All language subtitles for S11E01-Koh_Lanta-Le_choc_des_heros

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Original subtitles

Bienvenue en Nouvelle-Calédonie, c'est ici dans cette France du bout du monde,

sur le caillou comme on l'appelle, qu'un combat titanesque va avoir lieu. Vous

allez assister au choc des héros.

D'un côté des héros du sport français, des monstres de compétition, des dieux

du stade qui ont tout gagné dans leur discipline.

On commence par qui ? On commence par qui ? Franck Leboeuf.

Franck Leboeuf. Marseillais devenu champion du monde en 1998 avec les

mythiques bleus des méchaquiers.

Il a déjà vécu des émotions au-delà du commun.

L'équipe de France est championne du monde ! Ce libéraux défenseur émérite,

pilier de l'Olympique de Marseille, ne redit pas l'aventure.

C'est quelque chose qui demande de la force, du courage, et c'est pour ça que

j'ai voulu le faire.

On les a vraiment, je dirais, atomisés.

Jamel Bourras est impatient.

Ce judoka, champion d'Europe puis champion olympique en 1996 à Atlanta, en

a terrassé des adversaires.

Et champion olympique ! La classe internationale, comme il dit ! Super !

Au niveau, c'est un peu violent, mais c'est marche ou crève.

Il n'y a pas le temps pour les faibles, parce que les faibles, ils abandonnent,

ils rentrent chez eux.

On les aurait massacrés.

Sans réfléchir, Myriam Lamarre fonce

tête la première.

Cette fois championne du monde de boxe, elle a des biceps et un mental à

soulever des montagnes.

Mentalement, ça demande un engagement total.

Plus que vous allez prendre des coups, vous allez en donner, vous risquez la

défaite, donc l'humiliation quelque part.

On a les meilleurs.

Concrètement, on veut qu'un sportif soit en finale.

C'est bon ou quoi ? Betty Lise n'est pas à l'aise dans l'eau. La mer, très peu

pour elle.

Betty, c'est une terrienne avec les deux pieds bien ancrés au sol, sauf quand

elle en décolle pour ses triples sauts, restés dans la légende du sport

français. Avec 14,50 mètres, Betty a détenu pendant 10 ans le record de

France du triple saut.

Betty manque de coulées rapides.

Heureusement pour elle, le serviable Wendal Pesra est là.

Cet athlète se révèle aussi à l'aise dans l'eau que sur la glace.

Oui, l'officier avec sa partenaire, Marina Anissina.

Le couple a remporté avec grâce la médaille d'or olympique en 2002 à Salt

Lake City.

Ensemble, ils ont remporté tous les titres, leur entente faisant merveille.

C'est pourquoi Gwendal est sans doute attentif aux eaux. La plupart du temps,

les gens qui font des choses extraordinaires, c'est ceux qui s

'occupent des eaux.

Et pas de leurs petits problèmes à eux.

Frédérique Jossinet, judocate.

A 34 ans, elle est toujours en compétition.

Vice-championne olympique en 2004 et du monde à deux reprises, la française a

toujours été en but à l'impressionnante japonaise Ryoko Tani. Je n'ai jamais

abandonné sur un tapis de judo.

Ça ne commencera pas là-bas, je ne pense pas.

Ces sportifs connaissent les efforts et la souffrance. Ils ont savouré plus d

'une fois l'ivresse de la première place.

Mais aujourd'hui, ils vont se confronter à la nature et aux autres. Ils vont se

mesurer à Koh-Lanta, un combat qu'ils ne connaissent pas.

Face à eux, des spécialistes de la survie, des anciens aventuriers de Koh

-Lanta. Ce sont ceux qui ont gagné le plus d'épreuves, ceux qui ont marqué l

'aventure par leurs exploits. À bord de ce Bell 214, Freddy.

Le jeune ingénieur, surdoué de Palau en 2009.

Il sait tout faire.

Bricoleur émérite, il n'a pas son pareil pour transformer un bivouac en hôtel. Il

n'avait pas bien notre table.

Ingénieux, mais parfois fanfaron.

Il y en a là-dedans.

Bravo à vous. Merci.

Malgré tous ses talents, Freddy avait été vaincu par la stratégie.

Ce qui me pousse à repartir dans une aventure aussi dure que Koh-Lanta, c'est

clairement pour avoir ma revanche.

Freddy a de nouveau rendez-vous avec son destin, 4500 mètres plus bas.

Tout comme Linda, finaliste en 2004.

Gagnante des poteaux, elle avait choisi pour son malheur, Philippe comme

finaliste. Philippe ! Elle ne remporta donc pas le titre, mais elle fut une

valeureuse concurrente.

Depuis, cette commerçante niçoise dynamique est devenue maman.

Oh, regarde ! De quoi de nouveau relever le défi avec sérénité.

Dans toutes les épreuves, on sera à fond.

On est là pour ça.

Kumba, la boule d'énergie de 2005.

Gazelle dans les épreuves, agile et rapide, elle aurait pu tout gagner si sa

gentillesse naturelle ne l'empêchait de vaincre ses ennemis. J'ai trop une

pelle. En 2005, c'est vrai que j'étais conne. J'ai préféré l'humain au gain.

Véritable mère poule pour sa tribu, elle veillait au bien de tous.

Ce qu'elle fait aussi chez elle.

Évite de trop faire à manger.

T'es pas parti pour faire la bouffe, t'es parti pour gagner.

À plus de 4000 mètres d'altitude, c'est sa foi qui rassure Christophe, le ch'ti

de 2008.

Il avait tout gagné avec les Rouges. On est unis comme les huit doigts de la

main.

Une équipe qui faisait corps derrière le chef incontesté Bertrand. Hé Bertrand, t

'es trop puissant. Mais Christophe a voulu sortir du rang. Le problème, c'est

qu'on ne peut pas avoir de problème avec Bertrand. Jugé ingrat, Christophe, cette

rébellion l'a perdu.

Aujourd'hui, le biceps affûté.

Ce patron de Pizzeria revient en conquérant.

Cette fois-ci, je pense que je suis prêt.

Une parole de ch'ti.

Dans l'hélicoptère, je pensais beaucoup à mes enfants et à mon épouse. C'est

vrai que moi, on a toujours peur. Un accident, ça peut arriver.

C'est vrai que j'ai eu un peu peur.

Voilà le chevalier blanc de 2007, Grégoire, le prince de Palawan.

Jusqu'au bout, Grégoire ! Celui qui a survolé toutes les épreuves, offrant des

duels d'anthologie avec l'Amazone Jade.

Admiratif de sa rivale, il a su remporter les bonnes immunités. Lui, l

'homme à abattre. Leur sentence est irrévocable.

Trois ans après, il a gardé le sens de l'équilibre et le goût du risque.

Cette année, je viens en combattant et je suis prêt à relever le défi.

Il ne faut pas qu'on fasse des rôles.

Si on perd trop de personnes, là, c'est foutu.

Christina, la grande gagnante de 2009 en Micronésie, vient remettre son titre en

jeu. Ce petit brin de femme, venue de Marseille, avait remporté 6 épreuves. La

victoire pour Christina Brevet ! Je me suis dit, je ne suis pas si nulle que

ça. Christina, ça va, elle assure.

Pour tous ces héros, l'heure est venue, les anciens aventuriers vont se

confronter aux sportifs de haut niveau, le combat va commencer.

Moi j'attends un petit peu ça, j'attends un peu de me découdre avec des anciens

sportifs. Je pense que là les épreuves vont commencer très dures, directes,

donc je m'attends au pire.

Est-ce que l'expérience des anciens va faire la différence ou bien est-ce que

la force physique, l'obstination des grands champions va parler ? Difficile à

dire. En tout cas ce qui est sûr, c'est qu'à la fin il n'en restera qu'un.

Sous-titrage ST' 501

Bonjour. Alors, je suis vraiment ravi de vous retrouver pour cette deuxième

aventure de Koh Lanta. Vous avez déjà connu la survie, les privations, les

épreuves, les victoires, les déceptions.

Et là, vous allez vivre quelque chose qui n'a rien à voir avec ce que vous

avez déjà connu.

Alors pour l'instant, vous êtes 6.

Et dans quelques instants, vous serez 12.

Vous ne connaissez pas ceux qui vont se présenter devant vous. Ce que je peux

vous dire, c'est qu'ils ont marqué l'histoire du sport français.

Champion du monde, champion olympique, vainqueur de la Coupe du monde, palmarès

impressionnant. Le premier champion, il est champion olympique. C'était en 1996

à Atlanta.

Il est judoka.

Il a été deux fois...

vice-champion du monde. Il a également été champion d'Europe.

Je vous demande d'accueillir Djamal Bourras.

Je peux l'applaudir, c'est un champion.

Bonjour Djamal.

Il est grand quand même.

Il est large aussi.

Après Djamal Bourras, la première championne.

Elle a remporté sept titres mondiaux chez les professionnels, un titre chez

les amateurs.

Elle a comme spécialité la boxe.

Et c'est Myriam Lamarre qui se présente devant vous et qui participe à ce Koh

-Lanta. Bonjour Myriam. Bonjour.

Vous l'avez sans doute déjà remarqué, elle est très grande.

Elle mesure 1m88 de la souplesse, de la puissance. Pour celle qui a détenu

pendant 10 ans le record de France du triple saut.

Imaginez, 14m50 en 3 bonds seulement.

C'est l'athlète de la bande, Betty Lise. Bonjour Betty.

Bonjour.

L'athlète qui arrive.

Et il a réussi ce que tout sportif rêve de réussir dans sa vie.

Champion olympique, c'était en 2002 à Salt Lake City.

Champion du monde en l'an 2000.

Champion d'Europe à deux reprises. C'était en patinage artistique. Gwendal

Pesra dispute ce Koh-Lanta.

Il reste deux champions à accueillir.

La championne qui arrive est encore en activité. C'est l'un des plus beaux

palmarès du judo français. Deux fois vice-championne du monde, vice

-championne olympique et trois fois championne d'Europe. La dernière fois, c

'était... En 2009, Frédéric Jossine et la Jeune de 4.

Bonjour Frédéric. Bonjour Bruno.

Ça pose un problème comme ça d'arrêter sa carrière l'espace de quelques

semaines pour disputer Koh-Lanta ? Pas du tout. Bon entraînement. Bon

entraînement ? Bon entraînement.

Bon. Le dernier à se présenter devant vous a une carrière incroyable. Il est

footballeur professionnel.

Il a joué à l'Olympique de Marseille. Il a joué en Angleterre, à Chelsea.

50 sélections en équipe de France.

Il a gagné.

La Coupe du Monde en 1998, il est devenu champion d'Europe en 2000, Franck

Leboeuf.

Bonjour Franck, ça va bien ? Très bien. Heureux d'être là ? Très heureux d'être

là, pour l'instant.

Ils sont tous très grands, tous très costauds.

Et puis il y en a qui sont encore dans le circuit, surtout il y a une

demoiselle judoka là. Mais ils sont tous bien conservés, tous super grands.

Il y a une demoiselle championne de triple saut qui a des jambes immenses,

qui m'arrive bien là au moins.

Jamel Pourras, il est impressionnant aussi. Franck Leboeuf, costaud. Alors

Gwendal, je le connais moins, mais il a l'air bien taquet aussi.

Nous aussi, on les a suivis.

Moi, j'aime beaucoup Golanta.

Je regarde pas mal l'émission avec ma petite sœur.

Il y a vraiment une super bonne équipe. C'est du haut niveau en ce qui concerne

l'aventure. Non, mais là, ça complique. Ils sont complètement ouf.

Moi, je ne m'attendais pas du tout. Je les ai vus débarquer un par un.

Maintenant, tu fais moins le mal.

Je vais la fermer maintenant.

Il y a deux athlètes qui m'impressionnent vraiment, c'est Jamel

Bourras et Franck Leboeuf, qui ont une tête de plus que moi. Ils dégagent une

impression d'aisance et de force assez conséquente. J'ai quand même quelques

doutes sur mes capacités à les battre.

Je le regarde depuis tout à l'heure, Freddy, et je le vois gesticuler, donner

des conseils à tout le monde.

Et je plains les autres, c'est tout.

Voilà, c'est tout. Je me dis, il va leur mettre les têtes comme ça.

Mais je trouve que c'est sympa de le revoir. C'était un candidat qui a

marqué. Après, je ne sais pas si à un moment donné, on va se retrouver

ensemble. Mais là, je pense qu'on va vraiment rire.

Voilà, le moment est venu de composer les deux équipes.

Les anciens, vous serez jaunes. Et votre nom de tribu, ce sont les Tiaques.

Christina, c'est pour vous, voici les foulards. Les champions, vous êtes rouge

et vous êtes les Malabous.

Frédéric Jossinet, voilà. Merci.

Bon, dans cette aventure, il n'y a pas de round d'observation. On va commencer

très vite avec la première épreuve. Et avant de vous parler des règles, d'abord

la récompense.

Regardez à vos pieds.

Et c'est en fait un toit en écorce de Niaouli.

C'est une écorce d'un arbre.

très répandue ici, la famille des eucalyptus.

Et l'avantage de cette écorce, c'est qu'elle est quand même relativement

imperméable. Vous savez qu'on est dans une région tropicale et que les averses

violentes sont assez fréquentes, notamment la nuit.

L'épreuve d'aujourd'hui, c'est un parcours sur lequel deux d'entre vous

par équipe seront prisonniers, reliés à une corde.

Un homme et une femme de part et d'autre.

L'objectif, c'est d'aller le plus vite possible sur ce parcours jalonné d

'obstacles. C'est l'équipe qui franchit la ligne d'arrivée en premier.

Et au complet, qui remporte l'épreuve et qui repart avec ce toit. Alors je vais

tout de suite vous demander de choisir un homme et une femme.

Je pense qu'il est plus fin. Elle est fine, on va pouvoir la pousser.

C'est ok ? Sauf que tu en as deux qui sont accrochés entre eux, donc il faut

pouvoir les aider. C'est pour ça que je dis les deux plus léger.

Donc voilà.

Là, il faut se faire la courte paille. Il faut se faire la courte paille sur

ça. On passe pas l'un après l'autre comme ça.

Je l'ai vu.

Allez ! Vous avez discuté, vous avez fait un choix.

Lequel, Linda ? Alors pour nous, ce sera Grégoire et Combat.

Et pour vous, Franck ? Non, je choisis Fred et Gwendal.

Fred et Gwendal. Allez, on y va.

Les sportifs ont décidé d'encorder Gwendal et Frédéric, sans doute

confiants dans leur capacité d'agilité et de rapidité. Côté jaune, ce sont

Koumba et Grégoire qui sont attachés.

Attention, le choc des héros, c'est parti.

3, 2, 1.

Le premier obstacle est effacé de façon très athlétique par les rouges, alors

que Koumba s'est malheureusement entortillé dans la corde.

Les sportifs prennent le large, ils sont très efficaces, mais les jaunes

remontent avec vigueur.

Sous-titrage Société Radio

-Canada

Ça y est, le nœud est défait. Les rouges sont en avance, mais les jaunes les

rattrapent très énergiquement.

Ils défont à leur tour le nœud enterré dans le sable.

La corde les mène à la mangrove.

La corde fait le tour de l'arbre et donc les encorder aussi.

La pente est raide, mais en bas, c'est un couteau qui attend les prisonniers.

Ils vont pouvoir se libérer.

C'est maintenant que vous pouvez libérer vos deux prisonniers avant d'aborder le

sprint final avec les quatre palissades.

Allez les jaunes, rien

n'est perdu !

Les palissades sont hautes de 3 mètres. Il faut du cran et des abdominaux pour

les passer.

Les jaunes, il

faut libérer vos prisonniers avec le couteau avant d'aborder les 4

palissades.

Allez une panissade d'avance pour les rouges !

Une palissade d'écart pour l'instant.

Avantage aux rouges. L'exercice est plus difficile pour le dernier qui ne peut s

'appuyer sur ses compagnons.

Allez, c'est pas perdu les jaunes, c'est pas gagné les rouges.

Myriam Lamar est impressionnante. Elle pousse Betty, elle se hisse et se laisse

tomber du haut de la palissade.

Écartez Rondin, écartez Rondin ! Allez ! Allez Betty, non !

Allez, on se débouille ! Allez Betty ! Écartez Rondin, Betty

! Les jaunes, les kiaques, talonnent les Malabous. C'est un travail de

force et de courage pour tous ces champions.

Allez les jaunes, c'est pas perdu !

Il reste Djamel.

Djamel Moura sur la dernière palissade.

Ensemble jusqu'à la ligne d'arrivée, les Rouges.

La victoire, elle est...

On est les meilleurs.

Je vous le dis, moi.

En forme.

Viens nous rejoindre, les jaunes.

C'est moi le plus vieux de tout le groupe, là ? Ouais, je comprends mieux.

Vas-y, pleure si tu veux. C'est le premier passage, on a perdu 20 mètres.

Et après, on a bien remonté. On repart avec, là !

Koumba, si j'en crois à votre abattement, j'ai l'impression que vous

la prenez pour vous, cette défaite.

Personnellement, je me sens un peu responsable.

Voilà, c'est le premier jeu.

C'est juste, ça aurait été une bonne fierté pour nous de gagner le premier

jeu. C'est pas grave, c'est pas le plus important. Nous, on n'a pas besoin d'un

toit. Je veux dire, on va s'en faire un, c'est tout.

Deux, même.

On va s'en faire deux.

Frédie, comment vous l'appréhendez, cette défaite ?

On leur a laissé la première victoire.

Pour les mettre dans le bain, pour les mettre en confiance.

De toute façon, on avait analysé votre cadeau. Vous avez dit qu'elle était

presque étanche, la cabane. Ça ne nous suffisait pas.

On fera un petit château pour nous.

On a gagné, mais on est content qu'ils le disent comme ça parce qu'ils nous

motivent encore plus. Il a raison, il faut qu'il continue comme ça.

Et non, on est très heureux. Bien sûr, pour nous, c'est une influence sur la

suite du jeu. C'est tout pour nous. Au niveau survie, peut-être son meilleur.

Et donc, nous, si on arrive... Mal,

qu'elle a quoi appeler les secours en cas de besoin ? C'est clair ? Les

jaunes, direction votre île.

Le résultat physique.

Alors qu'il y a aussi l'intelligence d'écouter. C'est vrai.

Tout de suite, c'est ça.

Tu le vis à l'entraînement.

C'est celui qui a l'intelligence de comprendre la tactique, la technique, de

bien observer ce qu'on nous dit, d'être attentif et tout ça. Et ça, on l'a eu.

C'est pour ça qu'on n'a pas fait l'erreur.

Donc ça donne beaucoup d'espoir parce que si t'es à la technique, l'ambiance,

l'organisation est là et qu'en plus, il suffit que j'arrive, on va être pas mal.

Franchement, non, je ne me serais pas emmêlée dans le premier.

On l'a pas vu.

Non, t'as poussé aussi, donc c'est de la faute à tout le monde.

Bon, là, on a perdu parce qu'on a fait une erreur de départ.

Ils nous prennent 20 mètres. On revient sur pas grand-chose.

Mais moi, je crois que eux, par contre, ils doivent aussi se rendre compte que

les épreuves sont difficiles. Parce que c'est vrai qu'ils ont gagné, mais on a

bien vu qu'ils étaient au bout. Ils étaient épuisés, fatigués.

Et à mon avis, ils doivent se dire, si on n'aurait pas perdu les 20 mètres, Ils

n'auraient peut-être pas gagné.

Ça y est, les sportifs mettent pied sur leur îlot.

Leur paradis ou d'enfer, à eux d'en décider.

Quand on est arrivé, on a vu l'eau magnifique, un îlet super joli.

C'est du pur bonheur. Même si on doit se démerder pour trouver à manger, pour

faire le feu, etc.

C'est un pur bonheur.

Les pieds sont verts déjà. On finit avec des mycoses, on a les plus beaux pieds

au monde.

Super beau d'être ici, mais là je commence à avoir la dalle.

Là j'ai vraiment envie de manger.

On va voir si on peut trouver des fruits.

Si on arrive à faire le feu pour cuire le riz, on verra.

Pour reconnaître l'île, on s'organise aussi ? On part en éventail ? À peine

arrivés, les Malabous s'organisent.

Gwendal, le patineur olympique, prend les choses en main.

Elle n'est pas très grande, on couvre comme ça. Il y en a qui tirent tout

droit, il y en a qui partent sur l'extérieur.

Les explorateurs se séparent.

Objectif, trouver l'eau potable et la malle de survie. Ils font le tour de

leur petite île.

On a trouvé ! Sifflez-vous ! Sifflez-vous ! Sifflez-vous ! Alors, où

on va le mettre, ça ? Là.

Malabou, Malabou ! Hop ! On a trouvé l'eau ! Ah, déjà ? Ah,

c'est le riz ? La marmite pour le cuir ? Je ne sais pas.

C'est pas mal,

parce que tu as l'eau qui n'est pas loin. C'est pas mal, là.

Donc là, c'est la douche.

Bienvenue dans la salle de bain.

Déjà, deux bonnes choses de fait. L'eau et le kit ont été rapidement trouvés.

Reste à déterminer l'essentiel, le lieu du bivouac.

Déjà, regarde, on a déjà les feuilles naturellement, les feuilles pour

couvrir. Moi, je me mettrais plutôt là.

Ici, j'ai un peu d'air et le soir, je n'ai pas qu'il fasse plus frais. Alors

que là, on aura quand même plus chaud.

La position exacte du campement fait débat et c'est bien normal, il en va du

confort de la tribu.

Là t'as l'air qui vient comme ça alors que là t'es abrité par les arbres.

Vaut mieux avoir chaud que froid. Enfin moi je sais pas, je pense que c'est ça.

Sans vouloir te contrarier, à n'importe quel moment tu peux avoir la flotte

qui tombe. On a le toit.

Là t'as un abri naturel.

Demain si on doit changer, on sera à temps de changer.

Je pense vraiment qu'il ne faut pas non plus se prendre la tête.

Il faut rester dans le plaisir. Il y a des choses qui vont se compliquer et ça

ne va pas être facile.

Ce qu'il y a, c'est qu'il faut gérer les égos de chacun.

On ne peut pas être trop... Se prendre pour un chef et dire « toi tu vas faire

ça, tu vas faire ça » parce que moi je ne peux pas le faire parce que je n'en

ai pas plus que les autres.

Mais c'est vrai que c'est un peu difficile. On avait le camp, moi j'avais

dit « c'était là » parce que c'est plus abrité.

Mais c'est vrai que là, si jamais il y a une averse, c'est mieux.

J'ai dit « ok, mais là, s'il n'y a pas d'averse, il y a le vent ».

Ça m'emmerde parce que je pense que j'ai raison, mais bon.

Tiens, ça me pèse.

Franchement, je pense que c'est rien.

Ah ouais, voilà.

Si t'en sais rien, on est mal barrés.

Sur Thillac, les jaunes découvrent eux aussi leur nouveau lieu de vie. Une

longue plage de sable fin adossée à une forêt dense.

à la maison j'ai pu leur faire une deuxième fois

à l'étillac c'est par ici

voilà la malle et

ça ça doit être on a une belle casserole en plus c'est le luxe

comme magique ça franchement On a perdu le jeu, mais bon, on est heureux.

Ça remonte le moral à une belle île comme ça. C'est calme, on a chaud.

On n'est pas exposés au vent. On reste là, on ne bouge pas.

Là, c'est totalement magique.

Les filles, elles vont passer le balai un coup et puis c'est bon, c'est propre.

Il ne faut pas être devant tout le monde. C'est entre nous, c'est notre

petit village.

Les Thiaques sont confiants, ils ont déterminé un emplacement qui leur semble

idéal. Mais avant de s'installer, ces aventuriers aguerris veulent s'assurer

de trouver l'eau avant la nuit. On fait comme dans les films d'horreur, tu vois.

Pour mieux se faire tuer, on se sépare.

Ok, on va à gauche.

On promet qu'ils trouvent gueule, forcément.

Tu es bonne en orientation, tu sais revenir sur tes pas.

Tu tombes sur moi pour revenir sur les pas, là, t'es fuite, ma chérie.

Franchement, moi, sans orientation, ça fait trois. Alors là, moi, je te suis, t

'as pas remarqué.

En fait, j'aimerais bien retourner vers la mer, tu vois.

Là, on s'est trop éloigné, l'eau, elle sera pas aussi loin.

On tombe parce que c'est toujours par hasard qu'on trouve les choses, en fait.

Quand on cherche trop, quand on se concentre trop sur les choses, si on se

dit on va chercher là, on va jamais la trouver.

C'est une super ville, je suis bien content. Bon, c'est vrai que moi, je

suis déjà content d'avoir tombé avec Grégoire.

Lui, c'est vraiment... De toute façon, moi, je lui ai dit, lui, c'était le

mythe de Koh Lanto. Donc, je suis super content d'être tombé avec. Parce que

moi, avec Grégoire, je suis rassuré. Il va arriver à nous faire bien. Je suis

rassuré. Et puis, Freddy nous fait une table. Une table, des chaises. Non, je

pense qu'on est une bonne équipe.

Tu vas trouver des lianes. Pas mal.

Tu te balades en Troperon, pour l'instant.

Pour l'instant, le butin est maigre. Les trois groupes ont fait chou blanc.

Mais à marché, le nez baissé ou la tête en l'air, personne n'a vraiment repéré

le chemin du retour au camp.

T'es déjà venu ici ? C'est vrai que les endroits se ressemblent, donc on ne sait

pas si on est déjà passé par là.

On n'a pas trop de repères encore.

Ça commence les emmerdes, mais je le savais.

Ici, on savait très bien qu'il n'y a rien de facile. Même pour vélo, c'est

tout de suite compliqué.

À mon avis, on n'a pas fait ça intelligemment. On a marché l'air de

rien et ce n'est pas comme ça qu'on va trouver.

C'est l'énergie du désespoir. Freddy décide de courir au hasard, même si l

'ingénieur y voit une logique implacable.

Voilà, la tactique c'est de parcourir la plus grande superficie possible en le

moins de temps possible pour trouver le point d'eau.

Une option vouée à l'échec et une bonne solution pour se perdre définitivement.

J'essaie de rejoindre un gros chemin parce que là je suis en train de tourner

en rond.

Donc bon, on part là.

Moi je ne sais pas du tout où je suis.

Il est où le camp ?

Ce rapace qui observe les naufragés est un balbusard pêcheur.

Maître de ces lieux sauvages, il s'amuse sans doute du bon tour qu'ont joué les

génies de la forêt à leurs nouveaux hôtes. Rien n'y fait. À cause d'eux, il

est impossible de ne pas se perdre sur Thiak.

Ainsi le dit la légende. D'ailleurs, Koumba et Christina sont toujours au

cœur de l'île. Et là, c'est officiel, elles sont complètement perdues.

Je sais pas où on est, là, en fait.

Y a pas des bêtes bizarres ? Grégoire ? Freddy ? Y a quelqu

'un ? Au secours ! On est perdus ! Ah, y a encore des voix, là-bas.

Bon, bien, c'est pas par là, on va... D'accord.

Grégoire ! Ah, et Christophe, le pauvre, on va pas se faire... Christophe ! Bon,

c'est un peu paumé, on est coincés.

Chut, on va pas le dire.

Gasou !

On est là.

On est où, là ? Nous, on est à côté de toi.

Viens.

Pourquoi faire ? Parce qu'on a besoin de toi.

Parce qu'on veut savoir comment tu vas.

Tu veux savoir comment je vais ? Je vais bien. Attends, on arrive.

Il ne faut pas les lâcher. On est superbes, on est là-bas.

On arrive, attendez-nous.

Attendez, on arrive.

Ne bougez pas.

On est là.

On n'a rien trouvé, dis donc.

Non ?

Peut-être on retourne au camp, on fait ça méthodiquement.

C'est par là.

Et on retourne au camp ? Par contre, Freddy et Linda ? Je ne sais pas.

Freddy ! Linda ! Malgré leur expérience de Koh Lanta, ce premier jour de survie

s'annonce plus compliqué que prévu pour les jaunes.

On va la mettre comme ça.

Et ce sont finalement les sportifs qui paraissent mieux organisés.

Franck Leboeuf s'est d'ailleurs fixé une mission.

Construire une cabane 3 étoiles, voire 4.

Le champion du monde à l'habitude du luxe.

On s'en sert à 3 pièces, salle de bain, jacuzzi et tout.

Mais on veut faire un truc bien, donc il ne faut pas qu'on se plante.

Si mon père me voyait, père à son âme, il se dirait que ce n'est pas possible

qu'il fasse mon fils. Il fait des travaux manuels maintenant.

Il ne vaut mieux pas qu'on fasse un plan plat.

Mais là, il ne sera pas plat. Parce qu'il faut que ça puisse s'égoutter.

Vous, vous devez faire le feu.

On est en train. Regarde, on a ramené tout le bois. C'est évident que le feu,

c'est le numéro un ce soir.

Presque plus, vu le temps, presque plus encore que le montage de la cabane.

Appuie avec moi.

On est parti.

Je n'ai jamais vraiment essayé.

Mais il y a un début à tout.

On est là pour ça, justement, pour faire des choses qu'on n'a jamais faites.

Appuie. Appuie.

On a un vrai

problème avec les différentes essences de bois qu'on doit faire interagir.

Je me suis renseigné un petit peu sur des livres de survie.

Mais c'est souvent des choses qui se font dans des pays comme le Canada et

ils vont utiliser du noisetier.

Là, le noisetier, on va chercher longtemps, je pense.

Il va y arriver.

J'ai taillé.

Je prie pour qu'ils arrivent à faire le feu.

Parce que vraiment, j'ai vraiment envie de manger du riz.

Les noix de coco qu'on trouve, c'est celles qui sont ramenées de je ne sais

pas quelle tempête.

C'est un enfer.

Si on peut faire le feu avec le riz et les noix de coco, on va s'en sortir.

Mais ce ne sera pas suffisant pour ces trois semaines.

Moi, il faut que je mange.

Je mords quelqu'un.

Les sportifs sont lucides.

Survivre n'est pas un jeu d'enfant. Même s'ils ne le ressentent pas encore, ils

pressentent l'arrivée imminente de la faim et du stress.

C'est pourquoi il est impératif de dénicher de quoi se sustenter. Et la

nature n'est pas si généreuse que ça au premier abord.

On va continuer. Après, si on peut l'ouvrir, pour moi, même si elle n'est

pas mûre, on saura peut-être ce que c'est. Il y a des Bernard Lhermitte ici

aussi.

C'est hyper joli, c'est super joli. Mais non, c'est un peu chiant quand même.

Enfin, dans le sens où, tout de suite, elle est avec tes chaussures, bon, tu

vois, c'est pas la mer quand t'es en vacances. Et si on mange bien, et qu'on

a le feu, et qu'on a l'abri, et qu'on... On peut bien rigoler, hein.

Allez, venez voir, il y a un bébé requin, là.

Là, là, là, là.

Regarde, un poids de mort.

Un petit bébé requin. C'est la première fois de ma vie que j'en vois un, donc...

Ouais, magnifique.

Enfin, magnifique.

Qui dit bébé dit maman souvent, ou papa.

Mais on sait qu'il y en a un. Le lagon peu profond qui entoure l'îlot des

Malabous est un bonheur pour ces jeunes requins, une véritable pouponnière à

squale.

Des requins pointe noire et pointe blanche, mais aussi des requins gris,

plus agressifs. Ils ne sont pas les seuls habitants à craindre.

Oh mon Dieu, c'est ignoble ! Ça se passe ou quoi ça ? Mais là, ils arrivent sur

la plage.

Tout va bien, non ? On le savait.

Mais on savait surtout qu'il y en avait.

On se sent un tout petit peu moins en sécurité.

Parce que là, on se sent à l'heure, on marchait sur la plage, tranquille, on n

'avait rien vu de dangereux.

Mais là, maintenant qu'on en a vu un, tout de suite, on revient à la réalité.

Moi, ça me fait peur.

Le placide mais dangereux tricoréier, l'emblème de la Nouvelle-Calédonie, n'a

pas les faveurs de la douce bétilise.

ni aucune bestiole, il faut bien le dire.

Pourtant, la demoiselle a grandi en Martinique, source de son bestiaire

cauchemardesque. J'ai toujours été hyper froussarde de ces trucs-là. Et j'ai

toujours eu une peur viscérale de tout ce qui est lézards, serpents, les

grosses araignées qu'on avait chez nous.

À maintenant 37 ans, gérante d'un centre de remise en forme, Betty tente d

'apprivoiser ses peurs, même si elle se sait précieuse.

Pourtant des efforts, elle sait en faire. Elle l'a prouvé tout au long de

sa carrière sportive.

Détentrice du record de France du triple saut pendant 10 ans.

14,50 mètres ! Nouveau record de France du triple saut. Tu vas me pousser d'ici,

tu me fais fouler, fouler, ramener. Allez-y. 1,88 mètres, une foulée

exemplaire, un ressort extraordinaire.

Betty fait toujours aujourd'hui l'admiration des jeunes sportifs. Restez

dans le respect de vous-même et dans le respect du sport et il n'y aura que de

jolies choses.

Et c'est vrai que gagner Koh-Lanta, ce serait une façon pour Betty d'oublier

une terrible frustration.

Je n'ai jamais fait les Jeux.

Je les ai ratés trois fois.

De plus, son petit garçon, lui, n'a jamais vu sa maman sur les pistes. Bravo

! Je me souviens qu'elle sautait très loin.

J'ai oublié son record, c'était quoi, mais je me souviens qu'elle a été

championne de France.

Attention, attention, attention ! Mais pour lui prouver sa valeur, Betty, la

maman intentionnée, devra s'éloigner de ses êtres chers.

Moi, le plus dur, ce sera ça, c'est d'avoir de nouvelles d'eux.

Attention ! Oh là là ! C'est dingue ! Ça fait rester humble complètement.

Puis on va essayer de rester calme.

Attendez-moi ! Sur

Tiacossi, on est un peu penaud. Les aventuriers pourtant

expérimentés n'ont toujours pas trouvé l'eau.

Afin de remonter le moral des troupes, Grégoire espère faire jaillir une

étincelle. Alors, il faut qu'il y en ait un qui se mette.

De l'autre côté, pour me tenir comme ça, vraiment.

Ça marche super bien comme technique.

Je l'ai fait il y a un an, de ça.

Même en France, avec du bambou, j'avais ramassé dans le jardin un bambou sec.

Et là, il ne faut pas boucher le trou, parce que ça va... Ça s'évacue par là.

Allez !

C'est pas vrai ! Pas mal

cette technique ! C'est

impressionnant comme ça !

Il n'est

pas percé ! Ca me gave ça !

Le problème, c'est que le bambou, il est épais.

Et à mon avis, il a été dans l'eau de mer. Et avec le sel, les bois flottés,

ça ne brûle pas bien.

Ça me saoule. C'était super, même par chance.

Décidément, rien ne sourit au jaune aujourd'hui. Même Grégoire, pourtant si

sûr de lui, ne parvient pas à faire du feu. Et l'eau commence à manquer. Les

thiaques sont sur une mauvaise pente. Il n'y en a pratiquement plus.

Je crois qu'il ne reste plus d'eau.

Ah non, tu sais quoi ? Un autre coco, je ne peux pas en fait.

Pourquoi ? Ouais, non, trop de mauvais souvenirs, je ne peux pas en boire. Il

faut. De toute façon, on n'a pas le saut. En fait, mis à part le saut en

parachute, ça commence trop mal.

C'est vrai.

La journée, elle est catastrophique.

J'ai fait un Koh Lanta il y a six mois environ.

Et le fait de me retrouver là, je me dis, est-ce que ce n'est pas trop tôt ?

Je suis très heureuse d'avoir vécu cette première aventure, parce que d'autant

plus, je suis la gagnante.

Mais remettre ça encore, j'étais motivée sur le coup. Et oui, je pense que je le

suis encore.

Mais comment ça va se passer dans ma tête ? Est-ce que je suis capable encore

de souffrir de la faim, de pleines souffrances ? Et ça, je ne sais pas.

Sans feu, sans eau.

L'eau, on l'a cherchée avec désespoir. Je vais retourner, je vais retenter l

'eau parce que ça commence à m'énerver.

C'est pas compliqué pour tenter l'eau.

J'ai l'impression de tourner en rond depuis tout à l'heure.

Ça doit pas être moi.

C'est chiant parce qu'on aimerait la trouver. Je suis sûre qu'on est passé

devant et qu'on l'a pas vue. Il y a un truc, c'est pas possible. On a fait le

tour de l'île, on n'a pas arrêté de chercher et on ne trouve pas.

Je désespère là pour l'eau. Je désespère pour l'eau.

Je l'ai ! J'ai l'eau, c'est bon ! C'est bon !

On a l'eau ! Ça y est, c'est là pour l'eau.

Regarde, regarde comment je... Victoire ! La patience de Linda a payé. Les

jaunes ont enfin trouvé leur réserve d'eau potable. C'est déjà une angoisse

de moins. Bravo !

Il n

'y

a rien de mieux que la méthode du petit poussé pour retrouver son chemin.

Tous les enfants le savent.

Et comme on fait son lit, on se couche, dit le proverbe. Donc pour s'assurer un

sommeil réparateur, les sportifs se confectionnent un bon matelas.

Jamel surtout.

Il faut dire que le judoka s'y connaît en tatami. C'est sympa d'avoir un beau

paysage, d'avoir une belle vue.

Mais c'est bien d'être bien, quoi.

Franck Leboeuf fait contre mauvaise fortune bon cœur et s'applique à

étanchéifier les murs de la cabane.

C'est juste pour un peu couper le vent, parce que le vent vient de là-bas et en

même temps, ça filtre.

Donc c'est bien.

Ça filtre quoi ? Ça filtre, c'est-à-dire que ça permet à l'air de ne pas être

complètement constant.

C'est pas énorme comme explication.

Mais non, mais ça fixe, c'est-à-dire que ça ne permet pas à l'air de partir, de

venir à chaque fois ici à tout le monde.

Laisse tomber, je suis fatigué.

J'ai rien bouffé de la journée, pas une noix de coco de merde que j'ai horreur.

Non mais, pardon, ça pue le sang.

Bon, la cabane de Franck est certes aérée et ressemble étrangement à une

cage de foot. Mais elle fera son office pour cette première nuit. Un repos bien

mérité pour ses apprentis aventuriers.

Par contre, avec les cocos, on aurait pu faire des bougies.

Les sportifs se réveillent fourbus. Leur première nuit de l'aventure a été très

longue et très froide.

Bon, pas tout ça, mais ils sont les croissants.

Mon petit café du matin.

Oh, fait tard.

On va avoir envie d'en chier.

Je pense à mes copains qui disent, allez, vas-y, on est tous derrière toi.

Tu dis, ouais, ouais, ouais, super.

Merci, les mecs.

Mais c'est pas possible, on peut même pas s'imaginer ce que c'est. La nuit la

plus longue de ma vie.

Ah, putain, c'était... Mal de cou, mal de dos.

C'est difficile, hein ? Ça se voit, non ? Là, on fait rien.

Cette nuit, loin de tout le confort moderne, a été une expérience

douloureuse pour ces nouveaux Robinson.

Mais si les rouges n'ont pas réussi à trouver le sommeil, c'est aussi parce qu

'ils ont reçu la visite d'étranges créatures, pour le moins bruyantes.

T'as vu les bruits cette nuit ? C'est vrai qu'on est gorgé avec gamin.

Il y a des bruits ce soir, on ne sait même pas ce que c'est. Ça crie à la

mort.

C'est que ces naufragés sont sur le territoire des plus fins fouquets, ou

plus fins du Pacifique.

Des oiseaux marins qui passent leur journée en vol au ras des flots où leur

habileté fait merveille.

En revanche, une fois au sol, la nuit, ils sont d'une maladresse confondante.

Et c'est sans discrétion qu'ils rejoignent les galeries qu'ils ont

creusées dans le sable. Le quart de la population mondiale des plus fins vit

ici, en Nouvelle-Calédonie.

L'oiseau de la nuit, moyen. On avait l'impression qu'une chèvre était

égorgée.

C'est comme un gosse qui crie. C'est un truc de ouf. C'est les oiseaux. Il faut

bien oublier cette vilaine nuit et les cris angoissants de ces buffins.

Ce qu'il faut, c'est manger et chaud de préférence. Alors tous les sportifs

s'unissent dans un même but, faire du chaud.

Allez, on a le feu !

Allez ! C'est bon Francky, allez ! On a

vu de la fumée quand même 2-3 fois, donc c'est une question de patience

maintenant. C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est bon.

Ça va prendre,

ça va prendre. Mais bon, on a les bois qui... On a vraiment le bois qui va là.

Et avec des bras bien forts comme Jamel et Franck, on a bon espoir que ça

prenne.

Jam ! Il est où Jam ?

Jam ! Jamelito ! Qu'est-ce que tu fais ? Là, je range un peu.

Jamel collabore à sa façon. Pour aller loin, il faut ménager sa monture, dit

-on. Alors le judoka se préserve pour les combats à venir.

Il sait que le feu ne se gagnera pas en 30 secondes. Ça serait... Ça a pété. Oh

non !

On n'aura rien sans rien, il va falloir se battre jusqu'au bout.

C'est bizarre les trucs qu'on voit à la télé. Les mecs, en une minute, ils font

du feu.

On est allés sur Internet, on a regardé si on pouvait trouver quelque chose qui

pouvait nous aider à faire du feu. À moins que celui qui a regardé la vidéo,

il n'a rien compris.

On était deux.

Il y avait deux lumières. Par hasard.

C'est ça le problème.

Donc non, ça ne va pas le faire.

Pour Franck et Jamel, le salut vient plutôt de la mer.

Les deux champions se sont confectionnés des harpons de fortune.

J'ai jamais eu le péché de ma vie.

C'est tout simple.

On fait ce qu'on peut, mais l'essentiel, c'est de bien s'entendre.

Alors ? Si j'arrive à attraper, tu m'appelles Mike Guyver, je te jure.

Mais bon, il n'y a pas assez de croissants au bord, quoi.

Ici, ça aurait été sympa, tu vois, mais là... Aller là-bas...

Alors ? Il y a plein de petits poissons, mais de blancs.

Et alors ? Ils n'ont pas encore mangé, je te le dis.

Alors ?

On compte sur toi. À part alors, tu sais dire quoi ? Arrêtez-moi les lunettes, je

vais faire un tour.

Si les poissons se cachent sous un corail ou un rocher, là on peut peut

-être les piéger.

Mais s'ils sont à l'air libre comme on les voit la plupart du temps, ça ne va

pas fonctionner. Enfin voilà.

Franck est perplexe. Ce champion du monde s'était pourtant extrêmement

documenté. L'avis de Robinson excitant son imagination.

Là, il n'y aura pas de portable, il n'y aura pas de télévision, c'est notre vie,

c'est le feu. Il suffit que j'allume une allumette et un briquet, j'en avais.

Maintenant, il faut que je me débrouille à en faire, à manger, c'est pareil.

Et ça, je trouve que c'est génial. C'est sûr que Franck Leboeuf est toujours

partant pour de nouvelles expériences.

Aujourd'hui, à 42 ans, il s'est lancé dans une autre vie, la comédie.

Ce matin, je suis ennemi public numéro un, tu regardes pas la télé ? Bientôt

sur les planches à Paris, Franck a quitté momentanément Los Angeles où il

réside et prend des cours d'art dramatique. Quand j'ai vu le script et

que j'ai vu tout ce que j'avais à apprendre, je me suis dit, ça y est, c

'est l'Everest.

Là, c'est un peu moins l'Everest, mais ça reste toujours le Mont-Blanc.

On en est au deuxième jour de répétition, il connaît son texte par

cœur. Et pour cause, ou qu'il soit l'impétrant acteur, ressasse son texte

avec une certaine jubilation.

Bonjour, monsieur.

Écoute-moi bien, fumier. Le pognon. Mais sûrement pas que le filet comme ça.

Parce que c'est tout ce que j'ai pour me casser à l'autre bout du monde.

Tu vois ? Sur l'île de Koh Lanta.

Franck ne lâche plus son manuscrit, comme il n'a pas lâché ses crampons

durant deux décennies. Un formatage, des automatismes qui ont forgé ce garçon.

Ça a été ma vie, ça reste ma vie parce que vous êtes conditionnés, vous êtes

préparés pour ça. L'esprit de compétitivité, de perfection, l'envie de

séduire, l'envie de gagner, elle sera toujours là jusqu'à la fin de mes jours.

C'est Florent et c'est Valentin à la fin.

C'est quand même un peu pour un footballeur ou quoi ? 17 ans balle au

pied, 50 sélections en équipe de France.

Et puis il y a eu les heures sacrées de 98, quand les Bleus sont devenus les

champions du monde. 1 et 2 et 3-0, la carrière de Franck Leboeuf s'envole.

L'équipe de France est championne du monde ! Les gens vous disent merci, c

'est depuis 1998.

Ils ne vous disent pas bravo, ils vous disent merci. C'est quand même le plus

gentil compliment qu'on puisse vous faire.

Alors Djamal, comment tu faisais tout à l'heure ? Alors ? Faute de grive,

les Rouges décident de faire avec les moyens du bord.

Chacun prend son coquillage.

Ils font cuire le riz au soleil, ils massèrent dans l'eau de mer.

C'est fantastique.

C'est bon.

Il est très, très al dente.

C'est vraiment dégueulasse. Oh putain, on tombe bien bas.

C'est important parce qu'on pense qu'il va y avoir une épreuve importante.

Il faut qu'on soit prêts, parce qu'ils seront prêts.

Sur Thillac, justement, les aventuriers expérimentés mettent à profit leurs

connaissances acquises lors de leur premier Koh-Lanta.

La fine équipe s'attèle à la construction de la cabane. Mais Freddy

reste étonnamment en retrait. Ça ressemble à quelque chose. On a un

commencement. On a le début du toit. Que se t'en penses, Freddy ? Je me suis

amusé. Je ne me dérange pas.

Le jeune ingénieur...

a appris de son expérience de l'an passé à Palau, où on lui avait reproché son

autoritarisme à un brin prétentieux. Faites attention que les pieds ne s

'écartent pas. J'ai toujours été plus ou moins leader naturellement. Frédéric

veut tout gérer, il y a quelque chose à faire, on fait comme ça, ça doit se

passer comme ça.

Je ne pense pas qu'il ira au bout.

Un mec trop fort se fait toujours griller.

Là, le nordiste écoute et observe.

Mon premier compta, j'avais complètement éclipsé le côté humain.

Là, je suis très proche de cette aventure, j'ai envie de profiter des

autres aventuriers, j'ai envie de m'en faire des alliés, j'ai envie de m'en

faire des amis, et c'est pour ça que je suis beaucoup plus posé.

Il est là le cerveau, l'ingénieur. Ah non, celui qui a eu l'idée de... Là, j

'ai laissé faire Christophe, sa solution n'est pas... Je pense que s'il commence

à pleuvoir, on sera mouillé, mais j'ai suivi, ça fera l'affaire de toute façon

pour notre survie.

Linda est ravie de cette belle entente, de ses efforts coordonnés, d'apprendre

des garçons.

Seulement, la finaliste de 2004 remarque que ses deux consœurs sont relativement

inactives et cela l'agace.

On s'aperçoit qu'il y en a qui mettent plus sa main à la pâte que d'autres.

Personnellement, depuis que je suis levée, je n'ai pas arrêté.

Après,

les filles, le prétexte, on va aller laver le linge, le faire sécher de l

'autre côté. Je veux dire, le linge, il se lèche très bien de ce côté de l'île.

Je pense qu'elle s'économise pour les jeux. Je sais que Christina est très

forte sur les jeux.

Pour moi, l'aventure, ce n'est pas que les jeux.

Ce n'est pas parce que je suis bonne sur des jeux que je suis aventurière. Non,

ce n'est pas ça.

Linda est sévère, mais en fait, la Benjamin n'est pas bien. Son moral

flanche.

C'est une fameuse gomme, celle de pleurer comme ça.

Ça va passer.

Non, ça ne passera pas. C'est les premiers jours, je te jure.

En fait, Christina, ce matin, elle a voulu tout simplement abandonner.

Elle m'a dit en se réveillant, je veux partir.

C'est con.

Il y a une partie de moi qui me dit, stop, on arrête.

Tu n'as rien à te prouver.

Et l'autre partie, je n'ai pas le droit de baisser les bras par rapport à mes

proches.

Rien que ça va aller.

Christina doute.

La grande gagnante de 2009 ne s'attendait pas à un début d'aventure si

laborieux. La jeune Marseillaise est au bord de la crise de nerfs.

Tu peux pas abandonner, tu n'as pas le droit. C'est pas bien pour Christina,

parce que ça se fait pas d'abandonner. Et c'est vrai que pour nous, ça nous

pénaliserait aussi, parce que ça ferait déjà une personne en moins.

Et si après, il y a une épreuve et qu'on vient à perdre, ça en repère à une

deuxième personne.

Et donc là, c'est sûr qu'on peut se retrouver vite à quatre.

Et c'est vraiment pas bien.

Faut essayer de te reprendre. Il y a moins de six mois, justement, t'as

montré que t'avais le mental.

Faut te battre, écoute. Dans la vie, ça va être ça, tu sais.

Je fais que ça.

Mais ça, j'en suis consciente, donc justement... Ouais, bah dans ma putain

de vie, je fais que ça, donc ça me coiffe un peu.

Elle n'a pas le droit d'abandonner, pour elle-même et pour l'équipe. Il ne faut

surtout pas qu'elle fasse ça.

Donc on va essayer de plus l'entourer, de plus la soutenir, pour la garder avec

nous. Mais en aucun cas il faut abandonner Christina, tu ne peux pas. Tu

as trop à perdre.

On vient d'arriver, c'est normal que ce soit dur, il y a toujours un petit peu

de dur.

Et surtout, il ne faut pas qu'elle abandonne, c'est important, elle va le

regretter. Pour toi, pour nous, n'abandonne pas.

Ça marche ?

Tu promets ? Je n'abandonnerai pas le jeu pour eux pour l'instant.

Je me donnerai un fond dans les épreuves.

Tu restes avec nous.

Elle ira jusqu'au bout avec moi de toute façon. Je l'emmènerai de gré ou de

force. Parce que je sais qu'elle va le regretter.

Je sais qu'elle va le regretter. Je l'ai fait en 2005.

Je l'ai fait en 2005 et j'ai regretté. J'ai regretté jusqu'à bas. C'est pour ça

que je suis revenue.

On ne peut plus faire la même erreur. On va gagner l'immunité aujourd'hui comme

ça.

Elle va être contente après.

Ça va lui remonter le moral. Tous les jaunes soutiennent Christina.

Pas question de la laisser tomber. Ils savent qu'au fond d'elle, la petite

Marseillaise est forte. On ne gagne pas Koh-Lanta par hasard.

Et c'est le moment de le prouver. Car l'épreuve d'immunité tant redoutée est

annoncée.

A une bouteille.

Le premier message.

Alors, la flamme, qu'elle soit.

Olympique ou dans les yeux, on réchauffe le corps et le cœur.

Moi, je propose qu'on donne ce bout de papier à Christina. C'est symbolique.

Retrouve ta flamme dans ton cœur, dans tes yeux.

Retrouve-la.

Puissance-ci, puissance-ci, c'est la puissance, la puissance. Faites

attention à notre puissance.

Puissance-ci, amanité !

Bonjour les Malabous.

Bonjour. Bonjour les Thiaques. Bonjour.

Regardez ce totem. Il reviendra à l'équipe qui remportera la première

épreuve d'immunité. Si vous voulez rester au complet, il faut

impérativement gagner aujourd'hui. Autrement, l'équipe qui perd, je la

retrouverai demain soir au conseil. Il faudra déjà éliminer un membre de votre

tribu. L'épreuve du jour, c'est l'un des classiques de Koh Lanta. L'objectif pour

vous les jaunes et pour vous les rouges, c'est d'embrasser votre vasque qui se

situe en hauteur sur la structure à une dizaine de mètres de la plage. Mais pour

ça, il ne va pas falloir chômer.

Trois étapes distinctes. D'abord, individuellement, vous allez aller

récupérer un flambeau sur la plage.

Ensuite, deuxième étape, cette fois-ci tous ensemble, vous allez vous engager

sur un parcours entre terre et mer avec l'objectif.

de rejoindre les vasques. À ce moment-là, troisième et dernière étape

avant l'embrasement. Il faudra aller sous l'eau, détacher une échelle qui

vous permettra de grimper et ensuite d'allumer la vasque.

Vous êtes prêts ? Motivés ? Allez vous mettre en place.

Attention, 3, 2, 1.

Deux gazelles pour un même but.

Rapportez le plus vite possible un flambeau. Koumba se révèle plus véloce

que Betty.

Allez, balance, balance, balance.

Tiens Koumba, allez.

Attention pour les jaunes qui sont en avant, stop.

Linda, chez les rouges.

Franck relaie la championne de triple saut et rattrape donc Linda.

Le footballeur choisit de redescendre en roulade.

Attention à ta jambe.

Jette-la.

Les rouges prennent l'avantage.

Stop Djamal.

La niçoise a du mal, alors que Djamal arrive déjà. Les rouges ont pris de l

'avance.

C'est pas grave, c'est pas grave.

C'est bien, c'est bien.

Troisième relayeur chez les jaunes.

Il faut aller plus loin, deux palissades pour Frédéric.

La technique de la chute avant de la judocate, Frédéric Jossinet, est très

efficace.

Grégoire, premier à s'élancer au-delà des deux palissades.

Gwendal chez les jaunes, Christophe.

Toujours l'avantage pour les rouges, top Gwendal.

Gwendal, le patineur emprunte la même technique de la pirouette à la

verticale.

Il fait encore gagner de précieuses secondes au Malabou, même si Christophe

Lechti ne démérite pas.

Myriam Lamarre est la dernière à passer des rouges. Elle aussi prend tous les

risques. Frédie pour la dernière torche, stop ! Frédie se dépêche pour limiter le

retard d'Etiac.

Il

faut

fixer la torche avant de partir.

Top, c'est parti, deuxième étape pour les rouges qui sont en tête.

Les jaunes, rien n'est perdu, vous avez quelques secondes de retard.

Allez, on y va, on fout de signe.

Allez, allez, allez, allez, 1, 2, 1, 2, allez ! Allez, on souffle.

Allez, je veux entendre tout le monde souffler, là, et puis...

Avant de pouvoir passer avec le porte-flambeau, il faut déblayer sous la

poudre.

L'enchevêtrement ralentit sérieusement les deux équipes qui sont au coude à

coude. Il s'agit d'être coordonnées.

La charge est lourde, le parcours est long, mais personne ne faiblit, l'enjeu

est trop important.

Les rouges, il faut laisser la

balise à votre droite, et ensuite aller en direction de la structure dans la

mer.

Cherchez l'échelle qui vous permettra d'embraser la vaste.

Allez, il n'y a quasiment pas d'écart entre les rouges et les jaunes. Vous

posez votre porte-flambeau sur la structure et vous allez récupérer l

'échelle sous l'eau.

Allez,

il faut récupérer l'échelle maintenant.

Pour atteindre et embraser la vasque, jaunes et rouges doivent détacher sous l

'eau une échelle.

Il ne faut pas descendre sans souffle.

Respirez bien dans le galet.

Ils sont épuisés et en plus, l'eau est trouble.

La plus habile sous l'eau côté rouge, c'est la boxeuse Myriam Lamarck qui

détache très vite un premier nœud.

Pour

gagner

du temps, Christophe, très fatigué, rejoint Christina qui allume à l'avance

les flambeaux qui permettront d'embraser la vasque. Betty et Frédéric ont la même

idée.

Gwendal a détaché un troisième nœud. Myriam s'attaque au dernier, tout comme

Grégoire du côté des jaunes.

Il faut maintenant la positionner

pour avoir une chance d'embraser la vasque et de remporter cette première

immunité.

Les deux échelles sont libérées. C'est maintenant la tribu qui grimpera le plus

vite. Allumez sa vasque qui évitera le conseil et sa terrible élimination.

Les rouges et les jaunes au coude à coude.

Quelques secondes de décalage.

Avantage aux jaunes pour l'instant.

N

'oubliez

pas la coche.

La victoire est...

Ils ont raison de bouffonner, ils ont raison, c'est leur droit.

Ils connaissent le jeu et c'est ça qui est leur désavantage, ils connaissent ça

ou ils vont.

J'en ai rarement coaché.

C'était dur de la parler.

J'ai cru que l'apnée, j'allais me noyer.

Mais je pense que si on avait été plus calme au début, descendez tous en même

temps, bien se calmer.

Moi, j'étais calme.

Bravo,

merci à tous. C'est celle-là qu'il fallait gagner.

Comme quoi, nous, on a un avantage, on sait que jamais rien n'est joué.

Jamais rien n'est joué.

Les jaunes, je vous avais laissé particulièrement triste hier.

Je me souviens notamment des larmes de Koumba. Et j'ai envie de le remettre,

tout un symbole, à celui qui est allé en haut de l'échelle pour embraser la

basque. Je vous le remets à vous pour l'ensemble de l'équipe des jaunes.

Bravo. Vous n'irez pas au conseil. Bravo.

Bon retour sur votre campement. Et vous allez avoir la tête et l'esprit libres

pour tenter encore et encore de faire du feu. Je vous souhaite de réussir.

A bientôt.

Merci.

Les Rouges, après la victoire inaugurale, il faut déjà penser à cette

défaite qui est lourde de conséquences puisque vous serez au Conseil demain.

À l'issue du Conseil, lors d'un vote à bulletin secret, il faudra éliminer l'un

d'entre vous.

Qu'est-ce qui a pu se passer sous l'eau ? Pourquoi vous avez mis plus de temps

finalement qu'eux ? Je me sens beaucoup coupable sur ce dernier parcours parce

que j'ai défait la moitié d'un nœud alors que je suis arrivé le premier et

que je ne voyais rien et que je n'arrivais pas à descendre.

Un peu énervé et fatigué au niveau cardio avant de pouvoir plonger. Et

après, je n'y arrivais plus.

Franck s'attribue une part de responsabilité. Moi, je prends la mienne

aussi parce que c'est moi qui ai proposé la stratégie. Et on s'est privé d'une

ressource importante.

Fred aurait pu venir avec nous jusqu'à la bouée. Qu'on soit à 5, on aurait pu

faire un relais.

C'est vrai que moi, j'ai eu du mal à comprendre.

Pourquoi, Frédéric, vous êtes resté finalement au niveau du porte-flambeau ?

Comme on est discipliné quand même en tant que sportif, on a suivi.

les consignes de départ.

Et malheureusement, ce n'était pas les bonnes. Ça ne l'a pas fait, mais c'est

comme ça aussi qu'on apprend, je crois.

En tout cas, il va falloir digérer cette défaite, réfléchir. L'un d'entre vous, à

l'issue du conseil demain, quittera déjà l'aventure alors qu'elle a à peine

commencé. À demain au conseil.

Les Malabous sont déçus de leurs prestations. Pour des compétiteurs comme

eux, c'est dur.

Il fait fin un peu là.

Il fait nuit dans une demi-heure.

Alors, accélère un peu.

Pour oublier ce revers, il se focalise sur l'essentiel, la nourriture.

Qui est-ce qui veut goûter ? Ça ressemble à une crevette. Une

petite crevette.

Non,

je viens de le tuer.

Vas-y, mange tout comme ça. Tu verras, ça goûte crevette.

Ouais, il y en a des plus gros.

Crevettes ? T'as vu en toi que t'as pas bouffé des crevettes ? C'est l'enfer

ici, je vous le dis.

C'est l'enfer. Le sable, il a beau être blanc, c'est beau.

Mais où sont les trésors cachés, s'il vous plaît ? Parce que là, j'en peux

plus.

C'est une petite crevette grise, c'est mieux que rien.

Ouais, c'est pas mal.

Franchement, c'est dur.

Ça commence à être...

On n'a pas mangé.

Il n'y a rien à bouffer.

On a fait le tour de l'île.

On a eu un travers.

Enfin, peut-être que... Je l'ai.

Il faudra en bouffer 400, des crabes comme ça, pour arrêter d'avoir faim.

Même s'il y avait 400 crabes, il serait toujours cru. L'important maintenant, c

'est de faire du feu. Notre victoire, à nous, aujourd'hui, c'est le feu.

Jusqu'au bout.

Jusqu'au matin.

C'est que ça fatigue, cette merde. Quand tu fais un mouvement, t'es cramé. Ce qui

compte pour nous, c'est de faire du feu. Donc on essaie de s'acharner à faire du

feu. Et si on voit même, ne serait-ce qu'un peu de fumée, ça nous redonne

quand même pas mal d'espoir.

Ça chauffe pas.

Non, c'est une grosse merde.

Ça chauffe pas du tout.

Il y a pas mal de fatigue, je pense, qui commence à se ressentir. C'est normal,

en même temps. On n'a pas beaucoup mangé.

On a fait une épreuve qu'on n'a pas gagnée non plus.

On s'était préparé à perdre, donc c'est un peu morose. En plus, on n'arrive pas

à faire le feu.

Et puis, on a rien qui part demain.

Les rouges sont moroses.

Alors que les jaunes, eux, sont euphoriques.

Elle est belle, celle-là. Elle est vraiment magnifique.

Ils sont parvenus à battre les sportifs. Ils commencent à croire en leur chance.

Ces héros ne sont pas invincibles.

Ils ne sont pas imbattables, la preuve.

Aujourd'hui, surtout que l'épreuve était très dure, on peut le faire.

Et peut-être le refaire. Voilà, c'est le totem des bois.

On est content d'avoir gagné. Oui, c'est la joie de la fête. On chante.

Bientôt, on va danser.

Allez ! Viens faire avec moi ! Elle est timide ! Pour nous, c'est presque

un soir de fête.

Pourtant, on n'a pas de feu, on n'a pas mangé.

Je suis couché avant même le soleil.

L'épreuve d'aujourd'hui m'a quand même bien cassé.

Je retente un dernier coup de feu pour m'épuiser.

On essaye, on ne sait jamais.

Allez, on accélère.

Ça continue à fumer. Ça fume en dessous.

Oui ! Laisse-le faire.

Il n'y a rien de sens.

C'est bon, c'est bon, c'est bon.

Putain, c'est juste magnifique.

Ça a marché vraiment en 30 secondes pour avoir la braise. Après, je savais que ce

n'était pas si facile que ça d'avoir la flamme.

C'est bon ! Non, non, attends, on ne l'a pas encore. Non, la flamme, c'est chaud

à avoir. Ne souffre pas comme un ouf. Vraiment, ne souffre pas comme un ouf.

Non, attention.

Il y a un petit moment de pression parce que la braise est toute petite au

départ, donc il ne faut pas la perdre.

On est toujours limite, on croit qu'on va l'avoir, mais on ne l'a jamais.

Non, non, non, mais c'est quoi ces brindilles ? C'est pas de la brindille,

ça ? Mais ça, c'est le bois flotté de merde qu'il prend pas, là. C'est quoi qu

'il faut, alors ? C'est de la brindille comme ça, pas du verre, pas de la liane.

Ça, ça, ça.

C'est sec ou c'est... Oui, c'est sec. Non, c'est humide, c'est humide, ça.

Non, tiens, regarde ça. Mais non, ça, c'est carrément humide. Ça, c'est sec.

Mais ça, c'est gros, ça, c'est énorme, ça.

Il y a le feu, il y a le feu, il y a le feu.

Putain, qu'est-ce qu'on prend dans la gueule, là ?

Là, ça sent le feu à pleiner. Il faut juste qu'on a l'incandescence.

Dans quelques secondes, on aura enfin la première flamme.

Le prince charmant Grégoire a débarqué sur son destrier.

Il a sorti son arme qui était en bambou.

Super héros aujourd'hui, je suis très très heureuse pour lui parce que ça lui

tenait vraiment à cœur de faire son feu sur l'aventure. Tu vois, c'est le mythe.

Ensemble, tu l'as bien dit, ensemble.

Ouais, ensemble.

Mais voilà, c'est le mythe de Colombe, et moi je suis fier d'être avec lui.

Bravo. J'en tire une leçon et...

Et tous les honneurs reviennent à Grégoire. Grégoire est célébré comme un

saint, un sauveur. Avec patience et acharnement, il a apporté aux siens

chaleur et confort.

Sa science de la nature, son amour de l'aventure l'ont porté dans ses efforts.

C'est sûr, Grégoire ne fait qu'un avec la nature. Ce jeune jardinier, aujourd

'hui élagueur à son compte, passe le plus clair de son temps enlacé autour d

'un trou. Je suis totalement libre de faire ce que je veux, un peu quand je

veux. Et la liberté pour Grégoire, c'est fondamental.

Même s'il a lâché la voiture dans laquelle il vivait. Ça fait du bien d

'entrer chez soi.

Pour un appartement coqué à Lyon.

Et la cuisine, parce que moi je l'adore cuisiner.

Très habillé, Grégoire peut même tomber avec des pommes.

La survie, la débrouille, c'est son truc.

Mais en 2007, aux Philippines, Grégoire a aussi brillé par ses exploits

sportifs. Il était le plus rapide, le plus endurant. Et ses duels avec l

'Amazone Jade sont restés dans les annales de Koh Lanta.

Autant impressionné que charmé par sa rivale d'alors, il n'hésitait pas à

laisser parler son grand cœur et à céder ses gains. Moi, mon plus grand plaisir,

je l'ai eu aujourd'hui et j'aimerais énormément que Jade ait ce qu'il y a d

'autre.

Pour autant, Grégoire était l'homme à abattre pour les rouges. Le chevalier

blanc, trop dangereux. Au moindre faux pas, c'est sûr qu'on m'éliminait

immédiatement. La vie est déjà assez dure sur le camp. En plus, si moralement

on vous attaque presque constamment, ça devient très dur à vivre.

Et le faux pas eut lieu.

Grégoire fut contraint de lâcher.

On transite, il se remet en marche à ce moment-là.

C'est terminé Grégoire ! Trop pur, trop droit.

Grégoire n'a pas voulu se compromettre et il a dû quitter la scène. Le jeune

homme espère donc beaucoup de ce nouveau Koh-Lanta.

Allumez le feu ! Allumez le feu ! Aujourd'hui, on bat les

anciens sportifs, on fait le feu.

C'est bingo, c'est super. Moi, je suis vraiment super content.

Ah bah là, tout le monde a le sourire, c'est sûr.

Il pourrait presque nous faire une pizza.

Une pizza au feu de bois.

Cette victoire, c'est une bouffée d'air pour Christina, qui d'un coup, voit l

'avenir en rose.

C'est le fest.

C'est la fête. C'est vrai que par rapport à hier et la journée d'aujourd

'hui, je me sens beaucoup mieux.

Je ne suis pas du tout contente de moi d'avoir baissé les bras comme ça et je

suis reboostée.

Voilà, c'était bien bon.

Les Thiaques sont rassasiés, heureux de leur victoire et de l'arrivée du feu. Du

coup, Freddy et Grégoire, sans doute emportés par l'élan du bonheur,

proposent à leurs compagnons d'offrir le feu à leurs adversaires. Je trouvais ça

personnellement très fair-play, très sportif.

très dans l'esprit d'aventurier.

C'est juste ça. On l'a évoqué ce soir. On verra bien si l'équipe est d'accord

pour le refaire.

Je ne suis pas d'accord.

Chacun son Koh-Lanta. Plus leur Koh-Lanta sera difficile, plus leur jeu

sera difficile et moins ils seront efficaces dans les épreuves.

Bientôt, on va s'échanger les cocos sur les jeux.

Tiens, tu as notre coco.

Tu me donnes du manioc.

Pas la fête non plus.

Ça serait faire plaire de leur offrir le feu quand même, on a de l'humilité.

T'es taré. Il n'est pas taré.

T'es trop gentil.

Mais t'es pas bien, toi.

Je suis content de donner le feu parce que c'est tellement difficile à voir.

Donc si nous, on leur donne notre petit plus, on va perdre. Parce qu'eux,

physiquement, ils sont un petit peu au-dessus de nous.

On va se laisser s'embêter avec quelques branchages.

Petite bûche, tranquille.

Faut partir à main vide, j'ai encore une place.

Bonne nuit.

Bonne nuit, les filles. Bonne nuit.

Ce mec, Freddy, il n'en pique pas pour aller en dedans.

Après leur exploit préhistorique, faire du feu, les jaunes ont dormi du sommeil

du juste.

Reposé et rassasié, Christophe s'en va remplir la gamelle.

Bah non, ceux-là, moi, je ne les mangerais pas. C'est comme des yeux au

bout de chaque dard. Et quand tu t'approches un peu trop, ils te mettent

un coup. Et au milieu, c'est un œil, tu crois, le plus rouge.

Le machin rouge, il nous regarde.

Comme ça, moi, je les ai mangés la dernière fois. C'était bon.

Les grands, comme ça ? La chair à l'intérieur, c'était vraiment très, très

bon. Par contre, il y a plein de bulots. Et les bulots, ça, c'est bon.

C'est une pêche miraculeuse. C'est une manne. Il n'y a qu'à se baisser pour

prendre les coquillages. J'ai commencé à remplir ma cocotte.

Yalida est venue m'aider et on a fini de la remplir. Je pense qu'on avait au

moins 3 kilos de bulot.

Il y en a, ils sont même accouplés. Oh non, laisse-les.

C'est des bigourgnos.

Il faudrait une deuxième casserole.

Ça commence plutôt bien pour notre équipe.

Franchement, on est le troisième jour et on manque de rien.

On enlève tous les œufs, comme ça, il n'y a pas à s'ennuyer.

Excellent.

Ça sent la mer à gogo. Vous êtes sûrs que ça ne se fait pas cuire ? Non, non,

sûr, sûr.

Il y a des gens qui raffolent de ça, ça coûte assez cher. Ils vont nous voir

manger ça en survie, ils vont se dire, mais c'est royal. Mais j'ai jamais vu un

oursin aussi plaire. C'est impressionnant.

Normalement, on est en condition de survie, mais on est tellement doués qu

'on arrive à diversifier nos repas.

Donc voilà, c'est d'autant mieux pour nous.

À côté de ça, les bulots, c'est quand même bien meilleur. Là, une marmite, je

pense que ça va passer.

On s'est fait un petit repas, énormément de bulots et trop, ils en ont trop

ramassé.

Il y en a trois, en fait. On ne va jamais les finir. Il ne fallait pas en

ramasser autant.

Là,

il y en avait beaucoup trop.

On va devoir les jeter parce que ça ne tiendra pas la journée.

Donc, c'était un petit peu abusé. On a du mal à finir. C'est un peu honteux.

Mais bon, on ne va pas se rendre malade non plus.

On a l'expérience du bulot. Il ne faut pas plus d'un tiers de la casserole. Et

puis, ça ne suffit pas.

Je trouve ça dommage qu'ils aient envie de le jeter. Surtout à Colantin, parce

qu'il n'y a pas la nourriture. Franchement, c'est tellement rare.

Ce n'est pas possible.

C'est un comble. Les rescapés de Tiac ne finissent pas leurs assiettes. Ils ont

trop à manger.

C'est un destin qu'aimerait bien connaître les Malabous.

Gwendal propose à ses compagnons d'infortune une battue au poisson à l

'aide d'une épuisette de sa fabrication.

Je ne sais pas si elle sera efficace, mais elle n'est pas mal.

Le patineur y a mis du cœur, mais cet instrument semble voué à l'échec.

On repère le truc et on essaye de les encercler. Alors quand vous les voyez,

vous ne les lâchez plus.

Il faut les ramener vers le bord là.

Il y a des villages qui chassent comme ça, où en fait c'est tout le village qui

va au loin et qui font du bruit, qui jettent des pierres jusqu'à bloquer tous

les poissons sur le peu d'eau qui reste.

Et après, il n'y a plus qu'à se baisser quoi.

Ok, ils reviennent vers vous, ils reviennent vers vous. Ah, non.

Là.

Ce qu'il faut, c'est les entourer. Derrière toi, derrière toi.

Mets-toi au large, Franck.

Ils sont là, ils sont là, il faut pas aller au large, ils sont là, ils passent

à droite, à gauche.

Allez, tout le monde fait du bruit sur l'eau.

Vous les voyez encore ? Non.

C'est derrière toi, ils se font ta gueule.

T'as jamais fait ça, c'est compliqué.

Moi et l'eau, ça fait deux.

Là, là, là, il y a tout un monde petit, là.

Oh, oh, oh, Gwen ! Il est juste là, là.

C'est pareil, c'est pareil.

La technique du rabattage, non, j'ai pas que une seconde.

En plus, on n'a pas mangé depuis trois jours, donc faire des efforts avec l'eau

et tout ça, je sais pas, on se fatigue, là.

Là, on bouffe, là, on manque d'énergie. On échoue, on recommence, on échoue, on

recommence, mais ça, c'est...

C'est notre métier, quoi.

Les sportifs, c'est échec, réessai, échec, réessai. On ne cesse pas à

battre. Il faut rester vers ce truc-là. Franck et Jamel sont plus que négatifs.

Les deux hommes parlent avec leur estomac et ce dernier est contrarié. Du

coup, la colère gronde.

Gwendal s'est positionné de suite comme un leader.

Je pense qu'au départ, il n'y a pas de problème à partir du moment où vous avez

des résultats. Lui, il savait faire le feu.

Sa technique, c'était la meilleure.

Il quitte par moments le camp et va pêcher pendant deux heures en revenant

en brodouille.

Je veux dire, pour l'instant, c'est beaucoup de vent et peu de résultats.

Je garde mon calme parce que ça m'énerve quand je parle feu, ça m'énerve quand je

vois qu'on va pêcher pour rien et qu'on perd notre énergie, ça m'énerve. Mais j

'essaie de rester calme parce que ça ne fera pas avancer.

Décidément, les Malabous n'ont que leurs freins à ronger. D'autant qu'en plus, ce

soir, ils devront affronter le premier conseil de leur aventure. Il va falloir

éliminer quelqu'un et chacun commence à avoir sa petite idée.

Ce premier conseil, non, je n'ai pas d'hésitation pour l'instant.

Je ne suis pas naïf. Je l'ai été, mais je ne le suis plus.

J'ai envie d'aller au bout, j'ai envie de gagner.

Je regarde un petit peu comment sont les gens et je fais par rapport à ça.

Gwendal en dit beaucoup, mais je ne sais pas s'il en connaît beaucoup.

Franck a une dent contre Gwendal qui en promet trop à son goût. Mais Betty aussi

s'inquiète à cause de ses piètres performances lors des deux premières

épreuves. Je suis en danger parce que hier sur l'épreuve, je ne suis pas

partie au top chrono de Denis. Je suis partie un peu en retard. Donc après, j

'ai essayé de remonter, arriver dans le filet. Je me suis pris les pieds dans le

filet. J'étais à la bouche. Aujourd'hui, je ne souffre pas de la faim.

Je ne souffre pas de la fatigue.

Moi, c'est ce que je pense. Sur les deux épreuves qu'on a vues, c'est toi qui

peux être un peu en deçà. Mais peut-être que demain, quand ça a duré, que toi, tu

supportes mieux la partie survie, peut-être qu'à ce moment-là, toi, tu

auras la pêche. Ou d'autres, ils n'auront plus le mental.

Comme tu dis, peut-être.

C'est vrai. L'île, tu t'y sens bien.

Oui. Je vais rester jusqu'au bout.

Et ça fait trois jours.

Forcément, je n'ai pas envie de partir. Ça fait trois jours.

Sincèrement, je me sens bien.

Je souffre pas de la faim. C'est très bien, mais ça, c'est un titre

individuel. Au point de vue survie... Ça, c'est un titre individuel. Le

problème, c'est que là, on est en équipe pour l'instant.

Si on reste dans le truc sportif, Betty, elle est un peu en dessous. Elle a du

mal un peu à nager, tout ça et tout.

On sent que Betty est en danger, mais moi, j'ai dit, attention, parce que

Betty, elle peut être très bonne dans autre chose.

Et dire à quelqu'un, tu t'en vas parce que je trouve que t'es pas bon, non,

Betty, elle a ses qualités.

Donc on va, je pense, laisser plutôt le fait de chacun comme il le sent.

Personne n'est à l'abri, personne n'est en danger, on va dire. Mais après, il

faut réfléchir à ce qu'on veut faire pour le futur.

On connaissait les règles.

Oui, mais on n'avait peut-être pas prévu de perdre non plus. Je pense, Myriam, et

tout en ton honneur, que tu es plus dans la partie jeu et gagne.

Il y a vraiment deux parties dans Koh-Lanta qui sont très distinctes. La

partie survie-aventure et la partie jeu.

Qui sont largement conciliables. C'est justement pour ça que quand on parle

souvent des sportifs, c'est un sportif.

On a une tête et on s'en sert.

Très bien.

Concrètement, on veut qu'un sportif soit en finale. Peu importe qui, on fera en

sorte que ce soit le plus fort qui aille. Pour arriver à la réunification,

il faut qu'on soit le plus nombreux possible.

Et du coup, il faut qu'on joue la gagne au moins jusqu'à la réunification.

On en revient. Parce que plus on sera une équipe forte, plus on ira loin.

L'analyse est juste. Mais pour l'instant, c'est le conseil qui attend

les sportifs naufragés. Ils sont plusieurs à être menacés. Dans un

instant, l'un d'entre eux quittera cette aventure à peine commencée.

C'est une grande première pour ces champions qui, à peine arrivés, doivent

déjà affronter le conseil. Ils ont beau avoir gagné la Coupe du monde de

football, être champions olympiques ou champions du monde, ils souffrent déjà

des privations qu'engendre cette aventure. En tout cas, ce soir, je n

'accueille ni des champions, ni des célébrités, mais plutôt des aventuriers,

des naufragés angoissés à l'idée de quitter brutalement cette aventure.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Alors si vous êtes là, c'est parce que vous avez perdu l'épreuve d

'immunité, que vous avez été battu par les anciens.

Jamel, est-ce que naturellement, sachant que vous aviez remporté la première

épreuve, il n'y a pas eu un tout petit relâchement que vous payez cher ce soir

? Non, non, pas du tout.

On savait très bien, de toute façon, on se l'est dit avant, qu'on avait gagné

une bataille, mais pas la guerre, et que ça allait être difficile, parce qu'en

face, on a des gens qui ont gagné presque, ou qui ont été bons dans Koh

-Lanta. Ah, évidemment, ce sont des gens qui ont été performants dans Koh-Lanta,

je vous le confirme. On savait que ça allait être compliqué, quoi.

La preuve.

Donc non, non, c'est pas du tout relâché, sauf qu'on a eu un petit

problème de stratégie, et ils ont été meilleurs que nous aussi.

Est-ce que vous êtes plus fort qu'eux physiquement ?

On avance à chaque fois.

Globalement, est-ce que l'équipe des Rouges est plus forte physiquement que l

'équipe des Jaunes ? Par équipe, on va dire oui.

Individuellement, je ne sais pas.

Est-ce que vous sentez, Gwendal, que vous êtes, avec vos titres, vos passés,

votre notoriété, une source extraordinaire de motivation ? Pour l

'équipe opposée ? Oui.

Je pense que oui, s'ils parviennent à nous battre sur des épreuves, comme ils

l'ont fait sur la dernière épreuve, ça montre vraiment la qualité qu'il faut

avoir quand on fait Koh-Lanta. Et ça légitime vraiment leur position d

'aventurier et de gens qui savent s'engager. Est-ce que ça, c'est

important pour la suite de l'aventure, Franck Leboeuf ? D'avoir l'impression d

'être plus fort physiquement que les adversaires ? Moi, je ne suis pas aussi

certain que physiquement on soit...

plus fort que les autres, mais on a quelque chose en plus psychologiquement

qui nous pousse à nous surpasser, ça c'est certain. Moi j'ai 42 ans

maintenant et que physiquement, ça fait 4 ans que j'ai pratiquement rien fait,

donc c'est là, c'est dans la tête et dans le cœur qu'on se surpasse. Et ça,

ça fait partie de notre culture et de notre éducation en fin de compte. Vous

pensez avoir le mental pour faire la différence ? J'ai le mental.

Par contre, je pense aussi au ventre.

Parce que ça fait quand même trois jours qu'on n'a rien mangé là. Et ça sera un

facteur important aussi.

C'est quoi le plus dur ? C'est vraiment de ne pas manger ? C'est une horreur. Je

vous dis franchement, c'est une horreur. Je ne pensais pas que ça pourrait être

aussi dur. Ça fait trois jours que je n'ai rien mangé à part un petit peu de

jus de noix de coco.

Et on a une noix de coco pour six, se partager.

C'est tout ce qu'on mange pour l'instant.

Djamel, je sens que vous partagez ce sentiment avec Franck.

Et pourtant, vous connaissez ça, les privations, lorsqu'il fallait arriver au

poids avant les compétitions, les grands rendez-vous importants. Je connaissais,

j'ai arrêté il y a 8 ans.

Mais ça, ça reste gravé dans la tête. Quand on arrête le niveau, c'est qu'on

est saturé, c'est qu'on n'en peut plus.

Donc après, c'est de savoir si on est capable de revivre des difficultés comme

ça. C'est différent en plus, on ne peut pas comparer.

Je vais vous donner un exemple. Moi, je fais le ramadan une fois par an.

Ça dure un mois.

Et pourtant, ça m'arrive d'aller faire du sport même la journée.

Mais le soir, on sait qu'on mange bien quand même.

Alors que là, le soir, on mange pas. Il y a aussi des épreuves.

Et le soir même, on mange pas encore.

Et le lendemain matin, pareil, on mange pas. On est là en train de... C'est

trois jours quand même.

C'est chaud.

Je vous sens inquiet un peu.

Qui, moi ? Ouais.

Un peu, non ? C'est dur, c'est dur.

C'est dur.

Mais ça va.

Jusqu'ici, tout va bien.

Frédéric, vous pensiez que c'était aussi difficile, Koh-Lanta ? Honnêtement, je

dirais non.

Moi, je crois que tant qu'on n'a pas vécu les choses, on peut se l'imaginer.

Par exemple, quand on est blessé, quelqu'un me dit « je comprends, c'est

dur ». Non, si tu n'es pas blessé toi-même ou si tu ne l'as pas été, tu ne

peux pas comprendre.

Aujourd'hui, pour Koh-Lanta, c'est la même chose.

Myriam, est-ce qu'on peut parler, pour Koh-Lanta, de souffrance positive ? Oui,

certainement, mais avec le recul.

C'est après l'aventure.

Et ça, ça va être, je pense qu'on va beaucoup grandir avec cette aventure.

Arrêtez de jamais m'accuser, je n'aurai surtout pas.

Dès qu'elle sort de Koh-Lanta, elle abandonne tout.

Non, au contraire, elle revient motivée comme jamais.

Bon, mais ça ne vous enlève pas l'humour en tout cas, je le vois. Ah ben non.

Il y a toujours quelqu'un pour mettre une petite pointe d'humour. Je pense que

c'est Salvatore aussi.

Elles sont un peu moins bonnes, les blagues.

Nous, on est reliés par un lien invisible, mais qui est une vie d

'expérience qui est vraiment commune. Donc, on a ce lien qui, naturellement,

est là. J'espère que cette complémentarité, vous allez pouvoir la

mettre en avant dans les prochaines épreuves pour éviter de revenir au

Conseil. Parce que vous connaissez la sanction du Conseil. Vous allez

maintenant tous...

Individuellement, votez à bulletin secret en votre âme et conscience et l

'un d'entre vous va être éliminé.

Myriam, vous êtes la première à aller voter. Allez-y.

Jamel, c'est à vous.

Comme je sens que t'étais un peu plus faible physiquement par rapport aux

épreuves qui pouvaient venir, donc voilà.

Franck, c'est à vous d'aller voter.

Gwenda, la vous.

Et pour terminer ce premier vote, Betty.

Franck, je vote pour toi.

Sans animosité aucune, simplement, tu es la personne que je connais le moins.

dans l'équipe.

Je te souhaite bonne chance quand même.

Voilà, vous avez tous voté. Six bulletins dans l'urne. Je vais chercher

l'urne et je procède tout de suite au dépouillement.

Franck !

Betty.

Betty.

Franck. Égalité, deux voix contre Betty, deux voix contre Franck. Il reste deux

bulletins dans l'urne.

Frédéric.

Le dernier bulletin.

Betty.

Betty, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me rejoindre.

Betty, ils ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Avant de partir, vous pouvez leur adresser un dernier message.

Moi, je leur dis bonne chance, parce que je souhaite vraiment qu'ils aillent

vraiment très, très, très loin.

Ils vont vous attendre au tournant à chaque fois, donc surtout, lâchez pas.

Et moi, je vous encouragerai, je vous serai de toute façon.

Bonne chance.

Au revoir, Betty. Au revoir.

La douce Betty est la première éliminée. C'est complètement abattu qu'elle quitte

la Nouvelle-Calédonie.

La semaine prochaine, les Tiaques et les Malabous vont recevoir des renforts de

choc. Le maître incontesté des X-Games, les sports extrêmes d'un côté, Taïg

Chris.

Et le mythique Mohamed de Koh Lanta 5 de l'autre.

L'homme à la chèvre. La compétition

s'annonce dantesque.

C'est sûr, ça va déménager en Nouvelle-Calédonie.

Vendredi à 20h45 sur TF1.

Se vivre.

J'ai voté pour Betty.

T'es une délicieuse fille, Betty, mais il fallait que je fasse un choix.

Au jour d'aujourd'hui, je pense que t'es juste un tout petit peu en dessous de

nous au niveau du physique.

Je suis déçue parce que j'aurais voulu démontrer à mon petit garçon, à ma

famille, que c'était possible. Parce que je pense que c'était possible.

Il aurait peut-être fallu que je me prépare un peu plus, mais je pense que c

'était possible.

Mais je suis contente que eux continuent et j'espère franchement qu'ils iront le

plus loin possible.

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