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Nous sommes au point de départ de l'aventure. Il y a encore 24 heures, ces
hommes et ces femmes ne connaissaient rien de leur destination finale.
C'est la première fois qu'ils posent le pied en Amérique centrale.
Certains n'ont même jamais pris l'avion. Pour tous, c'est un plongeon dans l
'inconnu. Il n'y a pas de temps d'adaptation, il faut être opérationnel
tout de suite.
Bonsoir, c'est 16 français embarqués dans ce camion, 8 hommes, 8 femmes.
se sont portés volontaires pour vivre une expérience unique, une aventure
extraordinaire, être abandonnés au beau milieu de la jungle, au Costa Rica, sur
la côte pacifique, à quelques 10 000 kilomètres de chez eux.
Ils vont être livrés à eux-mêmes, coupés de tout, ils ont laissé leur travail,
leur famille et leurs amis, et désormais ils n'ont plus qu'un seul but, survivre
dans cette nature hostile, mais aussi et surtout, survivre aux autres.
Aujourd'hui, ils sont 16 aventuriers.
Dans 40 jours, il n'en restera qu'un.
Allez, vous venez avec moi, vous descendez.
Et vous vous mettez sur le côté du camion.
Voilà, vous êtes tous là, venez.
Attention, c'est lourd.
On va le placer ici, dans le sens de la longueur.
À l'intérieur de ce sac, vous allez trouver des foulards de couleur jaune et
des foulards de couleur rouge.
Il y a un foulard par personne marqué à votre nom.
Les rouges, les tambours, vous allez partir dans quelques instants dans cette
direction-là.
Les jaunes, les ventanas, vous allez partir dans cette direction-là.
A l'intérieur de ce sac, outre le strict nécessaire dont vous allez avoir besoin
pour vous rendre jusqu'à vos campements, vous allez trouver une carte détaillée
et une boussole.
Faites-en bon usage.
Avant de partir, un seul petit conseil. Vous voyez que le soleil est déjà très
puissant, qu'il fait très chaud.
Aussi, ne perdez pas de temps ici dans cette plaine. Bonne chance à tous.
Vivre l'aventure de leur vie, un rêve pour ces huit femmes et ces huit hommes.
Ils sont chacun face aux autres, mais ils sont aussi dans une équipe. Il
faudra s'adapter ou être éliminé.
Chacun le sait, tous le redoutent.
Les deux équipes prendront le nom du campement qui leur est assigné. La tribu
qui porte les couleurs jaunes s'installe à Ventanas.
Elle est composée de Caroline, 28 ans, assistante commerciale dans le barin.
Marianne, 34 ans, gendarme dans les Pyrénées-Atlantiques.
Isabelle, 36 ans, préparatrice en pharmacie à Nice.
Céline, 22 ans, hôtesse d'accueil, elle vient de Toulouse.
Nicolas, 29 ans, intérimaire dans l'agroalimentaire, il vit dans les Deux
-Sèvres. Bernard, 47 ans, esthéticien à Lyon.
Adonis, 33 ans, responsable de club de vacances, il habite en Seine-et-Marne.
Et enfin, François-Xavier, 25 ans, bijoutier créateur dans les Yvelines.
La tribu qui porte les couleurs rouges s'installe à Tambord. Elle est composée
de Nelly, 24 ans, barmaid dans une discothèque en Gironde. Maud, 25 ans,
mannequin habitant Nantes.
Béatrice, 35 ans, commerciale dans le Var.
Amel, 28 ans, assistante sociale à Paris.
Jackie, 29 ans.
Maître d'hôtel dans le Nord, Pierre, 51 ans, chef d'entreprise dans le Var.
Jimmy, 22 ans, vendeur forain dans le Vaucluse. Et Xavier, 29 ans,
kinésithérapeute dans le Rhône.
Ce soir, nous allons vivre les 4 premières journées de survie sur Tambor
et Ventanas.
4 jours d'efforts et de larmes pour découvrir le cadre rude de l'aventure.
Des moments d'angoisse, mais aussi des instants de joie.
Survivre dans un dénuement quasi total n'est pas leur unique mission.
Tous les trois jours, une épreuve d'immunité départagera les deux tribus.
Celle qui perd se rendra au conseil et éliminera l'un de ses membres.
Ainsi, un à un, les candidats seront contraints de partir.
Le dernier survivant quittera le Costa Rica avec un pactole de 100 000 euros.
Pour l'instant, ils sont encore 16.
Dans moins d'une heure...
Vous saurez qui partira, qui sera le premier à quitter cette aventure.
Il n'y a pas de temps à perdre, les aventuriers doivent trouver le chemin
qui mène à leur campement.
Problème, la plupart d'entre eux ne se sont jamais servis d'une boussole.
Le chemin carrossable, tu ne vas pas le rencontrer avant.
C'est quoi carrossable ? Un chemin avec des pierres. Non, mais je ne veux pas m
'engueuler avec toi.
Mais j'ai dit, quand tout le monde a dit, c'est par là, c'est par là, c'est
par là. Moi, j'ai dit, si on continue, on tombe sur le chemin. Non, mais le
chemin, c'est sûr qu'on va tomber dessus. Parce que le chemin...
C'est qu'après, du point où on trouve le chemin, il faut compter 350 pas. Mais
alors, on a des repères. On a des repères. S'il nous met un arbre bleu, on
va pas aller sur un arbre rouge.
Si tu le dis... Mais non, mais s'il y en a un qui a la boussole, faut lui
laisser, sinon c'est le bordel. T'as plein d'impressions, regarde.
T'as un truc, toi, tu sais t'en servir, parce que t'as quoi ? J'ai quoi ? J'ai
fait de la topo, j'ai fait trois ans d'armée.
J'ai fait quelques trucs qui font que je sais me servir d'une boussole. C'est pas
pour te faire chier, hein. C'est pour te dire que si tout le monde prend la
boussole, t'es la merde. T'étais un peu la merde au début ? Ouais.
Parce que tout le monde voulait prendre la boussole, et comme il n'y avait
personne qui savait la lire, voilà.
Donc ça a été la merde, et puis après, ça a été... Moi je sais qu'il y a plein
de trucs où je devais être nul, mais je savais qu'avec la boussole, ça irait.
Donc tout le monde est parti de son côté, et puis j'ai dit je vais attendre
qu'ils reviennent, et puis voilà.
Jackie, il a son idée, il veut faire des trucs, c'est bien.
Même si on n'est pas d'accord, on laisse faire parce que ça ne va pas nous
empêcher. Ce n'est pas une mauvaise intention de sa part, au contraire. Mais
il est sec. Il est un peu impulsif. Je le disais tout à l'heure, il est trop
impulsif. Ça passe pas bien.
Il est impulsif. Chez les tambours, les choses ne traînent pas. Il y a déjà des
conflits de personnalités.
Les ventanasses, eux, n'ont ni le souffle ni l'énergie pour se disputer.
Ils font corps pour gravir une pente impressionnante.
Ça va aller, deux minutes et c'est bon, même pas.
J'étais vachement content, je pensais que c'était la porte de sortie.
Tu sais, lorsqu'on s'est trompé tout à l'heure, j'étais à fond la caisse et j
'ai bouffé toute mon énergie. C'est vrai qu'il faut aller doucement.
Il faut économiser, je n'ai pas du tout économisé.
Ça nous sert.
C'est vrai, c'est une erreur. N'hésite pas à nous faire souffrir. J'ai voulu
faire les cakes tout à l'heure, j'étais vachement content. Et en fin de compte,
je me suis fait prendre à mon propre piège.
C'est bon.
Celui-là, faites attention si vous vous accrochez.
Ça se mange ça, non ? La cervelle, ça se mange, non ? On va
manger ça ce soir.
Cervelle de singe au dîner ce soir.
Enfin la descente. Les ventanas sont persuadés qu'ils vont
pouvoir souffler.
Erreur, les difficultés s'enchaînent. Ils ne sont pas au bout de leur peine.
La sécheresse rend le sol piégeux. Il faut rester concentré en permanence.
La progression de Bernard est délicate. Il ne récupère pas.
Il est toujours très faible.
J'ai monté à fond une bosse.
Et puis j'ai pris un coup de chaud. Et puis je suis redescendu de la bosse. Et
puis j'ai pris l'hypoglycémie. Et puis là, c'est parti en couille.
Je m'endormais comme si j'allais mourir. J'ai l'impression de partir.
Les ventanasses sont épuisées par cette marche.
Les tambours aussi, même si leur morale va mieux depuis qu'ils ont découvert une
cascade rafraîchissante.
Encore un petit effort et ils arriveront à la mer et à leur campement.
Le plus dur c'est la montée. Quand on monte les crêtes, après quand on
redescend c'est beaucoup plus facile.
Mais le fait de monter les crêtes, c'est rude quand même. Il y a des pentes
bien...
Ouais, on va aller voir la mer.
Parce que tout est habillé dans l'eau.
Non,
les pieds, attends, ils ont besoin de... Je
ne sais pas ce que c'est, en tout cas, c'est énorme. C'est une noix de coco,
mais... C'est bien, mais il n'y a pas de cocotier.
Non mais ça c'est quoi exactement ? Non comestible.
Alors si, non comestible.
Ah bah voilà, il y en a un.
C'est comment ton prénom ? Xavier.
Viens, Xavier.
Viens, regarde.
Il n'y a pas l'eau.
Il n'y a pas l'eau. Allô, allô, allô, allô, allô !
Tu ne peux pas la couper au milieu. Commence à voir. Tu ne t'es pas perdu.
Commence à voir.
Tu peux la mettre avec un caillou.
J'ai rien chargé là.
Si tu la tapes au milieu, il y a tout qui peut. C'est le choc sur l'arbre qui
l'a fait. Il faut que tu la poses.
J'ai rien chargé là.
Elle est bonne.
C'est excellent.
Une noix de coco fraîche, pur moment de bonheur, plaisir simple que savoure sans
complexe les rouges. Au fil des kilomètres, la marche se transforme en
épopée chez les jaunes.
La faiblesse persistante de Bernard les pénalise et c'est avec soulagement et
bonheur qu'ils rejoignent enfin leur campement.
L'aventure est belle, mais déjà très dure.
Ça fait du bien d'arriver.
Ça fait du bien d'arriver et même qu'il n'y ait pas de sable.
C'est quand même super, c'est quand même beaucoup mieux que dans la jungle.
Ceci dit, c'était quand même une super expérience.
Parce qu'à un moment donné, je me suis demandé ce que je foutais là.
Et c'est toujours pareil, quand on cravache et qu'on arrive à un moment où
on ne sait pas où on va, quand on arrive au bout, finalement on est content.
Parce que là, tout de suite, je suis plus fatigué. Je me demanderais de
courir, je ne peux pas le faire.
Et tout à l'heure, j'en avais vraiment plein les bottes. Tu vas baigner quand
même ? Non, me tremper les pieds pour le moment. Puis dès qu'on aura nos
affaires, on verra l'heure.
Super bonne ! On n'a pas nos maillots, alors on ne va pas venir.
Je veux dire, tant qu'on n'a pas nos maillots, on ne se baillera pas.
Il y a deux sentiments qui se mélangent, c'est
la joie d'être ici, et puis le fait que je ne vais pas rester, puisque
je pense que mon coup de bambou va me mettre fatal.
Donc je vais repartir rapidement.
J'aurais aimé quand même rester un peu plus.
C'est le jeu.
C'est le sport. Il y a des journées pas bien.
Point barre.
Le trajet des jaunes a été éprouvant. Ils récupèrent doucement. La survie ne
fait que commencer.
Ils n'ont rien, sinon les vêtements qu'ils portent et quelques litres d'eau.
C'est tout.
Sous les tropiques, la nuit tombe à 17h30.
J'ai l'impression qu'on va en chier.
Les aventuriers le savent maintenant, ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes
pour cette première nuit.
Ils n'ont rien à manger et bien sûr, rien pour se protéger.
Le désarroi de certains est déjà palpable.
Je m'attendais quand même à un minimum, qu'on ait au moins nos affaires perso,
qu'on soit amené à dormir à la même chose. Je m'attendais qu'on ait au moins
de l'eau, au moins un truc minimum.
Ce n'est même pas ça, donc ça devient un peu... Là, il n'y a rien.
Là, il n'y a rien.
Là, il y a de l'eau.
Là-bas, il y a des trucs avec des épines.
Le camp des Ventanas est maintenant plongé dans l'obscurité.
Le moral de la tribu est au plus bas, un mélange d'appréhension et de grande
fatigue. Ils sont seuls avec un unique objectif, survivre.
J'ai vraiment trop faim.
J'ai eu beaucoup d'eau et l'eau passe plus et j'ai vraiment envie de vomir.
Je suis obligé.
Vraiment, je trouve à bouffer parce que c'est moi, mais je crois que les autres,
ça commence aussi à pas aller bien.
En tout cas, une chose qui est sûre, c'est qu'on va super bien dormir. Parce
que là, on est tellement morts que... Mais dormir sans rien dans le ventre...
Finalement, les ventanas se couchent le ventre vide.
Difficile dans ces conditions de trouver le sommeil, ils se blottissent les uns
contre les autres pour se réchauffer, certes, mais surtout pour vaincre la
peur qui les gagne tous.
Est-ce que Caroline, au moins, t'as chaud ? Elle a chaud, là. Parce que,
franchement, c'est du mal.
Ah, c'est clair.
On ne fera pas ça de mi-mois.
Je pense bien.
Tu vas être ma maman.
Il est con. Tu étais bien tout à l'heure, mais maintenant, je ne sais
plus où va être ma maman.
Je ne sais pas, sur l'épaule, par exemple, c'est une idée ? Oui.
Voilà les petits désagréments de la nuit passée à la baleine. On a dormi
à même le sol, on avait des bestioles, on s'est fait piquer par des tiques, j
'en ai enlevé plein le lendemain. Tiens, regarde.
C'est quoi tout ça ? C'est des petites puces de terre qui sont passées. Et là,
hier, c'est la gamelle. Merde ! Moi,
j'ai rien.
C'est des petites puces de terre.
Non, mais là, on ne peut plus jouer.
Les cycles d'abord, c'est pareil, à part en live.
On a fait 5-6 heures d'effort, on a perdu 4 kilos, on n'a plus le sel, on n
'a plus le sucre, on n'a plus rien.
C'était pas senti mieux tout à l'heure ? Si, mais... Et après on va aller se
rebaigner encore. Je pouvais pas m'arrêter parce que je peux pas m
'arrêter. Il y avait un peu du monde devant, derrière et... On va remettre un
peu.
Le problème c'est que c'est à bord de la première pause.
Vous avez pu se sortir mieux dormir parce que vous vous êtes fait un pieu.
Ouais, enfin, on a commencé mais on a pas fini mais... On a le temps de finir.
Ouais. On a le temps de le finir. Mais ça ira mieux demain.
Oui. J'espère.
Je t'assure.
De toute façon, avec des gars comme nous, rien n'est arrivé.
Oui, c'est vrai, ça. Regarde.
Je comprends qu'elle craque, quoi.
Elle a besoin de manger. Moi, j'ai des réserves, en plus.
Je le dis même pas sur le ton de la plaisanterie. C'est peut-être ce qui me
permet de tenir en étant statique.
Je comprends que la faim, ça... Comme on dit, la faim justifie les moyens, quoi.
Donc si ça doit amener à pleurer ou si ça doit amener à craquer, je crois que c
'est normal.
Je pensais que ça allait se passer différemment, quoi. Que ça allait être
un petit peu...
Pas plus cool, mais qu'on allait avoir un minimum de choses, quoi.
Un petit peu à bouffer, quand même, mais au moins on osait faire. Mais là, on n'a
rien. Rien, rien, rien.
Les ventanasses ont en fait rapidement montré leurs limites.
Ils vont devoir maintenant apprendre vite à survivre.
Ça pourrait être du ravitaillement, ça, c'est pas bon.
Un hélicoptère largue dans la mer un modeste kit de survie, quelques affaires
personnelles, un peu de riz, une pharmacie de première urgence et
quelques ustensiles de cuisine.
De quoi rendre le sourire aux survivants les plus affectés.
J'ai eu l'hélico, je me suis dit, waouh, je revis.
J'ai mes affaires, je me dis qu'on va trouver de l'eau pour laver vos
fringues. La vie s'organise, chacun va pouvoir enfin se changer. Et très
important, tous disposent à présent d'une moustiquaire, indispensable dans
la forêt tropicale.
Voilà de quoi garantir un minimum de sommeil aux aventuriers, car très vite,
ils vont avoir besoin de toutes leurs forces.
pour poursuivre l'aventure.
Les tambours aussi ont reçu leur pactage.
Jacky, l'ingénieux, tente de tirer parti de tout pour améliorer la vie sur le
camp. Et il n'hésite pas à imposer son point de vue à tous les autres, parfois
même maladroitement.
C'est facile de rigoler si on n'essaye pas, on ne peut pas le savoir.
Vous êtes toujours en train de vous marrer, on dirait que... Je ne sais pas
moi.
On te dit que tu ne pêcheras pas avec ça.
Maintenant, ça te pose un problème quand on te dit que tu ne pêcheras pas avec
ça. Mais c'est ton problème.
Ce n'est pas le nôtre.
On cherche des moyens de pêcher.
Il a récupéré le morceau de filet.
Lui, il espère attraper du poisson avec.
C'est très bien. Moi, j'en doute. C'est pour ça que c'est 52.
Non, c'est pas grave.
On leur frotte la soie.
On verra la gueule qui frotte. C'est comme avec la cabane.
En tout cas, la cabane, c'est comme moi, je l'ai dit qu'il fallait la faire. La
route avec la boussole, c'est comme moi, j'ai dit qu'il fallait le faire. Et je
ne dis jamais quelque chose si je ne suis pas sûr et certain de savoir
quelque chose. Sinon, je ferme ma gueule.
Composé avec le reste des aventuriers, mission difficile pour Jackie.
Son franc-parler et ses opinions tranchées lui ont déjà joué des tours.
Portrait de Jackie, personnage à la fois complexe et sensible.
Dans tout ce que je fais, j'essaye d'être bien placé.
D'ailleurs, je suis toujours bien placé, mais je ne gagne jamais.
J'aime savoir jusqu'à où on peut aller dans le stress et la compétition. Il n'y
a guère que lorsqu'il joue au billard américain, dont il est champion
régional, que Jackie sait garder le silence.
Le reste du temps, il le reconnaît lui-même. Il est plutôt d'un naturel
autoritaire et il tente d'imposer à tous son goût du travail bien fait.
Virginie, passage de champagne.
Ludo, la vasque. Il y a 8 tables de 10.
Il faut toujours un côté autoritaire.
Je suis soucieux du détail. C'est peut-être ce qui fait aussi une qualité.
J'aime bien que ce soit fait comme je l'ai dit et pas comme eux ils ont envie.
Si je veux qu'il passe à droite, il passe pour la gauche.
Pas de question ? Action ! Mais au fond, Jackie est un sentimental qui garde une
fidélité authentique à ses origines modestes.
Donc voilà, il y a 17 ans, c'était ici que ça se passait, l'école buissonnière.
Je regardais par ce soupirail les boulangers.
préparer leur petit pain et au lieu d'aller à l'école, j'ai fini par
préparer les croissants avec eux.
Fidélité, honneur, camaraderie, autant de valeur qu'a toujours recherché Jackie
jusqu'à s'engager comme volontaire dans l'armée française pendant la guerre du
Golfe. J'ai vu la misère, j'ai vu la guerre, c'était impressionnant.
Ses amis le disent, lorsqu'on prend la peine de le découvrir, on trouve dans
Jackie un véritable ami.
Il a le sang chaud maintenant, il a pris un peu d'âge, il est plus raisonnable,
plus réfléchi, mais bon, il est emballé par tout ce qu'il fait. De toute façon,
Jackie, c'est quelqu'un qui est forcément emballé, sinon il ne fait pas.
Grande gueule, accrocheur, mais aussi généreux et dévoué, Jackie se ressource
aussi de longues heures, seule, à la pêche.
Sera-t-il faire valoir ses qualités ? Sera-t-il écouter les autres autant qu
'il se fait entendre à tambour ? Là est sans doute la clé de son succès ou de
son échec dans l'aventure.
Là on n'a pas de chance, la cabane s'est cassée donc il faut la refaire.
Bon il y a eu un peu de différends parce qu'il y en a qui pensaient grand, il y
en a d'autres qui pensaient plus petit.
Mais là ça y est, ils sont décidés, il faut absolument avoir des gros appuis
parce que vu le feuillage qu'on veut mettre, il faut un gros support.
Là, au moins, si on veut claquer un tout haut, on peut tout mettre.
Écoutez, on essaye et puis on verra bien. Si ça marche, si ça ne marche pas,
on va jusqu'à là-bas.
À
mon
avis, il ne faut pas trop tenter le diable.
Faire une cabane comme ça, c'est de la merde, putain, elle va dormir 40 jours
là-dedans.
Moi, je vais mettre deux jours à en faire une, mais celle que je vais faire,
elle va tenir, quoi.
Si c'est pour mettre des bâtons partout, comme l'autre, en train de gratter dans
les arbres pour prendre des feuilles, c'est de la connerie, quoi.
C'est de la connerie.
S'il pleut ou s'il y a un coup de vent, tout y vole.
Décidément, Jackie a bien du mal à s'adapter dans cette micro-société
tambour où tous apprennent petit à petit à se découvrir et à se connaître.
Non, non, mais ça y est, je l'ai réservé déjà. Ah, mais c'est pour ça que tu
disais... Non, on le savait avant vous, c'est pour ça qu'on ne vous l'a pas dit.
Ah, mais oui, d'accord.
T'es sportif comme garçon ou pas ? T'as vu les abdos qu'il a ? Ah là là ! Elle
remarque tout, eh ! Elle est mode.
Je travaille comme hôtesse sur des salons, mais je travaille
essentiellement comme mannequin.
Et c'est surtout avec le comité Miss France, parce que j'ai eu la chance de
participer à l'élection de Miss France.
C'est vrai ? 2000, ouais.
2000 ? De Sonia Roland, ouais. C'est vrai ? J'ai décidé de me présenter à ce
jeu-là parce que c'est pour prouver aux gens, peut-être que des fois j'en
souffre un peu, que derrière une grande blondeuse de 1m83 se cache pas forcément
une grosse cruche.
Surtout quand elle fait du mannequinat et qu'elle dépasse les 92 de tour de
boîtrine.
Naturelle au passage.
Les tambours font preuve d'une certaine insouciance face à la survie. Ils s
'attachent surtout à créer une vraie cohésion au sein de leur tribu.
Les ventanasses, plus éprouvées par les premières heures de l'aventure, s
'organisent pour améliorer au plus vite leurs conditions de survie.
Dans le rôle de la meneuse, toujours aux avant-postes, on retrouve Marianne.
Après Bernard, victime d'un malaise, c'est au tour de Caroline de souffrir de
la cheville, une blessure aussi mystérieuse que douloureuse.
Elle a mal au pied.
Et nous, on a envie qu'elle reste avec nous. Maintenant, elle prend sa
décision. Elle a envie de voir le médecin pour qu'il puisse lui dire ce
que c'est, dans l'espoir de pouvoir rester. Voilà, je pense que la
situation, elle est claire.
Ça a commencé ce matin, déjà, mais je me suis dit, bon, ça passe.
Et puis, à mesure que je marche, c'est de pied en pied.
Le problème, c'est que je ne peux pas poser le pied par terre.
C'est pas...
Caroline n'a pas l'habitude de souffrir et n'a pas envie de se faire mal.
A 28 ans, cette Alsacienne veut croquer la vie à pleines dents et n'a aucun
doute sur son caractère.
C'est sûr, Caroline se trouve plutôt pas mal. Je pense que je suis assez sympa,
je suis assez rigolote.
Je dois être charmante, je pense.
Assez sexy aussi, je pense.
J'ai du humour, j'aime bien rire, j'aime bien les gens drôles.
Cool, quoi.
Séduire, c'est un mode de vie pour Caroline, un besoin même.
Et l'enfant gâté qu'elle est, c'est tourner en qualité ce que d'autres
considèrent comme un petit défaut.
Ah oui, coquetterie, toujours coquetterie.
Alors, sûre d'elle-même, Caroline, et seulement futile, pas si sûre. Quand les
vrais sentiments sont en jeu, le doute s'installe.
Et alors, elle n'hésite pas.
Quand il y a un garçon qui me plaît, en général, je lui fais comprendre. Enfin,
j'essaye, mais parfois, ça ne marche pas toujours.
J'essaye.
Je ne sais pas, je ne veux pas qu'il me regarde.
Je le bouscule.
Je ne lâche pas prise.
Je suis déterminée.
Et je vais jusqu'au bout.
Et cela marche.
Caroline l'avoue elle-même. Elle est un peu collectionneuse, mais uniquement
parce qu'elle n'a pas rencontré celui qui dominera son cœur et son caractère.
Il me dirait tantôt, car là, ça suffit. T'arrêtes, là. Stop.
Qu'ils sachent me mettre des limites. Parce que moi, tant que je sais que je
peux, je pousse. J'essaye, j'essaye. Il faut quelqu'un en fin de compte qui me
dit ça. Je me dis à un moment, là ça va, tu vas trop loin. Comment ce caractère
capricieux mais attachant sera-t-il perçu par ses compagnons d'aventure ?
Sera-t-elle supportée les dures conditions de survie sur Ventanas ? Ce
sont autant de défis à relever pour Caroline.
Parfois, elle craque, elle pète le plomb et elle se l'avoue à elle-même.
Et dès qu'on la raisonne, un peu comme des parents, parce qu'on n'est pas des
parents, on est là pour se soutenir, s'entraider, etc. Mais bon, trois fois
par jour, ça doit être un peu gonflant.
Tout de suite après, elle va mieux.
Donc bon, c'est pas grave, on peut le faire autant de fois que nécessaire.
Mais au bout d'un moment, il y a un de nous qui va péter les plombs et qui va l
'envoyer chier.
Je pense que c'est plutôt une piqûre.
Non, je te dis, ce matin, je vais rester accrochée sur les...
Ça ne rejetait pas une piqûre, parce que déjà ce matin, ça me faisait mal.
Un aventurier diminué et convalescent, une blessée et toujours pas de feu, les
Ventanas sont en grande difficulté.
Chez les Tambors, l'ambiance est meilleure, mais comme chez les Jaunes,
personne n'a réussi à faire du feu et tous ne s'emploient pas de la même
manière pour essayer d'y parvenir.
En allant sur la plage, il y a un peu de vent, non ? Ça peut peut-être... Je ne
sais pas si ça aurait rien, parce que là, avec la rosée du matin, c'est tout
ému. Les jours passent, la survie s'organise et les enjeux sont bien
présents dans tous les esprits.
Bientôt, la première épreuve d'immunité et son règlement draconien.
La tribu qui perd devra se rendre au conseil et éliminer l'un de ses membres.
Ah, les affaires reprennent.
On lit là-bas ou tu veux lire là ? On va faire semblant qu'on ne l'a pas lu, mais
j'ai envie de savoir.
C'est votre premier combat. De votre groupe
naîtra la force et le feu vous emporterait.
Le feu.
On va pouvoir cuisiner ce soir.
Si, si.
Il y a un message là-dedans.
Oui, on a une épreuve.
Et si on la gagne, on aura du feu.
On pourra bouffer, on aura de la force.
Pour les jaunes, les ventanasses, la blessure de Caroline peut se révéler
déterminante pour la suite de l'aventure.
J'aimerais déjà voir éventuellement si le médecin a un problème ou une solution
pour ça.
Pour me soulager.
Et en fonction de ça, si effectivement je peux marcher, je peux marcher. Si je
ne peux pas marcher, je ne peux pas marcher.
Je ne peux pas non plus.
Là, il faut voir, je ne fais pas du cinéma, parce que c'est enflé, je ne
vais pas risquer d'aggraver la situation. Là, j'ai de plus en plus mal,
ça compte de plus en plus. Petit espoir infime, peut-être que ce ne soit pas une
épreuve physique. Tu viens sur le défi, tu viens sur le défi.
Tu verras ce que c'est. Sur place, on avisera. S'il y a 50 bornes à marche, tu
pourras pas le faire. Mais si c'est un autre défi, tu y vas au fond, tu joues.
Ils auront des questions de monter à 7 parce que les rouges, ça va les gonfler
à bloc. On y vient à 8 et puis on y va.
Les ventanasses n'ont plus le temps de tergiverser et de s'apitoyer sur leur
sort. À 7, sans Caroline, ou bien à 8, il faut disputer cette épreuve d
'immunité et essayer de l'emporter pour éviter ensuite d'aller au conseil.
La tension monte, la peur de quitter l'aventure s'installe dans tous les
esprits.
Caroline, elle, n'écoutant que son courage, se prépare pour disputer l
'épreuve. Elle sait parfaitement qu'une défection de sa part hypothèquerait
grandement les chances de victoire de sa tribu.
Caroline éprouve les plus grandes difficultés à poser le pied par terre.
Ses compagnons doivent la porter vers le lieu de l'épreuve.
Mais Caroline est courageuse. De plus, sa blessure est vraisemblablement
psychosomatique. Donc un peu plus tard, transcendée par l'enjeu et rassurée par
le médecin, Elle peut à nouveau tenir sa place dans la tribu.
Salut à tous ! Alors, aujourd'hui c'est un moment très très important.
Vous allez disputer votre première épreuve d'immunité.
Les rouges, les tambours, face aux jaunes, les ventanas.
A la clé de cette épreuve d'immunité, il y a ce totem.
Symbole de l'immunité dans cette aventure. L'équipe qui va perdre cette
épreuve d'immunité devra affronter le conseil.
Et l'un des membres de l'équipe vaincu devra quitter cette aventure.
Moment donc très très important.
Vous avez derrière vous des porte-flambeaux.
Je vais maintenant vous demander de regagner l'autre rive.
Vous allez devoir tous hisser ces porte-flambeaux sur vos épaules.
Ensuite, vous allez progresser dans la rivière en décrochant 8 flambeaux et en
les fixant sur ce porte-flambeaux.
Les rouges, vous aurez le parcours de droite. Les jaunes,
le parcours de gauche. Bonne chance à tous !
Vous êtes prêts ? 3, 2, 1,
go !
Le
parcours serpente dans le lit d'une rivière tropicale.
Les deux tribus devront franchir deux obstacles dressés en travers.
Au premier obstacle, une indication importante, les rouges et les jaunes
sont au coude à coude.
La rivière de Kourou est peu profonde, un mètre en moyenne, mais attention,
elle est parfois traître. Les jaunes sont pris au piège d'un trou d'eau.
Progresser avec un fardeau de 100 kg sur les épaules, c'est une mission à la fois
difficile et douloureuse.
Les survivants souffrent et ils s'épuisent.
Au passage du dernier obstacle, les rouges sont devant
et ils entrevoient la victoire.
Mais les jaunes n'abdiquent pas. Grâce à une meilleure cohésion et surtout une
plus grande fraîcheur, ils reviennent.
Nous sommes sur la fin de cette épreuve. Un seul passage possible.
Les Ventanas se présentent les premiers.
Les Tambors tentent de trouver une autre issue. En vain, ils perdent un temps
précieux à gravir un talus escarpé.
Il faut allumer la mèche pour que la masque s'embrase.
Bravo ! Bravo les jaunes ! Bravo les ventanas !
En tout cas, c'est très très bon pour le moral. Vous gagnez cette première
épreuve d'immunité.
Les rouges, les tambors, venez nous rejoindre ici.
Dommage, vous venez de perdre cette première épreuve d'immunité.
Et les conséquences sont les suivantes.
Demain soir, vous devrez vous rendre au conseil.
Et au moment de ce conseil, vous voterez tous à bulletin secret l'élimination de
l'un des membres de votre tribu.
Bon retour.
Bon, les jaunes, bravo. Moi, je vous applaudis encore une fois parce que
franchement, ce que vous venez de faire...
C'est magnifique. Et si vous avez gagné, c'est juste à la fin que vous avez
remporté cette victoire. Là, vous étiez à égalité avant le dernier flambeau.
La conséquence de cette victoire, bien et très simple, c'est ce fameux totem.
Il a une valeur immense, ce totem, parce qu'il représente l'immunité. Vous êtes,
demain, dispensés de conseils.
Et j'ai envie, symboliquement, de remettre ce totem à Caroline, pour l
'ensemble de l'équipe des Ventanas.
Comme un bonheur n'arrive jamais seul, vous avez cette immunité, vous avez ce
totem. Mais ce n'est pas tout.
Il y a autre chose dont vous avez vraiment besoin.
C'est le feu.
Et donc, cette lampe qui vous permettra d'avoir du feu sur votre campement. Donc
vous allez pouvoir rentrer au campement avec le totem et avec le feu. Bon retour
au campement et encore félicitations.
On va avoir un feu aussi, je le sens.
La dernière énergie que j'ai, je vais la mettre dans le feu.
Allez, ce soir, on se fait un feu.
Ça marche ? On se motive, on y va.
Tant qu'on n'a pas fait le feu, on dort pas. Voilà.
Malgré la défaite, les Rouges ne baissent pas les bras. Ils sont bien
décidés à réagir.
Leur nouvel objectif à court terme, faire du feu. Et cette fois-ci...
Tout le monde s'y met.
Hier,
déjà, on n'était pas loin du feu. On avait commencé à avoir
une petite fumée qui se dégage.
Donc là, en attendant l'épreuve, on savait qu'il y allait y avoir une
épreuve, donc un effort physique. Donc on s'est un peu réservé.
Mais là, ça a été un travail collectif, ça a été excellent. On s'est tous mis d
'un coup d'un seul. Et puis voilà, la force des poignets, en secouant un peu,
voilà le résultat.
Finalement, en utilisant une méthode empirique et difficile à mettre en
place, les Tambors sont parvenus à allumer un feu. Dans ce domaine, les
deux tribus sont désormais à égalité. Mais moralement, le sort des Ventanas
est plus enviable.
Ils peuvent appréhender l'avenir proche plus sereinement.
Ils ne doivent pas affronter le conseil.
Tu trouves ? On est
très affectifs tous les
deux. On n'arrête pas de se tripoter, on se taquine et tout ça.
Ouais, on s'entend bien, quoi.
Un peu comme un frère et une sœur, quoi.
Ouais, on n'arrête pas tant qu'on se fait des petits bisous.
C'est pour déconner.
Pour les tambours, c'est le jour du conseil.
Épreuve terrible qui pèse sur tous les esprits. Ça va, moi j'ai peur.
Et toi, au fait, pas juste comme ça. T'as rien trouvé de mieux quand il
faisait noir vers 4h30, 5h au matin qu'aller te taper à la machette.
Et ben, comment tu veux laisser un feu allumé si tu mets rien dedans ?
Franchement, t'as pas bougé ton cul pour le feu. T'as bien dormi, toi.
Xavier, il se casse le cul depuis 3 jours.
Mais bon voilà donc j'ai voulu le remplacer parce que moi attention je
dormais mal donc je suis autant autant lui donner ma place mais moi je me suis
pas mais franchement si je pouvais pas vous réveiller. Moi j'ai pas bougé mon
cul depuis trois jours mais il y a personne en fait qui s'est levé. Mais
sinon voilà.
Mais non parce que c'est toi qui me dis ça. Parce que c'est toi qui me fais la
réflexion pourquoi tu nous as réveillé en me prenant les branches.
J'attends comment tu veux que je fasse en pleine nuit je vais aller à la mer
pour être sûre de pas vous réveiller.
Jackie, il a énormément de qualité.
Il est prêt à pêcher tout ce qui bouge. Il a quand même beaucoup d'énergie à
donner.
On peut compter sur lui. Il est franc.
Il est un peu, comment dirais-je, un peu cru dans son vocabulaire, mais ça fait
partie de lui. Donc, il n'y a pas de raison de le rejeter pour ça.
Ça fait professionnel.
Il ne faut surtout pas qu'ils soient trop transparents.
Là, c'est bien.
C'est là que, Jackie, tu n'as pas trop mal aux mains ? Tu as trop d'épines dans
les doigts.
Non, mais on est quatre, ça, ça arrive. Je n'arrive pas à faire ce que mon pote
m'a dit. Mon pote m'a dit, tu fermes ta gueule et tu laisses passer.
Je n'arrive pas, je ne peux pas.
C'est plus fort que moi. Moi, s'il y en a un qui... L'autre, je ne peux plus le
voir en peinture.
A pire, il m'énerve, mais terrible.
Tout à l'heure, je lui demande, passe-moi un oursin, il ne me répond
même pas.
J'avais la machette dans la main, je voulais y balancer.
Mais non, mais qui dit, écoute, j'ai pas envie de parler avec toi, au moins c'est
clair.
Mais putain... Il est, il est mort.
Ah il est mort ? Ah oui, il est déchiré de partout.
Il nous faut du poisson.
Tu ne l'as pas ramassé quand même le filet, Jacquie ? Tu ne l'as pas ramassé
le filet, Jacquie ? Je ne sais pas, avec les restes, on va peut-être essayer de
faire une épuisette.
Une épuisette ? Oui, pour pêcher les crevettes.
On le resserre, faire une mini-épuisette.
Ça ne te dérangerait pas ? Juste essayer de le récupérer.
J'essaierais de refaire ça.
J'ai vu plein de crevettes dans les rochers.
C'est dommage qu'on ne puisse pas les pêcher, c'est des grosses.
Si on doit éliminer quelqu'un, pour moi j'avais dans mon principe d'éliminer une
fille. Je me suis dit, on reste sept, c'est mieux d'avoir de la force que de l
'avoir des petites nénettes. Parce que nous les nénettes, on fait ce qu'on
peut, on essaye de faire à manger, de ranger.
qu'un autre maximum, mais la force physique, il faut dire qu'un homme est
plus fort physiquement qu'une femme.
Amel, c'est quelqu'un que j'aime beaucoup.
En plus, elle a une voix merveilleuse, elle chante merveilleusement bien.
Mais c'est vrai que je pense qu'elle est un peu plus... Physiquement, elle est
moins forte.
Alors peut-être que je me trompe complètement, peut-être qu'il ne faut
pas quelqu'un de fort, j'en sais rien, mais moi aujourd'hui, je pense ça, je
pense qu'il faut quelqu'un qui soit fort, qui puisse aller arpenter,
se bouger.
C'est dommage de voter contre quelqu'un.
Alors s'il faut que je fasse un vote fonctionnel, un vote fonctionnel, j'aime
pas bien non plus. Un vote fonctionnel, ce serait éliminer une fille.
Une fille, par exemple, hier, une fille, elle peut pas porter comme un garçon.
C'est pas juste d'éliminer quelqu'un parce qu'il est moins fort.
C'est le départ pour le conseil. Beaucoup de tambours sont encore
indécis. Rien n'est joué.
Une solidarité masculine ou féminine va-t-elle prendre le dessus ? Jackie va
-t-il être victime de son franc-parler ? Amel, de sa faiblesse physique ? Tout
peut arriver. C'est le premier conseil. La stratégie est encore floue et aucune
alliance ne se dessine au sein de la tribu.
Ils progressent tous dans la jungle avec leurs affaires personnelles car l'un ou
l'une d'entre eux quittera l'aventure à l'issue du conseil sans même repasser
par le campement.
Deux tribus, 16 aventuriers qui vivent en autonomie complète, deux camps isolés
sur la côte pacifique du Costa Rica. Le décor est planté.
Et pour l'atteindre, les deux équipes ont dû traverser une jungle hostile,
gravir des pentes insensées, se frayer à la machette une voie à travers les
broussailles. Chez les Rouges, Jackie en tant qu'ancien militaire s'empare de la
boussole, mais ce n'est pas du goût de tout le monde.
Pourtant, il impose la direction et toute l'équipe parvient, après deux
heures et demie de trajet, à rejoindre la plage où elle doit établir son camp.
Pour les Jaunes, le parcours est moins facile.
Une grossière erreur d'orientation les épuise et sur une crête escarpée,
Bernard craque. A bout de force, il est tout proche de renoncer.
Pendant 24 heures, ils n'ont rien que leurs vêtements pour survivre et le
moral n'est pas au beau fixe.
Heureusement, la livraison d'un équipement de survie minimum et de
quelques affaires personnelles leur redonnent le goût de l'aventure et les
travaux d'installation peuvent alors commencer.
Très vite, l'aventure s'accélère.
C'est la première épreuve d'immunité et les Rouges, en bonne forme, partent
favoris. Quelques obstacles plus loin et autant d'erreurs de la part des Rouges.
Ce sont les Jaunes qui remportent l'épreuve d'immunité.
Quelques peu abattus, les Tambors regagnent leur camp mais sont
extrêmement chanceux.
Malgré une méthode très difficile, ils font du feu en un temps record.
Voici le lieu du conseil. Autour de moi, la forêt tropicale avec cette végétation
à la fois luxuriante et inquiétante et notamment la mangrove, cet
enchevêtrement de racines à ciel ouvert.
Le conseil, c'est là que l'aventure rebondit.
Vivre le conseil, c'est en fait le prix à payer après une défaite dans une
épreuve d'immunité. Ce soir, les tambours sont dans l'inconnu. Ils vont
connaître un moment terrible. Ils vont devoir éliminer l'un des leurs. Pour l
'instant, ils progressent dans la jungle à 8.
A l'issue du conseil, après le vote, ils repartiront vers leur campement à Sète.
Bonsoir à tous.
Bonsoir. Déposez votre flambeau.
Installez-vous.
C'est un moment important, c'est le premier conseil.
Et si je vous ai convoqué aujourd'hui...
C'est parce qu'hier, vous avez perdu la première épreuve d'immunité, l'épreuve
des flambeaux.
Ce soir, vous allez tous devoir voter à bulletin secret pour éliminer l
'un des membres de votre équipe.
Amel, on a senti tout au long de l'épreuve que c'était très difficile.
qu'il fallait vraiment aller quasiment au bout de ses forces pour réussir à
franchir les obstacles.
Oui, je pense que chacun de nous a donné le meilleur de nous.
Et on n'a pas été déçus dans le sens où on s'est vraiment investi à fond dans
cette épreuve.
C'est vrai qu'on aurait voulu un autre résultat.
Alors avant de découvrir cette plage et tout ce qu'il vous fallait pour débuter
cette aventure, il a fallu arriver sur cet emplacement.
On voit que vous êtes solide, que vous êtes teigneux et que vous essayez un
petit peu d'organiser tout ça.
J'ai vécu quelques petites choses qui font que je peux apporter justement dans
des parcours comme ça, dans la construction de cabanes, des idées.
Donc c'est vrai que quand je vois qu'il y a quelque chose que je sais qui ne va
pas tenir,
Je le propose, ça ne marche pas toujours, mais... Ou alors on y revient.
Pierre,
vous êtes sportif, vous aimez le rugby, et on s'est rendu compte, en vous
observant, que c'était particulièrement difficile. Qu'est-ce qui s'est passé,
notamment, lorsque vous avez été déséquilibré ? De notre côté, il y avait
une souche dans l'eau, on s'est tous pris les pieds dans la souche, les pieds
dans le tapis.
Et on s'est retrouvés basculés.
Ils en ont profité pour nous passer devant alors qu'on menait largement.
Et ensuite, on a fait une petite erreur de parcours parce qu'on leur a repassé
devant et qu'il leur a permis de revenir à notre hauteur et même de nous dépasser
de justesse.
C'est une belle analyse. Voilà, nous allons donc maintenant passer au vote.
À l'issue de ce vote, l'un ou l'une d'entre vous devra quitter l'aventure
immédiatement. Nous allons débuter ce vote.
Béatrice.
Voilà, je vote Amel.
Il ne faut pas m'en vouloir. Elle a une merveilleuse voix, mais je crois que c
'est la plus faible du groupe.
Pierre. Amel.
Parce qu'il ne participe pas beaucoup alors qu'il a énormément de capacités.
Xavier.
Maud.
Jackie.
Jimmy.
Nelly.
Alors, Jackie, je pense qu'il doit rentrer chez lui pour demander son amie
en mariage.
Vos huit bulletins sont dans cette urne.
Je peux donc procéder dès maintenant au dépouillement.
Sur les quatre premiers bulletins, égalité parfaite, deux votes contre
Jacqui, deux votes contre Hamel.
Jacqui.
Jacqui.
Jacqui. Et le dernier bulletin.
Jackie, veuillez prendre votre sac, allez chercher votre flambeau et venez
me rejoindre.
Jackie, les tambours ont voté, il en est ainsi.
Vous devez quitter l'aventure immédiatement.
Bon courage à tous.
La loi de l'aventure est dure, mais elle est connue de tous.
Un tambour doit partir ce soir.
C'est Jackie.
Les membres de sa tribu en ont décidé ainsi.
Jackie, parce que c'est le point d'intérêt dans le groupe.
Je pense que sa femme lui manque et qu'il sera sûrement très content de la
retrouver bientôt.
Jackie m'a avoué sa pression et son humour jetigué du nord va manquer
énormément à notre convivialité.
Il est très sympathique, mais parfois, dans les moments de stress, il est très
impulsif. En fait, il y a quelques petits trucs que je me suis rendu compte
et eux ne se sont pas rendus compte.
Et moi, je suis parti pour faire la guerre et eux, ils sont partis pour s
'amuser, en fait, au départ.
Déjà, ils étaient du sud.
Donc, ils pouvaient parler, par exemple, de camping, qu'ils connaissent parce qu
'ils passent devant, que moi, je ne connais pas parce que je ne m'en vais
pas dans le sud tous les jours, je suis du nord.
Et puis non, on n'est pas du même milieu non plus.
Il y a un ostéopathe, il y a une Miss France.
Au départ, ils étaient 16. Ce soir, il ne reste plus que 15 survivants sur la
côte pacifique du Costa Rica.
Mais c'est la règle. Au prochain épisode, un autre aventurier partira.
À suivre dans le prochain épisode, 3 nouvelles journées de survie.
Les difficultés s'accumulent, elles augmentent même sur Tambor et Ventanas.
Les rescapés ne trouvent rien à manger.
Dans ces conditions, un accident est très vite arrivé, toujours brutal et
injuste. Qui des jaunes ou des rouges surmontera le mieux ces conditions de
vie précaires ? Laquelle des deux tribus trouvera assez de force pour gagner l
'immunité et éviter le terrible conseil ? Vous le découvrirez en regardant la
suite de Koh-Lanta.
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