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Si, sex and summer Le soleil
Aux
zénithes Un
temps aux dix-huit Dix
-sept ans à la limite Je ressuscite
Sanson ! Toi, petite, c'est sûr que tu aimes
nos rites.
Bonsoir ! Bien, je sais que vous êtes fatigués par ces trois heures de car.
Malheureusement, j'ai une mauvaise nouvelle, la police vient de m'appeler.
Nous avons oublié une formalité, alors il faut vous retourner à l'aéroport.
Assurez-vous, c'est une blague ! Excellente la blague ! Bienvenue à
Galaxinda, bienvenue à Galaxinda. Je m'appelle Marcus et je suis le chef de
village.
Alors, Guylaine, pendant le trajet, vous a donné à chacun d'entre vous la
meilleure des cases.
Et l'équipe Géo vous attend tout simplement au bagage, qui sont arrivés
cinq minutes avant vous en camion, pour vous conduire dans ce village. Voilà, on
se retrouve demain matin à partir de 7h pour le petit déjeuner. Et maintenant,
bonne nuit à tous !
C'est pas mon petit sac ! N'utilise pas les valises ! C'est la casse à la
grenouille, là ! Marche sur quoi, là ? Le sac, c'est à moi, là ! Oh, putain !
Lâche ta valise ! Rendez-vous dans les listes, et alors ? C'est par ici, là !
Par ici ! Par ici, par ici ! S'il vous plaît ! Les cases
portant des noms de fruits de mer ! Genre huîtres, palourdes, bourrelets !
Tout ça, par là-bas, avec moi, vous me suivez !
Bon appétit.
Salut.
Ça va ? Ouais.
Oh, dis donc, tu sais.
J'ai assuré toute la nuit, attention.
Avec qui ? Je sais pas, c'est une nouvelle qui est arrivée hier soir.
Je vais même pas la reconnaître, dis donc.
On a baissé dans le car pendant la panne, mon pote.
Attention.
Regarde cette tête-elle, là.
Ah, je crois que c'est elle, là. Regarde-la, regarde-la, regarde-la.
C'est celle-là, là.
C'est ça.
Là.
Bonjour, copain.
Bonjour. C'est elle.
Elle t'a reconnu.
Ça va, les géos ? En forme, hein ? En forme de quoi ?
Il est super, ce mec.
Trop fort, lui.
T'as vu son sketch ? Le métier d'acier, là.
Bonjour, Bobo, viens, accueille. Salut. Salut toi.
Salut Jérôme.
Salut, Jérôme. Vous avez amené le soleil ? Il nous a amené le soleil.
C'était le moindre pépin. Je suis médecin.
Il faut essayer de ne pas me déranger pour des bricoles quand même. Je suis en
vacances. Merci.
Je suis en Claude-Duce de Paris.
Je suis embêté, je n'ai pas retrouvé ma valise. Qu'est-ce qui se passe ? Vous
repartez déjà ?
Non, non, mais monsieur, j'ai pas retrouvé ma case.
Moi non plus, j'ai pas retrouvé ma femme. Moi j'ai pas retrouvé ma valise,
moi. J'ai été obligé de passer la nuit avec cette femme charmante au sanitaire.
Je précise que je peux être charmante ailleurs qu'au sanitaire.
Bon,
c'est pas grave, on va vous arranger ça.
Et elle, qu'est-ce qu'elle a comme malheur ? Rien, moi ça va.
Bonjour. Bonjour.
Gigi.
Gigi Ravie. Bonjour. Claude Duce de Paris. Bonjour.
Bernard, enchanté.
Les dents, je vous ai amené le soleil dans les bagages.
Heureusement que vous n'avez pas compté sur moi, parce que sinon il ferait un
sale temps.
Non, c'est parce qu'elle a dit je vous amenais le soleil dans les bagages.
Alors je dis heureusement que vous n'avez pas compté sur moi, parce que
sinon il ferait un sale temps.
Comme j'ai pour mes bagages.
Ah oui, c'est drôle.
Attention ! Les nouveaux pour la photo, suivez-moi.
Oui, pardon, pardon.
Toi aussi.
Pour la photo, suivez-moi.
Attention ! Serrez-vous dans le cadre, là, parce que j'en vois que la moitié,
là. Hé, le barbu, là ! Un petit peu sur ta droite, s'il te plaît.
Voilà.
Serrez-vous dans le cadre, là, parce que vous me cachez les uns les autres, là.
Tu caches la dame, toi. Allez-y, allez-y.
Assieds-toi, toi.
Poussez-vous plus, plus à gauche, là, comme ça, parce qu'on ne vous voit pas
tous, là.
Encore, encore. Hé, c'est ma valise, là. Oh ! C'est à moi,
ça.
Attention, on garde le sourire, là-bas.
On va y aller, là.
Viens là que je vois pas.
Voilà.
Très bien.
Resserrez-vous encore un peu là.
Attention, bouge plus.
Allez, pour nous faire pardonner, cocktail de jus de fruits sur la plage
pour tout le monde.
Ça commence très fort.
Tu vas voir l'équité d'animation, ici c'est des charlottes.
Je t'ai cherché partout, je n'ai pas trouvé ma case.
J'ai été obligé de passer la nuit avec une femme charmante.
Je sais que c'est superbe ici.
Quand je pense qu'hier, j'étais Rue Montmartre.
Tiens.
Je vais te raconter un truc qui va te faire marrer.
Tu m'as qui c'est, Edith ? La petite grosse qui travaille aux ordinateurs, c
'est ça ? Pas grosse, elle est un peu ronde.
En bref, son mari a fait une dépression.
Il est allé se reporter dans le midi, alors la pauvre gosse était un peu
seule.
Je l'ai invitée le trois fois au resto.
Elle a pas été trop rasoir ? Non, finalement je l'ai décontractée, elle s
'est détendue.
C'est super, mais c'est... Et c'est là que ça devient drôle.
Le deuxième soir où je l'invite à dîner, à la fin du repas, moi j'étais claqué.
Je lui ai dit, écoute Edith, tu m'en veux pas, je vais me coucher.
Et tu sais ce qu'elle m'a répondu ?
Bernard, je déteste dormir seul.
C'est fou, hein ? J'ai trouvé ça sympa.
Elle est restée huit jours à la maison, comme ça, des contracts.
Ah bon ? Mais maintenant, c'est fini, hein ? Tu sais, c'est sans suite.
Tu viens de baigner ? Non, là, je suis pas en tenue.
Tu sais, finalement, cette histoire, enfin, ce que j'ai vécu à Paris, ça m'a
rapproché de toi, je crois.
Moi aussi, en un sens, ça m'a rapproché de toi.
Je suis content que tu le prennes comme ça.
Non, je crois qu'on ne s'est pas bien compris.
Je voulais te dire, ça m'a rapproché de toi parce qu'il m'est arrivé la même
chose ici.
C'est marrant, hein ? Ah bon, parce que toi aussi, t'as eu une expérience ici ?
Eh oui.
T'as un géant, un géant, je le connais ? C'est un peu les deux. Il y a eu Jean
-Mille, Loulou et puis Miguel, le chef de l'artisanat.
Le chef de l'artisanat.
C'est bien ce qu'ils font à l'artisanat.
C'est bien, si c'est utile.
Bon, si je comprends bien, il va falloir que je me dégrouille parce que j'en ai
deux de retard, là.
En fait, comment on fait pour la case ? Qu'est-ce que tu dis ? Je veux dire, est
-ce qu'on considère que c'est un endroit tabou pour le couple ou bien est-ce qu
'on peut y amener un compagnon de rencontre à l'occasion ? Qu'est-ce que
tu racontes, là ? Je comprends rien.
Tu m'as très bien compris, Nathalie.
Oh, écoute, Bernard, je n'ai pas fait de planning.
Allez, viens te baigner, ça va te faire du bien.
Je suis un peu fatigué.
J'ai passé une nuit épouvantable avec une colasse aux chiottes, alors...
Ouais, Tansy ? Franchement, au déjeuner ? J'ai pas fait de planning, tu vois ?
Je sais pas où je serai, ni avec qui je serai au déjeuner.
Merde, mes pompes.
Y a quelqu'un ? C'est vous qui partagez la case ? Euh, oui.
Bonjour. Vous tombez bien, vous allez m'aider à rentrer tout ça.
J'ai fait un peu de ménage, c'était dégoûtant.
Je m'excuse, je pensais être toute seule.
J'ai dû prendre beaucoup de place avec mes affaires. Oui, ça c'est vrai. D
'ailleurs, je vous les ai rangées, là.
Merci.
Je n'ai pas bien l'habitude.
C'est la première fois que je vais au club.
Et vous ? Moi, je suis une fervente amatrice.
En tout cas, les gens ont l'air sympas.
J'ai un petit peu peur.
Les villages de casse ont la réputation d'être très congés payés. D'habitude, je
vais toujours en bungalow, mais malheureusement, cette année, je suis
prise trop tard.
Ah. En tout cas, on a bien été doucher ce matin.
Voilà, par exemple, une plaisanterie qui n'a pas lieu en bungalow. Les gens n
'accepteraient pas ça.
Oh là là.
Qu'est-ce que vous avez comme produit de beauté ? Vous travaillez dans un grand
magasin ? Pas du tout, j'ai un salon.
Très exactement, je suis une esthéticienne.
Ah bon ? Dans quel arrondissement ? Ah non, non.
En province.
À Paris, c'est pas possible, c'est l'usine.
C'était vraiment extra.
Et avec lui, j'avais eu des lundis fous pendant deux ans.
On se voyait le lundi parce que c'était le jour de fermeture de son salon.
Je vous avais pas dit ? Il travaillait dans la coiffure. Ah, c'est amusant.
Figurez-vous que moi aussi, je ferme mon salon le lundi.
Avant, je fermais le mardi, mais c'est tellement moins commode pour le week
-end. C'est quoi, vos prénoms ? Sa femme a appris notre liaison par le premier
shampooing-heure.
Tenez-vous bien, elle a tenté l'électrocutant avec un séchoir.
Écoutez, moi, dans un autre genre, j'ai eu les polyvalents dans mon salon de
beauté pendant trois jours.
Et c'est quoi vos prénoms ? J'ai été tellement déprimée que j'ai cru que j
'aurais pas la force de venir jusqu'au club.
Alors, il a été très chic et puis il m'a dit, ma petite Gisèle, pour sauver notre
amour, il faut qu'on se quitte.
Oui, il a très bien fait.
Excusez-moi, c'est Jean-Claude, mon prénom. Vous allez voir, vous allez très
très vite vous remettre, vous, ici.
Ne serait-ce que le chatin, là-bas.
Ah non ! Ah non, non ! Normalement, vous voyez, je les préfère avec 50+.
Ensuite, très distinguée, Jean-Paul Newman.
Et puis surtout, avec les temps plus gérants des gars amis.
Alors là, ma chérie, écoute... Non, moi, je vais vous paraître un peu vieux jeu,
mais malgré mon passé mouvementé. Mais je les aime grands, exagérément musclés,
et surtout le cheveu blanc et en brosse.
Eh ouais, le nazi quoi.
Il ferait chier de m'en répondre, c'est des espèces de pétasses.
Non mais ça va pas bien derrière.
Il a un malaise, le peignoir.
Ça tape là, d'un coup.
J'ai une baignée.
Si vous permettez, chante-dame.
Moi, je m'en fous, j'ai tout mon temps, en plus d'aller m'acheter Paul.
Allez, enlevez-le-moi, c'est plus drôle maintenant.
Non, non, viens le chercher.
Vous êtes vaches. Viens le chercher, là.
Tu l'as attrapé, Paul.
On ne va vraiment pas avoir le même sens de l'humour.
ma collection de photos souvenirs.
Merci.
Et la chine-toque, vieux ? La petite hôtesse, elle est maquée ? Oui, elle est
avec moi.
Et sa copine, la frisée ? Elle est maquée aussi, avec moi.
Ah bon ? Bon, j'attaque l'infirmière.
Ah non, dis, elle est avec moi.
Ah bon ? Excuse-moi, vieux, autant pour moi.
Écoute, vieux. Oui ? Il y a 500 GM ici.
500 ? Oui. Alors, tu as le choix.
Alors, tu lâches le coup de Géo, hein ? Oui, d'accord.
Et il y a quel pourcentage de filles pour un mec ? Ça dépend du mec, ça.
Ah oui, d'accord, oui.
Amis GM, bonsoir ! Bon appétit ! Rendez-vous ce soir à l'amphithéâtre
pour la superbe présentation Géo. Les Géo de Ganas Winda.
et maintenant
partons
sur les ondes pour retrouver notre super équipe de stylotique emmenée par chaque
Sous-titrage ST'
501
la chance de l'avoir parmi nous pour quelques semaines, c'est notre ami...
Non, je ne sais pas, moi. Merci.
On l'applaudit très fort.
Comment tu t'appelles ? Jean-Claude Duss.
Pardon ? Jean-Claude Duss. Jean-Claude Duss. Tu connais les signes démentiels ?
Non, moi bien, je suis arrivé hier soir. Ça ne fait rien. Et vous, vous les
connaissez ?
Non, laisse, c'est pour moi.
Combien je vous dois ? Les deux ? Oui, les deux.
Une verte, deux blinches.
Ça y est, elle m'a piqué mon collier.
C'est pas grave, c'est moi qui t'invite.
En tout cas, ici, tu m'empêcheras pas de m'amuser.
Eh bien Christiane, j'ai la mission très délicate puisque tu as gagné le jeu de
te faire découvrir l'homme de tes vacances.
Comment tu les veines ? Grand, petit ou bien comme moi ?
Plutôt grand.
Plutôt grand, bon.
Les cheveux ? Blondes.
Blondes. Bon alors je suis éliminé d'office.
Les deux ? Donc on recherche pour Christiane un grand gavlon avec deux
yeux bleus. Bobo, tu as ça sous la main ? Oui, je crois que je l'ai là.
Non, non, non, foutez-moi la paix. La femme de monsieur doit être dans la
salle.
Bonne nuit monsieur, bonne nuit.
Bobo, alors tu as enfin trouvé le Zora ?
même presque les yeux bleus, tu te rends compte qu'elle chante Christiane ? On l
'applaudit très fort ! Quel est ton prénom ? Jérôme
? Jérôme ? Jérôme, Christiane, Christiane, Jérôme ? Oh oui ! Ah ça
colle déjà très très bien !
Christian et Jérôme vont ouvrir le bal.
Musique !
C'est marrant.
J'ai l'impression de t'avoir déjà rencontré quelque part.
C'est possible. Tu m'as peut-être vu à Corbeau ou à Chamonix.
Non, non, c'est pas ça.
C'est la première fois que je vais au club.
Cela dit, on me confond souvent avec Fernandelle.
Tu peux m'inviter une de tes copines ? Oui, justement, ça m'arrange bien.
Anna ! Anna ! Non, non.
Dansez Jérôme.
Dis-donc, le coiffeur du club, il est bien ? Je sais pas.
Olah ! Va surtout pas au club, ça va te coûter une fortune.
Tu vas au pâtelin à côté.
Il y a un petit gars, tu vas de ma part, il va te faire des merveilles, le mec.
Tu danses là ? Non, on discute.
Ah.
Je t'ai pas vu à la télé ? Non, mais je vais peut-être y passer un sketch à la
rentrée parce que je connais la bonne femme qui s'occupe de téléphilatélie.
Ah. Oui, c'est une bonne amie à ma grand-mère.
Allez, je vais me coucher.
Tant pis pour toi alors.
Non, je vais me coucher parce que je sens que si je sais, je te cèderai, je
serai une femme perdue, ça m'embête, tu vois.
Peut-être c'est mieux pour toi, alors. Ouais.
Allez, salut.
Hé, tu danses ? Tu danses avec moi ? Non, je vais me coucher.
Ah.
Tu danses avec moi ? Quoi ? Tu
danses
avec moi ? Oui.
Oh.
Tu veux une cigarette ? Les photos de Colbine des autres années,
des histoires sans importance, des aventures.
Bon, je vais aller me coucher.
Bonsoir, nous allons nous coucher.
Bonsoir, nous allons les liquer !
Je peux mettre ma lettre sur tes genoux ? Oui, oui.
Non,
attention, ma frange.
Pelletier ! Georges Pelletier ! Les assurances, la séquanaise ! T'étais au
service des sinistres, moi j'étais au second ! Ah bon ? T'étais à la
séquanaise ? Oui, je suis rentrée quand Madame Méchant eut ses ennuis de santé.
Oh, c'est marrant ! Oui, c'est marrant.
Même que t'avais une moustache, mais par contre, t'avais toutes tes dents.
Je les ai toujours, c'est du vernis, ça. Oh, Georges Pelletier ! Si j'aurais
pensé avant de venir au club ! Écoute, Gigi, pour moi, la
sécarèse, c'est fini.
J'ai balancé le costard, la cravate, la moustache.
J'ai tiré un trait sur toute cette partie-là de ma vie.
Pour ici... J'aimerais que ça reste entre nous, tu vois.
D'accord.
Viens.
Bobo ? On va dans ta case ? Cool, hein ? On l'a tout le temps.
Tu vois les étoiles, là ? Où ? La grande douce, là.
La grosse ? Oui.
Juste au-dessus du cabanon où on vend les merguezins, tu vois.
Au début de la saison, elle était là.
Maintenant, elle est là.
Et quand on sera partis, elle sera toujours là.
Ça ne s'explique pas.
C'est un truc que j'ai appris ici au club.
C'est pour te dire qu'on a tout le temps.
À quoi tu penses ? Ces mythes, j'ai faux cul.
Eh, ouais.
Eh, attends.
Attends, j'arrive. Radio Ganaswinda, bonjour.
Radio Ganaswinda, bonjour.
Eh bien, bonjour. Il fait une journée splendide.
L'eau est à moins de 3 degrés.
On attend la neige pour cet après-midi.
Et vous vous baignez, vous me rébouviez. Bonne journée.
Compétition de natation à midi dans la piscine.
Ça va, Pelletier ? Oui, oui, ça va.
Alors, les filles, on vous inscrit pour la compète de l'attraction tout à l
'heure ? Non, non, pas moi, je nage comme un père en passant.
Moi, je vais bien, mais je vous préviens, je fais que la nage indienne.
À tout de suite. Ah oui ? Mais tu l'as fait... Je reviens tout de suite.
Je reviens tout de suite.
Qu'est-ce que tu fous là toi ? Quelle heure il est ? 11 heures.
T'as dormi là ? T'as pas trouvé de la case ? Si mais ils m'ont collé avec un
mec qui ronfle.
Au bout de deux heures j'en ai eu marre de siffler assis sur mon lit, je suis
venu dormir là.
Je n'ai pas fermé l'œil de la nuit, j'ai été attaqué par des bestiaux.
Ils sont plutôt inoffensifs ici.
Tu pars, je vais te montrer mes bras, j'ai été bouffé par les moustiques.
Après ça j'ai un lézard qui est rentré dans le sac.
Je vais me faire rapatrier par un roi de persistance, moi ça ne va pas faire un
pli tu vas voir. T'emballes pas, tu viens juste d'arriver.
Mais je m'emballe pas, je ne peux pas supporter le soleil.
Ce que j'aime, c'est les climats un peu humides, tu vois, la Normandie, l'or,
tout ça. Tu vas pas rester là-dedans toute la journée.
Va te tremper, t'as besoin d'un coup de fouet, t'es doucianosé.
Doucianosé ? Ouais, ouais, méfie-toi, vieux.
Allez, hop, à l'eau.
Tu crois pas qu'on fait mieux de le porter à l'infirmerie ? Mais non, mais
non, on va l'allonger sur son lit, il va cracher un peu d'eau puis ça va aller
très bien.
Il est fou ce mec.
On est chiants surtout.
Si ça crache, rien de bien.
J'ai appris tout à fait récemment qu'on pouvait réanimer des noyés même 24
heures après si l'eau était très très froide.
Mais non. Non ? Non, non, c'est pas 24 heures.
C'est 2 ou 3 heures grand maximum.
Effectivement, ça déclenche un processus très simple qui bloque les alvéoles.
Ça s'appelle le réflexe de la plongée.
C'est ce qui se passe notamment chez tous les mammifères marins, genre
baleines, cachalots et tous les quantiques.
Bon, ce que j'aime, c'est que chaque fois que je me baigne, ça me fait une
irritation.
Et j'ai des peaux dans l'arrière-gorge.
Je sais rien, tu dois faire une petite irritation à l'autre mer, je pense.
Vous me gardez ma place, je vais chercher des pêches.
A chaque fois que je passe la seconde sur ma 504, j'ai les pignons qui
craquent. C'est pas grave, docteur. T'as qu'à me l'amener à la clinique, on lui
ferait un petit radio.
Mon mari est peu joué à mort.
Vous savez combien ? Non.
Ce qui me perd, c'est le créneau en coupe.
Le grand noyer ! Je suis l'asseoir, là ? Je t'en prie, y a personne.
Tu nous as fait peur ?
Oui, le mur, là.
En tout cas, ça l'a donné un coup de fouet.
Oui.
Oh,
on revient demain, hein ? C'est vraiment bien, ce qu'il t'a fait, ce coiffeur.
Ah oui.
Ton repas ?
C'est court, hein ? Si c'est court, c'est bien dessiné. C'est ça qui fait le
truc. C'est soigné comme couple.
T'es sûr qu'il s'y connait, ton mec ? Bien sûr.
Il s'y connait empiriquement, mais il s'y connait.
Là-dessus, les mains.
Non, vas-y, je crois pas.
Vas-y, vas-y, vas-y.
Quand tu passes en premier, il est plus en forme.
Je fais les guerres, moi, allez ! Eh oh dis donc ! Tu fais pas prier, quoi ! C
'est des gonzesses, là, ou quoi ? Vas-y, va doucement, parce que j'ai un petit
peu mal.
Je me suis froissé au ski.
Putain, mec ! Il m'a fait ! Il m'a fait, il m'a
fait !
Oui, c'est ça, les reins.
Bouffant, bouffant, tout le temps.
Merci les gars.
Merci.
Allez, danses doucement, j'arrive de chez le coiffeur.
Dans les yeux, tu ne les laves pas les yeux.
Je me saoule, moi, ces gens-là !
On va prendre une photo du groupe avec les gosses.
Au Polaroid.
Christiane, tu nous prends ? Je ne veux pas être dessus.
Ça ne fait rien, on en fera une toute seule.
Vas-y, prends-nous.
On va installer les gosses.
Je vais te monter.
Viens à côté de moi, Bernard.
Tu n'as rien à régler. Tu as juste à appuyer sur le bouton vert.
D'accord.
Allez, vas-y.
Hé, oh, mais arrête.
Christiane, qu'est-ce que t'as foutu, là ? Je sais pas, j'ai fait exactement ce
que tu m'as dit.
Oh, Christiane. Est-ce que ça fait une pelage de foutu ? Ma pauvre Christiane,
mais t'es bouleversante de conneries.
C'est rissant.
Un enfant de deux ans sait s'en servir.
Et ça, ça m'irait ? Oh non, pas du tout. Non ? Tu sais, c'est pas facile quand on
est blonde.
Vous avez la même avec les manches longues et un col fermé ? Mais non, mais
ça se porte comme ça.
Tu vas mourir de chaud.
Ben oui, mais je suis obligé de me couvrir complètement. J'attrape des
brûleurs épouvantables, j'ai une peau de roue. T'as qu'à mettre de la crème.
Mais je supporte pas la crème non plus, ça me file des allergies.
Tiens, tu veux que je te filme mon écran total ? C'est combien ce statut-là ? Le
masque ? Combien ? Elle est bien, j'ai envie de la prendre.
Attends, attends, je vais te la marchander.
Tu l'as fait à combien la statue ? J'ai dit 30 000. Tu nous vois venir là ? Ça
vaut 15 000 francs ça ? Non, 30 000.
20 000 francs ? Non, 30 000.
25 000 ? Non, 30 000.
Allez, 27 000 avec le tam-tam. Non, fais-moi 30 000.
Bon, laisse tomber, fais-lui ses 30 000, c'est un con.
Merci. Dis donc, tu t'y connais, toi ? Regarde, j'ai fait une folie.
J'ai eu un coup de foudre.
Comment tu le trouves ? C'est très, très bien.
C'est tout à fait ton genre.
Je suis emballée, là.
Emballée.
Mais qu'est-ce que tu t'es mis ? C'est de la crème, c'est pour éviter les coups
de soleil.
Tu devrais essayer la graisse à chaussures.
La peau, c'est du cuir ? Ah oui.
Mais ça va pas, non ? On dirait qu'ils n'ont jamais vu une femme.
Dis donc, ils lui ont mis la main aux fesses, il faut porter plainte. Non.
Effectivement, c'est des gueulasses.
C'est joli, ça. Tu trouves ? Oui, c'est pas mal.
Bonjour. Bonjour.
Tu les fais à combien tes piments ? 100 francs. 100 francs. Eh bien, ils s
'ennuient pas.
Je suis sûr qu'ils font leur année dans le mois ici.
Bon, allez, je prends les rouges.
Qu'est-ce qu'ils sont rouges, dis donc.
Tu les marchandes pas, là ? Non, pour les piments, non.
Tiens, merci.
Attention, monsieur, c'est très fort. Oui, oui, je connais.
Toi aussi, petit piment.
Ils sont un peu forts, mais ils sont excellents.
Moi, j'adore ça, je peux en manger des tonnes.
T'as bien ? Non, merci, je suis pas client, je suis pour toi.
T'es ballot, c'est aphrodisiaque.
Vous faites d'elle est où, ta femme ?
Tu sais, je voulais te dire ce dont on avait parlé l'autre fois. J'ai réfléchi,
je suis d'accord.
De quoi ? Mais si, on avait discuté l'autre soir, et puis il se trouvait que
moi j'étais pas d'accord à ce moment-là, et puis j'ai réfléchi, et puis j'ai...
Enfin, je veux dire, si tu veux, on peut coucher ensemble.
Ah ouais,
mais c'est trop tard maintenant.
Ah ouais ? C'est peut-être mieux comme ça.
Hein ? Non, je dis c'est peut-être mieux comme ça ! Ah ouais, ouais, ouais, peut
-être, ouais.
Ah, tu es venu, Martini.
Je connais tes pensées.
Oui, attention.
Mais tu peux pas faire ça demain ? Ah non, non, non, parce que dans la
journée, les gens s'en servent, tu vois, c'est ça le problème, c'est pour ça qu
'on est en... Tu sais ce qu'on va faire ? Tu vas rentrer chez toi, et puis si j
'ai fini avant, je te retrouve.
D'accord ? Ouais.
C'est quoi ta case ? Une banane.
Alors banane, d'accord.
Allez, salut.
Viens ma chérie, je me suis arrangé.
Hé Jérôme, ça s'arrange pas, t'es tout vert.
C'est peut-être tes piments qui étaient pourris.
Je sais pas, mais ça gargouille.
Tu sais, j'ai lu, il y a un truc épatant, c'est un antinéralgique à base
de soja.
Ça existe déjà aux Etats-Unis et au Japon. En France, ça n'arrivera pas
avant au moins 10 ans, vu que le marché est complètement bloqué par les trusts.
Fais gaffe, hein.
J'ai l'impression que le grand, il va baiser ta femme.
Bon, je vais la fermerie, hein. Salut.
Oh, j'ai une chiasse !
Alors
? Heureuse ? Tu sais que c'est marrant, je pensais pas que je t'aurais,
toi. Ah ouais ? Je te jure, je pensais pas que j'aurais le temps.
Tu veux un chausse-pied ? Non, ça va.
Tu vois, ce qui se passe, c'est que je les prends toujours un peu petits.
Alors je me fais chier pour les enlever.
Tiens, je vais te dire un truc qui va te faire plaisir, toi.
Ouais ? Ouais.
Tu vois, je me suis niqué plus de 80 gonzesses depuis le début de la saison.
Et bien, sans te flatter, j'ai l'impression que tu vas être dans les
10, 15 premières, toi.
Ça me fait énormément plaisir, ça, tu sais.
T'es drôlement soigneux comme type.
Ouais, c'est pour ça que je suis toujours impeccable.
Tu sais, la première fois que je t'ai vu au club, je me suis dit, ce type-là, il
devrait faire du cinéma.
Tu vois, dans des films forts où il se passe des choses style Maciste et
Hercule.
Tu sais qu'il y en a des mauvais quand même.
Moi, j'en ai vu qui m'ont fait rire. J'en ai vu des mauvais, moi.
De toute façon, tu sais que je pourrais jamais faire ça, j'ai rien dans les
bras, moi.
Tu sais que je pourrais même pas te soulever si je voulais.
Regarde ça.
Regarde le pot au bassiste, merdeux, regarde ça.
Oh la bassiste, là.
Tu vois, quand on te connaît pas, on a vraiment l'impression que t'es un bloc
de béton armé.
Et dans le fond, t'es vachement fragile.
C'est pour quoi ? C'est pour le pied, tu dis ça ou quoi ? Non, je veux dire, t'es
fragile dans ta tête.
T'es tellement sensible, tellement à fleur de peau que tu dois t'essayer
facilement à voir par les femmes, à mon avis.
Par les gonzesses, ouais, d'accord, ok, d'accord.
Tu sais qu'il y en a qu'une qui m'a usé ma femme à moi.
Puis je la respecte.
Puis ça, je peux te dire, c'est pour la dernière des putes qui s'envoient en l
'air avec le premier connard venu.
Bon ! Peuvaille !
Peuvaille, tu devrais changer de slip.
Ça va pas, non ? Il est impeccable, il est de ce matin.
Non, c'est pas ça, c'est la forme.
Tu vois, ça casse un peu le personnage.
Et bah t'inquiète pas ma chérie, ça casse pas ce qu'il y a dedans.
Dis donc en fait, ton mari il s'en fout ?
En
bossant une demi-heure par jour, en deux trois mois tu joues comme lui.
Ça fait beaucoup d'effets comme ça, mais en fait, c'est archi simple.
C'est basé sur une technique d'arpège et d'accords brisés.
Et puis, harmoniquement, c'est très primaire. C'est des accords majeurs, des
septièmes de dominante.
Ah bon, c'est ça ? Oui, c'est ça.
On voit que c'est joli quand même.
Oui, mais enfin, pour un musicien, si tu veux, ce n'est pas très satisfaisant.
Ça fait longtemps que tu fais de la musique ? J'ai fait quatre ans de piano
classique au conservatoire du 11e.
Là, je bosse l'harmonica parce que c'est plus agréable, surtout quand on voyage
beaucoup.
Eh dis donc, tu connais Mickael et de retour ? C'est Do, Fa, Sol.
Ça va ? On dirait pas.
T'as l'air tout triste.
Je suis fatigué.
Je fais l'excursion.
Tu veux quelque chose ? Tu veux une brochette ? Non merci, je viens de boire
une bière.
Je préfère pas faire de mélange. Je vais faire un tour.
Attends, je t'accompagne.
Bon, ben je vais me coucher, moi.
Merde, y a la serviette.
Y a la serviette, c'est un code.
Ça veut dire que Poppet est avec une amie, faut pas le déranger, là.
Hé, tu fais chier, hein ? Ça fait trois nuits que t'occupes ma case, là.
Et alors, t'en as besoin tout de suite, là ? Bah ouais.
Oh, tu t'es levé quelque chose ou quoi ? Euh, ouais.
Hé, c'est qui que tu fais ? Christian.
Oh, le vénère.
Qui sait que ça doit bien tirer, une grande cheminée comme ça ? Alors, qu'est
-ce qu'il dit ? Rien, rien, docteur.
Hé, Bobo.
Oui ? T'as qu'à l'amener.
Ça nous gêne pas, on se tiendra chaud.
T'es sérieux, là ? Ouais.
Remarque, ouais.
Attends, je vais voir.
Euh... Voilà, je t'explique.
Popé est avec une amie, mais il dit que si on veut venir, on peut quand même,
parce que ça le dérange pas vraiment.
Et pourquoi pas une partouze aussi tant que tu y es ? Oh non, quelle horreur.
On va aller dans ma case et je n'y ai jamais.
Oh non, c'est la galère, c'est à l'autre bout du village.
Viens, bourreau.
Tu sais, le truc à quatre, ça ne m'est pas venu à l'esprit.
À quatre, c'est immonde.
Déjà qu'à deux, c'est dégueulasse.
C'est formidable quand l'amitié s'installe entre un homme et une femme.
C'est ce qu'il y a de mieux.
Tu vois, là, par exemple, je te raccompagne à ta case.
Eh bien, ce n'est pas pour ça qu'il va se passer quoi que ce soit entre nous.
On est là pour copains.
Ta femme ne t'attend pas ? Non, tu sais, on est un couple très libre.
Enfin, elle surtout.
Ce qui fait que si je veux venir prendre un pot chez un copain de soir sans
prévenir, il n'y a aucun problème.
Si elle ne rentre pas, là, je ne dérange pas.
Christiane, elle passe une nuit à draguer au night et elle ne ramène
jamais rien.
La pauvre.
Tu sais, je reste là pour faire la causette en copain avec toi, mais si t
'as envie de dormir, tu me le dis, y'a pas de problème.
Oh, ça me dérange pas du tout.
C'est tellement rare de pouvoir discuter comme ça, en copain.
Je trouve ça formidable de te déshabiller dans la même chambre qu'un
homme, sans le moindre sous-entendu.
Tu penses ? C'est tellement évident que je trouve ça surprenant que les gens
aient même pas essayé de comprendre.
Ah tiens, on n'a qu'à rapprocher les lits, ça nous évitera de hurler.
Je suis flappy.
Je sens que je vais m'endormir près de toi, sans le moindre sous-entendu, en
copain.
Tu sais, Bernard, ça me rappelle quand j'étais petite.
À la colo, on ne devait pas faire de bruit le soir.
Alors on faisait exprès de se raconter des histoires drôles sous les draps.
On entrappait de si pour rire.
C'était extra.
C'était extra.
Mais Bernard, qu'est-ce qui te prend là ? Je croyais qu'on était juste là en
campagne. Ne t'inquiète pas, je suis uniquement sexuel.
N'entre pas, n'entre pas ! Et pourquoi ? T'es avec qui ? Elle est avec un copain
! Elle est avec un copain ? Qu'est-ce qu'on fait ? On
va sur le sable ? Oh non, on vient de se taper 15 bornes à pied.
J'en peux plus, moi je suis glagué.
On remet sa main ? Allez, salut.
Tu m'en veux pas, hein ?
Hé ! Un scrabble dans ma case ? Oui, je vous en tire.
Dis-donc, Gigi, t'as pas vu Bernard ? Je le cherche partout.
Non, on se voit plus, je préfère.
Pourquoi ? Il était désagréable avec toi ? Oh non, mais non, mais... Même si vous
êtes un couple très libre, j'étais un peu gênée vis-à-vis de toi.
Mais t'en as parlé ? Non.
Tu sais, on n'a pas l'habitude de se raconter tous les petits détails de
notre vie privée.
Ça prendrait trop de temps.
Oh, ça c'est tout molle, j'ai gaffé.
Oh mais, rassure-toi Nathalie, c'était uniquement sexuel entre nous.
Ça me rassure.
Tu sais, c'était le soir où tu flirtais avec Popeye.
Il était très très triste.
J'étais assise sur ses genoux et puis tout d'un coup, j'ai senti un désir fou
monter en lui. Alors bon, comme il était gêné, tout ça, pour couper court, je lui
ai proposé de venir dans ma case.
Je prends ces trois-là. Ça fait combien ? Trois cents.
Mais on a énormément à discuter.
J'ai un certain talent pour faire parler les hommes.
Très, très vite, il me déballe tout. Ça, j'imagine, oui.
Nathalie, tu m'en veux pas ? Non, pas du tout. Peux-tu me mettre des timbres ?
Tu sais, j'ai l'habitude.
J'ai déjà eu une aventure avec une conne à Paris, alors... Merci.
Elles sont très jolies, ces cartes, non ?
Oh,
c'est rageant, ça ! Ah oui, tu comprends, il joue comme un pied. Il n'a
pas un jeu fin.
C'est très difficile de jouer avec un type qui est moins fort que toi.
Avec un type plus fort aussi, remarque.
Oui,
oui, c'est vrai. Fais le mail, c'est le vieux que ça, non ? Oui, pronto, pronto.
Memento, minute.
Ah oui, évidemment, elle a pris le soleil.
Bien fort, bon.
Ok, vieux, tant pour moi.
C'est quoi ? Si, pronto.
Oh, bravo ! Exact, joli.
Il ne l'a pas fait exprimer, les belles.
Bon, on en est à combien, là ? 8, 20.
Pour qui ? Pour moi, non.
Bon, la 21e, tu ne la feras jamais.
21.
Bon, la balle, par favor.
C'est cool, c'est... Ouais, ouais, ouais.
Ah, il est habile, le macaroni.
Je le sentais pas, ce mec.
Euh, tu viens ? Ça va, tu suis ? T'es où, Nathalie ? J'ai accroché une
branche. Donne-moi la main.
Dis donc, t'es sûr de ton chemin, docteur Schmetzer ? Oui, oui, on arrive,
ça c'est fier, si.
Tu vas voir, ça vaut vraiment la peine de s'écarter de la plage.
T'es encore loin, je suis plaquée, moi.
Hé, l'effort doit toujours précéder le plaisir, ma chérie.
Je voudrais être un gosse pour pouvoir me construire une cabane.
Voilà, c'est ici.
Tu vois, dans un endroit pareil, je pourrais rester assis des heures sans
parler.
Juste à contempler.
C'est vrai, hein ? Il n'y a rien à dire.
C'est vrai, il n'y a rien à dire.
Azur, nos bêtes sont bondées d'un cri.
Je m'éveille songeant aux fruits noirs de la nib dans sa cupule verruqueuse et
tronquée.
Saint-Jean-de-Perse.
Tu te mets toujours les fesses à l'air pour citer Saint-Jean-de-Perse ? Ça
aide. Allez, viens, on va te baigner.
Oh, elle est super bonne, hein ? Elle est bien.
Vous êtes mariés depuis combien de temps, Bernard, et toi ? Cinq ans.
C'est marrant que tu poses cette question.
Ça t'intéresse ? Oui et non.
Je trouve que vous êtes un couple épatant. Ah ouais ? Oui.
Vous êtes chacun complètement autonome, très près de vos désirs.
C'est vrai, ton mari va à droite, à gauche, toi tu couches avec Popeye.
Et puis vous vivez ça tellement bien.
Ouais, on vit ça tellement bien.
Hein ? Non, rien.
Elle vient de baigner, elle est vachement bonne.
Oh, je me suis fait un mal de chien.
Bah évidemment, c'est une décharge à ordures ton truc. Je suis sûre qu'il y a
des rats. Mais non, il n'y a pas de rats.
Où tu vas ? Pauvre con.
Pauvre con.
Bah t'es malade ou quoi ? Bah allez, sois pas ridicule, elle est vachement
bonne.
Ah, il y a une bête ! Il y a une bête ! Attends-moi, il y a une bête !
Allez hop ! Non vas-y
!
J'ai chopé un mec au front ! Dégageons ! Dégageons ! Euh...
Tiens, dis camion.
Quoi ? Dis camion.
Euh, bon, bah, je sais pas, mais camion ? Prête, prête ! Ah, non !
Alors, toi, tu vas me dire... Tu vas me dire
chaussure.
Chaussure.
Oh non, non, non, pas mon sac, c'est trop, là ! Oh non, Nanar, arrête !
Arrête ! Nanar !
Oh, elle est fou, putain ! Oh, elle est tellement fou ! Oh, elle est fou, mais c
'est bon ! Eh, Nanar, tout d'un coup, j'ai peur.
T'as pas peur, bête ?
T'as pris une cigarette ? Hein ? T'as pris une cigarette ? Je peux m'asseoir
avec vous ? Oui.
Je dérange, non ? Non.
Je m'excuse, je n'ai pas l'habitude de raconter ma vie.
Il fallait absolument que je parle avec quelqu'un.
On était les seuls dans le coin.
Oui, c'est pour ça.
Fais avec du feu. Une minute, il n'y a pas marqué tabac.
Je suis rentré à la maison.
Ma femme était allongée dans le lit avec le matériel.
Avec quoi ? Avec mémé, le chef du matériel.
C'est un espèce de pauvre mec qui reste hors saison pour entretenir.
Il restait tout seul. On pensait qu'il était pédé.
En fait, il n'était pas du tout.
J'ai éclaté la tête à ce mec-là.
Écoute, papa, il ne faut pas dramatiser.
C'est pas le premier à qui ça arrive, quand même.
C'est évidemment toi qui dois être abonné, le chef de garde. Euh, s'il te
plaît. Enfin, je sais pas ce que tu dois te lever avec le physique que t'as, mais
là, tu risques pas.
Je me débrouille.
C'est inverse, alors.
C'est bon, je rentre jamais à la maison.
Ce qui s'est passé, c'est qu'à force, elle a dû s'emmerder ou quelque chose
comme ça.
Je la comprends, toi.
T'imagines pas le mal qu'elle m'a fait.
Et puis c'est trop mal, en plus, parce que... Par exemple, ce soir, j'étais
presque content d'entrer, tu vois. Pas de peau.
Oh, mais ta gueule, toi ! Et puis en plus, c'est vachement dur pour moi, là.
Je serre les dents, mais j'ai des caries, ça me fait un mal de chien.
Je sais comme ça, ouais.
J'ai l'air d'un bloc de béton armé, mais en fait, je suis vachement fragile dans
ma tête.
D'ailleurs, c'est ta femme qui m'a dit ça hier soir, toi.
Écoute, ça suffit maintenant.
Je passe de tes commentaires.
Je veux que je vous emmerde, là. Ouais.
Je veux que je vous emmerde.
Non, mais... Je vais pas me passer une autre cigarette.
C'est une soirée de fou en plus.
Quand j'ai vu ça, je suis parti me jeter à l'eau pour tout oublier.
Il y a un espèce de connard qui m'a balancé une pierre au front.
Je sors plus.
T'endors pas sur le paquet.
Je t'enlève dessus.
Salut les mecs.
Il est effarant, ce mec-là.
Il est émouvant.
Tu vois, quand on le connaît pas, tu pourrais penser qu'il est borné. Et
après, tu t'aperçois que c'est un con.
Moi,
je le sens tellement désarmé qu'en tant que femme, j'ai envie de le protéger,
pas toi.
Non, non.
Moi, j'aurais plutôt envie de protéger les autres.
C'est une interaction de conneries, ce mec-là. Faut le mettre dans un cirque.
Tu es dur, Bernard.
Oui, non, oui.
Il va à droite, à gauche, il ne supporte pas que sa femme fasse la même chose, c
'est lamentable. Mais c'est naturel, c'est instinctif. Tu vois, il réagit
comme un enfant, c'est bouleversant, non ? Oui, si, si.
Écoute, Christiane, pensons plutôt à nous deux.
Donne-moi tes lèvres.
Machine, c'est quoi ton prénom déjà ? Christiane.
Tu veux pas venir voir un truc, là, une seconde, Christiane ? Tu m'attends ?
Oui.
D'accord.
Bernard, on se voit demain.
Salut, vieux.
Merci.
Pas de planning, pas de planning.
Popeye, je te prie de faire très attention, je ne prends pas la pilule.
Je parie que tu crois que je suis une fille facile.
Salaud.
Salaud.
Salut. T'es tout seul, allé où ta femme ? Mais je sais pas où elle est, ma
femme.
Tu sais que ça va beaucoup mieux, moi.
Je commence à m'habituer au soleil, à l'organisation, tout.
J'ai bouffé avec les Allemands.
Ils sont vachement sympas, ces mecs-là.
C'est marrant parce que moi, je parle pas du tout leur langue. J'ai passé une
soirée formidable.
Ils m'ont chanté des chants de la guerre à quatre voix. Il y a un courant qui est
passé.
Et puis j'ai eu des regards avec une nana.
À mon avis, il y aura des ouvertures.
Ah oui, tu penses à ma femme ? Non, pourquoi ? Pense à moi, ta femme ? Le
mec qui gosse.
T'as une cigarette, là ? Oui.
Non, je vais te prendre le paquet.
Tu vas en avoir besoin. Salut.
Eh, dis donc, parce qu'éventuellement, il y aurait des ouvertures avec ta
femme.
Bon, je vais me coucher, moi.
Utsuki en avant.
En arrière.
C'est bien.
Du calme Jean-Claude.
Bon, on va voir un nouveau coup de pied.
Aujourd'hui on va voir Mawashi Geri coup de pied circulaire.
Alors on appelle ça Mawashi Geri coup de pied circulaire parce que c'est un coup
de pied qui est circulaire.
Jean-Claude c'est le plus gradé.
Viens en face de moi.
Tu fais gaffe aux coups de flottante quand même.
Non,
non, juste lui et moi quand on salue.
Bon, alors Jean-Claude est en garde, moi en fausse garde.
Alors voilà, ma washi, bien que ce soit un coup de pied circulaire, ça ne se
fait pas avec la jambe tendue qui fera un cercle comme ça.
Il n'y aura aucune puissance, ça fera un espèce de coup de pied comme ça par
exemple. Il n'y a rien du tout là, vous voyez.
Il n'y a rien du tout.
Mawashi, c'est un gout de pied qui est beaucoup plus puissant que ça.
Alors pas quand je ramasse les cigarettes, c'est pas systématique.
Bon, Mawashi se fait en trois temps.
Premier temps, le genou se lève sur le côté.
Deuxième temps, le genou va dans la direction de l'adversaire, le pied de
base pivote.
Et troisième temps, le pied va partir tout seul pour niquer la tête de l
'adversaire. On est là.
Oh, putain, je me suis froncé, OK.
Oh, ma vache.
Oh, Célène.
Jean-Claude, t'as qu'à continuer, mec.
Fais attention.
On va commencer par un exercice assez primordial, parce que ça évite d'en
prendre plein sa gueule en compète, à savoir le blocage.
Christiane, tu vas venir, on va faire une petite démonstration, tous les deux.
Non, ça m'ennuie, j'ai un léger début de syphose.
Bon, alors, Gigi, tu viens.
Alors l'exercice consiste qu'elle va m'attaquer par une attaque de son choix
que je ne connais absolument pas d'avant et que moi je vais bloquer par le
blocage approprié à cette attaque. Ok ? D'accord.
Kamae.
Quand tu veux.
Bon c'est agaçant hein.
Pourquoi j'ai attaqué ? Bon viens toi là.
Alors tu vas me porter une attaque franche et virile et moi je vais
bloquer.
Kamae.
Alors tu précipites pas le mouvement, tu le laisses bien venir de l'intérieur, ça
doit venir de très loin, c'est japonais.
Quand tu le sens. Tu fais gaffe au coubain, j'ai pas ma coquille.
Quand tu seras en compète, tu diras pas au type en face, j'ai pas ma coquille.
Non mais j'ai pas l'intention d'aller jusqu'en compète.
T'en sais rien mon pote, des fois ça va beaucoup plus vite qu'on croit.
Tiens regarde, la preuve, en même pas deux ans.
Quand tu le sens.
Tu le sens pas là ? Eh ben le fais pas, t'as raison.
Viens, viens.
Joli, joli.
Vous mettez du noir pour creuser.
Creuse, toi, mon garçon, creuse.
Creuse. Viens. Viens, le jaune, viens.
C'est très bien.
N'oubliez pas que les couleurs claires donnent du modèle à la courbe.
Bien, regarde comme elle cligne de l'oeil.
Bien.
C'est mou là, c'est mou.
Dis-moi mon garçon, tu as perdu la clé.
Oui, oui, mais non.
Ça te plaît, hein, vicieux.
Bravo.
Regardez, regardez comme le corps féminin peut devenir un formidable champ
d'investigation pour l'art pictural.
Très bien.
Sale, nul, deux.
Dylan, c'est toi qui fais des jolis cendriers en rotant ? Non, pourquoi ?
Parce que ma femme m'a dit qu'il y avait un type aux Arzap qui faisait de très
jolis cendriers en rotin.
J'adore le rotin.
Si t'entends parler du type qui fait des cendriers en rotin, tu me fais signe.
Oui, oui.
Bien, beaucoup de poésie, bien.
J'ai l'impression que le type là-bas, il me propose une partouse.
Ah oui ? Tu crois ? Sûr.
Je vous rappelle que les coups de pagaie sont interdits. Il est également
interdit de s'accrocher à la pirogue des autres.
Pour le départ, attention, à vos marques, prêt !
Quand tu ramènes la pirogue, je suis un peu crevée. Au secours ! T'as vu ce que
ça pèse ? Fais gaffe au caïman, il y en a plein.
Mais qu'il est con.
Et
pour
les vainqueurs de la course de pirogue, ibibip !
Oui, oui, c'était assez difficile parce qu'il a fallu beaucoup ramer.
Christiane ! Tiens, belle andrée.
J'aime beaucoup ça. C'est quand
même vachement dangereux la mer.
Ici c'était calme, mais au Glénan par exemple, t'as des creux de 6 à 7 mètres.
Et quand t'es malade, tu peux pas descendre.
Pardon ? Il était dans le sens inverse, j'ai remarqué.
Au début, il m'a certifié qu'il l'avait déjà fait.
Manifestement, il l'avait jamais fait, alors on s'est planté, quoi. Ces
pirogues sont faits pour être chargés d'ananas. Ils font 6 tonnes d'ananas.
T'es enfoncé, là, tu peux payer.
Non, je sais pas si c'est l'air marin ou quoi.
J'ai l'impression que cette nuit, je vais dormir comme une masse.
On a gagné, on a gagné.
C'est la première fois que je t'ai remarqué, André.
C'est le jour où tu as piqué le slip à Jean-Claude et tu t'es mis sur la tête.
J'étais morte de rire.
Ah ouais ? Ça me fait plaisir ce que tu me dis. C'est tellement rare les filles
qui ont le démo.
Embrasse-moi.
Tu m'aimes ? Bien sûr.
Je t'adore, Gigi.
Je renouvelle les consommations et on s'en va. Une moule, une frite, deux
oeufs miroirs, l'addition du 4, la choucroute garnie, deux pommes en l'air,
un boeuf et brosselle, deux cafés, dont un panaché, le mince terre qui marche,
le camembert qui suit. Chaud devant, je tasse, je réclame et j'enlève. L'eau
cuisine, je frappe et j'annonce. Une tartine de haut blanc, un blanc gommé
qui tue, une moule, une frite, deux oeufs miroirs, l'addition du 4.
Super.
Retournes-y.
Si, si, vas-y, vas-y. Non, pas la mayonnaise des principes, on peut y
toucher.
Attends, je vais leur faire ma valise.
J'ai joué pour toi ce soir.
J
'ai
eu une crampe.
Bon, les filles, musique, allons-y.
Et je peux avoir de l'eau ? Comment t'as trouvé le spectacle ? Oh formidable,
vraiment.
Bonso m'a fait pleurer de rire.
Oui, il est marrant.
Et le sketch de la valise ? Bien, bien.
J'ai pas bien compris si c'était grossi exprès ou s'il y avait une astuce,
mais... Bah, c'est du deuxième degré. Ah, c'est pour ça alors.
Bobo, tu bois quelque chose ? Un whisky.
Un whisky, c'est pour moi.
Dis-moi, Bobo, est-ce que j'ai la valise ? C'est fini, cette histoire, hein ?
Ouais, non, mais là, je... Allez,
tu prends un verre, Bobo ? Champagne ? Oui, oui.
Et un double whisky pour Bobo, c'est parti ! Non, t'y arrives pas, hein, t'es
gonflé, toi.
Je t'ai mordeuré en coulisses.
Dis donc, tout à l'heure, ton histoire de valise, c'était contre moi ? Quoi ?
Ouais, parce que des valises, moi, je peux en avoir autant que je veux.
Je comprends pas. Ouais, ouais, moi, je me comprends.
Bah, ça va, alors.
Non, justement, ça va pas.
Salut, Polo.
Il reste du comté ? Richement ? Richement, ça marche.
Et du pain aussi, s'il te plaît. Oui, oui.
Ça dit, le pain, il reste toujours.
Allez, prends le plateau.
Tiens, t'as qu'à border le coin.
Comme ça, t'es sûr d'en avoir.
Allez, salut, Polo.
Oh, dis donc, tu voudrais pas prendre le plateau, là, que tu vas m'attendre
dehors ? Parce que j'ai un truc à dire à Polo, tu vois, tout ça.
D'accord ? Alors,
combien ? Dis un chiffre. Je sais pas, 40, 42, non ? 44,5.
Et le total, ça fait combien ? 3,827, quand même.
Oh, putain.
Je me suis niqué 3827 kilos de mon zeste.
Je me dégoutte des fois, tu sais.
Et toi, t'en es à combien ? 125, quoi.
Il fait moins mieux faut t'y mettre, hein ? Attention, une seule fois.
D'accord.
Je l'aime.
Alors, la petite tierce, ça s'est passé comment ?
Je ne sais pas quelle elle est là, mais elle aime la bite.
Excusez-moi, messieurs-dames.
Elle va ? Tiens, lave-la.
Salut, Popeye.
Bonjour.
Bonjour, maman.
Bonjour, papa.
Viens ici.
Vous baignez, Popeye ? Les ananas ?
Faut que je te parle.
C
'est
à propos de Boursaud.
Oh, écoute, Bobo.
On a passé un moment ensemble.
Moi, je t'aime bien.
Mais c'est fini entre nous, maintenant.
En ce moment, je vis quelque chose de sensationnel avec Boursaud. Je m'éclate
complètement. Faut que tu dises. Non, Bobo, n'insiste pas.
Je viens courir ce copain, mais on n'en parle plus, d'accord ? Allez.
D'accord, mais c'est pas du tout ça.
Ce que j'ai à te dire, je sais pas comment te le dire pour pas te faire la
peine.
Je voudrais pas être maladroit.
Voilà, Bosseux est mort et s'est fait piquer par une rêve.
C'est à feu.
On était sur le bateau, on déconnait.
André a plongé pour nous faire marrer. Il a fait bip bip, nous on a fait meuh.
La réelle a piqué, il a coulé comme un plomb.
C'est à fond.
Tiens, je t'ai rapporté ces palmes.
J'ai pensé que ça ferait plaisir.
Hé, Gigi, tu viens manger ? Il y a du poisson.
Hé, c'est délicieux, c'est de la raie.
Qu'est-ce qu'elle a ? Gigi !
Cette pauvre Gilles ferait n'importe quoi pour se rendre intéressante.
Je lui ai pas dit méchamment, pourtant.
Ben non.
Je crois qu'il y a eu une histoire entre Bobo, Nathalie et Bernard.
J'avais remarqué qu'il y avait de l'eau dans le gaz entre Bernard et Nathalie.
Tu sais que c'est à Nathalie que ça profite.
Tout le camp lui est passé dessus.
Oh.
Tu t'es jamais faite, toi ? Ah non, moi non.
Tiens donc, pourquoi ça ? Je marche un peu sur des oeufs avec les femmes parce
que j'ai eu une année très difficile sentimentalement.
Moi aussi j'ai eu les polyvalentes dans mon salon.
Ouais mais enfin moi j'ai eu une rupture.
J'ai vécu avec une femme et puis au bout de 48 heures elle a décidé qu'on se
séparerait dans comme un accord.
Alors j'ai pas bien supporté.
J'ai même essayé de me suicider.
Comment ça ? J'avais très original dans ces moments là.
J'ai mis la date Joe d'Albinoni, j'avais les deux tubes de laxatif et puis hop.
J'ai perdu 16 kilos et ma moquette.
Ça fait râler.
Depuis, je ne m'en suis jamais vraiment remis tout à fait.
Surtout du point de vue digestif, c'est plus comme avant.
Chez toi, tu crois que si je voulais, avec Nathalie, il y aurait des
ouvertures ? Toi et Nathalie ? Ouais.
Ça crève les yeux.
Depuis le début, elle attend ça.
Mais enfin, il y a le mari.
Ça, je n'aime pas.
Franchement, t'aurais tant de dents prévues, toi.
C'est quand même marrant, la vie. Je peux bien te le dire à toi, ça fait huit
jours que je suis là, j'en ai pas touché une.
Moi, ça a failli.
Et quand on pense au prix qu'on paye ici, Jean-Claude.
Il a d'un seul coup, j'ai ouverture sur ouverture, c'est dingue.
Une petite place.
Pardon. Hop, hop, hop, hop.
Je t'ai fait une coupe préciosaire avec des fruits.
Pour bien faire, il aurait fallu une cesse confit.
Pour bien faire, il aurait fallu éplucher la banane. Non ? Tu crois ?
Tu
viendrais pas faire une petite pournade en mer avec moi ? Oh non, je vais faire
la sieste. Ouais, va rester avec moi, là. Oui, je vais rester avec Raymond
Oliver. Il s'occupe de moi.
Non mais sérieusement.
Je sais pas.
Je vais peut-être en parler à Bernard, ça va le faire rire, non ? Ah non, je
crois pas, non. Si, moi je crois.
Bernard, tu sais pas ce qu'il me dit ? Arrête. Je suis sûre que ça va te faire
rire.
Arrête.
Tu sais pas ce qu'il me propose ? Non, il sait pas.
Non, il me propose d'être couché avec lui.
En plaisantant, mes mots ont dépassé mes paroles.
Pour bien faire, il aurait fallu une cerise confite.
Bernard, t'énerve pas.
Ça fait chier, merde, tout le temps, c'est les fêtes.
On partait dimanche ? Oui.
Ça fait quoi, huit jours ?
Et si on arrêtait nos conneries ? Hein ? Fatiguée ?
Ouais, je suis fatiguée.
Moi aussi.
Tu sais, je voulais te dire, les trois types, avant que tu n'y arrives, c'est
pas vrai.
Salope !
Le premier au ponton fait un enfant à l'autre, d'accord ? Ça
va
mieux, Gigi ? Oui, ça va beaucoup mieux.
Elle va venir à la clinique pendant une petite semaine pour faire un check-up.
Si ça ne va pas mieux, on envisagera une petite psychothérapie.
J'ai pas pied ! J'ai pas pied, là ! T'inquiète pas, calme-toi.
J'ai pas pied, là, Jérôme ! Calme-toi.
Oh là là, il y avait des cons cette semaine.
Oh, pas tous.
J'ai rencontré un psychanalyste suisse vachement sympa. Ah ouais ? Alors qu'est
-ce que tu fais finalement ? Non, je m'en vais.
Je prends le quart dans deux heures avec les Belges.
Alors tu t'en vas vraiment ? Et qu'est-ce que tu vas faire ? Je sais
pas.
Mais j'en peux plus là.
Ici, je croyais que je pouvais faire ce que je voulais, mais en fait, dès que j
'essaie un truc un peu original, genre la valise, c'est refusé.
Je vais à Paris.
Eh ben, t'as raison, je vais te dire.
Parce que si ça se trouve, la valise, ça marchera mieux à Paris.
Parce que tu vois, les gens sont plus décontractés, ils rentrent du boulot,
tout ça, tu vois.
Je vais joindre les copains de Boursault. Ils vont m'aider, je suis
sûr.
Mais toi, il faut pas que tu restes là. Il faut que tu fasses autre chose.
C'est moi.
C'est si je voulais.
Par exemple, là, j'aurais une occasion pour rentrer chez Petrolane.
Vraiment, pour les sports, t'as la fin de la semaine, alors... Cela dit, je t
'ai vu vivre une saison ici, t'as l'air de te sentir bien, c'est peut-être ton
truc.
C'est pour les bonnes femmes, tu dis ça, non ? Bah... Tu sais, ici, ça marche une
semaine, comme ça, quand t'es bronzé.
Moi, par exemple, j'ai jamais réussi à intéresser une gonzesse vraiment.
Je sais pas pourquoi, d'ailleurs.
Arrête, tu vas me faire pleurer, là. Non, c'est vrai.
Et en plus, avec ma femme, depuis qu'on est là, c'est galère.
Enfin ! Allez, ça ira mieux demain, va.
T'es sûr que tu vas pas rester une semaine encore ? C'est que tu vas peut
-être trouver ta pointure dans les nouvelles.
Salut.
Et au fait, Bobo, c'était quoi ton prénom ? Georges.
Allez, salut Bobo.
Salut Coco.
Alors tu me laisses tout seul ?
Tu sais, de toute façon, je termine la saison, hein.
Je suis aux arrivées, hein, Bobo, je bouge pas, là.
Ah bah tiens, les vins, les arrivées, justement.
Oh, putain, mais y en a des belles, là, hé.
Hé, Bobo, regarde ça, hé.
Oh, la vache, elles sont belles, hé.
Oh, putain, regarde la petite avec le... la petite en bleu, là.
Les sacs à piles, derrière, avec le sac.
Oh, c'est un coup, ça.
Oh, c'est pour toi, celle-là.
C'est nous !
Sous-titrage MFP.
Qu'on s'endort
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