quelque chose et là, il n'y avait rien à apporter.
Donc là, j'ai le riz grâce au philippin. Tout est impeccable.
Alain est ravi. Il sait qu'avec ce sac de riz entre les mains, il sera
accueilli à bras ouverts par ses futurs compagnons. Être le père nourricier, une
aubaine pour ce boulanger grenoblois.
Attention.
Viens, viens, viens, viens. Viens faire un bisou. Donne-moi un euro 5 plus un
euro 5, deux euros 10. La gouaille, le verbe haut est toujours le mot pour
rire. C'est sûr, Alain est un beau parleur. Je te remercie, ciao.
Tous les matins, je fais mon show. Tous les deux matins, je suis dans mon
théâtre. Passe une bonne journée, un bon week-end. On se voit lundi. On est
chacun différent.
Donc, forcément, un petit mot pour chacun.
À 38 ans, Alain le boulanger écume tous les marchés de la région grenobloise
pour vendre ses bons pains avec un succès certain. Monsieur aime qu'il y
ait du monde autour de lui. Il aime avoir une petite cour tout autour pour
le regarder, pour l'admirer.
C'est le roi, quoi. Vous avez la chance d'avoir un boulanger.
Merci, Mame Dick. Voilà, c'est quelqu'un qui parle bien.
Alain n'est pas du genre à tirer au flanc. Quand il y a du pain sur la
planche, il est là. Six jours sur sept, levé, quatre heures du matin. Le travail
ne lui fait pas peur.
Depuis mon plus jeune âge, on m'a inculqué qu'il fallait travailler pour
pouvoir avoir un petit peu dans la famille. On est tous comme ça, on n'a
pas peur de travailler.
Et la famille, c'est sacré pour Alain.
Papa attentionné de Noémie et Jérémy, il leur consacre le plus clair de son
temps. Pouvoir partager ces moments avec mes petits-brous, avec ma femme.
C'est vraiment très, très, très important.
Mon papa est courageux. Il a la force de remonter le moral, même si son équipe
perd. Ce n'est pas grave parce qu'il y a une autre épreuve derrière et que celle
-là, il compte bien la gagner.
Car Alain n'a pas l'habitude d'avancer seul.
Sportif à guéris, il préfère jouer collectif. Les copains, l'équipe, le
groupe, c'est sa raison de vivre.
Si l'équipe se met derrière moi, me fait confiance, j'ai moyen de les faire
gagner, pas forcément avec le physique, mais avec le mental.
Je ramène 5 kilos de riz.
Je pense que ça va leur faire du bien. Ce serait mentir de dire que je ne suis
pas inquiet. Oui, je suis inquiet de voir leur réaction, voir comment ils
vont m'intégrer dans leur groupe.
Ce septième jour d'aventure commence difficilement sur Tayak, surtout pour
Morgane. La jeune bretonne a du mal à s'alimenter. Alors qu'elle a faim,
Morgane n'arrive pas à se forcer.
Elle n'aime pas la noix de coco.
J'ai un gros problème avec la nourriture, tout me bloque.
Je suis en phase où tous mes cœurs, donc je ne mange plus de noix de coco. Là, c
'est terminé, ça ne passe plus.
Et le riz aussi, c'est pareil.
La dernière fois, j'ai essayé et puis j'étais prête à tout renvoyer.
Ça ne sert à rien de gaspiller.
Il est top.
Il est très épais et sucré. On le sent très sucré. Si tu parles de noix de
coco, je m'éloigne.
À table !
Je prends les yeux, Morgane.
Je ne veux même pas la voir quand elle la mange.
Ça me dégoûte.
C'est inquiétant pour Morgane, parce que non seulement elle est faible, mais
comme elle mange peu, elle ne va pas remonter la pente.
Moi, je pense qu'il faudrait forcer un peu à manger maintenant.
Tu mets de l'eau, hop, cul sec.
Ouais, on marche.
Il faut se forcer.
Des fois, on en a un peu ras-le-bol de la coco, mais bon, il faut se forcer. On
a tellement peu à se mettre sous la dent que si on commence à éviter, il est un
peu difficile au final.
On est allé chercher des berniques sur les rochers, notamment parce que Morgane
aime ça et que j'espère qu'elle en a besoin.
On a pris des moyens pour Morgane qui a mieux les moyens, des gros pour les
gourmands et pour tout le monde, mais c'est presque ça, je sais qu'elle le
mange. Quand t'as faim, si t'es dégueulasse, je pense que tu manges
tout. Morgane, tu les manges ? J'ai mangé six berniques et voilà, c'est
rempli dans ma gorge.
Elle a envie de revenir.
Cet état de faiblesse inquiète Morgane dans une tribu où la force est une
religion. Depuis le début de l'aventure, elle est un peu plus faible que les
autres, on ne peut pas le cacher.
Et le fait qu'elle ne mange pas le riz, qu'elle n'aime pas le lait de coco, qui
est quand même une source de glucose importante ici sur l'île, ne facilite
pas les choses.
L'opinion des garçons se joue beaucoup sur la force, donc c'est sûr que les
filles partiront les unes derrière les autres.
Et c'est pour ça qu'on essaye de requinquer un peu Morgane, mais bon... J
'en ai pas sûr que ça change quoi que ce soit dans l'esprit des garçons.
Bon, il va pas nourrir la tribu, mais... Vous moquez pas les filles, putain,
merde ! Très bien.
Effectivement, si on avait eu le feu, on se serait fait une petite planche, bien
évidemment.
Morgane, t'en veux un petit bout de poisson ? Morgane est fébrile, anxieuse.
tout comme Alain qui va rencontrer ses coéquipiers.
à l
'arrivée
du nouveau candidat Un grand moment. Le top, c'est qu'il avait 5 kilos de riz à
la main et ça, pour nous, ça a été extraordinaire.
T'as bien déjeuné ? Ah bah ça va.
T'as petit déj ? Non, pas de problème.
Lorsque je suis arrivé, c'est vrai que ça a été...
Ça a été un peu difficile.
Il est
arrivé
en essayant de nous booster, de nous motiver. Bon, il faut se mettre à sa
place. Il essaye de faire du mieux qu'il peut pour s'intégrer immédiatement.
Les jaunes sont ragaillardis. Un nouvel équipier tout frais et 5 kilos de riz,
ça remonte le moral.
La vie leur sourit et ils croient de nouveau en leur chance.
On est une bonne équipe.
On est motivés, on a le riz, on a tout.
Il ne peut pas y avoir que la poisse tout le temps pour les jeunes.
Les mecs sont comme nous.
Ils sont un peu plus grands que nous.
Ça va bien, je pense que ça va aller. On va repartir.
Je viens d'entendre qu'ils n'ont pas gagné l'épreuve, mais ça y est.
On va y aller, on va gagner.
Ça sent en lui que c'est un aventurier, il n'a peur de rien, il n'y a pas à lui
faire.
Je suis très très satisfait. Tu fais quoi sinon ? Je suis dans la
boulangerie.
Les jaunes ont mangé du riz chaud et puis ils comptent sur ce nouvel homme
pour les aider à triompher des rouges.
Pour Alain, il va bientôt être le moment de faire ses preuves.
C'est toujours derrière la montagne que se cache le soleil.
Il va falloir marcher, escalader une montagne, balader la montagne.
Arriver avec une victoire, ce serait pour moi la cerise sur le gâteau.
Bon, là, on est reparti sur de très bonnes bases.
On s'est dit, ça y est, on a fini notre série noire. Ça fait un garci, tout ça,
là. Franchement, ça fait bien. J'espère que la route tourne chez les Mingao. Il
faut le souhaiter.
Bonjour à tous.
Bonjour. Alors, toute chose, je voudrais vous présenter à vous les rouges Alain.
Alain, nouveau venu dans l'équipe des jaunes. Il remplace Sega qui, vous vous
en souvenez, est parti pour raison médicale. Les Mingao, j'espère que ce
renfort va peut-être enfin vous permettre de gagner une épreuve.
Alors aujourd'hui, vous allez devoir faire le mur pour gagner ce jeu de
confort.
Pour la récompense, on verra plus tard.
Alors derrière vous, vous découvrez quatre palissades, trois mètres de
hauteur chacune. Il va falloir les franchir toutes pour arriver au bout du
parcours et récupérer dans chaque équipe un soleil comme celui-ci.
La première équipe qui revient et qui franchit la ligne en premier gagnera la
récompense qui, croyez-moi, juste un petit indice, vous permettra de passer
du bon temps.
un peu plus loin de la rigueur de votre bivouac.
Dernière précision, et elle est d'importance. Vous ne serez que deux par
tribu à atteindre le bout du parcours. Par conséquent, à chaque palissade, vous
laisserez un équipier. Le plus faible, celui qui vous permettra aussi de passer
par-dessus.
Alors, même si Alain a rejoint l'équipe des jaunes, les jaunes ne sont que six,
et vous, les rouges, toujours au complet, à huit. Qui s'abstient ?
Morgane et Carole. Voilà, maintenant que tout est clair, je vous invite.
à gagner la ligne de départ. Allez-y.
Les jaunes, les rouges, est-ce que vous avez envie de prendre du bon temps ? Oui
! 3, 2, 1, go !
Jaune
et rouge s'élancent dans les marécages de Toupanlec. Et les rouges...
choisissent une curieuse tactique. Ils nagent, ils rampent au lieu de courir.
Et c'est efficace. Ils sont au pied de la première palissade avant les Mingao.
Chaque palissade mesure 3 mètres de hauteur. Les jaunes choisissent de
laisser au pied du mur. Jean-Bernard peut être persuadé que ses 90 kilos
seraient difficiles à hisser.
Côté rouge, c'est Nathalie qui attendra le retour de ses camarades.
Poussez-vous ! Poussez-vous !
Finalement, les petits gabarits de Jessica et Charlène ne sont pas un
handicap car Hakim et Alain peuvent facilement les pousser en haut de l
'obstacle.
Les rouges laissent Christelle au pied de la deuxième palissade.
Passer les obstacles est vraiment difficile.
Même Christophe a du mal. Pourtant, l'ex-boxeur est pardé d'abdominaux.
Christophe et Bertrand sont en tête. Les deux hommes sont épuisés à bout de
force. Pourtant...
ils doivent récupérer le soleil tressé et refaire le chemin en sens inverse.
Tu as vu la courte ? Allez les jaunes, rien n'est perdu ! Allez, allez, allez !
Tu l'as ? Calme ! Allez Christopher, on
compte sur toi, calme ! Il y a tout le retour les jaunes, rien n'est perdu !
Vas-y, vas-y ! Attends, c'est chaud !
Alain est efficace. Il a emmené Jessica jusqu'au bout. Le duo vient de récupérer
le soleil.
Les rouges ? ont encore deux palissades à passer. Il reste deux palissades, les
Rouges !
Alain
tient toutes ses promesses. Le nouveau venu se démène pour son équipe.
Tu m'as plaqué ! Ouais, c'est ça, c'est bien, je m'en vais d'un ! Raïk, il se
ferme ! Raïk !
C'est encore une fois une victoire des rouges.
Bravo à vous, vous avez su adopter la bonne tactique. Et vous allez pouvoir
profiter d'ici quelques heures d'une jolie récompense qui va vous permettre
de reprendre des forces.
Pour vous les jaunes, c'est encore une défaite. C'est difficile à accepter.
Mais maintenant, il faut penser à la prochaine épreuve.
Très importante.
Beaucoup plus que n'importe quelle récompense.
Bon retour.
Les
Mingao
sont désabusés. Ils ont encore perdu.
C'est leur cinquième défaite consécutive. Alors qu'ils étaient
motivés comme jamais.
de quoi perdre la foi.
C'est une connerie encore.
C'est pas sûr.
C'est la sécurité.
Dès le deuxième, on aurait perdu.
On a retourné notre stratégie dans tous les sens. Le résultat aurait été le
même. On a deux maillons faibles dans l'équipe. Je me dis clair et net.
Les deux filles, deux maillons faibles.
C'est là le problème.
Toutes les filles chez eux, dès qu'elles montaient sur la barrière, paf, elles
montaient. Il y en a une qui n'a pas franchi la première palissade, il n'en
restait qu'une qui s'est arrêtée à la première.
On aurait eu deux de chez eux avec deux de chez nous chez eux, là ça aurait fait
un beau mariage. Là, ouais.
Mais là, c'est comme ça.
Hakim est de mauvaise foi puisque les filles jaunes ont passé plus de
palissades que les filles rouges. Mais sans doute essaient-ils de justifier la
défaite. Cette soirée, la première d'Alain sur le camp, s'annonce bien
maussade.
Alors que les rouges profitent pleinement et joyeusement de leurs
récompenses. Ils oublient pour un temps la dureté de leur condition de vie à
bord d'une banquette traditionnelle. Il y a petit apéro, il y a entrée, plat et
dessert.
J'en ai rêvé que l'on t'en a fait.
C'est de l'omelette.
La soirée bat son plein, mais malheureusement, Morgane n'est pas à la
fête. Alors qu'elle se faisait une joie d'enfin avaler autre chose que du
poisson cru ou des noix de coco qui l'écœure, elle est malade. Le tangage du
bateau l'indispose, un comble pour cette bretonne.
Ça tournicote, ça tournicote, c'est horrible cette sensation, ce balottement
là. Puis dès qu'on est monté dans la barcasse, déjà rien que le clapotis des
vagues, ça a commencé à me barbouiller. À la vue de la nourriture, du coup, ça
me faisait tourner la tête, donc j'étais bien que à l'arrière.
Donc me voilà toute seule, du coup, ne pas profiter avec les autres.
C'est pas vrai, c'est un peu comme le roll-mops, c'est du poisson au vinaigre.
Sur le bateau, Morgane ne profite de rien. Elle a le mal de mer, du coup,
elle ne peut pas manger alors que tout lui fait envie.
Il y a des trucs super appétissants et du coup, comme je suis barbouillée,
forcément... Les
notes de musique résonnent jusque sur
Mingao, comme une douce berceuse aux oreilles des aventuriers fatigués.
Attends, c'est une discothèque, c'est quoi ? Vas-y, assurons-nous, ils dansent
pas, ils ont faim.
Oh non, mais en fait, qu'est-ce qu'ils nous font ? On veut sous le nez, oh.
C'est dégueulasse, ils nous mettent sous le nez.
Oh non, pas encore.
Dégueulasse.
Déjà, je dormais bien, moi. Puis je vois tout le monde qui se lève d'un coup, je
me retrouve seule dans la tente.
Puis j'entends du bruit, je sais pas ce bruit.
Attends, non ! Je sors, je vois ces lumières et tout, et j'imagine la fête
qu'il y a là-bas.
C'est mieux pour eux.
Ah, je suis dégoûtée là.
Ouais, on a perdu.
Ça ne me empêchera pas de dormir.
Moi qui adore danser, il y a le son devant moi, il y a la musique, ils font
la fête.
On y va à la nage, c'est fou.
On ne va pas nous marquer comme ça.
J'imagine les petits qui mangent tout.
C'est mesquine là quand même.
Non, ça c'est mauvais, c'est assez mauvais. Ça c'est vraiment mesquine. Ils
vont être fatigués.
Sur leur plage, les naufragés découvrent ce matin un curieux arrivage.
Un message est arrivé avec des bambous. Il n'est de moins favorable qu'à celui
qui sait où il va.
C'est le radeau. On va devoir construire le radeau.
Les aventuriers seraient-ils à la
conception, puis à la réalisation de la meilleure embarcation qui soit ?
Ils ont du temps pour se donner le plus de chances de réussite dans l'épreuve
des rameaux. Alors Régis, tu veux de mon emploi ou ? Je te parle ! Moi j'ai un
emploi. Régis ! On réfléchit, on a le temps de construire.
On aurait pu le construire en 5 minutes.
Mais ce qui fait peur c'est que si on le met et qu'il casse.
Donc le risque, il vaut mieux réfléchir un peu longtemps, voir qui s'y connait,
qui a déjà fait, qui pense, qui a une idée.
Si on met les places là...
Le mec il saute, tu vois ? Je vais te dire, si le bateau il coule, tu peux
mettre tout ce que tu veux comme tactique, s'il ne flotte pas, il n'ira
pas loin.
L'objet du dilemme, c'est de savoir comment on va répartir les bambous. Est
-ce qu'on fait deux flotteurs par exemple ? Ou est-ce qu'on fait un fond
plat ? Qu'est-ce qui va assurer la meilleure flottabilité en fait ?
Après une heure de débats, de modifications, on a commencé un petit
peu à ficeler tout ça.
La difficulté était dans les noeuds, dans le cordage et heureusement on a eu
Charlène qui savait faire quelques noeuds.
Charlène a beaucoup aidé au niveau des noeuds parce qu'elle avait des
techniques de noeuds. On a l'impression que c'était une bretonne. Elle habite à
Strasbourg.
Par contre, Jessica n'est pas trop bricoleuse, donc on l'avait mise à
dénouer les ficelles parce qu'elles sont arrivées toutes pelotées.
Je fais ma petite tâche, parce que moi je ne comprends rien du tout, et puis je
ne cherche pas à comprendre parce que je sais que... Je vais chercher de l'ombre,
parce que si on va se faire un matinier à construire, il faut se voir.
Magnifique.
C'est comme au football, vous voyez, des fois on va avoir des joueurs avec
beaucoup de ballons, on va dire c'est eux l'homme du match, et celui qui joue
dans l'ombre qui n'a rien fait.
Elle a fait un travail d'ombre, elle a défait tous les nœuds, ensuite...
C'est très bien que le ventre commençait à creuser.
Elle a été nous faire du riz. C'est moi qui fais l'initiative. Il faut bien
apprendre à t'entendre.
C'est vrai que ça va être dégoûtant et que ça ne va pas être bon.
On mange vite parce qu'on se prend des forces.
Après, on est tous en train de faire le bateau qui pleuve ou qui neige.
Sur Tayak, la construction du radeau avance tambour battant.
Avec un charpentier et un ex-militaire à la manœuvre, ça ne chôme pas. Et tout le
monde est très excité à l'idée de se mesurer en régate avec les jaunes. Plus
il est léger, plus on arrivera à surfer sur la wave.
On est en train de construire ce radeau en étudiant toutes les petites
caractéristiques qui pourraient nous faire gagner quelques secondes ou
quelques minutes pour atteindre un objectif. On a essayé de faire quelque
chose qui soit plus...
aérodynamique possible. On essaie de gagner en poids derrière pour arriver un
peu à lever l'avant pour qu'on ait le moins de frottement possible.
Il y a juste un truc, c'est la barre de devant qui m'emmerde. J'étais
charpentier, je dirais que celui-là fait vraiment du boulot.
Il tient vraiment les écartements. C'était juste dans l'optique de gagner
de l'aérodynamisme, le coefficient de pénétration dans l'eau.
Très peu de discussion, on s'est tous mis d'accord.
On a tous travaillé ensemble comme d'habitude et on est contents du
résultat.
Je pense que là, encore une fois de plus, on va casser la baraque parce que
notre embarcation est au top.
On est vraiment là, je suis bluffé. On est confiant, j'annonce. En plus, on a
de la gouache, mentalement, on est fort.
C'est une compétition, ce n'est pas pour s'amuser.
Les taillacs sont fiers de leur vaisseau et prêts à prendre la mer. Mais un de
leurs moussaillons n'est pas très bien.
Morgane, la petite bretonne, est au plus mal.
À ne rien manger, elle est épuisée. J'ai complètement l'impression que le sol s
'acharne sur moi.
J'ai l'impression d'être bonne à rien.
J'ai l'impression de servir à rien.
J'ai l'impression de faire la partie des meubles de la cabane.
La situation désole Morgane. Elle est venue dans cette aventure pour se
montrer forte, solide.
Elle veut prouver à ses enfants que leur maman est très courageuse.
Je ne me reconnais plus depuis plusieurs jours.
Comme je suis diminuée, ce n'est plus du tout moi.
Coucou ! À 33 ans, Morgane est une maman comblée.
Allez, c'est parti, on fait les devoirs. Fière de son fils Carlos et de sa belle
-fille Marion, Morgane a trouvé son équilibre dans cette vie de famille.
Une vie qui ne lui était pourtant pas destinée.
Morgane est partie en Colombie à la rencontre de Carlos.
Et entre eux, le coup de foudre a été immédiat.
qu'elle m'a adoptée.
Quand on vous dit que vous ne pouvez pas être maman et qu'enfin ça aboutit, c'est
quelque chose d'inoubliable et de fantastique.
Je souhaite à toutes les mamans qui ne peuvent pas avoir d'enfants... Qui c'est
la plus forte ? C'est maman !
Décoiffante et bourrifante, exubérante, cette tornade rousse illumine de son
sourire toute la côte bretonne. Quelqu'un qui a un dynamisme énorme, c
'est une petite pile atomique comme je lui dis souvent.
Coiffeuse rigolote, chef de bande, la fée Morgane papillonne et partage
volontiers une joie de vivre communicative.
Elle a l'habitude d'écouter les gens et donc elle a une histoire qui lui permet
d'être sensible.
Elle a pas mal de choses et elle s'intéresse beaucoup à la vie de chacun.
Je suis un petit peu la maman du groupe aussi, non ? Oui, parce que t'aimes bien
gérer. Elle adore gérer. En fait, elle aime pas déléguer et elle aime gérer les
choses. Mais je suis forte !
Ça a été terrible pour elle hier soir, sur le bateau.
Je pense que si le repas avait eu lieu à terre, ce matin on aurait une Morgane
toute rayonnante et rigolote.
Et puis en plus,
moralement, elle se sent inactive et inutile et ça, ça lui pèse plus que tout
le reste, je crois.
Je n'ai pas la patience de m'apitoyer sur le sort d'une personne comme ça, ad
vitam aeternam. Je pense que moins on en fout, plus on est fatigué.
Et ce n'est pas en restant allongé comme ça toute la journée qu'on se sort de cet
impasse et de ce cycle infernal.
Ça devrait aller, ma foi.
Les Mingao aussi testent la flottabilité de leur esquive.
Tranquille.
C'est bon, c'est bon.
Nickel.
Ça marche ? Mais non, elle est sous l'eau.
C'est tout. C'est normal.
Tu crois que ça allait flotter ?
Je pensais qu'on allait vraiment rester en face.
J'étais persuadé de ça.
Ce n'est pas le cas.
C'est très concluant.
On a pu remarquer que si on améliore encore deux petites choses, c'était le
top. Il faut rajouter des bambous pour qu'il fotte un petit peu plus. Parce que
là, vraiment, on est limite.
Alors que les jaunes sont un peu sceptiques sur l'efficacité de leur
radeau, une jeune philippine débarque à leur grande surprise sur leur plat.
Il y a une philippienne qui est venue chercher Charlène.
Pas la moindre idée de ce qui se passe.
Je ne sais pas trop ce qui va se passer.
On va peut-être se marier avec un pêcheur.
Ah ouais, j'en suis sûr. C'est un mariage blanc, ça.
C'est bizarre, t'as pas pris, toi.
Sur Tayak, c'est le frère de la jeune femme qui est venu chercher un des
naufragés.
Ça va ? Ça va bien ? C'est quoi, ça ? C
'est assez étrange, on comprend pas trop.
C'est une grande surprise.
Les jeunes philippins vont enseigner à leurs deux élèves leur science de la
nature. Cette nature bienveillante qui offre tout à qui sait regarder et
deviner ses secrets.
Gageons que nos deux aventuriers seront très attentifs.
Le confort de vie de leurs tribus respectives en dépend.
On a suivi un chulipin.
Chulipin nous a montré en fait comment un peu se débrouiller dans la nature, c
'est-à-dire trouver des plantes comestibles, comment les cuisiner, etc.
C'est comme une
patate. C'est bon ?
En pleine nature, on fait nos courses, c'est bien.
C'est génial. C'est bien, il se promène, il prend un truc, ça se mange. Il va à
côté, il tire, ça se mange.
Et nous, ça fait 8 jours qu'on ne trouve rien.
Vas-y, vas-y, il y a une technique.
Eh bien, on sent la pratique.
Ah oui, il n'y a pas de jus dedans.
On n'a jamais eu une comme ça. Moi non plus.
Oh, thank you.
Thank you.
Ce jus de coco qui se transforme en espèce de nuage bien moelleux. Il y a
juste à mordre dedans. On sent toute la saveur de la coco.
En plus, c'est très aéré. Ce n'est pas étouffant. C'est super bon.
Le jeune Aizol leur montre ensuite une plante très présente sur les deux camps,
du nyog-nyogan, dont les feuilles ont le goût des épinards.
Christophe fait de son mieux, mais cette leçon de choses a un peu de mal à
rentrer.
Heureusement, la bonne élève Charlène comprend tout et vite.
Après la cueillette, la recette. Aison et sa sœur préparent pour les deux
aventuriers les mets ramassés en ajoutant aussi des fruits de mer. Oh,
regarde les yeux là ! Directly in the fire.
Il sort !
Philippa nous ont cuisiné un plat avec du lait de coco, les feuilles de taro
qui se mangent comme de la rhubarbe un peu, feuilles de manioc, le crustacé.
On est vraiment des privilégiés.
C'est un plat complet.
Ça sent bon.
Ah ouais, c'est bon.
Délicieux. Puis t'as une sauce super facilement, un peu de coco, de l'eau.
Vraiment, c'était magnifique.
C'est repu et rassuré que les deux naufragés s'en repartent sur leurs îles,
impatients de faire partager à leurs camarades tout ce qu'ils viennent d
'apprendre et d'expérimenter.
Les jaunes ont terminé leur radeau et attendent de pied ferme leurs jeunes
collègues. On a envie de voir un petit peu ce qui s'est passé pour elles.
C'est toutefois une surprise, une bonne surprise.
Je suis en train de penser à la dame qui est venue, elle était en tenue de
cuisine. Elle avait des taches d'huile sur la robe.
Elle avait une auréole, tu sais.
Et les mains, si, si, les mains sentaient l'oignon, l'ail, tu sais.
Justement, Charlène est de retour.
Ah ben, elle n'a rien.
Elle n'a rien du tout, je ne crois pas. Elle a quelque chose dans la main.
Où j'étais passé ? Ah, le bébé !
Je vais vous faire de la bonne cuisine, des nouveaux trucs dans la nature.
Des choses qu'on ne s'optionnait pas, des plantes.
Je vais essayer de mettre en application, en pratique, tout ce qu'on
vient de m'apprendre.
Avec un peu de chance, je vais vous cuisiner quelque chose.
Excuse-moi, mais je ne regarde pas.
Charlène est pressée de s'élancer en forêt à la recherche de toutes ces
plantes qui n'ont plus de secret pour elle.
Ça va être difficile de retrouver, mais je vais y arriver, je vais y arriver.
J'ai bien observé, je m'en suis mis plein les yeux, mais je vais retrouver,
c'est sûr.
Comment ça s'appelle ? Tarot. En fait, c'est du tarot et on ne savait pas que
ça se mangeait. On prenait juste la racine et c'est tout.
Là, elle revient avec un savoir.
C'est impressionnant. Donc, on va profiter de tout ce qu'elle a à nous
apprendre. Ah, j'ai trouvé ! Elle a trouvé !
Tu vois le machin vert ? T'as l'impression que c'est un tas de
détritus. Donc tu vois, il y a juste à soulever. Et regarde ce qui sort ! Super
! Des camottes ! Ouh là là ! Ils vont être contents, les garçons. Eh ben tant
mieux, quoi ! Comme ça, ils profitent tout de suite, ce soir, de ce que j'ai
privilégié cet après-midi. Ils restent pas sur leur faim, dans les deux sens du
terme, d'ailleurs.
Les garçons ! Elle a trouvé ! Charlène est galvanisée par sa moisson.
Christophe, lui, est plus circonspect.
Je vais faire du mieux que je peux.
Ce n'est pas évident parce que j'ai vu plein de choses.
Surtout, moi, ce que j'ai retenu, c'est une plante.
Ça doit s'appeler le pago, quelque chose comme ça.
Le tarot. Le tarot. Ah, ben si, mais on en a plein là-bas du tarot.
Eh ben, ça, c'est bon. Ah, on l'a ? Oui, c'est bon, on l'a, ça. On y va ? Allez,
on y va. C'est important.
Bon, attends, Régimont, l'histoire des feuilles en bouquet, là, ça ressemble à
quoi ? C'est-à-dire là, là ? Non, non. Est-ce que c'est rampant ? Tu sais, ça
fait comme des pissenlits.
Des grands trucs qui sortent de la terre comme des pissenlits. C'est ça ?
Pourquoi on n'est pas les fous ? Pourquoi les fous ne te fait pas un
foulé ? Tu as mangé ? Est-ce que tu as mangé ? C'est une vérité de la nature.
C'est tarot.
On l'avait trouvé avec les pissenlits. Elle n'était pas du tout comme ça. Je
vais faire attention. Je vais bien rester me concentrer.
C'est con ! C'est moi aussi. Arrête de jouer l'idiot. J'ai confiance en lui à
100%. C'est sûr que ce soir, on bouffe cru, mais à foison.
Ouvre les yeux, mec. Je peux pas te tenir. Je suis pas dans ta tête, là.
Oh, s'il vous plaît.
S'il vous plaît, faites une ! Une ! Que je me fasse pas passer pour un imbécile
!
Franchement. C'est des petites feuilles, c'est des grosses feuilles. Il a
absolument pas de mémoire.
Dans les jeux, il passe à côté, on lui dit de passer dessus, il passe à côté.
Il a déjà du mal à retenir nos prénoms, on sait très bien que c'est mort.
C'est frustrant, c'est une sacrée pression, quoi, je veux dire. Parce que
là, moi, j'ai mangé, donc je suis triste parce qu'eux, ils ont pas mangé. Donc j
'ai envie de leur faire plaisir et je retrouve pas les plantes, quoi.
T'inquiète pas.
On a plein de mois de concours. Je vais aller bien vous en préparer deux, là.
Voilà. On t'a rattrapé. Voilà.
Allez.
Si Christophe patauge un peu dans ses souvenirs, Charlène est déjà en pleine
préparation de ses nouveaux aliments. Les jaunes ont tous les papilles en
émoi. Une récolte magnifique en deux secondes. Des trucs qui se trouvent sous
notre nez, on ne le soupçonne même pas.
En plus, on mange bio.
C'est souvent fait chez nous, on ne gagne rien mais c'est fait tout le
temps.
Les agapes sont joyeuses, pourtant demain une dure épreuve attend les
naufragés. Dès l'aube, ils affronteront les rouges en régate.
On dirait une patate douce. C'est excellent.
Bonjour à tous.
Alors ce matin, c'est le moment vraiment de prouver que vous êtes de bons marins
et aussi que vous avez construit le plus intelligemment possible votre radeau.
Les techniques de construction sont très différentes.
On verra sur l'eau d'ici quelques minutes.
Le but du jeu, c'est de faire le tour de cet îlot par le nord en laissant à
tribord les balises blanches, les rouges.
Vous allez me redonner le totem.
Vous l'avez quasiment depuis le départ.
Six jaunes d'un côté, huit rouges de l'autre. Par conséquent, comme d
'habitude, les rouges, je vais vous demander de choisir deux personnes dans
votre équipe qui resteront à côté de moi et qui ne participeront pas à cette
régate. Christelle et Morgane.
Venez me voir.
Qu'est-ce que je vous ai dit ? C'est pisse.
Attention, très important.
Vous serez dans chaque équipe au maximum deux dans l'eau.
Ce qui veut dire quatre en permanence sur votre radeau.
Attention pour le départ, 3, 2, 1, go !
Les jaunes adoptent une technique particulière. Jean-Bernard choisit de se
placer devant le radeau et de le tracter.
Les rouges, eux, préfèrent pousser le radeau tant qu'ils ont pied.
Bonne option, ils prennent de l'avance.
Jean-Bernard tire, Alain pousse et les autres jaunes rament.
Et ça paye, car le coude à coude avec les taillacs est serré. Allez, j'y paye
! Allez, j'y paye ! On respire, on n'oublie pas votre pied.
On pousse.
On respire, on n'oublie pas votre pied.
À fond ! À fond ! Allez, on donne tout ! Allez, on donne tout ! On y va ! Allez,
on donne ! Allez, à fond ! Vas-y, on passe ! Allez, les filles ! Allez, on
donne !
Grâce aux efforts de Jean-Bernard et aux coups de pagaie des autres Mingao, les
jaunes passent devant.
La réaction des taillacs est immédiate. Les garçons rouges cessent de pousser et
s'emparent des rames. Les filles, elles, passent à l'arrière.
La performance de Jean-Bernard est édifiante. La moitié du parcours est
passée et pourtant le Marseillais est toujours devant, à tracter l
'embarcation. Il nage de toutes ses forces, refusant de monter sur le radeau
pour ne pas l'alourdir.
Comme tout ce que tu peux, Jess. Je sais, c'est dur, franchement, ne me
réponds pas.
Ne parlez-vous pas, là, vous perdez du jus.
Hakim motive ses troupes, il hurle ses encouragements. Il ne faut pas faiblir,
même si le courant se renforce, même si les bras sont douloureux.
D'ailleurs, pour se soulager, les garçons rouges changent régulièrement de
position.
Les jaunes, eux, ne varient pas d'un iota. Chacun garde son poste et Jean
-Bernard est toujours devant, même s'il commence à fatiguer.
Les rouges sont définitivement distancés. Désemparés, les taillacs s'y
confiant avant l'épreuve, ne râment plus avec la même vigueur.
Ne te baisse pas les bras, les taillacs n'abandonnent jamais.
Allez,
allez, allez.
Excellent. Et de toute façon, rappelez-vous, c'est dans la bételte.
C'est la connaissance.
On leur met la piche comme ils nous mettaient la piche. C'est la distance
que je veux, c'est ça. La pireté, les gens, allez, la pireté.
Allez, allez, allez, super, Jesse. Regarde, même pour toi, tes parents,
Jesse. Tu n'es pas capable, regarde.
Hakim est survolté et Jean-Bernard est époustouflant. Jusqu'au bout, il aura
tracté le radeau jaune.
Bravo à
vous ! Bravo Jean-Bernard !
Bravo à vous ! Ça va Jean-Bernard ? On n'est pas fanny. On n'a pas
pris le temps là.
Allez les rouges ! On a remis une autoroute.
Voilà une victoire qui fait plaisir à voir.
Vous l'attendez depuis si longtemps, depuis le début de cette aventure.
Et d'habitude un bateau, le moteur il est à l'arrière.
Avec vous, le moteur, il était où ? Il était à l'avant.
Belle tactique, formidable énergie et puis aussi construction efficace par
rapport au radeau des Rouges. Tout ça mis bout à bout fait que vous gagnez
facilement cette épreuve, que vous repartez pour la première fois avec le
Totem et que vous êtes dispensé de conseils et que quoi qu'il arrive, vous
resterez à 6 chez les Mingao.
Les Rouges, il fallait bien que ça arrive.
C'est aujourd'hui.
Je ne suis pas sûr que le trimaran, c'était la meilleure formule.
Mais très vite, il va falloir vous reconcentrer sur l'avenir proche, c'est
-à-dire sur le conseil.
Les taillacs à 8, c'est terminé. À bientôt.
Ce sont des jaunes euphoriques qui rentrent sur Mingao.
Ça y est, ils ont enfin gagné. Ils ont rompu le cercle infernal des défaites et
évitent ainsi le terrible conseil et son élimination. Un plaisir, une belle
victoire, super.
Vraiment heureux.
Heureux, heureux.
Enfin, on est arrivés tous ensemble à faire quelque chose.
Et on l'a arraché, cette victoire.
On l'a arraché tous du fond de nos tripes, celle-là.
Ça fait du bien, hein ? C'est un souffle d'air nouveau.
On l'a voulu vraiment, on l'a eu, maintenant.
Donc, c'est parfait, quoi.
On remonte la spirale infernale.
Et j'aime leur langage.
Maintenant, ils ont un langage de champions, d'y croire et tout.
C'est plaisant. C'est parti, les gars ! Ils ont arrêté de ramer à un moment, ils
nous voyaient partir.
On avait les rames à l'air. C'est sous le virage, je ne les voyais plus. Nul
doute, JB a été vraiment le héros de cette épreuve. Sans lui, je ne pense pas
que ça aurait été pareil.
Et ce qu'il a fait, c'est vraiment un exploit. J'en reviens toujours pas.
Moi, il m'a vraiment bluffé.
Il a réalisé un travail extraordinaire. Ça a été un vrai moteur pour nous.
Tellement vite qu'il allait que moi, je pensais que c'était une baleine qui nous
avait accrochés et qu'elle était en train de nous faire le tour de l'île.
Quand j'ai vu le radeau hier, j'ai dit c'est maintenant ou jamais.
J'étais pas déçu. C'était une épreuve pour nous. Jean-Bernard sait que les
épreuves aquatiques sont pour lui. S'il a épaté son monde, c'est bien normal.
C'est sûr, la mer c'est le domaine de Jean-Bernard, son refuge.
Ce Marseillais de 40 ans est un nageur émérique.
Je nage grosso modo 4 à 5 fois par semaine. Et puis dès que j'ai un moment,
je n'hésite pas à me mettre à l'eau.
Cette force de la nature qui a grandi au bord de la Grande Bleue a commencé la
natation à 8 ans pour ensuite pratiquer le water polo au niveau national.
J'ai un esprit de compétition assez développé, j'aime beaucoup les
challenges. Tout mettre en œuvre en groupe pour arriver à un objectif.
C'est ça qui est très intéressant et c'est ça qui est très motivant pour moi.
Volontaire, Lugnasse, Jean-Bernard est un travailleur.
Patron d'agence d'assurance, il sait ce qu'il veut et sait mener des équipes.
Ses collaboratrices l'apprécient et l'estiment malgré quelques petits
travers. Même s'il est un peu bougon comme ça de temps en temps, il crie un
peu pour aller.
Il s'est crié pour aller et ça passe au bout de deux secondes. Je travaille avec
des femmes essentiellement parce que je m'entends très bien avec les femmes la
plupart du temps.
Puisque j'arrive à comprendre leurs problèmes et puis elles arrivent aussi à
me supporter assez bien.
Parce que des fois, je ne suis pas facile.
S'ils s'en portent parfois, c'est vite oublié. Jean-Bernard a un bon fond. Et
ce qui fait fondre plus que tout ce papa divorcé, c'est sa petite fille de 6 ans,
Mathilde, son trésor.
Avant que Mathilde naisse, je n'étais pas vraiment attiré par les enfants.
Et là, c'est vrai qu'on a une super complicité. On s'entend super bien sur
tout. C'est vraiment génial.
Que du bonheur.
T'as peur ? Non.
Je fais tout droit, tac, et tac.
Cette victoire aujourd'hui, elle est pour ma fille Mathilde, que j'embrasse.
Je pense qu'elle sera fière de moi, oui.
J'ai eu un petit coup de blues, j'ai pensé à ma fille, puis j'ai eu un petit
coup de blues.
C'est mon préfet, ma fille.
C'est ce qui me fait craquer.
Ça fait un moment que j'essaie de tout zapper.
Mais c'est vrai que quand j'y pense, ça me secoue un peu.
C'est la première défaite des
Rouges. Le choc est rude, d'autant qu'ils étaient confiants, fiers de leur
radeau. Ils essaient de déterminer la cause de cet échec.
Là, je ne pense pas que ce soit...
La différence physique, puisqu'on était tous à 100%, comme d'habitude, en pleine
forme, c'était vraiment la construction du radeau. Mais le leurre était très
performant, il était compact.
Ils avaient mis un moteur de hors-bord devant.
Jean-Bernard, il a nagé tout le long, il a tracté sur ses épaules, entre
guillemets, le radeau. C'est vrai qu'il a eu des aides, mais il a donné l
'impression d'un monstre.
A quoi elle est due notre défaite ? Le radeau.
On a eu un mauvais concept sur le radeau. Ce n'était peut-être pas le
profil de la Formule 1 qu'il aurait fallu pour l'époque.
Par contre, on avait quand même un radeau.
Il était beau gosse notre radeau. Il avait de la gueule.
Il avait de la gueule, mais moins performant, dommage. C'est comme ça qu
'ils nous ont gagné, il n'y a aucun souci. Ils n'ont pas pu trouver des
paires de muscles en une nuit sur l'île.
Là-bas, non, ce n'est pas possible.
Les muscles sont toujours là, on ne les a pas perdus.
Donc eux, je ne vois pas pourquoi ils auraient trouvé.
Je pense que certains des garçons en particulier, effectivement, se sentaient
assez invincibles.
Moi, j'ai toujours pensé que les jaunes pouvaient gagner. Cette équipe sera à
même de nous gagner d'autres fois si on ne se met pas à fond dans les épreuves.
On a pris une défaite et une grosse défaite.
Mais qu'il y ait chèque lors de l'épreuve d'immunité, dix conseils. Pour
la première fois au bout de neuf jours, les taillacs vont devoir voter contre l
'un des leurs. Pour moi, c'est quand même...
Un échec de notre part de ne pas avoir réussi à garder tous nos taillacs. La
tribu, j'aurais bien aimé moi l'emmener à la réunification au complet.
C'était utopique de croire qu'on allait y arriver, c'était un rêve.
Maintenant malheureusement, on est obligé de, avec ce qui s'est passé, on
est obligé de faire un choix.
Moi, quand je suis rentré à Koh Lanta, je m'étais dit, j'élimine vraiment les
gens les plus fatigués. La personne que je sens un petit peu en dessous, moi, ça
serait Nathalie. Je ne sais pas si actuellement, elle se donne à 100%. Je
ne sais pas.
Pour moi, les votes vont par affinité et non pas par faiblesse. La personne avec
qui j'ai peut-être le moins d'affinité, ce serait Christophe.
Allez, à soupe !
Cette fois-ci, au conseil, je voterai pour Morgane parce que tout simplement,
elle est à bout de force.
Elle est complètement sur les rotules, elle n'a plus du tout d'énergie.
C'est vrai qu'au bout d'un moment, il faut ouvrir les yeux et se rendre compte
de la situation.
Je voterai pour un garçon parce que j'ai peur que les fils se fassent un petit
peu...
mangés par les garçons. Comme ils savent qu'ils sont beaucoup plus forts
physiquement et que toutes les épreuves qu'on a eues ont été des épreuves
physiques, donc forcément, on est mis un peu de côté.
Les quatre drogues de Boulogne.
Les Rouges partent à huit au conseil, mais tout à l'heure, ils en reviendront
à sept. Un de ces valeureux aventuriers ne retrouvera pas son campement ce soir.
Grande première pour les rouges ce soir, ils vont découvrir le conseil, mais
surtout combien il est difficile de se séparer de quelqu'un, de voter en fait
contre un membre de sa tribu. Alors c'est vrai, les rouges ont perdu
nettement cette régate d'immunité, mais ils se présentent unis et emmenés par
Bertrand, leader incontesté et incontestable. Et puis n'oublions
surtout pas qu'ils survivent dans des conditions extrêmement difficiles depuis
9 jours, à savoir sans le feu.
C'est au complet à 8 que je vais les accueillir dans quelques instants, mais
c'est à 7.
qu'ils regagneront leur campement sur Taïan.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Alors je sais pertinemment que vous auriez aimé repousser encore un peu
plus l'échéance et retarder votre premier conseil, mais là, après neuf
jours d'aventure, vous êtes ici tout simplement parce que vous avez perdu
cette épreuve d'immunité.
Bertrand, qu'est-ce qui s'est passé ? Je pense qu'on a fait une erreur tactique
dans la construction du radeau, tout simplement.
On avait un...
Un radeau trop encombrant, trop volumineux. Même avec les plus gros bras
de la planète, on n'aurait jamais réussi à rattraper les jaunes.
Christophe, et vos gros bras que je vois bien face à moi ce soir, vous le boxeur,
ça n'a pas suffi ? Dès les premiers mètres, tout de suite on était
distancés. Moi je me suis dit, ils nous font un coup de bluff, ils vont lâcher,
c'est pas possible. Alors on n'a pas baissé les bras jusqu'à la fin.
Mais à chaque fois, on perdait un mètre, deux mètres, trois mètres, dix mètres et
jusqu'à la fin.
De toute façon, on n'a pas arrêté, on n'a pas baissé.
Surtout que d'habitude, physiquement, on est au-dessus. Pourquoi vous êtes au
-dessus ? Sincèrement, on est une machine de guerre.
Ça veut dire quoi ? On est un bulldozer, quoi.
On est un chef, on regarde bien.
C'est qui le chef ? Bertrand.
Vous ne le mettez pas forcément à l'aise, là, regardez.
Non, mais il fait bien son rôle. Et puis, moi, je trouve que c'est bien une
équipe qui a un chef.
Comme ça, on peut l'écouter et une fois qu'on a pris la décision, on y va.
Est-ce que vous êtes tous d'accord ? Est-ce que Bertrand est le chef de la
tribu des Rouges ? Frédéric ? Ah oui, il nous apporte beaucoup par son expérience
de son métier. Il montre un peu comment on fait la plongée, des choses comme ça.
Bertrand, il est incroyable de ténacité, de persévérance.
Il dort peu dès qu'il réveille les bouts et il part pêcher, il part faire du feu.
On ne l'a jamais vu avoir un coup de faiblesse physiquement et encore moins
moralement. Ce que j'aime bien chez Bertrand, c'est que ce n'est pas un chef
qui est entêté, qui quand il a une idée, un objectif, il reste là-dessus. Il
arrive à nous écouter et à réajuster le tir justement en fonction de la décision
collégiale, j'ai envie de dire. Bon Bertrand ! Que des loges ? Mais d'où
vous tirez tout ça ? Mais en fait, moi, j'ai pas l'impression d'en faire
beaucoup parce que je suis bien dans cet environnement.
Mais c'est surtout eux qui m'apportent cette force.
Et si on revient sur vos compétences, où est-ce que vous allez les chercher,
toutes ces compétences, par rapport à tout ce que vous avez vécu dans votre
carrière de militaire jusqu'à aujourd'hui ? Je sais pas, moi, les
stages de survie que vous avez pu... Exactement, effectivement.
On a eu des simulations de crash hélicoptère dans les milieux hostiles où
on devait s'exfiltrer rapidement, on devait effacer les traces derrière nous,
on devait trouver de la nourriture pour vivre par nos propres moyens.
Et tout ça m'a... qui a été énormément bénéfique, c'est sûr. Est-ce qu'aujourd
'hui, ce que vous voulez dans Koh Lanta, c'est plus dur encore que ces stages que
vous avez pu faire avec l'armée ? C'est en tout cas aussi difficile, mais on a
vraiment faim.
Ici, on a vraiment faim. Mais moi, je suis très impressionné en vous regardant
tous, par votre résistance, compte tenu de ce que vous mangez, Christopher.
Je pense que vraiment, notre force, c'est le mental.
Vraiment, quand on rentre dans une épreuve...
On oublie la fatigue, on oublie la faim.
L'adrénaline nous pousse vraiment à aller toujours plus loin, toujours plus
fort. Au final, c'est que le mental qui est notre carburant. Ça, c'est évident.
C'est le mental, mental, mental.
Alors, je vous pose une question à toutes et à tous.
Qui a faim ? Morgane ? Un peu isolée, forcément.
J'ai la sensation de faim qui est arrivée depuis... Quand est-ce que c
'était le bateau ? Il y a deux jours.
Quand j'ai vu ce buffet énorme et que je n'ai pas pu y toucher.
Là... Pourtant, il y a des choses à manger sur votre camp.
Ah oui, il y a de la noix de coco, que je n'aime pas en fait. Je me suis forcée
les deux premiers jours à manger ça en fait, mais je ne l'aime pas fraîche du
tout, elle m'écœure et elle me donne la nausée.
Morgane, quand on a faim, on ne se fait pas un peu violence ? Non.
C'est impossible parce qu'au moment où vous la voyez, vous avez votre gorge qui
se remplit et puis vous avez les dents du fond qui se serrent.
Et c'est impossible pour moi d'avaler rien.
On sait que c'est dur pour elle parce qu'elle ne peut quand même même pas nous
regarder manger notre coco à nous. Et on en mange pratiquement toute la journée.
Donc toute la journée, elle est obligée de partir dans un coin. On essaye le riz
cru. Le riz, puis au soleil, mais ça ne marche pas terrible non plus. Et elle n
'en mange pas non plus.
Qu'est-ce qui vous manque ? Le feu ? Pour que ça puisse repartir.
Oui, le riz blanc.
Cuit, c'est délicieux.
Les Rouges, j'ai décidé que vous repartirez sur Tayak avec le feu.
Jamais dans l'histoire de Koh Lanta, une tribu n'avait tenu neuf jours sans le
feu. Bravo à vous.
Merci.
Christelle, vous qui êtes frileuse, la journée comme la nuit, le feu ? Le feu,
c'est vrai qu'il me tarde le feu depuis le début de l'aventure. Et là, ça m
'embaume le cœur, ce que vous avez fait.
Bertrand, ça vous fait quoi ?
de récupérer le feu.
Réussir à le faire soi-même, je pense que ça aurait été une fierté. Une fierté
de nous.
Mais là, vous l'acceptez sans problème.
Parce que si vous voulez le faire, je le reprends. Non, non, c'est bon.
Je change d'avis de garde.
Non, mais il est courageux.
Sinon, il a... On l'accepte volontiers. En tout cas, tenir 9 jours sans le feu,
c'est bien. Mais je vous le donne à un moment très particulier, puisque vous
êtes 8.
Nous allons débuter le vote.
Et juste après le dépouillement, vous nous repartirez sur Tayak.
Frédéric, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.
Carole, c'est à vous.
Christelle, allez voter.
Christopher, à vous.
Pour toi, Morgane, parce que je sens que tu as un besoin vital de retrouver ton
confort et ta famille.
Je te souhaite un bon retour.
Morgane, c'est à votre tour.
Je vote pour Christophe parce que, par ordre, c'est la personne avec laquelle j
'ai moins d'affinités.
Bertrand, faites le bon choix. L'aventure peut être encore longue.
Christophe, à vous.
Et enfin, pour terminer, Nathalie.
Allez-y.
Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et tout de suite, je
procède au dépouillement.
Morgane.
Morgane.
Morgan. Morgan, déjà trois bulletins contre vous.
Morgan.
Ce bulletin, Morgan, peut déjà être décisif.
Christophe.
Quatre voix contre vous, Morgane. Une seule contre vous, Christophe.
Morgane. Il reste deux bulletins dans l'urne qui ne changeront pas l'issue de
ce vote.
Morgane.
Morgane. Morgane, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez
me rejoindre.
Morgane, le feu, c'est votre vie sur Koh Lanta. Les Tayaks ont décidé de vous
éliminer et leur sentence est irrévocable.
Avant de partir, vous pouvez leur dire encore quelques mots.
Eh bien, j'ai vécu des moments formidables avec vous.
Je suis un peu émue parce que ça me fait drôle.
Tout ce qu'on a vécu là, c'est dans ma tête et ça sera pour toujours. Vous
ferez toujours partie de moi.
Je suis contente que vous partez avec le feu.
Donc, c'est ce qui pouvait le mieux vous arriver.
Je vous souhaite tous bonne chance et j'espère que ce sera un rouge en final.
Voilà.
Inquiets pour sa santé, les taillacs ont voté unanimement contre la douce mais
courageuse Morgane.
Par la rudez de Koh Lanta, j'ai été très surprise.
Je ne pensais pas que ce serait aussi difficile au niveau de l'alimentaire.
Ça me touche parce que j'ai appris à les connaître et à partager leur quotidien
24h sur 24.
Et ça me fait drôle de se dire ça y est, c'est fini.
Je vote pour toi Morgane, parce qu'elle est en mauvaise santé.
Neuf jours sans manger pour la santé, c'est bien dangereux. Tu es trop
affaiblie physiquement, tu as trop perdu de poids.
Morgane, tu as fait ton aventure. Tu peux être très fière de toi.
mais aujourd'hui je pense que tu as atteint tes limites.
Alors je te souhaite bon vent.
Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.