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T'as vu comment ça tombe ? En deux minutes après, tout est foutu, tout est
mouillé.
Je vais me casser parce que j'en ai plein le cul.
Arrête de te la jouer là, quel est ton problème Bernard ? C'est des scouts, c
'est des gamins, c'est n'importe quoi.
J'ai le courage de le faire, tant mieux.
Le sang partout et tout ça, c'est pas ma tasse de thé ça.
20 jours déjà, près de 3 semaines.
Le milieu de l'aventure pour ces 10 Français naufragés volontaires à
quelques 10 000 km de chez eux au Costa Rica.
Leur objectif ? Vivre coupé du monde dans cette jungle hostile.
Vivre ou plutôt survivre car ils sont privés de tout ou presque.
Encore 20 jours et il n'en restera qu'un. Un seul survivant qui se verra
récompensé par les 100 000 euros promis aux vainqueurs de cette aventure unique.
Les deux tribus sont à égalité. Cinq survivants de chaque côté. Chez les
Tambors, on retrouve Maud, 25 ans, Jimmy, 22 ans, Amel, 28 ans,
Béatrice, 35 ans, et enfin Bernard, 47 ans, qui a rejoint la tribu en cours de
route à la faveur d'un échange d'équipiers.
Chez les Ventanas, les femmes sont désormais minoritaires. Elles ne sont
plus que deux.
Isabelle, 36 ans, et Marianne, 34 ans.
Les hommes, quant à eux, survivent à 3.
Adonis, 33 ans.
François-Xavier, 25 ans. Et enfin, Nicolas, 29 ans. Ce soir, vous allez
être les témoins privilégiés de ces 3 nouvelles journées, de ces 3 nouvelles
nuits de survie dans la jungle du Costa Rica.
Dans moins d'une heure, après le conseil, vous saurez qui sera contraint
de quitter l'aventure.
Les 20 premiers jours de l'aventure se sont transformés en une succession de
malaises et de blessures.
Caroline et Bernard pour les jaunes.
Puis pour les rouges, Xavier gravement touché, Béatrice blessée à la cheville
et Jackie brûlée au deuxième degré. Et tout ça, sans compter les piqûres d
'insectes qui font des ravages dans les deux camps.
Depuis le début, les deux tribus s'affrontent dans des épreuves souvent
très physiques. Les jaunes, les ventanasses mieux organisées, gagnent
systématiquement les jeux de confort.
Conséquence, ils remportent de précieux cadeaux.
Comme par exemple des hamacs ou encore des vivres supplémentaires.
Parfois, c'est vrai, un peu encombrant.
Je ne pensais pas qu'il aurait commencé si tôt. Quand c'est ce qu'on vous fait
ce soir ? Les Ventanas n'en sont pas pour autant plus unis. Et fréquemment,
ils se disputent. C'est quoi ? Ça veut dire quoi, ça ? Un peu de respect pour
les gens, quoi.
De solides clans se sont formés. D'un côté, les deux femmes, Marianne et
Isabelle, associées au stratège Nicolas.
Jeune con.
Et de l'autre, François-Xavier et Adonis, de plus en plus isolés. Les
rouges sont plus soudés et parviennent à faire jeu égal avec les jaunes dans les
épreuves d'immunité.
Béatrice, notamment, s'illustre en avalant sans état d'âme un énorme vert
blanc vivant.
Mais la malchance les poursuit. Au moment de l'échange d'équipiers, ils
perdent Jackie, incontestablement l'homme fort de la tribu. A la place,
ils accueillent Bernard, moins performant.
Et surtout, qui a du mal à s'adapter à l'esprit tambour. Les conditions de vie
là, c'est vraiment épouvantable. La situation est inquiétante.
Personne ne pêche.
Amel est à bout de force. Elle ne peut même plus avaler la petite portion de
riz quotidienne.
Je suis dégoûtée de la bouffe. J'ai plus de goût.
En désespoir de cause, elle s'enfonce dans la forêt accompagnée par Jimmy pour
tenter de trouver des fruits.
Au campement, c'est l'affolement, l'inquiétude. Heureusement, Amel et
Jimmy s'en sortent bien. Ils sont sains et saufs et passent la nuit dans une
clairière à une heure de marche de leur camp.
Sans Bernard, les Ventanas adoptent une stratégie aux conséquences funestes. Ils
décident de perdre sciemment les preuves d'immunité du prisonnier. Ils se
retrouvent donc devant le conseil et c'est Jackie, le transfuge des tambours,
qui fait les frais de la stratégie diabolique de Nicolas.
Pendant que les jaunes éliminent Jackie, les tambours voient avec anxiété les
éclairs zébrer le ciel du Costa Rica.
Contre l'avis de Jackie, justement, ils n'ont pas construit d'abri digne de ce
nom. Alors, ils sont maintenant au pied du mur. Ils cherchent tous les moyens
pour se protéger de l'orage qui menace. Bernard, comme souvent, traîne les
pieds. Décision.
Exécution.
Pour qu'on fasse notre lit. On ne va pas attendre sous l'arbre que la pluie
tombe.
Je te dis, ça ne va pas tarder.
Comme vous voulez.
C'était une planche qui était dans l'arbre.
Et Jacquie l'avait prise les premiers jours pour nous faire une table.
Ça fait un abri, ça fait un petit dôme.
Donc on va la remettre au cas où. Ça nous fera un point de chute pour être à
la bonne.
Moi je m'en fous. Si tu ne veux pas qu'on le fasse, on le fait. Moi je
préfère qu'on se mette un plastique sur la gueule.
S'il pleut, alors que tu vas t'enterrer là-bas, tu pourras quand même la flotte
et tu seras à plaisir de te casser la gueule, de te retrouver à l'hosto.
T'as vu comme c'est pendu ? Comme tu veux, il n'y a pas de souci. Il n'y a
pas de peine de lancer des idées en l'air si elles ne sont pas réalisables.
Si on ne peut pas les réaliser, si on n'a pas la force pour, moi je sens de la
montée là-haut, maintenant je ne peux pas y arriver tout seul.
Moi je dis que c'est une erreur.
Ok,
on ne le fait pas. Vas-y, fais comme tu le sens. On la ramène ?
C'est des scouts, c'est des gamins, c'est n'importe
quoi.
C'est le bras du vivant, ça m'énerve, ça m'énerve, je vais me casser parce que j
'en ai plein dessus.
C'est vraiment n'importe quoi. Pour faire quoi en plus ? Pour faire quoi ?
Le tout c'est de se foutre sous la flotte, de se foutre un plastique sur la
gueule et puis attendre.
C'est vraiment n'importe quoi.
C'est comme s'ils pensent s'occuper pour... Ils pensent à des choses utiles
en brassant du vent. C'est pas du boulot.
C'est un vrai râleur.
Donc excusez-moi, moi je crois pas que c'est rien de positif.
Et en fait je me suis vraiment trompée.
Vraiment trompée.
Et je regrette de m'être trompée comme ça.
Mais bon, dans tous les cas... Au moins, il vaut mieux qu'on ouvre les yeux
maintenant. Moi, j'aurais préféré envoyer Pierre chez les jaunes et garder
Jacquie, tu vois.
C'est vraiment dommage.
Faites ce que vous voulez.
Moi, je vais remonter à billets parce qu'avoir des idées comme ça, pour moi, c
'est hyper dangereux. C'est pas... Si tu vois la pente que ça a déjà monté, c'est
pas évident. Elle a monté qu'à un truc de 70 kilos.
Moi, j'ai plus trois jours à tenir.
C'est plus un problème pour moi.
Pourquoi à chaque fois tu dis ça ? Je suis dans mon lit, dans 5 jours je suis
en France, ça ira très bien. Ah bon, c'est ça ton prochain projet ? Oui, c
'est mon prochain projet.
Attends, mais qu'est-ce que... T'arrêtes de te la jouer, là ? Quel est ton
problème, Bernard ? Là, t'es en train de te la jouer ou quoi ? On a l'impression
que t'es Dieu le Père, là, ce soir.
Je comprends vraiment pas ton... Je comprends pas. Tu agresses les gens, tu
agresses pour les pantalons longs, les pantalons courts, les machins, les
trucs. Attends, chacun fait ce qu'il lui plaît.
On est... Donc je te comprends pas, là.
Il m'énerve, ça, il m'énerve.
Les rouges perdent des minutes précieuses à se disputer. La pluie
approche, l'orage gronde. Sur Ventanas, c'est déjà le déluge.
Nuit de cauchemars sur les bivouacs.
Il est déjà difficile de survivre sur Tambor et cette violente pluie tropicale
n'arrange vraiment pas le moral des survivants. On a passé une nuit vraiment
catastrophique.
Dans le sens où on n'a pas du tout dormi, on a été trempé, on a pris un
orage tropical hier soir. On avait très froid, on était très fatigué et on a
quasiment passé une nuit blanche.
On a je crois dormi 5-10 minutes chacun en alternant un petit peu.
Moi j'avais quand même pu sauver mon jean.
mais elle s'est collée contre moi donc elle a trempé mon gym parce qu'elle
était trempée donc du coup j'ai dormi trempée. Bernard il se collait à moi
aussi, je me suis endormie sur son épaule à un moment.
Ah c'était chaleur humaine.
Ah ouais là c'était du col col quoi, que je te colle parce que on se collait en
plus. Mais la nuit a été longue, quand on attend on a l'impression que la nuit
passe par.
C'était vraiment une symphonie dans le ciel et les étoiles elles ont dû
apparaître vers les 4h du matin.
Au moment où on a regardé nos étoiles coucher sur la plage, les macs ont
commencé à sentir une goutte, deux gouttes, trois gouttes, vingt gouttes.
Bouf, d'un seul coup.
Alors, à partir de là, branle-bas, combat.
On est tous venus autour du feu.
Il n'y a plus de bois.
En fait, là-dessous, ça passe quand même les gouttes, n'est-ce pas ? Il valait
mieux avoir la pluie en début de nuit et faire comme on a fait, que se retrouver
endormi sous le déluge, se réveiller en sursaut et devoir tout rapatrier là.
La pluie n'est pas le seul motif de contrariété sur Ventanas.
L'éviction de Jackie a également laissé des traces.
Adonis s'était attaché à cet aventurier, au caractère fort et à la personnalité
affirmée.
Le peu de temps qu'il a passé là, ça a mis un petit peu d'ambiance à tous les
niveaux. Donc voilà, moi j'ai rien à redire de ça.
Moi je me suis très bien entendu avec lui, comme ça, relationnellement
parlant.
Pourtant, on était deux personnes complètement différentes, mais pour ça,
c'était bien.
Quand Jackie était là, le hadouni s'est resplendissé.
Même le matin, il sortait du hamac pour aller à la pêche. Alors que normalement,
il ne sort pas du hamac.
Et puis là, il est retourné dans son mutisme.
Un mutisme, crise de colère parce qu'on ne mange pas.
Pas vis-à-vis de nous trois, mais vis-à-vis de tout ce qui entoure notre
histoire.
La tribu Ventanas est toujours coupée en deux.
Adonis, le cuistot de l'équipe, est dans le collimateur des deux femmes de la
tribu, Isabelle et Marianne, mais priorité à la survie. Pour se remettre
de cette nuit difficile, les Ventanas décident de sacrifier le coq.
Bon, deux écoles. Il y a la première possibilité, on lui attache les pattes,
genre tu choppes gentiment, on les a, on lui choppe les pattes. On prend la
bestiole, genre le coq c'est la gourde.
La ficelle, c'est la ficelle.
Donc on lui fracasse le crâne sur un tronc et on le saigne tout de suite.
Discret, rapide, efficace.
Première possibilité. Seconde possibilité, on lui dégage la nuque.
Tu choppes la carotide et clac. Parce que la machette...
Là, la bestiole, on va s'y prendre à quatre fois, à mon avis, au moins.
Ceux qui voient.
Tu veux le faire ? Non, moi, je ne veux pas le faire.
Si tu te sens bien, vas-y, éclate-toi.
Vous commencez à vous dégonfler.
Ah non, moi, je ne me dégonfle pas. Moi, j'ai déjà pété le cou de plusieurs
poules faisanes.
Moi, je te rappelle que j'ai une cicatrice de coque sur le coin de la
gueule. Ça ne va pas me poser trop de difficultés. Ah ben, vas-y, éclate-toi.
Si tu veux te faire plaisir... Ah non, moi, ça ne me fait pas plaisir.
Tu veux le saigner, non ? Bah, il y a...
Humainement, je pense que c'est ce qu'il y a de mieux. Il n'y a que ça qui est
vraiment efficace.
On va le saigner où ? Là ? Ah non, non, non. On fait ça loin du regard féminin.
Je vais essayer d'abord de lui péter le cou et après on le saigne.
Tu vas y arriver, lui péter le cou ? Je pense, oui.
Tu peux me le tenir ? Je le tiens. On va le remettre là-bas, on va lui remettre
le cou.
À dos.
On va là-bas.
Voilà, in the pocket.
Tu veux qu'on l'attache ? Tu le sens la carotide ou pas, là ?
Il est out.
Il me semble bien, hein ? Bon,
il faut le saigner vite, par contre.
Euh, un bio... Hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop, hop.
Je crois pas qu'il ait trop souffert.
Je vais me mettre un peu dans l'eau parce que ça m'a fait des émotions.
Tiens, il va me laisser le saigner, non ? Il est bien.
Je pense pas qu'il ait pris beaucoup de plaisir. Ça se voit, il a demandé à
aller se baquer un petit peu.
Mais c'est vrai qu'il fallait le faire. Il fallait que quelqu'un le fasse. Et
puis il s'est dit, je vais voir si je suis capable. Et puis il l'a fait.
Je voulais pas voir le coq se faire flinguer, c'est tout.
Parce que le sang partout et tout ça, c'est pas ma tasse de te laisser.
Les mecs ont le courage de le faire, tant mieux.
Moi, si j'étais tout seul, je les aurais pas mangés.
Alors un poulet qui plume un autre poulet. Les jaunes seraient-ils devenus
végétariens ? A voir le peu d'enthousiasme de la tribu devant ce
coq, il est effectivement permis de se le demander.
Pourtant, cette volaille, une fois cuite, sera la première viande qu'ils
mangeront depuis trois semaines.
Pour les rouges, les tambors, la situation est chaque jour un peu plus
critique. Les problèmes de peau sont un calvaire pour les survivants. Le soleil,
le sel et aujourd'hui une invasion de moustiques sont à l'origine de cette
situation. La piqûre était là et tout ça a gonflé.
Et je le sens bien, ça me fait vraiment mal.
Si demain ou après-midi, on s'en va passer. C'est dingue, j'ai des boutons à
ce point-là. Mais là, je ne reviens pas.
Mais attends, le front est déformé. On dirait Elephant Man.
C'est chiant qu'on n'ait pas de miroir.
Mais je dois avoir du bon sang parce qu'ils adorent mon sang. T'as le sang
sucré. J'ai le sang sucré.
Là,
tu découvres la vie.
Moi, je trouve à ce stade-là du jeu, tu commences à être vraiment... Belle. Ah
ouais, magnifique.
Le front, par contre, t'en as plein.
On dirait de l'acné, quoi.
C'est super.
Ce n'est pas de l'acné, ce sont les bestioles qui m'ont attaqué.
Et apparemment, nous comptons 100 piqûres au centimètre carré.
C'est vrai, j'ai peur.
Faut mieux pas que tu te vois en fait.
Ouais, finalement, il y a des moments où le miroir ne sert pas à grand chose, mis
à part à se faire mal.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10. Pourtant, ce n'est pas le moment de s'apitoyer sur
son sort. Il faut avancer, encore avancer. Un nouveau défi est annoncé. Du
courrier ! Un
geste
précis, un bras fort amélioreront votre confort.
C'est bon, c'est un tir à l'arc ou un lancer de javelot ou un machin.
Il y a la force, un bras fort, un geste précis, il faudra que ce soit... Oui, il
faut viser. Tu prendras tes lunettes, tant pis.
Aujourd'hui, les survivants s'affrontent pour un élément de confort essentiel, l
'hygiène. Enjeu, du savon, du shampoing, des brosses à dents, du dentifrice ou
encore de la crème apaisante.
Salut à tous.
Puisqu'aujourd'hui, je vous propose un jeu de lancer de javelot.
Vous découvrez ici cette cible avec un point blanc qui matérialise le milieu de
la cible.
Il faut bien entendu, vous vous en doutez, lancer votre javelot le plus
près possible du centre.
Vous allez être à chaque fois en duel.
Un rouge, un tambour face à un ventanas, un jaune.
Et difficulté supplémentaire.
A chaque nouveau duel, les deux concurrents s'éloigneront un peu plus de
la cible. C'est donc à la fois l'adresse et la puissance du jet qui feront la
différence.
Vous êtes prêtes ? 3, 2, 1, allez-y
! Maud réussit le premier lancé. Deuxième duel.
3, 2, 1, top ! Échec ensuite pour Marianne et Amel.
Nicolas, Bernard en place.
Go ! Adonis face à Béatrice.
On se rend compte qu'ils ne sont pas très habiles et seul Maud pour les
rouges et Adonis pour les jaunes parviennent à planter leur javelot dans
la cible.
A l'issue de la première manche, les deux équipes sont donc à égalité. Une
finale est nécessaire pour les départager. Vous, les Ventanas, vous
allez désigner votre champion, votre finaliste.
Même chose chez vous, les rouges. Vous désignez celui qui va vous représenter.
lors de cette finale.
Les deux finalistes, venez me rejoindre.
Adonis, voici ton javelot.
Maud, c'est le tien.
Adonis. Maud, sur un lancé de javelot, vous pouvez gagner beaucoup.
Mettez-vous en place.
Concentrez-vous.
3, 2, 1.
Adonis, ton javelot est le seul qui a transpercé la cible.
Maud, tu t'es bien battue. Vous vous êtes bien battue.
Dommage. Ce sera pour une prochaine fois. Bon retour à votre campement.
Adonis, tu es un petit peu le héros de ton équipe avec ce jeu de confort parce
que par deux fois, tu as réussi à toucher la cible.
Grâce à toi, ton équipe repart avec pas mal de récompenses et notamment du
shampoing, le dentifrice.
C'est mieux que le sable.
Pour se laver les dents.
Et le savon, si je ne m'abuse, vous n'en aviez quand même pas beaucoup. Là, vous
en avez d'un seul coup quatre.
Il va falloir faire peut-être un tirage au sort. Vous les prêtez.
Vous êtes cinq.
Il y a trois brosses à dents.
Pour terminer, deux serviettes.
Encore une fois, bravo. Vous êtes transcendé une nouvelle fois.
Bon retour à vous.
Les rouges ont par conséquent perdu. La victoire leur échappe de peu. Et avec
elle, les savonnettes, le shampoing ou le dentifrice.
Mais ils sont décidés à réagir. Et comme souvent, c'est Maud qui donne le signal
de la révolte contre le sort.
C'est pas grave, on les aura la prochaine fois à ton bord.
Je me fais honte, quoi. Je ne sais pas ce qu'on a glandé.
On n'a même pas été capable de se casser une noix de coco en deux pour se faire
un bol.
Non mais attends, c'est quoi ça ? Pour se ressaisir ? On y a pensé, on ne l'a
jamais fait.
C'est quoi ça ? Non mais merde, il faut qu'on bouge notre cul.
On ne reste pas comme ça. On serre les coudes tous et on y va à fond, à bloc.
J'ai remonté pour halluciner. Les gens, qu'est-ce qui lui arrive ? Ça y est, la
blonde se réveille.
Le volcan d'un seul coup.
La blonde un peu niaise.
Ça y est, elle est réveillée.
Maud a horreur de perdre et elle déteste le laisser aller.
Depuis le début de l'aventure, elle est aux avant-postes pour secouer ses
compagnons. Portrait d'une miss aventurière de choc.
Belle blonde aux yeux bleus, Maud est l'archétype même de la jeune femme
sophistiquée, soucieuse de son image et de son allure.
Mannequin, dauphine de Sonia Roland, Miss France 2000, Maud veut être plus
que cela aux yeux des autres.
C'est vrai que j'ai le côté Miss, le côté sophistiqué, mais j'ai aussi mon
côté voyage, mon côté aventurière.
Oubliez les défilés et les photos sur papier glacé.
Elle cherche à dépasser cette image pour être aimée pour ce qu'elle est et pas
pour ce qu'elle représente.
Quand on la voit, la grande duduche qui fait des élections de Miss et qui n'a
rien dans le citron. C'est une fille intelligente qui a plein de trucs à dire
et qui ne parle pas que de ça. Qui est épanouie dans tout ce qu'elle fait, qui
va au bout de ce qu'elle aime.
Grande par son cœur, grande par son caractère, grande par la taille.
Elle écoute beaucoup les autres, elle s'y intéresse. Ce n'est pas quelqu'un d
'égocentrique du tout. Et qui ne se prend vraiment pas au sérieux.
Il paraît que le cerveau des blondes est dans leurs fesses.
Et comme j'ai maigri, je suis de moins en moins intelligente.
Forte tête qui fuit la solitude, Maud est en fait une grande bavarde à l
'écoute des autres.
Sincère et sensible. Elle sait se fixer des objectifs et surtout s'y tenir.
C'est une fille ambitieuse et c'est ce qu'elle veut.
Ce n'est pas le genre de fille qui ira travailler en gagnant le Sénégalien, je
ne pense pas.
Courageuse et obstinée, Maud n'est absolument pas calculatrice. Elle croit
au destin et à la chance, toujours de bonne volonté et bricoleuse à ses
heures. Elle ne rechigne pas à se mettre au service des autres. Ce qui m'attire,
c'est surtout l'aventure humaine, le fait de se retrouver avec d'autres
personnes et d'être en équipe et de s'entraider pour essayer de survivre sur
une île.
Maud croit au bon sentiment et à la solidarité.
Volontaire et dynamique, elle vit cette épopée comme un cadeau inattendu. Sera-t
-elle oubliée son rêve pour s'adapter aux épreuves qui l'attendent ? Gentille
et un peu naïve, sera-t-elle jouée de son charme pour gagner ? Ce sera sans
doute indispensable.
Je dirais pas qu'on s'est lamenté sur notre sort, mais bon, on s'est laissé
aller quand même.
On a pas mal baissé les bras et là, il faut qu'on...
Maud a bien l'intention de pousser ses compagnons à réagir. Elle n'accepte pas
cette fatalité de l'échec qui hante la tribu Tambor depuis le départ.
Tous ou presque sont d'accord avec elle. Le problème, c'est Bernard.
Aider les Rouges ne fait vraiment pas partie de ses priorités.
C'est des gamineries. J'ai attrapé le pélican à la machette, l'iguane au
couteau.
Non, mais ça, c'est autre chose. C'est une mentalité.
C'est un peu puril. Il y a plein de choses qui...
C'est du vent pour rien. Ce n'est pas la peine.
Bernard, c'est vraiment... Il faut le traîner.
Il n'est jamais content.
Il est tout le temps fatigué.
Il mange... Il ne faut pas être dépressif avec lui.
Sincèrement, on se tirait une balle à la fin de la semaine.
Je ne sais pas comment les autres ont fait pour 15 jours. Je ne sais pas.
Moi, il me sort par les yeux, là, j'en peux plus.
Je suis seul contre quatre, donc de toute façon, il ne s'agit pas d'être
très fort pour comprendre qu'il n'y a pas grand-chose à faire. Là, Bernard, il
m'a tellement déçue en alaphe de temps, il nous a vraiment pris pour des tonnes,
je pense.
Ces petits scouts qui sont en vacances, moi, je n'ai pas du tout cette optique
-là de l'émission et du jeu et de ce qu'on peut apporter aux gens, donc au
public.
Tant pis, ils sont dans leur trip. Moi, je suis dans le mien. C'est deux choses
différentes. Maintenant, il joue le grand pleureur, etc.
C'est un personnage, Bernard.
C'est un personnage à femme.
Pas mon type, mais il aime sa valeur.
Ici, c'est quand même l'immaturité.
Et chez les jaunes, il y a eu quand même six fortes personnalités.
Des gens qui ont l'intelligence de mettre un peu de côté leur force et les
regrouper pour l'équipe. Et ça, c'était vraiment la force des jaunes, des forts
caractères qui ont su mettre de côté leur caractère pour se regrouper et
faire la victoire.
Alors qu'ici, chez les rouges, c'est un peu plus... ça part de tous les côtés.
Il n'y a pas vraiment de structure bien établie et c'est un petit peu...
Ça part un peu en live. C'est deux choses différentes.
Bernard ne sait plus très bien quelle est sa place dans l'aventure. Hier,
leader chez les jaunes. Aujourd'hui, au bord de l'exclusion chez les tambours.
Une chose est sûre, l'échange d'équipiers l'a mise en grand danger.
Et sur Ventanas, son ancienne tribu, on est beaucoup plus préoccupé par la
cuisson du coq que par la situation de Bernard.
Tu en as une de cuisse ? Ouais, j'ai une cuisse, ouais. Elle n'est pas dure ? Si,
pas dure. Elle est hyper dure. Tu l'as fait regriller là, au-dessus de ça.
Ouais, mais je ne sais pas si ça va faire.
Je peux dire, il y a des morceaux, oui.
Tu en as une, toi ? Non, les morceaux marrons. De toute façon, les coques, c
'est... C'est du coriace.
De toute façon, c'est du coq. Donc forcément, le blanc était bon, mais tout
ce qui est cuisse...
Tout ce qui était partie muscles, c'était dur. Mais le blanc et les ailes,
ils étaient comme de la dinde.
C'est normal, c'est du coq.
Ça aurait été du poulet, ça aurait été de la balle.
Les ventanasses peuvent se permettre de faire la fine bouche. Ils ne souffrent
pas de la faim et ont su s'aménager un certain confort.
Des ablutions prolongées viennent clore cette journée plutôt agréable.
Du savon. Quand on se souvient des polémiques à ce sujet entre les filles
et Adonis, on comprend mieux le plaisir que prennent Isabelle et Marianne à l
'utiliser sans compter, au point même de dévoiler un coquin tatouage.
Bah si je sors d'ici, tu sais quand on a l'essence, ils sont... Vous avez les
produits et tout ? Bon, je vais pouvoir mettre ma petite crème, ma petite crème
sur mon petit visage, ma petite crème sur mes petites fesses, ma petite crème
sur mon petit zizi, t'entends ? Ah le shampoing, je trouve que là, au niveau
des cheveux, on revit.
Des soins corporels après un repas de viande, deux événements rarissimes sur
Ventanas. Bonheur, hélas, de courte durée, car un nouvel orage se prépare.
Le repas des tambours, lui, est vite avalé. Normal, ils n'ont plus rien à
manger et la douche pour eux vient du ciel.
Nous sommes au 21e jour, exactement à la moitié de cette aventure passionnante.
Les ventanas sont devenus efficaces dans la survie, même si la pluie perturbe
leur nuit.
On avait l'impression que ça finirait jamais, jamais, jamais.
Ça a enfin réussi à s'arrêter après une bonne demi-heure.
Et on est resté éveillé, activé le feu pendant une heure encore au cas où ça
retomberait. Et enfin, après, on a été se coucher, mais alors la nuit, tout s
'était trempé, humide.
En plus, le vent s'est levé un petit peu, il a fait froid.
C'est pas cool, quoi. Deux heures de bon sommeil, c'est tout, quoi.
C'est redoutable, la pluie, ici, puisqu'elle est très intense.
Et avec le vent, les nuits sont quand même fraîches.
Et on n'est pas habitués, on est tellement habitués à la chaleur de la
journée que ça fait vraiment le contraste. Toute l'humidité remonte du
sol et ça a été dur, quoi. Ça a vraiment été dur. Ça fait la deuxième nuit, en
plus, donc... Ouais ! Nicolas, le premier
oeuf !
ils sont pas prêts de la tuer je te préviens demain elle refait sa balade
avec son fil à la patte et nous en a fait un oh là là là là viens là ma
cocotte viens là ma cocotte oh oui oui oui oh viens là ma cocotte viens là ma
cocotte tu vas nous en faire un autre demain oh oui mais elle a pas chanté
après ben non c'est bizarre hein comme quoi les coqs ça sert à rien ah non
c'est la vache quelle surprise ça c'est quand même une bonne surprise
Depuis maintenant trois semaines, rien ne se fait sur Ventanas sans l
'assentiment de Nicolas.
Calme et déterminé, Nicolas a visiblement pris l'ascendant sur le
groupe. Et l'alliance qu'il a nouée avec Isabelle et Marianne a déjà résisté à
plusieurs conseils.
Enfant choyé et charmeur n'ayant pas tout à fait quitté le giron familial,
Nicolas fait partie de cette nouvelle génération, ces hommes de la trentaine à
l'adolescence tardive qui aiment le confort facile du foyer parental.
Salut mon père.
Salut mon fils.
Ça va ? Ça va bien.
Toujours sur la défensive et s'affirmant à chaque instant dans la provocation, il
n'hésite pas, même en pleine partie de pêche paisible, à malmener ses proches.
Il n'y a jamais eu de poisson à 50 cm de l'hameçon de mon père.
Je le sentais bien. Nicolas est resté un grand enfant, oui, toujours.
Là, c'est un petit monde particulier.
Je crois qu'on a eu besoin de pousser Nicolas vers la sortie un petit peu pour
qu'il prenne son envol.
Dans la vie active, Nicolas travaille dans l'agroalimentaire. Il passe ses
journées à découper, à transformer des volailles. Après trois ans dans le
poulet, sa spécialité aujourd'hui, c'est la dinde. Mais sa véritable passion, il
la cultive, vous allez le voir, devant la glace. Je suis narcissique.
Moi, je m'aime beaucoup.
C'est mon truc. Je n'attends pas les compliments des autres. Je m'en fais
tout seul. Pour faire encore grandir cette haute estime qu'il a de lui-même,
il y a bien sûr les amis.
Tout ce qui est matière à flatter son égo l'intéresse.
Même les critiques, il s'en délègue. Je dirais qu'il est très bordélique et que
c'est très énervant. Dans un groupe, il aime bien attirer l'attention et être au
milieu de tous les intérêts. Pour lui, le dialogue est un combat presque
animal. J'aime beaucoup les provoquer aussi les gens. C'est pareil.
Vous testez un petit peu leurs limites comme ça. Les gens font comme le bélier.
Des fois, ils reviennent à la charge ou ils arrêtent. Moi, j'aime bien défier
les gens.
Et pour ça, il faut savoir leur mentir. Et le jeu, en fait, il est vraiment là.
Fin stratège, il ne recule devant rien pour tromper l'ennemi.
Caché sous ses airs de grand enfant, il est prêt à faire beaucoup de compromis
pour aller en finale.
Mais attention, la provocation a ses limites.
Du haut de son hamac, il ne quitte que pour quelques rares et mystérieuses
expéditions en forêt.
Nicolas dirige la tribu avec talent.
Le moment où donc Jackie arrive, débarque ici, on s'est dit tout de
suite, il faut réagir qu'à notre cause.
Visiblement, pour le premier coup d'œil, c'était un déconneur pêcheur. Je me suis
dit, ça ne va pas accrocher avec Effix, qui est un déconneur et qui pêche aussi.
Ils ne vont pas se sentir rapidement, à mon avis.
Dès la première journée, Jackie est venu me voir, on me dit, de toute façon,
Effix, je ne peux pas l'errer, je ne peux pas le sentir.
Je marche avec vous.
Donc les consignes, on a dit à Jacky simplement qu'on allait voter contre FX,
qui est un candidat dangereux et que les filles n'aimaient pas.
Donc moi, c'est ce que je lui ai dit.
Jacky a donc dit, OK, je marche avec vous, je voterai François-Exem.
Il s'est passé un jeu d'immunité, je ne sais plus, je crois que c'est l'immunité
au moment où Pierre est sorti du jeu.
Là, on a vu un Jacky qui a parlé à ses copains de loin, rouge.
Vraiment, j'ai vu dans les yeux de Jacky qu'il était triste.
Donc nous, les jaunes en avaient gagné, mais les rouges, lui, l'avaient perdu.
Et je tente de partir, Nanar, lui, m'a fait ceci.
Donc j'ai eu une idée.
On peut peut-être dégager Jackie et empêcher les rouges de dégager Bernard.
Pour dégager Jackie, il fallait perdre l'épreuve d'immunité.
Et pour empêcher les rouges de sortir Bernard, il fallait une nouvelle fois
perdre l'épreuve d'immunité.
Nicolas le prouve et l'admet, il manipule ses compagnons au point de les
persuader de perdre des épreuves. Un nouveau défi approche, va-t-il
reproduire la même tactique pour se débarrasser d'un équipier gênant ? Avec
lui, tout est possible.
Les adversaires, par votre adresse, éliminerez.
Pour vous emparer de cette si chère immunité. C'est donc un
jeu d'adresse.
Bonjour à tous.
Avant même de débuter ce jeu, je vais récupérer ce totem, symbole de votre
immunité passée, les tambours.
Ce totem reviendra à l'équipe qui l'emportera.
Vous avez devant vous cette planche de bois qui mesure un peu plus de 3 mètres,
qui est articulée sur tous les axes.
Il va falloir faire passer cette noix de coco d'un bout à l'autre de cette
planche.
Vous constatez que sur la planche, vous avez des obstacles.
Si la noix de coco arrive au bout de la planche, la mission est réussie. Le
concurrent peut alors éliminer un membre de la tribu adverse.
Si en revanche, la noix de coco tombe en chemin, c'est lui qui est disqualifié. L
'équipe qui gagne est celle qui décime totalement l'adversaire. Un tirage au
sort est nécessaire pour déterminer l'équipe qui joue la première.
La graine marron est dans la main de François-Xavier. Les 20 anas, vous allez
pouvoir débuter.
Adonis.
Si Adonis réussit son défi, il peut mettre hors jeu un membre des tambours.
Adonis, tu es le premier à réussir. Tu as donc le droit d'éliminer un tambour.
Maud.
Béatrice.
C'est à toi Béatrice et à l'équipe des Tambors de choisir qui vous décidez d
'éliminer chez les Ventanas.
Béatrice, votre choix ? Adonis.
Adonis, je vais te demander de te placer derrière le drapeau.
Marianne, tu es la deuxième pour les jaunes.
La note coco est tombée, tu es donc éliminé Marianne. Bernard, c'est à toi.
La note coco est tombée avant l'arrivée.
Bernard, tu es éliminé.
Deux éliminés de part et d'autre.
Isabelle.
Isabelle, c'est un échec. Par conséquent, tu es éliminée.
Jimmy.
Jimmy, tu as donc le droit d'éliminer un Ventanas.
Nicolas.
François-Xavier, désormais tu es tout seul pour défendre les chances des
Ventanas et de tenter de résister.
C'est à toi maintenant, François-Xavier, d'éliminer...
L'un des trois rescapés de la tribu Tambor.
Amel. Amel.
Béatrice, il ne reste qu'un Ventanas.
A toi de jouer.
Il ne reste plus qu'un seul Ventanas en jeu, François-Xavier.
Donc, si Béatrice fait rouler sa noix de coco jusqu'au bout, les Tambors
remportent cette épreuve d'immunité.
Théatrice et Ventanas, la conséquence de votre défaite, c'est que je vais vous
convoquer tous au Conseil et qu'à l'issue du vote, l'un ou l'une d'entre
vous quittera l'aventure.
Pour l'instant, je vous souhaite un bon retour dans votre campement.
Les Rouges, encore une fois, félicitations.
Le totem, vous l'avez rendu il y a quelques minutes.
Cette fois-ci, je vais vous le redonner. Prenez-en soin. Bon retour, à bientôt.
Les Ventanas vivent mal cette défaite inattendue. Ils se voyaient favoris
devant des tambours amoindris. Mais pour Nicolas, pas de problème. Il sait tirer
parti de cet échec et même mieux.
Il le revendique. On va dire que ça nous arrange de l'avoir perdue.
Parce que de toute façon, c'était un jeu d'adresse. Puisque les tambours sont pas
mal, visiblement, sur l'adresse.
On n'a pas eu à forcer beaucoup pour la perdre, on va dire.
Je crois même que les filles ont pas fait exprès de perdre tout de suite.
La tactique de Nicolas est maintenant claire. Il veut éliminer un Ventanas,
mais lequel personne n'est complètement serein, même ceux qui appartiennent à
son alliance.
Ce soir, il y a le conseil, donc on va se préparer psychologiquement. Je ne
suis pas sûr ce soir, je ne sais pas.
Là, j'avoue que je suis dans une position où je ne sais pas trop encore
si je vais rester ou partir. Là, j'avoue que je vais faire attention de ne rien
oublier ce soir.
Et il faut que j'ai plus qu'à attendre et puis voir, puisque Nicolas, c'est
toujours mon grand pote.
Les filles, je m'entends comme je m'entends avec.
Je suis un peu trop con moi là-dessus. Je crois encore que c'est un peu la vie
de tous les jours ici. En fait, pas du tout.
Tout le monde veut gagner, tout le monde veut le pognon. Il n'y a que ça. C'est
vraiment pour ça.
Et je n'arrive pas à me mettre là-dedans. Je n'arrive pas à faire l
'anguille pour essayer de... Je ne peux pas moi faire ça. Donc la seule solution
que j'ai, c'est de fermer ma gueule.
Au lieu de l'ouvrir comme d'habitude, je la ferme depuis le départ.
Ce soir, ça va être dur parce que là, moi, je pense encore que je vais prendre
au moins une ou deux fois contre moi.
Je ne sais pas, je ne dois pas leur revenir du tout à IFX et à Denise, je
pense.
Après, j'espère que je n'aurai que deux voix et que ce ne sera pas moi qui
sortirai. Moi, je sais que j'ai une attitude sportivement parlant qui est de
ne pas aimer perdre.
Et je sais qu'hier, quand on a perdu l'épreuve, j'avais la rage parce que c
'était une épreuve d'immunité que je pensais pouvoir gagner.
Et je crois que Marianne a dû croire que je lui en voulais parce qu'elle n'a pas
réussi.
Alors qu'elle n'a pas réussi, c'est comme ça.
Moi, hier, j'avais la rage, mais vraiment la rage.
Et je crois qu'à un moment donné, parce que je n'avais plus envie de parler
quand je suis rentré, parce que j'étais dans mon état.
Et à un moment donné, je crois qu'elle pensait que j'en voulais, mais c'est pas
du tout.
Faut pas s'amuser à dire, oui, c'est ta faute, t'as dit que t'étais tard.
Soit on joue en individuel, soit on joue en équipe. On joue en équipe, quand on
perd en équipe, on perd en équipe. Quand on gagne en équipe, on gagne en équipe.
Voilà.
Si je pars ce soir, je serais déçue de partir ce soir et ravie de retrouver mon
petit Juju. Donc l'un dans l'autre.
Des gens comme François-Xavier, des gens comme Bernard même ont toujours dit,
nous ce qui nous intéresse c'est de bien figurer dans le jeu, la réunification ça
serait bien et ça nous suffirait.
Au moins les deux filles ont eu le mérite clair comme moi, m'ont dit très
vite, nous, moi Isabelle et moi Marianne, on est venus là pour aller le
plus loin possible, pour aller au bout.
Moi j'étais un peu plus prétentieux, j'ai dit je joue le titre, on ne le
gagnera pas tous.
Le moment de partir est venu. Tous sont inquiets. Nicolas, trop tacticien, a
peut-être joué avec le feu en faisant perdre sa tribu. Mais il peut s'allier à
François-Xavier et à Denise pour éliminer une des filles qui sont,
rappelons-le, minoritaires au sein de la tribu. A Denise, lui, peut faire les
frais de son caractère entier, mais sa force physique est indispensable à la
tribu. Le vote est par conséquent indécis.
Plusieurs fois déjà, les Ventanas ont changé d'avis à la dernière minute.
Pour les deux tribus, le climat devient incertain. La pluie tombe drue sur les
campements. Peu prévoyante, aucune des deux équipes n'a construit de toit
étanche. Les survivants passent deux nuits blanches consécutives et l
'aventure ne connaît pourtant pas de répit. Les épreuves s'enchaînent. Les
rouges perdent de peu le confort, mais cela les pousse à réagir.
Pendant ce temps, les jaunes font de la gastronomie. Ils rôtissent le coq qui
les empêchait de dormir.
Repus. Mais absolument pas serein pour autant, il se présente à l'épreuve d
'immunité avec une tactique machiavélique.
Nicolas veut perdre pour protéger Bernard.
Du moins, c'est ce qu'il affirme. Certains apparemment veulent gagner.
Résultat, l'équipe jaune perd cette épreuve d'adresse. Ce soir, ce sont donc
eux qui cheminent dans la jungle en direction du conseil.
Les Ventanas vont vivre leur deuxième conseil d'affilée.
Après avoir connu une période de grande domination, ce soir, ils doutent. La
tendance s'est inversée. L'aventure évolue très vite.
À force d'avoir voulu jouer trop tactiquement, ils se sont brûlés les
ailes. Ils ne sont plus désormais maîtres de leur destin. La pression est
sur leurs épaules. Il va leur falloir réagir très vite.
Au début de l'aventure, les Ventanas étaient 8.
Ce soir, à l'issue de ce conseil, ils ne seront plus que 4.
Déposez vos flambeaux.
Bonsoir Isabelle.
Mais Ventanas, moi j'ai d'abord une confidence à vous faire, c'est que je ne
m'attendais pas à vous retrouver au conseil ce soir.
Vous avez perdu dans des conditions un petit peu discutables la précédente
épreuve d'immunité, mais dans la dernière épreuve, celle des noix de
coco, vous vous êtes battu jusqu'au bout et vous avez perdu à la régulière face
rouge.
Toi François-Xavier, depuis le début de cette aventure...
on sent que ton comportement a nettement évolué. Tu étais au départ un petit peu
faufelé, tu parlais beaucoup, tu étais très extraverti, puis petit à petit, tu
es rentré dans l'aventure, tu es plus concentré, tu sembles également motivé
lors des épreuves.
Qu'est-ce que cette aventure a changé pour toi, dans ton comportement, dans ta
façon d'agir ? En fait, je me suis plutôt mis en condition, je me suis
rendu compte qu'il fallait que j'adopte une autre attitude en fonction du nouvel
environnement que je connaissais.
Pas, justement, puisque je n'avais jamais fait de camping, ni fait d'armée,
ni connu toutes les techniques et autres. Donc j'ai appris avec les
autres, j'ai appris grâce aux autres.
Et je me suis rendu compte qu'il ne fallait absolument pas que j'adopte la
même attitude qu'à Paris, que j'avais, et qu'il fallait que je me renferme un
petit peu plus et que je me concentre sur l'aventure en elle-même.
Sinon, j'aurais été beaucoup trop vulnérable.
Isabelle ?
On en est à un petit peu plus de trois semaines d'aventure.
Et je sais que tu as une famille, notamment deux petits garçons.
Quand on est une maman, qu'on vit une aventure comme celle-ci, que ça commence
à être un petit peu long, comment tu vis cette séparation avec ta famille ?
Surtout aujourd'hui, parce que c'est l'anniversaire du petit dernier. Il a
cinq ans aujourd'hui.
Donc tu y penses plus particulièrement aujourd'hui ? Oui.
Et c'est dur ? Ça va.
Il y en a une autre qui a un petit garçon.
Marianne, comment ça se passe pour toi ? Bien.
Il me manque, c'est certain.
Trois semaines sans sa maman, ça doit être long.
On est habitués tous les deux, hélas.
Mais là, pour le moment, pour une fois, on s'est séparés dans la bonne humeur.
Alors, vous allez tous voter à bulletin secret.
Et à l'issue de ce vote, l'un ou l'une d'entre vous va devoir quitter cette
aventure.
Et le premier à aller voter...
C'est toi François-Xavier.
Nicolas, c'est ton tour.
Marianne ?
Adonis
?
Je vote Isabelle. Je n'ai rien contre elle, mais je la trouve beaucoup trop
passive dans les épreuves et beaucoup trop passive dans la vie du camp.
Isabelle, c'est à toi que revient la responsabilité de Chlor ce vote.
Vous avez tous voté.
Vous êtes encore cinq.
D'ici quelques instants, après le dépouillement de vos bulletins, vous ne
serez plus que quatre.
Adonis.
Isabelle.
Adonis.
Nous en sommes à deux votes contre Adonis, un contre Isabelle.
Il reste deux bulletins dans l'urne.
Adonis.
Adonis.
Adonis. Prends ton sac, va chercher ton flambeau et rejoins-moi.
Adonis, la tribu a voté. Ta tribu a voté.
Tu dois maintenant quitter l'aventure.
La sentence est irrémédiable.
Avant de les quitter, définitivement, est-ce que tu as envie de leur passer un
message ?
Bonne chance à tous et puis voilà.
C'est la loi de l'aventure, un survivant doit partir.
C'est Adonis, il est éliminé par Nicolas qui a su orienter le vote unanime de la
tribu. Nicolas se débarrasse ainsi d'un rival dangereux et assoit un peu plus
son autorité sur le groupe.
Même François-Xavier, pourtant grand copain d'Adonis, se soumet à la volonté
de Nicolas.
Ça me brise le cœur mais il avait fait un pacte avec un rouge et...
Je ne peux plus lui accorder ma confiance.
Parce que Jackie a réussi à rallier la cause des tambours, qu'en cas de
réunification, il votera donc rouge et que moi, je suis jaune.
Je vote pour Adonis à cause de ses humeurs.
Parce qu'il est trop caractériel et égocentrique.
Maintenant, je ne donne pas cher de leur peau. Parce qu'au niveau des épreuves,
ça fait...
déjà deux épreuves d'immunité qui sont complètement à côté de leur pompe. La
dernière épreuve de la noix de coco, Nicolas n'a fait aucun effort pour
essayer de faire passer le truc, alors que ce n'était pas trop compliqué, c
'était juste une question d'équilibre.
Et je l'ai vu faire, je lui ai dit, je pense qu'il ne faut pas être trop
altruiste dans la vie, ça ne paye jamais.
Et je ne suis pas vicieux, donc les calculs en douce, je ne sais pas faire
ça. On avait fait un pacte dès le départ.
Je me suis tenu à ça.
Ceux qui ont retourné leur veste, je pense que ce soir, ils vont mal dormir.
Moi, je veux bien dormir.
Première grande trahison dans l'aventure. Et ce n'est sans doute pas
la dernière.
Adonis Party ne sont plus que 9 ce soir au bord du Pacifique.
4 ventanas et 5 tambours. Ou encore 5 femmes face à seulement 4 hommes. Et
cette majorité de femmes pourrait bientôt s'exprimer car la réunification
des tribus est proche. La semaine prochaine...
Les trois nouvelles journées de survie bouleverseront la vie sur les bivouacs.
Les grandes manœuvres commencent. La séduction joue à plein avec son cortège
de jalousie et de tension.
Les naufragés vont faire face à une nouvelle situation. Plus que jamais, ils
doivent apprendre à vivre ensemble, à se supporter.
Toujours et encore, ils devront se battre les uns contre les autres.
Le compte à rebours final est entamé. D'ici quelques semaines, il ne restera
qu'un seul survivant.
Et dès la semaine prochaine, l'un de ces neuf rescapés s'en ira. Lequel ? Eh
bien, vous le saurez en regardant le prochain épisode de Koh-Lanta.
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