All language subtitles for Koh-Lanta - S02E06

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Original subtitles

Râle bol, merde, j'ai le vent toutes les nuits qui gargouille dans tous les sens,

j'ai vraiment faim. Je crois que c'est un peu beaucoup pour moi.

Je me demande même pourquoi je m'énerve.

Là j'ai l'impression qu'on va se battre pour le flinguer celui-là. Hé fille ! Ah

mal ! Ouais mais qu'est-ce qui va se passer demain ? Il y en a un qui va se

pendre à un arbre.

Nous sommes à 10 000 km de la France, sur la côte pacifique du Costa Rica, en

Amérique centrale. Ces hommes et ces femmes n'ont qu'un seul objectif,

survivre dans cette nature hostile.

Celui ou celle qui restera le dernier, celui qui survivra aux autres, empochera

les 100 000 euros promis aux vainqueurs.

Pour l'instant, ils sont encore 11, 6 chez les Ventanas, 5 chez les Tambors,

les Rouges. où l'on retrouve donc Jimmy, 22 ans, Maud, 25 ans, Amel, 28 ans,

Béatrice, 35 ans et enfin Bernard, 47 ans. Les Ventanas sont encore 6

depuis que les plus jeunes, Caroline et Céline, sont partis.

Reste donc pour survivre Isabelle, 36 ans, Adonis, 33 ans, François-Xavier, 25

ans, Nicolas, 29 ans, Marianne, 34 ans et enfin Jackie, 29 ans.

Dans une heure, après trois nouvelles journées de survie, vous saurez qui de

ces onze survivants sera contraint de quitter l'aventure. Petit à petit, il n

'en restera plus qu'un.

Voici maintenant 16 jours que l'épopée a commencé.

La malchance a rudement éprouvé les Rouges. D'abord, l'accident de Xavier

qui le contraint à quitter ses compagnons. Puis la blessure de

Béatrice. Et enfin, le départ de Jackie chez les Jaunes.

à la suite de l'échange d'équipiers. Il dit tu veux les rejoindre maintenant

parce qu'aujourd'hui t'es jaune. Jackie, malgré ses brûlures, était un élément

indispensable pour les Rouges. Sa force physique et sa bonne humeur permettaient

au tambour d'espérer vaincre dans les dures épreuves de l'aventure.

Le voici parti chez les Jaunes où l'ambiance est tout autre.

Certes, on mange à sa faim sur Ventanas.

Mais les alliances qui se font et se défont nuisent à la cohésion du groupe.

Là, t'as envie de péter ton plomb, pète ton plomb, t'as raison. Les rivalités

sont fortes, les antagonismes persistants. Et l'alliance des quatre,

Marianne, Isabelle, Nicolas et Bernard, est menacée. Tout simplement parce que

Bernard est parti chez les Rouges. Donc il va falloir faire accepter en très

très peu de temps. Bernard, fin tacticien, parvient à retourner les

tambours en sa faveur. Il gagne la sympathie des femmes de la tribu à la

force de sa pince à épiler.

Son objectif est atteint. Pierre, l'autre vétéran, est évincé.

Depuis maintenant 17 jours, les rouges souffrent. Ils n'ont pas su se rationner

et sont incapables de trouver un complément de vivre dans la nature.

Par conséquent, les réveils sont de plus en plus difficiles.

Bernard avait ramené quelques mangues qu'il avait prises sur le chemin

apparemment. On attend qu'elles mûrissent.

Mais sinon, on n'a plus rien.

Mais ça, c'est l'alu, ça. Mais tu tenais dedans sans déconner ? Bien sûr, je l'ai

dedans. Je l'ai acheté avant de partir.

Avant de partir, je l'ai acheté. Tu vas pouvoir t'en faire une couverture

bientôt. On ne s'est pas rationnés dès le départ. On a fait les cigales.

On a fait les cigales et on a chanté tout l'été. Et puis maintenant, on se

retrouve dépourvus.

Amel est la plus affectée par la mauvaise qualité de ses repas à base de

riz mal cuit.

Elle ne supporte plus l'infâme tambouille des tambours.

On ne met pas assez d'eau, le riz crame. On met trop d'eau, c'est de la bouillie.

Ça m'agace.

C'est de la merde.

Là, ce n'est plus du riz, c'est de la pâté.

Il faut manger, Amel.

Pour tenir, le riz, c'est important.

Je suis dégoûtée. Tu vas tomber.

Ça fait 2-3 jours que tu ne bouffes rien.

Amel, goûte, ça change tout.

On dirait de la purée.

Je suis dégoûtée de la bouffe. Je n'ai plus de goût. Je suis obligée parce que

sinon, je vais tomber.

Je n'arrive même plus à me forcer.

Je ne sais pas quoi faire parce que si je n'en bouffe pas, je ne vais pas

tenir.

J'essaie de me forcer.

Voilà, ça, c'est ma dose de ce midi.

Et j'essaie de bouffer ça.

Tu prends un seul coup, Amel.

Regarde les petites miettes que tu mets dans ta bouche.

Je n'y crois pas.

La situation n'est donc pas brillante chez les rouges. Ils ont faim.

Les jaunes, eux, ne connaissent pas ce problème.

La nourriture ne manque pas sur Ventanas.

C'est à qui ramènera le plus gros poisson ? On avait déjà ramené ce qu'il

fallait tout à l'heure, mais apparemment, FX, il est reparti quand

même.

On a du poisson ! Viens ! Viens ! On aura bouffé pour

ce midi ? Depuis deux jours, on a même droit à qui rapportera le plus gros

poisson, voire le plus beau poisson entre FX et Jackie.

Donc ils passent leur journée dans la mer.

T'es vraiment des gamins, à côté des miens.

T'es vraiment un pigeon.

Tu pourrais pas faire un gros au lieu de deux petits ? Ça ne me viendrait pas l

'idée de quelqu'un qui va pêcher, qui ramène du poisson, de dire, ah bah, dis

-donc, t'en as pris plus que moi.

Tout le monde va le manger, le poisson. C'est fait pour qu'on se nourrisse tous.

On est en groupe, on est en communauté.

Ce matin, c'est Jackie qui a fait une réflexion au retour de la pêche de FX.

Et en fait, FX, il a ressenti ça comme un défi ou comme le fait que ses

poissons étaient très bien. Il n'avait pas à critiquer l'autre.

Imagine, demain, je fais cinq poissons comme ça.

La nourriture ne fait pas tout et on s'en rend compte. L'ambiance chez les

Ventanas n'est pas au beau fixe.

À table ! Du côté des tambours, la situation a empiré.

Depuis le départ de Jackie, leur brève tentative de pêche se transforme en

échec cuisant.

Le pic, je crois qu'il ne marche pas.

J'essaie de les planter, tu vois, mais... Aujourd'hui, il y a Maud et

Jimmy et Bernard qui ont essayé de pêcher ce matin. Bon, apparemment, le

poisson n'est pas là.

On en a vu quelques-uns. On en a vu quelques-uns, mais ce n'est pas comme la

dernière fois.

La dernière fois, on n'avait même pas besoin de marcher pour les attraper.

Mais là, je pense qu'ils vont revenir parce que les pélicans commencent à

revenir. La mer est beaucoup plus calme.

Eh bien, on va voir si j'ai plus de chance.

Le poisson ne va pas nous attendre, de toute façon. Ce n'est pas avec du

matériel de...

De colonie de vacances, on va attraper des poissons dans une mer avec des

vagues, dans des rochers.

Le poisson, il n'attend pas, il n'est pas con comme nous.

Bon, notre groupe, dès le départ, nous, les filles, on était plutôt en réserve,

attentistes, en fait, vis-à-vis des hommes, parce qu'on se disait, bon, les

hommes vont nous ramener du poisson, nous, on va s'affairer, machin.

C'est vrai que les hommes, la force... Bon, nous, on aurait pu tisser des trucs

en liane, par exemple, mais qu'on nous amène la force, et puis après, nous, on

est minutieuses, machin, on va confectionner des trucs, des paniers, ce

qu'ils veulent, quoi.

Mais en fait, on s'est retrouvées en face d'hommes qui n'apportaient rien.

Et nous, on s'est retrouvées un peu attentistes, comme ça, et puis... Du

coup, on s'est un peu reposé.

C'est vrai qu'on s'est bien réveillé quand même. Et en fait, on s'est

réveillé après.

Je suis sûre qu'il y a des trucs ici. Tu as vu, il y a quand même vachement de

verdure. Il faudrait qu'on y aille.

Depuis le début de l'aventure, les hommes ont déçu les femmes de la tribu

Tambor. Ils n'ont pas su trouver à manger.

Maud et Amel décident donc de se lancer dans la jungle à la recherche de denrées

comestibles. Il n'y a rien ici.

C'est nature morte.

Il y a bien un moment où ça se dégage quand même.

Au niveau végétation, il n'y a rien, à part des palmiers pleins d'épines et des

feuilles mortes.

Qu'est-ce qu'il y a ? Putain, j'ai cru que c'était un serpent ! Mais

moi, je n'ai pas peur de serpents. J'attends, je te jure, la liane, elle a

commencé à... Je te sauverai, Amelta.

On fait quoi, là ? On n'a pas trop de solutions.

On peut crapahuter longtemps, mais je n'y crois pas trop, là.

Mais Amel est tenace.

Elle veut manger coûte que coûte. Et elle ne peut rester sur cet échec. Au

soleil couchant, elle convainc finalement Jimmy de tenter une nouvelle

expédition dans la jungle.

Amel et Jimmy sont bien imprudents. La nuit tombe très vite dans cette région.

L'inquiétude gagne le campement.

Amen ! Amen

! C'est ridicule, ils ne sont quand

même pas allés à 300 bornes.

S'il y a des fruits, c'est à côté du campement.

Qu'est-ce qu'ils foutent ? Ils sont où ? C'est n'importe quoi.

D'accord, ils ont dû faire demi-tour. Ils n'ont pas continué à avancer lorsqu

'il faisait nuit.

T'imagines, on gueule comme des ours, ils ne nous attendent pas.

Ils sont où ? Ils sont super loin.

Là, tu ne peux pas faire dans la jungle. Tu ne peux pas faire un mètre sans te

casser la gueule.

De toute façon, on ne peut pas rester là.

On ne peut pas rester là à attendre.

Qu'est-ce que tu veux faire ? Non, ce n'est pas la peine de s'aventurer non

plus. Non, mais moi, ce n'est pas la peine de partir là. Ça ne sert à rien.

Il faut être raisonnable.

Là, il faut encore faire des conneries. On ne va pas partir non plus, nous, tous

les trois, à la recherche.

On n'a pas de lampe, on n'a rien. Il y aura une lampe pour une personne, c'est

tout. Donc, on va s'épuiser.

On ne va pas les laisser dans la nuit non plus.

Soit ils sont grands et ils rentrent.

Comment ? Ils n'ont pas de lumière.

Hop, elle est enceinte. Parce que là, ça commence à gonfler, cette histoire.

Putain.

Je vais avoir du mal à rester zen quand je vais les revoir.

Et bien nous, on ne voyait ni Amel ni Jimmy revenir.

Donc on s'est super inquiétés.

Et donc on a pris une toquille d'urgence.

pour appeler des secours pour que quelqu'un vienne les chercher en pleine

nuit. Allô Pierre-Emmanuel pour Bernard des Tambors.

Oui, je te reçois.

On a un problème, on a perdu Amel et... Jimmy. Jimmy en forêt, ils sont partis

il y a quelques minutes et là il fait nuit depuis un quart d'heure de milieu

et ils ne sont toujours pas revenus. Ça fait une heure qu'ils sont partis.

Ok, bien reçu, on attend.

Aussitôt prévenus, nous déployons des équipes dans la jungle pour retrouver

Amel et Jimmy, car le terrain est très escarpé et il est dangereux de s'y

aventurer la nuit.

Après plusieurs heures de recherche, une équipe les localise enfin.

Épuisés, ils se sont endormis au pied d'un arbre. Nous rassurons aussitôt

Bernard, Béatrice et Maud, mais ils ont eu très peur.

Amel et Jimmy aussi.

Cette angoisse, ajoutée à l'isolement, pousse sans doute Amel à faire le point

sur sa situation dans ce jeu. Pierre, Béatrice, tout ça me disaient finalement

t'es un exemple d'intégration. Mais je ne suis pas la seule.

Le problème c'est qu'on ne les montre pas les autres.

Et je me suis dit que j'allais peut-être être l'échantillon qu'on montrera, et ça

prouvera aux jeunes beurres, justement, qu'on finit pas forcément en racaille ou

en BEP sanitaire et social ou mécanicien pour les autres. On peut aussi aller

plus loin dans les études.

Et voilà. Et donc, pourtant, mes parents sont partis de très bas aussi, etc.

Et moi, pour dire aussi que je ne suis pas une caricature, que les beurrets, ce

n'est pas que les nanas qui parlent en verlan, etc.

Je voulais montrer que ça pouvait exister.

Non, mais attends, avec nous, c'est tout le temps comme ça. Tout le temps comme

ça. Donc, ça t'épuise.

C'est la pire mort sur le dos. Voilà ce qu'on vit depuis le début.

Franchement, Xavier qui tombe, on se casse une jambe.

Ils se pendent dans la forêt, mais qu'est-ce qui va se passer demain ? Il y

en a un qui va se pendre à un arbre.

Non mais les tambours, il faut arrêter le massacre.

Dès le lever du soleil, Amel et Jimmy prennent le chemin du retour.

Au campement, les autres n'apprécient guère leur imprudence.

On s'est

posé parce qu'on ne voyait plus rien.

Et même rebrousser le chemin, c'était impossible.

C'est de la banane, ça.

Quelle histoire !

Alors du coup, on avait de la place pour dormir.

J'en ai arrivé, moi, à plus rien manger, donc je n'en pouvais plus.

Et le fait d'avoir un peu de sucré, un peu de machin qui assaisonne notre riz,

ça sera pas mal. Donc on va se reforger. Ces quelques fruits sont les bienvenus.

Les tambours se réjouissent tous, sauf Bernard.

Sa mauvaise humeur devient chronique.

Moi, je ne suis pas fou.

Il y a un côté en lui qui vraiment m'agace, c'est son côté pessimiste. Il

est tout le temps négatif, tout le temps, c'est lourd quoi.

C'est mieux que rien. On ramène un citron, il n'y en a qu'un.

Lui, il n'a pas bougé son cul.

On est tous dans la même galère.

Effectivement, on n'a pas le confort des jaunes parce qu'on ne les a pas gagnés.

Je suis contre la fatalité. On n'est pas des losers jusqu'au bout du jeu.

Décidément, Bernard ne s'adapte pas à sa nouvelle équipe. L'ambiance bon enfant

qui règne chez les Rouges Lagas.

Et le pacte stratégique conclu avec Nicolas, Marianne et Isabelle lui

manque.

Pourtant, avant Tannas, il semble que Bernard soit bel et bien oublié.

Jackie a pris sa place.

Il est comme un poisson dans l'eau dans sa nouvelle tribu.

On a fait une belle petite pêche.

On a vu des belles murennes.

Il y avait des coquilles à côté. J'ai dit ça, je vais aller chercher au

-dessus.

Tiens, c'est lourd la vache.

Il s'intègre très bien dans le groupe, il met de la bonne volonté pour essayer

d'aider, il est consciencieux, il est minutieux, il n'est pas bordélique, il s

'intègre très bien.

Bon bouge ! Il bouge un peu les garçons de leur hamac.

Oh non, je t'ai dit, je me suis rincé, je ne vais pas me ressaler la gueule.

Sauf qu'Adonis a tendance à dire à Jackie de ne pas trop bouger, de rester

tranquille dans son hamac. Ah parce que tu veux encore aller pêcher ?

Mais non, on promène. Si jamais il y a quelque chose, on négocie. Si on croise

un requin. Surtout qu'Adonis, ce matin, finalement, il s'est décidé à bouger

parce que d'habitude, il ne quitte pas les hamacs. Tu peux attendre un quart d

'heure quand même. Et il a voulu le suivre à la pêche. On s'est dit... D

'ailleurs, il doit être dans les hamacs, là. Il est crevé.

Il va nous les user, les garçons. Déjà que ce n'était pas terrible.

Qu'est-ce que tu vas encore aller faire ? Tu n'es pas assez fatigué comme ça ?

Non, j'aime bien aller dans l'eau.

Oh, j'aimerais bien dormir un petit peu, moi.

Et je m'ennuie. Donc je vais à la pêche, je fais ceci, je fais cela, mais eux,

ils sont plutôt babacoulins.

Il y a tout ce qu'il faut, donc... Ils veulent rien faire, donc... T

'aimes ça, quand je te

passe de la crème dans le dos, Jackie ? Ouais.

Moi, je m'entends super bien avec Jackie, parce qu'il aime bien se marrer,

j'aime bien me marrer aussi.

Il aime bien de temps en temps être très... Moi aussi, voilà.

Ado ? Quoi ?

Adonis est gourmand, il ne s'en cache pas. Avant Anas, la cuisine, c'est son

domaine. Portrait.

120 kilos à la ville, Adonis s'en impose par sa masse musculaire et son aisance

naturelle. Son métier, chef de village de vacances.

Sa stature rassure.

et son autorité naturelle fait merveille.

Il a un tempérament très fort.

On ne le fait pas plier comme ça. Le côté délire, c'est qu'il arrive de temps

en temps à péter un câble comme ça et là, on ne le reconnaît plus. C'est l

'autre Adonis.

Cuisine, fringues, j'improvise. J'essaye de faire des trucs qui ont du goût et de

l'allure.

Dans les périodes de repos, c'est l'improvisation permanente. Adonis

invente, Adonis crée et son imagination n'a pas de limite.

Confort et bien-être du foyer, lui, sont indispensables, tout comme la discrétion

de Frédéric, sa compagne. Quand il écrit ou quand il compose ses chansons, je ne

suis pas là parce qu'il m'ignore complètement. Donc je ne préfère pas

être là ou ne pas le déranger. Comme ça, il n'y a pas de problème.

La télé, une autre activité intense et indispensable à son caractère

boulimique. La télévision, c'est un espèce de résumé qui me permet de capter

les choses, des choses qui me font bondir, des choses qui me font sourire.

des choses qui me font plaisir et ça donne le contenu de ce qui m'inspire. Il

n'y a que Frédéric que je n'arrive pas à zapper de temps en temps. On l'aura

compris, Adonis est un pince-sans-rire qui aime aussi soigner les apparences.

Si je pouvais, j'achèterais des chaussures tous les jours.

Oui, j'aime bien le biais, j'aime bien faire attention à comment je suis mis.

Esthète, dandy, mais pas seulement, sportif aussi.

Il pratique la PTK, le badminton brésilien.

Qu'est-ce qu'on mange après ?

J'aimerais bien quand même comme ça.

Forte tête, têtu, mais également artiste. Sera-t-il se servir au mieux de

ces deux aspects de sa personnalité pour aller jusqu'au bout ? C'est dans son

caractère soupolé que réside la réponse.

Zaki, est-ce que tu sens l'odeur du poisson qui grille et qui vient te

satouiller le nez ?

Il y a des grosses tentatives de séduction de part et d'autre.

Il y a du tonton ado lâché à Jackie de la part d'ado.

Jackie, tu peux me faire ci ? Jackie, tu me mets de la crème dans le dos ? Est-ce

que tu peux m'amener ta gourde ? Parce qu'il y en a deux pleines à côté, mais

elles ne conviennent pas. Alors tu as le Jackie tranquille dans son hamac en

train de replier, qui est obligé de se lever, d'amener sa petite gourde à son

petit ado qui fait la tambouille. C'est fabuleux, il y a des moments de vie

terribles. Tu l'as trouvé notre botelette ? Oui, ça y est, c'est bon.

Elle est haut et fort.

Vous vous sentez des âmes de constructeur et de navigateur.

Tenez-vous prêts.

Construire une embarcation.

Au 18e jour de l'aventure, les conditions de vie sont de plus en plus

précaires. Les jeux de confort prennent donc une importance accrue. La tribu qui

gagne cette nouvelle épreuve verra son quotidien considérablement amélioré.

Bonjour Tambor.

Bonjour Ventanas.

Vous êtes...

Si, Ventanas, depuis le départ de Pierre, vous n'êtes plus que 5 tambours.

Aussi, nous allons procéder à nouveau à un tirage au saut.

François-Xavier, tu es dispensé d'épreuve.

Alors, dans un premier temps, vous allez devoir fabriquer un radeau. Et dans un

deuxième temps, vous allez devoir faire un parcours dans la mer. Pour la

fabrication du radeau, vous découvrez derrière vous...

les matières premières rencontrées dans cette région, à savoir du bois flotté,

et vous pourrez également utiliser des flotteurs. Et vous allez pouvoir

bénéficier, dans chaque équipe de la ficelle, vous avez une heure et demie.

Vous êtes prêts ? 3, 2, 1, top !

Les deux équipes mettent rapidement les matériaux en place.

Reste que l'assemblage est un peu laborieux, surtout au départ. Les avis

divergent, les idées fusent.

Moi, je mettrais les deux gars devant.

Non, ben non.

Je me mettrais là.

Avec ça, on peut ramener d'une main ou alors... On se met comme ça et il est

encore... De toute façon, il faut tenir sur le radeau. Donc, il faut se tenir d

'une main et ramener de l'autre.

Et moi, tu vois, moi, je m'assois là.

Mais voilà, il faut une traverse au milieu. Il faut une traverse. Voilà,

donc ce bout de voie-là, à mon avis, il ne sera pas négligé.

Mais il ne touchera pas par terre.

Mais pour équilibrer, il faut équilibrer.

S'il propose un truc, on commence à fixer cette ossature-là, la grande, et

qu'ensuite on mette les flotteurs dessus quand celle-là sera bien fixée.

Chez les jaunes, Adonis prend les choses en main et l'ouvrage avance bien.

Chez les rouges, Bernard a du mal à se faire entendre. Tous les trois ensemble.

C'est un peu sûr qu'il va empêcher.

Le radeau des jaunes est maintenant achevé.

Les rouges sont un peu en retard, mais qu'importe, ils restent dans les délais.

Voilà,

vous avez terminé vos rados. On va passer à la deuxième étape de ce jeu de

confort, c'est-à-dire le parcours dans la mer.

Debout et au loin, il va falloir contourner la bouée de gauche,

contourner ensuite la bouée de droite et revenir ici. L'objectif, c'est d'être l

'équipe la plus rapide à poser son radeau ici même devant moi. Cette équipe

-là aura remporté ce jeu de confort et la récompense qui va avec.

Vous êtes prêts les jaunes ? Vous êtes prêts les rouges ? Attention.

3, 2, 1.

Au moment de monter sur les radeaux, les rouges sont nettement en tête, mais les

Ventanas adoptent dès le début la bonne position.

Ils se couchent sur le radeau pour mieux répartir les chars.

Ensuite, Ils rament avec vigueur. Cette tactique leur permet de virer en tête à

la première bouée du parcours.

Les rouges

voient leur retard s'accroître.

Pourtant, ils ne jettent pas toute leur force dans la bataille.

Bernard, surtout, ne semble pas très concerné par l'enjeu. Dans sa tête, il

est encore jaune. Alors pourquoi aider les rouges ?

C

'est François-Xavier qui est là pour vous accueillir.

Bravo !

Les jaunes nous proposent de venir avec moi et on va découvrir vos deux nouveaux

compagnons. Alors là, il y a Monsieur le coq, Madame la poule et les aliments

pour leur permettre de survivre avec vous.

C'est donc le cadeau qui vient récompenser votre victoire dans cette

épreuve des rados. Bon retour dans votre campement.

Les rouges, décidément, les jeux de confort ne vous réussissent vraiment pas

bien. Restez soudés. Bon retour dans votre campement.

Une fois de plus, les Rouges ont perdu.

De quoi se poser bien sûr des questions sur l'organisation de l'équipe. Les

préparations, elles se parlent, on ne s'écoute pas.

C'est chiant ça, c'est chiant. Il y a des évidences, il y a des évidences. Tu

vois le bateau qui pointe en avant.

Attends, l'évidence c'est que tu te recules en arrière pour pas qu'il pointe

en avant. Eh ben non.

Donc moi ça m'énerve. Moi les gens qui n'ont pas de jugeuse, ça m'énerve.

Il y a un problème d'écoute, c'est clair.

Et elle mêle. En plus, il l'a déjà fait.

Le radeau a dit que c'était suffisant. Le problème, c'est qu'il faut pas mettre

en évidence.

Le bateau, je pense qu'il était bien fait.

Mais le reste...

On est une équipe, on s'entend bien, c'est une chose, mais je pense qu'il y a

un gros problème d'organisation et d'écoute des uns des autres.

C'est-à-dire qu'avant le jeu, dès qu'on décide quelque chose, il y a toujours

quelqu'un qui dit « Ah bah tiens, on pourrait faire ça, rajouter toujours un

truc ». Donc je pense que dans notre jeu, il manque un manager ou un leader

qui dit « On fait ça et ensuite on ne change plus ». Si les gens n'écoutent

pas par derrière, si les gens ne sont pas structurés intellectuellement pour

écouter quelqu'un, tu pourras répondre.

Ce n'est pas une question de leader, c'est une question que les gens se

calment après.

C'est une question de discipline, de

réflexion, de maturité qu'il n'y a absolument pas dans l'équipe, à

différence des jaunes. Puisque j'en viens, je sais de quoi je parle.

C'est très difficile de pouvoir mettre en place une stratégie parce que ça part

de tous les côtés.

Sans être pessimiste, les carottes sont vachement cuites. Les défaites s

'enchaînent malheureusement pour les Rouges.

Chez les Ventanas, c'est l'euphorie.

Certains se réjouissent déjà à l'idée de déguster un bon poulet grillé. Je ne

voudrais pas qu'on les tue tout de suite. Il y a des garçons qui ont l'air

de vouloir tout de suite les tuer.

Les filles ne veulent pas les tuer.

Ça doit bien rire, ça. Elles n'ont jamais tué une poule de leur vie. Elles

ne veulent pas les tuer. Elles en ont 4 par semaine.

Moi, les poules, chez mon papa, elles pondent des oeufs. Alors, elle, elle va

faire son boulot.

On va lui donner un laps de temps pour vivre, on lui donne 48 heures pour faire

un oeuf.

Vas-y, il faut pas avoir peur d'en mettre, hein, des graines.

On va l'engraisser, hein. Non, non, non, il faut le rationner, au contraire. Et

on se rationne, nous, on va pas avoir... Je préfère laisser sa chance à la poule

qu'à laisser l'oeuf.

Si elle en fait un ou deux pendant le séjour, ce serait extraordinaire.

Un moment de vie, d'un quotidien misérable. Ou des oeufs, ou la machette.

Elle est aveugle, elle ne voit pas ta machette.

Non, elle a un oeil qui s'ouvre pas bien. Faut lui mettre sur le cou, qu

'elle sente un petit peu.

Faut lui faire peur.

T'as vu la machette ?

C'est ou des oeufs ou dans ta gueule.

48 heures.

La nuit tombe sur Ventanas, apportant quelques heures de répit aux deux

volatiles. Mais au petit matin, surprise, le nouvel habitant du

campement sonne le réveil et ce n'est pas forcément du goût de tout le monde.

C'est insupportable.

Je te jure que mon nerf il monte.

Habituellement la nuit il caille.

Et là, il faisait pas froid, donc j'étais content. Je dis, ça y est, je

vais enfin dormir. L'autre, il se met à gueuler jusqu'à 8h au matin.

Je pensais pas qu'il aurait commencé si tôt, ce matin.

En tout cas, on sait ce qu'on bouffe ce soir.

Regarde, Nico, il arrive à dormir quand même.

Le réveil a été très dur pour Nicolas.

C'était vraiment en fanfare, là. Là, j'ai l'impression qu'on va se battre

pour le flinguer, celui-là.

Je lui en mettrais un coup, je crois, aussi.

C'est bon, il est levé, là, maintenant, le soleil, là. Je vais retourner chez

les tambours, moi.

T'es tranquille, t'auras rien à bouffer, mais tu seras pas réveillé, toi, le

matin.

Ce réveil tonitruant a mis à vif les nerfs de la tribu. Le moindre incident,

le plus petit prétexte, surtout quand il s'agit de nourriture, entraîne des

réflexions aigres douces.

Elles sont de moins en moins à cheval sur le rachetement, elles ont de plus en

plus faim et elles mangent de plus en plus.

Quasiment plus que nous-mêmes.

Donc, je ne sais pas, on manque quelque part les hormones.

Marianne mange beaucoup plus qu'Isabelle et ça va. Mais Marianne a un appétit d

'ogre. Toujours là à la première quand il faut resservir.

Toujours là à demander si on ouvre des notes coco, gnagnagna.

Jackie, il en reste un petit peu dans le fond.

Marianne, t'en veux pas un petit peu ? Tu peux rockler avec moi.

Je sais que t'aimes bien faire avec la frôle.

À chaque fois qu'il faut lécher la gamelle, c'est elle. À chaque fois qu'il

y a du rap, c'est elle la première.

Elle le dit, en plus.

Elle bouffe trois citrons par jour, tous les trucs comme ça.

Je me demande même pourquoi je m'énerve.

C'est vrai. Moi aussi je me demande. Je me demande même pourquoi je m'énerve. Ça

fait trois quarts d'heure qu'elles attendent que je décorte les cajous pour

se les bouffer. Elles s'en sont foutues plein la gueule. Elles n'ont pas laissé

pour Nicolas.

Il suffit de regarder les choses et de constater qu'il y a beaucoup de gens qui

font des efforts.

Je suis mal placé pour dire ça. Je suis dans mon hamac.

Il y a beaucoup de gens qui font des efforts et que c'est malheureusement

tout le temps les mêmes. Et puis le poisson, ils vont le bouffer ce midi.

Plus que nous.

Mais c'est pas grave. Je m'en fous.

Si c'est ça d'être collectif, écoute.

Moi, je n'ai pas l'impression d'avoir un comportement désagréable. Maintenant,

quand je discute avec Marianne, elle non plus, je n'ai pas l'impression qu'elle a

un comportement désagréable. Par contre, FX, par exemple, et Adonis, eux, ont

souvent des comportements désagréables depuis le départ.

C'est pour ça que je suis un peu vener ce matin.

C'est le casjou qui m'énerve.

FX, bon, il est actif au sein du groupe, oui.

Quand il a envie de faire quelque chose, oui.

Mais par exemple, s'il manque des citrons, il préfère s'en passer que d

'aller les chercher.

Par contre, les noix de cajou, comme il adore s'engaver, il est d'accord. On va

aller chercher les filles, il se les fait griller, mais il sait qu'il en

mange la moitié en les désant.

C'est un comportement qui n'est pas tellement gros.

Je n'avais pas imaginé à quel point huis clos, ça pouvait forcer les gens à s

'épier sur la bouffe, à colporter tel truc, à moucharder machin. C'est

extraordinaire.

A Tambor, c'est la stratégie qui est au menu.

Bernard est de plus en plus contesté et Amel fait tout pour convaincre les

autres de la perfidie de cet ancien jaune. Je te dis sincèrement, je n

'arrive plus à avoir confiance en Bernard.

J'estime qu'il a retourné sa veste tellement rapidement qu'il est capable

de la faire dans l'autre sens aussi.

Moi, je pense que Bernard nous fait ça parce qu'il s'en sort en danger et qu'il

se dit que le seul moyen de passer la barrière, c'est de me mettre les rouges

dans ma poche. Je ne sais pas du tout de quel côté il navigue.

Il ne lui fait pas du tout confiance.

Je le trouve un peu trop lisse pour quelqu'un qui débarque dans un groupe qu

'il ne connaît pas forcément.

Ça, c'est l'arme fatale.

C'est Bernard avec sa pince à épiler.

La pince qui tue.

Rien ne résiste à l'homme qui a la pince à épiler.

C'est vrai que c'est un homme qui aspire la confiance. Maintenant, on est dans un

jeu, toujours.

Donc il est très facile de biaiser les gens.

Bernard sait que les femmes de Tambor sont désormais maîtres de la situation

au conseil. Pour lui, la seule solution, c'est de se débarrasser de Jimmy.

Bah, Jimmy, je pense qu'il a fait en sorte d'être couvé par les filles, quoi.

C'est clair.

Non, Jimmy, le crabe, tu manges pas la coque.

Non, non, non, non. Tu manges ce qu'il y a à l'intérieur.

Le fait de faire le petit garçon un peu perdu qui découvre tout, ça agace. C'est

ce qui découvre la vie.

Une feuille.

C'est quoi, une feuille ? Ça sert à quoi, une feuille ? On m'a dit que j

'avais ce regard du gosse qui apprécie énormément ce qui l'entoure.

Toujours émerveillé quand j'ai bouffé la première fois du serpent, du bulot, etc.

Je crois qu'il me voyait comme un gosse qui apprécie le bonheur qu'il a autour

de lui.

Cette vie en pleine jungle ne fait pas peur à Jimmy, le benjamin de l'aventure.

A 22 ans...

Il vit dans un cabanon en bois au cœur de la forêt, au contact de la nature et

des hommes. Son univers, c'est celui des gens du voyage et du spectacle.

Depuis son plus jeune âge, il a donc appris à s'autogérer et à faire face à

toutes les situations.

Je suis assez débrouillard, j'essaie de m'adapter à la situation qui se

présente. Si j'ai un obstacle, j'essaie de le franchir du mieux que je peux. Un

sens de la famille exacerbé, une admiration inconditionnelle pour son

père, Jimmy se montre fier de ses origines. Il y puise sa force.

Si on l'attaque, il risque d'avoir des retombées.

Je pense qu'il saura se battre.

Je pense aussi qu'il ne se laissera pas faire.

Jeune, séducteur, impulsif, Jimmy n'est pas un calculateur. Il prend chaque

moment que la vie lui donne comme un cadeau et veut partager son enthousiasme

avec ceux qui l'entourent.

Dans cette aventure...

Il espère vivre des moments forts avec ses coéquipiers. Je pars pour me battre,

pas pour gagner.

C'est différent. Mais mon objectif, ce n'est pas de gagner sournoisement,

par vice ou par... Non, je vais essayer de rester moi-même et donner le maximum.

Gamin timide et naïf, Jimmy vit son rêve et pour lui, l'essentiel est de

participer. Sera-t-il s'imposer sans oublier ses valeurs ?

Sera-t-il assez fort pour supporter les fins stratèges de sa tribu ? Il casse l

'image de l'homme macho.

Il est censé être interdit.

Il est profondément naïf.

Il nous dit, moi je suis là pour profiter du voyage. Mais attends Jimmy,

t'es pas en voyage ici.

On essaie de lui faire comprendre, c'est un jeu, il faut rentrer dans le jeu.

Et c'est vrai que quand on parle un peu de stratégie de jeu et tout, il fait

non, non, moi je veux pas de stratégie. Mais il va se faire bouffer par les

autres, Jimmy.

En fait, moi, j'ai fait un deal avec Bernard.

Je lui ai dit, c'est effectivement, on perd l'immunité du jeu.

À ce moment-là, moi, en tous les cas, je réfléchirais, mais pour voter contre

Gini, si tu veux.

Voilà. Gini, il apporte énormément au groupe physiquement.

Si tu veux gagner, ce n'est pas avec nos quatre qu'on va gagner.

Je ne cherche pas du tout à faire du forcing de façon effrénée. Ce serait un

mauvais calcul de ma part de leur dire qu'il faut faire ci, qu'il faut faire

ça. Il faut penser à enlever tel ou tel. Ce serait mauvais parce qu'ils sont

quand même relativement soudés entre eux.

Je travaille sur le fond et pas sur la forme.

C'est mal.

Bernard est sur le point de rallier les femmes de Tambor à sa cause.

Jackie Avantanas a plus de mal.

Ses relations avec François-Xavier sont toujours très tendues.

Monsieur Yoga.

C'est une façon de voir les choses aussi.

Moi, je suis bien dans ma tête, donc je n'en ai pas besoin.

C'est pas mon truc.

Jackie, c'est comme si tu faisais des étirements. C'est pas pour ça que tu es

mal dans ta tête. Yoga aussi, c'est se croiser les jambes et rester comme ça

pendant deux heures. C'est pas du yoga, alors.

Je trouve qu'il est trop sûr de lui.

Il se la joue, quoi.

Moi, je vis... Je suis naturel, je suis moi, quoi.

J'essaie pas de me donner un genre ou péter plus haut que mon cul, quoi.

Jacky, c'est pas trop ma tasse de thé au niveau personnage, puisqu'il est très

drôle à prendre quand il... Le problème, c'est qu'il sait pas s'arrêter quand il

commence.

Hier soir, on était sur la plage, on était bien, on regardait le ciel.

Puis il a recommencé à partir avec ses vides cons, enculés, couilles. Donc moi,

je me suis tiré me coucher, parce que ça va 5 minutes, quoi.

Après tous les compromis qu'on a fait, c'est un peu hors compète.

Les filles et Nico sont avec moi. Et puis en fait, c'est pour des gages des

fixes. Comme ça, un candidat qui me... J'ai pas envie qu'il reste.

Malgré la zizanie interne à la tribu, les Ventanas ont toujours su se

ressaisir à temps pour les épreuves et faire front ensemble.

Suivre le fil de sa vie n'est-il pas plus facile lorsqu'on est bien

entouré ?

Alors nous on avait envisagé de perdre l'épreuve pour virer FX.

C'est une stratégie de jeu maintenant, on n'en a rien à foutre de l'immunité

dès le moment où on sait qu'on reste.

L'épreuve d'immunité approche, fait exceptionnel, certains Ventanas

envisagent ouvertement de perdre pour éliminer l'un d'entre eux au conseil.

Moi je suis à fond Ventanas.

Je suis un ventanas maintenant, un satanas.

C'est le départ. Les ventanas oseront-ils pousser jusqu'au bout leur

stratégie risquée ? On va bouffer du tambour.

Vont-ils perdre volontairement cette épreuve ? Si tel est leur désir, ils

devront affronter le conseil.

Salut à tous. Salut les tambours. Salut les ventanas.

Aujourd'hui encore un moment important puisque vous allez disputer une épreuve

d'immunité.

Vous connaissez le prix de la défaite.

C'est une convocation au conseil et l'élimination d'un membre de votre tribu

à l'issue de ce conseil.

Avant toute chose, je voudrais faire savoir aux jaunes, également aux rouges,

que Béatrice, tu ne participeras pas à cette épreuve tout simplement parce que

ta cheville blessée ne te permet pas d'être aussi forte que les autres.

4 rouges. Et nous allons effectuer un tirage au sort chez les jaunes pour qu

'il y ait une équité.

Marianne, Jackie, les deux extrêmes, vous ne participez pas à cette épreuve.

C'est l'épreuve du prisonnier. Dans chaque équipe, un aventurier choisi par

l'autre tribu sera attaché à une corde au moyen d'un mousqueton coulissant.

Cette corde suit un parcours dans la jungle, mais attention...

Ce tracé est semé d'embûches et d'obstacles. C'est donc une épreuve de

force, mais surtout d'agilité.

Alors, je vais demander au rouge de choisir le prisonnier jaune et au jaune

de choisir le prisonnier rouge.

Il y a juste la taille qui change.

Oui, mais il sera plus lourd. Ils n'arriveront pas à le porter, mais on va

réussir à le porter.

Toi, tu es légère comme une pluie.

Les tambours, qui avez-vous choisi pour être le prisonnier chez les jaunes ?

Nous avons choisi Adonis.

Adonis, donc vous serez le prisonnier jaune. Et vous ? Jimmy.

Jimmy, face à Adonis.

Attention.

3, 2, 1.

Contre toute attente, les jaunes ont choisi Jimmy comme prisonnier chez les

rouges. Décision étonnante, Jimmy c'est en effet un mélange de force et de

souplesse, idéal pour briller dans ce jeu.

Pour passer sous la barre du premier obstacle, la fine stature de Jimmy est

un avantage certain pour les rouges.

Sur cet obstacle encore, avantage au tambour grâce à l'agilité de Jimmy.

Adonis, lui, éprouve quelques difficultés à hisser ses 120 kilos.

C'est bon, c'est bon, c'est bon.

On s'en bat, on s'en bat. On s'en bat, on s'en bat.

On s'en bat, on s'en bat.

On s'en bat, on s'en bat.

On s'en bat, on s'en bat.

On s'en bat, on s'en bat.

On s'en bat, on s'en bat. On s

'en bat, on s'en bat.

Jimmy progresse rapidement, presque un obstacle d'avance sur les jaunes qui

visiblement ne forcent pas la cadence.

Il y a un nœud. Vas-y, tu repasses.

Allez,

allez, allez !

Bravo vraiment les rouges, on a senti cette rage de vaincre quand Jimmy tu as

sorti du bambou ce drapeau rouge.

Ça vous donne une victoire, j'imagine que ça doit vous faire très très chaud

au cœur.

Parce que vous l'attendiez depuis un bon moment cette victoire. Et là vous avez

su opter pour la meilleure tactique.

Les jaunes, dommage, vous restiez sur un nombre incroyable de victoires.

Là c'est une défaite, vous en connaissez le prix.

Il va falloir affronter le conseil. Et à l'issue de ce conseil, l'un ou l'une d

'entre vous quittera l'aventure sans même repasser par son campement.

Pour l'instant, vous pouvez repartir sur votre camp de base.

A bientôt.

Salut.

C'est cool.

C'est cool. Les rouges, je vous en ai parlé.

Ça avance. On le donne à Jimmy, vous êtes d'accord ? Parce qu'il le mérite

bien. Félicitations à tous.

Félicitations Jimmy.

Félicitations à vous les rouges.

Et ce totem.

Vous savez ce que ça veut dire ? Ça veut dire que vous êtes tranquille pour

quelques jours, que vous n'avez pas besoin de venir au conseil.

Encore une fois, bravo et bon retour à votre campement. Merci Denis.

Fêtez cette victoire parce que vous l'avez bien méritée. A bientôt.

Merci.

Bravo ! C'est fait maintenant. Les jaunes ont perdu cette

épreuve d'immunité. Aucun d'entre eux, à l'exception peut-être d'Adonis, n'a

vraiment cherché la victoire.

C'est des épreuves qu'on ne peut pas gagner, donc on ne les gagne pas.

C'était difficile de gagner, ils ont été très forts, on a été moins bons, mais on

n'a pas été aidés.

C'est pas qu'ils ont fait exprès, mais bon, on a levé le pied un petit peu.

Honnêtement, on est partis en se disant, on ne va pas gagner.

C'est bien, si ça te ferait, on va se marrer ce soir.

Perdre l'immunité par stratégie, c'est un pari risqué.

Ils sont tous maintenant au pied du mur, et l'un d'entre eux, quoi qu'il arrive,

devra partir ce soir.

On est déçus, c'est clair.

D'avoir affronté un conseil, c'est toujours la pire des choses.

Là, on a pris une branlée.

Peut-être que je me suis fait enfler, je suis au courant de rien.

Mais théoriquement, jusqu'à ce soir, je suis tranquille.

J'aimerais bien éliminer FX et Ado.

Ils sont invivables.

J'avais parlé d'FX.

Je ne pense pas que je vais sauter ce soir.

Un petit peu tôt pour moi encore.

Ado, on ne peut pas dire qu'il est dangereux pour la suite du jeu parce que

je pense que...

Pour certaines épreuves, il aurait du mal.

FX peut-être serait plus dangereux, lui.

Mais on ne va pas partir.

On va tenir le plus longtemps possible. Moi, j'aime bien FX. Je pense que ce

soir, il ne se rend pas compte qu'apparemment, le vent a tourné et que

c'est peut-être plus vers lui que le vent a tourné.

Il ne s'en rend pas compte. Et ce soir, j'aurai les boules parce que si c'est

lui qui part, si c'est lui qui part, il va tomber des nues.

Et on va y arriver.

Je peux te le garantir.

J'en suis sûr et certain.

À 200%. Fx est à fond dedans.

Il croit qu'il y a les garçons avec lui.

Il est persuadé que Nico est avec lui. Il est persuadé que moi je suis avec

lui. Il m'a proposé une coalition, je lui ai jamais répondu.

Et puis, comme c'est lui que je préfère le moins, il pense à ce qu'il veut.

Je ne dis pas que si jamais je...

Il gagne le jeu.

Je t'invite, toi et ta nana, à bannir. Attention, c'est de la corruption, ça.

Tu essaies d'acheter mon vote ? Tu essaies d'acheter mon vote.

Dans le jeu, il y a celui qui est malin, celui qui se croit malin, et je pense

que les deux peuvent être battus par un qui sera plus malin que toi.

Parce que l'ado, il ne peut plus les saquer, et ils sont malins.

Donc, je ne sais pas ce qu'ils ont. Comme ils ont certainement plus d'un

tour dans leur sac, ça va être chaud. Ça va être chaud.

Ce soir, je vais me la jouer star.

Je vais partir avec mes lunettes. Les Ventanas se préparent pour le conseil.

Ils ne sont plus sûrs de rien.

Les stratégies périlleuses ont brouillé les cartes.

François-Xavier sera-t-il la victime de cette défaite annoncée ? Va-t-il pâtir

du manque de fair-play de ses compagnons ? Le pacte Nicolas-Isabelle Marianne

peut-il s'appuyer sur sa nouvelle recrue, Jackie ?

Et ce dernier choisira-t-il, lui, de voter avec Adonis et François-Xavier

pour faire contrepoids au pacte initial ? Une seule chose est sûre, le résultat

sera serré.

Pour les deux tribus, le rationnement des vivres est pénible. Les ventanasses

comme les tambours ne mangent pas à leur faim.

Mais pour ces derniers, la situation est plus inquiétante. Ils ne parviennent pas

à pêcher.

Amel est à bout de force, elle ne peut même plus avaler la petite portion de

riz quotidienne. Dans ces conditions, la faim est mauvaise conseillère.

Amel entraîne Jimmy dans la jungle à la recherche de denrées comestibles. Mais

ils partent trop tard et sont surpris par la nuit en pleine forêt. Au

campement, c'est l'affolement et l'inquiétude. A la nuit tombée, les

secours sont alertés par radio.

Heureusement... Amel et Jimmy s'en sortent bien, ils sont sains et saufs et

passent la nuit dans une clairière à une heure de marche de leur camp.

Après cette mésaventure, les rouges perdent logiquement le jeu de confort.

La poule et le coq élisent donc domicile à Ventanas où l'on devine que leurs

jours sont comptés.

Sans Bernard, les jaunes n'ont plus de stratégie bien claire. Sans vraiment

réfléchir aux conséquences funestes de leur décision, ils décident de perdre

sciemment l'épreuve d'immunité du prisonnier. C'est une aubaine pour les

rouges. Mais un faux pas pour les jaunes.

Ils sont à cet instant, tous autant qu'ils sont, menacés d'élimination.

Ils cheminent dans la jungle en direction du Conseil.

Ce soir, les Ventanas ont décidé de venir au Conseil. Ils ont perdu

sciemment l'épreuve d'immunité du prisonnier.

Alors on peut se demander pourquoi ils ont opté pour cette stratégie. Une chose

est sûre, l'un ou l'une d'entre eux va payer ce choix et va être sacrifié dans

quelques minutes. Les alliances vont être capitales.

Les Ventanas sont encore six, mais il ne reste que deux femmes.

Il ne pourrait n'y en avoir qu'une seule à l'issue du vote si l'entente entre les

garçons perdure.

Bonsoir. Bonsoir.

Bonsoir.

Allez, installez-vous.

Alors, si vous êtes là, c'est parce que vous avez perdu.

L'épreuve d'immunité du prisonnier.

Alors, Adonis, tu étais le prisonnier dans cette épreuve. C'est vrai que ça n

'a pas été facile.

Mais je n'ai pas envie de parler de toi. J'ai envie de parler de l'autre

prisonnier. Le prisonnier de Tambor, c'était Jimmy.

Comment, alors que vous êtes de fin tacticien, vous avez pu choisir Jimmy,

qui est, à mon sens, le plus jeune, le plus sportif et le plus habile de la

tribu adverse ? Pourquoi vous avez choisi Jimmy ?

Personnellement, mes camarades ne m'en voudront pas si je dis ça, mais j'étais

le seul à ne pas avoir choisi Jimmy.

Moi, j'aurais préféré que ce soit Bernard, le connaissant un petit peu

moins agile, mais bon, je me suis rallié à la majorité. C'est comme ça qu'on ne

peut pas revenir en arrière. Jackie, pourquoi Jimmy ? Vous étiez pour Jimmy,

vous ? Oui.

Pourquoi ? Pour retirer un garçon, le fait de porter une fille, il n'y avait

que des filles. Comme Bernard, c'est pas le plus costaud, on s'est dit qu'en

retirant Jimmy, ça faisait une force en moins.

Vous avez l'impression quand même d'avoir fait une erreur tactique dans

cette épreuve ? C'est clair, on a perdu, donc c'est une erreur.

Marianne, est-ce que vous n'aviez pas intérêt à perdre cette épreuve d

'immunité ? Ça, c'est vous qui le dites.

Non, je vous pose la question.

À mon sens, non.

Non, je ne pense pas.

Alors, quand on vous écoute, tout semble aller pour le mieux, en tout cas en

apparence. Vous ne regrettez pas grand-chose sur cette épreuve.

Vous ne semblez pas donc, si on vous écoute, l'avoir perdu sciemment.

Il va falloir voter.

L'un ou l'une d'entre vous va quitter l'aventure.

Tu es le premier, Nicolas, à aller voter, à aller déposer ton bulletin dans

l'urne.

Jackie ?

Adonis ?

Je

vote contre Isabelle, j'ai pas beaucoup d'affinités avec elle.

Marianne, c'est à toi d'aller voter.

Je vote pour Jackie, encore trop rouge.

François-Xavier.

Et enfin Isabelle.

Je vais chercher l'urne.

pour procéder au dépouillement.

Isabelle.

Jackie.

François-Xavier.

Jacky.

Jacky.

Trois voix contre Jacky.

Une voix contre Isabelle.

Une voix contre François-Xavier.

Jacky.

Jacky, prends ton sac.

Va chercher ton flambeau et rejoins-moi.

Jackie, la tribu a voté.

Le verdict est implacable, je le sais, mais tu dois quitter l'aventure.

Avant de partir, est-ce que tu as un dernier mot à dire à tes compagnons d

'aventure ?

Je voulais savoir à quel moment j'allais partir et voir si j'allais le voir. Je

ne l'ai pas vu et puis bien joué.

Bonne chance.

Salut Ado. Salut Jackie.

Désolé, Jackie, mais je pense que tu joues un double jeu.

C'est un très gentil garçon, mais il tient des propos que je n'apprécie pas

du tout.

Il est temps pour lui qu'il quitte l'aventure.

Un roux avec cette jaune, c'est comme une faute d'orthographe. Alors je vais

faire comme une institutrice à la retraite. Ce qu'elle fait quand elle

voit une faute d'orthographe, je le règne.

Ça a démarré, je ne sais plus ce qu'elle dit.

Ce qui serait bien, c'est qu'on perde l'immunité. En fait, c'est bien ce qu

'ils ont fait.

Parce que finalement, ils m'ont endormi.

Tiens, on va voter FX.

Comme ça, FX dégage. Pour tout, après, ça range ceci, cela. J'aurais pas pu le

voir avant.

Parce qu'à mon avis, ils ont décidé ça, ça.

Parce que Nico, j'ai vu qu'il y avait des pépettes.

Il sait très bien que je m'attaque toujours aux plus gros morceaux. Et

puis, lui, c'est l'arène. Lui, franchement, il est trop fort.

Lui, il bouffe à tous les râteliers.

Mais ça va lui coûter cher parce qu'à mon avis, il va se faire jeter. Non, je

lui ai dit, t'es vraiment qu'un enculé quand même.

Mais je rigole parce qu'en fait, c'est lui qui m'a eu.

Quoi qu'il arrive, j'ai toujours été avec les rouges parce que les rouges, je

les trouve un peu plus honnêtes.

Et par contre, chez les jeunes, Ado, il est bien.

Ado, il est nickel.

Il est franc, il est droit. Et puis à mon avis, il ne va pas rester longtemps

non plus parce que...

D'être comme il est, ça ne paye pas.

Dans la vie, il faut certainement être un peu focus, que je n'ai pas été jusqu

'à maintenant.

Mais je pense que je vais commencer.

Parce que ça va être bien.

Sur Tambor et Ventanas, ils ne sont plus que 10.

10 survivants capables de gagner les 100 000 euros du vainqueur. Ils sont 5 dans

chaque tribu. Et la parité est respectée. Il reste 5 femmes et 5 hommes

dans l'aventure.

Au prochain épisode, encore 3 nouvelles journées de survie.

Des épreuves inattendues et toujours cette tension qui mine le moral des

faibles comme des forts.

C'est des scouts, c'est des gamins, c'est n'importe quoi.

Dès qu'on a l'occasion de le virer, je le vire, je ne veux plus.

Des conditions de survie plus dures de jour en jour, la faim, l'angoisse de l

'élimination, la peur du conseil, mais aussi des moments d'amitié et de joie.

C'est dégueulasse. Je me suis dit, bon, encore un dérapage.

Lequel de ces dix survivants devra-t-il abandonner son rêve ? Qui des tambours

ou des ventanasses ?

prendra le chemin du Conseil, vous le saurez en regardant le prochain épisode

de Koh-Lanta.

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