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Ethan !
Rires d'enfants
Musique de tension
Vous auriez pas vu un petit garçon ?
Blond aux yeux bleus.
- Non. - Avec un T-shirt jaune.
Non ? - Non, ça ne me dit rien.
- Bonjour, excusez-moi.
Vous auriez pas vu un garçon de 4 ans ?
- Non. - Un T-shirt jaune.
Ethan. Ethan !
Musique de tension
Ethan.
Papa...
Ethan !
Où t'es parti ?
Mon chéri.
T'étais où ? Pourquoi t'es parti comme ça ?
- Pour regarder les lions.
- Tu m'as fait peur. Il y a du danger partout.
Je t'ai cru perdu.
- Maman dit que les voitures sont dangereuses.
Il faut faire attention.
- Les gens aussi peuvent être dangereux.
Musique mystérieuse
Ca va te paraître bizarre, mais je t'aime beaucoup.
- Moi aussi, t'es gentille.
J'aime bien être avec toi.
Musique mystérieuse
- Faut que je t'emmène quelque part.
Musique au piano
- Ca va, toi ?
- Papa dit qu'il faut pas jouer du piano.
- Ah bah, si. Tu peux.
Tu sais...
Je veux que maman et toi, vous vous retrouviez.
Je veux plus que vous ayez peur.
Et puis surtout...
Que t'aies plus peur de parler.
- Maman a dit...
"Si tu parles, papa nous tuera tous."
Musique pesante
Vibreur
- Erlanger dans les parages.
Musique mystérieuse
Vous êtes en panne ?
Vous ne deviez pas approcher votre fils
à moins de 500 mètres.
C'est une rupture de contrôle judiciaire.
- Vous ne lâchez jamais ?
- Jamais.
Musique mystérieuse
Maître.
- Mon client voulait voir son fils.
Il ne voulait pas lui parler
ni influencer l'enquête.
- Ca reste une violation de son contrôle judiciaire.
- Qui je ne justifie pas une incarcération.
- Mme la juge ?
J'ai des questions à poser à M. Erlanger.
Si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
- Allez-y, commandant.
- M. Erlanger, votre femme actuelle,
Alice...
est la jeune soeur de votre première épouse ?
- C'est exact, oui.
- Quel âge avait Alice à vos premières relations intimes ?
- Ca n'a rien à voir
avec l'affaire. - Au contraire.
Ca a tout à voir.
- Veuillez répondre, M. Erlanger.
- Alice avait plus de 15 ans.
- Ce qui excède
la majorité sexuelle. - Et vous, 31.
- Ouais.
- Elle résidait chez vous ? - Oui.
C'était plus proche de son lycée.
- Si je résume,
si j'ai bien tout compris...
La jeune soeur mineure de votre épouse
habitait sous votre toit.
- Vous m'avez bien entendu.
- Ce qui fait de vous,
de fait, selon la loi du 23 décembre 1980,
une personne ayant autorité par nature
ou par sa fonction.
- C'est une agression sexuelle sur mineur
par personne ayant autorité.
- Telle que définie selon l'article 227 du Code pénal.
- M. Erlanger, vous serez déféré à la brigade des mineurs
pour interrogatoire.
- C'est du harcèlement ! - Maître.
Taisez-vous.
Vous faites trop de bruit.
Musique de suspense
Musique mélancolique
- C'est bien ici ?
- Oui.
- Il y a pas grand-monde. - Ca ira, merci.
- Bon. Bonne journée.
Musique mélancolique
Elle renifle.
- Pourquoi tu pleures ?
Musique mélancolique
- Je pleure, car je suis heureuse.
- T'habites là ?
- Voilà.
C'est là que j'ai grandi.
- Avec ton papa et ta maman ?
- Non.
- Qui ?
Musique mélancolique
Qui ?
- Un garçon.
- Il était gentil ?
- Non.
Il m'a forcée à rester ici.
- Pourquoi ?
- C'est compliqué.
- Pourquoi c'est compliqué ?
Elle renifle.
Je veux rentrer à la maison.
- Non !
On va rester ici, hein ?
Regarde, viens là.
Tu vas rester avec moi, d'accord ?
Je t'ai ramené à manger.
Je t'ai ramené à manger.
- Je veux voir papa et maman. - Non.
Tu vas rester avec moi, d'accord ?
Tu vas rester avec moi. Voilà.
Voilà.
Musique mystérieuse
Viens t'allonger.
Voilà, chut.
Chut.
Voilà.
Voilà, c'est bien.
Musique pesante
- Bon, où est mon mari ? Il devait sortir ce matin.
- Il est en garde à vue pour une autre affaire.
- Quelle affaire ?
- Abus sur mineur.
Ca vous parle ?
Il a avoué un rapport
quand vous aviez 15 ans.
- C'est l'âge de votre soeur aînée quand il l'a séduite.
- J'étais d'accord. - C'était son mari.
Il vous hébergeait. Il avait autorité sur vous.
- Séduire une mineure quand on a autorité,
c'est puni par la loi.
- C'est moi qui l'ai séduit.
Il m'impressionnait.
Il était...
Je suis tombée amoureuse.
Je l'ai pris à ma soeur.
- Arrêtez vos conneries !
Un adulte a toujours un ascendant sur une gamine.
- Alice.
Il faut briser le silence. Vous libérer.
Même en envoyant votre mari en prison.
- Des enfants ont le courage d'y envoyer leurs parents.
Alice...
Vous devez trouver la force d'y envoyer votre mari.
- Thierry est plus que mon mari.
- Il est quoi ?
- Il est tout.
Je veux le voir.
Je veux voir Thierry.
- Elle nous cache quoi, Alice ?
Pourquoi Zony
enquêtait sur lui ?
Qu'est-ce qu'il avait compris ?
- Dire que Thierry a quitté Nadine pour sa soeur...
- C'est pas un secret.
- Roxanne a dit que ses parents
avaient fugué, c'est dans le fichier,
car des flics les ont récupérés. - Attendez.
On a une disparition
qui a été signalée
le 8 septembre.
Ils ont été retrouvés le 15 septembre 1990.
- Alice est née quand ?
- Le 10 juin 1991.
- Quasiment neuf mois après la fugue
d'Erlanger et de Nadine.
Ca veut dire que... - Non.
- Nadine et Alice
ne sont pas soeurs.
Elles sont mère et fille.
Thierry Erlanger est son père.
- Oh putain.
Elle souffle.
Elle est née le 10 juin 1991, à Fuveau.
- On va emmener Nadine dans le passé.
Tu viens ? - Ouais.
- Merci, Jonathan.
C'est ici.
C'est là que vous avez grandi.
Nadine soupire.
C'est là qu'Alice est née.
Musique mystérieuse
On va pas se mentir.
Nous savons que votre ex-mari est le père d'Alice.
- C'est le moment de tout nous dire, Nadine.
- Ses parents tenaient le café à côté.
Son père le battait.
Parfois, il l'enfermait dans leur cave.
Du coup...
Thierry se réfugiait à la maison.
Mes parents avaient un bateau.
Un jour où son père a tapé plus fort,
on s'est enfuis tous les deux.
On avait décidé de plus revenir.
Nadine rit.
Ils nous ont retrouvés.
Aux îles du Frioul.
Musique mystérieuse
Puis j'ai découvert que j'étais enceinte.
- Vous n'avez pas voulu avorter ?
- Pour mes parents, pas question.
Ma mère a simulé une grossesse.
- Et quand Alice est née...
Vos parents l'ont reconnue comme leur fille.
- A 20 ans, je suis partie vivre avec Thierry.
On s'est installés...
Et beaucoup plus tard, on a fait venir Alice.
Tout allait bien.
Jusqu'au jour où je les ai surpris ensemble.
- Il l'a menacée ?
Il l'a forcée ?
- Non.
Il lui a dit qu'ils faisaient rien de mal.
Que c'était ça, l'amour.
Un amour ultime, absolu.
- Et vous, dans tout ça ?
- J'ai fermé les yeux.
Il y a des médicaments très efficaces.
Puis un jour...
Ils ont décidé de partir ensemble.
J'étais enceinte de Roxanne.
Sanglot
C'est devenu ma raison de vivre.
- Nadine.
Il faut que vous nous aidiez.
Il est dangereux.
- J'ai tellement peur pour Roxanne.
Pourquoi vous croyez que me tais ?
Nadine pleure.
C'est bon, maintenant, je vous ai tout raconté.
Vous pouvez me laisser tranquille ? Sanglots
- Faut que vous veniez avec nous.
Faut qu'Alice parle.
- Si on fait rien, Erlanger sera libre dans 24 heures.
- Vous pourrez pas protéger Alice.
Thierry préféra mourir avec elle que vivre sans elle.
Il peut se passer de tout.
Même de son fils.
Mais pas d'Alice.
- Vous pouvez les laisser.
- Merci.
Bonjour.
- Bonjour.
- Pourvu que ton idée marche et qu'il craque.
- Je suis désolée.
Je supporte pas de te voir comme ça.
Enfermé.
- Ce n'est pas moi, chérie.
C'est une image de moi.
Mon coeur est fou, Alice.
Fou d'un amour infini pour toi.
Cet amour, personne ne pourra l'enfermer.
- Que dois-je faire ?
Dis-moi.
- Il lui retourne la tête. On arrête.
- Je veux qu'on parte. - C'est impossible.
- Ca suffit, Alice.
- Dis-moi quoi faire. M'abandonne pas.
- Jamais.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Un manipulateur.
- Fais ce qu'il faut.
Musique inquiétante
- Alice, je sais qui il est pour vous.
Vous êtes née neuf mois après la fugue d'Erlanger et Nadine.
Thierry n'est pas que votre mari.
C'est votre père.
Karim Zony l'avait compris.
Il voulait vous aider. Vous et votre fils.
Il voulait vous cacher
pour vous protéger de votre mari.
Et Karim Zony l'a payé de sa vie.
Votre mari l'a abattu sous vos yeux
et sous les yeux de votre fils.
Il voulait vous sauver.
Avouez la vérité.
Votre mari restera en prison.
Il ne représentera plus de menace
ni pour vous ni pour votre enfant, Tom.
- Thierry est mon mari.
Je l'aime. Je l'ai toujours aimé.
Je peux pas vivre sans lui.
Maintenant, laissez-moi rentrer.
- Alors ? - J'aurais pas dû la laisser le voir.
- Fallait tenter le coup.
Et on peut prouver par un test ADN qu'elle est sa fille.
- La loi ne condamne pas un inceste entre majeurs.
- Il faut qu'elle l'accuse du meurtre de Karim.
- Elle est déchirée.
Une partie d'elle veut se libérer et l'autre l'aime.
- Il l'a conditionnée.
C'est le seul homme Téléphone
qu'elle ait connu et c'est le père de son fils.
Oui, bonjour. Oui, c'est moi.
Quand ça ?
Quand est-ce qu'il aurait dû rentrer ?
Vous avez bien fait d'appeler.
J'essaie de la joindre et je vous rappelle.
Merci à vous.
- Qu'est-ce qu'il y a ? - Eloïse fait
la baby-sitter.
Elle devait rentrer il y a une heure et elle a disparu avec le gosse.
- Disparu ? - Ouais.
-Bonjour, vous êtes bien
sur le répondeur d'Eloïse.
- Eloïse, oui, c'est papa.
Je suis inquiet, tu peux me rappeler ?
C'est urgent. Merci.
C'est pas vrai.
- Pars pas en vrille. Elle a pas dû voir l'heure.
- Bien sûr... - Vous inquiétez pas.
Je vais localiser son portable.
- Elle est où, là ?
- Attendez...
On a le signal.
Parc Longchamp.
- Parc Longchamp ?
Elle y est encore ?
- C'était à 14h30. Le dernier moment
où son portable a borné.
- Ca fait quasiment 3 heures...
Quoi ? - Le portable
a été éteint.
- J'aime pas ça. Il y a un problème.
- Je vais lui écrire.
- Qu'est-ce qui se passe ?
Pourquoi elle répond pas ?
- On les cherche, madame. On va les trouver.
- Pourquoi Eloïse a dit que vous étiez prof d'histoire ?
- C'est dur pour elle de dire que je suis flic.
- Vous avez une piste ?
- Euh... Vous avez dit que votre fils est adopté, hein ?
Vous connaissez ses origines ?
- On sait qu'il a été abandonné à la naissance.
Mais c'est tout.
- Vous avez rien remarqué, récemment ?
Quelqu'un qui vous observait,
qui vous suivait ?
- Non. Vous pensez à quelqu'un en particulier ?
- Peut-être un parent naturel qui aurait eu
des remords.
Ca arrive.
- Qui...
Qui l'aurait retrouvé ? Comment ? - Je sais pas.
Ca dépend de qui sont ses géniteurs.
Vous avez une brosse de votre fils ou quelque chose
permettant de faire un test...
comparatif ADN ?
- On a déjà son profil ADN. On avait envie de savoir.
On a fait une recherche généalogique.
- Tenez. Ca a rien donné. On n'a trouvé aucun ascendant.
- Ca va peut-être nous faire avancer.
Si un de ces géniteurs est dans nos fichiers,
ce sera une piste sérieuse.
Je peux le garder ? - Bien sûr.
Ca va aller.
- Olivia, toujours rien ? Je t'envoie le profil ADN d'Ethan.
Fais une recherche dans nos dossiers d'empreintes génétiques.
Du nouveau ?
C'est quoi, ces têtes d'enterrement ?
- La recherche ADN...
On a un match sur l'identité
du père d'Ethan.
- Un délinquant sexuel ?
C'est quoi, ça ?
- Cet enfoiré de David...
C'est lui, le père de l'enfant.
- Qu'est-ce que tu dis ?
Lui, il est mort.
C'est quoi, ce bordel ?
- C'est pas tout, Léo.
Ca matche avec quelqu'un d'autre.
Avec toi.
Tu comprends ?
- La mère...
La mère biologique de...
du gamin, c'est...
- C'est Eloïse.
- Non... C'est pas possible.
Pas ma fille...
C'est pas possible !
Putain, ce fils de pute ! Cet enculé de merde !
C'est impossible, ça !
Pas ma fille !
Pas elle !
Pas ma fille !
Putain, l'enculé !
C'est pas vrai ! C'est quoi, ce bordel, là ?
- Vas-y, Jonathan. Va le voir.
- Ouais.
- Ma fille, putain... Ma fille...
Il lui a fait un gosse.
T'entends ça ?
Ce salopard lui aura rien épargné.
Pourquoi elle a rien dit ?
Pourquoi elle m'en a pas parlé ? A moi ?
Je suis son père, non ?
- Elle a vécu un traumatisme énorme.
Elle a peut-être refoulé cet enfant
des années. - Ca s'arrêtera jamais.
Il a voulu la marquer au fer rouge.
- Il faut la retrouver
avant qu'elle n'aille trop loin.
- Elle a passé un an
dans un centre fermé.
Ca va pas recommencer.
- Elle a enlevé un enfant.
Tous les flics de Marseille vont le savoir.
- Elle a enlevé "son" enfant. OK ? - Mattéï...
C'est pas le sien. Je vais pas vous l'expliquer.
C'est l'enfant d'une autre famille, maintenant.
- Une famille qui l'aime et qui souffre.
- T'as raison.
- C'est pas le moment de faiblir. Hein ?
Pas le moment.
- Les liens du sang, il y a que ça qui compte.
Vous voyez, nous sommes pareils, vous et moi.
- Sortez.
Un salopard a enlevé
ma fille quand elle avait 8 ans.
Je croyais être devenu flic pour la retrouver,
mais c'était pas la vraie raison.
La vraie raison, c'est des mecs comme vous et lui.
- Vous mélangez tout.
Je n'ai rien d'un prédateur.
- Mais vous recherchez la même chose.
Posséder l'autre pour le détruire.
- Absolument pas.
- Vous avez engrossé votre fille pour qu'elle se défasse pas
de vous.
C'est de l'amour ?
- Vous ignorez la puissance de notre lien.
Vous êtes incapable de dépasser vos préjugés.
- Votre relation avec votre fille est criminelle.
C'est tout.
- Vous savez ce que je trouve criminel ?
Je vais vous le dire.
C'est d'avoir mis 8 ans pour retrouver votre fille.
- Je te lâcherai pas.
J'ai plus rien à perdre.
Si je dois te buter, je te buterai !
- Commandant !
- Ca suffit, maintenant. On sort !
- Lâchez-moi.
- On sort.
- J'ai récupéré les miens
en moins de 24 heures.
- Laissez tomber, commandant. Venez.
- Retournez vous asseoir.
- Très bien.
Musique de tension
Musique intrigante
Mélodie douce
Musique intrigante
Communication radio
- Papa... - Eloïse.
Je sais.
Je sais tout.
Pourquoi tu m'en as pas parlé ?
- J'avais peur.
- Peur ? Mais peur de quoi ?
- J'avais honte.
J'étais mal, voilà.
Et quand je l'ai vu, j'ai tout de suite compris.
C'est mon enfant.
- Eloïse...
Elo... - Je vais m'en occuper.
- C'est pas si simple.
- Papa, c'est mon enfant.
Hein ? Il a le droit d'être aimé.
Je l'ai pas abandonné. David me l'a pris.
Babillage
Elle fredonne.
- Donne-le-moi.
- Non.
- Donne-le-moi, putain !
M'oblige pas à utiliser la force.
- Non, c'est mon bébé... (-Donne-le-moi.)
Il pleure. - Chut...
- Tu le fais pleurer. Tu le fais pleurer, donne-le-moi.
(-Chut. Mon bébé...)
Chut.
David, lui fais pas de mal.
David !
David...
Et là, David est revenu seul et m'a dit qu'il l'avait tué.
Pendant des semaines, j'ai pleuré.
David m'a appelée avant de mourir.
Il avait un secret à confier.
- Je dois te dire la vérité.
Et après... si tu veux plus me voir...
je te laisserai tranquille.
Je t'attends à la cabane.
Il a dit qu'il avait laissé notre enfant
devant une caserne à Marseille.
Vivant.
Qu'il avait remonté toute la chaîne d'adoption
et qu'il avait retrouvé sa famille adoptive.
Il m'a donné le nom.
- Pourquoi tu m'en as pas parlé ?
- Je m'étais interdit d'y penser.
C'était pas réel, pour moi.
Et une fille m'a parlé de son bébé.
J'ai pensé au mien et voulu
le connaître.
- Il s'est passé plein de choses dans sa vie.
Maintenant, il a des parents
qui l'aiment.
- C'est mon enfant. - Je sais.
- Non. - Mais si, je sais.
Je comprends combien il est important.
- Il est à moi.
- T'as pas voulu faire de mal. Mais ce que t'as fait est grave.
Pense à Ethan.
Qu'est-ce qu'il peut comprendre à tout ça ?
- Je veux ma maman !
Je veux
ma maman !
- Maman !
- Ethan, mon bébé.
Mon amour.
- Salut, mon grand.
Ca va, chéri ?
- Oh, mon amour...
Mon amour...
Oh, merci.
- Viens là, galopin.
Alors...
On se sépare plus, hein ? C'est fini, ça.
Je...
Je vous remercie.
- Tu vas jouer dans le salon ?
- D'accord.
- Son calvaire a duré 8 ans
durant lesquels Eloïse était sous l'emprise de ce psychopathe.
J'ignorais totalement qu'il lui avait fait un enfant.
C'était le secret d'Eloïse.
- Ethan est l'enfant d'Eloïse et de ce monstre ?
- Cet individu est son géniteur.
Ethan est votre fils. Vous êtes ses parents.
- Elle va vouloir le reprendre ? - Non.
Eloïse regrette...
son geste et vous demande de la pardonner.
- Ethan est notre fils. Même si c'est terrible pour elle.
- Je vous demande de pas lui en tenir rigueur.
Eloïse est une victime. - On va porter plainte contre elle.
Elle nous a menti.
Elle nous a espionnés pour voler Ethan.
- C'est le sien aussi.
- Tu veux quoi ? Qu'elle le récupère ?
Tu veux qu'elle nous attaque en justice ?
- Eloïse ne fera pas ça. - Vous en savez quoi ?
Jusqu'à hier, vous ignoriez l'existence
de cet enfant.
- Je connais ma fille.
Elle a vécu des épreuves terribles.
La raison l'emportera.
- Pour combien de temps ?
Vibreur
- Oui, Olivia ?
-Alice ne témoignera pas contre Erlanger.
- Je vais tenter quelque chose.
J'ai un pacte à vous proposer. - J'écoute.
- Vous renoncez à récupérer votre fils
et je renonce aux poursuites contre vous.
- Pourquoi vous feriez ça ?
- Si j'arrive à prouver que vous avez abusé d'Alice,
vous allez écoper de...
5 ans de prison maximum.
Et une fois libre,
tout va recommencer entre vous.
Cet ordre de remise en liberté met fin à votre garde à vue.
Je le signe, vous êtes libre.
- En échange de quoi ?
- C'est une autorisation de placement de Tom dans un centre spécialisé.
Voilà l'échange.
Vous le signez et vous êtes libre
demain à midi.
- Vous me proposez
d'abandonner mon fils ? - Non.
Juste de lui donner une chance d'aller mieux.
Si vous l'aimez, vous signez.
- Comment va votre fille ? Vous l'avez retrouvée.
- Merci, elle va bien.
- Une confiance mutuelle.
- Bien sûr...
Mélodie douce au piano
- Il a jamais appris à jouer.
- C'est comme ça depuis qu'il sait
qu'il vivra plus avec votre mari. - C'est son père.
- Ouais... Et pourtant, il est prêt
à renoncer à son fils pour vivre avec vous.
Vous et vous seule.
Il me l'a dit.
Il a signé une autorisation
de placement dans un centre spécialisé pour Tom.
- C'est vrai. - Vous êtes sa seule obsession.
Les autres ne comptent pas. Même pas Tom.
Et vous êtes prête à renoncer à votre fils
pour aller vivre avec ce type ?
- Alice...
C'est le moment de vous sortir de cet enfer.
Hm ? Vous ne l'avez pas choisi ni voulu, ça.
- Qu'est-ce que je peux faire ?
- Témoigner devant la juge
de ce qui s'est réellement passé lors de la mort de Karim.
- Erlanger l'a abattu de sang-froid. - C'est un meurtre,
pas de la légitime défense.
- J'ai besoin de réfléchir. - Vous pouvez m'appeler.
Sa garde à vue s'arrête demain à 12h.
Si vous témoignez avant,
il sortira pas.
Et vous, vous serez libre.
Libre avec Tom.
Vibreur
Oui, allô ?
OK, j'arrive. - Ca va ?
- C'est Cabelle.
Il est avec les parents d'Ethan. - Ils veulent
porter plainte contre Eloïse ? - Il m'a rien dit.
- On a réfléchi, commandant.
- On a décidé de...
De pas porter plainte.
- Pour Ethan, c'est important
de sentir que sa mère l'a pas rejeté.
Un jour, peut-être,
on lui dira d'où il vient.
- Son équilibre, c'est tout ce qui nous importe.
- Les parents d'Ethan ne porteront pas plainte.
Ils sont d'accord pour que tu lui rendes visite.
De temps en temps, au début, et petit à petit...
tu pourras le prendre quelques jours.
Quand il sera en âge
de comprendre...
ils lui diront qui tu es pour lui.
- J'aurais dû te faire confiance.
- On n'agit pas comme ça,
c'est pas possible. J'espère que t'en as conscience.
T'entends ?
Musique douce
Tu pourras voir Ethan après-demain, si tu veux.
Ses parents sont d'accord.
- Tu viendras ?
- Comme tu veux.
- Oui.
J'aurais aimé que maman soit là aussi.
Qu'elle le voie.
- Moi aussi, Eloïse.
- Papa...
Je t'avais dit que David
m'avait fait croire qu'il avait tué mon bébé.
Au fond de moi,
j'ai toujours senti que c'était faux.
- Pourquoi ?
- Dans son esprit malade, David m'aimait.
Et malgré tout ce qu'il m'a fait,
tout ce qu'il m'a pris...
mon enfance, ma jeunesse, maman...
Aujourd'hui, grâce à Ethan,
j'ai plus aucune colère.
J'ai juste envie de vivre.
Pour Ethan et pour maman.
Vibreur
- Je suis désolé, faut que je le prenne.
Pardon.
Oui, Alice ?
- Commandant, j'ai choisi.
Je veux être avec mon fils.
Je vais tout avouer à la juge, demain.
- OK.
RDV demain matin à 10h au palais de justice.
Je serai là, vous serez pas seule.
- Merci.
Musique mélancolique
- Oui, Alice, c'est le Cdt Mattéï.
Je suis avec la juge, on vous attend.
Vous me rappelez ? - Erlanger a été libéré.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Son avocat a porté plainte contre toi
suite à l'altercation qu'il a eue avec toi
dans la salle d'interrogatoire. Vibreur
- Alice ? *-Allô ?
- Nadine ?
-Thierry est chez moi, armé.
Il est fou. Je me suis enfermée dans la chambre.
Sauvez Roxanne et Alice.
Fracas - Nadine ?
Hurlement
Fonce chez Nadine avec une équipe !
Moi, je vais au chantier naval. - OK.
Musique de tension
- Alice ?
- Nadine ?
Nadine ?
- Alice ?
- Roxanne ?
Merde...
- Alice ?
Musique sombre
Alice ?
Alice ?
Merde...
Musique inquiétante
Vibreur
Ouais, allô ? *-Mattéï, Nadine est morte.
Erlanger s'est tiré. *-Il est passé ici.
Alice l'a trahi. Il sait que c'est fini.
-Il a dû emmener Roxanne. J'ai lancé un avis de recherche.
Commissariats, péages...
Partout. Il ira pas loin.
- Il supportera jamais qu'elle lui échappe.
Il veut garder la main sur son destin.
- Comment ? *-En tuant les 2.
Téléphone
Attends, putain, c'est Erlanger.
-C'est entre vous et moi. - Vous êtes où, Erlanger ?
- Vous êtes intelligent, commandant.
Vous allez trouver.
- Erlanger, attendez...
Il a raccroché.
- Tu l'as localisé ? *-Attends.
Attends, j'ai le téléphone d'Alice.
Olivia, ils sont aux îles du Frioul.
- Là où tout a commencé pour lui. Ca se tient.
C'est un forcené, il faut une équipe de la BRI.
- Non, il veut me voir seul.
- C'est de la folie, ça, Mattéï.
- Il faut éviter un massacre.
- Non, attends !
Musique de tension
Oui, Cdt Lambert, BPM.
J'ai besoin d'une équipe de la BRI.
Musique de tension
- C'est ici que tout a commencé.
Ici que tu as été conçue.
C'est ici que tout va se terminer.
Musique sombre
On a toujours su que ce jour arriverait.
Roxanne...
ça va aller.
Musique de tension
- Erlanger ?
- N'aie pas peur.
Tout a un début...
et tout a une fin.
C'est bientôt fini.
Musique inquiétante
- Erlanger ?
Erlanger, je sais que vous êtes là.
Erlanger ?
- Papa ?
- Eloïse ?
- Papa, n'approche pas, il est armé !
- Je vous aime...
Je vous aime tellement fort...
Gémissements
Musique de tension
- Laisse ma fille, Erlanger.
Elle a rien à voir là-dedans.
- C'est justement l'idée.
Jusqu'où iras-tu pour elle ? - Je sais ce qui te motive.
C'est la peur.
- La peur ?
- La peur
de vivre et de perdre l'amour.
L'amour des autres.
C'est ce qui arrive
quand on grandit sans amour.
Tu les as enfermées pour ne pas finir seul
et plus jamais te retrouver
comme cet enfant que t'étais quand on t'enfermait.
Laisse ma fille partir.
Doucement. - Tu n'as toujours pas
répondu à ma question.
Quel prix es-tu prêt à payer pour sauver ceux que tu aimes ?
Moi, je donnerais ma vie.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Je te l'ai dit. Tu n'écoutes pas.
Les liens du sang, Mattéï... il n'y a que ça qui compte.
Tu disais n'avoir plus rien à perdre.
Alors, choisis. Ta vie...
contre la sienne.
- Qu'est-ce qui me prouve
que tu la laisseras en vie ? - La douleur.
La douleur, c'est pour ceux
qui restent.
Alors, vivre...
sera le prix qu'elle paiera
pour ce que tu as fait.
Choisis.
Toi...
ou elle.
Musique de tension
Gémissement
Maintenant, tu le ressens, toi aussi.
Ca...
c'est l'amour absolu.
Tu comprends ?
C'est ton souffle ultime.
C'est ce que j'ai vécu
avec Alice toute ma vie.
- Papa, arrête... - T'inquiète pas, Eloïse.
Ca va aller.
- Non...
- Laisse-les
en dehors de nous.
Nous deux, c'était pas ça. C'était la vie.
Je t'en supplie, ne détruis pas
tout ce que j'ai aimé.
C'est pas nous, ça.
On s'en fout ! D'accord ?
Laisse-les. Je t'en supplie.
Je t'en supplie, laisse-les.
(-Je la connais, la peur de ceux qui n'ont que la violence)
(pour se sentir aimés.)
Je l'ai vécu pendant 8 ans.
J'ai vu la terreur dans ses yeux
et cette soif de vengeance qui grandissait.
Le prisonnier, c'était lui.
Mais vous...
vous n'êtes pas prisonnier.
Vous n'avez pas besoin de vous venger,
car vous avez été aimé. Et ça...
Ca, c'est unique.
Musique de tension
Sanglots
Musique sombre
- Tu viens ?
Maman t'attend.
Musique douce
- Maman... - Oh, mon amour...
- Tu m'as manqué. - Mon coeur...
Qu'est-ce que je t'aime...
Sanglots
Musique douce
Cris de joie et rires
- Touché ! - Non ! C'est moi, le chat ?
Tombe pas... Touché.
- Touché ! Rires
- Attention.
Touché !
Youhou...
Viens, je vais te présenter quelqu'un.
Tu me donnes la main ?
T'es trop fort ! - Je t'ai jamais vue
aussi heureuse.
- Je le suis.
Je le suis vraiment.
C'est mon papa.
- Bonjour, monsieur. - Bonjour.
- Ca va ? - Oui.
- T'es bien ici ? - Oui.
- Qu'est-ce que tu préfères, là ? - La mer.
Elle est trop belle.
- C'est vrai qu'elle est belle, la mer.
- Je vais te montrer quelque chose.
Prêt ?
Gémissement d'effort Hop là...
C'est bien. Elle crie.
- On est libres !
Cri de joie
- On fait l'avion en regardant la mer ?
"Waiting For Hours After Dark" (Kaptain Feat. Mateï Bratescot)
- On est libres.
Sous-titrage : Nice Fellow
.
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