All language subtitles for Koh.Lanta.Palau.S10E04

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Original subtitles

Il y a 24 ans, on était en France. Là, on se retrouve au milieu de l'océan

Pacifique.

Des conditions extrêmes. Un petit stress.

Bonsoir à tous, ce sont les 18 naufragés de Koh Lanta, ils ont de 19 à 62 ans, et

c'est l'aventure de leur vie qui commence.

Ils ont eu le courage de quitter leur famille pour se mesurer aux éléments et

surtout aux autres.

Est-ce que tu fais des coups de trafalgar à droite à gauche ? À qui j'ai

fait des coups de trafalgar ? Je me sens trahi. Je n'ai confiance totalement en

personne.

J'ai toutes les cartes en main.

La peur et la souffrance, mais aussi les joies et les amitiés vont transformer

ces 18 Français.

Après, plus rien ne sera jamais pareil.

J'ai jamais vu ça de ma vie, moi, dans notre petite campagne.

C'est ici, en Micronésie, dans l'archipel de Palau, au beau milieu du

Pacifique, que ces aventuriers vont se découvrir et composer avec ce paradis

qui, parfois, se transformera en enfer.

Je ne pensais pas qu'on en était aussi dur. Là, je suis vraiment un bout de

souffle. Qui saura tirer son épingle du jeu ? Qui saura se faire apprécier de

tous ? Certains vont se révéler de parfaits Robinson.

Tous devront s'adapter à cette nature luxuriante mais hostile.

À ces Olympides et poissonneuses, ce temple de la vie sous-marine, où le

danger n'est jamais loin.

Dans ce bleu turquoise, tout témoigne de la vigueur de la nature, mais du

souvenir des hommes.

Cet archipel sauvage, ce labyrinthe d'îles, promet bien des mystères et bien

des richesses à ces naufragés volontaires.

Tous veulent être l'ultime survivant et remporter les 100 000 euros de

récompense. Koh Lanta, 18 aventuriers, 40 jours, 1 survivant.

Voilà déjà 9 jours que ces Français tentent de survivre par eux-mêmes sur

deux îlots perdus dans l'archipel de Palau.

Ils ne sont plus que 13 et ce sont les rouges qui sont en surnombre.

Emmené par le valeureux Freddy.

Le jeune homme est plein de qualité.

Toutes mes décisions sont réfléchies. Je suis très satisfait de moi-même. Mais l

'assurance de cet élève ingénieur du Nord agace tout le monde. Il nous fait

un peu passer pour des andouilles.

On espère aussi que Freddy se rend compte qu'il n'est pas seul.

Heureusement pour lui, ses décisions sont souvent les bonnes. Nous, on a

vraiment la meilleure solution.

Marine le reconnaît, elle qui a du mal à accepter les ordres. Il faut oser monter

à 3,52 m.

19 ans, peintre en bâtiment, c'est une dure à cuire.

J'aime avoir peur et j'aime avoir des montées d'adrénaline qui me roustent.

Raphaël est plus discrète, mais tout autant déterminé.

Il fait blisse, allez-y, allez-y ! La belle de Montpellier veut vivre son rêve

de Robinson loin des studios photos ou de son bureau.

Ne vous fiez pas aux apparences. En moi, sommeil une aventurière.

Alexandre aussi veut se tester. Ce policier nordiste est solide et tendre à

la fois.

Je suis quelqu'un qui sait écouter, qui sait donner.

Par contre, il ne faut pas me prendre pour un con.

Tout comme Christina, un brin timide, cette jeune Marseillaise est gentille

comme un cœur.

C'est dans ton coin, timide, qu'on ne fait pas la sauvage.

Isabelle, elle, parle fort et beaucoup. A la fois nourrice et régisseuse, cette

mère de famille ancienne reine de beauté veille à la bonne marche de la maisonnée

Coror. C'est le bonheur. Patrick apprécie cette prise en main.

Lui, le grand enfant de 38 ans, est ouvrier teinturier du côté de Rohan et

il est là pour gagner.

Ses voeux se réalisent pour l'instant.

Les rouges prennent souvent la main sur les jaunes, les maouais.

Ce qui a le don de mettre en pelote les nerfs de Kader.

Lui le sportif, le winner, responsable de sécurité en boîte de nuit à Cholet,

est humilié. J'en ai honte d'être là, ça me gêne de me retrouver devant vous ce

soir. Kauter aussi vit très mal ses défaites à répétition. Cette défaite,

moi ça commence à me gonfler.

Battante dans l'âme, cette jeune parisienne veut surpasser la compétition

et se rêve en championne.

Fabienne, elle, rend les choses avec plus de philosophie. Cette assistante

maternelle des Alpes-Maritimes ravale sa fierté et cherche le bon là où il est.

Louis-Laurent modère aussi sa déception. Pourtant, le jeune homme est un sportif

accompli, voleilleur de bon niveau.

Il est toujours plus fort que soi quelque part, donc je l'accepte. Il a

monté une société de fret avec ses parents, résidentes en Martinique. Le

fret, le voyage, l'organisation, ça, Pascal connaît aussi. Ce cadre SNCF

alsacien gère des équipes et est habitué à analyser, à comprendre.

Il faut qu'on discute. Il faut qu'on discute. Là, une fois de plus, les

rouges ont été bien plus forts que nous. Et là, ce qu'il faut bien constater,

comme le dit Rodolphe, c'est que les jaunes souffrent d'un manque de

coordination. C'est nous.

Voilà, le problème, c'est nous. Il faut un chef.

Il va falloir nommer un leader et un vrai.

Et finalement, le chef se sort à lui.

Le carrossier marseillais, grande gueule mais affublé d'un gros cœur.

On sait qu'on peut compter sur moi.

Conséquence de ses échecs, il a fallu éliminer quelqu'un et ce fut clair.

La jurassienne, malgré une forte volonté, a paru trop fragile à ses

camarades.

A l'aube du dixième jour, après un conseil mouvementé, les jaunes se

réveillent avec un chef.

Enfin, Rodolphe a été désigné à l'unanimité, à lui de redresser la

barre. Ils m'ont désigné hier par la force des choses. Je vais essayer, je ne

dis pas que je vais y arriver, mais je ferai ce qu'il faut.

J'essaierai de faire ce qu'il faut. Et ça va être au moins un groupe gentil, où

la vie est belle.

Ça ne fait rien, on a perdu, mais la famille la prochaine fois, on n'a pas eu

de chance.

Non, ça c'est terminé.

Donc tant pis s'il faut vexer, tant pis s'il faut éclater un peu le groupe.

Notre salut passe peut-être par là.

Et justement, dans la ligne de mire de Rodolphe, il y a Cahoutère et Cader,

mais aussi Pascal.

Rodolphe ne veut pas de tir au flanc.

Je pense que dans le groupe, tout le monde ne se donne pas vraiment à fond, à

100%, à 120%, voire 150%. Pascal, Cader, Cahoutère, pour moi, ils ne sont pas à

100%. À l'heure actuelle, il n'y en a qu'une personne. Je pense qu'il s

'économise stratégiquement ses cadavres.

Au cas où je suis sur le... Je ne sais pas.

Je me brasse beaucoup devant le cas où. Elle en impose, elle a de la prestance,

elle parle.

Je ne sais pas si c'est du vent ou si effectivement... Rodolphe et Fabienne

sont soupçonneux à l'égard de Kauter et Kader. Ils craignent que ces derniers se

préservent physiquement en vue des épreuves individuelles de la suite du

jeu. Une victoire en elle-même, déjà, ça serait bien pour le moral de tous.

Pour gagner une épreuve, il faut qu'on arrive maintenant tous à pratiquement

100% de nos possibilités et puis même les dépasser. Kader continue à persister

en disant « Ouais, je me suis donné à fond, je me suis donné à fond ».

Franchement, si c'est ça qui s'est donné à fond, je ne vois pas bien. Ou alors il

est en train de jouer à un autre jeu. C'est qu'on est en train de l'amener à

la réunification sur un fauteuil.

Et lui va arriver en forme. Et nous, on aura brûlé tous nos poumons et nos

muscles. Et lui sera tranquille.

Ou il participe à tout comme tout le monde.

Ou alors, on va avoir une grosse discussion.

Et puis moi, je ferai à mon âme et conscience.

Je cherche du bois.

A tout à l'heure.

Kader a les oreilles qui sifflent ce matin, mais il va avoir l'occasion de se

rattraper très vite.

Message ! Quelle sauce allons-nous être manger ? Quelle sauce allons-nous être

manger ? Le chemin est tortueux et pesant, mais la charge s'oublie avec l

'enjeu. Prenez votre marmite, votre machette, vos gourdes et vos sacs. C'est

un trait ?

C'est une longue expédition qui commence.

Rodolphe, le nouveau leader promu par les Mawaï, donne de la voix pour motiver

ses équipiers. Cette fois-ci, ils n'ont pas le droit à l'erreur.

Bon les gars, on n'est pas à 100%, on est à 200%. On se donne, on se fait mal

aux tripes, aux muscles, à la tête, on fonce.

Ça gourde.

Est-ce que tout le monde a emmené sa motivation ? Il y en a marre de perdre

du gars à chaque conseil. Il y en a marre de passer des conseils à un

conseil. On est là, on y va.

Bon, mais on n'a pas gagné, on va au conseil. On n'a pas gagné, on va au

conseil. Non, non, c'est bon.

Voilà, apparemment, ce n'est pas une preuve d'immunité.

Mais pour le moral, il nous faut une victoire.

Les jaunes partent pour une aventure inoubliable.

Les difficultés qui les attendent sont immenses.

Et ce long trek débute par un premier défi.

Bonjour à tous.

Bonjour. Alors j'espère que tous vous êtes en forme car vous allez vivre une

journée particulièrement intense et riche. Et vous n'allez pas dormir sur

vos campements ce soir. Vous allez bivouaquer. Un bivouac sommaire, sauf si

vous gagnez le jeu de confort d'aujourd'hui. Car la récompense vous

permettra de profiter de nattes pour dormir et d'un repas complet composé de

poissons et de fruits.

Mais encore faut-il gagner le jeu de confort. C'est un classique de Koh

Lanta. C'est l'épreuve du Grand Bleu.

Derrière vous, des bouées, une rouge, une jaune. À l'aplomb de ces bouées sont

placées des plaquettes comme celle-ci. La moins profonde à 1 mètre de

profondeur, la plus éloignée à 8 mètres. La première équipe qui rapporte ces 8

plaquettes gagne l'épreuve, profite de la récompense.

Les rouges, vous le constatez, vous êtes en supériorité numérique depuis l

'élimination hier au conseil de Claire chez les jaunes. Par conséquent, je vais

procéder à un tirage au sort.

Celui ou celle qui tire le caillou noir est exempté d'épreuve.

Je vais vous demander de tendre le bras, de retourner la main et d'ouvrir.

Marine, vous ne participez pas à cette épreuve du grand bleu. Les jaunes,

les rouges, bon courage.

Mettez-vous en place.

On va tous tenter.

Non, non, mais on ne va pas tenter, on va la sortir. On ne va pas tenter, on va

les sortir.

Louis Laurent pour les jaunes, Isabelle pour les rouges. 3, 2, 1, top !

Louis Laurent est le meilleur nageur des jaunes. Il récupère la plaquette à un

mètre et revient très vite, offrant ainsi une avance confortable à son

équipe.

La plaquette, mets la plaquette.

Avantage pour les jaunes, première plaquette pour les rouges. Top Raphaël !

Attention,

deuxième plaquette pour les jaunes. Fabienne, la vôtre est à trois mètres.

Raphaël. C'est bon.

Top.

Vas-y, Christina.

Allez, Chris.

Léger avantage pour les jaunes, mais les rouges reviennent avec Christina.

Allez, Christina.

Allez, Christina. C'est bon.

Christina a été très rapide et du coup, le retard des rouges s'est comblé.

Allez, c'est bien, vas-y, on continue, on continue, on continue.

Allez, Chris.

Patrick, plaquettes à 4 mètres, top, c'est parti.

Allez, Patrick.

Kouter, 4 mètres, top.

Jaune et rouge sont à égalité, 3 plaquettes partout.

Les rouges prennent une légère avance qui augmente encore grâce à Alexandre,

nageur émérite.

Vous attendez qu'ils le mettent.

Pascal

est

sur le retour avec la quatrième plaquette des jaunes.

Rodolphe motive ses troupes.

Tu peux le faire, Kader. J'ai confiance en toi.

J'ai confiance en toi, Kader.

J'ai confiance en toi, Kader.

Cadet, respire bien, vas-y, tu te fous de celui-là. Ras la corde, ras la corde.

Toujours une plaquette d'avance pour les rouges qui sont tous passés. Ce sont

maintenant les deux meilleurs plongeurs qui peuvent y retourner tant qu'ils

veulent, à savoir Freddy et Alexandre.

Allez, c'est bien, c'est bien. Allez, là.

Deuxième plongée, top 7 mètres.

Top Freddy.

Une plaquette de différence, avantage aux rouges pour l'instant.

7 mètres avant dernière plaquette pour les jaunes avec

Rodolphe. 8 mètres pour Freddy, pour les rouges, la dernière plaquette.

Malgré les efforts de Rodolphe, le doyen qui descend à 7 mètres, Freddy est en

train de remonter avec la dernière plaquette.

La

victoire

pour les routes !

Les jaunes, le fossé se creuse encore un peu plus par rapport aux rouges qui

remportent leur cinquième victoire d'affilée et qui vont donc pouvoir

profiter d'une nuit.

Je n'ai pas envie de dire confortable parce que dans Koh Lanta, rien n'est

vraiment confortable. Mais des nattes pour dormir, du poisson et des fruits

pour se sustenter, c'est quand même très important.

Surtout quand vous allez savoir ce qui va se passer pour vous aujourd'hui et

demain.

Votre mission est de la plus haute importance.

Sur le parcours, vous allez découvrir des sacs de sable d'un poids de 5 kg. Au

total, 40 sacs, soit 200 kg.

Il va falloir en récupérer et en transporter un maximum.

Demain matin, vous venez devant moi. L'équipe qui a le plus de sacs récupère

chez l'adversaire un aventurier.

Ça, c'est stratégique.

Alors, pour respecter l'équité, bien entendu, chez les Rouges, l'un d'entre

vous ne portera aucun sac.

Je vais à nouveau procéder à un tirage au sort.

Marine, comme vous avez été exemptée du jeu de l'apnée, vous ne participez pas à

ce tirage au sort et quoi qu'il arrive, vous serez autorisé à porter les sacs de

sable. Pierre Blanche, Pierre Noir, celui ou celle qui a la pierre noire, ne

porte pas.

Tendez le bras.

Tournez la main.

Ouvrez. Putain, merde.

Christina, quoi qu'il arrive, vous ne porterez aucun sac de sable. Vous serez

avec votre équipe, mais vous n'aurez pas un rôle prépondérant. D'accord ? À

demain.

Les corors atteignent le point de départ de leur trek et s'enfoncent dans la

jungle inviolée des Rock Islands à la recherche des sacs qu'ils vont devoir

collecter.

Il y a déjà pas mal de sacs, vous avez vu ?

Il ne faut pas qu'on en oublie.

Doucement. Il faut que le nord se place.

Par rapport à celle-là, sens de marche.

Sud-ouest. C'est le chemin qui est devant nous.

Sud-sud-ouest, c'est là. C'est à midi.

Ça,

ça indique le nord. Le nord. Le trait ne veut rien dire.

Le sud-sud-ouest, tu sais que tu suis par là. Tu n'as pas besoin de la

tourner. Que ce soit comme ça ou comme ça.

Le trait.

Combien il y a de sacs là ? Il y en a 10, ça fait 50 kilos.

Allez ! Deux pour les hommes et le reste pour les filles. Moi je n'en ai pas eu.

Je peux en avoir, je peux en avoir.

Attendez, on ne panique pas.

Allez, on y va.

Allez, on y va, on va réussir. Bien sûr.

On va réussir, on va réussir. On va réussir, on va réussir. On n'a pas le

poids. On y va ? On y va.

Là, il y a le loup.

Je ne participe pas parce que j'ai tiré cette pierre noire.

J'ai pris la casserole, j'ai trois gourdes pleines dans mon sac.

Je vais essayer d'un maximum les soulager.

Comme ça, ce sera à peu près équitable, même s'ils vont porter beaucoup plus que

moi.

On pense à la bonne boucle de soir.

Pour le moment, moi, j'ai que 5 kilos.

Contrairement à Marine, qui en a quand même 10.

5, il n'y a pas de souci.

10, je pense que ça ira. Je pense qu'à partir de 15, on va commencer à vraiment

le sentir.

Marine, ne te surpasse pas. Si tu veux le lâcher, lâche-le.

On souffre. On est venus ici pour souffler.

Je sais que je ne lâcherai rien tant que je ne suis pas par terre à l'agonie.

Pour le moment, j'ai 10 kilos.

Je me dis, j'arrive à porter des sacs d'enduit de 30 kilos au boulot, donc ce

n'est pas ça qui va me stopper.

Marine est motivée comme jamais.

Malgré son petit gabarit, la jeune femme veut en faire autant que les garçons.

Les Mawai, eux, viennent de trouver la première balise de leur parcours. Mais

la bonne volonté affichée ce matin de ne parler que d'une seule voix a bien vite

disparu. C'est la cacophonie.

On s'organise comment pour porter ça ? C'est peut-être un morceau de bois, on

essaie de le porter sous l'épaule. Vous ne voulez pas qu'on prenne un sac chacun

déjà ? On va se passer un bout de corde comme ça.

Moi, j'en prends deux comme ça, ou même trois.

Sinon, on prend un autre système.

Moi, j'en prends deux.

Mais chacun fait comme il le sent. Lui, il a de la place dans son sac. On

commence comme ça et on verra.

Tu en as mis dans ton sac ? On est quand même dans le sac. Eh bien, mets-en un

autre, tu peux rentrer.

On va vraiment réfléchir maintenant.

C'est une épreuve collective, c'est l'unité qui fera la différence.

Donc si c'est l'unité qui fait la différence, il faut trouver un moyen de

porter ces 200 kilos.

« Quitte à ce que dans nos sacs, on en ait 20 chacun.

Donc ça fait 120 kilos et les 80 qui restent à porter de façon collective.

C'est bon pour tout le monde ? » « Allez, on y va ! » Louis-Laurent prend

les choses en main et guide la tribu. « On est complètement dans la direction

ouest. » Il faut dire que le jeune homme se sent menacé en cas de défaite.

Les rouges pourraient bien le choisir car il est objectivement le jaune le

plus fort. « On repique un peu sur la gauche des comptes. » Forcément, l

'épreuve d'aujourd'hui a une saveur bien particulière pour moi parce que,

sincèrement, je ne sais pas si ce serait une bonne chose que je bascule chez les

Rouges. Donc effectivement, aujourd'hui, ma motivation est décuplée pour qu'on

puisse gagner cette épreuve. Un peu sur la droite, les gars.

Si j'arrive chez les Rouges, je serais vu comme l'ennemi qu'on a mis sous notre

toit. Ce qui veut dire qu'à la première occasion, je pense qu'on me dirait que l

'aventure se termine là pour moi.

Attention, il y a une pierre qui bouge.

Aide-toi de tes mains.

La priorité, c'est de ne pas perdre.

Parce que je pense que si on perd, ça sera sûrement lourd pour nous affaiblir

totalement. Donc on va tout faire pour ne pas le perdre. Enfin, pas qu'on va

tout faire, on ne va pas le perdre.

C'est bon, allez-y.

Louis Laurent mène la cordée tout en douceur, la marque de fabrique de ce

jeune chef d'entreprise de 28 ans.

Il est à la tête d'une agence familiale d'import-export en région parisienne.

Dans l'absolu, qu'est-ce qui t'intéresserait ? Peut-être que sur le

prochain transport, que les gars fassent un gros geste commercial ? Oui, c'est

ça.

Je vais négocier ça.

Je pense que je suis un patron conciliant, c'est-à-dire que je prends

en compte la vie extérieure des personnes qui travaillent avec moi.

Adoluc, gentiment.

Adolescent, Louis-Laurent a quitté ses parents et son île, la Martinique, afin

de poursuivre ses études en métropole, sans pour autant oublier ses racines.

Sa mère et sa soeur sont quand même les deux femmes de sa vie.

Et son père, je pense, est un grand modèle.

On ne va pas le faire trop doux quand même.

Aujourd'hui encore, c'est dans sa famille que Louis-Laurent puise sa

force.

Allô ? Alors tous les jours, il éprouve le besoin de parler avec ses parents,

basé en Martinique.

Tu es déjà arrivé là ? Oui, je viens de me lever, comme d'hab, c'est mon ménage.

Tu ne me passes pas avant qu'il aille à la pêche ? Où est-ce qu'à partir à la

pêche ?

Louis Laurent est un hyperactif. Quand je me lève le matin, je suis à fond et

le seul moment où je lève le pied, c'est quand je vais me coucher.

Un volontaire qui n'est pas du genre à renoncer à la moindre difficulté.

Il y a une chose sur laquelle je suis sûr, c'est que je ne m'en donnerai pas.

Je ne jetterai pas les comptes, je ne ferai pas comme ça.

Les jaunes arrivent à la deuxième balise, mais après deux heures de

marche, les sacs commencent à peser lourd sur les épaules. Il faut trouver

une façon de les porter en s'économisant au maximum.

On ne veut absolument pas de sacs en route.

On va s'encombrer le maximum. On ne veut pas perdre l'eau et l'eau ne va pas s'en

aller. Donc je vais en vouloir jamais.

Si demain on ramène les 200 kilos, on n'a pas de regret.

D'accord ? Sincèrement, une épreuve comme ça me satisfait plus qu'une

épreuve dans l'eau. On a montré nos limites dans l'eau. Alors qu'une épreuve

comme ça, moi je peux, je sais que je traînerai les garçons, voire même les

filles s'ils font faire deux voyages, je les traînerai, on le fera.

Les rouges, eux, débouchent sur un petit lac. Et au vu de leur lourde charge, la

traversée risque de se transformer en enfer.

Surtout pour Marine, qui a de l'eau au niveau du menton.

On est passé aussi dans une espèce de bourbier

bizarre, où en fait on voyait rien du tout, avec les sacs à dos qui étaient

pleins. Attention là ! Ah oui, attention !

Putain de merde, c'est quoi ces trucs-là ? Putain de merde. Allez, va poser tes

pieds. Ça glisse.

Les pieds glissent.

On a vraiment eu du mal à traverser parce qu'on n'avait pas pied.

Donc nager avec un sac à l'eau qui fait 30 kilos, autant vous dire que vous

nagez mais au fond.

Ça va ? Patrick ! Patrick ! On va bien nous faire peur là ! On va bien nous

faire peur aussi.

Ça a été beaucoup d'entraide pour aider ceux qui arrivaient un petit peu moins

bien. Il est où le tronc là ? Il est tout droit ou pas ? Ouais, tout droit.

Vas-y, lancez-vous.

Il faut ramener Marine là.

Tiens, il y a une branche là. Ça va doucement.

Je te tiens.

C'est bon ? C'est passé ? Pour

traverser, maintenez le cap à l'est, sous les arbres.

La suite de votre périple vous attend.

Et le radeau qui est là ? Exactement.

Non, il faut suivre dans l'eau. En tout cas, il y a 5 poids supplémentaires. Il

y a un radeau. Le but, c'est de ramener 200 kg, quitte à se surpasser.

33 kg chacun, ça passe. On y va.

Là, on fonce.

C'est bon ? Attention, attention ! C

'est le plus gros qui meurt. Non, mais on n'est pas le plus gros. C'est de la

merde ! C'est pas le cours,

je m'en dessine.

Assez-toi ! Assez-toi !

Les corors traversent un lac sur une embarcation traditionnelle de l'archipel

de Palau.

De longs bambous liés ensemble.

C'est de la même façon que les Mauais traversent aussi cette pépite écologique

de Palau, un immense lac intérieur, une réserve d'eau salée fermée sur elle

-même.

C'est magnifique, là on observe le paysage et ça sort vraiment de l

'ordinaire, c'est très beau à voir.

On naviguait sur un lac formidable, un décor splendide.

C'est trop beau, je ne peux même pas y expliquer chez moi. Cela qui est une

curiosité de la nature.

Il s'est retrouvé coupé de la mer par l'aurogénèse. Les récifs coralliens

étant devenus, il y a des millénaires, des rochers et des falaises. Tu as l

'impression d'être seul au monde.

Je suis seul au monde.

Je n'oublierai jamais de traverser un lagon.

Avec tous ces vols de chauves-souris immenses qu'on a pu voir, ce silence, on

se serait cru vraiment à l'autre bout du monde.

Je vais voir si tu vas faire ça avec 20 kilos de plus sur toi.

C'est pour ça que j'en profite là.

Tu n'as pas de poids ?

L'archipel compte une douzaine de lacs de ce type, dont un qui a la

particularité d'abriter une espèce de méduse devenue parfaitement inoffensive.

Isolée de l'océan et de ses prédateurs, cette méduse a totalement perdu ses

défenses urquiquantes et tourne en rond avec ses millions de congénères.

Il fait maintenant nuit noire et les naufragés sont en pleine galère. Ils

risquent la chute et la blessure à chaque pas. Il leur faut redoubler d

'attention.

Je vais prendre le sac de caout et les gars vont porter les bois.

Et elle va s'appuyer sur moi.

Allez, c'est bon.

Allez, on va tous ensemble.

Mais ça ne va rien, on veut porter nos 200 kilos.

Ça est ramené une fois qu'on sera assis et reposés. Ça se complique beaucoup là.

Au fil des heures, on est de plus en plus fatigués.

Donc il faut voir la réalité en face. C'est de plus en plus dur, mais on

savait que ça allait être très dur.

Ça ne va pas m'en continuer.

Il y a un message.

Le bivouac n'est plus très loin, suivez nord-nord-est.

On a encore 25 kilos à prendre, donc il ne faut pas qu'on les laisse.

On va les prendre, déjà on aura 150 kilos, il restera 50 kilos demain matin.

Il faut absolument qu'on les prenne, même si on meurt.

Moi je veux bien en prendre un, à la main encore.

Je vais pas lâcher maintenant alors qu'on a fait tout le trajet.

Vous partez tout droit un petit peu vers la droite.

C'est bon les gars derrière ? On y va, on y va.

J'ai déjà foulé la chute plusieurs fois.

C'est pas pour autant que j'ai arrêté.

Et là on est vraiment dans la dernière ligne droite et il est hors de question

que je lâche maintenant.

Peut-être que demain sera un autre jour mais ce soir.

On est des Mawai ? On est des Mawai.

On tend

l'armine.

C'est bon, c'est bon.

K.O. est là ? K.O. est là. K.O. est courageuse.

Malgré la douleur et plus de 6 heures d'effort, la jeune femme se relève et

claudique en direction du bivouac qui n'est plus très loin.

Les rouges aussi ont été happés par la nuit et leur progression est en train de

se transformer en cauchemar. Votre bivouac approche au pied de la falaise,

vous passerez la nuit. On arrive.

Danieline droite.

Il se coûte chaud quand même, on transpire.

Ça va Raph ? Les gars, on les a ramenés les 5 kilos.

Si on est énervé qu'on dit des trucs, c'est le sou de la colère. J'avoue, j'en

ai pas le cul.

Après, des gros mots, il faut les oublier.

On va y arriver.

On ne baisse pas les bras.

Les soirées comme ça, je ne vais pas les prendre.

Allez,

chacun en prend un. Moi, j'en prends un.

Bon,

là, j'ai 30 kilos sur moi, 30 kilos sur la barre, ce qui fait 60 kilos.

L'angoisse des aventuriers augmente, il faut prendre sur soi car le pire est à

venir.

Après 8 heures de marche, tant bien que mal, les jaunes parviennent sur le site

de leur bivouac. La solidarité de tous les membres de la tribu a permis à

Kauter de terminer cette marche éprouvante, malgré sa cheville

endolorie.

Les gars, je suis fier de vous.

Tous, même les filles.

Je suis trop fier.

On est arrivé sur les genoux au niveau de notre bivouac.

Les derniers mètres ont été particulièrement difficiles. T'as

toujours aussi mal ou un peu moins ? Non, moins.

Fabienne, ça va ? Fabienne, super.

Après une montée exténuante, les corors atteignent enfin leur bivouac où les

attendent les fruits et les poissons gagnés lors du jeu de confort.

Ils sont fiers d'être tous arrivés jusque-là.

Je vous propose une petite banane maintenant.

Moi, je suis capable de te manger tout ça. C'est vraiment une petite quéquette,

ces bananes.

On mange même l'intérieur.

Doucement.

Mais j'aime les bananes. Il y a une pastèque, de la mangue, une pastèque, du

citron, des oranges et le poisson. Je voulais voir le poisson. Il doit être

là, en dessous.

J'aime pas la pastèque, mais le poisson.

Oh là là.

Fatigué, fatigué quand même. Là, on a déployé quand même un effort surhumain.

Il faut s'en rendre compte quand même.

Les garçons, ils étaient quand même au bout. Et je suis sûre que là-bas, les

filles, elles n'ont pas fait autant.

C'est impossible de les retrouver. Fabienne aussi, certainement.

Fabienne, oui. Elle est vaillante.

On a quand même été poussés pour un kit de jeûne.

On a dû finir le trek. Rien à manger, sauf du riz. Bien sûr.

On dirait les hommes de Cro-Magnon.

Peut-être que demain, on aura un jaune parmi nous.

Tout est possible dans cette aventure, donc on se prépare à tout. Peut-être que

c'est la dernière soirée qu'on passe tous les 7.

S'ils prennent quelqu'un de notre équipe, à priori, ils prendraient

Freddy. Pour relever le niveau d'en face, parce que pour l'instant, c'est

pas super fort.

Moi, j'ai commencé l'aventure avec les Rouges.

Les Rouges, c'est une équipe qui marche et qui fonctionne.

Les Jaunes, pour l'instant, c'est une équipe de perdants.

Et me retrouver là-bas, c'est aussi jouer mon aventure. Ça me mettrait dans

une position très délicate.

On verra demain matin.

Voilà, parce qu'on va bien dormir.

Tout le monde est au lit ? Bonne nuit tout le monde.

La soirée des Rouges a commencé avec un bon repas. Pourtant la nuit ne s'annonce

pas clémente, car le ciel se couvre.

C'est un téluge qui s'abat sur les aventuriers. Les garçons tentent d

'installer à la hâte la bâche gagnée lors de l'épreuve de plongée.

Vous avez pour nous tous les deux le terrain ? Quoi ?

Mais ces messieurs ne sont pas assez rapides au goût d'Isabelle qui le leur

fait remarquer, ce qui met Alexandre en rogne.

Les

aventuriers

sont à cran, le ton monte d'un coup et une fois sous la bâche, rien ne s

'arrange.

Alors que la situation est bien pire côté jaune, vu que les Mauais n'ont rien

pour se protéger, les naufragés tiennent leur nerf et font bloc dans l'adversité.

Je comprends que j'ai dormi, d'ailleurs. J'étais gelé, j'étais en train de

trembler. J'ai trop froid. Trop froid.

Il a cassé le... Il a cassé le fémur. Il a cassé le fémur sur le... Il a cassé le

genou. Il a rapatrié par hélicoptère.

Apparemment, tout le monde est de pseudo bonne humeur.

Je dis bien pseudo parce que je pense qu'on a quand même froid. Les roues sont

certainement dans la même situation que nous, en mieux.

Ils ont mangé, ils ont bu, ils ont des nattes pour dormir, ils sont jeunes, ils

sont beaux, nous on est un peu vieux et fatigués.

Et puis c'est connu, je crois, les corogues sont les plus forts, ils les

adorent. Dans un moment pareil, on peut faire quoi ? Il y a deux solutions, ou

on abandonne ou on pleure. En plus, la cheville va mieux.

Ah ouais, content.

Ça c'est positif. Au moins on sait que demain on va repartir du conflit. Demain

qu'est demain, dans un moment.

Dans quelques heures même. C'est bientôt le matin là. C'est vrai ? Oui.

Côté coror, la tension ne redescend pas car voilà que Marine se sent mal. La

jeune femme est tremblante et a même du mal à respirer au bord de la crise de

tétanie.

Respire, respire.

Respire, respire.

Allez, t'es avec nous, Marine.

Déjà la vie permanente est allongée, mal au ventre, un peu contraillée, c'est

commencé, donc elle est certainement en dehors.

Et puis c'est vrai que Marine s'entend super bien avec Alex, et comme avec

Isabelle, ils sont un petit peu accrochés légèrement.

Ça a été l'effet déclencheur, je pense, pour être honnête. C'est inquiétant, c

'est inquiétant, parce que c'est inquiétant tout le temps pour Marine.

Elle a 19 ans, c'est vrai que déjà pour nous c'est dur.

Alors imaginez pour une enfant, ça peut faire vraiment mal au cœur.

Ça m'a bouleversée.

Parce qu'elle m'a fait peur, elle a perdu connaissance, elle a mis

énormément de temps pour prendre ses forces.

L'état de Marine est très préoccupant. Il faut agir vite.

Prévenu, le médecin arrive sur place.

La jeune femme a ressenti une douleur dans la poitrine et le bras gauche.

Il faut vérifier son rythme cardiaque.

Il nous faut quand même éliminer un problème cardiaque.

Il n'y a pas de risque à prendre, il vaut mieux évacuer Marine.

Marine est à bout, elle a une journée très difficile.

Plus des conditions nocturnes encore plus difficiles ont entraîné des

symptômes qui peuvent faire évoquer de l'angoisse, du stress.

Mais il nous faut faire des explorations complémentaires sur la capitale la plus

proche pour vérifier que tout est en ordre.

En pleine nuit, au beau milieu de la forêt, ils voient s'éloigner la jeune

marine, leur mascotte, qui a fait tant d'efforts au cours de ce trek.

Ils espèrent la voir revenir au plus vite.

Ce matin, les rouges sont groguis après la nuit dantesque qu'ils viennent de

vivre. Ils ont du mal à se remettre de l'évacuation de marine.

Quelle nuit de merde !

Une nuit de plus très difficile, sale temps, tout le monde sous tension.

Je voudrais qu'on fasse des classements dans toutes les nuits les plus

mauvaises.

Celle-là, je la classe quand même la première.

En gros, on n'a pas dormi, on a fermé les yeux, c'était un semblant de dodo.

Trop froid.

De toute manière, on ne baisse pas les bras. Et puis si Marine n'est pas là,

sachant qu'hier, je n'ai pas pu porter les poids, aujourd'hui, je les porterai

jusqu'à destination finale. Et puis voilà, on est motivés. De toute manière,

il ne faut jamais baisser les bras.

La difficulté ne fait pas peur à Christina.

Habituée à se débrouiller seule, c'est une courageuse. Elle ne se laisse jamais

aller. J'ai un esprit de guerrière que je ne veux jamais baisser les bras.

Quand on veut, on peut y arriver. Il faut se donner moi-même.

Dans le stock de vêtements où elle travaille, comme dans les salles de

danse, cette fan de hip-hop a le goût de l'effort.

En fait,

Christina veut faire la fierté de sa maman qu

'elle admire pour toutes les épreuves qu'elles ont endurées ensemble, quand la

vie leur souriait moins.

Je suis très fière de toi. Tu vas me manquer énormément.

Je penserai forcément à ma mère en premier.

C'est la femme qui m'a mise au monde. C'est la femme qui m'a élevée. Je lui

dois tout.

Je crois qu'on va couper le cordon un peu.

Comme ça, on la récupère un peu.

Christina reste dans son cocon. À 22 ans à peine, cette jeune Marseillaise n'a

toujours pas confiance en elle.

C'est là son grand défaut.

Quand quelque chose ne va pas, j'ai tendance à me replier sur moi-même, me

mettre à l'écart. Il ne faut pas rester dans ton coin, timide, comme fait le

palais sauvage.

Pour se rassurer, Christina a ses petites manies. À la maison, tout doit

être propre et archi-propre.

La propreté, c'est très important.

Ça me met à l'aise de sentir le propre et de voir que c'est propre, ordonné,

rangé et bordélique, j'aime pas.

Là, Christina est très loin de son petit confort, mais il faut repartir et porter

30 kilos.

Hop, il m'en faut encore deux.

Marine n'étant plus là, c'est Christian qui va prendre le relais. On garde l

'équité dans chaque équipe, donc je pense qu'il n'y aura aucun souci.

Ça m'enlève un petit peu la culpabilité que j'avais hier, toute la journée, de

ne pas les avoir aidés.

Les Corans sont prêts à reprendre la marche, mais ils sont en réalité

perturbés par les mots durs échangés pendant la nuit entre Isabelle et

Alexandre, quand il fallait s'activer face à la pluie.

Alexandre, tu peux être... T'as trop l'habitude de compter sur Freddy.

Pour une fois, c'était moi et Freddy qui étions assis. Il m'a attaqué en disant

qu'il fallait que je lève mon cul pour que la bâche aille plus vite.

Bah lève-toi alors et puis fais-le au lieu de dire ce que tu fous. Toi,

putain, on est sous la pluie comme toi.

Je suis impulsif, donc...

On m'attaque, je réponds.

Là,

je n'ai même pas compris. Au départ, elle me parlait à moi. Elle a commencé à

dire, je ne suis pas ta petite soeur, je ne suis pas ta femme, je ne suis pas ta

mère.

Il y a quelqu'un là.

Ouais, tu ne me parles pas comme ça.

Et puis, elle a commencé à me traiter d'enfoiré, de sale fiote.

Peut-être que moi, je l'ai insulté. Maintenant, j'ai refait la scène dans ma

tête. Je m'en rappelle de l'avoir dit que c'est un feignant et je le pense.

J'ai même eu l'impression qu'elle voulait en venir en main avec moi.

Je me suis dit, mais ce n'est pas possible. À un moment, ce n'est pas que

des gouttes de pluie qu'il faut devenir des gens comme ça. C'est tout, c'est un

révélateur la pluie.

Allez, c'est parti.

Moi, je porterais mes poids s'il faut.

Je porterais ceux de ma rive. Mais par contre, la nuit, quand je vais me lever,

parce que souvent je me lève et que c'est toujours les mêmes qui se lèvent,

je vais bien les dire. Je vais leur dire, lève ton cul et va t'occuper du

feu maintenant.

Moi, je n'attends pas d'excuses, Isabelle. Je veux bien comprendre que

dans des situations comme ça, ça puisse mettre les gens à bout.

mais qu'elle ait un minimum de travail sur soi-même. Et puis après, je continue

mon chemin, elle continue son chemin, tout ça.

Continue son aventure, je suis mon aventure, mais je suis rancunière.

Je n'ai pas son âge, il ne m'a pas respectée en tant que mère de famille.

Voilà, c'est bon, merci.

J'aurais préféré pleurer par le manque de mes enfants.

Là, c'est de la colère. C'est vraiment de la colère.

J'ai plein de colère.

J'ai plein de colère, oui.

Je ne vais pas me laisser abattre par Alexandre.

Isabelle est à bout de nerfs. La fatigue et le stress l'ont fait déraper. Mais

elle doit se reprendre car la caravane ne peut ralentir.

Il ne faut pas oublier l'objectif final, rapporter plus de sacs que les jaunes.

Les Mawai, eux, progressent dans l'harmonie et ils ont trouvé l'ultime

balise du parcours. Ils sont très chargés et du coup, confiants sur l

'issue du trek.

Sortez de ce lagon, cap nord-nord-est.

On les a.

On avait dit qu'on les aurait, on les a. Fais passer.

Allez, on a les 200 kilos. Aujourd'hui, on ramènera nos 200 kilos, quoi qu'il

arrive. Même si on doit ramener pour les ramener, on les ramènera.

C'est vrai qu'après hier, après la nuit d'hier, franchement, ça fait plaisir de

dire qu'on a nos 200 kilos.

Là, on a fait une nuit héroïque.

On va faire une journée mémorable.

Je crois que ça va être les 50 kilos les plus durs de ma vie.

Parce que je suis très fatigué et j'ai très, très mal au dos.

J'ai très, très mal au dos, mais je ne leur dis pas, je ne leur montre pas.

Doucement.

Doucement.

Doucement. Super.

T'es passé ? Ouais, je suis passé.

Allez, on y va.

Je vois l'eau de plus en plus.

Ça va ? Ça va.

C'est pas plus mal qu'elle est ? Non, non, ça fait mieux, mais ça va. C'est

obligé, on amène les 200 kilos au bout de cette épreuve. C'est une épreuve

collective. Et je pense que là, c'est la force, mais pas la force physique. C'est

la force mentale.

Attention. Attention.

C'est le passage le plus difficile.

Tu appuies sur tes talons.

Doucement, juste.

Il y a une pirance.

C'est pas un radeau, je suis trop content. Allez, on pousse.

J'avais porté des 50 kilos, mais jamais ils m'ont paru aussi lourd.

Là, je suis fier déjà.

On n'a pas bouffé. On n'a pas bouffé hier soir.

Le fait d'entendre tous les autres dire on va tous se battre pour te garder, on

va rester tous ensemble.

Ça veut dire qu'ils ont le sentiment que je suis important dans le groupe et ça

fait plaisir.

On a les 200, les gars. Oui, oui.

On a les 200, ils sont dans le bateau. On est bien là, allez.

Bonjour à tous.

Bonjour. Alors la première chose que j'ai envie de vous dire, c'est bravo.

Parce que vous avez réalisé une performance hors norme sur ce trek.

de jour, de nuit, dans des conditions climatiques difficiles, que ce soit les

jaunes ou les rouges, franchement, chapeau.

Et le moment est venu de savoir qui a ramené le plus de sacs de sable.

Les jaunes, combien vous avez récupéré de sacs ? 40.

40, c'est-à-dire la totalité ? 10, 20, 30.

Effectivement, 40.

La totalité, bravo à vous.

Merci.

Isabelle, combien vous avez récupéré de sacs ? 40 sacs. Comme les jaunes ? Comme

les jaunes.

10, 20, 30, 40.

Effectivement, vous avez récupéré la totalité des sacs.

Vous êtes à égalité.

Par conséquent...

Les rouges, comme les jaunes, vous allez choisir dans l'équipe adverse un

aventurier. Les rouges, réfléchissez bien.

Quel jaune va vous rejoindre ? Les jaunes, qui, chez les rouges, va

intégrer votre équipe ? Du côté des jaunes,

quel rouge va vous rejoindre ? Freddy.

C'est sûr ?

Du côté des rouges ? Louis-Laurent.

Louis-Laurent.

Louis-Laurent, Freddy, je vais vous demander de vous croiser et d'échanger

vos foulards.

À partir de maintenant, Louis-Laurent, vous êtes rouge.

Freddy, vous êtes jaune.

Je crois que vous avez bien mérité du repos. Aujourd'hui, on se

retrouvera demain pour l'épreuve d'immunité. Mais pour ceux qui ont

changé d'équipe, pour vous, Louis-Laurent.

Et pour vous, Freddy, il y aura un avantage.

Demain, quel que soit le résultat de l'épreuve d'immunité, vous êtes

intouchables.

C'est clair ? Bon retour sur votre campement.

A demain.

Alors,

ta première impression ?

Franchement, c'est beau.

Louis-Laurent essaye de faire contre mauvaise fortune bon cœur et aborde sur

le camp des Rouges en toute objectivité. Mes premières impressions en arrivant

sur le nouveau camp sont que le camp est très sympa.

Sincèrement, on est un petit peu plus près de la mer que dans mon ancienne

famille. Ils l'ont très bien aménagé.

qu'il y ait une grotte à moins de 50 mètres et que ça, ce n'est pas un petit

avantage parce que quand il pleut, pour s'habiliter, ça doit être super

pratique. Du bois.

Une grotte là, rien que ça, elle laisse tomber.

Sincèrement, je m'attendais plus ou moins à tomber sur un camp comme ça. J

'ai eu la mesure où Freddy avait quand même une grosse influence.

C'est vrai que Freddy, il y a du mérite. C'est clair, je ne suis pas étonné. Il

faut lui rendre ce qui lui appartient. C'est clair.

Je faisais partie intégrante du camp jaune et j'étais quelqu'un d'utile. Et

là, j'ai été échangé contre la personne du camp rouge.

Donc c'est vrai que ce n'est pas forcément évident.

Normalement, quand tu veux laver les trucs, si tu veux que ça brille, tu

demandes à Isabelle.

Mais c'est quoi ton détachant pour les traces de glaise du premier jour ? L

'huile de coude, tu connais ?

Par rapport à Freddy, Louis-Laurent est quelqu'un de chaleureux, quelqu'un qui

aime rire aussi. Ça va être un plus.

Il a le sourire, on va dire que c'est un beau garçon, bien sûr.

Je pense qu'on n'y perd pas trop au changement au niveau puissance.

Je pense qu'il a autant de force que Freddy.

Louis-Laurent prend au pied levé la place de Freddy. Mais l'ombre du

nordiste plane toujours sur le camp des Coror.

Il n'a pas laissé que des bons souvenirs à ses ex-compagnons.

Depuis le début, je n'accrochais pas avec lui. Il aime trop se mettre en

avant, il méprise les autres.

Vous avez des noix de coco vertes qui tombent ? C'est Frédéric qui a grimpé.

Ah, il a grimpé pour aller les récupérer ? Je ne suis pas la personne qui va

grimper les cocotiers pour aller chercher des noix de coco.

Je ne suis pas non plus celui qui va dire quoi faire, quand faire.

Malheureusement pour eux, ils ont perdu au change pour ce qui est de la vie de

camp.

Avec toute la bonne volonté du même, je ne peux peut-être même pas la moitié ni

le tiers de ce que tu veux. Il a fait ça, c'est nickel.

Entre l'échange entre Freddy et Louis Laurent, on perd un majordome technique.

Mais par contre, on récupère quelqu'un de plus humble.

Je pense que c'est plus facile pour moi que pour Freddy.

Les rouges n'ont pas forcément une mauvaise image de moi.

Alors que je sais que dans mon ex-camp, Freddy peut les agacer rapidement.

Je suis un petit peu d'accord.

Freddy, qui d'ailleurs revient sur le camp qu'il a construit lui-même au début

de l'aventure.

Vous le posez où votre bois ? Au fond de la cabane.

Tout de suite, l'ingénieur, sans prendre de pincettes, fait un état d'élite.

Là, je découvre leur nouvelle organisation. C'est un petit peu

fouillis. Il y a un peu de bois partout.

C'est pas très bien rangé. Moi, je suis quelqu'un qui, pour le rangement, chaque

chose a sa place.

J'essaierai d'apporter ma pierre à l'édifice le plus rapidement possible.

Vous avez une belle cabane. Comment elle est belle ? C'est lui qui l'a fait, la

cabane, donc c'est pas très grave.

Au niveau du désordre et tout, mais bon, on sait comment il est.

C'est un leader, il va commander, il va faire ce qu'il... Mais à partir du

moment où il est efficace, c'est pas très grave.

Je pense qu'ils avaient vraiment besoin d'un leader, quelqu'un qui leur dit quoi

faire. Ils sont forts, ils sont intelligents, mais ils ne sont pas

coordonnés. Notre avenir se joue quelque part entre ses mains. C'est quand même

un des plus forts et si on a des chances de gagner, c'est sûrement grâce à lui.

Il y a de la coco ! J'aimerais bien qu'il nous ramène du poson.

Les jaunes espèrent beaucoup de ce nouveau venu, mais il y en a une qui est

déjà conquise. C'est Cahoutère, trop heureuse de retrouver son sauveur des

premières heures.

Je n'arrive pas encore à me faire à l'idée que c'est un jaune maintenant.

Ça fait vraiment plaisir, je suis contente qu'il soit là.

Les deux, on avait commencé l'aventure ensemble.

Vu l'état dans lequel j'étais au début, il est venu me soutenir.

J'essaie de regarder devant toi.

Tu vois un petit violon ? C'est une jolie fille, donc autant nouer des

relations amicales dès le début de l'aventure.

Freddy a été génial avec moi sur le bateau. Du début à la fin, il était avec

moi. C'est vraiment quelqu'un de bien.

Et malheureusement, après, je l'avais dit au moment des équipes, j'avais perdu

un peu ma moitié. C'est le petit côté positif à mon changement d'équipe. J

'étais content de rejoindre Cahoutère.

Elle me l'a fait savoir aussi. Elle m'a dit que je suis content que tu sois

revenu. Bon, carrément. Ça m'a fait plaisir.

On s'est séparés et puis voilà, comme quoi.

Et puis là, c'est bon. On est réunis, on va trouver à manger. On va retrouver à

manger, là.

Ces retrouvailles font plaisir à voir, surtout qu'il est rare que la farouche

Kauter ouvre son cœur.

Je suis doux comme un agneau, sauf si on me cherche.

J'ai un côté blanc, un côté noir.

Kauter l'insoumise est exubérante, démesurée, volcanique. Une bombe à

retardement qui peut exploser à tout moment. Je ne suis pas quelqu'un qui m

'écrase en tout cas.

Je suis réputée pour avoir une grande gueule.

Cahoutère n'est pas du genre à mâcher ses mots. Je préfère dire les choses

directement.

Si ça passe, tant mieux. Si ça passe pas, tant pis.

Bonjour, madame.

À 26 ans, Cahoutère travaille dans une société de service à Paris, après des

expériences malheureuses dans la Marine nationale et la police.

Car la jeune femme a du mal à supporter l'autorité.

À l'armée, je suis arrivée, on m'a dit, écoute, voilà un seau, tu vas repeindre

le mur.

J'ai dit, écoutez, moi, j'ai pas que ça à branler. Si j'avais voulu être dans le

bâtiment, j'aurais pas fait 9 heures de train pour...

pour venir repeindre un mur. Donc j'ai démissionné.

Cahoutère habite toujours chez ses parents, qui ont appris à vivre avec ses

sauts d'humeur et son côté garçon manqué.

Après la marine, elle est rentrée dans la police.

Pour moi, ce n'est pas un fils, c'est un garçon.

Un caractère d'homme dans un corps de femme, c'est ainsi que Cahoutère aime à

se présenter.

C'est un bonhomme.

C'est un bonhomme.

Finalement, le seul qui trouve grâce aux yeux de Kauter, c'est Freddy, qui tout

juste arrivé tient à nourrir sa nouvelle équipe. Et le garçon ne manque pas de

ressources. Il entraîne ses nouveaux alliés à la pêche aux fruits de mer, une

première pour eux.

Le premier coquillage de l'équipe des jaunes. En plus, vous allez voir, c'est

délicieux. Grosse découverte pour l'équipe des jaunes qui ne savait pas

que les coquillages qui se trouvaient sur les rochers étaient comestibles.

Une, deux, trois. C'est bon, un autre repas Rodolphe après.

Avec son arrivée, ça nous a un peu boosté pour le coquillage. Et puis, avec

ses connaissances, je pense que ça va être un plus.

Il y en a un gros en plus.

Ça peut déjà...

Un bon petit paquet.

Il y a un banc de poissons là.

C'est que des poissons. Tu veux qu'on jette le filet dessus ? Ne te placez pas

la gueule. Ils sont partis en courant chercher le filet parce que

concrètement, juste à deux mètres, la tâche noire qu'on voit, c'est un banc de

petits poissons. Ils sont manifestement apeurés parce qu'il doit y avoir des

carnassiers qui tapent dans l'espèce de boule qui forme.

Très bon les gars, ils sont là, très bon. On va profiter de la marée basse

pour effectivement essayer de les encercler et puis d'en récupérer. Là, il

y en a quelques milliers.

L'arrivée de Freddy se configure sous des meilleurs auspices.

Allez Pascal, avant qu'ils partent.

Ils ne voulaient pas venir du large.

Ils vont les faire fuir, je pense.

Pascal a proposé de contourner le banc de poissons par la mer et essayer

finalement de le bloquer sur les rochers.

Moi, j'avais mis quelques douches. Je me suis dit, non, il vaut mieux jeter

dessus, se précipiter, relever le plus vite possible.

Allez, on court, on tape dedans.

On met le tas du fond.

On a bien essayé de faire une tentative qui a été complètement désastreuse.

Là, ils sont en train de partir de par là.

Avec ce qui a raté, on n'a pas adopté la bonne technique.

Ah, l'art de la guerre navale est difficile.

Hélas, c'est un échec cuisant pour les trois hommes.

Toutefois, leur besace contient quand même une bonne trentaine de coquillages.

C'est sûr, l'arrivée de Freddy modifie le menu.

Ça changera du riz.

Ça a l'air d'être comme les escargots.

C'est notre sauveur de feu de mer.

Si c'est bon, on ira nous-mêmes en chercher les prochaines fois.

Il est actif.

Depuis qu'il est arrivé, c'est pas arrêté. Un coup, c'est le bois, un coup,

c'est le coquillage. De suite, après, il enchaîne les crabes.

Tu veux un foulard ? C'est bon, c'est festin.

C'est jour de fête.

J'arrive, voilà.

Décidément, on va penser que les gars...

Je crois qu'il fallait l'arrivée de Freddy pour que les garçons nous

ramènent du crabe et des coquillages.

Je crois que les garçons nous auraient ramené ça, franchement.

Avec toute la cuisine qu'on leur a fait.

Ça y est, en quelques heures seulement, Freddy fait l'unanimité et porte sur ses

épaules tous les nouveaux espoirs des Mawai.

Chez les Corors, c'est un matin différent des autres.

Marine est toujours à l'hôpital et Freddy est passé chez les Jaunes. Il y a

donc une place à prendre, celle de leader.

Et Alexandre observe en coin Isabelle qu'il trouve très petit chef.

Si on n'a pas l'immunité, on va rentrer en petit du mois. On n'a pas Isabelle.

On va rentrer Isabelle. Alex, on est un peu d'accord, mais après, elle est plus

partie pour voter un peu Isabelle, vu que je pense que c'est dû à la querelle,

ils sont un petit peu chauffés, donc il a du mal justement à...

Plus parler maintenant avec Isabelle. Moi, il n'y aura pas une deuxième

manière de me parler comme elle m'a fait.

C'est obligé d'avoir un peu de tension avec elle. C'est obligé. Mais bon, il ne

faut pas qu'elle commence à essayer de faire son petit chef.

Isabelle pense qu'elle essaie de remplacer Frédéric.

Elle pense que ça donne au niveau du poisson.

Je pense qu'on va découvrir une nouvelle Isabelle.

Si c'est quelqu'un qui veut jouer son petit chef et qui veut mener sa barre

comme elle a envie de la mener, non, ça ne fonctionnera pas. Si un jour, moi, je

suis hors de danger et que c'est elle qui me fait tomber l'épée de Damocla sur

le croix du crâne,

Je ne ferais pas d'esclandre.

Et je me dirais, moi, je me suis bien fait avoir.

Et toi, tu as été le nid de service, Patrick.

Ce n'est pas moi qui l'aurai utilisé, c'est toi. Après, moi, j'ai quand même

confiance en elle. Après, je ne peux pas te dire... Tu as trop son petit jour à

quelqu'un, toi ? Non.

Mais ça m'a quand même chiffonné ce qu'il m'a dit Alex. Méfie-toi, Patrick,

par rapport à Isabelle.

Si elle ne te met pas dans sa poche, justement, pour la couvrir un peu, c

'était sa stratégie.

Allez, Patrick, là ! La pêche, la pêche ! J'essaie de voir si Isabelle est

vraiment fausse ou vraie. Je n'ai pas l'objet de dire une fille, Alex.

Soit elle ou l'autre, la voie est la même.

C'est qu'elle en sort directement.

Ou Raphaël ou Christina.

Donc là, on doit aller faire une flirte et sacrifier quelqu'un d'autre. En

attendant qu'elle nous supprime.

Les garçons ont pris conscience qu'ils ne sont que trois, que nous sommes

quatre femmes au sein du camp. Ils veulent sauver leur peau.

C'est eux qui doivent nous montrer aussi de quoi ils sont capables.

Moi, si je dis à Raphaël, Christina et à Marine, on est quatre, l'aventure, on la

continue. Quoi qu'il arrive, qu'on perde les épreuves ou pas, à la réunification,

on y sera.

Et c'est non négociable.

C'est eux qui sont sur la sélect et pas nous les filles.

Mine de rien, les Coror sont tendus à l'approche de l'épreuve d'immunité.

Message les filles, message ! Ils vont se confronter aux jaunes qui ont

récupéré leur champion, Freddy.

Pour rester au complet, tenez bon la barre. Pour tenir bon la barre déjà, on

n'a pas le choix là-dessus.

On rentre ici au complet ce soir. On rentre au complet.

On va donner le maximum et on va se surpasser encore et puis le totem on le

ramène.

Hein Patrick ? C'est l'art parce que ça fait du poids pour rien.

Nous, on veut prouver qu'avec ou sans Freddy, on peut y arriver. Pour la

fierté et l'honneur, il faudrait qu'on gagne celle-là.

Là, c'est purement de l'ego. Il faut qu'on montre que Freddy, quand il

gagnait, c'était une équipe qui ne gagnait pas Freddy.

Bonjour à tous.

En toute chose, je voudrais vous donner des nouvelles de Marine qui a subi une

batterie de tests.

On attend les analyses et le verdict du médecin. Voilà pourquoi elle ne

participera pas à l'épreuve d'immunité aujourd'hui.

Patrick, vous allez me remettre le totem.

Alors l'épreuve d'aujourd'hui est totalement inédite. Vous allez tous

tenir une barre qui est reliée via des poulies et des cordes à une planche de

bois. Sur cette planche de bois, une vasque.

qui sera en équilibre.

Si la barre bouge, la planche de bois bouge et peut-être que la vasque va

tomber. C'est l'équipe qui garde sa vasque en équilibre le plus longtemps

qui remporte l'épreuve.

Mettez-vous en place.

Allez, en place les rouges.

Attention les rouges, les jaunes, prenez la barre.

C'est parti ! Chaque tribu doit tenir fermement la barre pour que la vasque

reliée par un système de poulies ne bascule pas. Il faut maintenir la bonne

pression sur la corde, donc ne pas trop pousser ni trop tirer la barre.

On ne dit rien.

On tire.

On souffre.

Vous tirez vers l'arrière, là.

Non ? Non, non.

On ne dit rien.

C'est bon.

Allez, on est bon, les gars.

Tu me dis que tout cela ira ? Ouais.

Tu tires, putain, tu tires. Non, on ne tire pas, on tire. Tu peux rentrer en

arrière. Il faut avancer un petit peu. Ouais.

Oui, j'ai vu.

Tu parles à l'arrière, je t'assure.

Personne ne bouge.

Surtout, on ne bouge pas. Je peux caler.

Elle est tendue là-bas.

Elle est tendue là-bas.

Dites rien, ne bougez pas.

On ne bouge pas.

Personne ne bouge.

Il est parti en arrière.

Faut que ta corde soit détendue, c'est sympa. Ouais, attention.

Non, tu tends trop là-bas. Non, il tend trop à droite.

Je vais tirer vers l'arrière, là.

Non ? Ah si, c'est Rodolphe, il hit, c'est trop.

Non, non, bougez pas, bougez pas. Non, chez moi, elle est lâche.

Regarde, chez moi, la corde, elle est lâche, chez vous, elle est pas lâche.

Détériore, détériore.

Détériore.

Bougez pas, là-bas.

Tu tends trop... Un petit peu à droite.

Stop, stop, stop.

Faut surtout pas tendre.

On étendait trop.

Attention,

attention, attention.

Non, merde ! La victoire pour les jaunes, bravo ! Elle

était pour nous, elle était pour nous.

Sérieux, il y avait un point en arrière.

Non, moi j'étais comme ça.

Les jaunes, c'est allé très vite.

Enfin une victoire. Et quelle victoire dans une épreuve d'immunité. Freddy, au

minimum, vous êtes leur porte-bonheur. Au mieux, vous êtes l'élément

déclencheur d'un nouvel état d'esprit dans cette équipe.

En tout cas, vous méritez cette victoire.

Et symboliquement, Freddy, c'est à vous que je vais remettre ce totem pour l

'ensemble de l'équipe des jaunes. Bravo à vous.

Merci.

Dites-moi, Freddy, partout où vous passez, vous gagnez ?

Maintenant que je suis là, apparemment le vent a tourné pour l'équipe des

jaunes, mon équipe, et j'en suis heureux.

Ça veut dire qu'aujourd'hui, vous vous sentez complètement jaune et plus du

tout rouge ? Je vais tout faire maintenant pour que ma nouvelle équipe,

la jaune, aille le plus loin possible.

En tout cas, les jaunes, avec l'arrivée de Freddy, vous mettez fin à une série

de cinq défaites consécutives. Ce soir, vous n'irez pas au conseil. Vous rentrez

tranquillement sur votre campement et vous êtes assurés de rester à six dans

votre équipe.

Bravo encore et à demain.

Les

Rouges,

j'imagine que vous étiez habitués à ces victoires à répétition. Eh bien là, vous

retombez de haut.

C'est une défaite qui vous entraîne vers votre deuxième conseil de l'aventure. Et

ce deuxième conseil, c'est tout de suite.

Asseyez-vous juste derrière vous.

Alors je vous rappelle à tous que Louis Laurent est immunisé puisqu'il vient d

'arriver dans votre équipe. Et je voudrais aussi vous dire que Marine,

depuis l'endroit où elle se trouve, a voté avant le jeu au cas où l'équipe des

Rouges aurait perdu.

Isabelle, comment vous vivez justement cette absence de Marine ?

Je la vis mal, simplement parce qu'on était une équipe. Voilà, on a comme un

coup de massue qui nous tombe dessus.

Je l'ai un peu considérée comme ma petite sœur.

Mes dernières paroles avant de commencer cette épreuve, j'ai dit, allez, on le

fait pour Marine.

Malheureusement, la chance n'était pas avec nous.

Marine est absente, mais autre grand absent aussi de l'équipe des Rouges, qui

est maintenant jaune, c'est Freddy.

Avec Freddy, vous avez gagné.

Sans Freddy, vous perdez. Comment vous analysez la situation, Alexandre ? Là,

il n'y a pas eu de démonstration de force. Enfin, du moins, il n'y a pas eu

de démonstration de sa force ou de sa prédominance sur l'épreuve de la part de

Freddy. Je ne veux pas démériter Freddy. C'est vrai qu'il a apporté énormément

pour notre camp.

Est-ce qu'il vous manque aujourd'hui, indépendamment de cette épreuve, depuis

qu'il n'est plus là, par son ingéniosité, par son travail à la sable

? En toute objectivité, Denis, pas particulièrement.

Isabelle, est-ce qu'il vous manque, Freddy ? Il ne me manque plus par

rapport à son discours.

Quand il s'est considéré comme jaune à part entière ? Voilà, tout à fait. J

'aurais pu penser qu'il aurait été un petit peu plus digne de se dire, bon, je

suis fière de la victoire, mais j'ai une pensée pour les rouges. Je suis désolée,

mais il se met peut-être trop en avant, le champion.

Et il ne faut pas oublier les moments qu'il a passés avec nous. Il m'a déçu.

Et Zina, votre sentiment par rapport à cette absence de Freddy ?

Pour moi, la personnalité de Freddy, c'est quelqu'un qui se met trop en avant

et qui limite méprise les gens. Si quelqu'un a quelque chose à dire, il va

contredire la personne et rajouter son opinion par-dessus. Et au final, il

faudra aller dans son sens. Le point négatif que je peux lui apporter, et ce

que je retrouve chez Louis Laurent, c'est un côté humain. Moi, je mets l

'humain en avant, voire même le résultat. Moi, si je ne vais pas bien,

je préfère savoir que j'ai quelqu'un.

À qui je peux tendre la main qui va me la prendre, plutôt que si j'ai un

problème de feu, aller voir quelqu'un qui va dire, attends, je vais te le

rallumer. C'était un régisseur. Il régissait le camp.

Mais voilà, moi, je vis sur le camp. Je n'y travaille pas. Donc, je préfère être

quelqu'un qui vit aussi.

Raphaël, Freddy, Louis-Laurent ?

Le passé, le présent ? On va dire que sans hésiter, Louis Laurent.

C'est vrai que mon idée rejoint un petit peu celle des autres. Je pense que

Freddy, en fait, il s'est imposé pas comme une personne sur le camp, mais en

gros comme un mur à idées.

Limite, il était presque dépourvu d'humanité.

C'est dur ce que vous dites là. Oui, mais c'est ça. Je pense qu'il manque un

peu de simplicité dans sa façon d'être. Louis Laurent, est-ce que vous êtes d

'accord avec ce que disent vos nouveaux coéquipiers ? Je pense que c'est quelqu

'un qui manque d'humilité.

Mais par contre, je reconnais tout son savoir, tout son engagement.

C'est quelqu'un qui vous impressionne ? C'est quelqu'un pour qui j'aurais de l

'admiration si humainement il en valait la peine.

En tout cas, Freddy n'est plus dans cette équipe rouge. Et la conséquence

première, c'est que vous avez perdu cette épreuve d'immunité aujourd'hui.

Marine, je vous le rappelle, a voté depuis l'endroit où elle est en

observation.

Louis Laurent va voter, mais il est intouchable. Et la première à aller

voter ce soir, c'est vous, Christina. Allez-y.

Je vote Alexandre. J'avais le doute entre Raphaël et Alexandre. Ça tombe sur

toi. Désolée.

Alexandre, vous êtes le deuxième à aller voter. Allez-y.

Je vote Isabelle. J'ai de très bonnes affinités avec tout le monde.

Mais c'est peut-être avec toi que j'en ai légèrement moins.

Et enfin, c'est à vous Louis-Laurent.

Allez-y.

Je vote pour Christina parce que malheureusement, je n'ai pas assez de

temps pour comparer tout le monde. Mais sur cette épreuve, c'est toi qui as

commencé à perturber le groupe alors qu'on était bien.

Dans quelques instants, l'un d'entre vous va quitter Koh-Lanta.

Je vais chercher tout de suite l'urne.

Et je procède au dépouillement.

Alors avant de procéder au dépouillement, je vais d'abord placer à

l'intérieur de cette urne le bulletin qu'a rempli ce matin Marine.

Je vote toi Raphaël car tu es la seule fille et dans toute l'équipe avec qui je

demande affinité.

Voici le premier bulletin.

Raphaël.

Christina.

Isabelle.

Alexandre.

Christina.

Raphaël.

Pour l'instant, égalité. Deux voix contre vous, Raphaël. Deux voix contre

vous, Christina.

Une contre Alexandre. Une contre Isabelle.

Voici le dernier bulletin.

Christina.

Christina, je vais vous demander d'aller récupérer votre flambeau et de venir me

rejoindre.

Christina, la tribu rouge a décidé de vous éliminer et leur sentence est

irrévocable.

Vivez votre aventure à fond.

Je penserai à vous. Je retourne chez moi, je vais retrouver mon petit

confort.

Déçue de partir maintenant, forcément, parce que... Voilà.

Salut.

Contre toute attente, les Rouges ont sacrifié la jolie Christina.

Peut-être trop effacée.

Les cartes sont redistribuées en micronésie. Je suis déprimé. Tout

réussit, Freddy. C'est l'ingénieur en chef. Il s'arrête jamais.

Freddy sauvera-t-il les Mawaï en péril ? On a une balle en soie, on a une table.

Mais bon, il faut qu'on réagisse.

Marine va-t-elle se remettre sur pied ?

Je suis venue ici pour me connaître un petit peu plus et vivre une aventure

humaine. Peut-être que je suis restée trop à l'écart, je ne sais pas.

Je ne sais pas ce que j'ai fait de mal, en fait.

Se tomber sur moi sans pied.

J'ai vécu que d'une chose, c'est de voir ma mère.

Ma mère, je pense à elle tout le temps.

En fait, je ne peux pas m'éloigner d'elle. Elle me manque trop.

Mais quand même, j'aurais aimé aller loin pour elle.

Christina n'y voit aucune raison.

Là, dans la rapidité, il faut choisir quelqu'un.

Christina, je vote contre toi à contre-cœur.

Ta famille peut être fière de toi.

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