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Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam. Nous sommes ici au cœur de l
'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières. Entre jungle et mer de
Chine, l'aventure est partout.
C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages
inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux
autres. Je ne suis pas venue là pour me faire des amis, c'est clair.
Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.
Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?
Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac
et qui va parvenir.
La vengeance, c'est un plat qui se mange.
Ils sont de tous âges et de toutes conditions.
Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné
pour se lancer dans l'inconnu.
Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.
Ça va marquer les mémoires de tout le monde.
Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura
supporter la souffrance physique ?
Koh Lanta, c'est très dur.
Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au
départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.
Dans l'archipel de Candao, au sud du Vietnam, ils ne sont plus que si
courageux à encore pouvoir prétendre au titre d'ultime survivant.
Trois hommes et trois femmes.
Une parité parfaite, même si Laurence et Véronique ont tout fait pour éliminer le
patron Claude. Elles ont d'ailleurs cru que leur grand soir était venu.
Si ma stratégie marche comme on l'a prévu, au prochain conseil, on va sortir
Claude. On m'a proposé de voter contre Claude, j'ai dit ouais pas de problème.
Leur stratégie était limpide. Avec la voix d'Aurélie, il ne leur restait plus
qu'à convaincre Philippe de les rejoindre pour faire pencher la balance.
Mais le rempailleur a aussitôt dévoilé le pot au rose à ses alliés, qui sont
tombés des nus.
Très vite.
Véronique s'est rendue compte que Philippe ne franchirait pas le Rubicon.
Du coup, elle a fait volte-face.
Moi, j'ai choisi de faire ce que Philippe me dira.
Donc, je laisse tomber Laurence Aurélie.
Allant même jusqu'à accuser Laurence, son amie, sa confidente, d'être l'unique
instigatrice de cette tentative de push.
C'est Laurence.
L'idée vient de Laurence. Elle m'a manipulée un petit peu. Oui.
C'est vrai ? Oui. La Suissesse en a été terriblement meurtrie. Je suis déçue de
l'attitude de Véronique. Donc là, elle me lâche complètement.
L'intérêt de Véronique, c'est de faire bien voir par rapport aux autres.
Et puis, elle s'en fout complètement de ce que moi, je peux penser d'elle.
C'est avec des bleus à l'âme et sous un déluge sans précédent que les naufragés
ont rejoint le conseil.
Tous, sauf Véronique, qui a été victime d'un malaise.
La doyenne a dû être évacuée vers l'infirmerie, alors qu'Aurélie, elle...
Aurélie. a été poussé vers la sortie.
Et leur sentence est irrévocable.
Les cinq rescapés de Koh-Lanta rentrent sans Véronique sur leur camp.
Ça reste tranquille cette nuit.
Ils sont exténués. Le conseil, le froid et surtout la pluie ont eu raison de
leur dernière force.
Mais ce soir, ils ne sont pas au bout de leur mauvaise surprise.
C'est chaud pour le feu.
On n'a rien à mettre dessus, en plus. Qu'est-ce qu'on pourrait mettre, là ? Ça
va être dur à rallumer, je pense. C'est mouillé, là.
Pas de braise rouge.
Donc là, c'est critique.
Je suis inquiète, ouais. Le feu, c'est le plus important et on ne l'a pas.
Il y a eu une très forte pluie ce soir.
C'est la première pluie qu'on a eue comme ça.
En temps normal, c'est des petites pluies et ça ne nous éteint jamais le
feu, mais là, elle a été vraiment très forte.
C'est une des plus grosses pluies qu'on a eues depuis le début de l'aventure.
Là, autour du feu, il y a carrément des petites flaques d'eau qui ruissellent
pas mal.
Le bois est carrément mouillé.
C'est mouillé de chez mouillé, donc... Non, on va d'abord sur la plage.
C'est une catastrophe.
Sans feu, survivre devient périlleux. Mais cela n'a pas l'air d'inquiéter
Philippe. outre mesure.
On n'est pas du tout de l'avoir perdu.
Quand je suis arrivé ici, on n'avait pas du feu.
Je suis entraîné pendant plus d'un mois chez moi en y arrivant tous les jours.
J'arrive ici, je fais du feu le premier jour. Si je n'y arrive pas demain, je
suis un âne, j'ai des oreilles qui poussent, je vous le dis.
Ça c'est clair pour moi, demain il y aura du feu.
Maintenant, on se prépare à une très très journée.
Je peux venir en trois fois et couler. Et toi, Philippe ? Bien, bien.
Aujourd'hui, il y a tout lu. Il y a eu stratégie, il y a eu excuse
par rapport aux stratégies.
Il y a eu la pluie, il y a eu le malaise de Véronique, il y a eu le conseil, il y
a eu le départ d'Aurélie.
Et il n'y a plus de feu.
Donc il y a tout.
Sale journée.
Les aventuriers se couchent désabusés en espérant que demain...
Mais leur journée noire n'est pas encore tout à fait terminée.
Bon, c
'est
parti.
Franchement, c'est relou.
Elle va passer un peu sur mon chemin.
Passe par là-bas. Il y a de la place.
3 kilomètres de place.
Passe par là.
Tu viens sur nous.
Tu viens encore ici.
Claude, il t'a tiré la tortue. Tu me fous de ma gueule.
Vas-y, putain.
Décidément ce soir, les naufragés ne sont pas prêts de trouver le sommeil.
La nuit a été courte et ce matin, les rescapés ne sont plus que l'ombre d'eux
-mêmes.
Fatigue ou pas, la priorité du jour, c'est le feu. Mais personne n'est
vraiment inquiet. Si Philippe l'a fait une fois, il saura le refaire.
Pour faire du feu, il faut du bois, de la paille, des brindilles, et puis un
maximum de matière inflammable et des bonbons.
Attends, attends, attends, c'est ça, c'est la vitesse qui va faire tourner.
C'est bon, ça arrive.
C'est bon, c'est bon ! Bravo ! Allez pour les deux ! Moi je crois en
Philippe.
Je pense que dans la journée, on va récupérer notre feu.
Je vous dis honnêtement, ça va fondre très vite.
Il est sec.
Il est bien, bien, bien sec.
Comme ça.
Les yeux, ils commencent ou les... Appuie, appuie, appuie, appuie.
Vas-y, il va fondre. Allez, allez, frottez, frottez, frottez, frottez,
frottez, frottez, frottez.
À fond, à fond, à fond. Lâchez pas, lâchez pas, lâchez pas, lâchez pas,
lâchez pas. Là, ça fait 20 secondes. Il faut encore autant.
Là, ça vient, ça vient, ça vient. Allez-y.
Lâchez pas, c'est là que c'est le meilleur, là.
Je vais faire couler, je fais un coup, un coup, un coup.
C'est bien les garçons, c'est sûr que tu vas bien. Ah putain, ça va, ça va.
Attends, attends, attends.
On y est pas, on y est pas.
Allez les gars.
Pas encore, pas encore.
Vous êtes bien les garçons, vous êtes super bien.
Si on était deux de plus, ça serait bien, mais là... Ah, deux là, c'est...
C'est difficile parce que c'est très physique.
Après, il dit reposez-vous, ça va t'alarmer de l'autre côté.
Il fait comme il veut. Là, on n'était pas loin, mais on n'a pas assez de
puissance à l'aéroto.
La technique, on l'a, ce n'est pas un problème. Maintenant, on est moins
serein parce que les forces, on ne les a plus.
On a fait le premier jour de l'aventure, on venait d'arriver, on était deux de
plus aussi, voire six de plus.
On est tous épuisés, on a 33 jours.
C'est pas comme quand on est arrivés et qu'on avait plein de puissance, c'est
pas pareil.
On va avoir besoin de vous aussi, les filles, parce que 10-15 secondes, après,
nous, on frictionnera, mais parce que là, tout seul, c'est chaud.
On n'en a plus de mal, Laurence ? Là ? Vas-y, un peu plus haut.
Vraiment, qu'il fasse comme ici.
Vas-y, on va doucement et on y va de plus en plus. Vas-y,
prenez.
C'est chaud là, il est chaud le poids. C'est chaud, c'est chaud, c'est chaud.
On s'est tous relayés.
Maintenant, ça ne suffit pas. Il y a Laurence, elle est trop faible.
Elle peut être machiste, mais bon, il faut des bras, quoi.
Faut faire quoi ? C'est tard, on est obligés.
On n'est pas loin. On arrive à faire la fumée, mais pas la calcination.
Malgré tous ces efforts, toujours pas d'étincelle. L'euphorie du début de
matinée a disparu.
Désormais, les aventuriers doutent. Et si Philippe ne parvenait pas à réitérer
son exploit ? Je m'inquiète complètement parce que s'il n'y a pas de feu, on ne
mange pas et on est très faible.
Il faut qu'on garde l'espoir et qu'on y arrive. Mais ils ne sont que trois, donc
c'est difficile.
Déjà, avec du feu, c'est difficile, mais sans feu, ce n'est pas vivable.
Effectivement, le feu, c'est la vie sur Koh Lanta.
Et les allumettes gagnées par la tribu des femmes au début de l'aventure
seraient d'une aide précieuse aujourd'hui. Les allumettes, il y en a
trois. Marine, je vous confie le grattoir.
Mais elles ont mystérieusement disparu. Elles ont disparu quand on était chez
les filles.
Ça, c'est abusé quand même. Trois allumettes, il en reste deux, on ne les
a pas.
Et donc, elles n'ont jamais réutilisé les allumettes. Donc, normalement, elles
devraient rester deux allumettes de la première épreuve dans la malle des
jaunes.
Et il n'y a pas d'allumettes.
Et JP,
je crois, il est parti dans son sac avec les allumettes. Je vous souhaite une
longue aventure. A bientôt.
Voilà, l'erreur à la grotte.
Bon, JP, il est pour rien.
Je crois que c'est les filles qui l'ont mis.
C'est la raison, c'est la vie, c'est comme ça.
Maintenant, si on doit finir l'aventure sans feu, ça va être agent.
L'avenir s'annonce incertain pour les 5 naufragés de Koh-Lanta. Ils sont anxieux
car la disette menace. Alors qu'à la résidence du jury final, Marine et
Abdella, eux, ont des interrogations beaucoup plus stratégiques. Ils ignorent
tout de ce qui s'est passé la veille au conseil. Mais ils espèrent. Et si l
'alliance des filles avait renversé Claude ? Mon rêve, c'est que ça soit
Claude.
Ma petite Claudette arrivée.
Ce serait mon petit kiff, mais je n'y crois pas trop, franchement.
Ça serait vraiment génial. Ça voudrait dire qu'il a perdu une immunité et que
les filles ont vraiment réussi à convaincre Philippe de voter contre lui.
Je pense que c'est un peu tôt.
C'est vrai qu'il a une bonne gestion du personnel.
Il gère bien son personnel, ça Claude. Donc ça va être difficile.
En tout cas, si c'est Aurélie, j'ai un petit chocolat pour elle.
J'ai hâte de retrouver Marine et Abdéla. Elles doivent se douter que c'est moi
qui suis sortie.
C'est ma copine Aurélie.
Je pense qu'elle va avoir juste la confirmation.
Allez,
on est là ! C'est fait ! Fais gaffe, je suis en mode survivante encore.
Je suis dégoûté de te voir.
Non, mais ça veut dire que le projet alliance qu'elle m'avait dit...
Non, c'est mort.
T'es mort ? Sérieux ? Non,
Philippe l'a tout lancé.
Arrête ! À Claude ? Grosse surprise que Philippe, il aurait pu très bien
effectivement refuser et en rester là, non ? Il a fallu qu'il en parle à Claude
et aux autres.
Je vois pas trop l'intérêt. Qu'est-ce qui lui prend ? Il voit pas son intérêt
ou quoi ? En fait, il a dit qu'il avait qu'une parole et qu'il préférait...
Respecter sa parole, c'est plus important.
Il n'a pas de cerveau, il n'a pas réfléchi. Je ne sais pas pourquoi il l'a
dit. Donc, Laurence et Véro, elles sont un peu embrouillées.
C'est parti en pleurs.
Putain, mais il y a des claques qui se perdent.
Laurence, quand elle a vu que... Quand elle a compris que vous savez, Laurence,
son conseil, elle s'est excusée.
Elle a dit, voilà, je ne sais pas ce qui m'a pris, je suis désolée, je m'excuse
de vous avoir fait ça. Vas-y, gagne ton Koh-Lanta et puis voilà.
Laurence s'est excusée après auprès de Claude, donc bon, voilà, ça ne m'étonne
pas d'elle.
Je vais vomir.
Non mais avec bonne ambiance, franchement, Claude il s'est calmé.
Mais bien sûr qu'il s'est calmé. Il n'a plus personne en face de lui. Il n'a que
des toutous avec lui, il faut arrêter.
Il y a des alliances depuis le début.
Là, ça rate le fait d'aller s'excuser d'avoir tenté une nouvelle alliance,
mais ça me dépasse.
Bon, ça vire au n'importe quoi.
Non, ça ne vire à n'importe quoi. Ça vire à tout ce qu'ils ont mis en place.
Les membres du jury final sont amers.
Ils attendaient beaucoup mieux de l'alliance des filles et de la force de
persuasion de Véronique, qui justement...
s'en revient reposé, revigoré sur le camp, après son gros coup de fatigue de
la veille.
Bonjour à tous.
Véronique va mieux.
Véronique a retrouvé la forme.
Et Véronique revient dans l'aventure.
Bon,
c'était une toute petite baisse de régime.
Une nuit pour la requinquer.
Et Véronique est revenue à fond dans cette aventure. Mais les conditions se
compliquent.
Philippe, j'ai appris que vous n'aviez plus de feu.
Oui, il y a un temps du conseil.
C'est sûr que si on s'est resté là, on aurait pu maintenir le feu. Ce matin, on
a fait déjà une grosse tentative et on est épuisé, on n'y arrive pas.
Véronique, vous vous retrouvez dans une équipe un peu en difficulté après les
trompes d'eau de cette nuit.
Je vous laisse et puis moi, je vous retrouve d'ici quelques heures pour le
prochain jeu de confort.
A tout à l'heure. A tout à l'heure.
Je me repose, je reste là.
L'accueil réservé à la doyenne de la tribu est cordial, sans plus.
Alors Véronique va-t-elle devoir s'expliquer sur son rôle exact dans la
tentative ratée de putsch contre Claude ? Il manquait que tu appellasses le
conseil. On ne pouvait pas parler en ton nom.
Ah oui, c'est vrai.
Moi, je serais contente de la revoir.
Je lui poserai mes questions en temps voulu, mais elle a une dure soirée
aussi, donc ça n'a rien dû sauter dessus en lui disant « le conseil, on m'a dit
ça, on m'a dit ça ». C'est fort, mais c'est bien.
Hier, il a dû se passer, il a dû y avoir plein de questions, ça a dû fuser dans
tous les coins au conseil. S'il y en a un ou deux qui ont une question qui les
taraude, qui me posent la question, point. Mais je ne vais pas aller vers
eux en essayant de tirer les verres du nez.
Moi, la page est tournée. C'est vrai que pour l'instant, on n'a pas parlé du tout
de ça. Et puis, je n'ai pas envie de la caparer non plus.
Donc, j'attendrai le bon moment. J'ai envie de la...
Je n'ai pas envie qu'elles se sentent trop oppressées. Sur le camp, les
règlements de compte ne sont plus d'actualité. Il faut dire que les
naufragés sont exténués. Ce matin, Véronique ne les reconnaît pas.
On est tous dans un état critique ce matin.
Je le vois, j'ai vu à vos têtes. C'est vraiment vieux.
Je les trouve très affaiblis, très fatigués. Je ne les ai jamais vus comme
ça. C'est très inquiétant.
Il faudrait le feu, absolument.
Au moins, ça sèche et ils peuvent se reposer et ça permet de cuire et de
manger, en fin de compte.
Parce que là, vous n'avez rien dans le ventre de pire.
C'est vrai qu'elle nous fait très, très bien ce qu'elle dit et elle n'a pas tort
parce qu'on ne se sent vraiment pas bien.
Même mes paroles, j'ai l'impression que je parle en ralenti pour vous dire... Je
ne sais pas, je me sens... C'est très dur.
Laurence et Wafa sont au bord de la rupture, mais elles vont devoir
rassembler leurs dernières forces car le jeu de confort est annoncé.
Pour toucher le ciel, à chacun de tisser sa voix.
Je pense que tout le monde en a besoin, mais je vous avouerai que... Pas
particulièrement, oui. Il y a quelqu'un qui n'a rien eu comme confort encore.
Oui. Qui y arrive.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Alors je sais que les conditions de survie sont actuellement difficiles avec
cette pluie diluvienne qui s'abat régulièrement, des orages. C'est ça le
début finalement de la mousson dans le sud du Vietnam.
Alors aujourd'hui, justement, je vous propose un jeu de confort avec une
récompense qui, quoi qu'il arrive, va vous faire plaisir.
Le chocolat, il est bon. Il y a du chocolat.
Ça c'est du sucre. C'est une poire Belle-Hélène revisitée.
Et en dessous, Un gâteau au chocolat, un moelleux au chocolat.
Chocolat chaud.
Histoire de bien recouvrir toute la poire.
Ça, c'est mon dessert préféré.
Pour mériter cette récompense, cette poire Belle-Hélène, il faudra tout
simplement être le premier ou la première à planter une aiguille comme
celle-ci au sommet des drapeaux qui sont derrière vous. Vous allez aller d'abord
dans la rivière, récupérer une corde qui vous permettra ensuite de constituer l
'échelle. Pour grimper, concentrez-vous et mettez-vous sur la ligne de départ.
Attention, 3, 2, 1, go !
Pour atteindre leurs cordes,
les aventuriers doivent remonter la rivière, à la course ou à la nage, à
chacun sa technique.
Claude est le premier à sortir de l'eau, suivi de près par Coulet et Philippe.
Les cordes sont entortillées autour de trois pieux. Il faut être méthodique
pour les libérer.
Ça y est, Claude repart le premier avec sa corde.
Philippe, en deuxième position, juste derrière Claude.
Philippe est impressionnant sous le ramping. Il est revenu à la hauteur de
Claude.
Les
aventuriers
doivent maintenant construire une échelle.
A la manière d'un lacet de chaussures, il faut passer la corde une fois à
droite, une fois à gauche et ainsi de suite pour pouvoir grimper.
Claude et Philippe sont au coude à coude, mais Claude n'a pas suffisamment
arrimé sa corde au montant de bois.
Le premier qui plante son aiguille au sommet de la structure remporte l
'épreuve.
Le dernier passant pour Claude, le dernier passant pour Philippe.
La victoire pour Philippe, bravo ! Putain !
Putain, je les connais
! Bravo,
tu mérites.
Ça a été très beau.
Dites-moi Philippe, on ne vous arrête plus ?
Une immunité, maintenant un confort.
C'était mon but, de gagner une immunité, un confort. C'est bon, je l'ai atteint.
Mais je ne lâcherai toujours pas le morceau. Tant que je peux gagner, je
gagnerai. Venez me rejoindre.
Voilà la cuillère.
Il me reste à vous souhaiter bon appétit. Merci.
Profitez-en au maximum.
Si je ne la veux pas et que je l'offre à mes 5 candidats, est-ce que c'est
possible ? Je vous réponds, oui, vous pouvez le faire. Non, Philippe, c'est à
vous.
Philippe, c'est certain.
C'est certain, Denis.
Vous n'allez pas le regretter ? Non, je ne le regretterai pas.
Alors, comme c'est votre cadeau, et vous avez décidé de le transmettre à tous les
autres, je vous laisse le rapporter. Philippe, mange-en un peu. Non, non, il
n'y a pas de souci. Non, non, non.
Par contre, quand vous sortez, une tablette de chocolat chacun.
Vas-y,
prends le plat.
Qui c'est qui coupe ? Tu veux couper quoi, le chocolat ? Enlève la poire.
Philippe, c'est presque plus enrichissant comme récompense que de la
donner aux autres. C'est du bonheur parce que je me dis que c'est un geste
que je fais, c'est surtout pour Wafaa, qui n'a eu aucun confort, aucun manger.
Et si j'avais pu prendre une personne, ça aurait été elle. Vu que je n'avais
pas le choix de prendre une personne et de la manger avec elle, je leur donne
comme ça, je sais qu'elle a un bout de chocolat.
Dans la vie, vous êtes comme ça ? Quand je remplis mon frigo, c'est pour mes
enfants.
Donc ils mangent et après je mange, toujours.
T'exagères, je te jure ! T'exagères, franchement !
Croquer un petit bout, c'est bon. C'est pas question de compter ou pas compter.
J'ai remis un petit croc dedans.
Arrête. C'est toi, arrête. Ben oui, c'est moi qui le fais.
Maintenant, vous croquez comme des... C'est ta part, c'est la part de Véro. C
'est la part de Véro. J'avais exactement la même part de Véro.
Ben alors, maintenant, mais... Putain. Merci. On a tous faim. En plus, lui, il
a déjà eu un confort ici en solitaire.
Moi, je n'en ai pas eu du tout et je me comporte tout à fait normalement.
On doit partager à 5 et je partage à 5, point barre.
Je passe 5 heures dans l'eau à ramener ses poissons.
Est-ce que je te parle de ton poisson ? Je te parle, moi, c'est la même chose.
Je ne sais pas, on a reparlé plus tard. Je ne vois pas où son histoire de
poisson a affaire ici.
C'est Philippe qui a gagné, c'est Philippe qui a décidé de partager.
Alors Philippe, vous vous êtes sacrifié.
pour tous vos camarades, mais c'était qu'une partie de la récompense.
Il y a autre chose.
Et cette fois-ci, c'est pour vous.
Et rien que pour vous.
Philippe ! Écoutez-moi bien, Philippe.
Ça ne se mange pas.
Il n'y a pas de chocolat. Il n'y a pas de poire.
En revanche, il y a un matelas, un drap et un oreiller.
Il a mal au dos et tout. C'est génial.
Philippe. C'est pour vous.
La deuxième partie de la récompense. C'est trop bien.
Bravo Philippe, tu mérites.
Bravo en tout cas pour ce que vous avez fait dans l'épreuve, pour cette belle
victoire, pour ce geste de générosité incroyable.
Mais n'oubliez pas quand même que demain, on se retrouve pour une épreuve
d'immunité.
Je vous souhaite un beau retour sur votre bivouac et je vous dis à demain
pour l'épreuve d'immunité.
Philippe rentre heureux comme un enfant sur le camp. Ce matelas, c'est un vrai
cadeau de Noël.
Là, je vais apprécier un petit matelas, un petit coussin et un drap. Sur
Polenta, je crois que c'est le luxe 4 étoiles.
C'est top du top.
Je suis fier de moi.
Très, très fier.
J'ai bien mangé.
Philippe, c'est un saint.
Franchement.
Philippe, c'est un homme.
D'ailleurs, Saint-Philippe, c'est quoi ? C'est un croyant. Je l'imagine avec ses
enfants. C'est un papa en or. Et ce soir-là, on a été ses enfants.
Je me suis mis à la place de sa fille.
Et il s'est sacrifié. Il n'a pas mangé. Il nous a regardé les bras croisés. Et
lui, il nous regardait le pauvre. Il a dû avoir une douleur.
Ça fait mal.
Ça fait mal.
Mon moître a beaucoup, beaucoup, beaucoup souffert. Parce que j'adore le
chocolat. Ça a été très, très, très dur. Il a fallu que je m'allonge et que je me
mette à penser à faire des prières pour autre chose. Et le temps qu'il le mange,
ça m'a permis un peu de penser à mon frère que j'ai perdu.
Ça m'a permis de penser à ma femme et ça m'a permis de penser à mes quatre
enfants et surtout de prier le Seigneur pour qu'il me garde ici jusqu'au bout.
Voilà, c'est ça mon but.
Philippe, c'est sûr que c'est impressionnant. Il est comme ça.
Il partage tout, mais ça, j'en étais sûre qu'il allait le faire.
Et le fait qu'il ait un lit pour lui tout seul, c'est trop bien.
Il est content.
Je ne sais pas comment je vais faire pour qu'il me le prenne. Ils vont tous
devoir monter dessus, tout ça. Ça me stresse.
Je suis très maniaque.
Je le reprêterai, mais ce sera sous mon autorité.
En attendant, je crois que je vais le peindre.
J'ai envie de le peindre.
En même temps, ça rassemble tout le monde, ce qu'a fait Philippe.
Autour de son chocolat.
Philippe, c'est un bon.
Les filles sont dithyrambiques.
Philippe fait l'unanimité, ce qui n'est pas le cas de Claude.
Une nouvelle fois, son attitude a choqué les femmes de la tribu.
Il a pris la première bouchée et il a tellement une grosse bouche qu'il a pris
pratiquement la moitié de la poire.
Surtout, mais t'es bien jugé au-dessus.
T'abuses.
T'exagères. T'exagères, franchement.
Je trouve que Wafa, elle est très bien. Elle ne se laisse pas marcher sur les
pieds. Quand elle a un truc à dire, elle le dit. Et elle a eu raison. T'es la
seule qui a le courage.
qui arrive à le faire. Alors elle lui a dit ouais, puis après il s'explique qu
'ils ont des caractères forts.
Si tu me parles, je m'en parle.
Faut me prendre, j'ai dit prends-moi un truc à deux, c'est-à-dire prends-moi,
trappe-moi, dis-moi c'est bon, un truc comme ça.
Et toi quand t'es énervé, bah c'est pareil.
Deux, fort caractère.
Cela ne change pas, Claude est affamé.
Pire, sans feu, la nourriture devient pour lui une obsession.
Il n'y a pas de canne à sucre là-dedans, non ? Il a faim. Tout ce qu'il trouve,
il le mange. Même quand ça court, il l'attrape, il mange.
La queue d'un lézard qui bouge encore.
Tu veux goûter, Mani ? Non.
Je ne mangerai pas. Tout à l'heure, j'ai dit, attention, c'est obsessionnel. Fais
attention, Claude.
Là, ça m'inquiète.
Il n'y a pas grand-chose.
Tous les jours, je le vois qui souffre de la faim.
Il entend un bruit la nuit, il se lève pour voir si ce n'est pas à manger.
Il a l'air bon celui-là, on goûte ? Celui-là il a l'air bien mûr.
Je ne pense pas.
Il ne pense qu'à manger, c'en est rigolo.
On va retourner ici.
J'ai été piqué par une guêpe ou deux, elles étaient là, elles sont arrivées,
elles m'ont piqué.
Très agressives les guêpes du Vietnam.
Clos des coulées, on fait chou blanc. Ce soir encore, la tribu va devoir se
serrer la ceinture.
Mais qui d'ordine, dit le proverbe. Les aventuriers aimeraient bien le vérifier.
J'adore cette couleur, ça pourrait pas mieux tomber.
Donc ils m'ont des matelas.
Je m'entends avec un matelas sur Comenta.
Je peux m'être comme ça, je sais pas, c'est un bonheur.
Je pense que ça vaut pas une poire au chocolat, honnêtement.
Après le geste qu'il a fait aujourd'hui, c'est vraiment le minimum des choses qu
'il pouvait avoir, c'est ça, un matelas.
Viens là, t'as hyper chaud, tu vas te dire. Je suis gelée, alors un petit
moment. Un petit moment, fais te chauffer, vas-y.
Suis bien tes pieds de la terre.
Attends, je vais nettoyer.
Ce soir, c'est Laurence. Demain, c'est toi, Wafa.
Je suis juste... Je suis gelée.
Tu dors là-bas, Lolo ? Je suis gelée.
C'est un ange.
C'est à deux places qu'on entend.
Juste une petite phrase à mon mari. Je t'aime très fort, mais je suis très
froid.
Je vais dormir comme un petit bébé.
Demain, Wafa.
T'es chou.
Une boire au chocolat.
J'avais envie toute la nuit à ça.
Pour la première fois de l'aventure, Philippe a dormi comme un bébé sur le
camp. Grâce à son matelas, le rempailleur a enfin pu se reposer.
J'ai bien dormi, pas de mal de dos.
Je n'ai pas été piqué par des stics aux pieds.
Laurence aussi a apprécié ce confort nocturne. La Suissesse a passé une très
bonne nuit blottie contre Philippe.
Laurence avait très très froid hier soir, elle grelottait, elle était pas
bien. Alors j'ai proposé de venir glisser dans le drap avec moi et il y
avait de la place pour deux.
C'était très agréable, ça change, ça change tout.
La prochaine c'est Wafa.
Non mais je peux pas moi, franchement ça me ferait mal au coeur de lui gâcher sa
nuit. Je sais comment je suis, je bouge trop.
On a déjà eu le gâteau au chocolat et la poire c'est déjà bien.
Tout le monde a bien dormi et ça tombe bien.
Car l'épreuve d'immunité est annoncée.
Message ! Vas-y, vas-y.
Allez.
Alors ? Tomber, c'est couler.
Tomber, c'est couler.
C'est couler. Ou c'est équilibrer.
C'est l'équilibre. C'est l'équilibre. C'est Laurence ou moi aujourd'hui.
Si ce n'est pas elle aujourd'hui, c'est moi. Et sinon, ce sera la prochaine
élimination. Et là, franchement, si je suis encore là, je vais me battre.
Avant de partir, Claude a une idée saugrenue.
Pour calmer cette faim qui lui tord l'estomac, il propose à ses compagnons
de manger du riz cru.
Si psychologiquement ça marche pour eux, tant mieux, mais c'est du gaspillage.
Parce que franchement, une poignée de riz, c'est normal quand c'est cuit.
Et puis bon, tout à l'heure en rentrant, on va essayer de faire du feu.
Moi, je ne suis pas pour manger les riz cru.
Depuis deux jours maintenant qu'on n'a rien mangé, on s'est conseillé un petit
peu comme ça ce matin, dans le mouvement de l'action. On l'a fait, mais c'est une
connerie, complètement.
C'est le ventre vide et le corps fatigué.
que les six rescapés de Koh Lanta partent affronter cette nouvelle épreuve
d'immunité.
Bonjour à tous.
Philippe, le totem est remis en jeu.
Merci.
Aujourd'hui, pour avoir une chance de l'emporter, il faut un.
Avoir le pied marin. Deux, un vrai sens de l'équilibre.
Au départ, vous vous placerez sur le ponton le plus éloigné de la plage. Vous
êtes six.
Les cinq premiers qui arrivent sur le ponton suivant se qualifient pour la
deuxième manche. Le dernier, malheureusement, est déjà éliminé. Et
ainsi de suite, bonne chance à tous.
Allez vous mettre en place sur le dernier ponton.
Attention !
L'un d'entre vous aura l'honneur de brandir le totem dans quelques minutes.
Pour l'heure, vous êtes 6.
Les 5 premiers se qualifient pour la deuxième manche. Attention ! 3, 2, 1,
go ! Claude qualifié.
Philippe qualifié. Wafa qualifié.
Il reste 2 places pour 3.
Poulet qualifié.
Laurence, faut repartir.
C'est bon pour vous Laurence, qualifiée pour la deuxième manche.
Véronique, c'est déjà terminé, vous êtes éliminée, venez me rejoindre.
Ça va bébé ? Qu'est-ce qu'il y a ? Véro.
C'est rien Véro, c'est rien.
Mais qu'est-ce qui s'est passé Véronique ? Hein ? Qu'est-ce qui vous a manqué là
? La motivation je pense.
Vous espériez la gagner celle-là.
C'était pour moi, ça.
Je l'attends depuis longtemps.
Attention, vous êtes encore 5 au départ, 4 à l'arrivée.
3, 2, 1, go !
Ça touche Philippe, ça touche Laurence.
Tout le monde repart.
Avec le pont de corde, ça se complique.
Il faut être fort sur les cuisses pour passer et interdiction de céder des
mains.
Philippe, qualifié.
Laurence, qualifié. Bien joué, Lolo.
Claude, troisième qualifié. Il en manque un. Wafa ou coulé ?
Eh bien, ce sera Wafa.
Bien joué.
Vous êtes encore quatre.
Troisième manche. Cette fois-ci, vous pouvez vous aider de la main pour
descendre sur les bambous flottants.
Trois, deux, un, go !
Allez
Wafa !
Dommage Wafa !
C
'est bon pour Philippe ! Incroyable ! Sans trembler, Philippe a rapidement
franchi le terrible bambou flottant.
C'est tout prêt, Laurence !
C'est bon, enfin !
Bravo ! Qualifié ! Ils sont deux pour une seule place.
Laurence s'élance face au champion Claude. La Suissesse rêve de gagner sa
première épreuve dans Koh-Lanta.
Oh, c'était presque ça, Laurence !
Claude, qualifié.
Vous voilà qualifiés tous les trois pour la quatrième manche. Vous êtes trois
pour deux places malheureusement en finale.
Philippe, Wafa, Claude, attention, trois, deux.
Wafa, il faut repartir. Pour se stabiliser, Wafa a touché le ponton d
'arrivée avec ses mains. C'est interdit.
Claude qualifié, Wafa éliminé.
Il reste une portion, mais vous êtes les deux finalistes et une portion, ça ne
suffit pas. Par conséquent, vous allez retourner au ponton le plus éloigné.
pour disputer cette finale sur l'ensemble du parcours.
Claude et Philippe, 5 étapes au total. Le premier qui brandit le totem l'emmène
avec lui sur le bivouac et est intouchable au conseil.
Attention ! 3, 2, 1, go !
Claude et Philippe, le premier qui brandit le totem, l'emmène avec lui sur
le bivouac et est intouchable au conseil.
Attention ! 3, 2, 1, go !
Allez,
pipi !
Vous êtes quasiment à égalité.
Avantage à Claude.
La dernière poutre, Claude.
Et ensuite, il faut brandir le totem.
Il faut courir.
Il est pour vous.
Belle victoire, bravo.
Putain, Loulou.
Claude, bravo.
Quatrième victoire dans une épreuve d'immunité.
En moins de deux minutes, cette finale.
Performance de très, très grande qualité.
Bon, Claude, une nouvelle fois intouchable au conseil de demain soir.
Bon retour à demain pour le conseil.
L'épreuve a marqué les organismes
déjà affaiblis par deux jours de diète forcée. Je suis épuisé.
24 heures sans manger, c'est dur.
Philippe et surtout Véronique sont harassés.
Je n'étais pas du tout motivée sur le jeu. Je me suis sentie complètement
ailleurs. Je n'avais plus le mental du tout.
Je crois que je suis trop sensible en ce moment.
La fatigue.
Véronique, depuis le début de l'aventure, c'est pour moi ma petite
maman de Koh-Lanta.
Je préfère être avec elle et la soutenir.
Je pense que si je ne vais pas bien un jour, elle me soutiendra.
Pour Véronique, qui s'est battue depuis le début de l'aventure comme une lionne,
qui s'est surpassée, s'est dépassée, c'est normal qu'il y ait des moments de
faiblesse. La tribu est exsangue, mais Oafa ne veut pas baisser les bras.
On n'essaye pas le feu ? La championne de lutte sait qu'il suffirait d'une
seule chose pour réconforter ses compagnons, le feu.
Bah ouais, les bambous, tout ça, c'est tout, on a un petit peu d'énergie, on
peut y aller maintenant,
tant qu'il y a du cut.
Si on a le feu ce soir et qu'il ne pleut pas, on repart, on pète tout demain.
Mais il faut qu'on s'accroche.
Quand tu vois que tu as ralenti, ne coupe pas ton effort à ce coup. Préviens
-nous qu'on puisse prendre ta place. D'accord.
Alors allez-y.
Allez-y, allez-y, allez-y. Prenez de la vitesse, prenez de la vitesse.
Tu es prêt, tu ne vois pas ? C'est parti.
Allez.
Viens te tenir, viens te tenir. Allez garçon, il faut prendre la suite.
Allez, lâche.
On essaye, ça fume un peu, mais c'est très, très difficile.
On va essayer jusqu'à ce qu'on y arrive.
Là, vraiment, je crois que c'est pire qu'une épreuve. C'est très, très
fatigant.
On a eu une petite braise qui est tombée malheureusement à côté sur la malle.
On l'a lavé. On l'a lavé.
Dégouté. Il faut y croire, c'est notre survie. Si on ne continue pas, on va
mourir. On l'a bien lancé, on l'a bien parti.
On ne lâchera rien.
Tu me sens vraiment très bien.
Mais voilà, en espérant qu'on l'ait, en faisant même 2-3 temps passifs, si on l
'a, c'est bien.
Arrêtez, arrêtez.
Il y en a.
Il y a encore tant d'à côté.
C'est pas possible, on n'a pas de force.
On va tenir 6 jours sans bouffe.
J'avais imaginé que ça pouvait être dur, mais je ne pensais pas que ça pouvait
être si dur. Surtout quand on n'a pas de feu, parce que quand il n'y a pas de
feu, on ne fait rien.
Le feu, c'est la vie, sur quoi on parle.
Il y en a plein, il y en a plein.
Il y en a plein, il y en a plein. J'ai même vu les petits points rouges qui
sont tombés dedans. On soufflait, on soufflait. On s'est dit, j'ai même fait
une petite prière au ciel, là.
Tu ne tiens pas, Laurent, tu ne tiens rien, là. Tu tiens, tu tiens.
Quand tu es fatigué, tu me le dis.
Plus le temps passe et plus les forces des aventuriers s'amenuisent.
Mais toujours pas de feu, de quoi être découragé.
Ça altère mon moral. J'aime bien quand il y a du feu. Le feu, c'est la vie.
Il y a la chaleur, il y a la cuisson, il y a la sécurité au niveau bête.
Donc encore une nuit sans feu, j'appréhende.
Vous n'êtes pas chaud pour essayer un peu ? Franchement, moi je baisse les
bras, c'est bon.
C'est ça, de refaire maintenant dix fois de suite, on n'y arrivera pas.
On est de plus en plus fatigué, autant s'économiser.
Demain, on refait une autre tentative et ça sera peut-être la bonne.
Je pense que Philippe prend un peu plus sur lui-même par rapport à cet échec du
feu parce que c'est lui qui sait comment le faire.
Et on pensait tous que ce serait beaucoup plus facile à le faire. Et là,
on est tous un petit peu tombés de haut. En faisant cinq, six fois, on n'a
toujours pas réussi.
On n'aura pas baissé les bras, mais bon, il faut se dire que ça ne sert à rien de
se tuer à la tâche.
Claude a raison, le poisson se mange aussi bien cru que cuit. Mais le jeune
homme est à bout de force.
Et partir pêcher dans ces conditions n'est pas très prudent.
Moi, je suis un petit peu inquiète de Claude parce qu'il ne pense qu'à manger,
qu'à manger, qu'à manger. Et il entraîne Philippe et prend des risques aussi,
Claude.
Franchement, il va trop vite, il attend pas.
L'acharnement de Claude inquiète ses compagnons, tout autant que son
obsession pour la nourriture. Après 34 jours de privation, ils ne le
reconnaissent plus.
Vous voulez bouffer le poisson fruit ? Eh oui, des sushis.
Claude digère mal la faim. Il mange les crabes crus qu'il prend sur la mer.
Il veut manger un lézard cru.
Il dit genre que t'es un petit peu... Il faut quand même qu'on le recadre un
petit peu parce qu'il mangerait n'importe quoi.
Je reste là à manger. Je meurs de faim, mais je mange pas ça.
Même ne serait-ce que le riz à le croquer.
Sans rien, pour moi, c'est impossible. Ça devient du cannibalisme.
Je n'arriverais pas là. Je préfère ne rien manger.
Affamé peut-être, mais toujours aussi efficace, Claude a fait mouche et il ne
perd pas de temps pour se sustenter.
Si c
'est aller faire 2 km de nage pour amener 2 petits poissons, ça ne vaut pas
le coup. Et les petits poissons, ils sont là, à 50 mètres, il peut les avoir.
Pas besoin d'aller au grand large. Tu vas être fatigué là. Ça sert à rien. Il
est fou.
200 mètres, il n'est plus.
Il est là.
J'ai faim, je suis fatigué.
Il part là-bas, il fait 500 mètres, 1 km de natation.
Là, il a un problème. On est en train de se dire tout ça.
Jusqu'à la fin, t'as besoin de faire voir.
Aujourd'hui, il va manger encore le lézard cru.
Pas de poche, putain.
Si je le lâche, ça, il faudrait que je le coupe celui-là.
Putain, il va se barrer.
Faut que je lui croque la tête, hein.
Au moins, il ne se barrera plus.
Ah putain, il est tout seul, je te le jure.
Il va peut-être nous mordre dans la nuit.
Il va nous prendre pour des beefsteaks.
Moi, je vais changer de place. Il va me bouffer. Il est là, tiens.
Bon, je mange le petit noir. Je vous laisse celui-là.
Non, mangez-le, les garçons. Quoi ? Vous voulez pas manger, Jouchy ? Non, je peux
en manger.
Allez, mangez.
Un poisson comme ça qui sort de la mer cru.
Moi, j'ai beaucoup de mal. De toute façon, c'est impossible pour moi, le
poisson. Déjà, à la base, cuit, je peux pas.
Donc là, cru, c'est juste me demander l'impossible.
Et ça prépare avec les dents, tout ce qui me répugne.
Ils font leur fine bouche là-bas.
Je l'épluche.
J'aurais bien épluché.
Il n'y a plus qu'à le manger.
Le chèvre, c'est que le japonais, j'adore.
Il est redevenu...
L'homme préhistorique qui trouve son poisson, qui le déchiquete comme ça avec
ses dents.
Franchement, il est très bon.
Quand il est tout nu comme ça, tout frais là, comme un sushi, on sera au
japonais. Si je n'aurais peut-être pas vu qu'il aurait fait comme ça et qu'il
me l'aurait présenté cru avec le blanc, j'aurais goûté, je pense.
Mais là, comme il a préparé, non. Je tiendrai jusqu'à demain.
Je mange pas.
Mange-le, hein.
Non, non, mange-le, toi.
Voilà, regarde, j'ai enlevé la peau, j'ai tout enlevé. C'est-à-dire, il est
propre. T'as l'impression que c'est un chouchi.
Un chouchi.
Véronique a quand même goûté un morceau, coulé aussi, pour lui faire plaisir.
Mais oui, je pense qu'il avait envie qu'on le goûte et puis, bah, j'ai pas
envie de me forcer.
Il est frais, il a raison, c'est bon.
Je n'ai pas grand-chose dans l'estomac, mais tout ce qui me reste, j'aimerais le
garder.
La voracité de Claude a choqué les autres membres de la tribu, ce qui ne le
perturbe pas le moins du monde.
D'autant que ce soir, c'est un spectacle unique qui attend les naufragés.
Regarde la petite tortue.
Oh,
t'en as une qui arrive derrière encore.
Elle est derrière toi.
C'est mignon quand même, on dirait un petit jouet.
C'est trop mignon.
Oh, regarde-moi ça.
Il y a des bébés de partout, c'est bien.
Tu as des petites tortues, des centaines de petites tortues qui vont rejoindre la
mer, c'est bien. C'est trop mignon. Et ça, d'instinct, il faut aller dans l
'eau. C'est énorme ce que l'on peut voir. Déjà, ces énormes tortues. Moi, le
jour où je suis arrivée ici, j'ai même dormi à côté d'une énorme tortue. Elle a
dû pondre. Et là, un mois après, ça y est, on voit les petits qui sortent. On
a bouclé la boucle, là.
C'est magique, c'est magique.
Quand c'est la plénine comme ça, c'est magnifique.
C'est une carte postale, ça.
C'est le petit plaisir qu'on a avec les tortues qui naissent aussi.
L'aventure, elle est tout de suite un peu plus jolie.
Ça permet d'atténuer un peu et de se reposer tranquille en attendant la
prochaine difficulté.
Claude et Coulet entament leur 34e nuit de l'aventure songeur. Ils le savent, s
'ils veulent gagner Koh-Lanta, eux aussi.
devront se battre.
Ce matin, après trois jours sans feu et donc trois jours de disette, la faim a
terrassé les naufragés. Ils sont à bout de force.
Personne ne parvient à se lever.
Le pire de tout ça, c'est qu'on a du riz pour tenir jusqu'à la fin.
Et de voir le riz qu'on ne peut pas manger, ça aussi, c'est frustrant.
C'est pas une bonne chose, il faudrait juste le feu qu'on puisse manger.
Même comme je l'ai dit, on a réussi à faire ça.
Non, aujourd'hui, on n'a pas la force.
Mais ça sert de l'issue.
La première fois, depuis le début de l'aventure, je me sens aussi faible.
J'aurais donné la poire au chocolat, ils ont un jour de plus d'énergie, qu'ils en
profitent pour essayer de trouver quelque chose, parce que moi, je suis
mort.
Je n'ai plus de jeu.
Avec l'énergie du désespoir, Claude veut tenter le tout pour le tout. Ce n'est
pas en attendant de la sorte qu'ils trouveront de quoi manger.
Viens avec moi, Loulou. Je prends le basketball, je fais le tour de l'île.
C'est vrai qu'on a fait pas mal de trucs autour de notre camp. Il n'y avait plus
grand-chose à trouver, je pense. Donc là, on s'est décidé d'aller un peu plus
loin. On va faire la bouffe.
Manger cette poignée de riz cru, même si ça n'a aucune valeur calorique de le
manger comme ça, c'est psychologique et mental. Ça trompe un peu mon corps et ça
lui permet de repartir et d'avoir une nouvelle énergie un peu.
Coulet, viens ! Viens manger ton riz, putain ! Regarde ce qu'on va faire de
ouf, on va prendre le bateau.
Tu as pris un petit peu de riz ? J'ai surtout pris parce qu'on part en
expédition de ouf.
Claude a déjà pris des coquillages de riz cru.
Donc ça nous fait un petit peu énerver nous les filles parce que c'est du
gâchis.
Le jour où on va voir le feu, on va essayer de l'avoir quand même, on n'aura
plus de riz. Il aura été gaspillé comme ça en croquant et je vois pas ce que ça
apporte en plus.
C'est ridicule, ça sert à rien, ça gonfle même pas l'estomac.
C'est psychologique ce moment. Il y a un fou, il y a un fou, moi je veux rien, ça
m'énerve.
Aïe, les filles ne pardonnent plus rien à Claude, alors qu'il est le seul à se
démener sur le temps.
Ce n'est pas forcément accessible à pied. On voit qu'il n'y a pas trop de
rochers là-bas.
On va utiliser le basketball.
En plus,
il y a un trou, non ? Il y a des trous. Il y a toujours autant d'eau.
C'est même pire que Christophe Colomb.
Lui, il savait qu'il partait avec un bateau qui tenait la route. Nous, on
part avec un bateau. On ne sait même pas s'il ne va pas couler au bout de 3
mètres. C'est une solution de suicide.
C'est une saille.
Regarde, il flotte même plus.
Regarde, regarde, regarde. Laisse tomber, hein. Laisse tomber cette merde.
Allez, vas-y, laisse-le. Descends d'ici, là. Descends de là, descends de là.
La coque est semblée d'eau. Et on a vu couler.
Et putain, il coule.
Abandonne le navire, c'est mort.
Il a coulé.
C'est un jacuzzi, les filles.
Le sort s'acharne.
Mais qu'importe, l'eau découlée, ils sont bien décidés à trouver de quoi
manger.
Le basket-boat, il est là, voilà, c'est un super jacuzzi dans la mer.
Il n'y a rien à faire, donc voilà, on va aller à pied.
S'il faut grimper, on grimpera. Sinon, on va être dans la mer.
Je n'ai plus de jus.
Donc après, c'est difficile.
Claude est infatigable. Comme depuis le début de l'aventure, il parvient une
nouvelle fois à surmonter son extrême fatigue pour tenter de subvenir aux
besoins de ses compagnons.
Pendant ce temps sur le camp, les filles ne décolèrent pas.
Elles ne supportent plus la gloutonnerie de Claude.
Plus le temps passe, plus Claude oublie qu'il fait partie d'une équipe.
Les filles, on est un petit peu remontées là quand même.
C'est rageant.
Il faut arrêter de penser qu'à soi.
Je pense que Claude ne se rend pas trop compte que quand il prend un truc, c'est
les et les autres aussi. C'est un célibataire en durcie.
La vie ne l'a pas gâté non plus. Et c'est quelqu'un qui survit. Il va penser
à lui.
Plus qu'aux autres. Les filles du camp sont dures avec Claude, mais aussi un
brin ingrate.
Car c'est bien ce même Claude, qu'elle vilipende, qui est encore partie
chercher de quoi manger.
De leur côté, les deux compères mettent d'ailleurs pied sur une plage inconnue.
Ça fait plaisir de boire autre chose que notre île à nous.
Chez personne, nos visitations sont beaucoup plus diverses. C'est une bonne
augure. On va à gauche ou à droite ? On va direct vous cocher déjà.
Déjà là, elle est pas belle, celle-là, déjà là.
Déjà, on va raccolter celle-là et l'autre, là.
T'es prêt ? Attrape ! Il y en a une là-bas.
Il y en a encore une en bas. Tu l'as vu ou pas ? On va aller vite coup de faire
ce trek et de nager.
Là, c'est un bananier.
Quand t'es un bananier, t'as toujours des bananes, Loulou ! Bananes ! 8, 9,
10, 11, 12, 13, 14, 15 bananes ! D'accord, moi j'ai une chacun, déjà.
Victoire ! L'obstination de Claude a payé.
Avec ses
noix de coco et surtout ses 15 bananes appétissantes, il y a de quoi redonner
des forces à la tribu tout entière. Mais les deux compères... ne l'entendent pas
de cette oreille.
On va ramener que 5 noix de coco et que 6 bananes. C'est normal, on a marché une
heure et demie à peu près. On a nagé, c'était difficile avec les vagues.
Donc là, on profite, c'est clair. On arrive, on profite des bananes. En plus,
elles sont bien mûres.
Ce serait mieux de les manger avec les capouristes.
Qu'est-ce qu'on fait ? On se remange une banane déjà ? Allez, vas-y.
Je vais passer à la mer, tu crois ?
Les bananes, si on les ramène, elles vont s'écraser.
Je pense qu'on peut les manger parce que déjà, elles vont s'écraser.
Il y a quand même 6 noix de coco qui sont lourdes. Ce n'est pas une ananas à
ramener. Les bananes, ramenez bien les noix de coco.
Ramenez des bananes toutes écrasées dans le sac. C'est vrai, non ? Je n'aurai pas
de remords.
Mais en tout cas, si on ne ramène pas de bananes, il faut ramener les 6 noix de
coco. Ramenez les 6 noix de coco, il n'y a pas de souci. On va manger les
bananes.
Claude et Coulet sont goguenards. Ils engloutissent les bananes les unes après
les autres.
Ce festin, ils en rêvaient et ils conviennent en profiter.
La banane numéro 4, elle est meilleure que les autres. Elle n'est pas molle,
donc elle est assez bonne. Celle-ci, elle aurait pu supporter le voyage, mais
on l'a ouverte déjà.
Dans le sac, c'est sûr, là, elles vont être embouillées. C'est pas la peine.
3 chacun.
Allez, mange. Oui, mange, c'est mieux, ça.
Je pense que Coulet et moi n'allons pas être honteux de notre choix.
Je vais vous dire que mon estomac, là, il est blindé du stop, mon estomac.
La bouche a dit non.
Je crois que là, 7-7 chacun, je crois que... C'est de la gourmandise, là.
Depuis le début de l'aventure, je reste à chaque fois sur ma faim en disant, il
manquait un peu de frites, il manquait une brioche. Là, c'est une des rares
fois où je pense que je suis bien.
Alors que les uns font bonbance, les autres, eux, déclinent.
Leurs estomacs sont désespérément vides et l'état de Philippe inquiète les
filles.
Philippe sent que son corps lâche. C'est vraiment la faim, la faim, la faim. Et
la fatigue générale.
Je n'ai jamais vu Philippe comme ça, au fait.
Normalement, il se lève, il est actif, il fait quelque chose. Et je le voyais
avec les yeux ouverts, il restait pendant des heures et des heures et des
heures et le regard vide comme ça.
J'ai toujours mal au ventre, ça passe pas et j'ai toujours ce mal de tête et j
'ai beaucoup de tournies.
Vraiment, j'ai le ventre vide.
S'il suffirait que j'ai un peu de riz chaud et ça serait bon, je repartirais.
C'est ce qui me manque depuis trois jours.
Les autres, ça va un tout petit peu mieux parce qu'ils ont eu mon dessert
que je leur ai offert.
Je l'avais pas et que je l'offre à mes cinq candidats, est-ce que c'est
possible ?
Oui, vous pouvez le faire.
J'ai une journée de privation de Pusko et elle est très très dure à supporter.
Je n'ai aucun regret à ce niveau parce que c'était au contraire un plaisir que
j'aurais fait.
Mais c'est à moi à prendre sur moi.
Et puis là, je ne peux rien faire d'autre que maintenir envie, quoi.
Essayer de rester comme ça sans trop faire d'efforts.
De leur côté, les deux gargantua n'ont plus ce genre de préoccupation. La
fin... Ils ne savent plus ce que c'est. Ah, elle est belle, la vie comme ça.
La vie comme ça, tout de suite. Juste regarder l'horizon, là, c'est
magnifique.
Reste maintenant pour eux à ne pas trahir leur secret.
Moi, j'étais parti pour dire qu'il y avait six bananes. Je me connaissais sur
le camp avec six notes coco. Ça me paraissait un bon compromis.
Mais Koulé me dit que c'est vrai que ça ne sert à rien d'envenimer et de laisser
peut-être un petit goût salé dans la bouche de certains.
On pourrait dire qu'il y en avait, mais ce n'est même pas la peine. Sinon, on a
trouvé six notes coco et puis voilà.
Donc je suis partant maintenant pour dire qu'il n'y avait pas de bananes.
Ils comprendront peut-être ou ils ne comprendront pas que j'ai mangé 14
belles bananes.
C'est peut-être pas cool, mais ce n'est pas la peine de leur mettre l'eau à la
bouche en leur disant qu'on a mangé 7 bananes.
Si on me demande, j'essaierai de dévier.
Après, si on me demande trop, je crois que je vais dire la vérité. Parce que
voilà, pas mentir pour des bananes, c'est bon.
Mais première chose, c'est qu'on ne va pas en parler.
Je pense que les quatre qui sont restés vont être contents de voir les noix de
coco. C'est la sieste ou quoi ? Qu'est-ce qu'il se passe ? Il y a des
noix de coco qui arrivent ? Voilà, il y en a six.
Il y en a trois dans le sac.
Je vais tout de suite si vous voulez.
Je vais les faire couler.
Je suis mort.
Je ne vais pas pouvoir partir.
En arrivant avec notre cou sur le camp, c'est sûr qu'on s'attendait à un
meilleur accueil.
Mais ça fait trois jours qu'on mange très, très peu. Et donc, ils sont un
petit peu tous fatigués.
L'arbre de vie.
Incroyable tout ce qu'il y a.
À mon avis, le blanc ne doit pas être acteur.
C'est la crème.
Tu vois, elle est crémeuse.
Aïe ! La coco est pleine d'eau, pas de quoi remplir des estomacs affamés.
Je m'attendais à un truc croquant en fait, c'est tout mou.
Voilà, les mythes moquent, quoi.
C'est pas pour moi.
On est un peu tous déçus. On a fait un trek, ils nous attendaient, ils n'ont
pas mangé non plus.
Je pensais que dans notre cola, il y aurait au moins de la bonne chair.
Bon, il y avait juste le jus. C'est dommage parce que ce qu'on préférerait,
c'est avoir de la chair plus que le jus.
Il y a déjà du jus, c'est dur.
Moi, je ne suis pas déçu.
Là, j'ai eu du jus, je ne suis pas du tout déçu. C'est mieux que rien.
Si il n'y avait pas été, on n'aurait rien.
C'est comme ça, c'est le destin. Moi, ça me fait plaisir. En plus, on a un goût
sucré. Ce soir, ça fait du bien.
Franchement, c'est très rabigotant.
Ce petit goût sucré, c'est mieux que rien. Mais du jus de coco, ça n'a jamais
nourri son homme.
Les estomacs des filles et de Philippe crient toujours famine.
Alors que ceux des deux compères ronronnent de plaisir.
Je me sens grave mieux, bien sûr. Ce soir, je vais bien dormir, c'est sûr.
Je ne suis pas sur les dernières, mais je ne peux pas non plus leur montrer que
tout va bien.
Ni Claude, ni Coulet ne regrettent un seul instant leur festin solitaire.
Culpabiliser, ça va servir à quoi que je culpabilise ? Je vais pleurer et ça va
avancer à quoi ? Ça ne change rien.
On va ramener quand même notre coup. Après, on ne peut pas savoir ce qu'il y
a dedans.
Il y a Dieu qui sait comment elles sont faites.
Que du jus, que du jus.
Pas de tubalité, pas de regret parce que c'est fait.
Et voilà, je préfère pas en parler avec les aventuriers pour pas les éliminer
par rapport à ça, ça sert à rien.
Maintenant, je pense pas que les autres aventuriers nous en voudront plus tard.
S'ils nous en veulent, bah tant pis.
Mais pour l'instant, personne ne peut leur en vouloir, car personne ne
soupçonne la supercherie.
Heureusement pour Claude et Coulet, car l'heure fatidique du conseil approche.
Le ventre vide ou avec la pence bien remplie, les aventuriers vont devoir
éliminer l'un des leurs.
J'ai voté contre Laurence, et je l'ai dit depuis le début, et ça n'a toujours
pas changé.
Alors ce soir, c'est Wafa, parce que je ne veux pas voter contre ma Lolo.
Je voulais voter contre un garçon, donc Claude a l'immunité, donc je ne peux
pas. Il me reste Philippe pour couler, et c'est vrai que ces derniers jours, je
me suis énormément attachée à couler, et je n'ai pas du tout envie de voter
contre lui ce soir, donc il ne me reste que Philippe.
C'est vrai que Laurence a beaucoup assumé le fait de la stratégie. Elle
était très franche et par rapport à ça, j'en respecte beaucoup.
Je mette un vote à Véronique histoire de la rappeler à l'ordre aussi en lui
disant qu'elle aurait pu aussi prendre sa part de responsabilité dans le temps
et pas laisser tout sur les épaules de Laurence. C'est parce qu'on a un certain
âge, on ne doit pas non plus prendre ses responsabilités, au contraire.
Ils sont 6 à rejoindre le conseil ce soir, mais ils ne seront plus que 5 dans
quelques heures.
Laurence et Véronique.
sont les plus menacés, à moins que le lourd secret de Claude écoulé ne soit
découvert, ce qui pourrait bien bouleverser les votes.
Depuis qu'ils ont perdu le feu il y a trois jours, les naufragés vivent les
heures les plus difficiles de leur aventure. Ils sont très atteints
physiquement et psychologiquement. Alors forcément, l'ambiance du groupe s'en
ressent, des tensions apparaissent.
Claude, par exemple, affamé, n'est plus tout à fait le même homme. Et les autres
n'hésitent d'ailleurs pas à stigmatiser son comportement égoïste par rapport à
la nourriture. Mais Claude n'a aucun souci à se faire. Il est encore une fois
intouchable ce soir.
Alors du coup, sauf révélation de dernière minute, ici au Conseil, ce sont
Laurence et Véronique qui risquent le plus l'élimination. Elles payent encore
et toujours leur alliance ratée.
Bonsoir à tous, c'est déjà le douzième conseil de l'aventure et il marque en
fait la fin d'une journée particulièrement pénible.
Alors Philippe, je me souviens qu'ici même vous m'avez dit je vais avoir
besoin de trois minutes pour refaire le feu. J'ai presque envie que le feu s
'éteigne pour leur prouver à nouveau que je sais le faire et finalement là ça ne
fonctionne pas. Vous êtes déçu de ne pas pouvoir leur offrir une deuxième fois le
feu ? Je suis déçu complètement, j'ai pris un coup moral aujourd'hui, ça se
voit. J'ai payé un peu le cadeau que j'aurais fait de l'apport au chocolat.
Ça fait exactement trois jours que je n'ai rien mangé de chaud et de sucré,
vraiment rien.
Vous êtes lessivé là ? De ma vie, je n'ai jamais été aussi mal que j'étais
aujourd'hui. Jamais, jamais, jamais.
En tout cas, je vois que vous êtes totalement désemparé, très affaibli
après 35 jours d'aventure par cette absence de feu. Ça fait trois jours que
vous vivez sans feu. Voilà pourquoi aujourd'hui, j'ai décidé de vous donner
deux allumettes.
Maintenant, il va falloir en faire bon usage.
Car il y en aura deux et pas une de plus.
Philippe, les allumettes.
Je pense que ça peut vous aider.
Merci. Merci beaucoup.
Alors, c'est vrai que ça fait trois jours que vous n'avez quasiment rien
dans le ventre. Wafa, dans ces conditions-là, qui gère le moins bien le
manque de nourriture ? Claude.
Il a vraiment beaucoup de mal en ce qui concerne la nourriture.
Au point de manger du riz cru.
Donc, on a perdu plusieurs doses de riz, sachant qu'on était censé l'économiser.
Véronique, vous vivez comment le fait que Claude, finalement, ait un régime un
peu différent des autres ? Non, mais moi, je trouve que c'est quand même... C
'est vrai du gaspillage, parce que du riz comme ça, ça apporte rien. On doit
tous du respect vis-à-vis de la nourriture.
Et là, il y a eu manque de respect, selon vous ? Peut-être un peu. Peut-être
un petit peu, de dire...
Surtout, voilà, moi j'en prends parce que je vais faire un trek et vous, vous
n'en prenez pas. Ça va, moi ça m'a aidé.
Si je ne prends pas le riz psychologiquement, je ne pars pas en
trek. Je n'ai pas ménagé mes efforts depuis le début de l'aventure.
Ça veut dire que les autres aussi, plus ? Peut-être qu'il y en a qui se sont
plus ménagés que d'autres, sans vouloir le faire exprès. En tout cas, moi, ce
que je sais, c'est que je n'ai pas ménagé pour ramener la nourriture depuis
30 jours. C'est moi qui vais pratiquement tous les jours chercher de
la nourriture. Voilà, je pars en trek, j'ai besoin de donner du courage. Je
prends un coquillage de riz, je n'ai pas le problème de prendre un coquillage. de
riz supplémentaire. Est-ce que c'est un comportement égoïste, Wafa ? Pour moi,
oui. Pour moi, là, c'est un comportement égoïste.
Vous allez manger un coquillage à quatre ? Un coquillage, regarde, ça fait six
parties. Dans une casserole, combien ça fait ? C'est quoi, c'est quasiment un
repas ? Un repas de riz sur un coquillage de riz cru ? Un peu plus,
même. Un coquillage sur un repas ?
Tu as vu la marmite que je fais avec six coquillages ? Un coquillage c'est un
repas, un coquillage c'est une portion pour une personne. C'est une portion
pour une personne. Voilà, c'est pas un repas. Voilà, mais même, tu sais très
bien que demain quand on va faire du riz, on va pas dire... Demain j'en
mangerai pas, demain j'en mangerai pas, demain j'irai pêcher le poisson, je
mangerai le poisson. C'est ce que je suis en train de te dire, c'est que tu
sais très bien que demain on va pas te dire...
Claude, écoute, t'as mangé tes doses de riz, on va te les enlever. Moi j'ai
jamais dit rien. Sachant que t'es un donneur de leçons. J'ai pas mangé tout
le riz, j'ai mangé deux coquillages, ça fait une part.
J'ai pas genre mangé le riz à profusion. Mais faut mettre tes choses à sa place,
on est à Koh Lanta, c'est un coquillage. On est pas à l'extérieur, c'est un Koh
Lanta, une dose par jour.
Mais ça va.
Voilà, c'est si tu mets tes choses dans son contexte. Ah bah je veux dire, t'as
l'impression que ça y est, j'ai défoncé le riz là.
Ou enfin, est-ce que finalement ce problème de nourriture, Ce n'est pas un
malaise plus profond. Est-ce qu'il y a autre chose que le riz ? Par exemple, le
gâteau. La récompense que Philippe vous a offerte ? Par exemple, quand il mange
la poire, le premier croc, il mange quasiment la moitié de la poire.
Le deuxième croc, il dit qu'il n'a pas bien croqué, donc il recroque.
Moi, je trouve ça abusé. Claude, vous avez mangé plus de poire que les autres
?
Franchement. Sûrement que j'ai dû manger plus de porc que les autres. Je ne me
suis pas rendu compte sur le moment parce que c'est comme ça.
Est-ce que vous êtes un autre homme quand vous êtes affamé ? Bien sûr, au
niveau de la nourriture. Je suis quelqu'un, c'est sûr, qu'au bout de 35
jours, j'ai du mal, c'est sûr.
Véronique, la faim, ça le rend un peu fou ? La faim, on peut dire que ça le
rend un petit peu fou, oui. La faim, pour l'instant, prend le dessus du
Claude qui est calme, zen, qu'on a connu tout à fait au début.
Bon.
Vous avez galéré clairement pendant trois jours. Je vois vos mines ce soir.
C'est compliqué.
Mais c'est ça aussi, Koh-Lanta.
Mais j'ai l'impression que ça peut aller mieux. Un, parce que vous avez deux
allumettes et que vous allez potentiellement pouvoir faire du feu. Et
deux, parce que vous êtes parti en trek cet après-midi.
Claude est coulé et que vous avez ramené... Qu'est-ce que vous avez
ramené, d'ailleurs ? Six noix de coco.
Six noix de coco ? J'ai trouvé deux noix de coco et des bananes.
Et quoi ? Et des bananes.
Combien de bananes ? Douze.
Douze bananes.
Douze bananes.
Attention, c'est pas non plus... T'aurais vu la gueule des bananes ? On s
'en fout de la gueule des bananes.
Pourquoi t'as rien dit ? Écrabouillé, moi, je les mange.
Claude, vous aviez donc, sur cette plage où vous êtes allé en trek, six noix de
coco et douze ou quatorze bananes.
Et ces bananes, vous en avez fait quoi ? Elles avaient coulé, on les a mangées.
On les a mangées parce que c'était trop mûr pour les ramener.
Ça a fait de la bouillie dans le sac, donc c'était pas la peine qu'on les
ramène.
Véronique, vous apprenez l'histoire des bananes, là, ce soir ? Ben oui. On n
'était pas au courant du tout des bananes.
On voulait en parler au début.
On dirait qu'il y en aurait 2, 3 ou 4 encore, mais autant de bananes... Qu'est
-ce que vous avez envie de leur dire, ce soir ? Oh, ben, je suis déçue.
C'est pour ça qu'on voulait pas vous en parler.
Je suis déçue. C'est encore pire de ne pas en parler.
Moi, ça me rend triste.
Franchement, je ne m'attendais pas à ça.
Je suis déçue.
Claude, est-ce que le fait de ne pas en avoir parlé, ce n'était pas quelque part
aussi déjà un aveu de faiblesse ? Non, parce que je voulais en parler et je
voulais le dire. Après, on s'est concerté et finalement, on s'est dit que
ça ne valait rien de le dire.
C'est un aveu de faiblesse un peu ?
Ouais, non, mais c'était juste pour pas miner le moral des autres, leur disant
que les bananes étaient vraiment très très mûres et qu'on aurait pu les
ramener en bon état.
Et donc, elles étaient détachées, donc c'était tout noir.
Philippe, depuis que vous avez appris ça, j'ai vu votre visage se fermer.
Bah moi, je suis tiraillé par la faim, donc là, mon corps, voilà, il crie
famine, c'est clair.
Surtout qu'on a partagé le jus de noix de coco, on l'a partagé à nous tous,
quoi. Tout le monde a partagé, quoi.
Vous en avez pris, vous, du jus de noix de coco ? Ouais, j'en ai goûté, ouais.
Je vais vous poser une question très directe, Claude. Est-ce que ça
paraissait un peu louche de dire, ben non, nous, on n'en prend pas ? Ben non,
mais moi, les bananes, j'étais prêt à dire qu'on les avait mangées, les
bananes. Ben pourquoi vous ne l'avez pas dit ? Parce que voilà, sur la fin, on a
décidé à deux qu'on ne le dirait pas, mais voilà. Alors vous, vous étiez prêt,
ça veut dire que coulé, vous ne l'étiez pas prêt. C'est pas que j'étais pas prêt
de leur dire pour les bananes, je savais que ça fait trois jours qu'on n'a pas
mangé. Et de leur dire, on a mangé 7, 6 bananes, chacun qui était mûr et tout,
je ne sais pas s'ils auraient compris.
Wafa, vous tombez des nues ? Ben franchement, oui.
Là...
Je tombe des nuits, comme vous dites.
Claude, vous avez eu tort ? Bien sûr qu'on a eu tort. Moi, je suis aussi...
Je suis culpabiliste grave aussi, donc je sais qu'on a eu tort, bien sûr.
Couler ? On a eu tort, c'est clair. On aurait dû leur dire.
Mais indépendamment de leur dire, quand on est à la tête de 12 bananes... On a
eu 12. On aurait pu au moins en ramener deux.
12, c'est beaucoup. Rien que toi.
Moi, à dire, voilà, Philippe, il s'est privé. On lui ramène deux bananes au
moins pour lui. On essaie d'en garder deux dans les poches. Au moins pour
Philippe. Je me suis quand même privé.
Ils ont fait un trek de deux heures. Moi, l'étape, je l'ai fait à fond.
Le confort, je me suis tué pour le confort, pour le gagner. Et je n'ai rien
mangé. Ça, c'est de l'égoïsme.
On a réfléchi à maintes et maintes fois. Pour vous, c'est de l'égoïsme ? Pour
moi, c'est de l'égoïsme qui passe par-dessus la raison.
C'est l'égoïsme, je mange tout et ils n'auront rien.
Pas penser aux autres qui ont faim, qui ne sont pas bien.
Ce n'est pas qu'il n'y avait qu'une balade, c'est qu'il y en avait douze. Ce
n'est pas deux, trois, quatre, c'est douze.
Ça fait trois jours qu'on ne se lève plus. Même la moitié, on aurait été
content.
Juste le lécher, quoi.
Même la bouillie, on l'aurait mis dans le petit pot, on l'aurait écrasé, je ne
sais pas, on aurait fait un truc. Sauf la peau, on l'aurait mangée.
Est-ce que dans ce cadre-là, coulé, vous ne vous dites pas, au moins, leur
laisser l'intégralité de nos cocos ?
La sentence du Conseil, c'est le vote.
Et vous allez tous maintenant voter individuellement en votre âme et
conscience. Car malheureusement, d'ici quelques minutes, vous repartirez à 5
sur votre campement.
Coulez, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.
Claude, vous êtes une nouvelle fois intouchable. Vous votez, mais personne
ne peut voter contre vous.
Coulé, je vote contre toi suite au petit épisode des bananes.
Je t'en veux pas de les avoir mangées.
Je t'en veux juste de pas me l'avoir dit.
Tu m'as assez reproché aussi de ne pas avoir été honnête par rapport à ma
stratégie. Alors voilà.
Voilà, vous avez tous voté. Le suspense ne va pas durer très longtemps puisque
je vais chercher l'urne et je procède tout de suite au dépouillement.
Coulez. Wafa.
Laurence.
Véronique.
Il reste deux bulletins à dépouiller et vous êtes quatre à avoir une voix contre
vous. Wafa, Laurence, Véronique et Coulez.
Laurence, le dernier bulletin.
Laurence, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Laurence, le feu c'est votre vie sur Koh Lanta. Les aventuriers de la tribu
réunifiée ont décidé de vous éliminer.
Et leur sentence est irrévocable.
Voilà, c'est mon heure.
Donc, battez-vous.
Il ne reste plus beaucoup. Je sais que c'est dur.
Ne perdez pas espoir et soyez vous-même.
Vous allez beaucoup me manquer.
Merci Laurence.
Ciao, ciao.
La douce Laurence s'en va. Ses compagnons n'ont pas osé sanctionner
couler. La Suissesse paye, elle, au prix fort son putsch raté contre le patron
clos.
La semaine prochaine, c'est la dernière marche avant la grande finale de Koh
-Lanta.
Enfin, il y a une pirogue qui arrive. Il pensait avoir tout vécu, tout enduré
dans l'aventure. Mais ce qui les attend, il ne pouvait pas l'imaginer.
Ça aurait pu être Vanessa Paradis, qui tu veux, je m'en tape.
Claude a totalement perdu ma confiance.
Mais non, mais on parle pas.
Les nerfs sont à vif. Il nous prend pour des cons. Là, de tout jeu de collant, c
'est ce qui vient de me décevoir le plus.
Entre rancœur, trahison et réelles amitiés. Vos kilos, c'est pire que nous.
La faute est très grave, il y aura vraiment des conséquences. 61 kilos. J
'ai perdu 13 kilos.
On dirait que j'ai 12 ans. Qui saura se faufiler jusqu'au dernier carré ?
Réponse le samedi 11 décembre à 20h45 sur TF1. C'est le
plaisir des yeux pour nous.
J'ai été très surprise par rapport au comportement pour les bananes.
Quelques jours avant, le conseil d'avant, j'ai été honnête avec tout le
monde, donc j'ai expliqué de A jusqu'à Z, mais vraiment tout expliqué sur ma
stratégie. Il manquait, bien sûr, mais je pense que plus honnête que moi, là,
maintenant, il n'y avait pas.
J'aurais voulu discuter avec Claude pour lui dire, tu vois, Claude, je me suis
plantée, mais je ne suis pas la seule. Mais j'ai été honnête et j'ai tout dit.
Toi, tu ne l'as pas fait jusqu'à la fin.
J'aurais voulu rester encore plus pour ça.
Mais voilà, c'est comme ça.
Je pense que tes enfants et ton mari sont super fiers de toi.
Rentre bien.
Salut. Laurence, à bientôt, je l'espère.
De jour en jour, elle s'est surpassée, elle s'est battue et toute sa famille
peut être fière de Laurence.
Et voilà, ça a été une belle aventurière.
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