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Bienvenue en Nouvelle-Calédonie, c'est ici, dans cette France du bout du monde,
sur le caillou comme on l'appelle, qu'un combat titanesque va avoir lieu. Vous
allez assister au choc des héros.
Et ces héros, ce sont des sportifs multimédaillés, des champions
olympiques, des dieux du stade, qui chacun dans sa discipline a prouvé son
courage et son mental d'acier.
Franck Leboeuf, vainqueur de la Coupe du monde de football en 1998, champion d
'Europe en 2000.
Myriam Lamar, cette fois championne du monde de boxe.
Wendal Pezra, médaille d'or olympique de danse sur glace en 2002.
Frédéric Jossinet, vice-champion olympique de judo.
Ty Chris, champion du monde de roller, le roi de l'extrême.
Petit Lise, détentiste du record de France de triple saut pendant 10 ans.
Et Jamel Bourras, le géant, champion olympique de judo en 1996.
Ces gloires du sport français connaissent les efforts et la
souffrance. Ils ont savouré plus d'une fois l'ivresse de la première place.
Mais aujourd'hui, ils vont se confronter à la nature et aux autres. Ils vont se
mesurer à Koh Lanta, un combat qu'ils ne connaissent pas.
On les a vraiment, je dirais, atomisés.
On a les meilleurs. On n'a pas le droit à l'erreur. C'est comme quand on fait du
sport de nouveau. On les aurait massacrés.
Concrètement, on veut qu'un sportif soit en finale.
Face à eux, des champions, des champions de Koh-Lanta. Ce sont ceux qui ont gagné
le plus d'épreuves, ceux qui ont marqué l'aventure par leurs exploits.
Freddy, le surdoué de Palau en 2009.
Linda, finaliste en 2004.
Grégoire, le héros de 2007, athlétique et généreux.
Kumba, la gazelle de l'île des Pins en 2005.
Christophe, le musclé mais sympathique ch'ti de 2008.
Christina,
la grande gagnante de 2009.
Et Mohamed, le charismatique chef des jaunes de 2005.
On est là pour gagner, on n'est pas là pour venir en tourisme.
Dans toutes les épreuves, on sera à fond.
On est là pour ça.
À ce niveau-là, je suis tolérante zéro.
Tout le monde a sa chance.
Il ne faut pas qu'on fasse des erreurs.
Si on perd trop de personnes, c'est foutu.
Alors qui prendra la main ? Qui sera conjugué exploit sportif et esprit d
'aventure ? Est-ce que l'expérience des anciens va faire la
différence ? Ou bien est-ce que la force physique, l'obstination des grands
champions va parler ? Difficile à dire.
En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'à la fin, il n'en restera qu'un.
Déjà 5 jours de survie et les naufragés sont marqués. D'un côté les anciens
aventuriers. Ils perdent les épreuves de confort mais remportent celles d
'immunité. Ce qui leur permet d'être encore au complet à 7.
La bonne humeur et l'esprit d'aventure soufflent sur le camp des Tiaques.
Freddy et Grégoire s'entendent comme l'arrow en foire. C'est vraiment un
moment unique quand même. Courir après un requin. Dans nos têtes on l'a
attrapé. Le jeune jardinier.
faisant même l'admiration de ses pères, car il a su faire du feu.
C'est le mythe de Colombo, et moi je suis fier d'être avec lui. Cette osmose
agace cependant Koumba et Christina, qui se sentent délaissées, mises de côté.
S'il y a un conseil, ce sera entre moi et Christina.
C'est donc avec une joie immense que Koumba a vu arriver Mohamed, son
complice de 2005.
Là c'est le plus beau cadeau que vous m'ayez fait, franchement.
C'est pas non plus horrible.
Son grand frère, comme elle l'appelle.
Belle gosse.
Côté sportif, c'est Aykris, le virtuose du roller, qui est venu renforcer cette
équipe de champions.
J'ai été super bien accueilli, donc ça c'est génial. Et avec efficacité, puisqu
'il leur a permis de gagner le kit de pêche, avantage précieux dans la survie.
Je vais essayer de faire de mon mieux, amener même des petits poissons, mais en
amener le plus possible.
Tout comme le feu.
Éprouvé par la faim, fatigué, il a fallu donner la précieuse flamme aux sportifs.
Désormais, elle fait l'objet de toutes leurs attentions.
Donc on a le temps, on se précipite pas, on fait un truc bien pour mettre le feu.
Ça va donc mieux sur le camp pour les rouges. C'est bon de manger pas.
En revanche, ils perdent les immunités et donc des concurrents.
On n'a pas le droit à l'erreur. Il faut être précis.
Si Gwendal Pesra, le patineur artistique, a largement contribué à l
'échec de son équipe, C'est moi qui ai merdé. C'est pourtant Franck Leboeuf, le
footballeur champion du monde, qui a été éliminé. Son mal de dos.
a inquiété ses compagnons. Ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence
est irrévocable.
C'est l'aube du sixième jour.
Wendal Pezra profite de ce moment de calme. Ses camarades dorment encore à
poing fermé. Grâce au feu, cette nuit aura été réparatrice.
Hier, je n'avais pas du tout dormi.
J'ai perdu un peu de mon calme sur la journée.
Je pense qu'aujourd'hui va être une bonne journée. Je la commence bien, un
petit peu d'exercice physique et de méditation.
Voilà, je pense qu'aujourd'hui est un autre jour.
C'est cool, ils dorment tous bien là. C'était l'objectif, faire une grasse
mat. Je pense que vu là où est le soleil, ils en profitent bien là, c'est
cool.
Sur Tiacossi, on dort encore.
Sauf Mohamed. Il s'est levé de bonheur pour ramener l'habitance de sa tribu.
Ça me saoule d'être là à pêcher du crabe. J'aurais préféré prendre du gros
poisson. J'ai faim de pêche, j'ai faim de chasse.
En bon repos, je te fais des dégâts. Alors là, je mets ma main à couper que
je te sors des poissons de 6 kilos.
Facile. Normal.
Il est parti à la pêche au crustacé très tôt ce matin. Donc là, je le vois.
Il est assis, c'est ça ? Il va tout droit. Ça y est, il s'est levé. C'est
Momo, ça y est. Il nourrit son peuple, on va dire. Il va chercher des crustacés
alors qu'il est allergique aux fruits de mer.
C'est toujours bien d'aller chercher de la nourriture le matin.
Il faut bien qu'on serve à quelque chose.
Au pot.
Momo ! Viens ! On va aller voir les poissons ! On rassemble l'équipe pour
aller relever l'ananas.
T'as vu ce qu'il faut, là ?
On ne revient jamais des poches vides. C'est bien.
En tout cas, t'es bien matinal quand même.
Ça va ? Je suis agréablement surpris de la démarche de Mohamed.
On ne compte pas que sur lui, attention.
Et puis on aime bien aussi. Moi, personnellement, je sais que ça m
'occupe. Tout le monde doit mettre la main à la pâte. Tout le monde doit
essayer de trouver à manger.
Les tiacs sont reconnaissants. Et maintenant, c'est la tribu au complet
qui part ausculter la nasse de Grégoire et Frédéric.
Regarde tous les poissons qu'on pourrait avoir.
Ça y est, ils sont partis détacher leur nacelle.
On essaie de ranquer du poisson dedans.
Parce qu'ils sont sûrs d'eux quand même.
Ça a l
'air
bien poissonneux ici quand même.
Il n'y a rien !
A priori, c'est vide.
On est un petit peu déçus, mais bon, c'est pas famine sur le camp. Je pense
que le principal, c'est de s'investir, faire des choses.
Et ça peut pas non plus marcher à tous les coups. Il faudra trouver autre
chose. C'est bien, ils ont fait du bon boulot. C'est beau.
C'est magnifique.
C'est bien.
C'est du cinéma. Ça me saoule.
Je savais qu'il n'y avait rien à voir.
Allez,
va, lève-toi le matin. Va chercher des trucs.
Je suis architecte toute la journée.
C'est du concret.
Il faut aller au charbon.
On n'est pas là pour faire de la plongée sous-marine.
Laissez-les faire leur cinéma.
Là, on a Georges Pit.
Georges et Pit.
C'est des tueurs, eux.
Là, tu les écoutes. Ils ont fait commentaire. C'est des assassins.
Mohamed a la dent dure. Il se gauze des efforts non récompensés des garçons. C
'est pas grave, les gars.
C'est pas grave.
Et ton entonnoir, il est bon ou pas ? Ton entonnoir.
Mais ces moqueries cachent en fait un malaise plus profond. Mohamed se sent en
retrait. Il aimerait avoir le premier rôle, comme en 2005.
On n'est pas soudés dès le départ, c'est pas bon. Le début, c'était bien. Non,
franchement, les cinq premiers jours, c'était nickel. Depuis hier... Moi,
je ressens un rejet dans l'équipe.
Il n'y a pas d'échange, il n'y a pas d'affinité.
Voilà, j'ai l'impression qu'il faut que je me batte là.
Mohamed n'est pas à l'aise. Cela est en fait lié à ses ambitions contrariées. Le
jeune homme aimerait être le leader de la tribu, comme il le fut avec Brio en
2005.
Mais l'heure n'est pas au regret.
Contre vent et marée, l'important est de rester à flot. C'est le radeau ! Non,
mais apparemment, on a un pont, donc... Freddy a démontré l'année dernière son
talent en construction de radeau. Soyez sûrs que ça se gagne.
C'est pas sur la construction. La construction, c'est 10-15%. Le reste, c
'est vraiment la force qu'on met sur le radeau. Et là, tu sais, d'être
synchronisé, d'avoir quelqu'un qui fait la cadence, c'est ça qui fait la
différence.
On se dit que c'est peut-être un radeau à construire. Donc longue journée qui
nous attend. En tout cas, si c'est ça, ça va être dur.
Mais non, ça ne va pas être dur. Rien n'est dur. Comme disait Usain Bolt.
Il disait, ce n'est pas dur.
Rien n'est impossible.
Impossible est un état d'esprit.
Usain Bolt disait, rien n'est impossible.
Je pense qu'avant Usain Bolt, il y en a beaucoup qui l'ont dit.
Mais lui, on l'a un peu plus écouté.
Il y a autre chose qui est pas mal.
Il ne savait pas que c'était impossible, alors il l'a fait.
Ça, c'est très bien ça.
Sinon, il y en a un autre.
Quand il y a une volonté, il y a toujours un chemin.
Prenons le chemin, c'est parti.
On prend déjà tous les gros. En fait, on va faire deux.
On fait deux flotteurs. Tout le monde y met du sien sous les indications de Taïg
et de Gwendal. Mais il n'y a pas de chef d'orchestre en titre.
Du coup...
La symphonie tourne à la cacophonie.
On a tous des caractères forts et chacun a essayé de donner des directives. On
était stressés, mais à la fois, il fallait aller vite.
Attendez, attendez, un truc qui peut être pas mal, c'est de faire en fait
deux flotteurs. Ça sert à rien. Ce qu'ils ont fait la dernière fois, ils se
sont mis comme ça. Et ils pouvaient ramer des deux côtés. Je pense que des
fois, Gwendal, il a un tout petit peu de mal à...
à nous écouter. Il ne faut pas trop réfléchir. Voilà, il ne faut pas trop
réfléchir. Il faut y aller. Je ne sais pas s'ils pensent que ces solutions sont
les meilleures, mais ils pensent que ces solutions sont bonnes.
Il en faut plus.
Je pense comme Thaï, finalement.
Je pense qu'ils sont persuadés que leurs solutions sont les bonnes et qu'ils ont
ça dans la tête et qu'il faut foncer. Il ne faut pas prendre de recul.
Malheureusement, je pense que, et dans Koh Lanta, et dans la vie.
Ce n'est pas toujours comme ça.
Là, ce qu'il faut, c'est se concentrer sur la construction d'abord. Avant de
dire qui va faire quoi. Quand c'est calme, on en fait deux là et deux là.
Voilà, c'est ce que je disais.
Mais non, mais attends, la rame, elle ne va pas être... Les gars, tout le monde
la ramène, c'est un truc de ouf.
Tu crois qu'au lieu de faire des trucs comme ça, on ne peut pas prendre cinq
minutes d'abord avant de prendre une décision sur ce qu'on fait ? Jamel joue
les modérateurs.
Il tient à ce que tous puissent s'exprimer.
Comme c'est des champions tous, ils ont tous des forts caractères.
Et à un moment donné, ça peut partir un peu.
Alors je préfère arrêter un peu l'histoire, histoire de ne pas se
précipiter comme des novices qui vont dans une compétition. On a déjà vécu de
la compétition.
On sait que la précipitation, ça nous amène à rien. Yannick, c'est un petit
peu l'homme fort de notre groupe, qui tempère et qui régule un petit peu le
groupe. Et ça assainit en fait très rapidement. On repart à zéro et on
trouve des solutions.
Heureusement. que Jamel est un peu plus posé et moins autoritaire, on va dire,
que nous.
Parce que sinon, ça aurait été un vrai bordel.
Chez les TIAC, en revanche, l'organisation est quasi industrielle. C
'est Frédy qui est aux commandes. Et la petite entreprise jaune tourne rond.
Bien serré, toujours à deux. On ne fait pas des nœuds seuls. Donc on fait ça, on
fait un tour du bambou. L'idéal dans le bateau, c'est le plus rigide possible.
Je l'ai passé comme consigne et comme conseil.
Et voilà, c'est très important.
Au lieu de faire une boucle, vous faites deux boucles.
Et vous en refaites deux de l'autre côté.
Je trouve que la construction s'est très bien menée. Mais disons que d'entrée, on
est tous d'accord pour être guidés par Freddy.
Voilà, il avait prouvé l'année dernière.
la compétence de son ado, donc on lui fait confiance, on écoute et puis on
fonce et on y va.
Et ça, il faut que ça soit serré, mais du feu de Dieu, il ne faut pas que ça
bouge d'un iota.
Il faut vraiment le serrer comme un abruti.
Quand vous travaillez en groupe comme ça, il vaut mieux qu'il y ait qu'une
seule personne qui donne son avis, et après on écoute tous, on y va, on fonce,
parce que si tout le monde donne son avis, en vrai, tout le monde n'aura pas
faux, mais tout le monde n'aura pas raison, et on va partir chacun de notre
côté, et au bout des deux heures, on n'aura pas à avancer.
Je sais que la position de chef est une position assez délicate dans Koh-Lanta.
A chaque fois, on les voit partir très rapidement.
C'est pour ça que cette année, j'essaie d'être un petit peu plus effacé, d'être
plus à l'écoute des autres.
Donc là, je ne pense pas avoir forcé du monde.
En tout cas, si j'ai forcé du monde, c'est que j'ai été mauvais.
Chat et chaudé craint l'eau froide. Freddy se souvient que son manque de
tact l'avait perdu l'an dernier.
C'est vrai qu'en 2009, à Palau, Freddy n'a pas toujours fait preuve de
modestie. Dans la vie de tous les jours, j'ai toujours été plus ou moins leader
naturellement. J'étais une machine d'avoir aussi.
Le pied prépare mon aventure, ça m'a desservi parce que j'en ai lié le côté
humain. C'est exactement le même que celui-là. Ce qui lui a attiré les
foudres de ses compagnons. Un peu passé pour des andouilles. Il aime trop se
mettre en avant, il méprise les autres.
Il n'écoute que lui-même et les autres autour, on dirait qu'il est trop
personnel. Faites attention que les pieds ne s'écartent pas. Avec leur cul,
je me rends compte que j'ai été trop autoritaire.
Les décisions dans notre groupe se prennent la majorité absolue relative à
la dictature.
Dans ma prochaine aventure, je ferai attention de ne pas choquer les gens en
imposant mes idées, d'être plus à leur écoute.
Mais il faut dire que le jeune homme avait de quoi être fier de lui.
Cabane, feu, table, banc, radeau, rien ne lui a résisté. Il a brillé par son
inventivité. Au final, on a une belle victoire et je suis très tissé de moi
-même. Aujourd'hui, son diplôme d'ingénieur en poche, Freddy n'a pas
changé. Et même s'il fait des efforts, il est toujours égal à lui-même.
Ils savent que j'étais pas très loin d'être le meilleur quand même.
Notre travail de qualité exceptionnelle, c'est une petite phrase qu'on a reprise
de Freddy et qu'on aime bien dire.
Quand j'entreprends quelque chose, je sais que le résultat final sera d'une
qualité exceptionnelle.
Ce coup-ci, je la jouerai un petit peu plus modeste.
Ce coup-ci, ce n'est pas moi qui me lancerai des fleurs, j'attendrai qu'on m
'en lance.
Freddy a appris de ses erreurs passées et fait des efforts.
C'est dans « Qu'on l'en tape à la haut », il y avait une phrase qui m'avait
fait mourir de rire, c'est quand il ose dire « je suis satisfait de moi-même ».
C'est gros, je ne sais pas, moi personnellement, je ne dirais pas ça,
mais je sais qu'il est satisfait de lui-même.
Avec un catamaran de compétition, de toute façon, on ne peut pas perdre.
Honnêtement, on pourrait même l'inscrire aux Jeux Olympiques ou aux Champions du
Monde.
Le ton de Freddy peut paraître un peu arrogant, mais on connaît sa
personnalité. On sait qu'il a un peu un but de sa personne et il le sait lui
-même et il en rit. Ça coupe quand même.
Ce n'est pas de l'ingénieur pour rien.
Freddy, ça reste un moi-jeu.
Mais ça va, il a été correct, il nous a laissé faire.
Pour son âge, je trouve qu'il est très mature sur le travail.
C'est très bien.
Mais c'est bien de reconnaître que c'est toute l'équipe qui a travaillé. Tout à l
'heure, il l'a dit, c'est bien. C'est nickel, c'est du bon boulot.
On a bien travaillé.
La flottaison du radeau est assurée. Et Freddy, tout en étant affairé au succès
de son entreprise, n'a pas versé dans la dictature.
Chez les Malabouts, en revanche, le résultat laisse à désirer.
Je n'ai jamais vu un radeau comme ça.
C'est comme une pirogue.
Après, sur la construction, nous, on avait déjà réfléchi à ça avec Myriam. On
s'était dit, nous, on trouve qu'un radeau, comme un trimaran, finalement,
ça doit fonctionner.
À un moment donné, on leur a laissé quand même faire les choses.
On teste et puis après, on fait ce que vous voulez.
On teste !
Bon, copie, au revoir.
Les filles décident de prendre la tête des opérations. On a dit OK, c'est bon,
ça marche pas. Moi, je pense qu'il faut que la base, elle soit plus grande.
C'est logique.
Un autre comme ça sur le côté.
Comme ça, regarde.
Déjà, quand tu les mets côté à côté. Voilà, il faut qu'il y ait les pieds qui
puissent aller là.
Un, deux, trois.
Trois ou quatre bambous de chaque.
Et on fait... Un trimaran.
Voilà, un trimaran. La largeur. C'est pas bête, ça.
Il faut qu'il se passe la pagaie, en fait. Les deux là.
Les deux à l'arrière.
Exactement. C'est bon, allez, on est parti.
Ça a beaucoup ressemblé à ce que j'ai vécu dans ma carrière de patineur.
où on part sur un projet, on a une idée, on dit qu'on veut arriver à ça.
Et en fait, on s'aperçoit en créant que ça se transforme. Un projet, ça évolue
toujours en cours de route. Le problème, c'est quand il y a des problèmes de
rigidité. Et là, on n'a pas de rigidité. C'est souple, ça évolue.
Et ça, ça s'est fait en testant.
Essai, échec, on recommande.
Donc au final, ça y est, on a mis le radeau à l'eau, on a fait nos tests, on
était dans les temps. Bravo !
Il est super beau quand même.
On ne sait pas s'il va être super efficace, mais en tout cas, il est pas
mal. C'est la fin qu'ont fait les musiciens.
Sauf dans le Titanic, ils sont morts.
Les femmes ont pris le pouvoir, et tant mieux. L'embarcation est prête, il est
temps de partir affronter leurs adversaires de régate.
Bonjour les jaunes.
Bonjour les rouges. Bonjour.
Salut.
Alors les jaunes, je vous ai sentis très attentifs à l'arrivée des rouges.
Normal, vous vouliez savoir qui était sorti lors du dernier conseil et vous le
constatez, c'est Franck Leboeuf qui est parti.
Mohamed.
Franck Leboeuf, vous imaginiez le voir aller beaucoup plus loin dans cette
aventure ? Franck, il a été jusqu'à la finale de la Coupe du Monde, mais il ne
fera pas la finale de Koh-Lanta malheureusement.
Frédéric ? C'est un plus pour nous parce que peut-être que l'équipe d'en face se
retrouve affaiblie, mais je pense qu'en regardant les candidats qui restent, ça
peut encore faire très très mal.
Alors pour l'instant, depuis le début de cette aventure, jeu de confort rime avec
équipe des Rouges.
Deux défis disputés et deux victoires.
Et là, je vous propose une régate. L'objectif pour vous tous, c'est de
faire le tour de Milo qui se situe juste derrière vous.
L'équipe qui franchit la ligne d'arrivée, la première, aura le droit à
une très belle récompense.
Vous voyez ce panier ? Il est vide pour l'instant.
Mais l'équipe qui l'emporte partira pour un jardin exotique où vous pourrez
découvrir, cueillir des fruits.
Je pense à des bananes, des papayes, de l'igname.
du manioc.
Encore faut-il l'emporter.
Alors les jaunes, comme vous êtes encore au complet, face à cinq rouges, deux d
'entre vous ne participeront pas à cette épreuve. Un homme et une femme. Ma chère
Koumba, je rappelle que vous avez déjà été exemptée deux fois.
Mesdames, tendez le bras, retournez la main, ouvrez !
C'est pas possible.
Non, c'est pas possible. C'est repos complet, RTT. C'est pas possible.
C'est incroyable, ça. Messieurs, celui qui tire le blanc rejoint Koumba.
Mohamed, Freddy.
Et enfin... Moi, j'ai pas le choix.
Non, vous avez pas le choix, effectivement.
Grégoire, Mohamed, Freddy, Christophe, tendez le bras.
Ouvrez.
Mohamed, vous avez peut-être ri trop tôt.
Mohamed et Koumba, vous ne disputez pas cette épreuve, mais vous serez les
premiers supporters de cette équipe jaune.
Cinq aventuriers contre les cinq rouges. Allez vous mettre en place.
Attention ! 3, 2, 1, go !
Allez Mimi, allez, j'y vais, ne vous inquiétez pas, je fais mon groupe.
À droite, à droite, tu ne dois pas gagner là. À gauche.
Les jaunes rames secs en suivant le tempo de Freddy. Les rouges ont plus de
mal à se coordonner.
C'est sur la longueur que la course se joue, mais les sportifs semblent gênés
par leur barre transversale.
Je ne peux pas faire un mouvement complet.
Regarde, il y en a une qui est à l'eau déjà.
Allez, on y va, on y va, on y va.
Côté jaune, Christina est à l'eau. Une bonne idée pour s'engager le poids total
de l'embarcation.
Les rouges, eux, misent tout sur leurs muscles et rament de tout leur boule.
Allez, c'est bien, on va ensemble.
Et un, et un, et un.
Effort payant.
Petit à petit, les rouges gagnent du terrain sur les jaunes. Chaque impulsion
de pagaie est con.
C'est la dernière ligne droite. Il ne faut pas faiblir. Les deux radeaux sont
au coude à coude.
Myriam, bonne nageuse, pousse l'embarcation.
Son énergie permet de grappiller quelques mètres.
Allez, presque fini !
Il avait déjà dans la tête le bateau. Nous, c'est la spontanéité.
On n'a rien à se reprocher.
Ça, c'est vrai. Ça ne sert à rien de dire qu'on aurait pu faire comme ça.
Si ça n'avait pas été une équipe de Koh Lanta, qui avait gagné tout ça, on les
aurait massacrés.
Les jaunes, vous l'attendiez cette victoire dans un jeu de confort. Eh
bien, elle est arrivée aujourd'hui.
Dites-moi, la conception du radeau, ça a fait quand même une belle différence dès
le départ.
À qui on doit cette conception ? Freddy ! Comment vous l'avez imaginé ce bateau
? Il ressemble beaucoup au radeau que j'avais construit lors de mon premier
Koh-Lanta.
On a apporté quelques modifications, comme la barre transversale, on l'a
remplacée par de la corde tendue. Et je pense qu'elle a fait encore une fois la
différence.
Mais toute l'équipe était là pour le réaliser et je les remercie beaucoup.
Les Rouges, est-ce que vous avez conscience d'avoir un radeau moins
performant que celui des Jaunes ? Le vrai problème, c'est qu'on a vu dès le
départ que nous, on était...
A fond, on était à 200% pendant tout le long de la course.
Et eux, ils s'économisaient. C'était tranquille, ils nous regardaient
derrière. Donc on a vraiment vu que le problème à la base, c'était la
construction du radeau. Là, vous avez pris une équipe de Koh-Lanta. Chacun un
spécialiste. Lui, il y a un spécialiste en apnée. L'autre, il est spécialiste en
miniserie. L'autre, il est spécialiste en bruit.
Dès que tu le mets sur quelque chose, tu as toujours un spécialiste en quelque
chose. Vous savez que demain, il faudra impérativement gagner pour éviter le
conseil. Demain, nouvelle épreuve d'immunité.
Normal et jaune, il n'y a pas une minute à perdre.
Pété Roux vous attend dans son jardin exotique.
Parce que ce panier, il est pour l'équipe des jaunes.
Mon cher Freddy, à qui pourrais-je remettre ce panier ? Si ce n'est à vous,
bravo. Mais attention, le panier a une certaine contenance qu'il ne faut pas
dépasser. On se retrouve demain.
Bonjour, je suis Péterou, venu de mon jardin.
C'est avec délice que les Tiyaks arrivent sur l'îlot
cultivé par Péterou, avides de remplir leur panier, mais surtout d'apprendre à
reconnaître ces essences tropicales.
Là, vous avez les papayas en face, le manioc, le manioc et les bananes en
face. Il n'y a pas d'orange.
Il n'y a pas d'orange. Et ce qui est par terre là-bas ?
Comme une grosse courge. C'est du citrouille ? Une citrouille, carrément.
Prenez du manioc et des bananes.
Manioc et bananes, c'est bien.
C'est pas bon,
la courge ? T'imagines ? Il y a que le résumé, là ? Ah non, il y en a un
deuxième, là-bas.
Là, il y a du manioc.
Ça, c'est du manioc.
On va prendre les deux tuberculins.
Après, j'ai l'impression de piller le jardin du monsieur.
Moi, je n'aimerais pas qu'on fasse ça dans mon jardin.
Si vous venez chez moi dans mon jardin, vous pourrez vous plier.
Il faut gagner le jeu d'abord.
Voilà, il nous ouvre son jardin.
L'igname est effectivement la plante fondatrice de la culture kanak. Elle est
basée sur le cycle végétatif de ce tubercule qui intervient dans la coutume
à toutes les occasions.
L'igname est très précieux aux yeux des kanaks. L'homme kanak qui n'a pas d
'igname, il n'est pas quelqu'un. C'est un homme sans valeur.
Quelle galanterie. Là-bas, il y a des frais rouges. Non, il y a des petits
petits rouges dans les arbres. Des fraises. C'est vrai ? Il y a des
fraises. Oh non ! Alors là, ça, c'est trop.
Faut regarder, les enfants, faut regarder.
C'était pas du piment ? Ah non, c'est pas des fraises. C'est du piment ? Oui.
Coquin, vous êtes un coquin, vous.
Ouais, ouais, on va s'arracher. Ah oui, moi aussi, j'adore. Prends-en un ou deux
pour le riz. Voilà les fraises qu'il voulait nous faire manger.
Les aventuriers sont ravis. Et pourtant, la cueillette n'adoucit pas les mœurs.
Voilà que des divisions apparaissent.
On va arrêter là pour le manioc, non ? Il faut le remplir, le truc. Oui, mais
après, on a les fruits, des bananes.
Frédéric aime le manioc. Donc, il aime tellement le manioc que si on pouvait
prendre que ça, on prendrait que ça. Je sais que la banane, on peut la garder
très difficilement. Alors que le manioc, j'espère garder au moins 4-5 jours. Et
je pense que c'est un apport nutritionnel.
meilleur que les bananes. C'est souvent les hommes qui décident de quoi faire.
C'est un petit peu pesant, c'est agaçant.
Vous voulez prendre quoi d'autre ? On m'écoute pas et puis on fait style de
pas m'entendre ou de pas me répondre.
Et puis j'ai pas forcément envie de parler avec certains. T'imagines l
'énergie que ça nous amène, le manioc ? Ouais. Le papaye, c'est une petite
papaye. C'est Linda qui, à chaque fois que je lui dis quelque chose, a toujours
quelque chose à redire par-dessus et ça me gonfle.
Ça monte.
On peut rajouter une petite papaye ? Moi, j'aimerais bien une petite papaye.
Au moins une.
C'est gros.
Il y en a des petites.
Moi, je suis pour une papaye. Il y a débat entre la papaye et le manioc.
C'est assurément le tubercule qui se conserve le mieux et qui sera le plus
nourrissant. En revanche, la papaye a le mérite d'être sucrée. Qui est pour une
papaye ? Une petite papaye. On n'a qu'à faire un vote. Qui est pour une petite
papaye ? Allez, on lève les mains. Parce qu'il y a des fortes têtes. Il y en a
qui savent tout, qui connaissent tout, qui ont déjà tout vu. À 24 ans, ils
connaissent tout.
Donc c'est très difficile de se faire entendre. Fais-moi la courte à gel, j'ai
envie de la décocher.
C'est bon.
Voilà, canon.
Ça fait de la variété.
Tu veux mettre de la banane encore ? Non, du manioc. Un gros plan de manioc
encore. Les antagonismes demeurent, malgré ce filet bien garni. Ce qui est
dommage, car cette équipe a tout pour réussir.
Si des pointes d'orgueil ne venaient gâcher l'ambiance.
Il y a des gens qui se sont imposés.
Il y a des gens qui ont fait leur place dès le départ de l'aventure.
Je suis arrivé en cours, donc je me fais discret.
Je suis toujours un retrait du groupe.
Pourquoi ? Parce que je ne veux pas être la forte tête ou le grand leader.
Décidément, en toutes circonstances, Mohamed est tiraillé. Il se tient
volontairement à l'écart, alors qu'au fond de lui, il rêverait de prendre les
rênes du groupe.
Je vais aller sur les poteaux.
Et si j'adapte cette attitude-là...
en me faisant discret jusqu'à la reunification.
Et après, je vais me réveiller, je pense.
Ah, celle-là, elle est belle.
Les sportifs, pourtant tous de fort caractère, n'ont pas ce problème.
Ils se répartissent sans malentendu les tâches.
C'est donc Taïg qui tente de remplir la gamelle.
On a besoin de réconfort, je pense, ce soir, vu qu'on a loupé les fruits. C'est
vrai que si j'arrive à ramener un poisson, tout de suite, tout le monde
aura le sourire, donc je vais faire de mon mieux.
On a un peu d'espoir sur la pêche quand même.
Parce que le riz, il y en a vraiment pas beaucoup.
Voilà ! Voilà du poisson.
C'est pas du mérou mais ça va. C'est pas du mérou mais ça se mange.
Poisson de roche. Deux minutes.
Même pas. Dix secondes. C'est cool.
Ça remonte le moral.
C'est pas une rascasse ? Non, non, c'est pas une rascasse.
Ah c'est bien, ça remonte le moral.
Un coup de chance, je veux dire, pêcher.
Parfois, on tourne, on tourne, on loupe des poissons et il y a des moments, on
tombe sur le bon et là, on ne le loupe pas. C'est ce qui s'est passé.
C'est quoi ce genre de poisson ? C'est un poisson crotté.
Tu vois, la chair, elle est bien dure.
C'est de la vraie chair.
Voilà notre victoire d'aujourd'hui.
Allez, j'y retourne vite, pendant que je suis chaud. Il faut toujours positiver
la preuve. En revenant de l'épreuve, on se dit, puisqu'on n'a pas les fruits et
tout ce qui va avec, on va trouver un poisson, au moins.
Il y en a eu un.
Eh,
Taïg ! Fais gaffe, il y a un beau requin, là.
Il vient de passer ici.
Ça a dû l'attirer, le poisson.
Je commence à penser au requin.
Je ne suis pas sorti de l'auberge.
C'est le vent qui a tourné. Maintenant, c'est eux qui vont gagner les épreuves
de confort.
On t'appelle ! Wendal, on t'appelle ! Wendal !
Il me faut une vachette ! Une vachette pour la tour ! J
'arrive ! J'arrive, j'arrive !
Manifestement, Taïg est en train de
batailler sous l'eau. Il faut lui prêter main forte.
Gwendal, fidèle à lui-même, se précipite.
Et Jamel, lui, aide par la pensée, comme on dit.
J'ai appelé Gwendal à la rescousse et voilà, avec le crochet, à deux, on l'a
tenue, on est arrivé à la sortir.
Et en plus, c'était une sacrée bataille. C'était une belle bataille avec la
murenne qui ne s'est vraiment pas laissée faire. Il a fallu que Thaïgue l
'accroche avec le crochet et derrière, même ça, ça n'a pas suffi. Elle a réussi
à se débattre.
Mais là, ils se battent depuis tout à l'heure.
C'était chaud, mais on était tous les deux à distance, comme ça, à tirer sur
la corde, et essayer d'éviter de se faire mentre, parce qu'elle donnait des
coups de gueule un peu partout.
Je peux te dire qu'on va avoir à manger, mec ! Ah ouais, là, non ! Je peux te
dire, une murenne, c'est génial ! Ah, génial ! Non, mais ce qui était drôle, c
'est comme ça, du coup sur coup, ça fait deux jours que je galère, et là, en
espace d'une demi-heure, je sors deux beaux poissons, et en plus, une murenne,
ce qui est super, c'est qu'il y a vraiment beaucoup à manger.
Un poisson crocodile, puis une murenne, c'est bien. Ce poisson gras sera donné
aux aventuriers de l'énergie.
Pas mal ! De l'énergie dont elle ne manque pas, elle est souvent vive et
agressive, tout comme les jeunes requins.
Il y a un bébé requin qu'on a surnommé Chartuto, qui est dans le coin. Et moi,
je n'ai jamais vu de requin, en fait.
Des gros requins. Les parents, comme ils disent.
Je ne les ai jamais vus.
Ah, il y en a un là ! Regarde, regarde, regarde ! C'est énorme ! Vous lui donnez
à manger ? Il y en a un gros, regardez, regardez le gros là ! C'est énorme !
Franchement, c'est trop bien ! Franchement, je suis contente ! Je n'en
ai jamais vu ! Non, j'ai vu un bébé requin, j'ai été super contente ! Et là,
c'est incroyable ! Il est là, il est là, il est là !
Il y a les deux cuisinières qui vont se mettre en place pour en faire à manger.
C'est pas vrai ? On rigole, on est détendus. Encore une victoire,
franchement. C'est chargé que les Thiacs regagnent leur camp. La disette est déjà
un lointain souvenir et les jaunes se félicitent de leur sort.
Bon appétit ! Mais hyper sucré, mais délicieuse.
Ça, c'est de la carotte.
Il est énorme.
On pense qu'on se mange ça ce soir. Ah ouais, on peut se le faire.
Pour la fête.
Ça va Koumba ? La cuisinière.
Mohamed a bien vu, mais on avait remarqué aussi un peu avec Christina, c
'est-à-dire qu'on est les cuisinières, les ménagères, et puis on ne nous
calcule pas trop. On ne nous calcule que pour la cuisine.
Après, pour le reste... Tu veux le faire, Freddy ? Non, non, non. Tu as
appris à se dire que c'est trop salé.
Je te jure.
C'est chiant d'entendre des réflexions. Ce n'est pas grave, ce n'est pas grave.
De toute façon, tes doigts.
Je vois que c'est Linda, ça fait cinq jours à peine qu'elle m'adresse la
parole, c'est un peu pesant.
Je vais parler avec elle, je ne peux plus.
Non, non.
Mais gentiment, je vais lui demander si j'ai fait un peu de travers, ce que je
lui ai fait.
Ça me bouge trop.
Ça fait quoi ? C'est 21 jours que tu es là seulement.
Supportée ? Oh là là !
Je vais aller au bout. Je ne veux pas m'embrouiller avec personne.
Je fais la bouffonne pendant un mois.
Malgré l'abondance de fruits et de tubercules, la tension est palpable sur
Diak. Et Mohamed monte en pression. Il ne se sent pas écouté par Frédéric.
On fait le partage. Tu prends tes bananes, je prends les miennes.
On fera le partage après. On fera la répartition plus tard.
Soit ce soir, soit demain. Mais je pense que ce n'est pas l'urgence.
Là, regarde, c'est parfait.
Et voilà.
Je ne sais pas du tout pourquoi Mohamed semble de mauvaise humeur.
Mais comme ça, il a pété un plan, je ne sais pas.
Est-ce qu'il y a un moment ? Il n'y a rien, tranquille.
Pas de peur.
Non, pas de peur, pas de peur.
Ça va être mon ennemi numéro un, lui-même, s'il est dans mon équipe.
Freddy, là, il va sauter.
Les bananes, quand elles sont arrivées, j'ai dit, chacun prend sa part et il se
débrouille avec sa part.
Il était les accrochés, comme il l'a dit dès le départ, ça va péter avec lui, c
'est sûr.
Obligé, ça va péter. Je vais demander à Christophe si c'est à propos des
bananes.
Bon, je pense pas.
Les non-dits perturbent le fonctionnement de l'équipe et Mohamed se
renfrogne sans que ses compagnons ne comprennent pourquoi.
Je vois ce que t'as sur le cœur.
T'as vu, je me suis fait emporter, tu vois.
Dans une équipe, tu demandes l'avis à tout le monde.
T'es d'accord avec moi ? Alors toi, tu suis comme une chèvre et tu dis rien.
Tu te comprends, il y a des choses que...
Tu as du mal d'accepter. Mais Freddy, il est très jeune.
Donc il a des maladresses. Il ne se rend pas compte comment, des fois, il parle.
Mais il faut mettre ça sur l'effet de la jeunesse.
Moi, je sais que quand j'ai fait mon ancien Koh Lanto, j'ai ramené ma gueule.
Et après, tu as du regret parce que tu te dis, est-ce que j'aurais dû ramener
ma babaye ? Mohamed a l'impression de subir la loi de Freddy.
Christophe tente de le raisonner.
Lui-même conserve un cuisant souvenir de sa rébellion de 2008.
En 2008, j'ai voulu éliminer...
Mon copain Bertrand, et puis ça m'a retombé sur la figure, c'est moi qui ai
été éliminé. De toute façon, c'est toi qui décide. On décide pas.
Je pense que les extérieurs ont une putain de conduite. De toute façon,
voilà, toi, c'est extérieurs.
Voilà, garde-vous.
C'est lui qui donne les consignes, c'est lui qui donne les ordres. Tout le monde
suit comme un mouton. Bon, moi, je suis pas un mouton.
De toute façon, c'est ton Collanto.
Le Collanto, il est à Bertrand. On va marquer Collanto Bertrand 2008.
C'est ça, Collanto.
J'ai ramené ma gueule comme tout à l'heure et le lendemain, j'ai rien
compris. Tous mes amis m'ont tous mis Christophe. Tous, tous, voilà.
J'ai ramené ma gueule, ils m'ont mis dehors.
Donc toi, demain, si Greg et Freddy et Linda votent contre moi, tu vas voter
contre moi, c'est ça ? T'es en train de me dire.
Le problème, c'est quand il y a une bise-brouille comme ça le soir, c'est
pas bon. C'est vrai que c'est pas bon. Ça va encore me retomber sur ma gueule.
Moi, je t'aime bien, je t'apprécie parce que t'es un mec qui a des couilles. Et
moi, j'aime bien les mecs qui ont du caractère. Mais le problème, c'est que
si moi, je fais encore, je déroge encore de mon truc, c'est que moi, qui va me
faire sauter la tête... Pourquoi tu vas te faire sauter la tête ? Parce que tu
seras en supériorité. Le problème, il est là. Est-ce que je trahis mon groupe
? Après ce moment-là, je pars de l'autre côté de mon goût. Et puis après...
C'est difficile.
Moi, j'aurais préféré que Moumou ne me demande pas de discuter avec. Il a
voulu parler avec moi.
Il voulait me dire un petit peu ce qu'il avait sur le cœur. C'est vrai que je le
comprends. Il vient d'arriver.
Il sent un petit peu qu'il ne sert à rien.
Christophe est en plein désarroi.
Mohamed l'a mis mal à l'aise en parlant ouvertement de stratégie.
Alors que chez les Malabous, malgré la défaite, l'ambiance est au beau fixe et
le restaurant affiche complet.
Ce soir, gros repas, une murenne et un poisson de crocodile, c'est énorme. C
'est hyper bon et franchement, je trouve qu'avec l'eau de mer, c'est top. Il y a
vraiment moins d'études.
À mon avis, on mange mieux que là.
Ce qui est génial, c'est d'avoir toute l'équipe avec le sourire, en train de
manger et surtout, on sera fort de main pour l'épreuve.
Vous vous rendez compte qu'on vient de manger 7 kilos de poisson ? Hé, rappelez
-vous que ça on le mange parce qu'on les a explosés sur la course circulaire. C
'est double satisfaction là. C'était excellent.
Les jeunes s'attendent pas à ce qu'on soit bien requinqués demain pour l
'épreuve d'immunité. Ils doivent faire un festin avec les fruits autour d'un
feu en train de préparer leur stratégie et tout ça.
C'est vrai que la petite lumière là-bas...
Elle est vraiment minuscule, on l'aperçoit à peine. Ça pourrait être les
jaunes. Effectivement, c'est bien le feu des jaunes qu'aperçoit Taïg.
Mais l'ambiance chez les Tiaques est proche d'une veillée funèbre.
L'ambiance devrait être à la fête.
Mais voilà, Momo a lancé un coup de gueule.
Donc personne ne sait pourquoi.
Juste Christophe, qui, depuis, ne dit pas un mot.
Pour que le ch'ti ne dise plus un mot, c'est qu'il y a vraiment quelque chose.
Ça fait six jours, on rigolait bien, là, quand même. Ouais, si, c'est vrai. Tu
vois, on se fait une grosse victoire, là, et tu nous fais même pas rire. T'as
pas une sale vanne, là, à nous dire ? Si, bah, j'ai, si. Momo, tout à l'heure,
sur le sable, il me demandait de lui jurer ma parole, que je voterais pas
contre lui.
Mais ça commençait à me stresser. Alors, j'ai préféré qu'on joue carte sur table.
Et qu'on en parle ouvertement, et puis voilà.
On perce l'abcès, devant le feu, on en parle tout.
Et au moins, on dit, carte sur table, ce qu'on a sur le cœur.
Moi, ça fait trois jours que je vous observe.
Je vois qu'il y a deux bons leaders, ils sont bien posés.
Et le truc, ce qui m'agace, moi, c'est qu'on ne demande pas l'avis des autres.
Je te ferais dire, notamment, juste pour revenir à tout à l'heure, je t'ai dit
les bananes, on les partage tous, tu vois.
Je ne m'en parlais même pas écouter. Sur le coup, on venait d'arriver.
Il allait faire noir très vite.
Et ensuite, après, on se partageait les bananes.
On a l'intention de le faire, c'est à mon mot. Non, mais ce n'est pas une
question. On se l'a dit, il n'y a pas de problème, Greg. C'est que moi, j'ai dit
un truc.
Tu vois ce que je veux dire ?
Ça n'a même pas été écouté, tu vois ce que je veux dire. Mais si, puisqu'on a
dit qu'on les partageait. Je le prends pas mal. Moi aussi, cet après-midi, je
lui ai parlé.
Je ne sais plus ce que je lui ai dit pendant le radeau. Il n'a pas répondu,
quoi. Mais voilà, c'est vrai que c'est agaçant à des moments.
Mohamed, il s'est senti pas écouté.
Et c'est vrai que c'est un problème qu'on retrouve souvent dans mes prises
de décisions et quand j'impose mes idées.
Pourtant, je fais beaucoup d'efforts.
Je pensais avoir fait le nécessaire et je me rends compte que ce n'est pas
suffisant.
Si en face, on ne nous dit pas, moi, ça ne me plaît pas, forcément, nous, on ne
peut pas se rendre compte que ça blesse la personne, que personne ne trouve pas
son compte. C'est quoi ? Je vous demande juste de vous mettre à ma place deux
minutes. Le mec, il arrive, troisième jour, tu vois, je ne me suis pas du tout
senti à ma place.
Mais pas du tout. Moi, mon ressenti dans cette équipe, c'est que je n'ai pas ma
place. Tu vois ce que je veux dire ?
Il faut avouer que Momo n'a pas une place facile du tout dans le jeu. Son
arrivée comme ça au bout de 2-3 jours, je ne sais plus exactement, c'est dur.
Mais ça, j'y ai pensé dès le départ.
Néanmoins, il y a eu des tentatives d'alliance dès son arrivée.
Et c'est ça qui a engendré tout le reste.
Quitte à se parler franchement, Grégoire met les pieds dans le plat.
Momo, c'est moi qui suis allé voir Christophe pour lui dire on fait une
alliance ? De quoi tu parles ? Le jardinier tient à lever toutes les
ambiguïtés. Moi, j'ai Koumba qui m'a demandé, donc hier matin, de venir vous
rallier, donc avec Momo, avec Cristina et avec Koumba.
Donc Koumba m'a certifié que si j'allais avec vous, on allait au bout à quatre.
Et moi, ça a été plus fort que moi après, j'ai été obligé d'en parler à
Grégoire, à Freddy et à Linda.
Koumba, qui est-ce qui t'a dit qu'il faut aller voir Christophe ? Non mais
écoute, écoute. C'est rien, c'est pas dans ce débat.
Ah non, je ne rentrerai pas dans ce débat. Dès l'arrivée de Mohamed, il s
'est établi une alliance qui n'aurait pas dû être.
C'est clair, je vais te dire franchement, on était en crainte, on a
dit, voilà, autant on s'allie maintenant parce que là, les quatre, ils sont
souvent ensemble, ils vont sûrement essayer de faire alliance. C'était une
crainte, c'était juste une supposition.
La stratégie qu'on a faite, c'était légitime, c'était pour se défendre, c
'est normal, on voyait quatre personnes en face de nous. Est-ce que tu trouves
que faire une alliance à trois et proposer quelque chose à quelqu'un au
bout de trois jours, est-ce que tu trouves que ce n'est pas trop tôt ?
Parce que pour longtemps, entre vous, il n'y a pas d'alliance, c'est ça ? Avant
que Kumba me demande une alliance, il n'y avait pas d'alliance. Je lui avais
bien dit. De toute façon, t'as vu Kumba. Momo a dit que c'est parce qu'eux
avaient peur et ils se sentaient un petit peu sur le côté. Donc, ils
pensaient qu'on avait fait une alliance.
Parce qu'il y avait Kumba.
Elles ont été mises de côté direct.
C'est pour ça que je te dis, personne ne les a mises de côté, mon gars. Koumba,
dis quelque chose, s'il te plaît. Franchement, je n'ai pas envie de
rentrer dans les débats. J'ai pas envie de parler parce que là, vous vous
excitez pour rien. On n'a jamais mis personne de côté dans cette équipe.
Franchement, tout le monde a toujours eu sa place.
Et toi, même quand t'es arrivé, tu crois que t'as pas eu ta place, je te dis que
t'as eu ta place.
Après, il y a des trucs de la maladresse de la part de chacun.
On ne l'a peut-être pas assez considéré.
Peut-être que tout le monde est un peu fautif, mais je pense qu'il y en a un
petit peu rajouté quand même. Je sais que tu as une place charnière pas
évidente, mais ce n'est pas pour autant qu'à la base, avant tout ça, on s'est
dit celui-là, hop, c'est bon, il saute, il est arrivé le dernier.
Greg, je vais te dire, moi, quand je crève l'abcès, je reconnais tout à fait
mes torts.
Là où j'ai tort, aujourd'hui, c'est d'avoir trop pris sur moi et de ne pas
avoir parlé. Mais je n'ai pas ressenti tout ton mal-être. Je te promets, je n
'ai pas ressenti.
Et ne dis pas que je n'ai pas fait attention à toi.
J'ai fait autant attention à toi qu'aux autres, vraiment. C'est le grand
déballage. Les aventuriers ont pris conscience du mal-être de Mohamed.
Christina en profite pour dire à son tour ce qu'elle reproche à Linda.
Mais pour revenir à toi, Linda, tu ne m'adresses plus la parole. Mais c'est
pesant, c'est chiant, quoi.
T'es super froide, tu parles avec tout le monde, mais moi, jamais tu me
calcules. Il y a des affinités qu'on a plus avec d'autres personnes et qu'on a
moins avec d'autres.
À chaque fois que je dis un truc, tu me reprends tout le temps.
Remarque bien.
Je dis quelque chose, tu te retournes. Elle ne me calcule pas de la journée,
elle se retourne. Je ne vois pas l'intérêt.
Ferme ta gueule pour dire des trucs comme ça.
Il n'y a pas d'intérêt à ce que tu me dises ça.
Je me suis bien agressée. Je ne la supporte plus, et elle aussi, également.
Je pense que c'est réciproque. Et je me suis emportée en lui disant, ferme ta
gueule, et ça ne me ressemble pas du tout.
Voilà, une super ambiance.
Génial. Je dégoûtais, parce que jusqu'à présent, ça se passait bien.
Et là, c'est... Moi, je ne suis pas la bombe dans la tête.
Et voilà, ça a été des reproches dans tous les sens.
Christina qui fait ça, ça ne te dit tout. Moi, ça m'agace, parce que voilà,
après, je me remplace.
Je lui dis que c'est moi qui te fais sauter.
Je sais très bien que c'est vrai. Elle me le cache.
Parce que moi, je sais que tu veux me sortir.
Mais non, je ne veux pas te sortir.
T'inquiète pas, je ne veux pas te sortir.
Je sais très bien que c'est moi qui vais sortir au prochain conseil. Tu ne sais
rien du tout.
N'attaquons pas la suite du jeu avec rancœur.
Vraiment. Les échanges ont été animés, mais ils ont eu le mérite de crever l
'abcès. L'équipe est maintenant entièrement tournée vers son objectif
principal, battre les sportifs.
Et Momo, c'est bien ce qu'on t'a dit. C'est que le but, c'est d'arriver à la
réunification ensemble.
de rester entre jaunes et après de se battre face to face. D'accord, il n'y a
personne qui ira faire une alliance avec un sportif pour se mettre avec les
sportifs et éliminer les anciens.
On va se souder dans les épreuves.
On va rester soudés, les sportifs on va les souder.
Ça a été une discussion assez houleuse.
Donc là, je suis quand même plus ou moins confiant. On est tous d'accord
pour éliminer tous les sportifs. Et en fait, c'est ça qui me faisait le plus
peur. C'est bon, on peut se coucher ?
C'est seulement en étant unis que les aventuriers pourront vaincre leurs
adversaires. Ils en sont tous conscients et vont tenter de passer outre les
problèmes d'ego.
Les jaunes ont dormi sur les mots de la veille. Et ce matin, ça va mieux. La
discussion a levé les doutes.
Ça valait la peine d'être posé tout ce qu'il a dit hier. Bien sûr.
Il voulait clarifier la situation.
Il a eu tout à fait raison parce que maintenant, on est tous dans le même
objectif. Aller à la réunification le plus nombreux possible.
Éliminer tous les sportifs. Après, ça se règle entre jaunes, à l'honneur à ceux
qui le méritent le plus.
Tout le monde s'est réveillé un petit peu.
avec la gueule de bois ce matin, mais ça va.
Quand on dit qu'il faut crever un abcès, après il ne fait plus mal et on se sent
mieux. Donc ce matin, ça a l'air d'aller mieux.
J'ai fait une razzia.
Il n'y a que des crampes.
J'ai décimé tout le monde. Il y a deux ou trois générations.
Ce qui est bien, c'est qu'au moins hier au soir, j'ai voulu percer l'abcès. Donc
on a dit que tout était reparti à plat et qu'il n'y a plus de stratégie. Mais
le problème, c'est que là, ce soir, il y a toujours un jeu avec une élimination.
Bon, le stress, il est là. 50-52.
52.
Ça fait 7,5. On fait comment pour les gérer ? On les laisse dans le panier et
on sait qu'on en a 7, on se sert chacun.
Ça te va, maman ? Maman, tu veux les prendre ? Mohamed fait profil bas, mais
il mise quand même beaucoup sur l'épreuve d'immunité qui est imminente.
Cette épreuve, elle est super importante pour moi.
Là, j'ai des menottes aux mains et aux pieds. C'est-à-dire que si je... Si je
saute dans l'eau, je me noie.
Non, il faut absolument que j'atteigne la réunification.
Une fois que je suis à la réunification, je vais faire mon jeu.
Ne soyez pas dans la retenue et lancez-vous d'un même élan et vous
serez élus.
Je l'avais gagné notre année en individuel. Donc là, tu ne tires pas la
pierre noire. C'est mon épreuve.
C'est
passablement motivé que les TIAQ se
rendent à l'épreuve d'immunité. S'ils l'emportent, ils éviteront le conseil et
donc son élimination.
Bonjour à tous ! Bonjour ! Pour vous les Rouges, beaucoup de pression sur vos
épaules car vous n'avez pas encore remporté la moindre épreuve d'immunité.
Vous avez déjà perdu deux aventuriers, conséquence de vos deux défaites
précédentes. Mais je sais que vous savez gérer la pression. Vous l'avez prouvé
tout au long de vos carrières respectives dans vos sports en gagnant
les plus grandes compétitions.
Mais là, s'il y a bien une épreuve où il est urgent d'inverser la tendance, de
réagir, c'est celle-ci.
car regardez en face, ils sont encore 7. Les jaunes sont au complet. Ils ont
gagné les deux premières immunités.
Aujourd'hui, vous allez tous être reliés par un imposant élastique qui lui est
fixé dans le sol au fond de la retenue d'eau qui est derrière vous.
Le but du jeu, c'est tous ensemble d'aller récupérer une à une les haches
qui sont actuellement posées dans le sable. Il y en a 10 pour vous les
rouges, 10 pour vous les jaunes.
qui brandit sa dernière hache, remporte l'immunité et est dispensé ce soir de
conseil. Les rouges, regardez ce totem, symbole de l'immunité.
Si vous gagnez, il repart avec vous sur votre campement.
Alors, comme il y a cinq rouges, il y aura, face aux cinq rouges, cinq jaunes,
tirage au sort.
Une femme et un homme seront exemptés.
Koumba, trois tirages au sort et trois fois vous avez été exempté.
J'espère que la chance va vous sourire cette fois-ci.
Tendez la main, retournez, ouvrez.
Ça n'en veut plus, putain, c'est pas possible.
Aïe, alors que Mohamed se sent sur la sellette, il ne pourra pas participer à
l'effort collectif pour échapper au conseil. J'ai tiré encore la boule qu'il
ne fallait pas, de ne pas participer au jeu.
C'est frustrant, c'est clair. Quant à Kumba, c'est une véritable malédiction.
Ne pas participer à quatre épreuves d'affilée, c'est frustrant. Franchement,
Colanta, perso, principalement, moi, c'était pour les épreuves. J'adore les
épreuves de Colanta.
C'est vraiment un signe distinctif de l'aventure. C'est la signature de l
'aventure de Colanta.
C'est une épreuve que j'apprécie relativement. Lors de ma saison en 2005,
je l'ai remportée assez durement, mais je l'ai remportée.
Et là, je ne sais pas ce qui se passe. Je ne sais pas si c'est des mauvaises
ondes qui se passent entre les pierres et moi, mais c'est un truc de malade.
Là, je peux.
Sincèrement, je peux.
C'est incroyable quand même le sort, puisque hier déjà, tous les deux, vous
avez été dispensés d'épreuves.
Allez-vous mettre en place devant les élastiques.
3, 2, 1.
Le but est simple, récupérer une à une les haches ostensoires, objet cérémonial
des chefs kanaks, plantées dans le sable. C'est parti ! Allez les jaunes,
allez les tuyaux ! Vous aussi, allez ! Allez là, voilà, tiens ! Au fur et à
mesure, la tension de l'élastique sera plus contraignante.
C'est bien les jaunes, c'est bien ! Doucement, doucement ! Non, y'a un nœud,
y'a un nœud ! Allez, allez, allez !
Les jaunes ont une légère avance, mais il faut garder le rythme sur la
longueur. Allez, allez, allez ! C'est bien.
Allez, on continue.
Pas de nœud, pas de nœud, pas de nœud. Tenez votre corde, tenez votre corde.
Vous êtes à l'égalité, les rouges, les jaunes.
Tirez, tirez, tirez, tirez sur moi. Allez, on continue.
Je suis là, attrape, attrape.
Allez, on pousse, on pousse ! Tous ensemble, tous ensemble ! Poussez-vous,
poussez-vous ! Allez, allez, allez ! Avantage pour les rouges !
Cinquième hache également pour les jaunes.
La sixième hache pour les rouges qui sont toujours devant.
Plus la hache est loin, plus la
technique de traction compte.
La sixième pour les jaunes également.
Récupère.
Allez, s'il te plaît, derrière Jean. T'inquiète, arrête
de parler.
Arrête de parler.
Encore,
encore.
La septième pour les rouges.
Allez les jaunes, c'est pas fini.
Allez, il en reste 4 les jaunes, rien n'est perdu.
Poussez-vous, poussez-vous, vas-y.
Les jaunes avancent tous de front quand les rouges se présentent à la manière de
joueurs de rugby en mêlée avec en position de première ligne Jamel
Bourras.
Avec une telle formation, les rouges réduisent l'influence de l'élastique car
ils tirent tous dans le même axe sans éparpiller leur force.
Un septième pour les rouges, une hache d'avance pour les rouges.
Le plus dur est à venir.
2 H pour les rouges, 3 pour les jaunes.
Avantage aux rouges pour l'instant.
Les cuisses du pack rouge font des merveilles. Autant celles des garçons
que celles des filles derrière.
Allez ! Allez ! Allez
! Allez ! Allez !
Allez ! Allez ! Encore une hache pour les rouges !
Deux pour les jaunes !
Les rouges, je vous rappelle que pour la dernière, il faut la brandir.
Si vous réussissez à la brandir, vous remportez pour la première fois une
immunité. Tu te mets les épaules sur leur fesse.
On se fait mal.
Ce n'est pas perdre les jaunes, ce n'est pas gagner les rouges.
Allez !
C'est les jambes
qui nous ont manqué, tout simplement.
Même notre ch'ti qui est le plus costaud, il n'y avait plus de jambes, c
'était extrêmement dur.
Nos filles, ce n'est pas des judocates, pas des lutteuses.
Nous non plus, on n'a peut-être pas la carrure d'un Jamel. Ils étaient plus
forts, il faut l'admettre. Ils étaient plus forts.
Aujourd
'hui,
les Rouges, vous remportez votre première immunité.
Quelle cohésion !
C'est la puissance qui a parlé. La propulsion avec les jambes, c'est un peu
comme Thaïg.
C'est notre métier tous les jours.
C'est tout dans les jambes.
C'est la puissance et c'est ce que je leur ai dit au début.
Je leur ai dit qu'il fallait faire comme une mêlée.
Deux de chaque côté, on a équilibré les forces.
Mais bon, ça a été un travail d'équipe.
Vraiment, ça a été le top.
Superbe énergie, super sensation.
Moi, c'est bizarre parce que je fais un sport individuel. Là, je me retrouve en
équipe. Et j'ai le trac avant chaque épreuve.
Pour moi, c'est extraordinaire. Ce totem, vous l'avez regardé, il est parti
plusieurs fois chez les Jaunes. Cette fois-ci, il va prendre la direction de
votre campement. Et j'ai envie, tout un symbole, de le remettre à Jamel, qui a
récupéré une à une toutes les haches, bien aidé par toute l'équipe.
Bravo, Jamel !
A bientôt.
Merci. On va pouvoir dormir tranquille, aller à la pêche tranquille.
Le problème, c'est que là, il fallait prendre une bonne bouffée et partir en
impact, tu vois, en masse. C'est ça le truc qui est intéressant.
Parce que t'as l'implant qui craque, qui n'arrive pas jusqu'au bout.
La troisième, ils n'arrivaient plus à y aller, c'était mort.
Les jaunes, je sais que c'est un moment difficile à vivre. Vous étiez habitués à
ces victoires dans les épreuves d'immunité.
Mais là, il va falloir, pour la première fois, voter et éliminer quelqu'un de
cette équipe. Je vous donne rendez-vous ce soir au Conseil.
A tout à l'heure.
C'est d'humeur plus que maussade que les infortunés thiaques reviennent sur leur
terre. L'ambiance sur le camp est très froide. On parle, on sort quelques
blagues pour détendre un petit peu l'atmosphère, mais on sent que c'est
glacial.
Tu n'as pas un petit jeu de mots avec tes papayes encore ? Là, j'ai une
défaite dans la tête.
Oui, mais pour nous remonter.
Tout le monde pense au conseil. Le vote de ce soir, c'est clair que ça met une
grosse pression.
C'est nos premiers conseils au bout d'une semaine, donc c'est sûr que ce n
'est pas agréable. Ma décision est prise, donc je préfère mettre les voiles
et aller faire un tour de l'île.
Puis ça va chuchoter dans tous les sens, ça va me saouler, donc je préfère m'en
aller. C'en est trop pour Linda. La pétillante commerçante de Nice ne
supporte pas cette ambiance délétère qui lui rappelle de bien mauvais souvenirs.
Il faut dire qu'en 2004, Linda a connu une aventure mouvementée.
D'abord bouc émissaire, clouée au pilori par la vindicte féminine.
Je me demande s'il ne vaut pas mieux partir pour me subir ce qu'elle va me
faire subir.
C'est un souvenir assez amer sur lequel je n'aime pas trop revenir.
On pense sur le coup se faire des amis parce qu'on se soutient, parce qu'on va
dans le même sens.
Et au bout du compte, on s'aperçoit qu'en fait, on était le dernier de la
farce et qu'il n'y a pas d'amis sur Koh-Lanta.
Malgré des coups bas et des choses trappes, Linda la guerrière n'a pas
flanché. Toujours placée dans les épreuves, elle s'est imposée sur les
mythiques poteaux de Koh-Lanta.
Avant d'échouer en finale.
Son objectif ? c'est de faire aussi bien, voire mieux qu'en 2004, gagner Koh
-Lanta. C'est le défi de me dire, voilà, je suis peut-être jeune maman, mais je
suis toujours aventurière dans l'âme, et pour montrer à mon ami, à mon fils, à ma
famille, que je suis toujours la même, et que je suis toujours aussi combative,
et peut-être plus qu'avant, parce que j'ai peut-être moins de physique, mais
beaucoup plus de mental et plus de niaque.
Ce mental, cette détermination, elle les doit à celui qui a bouleversé sa vie
depuis deux ans, son fils, Mathéo.
qu'elle couvre comme une lourde. Ça va être dur de le quitter, mais je pense
que ça va nous faire du bien à tous les deux, qu'il sera bien entouré, je ne me
fais pas de soucis pour lui.
Et non, pas dans la bouche, mais c'est pas bon, c'est pas bon.
Un enfant, ça prend du temps, ça prend de l'énergie, et elle a besoin de se
prouver qu'elle n'est pas qu'une mère. Il faut encore manger.
À 38 ans, cette niçoise, survitaminée, est une enthousiaste qui ne peut rester
en place. C'est pratiquement 20 ans que je suis dans la vente, donc si je n
'avais pas une âme de leader, je pense que je n'en serais pas là. De sa
première aventure, Linda a bien retenu la leçon.
Pour atteindre son but et gagner Koh-Lanta, elle est prête à tout.
Je pense que c'est un jeu qui va être très stratégique. Je pense qu'il faudra
être stratège dès le départ. Maintenant, je connais un petit peu les ficelles et
on va s'y mettre.
L'ambiance est assez pesante, on a perdu au jeu, donc on va au conseil ce soir.
Après, de toute façon, je sais que les trois autres veulent me sortir, donc je
pense que là, ils vont essayer d'approcher justement Freddy, Greg.
J'ai vu que Christina se rapprochait pas mal de Grégoire, donc je pense qu'elle
essaye de le convaincre de me sortir peut-être.
La douce Linda se sent menacée et déteste tous ces conciliabules.
Les sportifs, eux, sont aux anges, fiers de leur victoire et bien décidés à
poursuivre sur cette belle lancée. C'est un soulagement de gagner une unité, mais
ça creuse quand même.
Avant de commencer les trucs, j'avais faim.
La seule nourriture, c'est l'eau. Je bois beaucoup d'eau, alors que ce n'est
pas de la nourriture.
Il est qui, là ? Oui, mais on s'en fout.
Il y en a plein, là. Tu as vu ? Il y en a plein et on va essayer d'en attraper
quelques-uns. Je pense que l'arrivée de taille nous a fait du bien. Moi, j'en
étais sûre dès le départ, mais ça le confirme. Parce qu'on avait vraiment
besoin d'un pêcheur comme ça.
De pouvoir amener à bouffer à toute l'équipe, c'est vraiment un super rôle.
J'ai de la chance.
L'endroit pour les attraper et bien les tenir, c'est juste au-dessus des yeux.
Allez, un troisième.
C'est magnifique, là, d'être...
Sur cette île, à devoir pêcher pour se nourrir, être dans un milieu naturel,
c'est fantastique. Oh bon ! C'est pas le même, mais bon.
C'est pas le même.
Tu les as tués parce qu'ils étaient vivants. Tu fais paraître mort et d'un
coup faire un coup de queue, repartir à l'eau et sortir.
Ah non, non, c'est bon, t'inquiète pas.
Merde, il m'a échappé !
Fais gaffe, ils sont vivants ! Ah mais il m'a lié ! Mais ils sont vivants ! Ah
merde ! Non mais il m'a piqué ! Oh merde ! Mais
il doit pas croire ! C'est le plus gros que j'ai perdu.
Et j'ai vu le rincer parce que c'est dans le sable.
Et il m'a piqué et je l'ai lâché.
Il m'a bien piqué en plus.
Mais il était bien transpercé donc à mon avis, on va pas aller loin.
Je suis agacée là, parce que c'est une portion.
C'est une portion de poisson.
Mets-le bien dehors, parce qu'il va bouger.
Tu as vu ça ? C'est bon ça.
La pêche était bonne aujourd'hui.
Je ne sais pas combien j'en ai au total, mais au moins une dizaine de chacun.
Et ça, c'est mortel. C'est tout simplement la fête chez les Malabous qui
croule sous les poissons.
Un filet aux fiches pour Jamel.
Et puis, plus frais que ça, tu meurs. Ça fait du bien au moral de gagner, de
manger. On va s'éclater.
Complètement. Je vous jure. Alors que sur Kiyak, c'est un autre animal qui
vient distraire les naufragés.
Chose incroyable, une tortue de mer est venue leur rendre visite.
Waouh ! C'est complètement au fond.
Waouh, c'est énorme ! La tête, elle est comme ça.
Truc de fou ! On a une chance incroyable de voir une énorme tortue sortie
de l'eau, qui est en train de creuser, qui va pondre ses oeufs. C'est un grand
spectacle. On est tous comme ça, bouche bée à observer.
Oh, temps suspend ton vol.
Les aventuriers ont la chance unique d'assister à un fait rarissime.
Cette tortue grosse tête est en train de pondre en plein jour.
Habituellement, elle ne se hasarde sur la plage qu'à la nuit noire et par marée
haute.
C'est superbe. C'est vraiment un moment émouvant. Un moment qu'on aime ou pas
forcément les tortues, mais moi j'adore ça. Je pense à une femelle qui laisse
toute sa portée là.
Et qui s'en va, et puis après, il se débrouille.
En tant que maman, c'est encore plus fort.
Sauf qu'elle, elle va en prendre des centaines pour espérer en avoir un.
Elle n'a pas d'heure pour prendre en pleine journée comme en pleine nuit. C
'est ouf, c'est impressionnant. Je n'ai jamais vu ça. C'est peut-être que
maturement, elle a besoin d'une périne jurale.
On n'a pas perdu une seconde de tout ça. Elle s'est hissée, elle a commencé à
creuser.
Donc là, on s'est mis loin parce qu'il ne faut pas la déranger, sinon elle fuit
tout de suite. Et dès qu'elle se met à pondre, elle est dans une sorte de
transe. Donc elle n'a plus peur de nous. Il ne fallait pas l'encercler quand
même, qu'elle ne se sente pas oppressée. Et puis du coup, on était là derrière,
on la regardait, on entendait son souffle assez rauque.
Tout le monde a vraiment respecté ce moment.
Je pense à un moment pour elle, un moment d'intimité. Mais voilà, nous, on
était là.
En plein milieu d'un accouchement, Andrés.
Elle est maligne en plus, parce qu'en plus, elle cache les pas, elle tasse,
elle tasse bien, pour pas qu'elle tourne en rond, pour pas qu'on capte où ses
oeufs sont.
On voit vraiment la nature, qu'elle est bien faite.
C'est énorme, c'est vraiment énorme.
Bienvenue que mes enfants soient avec moi pour voir ça.
Bon voyage ! La dortue, sa mission accomplie,
repart. Mais il est certain qu'elle restera à jamais.
dans la mémoire des rescapés de Kiyak.
Je me suis mis à l'eau pour la voir un peu évoluer dans l'eau.
Moment magique.
Je suis très très heureux d'avoir vu ça aujourd'hui.
Une journée pas terrible en plus.
Et bien finalement, c'est un très beau moment. Unique surtout.
Les Malabous, eux aussi, aimeraient bien faire une heureuse découverte pour
accompagner leurs poissons. Ça ne nous ferait pas de mal de trouver une manioc
aujourd'hui.
Trouver ce fameux manioc, c'est le mystère de l'île pour l'instant. C'est
incroyable. Alors on sait qu'il n'y en a pas beaucoup.
Et je pense qu'en effet, c'est vraiment compliqué à trouver. Mais moi j'ai dit,
je ne pars pas de l'île sans avoir trouvé une manioc. Ce n'est pas qu'il
est impossible de trouver, c'est qu'il n'y en a pas. Ce n'est pas compliqué.
Si on avait, on l'aurait trouvé, ça fait 10 jours qu'on le cherche. C'est
introuvable ce bagnole de merde.
C'est pas possible, on l'a fait partout.
Je repasse au même endroit.
Je regarde maintenant l'air.
Ça va être fou.
Si ça se trouve, on est passé à côté et puis on n'a pas vu. Mais c'est vrai que
tout ce côté-là, les sous-bois, on n'y a pas été encore.
On va finir cette partie et si on ne l'a toujours pas trouvé, on refait tout.
On va tourner en spirale jusqu'au centre.
Il n'y en a qu'un ? Ah ouais, c'est ça.
Je viens de trouver le manioc et c'est la racine du manioc.
Énorme, énorme.
C'est cool.
C'est moi.
Elle était grande. Ah ouais, finalement. C'est immense, ça fait 3 mètres.
3 mètres, facile.
Oh là là, je vais la garder, c'est la regarde.
C'est vraiment
l'euphorie pour les rouges ce soir. Tout semble leur sourire. En revanche...
Il se doute que côté jaune, ça doit plutôt être la soupe à la grimace.
On pense que c'est un mec qui va être éliminé. Le mieux pour eux, peut-être, c
'est d'enlever tout de suite l'homme le plus faible. Sans être méchante,
Christophe a un surplus de poids.
On est aussi sportif et on sait ce que c'est qu'une masse musculaire.
Et puis moi, honnêtement, j'ai regardé un petit peu sur le bateau hier et puis
là, j'ai vu un petit peu aussi.
Je pense que c'est dur pour lui, honnêtement.
J'ai besoin d'un homme fort.
Sur Kiyak, c'est une guerre de position.
Mohamed et ses deux alliés, Koumba et Christina, marquent à la culotte les
quatre autres aventuriers pour qu'ils ne puissent pas se mettre au point en vue
du conseil.
Avec Momo, ce qu'on aime bien faire, c'est que quand ils se réunissent, on
aime bien s'incruster avec eux pour les empêcher de comploter. Parce que c'est
notre seul choix, c'est le dernier truc qu'on peut faire.
On va être très entourés, les garçons, aujourd'hui.
Inapprochables. On va aller les rejoindre.
Je ne suis pas sûr à 100% du vote de Grégoire et du vote de Frédier parce qu
'on n'a pas vraiment eu le temps d'en discuter parce qu'il y a toujours eu
Oukoumba qui est venu un petit peu, ou Cristinol. Quand on voit quelqu'un qui
parle à deux, on essaie de savoir s'il ne se complote pas quelque chose.
Regarde comment il nous regarde.
Il est bien la tête celui-là. Il est bien la tête celui-là.
Imagine, il ne me pique pas.
Un quart d'heure après, je suis mort.
Il ne connaît pas ma vitesse.
On va le chasser.
Momo, il nous a dit que votre Linda, Christina aussi, s'est pris la tête
grave et qu'elle a dit Linda. Et moi, je me rajoute à eux pour essayer de nous
préserver parce que s'ils sont divisés, ça y est, c'est bon.
Moi, je vais voter contre celui qui, je pense, a apporté une mauvaise ambiance
dans le camp, donc Momo.
Vu le sketch qu'il nous a fait hier soir, je pense que je fais confiance au
bon sens de chacun pour prendre la bonne décision.
Moi, personnellement, Mohamed, c'est quelqu'un que j'apprécie, qui est très
méritant.
Sa démarche était très intelligente et très ouverte. J'aimerais bien le voir
aller un peu plus loin dans l'aventure. Je pense voter Christina.
Elle a eu une baisse de morale dès le deuxième jour.
Elle s'investit un peu moins dans la vie de camp.
Les filles, on lance la cuisson de l'igname.
Après, on va préparer tous nos sacs.
Moi, je vais remplir la gourde de sable, comme ça, j'aurai du souvenir.
Je ne suis pas sûre à 100% que ce soit moi qui sorte ce soir, mais je reste
dans l'esprit que j'en ai parlé au début de mon mal-être, donc les autres doivent
s'en souvenir.
Rien n'est joué, mais j'envisage le fait de sortir ce soir.
Bon appétit ! Je ne pense pas que Momo soit forcément le plus en danger, mais
après ce qui s'est passé, la discussion d'hier soir, ces tentatives d'alliance,
ça ne met pas du tout en confiance pour la suite de l'aventure.
Peut-être que...
Et je serai encore là demain.
Mais je ne regrette pas. Je ne regrette pas cette dispute.
Avec du recul, je ne regrette pas.
Autant Linda que Christina ou Mohamed se sentent en danger. Ils partent avec
angoisse vers le vote fatidique.
L'état de grâce des jaunes est terminé, il aura duré 7 jours.
Ces anciens, pour leur deuxième Koh-Lanta, n'ont pas encore connu le
stress du Conseil et de l'élimination. Et la décision qu'ils vont prendre ce
soir est lourde de sens.
Le vote s'annonce particulièrement indécis, d'autant que l'on sent les
premières alliances se former et les premières stratégies s'organiser. Ce qui
est certain, c'est que quel que soit le prénom de l'éliminé, ces aventuriers
aguerris doivent se servir du Conseil de ce soir pour mieux rebondir.
Bonsoir à tous.
Vous découvrez le conseil ce soir, c'est votre premier conseil. Alors, qu'est-ce
que ça représente de vivre une deuxième aventure face à des champions
olympiques, des champions du monde ? C'est impressionnant.
Freddy ? Je ne dirais pas que c'est impressionnant, c'est juste excitant. C
'est vrai que d'avoir une équipe en face aussi forte, ça pimente le jeu.
Là, la compétition est vraiment serrée, on l'a vu par les jeux qu'on a déjà
vécu. Moi, je ne m'attendais pas à des gens aussi péchus et qui sont vraiment
dedans encore, donc ils ont un avis.
Ils ont l'entraînement tous les jours. Pendant que nous, on va bosser, eux, ils
sont en entraînement tout le temps. Donc, ils arrivent, ils ont la patate.
Ils sont affûtés, sincèrement.
On se donne vraiment.
Vous avez été surpris par la qualité des sportifs ? Vous pensiez avoir des gens
beaucoup moins forts ? Oui, oui, oui.
Le niveau, il est haut. Mais vous vouliez quoi ? Vous vouliez des
sportifs... Moi, je croyais qu'ils allaient arriver avec un peu de ventre.
Des anciens, mais un peu plus anciens.
Vous imaginez avec des sportifs qui n'ont pas le niveau ?
Vous auriez aimé gagner toutes les épreuves ? Ben oui, oui.
Mettons Michel Platini, vous voyez, ça aurait été plutôt que Franck Lefebvre.
Vous auriez aimé que le plus jeune des sportifs ait 50-55 ans.
C'est vrai qu'on n'a pas la préparation.
Moi, personnellement, je n'étais pas du tout préparée à affronter des gens de ce
niveau-là.
Vous faites tous un petit complexe ? Grégoire ? Pas de complexe, on s'est
quand même pas mal débrouillé jusque-là. Et puis, niveau vie sur le camp, aussi,
on s'est débrouillé.
Vous êtes bien trouvé, Grégoire, avec Freddy ? Moi, quand j'ai regardé son
collantage, j'ai trouvé très arrogant.
Et puis, je ne sais pas, par la suite, je me suis dit... Vous n'êtes pas le
seul. Oui, oui.
Et puis, par la suite, je me suis dit, je suis sûr, c'est un gars sympa.
Et je suis sûr, on a les mêmes idées de la survie.
Et alors ? Le verdict ? Oui, ça se passe bien.
Quand il y en a un qui met la barre à cette hauteur, l'autre, il essaie d
'aller un peu plus haut, et ainsi de suite.
Une petite...
Concurrence saine. Oui, très saine, vraiment.
Ça vous a fait grandir ce premier Koh-Lanta, Freddy ? C'est vrai que j'ai
essayé de tirer les leçons de ma première aventure. Cette année, j'arrive
avec un nouvel état d'esprit. Je viens pour profiter des aventuriers, de leur
savoir, de leur aventure respective.
J'espère que je me suis amélioré. En tout cas, je fais tout pour.
Christophe, comment vous les jugez, ces deux petits jeunes ? C'est vrai que moi,
je suis plus fan de Grégoire parce que, bon, les années, je l'ai regardé à la
maison. Ma femme, elle adorait... Grégoire, c'est le mythe, quoi. Je veux
dire, tout ce qu'il faisait sur l'aventure, c'était super.
Et là, moi, de me retrouver avec Grégoire, c'est vrai que je suis
content. Et vous, Mohamed, est-ce que vous êtes un peu nostalgique de votre
première aventure ?
Ouais, je suis nostalgique. En même temps, je me sens un petit peu... Je me
sens un petit peu... Je me sens un petit peu arrivé dans une famille qui est déjà
composée, qui a déjà de forts liens et tout ça.
Est-ce que vous vous sentez un peu exclu ? Je me suis senti... Ouais, je vais pas
aller franchement. Au départ, je me suis senti...
Je me suis mis un petit peu en retrait pour observer un petit peu. Vous êtes d
'accord qu'Oumba, quand il explique avec beaucoup de pudeur Mohamed, qu'il se
sent un peu exclu ? Oui, je suis d'accord. Je comprends ce qu'il veut
dire. Je connais Mohamed, je le connais très bien. Je sais qu'il a un fort
caractère. Il a un caractère de leader, même s'il n'aime pas qu'on dise ça. C
'est un leader, c'est vrai.
Et là, non, il arrive en cours de jeu. Et puis, c'est vrai qu'il y a des gens
qui sont déjà imposés. Il y a des choses qui sont déjà faites. Puis, arriver
dedans et puis essayer de s'imposer, c'est très difficile. Donc, je comprends
ce qu'ils ressentent.
Linda, votre vision ?
de la situation ? Moi, je pensais que tout allait bien pour Mohamed, notamment
parce qu'il retrouvait Koumba. Donc, je m'étais dit, bon, ben voilà, ça va se
faire facilement. Il a une amie sur le camp, donc tout va bien aller. Et puis,
je n'avais pas ressenti ce mal-être jusqu'à ce qu'il en parle.
Il aurait peut-être fallu en parler dès son arrivée, plutôt que d'attendre trois
jours le temps qui rumine et puis que ça sorte après de façon pas forcément très
agréable pour tout le monde.
Est-ce que vous avez été un peu blessée à un moment ? Un peu blessée, oui, parce
que la discussion d'hier a...
C'était un peu violente.
On vous a reproché d'avoir rejeté les filles ? Oui, on s'est expliqué avec
Christina. Je pense qu'aujourd'hui, tout s'est bien passé et que les jours
prochains, ça se passera bien. On n'a pas les mêmes centres d'intérêt. Moi, je
pars souvent avec les garçons parce que j'aime ce qu'ils font.
Je suis curieuse. J'ai envie de voir.
Ils m'apprennent plein de choses. Je préfère partir avec eux que rester à
regarder le riz bouillir.
Est-ce qu'il y a eu des stratégies à un moment ou à un autre dans les dernières
heures, dans les derniers jours ? Kumba ?
Déjà, on en a parlé en groupe, on en a parlé et puis on s'est dit, il vaut
mieux prévenir que guérir.
On a voulu protéger nos arrières, donc moi, je suis partie voir Christophe,
mais c'était oui ou non.
Et pourquoi Christophe plutôt qu'un autre ? Parce que je me sentais proche
de Christophe à ce moment-là.
Alors moi, j'ai dit là, moi, je suis là pour me battre à fond contre les
sportifs. Moi, je n'ai pas encore fait de stratégie et je n'y ai vraiment pas
pensé parce que comme on gagnait les Jeux, on était complet. Donc, je ne vois
pas l'intérêt de faire déjà une stratégie à l'intérieur du groupe.
Christina, vous adhériez à cette stratégie-là ? Quand Kuban en a parlé à
Christophe, il suffisait de dire oui ou non.
Forcément, tu aurais dû dire en fait...
Parce que ça t'a un peu, tu vois... Pas du tout, parce qu'elle me dit, si tu ne
me dis pas oui, je demande à Freddy.
Ah non, non, non, là je ne suis pas d'accord.
Christophe, là je ne suis pas d'accord. Non, non, non, je ne t'ai pas dit ça
comme ça. Ah non, non, non, ah non. Bon, ça c'est le point de vue de Christophe,
votre point de vue.
Christophe ne m'a pas dit non, on va mettre les choses au plat.
Christophe ne m'a pas dit non, il m'a dit j'ai besoin de temps pour réfléchir.
On est d'accord. C'est vrai, Christophe. Ah, bien sûr.
J'ai dit, je ne suis pas prêt tout de suite à une stratégie. Je ne vais pas
aller. Donc, on était là tous les trois. On a dit, chacun à sa préférence. Moi,
ma préférence, c'était Christophe parce que j'étais proche de lui.
Christina a proposé, moi, je vais peut-être aller voir Freddy.
Et puis, un autre a proposé, chacun à sa préférence. Donc, moi, je suis parti
voir Christophe. Moralité, vous avez ratissé large en vous disant, on va
demander un peu à tout le monde et on va essayer de former le groupe le plus
sonné, le plus important. Voilà, on essayait de protéger nos arrières.
C'est de la protection, c'est tout. C'est de la prévention. Mais moi, je n
'ai pas dit de ma bouche, non, si tu me dis non, je Là, quelqu'un d'autre. Là,
je ne suis pas d'accord, Christophe. Tu m'as quand même dit, dépêche-toi parce
que... Non, je t'ai dit, donne-moi une réponse avant le jeu d'immunité.
Frédéric, comment vous avez vécu cette arrivée soudaine des stratégies ? Moi,
ce n'est pas ce qui m'intéresse dans un jeu comme Koh-Lanta. Pour moi, ça
devrait être le plus méritant qui gagne. Donc oui, ça m'a fait un peu peur.
Bon, maintenant, vous allez vivre le premier vrai moment difficile de cette
aventure. Mohamed, vous êtes le premier à aller voter. Allez-y.
Je vote pour Linda.
Sois vrai, arrête d'être fausse.
C'est à vous Grégoire.
Freddy, allez voter.
Linda, c'est à vous.
Je vote pour Momo, car depuis ton arrivée sur le camp, l'ambiance est trop
détériorée.
Allez-y, Christophe.
Allez voter, Christina.
Il manque un vote. Le vôtre, Koumba.
Voilà, sans plus attendre, je vais chercher l'urne et je procède au
dépouillement.
Mohamed.
Linda.
Linda.
Deux bulletins contre vous, Linda. Un seul contre Mohamed.
Mohamed.
Linda.
Mohamed. Trois bulletins contre vous, Linda. Trois bulletins également contre
vous, Mohamed.
Vous êtes sept au total. Il reste par conséquent un seul bulletin.
Mohamed.
Mohamed, prenez votre sac. Allez récupérer votre flambeau et venez me
rejoindre.
Mohamed, les jaunes ont décidé de vous éliminer et leur sentence est
irrévocable.
Vous pouvez leur adresser un dernier message.
Koumba, t'inquiète, ok ? Christina, c'est pas un problème.
Je voudrais juste évoquer les quatre autres.
Ici, on fait les beaux, on fait les gens, nous, on construit, nous, on est
des aventuriers, mais il n'y a rien, c'est du vent.
Moi, je dis ce que je pense, c'est tout.
Voilà. Salut Koum.
Salut Christina.
Mohamed est très aigri. Sa frustration est immense.
Car il rêvait enfin de gagner Koh-Lanta.
La semaine prochaine, la partie est relancée. Je vais me concentrer là où on
est le meilleur.
Les cartes sont redistribuées car c'est la réunification.
La réunification, c'est tout de suite.
Tous les aventuriers vont désormais vivre ensemble.
On va rencontrer, hein ? Je suis trop contente ! Mais cette réunion ne se fera
pas sans désillusion.
S'il te plaît, s'il te plaît.
Non mais arrête, attends.
Ni déception.
Les cœurs hésitent.
Mais l'aventure continue.
Quelqu'un sera éliminé sur le champ.
Le choc des héros, c'est vendredi sur TF1 à 20h45.
Mohamed, je vote contre toi car je pense que tu aurais dû t'intégrer au groupe
avant de tenter une stratégie.
Sans cette tentative d'alliance, je te l'ai dit hier, c'est sûr, je n'aurais
pas voté pour toi ce soir.
Depuis ton arrivée, tu introduis trop vite les alliances, ce qui a
pourri l'ambiance sur le camp. C'est une sorte de remise à zéro pour notre
équipe. Moi, je suis un grand aventurier, j'espère.
C'est une grande déception pour moi de sortir si tôt.
Moi, j'ai rêvé d'aller à la réunification, une fois la réunification
faite. Je pense que j'aurais fait ma stratégie aussi, avec Koumba et
Christina, pourquoi pas.
Et puis maintenant, ça ne s'est pas fait.
Après ça, je pense que je serais allé sur les poteaux.
Mais bon, le destin a roulé autrement.
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