All language subtitles for S11E02-Koh_Lanta-Le_choc_des_heros

af Afrikaans
ak Akan
sq Albanian
am Amharic
ar Arabic
hy Armenian
az Azerbaijani
eu Basque
be Belarusian
bem Bemba
bn Bengali
bh Bihari
bs Bosnian
br Breton
bg Bulgarian
km Cambodian
ca Catalan
ceb Cebuano
chr Cherokee
ny Chichewa
zh-CN Chinese (Simplified)
zh-TW Chinese (Traditional)
co Corsican
hr Croatian
cs Czech
da Danish
nl Dutch
en English
eo Esperanto
et Estonian
ee Ewe
fo Faroese
tl Filipino
fi Finnish
fr French Download
fy Frisian
gaa Ga
gl Galician
ka Georgian
de German
el Greek
gn Guarani
gu Gujarati
ht Haitian Creole
ha Hausa
haw Hawaiian
iw Hebrew
hi Hindi
hmn Hmong
hu Hungarian
is Icelandic
ig Igbo
id Indonesian
ia Interlingua
ga Irish
it Italian
ja Japanese
jw Javanese
kn Kannada
kk Kazakh
rw Kinyarwanda
rn Kirundi
kg Kongo
ko Korean
kri Krio (Sierra Leone)
ku Kurdish
ckb Kurdish (Soranî)
ky Kyrgyz
lo Laothian
la Latin
lv Latvian
ln Lingala
lt Lithuanian
loz Lozi
lg Luganda
ach Luo
lb Luxembourgish
mk Macedonian
mg Malagasy
ms Malay
ml Malayalam
mt Maltese
mi Maori
mr Marathi
mfe Mauritian Creole
mo Moldavian
mn Mongolian
my Myanmar (Burmese)
sr-ME Montenegrin
ne Nepali
pcm Nigerian Pidgin
nso Northern Sotho
no Norwegian
nn Norwegian (Nynorsk)
oc Occitan
or Oriya
om Oromo
ps Pashto
fa Persian
pl Polish
pt-BR Portuguese (Brazil)
pt Portuguese (Portugal)
pa Punjabi
qu Quechua
ro Romanian
rm Romansh
nyn Runyakitara
ru Russian
sm Samoan
gd Scots Gaelic
sr Serbian
sh Serbo-Croatian
st Sesotho
tn Setswana
crs Seychellois Creole
sn Shona
sd Sindhi
si Sinhalese
sk Slovak
sl Slovenian
so Somali
es Spanish
es-419 Spanish (Latin American)
su Sundanese
sw Swahili
sv Swedish
tg Tajik
ta Tamil
tt Tatar
te Telugu
th Thai
ti Tigrinya
to Tonga
lua Tshiluba
tum Tumbuka
tr Turkish
tk Turkmen
tw Twi
ug Uighur
uk Ukrainian
ur Urdu
uz Uzbek
vi Vietnamese
cy Welsh
wo Wolof
xh Xhosa
yi Yiddish
yo Yoruba
zu Zulu

Original subtitles

Bienvenue en Nouvelle-Calédonie, c'est ici, dans cette France du bout du monde,

sur le caillou comme on l'appelle, qu'un combat titanesque va avoir lieu. Vous

allez assister au choc des héros.

Et ces héros, ce sont des sportifs multimédaillés, des champions

olympiques, des dieux du stade, qui chacun dans sa discipline a prouvé son

courage et son mental d'acier.

Franck Leboeuf, vainqueur de la Coupe du monde de football en 1998, champion d

'Europe en 2000.

Myriam Lamar, cette fois championne du monde de boxe.

Wendald Pezra, médaille d'or olympique de danse sur glace en 2002.

Frédéric Jossinet, vice-champion olympique de judo en 2004.

Etilis, détentrice du record de France de triple saut pendant 10 ans.

Et Jamel Bourras, le géant.

champion olympique de judo en 96.

Ces gloires du sport français connaissent les efforts et la

souffrance. Ils ont savouré plus d'une fois l'ivresse de la première place.

Mais aujourd'hui, ils vont se confronter à la nature et aux autres. Ils vont se

mesurer à Koh Lanta, un combat qu'ils ne connaissent pas.

On les a vraiment, je dirais, atomisés.

On a les meilleurs. On n'a pas le droit à l'erreur. C'est comme quand on fait du

sport de nouveau.

On les aurait massacrés.

Concrètement, on veut qu'un sportif soit en finale.

Face à eux, des champions, des champions de Koh-Lanta.

Ce sont ceux qui ont gagné le plus d'épreuves, ceux qui ont marqué l

'aventure par leurs exploits.

Fréli, le surdoué de Palau en 2009.

Linda, finaliste en 2004.

Grégoire, le héros de 2007, athlétique et généreux.

Koumba, la gazelle de l'île des Pins en 2005.

Christophe, le musclé mais sympathique ch'ti de 2008.

Et Christina, la grande gagnante de 2009.

On est là pour gagner, on n'est pas là pour venir en tourisme.

Dans toutes les épreuves, on sera à fond.

On est là pour ça.

À ce niveau-là, je suis tolérante, zéro.

Il ne faut pas qu'on fasse zéro.

Si on perd trop de personnes, là, c'est foutu.

Alors qui prendra la main ? Qui sera conjugué exploit sportif et esprit d

'aventure ? Est-ce que l'expérience des anciens va faire la différence ? Ou bien

est-ce que la force physique, l'obstination des grands champions va

parler ? Difficile à dire.

En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'à la fin, il n'en restera qu'un.

Au nord de la Nouvelle-Calédonie, c'est un choc des titans qui a lieu. D'un côté

des champions de Volantat, les meilleurs aventuriers combattent ensemble.

L'optimiste et confiant Freddy est de retour.

Cet ingénieux ingénieur du nord, bientôt diplômé, veut en découdre.

Lui qui avait épaté la galerie l'an dernier était sorti victime des

stratégies. Pas deux fois.

J'ai vraiment envie de gagner avec panache, avec brio.

Il peut compter sur Grégoire. Fidèle en amitié et à ses principes, le valeureux

jardinier de Palawan, aux Philippines en 2007, n'a pas changé.

Généreux et débrouillard, il sait tout faire. La preuve, il vient d'offrir le

feu à son équipe. Je savais qu'avec un peu de patience, on aurait la flamme. 5

minutes après, on avait d'énormes flammes sur le camp.

Allumez le feu ! Le point fort de Christophe ?

Ce serait plutôt sa bonne humeur. On est unis comme les huit doigts de la main.

Le guéluron de Karamoan en 2008 s'est cette fois préparé comme un chef.

Cette fois-ci, je pense que je suis prêt.

Parole de ch'ti. Kumba aussi veut faire mieux.

La gazelle de l'île des Pins en 2005 a mûri.

Malgré des qualités athlétiques évidentes, gentilles, elle laissait

souvent la victoire à ses partenaires.

Faites attention, j'arrive et rien ni personne ne pourra se mettre en travers

de mon chemin.

Christina, elle, a déjà gagné. L'an dernier, en 2009, en Micronésie. Avec

six victoires à son actif, ce petit bout de Marseillaise est une dangereuse

concurrente. En tout cas, quand son moral est bon. Ça me gonfle de pleurer

comme ça.

S'il y a des moments où je suis bien, après je ne suis pas bien. Je ne sais

même pas ce qui ne va pas. Je ne comprends pas.

Il faut essayer de te reprendre. Il y a moins de six mois, justement, tu as

montré que tu avais le mental.

Linda s'est acharnée à la soutenir. Cette commerçante niçoise à grand cœur,

aujourd'hui maman, se souvient avec émotion de son collantin en 2004 au

Panama. Elle avait été finaliste. J'ai toujours autant d'énergie et je suis là

pour vous prouver que derrière la maman, l'aventurière est toujours là.

Face à ses anciens, ses aventuriers expérimentés, des novices, mais pas n

'importe lesquels, des sportifs de haut niveau.

Franck Leboeuf. Franck Leboeuf.

Champion du monde en 98, champion d'Europe en 2000, il a connu toutes les

gloires et toutes les pressions.

Sur Koh-Lanta, il souffre. On est venu là, c'était pour en chier un peu.

Mais il apprend, fidèle à sa philosophie. On a deux oreilles et une

bouche. C'est pour écouter deux fois plus de ce qu'on parle.

Djamel Bourras aussi en bave. Ce grand gaillard a faim.

Champion olympique de judo en 96.

Il a toujours surveillé son alimentation et son poids au gramme près. Un peu

bourru. Si on mange bien et qu'on a le feu et qu'on a l'abri, on peut bien

rigoler. Jamel garde quand même son sens de l'humour. Dont manque parfois Myriam

Lamarre. Septuple championne du monde de boxe, la demoiselle n'aime pas quand les

choses lui résistent. C'est une perfectionniste. J'ai vraiment l'envie

de réussir.

C'est un challenge, c'est une compète.

Frédéric Jossinet est plus réservé. Cette judocate, multiple vice-championne

du monde et d'Europe, sait se faire mal, mais elle n'abandonne jamais.

Je n'ai jamais abandonné sur un tapis de judo.

Ça ne commencera pas là-bas, je ne pense pas.

Pareil pour Gwendal Pesra.

Confiant en sa bonne étoile et ses compétences. Champion olympique de danse

sur glace en 2002 avec sa complice Marina Anissina, il sait que l'on n'a

rien sans rien. Pour lui, la persévérance est la première des

qualités. J'espère être fort, j'espère que j'aurai avec moi des gens qui seront

aussi forts et justes et qu'on va tous sortir grandis de ce jeu.

Pourtant, au bout de trois jours, les sportifs n'ont toujours pas le feu.

Franchement, c'est dur.

Et en plus, ils ont perdu leur première épreuve d'immunité et ont alors choisi d

'éliminer la douce Béthylise, spécialiste du triple saut. Et leur

sentence est irrévocable.

Les sportifs rentrent toujours aussi affamés de leur premier conseil. Ils n

'ont retenu qu'une seule information.

L'herbe grasse en bordure de plage est comestible. C'est du pourpied. C'est ça,

pourquoi ? Regarde.

Ouais, ouais, c'est ça, ouais.

C'est un peu salé.

On en est, on bouffait de la merde.

Super bon.

Il doit y avoir des crabes aussi, par contre.

On peut le manger, celui-là ?

C'est fantastique. C'est comme

une bonne baguette.

Les crabes, on est content parce que c'est des proies faciles.

On va bientôt pouvoir faire un duet.

Surtout si on a le feu, on pourra se les faire cuire.

Et puis, craberie, bulot, pourpied, je pense qu'avec tout ça, on a de quoi être

heureux.

Bien joué ! Jam, c'est comme ça qu'il faut faire.

Ça ressemble à quoi ? Un hamburger.

L'art du sportif, c'est de se mettre dans les meilleures conditions possibles

avant pour être super performant à un moment précis.

Et là, on a toutes les plus mauvaises conditions possibles pour arriver à être

le plus performant possible.

Les déconvenus sont légion pour ces athlètes de haut niveau. La faim les

tenaille et ils ont perdu ce soir l'une des leurs.

Bonne nuit tout le monde.

Une chose est claire, à l'aube de ce quatrième jour d'aventure, ces Robinson

improvisés doivent trouver à manger.

Il doit être 6-7 heures. Mais bon, moi je ne suis pas un gros dormeur et dormir

c'est mourir, donc voilà.

Franck, amoureux de la bonne chair, ne tient plus.

On va essayer de trouver quelques poissons, quelques crabes, poulpes, on

verra, on va voir ce qu'elle a trouvé.

On prêt la vache pour le lundi matin.

Elle n'a pas trop le choix, c'est la dernière qu'on a.

Que gaffe, ça va déporter, non ? Moi, s'il y a de la coco tous les jours, ça

me barre.

Parce que dans pas longtemps, je vais détester, mais je préfère qu'avec les

haricots qu'on trouve sur la plage, ça n'a pas fait du bien. Au ventre, ce

matin, mon corps a dit non.

Ça, pas possible pour toi.

Je n'arrive plus à supporter la coco.

Je prends les haricots et là, on va les pêcher.

C'est derrière avec les machettes, parce qu'il n'y a que le porc.

On a dit qu'on allait en bouffer.

Ça doit être sacrément dégueulasse.

Tant qu'on n'a pas essayé, on ne sait pas. C'est justement ce que s'apprêtent

à faire Gwendal et les filles. Ils ont localisé une colonie d'arapèdes,

mollusques à l'aspect peu engageant au premier abord.

Ça te fait penser à quoi ? Allez,

essaye avec moi.

Ça a goût de noisette, pas mieux.

T'as le goût de crame.

Oh, garçon !

Un steak ! On va pas bouffer ça pendant 10 jours encore.

C'est pas une langue de bœuf, mais pas loin.

Je kiffe ma life, comme disent les jeunes.

Maman, c'est pas grave, c'est ce qu'on peut, survivre.

C'est quoi, c'est un serpent ? Il arrive vers toi, le serpent.

Viens, on va bouffer ça, toi.

Dans l'eau, il va plus.

On commence à s'y habituer, on en voit tous les jours, quasiment.

Je suis impressionnée qu'il y en ait autant.

Donc là, on va faire gaffe puisqu'on va aller un peu chasser dans le coin.

Hé, hé ! Vénitier ! Là, il y a à manger pour la tribu, là.

Miam, miam ! Tout peut-être se mange, hein, dedans.

Ça, là, moi, j'y aurais moyen, mais... Ah non, c'est pas possible.

Avec le porc, déjà, on a l'impression de bouffer une sous-food.

C'est énorme. À part un petit morceau comme ça qui ressemble à une coquille

Saint-Jacques et on va dire potable, le reste, ça fait un petit peu peur.

Allez, il faut se forcer un peu là-haut. On est surtout là pour prendre des

forces. Si on a une épreuve cet après-midi... Le menu n'était pas des

plus appétissants.

Pourtant, les mêmes mets cuits seraient un délice.

La vie est mal faite.

C'est un autre genre de plat que les jaunes tentent de s'attaquer ce matin.

T'as vu les lorrains ? Ah oui, oui.

Tu vois plus ? Là-bas au fond, tu vois ? Ah ouais, d'accord.

C'est là.

Tout au fond, ça a bougé là-bas. C'est énorme ! On est au taquet sur le requin.

C'est vrai qu'un requin, c'est le mangeur d'hommes, c'est un vrai

challenge.

Il y a une part de frissons, une part de compétition. Et donc voilà, on a essayé

avec Grégoire et Linda de l'attraper.

Tu le vois encore ? Non.

Va là-bas, vers le volier.

Il est là,

il est là, il est là.

Il est là, il est là, il est là.

Je ne déplaçais pas très vite, donc on a réussi à le courser pendant une dizaine

de mètres.

Et à un moment, il s'est senti bloqué par une barrière de rocher. Et donc là,

il a foncé sur nous.

Il m'a touché le pied.

Il m'a touché la jambe légèrement avec sa queue.

J'ai mis ma main, mais en même temps, c'est tellement rapide. Et puis, il y a

toujours, malgré tout, cette appréhension.

Ce serait bête de me faire chiquer un doigt.

Et puis, du coup, là, si tu te fais mordre, à mon avis, tu sors direct du

jeu. Le son, c'est que maintenant, quand on ira plonger, on ira plonger à deux.

Il doit certainement y en avoir plein d'autres.

Donc, la prochaine fois, on ira systématiquement à deux. Dans nos têtes,

on l'a attrapé, mais malheureusement, on ne l'a pas sorti de l'eau.

C'est vraiment un moment unique, quand même.

Courir après un requin.

Pour démarrer la journée, c'est pas mal.

Moi, je ne suis pas pour aller courir après parce que de toute façon, on ne

pourra pas le capturer parce que c'est des espèces protégées.

Donc, je me dis aller courir pendant un quart d'heure ou une demi-heure dans l

'eau, s'épuiser, risquer de se blesser.

Pour à la fin, de toute façon, on ne pourra rien lui faire.

Effectivement, même si le requin a peu d'amis, il est protégé. Et à raison,

tant la surpêche a fait des dégâts de par le monde sur les populations de

squales indispensables à l'équilibre de la chaîne alimentaire.

Cela ne préoccupe pas Kumba et Christina en cet instant. Les deux jeunes femmes

sont mal à l'aise, comme à part du groupe, sans en venir la stratégie. Je

crois qu'ils veulent manger maintenant.

Ça donne faim depuis ce matin, on n'arrête pas.

Ça donne faim.

On s'est retrouvées toutes seules parce que les quatre autres sont parties

repérer les coquillages, essayer d'aller faire un petit peu de pêche.

C'est beau.

On se croirait dans un aquarium.

Franchement. Avec Christina, c'est vrai qu'on aime bien rester toutes les deux,

toutes seules sur le camp. On ne va pas les suivre comme des moutons si on n'a

pas envie d'y aller. Ce n'est pas obligé d'être tout le temps, tous les six

ensemble.

Christina et Koumba me semblent un petit peu trop en retrait. Ils s'investissent

peut-être un peu moins sur la vie de camp.

Ils profitent beaucoup du soleil. Je ne sais pas si c'est parce qu'ils n'ont pas

encore trouvé leur marque, s'ils ne sont pas vraiment à l'aise. Je ne sais pas

pourquoi, mais c'est vrai que pour l'instant, ils sont en retrait.

Quand je vous ai appelé, vous n'avez pas vu ? Tu as vu ce qui frétillait ou pas ?

Oui, ça frétillait à mort.

On se méfie quand même.

Je sens que s'il y a un conseil, ce sera entre moi et Christina.

Il n'y a pas eu encore d'alliance, il n'y a pas eu encore de complot, mais je

pense que dès nos premières défaites sur un jeu d'immunité, ça va forcément

arriver très vite et ce sera à ce moment-là que les alliances se créeront.

On essaie de s'accrocher à eux, mais si on ne veut pas de nous.

Tant que je ne les connaîtrais pas à 100%, je me méfierais d'eux. Sauf avec

Christine.

Linda m'adresse à peine la parole.

Pourquoi, je ne sais pas. Pourtant, je me suis confiée à elle. C'est la

personne vers qui je suis allée quand je me suis mis à craquer, que j'ai pleuré.

Elle m'a réconfortée, elle m'a remonté le moral. Mais c'est vrai que depuis, il

n'y a pas grand-chose qui se passe entre nous. Peut-être qu'elle ne m'apprécie

pas ou je ne sais pas.

Après, je n'ai rien fait pour qu'elles ne viennent pas me parler.

J'ai toujours dit que je suis plus à l'aise avec les garçons. Je m'entends

bien avec eux, je me sens bien. Ils sont dynamiques. Le matin, dès qu'on se lève,

on n'arrête pas parce qu'il y a tellement de choses à faire.

On n'est pas là pour s'ennuyer.

Je ne suis pas venue là pour faire de la figuration.

Je suis venue là pour m'éclater, pour profiter de tout ce qu'on peut voir et

découvrir.

Linda est émerveillée par le site enchanteur de Thillac.

La niçoise ne comprend pas le peu d'engouement de ses deux consœurs.

Eh, vous venez manger ? Chez les Malabous, on est loin de s'attarder sur

la beauté des paysages. Le souci reste le même, se nourrir.

On a le bénitier et puis on a plein de cloportes là.

Eh, il faut vous forcer un peu, on a besoin d'énergie pour cet après-midi.

Et pourtant, les aventuriers font la fin mouche.

Allez, je veux pas le savoir, venez manger.

Allez !

On leur prépare un super repas avec tout ce qu'il faut pour qu'ils aient des

forces pour cet après-midi et ils font le nez dessus.

Les enfants.

On ne peut pas manger aussi n'importe quoi. Si c'est pour tomber malade, c'est

encore moins bien. Ce sera en défaveur de l'équipe. Je pense que c'est

important de manger le plus possible. On devrait se forcer un peu. Pour prendre

des forces, c'est une chance qu'on ait ces ressources.

L'aldoniqué, il faut qu'on le mette au frais, sinon tout va être foutu.

Wendal, je l'avais connu il y a dix ans, c'était un garçon charmant et pas de

problème. Je ne l'avais pas connu comme ça.

Moi, je sais, il faut faire comme ça, suivez-moi et ne vous planterez pas. Et

à la sortie, toujours pas de feu, pas beaucoup de poissons, pas beaucoup de

succès.

Et c'est vrai que tu fais un peu le chef, tu fais un peu celui qui commande

et fais attention parce que c'est le meilleur moyen de se faire éliminer.

L'ancien footballeur, habitué au fonctionnement en équipe, est

particulièrement agacé par les décisions qui ne sont pas prises en groupe.

Et bien justement, c'est le moment de la jouer collectif. L'épreuve de confort

est annoncée, il est temps de faire jouer la cohésion de groupe pour espérer

améliorer le quotidien.

À se courir après, on finit par se faire rattraper.

Voilà, c'est ça.

Il faut garder de l'énergie là au chat. Normalement on est un peu plus fort, un

peu plus endurant.

Là, il va falloir qu'on se batte.

Normalement, ça devrait être bon. La résistance à l'effort, là, on va pouvoir

en parler.

Ça va bien, hein ? Amène une gourde, amène une gourde. On va nettoyer, on va

manger. Faut se prendre des pommes, ça va bien.

Prends des... Ça, franchement, c'est pas mal.

Heureusement que j'ai pas acheté les cloportes et puis le penitier qu'on a

trouvé tout à l'heure, parce que... Après le passage du facteur, ils ont

commencé à avoir faim, d'un coup.

Donc, chaque compète, on fait attention à ce qu'on mange et surtout, on mange

bien.

Avoir de l'énergie au bon moment, là c'est la même chose, c'est dans nos

habitudes. Avoir aucun regret après, c'est tout donner vraiment jusqu'à l

'épuisement. L'important là, c'est de ne pas participer.

Bonjour à vous les jaunes !

Bonjour les rouges. Bonjour.

Les rouges, sachez que les jaunes ont réussi à faire du feu. Ou plus

exactement, Grégoire, le grand maître du feu de l'équipe des jaunes, est parvenu

avec de la braise à faire du feu. Et vous devriez peut-être utiliser comme

bois du bambou.

Aujourd'hui, c'est un jeu de confort, le deuxième jeu de confort de cette

aventure qui peut vous permettre, en cas de victoire, d'améliorer encore votre

survie. Ici, vous découvrez un sac en toile de jute avec à l'intérieur.

Du fil de pêche, des hameçons, un filet, palme, masque et tuba. Encore faut-il l

'emporter. Et l'épreuve du jour est particulièrement exigeante,

particulièrement difficile.

Par conséquent, j'ai décidé de vous donner, à vous les rouges et à vous les

jaunes, un renfort.

Et on va commencer par vous, les rouges. Celui qui va vous rejoindre est le

maître absolu de sa discipline, deux fois champion du monde.

C'est un peu une tête brûlée. C'est...

le plus grand spécialiste mondial de roller. Il est connu dans le monde

entier. Celui qui vous rejoint aujourd'hui et qui appartient à l'équipe

des Rouges, c'est Ty Chris.

Ty Chris ! Ça, c'est incroyable de voir les potes.

Je ne vous attendais pas là. Salut.

Tu vas bien ? Ça, c'est trop drôle. Tu vas bien ? Vendel Pezra.

Le fait d'accueillir Taï Cris et un physique impressionnant, c'est une

valeur sûre pour les Rouges ? Taï, c'est génial parce qu'il a un super bon

esprit, super pote.

En plus, c'est un fou qui fait des choses incroyables. Donc, on sait qu'il

n'aura pas peur de se faire mal parce que lui, il y va toujours à fond et puis

il a l'air pêchure.

Moi, j'ai toujours rêvé de participer à Koh Lanta et donc j'attendais ce moment

vraiment impatiemment. Je vais essayer de profiter de chaque seconde et de me

lancer à fond, de ne pas avoir peur et essayer de dépasser mes limites.

Les limites, Taïg, il ne connaît pas. Vous êtes prêts pour la grande aventure

? C'est parti.

Les rollers au pied depuis près de 30 ans, Taïg se joue de la pesanteur.

Défier les lois de la gravité, c'est son quotidien.

Véritable star planétaire de sa discipline.

115 compétitions au total, dont 75 victoires et 6 fois pas sur le podium.

Taïg est le spécialiste français des figures acrobatiques sur rampe.

Plusieurs fois champion du monde et surtout vainqueur des mythiques X Games

en 2001, l'équivalent des Jeux Olympiques pour les sports extrêmes. Les

compétiteurs, il y en avait qui étaient beaucoup plus doués que moi.

Sauf que moi, j'arrivais mieux à préparer mes enchaînements. Je faisais

toujours le petit plus qui me faisait gagner.

À 34 ans, Taïg a quitté la compétition.

Mais il n'a pas raccroché les rollers. Salut à tous et bienvenue dans le Take

Show. Il anime tous les mois une émission de sports extrêmes diffusée

dans 52 pays et il s'est lancé un défi totalement fou. C'est de sauter de la

tranche, premier étage de la tour Eiffel, à 40 mètres de haut en faisant

des sauts périlleux à la descente et d'atterrir en roller sur une piste de

réception qui monte à 25 mètres.

Taïg est une boule d'énergie, une pile électrique en perpétuel mouvement, à l

'image de son enfance bohème aux quatre coins du monde.

J'ai eu la chance d'avoir une éducation totalement différente de la plupart des

gens parce que je n'ai jamais été à l'école. Quand j'étais gamin, on avait

une carte du monde et on regardait comme ça mon frère et moi, on disait hop, on

veut aller là et sur le lendemain, on prenait les billets d'avion et on

partait. Tout le prédestiné à l'aventure et aux exploits. a commencé par son

prénom, Taïg, capable en langue berbère. Aujourd'hui, c'est à Koh Lanta qu'il s

'attaque. Ça fait du bien, ça décrase. Et Taïg s'est préparé.

Renforcement musculaire et surtout endurance, à 50 km heure sur le bitume

parisien. Il y a aussi un point très très important qui a toujours été ma

force au fil des années, c'est que je ne craque jamais dans les moments

difficiles. Alors là, maintenant que j'ai dit ça, ça va être dur de ne pas

craquer. Mais jusqu'à aujourd'hui, je ne craque jamais.

Taïkris, voilà votre foulard rouge. Vous appartenez donc à cette tribu des

champions. Et votre tribu s'appelle la tribu des Malabous. Voilà. Merci.

Alors les jaunes, vous vous doutez bien que je n'allais pas vous laisser à 6.

Vous aussi, vous méritez un renfort. Et c'est un homme que je vous propose d

'accueillir. Un aventurier de Koh Lanta.

Il a disputé son Koh Lanta en 2005.

Il a remporté 4 épreuves d'immunité.

Il était sur les poteaux.

Celui qui vous rejoint, et je sais qu'elle a déjà énormément d'émotions, c

'est Mohamed.

Mohamed,

ça c'est un accueil chaleureux. Prêt ?

Qu'est-ce que ça vous fait, Koumba, de retrouver Mohamed ? Que d'émotion,

franchement. Que ce soit un autre aventurier, j'aurais été content, mais

Mohamed spécialement. Alors là, c'est le plus beau cadeau que vous m'ayez fait,

franchement. C'est pas le moment de pleurer.

Mohamed, vous rêviez de tenter à nouveau l'aventure.

Je sais que vous aviez éprouvé une certaine frustration d'être éliminé si

près du but. Le dernier jour de votre premier Koh-Lanta, vous avez l'occasion

ici, peut-être de prendre une éclatante revanche.

Je suis très content d'être là.

Mohamed, je vais vous demander de vous avancer.

Et je vais vous remettre votre foulard jaune. Vous appartenez à cette tribu

thiaque.

Freddy, c'est un renfort utile pour votre équipe. Oui, quand on voit comme

est taillé Mohamed, c'est sûr que ça va être un vrai avantage, surtout pour une

épreuve qui s'annonce très difficile comme celle qu'il y a derrière.

L'épreuve, c'est tout simplement une poursuite que je vous propose sur un

parcours circulaire. Vous allez partir de part et d'autre de ce parcours. L

'équipe qui rattrape l'autre l'emporte.

Vous allez avoir sur le dos Ce cordage imposant qui est humide, grosso modo 60

kilos, c'est une épreuve physique avec un enjeu extrêmement important.

Mais auparavant, puisque les rouges, vous êtes en infériorité numérique, une

jeune femme chez les jaunes ne participera pas à cette épreuve. Kumba,

Linda, Christina, celles qui tirent la pierre noire, ne participent pas à l

'épreuve.

Christina, tendez la main, retournez, ouvrez.

Eh bien, vous allez venir me rejoindre. J'en étais sûre, toujours. Et vous allez

pouvoir encourager Mohamed et tous les jaunes. Allez vous mettre en place.

Les rouges, les jaunes, regardez ce qui vous attend en plus dans la récompense.

Le harpon en cas de victoire. Mais pour ça, il faut être capable de rattraper l

'autre équipe.

3, 2, 1.

Le principe est simple. Les deux tribus se poursuivent autour d'un ovale de 80

mètres environ.

Celle qui rattrape l'autre l'emporte.

Taïd est en forme. C'est au pas de course que le champion de roller

entraîne sa nouvelle équipe. A la mi-parcours symbolisée par la valise,

les rouges ont une légère avance.

Mohamed aussi imprime un bon rythme, mais le garçon s'est beaucoup chargé par

rapport à ses camarades.

Le terrain est glissant, mais personne ne faiblit.

Pour l'instant, avantage pour les rouges.

Franck patine, mais qu'importe.

Les rouges se rapprochent dangereusement, alors que la cordée

jaune accuse l'eau.

Toujours pris le meilleur départ ! On avance pas

là, accélérez !

On n'a même pas eu le temps de se fatiguer.

Mais c'est normal, on marche.

On est en train de marcher. On suit, tu sais, le rythme. C'est pas de réponse,

mais on regarde.

Il y a l'immunité.

L'immunité, c'est plus important.

Les Rouges, quelle prestation, quelle puissance, quelle démonstration de

force. On vous a sentis particulièrement motivés. Thaï ?

Arriver dans une équipe et repartir avec une victoire, on ne peut pas imaginer

meilleur scénario. C'est vraiment génial, surtout qu'on va pouvoir faire

de la pêche sous-marine. J'adore ça et je pense qu'ils ont très faim.

Mais il faut quand même rappeler, ce n'est pas une victoire d'immunité.

Donc, il faut quand même mettre un peu le frein.

C'est une première victoire, mais ce n'est pas la fin de la guerre.

N'empêche, il ne faut surtout pas bouder votre plaisir.

Vous allez repartir avec ce kit de pêche, plus le harpon pour les

spécialistes de pêche sous-marine.

Bravo encore pour cette victoire, les Rouges.

Et à demain pour la prochaine épreuve d'immunité.

Moi je dis que ça s'appelle une rousse.

C'est un niveau 1 et 1 et 2 et 3, 0 là. Franck Leboeuf est content, cette

réussite lui rappelle même les grandes heures de 98.

Donc on a juste couru, on a suivi nous.

Et ça a été une trempe, on a fait ça 1, 2, 3, 0, facile ça. Là il y a une super

bonne énergie, il faut la garder comme ça.

Viens là, viens là, viens là, on a la bouche.

Franchement, je suis surpris. Qu'est-ce qui s'est passé, Christina ? Je vous ai

vu remonter sur le ponton particulièrement énervée.

Parce que je n'aime pas les défaites. C'est toujours difficile à accepter. Je

trouve qu'on était trop mou. On n'était pas assez rapide.

Koumba, selon vous, qu'est-ce qui a péché dans l'équipe des Jaunes ? Momo

avait une grosse charge devant lui. Je n'arrêtais pas de crier, de se

distancer. Je faisais juste de se distancer à l'intérieur, au milieu,

plutôt que de laisser lui porter le tout et d'être serré au milieu. J'avais un

peu de corde, mais tout le monde avait de la corde.

Je suis dégoûté. Je suis arrivé dans une équipe.

On compte sur moi.

Je fais pas le truc, c'est pas bon.

Vous en voulez, là ? Ouais, un petit peu. Moi, je suis un compétiteur.

Mais bon, voilà.

Bon, les jaunes, demain, je vous retrouverai pour la deuxième immunité.

Si vous voulez rester au complet, il faut gagner.

Et je vous dis à demain. Et bonne aventure à vous, Mohamed, qui venez d

'arriver.

Mohamed, t'en veux pas. De toute façon, c'est demain.

L'épreuve qu'on veut vraiment gagner, c'est demain.

C'est ça qui fait tout.

Putain, ça m'énerve.

Je rentre sur une défaite. Putain, ça le fait pas.

Ça ne le fait pas de rentrer, en plus ils m'ont mis devant.

Ils peuvent être déçus forcément.

Ils vont cibler le premier mec qui est arrivé, mon dernier, moi.

Non, il faut que vite, je me réadapte vite.

Mais je vais essayer de m'adapter vite.

Vite.

Très vite.

Ce sont des sportifs remontés, réconfortés, qui rentrent sur leur camp.

Vous avez une belle baraque quand même. Je vais me mettre direct en short.

Entrer dans le jeu en gagnant une épreuve, c'est toujours génial. Ça se

passe bien, j'ai été super bien accueilli, donc ça c'est génial.

Regarde ce que je te disais.

Ça te donne envie, ça ? Il faut que tu sois dépucelé, là.

Ah non, non, non, attends.

Vas-y, je le fais avec toi.

Allez, t'es obligé.

Non, c'est bon, arrête. Tu trouves ça bon ? Oui, c'est bon. Qu'est-ce que tu

lui as donné ? Le morceau blanc ? Je lui ai donné le pied, c'est ce qu'il y a de

meilleur. Quel pied ? Le truc blanc, là ? Oui. C'est extraordinaire, ça c'est du

caviar, fils, au bout de trois jours.

Les Malabous sont un de plus, et quelle nouvelle recrue ! Tous voient en Taïkris

presque un surhomme.

Taïk, moi je le connais bien, et je connais son état d'esprit, c'est un

battant. En même temps, c'est quelqu'un qui...

se font dans un groupe assez facilement. Donc c'est vraiment tout bénéfice pour

nous. Je crois que ça nous a un peu boosté aussi.

Elle est en active.

Essayons de faire du feu. Quand il est arrivé, il était déjà super heureux de

nous retrouver.

Mais quand il a débarqué sur ville, on aurait dû y avoir un gamin au milieu des

jouets qu'il vient de recevoir à Noël. Comment tu trouves notre cabane ? C'est

bien. C'est super. C'est génial. Ça va, non ? Ah ouais, franchement, bravo.

D'avoir vu Taï qui est arrivé, ça m'a fait énormément plaisir.

Il y a eu plein d'énergie là.

En plus, nous, on était un peu affaiblis parce qu'on n'avait pas mangé depuis

trois jours.

Mais au moins, lui, il arrive avec plein d'énergie, il peut aller nager, il peut

aller pêcher, alors que nous, on était un peu fatigués.

Allez, j'y vais, je vais boire.

Je vais essayer d'apporter le maximum d'enthousiasme et d'énergie. De toute

façon, je suis quelqu'un qui ne peut jamais baisser les bras.

Même si je ne mange pas pendant une semaine et je ne dors pas et le moral

est à plat.

Je me lèverai tous les matins avec la pêche à essayer de motiver les troupes.

Il faut se démener.

Taïg a senti tous les espoirs que les rouges plaçaient en lui. Du coup, il

part immédiatement tester le fusillard.

Je vais essayer de faire de mon mieux, amener même des petits poissons, mais en

amener le plus possible. Si avec tout ça, je n'arrive pas à en ramener, ce

serait vraiment dramatique.

C'est raté, Taïg a échoué, mais il est rassuré, la mer est généreuse par ici.

Vraiment, il y a beaucoup de poissons. Par contre, je ne suis pas au point, il

faut vraiment que je reprenne l'habitude de pêcher, mais c'est clair, j'en ai vu

des comme ça, plein quoi.

J'ai même vu une énorme tortue, c'est génial.

L'énergie de Taïg remotive les troupes, à tel point que Franck et Jamel se

risquent eux aussi à la pêche, avec une technique bien particulière.

Oh putain, on est tombés bien bas.

Pendant ce temps, Gwendal et les filles, de leur côté, se retroussent les manches

pour une nouvelle fois tenter de faire du feu.

Allez, nouvelle corde. Corde neuve.

On va y aller.

Conseil de Denis tout à l'heure d'utiliser du bambou. Donc le toit a des

lattes de bambou et donc on détruit un peu certaines parties du toit pour

pouvoir utiliser ce bambou. Force pas trop, force pas trop.

Je force pas.

C'est bien là, ça se démarre direct.

On ne regarde que la corde.

D'accord ? C'était bien là.

Je sens la fumée là. C'est bon, c'est bon.

On continue, c'est bien.

Tu ne vas pas jusqu'au bout Gwen. J'ai mes doigts au bout.

Non, ne souffle pas.

Eh bien si, ça accentue.

On ne lâche pas.

On essaye, on essaye.

Gwen, ça a accentué la... Non, tu l'as refroidie. Tu ne peux pas souffler tant

que tu n'as pas mis les bras gardés. Denis, tu vois, ça fume. Vas-y.

Vas-y, vas-y.

Mais il ne faut pas souffler comme ça, tu envoies de la buée avec ta bouche. Et

tu souffles avec quoi toi ? C'est loin.

Non mais regarde, on n'a pas fait de brêle.

Si on a le faux, c'est le top quand même.

Là, on est bien parti.

Allez, allez, allez.

Allez, on essaye, on essaye, on essaye.

Mais oui, attends.

Putain, t'as vraiment cramé ? Là, j'ai une cloque.

Ça m'a enlevé la peau. On n'a pas de feu, on arrive à se brûler.

Gwendal en rage.

Myriam s'est brûlée, mais les sportifs n'ont toujours pas le feu.

En Nouvelle-Calédonie, sur Piac, chez les anciens candidats de Koh Lanta.

Au fait, prenez du bois au passage.

Mohamed, l'aventurier charismatique de 2005, n'est pas en forme.

Après la piètre épreuve que j'ai faite.

Il vient de subir une défaite à peine arrivée et ce gagneur dans l'âme a du

mal à l'accepter.

Rien du tout.

Nous, on a l'expérience de la survie. C'est un avantage, je pense.

Ils n'observent pas le feu, non ? Voilà, Greg, il a su faire du feu.

Nous, on a cet avantage-là.

Ils ont peut-être les jambes. On verra s'il a été tessu.

On va essayer d'attraper du bénitier. Il faut vite faire ses preuves.

Très important.

Mohamed le sait, c'est dans les premiers instants que l'on fait ou pas une bonne

impression. Alors le jeune homme fait ce qu'il sait faire, rapporter à manger.

Momo Sachar, je crois qu'il se sent coupable d'une part par rapport à l

'épreuve de confort qu'on a perdue cet après-midi, et puis d'autre part, il

veut montrer qu'il peut être utile sur le camp, donc pas d'être dans l'ombre,

par exemple, de Freddy, Grégoire et de Christophe.

D'arriver comme ça en cours de jeu, il doit faire ses preuves très rapidement

pour montrer qu'il a son utilité.

Je comprends très parfaitement qu'il s'acharne à ramener des bénitiers. Je

pense qu'il faudra quelques jeux pour se rendre compte de ses atouts et de ses

forces. Moi, j'aurais fait des dégâts avec un arpon.

Il y a des poissons comme ça ! Monstreux ! Tu fais des bons sushis avec ça.

Je ne voudrais pas être à sa place, c'est vrai.

Mais c'est tout de suite mis dans le gros.

Et puis, il a une bonne force physique. C'est bien.

Tiens, Frédéric.

Pour ce faux pas, Mohamed avait été sanctionné et exilé seul pendant 24

heures sur un îlot battu par les vents. Aujourd'hui, 4 ans après, il préfère en

sourire. Le retour de M.

Seguin. Mais cet incident n'a pas entaché son aura.

À Colombes, sa ville, en région parisienne, il est toujours Mohamed, l

'aventurier de Koh Lanta. Il représente l'énergie, il représente l'envie de s'en

sortir. Il est aussi ancré dans le paysage de sa ville. Donc tout ça, moi,

je trouve que c'est très important.

Et puis, il est un bel exemple pour les plus jeunes. En effet, à son retour,

Mohamed a pris sa vie en main. À l'époque, j'étais chauffeur de car en

2005. J'ai appris un petit peu à connaître le business, le commerce, tout

ça, machin.

Et l'idée, c'est de se lancer, quoi.

On ne va pas mourir con.

Avec son frère, il travaille actuellement sur un projet de complexe

sportif en Asie. Des terrains de foot couverts et climatisés. Un bon moyen

aussi pour oublier sa grande désillusion.

Ça fait 5 ans que tous les jours, je pense à cette aventure. Je pense aussi à

cette victoire qui est passée sous le nez.

Je me dis que j'aurais bien voulu gagner.

Il faut dire qu'en Nouvelle-Calédonie, Mohamed a excellé avec ses 4 totems

individuels remportés. C'est sûr, Mohamed avait tout fait pour gagner Koh

Lanta. Tout.

Ou presque.

Oh putain.

Le pire souvenir, quand on tombe du poteau, dit-tu une clémence, elle te dit

non, bah écoute, je te choisis pas.

Ça, je l'ai encore en travers de la gorge.

Je serai finaliste face à Francis.

Troisième, ça se digère pas.

Frustré, déçu, Mohamed accordera difficilement sa confiance.

Les gens, on sait pas comment ils sont, on sait pas comment ils pensent. J'ai

peur qu'on me mette à l'écart.

Mais il suffit qu'il y ait quelque chose qui me gêne ou quoi, je peux vite m

'emporter.

C'est ce dont j'appelle.

Mon intégration dans l'équipe, elle a l'air de bien se passer.

C'est super dur d'arriver en cours de jeu. Et maintenant, moi, demain, sur l

'épreuve d'immunité, il faut que je cartonne. Il faut que je fasse vite mes

preuves. Parce que sur l'épreuve de confort, j'étais zéro pointé. Voilà,

quatre ans après, c'est dur.

Mohamed reprend du poil de la bête car il ne part jamais perdant.

Les sportifs aussi font preuve d'obstination.

Toute la journée, les Malabous se sont acharnés à faire du feu.

La nuit est tombée et toujours aucune étincelle.

On se bat toujours avec le feu.

Pour le feu, je n'arrive pas à comprendre.

On a la chaleur, on a la fumée, on a tout. On n'arrive pas à embraser notre

paille. Je ne comprends pas.

Allez, ça chauffe, ça brûle, ça brûle. D'accord, d'accord.

C'est pas possible.

Ça fait quand même 4 jours qu'on n'a rien eu de chaud.

Et voilà, on en a un peu marre d'encore.

On va mourir avec toi.

De toute façon, demain, toute la journée, il faut faire que ça.

On mange ? Qu'est-ce qu'on mange ? Cloporte et haricots ? Vous m'invitez à

dîner comme ça, c'est pas possible.

On t'a mis une nappe.

Vous avez apprécié un peu de saumon ? Comme d'hab, c'est dégueulasse.

T'as goûté ou pas ? J'ai pas goûté.

Après, tu te rinces la bouche vite fait.

Si ça peut nous donner la forme sur les épreuves. C'est un marché pour aujourd

'hui. Et puis, tu as un mec costaud avec eux.

C'est sympa.

Le mec, il n'est pas costaud, le petit. Non,

il est gonflé.

Il est gonflé.

Mais il est sympa.

Non, c'est sympa.

Elfredi, il n'est pas méchant, mais il est un peu con.

Il faut lui expliquer que dans la vie, on ne sait pas tout. Que l'intelligence

dans la vie, ça veut dire je ne sais pas. Lui, il sait tout.

Et en plus, il est un peu arrogant.

Malgré leur grand dénuement, ces sportifs de haut niveau conservent

néanmoins leur bonne humeur. Dans un coin pourri du pauvre Paris.

On a le temps de voir la chanson de princesse tous les soirs, tous les après

-midi. C'est un vieux bistrot tenu par un gros dégueulasse.

Si t'as le bec fin, s'il te faut du vin, première classe.

Une espèce de vieux bouche a fait un palace.

Ce matin, Mohamed prend le taureau par les cornes. Ce cinquième jour sera plus

positif que le quatrième.

Il se lève à l'aube et part chercher le petit déjeuner de ses compagnons.

On va se démerder. C'est marée basse. Les pieds, ça serait un peu du gros

poisson. Enfin, ça serait le pied.

C'est qui, là-bas ? Momo et puis Koumba.

Ils sont partis à la pêche.

Pour l'instant, on a attrapé trois crabes, je crois. Trois ou quatre

crabes.

Quelques coquillages.

J'ai trouvé un Bernard Lhermitte. Là, tout de suite, je l'ai pris parce que

Christophe, il aime bien manger ça. Donc, je l'ai pris pour lui. Cette

pêche, pour l'instant, elle est bonne.

Il y a un peu de crabes, là.

Il y a des petits bulots.

Voilà.

J'ai pas voulu avoir le kit de pêche. J'aurais fait des dégâts avec le kit de

pêche. En plus, j'adore pêcher le matin.

Le petit déjeuner ce matin.

Ouais, c'est bien.

Il y a plein de sacs. Il y en a plein de sacs.

Mohamed, ce matin, il se lève de bonne heure pour aller nous récolter des

bénitiers, des petits crabes, etc.

Pour moi, ce n'est pas du tout l'élément à abattre si on était amené à perdre une

immunité. On a beaucoup à manger pour aujourd'hui. Je suis comme ça dans la

vie. Je vais chercher ma croûte.

Ici, c'est pareil.

C'est un rôle important de me regarder. J'ai vu mon aventure à Foulon.

On verra ce qu'il se passe. Les efforts matinaux de Mohamed ont été payants. On

se régale sur Thiac. C'est bien si l'on rire.

Chez les Malabous, en revanche, c'est le branle-bas-combat.

Gwendal et Franck ont eu froid toute la nuit.

On améliore tout aujourd'hui.

Du coup, ce matin, ils veulent déménager et tout de suite. On déménage, on

déménage. Trop de vent ici.

Ça fait plusieurs nuits qu'on a froid. On a beau renforcer la cabane et

rajouter feuillage, etc., avant de dormir, finalement, le vent, il passe

quand même. Donc la meilleure solution, c'est en effet de déplacer la cabane.

On n'a toujours pas à manger, on n'a toujours pas de feu, et donc il n'y a

pas de moyen de s'en sortir. Donc au moins qu'on ait des nuits correctes, on

ne se pose pas la question de se réveiller 15 fois dans la nuit parce qu

'on a froid. Il faut s'abriter complètement du vent.

Regarde, c'est là.

En plus, le sol, regarde, il est déjà prêt.

Il y a de l'herbe et tout. Il n'y a pas de vent ici. Là, c'est bien.

On peut servir des branchages de là.

On va tout transvaser. Quand on est ici, il n'y a pas un pet de vent. C'est

agréable, il fait chaud. On a un sol plutôt agréable avec de l'herbe. Et en

plus, on a plein d'arbres qui se prêtent pas mal à déplacer la cabane. Vous allez

déménager carrément de l'autre côté ? Tu as vu ? Il n'y a pas de vent là.

Comment c'est calme. Là, on pourrait dormir tranquille.

Les filles, laissez les mecs.

Les filles, ramenez-nous la bouffe.

Myriam, elle fait la bouffe.

C'est pas une vie, ça.

C'est un gros effort qu'accomplissent là les naufragés. Ils traversent toute l

'île chargés comme des modés. Et cela, le ventre vide qui plus est.

Donc on peut commencer, tu vois, en bas et ça monterait par ici. Donc on voit

vraiment la tête, tu vois, le toit vraiment à la limite.

Ce déménagement est mené tambour battant par Gwendal, même si tous ses compagnons

n'en éprouvaient pas le besoin.

Là, on l'accroche là. Et avant de monter, vous ne croyez pas qu'il faut

ramener tous les trucs qu'il y a à ramener là ? Oui.

Parce que là, il y a beaucoup de choses à ramener.

Moi, personnellement, j'étais bien là-bas.

Moi, ça va.

Je dors bien, je n'ai pas froid.

Donc pour moi, c'est quand même une dépense d'énergie. Mais si c'est mieux

pour le groupe.

C'est une majorité qui le préfère. Je suis, il n'y a aucun problème.

Il faut que je ramène le coup de coupe à Myriam.

On aurait pu le faire en fin d'après-midi, après l'épreuve.

Ça aurait été, à mon sens, plus judicieux.

Rien que de marcher, j'ai la tête piquante.

Moi, honnêtement, je m'en serais passé parce que vu que j'ai bien dormi, ce n

'était pas vraiment une priorité.

Mais en regardant le nouveau camp, je me dis que c'est vrai que c'est pas mal. Ça

n'arrivera pas à rentrer tout ça.

Cette nouvelle clairière, aussi accueillante soit-elle, est tapissée d

'herbes sèches très inflammables. Cela ne pose pas de soucis tant que les

aventuriers ne disposent pas du feu.

Je crois qu'il est pompé.

Pompé ou creusé, de toute façon, les naufragés vont devoir interrompre leur

chantier car Myriam revient avec le message de l'épreuve d'immunité.

C'est au plus profond.

qu'il faut aller chercher sa motivation.

C'est où la pierre ou quelque chose où il y a de l'apnée ? C'est le bâton qui

est en profondeur que tu dois remonter.

C'est à 1 mètre, après à 2 mètres, après à 3 mètres, jusqu'à 10 mètres ou j'en

sais rien.

Moi, jusqu'à 15 mètres, j'arriverai à descendre. Jamais, tu sais décompresser

? Je sais qu'il faut pousser sur les... Tu bouches le nez, tu souffles la fin

par le nez. Tu dois entendre, ça doit faire... Et tu dois, clac ! Non, ça n

'est pas clé, mais ça pousse.

Alors attends, ne souffle pas trop fort.

Essaye de gonfler là.

De gonfler ton nez, en fait.

C'est-à-dire ? Gonfle dans ton nez.

Souffle par le nez, un peu.

Ça fait rien ? Si, ça fait un peu.

De toute façon, on va descendre à combien ? On va pas descendre à 20

mètres. Oui, mais c'est dans les premiers mètres que ça fait le plus mal.

Ah ouais ? Il faut vraiment apprendre en urgence.

Bonjour à tous.

Bonjour. Soyez les bienvenus sur ce ponton au milieu de la mer pour une

épreuve d'apnée. Alors, les rouges ? C'est bien de gagner les jeux de

confort, mais ça ne suffit pas dans Koh-Lanta.

Il faut remporter les immunités. Les jaunes, vous avez remporté la première

immunité et vous n'avez pas envie de découvrir le conseil. Le totem est remis

en jeu. Je vais le récupérer. Merci.

Alors aujourd'hui, c'est un relais en apnée. Six dans chaque équipe vont aller

à la verticale des bouées où se trouve une corne. À deux mètres de profondeur,

vous trouverez un premier témoin. Ainsi de suite, jusqu'à dix mètres de

profondeur. Vous allez aller les chercher du témoin le moins profond.

au plus profond. Vous allez passer tous une fois. Et ensuite, puisqu'il y a huit

témoins, un autre ou deux autres retourneront une deuxième fois pour

terminer le travail.

C'est une course de vitesse.

L'équipe qui place son dernier témoin l'emporte, repart avec le totem et

dispense cette conseille et est sûre de ne pas perdre d'aventurier. D'accord ?

Mais vous le savez les jaunes, pour respecter l'équité, vous êtes sept. Donc

l'une des femmes ne participera pas à cette épreuve. Deux cailloux blancs, un

caillou noir.

Celle qui tire le noir est exemptée.

Kumba, Linda, Christina, tendez la main, retournez, ouvrez.

Kumba, le sort s'acharne contre vous.

Les jaunes, qui part en premier chez vous ? Linda est chez les rouges.

Jamel. 3, 2, 1, go !

À

l'aplomb des plateformes, une corde.

Le premier témoin est à 2 mètres.

Allez, tout de suite, tout de suite, tout de suite. Stop.

Christophe pour les jaunes.

OK.

Allez, allez, lâche vite.

Allez.

Stop, Gwendal.

Allez, allez, allez.

Allez, allez, allez.

Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez,

allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez,

allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez.

Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez,

allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez,

allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez.

Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez,

allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez, allez,

allez. Allez, allez, allez. Allez, allez, allez. Allez,

Belle avance des Rouges, ils ont un témoin de plus.

Mais Gwendal part au large.

Mohamed a du coup pu rattraper de précieuses secondes.

Alors, pour l'instant, on en est à quatre témoins de part et d'autre, avec

un très léger avantage pour les Rouges. Rien n'est gagné, rien n'est perdu.

Grégoire.

Les Rouges, vous êtes tous passés une fois.

Gwendal et Freddy replongent chacun une seconde fois pour récupérer les avant

-derniers relais à 9 mètres de profondeur.

Ça va se jouer à quelques dixièmes de seconde.

Le dernier est à 10 mètres.

Il s'est trompé à chaque fois deux fois, lui. Je croyais que c'était là, l

'arrivée. Désolé.

Il s'est gouré deux fois, il est parti là-bas. Lui, il s'est gouré deux fois.

Les Rouges, les Jaunes, quelle épreuve extrêmement indécise. Une seconde et 22

centièmes d'écart entre Grégoire et Taïg sur le dernier relais. Et quand il y a

une différence aussi minime, on essaye de regarder où se trouvent les erreurs.

Et là, je me tourne vers vous, Gwendal.

Oui, en fait, je voulais aller très vite.

Et je me suis fié à l'axe de la plateforme. Je pensais que j'allais

nager droit, mais en plus, avec le témoin, c'est vrai que ça fait tourner

plus d'un côté que de l'autre.

C'est ce qui vous coûte la victoire, Gwendal ? Oui, c'est vrai.

C'est pas que la faute de Gwendal, c'est des petits détails. Je pense que c'est

un travail d'équipe, donc il fallait qu'on soit précis à tous les niveaux et

on a une équipe dure en face.

Donc voilà, la prochaine fois, on va y arriver, je pense. On va essayer.

Bon, les jaunes, deuxième victoire dans une épreuve d'immunité. Le confort pour

les rouges, les immunités pour vous, les jaunes. On connaît l'importance des

épreuves d'immunité pour tout le reste du jeu. On est vraiment tous très

heureux. Ce totem, Grégoire, j'ai envie de vous le remettre une nouvelle fois

parce que c'est vous qui êtes allé à 10 mètres. C'est vous qui construisez aussi

ce deuxième succès. Bravo à vous.

Les rouges, il va falloir très vite vous ressaisir pour l'un d'entre vous. L

'aventure va se terminer brutalement.

À ce soir pour vous, les rouges, et à demain.

Pour vous les jaunes, pour une nouvelle épreuve.

Et voilà, c'est pour nous la victoire, c'est pour nous.

On l'a ramené. On l'a ramené.

Les jaunes rentrent tous étourdis de bonheur sur Thiac, surtout Mohamed qui

se sentait menacé en cas de défaite.

Aujourd'hui, il fallait gagner. Parce que c'est moi qui sautais.

C'est un grand soulagement.

C'est bien, ça me laisse une petite chance encore.

Oui, je suis content. Je suis content qu'on ait gagné.

Pour nous, ce qui est vraiment magnifique, c'est que nous, on est

toujours sept.

Et là, ce soir, eux, ils ne seront plus que cinq.

Éliminer des collègues, ce n'est pas évident. Nous, là, c'est la fête. On est

à manger. On est vraiment contents.

Plus la noix de coco est petite, plus elle est dense.

C'est comme l'homme.

Plus il est petit, plus il est dense.

Et meilleur il est. Et meilleur il est.

C'est sûr que chez les Malabous, l'humeur n'est pas à la fête. D'abord,

ces grands sportifs ont faim.

Regarde, il n'y a que du câble.

On essaie de trouver du manioc. Ça devient vraiment très difficile. J'ai

rien mangé depuis ce matin.

Ça commence à être lourd.

Dès qu'on se lève un peu, on va un peu trop vite.

Ça tourne un petit peu.

Il faut absolument qu'on trouve ce manioc.

Le nerf de la guerre est toujours par là. Le feu est toujours par là.

Ça devient vraiment très difficile.

On va essayer de pêcher du poisson, on n'a pas le choix.

C'est la course contre la montre parce que si on ne pêche pas du poisson, on va

être faible.

Et être faible, c'est perdre les épreuves et tout.

Il faut pêcher du poisson.

Ça mord ? Vous êtes sûr qu'il y a du poisson dans la mer ? Moi, le dos, j'en

peux plus, je te le dis.

Parce que j'ai mal au dos.

J'ai très très mal au dos.

J'ai comme une pointe des coups de couteau par moment. C'est difficile.

La fatigue est générale. Les champions sont exsangues. Cinq jours sans manger.

Les organismes sont trop affaiblis. Il faut intervenir.

Elle a faim.

Je crois qu'elle a faim.

Voilà. C'est bien.

Alors, il faut que je vous parle. Je vous apporte le feu, mais à une

condition. C'est de quitter cet endroit-là.

Vous risquez de mettre le feu.

Il y a des risques d'incendie. Vous êtes obligés de repartir à l'endroit où vous

étiez tout à l'heure.

Pensez un peu mieux à votre cabane et surtout l'emplacement. Les vents,

principalement, ce sont des alizés ici. Ça vient du sud-est.

Donc essayez de mettre l'entrée de votre cabane de l'autre côté.

Placez votre abri dans la partie la plus éloignée de la plage.

Et vous serez bien mieux. Ce qui est certain, c'est qu'il n'y aura pas de feu

ici.

Il y a trop de feuilles sèches, une étincelle et tout pourrait s'enflammer.

Malheureusement, dans le nord de la Nouvelle-Calédonie, les incendies sont

légion. C'est le domaine de la forêt sèche. Un écosystème fragile en voie de

disparition car il se transforme régulièrement en brasier sur des

kilomètres.

J'ai été très frustré, très déçu, parce que je me suis forcé, avec le mal au dos

et tout ça, à faire une cabane.

Après, on m'a dit, si vous voulez le feu, il va falloir détruire la cabane.

J'ai toujours adoré les déménagements, mais franchement, là, ça fait beaucoup.

On a mis trois heures pour la monter, ça fait tout le temps.

Je suis dégoûté.

Le plus dur, c'est pas de défaire, comme dans tout.

Le plus dur, c'est de transporter, dans un premier temps, et deuxièmement, de

refaire la cabane. Voilà, c'est tout.

C'est pas ma journée.

C'est pas ma journée. Je me suis levé avec une mauvaise idée. J'ai perdu l

'orientation sur l'épreuve et avec la mauvaise nouvelle qu'il faudra déplacer

le campement.

Ça fait beaucoup.

En plus, on a le conseil ce soir.

C'est le jour.

Il y a des jours.

Aujourd'hui, on a vraiment perdu du temps et de l'énergie avec ça.

Quelle galère.

On y est.

Retour.

Bon, les rouges, 5 jours sans feu.

Vous en avez rêvé, il est là.

Voilà, Frédéric, il y a de quoi manger.

Le pourpied bouilli, c'est meilleur que cru.

Donc ça doit vous permettre de reprendre des forces.

Bon, je vais vous laisser parce que vous n'avez pas beaucoup de temps finalement

avant que la nuit ne tombe.

D'ici là, faites une bonne cabane pour ne pas avoir froid.

À ce soir au conseil. Merci, à ce soir.

Non,

je ne te laisse pas, s'il te plaît.

Parce que si on a fait un foyer trop petit, ce que je pense, parce que là on

est obligé de mettre du bois toutes les 10 minutes, et bien on ne pourra plus le

changer.

Donc on a le temps, on ne se précipite pas, on fait un truc bien pour mettre le

feu. Vas-y, vas-y, va chercher des pierres.

À toujours vouloir bien faire, Gwendal s'impose un peu trop au goût de ses

compagnons. J'ai envie de lui mettre du slack.

Tu vas t'arrêter ?

C'est fou, c'est que ça ne rentre pas compte.

Le corail, ça sert à quoi ? Parce

que le sable est humide en dessous.

Tu vois, on est à l'intérieur et ce n'est pas au soleil, donc c'est tout

humide. Ça a un effet rétractaire, le corail en plus.

Ça va garder la chaleur en dessous et en même temps laisser la possibilité à l

'air de passer tout en empêchant l'humidité du sol d'augmenter.

Alors là ?

Magnifique. Vous êtes des ingénieurs en feu.

C'est quoi qu'on n'a pas réussi à faire un feu avant ? Oui, mais alors juste

parce que j'ai donné une idée, tout le monde a laissé faire le feu tout seul, c

'est pas cool.

Mais mon général.

Mais on t'a pas laissé faire le feu tout seul, on te donne des idées et... Bon,

je vais chercher deux autres pierres et on les mettra dessus. Eh ben, si tu veux

les deux autres pierres, je vais les chercher, moi, c'est pas un problème.

Ben, c'était une mauvaise journée, alors oui, je suis agacé, je suis énervé.

Gwendal le patineur est sur la mauvaise pente. Il râle fort aujourd'hui. C

'est que

cet exigeant limite maniaque déteste quand les choses prennent un

mauvais tour.

Ce perfectionnisme et cette rigueur Gwendal les a acquis à la dure, sur la

glace, jusqu'à atteindre le plus haut niveau mondial avec sa partenaire Marina

Anissina. Deux titres de champion d'Europe, champion du monde, deux

médailles olympiques, une bronze à Nagano et puis le titre de champion

olympique en 2002 à South Lake City.

On a tout gagné.

Patineur athlète, danseur artiste, Gwendal exprime sur la glace toutes les

facettes de sa personnalité.

Le patinage, c'est une belle composition de toutes mes passions. La danse, le

sport, la musique et puis la glisse aussi. Je suis très sport de glisse

quand même.

Retiré de la compétition, après son titre olympique de 2002, Gwendal s'est

lancé un nouveau défi. Il est devenu chef d'entreprise dans le domaine de la

sécurité des équipements sportifs.

Je me place rarement en position de patron.

Je suis un fédérateur.

Ce lyonnais est un hyperactif, un touche-à-tout. La vraie limite du corps,

c'est la tête.

Parce que le corps en lui-même, il a zéro limite.

Un barde du 21e siècle.

Un penseur des temps modernes, un cérébral avec une philosophie d'analyse.

Je n'ai jamais peur.

La peur, ça n'empêche pas le danger.

Et puis globalement, ça ne sert à rien.

Quand on accepte l'inconnu comme quelque chose de positif, on n'en a pas peur.

Dans Koh Lanta, Gwendal recherche l'aventure humaine, la rencontre, le

partage, quitte à en oublier parfois, la compétition.

Je ne suis pas sûre qu'il soit armé pour lutter contre des stratèges.

Non, non, trop gentil, moi, je pense.

Je vois que tu veux le faire dans le bon sens.

Ce n'est pas forcément bien perçu.

Tu as l'explication pour le feu ? Oui, mais on allait faire des bêtises.

En même temps, tu peux laisser faire.

Ils ont le droit de se planter. Ah ouais, mais non, pas pour le feu. Je

sais, Franck me disait méfie-toi parce que je donnais une image un peu

directive de vouloir prendre les manettes, devenir chef ou des choses

comme ça.

Ce qui est loin d'être dans mon naturel. Ah bah oui, mais il faut savoir prendre

des responsabilités. Après, si personne ne dit rien parce qu'il a peur de

prendre des responsabilités... Mais eux, tu dis... Je leur laisse pas faire parce

que s'ils se plantent... Non, pas qu'ils se plantent, c'était une erreur. C'est

sûr. Un petit foyer, erreur. C'est obligé, ça au moins.

On ne pouvait pas, sous prétexte qu'on a le feu, se précipiter parce que c'est

trop crucial.

Après, on risque de s'en mordre les doigts, comme on l'a fait pour la cabane

d'ailleurs. On est allé un petit peu vite en besogne. Allez, fire ! Ça a un

côté symbolique important.

Les Jeux Olympiques ! Moi, je n'ai jamais fait les Jeux Olympiques.

Moi, je pense que les footballeurs, on n'a rien à foutre aux Jeux Olympiques.

Ah, merci ! Ou le tennis.

On va s'en déconner.

Moi, je trouve ça ridicule.

Décidément, je l'aime bien, le feu. Ah ! C'est pas ça, je t'ai pas tout montré.

Il est pas mal, là, tout à l'heure.

Il y a de la belle fumée qui arrive.

Ça prend bien en dessous. Il y a de la bresse qui commence à se faire.

C'est magnifique.

Ça se prend bien, là. Il est beau, là.

C'est apaisant, le feu.

Je suis ravie. On va pouvoir reprendre des forces, gagner en sérénité et puis

voir la suite un petit peu plus sereinement.

C'est un vrai bonheur.

Je n'étais pas en plein désespoir, mais je me disais que ce n'était pas

possible. On n'aura jamais de feu et on sait que le feu amène tellement de

choses. C'était quand même hyper important de le récupérer. Là, on est

content.

J'ai mis un petit peu plus que la normale parce que les garçons sont très

affaiblis. Jam, il est 92 kilos, il faut lui redonner le peps pour l'épreuve de

demain. J'ai fait un petit peu plus pour tout le monde.

Demain, tu auras la pêche. Un repas chaud, enfin, et il y a la dose.

Les sportifs en rêvent depuis 5 jours.

Certains n'ont pas le courage d'attendre.

C'est une part, ça ? Je ne veux même pas.

C'est chaud.

Alors ? C'est chaud.

Il est cuit ? Oui, il manque de sel. C'est dommage.

C'est vrai ? On peut manger là ? C'est prêt là ? Oui.

C'est pas mal. Le goût est vraiment extraordinaire.

Il a un super goût. C'est bon de manger.

Franchement, avec ça, on va avoir la force.

Elle va revenir direct.

Ça réchauffe le corps et le cœur.

Oui.

Et puis là, on va perdre quelqu'un ce soir. Leurs estomacs soufflent de

plaisir, mais les têtes restent contrariées. Ce soir, il faut éliminer

quelqu'un.

Et Gwendal sait bien qu'on pourrait lui tenir rigueur de sa contre-performance.

J'ai manqué de lucidité sur les preuves d'immunité.

Gwendal, il s'est planté. En fait, je pense honnêtement qu'il a un problème d

'orientation. On n'a pas le droit à l'erreur.

C'est comme quand on fait du sport de niveau. Pour être le meilleur des

meilleurs, il faut être précis.

Honnêtement, je pense qu'il est un tout petit peu derrière nous, qu'il est un

petit peu moins fort. Pour le vote de ce soir, ça pourrait mettre Gwendal en

danger, effectivement.

Merci pour ce bon repas.

Moi, je pense que c'est un sport collectif, c'est la faute de tout le

monde. Et puis, je dis que Gwendal fait une erreur, mais ça peut être quelqu'un

d'autre demain ou après-demain.

Et donc, il faut accepter.

Virer Gwendal, c'est la solution de facilité. Si c'est trop facile, c'est un

vote trop facile, c'est parce qu'il a fait une erreur et qu'il a perdu que ça

y est, il faut qu'il saute. Il faut réfléchir plus à plus long terme.

C'est cool.

Moi, je vote pour Taïg s'il a fait un poisson avant la soirée.

Taïg vient de rentrer, il a fait du bon boulot, mais en même temps, il est

nouveau et il a une histoire de groupe.

Il est bien lui, il va être bien.

Hier midi, il a mangé. Là, les pires moments sont passés parce que tu as à

manger. Et le feu.

Oui, le feu, tu as à manger. Le confort et tout.

Ce qui est important, c'est de vivre son aventure à fond et si je me fais

éliminer, je me fais éliminer.

Moi, mon vote va être comme le premier, il va se diriger vers Franck.

Il ne s'est pas très bien senti sur la plongée.

Franck a montré ses limites aujourd'hui et ça ne pourra pas être le sportif

gagnant de Koh Lanta. C'est vrai que je n'ai pas pu beaucoup aider aujourd'hui

parce que je ne suis pas vraiment quelqu'un, je suis claustrophobe, donc l

'apnée, pour moi, c'est un gros problème.

Ensuite, j'ai un gros problème de dos. Donc, si moi, j'en suis conscient, les

autres aussi.

Quand je me penche trop, j'ai comme un coup de poignard dans le dos.

Si quelqu'un a besoin d'une excuse pour me faire partir, voilà, ils peuvent me

faire partir. Mais la réalité, elle est là. C'est vrai que j'ai mal au dos.

Je pense que ça peut influencer le vote contre moi.

Regarde, regarde, regarde.

Et voilà.

Non, non, non, moi je ne voterai pas contre Franck pour un mal de dos et

contre n'importe quelle personne de la team, de l'équipe, pour un mal

quelconque. On est ici, on s'arrache et quoi qu'il passe.

Mal de dos ou pas, il y a une urgence.

Mais il pleut là.

Protéger ce feu si longtemps espéré, ce serait quand même dommage de le perdre

si tôt reçu.

Dès d'avoir le feu, il pleut.

Il faut mettre la pierre, là.

Parce que là, on n'a vraiment pas de chance.

Regarde, si on mettait une structure comme ça au-dessus, assez haute, et on

met la pierre par-dessus.

Allez, allez, action ! Comme ça ? Un peu plus haut, plus haut ! On essaie de

sauver le feu. Pour ceux qui vont rester derrière, qui vont venir du conseil, il

faut qu'ils aient la possibilité de garder ce feu qu'on a essayé d'avoir, qu

'on a eu, qu'il a fallu déménager pour l'avoir encore. On a payé cher ce feu.

Je ne voudrais pas qu'on le perde. On l'a refait après,

c'est une question d'urgence.

On n'a pas perdu le feu, on vient de l'avoir.

On va en prendre des grands, comme ça, parce que plus c'est haut, plus il peut

y avoir des flammes sans que ça prenne. Qu'est-ce qu'on va mettre dessus ? On va

mettre des feuilles et après on voit. On en a un avant. D'abord agir et au fur et

à mesure les idées viennent.

Comme ça on fait.

C'est l'imagination qui travaille.

L'union c'est l'apport. Il y en a encore des feuilles là.

Taïg est sur la brèche. Il ne veut pas perdre le feu, même s'il est tarabusté

par le choix à faire ce soir. On devrait mettre un peu plus de branches sur les

côtés, un peu plus bas quand même. C'est que des amis dans le groupe, donc

évidemment c'est très dur de voter contre quelqu'un.

Mais malheureusement, si je dois faire un choix, ça sera entre Franck ou

Gwendal. Je ne me sens pas forcément sur la sellette. Moi, si je voterais pour

moi aujourd'hui, c'est parce que je ne suis pas content de ma journée. Plus que

sur l'épreuve seulement.

On n'a pas de chance quand même.

Vandal s'est trompé de chemin, il est parti un peu, donc on a perdu du temps à

cause de ça. Le fait qu'on l'ait perdu déjà aujourd'hui, c'est compliqué.

Le fait de se faire ce choix-là aussi va être hyper compliqué.

Ce n'est vraiment pas la vie.

Dur apprentissage pour les champions qui prennent conscience jour après jour que

Koh-Lanta n'a pas grand chose à voir avec leur discipline sportive. La

conséquence, c'est qu'ils se présentent pour la deuxième fois consécutivement au

conseil et qu'ils repartiront tout à l'heure après le vote à 5, alors que les

jaunes, eux, sont encore au complet à 7. Et aujourd'hui, ils sont plusieurs à

risquer leur tête. D'abord, Gwendal qui pourrait pâtir de son erreur d

'orientation lors de la dernière épreuve d'immunité.

Taïg qui est arrivé le dernier. Ou encore Franck qui humblement reconnaît

qu'il est peut-être... le moins fort physiquement.

Verdict d'ici quelques minutes, juste après le vote.

Bonsoir à tous.

La première question que j'ai envie de vous poser, Wendal, c'est comment va

votre feu ? Le feu va bien, on a fait un bel attre, on a mis beaucoup de grosses

bûches dedans.

Taïg, vous pensez que c'est suffisamment hermétique ?

Comme ça, en cinq minutes, je pense que ça va suffire. Parce que c'est vrai qu

'on n'avait pas beaucoup de temps. Il fallait partir au conseil. Mais je pense

quand même qu'on a fait du bon boulot.

Honnêtement, je pense que ça va tenir. Alors, Djamel, est-ce que vous avez

mangé chaud pour la première fois de cette aventure après cinq jours ? Oui,

on a mangé chaud.

T'as vu, Mick a fait le riz. Est-ce que ça regonfle le moral, Franck ? Ça fait

du bien, oui. Ça fait du bien, vraiment.

Surtout la contenance du riz. Ça prend bien l'estomac et on a l'impression de

revivre un peu.

Et ça arrête de gargouiller, donc ça fait du bien. C'est vrai que j'ai

beaucoup séché en 4-5 jours.

C'est ce que je voulais au départ.

On voit plus les tablettes de chocolat. Voilà, c'est bien.

On voit plus les tablettes, les pecs, tout. C'est bien, c'est parfait.

Mais c'est vrai qu'après, on sait que c'est le muscle qui va être absorbé.

Donc là, on espère manger.

Et bon, voilà, on a quelque chose un petit peu dans la besace, on va dire. Et

puis, on espère que ça ira encore mieux demain si on trouve un gros poisson.

Précédemment, vous aviez reçu le renfort de...

de Taïg, qui est arrivé dans votre équipe avec une première belle victoire

dans un jeu de confort.

Est-ce que c'est facile de s'intégrer, Taïg ? Dès que je suis arrivé, j'ai bien

compris qu'on n'était pas du tout sur le même niveau dans le sens où j'avais de

la force et eux, ils étaient vraiment épuisés parce qu'ils n'avaient pas

mangé. Je me disais dans ma tête, si tu pèches du poisson, évidemment, toi, tu

ne vas même pas manger parce qu'il faut avant tout que mon équipe prenne des

forces. Voilà, on est des potes, donc on est tous dans le même bateau et la seule

chose qui nous intéresse, c'est comment trouver les solutions.

Jamel, qu'est-ce qu'il apporte ? L'énergie, la pêche.

En plus, il est souriant.

Il pile des actifs. Surtout qu'on était morts.

Il nous a réveillés un peu.

Franchement, c'était bon.

Frédéric, est-ce que de par ses activités, son palmarès, c'est peut-être

le plus aventurier de vous tous ? Je pense qu'en effet, Tide, c'est un super

aventurier. On l'a vu dès la première épreuve et même aujourd'hui où il prend

beaucoup d'initiatives. Et puis on sent qu'il a des notions un peu de survie. Je

pense bricoleur.

Après, c'est vrai qu'il fait un sport qui correspond à tout ça. Ça fait du

bien de l'avoir avec soi.

Tout à fait.

Je crois que vous n'êtes pas venu là comme ça par hasard.

Vous vous êtes entraîné à guérir.

Exactement. Tous les soirs, je courais.

3h du matin, sous la pluie, les marches à Montmartre.

Aussi à la piscine, quasiment tous les jours pour faire de l'apnée, de l

'endurance, des tractions. J'ai arrêté le sucre. Il faut savoir les priorités,

il faut savoir ce qu'on veut dans la vie.

Taïg, j'ai l'impression que Koh Lanta, c'est un super cadeau.

Mais c'est vrai que c'est un cadeau.

Évidemment, c'est difficile. Je souffre comme tout le monde. J'ai faim, je suis

fatigué et tout ça. On se blesse, mais...

l'expérience. Il aurait fallu le faire venir le premier jour quand même.

Celui-là c'est sympa de manger le bol d'oreille le lendemain, tout va bien, il

a trouvé à manger.

Non, non, mais sérieusement, je ne pourrai jamais avoir le moral qui

baisse. Parce que quand même cette expérience est unique. La plupart de la

planète, ils n'ont même pas à manger. Donc, avoir pendant un mois cette

expérience, pour une expérience de vie, c'est pas mal.

Alors Franck, vous êtes le seul à avoir atteint le plus haut niveau dans un

sport collectif ici. Est-ce que vous avez une vision, une appréhension des

choses différentes des autres ? Certainement oui. Au niveau de la

défaite, je dirais que j'ai peut-être plus de retenue.

Parce que moi, j'ai une éducation collective qui me permet d'accepter plus

facilement une défaite. Tout le monde gagne et tout le monde perd. Tout le

monde perd, exactement.

Comme la défaite de ce matin, j'ai beaucoup plus de retenue par rapport à

ce qu'on aurait pu dire sur quelqu'un qui n'aurait pas fait vraiment ce qu'on

attendait de lui.

Frédéric, est-ce que vous comprenez qu'il est un peu surpris qu

'effectivement, vous puissiez dire, c'est quand même un peu de la faute de

Gwendal si on a perdu ce matin ? Oui, moi, je comprends tout à fait sa

réflexion. Maintenant, c'est vrai que moi, quand je perds, je sais que c'est

de ma faute. Je mets personne en porte à faux et je rejette la faute sur

personne. J'accepte. Je n'ai pas été bonne.

Je n'ai pas été bonne et j'en paye. Et là, dans l'épreuve d'immunité, pour

vous, la faute, elle incombe surtout à Gwendal ? En fait, je pense qu'on a tous

fait quand même des petites erreurs.

Après, celle qui s'est le plus vue, finalement, parce qu'on a perdu peut

-être un mètre ou deux, c'est en effet l'erreur de Gwendal. Elle est partie un

peu sur la gauche. Et voilà, c'est celle qu'on a vue le plus aussi. Moi, j'ai

dit, si je sens que je ne suis pas bien après le premier et que ce n'est pas mon

truc, on change.

On change. Ça, c'est vrai. Après, c'est vrai que ça va tellement vite qu'on est

resté dans le schéma. Et c'est vrai que là, on aurait pu très bien changer. C

'est peut-être ça notre erreur aussi, ne pas avoir changé.

Myriam, cette fois championne du monde de boxe et là aventurière à Koh Lanta,

on se dit systématiquement tout dans une équipe entre sportifs comme ça ? Pour

moi, c'était un réel plaisir que d'apprendre à vivre en équipe. C'est pas

facile ?

Non, c'est plutôt facile.

Je trouve qu'on s'en sort pas mal finalement.

Il y a ici six grands champions, six grosses personnalités. C'est clair. Et

on s'écoute, même si des fois il y a des moments où il y a des tensions, normal,

on est sur une île déserte, on doit faire des épreuves physiques, on est

fatigué, on ne dort pas bien par terre.

Enfin voilà, il y a tout un contexte qui fait qu'on n'est pas dans les meilleures

conditions pour faire connaissance.

Vous pensiez ?

Tous autant que vous êtes ici, que ça se passerait aussi bien. Jamel ? Moi aussi,

je pensais qu'entre champions, entre sportifs, qu'il y allait avoir du

respect, qu'il y allait avoir une certaine intelligence, tout ça et tout,

pour avancer ensemble.

Déjà, quand on est arrivé en équipe de France, on partait avec des gens qu'on

ne connaissait pas.

Et pourtant, on partait dans des stages durs, des stages commandos. C'était

compliqué, mais on était obligés d'être solidaires, parce qu'on a eu quand même

cette éducation un peu tout au long de notre carrière.

Qu'est-ce que ça vous apporte ?

cette première expérience dans Koh Lanta ? Je disais tout à l'heure, déjà, de

vivre ces cinq jours, tout ce que j'ai déjà vécu, c'est énorme. Au niveau des

jeux, j'adore ça. Ça me change complètement de ma discipline.

Puis deuxièmement, il y a le côté aventure humaine, de relation humaine. C

'est incroyable. Donc déjà, cinq jours, c'est... 100% positif. Ouais, ouais.

Franck ? Pour moi, c'est une belle expérience.

Et c'est vrai que moi, j'ai quitté l'effort, l'effort en tout cas physique.

Maintenant, mon effort est beaucoup plus intellectuel. Mais l'effort physique, je

l'ai quitté il y a quatre ans.

Malheureusement, je suis quand même le plus âgé de ce groupe-là. C'est quand

même pas facile.

Koh Lanta, c'est dur.

Koh Lanta, c'est très dur.

Les gens ne peuvent pas comprendre ce qu'on ressent.

Quand on n'a pas mangé pendant quatre jours, quand on a eu deux coquillages au

petit déjeuner, c'est dur, c'est dur. Et qu'il faut se lever, il faut aller

bosser parce qu'il faut faire une cabane à un endroit et puis après peut-être à

un autre endroit.

Le feu, voilà, il y a tout.

C'est dur, c'est une horreur. Moi, je n'ai jamais fait ça de ma vie. Voilà,

mais c'est enrichissant. Et Koh Lanta m'a apporté énormément.

Il est dans ma recherche spirituelle. Koh Lanta, c'est une étape aussi d'un

nirvana, on va dire.

En tout cas, ce qu'il en ressort, c'est qu'il est très important de choisir ceux

avec qui on a envie d'aller loin dans cette aventure.

Vous allez voter toutes et tous en votre âme et conscience. Je sais que c'est un

déchirement. Il faut, quoi qu'il arrive, c'est la règle de Koh-Lanta, éliminer

quelqu'un.

Frédéric, vous êtes la première à aller voter. Allez-y.

Pour vous, Taïg, c'est votre premier vote. Allez-y.

Franck, c'est à vous.

Jamel, à vous d'aller voter en votre âme et conscience.

Voilà, Taï, je vote contre toi. Tu es arrivé, je n'ai pas eu le temps de te

connaître alors que les autres, on a galéré pendant cinq jours.

Voilà.

Wendel, à vous d'aller voter.

Djamal, je vote pour toi.

Je tape sur le plus costaud de nous tous. Ça te fera forcément moins mal que

d'autres.

Et enfin, c'est à vous Myriam pour clore le vote.

Franck, je n'ai pas changé d'avis depuis le dernier conseil.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais chercher l'urne et je procède tout de

suite au dépouillement.

Gwendal.

Frédéric.

Taïg. Jamel.

Il reste deux bulletins.

Franck.

Vous avez tous une voix contre vous sauf Myriam. Et il reste un bulletin qui peut

être décisif.

Franck, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me

rejoindre.

Franck, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Restez qui vous êtes, restez comme vous êtes et faites que les sportifs gagnent.

A bientôt. Ciao.

Ciao Franck.

Incroyable ! Le champion du monde de 98, celui qui a gagné toutes les coupes, est

mis sur la touche par ses camarades. Les sportifs ont préféré se séparer du

concurrent affaibli plutôt que du fautif.

Ce choix des sportifs sera-t-il le bon ? Vont-ils reprendre la main dans ce

combat face aux anciens de Koh-Lanta ? La semaine prochaine, après 5 jours de

survie et d'efforts...

Les nerfs lâchent, les reproches fusent. Toi t'es très très fort. Mais ferme ta

gueule pour dire des trucs comme ça. Et les aventuriers règlent leurs comptes.

On a parlé en même temps ou quoi ? Ouais, super ambiance.

Génial. Ah génial. Ouais c'est énorme. T'es fou.

Entre dépassement de soi et grande fatigue. Rien n'est impossible.

Si tu les écoutes ça, ils ont fait 40 ans, c'est des assassins. Le choc des

héros, c'est vendredi à 20h45 sur TF1.

Si c'est ça, ça va être dur.

Faut être très fort sportivement.

Faut être très costaud mentalement.

Je pense avoir donné le maximum de moi-même. J'ai 41 ans, 42 ans, pardon,

et je n'ai pas forcément le même rendement que j'avais quand j'étais

footballeur. Et j'en suis conscient. Mon rôle, c'est d'accepter. J'ai accepté les

règles. Comme quand j'ai perdu des matchs, j'ai accepté les règles. C'est

une expérience.

Ce n'est pas une défaite.

Franck, ce soir, je vote pour toi.

Ça me fond vraiment le cœur parce que dans l'équipe, je n'ai que des potes. Et

comment voter quand on n'a que des amis ?

Alors j'ai simplement essayé de juger par rapport à l'épreuve du jour, donc la

seule épreuve d'immunité auquel on a participé.

C'était dans toi ou Gwendal.

Et vu que je sais que tu as mal au dos, je pense un peu à l'avenir de notre

équipe. Je me dis que peut-être on aura plus de chance.

En tout cas, désolé mon pote.

Et à très vite, je pense.

Can't find what you're looking for?
Get subtitles in any language from opensubtitles.com, and translate them here.