All language subtitles for Koh.Lanta.Palau.S10E02

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Original subtitles

Il y a 24 ans, on était en France. Là, on se retrouve au milieu de l'océan

Pacifique.

Dans des conditions extrêmes. Un petit stress.

Bonsoir à tous, ce sont les 18 naufragés de Koh Lanta. Ils ont de 19 à 62 ans,

mais c'est l'aventure de leur vie qui commence.

Ils ont eu le courage de quitter leur famille pour se mesurer aux éléments et

surtout aux autres.

Est-ce que tu fais des coups de trafalgar à droite à gauche ? À qui j'ai

fait des coups de trafalgar ? Je me sens trahi. Je n'ai confiance totalement en

personne.

J'ai toutes les cartes en main.

La peur et la souffrance, mais aussi les joies et les amitiés vont transformer

ces 18 Français.

Après, plus rien ne sera jamais pareil.

J'ai jamais vu ça de ma vie, au moins dans notre petite campagne.

C'est ici en Micronésie, dans l'archipel de Palau, au beau milieu du Pacifique,

que ces aventuriers vont se découvrir et composer avec ce paradis qui parfois se

transformera en enfer.

Je ne pensais pas que l'antenne était aussi dure. Là, je suis vraiment un bout

de souffle. Qui saura tirer son épingle du jeu ? Qui saura se faire apprécier de

tous ? Certains vont se révéler de parfaits Robinson.

Tous devront s'adapter à cette nature luxuriante mais hostile.

À ces Olympides et poissonneuses, ce temple de la vie sous-marine, où le

danger n'est jamais loin.

Dans ce bleu turquoise, tout témoigne de la vigueur de la nature et du souvenir

des hommes.

Cet archipel sauvage, ce labyrinthe d'îles, promet bien des mystères et bien

des richesses à ces naufragés volontaires.

Tous veulent être l'ultime survivant et remporter les 100 000 euros de

récompense. Koh Lanta, 18 aventuriers, 40 jours, 1 survivant.

Dans l'archipel de Palau, 16 aventuriers se démènent pour vaincre.

Après une arrivée mouvementée et deux jours de vie en commun, Marine, la

benjamine, et Rodolphe, le doyen, ont composé les équipes. Derrière le

Marseillais, les jaunes, les maouailles, ils sont vernis car leur patriarche est

une perle.

Carrossier grande gueule, ce fosséen est en fait un papa poule. Pour

lui,

le bien-être de ceux qu'il aime est essentiel.

Autre papa poule, Kader.

Venu de Cholet, il a lâché ses bambins pour l'aventure.

c'est que ce responsable de sécurité en discothèque aime les émotions fortes.

« Koh-Lanta, c'est fait pour moi. J'ai l'impression que c'est un concept qui a

été conçu.

Tiens, Kader, il faudrait le mettre dans Koh-Lanta parce qu'il serait fort.

» Ferru d'adrénaline, Kauter rêve elle aussi de gagner Koh-Lanta.

Garçon manqué, cette Parisienne est une combattante. « Attention, Kawa arrive.

Il faudra pas la chercher.

» Elle l'a prouvé en remportant le premier jeu.

La victoire pour Kauter, marine deuxième.

Louis Laurent avait, lui, gagné la manche masculine.

Vous remportez cette première épreuve, bravo.

Malgré une entorse à la cheville, il a mal, mais il serre les dents.

Tant que je serai capable de poser les deux pieds par un terme, je continuerai.

Ce jeune homme d'origine martiniquaise dirige une entreprise de fret avec ses

parents restés dans les îles. Il ne les voit pas, mais leur parle tous les

jours. Tu ne me passes pas pas avant qu'il aille à la pêche ? Ouais, ok.

Fabienne, il reste une place qualificative, bravo ! Fabienne, elle,

ne pourrait envisager être loin de sa famille.

Cette assistante maternelle est fusionnelle.

Pourtant, loin des siens et des Alpes-Maritimes, il va falloir tenir.

Claire, elle, ne s'embarrasse pas de sentiments.

A 26 ans, elle gère un magasin et n'y va pas par quatre chemins. Je suis habituée

à porter, à courir, donc je ne suis pas une petite nature.

C'est une furie chez elle, pourtant ici à Palau...

La franc-comtoise est très discrète.

Presque autant que Pascal, cet Alsacien cadre SNCF, est un cérébral. L'homme

préfère observer, analyser avant d'agir. Avec de la motivation, du courage et de

la réflexion, on peut franchir tous les obstacles.

Tout le contraire d'Anthony.

Cet ambulancier marseillais est un trublion. Le verbe fleurit, l'accent

chantant. Si on allait me mettre des bâtons dans les roues, je ne rigolerais

pas. Parce que pour 100 000 euros, je mange un mort.

Il est à l'aise même si ses proches rient en l'imaginant survivant.

Et il est vrai que son aventure avait bien mal commencé.

Dernier homme du premier jeu, il a été éliminé.

Mais Myriam a dû quitter l'aventure sur blessure.

Et il a donc fallu la remplacer.

Anthony a rejoint les jaunes lors de la composition des équipes. En face, les

rouges, les corors.

Il y a Marine, la benjamine, 19 ans et pourtant un moral d'acier. Ex-pompier de

Paris, compagnon du devoir, cette jeune fille d'Annecy est peintre en bâtiment

et pleine d'ambition.

Mon but c'est de gagner et je ferai tout pour gagner. Freddy aussi est là pour

gagner. Et cet étudiant en informatique a mis toutes les chances de son côté. Il

s'est préparé comme un champion. Il a souvent raison et il le sait. J'ai

toujours été plus ou moins leader naturellement.

Attention à ne pas agacer.

Il faut voir Freddy, allez voir Freddy là. Patrick a bien remarqué l'assurance

de son cadet. Ça l'énerve, mais ce débonnaire gars du Forez tente de rester

calme. Toujours positif et optimiste.

Cet ouvrier teinturier est un grand enfant.

Les enfants, Isabelle en a l'habitude.

Maman, tout ce qu'elle fait c'est pour eux.

Ancienne reine de beauté, Isabelle tient aujourd'hui une boutique de vêtements en

région parisienne.

Raphaël aussi s'est illustré dans les concours de beauté.

Cette langue de sienne a du charme à revendre.

Belle et bien dans sa tête, responsable des achats dans l'informatique, elle n

'est pas là pour faire de la figuration.

Je pense que le physique c'est vraiment éphémère. Moi ce dont j'ai envie que les

gens se souviennent, c'est pas de l'apparence que je vais donner, l

'apparence extérieure, c'est de ce qui est au fond de moi.

Allez, le relais, le relais, le relais !

Christina est plus effacée, mais tout autant déterminée. Cette jeune

Marseillaise, bien dans son temps, voudrait faire le bonheur de sa maman

adorée en remportant le titre d'aventurière de l'année. Dans les

moments difficiles, je penserai forcément à ma mère en premier.

Et je lui dois tout.

On va couper le cordon un peu, pendant que c'est un jour. Ouais, comme ça, on

la récupère un peu.

Alexandre, lui, c'est pour se tester qu'il est venu jusqu'ici.

Ce policier du Nord est à la fois volcanique et fleur bleue.

Passionné de musique, amoureux des guitares, le bel Alexandre veut trouver

ses limites. J'ai véritablement envie de savoir jusqu'où je peux tenir, jusqu'où

je peux aller.

Et sa limite, celui qu'il a trouvé, c'est Julien. Il a fait les frais du

premier conseil, il a été jugé trop réservé par les siens.

Le soleil se lève sur le camp des Mawai, les jaunes, qui eux sont toujours au

complet. Les aventuriers vont entamer leur quatrième journée de survie.

T'étais plus gaillard hier ! C'est la nuit où j'ai le

mieux dormi jusqu'à présent. On s'est réveillés après le lever du soleil,

alors que les autres fois on était réveillés tous les demis.

C'est bien passé, j'ai pu dormir, me reposer.

Si on se met en mode jungle, j'appelle ça bien dormir.

Rodolphe, le doyen des rescapés, lui aussi a bien dormi. Et ce matin, il

envisage d'apporter un petit confort supplémentaire à ses compagnons.

Je vais essayer de fabriquer des brosses à dents.

Hier, j'ai passé la journée à le faire, c'était bien.

Je vais la refaire à tous. Quand j'étais jeune, j'ai vécu en Afrique. Mes parents

vivaient au Mali, à Bamako.

Et j'ai souvent vu les Maliens, avec des bouts de bois, faire ce geste-là et m

'achouer. Là, l'idée m'est revenue. Ce matin, j'en ai fait à tous.

C'est vrai que c'est super sympa. Il en a fait à tout le monde. Il passe du

temps pour faire ça.

Merci. Non, mais ce n'est pas du luxe.

C'est vrai que ça améliore le confort et surtout l'hygiène un peu quand même.

De rester un moment sans se brosser les dents.

Rien que la laine et le reste.

Il règne sur le camp d'une bonne humeur qui fait plaisir à boire.

Et Anthony, le boutant train des Mauailles, n'y est pas pour rien.

Sa faconde marseillaise, alliée à ses phobies en tout genre, déclenche l

'hilarité de ses camarades.

J'ai ouvert les yeux comme ça.

Du coup, je fais ça. Tu sais, je sens mon pied bizarre.

Je touche, je sens que t'es loin.

Ce matin, il avait un peu mal au pied. Il a dit, il y a quelque chose qui m'a

piqué. Je n'ai plus de pied. Je ne sens plus mon pied depuis 10 heures ou 10

ans. Je ne sais plus ce qu'il a dit. Il a calculé que ça fait 10 heures qu'il ne

sent plus son pied.

Je dirais qu'il en pique des choses. Et ça nous fait rire. Il nous dit qu'il a

vu, je ne sais plus quelle bête, qui faisait 30 centimètres.

Nous, après, on dit, du coup, elle devait peut-être en faire 5.

Oui, des bêtes, il y en a partout ici.

C'est normal, c'est la jungle. On est venus, on est... On est chez eux, quoi.

C'est sûr, Anthony a peur des bêtes. Le garçon se souvient de la nuit

traumatisante qu'il a passée seul avant de rejoindre les autres aventuriers.

Je me suis mis un coup de bâchette dans la main.

On dirait pas comme ça, mais c'est profond.

Il y avait un insecte de merde qui s'est posé à côté de moi.

J'ai voulu lui mettre une castagne avec la machette. Je me rends compte à quel

point je peux être con parfois, parce que c'est complètement nul.

C'est la nuit la pire de ma vie.

De ma vie entière, je n'ai jamais passé une nuit comme ça.

Rien que ça, c'est bon, je suis un aventurier.

Maintenant, j'en suis un.

D'être seul sur une île, ça rend fou, sincèrement.

On parle seul, j'ai parlé seul.

Ah ouais, je suis allé loin.

J'ai parlé tout seul, sincèrement.

Pour faire Koh Lanta, il faut être avec plusieurs.

Je vais faire quoi ? Mon confort ? Mon immunité ? Koh Lanta, nouvelle

génération.

Je vote pour personne, parce que je suis seul.

Qu'est-ce que c'est, ça ? C'est d'être seul, c'est le pire. Pour moi, c'est le

pire, parce que je ne suis pas un solitaire. Moi, j'aime bien être

entouré, avec du monde, à qui parler. Quand on est seul, on ne parle pas, on

réfléchit.

Eh ouais !

Le bal musette.

Le premier truc qui se présente, un coup dans la tronche.

J'espère que je ne vais pas retourner tout seul, quand même.

En moins de 24 heures, Anthony est devenu la mascotte des jaunes.

Toujours le mot pour rire et l'expression savoureuse.

Anthony n'hésite pas à dire ce qu'il pense.

Le riz, on peut en manger.

Tu le mets dans l'eau, en fait, et il gonfle. Non, il ne gonfle que dalle.

Tu es sûr ? Je ne pense pas qu'il gonfle. Si il gonfle un tout petit peu,

ce serait du gaspillage. Je vois ce que tu veux dire.

Parfois, je te donnerai des fougères, c'est promis.

Mais je pensais vraiment qu'en le mettant dans l'eau, il gonflait de la

même façon que s'il bouait.

Bref,

s'il était cuit.

Marseillais et fier de l'être, Anthony l'ambulancier est un moulin à parole.

S'entendre parler, ça lui fait plaisir. Et si en plus, ça peut apporter le

sourire à ses passagers, alors là c'est bingo.

J'aime bien me sentir utile.

Tout le monde est bien à sa place ? Allez, on est parti.

C'est un métier où il faut être bien avec tout le monde.

Je suis quelqu'un de très sociable.

Bavard et fier à bras, Anthony a surtout du mal à baisser la tête.

Diplomatie, il ne connaît pas.

Son plus grand défaut, c'est qu'il veut avoir raison et il veut prendre le

dessus par rapport aux gens. Il va falloir qu'il se taise au bon moment, ce

qui va être difficile.

Anthony connaît ses défauts, colérique et impulsif. Ce jeune homme de 24 ans a

décidé de prendre sur lui. En fait, ce qui l'inquiète le plus, c'est le manque

de confort.

C'est vrai que ce n'est pas un aventurier, Anthony, pas du tout. Parce

que justement, il passe pour quelqu'un d'un peu chouchotte.

Non, pas chouchotte, il ne faut pas dire ça. J'aime bien mon confort, ce n'est

pas pour moi. Aimer le confort, être bien installé, quand tout est propre et

tout, ce n'est pas être une chouchotte.

L'autre faiblesse d'Anthony, c'est sa condition physique.

Sportif, c'est zéro.

Ceux qui le fréquentent le savent, Anthony est très attaché à son petit

confort. Et pour l'instant, la seule nourriture que les aventuriers ont

découvert, c'est la noix de coco.

Mais elle passe de moins en moins.

Je n'ai rien contre la noix de coco, mais au bout d'un moment, ça fait

overbuzz.

Je ne peux pas, c'est incroyable.

Il ne va plus y avoir de porc sinon.

Ce goût de noix de coco pourri qui commence à... C'est très dur, je

l'admets. Je ne suis pas là à dire que c'est bon.

C'est vrai que c'est très dur.

Maintenant, voilà.

Les Rouges, eux, ont déjà petit déjeuner et s'attaquent à leur gros chantier du

jour, construire un abri avec un toit étanche.

Au niveau des plans, on ne va pas changer, on va juste bien la renforcer

au niveau de l'étanchéité. Quand on parle élaboration, construction, Freddy

est forcément à la commande. Le jeune homme s'impose, il est efficace et

pourtant, il ne fait pas du tout l'unanimité sur le camp.

C'est vrai qu'il donne pas mal de bonnes idées, mais s'il n'était pas là, on

aurait quand même une cabane, je pense.

Patrick ! Ça se sent qu'il veut être chef de groupe et qu'il se met trop en

valeur. Je pense que c'est un meneur aussi, mais il y a des meneurs qui

savent rester humbles. Et lui, visiblement, il n'est pas totalement

humble non plus. Donc c'est vrai que c'est ça qui est gênant.

Freddy manque de modestie parfois.

Mais ce que les filles rouges lui reprochent aussi... Ce sont des paroles

au conseil jugées vexantes envers Marine. Frédéric a dit au conseil qu'il

avait un niveau d'études assez élevé, que c'est vrai que les gens d'un niveau

d'études bas ne peuvent pas calculer tout ce que lui a calculé sur les

cabanes. C'est vrai que mes études m'ont amené à être perfectionniste. Quand j

'entreprends quelque chose, je sais que le résultat final sera d'une qualité

exceptionnelle.

Non, parce que moi, je me suis arrêtée en troisième et au niveau scolaire, c

'est très bas.

Et après, je peux avoir des techniques que Freddy n'a pas, que lui va avoir et

moi, je n'aurai pas.

Mais bon, je sais très bien ce que je vaux.

Je sais très bien que mon niveau d'études ne m'a pas empêché d'être

pompier de Paris, ne m'a pas empêché de passer les concours chez les compagnons

du devoir.

Limite, il nous fait un peu passer pour des andouilles par rapport à ce qu'il

dit. Parce que c'est vrai qu'on a l'impression qu'il n'y a que lui qui a

fait des choses, qu'il n'y a que lui qui a l'origine de tout.

Sans eux, mes belles idées qui trottent de ma tête, je mettrais certainement

plusieurs jours à les réaliser.

Et on sait bien que les plus belles cathédrales n'ont pas été réalisées par

des architectes. Il y a eu des milliers. de petites mains qui ont œuvré à la

réalisation. Je croise les doigts pour ne pas avoir un prochain conseil, mais s

'il y aura lieu, je pense que oui, je voterai contre Freddy.

Si Freddy se casse, on est mal, deux mecs et quatre filles, je pense à

Freddy.

Freddy partira, ça c'est clair, il n'ira pas au bout. Je suis persuadé qu'il n

'ira pas au bout, c'est pas possible. De toute façon, le débat prend fin puisque

le message annonçant le jeu de confort vient d'arriver. Et là, il va falloir

faire corps.

Une flamme brûle en chacun de vous.

Faites qu'elle embrasse votre foyer.

Il faut le gagner, il faut le gagner, il faut le gagner, il faut le gagner.

On ne peut pas s'en prier.

C'est là où il faut vraiment tout donner.

Et on va tout faire pour ramener le feu avec nous.

Bonjour à tous. Bonjour.

Alors ça fait 4 jours très exactement que vous survivez sans avoir réussi à

faire du feu.

Eh bien aujourd'hui, je vais vous proposer de gagner le feu.

Il n'y a pas plus belle récompense dans Koh Lanta, c'est votre survie le feu.

Et pour cela, il va falloir remporter l'épreuve.

La mission, c'est d'embraser les vasques qui se situent juste derrière vous.

Et pour cela, il y a plusieurs étapes à franchir. Il va falloir nager jusqu'au

petit ponton que vous découvrez derrière moi, plonger à 2,50 mètres de fond pour

récupérer de plateformes comme celle-ci.

L'un d'entre vous devra progresser en équilibre sur ces plateformes et à ce

moment-là, vous pourrez enfin embraser votre basque.

Alors les jaunes, vous le découvrez, les rouges sont un de moins. Depuis le

conseil d'hier, Julien a été éliminé. Par conséquent, pour respecter l'équité,

l'un des hommes de l'équipe Mawaï ne participera pas à cette épreuve.

Celui qui tire le noir est exempté d'épreuve.

Kader, Rodolphe.

Louis Laurent et Anthony.

Messieurs, je vais vous demander de tendre le bras, de retourner la main et

d'ouvrir.

Anthony, vous ne disputerez pas cette épreuve.

Allez-vous mettre en place.

Attention, 3, 2, 1.

Les aventuriers s'élancent vers la plage où les porte-feu les attendent.

Ils s'en emparent et vont les installer dans l'eau.

Les deux équipes partent maintenant vers les pontons situés en mer.

Sous l'eau sont immergées deux paires de plateformes sur lesquelles un aventurier

montera, soutenu par ses coéquipiers. Pour l'instant, il faut les détacher.

Freddy Sattel a libéré les plateformes des rouges. Louis-Laurent et Pascal

officient de leur côté, mais les deux résistent.

Patrick

défait

la seconde attache et Coror passe à l'étape suivante.

Un des naufragés doit monter et progresser vers la structure bambou en

passant d'une plateforme à l'autre. Marine tente sa chance.

Les rouges commencent la deuxième étape avec le passage en équilibre sur les

petites plateformes alors que les jaunes sont toujours en train d'essayer d

'extraire leur plateforme.

Je vous rappelle, Marine, que si vous

tombez, vous êtes obligés de revenir.

au point de départ.

Allez

les

jaunes, rien n'est perdu !

C'est la frêle caoutère qui se dévoue pour les jaunes et elle a l'air plus à l

'aise que Marine, moins crispée.

Le marcheur doit avoir un sacré sens de l

'équilibre et les porteurs une bonne coordination et de l'endurance.

L'exercice est difficile, la moindre hésitation peut être fatale, sachant qu

'il est interdit de céder des mains.

Putain, c'est l'air puissant.

Les Rouges, il faut repartir au point de départ après cette chute de marine.

Rien n'est perdu, les Rouges. Allez ! On se contrôle ! Non, non, non, tu peux pas

tout seul, attention ! Ça va ? Ça va, Coco, on se repose, on se repose. Alors

maintenant, on va redresser le fabricant de l'eau. Voilà, doucement, ça va ? D

'accord. Ok, laissez-moi ça un petit peu. Tout doucement, Coco.

Il n'est pas stable, là !

Les jaunes sont devant mais les rouges reviennent très fort.

Doucement, doucement. On respire, on respire.

Marine a pris le coup et rattrape le retard.

Côté jaune, Cahoutère souffre du manque de coordination de ses camarades.

C'est maintenant que la victoire est en train de se construire.

Allez, moins de 10 mètres pour les jaunes, un peu plus de 10 mètres pour

les rouges.

Non, caoutère, vous retournez au point de départ, vous venez de toucher avec la

main, vous êtes obligés de retourner au point de départ, c'est la règle du jeu.

Mais ce n'est pas perdu, allez !

Les jaunes, n'oubliez pas que les rouges sont déjà tombés une fois, rien n'est

perdu.

Vous étiez déjà très en retard la dernière fois et pourtant vous avez

gagné.

Marine, je vous rappelle que lorsque vous arriverez, vous pouvez vous

accrocher à la structure et que vous êtes obligés de garder les pieds sur la

plateforme. Les jaunes, il faut repartir.

Les rouges ont atteint le pied de la vase qui a embrasé.

Alexandre part vers les portefeuilles pour enflammer la torche et la

transmettre à Marine. A elle d'embraser la vase.

Et il faut maintenant balancer la torche dans la basse. La victoire pour...

Hier soir, vous m'avez dit que les noix de coco, ce n'était plus possible.

Eh bien, grâce à ce feu, vous allez peut-être pouvoir changer de régime

alimentaire. Marine, l'équilibriste de la bande, cette torche, elle est pour l

'ensemble de l'équipe des Coror.

Bravo à vous.

Qu'est-ce que vous allez pouvoir faire avec ce feu, les Rouges ?

Manger. Manger plein de choses. Du crabe, du riz.

Et c'est surtout un avantage sur le long terme.

Nous, on va pouvoir reprendre des forces, alors que l'équipe adverse, ils

vont devoir se contenter de notre coco.

Ils n'ont peut-être pas besoin de plus.

Justement, je voudrais parler de l'avenir.

Restez concentrés les jaunes, les rouges. On se retrouve pour la prochaine

épreuve d'immunité avec en jeu le conseil.

A demain. Les jaunes rentrent vers de rage sur leur campement. Déjà que la

défaite est amère, ils avaient tant besoin du feu. Ils sont en plus ulcérés

par l'attitude de Freddy, jugé provocateur.

Le fait d'insister pour nous dire oui, mais ce soir, nous, on va manger chaud,

entre guillemets, et ça va nous donner des avantages sur le reste de l

'aventure, en toute honnêteté, on n'a pas forcément apprécié.

C'est surtout un avantage sur le long terme.

Nous, on va pouvoir reprendre des forces, alors que l'équipe adverse, ils

vont devoir se contenter de notre coco.

Ce sourire, moi j'apprendrais bien à sourire sans les dents.

La moindre des choses, c'est d'être sympathique envers l'autre.

Les sourires narquois et les petites phrases comme ça, je déteste ça.

Si je serais devant moi, j'aurais mis une taquette dans la bouche.

C'est vrai,

il n'y a même pas de méchanceté dans ce que je dis en plus.

C'est plus gentil ce que je dis là, parce que quand il te regarde, de haut,

avec son air de... Par rapport au radeau, tu te rappelles, non ? Ah ouais,

le radeau, le premier jour d'entrée.

On va essayer de refaire un catamaran.

Deux gros flotteurs dans ce sens-là, deux gros flotteurs là.

C'est bon, ne déconne pas, on aurait dit... Il est arrivé dans son esprit, il

faut que je dirige tout le monde, moi je suis le plus préparé, moi je suis le

plus beau.

Moi, je suis le plus là. Et ça, ce que j'ai entendu, il a mis la belle chemise.

Il croit qu'il va à un mariage. Je ne le connais pas. Il est là qu'on l'entend.

On meurt de faim. La chemise.

Il ne manque plus que la cravate aussi.

Freddy a les oreilles qui sifflent. Mais lui est bien heureux puisqu'il revient

sur Koror avec le précieux feu.

Il faut le protéger. Et l'ingénieur prend une nouvelle fois les choses en

main.

Pourquoi tu mets ce gros caillou là au milieu ?

Non, parce qu'en fait, il faut qu'il y ait une prise d'air. Et normalement, tu

charges le bois des trois côtés, comme ça, comme ça et comme ça.

La torche, on va l'amener ici. Allez, viens Isabelle, vas-y.

Quel plaisir ! Quel plaisir ! Tu te rappelles chez ma grand-mère, quand elle

allumait la cheminée ? Non, le feu, là, avec la marmite, c'est la plus belle

victoire. Mon estomac est en train d'applaudir.

Le feu est en route.

La marmite est prête à bouillir. Il ne reste plus qu'à la remplir.

Venez vite, j'ai chopé un crabe.

Calme-toi.

Amenez-le à ma chaise pour le couper.

Mets-le dans la casserole.

Non, mais ça pince super.

Non, non, non.

Attends, attends, attends.

Rapproche la casserole. Mets-le plus bien dans la casserole.

Vite, vite.

Reste avec nous.

Nico, t'as mis ton bâton dedans ? Non, en fait, il sortait.

Je l'ai vu sortir, donc je n'ai pas fait de bruit, je l'ai laissé avancer.

Et quand je suis arrivée, je l'ai marché dessus.

Il ne fallait plus qu'il bouge celui-ci, parce que c'est le premier, ce n'est pas

le dernier en tout cas.

Un crabe, c'est bien, mais la mer a bien d'autres ressources à offrir.

Moi, je veux des crabes.

Je suis sûre que tu pourrais trouver plein de trucs, mais bon.

Je ne me sens pas de rester coincée dedans.

Oui, c'est clair.

Il a tout arraché en fait.

Il a ramené sa vie à la plage.

Il y a un petit crabe, on fait des petits coquillages.

Donc voilà, on aura de quoi manger.

On est super content, non ? Ah oui, c'est fou comme d'avoir le feu de suite,

ça motive.

Ah ouais, ça motive à fond pour trouver la nourriture. Là on l'a trouvée sans

problème. Ça fait tellement plaisir que ça coupe la faim, ça coupe tout et on

est vraiment très très heureux.

Le panier est bien garni. Des oursins, des escargots, des

coquillages. Un petit risotto aux escargots, non ? Les rouges vont se

régaler.

Les jaunes, eux aussi, veulent diversifier leur régime alimentaire,

même s'ils n'ont pas de feu.

Le poisson cru, façon sashimi, ça fait envie. On va faire crabe, poisson et...

Ouais, ouais.

On n'a pas encore un, mais... Hier, t'as dit que t'allais chercher 5 crabes, t'es

revenu sans rien. Je vais retourner, j'ai pas dit quand je les ramènerai.

T'as pas dit quand. Je m'étais trompé.

Tu t'es trompé du jour ? J'étais couché, je connais pas leur planning encore.

D'accord.

Donc on va chasser ce soir.

On va se diviser.

Pascal, Anthony vont aller à la pêche. Et Kader, lui, Laurent et moi, on va

essayer de se mettre au flot.

Ok, ça marche, ça me va.

Honnêtement, je suis fan de pêche. Chaque fois que je descends en vacances,

il faut que je ramène mon moulinet.

Il est plein de ressources.

En fait, on y va à trois passionnés de pêche.

Voilà.

J'espère que ça marche. Il faudrait qu'il y ait du poisson, mais c'est le

Pacifique.

C'est la première expérience qu'on va tenter de pêche sur l'île.

Je pense qu'on va plutôt aller vers là-bas. La pêche, on va dire que c'est

ma passion depuis tout petit.

Après, dans la pêche, il y a une chose importante, c'est aussi de connaître un

petit peu les mœurs des poissons qui sont ici.

Ah non.

Non, non, non, vraiment non.

C'est dégueulasse.

Jamais je ne mangerais ça.

Après, on peut devenir carnivore.

Manger tout ce qui est possible.

Je vais garder la bobine en main et essayer de pêcher ce qu'on appelle au

toc en tenant le fil à la main. Il n'y a pas de raison que ça ne morde pas.

Pascal, tu ne peux pas lâcher plus de fil ? Il faudrait lâcher un petit peu

plus de fil parce que quand il lance, même avec le vent, ça la ramène vers

lui.

Là où on allait l'espérer dans ce cas-là.

On voit des oiseaux plonger, donc c'est bon signe. Quand les oiseaux plongent,

ça veut dire qu'il y a manifestement des petits poissons sous la surface.

Et s'il y a des petits poissons, il y en a des plus gros, forcément des

prédateurs.

Gaffe, il y a un requin.

C'est un petit requin. Putain, je ne vois pas. Là, devant. Tu suis mon doigt,

là.

Là-bas.

Il est venu proche, là. Bon, il faudra attention. Maintenant, si on voit que c

'est un peu trop menaçant, on sort de l'eau, parce qu'on n'est pas venu là ici

pour mourir.

Il ne s'approche pas trop, plutôt près, sinon on lui met la rousse.

Ce petit squale n'entame pas la détermination de Pascal.

Le discret Alsacien a une mission, rapporter du poisson. Pour l'instant, ce

qui prime, c'est attraper du poisson pour se nourrir.

Après quelques jours, Pascal se réveille et se révèle.

Lui, si effacé au début de l'aventure, s'active dans tous les sens.

Si j'étais un peu plus discret les premiers jours, je pense que ce n'est

pas trop stratégique, c'est aussi un peu ma nature, qui fait qu'il faut qu'on

apprenne un peu à me connaître pour effectivement que je me sente un peu

plus à l'aise. Maintenant, on est comme une famille, donc tout le monde se

parle, tout le monde se lâche un petit peu plus de soucis. Pascal, t'as vu un

requin ? Pourquoi tu ne l'as pas chopé ? Tu veux la machette ?

Peut-être que lui est un peu timide et de se retrouver en petit groupe est plus

facile pour lui pour s'exprimer. Sur Mawaï, l'Alsacien est en train de

trouver sa place dans la tribu jaune.

Disparu le timoré Pascal du début de l'aventure, car sa véritable

personnalité, c'est de diriger. Je pense être un leader qui travaille beaucoup

sur la communication et qui aime le management pour les résultats.

A 39 ans, ce cadré SNCF est un manager dans l'âme.

Tu me mets en salle de réunion avec le poster cravate, c'est lui le chef.

Encadré, contrôlé, conseillé, c'est le quotidien de Pascal.

Dans le domaine professionnel, je suis amené à gérer un grand nombre de

personnes, autour de 530.

S'il faut prendre des responsabilités par rapport à une équipe, je suis tout à

fait en capacité, en volonté de le faire.

L'homme est un méthodique, un cérébral, sur qui l'on peut se reposer.

Il est quelqu'un de fiable, ça c'est clair, je peux toujours compter sur lui.

Jeune mariée depuis moins d'un an, Pascal a trouvé en Maria Magdalena un

soutien, une alliée, une muse.

Il est gentil comme tout.

Grâce à elle, ce pragmatique est devenu romantique et attentionné. On va mettre

des fleurs pour nos trois fleurs du camp.

C'est mignon.

Il n'y a pas de poisson malheureusement.

C'est bon.

Pascal, il a eu du mal à se révéler dans le groupe.

Pourtant, j'ai été le chercher plusieurs fois par des petites questions.

Et là, il se sent bien. Il a trouvé sa place, je pense.

C'est simplement de la décoration pour le camp.

Pascal se lâche.

C'est un cerveau et après quand on apprend à le connaître, on l'apprécie.

Sur le camp des Rouges, l'heure du repas tant espéré est arrivée. Mais les

naufragés ont du mal à se mettre d'accord sur la dose de riz.

J'aurais dit deux doses comme ça. Par personne ? Ah non, pour tout le monde.

Tu en mets un dans l'eau, une autre remplie et c'est pour tout le monde.

Non ? Pour notre premier repas, tu vois. Aujourd'hui, on peut se permettre.

Aujourd'hui, trois doses comme ça ? Moi, je dirais même quatre.

4 doses pour ce soir. D'accord.

C'est le festin.

Ça va.

C'est vrai qu'on a affamé.

Mais c'est pas parce qu'on a affamé qu'il faut sauter sur la nourriture

aussi facilement.

Moi, je pense qu'on aurait dû tout calculer. Parce que si au bout de 20

jours, on n'a plus rien, on n'aura plus que les yeux pour pleurer.

Moi,

ça me paraît un peu beaucoup.

Au départ, tu disais une par personne.

Là, t'en mets sept comme ça ? Quatre.

Sept, ça va pas ou quoi ? Dans une semaine, t'as plus de riz.

Il y a deux poignées.

Non, non, non.

Arrête, mais bien sûr.

Pardon, j'ai fait tomber trois grains.

Putain, merde.

Moi, je dis trois. Ou quatre pour ce soir.

Demain, on réduira.

Trois doses, quatre doses, en tout cas les rouges vont savourer leur premier

vrai repas après quatre jours d'aventure. Ils démarrent par un festin

de fruits de mer.

Il est bon là déjà le riz.

Il est bon. Alors c'est bon, ne le faites pas trop cuire.

On a peut-être un petit peu abusé sur la dose, mais bon, c'est pas grave, demain

on va se resserrer la ceinture.

Là je pense qu'on va tous très très bien dormir le ventre.

Un petit canon là, un petit canon rouge.

Dormir le ventre bien, quel bon.

Les corors se couchent repus, mais avec une inquiétude nouvelle.

Comment entretenir le feu durant la nuit ? Bon, cette nuit, il va falloir, dès

que vous vous leviez, mettre du bois dedans.

Le feu, si il s'éteint, c'est une catastrophe.

Ce soir, on va essayer de faire des relais, mais les rôles ne sont pas

clairement définis.

Il se pourrait que cette nuit, on se réveille et qu'il n'y ait plus de feu du

tout. Là, ça serait très grave.

Je me lève souvent pour pisser, de toute façon.

Dès que je suis un peu les yeux ouverts, je me lève pour me laver le feu, il n'y

a pas de problème. Je pense que tout le monde va faire pareil.

Freddy, je pense qu'il sera dispo, il n'y a pas de problème.

Dans un instant, c'était pas mal d'avoir pris trois et demi, s'il suffit qu'on n

'ait plus de feu.

La flamme rouge a survécu à cette première nuit. Les corors se réveillent

satisfaits.

C'est sûr, le feu leur a changé la vie.

Le

quotidien a

été amélioré, mais cela ne soigne pas pour autant les bleus à l'âme.

Marine, la benjamine de 19 ans, a le moral en berne. La difficulté de l

'aventure rend l'éloignement plus douloureux.

Parce que je dis que je ne suis pas très famille, mais c'est là où je m'aperçois

que c'est tout. C'est mon sang, c'est mes yeux, c'est ma famille, c'est tout.

Je pense énormément à mon père parce que je suis très proche de lui.

Ma mère, ma sœur.

Et quand je suis partie, en fait, ma sœur a pleuré, m'a serré dans le... Je

ne suis pas très câlin et tout envers ma sœur et ma mère. Et ce que je regrette,

c'est de ne pas les avoir serrés dans mes bras et de leur avoir dit des mots

gentils.

Donc je veux le mettre aussi ça.

Et j'espère qu'ils vont bien.

C'est tout.

Loin de son cocon et de son père adoré, l'enfant chéri mais terrible réalise

combien elle peut être fragile.

En fait, mon père, c'est un peu mon modèle.

Parce qu'il est chef d'entreprise.

C'est vrai qu'il m'a toujours montré qu'on ne peut rien avoir sans

travailler.

Marine, qui se sent si forte, se découvre petite fille.

A force de garder ses sentiments, il lui saute à la figure.

Je ne parle pas beaucoup, je garde mes émotions pour moi.

Je pense que Marine a une carapace autour d'elle.

Mais quand on brise la carapace, elle est entière et très sensible, je pense.

C'est qu'à 19 ans à peine, Marine joue les grandes.

Costaud, cette petite Savoyarde, originaire d'Annecy, a déjà été pompier

de Paris et officie aujourd'hui comme peintre en bâtiment.

Un métier d'homme dont elle est fière.

Tout ce qui est physique me plaît. Après, c'est aussi l'ambiance qui me

plaît au niveau des collègues et tout.

On va aller faire un café.

C'est quelqu'un qui n'attend pas qu'on lui dise ce qu'il y a à faire. Elle

prend les décisions.

On a couillère.

Une cuillère ? Il est con.

C'est bien ma fille. Petite fille complexée par sa dyslexie.

Marine est aujourd'hui animée d'une soif de réussite hors normes. Ce qu'elle

veut, c'est diriger. Mon rêve maintenant, c'est de construire une

entreprise de peinture, multiservice, qui va pouvoir me permettre de donner

des ordres.

Voilà Miss Tengat. Merci bien. En général, c'est une battante, mais en

général, les battants, ils ont toujours un très grand cœur. Elle a 19 ans, elle

est vraiment magnifique.

Marine, elle est formidable, donc il n'y a rien d'autre à dire.

Maintenant, je n'aurais pas pensé qu'au bout de cinq jours, je craquerais déjà.

Étant petite, j'avais une grosse dyslexie.

Et c'est vrai qu'on m'a toujours rabâché que j'étais très mauvaise à l'école, que

je n'allais pas réussir dans la vie.

Et c'est vrai que j'ai peut-être le sentiment de les avoir déçus étant jeune

avec ma dyslexie.

Et que maintenant, j'ai tout pour réussir.

Me donner à fond pour qu'il soit fier et qu'il me voie comme quelqu'un de bien et

de respecté.

Qu'il soit fier de moi.

Surtout mon père, de le décevoir, ça serait vraiment une déception énorme.

Après cinq jours d'aventure, les cœurs sont à vif. Pourtant, il va falloir que

les nerfs reprennent le dessus car l'épreuve d'immunité est annoncée. L

'échec signifie l'élimination d'un des membres de la tribu.

Alors, tirez à U et à Dia.

C'est bien ça, vous êtes d'accord avec moi ? Tel est le dur chemin.

Bonjour à tous.

J'espère que vous êtes en forme parce que vous allez disputer votre deuxième

épreuve d'immunité. Le totem est remis en jeu. Kader, je vais vous demander de

me le donner.

Merci. Alors aujourd'hui, c'est une épreuve aquatique qui s'offre à vous.

Devant vous, par 2,52 m de fond, gisent deux monolithes, des pierres ancestrales

extrêmement lourdes.

Il va falloir les récupérer et les rapporter pour les placer dans les

cercles qui sont juste devant le ponton. L'équipe qui place dans son cercle le

monolithe en premier remporte l'immunité, repart avec le totem.

Vous respectez l'équité, bien entendu. Vous serez 7 contre 7. Par conséquent,

je vais procéder à un tirage au sort chez les jaunes du côté des garçons.

Vous êtes 5. À l'intérieur, 4 pierres blanches, 1 pierre noire.

Louis-Laurent, Pascal, Rodolphe et

Kader.

Pour les garçons jaunes, je vais vous demander de tendre votre bras.

Retournez la main.

Ouvrez. Cadère.

Vous ne participerez pas à cette épreuve. Je vais vous demander de me

rejoindre. Que la meilleure équipe gagne. Bonne chance.

J'ai encore une indication à vous donner et elle est d'importance.

Sachez que les monolithes, grosso modo, pèsent 150 kg.

3, 2, 1.

Go ! Marine pour les rouges, Claire pour les jaunes.

Marine et Claire défont le premier nœud. Dénouer les attaches permet de faire

glisser le filet vers le monolithe afin ensuite de l'emballer et de le tracter.

Bravo Claire, bravo.

Léger avantage pour Claire.

Cahoutère pour les jaunes.

Isabelle pour les rouges.

Bien Coco ! On avance là ! Deux pour les

jaunes.

Et parfait !

Bravo

Fabien ! Vous attendez que le témoin soit bien placé.

Donc Pascal, légère avantage pour les jaunes.

Pascal change de stratégie et décide d'avancer le filet avant même de venir

transmettre le relais. Pensant gagner du temps, l'Alsacien en fait perdre à son

équipe car le jaune suivant ne peut plonger avant son retour.

Bravo Pascal, bravo.

Attention, quatrième témoin pour les jaunes.

Allez, allez, allez.

Les rouges sont du coup en avance. Et en plus, Freddy prend la bonne option.

C'est à l'aller qu'il fait progresser le filet.

Anthony, pourtant familier de la Grande Bleue, n'y arrive pas.

Il en reste deux.

Deux pour les jaunes.

Ouais, allez Anton, reviens ! Reviens, reviens ! Laisse le filet ! Contre toute

attente, le Marseillais commet la même erreur que Pascal et retarde encore son

équipe en avançant le filet alors qu'il devrait revenir.

Allez Anton, reviens, reviens, laisse tomber ! Attention !

Stop Patrick ! Il reste un témoin pour les rouges.

Stop lui Laurent ! Il reste deux témoins pour les jaunes.

Un seul pour les rouges qui ont pour l'instant l'avantage.

Patrick perd du temps. C'est bon pour les jaunes.

C'est au tour de Rodolphe. Le vétéran va tenter de combler le retard des Mawai.

Ils ont un relais de retard.

Dès l'instant qu'il brandit le témoin, on peut y aller.

Côté rouge, Patrick vient de défaire le dernier nœud. C'est le signal.

Tous les cohorts peuvent le rejoindre et l'aider à emballer le monolithe.

A son tour, Rodolphe brandit le dernier relais.

Tranquille, tranquille, l'eau.

Je vous rappelle qu'il faut placer le monolithe à l'intérieur du filet pour

ensuite le faire progresser vers le ponton.

Peu à peu, rouge comme jaune parviennent à emballer la pierre avec le filet.

Concertez-vous ! Oui,

Laurent et Rodolphe sont à la manœuvre. Le doyen déploie une énergie étonnante,

mais il le paie presque immédiatement.

Rodolphe, ça va ? Récupère, Rodolphe, récupère.

Reste là, reste là.

150 kilos, ça ne se déplace pas comme ça.

Mais les pierres bougent. Côté rouge, c'est encore grâce à Freddy qu'il

fournit des efforts impressionnants.

Les hommes forts des jaunes sont exténués. Louis Laurent reprend son

souffle.

Devant l'urgence, Rodolphe, malgré ses 52 ans et son épuisement, fait montre d

'une puissance de colosse.

Les aventuriers se donnent à corps perdu. L'enjeu est tellement grand.

Allez, c'est l'immunité les gars ! C'est l'immunité ! Aucune des deux tribus ne

veut aller au conseil et perdre l'un de ses membres.

On va bien au fond, on la soulève, on mûche.

On nage pas au fond. On nage pas au fond.

Frédy, aidé de Patrick et d'Alexandre, progresse encore.

Les efforts payent.

Rouge comme jaune se rapprochent du ponton. Ils sont au coude à coude, plus

que 3 mètres.

Fabienne, essaye un peu, Fabienne.

Claire, essaye de t'y mettre un peu, s'il te plaît.

Légère avantage peut-être en rouge maintenant, mais ça se joue à quelques

centimètres. Allez, allez, allez !

Allez, tu t'es bien battu, petit gars.

Je croyais que t'avais 25 ans, moi.

Franchement, personne n'a rien à se reprocher. Tout le monde a donné l

'énergie qu'il fallait. Du début à la fin, tout le monde a poussé. C'est

dommage.

Les Rouges, vous méritez ce totem. C'est votre première victoire dans une épreuve

d'immunité. Il est pour l'ensemble de l'équipe des Rouges. Bravo.

On l'a mérité celui-là.

Les Jaunes, ça s'est joué à trois fois rien puisque votre monolithe est à deux

mètres du but. Mais ça n'a pas suffi.

Je vous donne rendez-vous demain pour votre premier conseil.

Préparez-le bien. A demain. A demain.

Les jaunes rentrent abattus sur leur camp.

Demain, ils devront éliminer l'un des leurs.

T'as

avalé

un moucheron ? C'était pas mauvais en fait.

Les Mauailles veulent oublier ce revers. Au moins momentanément, ils décident d

'explorer leur île. On prend le chemin au bout là-bas et on rentre à l

'intérieur.

Rodolphe, Claire et Fabienne partent en forêt. On va essayer de rentrer à l

'intérieur de l'île pour voir si on trouve des bananes ou quelque chose à

manger.

Qu'est-ce que c'est que cette végétation sans fruits ? Pour l'instant,

tout se ressemble et a priori, il n'y a pas de fruits.

Comme des gros palmiers. Il y en a un gros là aussi, mais il n'y a rien

dessus. Je pense que pour trouver des fruits, il faut trouver un truc un peu

plus éclairé. Là, ce ne sera pas le lieu ici.

On va essayer de grimper alors.

C'est quand même costaud comme montée.

Il n'y a rien.

On redescend, il n'y a rien.

C'est la même végétation qu'en bas. On espérait qu'avec la montée, on aurait un

peu plus de soleil et un peu plus de clairière, mais il n'y en a pas de

clairière.

Fais attention au pire.

Elles sont partout au-dessous.

Là, il faudrait qu'on descende et qu'on repasse tout le tour de nous.

Les trois éclaireurs furent aides de partout.

Leur curiosité les mène de plus en plus loin. Mais l'île est grande et se

repérer en forêt est difficile.

Ils risquent de se perdre.

Sur le camp rouge, c'est le feu qui préoccupe tout le monde. Freddy, qui est

pourtant souvent critiqué, a la bonne idée.

Construire un abri au-dessus du feu. On va tresser.

entre chaque pied pour solidifier la structure.

Et donc, c'est pour qu'elle ne se casse pas la gueule quand on va la déplacer. C

'est ingénieur qu'avec nous.

Pas plus gros, ça sert à... Tu es prêt, c'est pour quoi faire ? Tu sais, pour se

prendre la tête. Trois heures à faire des parois, des trucs, solidifier un

truc qu'on ne va pas utiliser souvent.

Je veux bien, je t'écoute.

Je ne sais pas si c'est la bonne solution.

Je ne sais pas si tu as compris, tu sais que même les côtés, il y aurait trois

côtés qui seraient recouverts de verdure.

Fredy a l'air motivé, il a son idée en tête, donc il faut bien laisser faire.

Il a fait des études pour, de toute façon, il est vachement bouquiné, donc

je pense qu'il a quand même des bonnes idées depuis jeune.

Je pense que Fredy va nous sortir les plans.

Je pense que Fredy a toujours des bonnes idées, donc on va l'écouter, on va voir

ce qu'il nous propose.

J'étais juste en train de dire que tu avais oublié de prendre un pied parce qu

'il n'a pas laissé être. Ah bah merde, moi j'ai eu un coup en tournant.

Merci Fredy.

Fredy me fait beaucoup rire dans sa manière de s'exprimer en fait.

Il pense toujours avoir la meilleure des solutions.

Même pendant l'épreuve de cet après-midi, à un moment, c'était plus

fort que moi, je crois que je lui ai un petit peu mal parlé.

Parce qu'il n'écoute que lui-même et les autres autour, on dirait qu'il est trop

personnel. Je ne sais pas s'ils se sont bien rendus compte que, pas sans moi,

mais si on va le dire, sans moi, la pierre n'aurait pas avancé d'un clou.

On a un handicap dans l'équipe, c'est qu'on a maintenant 4 filles pour

seulement 3 garçons.

Et là, clairement, sans garçon, l'épreuve était perdue. On a tout donné,

on est allé vraiment jusqu'au bout. C'est une victoire collective.

Tout le monde a mis du sien.

Juste bon.

Tout le monde a assuré. C'est vrai que Freddy, au départ, il a quand même

ramené le filet, quasiment du déguis, jusqu'à la fin, en apnée, jusqu'à son

relais. Donc ça, chapeau.

Mais depuis le départ, nous, les femmes, on dit que ce n'est pas l'homme qui fait

la force.

S'il n'y avait que des femmes, je pense qu'on se débrouillerait aussi bien.

Je vais faire très attention aux jeux qui se trament du côté des filles et

surtout de Christina, qui pensent qu'à quatre, ils peuvent aller gagner les

épreuves, alors que clairement, la réponse est non.

On va mettre juste un refroid en bas quand même. Un refroid en bas, peut-être

des croix en haut ? Oui, bien sûr.

Donc ce qu'on est en train de fabriquer, c'est les toilettes.

C'est une douche.

Ou une douche, on n'en sait rien.

C'est l'abri pour le feu, ça prend un gueule.

C'est réfléchi, c'est... C'est très

ingénieux et je pense que cette idée vient de Freddy.

Finalement, l'alliance de l'ingénieur et de l'ouvrier a été fertile.

On ne peut qu'applaudir.

Sur Mauaï, Rodolphe, Claire et Fabienne sont toujours à la recherche de fruits.

Après une bonne heure et demie de marche, ils débouchent sur une petite

plage.

C'est beau là.

C'est magnifique mon repas à la neige.

C'était une expédition libre.

Bon et tu sors par où là ?

On n'a pas d'issue là.

Les trois naufragés commencent à s'inquiéter. Ils sont pris au piège.

Faits comme des rats, ils ne peuvent retourner à l'intérieur de l'île.

Impossible d'escalader les rochers en surplomb. Aucun accès.

En fait, c'est comme ça de partout.

On est dans un gros piège là, parce que là, il n'y a aucune issue côté terre.

Donc, il nous reste la seule solution, c'est de contourner ce gros morceau là,

de l'île. Tant qu'il y a la marée basse. Tant qu'il y a la marée basse, surtout

tant qu'on a de la lumière.

Donc il va falloir aller vite.

Rodolphe a raison. Le temps presse. Il est déjà 17h et dans une heure à peine,

il fera nuit noire. En plus, la marée remonte.

Ils sont en danger et Claire montre des signes de fatigue.

Tiens, mets un peu plus bas ton bâton.

Appuie-toi dessus.

Claire était très fatiguée. Je la sens plus fragile et puis en plus, elle ne

mange pas beaucoup, elle n'est pas épaisse.

Et puis on ne la sent pas très sûre dans l'escalade.

Appuie-toi sur le bord, appuie-toi sur le bord.

Donc j'étais un peu vigilant, je ne voulais pas qu'il arrive quelque chose.

Il faut à tout prix qu'on trouve un moyen d'accès sur l'intérieur de l'île.

On fait juste un petit coup là,

histoire de voir ce qu'il y a derrière.

Il pense que je suis plus fatiguée parce que c'est vrai que je n'ai pas du tout

dormi cette nuit. Ça fait cinq jours qu'on est là, ça fait cinq jours qu'on

mange très très peu.

Moi, c'est essentiellement de l'eau. En plus, on a des épreuves tous les jours.

C'est vrai que c'est fatigant.

Les choses prennent une tournure inquiétante.

Eclair est à bout de force.

Une surprise pour cette gérante de magasin dans le Doubs.

D'habitude, cette grande fille de 25 ans pète le feu. Dans son magasin de

Pontarlier, c'est Madame Tac-Tac. Si tôt dit, si tôt fait.

Jamais une seconde de répit.

Je ne suis pas une petite nature.

Elle est cool.

Elle a de l'énergie à rendre.

Elle se lève même des fois le dimanche pour aller bosser. Je ne vous le dis

pas. 5h du matin, pour lier quand même.

C'est bon, tu peux venir ranger. C'est vrai que je ne tiens pas aux passes, je

n'aime pas rester assise.

Hyperactive, on va dire.

Claire est une duromale, comme on dit.

Je n'ai pas une chochotte.

Elle peut avoir un bras cassé, vous ne l'entendrez pas.

Ça, c'est sûr et certain.

Exigeante avec elle-même, cette jurassienne l'est aussi avec les autres.

Autant au travail... Tout le monde doit suivre.

Et tout le monde suit.

...que dans la vie.

Du coup, cette tornade en oublie parfois les doux côtés de l'existence.

Je ne suis pas très romantique.

Elle va beaucoup me manquer, ma petite femme.

Ça fait 40 jours.

Forgée par l'éloignement de sa famille, Claire a la capacité de tout supporter,

tout endurer.

Dans la vie, du moment que tu n'as pas le choix, tu fais avec, tu ne te poses

pas des questions et tu avances.

Et c'est bien ce qu'il faut faire maintenant.

Mettre un pied devant l'autre, continuer.

C'est bon ou pas ? Il y a un copain là, regarde.

Rodolphe, Fabien et Claire tombent sur une cabane de pêcheurs abandonnés. Ils

sont bel et bien perdus.

Vu l'heure qu'il est, vu la nuit qui va tomber, là, il y a un semblant d'abri.

On essaie de prendre le chemin, mais on n'est pas sûr d'arriver avant la nuit.

On explore ici pour voir si on peut y passer la nuit ou si on peut y trouver

quelque chose.

On regarde le chemin et on se calme. On est dans un endroit qui doit être à l

'opposé, je pense, de notre camp.

S'il n'est pas à l'opposé, en tout cas, il doit être très loin parce qu'on a

marché très longtemps.

On ne peut pas prendre le risque d'essayer de rentrer avant la nuit.

Si on se perd dans cette végétation la nuit, ce serait encore plus dangereux.

Donc on va essayer de s'opposer sur le reste de campement qu'on a trouvé en

arrivant.

Et puis demain matin, on avisera. Les trois naufragés vont dormir sur cette

plage. Sage décision.

Dans leur malheur, il y a du bon puisqu'il y a à manger ici.

On n'est pas venus pour rien.

Ça ne me dérange pas de dormir sur la plaine. Elles sont toutes petites, là.

Là, elles sont vertes. Allez, mange un bout.

Ça, par contre, ce ne sont pas de nous.

Même pas la plaine, elles ne sont pas comestibles. Avec un peu de chance, on

en trouvera d'autres avec des bananes un peu plus grandes, un peu plus mûres.

Et là, ça serait vraiment la découverte depuis qu'on est là.

Oh,

les filles ! On l'a bien mérite.

Allez, attends. Je vais péter une banane.

Oh putain, elles sont trop bonnes.

J'ai jamais vu ça.

C'est trop bon.

Je pense que ça nous a enlevé toute notre fatigue.

Là c'est bon, on est bien.

On en mange deux pour ce soir et on garde le reste pour les autres.

Ils vont nous faire la fête.

Les trois égarés sont partis depuis plus de cinq heures. Sur le camp, les

aventuriers sont en panique. Qu'est-il arrivé à leurs trois compagnons ? Ça y

est, il a été nuit.

Ils se sont perdus, c'est sûr. Oui, ils se sont perdus.

Le seul truc que j'aimerais bien qu'on réalise, c'est que la mallette, elle est

ici.

On va envoyer un coup de corde de brume aussi.

C'est pas bête. C'est

sonné la corde de brume,

en se disant que peut-être que par rapport au bruit, ils allaient pouvoir s

'orienter et puis revenir.

Dans le temps, ils ne pourront pas avancer parce qu'on ne voit pas un mètre

devant nous. Nous, on ne peut pas aller les chercher.

Je ne pense pas qu'ils puissent rentrer. Le matin, dès qu'il fait un peu jour, il

faut qu'on aille les charger.

Le sol s'acharne, voilà qu'une tempête se lève. Les trois malheureux

explorateurs s'organisent pour y faire face.

Il pleut, on va se laver.

Le meilleur divan, c'est de prendre le toit sur la tronche. Non, non, t

'inquiète. Ici, oui, t'inquiète. Non, non.

J'ai un peu d'appréhension pour la nuit parce qu'elle va être longue et froide

et j'ai peur un peu pour moi et pour les filles. On va se geler, ça va être

terrible. C'est trop loin, t'en as un peu plus.

Franchement, je m'en veux de les avoir entraînés là.

Je suis assez protecteur aussi bien dans ma famille que dans mon entourage. Donc

pour moi, je les ai amenés en galère.

Sur le camp rouge aussi, c'est le branle-bas de combat.

L'abri de Freddy ne résiste pas à la forte pluie.

Heureusement, les corors trouvent refuge sous la petite grotte.

qui jouxtent leur camp.

La

grotte

est une bénédiction pour le feu des corors.

Rodolphe, Fabien et Claire sont seuls au monde et eux n'ont qu'un reste de toit

de tôle pour se protéger.

La nuit risque d'être longue.

Très long.

C'était une grosse galère.

Grosse tempête, du vent.

Et ça a été très long. On n'a pratiquement pas dormi.

C'est vrai que sur le moment, on se dit, mais qu'est-ce qu'on fait là ? On est

perdus, on ne sait pas où.

Ça prend de la banane. On regrette notre banane parce que là, on est vraiment en

galère. Donc la prochaine fois, on se passera de banane.

Les trois naufragés n'ont pas fermé l'œil de la nuit.

Sur le camp, on n'a pas dormi non plus. Les garçons ne tiennent plus.

Très inquiets pour leurs compagnons, ils partent à leur recherche.

On a lancé quelques signaux sonores et on n'a pas eu de retour.

L'anxiété monte un petit peu pour moi.

Soit ils sont très très loin, soit il y a peut-être eu un problème un peu plus

grave.

C'est ce que je crains un peu.

Regarde au sol si des herbes sont couchées ou tu vois, quand on marche,

forcément on abîme.

On en a parlé toute la nuit sous la tente. On s'est dit, mon Dieu, qu'est-ce

qui leur est arrivé ? Et le plus important pour nous, c'est quand même de

les retrouver, de savoir comment ils vont.

C'est vachement dangereux, il y a une montée et tout ça.

Ils ont dû continuer tout droit.

Oui, moi aussi, je pense.

Tu as fait ça, Fabien ? Non, ce n'est pas moi. Peut-être qu'en passant à

plusieurs, ils ont peut-être abîmé la végétation, donc peut-être qu'ils sont

passés par là, effectivement.

Plein d'espoir, les garçons font résonner la corne de brume, en espérant

que leurs infortunés compagnons l'entendront.

A plusieurs

ouvriers, j'ai entendu la corne de brume.

Les autres étaient sceptiques, ils m'ont appelée Jeanne d'Arc.

Oui, là, on entend une corde de bruit. Ah oui, c'est vrai.

Donc, je ne suis pas jeune d'Arka. On a entendu quelque chose. On a entendu un

bruit.

Alors, on arrive.

On les voit arriver, ils avaient l'air frais, ils avaient l'air souriants, donc

ça nous a vraiment rassurés très rapidement. On était super contents de

les voir.

On était très contents de nous retrouver, mais je crois qu'ils étaient

encore plus contents que nous. On s'inquiétait, mais vous êtes malades ou

quoi ? Manifestement, ils étaient tous sains et saufs, donc c'était finalement

que du bonheur. On a pensé à vous, les gars.

On a dormi, on n'a pas dormi. Après, il a plu toute la nuit. Déjà, ils étaient

heureux de nous retrouver.

Et déjà, quand ils ont vu les bananes, alors c'était la fête.

Bon, ben, allez.

Un bon petit déj, là ? Festin ce matin.

C'est la fête.

Je crois que c'est la première fois que je mange une baleine, j'ai envie de

pleurer. C'est incroyable. Rien que l'odeur, déjà.

Un délice.

Sérieusement, c'est la folie.

J'ai jamais ressenti ça.

J'ai jamais ressenti ça.

C'est délicieux.

Elles sont excellentes.

Elles sont super bonnes.

Entre la journée d'hier et la nuit qu'on a passée, on se rend compte

effectivement qu'on est vraiment dans l'aventure. Maintenant, ces épreuves qu

'on passe en commun nous renforcent. On se tient les coudes, on se soutient et

je suis persuadé que la cohésion qu'on a depuis le début, elle va encore se

renforcer par la suite avec ce style d'épreuve qu'on passe tous ensemble.

On est soulagés que vous soyez là. Tout est bien qui finit bien. Les égarés sont

revenus et en plus, ils ont rapporté le petit déjeuner.

Chez les rouges ce matin, on revit aussi.

Après cette nuit torrentielle, les corors profitent du soleil et de l'eau

bleue.

Alex, il n'y a pas à chier, on est mieux ça que la pluie. Ça fait du bien parce

que nous, bien l'air. Beau comme un camion.

Après une nuit difficile.

Quand on voit la beauté de l'eau, on s'est dit, bon allez, on va faire un

brin de toilette, on va laver nos vêtements. Et puis aussi pour se laver

de la nuit d'hier, parce qu'on était couverts de boue, de saleté, on ne se

sentait pas propre.

Avec du sable, ça c'est dans la vallée.

On utilise le sable pour faire la lessive, on se nettoie avec.

Ça brasse vite quand même, à mon avis, on ne peut pas faire ça toute sa vie,

mais je suis quand même quelqu'un qui fait attention à sa peau au jour le

jour, on va dire.

Donc je n'attends pas d'avoir ça grand-père.

Alex, tu es bien coiffé là ? Il n'y a que pour les cheveux que je n'ai pas

encore trouvé.

Alors là, je vais me mettre à chercher de la boue ou de l'argile, mais je ne

pense pas qu'il va en trouver.

Un brin de toilette, un zeste de détente, sauf pour Freddy.

Lui, il a du travail.

Viens te baigner, ça fait trop du bien.

Viens te baigner.

Je ne vais pas gâcher mon temps à me promener, à me prélasser sur la plage

alors qu'il y a encore des tâches à réaliser sur le camp.

Elle est trop bonne.

Les jaunes, eux, sont encore secoués par leurs émotions de la nuit. Et pourtant,

ils vont devoir éliminer l'un des leurs au conseil ce soir.

La discussion risque d'être enflammée, car être désigné par le groupe est

difficile à supporter.

Le but pour moi, c'est qu'on arrive tous, tous les jaunes, en nombre

supérieur à la réunification.

Alors maintenant, la question, c'est, est-ce que vous pensez sincèrement qu'il

y a une grosse différence entre Claire et Anthony ?

Moi, je vois la différence où un mec, c'est plus fort qu'une gonzesse.

L'équipe en face nous a prouvé hier que ce n'était pas une réelle équipe. Moi,

je suis désolé.

Pour moi, physiquement, c'est la moins forte.

Par contre, moralement, je pense que tu es plus forte qu'Anthony.

Tu stresses trop vite.

Je n'ai jamais eu l'air de stresser. Ce n'est pas la seule fois que j'ai stressé

dans ces merveilleuses épreuves.

Antho, honnêtement, tu te vois gagner l'épreuve de Koh-Lanta ? Et être le

vainqueur final ?

Putain, j'en ai aucune idée, on est à six jours. Tout le monde peut gagner Koh

-Lanta ici, parce que c'est jamais un profil particulier sur le gagnant. Mais

mentalement, parce que c'est vrai que t'as raison, c'est pas toujours les plus

sportifs.

Et mentalement, t'es prêt toi ? Je savais très bien que mon potentiel

physique n'était pas élevé, mais mon potentiel mental était élevé. Parce que

pour que j'abandonne ma femme et mes proches comme ça, durant le même, pour

venir jouer ce jeu, je veux dire pour ça, quand même, il faut un certain

potentiel mental. Parce que c'est quand même dur d'être coupé du monde.

Le portable, je l'ai pas dans la poche.

Moi, de toute façon, j'ai toujours dit que je voterais pour le plus faible.

Donc j'estime pour l'instant que c'est clair que l'autre, c'est tout. Moi, je

sais que, je suis honnête, à l'eau, tu m'en mets, il n'y a pas de problème.

Sur terre, j'ai un peu plus de mal.

Voilà, c'est tout. Claire, en apnée, ce n'est pas la peine d'en parler.

Tu me dis, est-ce qu'il ne va y avoir que des épreuves d'apnée ? Non, mais

sans parler d'épreuves d'apnée. Il va y avoir beaucoup d'épreuves d'apnée dans l

'eau. Même en épreuve de force.

En épreuve de force. Il portera toujours plus que Claire, Anthony. C'est logique.

Il faut être logique.

Bon, plus dans les mecs en

Voilà, ils avaient pris, ils hésitaient entre Anthony et moi.

Après, ils étaient plus restés sur moi.

Moi, je suis restée comme j'étais. Je ne me suis pas opposée à leurs décisions ou

quoi que ce soit.

Claire n'a pas réagi du tout. Elle a été d'un calme étonnant.

Aucune réaction, rien. Pour ça, elle a du mental.

Elle a du mental ou elle s'en fout.

Je pense qu'elle a plutôt du mental.

Ok, on a peut-être besoin d'un taux pour avoir de la force, mais Claire, elle est

méritante quand même, tu vois ? Bien sûr, bien sûr. Pour moi, c'est entre

vous deux, je ne savais pas encore lequel choisir.

Ça me fait rire, ça.

Une discussion qui dure mille ans comme ça, passer autour, chacun dit pour qui

il vote et basta.

Voilà, exactement.

Non, mais non.

Moi, je dis clair, il faut être franc. C'est une question d'analyse. Pour moi,

l'analyse, elle n'est pas faite. Je suis désolé. Admettons que ce soit lui qui

sort. Pour moi, ce sera elle la prochaine. Ou l'inverse.

Si c'est elle qui sort, à moins que lui fasse un exploit dans la prochaine.

Le prochain, c'est moi, alors.

Pour l'instant, oui. Ouais, alors je vais te m'en sauter ce soir. C'est

terminé. Mais non ! T'en bats la balle, lui ! Ce soir, je vais te m'en sauter,

on n'en parle plus. Qu'est-ce que tu t'énerves comme ça ? Qu'est-ce que tu t

'énerves ? Il y a 20 minutes, tu disais, ouais, écoute-moi, je comprends. Eh ben,

tu gagnes 4 jours, et si tu fais une épreuve... Mais attends ! Si tu fais une

épreuve, que tu t'en bats, alors que tu sautes au bar ! Il vient de te dire, c

'est ce que je voulais éviter.

Vous avez mes couilles approuvées, ouais ! Stop, on n'en parle plus ! Anthony,

écoute-moi ! Mes couilles ! Le prochain, c'est moi, alors.

Pour l'instant, oui. Je vais le voir, je reviens.

Anto ! Viens, viens.

Pourquoi tant de discussions ? On parle de ce soir et je sais que le prochain, c

'est moi.

Donc voilà, à quoi bon me faire chier à me geler les couilles encore pendant 100

ans ? Alors, je suis le prochain. Ah bah oui ! C'est bon, alors ce soir, je me

taille. Je suis désolé.

Je comprends que tu réagisses comme ça. Si dans la prochaine épreuve, tu te mets

en valeur et qu'il y en a un ou une qui se lâche...

Ce qui ne sera plus le prochain.

Oui, mais voilà, rien que de savoir le prochain.

Oui, mais on est tous dans le même cas. On a dit qu'on marchait tous au mérite.

Alors, si moi, demain matin, je suis beaucoup plus faible, ils vont me

gicler. Maintenant, on a trois façons de voir les choses. Si tu gagnes quatre ou

cinq jours, ta famille sera encore plus fière de toi. Qu'il est arrivé, il est

ressorti. Il est revenu. Ta famille, tes amis. Même toi, tu as dit, j'ai fait

3000 heures de vol pour partir au bout de 10 minutes. Eh bien, si au lieu de

partir au bout de deux jours, tu restes une semaine.

Eh bien, voilà.

Eh bien, Mino, écoute. Je suis d'accord avec toi. On est les vieux, on te parle.

Mais qu'est-ce que tu veux ?

Je n'ai pas vu que ça se transforme en enfer.

Et là, rien que de savoir que je suis sur la sellette, tu vois ce que je veux

dire ? C'est dur, c'est dur.

C'est comme si on t'a dit de monter.

Sincèrement, sachant que quand une personne se sent sur la sellette, de

sortir, je ne pense pas qu'elle peut le vivre. Waouh, super, c'est le top.

Ça me dit, si je suis le plus faible, je l'accepterai tant qu'on me le dit, il n

'y a pas de problème.

Là, on est en train de te dire que tu n'es pas le plus faible, tu restes avec

nous et tu pètes un boulot. Non, non, non. Non, mais c'est là que je ne

comprends pas. Non, mais je dis, être sur la scellette, ce n'est pas agréable.

Justement, justement, Mino.

Ça va te motiver pour les prochaines épreuves. Tu es venu pour ça, tu es venu

pour te battre. Non, il faut vraiment que tu prennes zen, on a été francs, tu

le sais bien. Bien sûr, bien sûr. Oui, c'est ce que tu voulais.

Je préfère que ce soit ça, tu vois, que ce soit franc, mais bon, voilà.

Il faut avoir un mental, rester zen.

D'accord, Min

5 minutes, je reste là. Vas-y, prends ton temps.

Anthony, c'est comme un fils.

Il a l'accent du pays, il est rigolo.

C'est vrai que la vie sur le camp avec lui est agréable.

Claire est beaucoup plus discrète. Ça fait pencher la balance, c'est un

critère important.

On t'attendait pour avoir ton avis, pour que tu nous expliques... L'orage est

passé, le Marseillais s'est calmé. Et Claire, la franco-ontoise, paraît

résignée. J'ai toujours dit que c'était le choix des autres.

Plus je vais loin, mieux c'est. Après, si on m'arrêtait sur, c'était comme ça.

Moi, je lui ai dit, même si je t'élimine, je viens manger une raclette

chez toi.

Concoyote.

Concoyote, ouais.

Concoyote.

Cinq personnes ou six sur huit décident que c'est vous qui devez partir.

On ne va pas sauter et dire non, c'est comme ça.

Même si je m'en vais là, même si ça fait six jours, on ne se rend pas compte,

mais c'est énorme de vivre six jours, 24 heures sur 24 avec les mêmes personnes.

J'aurais appris beaucoup sur ces personnes, sur moi, sur plein de choses.

Je n'aurais aucun fait.

Pour moi, vraiment, on dit que longtemps, il faut être sportif. Pour

moi, la première règle de sportif, c'est de faire plaisir. C'est accepter qu'il y

ait des plus forts, accepter de perdre.

C'est tout.

Il faut être conscient de ses capacités.

et des moyens qu'on a pour y arriver.

Bon, là n'est pas la question.

La question est que maintenant, il va falloir qu'on vote ce soir.

Donc chacun votera dans sa logique.

Et puis...

Les

jaunes tombent de haut. C'est leur premier conseil.

Souhaitons qu'ils leur servent d'électrochoc.

Le point positif, c'est que la cohésion perdure malgré les revers.

La bonne humeur et le sens de l'humour d'Anthony y sont sans doute pour

beaucoup. Point négatif, l'élimination de ce soir, la première des jaunes, va

être douloureuse car le vote s'annonce indécis. Au moment où je vous parle, les

maouailles arrivent au conseil avec la boule au ventre.

Bonsoir à tous.

Alors Kader, je me retourne d'abord vers vous, je vous sens vous. Là, en vous

regardant ce soir, atteint moralement. Comment faire ? pour que le moral

remonte. Il faudrait le feu, il faudrait qu'on mange un peu plus. Non,

sincèrement, c'est ça.

À partir du moment où on s'assoit, on s'allonge, on se relève, on a des

vertiges. Il y a un problème, effectivement.

Est-ce qu'ils sont tout simplement plus forts physiquement que vous ? J'ai envie

de vous le dire, puis je l'ai déjà dit, on est plus forts qu'eux. Moi, je sais

qu'on est plus forts qu'eux. Je le sais, on est plus forts qu'eux.

Parce qu'on est plus puissant déjà, on est plus d'hommes, donc on est plus fort

que nous, on est plus soudés. Qu'on perde ou qu'on gagne, on a toujours été

solidaires. Donc ça c'est une force pour moi, c'est vraiment une force.

Et on va gagner de toute façon. Pas de complexe d'infériorité par rapport au

rouge ? Ah non, plus du tout, plus du tout. Très franchement, si j'avais été

là ou un autre homme avait été là, on aurait gagné. Sans vous, l'équipe ne

peut pas gagner ? En tout cas pour ce jeu-là, oui.

Kauter, un Kader, vous le suivrez au bout du monde ? Carrément, et en plus

moi je voudrais dire par rapport à son âge.

Et par rapport à la forme physique qu'il a, c'est vrai qu'il en voit vachement.

Mais c'est vrai que vous avez 45 ans ? Oui, oui, j'ai 45 ans. Ne faites pas vos

45 ans, je suis d'accord avec Kauter. C'est gentil, bon merci, mais ils sont

là quand même. J'ai même les yeux bandés.

Claire ? Oui, c'est comme tout le monde dit, c'est une pile électrique, il n

'arrête pas.

On aimerait bien tous être connus à son âge et être tous comme Rodolphe aussi à

son âge qui est épatant. Je m'en suis rendu compte encore hier soir dans notre

fameux périple. On était avec Fabienne toute la nuit, il s'est mis entre nous

deux à nous serrer pour qu'on ait le moins froid possible.

C'est vraiment l'exemple type de ce que Rodolphe au quotidien. Il nous a bien

tenus chauds.

C'était très pittoresque. On a voulu partir chercher d'autres victuailles. On

a un peu crapaluté.

Vous êtes partis loin et longtemps.

On est partis loin très longtemps et on s'est un petit peu perdus.

Et là, Rodolphe, vous vous êtes senti peut-être un peu responsable de ce qui s

'était passé. Vous vous êtes dit, OK, je les prends toutes les deux sous mes

ailes. Non, je m'en suis un peu voulu d'être arrivé si loin, de ne pas avoir

réagi un peu avant en disant, oh, c'est bon, on devrait retourner.

Mais bon, après, il a fallu gérer le problème. C'est-à-dire la pluie, le

vent, le froid. On était déjà trempés, mais bon.

Oui, Laurent, vous avez eu peur. Vous vous êtes angoissé pour vos trois

équipiers. Je me suis imaginé tous les scénarios possibles et imaginables. Ça a

été atroce. Ce matin, quand on les a vus revenir, ça a été un réel soulagement.

Anthony, est-ce que c'est aussi dur que ce que vous imaginez ?

Pour être honnête, je trouve cette expérience énormément difficile parce

que je ne suis pas du tout habitué à ce genre de choses. Et vivre marginalement

comme ça, quand on m'a envoyé sur cette île tout seul, alors ça, c'est horrible.

Là, vous étiez perdu d'un seul coup.

Sans repère, ça ne règne du tout. Je crois que ça, ce sera... Je me trompe ou

au départ, dans votre vie de tous les jours, vous êtes un peu peureux ?

Peureux, il ne faut pas dire ça. Non, mais bon, je n'aime pas trop ce qui

dérange. Et là, il y a beaucoup de choses qui dérangent. Oui, on dort, c

'est la fanfare derrière. Il y a tous les bruits.

C'est vrai qu'on n'est pas habitué à ce genre de choses. Je crois que personne

ici est habitué à dormir.

Alors, qui vous rassure quand justement vous êtes un peu angoissé par cette

fameuse fanfare qui est derrière vous la nuit ? Déjà, quand je suis seul, je

pense à ma femme, à la famille.

Et quand je suis entouré, plus ou moins d'être entouré, c'est rassurant.

Bon, je sens qu'il y a une bonne ambiance dans cette équipe. Et je sais

donc que c'est très difficile de voter ce soir, d'éliminer l'un d'entre vous.

Mais c'est le conseil. Vous avez perdu la dernière épreuve d'immunité. Et d'ici

quelques minutes, l'un d'entre vous partira. Claire, vous êtes la première à

aller voter.

Anthony, je vous montre pour toi ce soir, car malheureusement, tu es le

dernier à être arrivé dans notre équipe.

Oui, Laurence, c'est à vous.

Théotaire, allez-y.

Pascal, c'est à vous d'aller voter.

C'est à vous, Anthony.

Je vote pour toi, Claire, parce que ça se joue entre toi et moi ce soir.

Ça y est, allez voter.

Anthony, je vote pour toi car tu as été le dernier à arriver dans l'équipe des

jeunes.

Kader, à vous.

Et enfin, pour conclure ce vote, Rodolphe.

Je vote pour Claire.

Physiquement, c'est la plus faible de l'équipe et le périple d'hier n'a pas

arrangé les choses.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais tout de suite chercher l'urne et je procède

au dépouillement.

Anthony.

Anthony.

Claire.

Anthony.

Claire.

Trois bulletins contre Anthony, deux contre vous, Claire.

Anthony.

Quatre bulletins contre vous, Anthony.

Deux contre vous, Claire.

Claire.

Un dernier bulletin dans le urne. Et ce bulletin peut être décisif.

Anthony.

Anthony, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me

rejoindre.

Anthony, les Mahouaïs ont décidé de vous éliminer et leur sentence est

irrévocable.

Anthony, avant de partir, vous pouvez leur adresser un dernier message.

Écoutez les gars, allez jusqu'au bout.

Gagnez-moi ces épreuves et éliminez-moi un maximum de rouge.

Essayez de trouver à manger, je vous saute du feu.

A bientôt.

Au revoir Anthony.

Au revoir.

Le Marseillais a assuré l'ambiance du camp, mais ses sautes d'humeur ont

effrayé ses compagnons.

La semaine prochaine, c'est bricolage sous les tropiques.

Astuce et effort à l'honneur.

Les

aventuriers

luttent pour leur survie.

Pas là-haut, entre enfer et paradis, c'est vendredi, sur TF1, à 20h45.

Méfiez-vous de l'homme qui a faim.

Anthony, je vote contre toi ce soir, malgré que tu sois quelqu'un de bien.

Mais il faut qu'il y en ait un qui sorte.

Je pense qu'il est arrivé à sa limite dans cette aventure. Il fallait désigner

quelqu'un et tu es le dernier à être rentré dans l'équipe.

Si c'était moi qui aurais dû prendre toutes les décisions, je ne me serais

pas éliminé. J'aurais sorti clair parce que je m'en suis toujours sorti.

Notamment l'épreuve d'Apnée hier, pour moi, je m'en suis sorti. Ça s'est très

bien passé. On a échoué l'épreuve de peu, mais je ne pense pas avoir été un

boulet dans l'épreuve, loin de là. Dans aucune épreuve d'ailleurs.

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