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Zulu
Ce que tu viens de dire, répète-le et moi je te dis non.
Donc autant en mettre des choses au point tout de suite.
Je ne pensais pas que le jeu aurait changé comme ça, que ce n'était pas
prévu au programme.
Au départ, ils étaient 16, 8 hommes et 8 femmes, des Français comme vous et moi.
Ils se sont portés volontaires pour être naufragés à 10 000 km de chez eux,
quelque part sur la côte sauvage du Costa Rica en Amérique centrale. Aujourd
'hui, ils ne sont plus que 12, 12 survivants qui n'ont qu'un seul
objectif, rester le dernier sur les lieux et empocher ainsi les 100 000
euros promis aux vainqueurs.
Les tambours ne sont donc plus que 6.
Xavier est parti sur blessure.
Et Nelly a été éliminée au dernier conseil. Au bivouac rouge, on trouve
donc Maud, 25 ans.
Amel, 28 ans.
Pierre, 51 ans.
Jimmy, 22 ans.
Béatrice, 35 ans. Et enfin donc, Jackie, 29 ans.
Les ventanas aussi ne sont plus que 6 depuis que les plus jeunes, Caroline et
Céline, sont parties.
Reste donc chez les jaunes.
Adonis, 33 ans.
Isabelle, 36 ans. Bernard, 47 ans.
Nicolas, 29 ans.
François-Xavier, 25 ans. Et enfin Marianne, 34 ans. Aujourd'hui, nous
allons vivre trois nouvelles journées de survie sur Tambor et Ventanas.
Et dans une heure, vous saurez qui de ces 12 survivants sera contraint de
quitter l'aventure.
Depuis 13 jours, les deux équipes souffrent. L'accident de Xavier a frappé
de stupeur les Tambors et la malchance les poursuit.
C'est maintenant au tour de Béatrice, l'héroïne des verts blancs, de se
blesser à la cheville.
Elle peut toutefois continuer l'aventure.
Au même moment, sa grande Aminelli craque. Elle n'en peut plus. Ses
compagnons, la mort dans l'âme, doivent l'éliminer. Bientôt.
Un bisou.
Tout ne va pas pour le mieux chez leurs adversaires.
Certes, ils mangent des coquillages grâce à Isabelle, mais l'ambiance est
délétère. Les tensions fréquentes et l'alliance de Nicolas, Marianne,
Isabelle et Bernard provoquent de réelles tensions.
C'est dégueulasse, mais il y a un minimum de fierté, d'amour propre et de
respect à avoir par rapport aux gens.
Dès les premiers jours de l'aventure, Adonis et les deux femmes rescapées de
la tribu Ventanas, Isabelle et Marianne, ont du mal à s'entendre. Ce conflit
larvé se nourrit de la moindre occasion pour se réactiver. Parce qu'ils
discutent tard la nuit avec les deux nanas le soir.
En regardant les étoiles.
Moi, je suis le plus beau, les filles, vous ne trouvez pas ? Hier soir, j
'entendais se marrer.
Ça piaillait.
À un moment donné, j'ai entendu du mouvement.
Et après, les bruits que j'entendais, je ne pourrais pas vous les décrire parce
qu'avec la mer, c'était un petit peu troublé.
C'était bizarre.
On avait quatre préservatifs dans le sac.
Et on peut leur compter, on est tranquille.
Si t'as envie de tirer ton petit coup, on n'a jamais rien dit. Mais arrête de
nous faire chier à glouser toute la nuit. Je fais un show tous les soirs sur
la plage.
Ah, c'est ça que j'ai entendu hier soir. Private, private, private peep show.
Je blâche un petit peu, une blague, deux blagues, on se raconte nos vies.
On se marre, sur la plage on s'éclate, on lui raconte parce qu'il va être papa.
Donc on lui raconte ce que c'est d'avoir des enfants.
Donc c'est les grandes discussions du soir sous les étoiles.
J'imagine bien le truc.
Mon petit Nicolas, si tu nous fais un show, je t'apporte ton petit déjeuner
demain.
C'est plus acide qu'une réflexion normale à ce niveau-là.
C'est de l'inquiétude justement par rapport à nos connivences en ce moment.
C'est ça. Tu es le seul garçon qui a son petit-déj au lit le matin, ça ne me
dérange absolument pas. J'en déduis tout simplement que tu es peut-être le seul
garçon... qui a un avantage particulier avec les filles et qui ne le dit pas et
qui le fait le soir sur la plage. C'est juste une supposition, mais ça me paraît
tellement logique d'avoir un avantage que nous on n'a pas et de rester avec
elle le soir que je me dis que peut-être qu'il y a un échange de procédés, tu
vois, un échange de marchandises. Il va nous permettre de parler de son ami, de
nos enfants et on se régale à le faire. Et on passe à des moments fabuleux. On
se sent seul, les maris sont loin, puis il y a Nicolas qui est plutôt pas mal.
Je crois qu'ils sont jaloux Nicolas.
Ils ne supportent pas qu'il y ait deux nanas autour de toi. Regarde, regarde,
regarde comment les mamans... Regarde !
On l'a vu très vite.
Ça a commencé à aligner, donc moi je les laisse dans leur délire.
Ça les fait rire, puis des fois c'est rigolo.
Moi ça me paraissait tellement insignifiant que je préfère les laisser
déconner. Je ne vais pas prendre des trucs comme ça au pied d'alette, c'est
clair.
Il doit se méfier. Je pense que quand il me voit discuter avec les deux filles,
alors que lui, vraiment, il commence à se braquer de plus en plus contre elle,
il se pose la question de savoir comment ça se fait que moi, je m'entends si bien
avec elle et qu'on réussisse à se retrouver tous les trois sur la plage et
à se marrer la nuit.
Qui c'est qui a le premier eu sa truc nocturne ? Ah, c'est Bernard.
Qui a transmis le virus à Nicolas, qui lui, n'a pas pu s'en retenir et qui a
foncé sur les filles. Qui a foncé sur les filles avec sa première action. D
'accord, mais non.
Donc on n'en parle pas.
Ce que tu viens de dire, répète-le, et moi je te dis non.
Là, ça nous met en cause différemment.
Donc là, non.
Moi je te dis non. J'entends ce que tu veux le soir, mais là je te dis non.
Et quand je dis non, c'est non. Oui, là, oui.
Non.
Quand on se met pour des raisons X, pour parler de choses comme il l'a fait, moi
ça me fait pas vraiment rire.
Donc autant en mettre les choses au point de suite.
Adonis, Marianne, deux fortes personnalités. Ni l'un ni l'autre ne
veut céder.
Le ton monte, c'était inévitable.
Non,
ça va durer 10 minutes, mais moi quand j'ai quelque chose à dire, au moment où
ça doit être, pas ni avant ni après, au moment où c'est dit.
Là, non, dire des choses comme ça, non.
Je ne m'y attendais pas à une réaction pareille.
On était tellement partis dans la déconne, c'était drôle.
C'était moi qui faisais le coup avec les marionnettes.
Ça se voyait que c'était vraiment du second degré.
Il faut qu'il parte en live.
T'as pas dû comprendre le début de la discussion parce que je pense que la
discussion, elle était du même niveau du début jusqu'à la fin. Mais quand on a
une érection et qu'on se jette sur une fille, a priori, l'érection, c'est pour
en faire quelque chose. Mais attends, si Nico, c'est à lui de nous dire, c'est
bon les mecs, arrêtez. Non mais attends, il n'y a pas que Nico, là on est
concernés. Parce qu'en gros, les filles, c'est nous. Donc moi, les filles, on en
parle. Je pense que c'est par rapport à l'image que ça donne pour son enfant et
tout ça. Parce que ça serait un manque de respect.
Parce que moi, elle me fait des noms, mais je me suis énervé, c'est pour
Nicolas par rapport à sa copine.
Là, t'as envie de péter ton plomb, pète ton plomb, t'as raison.
Ce
matin,
elle a prouvé qu'elle avait du caractère.
Elle a vu une limite, elle a trouvé que la limite avait été dépassée, moi, non.
Donc elle, elle est intervenue.
Elle a du caractère, la femme.
C'est un constat.
Décidément, c'en est trop pour Marianne. Les allusions d'Adonis la font sortir de
ses gonds. Il faut dire qu'elle n'a pas pour habitude de se laisser marcher sur
les pieds.
Profession oblige.
Marianne, c'est une main de fer dans un gant de velours.
Gendarme de profession, elle évolue dans un monde d'hommes. Au fil des années,
elle a donc appris à s'endurcir et à se faire entendre.
Forte tête et fonceuse, elle ne supporte pas l'indécision.
Et ses avis sont toujours tranchés. J'ai plutôt tendance à prendre des décisions.
Déjà, dans mon travail, je suis bien obligée d'en prendre quotidiennement.
Et je ne supporte pas vraiment être assujettie aux décisions des autres.
Se fixer un but et s'y tenir, ne pas lâcher prise et résister, Marianne ne s
'éloigne jamais de ses objectifs et entretient une image de battante.
Elle sait ce qu'elle veut et elle emploie tous les moyens pour arriver à
ce qu'elle veut.
Elle a un caractère qui n'est pas toujours facile, mais c'est un gendarme
sur qui on peut compter.
Directe, mais aussi charmeuse et sexy, Marianne veut être une jeune femme au
service de son pays, droite et intègre. Je n'aime pas tricher, je crois que c
'est viscéral. Je ne supporte pas les gens qui trichent. Non, je pense que ça
fait perdre toute la valeur de son père.
Sa seule faiblesse, c'est ce petit bonhomme, son fils Julien. Il vit chez
son père à une centaine de kilomètres. Il est vrai que le fait d'avoir été
séparé de mon gamin...
J'ai eu l'impression d'être vide du jour au lendemain.
Difficile donc aujourd'hui de concilier sa vie professionnelle et son rôle de
maman. Quand je retrouve mon fils, c'est fabuleux, on se régale tous les deux
ensemble. Loin de son fils, Marianne doit rester concentrée sur la victoire.
En bonne psychologue, utilisera-t-elle les ficelles de son métier pour gagner,
au risque d'écorner son image ? On va parler des sujets dont on peut aborder,
qui ne vont pas avec ces Mariannes. Moi, je le dis, donc 10 minutes après, ça
sera passé, mais celui-là, stop, on arrête là.
C'est vrai que les préservatifs, les gamins dans les bus en France, ils s
'amusent. Ils s'en amusent en tant que ballon de baudruche. Maintenant, tu
continues. Moi, mon coup de gueule, il est terminé. Il a été ponctuel. C'est
fini. Bon, ça y est.
Chez les Rouges, le problème, c'est la faim. Mais paradoxalement, personne ne
se précipite pour trouver à manger.
La paresse règne sur tambour. Mais sincèrement, enfin, bon, j'espère que
vous me donnerez l'autorisation.
Si ça se reproduit. Oui.
Les tambours n'ont pas su gérer le rationnement pourtant obligatoire.
A ce stade de l'aventure, ils ont déjà épuisé leur stock de farine en faisant
des crêpes. En plus, ils n'ont plus de riz. Comment pourront-ils continuer ? D
'autant que de nouvelles épreuves les attendent.
La confiance est au cœur de la survie de votre tribu.
Désignez celui...
ou celle qui en est digne pour une quête dont on ne connaît l'issue.
Il va falloir se décider là, choisir un.
Non mais on verra par rapport à ce qu'ils vont nous dire sur place. On va
voir par rapport à ce qu'ils nous vont nous dire.
Attendez, il n'y en a qu'un qui va au jeu.
Les autres restent là.
Sur le campement, c'est l'incertitude. Un seul d'entre eux est convoqué pour
disputer une épreuve dont par ailleurs ils ne savent rien.
Pas facile dans ces conditions de faire un choix.
Si il y a la boussole et la carte, ça se trouve, c'est le premier qui sera revenu
à son coin.
C'est une course d'orientation. C'est une course d'orientation, c'est Jackie
qui va rouiller.
C'est vrai que pour crapaudité, t'es le meilleur.
Tout le monde m'a regardé, ils ont dit, oh, s'il y a une boussole, il y a une
course d'orientation.
Puis comme ils savent que j'aime bien crapaudité, ils ont dit, bon, allez hop,
on met Jackie.
Alors tu vas manger, hein ? Ouais, bah ouais, c'est pour ça.
Si c'est fixe en plus, alors je te dis, bon, pour le déconcentrer, tu peux te
mettre un paillet de bain.
Le look de la noix de café. C'est le look que j'ai fait.
Les tambours forment un groupe solidaire. Ils font totalement confiance
à Jacky dès lors qu'il faut savoir se servir d'une boussole.
Chez les Ventanas, confiance est un mot qui ne veut pas dire grand chose.
Le choix du représentant de l'équipe obéit à des critères beaucoup plus
stratégiques.
Ça, ça sent le... au risque d'être un peu cru et vulgaire, ça sent le plan
baisse. Ce matin, moi, le message m'a fait peur.
Le message m'a fait peur, cette histoire de confiance alors que nous, déjà, on a
un pacte. Je préfère que ce soit, oui, quelqu'un à l'intérieur du pacte qui
aille faire ce genre de truc dont on ne sait rien.
Vous en pensez quoi, les filles, là, à côté ?
Elles entendent quoi ? Le message ce matin, en fait, j'avais réfléchi avec
les problèmes qu'on a un petit peu dans nos rapports, qu'on a deux clans.
Je trouve que Bernard est le plus âgé et un peu neutre, j'allais dire, vis-à-vis
de tout ça.
Et pour moi, c'était évident que ce soit lui.
Moi, je suis Chauvin.
T'es chaud ? Moi, je suis chaud.
Moi, je ne veux pas que ce soit François-Xavier ou Adonis parce qu'à la
moindre occasion, ils essayent toujours de se mettre en avant, de jouer avec le
fait qu'ils soient bien vus et de manipuler un peu le groupe.
Donc, ce sera encore une occasion pour eux de faire ça et je ne tenais pas du
tout. Je suis volontaire en tant qu'adopteur. Si il y en a d'autres,
après, on faut voter.
Moi, je suis chaud aussi, pas de problème. On a deux volontaires.
Je ne sais pas. Moi, je verrais plus l'expérience, non ?
Bernard ? Je suis bien dans ma tête.
Si c'est à manger, tu nous en ramènes un peu ? Bernard se porte volontaire. Je
suis pour Bernard.
Je suis proposé maintenant.
Je suis OK pour toi.
Ça marche aussi pour moi.
Avec Bernard, on s'est échangé un petit coup d'œil. C'est clair, on a tous les
deux compris l'intérêt.
On savait que les filles appuieraient ou lui ou moi.
Donc, vu qu'on voulait une majorité, après, oui, ça a été plus facile pour qu
'Ado et Fix nous suivent là-dedans.
Non mais si Bernard le sent bien, il est chaud, il va. S'il se plante, il va se
faire engueuler par contre, ça c'est clair.
Bah ça c'est clair, je vais te dire.
Moi j'étais chaud là, j'étais chaud ce matin. J'étais chaud.
Mais c'est bon, c'est pas grave.
De toute façon, je vais tout donner et puis on verra bien le résultat.
Au niveau cartes, j'ai jamais trompé. Donc si c'est un jeu de cartes, je
devrais gagner.
Les Ventanas ont donc choisi, c'est Bernard.
Il s'enfonce dans la jungle vers l'inconnu.
Jackie, lui, est en route depuis longtemps.
Si c'est ce qu'on pense, je pense que c'est vraiment une épreuve qui me
convient. Je pense que je suis plus fort physiquement en longueur.
C'est-à-dire dans le temps, s'il faut marcher trois heures dans la forêt, ce n
'est pas un problème.
Je m'attends à tout.
Aussi bien un trek que une course d'orientation, je ne sais pas du tout.
Jackie et Bernard sont dans l'inconnu. Ils sont inquiets au moment d'arriver
dans la plaine, la même où leur aventure a commencé il y a maintenant 14 jours.
Salut Jackie, salut Bernard.
Vous avez été choisis par vos tribus respectives.
Jackie par les rouges, les tambours, et toi Bernard par les jaunes.
Aujourd'hui, l'aventure évolue et je vais vous demander tous les deux de me
remettre vos foulards.
Merci, Jackie.
Merci, Bernard.
Bernard, à partir de maintenant, tu n'es plus Ventanas.
Tu fais partie désormais de la tribu Tambor.
Tu changes de couleur.
Voici ton nouveau foulard, le foulard rouge.
Jackie, tu n'es plus rouge, tu n'es plus tambour.
Tu appartiens à la tribu Ventanas.
Bernard, voici un cadeau de bienvenue que je te remets et que tu emportes avec
toi vers ton nouveau campement.
Jackie, même chose, voici un cadeau de bienvenue pour toi et ta nouvelle
équipe. Il faut simplement échanger vos cartes.
pour pouvoir vous orienter et rejoindre sans trop de difficultés vos nouveaux
campements tous les deux vous débutez une nouvelle aventure plus
rien ne sera jamais comme avant je vous souhaite à tous les deux bonne chance et
une bonne installation dans votre nouveau campement
Moi, je croyais qu'il y avait un truc, une arnaque, quoi.
Chacun est parti de son côté. Le premier qui est arrivé là-bas, il avait gagné.
Donc lui, il va chez les rouges et moi, je vais chez les jeunes.
Ça va être chaud, hein. Ça va être chaud.
C'est un peu un coup pourri parce que c'était vraiment
pas prévu au départ. Et c'est vrai que c'est une adaptation des règles qui
fausse toute stratégie possible.
Ça fausse vraiment toutes les donnes, quoi.
On voit les rouges.
Si j'arrive là-bas et qu'ils ont un grand sourire, ça va.
Par contre, s'ils font la gueule, en voyant arriver, on a intérêt à gagner
toutes les immunités.
Qui est-ce qu'il y a ? Il y a Denis, François-Xavier, Nicolas,
Muriel ou Myriam ? Comment ça s'appelle ? Je ne sais plus.
Je ne sais plus, mais bon, on va faire connaissance.
C'est excellent, c'est le délire, ça.
Alors, j'attends que ce soit les six fruits, là.
Ce sera le cadeau de bienvenue.
J'ai pas de poche, là.
J'ai quand même 35 GO.
Donc, il va falloir vite voir où on commence à faire accepter en très, très
peu de temps.
Et je pense que ça va pas du tout être évident.
Donc, sauf exploit impossible, 80% de chance que la porte de sortie est pour
la prochaine fois.
Pourquoi j'arrive trop fort ? Faut que j'arrive affaibli, qui se sentent
supérieurs. S'ils se sentent supérieurs, ils prendront pas peur.
Donc il faut que j'arrive avec une mine diminuée.
Ça, ça fait partie de ma stratégie.
C'était un jeune.
C'est un jaune.
Peut-être qu'il devait aller dans les camps adverses. Alors, il faut se
cacher.
Soit il faut se cacher, soit il faut aller sur la plage voir ce qu'il a.
C'est un coup que tu te caches. Que tu sois là ou que tu ne sois pas là, quand
il arrive, il a gagné.
On va se planquer dans un coin et on va bouffer notre crabe.
Non, mais il va chercher sur la plage, le pauvre gars.
Il n'a qu'à chercher l'empereur.
Je ne sais pas, on a peut-être fabulé.
Non,
non, non.
Et voilà ! Quelle est votre mission ? Mission ? Moi je fais un tambour.
C'est pas vrai ! Voilà, donc on change d'équipe.
Comme ça ? D'un coup d'un seul ? Bienvenue chez les tambours ! Moi je m
'attendais à voir Jacky arriver.
Donc quand j'ai vu Bernard, au départ je me suis dit, mais qu'est-ce qu'il va
falloir faire ? Il va peut-être falloir... Enfin je croyais qu'il y
avait un jeu, c'était encore dans le jeu quoi.
Puis non, il reste vraiment ici.
Non mais attends, c'est une blague.
Je suis là avec vous, je suis là pour battre avec vous, je suis là pour
trouver à bouffer comme j'ai fait avec les autres.
Jackie là-bas.
Il va péter les plombs, Jackie. Je vais ramener des manques sur la route pour
vous.
Cet échange d'équipiers ne déclenche aucune joie chez les Tambors. Ils savent
qu'en perdant Jackie, ils perdent un compagnon physiquement costaud et dont l
'activité débordante, en dépit d'un caractère parfois, disons entier, était
indispensable à l'équilibre de la tribu.
C'est vrai que Jackie a porté vachement, donc j'espère qu'on ne va pas perdre au
change, c'est surtout ça.
Et puis, mon petit Jacques, il va me manquer.
Attends, Bernard, tu vas perdre tout ton confort. Nous, on n'a pas de lamec, on
dort dans la misère, on n'a pas de miel, on n'a plus de riz, on n'a plus rien à
bouffer. On a trouvé des oranges, on a trouvé du coco. Des oranges ? Des
citrons, des oranges.
Mais attends, c'est de la chouette de la guerre.
Des arbres pleins.
Mais où ça ? Loin de chez vous ? C'est de 300 mètres, 200 mètres.
Ah ouais, non, attends.
Il n'y a strictement rien. Pas une coco, rien. C'est quand même deux mondes
différents entre le monde des jaunes et des rouges. C'est clair qu'ici, c'est la
misère. Encore plus la misère que chez nous là-bas. Ils n'ont pas de fruits,
ils n'ont même pas de riz pour demain.
Les conditions de vie là, c'est vraiment épouvantable. Vous dormez là tous ? On
a des paillettes, nous c'est la Dior.
On prend une peste de crabe.
Non mais c'est à vous.
C'est à toi.
On partage avec tout le monde.
Ils sont tous sympathiques, pas de problème.
Je les ai trouvés tous sympathiques, accueillants.
Aussi bien les mecs que les filles, il n'y a pas de souci.
Je serais mieux chez les jaunes, mais bon, il faut faire avec.
Et c'est confortable.
Même moi, on a récupéré des hamacs et des lits.
J'ai dans le cul, mais enfin bon.
C'est pas grave.
Tu dois l'avoir mauvaise quand même. Non, mais c'est le jeu.
J'imagine, Jackie.
En fait,
rien ne peut ébranler la confiance de Jackie, d'autant que les Ventanas lui
réservent un accueil plutôt sympathique.
Pourtant, avec le départ définitif de Bernard, le pacte à quatre conclut entre
Nicolas, Isabelle, Marianne et donc Bernard, et peut-être Caduc.
Avec le foulard jaune. Tu t'y branles là, toi ? On n'a plus d'eau ? Il a dû
faire le parcours qu'on a fait nous. Un rouge a fait le parcours des jaunes et
notre jaune a fait le parcours des rouges.
Alors, moi et Bernard, on a eu la bonne surprise ce matin.
La prod.
Inversement d'équipe.
Donc en fait, le but du jeu, c'est pour vous et comme pour nous.
de désigner un peu la personne qui allait partir de notre côté. Ça a été un
choc.
On n'était pas préparés à ça. On n'avait pas pensé qu'il y aurait un échange
comme ça de personnes.
Surtout que Bernard, quand même, on était très proches.
Tu as une équipe sympa, puis là, tu viens de tomber chez les pourris.
On est une équipe en humeur.
Ils sont sympas aussi. Ils sont un peu fainéants, mais ils sont sympas.
Franchement, ils sont sympas.
Mais ils sont fainéants.
Ils sont fainéants. J'ai
essayé
de leur bouger le cul au maximum pour dire qu'on essaye de faire quelque
chose. Ils ont construit une cabane avec des bâtons d'allumettes. Ils ont mis des
branches comme ça pour faire la structure.
Ils veulent rien faire du tout. Mais c'est-à-dire ? Mais que dalle ! Tu veux
bouger, bon les gars, on crape à huit, on perd une journée dans la montagne et
puis on va chercher à bouffer ? Rien.
On avait déjà un ascendant, à mon avis, physique... fort.
Là, ils ont perdu le seul qui valait encore quelque chose avec Jimmy chez les
tambours, je pense.
On n'a plus qu'à attendre des épreuves un peu physiques, on va dire.
Là, ça devrait être tranquille.
Voilà !
Bienvenue chez... Merci.
Welcome.
Bienvenido. On va t'accompagner tout à l'heure là-bas si tu veux te rafraîchir.
Ouais. Une grande fontaine là-bas. Super.
Je pensais qu'ils auraient été plus froids.
Mais non, nickel.
Je suis arrivé, ils m'ont tout proposé.
Comme s'ils m'attendaient.
Super cool.
Même les fils, je pense à eux aussi.
Tu connais nos prénoms, quasiment tous.
le seul prénom que j'ai oublié et que j'aurais dû retenir... Adonis, Marianne,
Muriel moi j'avais dit, Nicolas, Nicolas, Hélène, François-Xavier,
Isabelle, Isabelle et FX.
Cool. Bon bah, si on a dû... Ah ouais putain, j'ai perdu la tête.
Je vous ai amené un cadeau, je sais pas ce que c'est.
C'est peut-être de gain d'une époque quelconque. À qui l'honneur ? Honneur
aux dames.
On perd un pote, il faut se refaire un pote. Voilà, donc Jackie a l'air...
C'est d'être quelqu'un de bien, c'est d'être quelqu'un de carré. J'ai entendu
apparemment qu'il était dans les militaires avant.
Il doit être un mec droit, comme ça, comme ça, comme ça, comme ça. Je pense
que c'est quelqu'un sur qui on peut compter et qui ne se fera pas tourner la
tête par un petit déjeuner au lit ou quoi que ce soit.
Du fil de pêche.
Ah putain ! Avec un bel hameçon.
Je vais dire avec ça, vous avez bouffé du poisson.
Si tout le monde se bouge le cul.
C'est clair, tu peux tendre un tout petit peu.
Moi maintenant, je ne suis plus maître de rien.
Je suis arrivé comme un cheveu dans la soupe.
Je ne vais pas m'imposer avec mon caractère.
Je n'ai rien à imposer et à mon avis, ils sont certainement plus forts que
moi.
Donc là, je vais laisser suivre le cours des choses.
Je vais laisser un peu de temps passer.
Jackie s'est rapidement adaptée à sa nouvelle tribu. La nuit tombe sur
Ventanas et la soirée est propice aux confidences.
L'arrivée d'un nouveau venu détend visiblement l'atmosphère.
Les tambours ont dormi le ventre vide, le manque de nourriture devient
inquiétant et leur très brève tentative de pêche reste infructueuse.
Ça a marché une fois, c'était exceptionnel, il y avait des milliards
de poissons.
Mais là il n'y en a pas un, il n'y a pas un seul pédicat.
Et eux ils sont plus adroits que nous, ils ne peuvent pas l'attraper non plus.
D'habitude, les petits poissons, on les voit nager. Et là, on ne voit rien du
tout. Il y a trop de vagues, trop de sable. Et puis, de toute façon, je pense
que quand les petits poissons à friture seront là, les pélicans seront là aussi.
Là, il n'y a rien du tout.
On essayera plus tard quand la mer va se calmer.
Tu aimes les huîtres ou pas ? Tu aimes ? Des huîtres ? Je n'ai
jamais trouvé des huîtres.
Des huîtres ? Oui, c'est comme ça.
C'est dommage pour elle parce que c
'est un super aliment.
Il y a plein de protéines, d'iodes, de vitamines là-dedans.
Depuis le début de l'aventure, Pierre peaufine son image de patriarche de la
tribu Tambor.
Nettement plus âgé que les autres membres de l'équipe, il est aussi plus
posé et plus calme.
Portrait d'un aventurier à la fois sincère et habile.
Forte tête au sang chaud, Pierre est un vrai méridional.
Un peu bourru mais toujours à l'écoute des autres, il aime être entouré, se
savoir aimé. A Brignoles, sa ville d'adoption, tout le monde le connaît.
Il a toujours un mot, un geste pour chacun.
Ancien joueur de rugby, aujourd'hui entraîneur, il jouit d'une vraie
popularité au sein de son club.
Quelque part, je suis resté un enfant, un grand enfant.
Patient, attentif et optimiste, il a su au fil des jours tisser des liens de
confiance avec les jeunes de sa ville. Pour diriger un groupe, il faut faire
preuve d'intelligence, de nuance, parfois de gentillesse et parfois d
'autorité.
Ses valeurs, Pierre les puise depuis toujours dans le sport.
A 51 ans, il veut rester un vrai sportif, car c'est dans l'effort qu'il
se ressource et trouve son énergie.
Moi, s'il n'y a pas la compétition, s'il n'y a pas le championnat, ça ne m'amuse
pas. Moi, j'ai toujours été un compétiteur, j'ai toujours participé
pour gagner.
Sa famille est aussi essentielle à son équilibre. Pierre reste un grand
sensible qui aime les belles tablées. À l'intérieur doux et gentil, à l
'extérieur dur.
Et en bon meneur, Pierre aime organiser, diriger et guider les autres.
Il rapproche bien la sangle du panneau. Vous changez le camion, vous le ramenez,
vous prenez l'autre.
Gros dur au cœur tendre, Pierre saura-t-il jouer de son expérience au
sein de sa tribu ? Parviendra-t-il à faire l'unanimité ? Ou bien trop
paternel et trop gentil ? Finira-t-il par énerver ses plusieurs alliés ?
Difficile à dire.
Autant profiter.
Mais moi, comme je viens de dépigmenter ça, je dessine là. Il faut que je te les
casse un petit peu.
Bernard est très bien. En plus, il arrive là, esthéticien. Alors,
esthéticien, les nanas, elles ont tout de suite tendance à le considérer.
Donc, j'ai senti tout de suite quelques émotions dans l'affaire.
Parce que toi, comme j'ai la décommentation, j'ai dû suivre. Donc, il
faut casser un petit peu l'angle.
Génial !
Faire ça sur la plage, au soleil. Il y en a, ça fait 15 jours qu'elles sont là,
à des conditions qui sont dures.
Donc, quelque part, c'est un peu le père Noël qui est arrivé pour elles.
Faites gaffe, les filles, parce que si vous faites la pince, les filles, à 20
ans, à 40 balais, vous n'avez plus de sourcils et vous êtes vachement
emmerdées. Je ne sais pas si ça a un rapport avec son métier d'esthéticien.
Il nous a peut-être toutes un peu touchées. Je ne sais pas. C'est vrai
que...
Mais c'est quelqu'un qui est à l'écoute des autres, qui conseille, qui rassure.
Et puis je pense qu'il peut nous apporter quelque chose à l'équipe. Il a
des idées. Moi, c'est mon rêve. Je n'ai jamais été chez l'esthéticienne encore.
Je n'ai jamais fait d'épilation chez l'esthéticienne.
C'est super agréable. Moi, je suis heureuse. Moi aussi.
Je voulais une esthéticienne ici. Ça tombe très bien.
Ça sent bizarre, par exemple.
Comment il pousse, n'importe comment ? Il y a des odeurs qui remontent de la
merde. J'ai pilé Béa, j'ai pilé Amel, je leur ai fait les sourcils, elles sont
toutes contentes. Il s'occupe bien de nous en plus, c'est vrai que c'est
impeccable. Les hommes sont un peu délaissés du coup ? Non mais enfin bon,
c'est pas une chose banale, il aurait pu arriver un camionneur.
J'ai rien contre lui de personnel, mais bon c'est un jeune qui vient parmi nous.
Et qui arrive...
Je pense qu
'il est jaloux de Bernard. Il dit que Bernard s'est mis les filles dans la
poche, qu'il a joué stratégie parce qu'on était trois filles. que deux
garçons, qui s'est mis les filles de son côté.
Je suis désolée.
Toi, tu vois toujours... Je le vois très fort, très malin.
Depuis qu'il est arrivé, toute cette démarche, elle est en direction des
filles. Oui, mais parce qu'il est comme ça.
Et c'est très malin.
Vous êtes trois filles, on est deux garçons.
Je pense que je suis plus près d'elle, je les comprends mieux, je pense.
Peut-être que Pierre, d'après ce que j'ai pu comprendre. Je ne suis pas là
avec eux dès le début, donc je ne peux pas trop juger.
Mais voilà.
Peut-être le coup d'apincipiler, ça fait des effets.
C'est ma pince secrète.
On arrive à un stade du jeu qui ne me plaît pas trop, parce que tout le monde
calcule, tout le monde change, tout le monde...
Je pose des questions. Enfin, les seuls sujets de conversation, c'est l
'immunité, l'élimination et machin. Et j'ai l'impression que tout le monde
essaye de chercher son avantage dans l'histoire. Ce que je peux comprendre,
ça fait partie du jeu, mais ça a mis une ambiance un peu malsaine au sein du
groupe. Avec Bernard, la stratégie fait son entrée au grand jour dans la tribu
Tambor. Et visiblement, il s'est déjà fait des alliés aux dépens de pierre.
Les Ventanas, rompus depuis longtemps à la stratégie.
n'ont aucun mal à oublier Bernard et à donner un rôle à Jackie dans leurs
alliances. Je rappelle, Bernard il a des vues sur une rouge.
Il est hors de question de le plaindre.
Il a une vue sur une rouge.
On ne peut pas le cramer mais... Une qui n'est pas blonde.
Il a des vues sur Amel. Ah oui, oui.
Bernard il a craqué sur Amel, sa silhouette.
Ça n'a pas gagné.
Ouais. Il ne vit qu'avec des femmes, Bernard.
C'est chaud, hein ? On le connaît très peu, on ne sait pas comment il était
apprécié des rouges, des tambours.
Lui, il nous donne un aperçu de ce qu'il était lui là-bas.
Nous, maintenant, on va voir ce qu'il va être chez nous, quel rôle il va jouer,
quel rôle il va tenir. On va voir ça.
Comment ça me plaira le camp.
Je suis bien, moi, ici.
Alors que tout était quand même globalement bien écrit, en tout cas au
niveau des jaunes, là, nous, on repart de zéro.
Donc ça relance le jeu de notre côté, ça met du piment.
Ça va changer quelque chose, mais on va essayer de reformer la même chose.
Et puis si on ne peut pas, le jeu continue et on verra.
J'ai toujours deux alliés, même si il me manque un.
Il me reste deux, il suffit juste de trouver le quatrième.
Donc j'ai envoyé mon atout charme, séduction, en première ligne.
C'est Marianne.
Marianne avec son sourire, avec sa profession, qui pouvait coller à celle
de Jackie pour commencer à faire des...
Une tentative de rapprochement.
En l'absence de Bernard, Nicolas s'affirme enfin comme le véritable
leader de Ventanas.
Je me suis mis avec, on a fait connaissance. On est dans une période de
jeu où la parole devrait valoir énormément, mais on ne sait pas si elle
va être tenue jusqu'au bout.
On ne peut émettre que des suppositions de tactique.
Je viens d'arriver, mais on m'a déjà proposé quelques petits deals.
Mais c'est rapide.
J'ai été me baigner deux secondes après. Tiens, nous, on a fait ça. Si ça te dit,
on va verser de l'or.
Ah bon ? Putain, c'est le paradis ici.
Pour moi, je sais déjà où aller.
Mais d'autant plus que le petit groupe qui s'est formé chez les jeunes, c'est
ceux que je préfère.
Donc pour moi, c'est le bonheur.
Mes pieds vont se barrer.
Mon pied jamais va prendre là-dedans. T'as les deux sécurités là, ok ? Ouais.
Les rabats, les chapeautés.
Alors François-Xavier, déjà étant chez les rouges, je ne les mets pas beaucoup.
Le fait d'avoir gagné autant d'épreuves, j'ai l'impression qu'il se sent un peu
trop fort. Si je m'écoute, je lui mets une bave dans la gueule, ça y a pas de
problème.
Lui, il a fait la LF et le golf, etc.
Il a une formation pour ça. Moi, j'ai une formation de branleur.
Donc voilà, chacun son truc.
Ah, les tensions ont l'air de s'exercer différemment maintenant.
Je pense que... Je ne sais pas. Je vois cette espèce de duel de coq avec FX. C
'est particulier.
Les réflexions fusent. On n'avait pas de crash à la gueule.
J'ai envie quand même, mais je peux pas le faire, t'as fait l'armée ? Pas moi !
Il faudra un petit peu faire attention, il faudra se tempérer, être un peu
tolérant l'un vers l'autre.
Si l'un l'est moins, ça se passera mal. Si on l'est tous les deux, ça se passera
bien. Il faut faire attention, il faut pas trop parler cul devant les nanas,
parce qu'ils aiment pas trop.
C'est le seul sujet un peu tabou, c'est éviter de trop délirer cul en se moquant
des gens. Là, on lui met Jackie dans les pattes, c'est quelqu'un qui sait pêcher,
comme lui, c'est quelqu'un qui a une grande gueule, comme lui.
Chacui peut gêner le FX.
J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle.
La bonne, c'est qu'il y en a un.
La mauvaise, c'est que j'en ai perdu un parce que le sac ne permet pas.
Il y en a un qui est pour Cupidon.
Putain, mais c'est lent, toi.
J'ai du mal à l'avoir, celui-là. Tant que je n'en aurais pas eu un, je ne
serais pas revenu.
Parce que j'avais envie d'avoir de pêcher un poisson. Ça faisait trois
jours que je n'avais pas plongé et que ça me frustrait et que j'avais envie de
ramener un poisson aujourd'hui. C'est à quoi ça ? Je ne sais pas. On va demander
à Isa.
Tu l'as eu au couteau ? Au couteau.
On est mis à tort dans le riz.
Ouais. Isabelle, regarde.
Isabelle a ramené des coquilles, je crois. Pas de poisson, non. C'est pour
ça qu'elle a fait une gueule de 3 km de long tout à l'heure quand elle avait
ramené un poisson.
Quelle conne.
C'est pas possible d'être aussi con.
C'est la bêtise humaine d'être dans toute sa splendeur, ça.
Mais c'est pas grave, c'est une question d'éducation.
Mais Fix, en fait, il a toujours un comportement assez... Je pense qu'il
veut toujours être au-dessus des autres.
Et dès qu'il y a quelqu'un de nouveau, il se sent toujours en danger ou en
conflit. Et je pense qu'il veut toujours faire plus. Bon, là, il va plus à la
pêche que d'habitude parce qu'il veut plus en faire que le nouveau.
Je pense que c'est son comportement habituel à moi-même.
Les ventanas sont toujours divisées.
Rien de bon avant l'épreuve d'immunité.
Pourtant, tous le savent, s'ils perdent ce défi, ils devront se présenter au
conseil et l'un d'entre eux sera éliminé. Le sort de chacun est lié et
par marche forcée, vous emporterez l'immunité.
C'est bon signe, c'est du physique encore, ça.
On va être attachés. Là, là, là. On va aller niquer les tambours.
Tu sais, si vous m'entendez.
Salut
à
tous. Approchez.
Aujourd'hui, Béatrice, qui est encore diminuée par son entorse à la cheville,
ne peut pas participer à cette épreuve.
Trop éprouvantes.
Donc vous allez être 5 rouges, tous sauf Béatrice, et nous allons effectuer un
tirage au sort chez les jaunes pour qu'il y ait une équité et que vous soyez
également 5.
Celui ou celle qui tire la graine blanche ne participe pas à cette
épreuve. Je vais vous demander de tendre la main et de l'ouvrir.
François-Xavier, c'est toi donc qui ne participeras pas à cette épreuve d
'immunité. Alors, les ventanas, les tambours, aujourd'hui vous allez
disputer l'une des épreuves d'immunité les plus difficiles. Vous allez être...
encorder les uns aux autres. Vous allez devoir effectuer un parcours semé d
'embûches et semé d'obstacles. Tout au long de ce parcours, vous allez devoir
récupérer des trophées comme ceux-ci. Des jaunes pour vous les ventanas, des
rouges pour vous les tambours. Il faut impérativement les ramasser tous.
Si d'aventure vous en oubliez un, vous aurez perdu cette épreuve d'immunité.
Vous êtes prêts ? 3, 2...
La première difficulté est une succession de troncs de cocotier qu'il
faut enjamber.
La cordée doit être bien synchronisée pour passer facilement.
À ce moment-là, légère avantage au jaune.
Le deuxième obstacle du parcours se présente, c'est une barrière de 1,62 m.
Là aussi, il faut que l'équipe soit très solidaire.
Au sortir de la palmerie, les jaunes ont conservé leur avance.
Nouvel obstacle avant d'attaquer le parcours maritime, c'est une pyramide,
la descente est périlleuse, un équipier qui tombe peut entraîner les autres et
ainsi hypothéquer les chances de l'équipe.
Avant dernier fagnon à récupérer, il est placé sur un obstacle qui paraît simple
à franchir.
En réalité, la houle le submerge régulièrement. C'est donc le plus
difficile du parcours. Il est indispensable de passer dessous.
Les jaunes sont toujours en tête et décrochent le dernier fagnon.
Dernière ligne droite pour les rouges, ils doivent déployer toute leur énergie
s'ils veulent rattraper les jaunes.
Mais rien à faire, les jaunes sont les plus forts physiquement et surtout les
mieux organisés.
Vous les avez recontés ? Il y en a combien ? Je vais vérifier.
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8.
Moi je l'ai tenu et il était pendu par la corde.
Et rouge dommage, je sais que c'est dur.
Jackie, c'est à toi que je vais le remettre, ce totem, pour ta première
victoire dans ta nouvelle tribu des Ventanas.
Félicitations encore à vous.
Bravo.
C'est comme ça, c'est du jeu. On s'en fout.
On s'en fout.
Le plus important, c'est de se battre.
Non, mais là, on est à bout de nerfs. On n'a rien bouffé. C'est dégueulasse. On
va oser... C'est bon, les filles, craquez pas.
On va oser les preuves avec rien dans le cœur parce qu'on est fatiguées.
C'est bien,
mais c'est pas ce qui va arranger les choses.
Oui, mais ça nous fait du bien.
On est quand même désavantagées sur chaque épreuve. Ça, c'est clair, mais
ça, c'est après.
Ça, on veut ça après.
Ça va ?
Mais c'est qu'un jeu, c'est qu'un jeu. Ça va aller, vous inquiétez pas. C'est
un jeu un peu déséquilibré quand même. Si j'avais eu le choix, je serais
revenu. Même si elle ne brille pas par ses performances physiques lors des
épreuves de force, Amel occupe une place centrale dans la tribu des Tambors.
Sa franchise et son dévouement font l'unanimité.
Amel semble sensible et fragile.
A 28 ans pourtant, cette jeune femme moderne et dynamique cache un caractère
bien trempé. Elle est celle qui fédère, écoute et réunit. Je dirais qu'elle est
très entière.
Quand elle se donne, elle se donne.
Il n'y a pas de demi-mesure avec elle. Moi, j'ai toujours connu très marrante,
pleine d'humour, dynamique. Sa vie, c'est plus ses amis qu'elle-même
parfois. C'est l'impression que j'ai.
Je la trouve trop gentille.
Lorsqu'elle est déçue par quelqu'un, elle est très, très, très rancunière.
D'origine tunisienne, elle ne veut pas oublier ses racines et cultive ses
particularités. Assistante sociale, Amel aime ce savoir utile et reconnu. Mais
chez elle, rien n'est calculé car chaque moment, chaque émotion et chaque
rencontre peut être une source d'enrichissement.
Moi, j'ai envie de me rendre utile. Je n'aime pas les personnes qui ne
regardent que leur nombril. Ça ne m'intéresse pas du tout et ce genre de
personnes, généralement, je ne les côtoie pas. J'aime les gens qui m
'apportent, mais j'aime également apporter. J'aime bien quand il y a des
échanges. Calme mais volontaire, Amel a pris très tôt sa vie en main et s'est
construit un équilibre très solide.
Fortementalement, elle sait se protéger et se préserver sans se faire oublier.
Elle peut motiver par les mots, par ses gestes, par son comportement. Elle est
toujours gaie.
plein de punchs.
Donc pour moi, c'est quelqu'un qui est moteur dans une équipe. Le tempérament
solide, une volonté apparemment forte, Amel a le profil d'une battante. Mais
saura-t-elle se surpasser pour se rendre indispensable ? Loin des siens, sera-t
-elle toujours celle qui rassemble au sein de sa tribu ? En tout cas, pour le
moment, Amel souffre sur tambour. Les conditions de vie et surtout les
problèmes de nourriture minent son moral.
Les Ventanas sont sereins, ils ont devant eux trois nouvelles journées de
survie sans avoir à affronter le conseil. Seul Jackie semble affecté par
la déroute de son ancienne tribu dans la dernière épreuve d'immunité.
De toute façon, c'est riche. Ici, c'est quand même cool, tranquille. C'est
méditer armé ici.
Je pense que si j'avais eu le choix, je serais resté quand même.
Le premier jour, quand il a vu les hamacs et tout ça, il a fait « Oh, je ne
regrette pas d'être là ». Et après, c'est quand même son équipe.
C'est quand même son équipe.
Elle lui manque, j'en suis sûr et certain. Là-bas, il est un petit peu sur
un piédestal apparemment.
Il doit le ressentir aussi.
Parce que là, il n'est pas sur un piédestal.
Il est bien accueilli, il est bien traité, il s'intègre bien avec nous,
mais ce n'est pas le grand Jacky de là-bas.
Quel bruit de merde ! Ça m
'énerve, c'est toujours au moment où je dors qu'il faut se réveiller. Pour les
Tambors, c'est le jour du conseil. Jour terrible qu'ils doivent affronter avec
le ventre vide.
L'échange d'équipiers, qui a vu le départ de Jackie remplacé par Bernard, a
complètement bouleversé le fragile équilibre de la tribu. Bon allez, 1, 2,
3.
Le problème c'est que je me trouve en position de faiblesse ici alors que j
'étais en position de force chez les jeunes.
Donc ça remet tout à plat. Comme je ne tiens pas les règles du jeu, à partir de
ce moment-là, je suis forcé de subir.
Je prépare mes affaires parce que c'est vrai que c'est quand même du 50-50.
Donc on va voir si ça passe ou ça casse.
Je suis totalement lucide sur la situation.
Lorsqu'on est devant un mur infranchissable, on se dit que c'est
fini.
Quelque part, quand il dit que je serai éliminé au prochain truc, il attend à ce
qu'on lui dise que ce n'est pas sûr, que ce n'est pas joué, qu'il y en ait qui le
disent. Là, personne ne l'a dit.
C'est parce qu'on est très soudés.
C'est pour ça que je dis qu'il ne représente pas vraiment de danger.
Parce qu'on est soudés.
C'est comme les jaunes, ils sont soudés. C'est clair qu'on débarque comme ça,
vous mettez un... Vous lancez un intrus dans une équipe où ça fait deux semaines
où ils vivent ensemble.
Ils ne vont pas s'auto-suicider.
Depuis le début de l'aventure chez les Tambors, Pierre est sans doute le seul à
avoir une stratégie à long terme.
Il sait, comme Bernard, que des alliances sont nécessaires pour
survivre.
Sur cette, j'ai contacté deux personnes que je pensais les plus sûres.
Jimmy Hamel, il y a moi qui est venu se greffer, à s'engager sur une voie et pas
sortir de la voie au premier virage.
Si chacun tient son engagement, on risquerait.
Il ne fait pas le goût de l'homie ? Non, non, mais c'est parce que là, je fais le
goût.
Pierre joue un double jeu, il va voir tout le monde pour proposer des groupes,
des plans, des alliances.
Alors il propose une alliance à Amel et moi, et on apprend qu'il en a proposé
une à Nelly et Béatrice.
Il joue un peu en politique, il essaie de diviser les autres, comme ça tout le
monde va voter les uns contre les autres, sauf contre lui finalement.
Donc je pense que c'est sa tactique.
Laissez-moi faire cela, ça va me perturber.
Je vais me démerder.
Je ne sais pas encore.
Tout à l'heure, je veux faire une épuisette. Il commence à me demander
comment je vais faire et à vouloir me donner les leçons. Donc ça, je n'accepte
pas du tout.
Parce que s'il avait eu envie de me faire une épuisette, il avait laquelle à
faire tout seul.
Et dès le début, il ne faut pas attendre 15 jours.
Et puis, il devient dangereux avec ses stratégies. Donc, il faut faire
attention aussi.
Donc, chacun se défend. Chacun sort ses griffes à sa manière.
Bon, on a ça.
Et les gars ramènent encore une fois.
Il a attendu que tout le monde se barre, quand j'étais toute seule, pour venir
ici donner l'excuse.
Ouais, je prends une bouteille d'eau et tout.
Et puis toi mine de rien, tu vois de quoi ça se voit. Moi j'ai dit je sais
pas, d'ici ce soir... Moi j'ai dit, moi c'est les rouges de bord.
Chacun parle aux autres et puis finalement on se rend compte que les
discours se croisent, ne sont pas pareils.
On ne sait plus à qui se fier.
Tu sais que Jimmy a été lui rappeler ? Oui, puisqu'il en a parlé ce matin.
Il m'a dit, je te jure que je n'ai jamais été contre toi. Je me suis dit, c
'est ton choix de voter contre moi. Je ne vais pas t'en vouloir. Pour moi, le
plus dur, je l'ai fait.
Si je me fais sortir, c'est qu'on m'a imposé quelque chose que je n'ai pas
choisi. On m'a foutu une pambane sous les pattes.
Je l'ai prise et c'est tout.
Si je me fais sortir demain, ce soir ou dans 3-4 jours, main propre, tête haute,
pas de problème.
Le crépuscule est proche, c'est l'heure de partir pour le conseil.
Aucun tambour n'est serein, ils sont tous menacés. Il y a trois hommes et
trois femmes, aucune solidarité ne l'emporte donc.
Bernard, le nouveau venu, peut craindre d'être rejeté par sa tribu d'adoption.
Amel n'est pas au mieux de sa forme et des antagonismes sérieux sont apparus
entre Maud et Pierre.
Plus que jamais, le vote est ouvert.
L'ambiance n'est pas très bonne sur le campement des Ventanas.
Adonis et Marianne se supportent difficilement.
Heureusement, l'aventure progresse et une épreuve inédite vient faire
diversion sur les bivouacs. Un échange d'équipiers.
Chaque tribu doit choisir son représentant et au final, c'est lui qui
va se retrouver membre à part entière de la tribu adverse.
Jackie devient donc Ventanas et Bernard Tambor.
Stupeur chez ces derniers qui ne savent pas très bien comment réagir.
En revanche, Jackie est bien accueilli chez les jaunes et il prend
naturellement la place laissée vacante par Bernard.
A lui donc de profiter des matelas, des oreillers et même des joies du pacte à
quatre avec Nicolas, Isabelle et Marianne.
Ainsi renforcés, les ventanas n'ont aucun mal à s'imposer dans l'épreuve
très physique des cordées.
Nouvelle défaite donc des tambours. Ce soir, ils cheminent dans la jungle. Ce
soir, ils sont en route vers le conseil.
Les tambours vivent en ce moment une vraie période de doute. Ils se
présentent au conseil pour la deuxième fois consécutive et pour la troisième
fois depuis le début de cette aventure. Ils semblent amoindris moralement,
physiquement et ce soir, ce conseil doit leur servir de déclic.
Comment peuvent-ils endiguer cette spirale négative ? Vont-ils connaître un
sursaut psychologique ? Qui peut endosser le rôle de leader dans cette
équipe ? Ce sont autant de questions auxquelles ils vont devoir répondre.
Bonsoir à tous, bonsoir les tambours.
Allez vous asseoir, installez-vous, prenez place.
Alors, dans votre équipe, dans votre tribu soudée, il y en a un qui est
arrivé, c'est Bernard.
Et on s'est rendu compte qu'il avait été plutôt bien intégré, même si au départ,
Bernard, il faut bien reconnaître que tu as été un petit peu défaitiste et que tu
as eu une vision assez sombre.
de la situation que tu as découverte par rapport à celle que tu connaissais chez
les Ventanas.
Il est clair que lorsque je suis arrivé chez les Tambors, j'ai constaté qu'il y
avait quand même une différence un petit peu d'organisation au sein du groupe et
de conditions de vie, c'est clair.
Donc j'ai essayé de m'intégrer à l'équipe et puis jouer leur jeu au
maximum de manière à essayer de gagner des conforts et d'approcher de l
'immunité. Bernard, réponds-moi franchement.
Est-ce que dans ta tête, dans un petit coin de ta tête, tu n'es pas encore un
petit peu Ventanas ?
Je ne suis pas Ventanas puisque là, je dois sauver ma vie.
Donc il faut que j'y aille. Il faut que j'aille en équipe. Il faut y aller à
fond. Tu ne penses plus au jaune ? Non. Tu es rouge maintenant. Moi, je suis
rouge.
Le moment terrible du vote est arrivé.
Ce soir, vous êtes encore 6.
Et dans quelques instants, à l'issue de ce conseil, vous ne serez plus que 5.
Amel, tu es la première à aller voter.
Pierre, c'est à ton tour.
Je pense qu'il reste jaune quand même.
Jimmy ?
Béatrice
?
Maud ?
Et
enfin Bernard ?
Alors
Pierre, c'est lui ou moi ?
Voilà, vous avez tous voté.
Je vais maintenant procéder au dépouillement.
Bernard.
Pierre.
Pierre.
Bernard.
Deux votes contre Pierre, deux votes contre Bernard. Il reste deux bulletins
dans l'urne.
Pierre.
Il reste un bulletin, trois votes contre Pierre, deux votes contre Bernard.
Pierre,
prends tes affaires personnelles, va chercher ton flambeau et rejoins-moi.
Pierre, ta tribu a voté, la sentence est irrémédiable, tu dois quitter l'aventure
immédiatement.
Bonne chance Jimmy.
C'est la règle, un survivant doit partir.
Pierre quitte les tambours, victime de la grande faculté d'adaptation de
Bernard. L'échange d'équipiers lui aura été fatal.
Prime abord, quelqu'un de très agréable, mais de jour, ce n'est pas assez pour
avoir plus d'affinité.
Je ne le trouve pas assez sincère et un peu trop manipulateur.
Tu as un jeu un peu hypocrite et tu as surtout voulu retourner le groupe contre
moi. Il nous a trahis en voulant jouer un double jeu.
Et finalement, depuis le début du jeu, il n'a rien apporté à l'équipe.
Bernard est arrivé avec son côté esthéticien. Et quelqu'un qui arrive
en leur proposant des soins et des trucs comme ça, c'est le père Noël qui est
arrivé. Ça faisait une semaine que j'entendais parler de soins, d
'habillement, de coiffure, les cheveux.
Je vais avoir des dreadlocks maintenant.
Comment je vais faire et tout ça ? Après, il va me falloir trois jours de
soins chez le coiffeur.
Bon, ça va être un temps, c'est rigolo. Mais quand c'est à longueur de temps, je
pense que c'est quand même pas valorisant pour les nanas.
La loi de l'aventure est dure, mais c'est la loi acceptée par tous.
A chaque conseil, un survivant doit partir.
Ils ne sont plus désormais que onze pour survivre à Tambor et Ventanas.
La semaine prochaine, un autre aventurier sera évincé après trois
nouvelles journées de survie.
Vous vivrez des moments de panique, des instants de révolte et des périodes de
doute, sans oublier les tensions lancinantes autour de la nourriture.
Les survivants souffrent, mais ils n'ont tous qu'un seul but, survivre le plus
longtemps possible.
Ils sont abattus ou triomphants, mais toujours seuls face aux autres.
L'un d'entre eux partira, mais lequel ? Vous le saurez en regardant le sixième
épisode de Koh-Lanta.
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