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Bonsoir, bienvenue dans un des endroits les plus secrets de la planète. Peu de
gens ont foulé ces terres cachées. Ici, aux Philippines, sur la péninsule de
Karamoan, je suis à l'extrémité est de l'Asie.
Par là, l'immensité du Pacifique Nord.
15 000 km de mer, sans âme qui vive.
De l'autre côté, l'enfer vert.
Tout n'est que brumes et mystères dans ce pays où la magie de l'extrême-orient
est partout présente.
Entre rizières perchées, fausses marines abyssales, refuges des mystérieux
requins-baleines et volcans de la ceinture de feu, la nature s'exprime en
grand.
La vie est synonyme d'effort et d'espoir. Ces gens, isolés de tout,
connaissent la persévérance et l'optimisme.
Ici, tout se mêle, la philosophie orientale, les légendes mélanésiennes et
le christianisme des conquistadors.
Et partout, plane l'ombre éternelle des anithos, ces dieux protecteurs,
émanations conjuguées des ancêtres et des forces de la nature.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout, que 16 français de tous âges et de
toutes conditions vont devoir survivre, et surtout, survivre aux autres.
Ils sont partis de l'autre côté de la terre, par-delà les continents.
Ils ont tout quitté pour tester leurs limites et leurs faiblesses, leurs peurs
et leur courage, et empocher les 100 000 euros promis aux vainqueurs. Ces
naufragés volontaires foncent droit vers l'inconnu. Qui ira jusqu'au bout ? Qui
craquera ? Tous veulent gagner.
Mais la loi de Koh-Lanta est impitoyable.
Aujourd'hui, ils sont 16.
Dans 40 jours, il n'en restera qu'un.
Tout au sud de l'île de Luçon, sur la péninsule de Karamoan, quatre
hélicoptères fendent les airs.
À leur bord, 16 Français. 16 Français comme vous et moi qui ont décidé de
vivre l'aventure de leur vie.
Pétris d'angoisse et d'excitation, ils s'élancent vers leur destin.
Malgré le bruit et le vide, Jean-Bernard est serein, à son aide.
Ce responsable d'agence d'assurance à Marseille, la quarantaine toute fraîche,
a de l'aplomb en toutes circonstances.
J'ai un esprit de compétition assez développé, j'aime beaucoup les
challenges. C'est ça qui est très motivant pour moi.
Parmi ces aventurières en devenir, cheveux au vent, il y a des mamans qui,
même à 600 pieds d'altitude, pensent à leur progéniture.
Carole, 40 ans, à la fois créatrice de bijoux et consultante en ressources
humaines, est à la tête d'une tribu de 6 filles. Moi j'en ai fait 4, mais mon
mari en avait fait 2 de son côté déjà, donc nous avons 6 filles à nous deux.
Mais c'est pas les filles.
Moi mon objectif, très clairement, c'est de faire les 40 jours.
Jessica regarde avec angoisse ces paysages inconnus, mais elle est prête à
relever tous les défis.
Je vous présente mon doudou, Popo.
Cette attachante miguinette venue des abords de l'étang de Thau, près de Sète,
sait ce qu'elle veut.
J'ai tout ce que je veux, je suis entourée de bonheur en fait. C'est
féerique tout ce que je vis et je fais tout pour que ça le soit en tout cas.
Petite fille comblée.
Elle veut prouver qu'elle a l'étoffe des héros derrière son physique avenant. Je
me sens trop bien en fait. Parce qu'il me prend bien et je me sens, tu vois, je
peux sauter.
On dit que les blondes sont un peu bébêtes, mais on en joue énormément.
Ça rend sympathique d'être bête en fait, parce que l'autre se croit plus
intelligent.
Les garçons, eux, sont impatients de démarrer leur aventure.
Bertrand apprécie ce voyage en hélicoptère. Il faut dire que c'est sa
partie. Bertrand, 32 ans, pilote d'hélicoptère.
Tête brûlée, ce perpignanais, ex-kiné, puis pilote d'hélicoptère militaire, se
dope à l'adrénaline.
Peur, souvent, mais ce qui est sympa, c'est justement de vaincre cette peur et
de jouer avec elle. C'est ça qui est chouette.
Je suis passé par pas mal de stages de survie en milieu équatorial ou en milieu
jungle qui nous apprennent justement à survivre avec peu de moyens.
L'homme a toutes les cartes en main pour se débrouiller sans problème, mais
attention aux excès d'autorité.
Il est vrai que j'ai le tort de vouloir souvent avoir raison.
Après avoir survolé des kilomètres de mer et de forêts vierges, les appareils
approchent de leur destination finale.
C'est un milieu hostile et inconnu qui attend les aventuriers.
Le bout de la péninsule de Karamoan est enfin en vue. La jungle s'écarte et
laisse la place à de vastes rizières exploitées par de rares villageois.
C'est sur cette terre dont ils ignorent tout, à la pointe orientale de l'Asie,
que les aventuriers vont mettre pied.
Frédéric s'élance, plein d'entrain.
On va te changer les fesses. Ce papa de 31 ans est un garçon nature qui ne
craint pas les efforts.
Il travaille d'arrache-pied pour sa petite famille. J'ai pu faire la maison
de nos rêves. Je vois déjà mes enfants courir dans la maison, ils auront assez
de place.
Et j'espère qu'elle sera finie pour Noël 2008.
Ce dauphinois, aujourd'hui charpentier, est aussi un ancien maître-socier
reconnu.
Tour à tour, les hélicoptères débarquent leurs passagers.
Ils sont 16 en tout, 8 hommes, 8 femmes, ils viennent pour se mesurer aux
éléments et les uns aux autres.
Ils font aussitôt connaissance.
Je ne pensais pas qu'on pouvait mieux arriver que ça.
On a tous été vachement surpris, on a survolé des paysages magnifiques, ça va
nous donner une super idée de ce que va être l'aventure.
Ah oui, c'est un bon départ, starting block c'est nickel, parfait.
Et toi, c'est ? Valérie.
Valérie, d'accord. Je vais voir plus loin.
Toi, c'est ? Charlène.
Charlène. Je suis un peu surprise en fait, parce qu'on est très peu de
jeunes, enfin de très jeunes.
Mais moi, ça me convient aussi.
Charlène, elle sourit.
J'aime m'émerveiller de plein de petites choses. Lever la tête et puis sourire,
ça ajoute un piment à la vie.
C'est là la grande qualité de cette étudiante en lettres à Strasbourg.
Je veux vivre intensément et être l'héroïne de mon roman d'aventure.
Quelles que soient les conditions, elle garde le moral.
Toujours là. Une force dans l'aventure. Et toujours motivée.
Régis est le plus âgé, certes.
56 ans au compteur, mais la santé est là. Ce commerçant car l'âge de l'héros
est tonique.
J'ai des capacités physiques assez importantes, morale aussi, j'ai pas de
soucis. C'est moi qui ai tout fait de A à Z. Et puis, l'expérience a souvent du
bon. surtout sur Koh-Lanta.
Pour l'instant, ce n'est pas encore la compète, mais je préfère pas trop m
'attacher parce que je pense qu'après, il va y avoir tout de suite une
séparation.
Parce que là, tout le monde est là, donc il y aura deux équipes.
Ils n'ont pas pris de gros.
Tu regardes, ils ont pris des gars affûtés. À mon avis, ça va être dur
cette année.
Derrière ces airs bonhommes, ce sympathique ch'ti est un sérieux
concurrent.
Et voilà !
Patron de pizzeria, Christophe est bonne patte, mais attention, cet ex-champion
de boxe a le sens du combat.
Sur un coup, je peux mettre tout le monde KO.
Mais ce n'est pas l'aventure qui le mettra KO.
Les aventuriers se mettent en marche, mais Valérie a l'air un peu gauche sur
ses talus herbeux.
Elle est plus habituée à l'asphalte et au pavé de la capitale. Valérie est
pleine de peps.
Valérie, 41 ans, géomètre expert.
Rigoureuse, elle est aussi la maman de trois petits garçons remuants.
Ces diablotins parviennent à fatiguer un peu Valérie.
Qui pourtant a de l'énergie à revendre. C'est pourquoi elle ne supporte pas les
fainéants. Si les autres ils n'ont rien foutu de la journée, ils assistaient
donc. Je ne suis plus du tout une fille urbaine.
Ça y est.
Mais bon ça fait un peu américain avec les baskets. Ce n'est pas du tout mon
style mais je m'en fous quoi.
Cette troupe disparate, ses 16 camarades d'infortune, avance sur cette terre qui
leur est bien étrangère. Bientôt, tout va s'accélérer.
Allez vous traverser et vous venez me rejoindre.
Venez !
Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus dans une des régions les plus reculées d
'Asie. On est en fait dans la péninsule de Karamoan. C'est un petit peu le bout
du monde ici.
Alors, je sais que tout est allé très vite pour vous ce matin, mais croyez
-moi, ce périple en hélicoptère n'est qu'un avant-goût de ce que vous allez
vivre.
Dans cette aventure, le principal objectif vital, c'est de trouver à
manger.
Et vous en êtes sans doute rendu compte, vous êtes entourés ici de rizières.
Voilà pourquoi...
Je vous offre la possibilité dès ce matin de gagner votre ration de riz pour
les 40 jours.
Alors tout de suite, sans perdre de temps, rapidement, on se met 4 par 4,
des groupes mixtes, 2 femmes, 2 hommes. Allez-y !
Ça y est, on est quatre déjà.
Comment ça se passe que là, on va commencer à attaquer ? Qui donne les
ordres ? Qui est plus sportif ? Qui machin ? Fred et Christophe.
Et Carole ? Tu cours ou pas ? Est-ce que tu cours un petit peu ? Tu cours ? Tu
cours ? Valérie, tu cours ? Oui, je suis motivée. Tu nages ? Ouais.
Je ne sais pas, la cuisine, le ménage, la vessie. Je m'en fous. Ok.
Vous êtes donc tous 4 par 4.
Alors, le premier objectif de cette aventure, le groupe qui rapportera 5
pylons à riz comme celui-ci repartira avec 5 kilos de riz.
Ces pylons sont simplement placés dans 4 rizières.
Et la première équipe qui revient au complet avec ces 5 pylons repart avec le
riz. Allez vous mettre en place.
Prêt pour le départ ?
3, 2, 1, go !
C
'est parti, en jeu 5 kilos de riz, un avantage énorme pour
démarrer cette aventure. Tous le savent, Christopher et Sega démarrent en trombe
et prennent la tête de la course.
Première étape, il faut trouver un symbole qui déterminera dans quelle
parcelle de riz creuser.
Ce symbole se trouve sur un de ces disques dont s'emparent les aventuriers.
Ils doivent les emboîter sur une table. Le disque qui ne peut pas s'emboîter est
celui qui porte le symbole de la parcelle.
Ils mettent déjà un truc compliqué pour commencer.
Trois parallèles.
J'en ai un là.
Oui, celui-là aussi. J'en ai un, c'est bon. Il peut y avoir des faux trous.
Nathalie est motivée. La géométrie dans l'espace, c'est son affaire.
Dis au cube.
S'il vous plaît, portable éteint.
Jeune professeure de mathématiques en région parisienne, la belle a du
caractère et de la suite dans les idées. Je ferai tout pour aller jusqu'au bout.
Pour moi, c'est presque logique même de commencer quelque chose et de le
terminer. Prochain portable qui sonne, pas de téléphone pendant trois semaines.
Mais sa grande passion, ce qui remplit sa vie, c'est la salsa.
Je suis prof de maths, donc je pense avoir quelque chose dans la tête. Ce n
'est pas parce qu'on a des formes qu'on n'a que des formes.
Le groupe de Christopher prend de l'avance et se rue vers sa parcelle. Le
jeune homme se sent pousser des ailes.
À 25 ans, le beau Christopher est méthodique, volontaire. C'est un peu
trop, hein ? J'aime voir du pays, j'aime découvrir les autres et avant tout, j
'aime gagner.
Gérant d'une société de compléments alimentaires, il veille à avoir une tête
et un corps bien fait.
Il est là, il est là !
Le symbole inscrit sur le disque de bois correspond bien à cette parcelle.
Il faut tarpenter, fouiller, creuser la boue pour espérer ramener en premier les
précieux cinq pylons et gagner de quoi survivre tout au long de l'aventure.
Les autres groupes sont à la traîne.
Le
groupe
de Jean-Bernard connaît son symbole. Il faut maintenant vite trouver à quelle
parcelle il correspond.
Il faut le comparer au symbole représenté sur les bannières.
Jean-Bernard, Valérie, Christelle et Bertrand optent pour une méthode plus
rationnelle. Ils avancent en ligne, on sent bien l'influence de la géomètre
mêlée à la rigueur militaire de Bertrand.
Christopher et Carole trouvent simultanément les 2e et 3e pylons. Plus
que deux ! Les deux derniers groupes, eux, sont sur le point de trouver leur
symbole.
Le groupe de Christopher vient de trouver son quatrième pilon, plus qu'un
seul. Et les 5 kilos de riz pourraient leur revenir.
Les deux derniers groupes se mettent tout juste à chercher.
Tout est encore possible.
Ça y est, le dernier groupe est dans sa parcelle.
Sega sait qu'il n'y a plus de temps à perdre.
Ce jeune homme de 23 ans a le goût de la compétition. À ses heures perdues, il
est footballeur américain.
Je suis une personne impulsive, directe, honnête et franche.
Séguin ne craint pas les coups et il est travailleur. Il est magasinier en région
parisienne. C'est pour sa petite fille que Séguin veut gagner Koh-Lanta.
C'est grâce à elle que je suis ambitieux. C'est pour elle que je fais
tout ça en fin de compte.
Un premier pilon pour Christophe, Régis, Morgane et Charlène.
C'est très serré, rien n'est fait.
J'en ai un ! J'ai plus ! Putain ! J
'en ai un ! J
'en ai un ! Super ! Troisième pilon !
pour Christelle, Valérie, Bertrand, Jean-Bernard.
Deux pylons pour Régis, Christophe, Charlène et Morgane.
Et voilà le cinquième ! Bravo à vous ! C'est fini, c'est
fini, c'est mort, c'est mort, c'est mort.
C'est fini ? Il était où le dernier, je veux savoir.
La déception des uns est poignante, c'est le riz qui s'envole. En revanche,
le bonheur de Christopher, Nathalie, Frédéric et Carole est tangible.
Ils viennent de gagner leur stock de riz pour 40 jours, un avantage de poids dès
le début de l'aventure.
Alors, j'ai face à moi deux groupes, les perdants à ma droite et surtout les
gagnants à ma gauche.
Nathalie, Frédéric, Christopher et Carole, bravo.
Je vais vous demander de vous avancer vers moi.
Très exactement 5 kilos de riz pour cette première belle victoire.
Félicitations à tous les quatre. Tenez.
Cette victoire vous donne un autre avantage dans cette aventure.
Car dans quelques instants, vous serez huit de part et d'autre.
Et il va falloir choisir quatre personnes.
Deux hommes, deux femmes pour constituer votre équipe. Alors je vais vous laisser
vous concerter un peu et faire le bon choix.
Cette jeune femme sportive de 28 ans est officier de police judiciaire à
Bordeaux.
Un de mes surnoms, c'est Lara Croft.
Ce beau brin de fille a grandi au grand air, l'air iodé du bassin d'Arcachon.
Je ne tricherai jamais, je serai humble et je serai fidèle à moi-même surtout.
J'espère rester fidèle à moi-même.
Droite, nature et tenace, Christelle a l'habitude de viser loin.
Moi, j'aimerais bien choisir... Il y a le militaire, je pense qu'il serait bien
pour tout le monde.
Moi, j'ai Christophe avec qui je pense qu'il serait très sympa.
C'est une bonne ambiance.
Ça peut être sympa.
De toute façon, il nous restera quatre.
Nous, ça y est, il nous en est à quatre.
Non, pas forcément, parce qu'ils peuvent piocher dans la série. Non, ils peuvent
piocher.
Ils sont nommés douze. Non, ils peuvent piocher.
Aïe, aïe, aïe ! Eh oui ! Je ne voulais pas qu'on prenne quelqu'un et qu'on se
dise que c'est notre trou de secours.
C'est ce que moi je pensais aussi, mais d'un autre côté. C'est un peu
dégueulasse, mais c'est notre trou de secours.
Après, il faut voir si on se joue stratégie en disant, voilà, on va être
les quatre pour la fin, et ça va être les quatre vraiment.
Ça aussi.
Et puis on est si on peut, on essaie de rester tous les quatre.
Alors vous vous êtes concertés, j'ai vu que ça a beaucoup parlé, ça a beaucoup
écouté. Mais vous allez prendre une décision grave, importante, peut-être
capitale. Il reste quatre personnes à choisir. Deux hommes, deux femmes.
Nathalie, qui sera votre premier équipier parmi les douze qui ont perdu
ce matin ? Christelle.
Nathalie, pourquoi Christelle ? Elle a l'air sportive.
sportives, les Sveltes, ça peut être positif pour la suite, je pense.
Allez les rejoindre, Christelle.
Frédéric ? Alors moi, je vais prendre le Stiga du Nord.
Christophe ? On a un bon feeling, il parle beaucoup et je pense qu'il va
mettre une bonne ambiance.
Christophe ? Merci.
Allez-y.
Il reste un garçon et une fille à choisir.
Christopher, peut-être votre choix maintenant ? Je pense à Bertrand.
Je pense que tu es dans ton élément ici.
Un peu.
Voilà, presque ce que tu as pu nous dire sur ton vécu, sur ton passé, etc.
Puis tu as l'air d'avoir aussi un bon sens de l'équipe, ce qui peut être utile
et même indispensable, je pense, pour cette aventure.
Allez-y ! Encore un équipier et votre tribu sera constituée.
Carole, c'est vous qui prenez la parole ? Oui, au nom de l'équipe, j'appelle
Morgane.
Morgane !
Oh là là, on sent un vrai soulagement. Pourquoi Morgane ? Alors Morgane, à
titre personnel, je pense que c'est mon alter ego rousse.
Et puis je pense qu'elle est sportive, je le souhaite.
Allez-y Morgane ! Morgane est aux anges, ravie d'être choisie, appréciée.
Ah, qui c'est la plus forte ? C'est maman ! C'est pour son fils adoptif que
Morgane, jeune coiffeuse bretonne de 33 ans, veut se dépasser.
Il est mon rayon de soleil.
C'est la première fois que je vais me séparer de Carlos autant de temps. Ça va
être difficile la séparation, mais j'espère en faire une force en fait. J
'espère qu'il sera fier de moi en fait.
Ok, les deux tribus sont constituées.
À ma gauche, la tribu rouge. Et vous êtes les Tayaks.
Nathalie ? Les rouges en plus ! Les jaunes ! Votre nom de tribu, c'est les
Mingao.
Charlène, voilà les foulards, les taillacs et les mingaos. Les équipes
sont définies. Les jaunes, les mingaos affronteront les rouges, les taillacs
qui ont l'énorme avantage de disposer du riz.
C'est notre couleur maintenant, c'est notre équipe, c'est notre fan.
Les mintaos.
Mingaos. Mingaos, j'aimerais pas.
Au niveau, juste au point de vue esthétique, j'aurais préféré avoir le
rouge parce que c'est plus vif, c'est plus joli et puis ça va mieux avec mes
cheveux aussi.
Mais on va s'y faire ! Ah ouais, franchement, super content ! Puis bon,
on a déjà 5 kilos de riz ! C'est déjà pas mal ! Pas grave ! Le riz est
remplaçable. Mollusques, tout ce qu'il faut. Je pense qu'on est dans une flore
avec assez de choses pour nous nourrir.
Le riz, ça aurait été un avantage, on ne va pas le cacher ! On est déçus pour le
riz, mais on n'est pas déçus pour l'équipe. On est très contents !
On est unis comme les huit doigts de la main.
Parce que maintenant, dans une main, il y a huit doigts.
Moi, vous allez tout le temps rigoler avec moi.
C'est une des raisons pour lesquelles on tâche. Nous, on est rigolos et
performants.
Tous gardent un enthousiasme enfantin et un sourire de façade. Mais la tension
monte. Le départ pour l'inconnu est imminent et Iria, du coup, se sent mal.
Le stress, sans doute.
Le soleil, l'épreuve.
Pourtant d'habitude, Iria a la forme, son physique, c'est son métier.
Cette grande liane d'1m82, mannequin, pourrait paraître chétive. Or, elle
cache un sacré caractère.
Je suis grande, je suis fine.
Limite, on a l'impression d'un coup de vent, je m'envole.
Alors qu'il me faut beaucoup plus qu'un coup de vent pour me faire dégager.
La belle a à cœur de montrer sa ténacité, au-delà des clichés sur son
métier. Mon physique, il reflète.
Pas du tout mon caractère.
J'ai un fort caractère et je ne me laisse pas faire.
J'espère que ça va aller bien, Inch'Allah.
J'espère que ça va aller bien.
Là, je me dis, on va aller, une fois qu'on sera sur l'île, peut-être je vais
me reposer un peu.
On va trouver quelque chose à manger. Après, c'est parti.
Non, mais ça va aller. C'est le stress. Moi, je ne sais pas si c'est le stress.
Oui, elle va aller mieux. Et puis, il y a le décalage, le voyage, le stress.
Il y a tout ça. Ça fait beaucoup d'éléments perturbateurs.
Iria n'est pas au mieux, pourtant la demoiselle doit se reprendre car le plus
difficile reste à venir.
Les rouges, les jaunes, il est temps maintenant de gagner vos campements.
Mais comme Mingao et Tayak sont loin d'ici, vous allez repartir comme vous
êtes arrivés, c'est-à-dire en hélicoptère. Vous allez être largués en
mer au large de vos camps.
Ok, écoutez-moi, il n'y a pas une minute à perdre, si vous voulez regagner vos
campements avant la nuit, rejoignez vos hélicoptères, prenez vos sacs, allez-y !
Là c'est vraiment parti, les aventuriers l'ont compris. Les deux équipes sont
constituées et s'envolent pour 40 jours de survie par leurs propres moyens.
Ils vont découvrir par les airs leur campement et la presqu'île de Karamoa.
Les jaunes sont à l'approche de Mingao
et de sa grande plage de sable blanc.
Il faut maintenant sauter pour regagner à la nage le rivage.
Hakim hésite.
Ce solide gaillard de 37 ans n'est pas à son aise, ainsi perché au-dessus de l
'eau.
D'habitude, c'est de l'arrière d'un camion poubelle qu'il s'élance. Un
métier qui le ravit pour le temps libre qu'il lui offre. Un temps qu'Hakim
consacre exclusivement à ses enfants chéris, lui qui n'a pas eu une enfance
facile. Si je fais cette aventure, c'est aussi pour eux.
Je reviendrai.
Hakim a pris sur lui. C'est au tour d'Iria.
La jeune femme est terrifiée.
En hélicoptère, je me sentais vraiment pas bien. Et au moment où j'ai sauté,
là, c'est monté.
J'ai eu envie de vomir.
La profondeur de l'eau, la pression des pales de l'hélicoptère, tout cela fait
paniquer Iria.
Comme promis, Jean-Bernard, n'écoutant que son courage, vient à sa rescousse.
C'est galère ! Le salé c'est la merde ! Ça pique les
yeux !
Les aventuriers arrivent enfin sur la plage de Mingao, sains et sautes.
C'était dur.
Déjà l'eau, j'aime pas ça. En plus l'eau de mer et les sacs de 10 kilos.
Le sac de fourmis.
Encore plus excitant qu'on pouvait imaginer. Par contre, le saut en hélico,
la nage.
Je crois qu'on a fait un beau tour de l'excitation.
Merci. J'ai compris.
Tiens.
D'accord.
Voilà.
Vu que j'ai eu un petit malaise dans l'eau, il y a JB qui m'a aidé et il a dû
lâcher mon sac sans faire exprès. Il ne doit pas être loin.
Parce qu'on était en train de marcher, il l'avait encore dans la main.
Akif ! Regarde si tu vois pas le sac ! Regarde si tu vois pas le sac au fond de
l'eau !
Je crois que mon sac, c'est mort.
C'est grave. J'ai froid.
Je ne me sens pas bien.
La pauvre, déjà qu'elle n'est pas bien, si en plus elle n'a pas ses affaires, ça
lui met un coup de pied au moral. Il faut absolument faire quelque chose.
Il ne se rappelle pas où il a perdu, donc c'est difficile pour le retrouver.
Tu sais, je vais te dire, avec un peu de bol, demain, il y aura la marée.
Donc peut-être avec la marée, demain, on le trouvera coincé. Il est peut-être
coincé sous un rocher avec une vague.
J'ai perdu le sac d'Iriade, ça me cause un gros souci.
Elle ne peut pas rester comme ça pendant tous ces jours sans avoir son maillot,
le peu d'effets personnels auxquels on a droit.
On prêtera des affaires.
Franchement, ils sont super sympas. Même JB me dit qu'il faudrait qu'on aille
rechercher ton sac et qu'on ne peut pas rester comme ça.
Demain, tu l'auras.
C'est logique.
Un corps d'homme, il revient toujours. Je ne sais pas pourquoi.
T'as ton sac, donc ? Non, mais je crois que ton sac, c'est fini. Ah ouais ? C
'était une histoire ancienne.
Ah, il n'y a pas de chance.
Les rouges sont en vue de Tayak. Dans quelques instants, cette plage leur
appartiendra.
C'est vraiment bien.
On ne s'est pas posé de questions. Je crois qu'on a sauté sans se poser de
questions.
Le site est très, très beau quand on arrive. La plage fait très... Plage
jamais foulée.
Les falaises sont magnifiques aussi.
Quand on arrive ici, déjà, on est émerveillé par le site, le spot.
On se dit, hélas, c'est parti.
Comme Christophe Pellon.
Ce côté de découverte, j'adore.
Regardez à droite, à gauche, regardez là-bas, qu'est-ce qu'il se passe ? Ça c
'est l'équipe de vainqueurs, c'est moi qui te le dis.
Je crois qu'on ne pouvait pas rêver mieux comme départ.
On a la chance d'avoir le riz, une équipe qui a le sourire, et puis ce saut
en hélico qui était vraiment génial.
Les Tayaks déballent leur équipement de survie qu'ils ont récupéré dans l
'hélicoptère. Une marmite, deux machettes, un nécessaire de pharmacie,
et un talkie-walkie pour rappeler les secours le cas échéant. Avant tout, Il
faut s'organiser et chacun part au plus pressé.
On est en train de regarder quels sont les lieux les plus propices pour
installer un campement.
Et après, les choses à mettre en place, les plus urgentes, je pense, c'est...
Faire les toilettes, donc creuser les feuillets.
On va essayer de creuser une tranchée presque d'un mètre de profondeur pour
tous les jours faire nos besoins là-dedans, que ce soit tous au même
endroit et que dans une semaine, il ne soit pas la pagaille et que le champ ne
soit pas miné.
En fait, votre priorité, je pense, de survie, c'est vraiment de trouver de l
'eau. Par contre, faire un coin pour les toilettes, c'est peut-être pas forcément
obligé.
L'eau, c'est primordial. L'eau, c'est primordial.
L'eau, d'accord.
Quand on a l'eau, on crie, bien sûr.
L'organisation des terres.
On est bien organisés, ça va.
On cherche de l'eau, comme citernes, qui contiennent de l'eau.
C'est quoi, ça ? Mais c'est la mer ou c'est un lac ?
Elle n'est pas salée. Elle est sans matre.
Nous étions partis chercher un tout petit peu d'eau et nous avons trouvé
beaucoup, beaucoup d'eau.
Carole et Christelle sont tombées sur un lac d'eau douce.
Cachée entre les falaises, cette étendue d'eau est un cadeau du ciel pour des
aventuriers imprégnés d'eau de mer.
Les filles font partager leurs découvertes au reste de la tribu. Ah, ça
déchire ! Ah, c'est magnifique ! Mais ça, si ce n'est pas une surprise ! On a
trouvé la baignoire.
Une baignoire géante d'eau douce.
Vous imaginez ça ? Un truc, c'est magnifique. Une eau d'une lapidité
incomparable. Je ne pense pas propre à la consommation, mais pour faire la
toilette de tous les jours, ça suffira amplement.
Sur Mingao, Régis tourne à plein régime.
Je cherche, je regarde un peu pour la cabane, s'il y a du bois, ce qu'on peut
faire. Il s'active à tout va, ce qui n'est pas le cas de tout le monde à son
sens. Il faut chercher l'eau là, vite.
Il faut arrêter de faire ça ici.
Parce qu'elle n'est pas bien là, il faut faire quelque chose.
Toutes nos affaires sont mouillées. Je vais dormir comment moi ? Pour le peu
que la nuit va arriver bientôt là, si ça peut sécher en une heure, on aurait
vraiment de la chance.
Tandis que tout ce qu'il y a à faire, ça demande peut-être 4-5 heures, donc il
vaut mieux perdre 5 minutes dès qu'on arrive vite. Bien sûr, il ne faut pas
rester 3 ans à faire son linge.
Après, chacun a sa façon de voir les choses.
Regis a trouvé l'eau. Une bonne chose de faite, le doyen des aventuriers s'attèle
maintenant à la construction d'une cabane pour passer la première nuit à l
'abri.
J'ai travaillé beaucoup dans le bâtiment, j'ai fait plusieurs maisons
pour moi.
J'ai bricolé énormément.
C'est vrai que plus tu la mets haute, plus tu as de l'envergure. Parce que l
'avantage, c'est que quand il n'y a pas de tube comme ça, l'eau s'évacue
beaucoup plus vite que si tu fais un toit plat.
Régis, c'est un gars très généreux et qui a envie de vivre ça pleinement en en
faisant profiter les autres aussi. Ça, c'est top, ça.
Et je ne vais pas dire, on va rentrer à 8 là-dedans.
J'aime bien Régis parce qu'il a l'air de savoir ce qu'il veut, ce qu'il fait.
Quand il me dit de faire un truc, je l'écoute et je l'aide le plus possible.
Pendant que Régis prend les affaires du camp en main, les filles sont parties en
exploration pour évaluer les ressources alimentaires qu'offre cette île.
Soyons bien attentives sur les fruits.
Moi, je ne m'y connais pas non plus.
Moi non plus.
Disons que j'aimerais bien trouver du manioc ou quelque chose comme ça. Mais
le souci, c'est qu'on n'est pas très fort en botanique.
Le manioc, ça ressemble à quoi exactement ? C'est comme des feuilles de
cannabis en plus grand, c'est ça ? Oui, c'est ça.
En longueur, voilà.
Je ne connais pas le cannabis.
Ah, là-bas, peut-être du manioc.
Non, c'est des palmiers, ça. Oh, je ne sais pas.
Génial. Je ne parle pas du tout à du canard. Attends, tu es sûre que c'est du
manioc ? Oui, oui. Tu es sûre que c'est du manioc ? De toute manière, on le
cuit, on le prend. Oui, mais ça se conserve très peu de temps. Il faut le
manger rapidement.
Ah oui ? Parce que quand tu l'as arraché, tu ne peux pas savoir.
C'est du manioc ! Wow, toutes les coco ! Des noix de coco, du manioc.
Tout le monde fait quelque chose, tout le monde sait faire.
C'est le signe certainement d'une bonne équipe.
C'est de la noix de coco alors ? Non, c'est une banane ça, tu vois pas ?
Sur Tayak,
on est à la recherche de l'eau, de l'eau potable cette fois-ci.
On s'est partagé le long de la plage et puis on s'est dit le premier qui trouve
écrit.
Et c'est Morgane qui l'a trouvé.
D'ailleurs, elle était fière.
Comme moi, je n'ai pas gagné le jeu tout à l'heure. Ça me donnait un sentiment d
'infériorité parce qu'on n'avait pas prouvé à ce moment-là qu'on était
capable de réussir.
Du coup, je me suis dit, tiens, voilà, ça a trouvé l'eau.
T'as payé un petit droit d'entrée, quoi, en fait.
T'avais une putain d'intuition, là ! Morgane, c'était pas ma décision
initialement. Ça vient de Nathalie et puis de Carole.
Je trouve qu'on se la connaissait bien mieux au début. Voilà, petit feeling.
On s'est fait reconnaître, c'est un grand moment. On s'est croisés. Les
regards. J'ai toujours peur de ralentir les gens et tout ça. Donc j'ai besoin de
toujours y aller, y aller et voilà.
Me sentir à la même hauteur. Je ne veux pas être supérieure, mais à la même
hauteur que.
Pour l'instant, tu l'es. Oui, une première étape de gagné.
Exactement. On va chercher des gourdes pour les remplir maintenant.
Après l'eau, les aventuriers rêvent évidemment d'avoir le feu.
Sinon, comment profiter des 5 kilos de riz gagné ? Ce soir, on a du feu.
Sortez les saucisses merguez !
On a deux personnes apparemment qui savent faire des feux, on a Bertrand et
Christelle, chacun avec sa technique. Deux techniques s'affrontent. Christelle
frotte deux bambous l'un contre l'autre.
J'ai lu un livre, Comment survivre dans la nature.
Ça sent le chaud.
J'ai essayé chez moi, j'ai réussi à faire de la fumée.
Et combien de temps t'avais mis chez toi ? Trois heures d'or.
Et Bertrand opte pour la méthode de l'arc par laquelle un bâtonnet s'active
sur un même point fixe.
Pour mettre toutes les chances de son côté, on a plutôt opté d'utiliser des
méthodes différentes, mais il n'y a aucune compétition.
A priori, Bertrand, au niveau de la survie, c'est vrai qu'un militaire, a
priori, est plus à même de connaître pas mal de choses à ce niveau-là.
Pas mal quand même la technique.
Il faut de la persévérance, il faut être patient, il ne faut pas s'énerver, et
ça, moi, ça me gave déjà.
Bertrand a des qualités physiques.
Mental également, on le voit. Ah ouais, il est vraiment chaud. C'est un pilier
dans l'équipe.
Christelle, déjà physiquement, on sent que c'est une sportive. Et puis aussi,
quand on échange quelques phrases avec Christelle, ça passe tout seul. Le
courant passe très bien, c'est agréable.
Là, ça chauffe pas. Oh, ça chauffe. Vénère.
Moi, je sais pas faire le feu, mais je sais l'alimenter.
Je n'ai jamais vu du bois aussi lourd.
Il est incroyable ce machin-là.
J'aime bien me faire mal.
Je ne suis pas un fin technicien.
Allumer le feu, je ne vais peut-être pas y arriver.
Pas mal de choses où j'ai des lacunes.
Mais par contre, je suis quelqu'un de courageux, je suis un beau sac.
Pas un cure-dent qui va m'empêter.
Je l'ai eu.
Un peu plus petit.
Un gros, un petit.
Recupérant.
Ça fume par ici ! Vous l'avez ? Oui ! Ouais, bien, même en plus, ça fume même
bien.
Celle-ci, elle est pour toi. Je suis sûr que je ne me lâche pas.
Ah oui, tu l'as ! Allez ! Ça ne remplace pas, j'ai une crampe.
C'est con. Vas-y, ça fume bien.
Ça a l'air d'être plus conclu en votre méthode que la nôtre.
J'ai réussi
à faire de la fumée et donc je me suis dit c'est gagné.
Je vais faire le feu à Koh Lanta.
Le feu nous avons abandonné.
On avait la fumée mais du coup le bambou s'est brisé en deux et on ne peut pas
continuer. T'es pas loin là.
On sait qu'on peut y arriver. C'est bon, on va la voir le feu. C'est parfait.
Christelle, elle a fait ses preuves. On a réussi à avoir un peu de fumée. Mais
de là à ce qu'on ait de la braise pour faire partir un feu, il y a encore une
petite étape supplémentaire à franchir. Mais on ne les espère pas. Bertrand
Lemoral. En revanche, chez les jaunes, les premières incompréhensions se font
jour. Pas facile de vraiment se comprendre quand on ne se connaît pas.
Iria prend très mal certaines réflexions maladroites de Valérie.
Tu sais comment, toi qui es d'origine du Mali, tu sais faire, toi. De quoi ?
Comment on fait ? On y puche comment ? De la manière occidentale, tu sais, des
fruits dans l'huile comme des frites. Marie-J, je ne vais pas la supporter
longtemps. Depuis qu'on est arrivés, à chaque fois qu'elle trouve des fruits
bizarres ou des trucs comme ça, elle vient me voir. Tu connais ? Elle vient
avec une coco. Elle me fait, c'est de chez toi, tu connais, tu sais comment ça
se mange.
Mais que des trucs comme ça. Elle arrive avec un fruit bizarre que je n'ai jamais
vu de toute ma vie. Elle me fait, alors ça se mange comment ? Je n'en sais rien,
moi j'achète mes fruits dans les magasins.
Jean Bernard vient de retrouver le sac de Valérie, alors qu'il recherchait en
fait celui d'Iria, perdu lors du naufrage.
Rattrapé par la nuit, le bon Jean-Bernard doit cesser ses
investigations.
Je n'ai pas trouvé Iria, et demain j'y retourne. Par
rapport à mon sac, oui, tout le monde avait un peu de la peine pour moi, et
tout le monde sauf Valérie.
Sur Tayac, on ne rit plus.
Christophe s'est blessé, sans hésiter Bertrand appelle les secours.
Et ici l'équipe Tayak.
Donc on vient d'avoir un petit accident.
Quelqu'un qui s'est coupé avec la machette. On n'ouvre pas une noix de
coco avec une serpette de 50 cm.
En vrai j'ai un petit peu peur, c'est que ça s'infecte.
C'est fini là. Qu'au lendemain c'est fini.
Ça serait dommage.
Bonsoir.
Vous êtes fait une plaie qui est quand même assez profonde. Donc il faut
absolument faire des points et une petite suture.
On était un peu dubitatifs sur le fait d'appeler ou pas le médecin.
Apparemment, il a quatre points.
Donc, c'est bien qu'il ait appelé.
Maintenant, ça prouve qu'il faut faire attention. Les machettes, on n'est pas
habitué à les avoir. Donc, il faut prendre deux précautions, je pense.
Donc, il y a interdiction de mettre la main dans l'eau quand vous n'avez pas
revu pour voir comment ça évolue. Ça monte bien. C'est vrai que la moindre
blessure, ici, ça ne fait pas de cadeau. C'est direct l'infection.
Première leçon de vie, il faut faire attention tout le temps.
C'est avec cela en tête que les naufragés se couchent à l'abri des sous
-bois. Ce qui n'est pas forcément le bon choix.
On prend les feuilles et on va sur la plage.
On a un petit peu peur de tomber sur une bestiole, je crois.
Je crois que la nuit est mal barrée.
Nuit sans sommeil non plus pour les Mingao. Au cœur de la nuit, les
aventuriers sont bien réveillés.
Difficile de s'endormir, malgré le toit sûr aménagé par Régis, malgré les draps
de palme de cocotier.
C'est une nuit blanche que passent les jaunes.
Je cours dans la nuit.
Imagine, là, il y aurait une petite salle de muscu. C'est pour qu'on se
prépare pour les épreuves.
Régis, ça va, ouais ! Mais 200 kilos, là ! Ouais, ouais, ouais ! Ouais, ouais,
arrête ! Courageux, là, les balnézards.
T'as vu le cri ?
Heureusement pour eux, le soleil se lève tôt sous les tropiques.
Il a passé la pire nuit de son existence.
Il n'est pas de ton âge, il paraît tectonique toute la nuit. Il y a eu une
première nuit très éprouvante.
On a pas ou peu dormi pour essayer de dire.
Ça va Jessica, t'as bonne mine toi ? T'as dormi ? Non, pas trop.
C'est toi qui a rompu ? Ah mais pas du tout ! Oh la nuit ! Non, il faisait
vraiment froid. En plus on avait les cheveux humides.
Alors là la nuit, je vais dire, je croyais que c'était trois nuits d
'affilée. Je m'attendais à ce que ce soit dur, mais pas comme ça.
Là on est vidés, vidés, vidés.
Je vais m'asseoir.
Je pensais qu'aujourd'hui, j'allais me sentir mieux.
Mais ce n'est pas le cas.
J'ai toujours mal au ventre.
Là, c'est pire parce que maintenant, j'ai mal partout. J'ai des courbatures
et j'ai la tête qui tourne.
Iria est très fatiguée. Elle est totalement out pour l'instant.
Elle n'y arrive pas.
Décidément, rien ne va ce matin pour Iria.
Et quand ça ne va pas, Iria n'a pas peur de le dire.
Je suis douce comme un agneau.
Mais il ne faut pas me chercher.
Il ne faut pas me parler fort déjà.
Douce ou volcanique, la resplendissante Iria est en tout cas un mannequin
apprécié.
Servie par un physique naturellement longiligne, ce corps de liane d'un mètre
82 lui donne toute sa grâce.
Je pense que le manteau est pas aussi lourd que toi.
Je mange beaucoup, beaucoup, beaucoup, mais je ne grossis pas.
Quand tu pars, voilà, il y en a, j'adore.
Ça c'est un naturel comme ça, très classe.
T'es trop fort, laisse tomber.
Iria a embrassé cette carrière par hasard, mais elle s'épanouit aujourd'hui
comme une fleur, passionnée par la mode, les tissus et les rencontres. Ses amis
mannequins admirent son style et sa simplicité.
Elle est élégante. Oui, très élégante.
Tout le temps, classe,
pas vulgaire.
Vraiment, vraiment... On pourrait dire qu'elle a l'attitude, en fait. Merci, ma
chérie.
Lumineuse sur les podiums ou sur les photos, Iria réalise son rêve. Mais elle
n'oublie pas que dans l'intimité, pour sa famille, elle s'appelle en réalité
Founé. C'est son prénom de naissance.
J'ai une double personnalité.
Iria est plus extravertie que Founé.
Founé, c'est quand je suis chez moi. Quand je suis dehors, je suis Iria.
Je tiens à retrouver le sac de Iria. Je n'ai pas envie qu'elle reste comme ça
pendant X temps, sans affaire de rechange, sans rien. J'ai bon espoir que
le sac qui a coulé se soit niché sous un rocher ou sous une patate de corail.
Mais il n'est pas trop dans la zone dans laquelle je pensais. Alors après, je
vais un petit peu pousser.
Mais là, je suis un peu crevé. C'est pour ça que je m'arrête un peu.
Après une nuit éprouvante, les Rouges ont bien compris l'intérêt de faire
rapidement une cabane pour se mettre à l'abri des bêtes.
Pour la construction de la cabane, on s'est tous mis d'accord, les quatre
garçons, sur le principe même de la charpente.
On peut reculer encore un peu, je pense, pour libérer de la place là, si on veut
faire le feu là. Christopher commençait à faire les nœuds pour fixer les
armatures. Ça a l'air de tenir.
Peut-être pas que c'est une tempête, mais bon, ça paraît bien.
Vous avez vu, on a une bonne organisation quand même.
Et on avait toujours...
Oui, Christophe qui nous donne un coup de main.
Je l'ai démonté parce que comme elle se casse, moi... La fatigue, le manque de
sommeil et bien entendu sa blessure ont ce matin un peu attaqué le moral de
Christophe, le joyeux gars du Nord.
Moi, je pensais arriver, tout déchirer, gagner Koh-Lanta, les doigts dans le
nez, gagner toutes les épreuves, déchirer tout le monde.
C'est moi le ch'ti, c'est moi le plus beau, c'est moi le plus fort. Là,
sur 24 heures, j'ai pris une bonne leçon de vie. Parce que je me rends compte que
moi, dans mon équipe pro, il y a deux champions.
Christopher et Bertrand, c'est vraiment, ils ont la classe, quoi. Allez ! Au
petit déj, y'a rien de mieux, là. Si t'avais un petit tronc, c'est génial.
J'ai mis mes pattes.
Et en plus, je vais se rendre compte que j'ai un peu plus faible, j'ai peur de
passer à la trappe, quoi.
Attends, faut que je me ressaisisse.
Hé, là, attends ! Non, non, mais j'ai pas ça, j'ai pas ça. Ah ouais ? Non,
non, mais descend. En plus, t'es blessé, là. Ouais, faut savoir faire. Non, mais
ton... Ça y est, c'était blessé, c'est hier que j'étais blessé.
Mais Christophe doit se reprendre car ce message annonce l'imminence de la
première épreuve de confort des naufragés.
Venez ! Vous êtes prêts ? Peut-être que votre flamme jamais ne s'éteigne. C'est
le feu ! C'est pour nous le feu ! Ce soir on vous met le feu ! J'adore ton
riz ! Là on est dans la précipitation pour manger un petit peu. On avait
essayé dans la journée de faire gonfler du riz dans de l'eau qui a chauffé au
soleil. Donc on va manger du riz trois quarts cru.
Bon, un violiste, c'est meilleur qu'un autre coucou entre nous. Tout le monde
est super motivé, presque limité en passion et... Ça va chier ! Tayak !
Bonjour à tous !
Alors je crois savoir que chez vous les rouges et chez vous les jaunes, vous
avez passé une nuit particulièrement agitée, vous n'avez que très peu dormi
pour ne pas dire pas du tout. J'espère que malgré tout, vous allez être d
'attaque aujourd'hui pour ce jeu de confort.
Qui dit jeu de confort, dit récompense.
Et quelle récompense aujourd'hui ? Puisque la tribu gagnante repartira avec
le feu.
Élément essentiel pour ne pas dire indispensable dans cette aventure. Pour
vous éclairer, pour chauffer vos aliments et pour mieux vivre. Mais pour
gagner... Il va falloir être les premiers à embraser les vasques que vous
voyez en hauteur après un parcours d'obstacles. Vous allez d'abord
récupérer un porte-feu qui est enterré, puis collecter 8 flambeaux avant de
revenir ici et de mettre le feu en haut de cette construction en bambou.
Mettez-vous en place.
Vous êtes prêts ? Oui.
Attention. 3, 2, 1.
C'est sans mesurer leurs efforts que les aventuriers rouges et jaunes s'élancent
à l'assaut du premier obstacle.
Les garçons sont devant, talonnés par les premières filles.
Il faut maintenant libérer le porte-flambeau dont les montants sont
enterrés.
À l'arrière, certains ont du mal à suivre le rythme. Il faut dire que cette
palissade est inclinée en dévers.
Les rouges dégagent en premier leurs porte-flambeaux de la terre. Il faut
alors traverser un quadrillage en enjambant les barres transversales.
Mais la précipitation des taillacs leur fait commettre une erreur. Au lieu de
passer au-dessus, Frédéric et Christophe passent en dessous de l'une des barres.
Sur le parcours, il ne faut pas oublier de
récolter les flambeaux. Huit, autant que de membres dans chaque tribu. Il faut
les fixer aux portes flambeaux.
On est pas en cours, on est pas en cours les gars ! Voilà, allez ! On y va ! C
'est bon, on avance ! Yes, accélère ! Eh ouais ! T'as poche à côté là, t'as poche
! Les torches, vite, vite, vite, les torches ! Les filles, les filles, les
torches ! Les torches ! Non, là, là, là, là ! Non, il reste par-dessus ! Par
-dessus, et nous par-dessous ! Non,
allez go ! Allez ! Le gars encore, lève !
Allez, oh la voile ! Vous énervez pas, il y a beaucoup de vent ! C'est bon, pas
de devant, pas de devant ! Allez,
j'engage ! Go ! Go ! Allez ! On casse la baraque ! Un, deux, trois !
Allez ! C'est vite, passez ! Pourquoi vous nous bouchez derrière elle ? Allez,
passe ! Poussez ! Attends, je suis coincé là ! Allez, on s'ouvre
!
Les rouges ont atteint la perche, il faut l'allumer à l'aide de flambeaux
puis s'en servir, tels une allumette géante pour aller embraser la vasque qui
se trouve tout au sommet de l'édifice en bambou.
Il faut manier la tige habilement, passer dans les interstices étroits pour
se rapprocher de la vasque.
Les jaunes peuvent facilement refaire leur retard car il est plus question d
'habileté que de vitesse au cours de cette dernière étape.
La première
équipe à allumer sa vasque repartira sur son camp avec le précieux feu, élément
essentiel de la survie.
Je baisse,
je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse,
je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse, je baisse,
je
baisse,
je
baisse,
C'est une simple ficelle qu'il faut détruire en la brûlant qui gêne encore l
'accès à la vasque. C'est bon ! On n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On
n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On
n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On n'abouche plus ! On n
'abouche
plus !
Descends un petit peu ! Attention, attention !
Attention à la vasque ! On l
'a
eu ! On l'a eu ça y est ! Elle est belle celle-là ! Trop bien l'esprit de l'homme
!
Ah, celle-là, elle est belle.
Nouvelle victoire pour l'équipe des Rouges avec cette récompense.
Après le riz, le feu, Bertrand, c'est à vous que je vais remettre la torche.
C'est pour toute l'équipe des Rouges.
Vous allez pouvoir regagner votre bivouac.
À demain, les Jaunes.
Je sais pertinemment que c'est difficile de perdre deux épreuves dessus.
Vous portez une réclamation.
En l'état actuel des choses, il m'est impossible de savoir si, oui ou non, un
rouge est passé en dessous. Donc ce que je vous propose, c'est qu'on regarde
avec beaucoup d'attention les images de ce qui s'est passé.
Et ensuite, on prendra une décision en conséquence. Et on vous tiendra au
courant le plus vite possible.
Bon retour sur votre campement.
Les Mingao ont dénoncé une erreur manifeste des rouges. Ces derniers
ignorent la requête des jaunes et sont tout à leur joie de rentrer sur leur
camp avec la flamme. On peut y aller là. Ça fait deux jours où on s'est acharnés.
On a en limite encore des séquelles sur les mains.
Je pense qu'on va se régaler.
Le feu égale chaleur, égale moins de moustiques et égale nourriture.
On sort les merguez, on affûte le barbex et on va se faire péter le ventre. Ça va
être excellent.
Là, ça bouge aussi.
Mais en fait, si on regarde bien, il y en a plein.
Il y en a à garder. Il y en a plein, plein, plein. C'est génial. Il y a des
gros, gros bernins l'ermite, mais vraiment impressionnants. Le corps doit
faire la taille quasiment d'une gambasse.
Oh là, un énorme.
Ça va, une petite soupe ? Une petite souplette ? Ça va être bon.
Bonsoir les rouges.
Alors,
après votre victoire cet après-midi, les jaunes ont porté réclamation, puisqu'ils
ont constaté que sur le deuxième obstacle, vous étiez passés sous les
haies pour certains d'entre vous, et non sur les haies.
Sur la deuxième haie, Christophe et Frédéric,
vous êtes passés dessous.
Quand on ne respecte pas la règle, on ne peut pas prétendre à la victoire. Par
conséquent, vous perdez forcément la récompense.
Donc ce que je vais vous demander tout de suite, c'est d'éteindre le feu, mais
auparavant, je vais prendre la torche, je vais l'allumer, parce que si vous ne
l'avez pas vous, les jaunes récupèrent le feu.
Je vous souhaite une bonne nuit. Merci.
C'est vraiment cruel pour nous, parce que c'est vraiment une grosse, grosse,
grosse... chose qu'on perd.
Le feu, c'était quand même vraiment vital.
On l'a tout de suite vu quand on l'avait et tout de suite vu la différence quand
il est parti.
Puis on sait en plus que c'est très difficile de faire du feu de nous-mêmes,
parce qu'on a vraiment essayé, on a vraiment galéré.
J'accepte entièrement qu'on nous reprenne le feu, qu'on l'éteigne.
Mais après, qu'on aille sur le camp des autres, filer la flamme, c'est ce qui m
'a un petit peu choqué.
Regardez mon apparition.
Bonsoir à tous. Vous êtes tous là.
Vous pensiez qu'il y avait une irrégularité chez les Rouges. On a
vérifié. Et effectivement, sur le deuxième obstacle, plusieurs d'entre eux
passent au moins une fois sous la haie. Par conséquent, leur victoire leur est
retirée. Leur feu a été éteint. Et avant qu'il ne soit éteint... J'ai pu, moi,
allumer cette torche que je vais vous remettre. Prenons-en soin. Je crois qu
'Iria, il va vous faire du bien.
Surpris autant qu'heureux d'avoir enfin ce feu tenté. espérés, les Mingao
décident de faire cuire leur manioc immédiatement. Et dans l'excitation,
certaines paroles sont mal interprétées.
Non, non, mais c'est bon, stop. Moi, je te le dis, à partir de maintenant que t
'es grande, tu me dis plus ce qu'il faut faire.
T'es une personne adulte, je te le dis gentiment à partir de maintenant, c'est
bon. On m'a pris en grippe, c'est pas grave.
Ça fait pas plaisir parce que moi, j'ai rien contre lui.
De toute façon, on peut pas perdre tout le monde, et réciproquement.
Et puis la faim, etc., ça peut aussi...
changer de caractère de quelqu'un.
Elle arrête ses petits trucs de princesse, de je ne sais pas quoi, de
donner des ordres, fait ci, fait ça. Tu es en train de couper du bois.
Apprends le truc, va faire ci, va faire ça, va faire ça. Non, je ne suis pas son
fils. Je ne suis pas sa maman, il m'a déjà dit.
Donc non, je pense qu'on va s'ignorer. Puis voilà, ça évitera les conflits.
Il faut rester cool. On a déjà les soucis de manger, d'essayer de gagner
des épreuves.
Si on est nien, nien, nien, nien, comme à la maternelle.
Je ne pense pas que c'est le but de Koh Lanta, la maternelle.
Depuis le début que je suis là, c'est comme ça.
Moi, j'ai gardé ça au monde. Comment je ne serais pas moi-même ? La prochaine
fois que tu as fait un dérapage, direct, elle me trouvera.
Ton premier repas ? Chaud ! Ouais ! Ça me donne le coco ! Magnifique minute !
Sur Tayak, la nuit est bien maussade. Les rouges sont désabusés, déçus d'avoir
été privés de feu.
Parce que je suis gelée et j'ai besoin de dormir.
Ça fait deux nuits que je ne dors pas.
Et ce soir, il faut que je dorme. Demain, il y a les preuves d'immunité
que je récupère.
Le réveil est difficile.
Une nouvelle journée sans feu se profile. La dureté de l'aventure attaque
les nerfs, surtout ceux de Morgane.
J'ai un petit coup de douce maintenant.
Je suis un peu malade et je ne dors pas de lire la douce.
C'est bon, c'est bon.
Je ne sais pas comment on lui réagit là-bas à la maison.
C'est difficile, je ne sais pas.
Je m'aperçois que tous les autres sont actifs.
Je n'ai absolument pas la force.
Quelque part, je me sentais un petit peu inférieure à eux et cette sensation m
'est super désagréable en fait. Je comprends qu'on a de temps en temps
besoin de s'isoler, de se retrouver seul pour se...
pour décompresser déjà et après pour réfléchir. Je ne veux pas les retarder,
je ne veux pas être un boulet pour eux.
Je sens quand même que je fais partie des queues du peloton plutôt que de l
'élite.
Il y a Morgane qui met un petit coup de speed, elle a peur, elle est toute
seule.
Là, elle est entre deux bonnes mains.
Carole, en plus avec son instinct maternel, je pense qu'elle est vraiment
parfaitement en train de prendre soin de la mise. Puis surtout cet après-midi, on
a du pain sur la planche, on a une épreuve. Je pense qu'il faut vite se
remettre d'à pied, d'à plomb pour attaquer cette journée.
J'ai plein d'attitude sur ton état d'esprit.
Je suis compétitive dans tous les cas. Oui, puis tu es positive, tu es guère.
Coupée des siens, dont elle tire toute sa force, cette jeune maman a du mal à
avoir confiance en elle, malgré le soutien attentionné de Bertrand et de
Carole.
En revanche, sur Mingao, le lever est plus joyeux, quoique Iria soit encore
chagrin. C'est la première nuit avec le feu. Je me suis emballée, je pensais que
ça allait nous réchauffer.
Mais pas du tout.
Je me couche sur le sable, même s'il y a le feu à côté.
C'est humide, les vêtements sont humides. Les autres, ils ont leur
capuche, ils ont leur sac pour dormir dessus. Moi, j'ai rien. J'ai rien, moi,
c'est sur le sable, c'est tout.
Monsieur, dame, à table.
Petit déj.
On te réveille pour la bonne cause, pour déjeuner.
Ah, c'est ça, c'est sympa. C'est une bonne idée.
J'ai été un petit peu dans les bois, c'est de trouver quelque chose qui
pourrait remplacer les assiettes.
J'ai trouvé ça.
Même pour faire la vaisselle, tu trompes le truc en un, deux en un.
On n'a pas gagné l'épreuve du feu, mais c'est nous qui mangeons chaud.
C'est le monde d'Alembert.
C'est le monde d'Alembert, c'est bon.
Oui, ça va, là-bas, on vient de manger, on a bien mangé, il ne fait pas encore
trop chaud, donc on en profite pour aller partir au ravitaillement.
Les naufragés partent en forêt, trouver de quoi se sustenter, sauf Hakim, qui
préfère faire bande à part.
J'ai un petit footing, histoire de réveiller tout mon corps.
Avec la fatigue, comment se nourrir et tout, ça compense un peu, en tout cas
pour moi. Ça me réveille.
Hakim est un peu nerveux. Il fait même pas que des demi-cigarettes. Il se
retrouve depuis trois jours sans cigarette.
C'est obligé.
En plus, apparemment, c'est son tempérament.
Hakim livre un combat. Il arrête de fumer. Cet effort l'honore, mais le rend
un tantinet nerveux.
Il va vite péter un plan.
Quand il commence à en avoir marre ou un truc comme ça, c'est bon.
Il pète un plomb très vite et il devient excessif.
Très agressif.
Il fume un paquet de mille par jour. C'est un fumeur et en plus, il a faim.
Non, non, mais c'est bon, stop.
Moi, je te le dis, à partir de maintenant, tu es grande, tu sais quoi ?
Tu ne me dis plus ce qu'il faut faire.
La première remarque que tu lui as faite, il l'a mal pris. Il ne l'a pas
émis. Et depuis, il t'a pris en grippe. Voilà, c'est tout.
Mais je fais attention à ce que je vais lui dire parce que je sais que...
Peut-être que même si c'est un truc, comment dire, basique, il risque de mal
interpréter, donc je fais hyper attention.
Prendre des pincettes, ce n'est pourtant pas dans les habitudes de cet expert
géomètre. Angle de la fenêtre à gauche.
Valérie est pointilleuse, minutieuse, la rigueur même.
Très très précise.
Nous, on n'a pas le droit à l'erreur.
Et on n'a pas d'erreur.
Valérie travaille en famille avec son père et son mari. Mais c'est plus fort
qu'elle. Quand quelque chose la dérange, elle n'hésite pas à le dire haut et
fort.
Ah super.
L'open space, ce mec, je lui dis dix fois maintenant votre vibreur. Ça, elle
a une grosse perfidialité.
Ça apparaît tout de suite.
Alors donc, si on la contredit, il faut faire attention à ce qu'on dit quand
même. Donc ça, on va faire un discours collectif pour dire qu'il faut un mode
vibreur. Ou au moins pas la vache.
Parisienne jusqu'au bout des ongles, avec Valérie, maison, métro, boulot, c
'est toujours au pas de course.
Il n'y a pas de temps à perdre. Et pas de place pour les retardataires.
Certaines personnes peuvent se sentir agressées, alors que non, c'est pas de l
'agressivité de sa part.
C'est simplement de la vivacité, parce qu'elle veut entraîner les gens dans son
sillage. En même temps, si on m'énerve trop, je répondrai.
Donc ça pleut, ça ne plaît pas.
Forcément.
Et dans l'aventure, c'est justement ce fort caractère qui inquiète sa petite
tribu. Elle n'arrête pas de parler.
Maman n'est pas trop discrète et je lui conseillerais d'être discrète.
Sinon, elle se fera éliminer.
Super ! Oh,
faites attention aux branches !
Est-ce que je fais du jogging ? Qu'est-ce qu'ils vont dire ? Il fait du
sport, il ne nous a pas gagné. Moi, je prends plein de risques. Mais pourquoi
est-ce que je me dévoile pleinement comme je suis ? Je ne me cache pas.
Là, c'est comme si j'étais dans mon jardin, tu vois ? Tranquille.
Hakim se fiche du pandiraton.
Pourtant, rien n'est jamais anodin sur Koh-Lanta.
Surtout à l'approche d'une épreuve d'immunité.
Il faut parfois savoir prendre ses jambes à son cou.
Je sais pas, on va courir.
Je pense que s'il s'agit de courir ou de ramper sur le sol, ça devrait peut-être
aller, je sais pas. On verra.
Comme on a fait petit trekking là ce matin, on s'est un peu épuisés.
Tant pis, on fera le meilleur.
C'est où on a l'immunité, où il y en a un entre nous qui sort ce soir.
Je vais tout faire pour qu'il n'y ait pas l'immunité.
Faire le maximum pour gagner cette épreuve.
Participer c'est bien, mais gagner c'est mieux.
Je suis confiant parce que c'est 50% de la compète la confiance.
Rien n'est programmé, c'est vraiment une aventure. On ne sait pas ce qui va être
fait demain dans une heure.
Pour personne ici son destin, personne.
Les jaunes ont intérêt à gagner car l'équipe qui perd une épreuve d'immunité
sur Koh Lanta est convoquée au conseil et doit éliminer un de ses membres.
Bonjour à tous ! Vous allez disputer votre première épreuve d'immunité avec
en jeu ce fameux totem.
L'équipe qui gagne repart avec le totem et surtout est dispensée de conseils. L
'équipe qui perd devra affronter ce conseil et alors que l'aventure ne fait
que commencer, devra éliminer un équipier.
Vous allez disputer un parcours circulaire.
Chacun d'entre vous sera lesté d'une charge.
Si vous n'arrivez plus à suivre le rythme de votre équipe, alors vous
pouvez abandonner. Mais au préalable, il faudra donner, transmettre votre sac à l
'un de vos équipiers. C'est l'équipe qui rattrape l'autre, qui gagne et qui
repart avec le totem symbolisant cette fameuse immunité. Allez vous mettre en
place.
Chaque aventurier est embarrassé de deux sacs, en tout 8 kilos pour les hommes et
4 pour les femmes.
Les Mingao, les Tayak, c'est pour ce totem et pour l'immunité que vous vous
battez aujourd'hui.
3, 2, 1, go !
La
circonférence de cet ovale fait exactement 80 mètres. Ça n'a l'air de
rien, mais marcher dans l'eau et de façon coordonnée, qui plus est, n'est
pas si facile.
Valérie donne son sac et se décroche.
Valérie est la première à abandonner. Elle a tenu une minute à peine.
Iria limite quelques secondes après. Elle doit donc se délester de sa charge
sur l'un de ses coéquipiers.
Iria donne son sac et se décroche.
Carole quitte la cordée chez les Rouges. Elle a remis ses sacs à Bertrand.
Morgan aussi est arrivé au bout de ses forces.
Imperceptiblement, les rouges gagnent du terrain sur les jaunes, qui de leur
côté, augmentent leur rythme.
N'oubliez pas que vous pouvez abandonner si vous ralentissez votre équipe.
Les Mingao serrent les dents et pressent le pas. C'en est trop pour la petite
Jessica.
Charlène est la dernière fille jaune à tenir le coup.
La pression monte, les rouges talonnent les Mingao.
Hé ! J'en peux plus ! J'en peux
plus
!
Sous-titrage ST' 501
Hakim doit presque sentir le souffle rauque des taillacs dans son dos, mais
il ne faiblit pas et garde la cadence, bien qu'il soit chargé comme un bonnet.
Bravo. Ce totem, il est pour vous. C'est le premier totem de l'aventure
symbolisant l'immunité. Et j'ai envie de le remettre à la dernière femme qui
était encore en course et qui est restée jusqu'au bout. C'est Christelle.
Bravo.
Emmenez-le avec vous sur votre campement.
À bientôt.
Bon, les Mingao, encore une défaite.
Il est urgent de réagir. La conséquence de cette défaite, c'est que je vais vous
retrouver dès ce soir au conseil.
Et que quoi qu'il arrive, à l'issue d'un vote à bulletin secret, l'un d'entre
vous quittera l'aventure alors qu'elle ne fait que commencer.
Vous avez quelques heures avant de faire votre choix.
Réfléchissez bien et je vous dis à ce soir au Conseil.
Encore une défaite.
C'est pas grave.
C'est pas grave.
Ce n'est pas la mort, mais il ne faut peut-être pas se conditionner aussi à
faire.
Mérité, énervé, par la défaite, simplement.
Je pense que la différence avec nous et les Rouges, c'est qu'ils ont tous le
même état d'esprit, qu'il y a la gagne.
Nous aussi, il y en a qui sont un peu, on va dire, venus faire ce qu'on peut
avec ce qu'on a.
Pour la nourriture, alors on décide quoi et quand, comment, à quelle heure ? Moi,
ça m'est égal. Vous faites ce que vous voulez. Moi, ça m'est égal complètement.
On a cherché du bois à faire tout ça, quoi. Il y a du bois de 5 minutes là,
tant que je récupère parce que je suis pas mal. Ouais, parce que tu vois.
Ouais.
Oh non, mais récupère.
Pour échapper à cette ambiance pesante, Jean-Bernard se remet à chercher le sac
d'Iria.
Cette mission lui tient à cœur.
Il y a le sac qui s'est échoué.
Mais voilà, le sac derrière.
A priori, c'est les courants qui l'ont ramené au bord carrément.
J'aurais dû peut-être commencer par là, ça aurait été peut-être plus simple.
Merci beaucoup.
Je t'en prie, tu rigoles.
Effectivement, la loi de Koh-Lanta est impitoyable. La défaite signifie l
'élimination d'un des aventuriers.
Chacun a peur de sortir, surtout si tôt. Du coup, la méfiance règne.
On est inquiets.
Il y a une drôle d'ambiance.
Je suis caché à tous là et déjà, ça va me faire mal au cœur de me mettre dans
un urne.
À vrai dire, j'attends le conseil, j'attends l'heure fatidique du choix.
C'est un peu stressant, je n'aime pas trop.
Ça va te faire bizarre le premier conseil.
C'est évident que ce sera une fille qui sera éjectée.
On commence à éliminer les garçons.
Là, c'est sûr qu'on ne démarre même pas le jeu. On a déjà perdu.
En fait, je pense que moi, ça va plus être au dernier moment. Je ne sais pas,
parce que là, je ne vois personne partir.
C'est compliqué quand on perd.
Je pense que ça va jouer entre les filles, en fait.
Mais il ne faut pas être pessimiste. Je ne dis pas que je vais partir. Je me dis
que... J'espère.
J'espère.
Ces trois jours, ça ferait vraiment râler. Là, maintenant que j'y suis...
Moi, en ce qui me concerne, c'est tactique, parce qu'en face des rouges,
on s'est réveillé.
Il faut que tu puisses permettre d'aller à chaque défi comme si on était en
colonie de vacances.
Ce n'est pas possible.
Il y a des choix qui sont faciles à faire. Moi, ce soir, ce n'est pas bien
difficile. Je pense que tout simplement, au niveau physique, je pense qu'Iria, je
vais voter pour elle, c'est sûr.
Malheureusement pour la personne, je vais voter pour Valérie.
Je pense qu'avec le peu de temps qu'on s'est parlé ou ce que j'ai vu, ce n'est
pas trop...
Ce n'est pas trop ça pour l'équipe.
Moi, j'ai vraiment envie qu'on gagne des épreuves.
Je veux qu'on avance. Je ne sais pas ce que je fais de mes affaires.
Ça pue le moisi en plus.
Début très difficile pour les jaunes. Ils n'ont pas de riz, ils ne se sont pas
choisis. Alors certes, ils ont du feu, mais uniquement grâce à la négligence
des rouges. Et surtout, ils viennent de perdre la première épreuve d'immunité, d
'où leur présence au Conseil. Et pourtant, ils ne paraissent pas affectés
par ces revers successifs. Ils n'ont peut-être pas encore pris conscience de
la dureté du Conseil et du vote.
Ils arrivent à 8. Et tout à l'heure, après seulement 3 jours d'aventure, ils
repartiront sur Mingao à 7.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Alors je sais pertinemment que vous auriez aimé être dispensé de ce
premier conseil, mais vous avez tous accepté la règle de Koh-Lanta, vous avez
perdu cette première épreuve d'immunité et vous êtes là ce soir à 8, avec
malheureusement pour vous l'obligation dans quelques minutes de voter chacun, l
'élimination de l'un d'entre vous. Alors on va revenir sur cette première épreuve
d'immunité, Régis.
Qu'est-ce qu'il aurait fallu faire pour être plus performant et pour
contrecarrer cette victoire des Rouges ? Franchement, physiquement, c'est vrai qu
'ils sont plus forts que nous.
Ils sont mieux préparés que nous physiquement.
Et déjà, au départ, je pense qu'on a un petit handicap.
Hakim, est-ce que véritablement les Jaunes sont moins forts que les Rouges ?
Si on part dès le départ comme ça, en se disant qu'ils sont plus forts, on ne
réussira pas.
Donc vous, vous n'êtes pas d'accord ? Vous vous dites qu'il faut se battre ?
Bien sûr, parce que pour moi, ils ont deux bras, deux mains et tout peut
arriver. Mais si on n'y croit pas dans la tête, oui, c'est dur.
C'est psychologiquement, aujourd'hui, que vous avez perdu ? Oui, je le vois
bien parce que quand je vois les filles, l'attitude qu'elles ont là-bas, quand on
arrive, elles regardent.
Les filles, c'est-à-dire les filles des Rouges ? Oui.
Par rapport aux filles de votre équipe ? Oui, je les vois, leur comportement,
comment elles sont.
Et nous, c'est tout de suite, c'est une épreuve sportive, on n'arrivera pas.
Il faut attendre un jeu stratégique et tout.
Iria, est-ce qu'Hakim a raison ? Est-ce que dans la tête, vous avez déjà un peu
baissé les bras ? Moi, personne n'est dans ma tête pour savoir si je suis à
fond, si je suis démotivée ou quoi. Moi, je suis grave motivée.
Sinon, là, j'étais super malade dans l'hélicoptère, j'aurais pas sauté de l
'hélicoptère. Pour les jeux, c'était pareil.
Je me sentais pas bien, mais je l'ai fait quand même.
Personne n'est dans ma tête pour me dire que j'ai pas le mental.
Personnellement, j'aurais aimé que tu me le dises, ouais, essaye d'être plus
motivé ou je sais pas quoi. Et à ce moment-là, je t'aurais dit, mais je suis
motivé. Moi, je pensais que, je sais pas, ça se voyait, fallait pas aller me
le dire.
Non, mais de toute façon, c'est ça notre problème, c'est qu'on se parle pas après
la compétition, qu'est-ce qui a été bien, qu'est-ce qui a été pas bien, qu
'est-ce qu'il faut qu'on fasse pour s'améliorer.
Mais c'est pas assez puissant, moi, je trouve. Je sais pas, moi, je trouve, je
sais pas, c'est mou.
Quand on perd, comment on est, comment on réagit, je trouve qu'il n'y a pas de
colère. Moi, je trouve que c'est assez zen. On a perdu, on a perdu, on fera
mieux la prochaine fois, truc stratégique. Pas tous, mais il y a un
peu de gens de cette discussion-là.
Et ce serait bien que, que à 100%, il y ait de la discussion de tout le monde,
que de l'énervement. Moi, ça me ferait plaisir de voir une collègue me faire,
putain, pardon, un truc comme ça, quoi.
On a ça comme discussion, ça me ferait plaisir.
Jean-Bernard. Pour les deux premières épreuves que nous avons passées,
Physiquement, on n'y était pas.
Ce n'était pas une histoire de mental, c'était une histoire de physique.
Pour moi, il est tellement évident qu'on a un handicap physique par rapport à l
'état de santé de nos partenaires que c'était un problème qui était là à la
base. Mais moi, il y a quelque chose qui m'a un peu choqué, je ne vous le cache
pas, hier en venant sur votre campement pour vous apporter ce feu que j'avais
récupéré chez les Rouges.
J'arrive et sur la plage, qui je vois ?
Valérie et Iria.
Et Iria, elle était exactement dans la même position que ce soir, c'est-à-dire
frigorifiée avec un tout petit t-shirt.
Moi, j'avoue que j'ai été assez surpris de voir que personne ne lui donne son
sweatshirt ou en tout cas ne lui prête par intermittence.
Hakim, est-ce que ce soir, maintenant que je vous en parle, vous vous dites, c
'est vrai que j'aurais peut-être dû le prêter un peu à Iria ? Déjà, je lui ai
déjà prêté.
La nuit, j'allais faire un footing pendant qu'elle allait se chauffer et
moi, je courais.
Parce que j'avais froid aussi. Je suis un homme, mais j'avais froid.
Donc je me disais, elle, comment ça devait être ? Effectivement, son sac, en
plus, elle l'a perdu.
Voilà, en fait, ce sac, vous ne l'avez pas retrouvé au moment du naufrage. Il
est tombé dans l'eau.
Et c'est vrai que Jean-Bernard, vous avez multiplié les tentatives pour
essayer de le retrouver jusqu'à aujourd'hui. Oui, un peu tard. Parce que
c'est vrai que, depuis le début de cette aventure, Jean-Bernard, c'est un peu le
Saint-Bernard d'Iria.
Non ? Oui.
Elle est bien.
C'est ça, exactement.
Il m'a sauvé la vie dans l'eau.
Il a retrouvé mon sac.
Vous êtes touchée par toutes ces attentions ? Complètement. Quand j'ai
sauté de l'hélicoptère, quand j'ai vu qu'il est venu me chercher, ça m'a
surpris. En fait, moi, je trouvais que d'où on a sauté, en fait, jusqu'à la
côte, c'était super loin.
Et je me suis dit, il a quand même nagé avec mon sac et moi sur lui.
Donc, je ne sais pas, pour moi, c'est bon.
Et pour vous, Jean-Bernard, c'est une évidence de faire ça ? Quand on est
reparti de l'épreuve, je lui avais dit que de toute façon, on l'aiderait à
aller sur la plage. Parce que comme elle était pas bien du tout, donc oui, quand
j'ai vu qu'elle avait sauté, je suis allé vers elle tout de suite.
Jessica, vous êtes une fille.
Le fait que Jean-Bernard puisse avoir comme ça ce geste instantané, alors que
vous ne vous connaissiez quasiment pas, qu'est-ce que vous avez tout de suite
pensé ? Que ça, on peut le voir qu'ici, parce que dans la vie de tous les jours,
il n'y a pas aussi autant de gentillesse.
Et d'entraide.
Il est exemplaire.
Il faut suivre son exemple.
Iria ? Exactement, c'est ça. Le respect, s'entraider, c'est exactement ça. Et
dans le groupe, moi, personnellement, c'est ce que j'aurais cherché. Et je
suis très contente d'être dans ce groupe. Je préfère être là que là-bas.
Chez les Rouges.
Bon, malgré la solidarité, vous avez perdu l'épreuve d'immunité. Qui dit
défaite, dit conseil. C'est la règle de Koh-Lanta.
Vous êtes 8.
Vous allez devoir éliminer l'un d'entre vous.
Iria, vous êtes la première à aller voter.
Allez-y.
Alors je vote pour Valérie.
parce que je n'avais pas trop compris certains propos qu'elle tenait.
Jean
-Bernard,
allez-y.
Charlène, c'est à vous.
Iria, je vote contre toi parce que niveau, enfin physiquement, tu n'es pas
vraiment en forme.
J'évoque Valérie parce que pour moi je trouve que tu déconcentres l'équipe de
son objectif.
Alors je vote pour Hakim parce que c'est la personne dont j'ai le moins d
'affinités sur le camp.
Voilà, vous avez tous voté, je vais chercher l'urne et je procède au
dépouillement.
Valérie.
Valérie.
Iria.
Akim.
Valérie.
Iria.
Voici le dernier bulletin.
Pour l'instant, trois votes contre vous Valérie, trois également contre vous
Iria et un seul contre vous Hakim.
Ce dernier bulletin peut être décisif.
Iria, je vais vous demander de prendre votre sac, d'aller récupérer votre
flambeau et de venir me rejoindre.
Iria, les Mingao ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Avant de partir, vous pouvez une dernière fois leur dire ce que vous avez
sur le cœur.
J'étais contente de partager ce début d'aventure avec vous.
J'espère qu'un de vous ira vraiment jusqu'au bout, ça me fera super plaisir.
Merci beaucoup Iria.
La belle jeune femme a semblé trop fragile à ses camarades. Iria part en
toute dignité.
La semaine prochaine, le calvaire des jaunes s'aggrave.
Le sort s'acharne contre les pauvres Mingao.
Les rouges, eux, commencent à sérieusement souffrir de l'absence de
feu. Le repas de la journée.
C'est fou, hein ? La rouge, la rouge, c'est bon, c'est bon, c'est bon ! Du
manioc, du poisson gras et grillé, que du bonheur. Les corps fatigues.
D'avoir tout donné comme ça, ça l'a déchiré, il n'a plus rien.
La tension monte.
Moi, on me dit chute toutes les 5 secondes quand je blabouche.
Vite, vite, le feu ! Le bois est humide, le bois est humide !
Moi, je me bats contre les rouges et contre les jaunes. Je crois que
Bertrand, de toute façon, il n'en fait qu'à sa tête. Je n'ai pas la patience de
m'apitoyer sur le sort d'une personne comme ça, Ad vitam aeternam.
Koh Lanta, c'est vendredi prochain, à la même heure, sur TF1.
C'est un calvaire.
C'est au début qu'il faut tout donner.
Et je n'ai pas été chance, j'étais malade.
Je pense que si j'aurais été malade après ces trois jours, ça aurait peut
-être été différent.
Valérie, avec elle, je me suis trompée au début.
Elle disait des choses et je les ai mal prises, mais elle est comme Valérie.
Elle a un peu tête en l'air, elle ne se rend pas compte. C'est une femme que j
'admire parce qu'elle a quand même trois enfants.
Elle est venue ici et voilà.
En fait, tu n'as pas eu de chance dès le début et ça t'a beaucoup fragilisé.
Je ne pensais qu'elle a surestimé ses capacités physiques ou peut-être a plus
sous-estimé les difficultés qu'il attendait.
Je vote pour Iria car elle est épuisée.
Et je pense qu'il vaut mieux que l'aventure s'arrête là.
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