All language subtitles for nuit-d’ivresse

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Original subtitles

Mlle, réveillez-vous.

Mlle, faut se réveiller.

Les putes, c'est en face.

Si vous le prenez comme ça, vous êtes mal partis.

T'as pas compris ce que je t'ai dit ? J'attends un train, je tapine pas.

Qu'est-ce que t'as dit, morue ? T'as faux le poing, petit.

Police.

Des papiers.

Donne. J'aurais dû m'en douter à votre penche.

Allez. Doucement, il n'y a pas de feu.

Tu veux voir ça aussi, là ? Tu veux voir ?

Ah, d'accord.

C'est un rien, ça.

Ça sort de tôt, ça.

Et alors, c'est pas contagieux, non ?

Écoute-moi bien, connasse. Tu vas te tirer tranquillement sans sagesse d

'agrafe pour insulte d'Afrique. Dans l'exercice de ses fonctions.

Et avec ta lettre de recommandation que t'as là, t'es pas en prête de ressortir.

Bon, allez, allez.

Allez, garçon ! Garçon ! Oh, mais ils sont sourds, ici. Ils sont sourds. Et

ils sont censés faire quoi ? Eh ben, ils font un baisement, tu vois pas ? Mais c

'est le dandy d'or, mon pote. C'est une oeuvre d'art.

C'est une oeuvre. À le voir comme ça, on dirait qu'il présente l'addition.

On s'en jette un.

Oui, mais alors, juste un petit coquin.

Oh, avec du bourbon, c'est bon, avec le Coca-Cola. Avec les Fourroses.

Attends, regarde. Vite fait.

Il n'est pas encore arrivé son train à Starlet.

De whisky, s'il vous plaît.

Starlet est une grosse vedette télé.

Attention, grosse vedette télé.

Il s'est cassé le genou.

Ils sont foutus, je te dis.

C'est des rigolos.

Tiens, je te parie 2-0. Et encore, parce qu'il y a Aziz.

Le son, le son.

Montez le son, possible.

Une nouvelle plus souriante dans cette activité. Notre confrère Jacques Belin,

animateur, vedette du jeu L'affaire est dans le sac, a reçu ce soir le Dandidor

de la courtoisie française.

Ce prix récompense une personnalité remarquée au cours de l'année pour sa

courtoisie et son élégance morale.

Jacques Belin succède ainsi à de nombreuses personnalités.

des arts et du spectacle.

Tout de suite, je vous propose de retrouver du football, moment que vous

attendez certainement avec impatience.

Oh, j'ai une haleine. Je pourrais décoller du papier peint avec.

Oh, un pastis pur.

Bonne nuit.

Ça tue l'odeur.

Garçon.

Garçon de pastis pur, s'il vous plaît.

Je ne sais pas si tu as vu la touche de la fille derrière.

Il y a un perroquet avec sa touche.

Oh, c'est un truc qu'on voit plus, c'est un perroquet.

Du pastis avec de la menthe.

Tu sais que Marlène déteste la menthe.

T'aimes bien le genre coincé du cul, toi.

Mais pourquoi tu dis ça ? Je dis ça, je dis rien, mais... Je sais, fait qu'elle

me fait.

Belle femme, mais... coincée du cul.

Je sais pas si tu te rends compte, tu étais en train de parler de ma fiancée,

là. J'ai bien le droit de te dire que je la trouve un peu coincée du cul, j'ai

pas le droit ? Non !

Effectivement, elle est un petit peu loin, il y a des merails.

Il faut le temps, il faut marquer un but pour être servi.

Oui, le téléphone.

Au fond de la salle, ça marche avec des pièces.

Vous pouvez me payer les biscuits de construire, là, c'est pas la même

caisse, ça fait 30 francs.

J'ai l'impression de vous connaître, là, vous êtes du quartier, non ? Pas du

tout, pas du tout.

Je n'ai même...

J'ai jamais mis les pieds ici, si vous voulez savoir.

C'est marrant, ces impressions.

Je suis sûr de vous connaître, moi.

Eh oui.

Et vous aussi ? Vous avez l'impression de m'avoir déjà vu quelque part ?

Pourquoi ? On doit se connaître ? Non, non, non.

Non, non.

Vous étiez pas à la foire de Paris, les dernières ? Exactement, dans les très

bonnes mémoires, j'y suis passé. Eh ben, c'est ça.

Vous étiez serveur à la bivette des produits d'Auvergne.

Ah non, non, non, pas du tout. Ah si, j'y ai fait deux jours avec vous.

Non, non, je vous dis qu'on se connaît pas, on se connaît pas maintenant.

Vous en faites pas, ça va me revenir.

Serveur à la foire de Paris, pauvre con.

Tu te rappelles de Sandrine ? Sandrine, c'est qui ? C'est vrai, elle a tâché de

presse. J'ai une carte chez elle, ciao mon gars. Oh non, mais tu vas pas taper

un boudin pareil, arrête.

On dirait une grenouille avec ses lunettes. Je suis pas vétérinaire pour

rien, j'adore les grenouilles.

Oh non, mais non, mais laisse tomber, viens chez Raguin. Chez Raguin, il y en

a des belles. Il y en a toujours des belles chez Raguin. Non, je préfère les

grenouilles, ça arrête pas de remuer les cuisses.

Oh mais non, arrête tes conneries, elle est moche. Elle est moche, mais elle est

bonne. Oh non, non, mais arrête, arrête.

Je t'appelle demain, mes amitiés, à la star. Oh, vraiment ? Alors, elle est

moche ? Il a un goût de chiottes ? Ou alors, il est plus vicelard que je

pensais. Parce qu'elle est moche ! Nom de Dieu qu'elle est moche ! Ah si ?

Mais si, elle est moche ! Elle est très moche ! Elle est plus moche que

vous ! Et ça vous donne une idée, quand même !

Je vais vous prendre un petit peu de feu, si ça ne vous ennuie pas.

Vous allez peut-être prendre une petite cigarette pour allumer le briquet.

Vous n'avez pas de brune ? Vous n'avez pas de brune ? Bon, pas de brune, pas de

brune. Eh ! Vous n'avez pas ma marde, vous, hein ? Ou alors c'est soit belle

et tais-toi, alors, hein ? Et alors, c'est surtout tais-toi, hein ?

Non, mais ça va pas ? Qu'est-ce qu'il a à me chercher, le maître d'hôtel ?

Ah, c'est ça.

Ça s'appelle un smoking en général, ça.

Je croyais que c'était les gens bien élevés qui avaient droit au smoking.

Ah, pardon, excusez-moi. Écoutez, si j'ai été grossier, je vous prie de m

'excuser. Mais je dois vous dire, je suis un petit peu pris de boisson.

Et je m'en voudrais de manquer de tout courtoisie parce que je suis toujours

très courtois envers les femmes.

Mais alors attention envers toutes les femmes, hein.

Pas seulement les belles.

Et surtout ce soir, vous êtes gâtés.

Le dandy d'or.

Vous présente ses plus plates excuses.

Mes plates excuses.

Eh ben bravo. Oh pardon. Eh ben heureusement qu'il est pas tombé sur la

table, ça l'aurait fourni en deux.

Est-ce qu'il est con ? T'as raison mon pote. Heureusement que c'est pas tombé

sur la table.

Oh je suis navré, c'est mal.

Vous savez combien ça vaut une montre comme ça ? Pas de problème.

Je tiens absolument à vous rembourser, c'est tout à fait normal.

Y a intérêt ? Ah non.

Quand on paye en casse, c'est tout à fait normal. Non, non, non, non.

C'est un peu normal.

Et voilà.

Non mais dis-donc, vous vous foutez de ma gueule ? Ça vaut 5 000 balles, ça

vaut bas mot.

Pardon ? Et encore, je compte pas la valeur sentimentale.

Vous plaisantez, je suppose ? Je plaisante jamais avec mes souvenirs.

Dis-donc, hé ! Je veux bien les chiens 500 balles, mais faut pas exagérer non

plus, ou pas prendre pour un pigeon.

J'ai une montre suisse de ce prix-là, de précision.

Ça vaut quand même pas la même qu'à l'autre.

Oh putain ! Un Marlène, bordel ! Un bordel ! Mais où c'est qu'il va, l'autre

? Ah, ça y est ! Qui t'est appairé dans le sac ?

Il avait dit que ça me reviendrait, monsieur Belin ! Oh, c'est pas vrai !

Jacques Belin ! S'il

vous plaît, le train qui est là, ça fait longtemps

qu'il est arrivé.

Mais vous connaissez-vous ? C'est moi, c'est moi.

Ça fait combien de temps qu'il est arrivé ? Jacques Belin ! S'il vous

plaît, ça fait combien de temps ? Il y a bien cinq minutes qu'il est arrivé, le

train.

Quelle merde ! Merci ! Un grand con

avec un sac sur le dos ! Clic-clac ! Oh, quand même ! Tiens ! La monnaie pour le

téléphone, s'il vous plaît. Ah oui, bien sûr.

Elle est pas si con qu'elle en a l'air, votre émission.

Elle instruit les gens.

Merci. Ah oui, oui.

Clic-clac !

Allô, Marlène, je suis à la gare, là. Je suis venu te chercher, mais je t'ai

raté. J'arrive tout de suite, écoute.

Il est 43, je suis chez toi à 53.

À tout de suite, excuse-moi.

Oh, c'est pas vrai ! Hé, hé, la fille, la fille qui était dans l'arrière-salle,

elle est où ? Elle vient de partir, pourquoi ? Oh, putain, elle est partie

avec moi, elle m'a volé mon manteau et mon portefeuille dedans.

Où la salope ?

Vous portez plainte, monsieur Bollard ? J'ai pas le temps, j'ai mes clés de

voiture, c'est pas grave.

Je vais te choper, toi !

Je

vais te choper, toi !

Si vous le prenez sur ce ton, pas de commissariat aussi.

Alors vite, allez.

Allez.

Tiens, le voilà dans votre feuille, tiens.

Voilà, merci beaucoup.

Et le manteau, il est où le manteau ? Le manteau ? Oui.

Il est là-bas ton manteau.

Tu iras le récupérer toi-même, espèce de neuf. Alors là tu vas le ramasser, tu

vas le ramasser, salope. Ok, lâche-moi. Oh la salope, ramasse-la.

Tu vas le ramasser mon manteau, mais tu vas le ramasser salope.

Oh, vous avez un problème là.

C'est notre copine de tout à l'heure.

Elle vous crée des ennuis ? Non, c'est arrangé.

C'est Jacques Belin.

Ne vous inquiétez pas, on est de la police.

On va l'embarquer.

Ça lui manque déjà.

Non, il y a un malentendu. On est ensemble.

On chahutait avec le manteau.

Vous êtes sûr ? Il ne faut pas hésiter.

C'est sûr, merci.

Ça va bien.

Vous savez ce que c'est.

Ma montée.

Vous pouvez nous signer un truc ? Vous avez le...

Amitié amicale ? Oui, pour Berthier.

C'est marrant, je vous imaginais pas comme ça.

Vous vexez pas, mais j'aurais parié que vous faisiez partie de la confrérie.

C'est pas parce qu'il se maquille comme une tante qu'il est forcément de la

pénale. Je pensais pas que vous étiez branchés sur les putes. Moi non plus !

Il aime les putes ! Il

aime les putes ! Big like !

Vous pourriez peut-être me remercier.

De quoi ? Si je les avais laissés faire, vous seriez moins malines.

Pour de l'argent, je vous ai même pas volé.

Vous vous appelez ça comment ? Vous êtes de la mondaine.

Pardon ? Vous êtes flic à la mondaine, c'est ça ? Qu'est-ce qui vous fait dire

ça ? Arrêtez, pourquoi les deux flics vous connaissez ? Tout le monde me

connaît, il n'y a que vous qui ne me connaissiez pas.

Je suis Jacques Bollin, ça vous dit rien ? Jacques Bollin, c'est moi.

Bollin ? Vous êtes de la famille des biscuits ? Bon, c'est pas grave, allez.

Bollin ?

Surtout que je voulais juste me rembourser.

Ma montre est toujours cassée, je vous signale.

Comment ça me gonflait avec votre montre ? Je vous parle pas du manteau de

cachemire que vous m'avez ruiné.

C'est marrant, ça. À chaque fois, c'est pareil. Plus ça a du pognon, plus c'est

rare.

Voilà, ça suffit. Allez, allez, remboursez-vous et ça suffit maintenant.

Allez, on en parle. Avec plaisir.

Ah, allez donc, c'est garni là-dedans.

Ah bah.

Ah, je vous prends que ça. Hein ? Plus vous auriez une attaque. Et je suis à la

place du mort.

Allez ! Vous n'allez pas me laisser là ? Je tourne le dos à la gare, moi.

Vous refusez de descendre ? Oui.

Eh bien, je ne vais pas faire de détour, je suis attendu par ma fiancée. Vous n

'en avez rien à foutre de votre fiancée.

Attendu, vous savez ce que ça veut dire ? Attendu par une personne qui meurt d

'impatience de me voir.

Non, elle n'est pas difficile.

Foutez le camp, descendez de ma voiture. Non, mais vous n'allez pas me toucher, c

'est une magie chez vous de taper les gonzesses.

Sales brutes !

C'est le désert, je vais faire quoi ? Vous avez un hôtel juste en face, allez.

C'est un hôtel de luxe, j'ai pas les moyens, je m'excuse, je suis pas nantie,

moi. Bon, alors écoutez, voilà, 500 balles, hein, bonsoir, bonne nuit, et

surtout, ne me remerciez pas, hein, ça vous écorchera la gueule.

Merci, monsieur, ça te va, du con ?

Oui.

C'est moi.

Jacques ? Jacques qui ? Bonin.

Ah.

Excuse-moi, on s'est raté à deux minutes à la gare. Je ne suis pas rentrée en

train, on va raccompagner en voiture.

Tu aurais pu me prévenir quand même.

Je monte ? Non.

Comment ça, non ? Non, tu ne montes pas.

Je suis gare avec moi, je t'attends dans la voiture.

Je suis fatiguée, je reste chez moi.

Écoute, Minou, tu sais combien c'est important pour moi cette soirée.

Il va y avoir le président Bulot, je vais lui parler de mon projet d

'émission. C'est un petit défaut pour moi, quand même.

Tout le monde t'attend chez Raguin. Je me fous de tes émissions.

Bonne nuit.

Bon, écoute, on va pas discuter de ça à l'interphone, laisse-moi montrer, quand

même. Il y a quelqu'un chez toi ? Mais non.

Ah non, mais je suis pas fou, j'ai entendu une voix d'homme, il y a quelqu

'un chez toi.

Oui, il y a quelqu'un chez moi, et c'est Norbert Perrault. Tu veux un complément

d'information ? Ça, j'aurais dû me douter que ce gros con en manteau de

fourrure allait revenir.

Quand on fait le con sur un podium toute l'année, on se permet pas de juger les

artistes. Non mais, hé, tu te prends pour qui, espèce de ringarde ? Tu joues

comme une salade même quand elle t'aouté à chier !

Vous pensez que je vous dépose ? Je croyais que je vous cassais les

couilles.

Excusez-moi, je n'en ai pas après vous. J'essuie mon tir.

Si vous insistez.

Vous vous appelez comment ? Fred.

Comme Fred, Fred ? Avec un E. C'est Frédéric, mais c'est trop long.

On dit Fred.

Ça vous dirait d'aller boire un verre ?

Non, parce que là, j'ai une heure à perdre. Ça pourrait être sympa, non ?

Ouais, pourquoi pas, hein ? On trouve un hôtel et puis on monte boire un verre

dans votre chambre, tranquillement.

Oh, bah, les dents, il est gonflé, le mec ! Vous doutez de rien, vous, hein ?

Bon, écoutez, on s'est mal compris. Je vous proposais juste simplement de...

Ouais, tirer un petit coup vite fait pour vous calmer, c'est ça, juste.

Vous pouvez pas vous empêcher d'être vulgaire, vous, hein ?

En plus, il me fait des sons de politesse, ce truc.

Non, mais ça va, maintenant, ça va. Je vous ai filé 900 balles, c'est pris d

'une pute de luxe. Eh ben, je suis pas une pute de luxe.

Merci, j'avais vu. Bon, alors maintenant, tu m'arrêtes, t'as compris ?

Je suis pas votre genre, c'est ça ? On va faire aller balèze ? Le genre lanceur

de poids soviétique, tout en finesse avec du poil autour ? Écoute, mon pote,

t'as peut-être une belle gueule, mais je te sens, alors tu m'arrêtes ! Ok ?

Attendez.

Qu'est-ce qui vous déplaît en moi ? Allez-y, franchement, c'est ma soirée,

je suis blindé.

C'est vos manières.

Comment ça, mes manières ?

Bon, ben d'accord, ok, j'étais mal poli, j'étais grossier. Non, c'est pas ça. Je

suis sortie avec des types dix fois plus grossiers que vous.

Enfin, je m'excuse. Il y a un minimum, on s'intéresse un peu. Enfin, je vais

pas vous apprendre non plus.

Bon, ben autant qu'on, hein.

Je fais amende honorable.

Ça vous dirait d'aller boire du champagne ? Dans un endroit où vous êtes

jamais allés.

Hein ? Ouais.

Allez.

Vous allez pas être déçus, hein. Vous êtes curieux, hein, beau comme mec.

Pas trop habillée ? Non, non, non.

Elle me va comme un gant, non ? Comme une moufle, plutôt.

Arrêtez de me charrier.

Ça fait trois ans que je ne l'avais pas mise.

Elle n'est pas en cunière, alors.

Alors, on va où ?

On n'est pas tranquille ? Ça pour être tranquille ?

C'est parce que vous voulez pas qu'on voit avec vous, c

'est ça ? Qu'est-ce qu'il y a ? Je suis pas assez classe ? Mais qu'est-ce que

vous allez chercher ? Vous voyez le mal partout tout de même.

On boit une bouteille ici et après, on ira ailleurs.

Regardez ce que j'ai trouvé.

Regardez ça.

C'est magique.

C'est la panoplie du parfait petit fêtaire.

Champagne.

Et voilà ! C'est du bonheur.

Attends, attends, attends. Attention.

Hein ? C'est quoi ? C'est du pi-pi-peur. Mais je me suis pas foutu de votre dieu.

À la vôtre ! À la nôtre.

Santé.

Eh ben, la mine de ses descentes d'où ? J'aimerais pas la faire en vélo, hein.

Attention, attention.

Eh, tu fais quoi comme boulot, toi ? Jusqu'à maintenant, j'étais comme qui

dirait prise en charge.

Et puis là, je vais chez ma soeur à mettre.

Oh, j'ai fait un vœu.

C'était quoi ? Si on le dit, ça se réalise pas.

Et si on le dit pas, ça se réalise ? Non,

c'était pour du boulot.

Ma sœur vient de trouver une place là où elle travaille.

Dans une fabrique de chaussures.

Ça paye pas des masses, mais on a 20 % sur les grolles.

C'est intéressant, dis donc.

Ah si, c'est intéressant.

Regarde-moi toi.

Ça te dirait, travailler à la télévision ? Quelle idée, j'ai jamais pensé à ça.

Si ça te disait, je pourrais peut-être t'aider.

Arrête de me jouer du pifo. Je ne plaisante pas.

Tu sais que j'anime un jeu tous les soirs à la télévision.

La fleur est dans le sac, c'est moi.

J'avais entendu parler.

On ne l'avait pas encore fait. La fleur est dans le sac.

J'avais entendu parler.

Viens voir.

Tu me fous de ta gueule.

Alors,

et ça, c'est quoi, ça ? C'est vous ?

Vous travaillez vraiment à la télé ? Ben, tu vois que je te dis pas n'importe

quoi. Oh, faut pas m'en vouloir.

Vous savez, moi, je regarde pas souvent la télé.

Je me sens bête, là, je me battrai.

C'est pas grave, c'est pas grave. Tu sais, quand on est une figure publique

comme moi, les gens ont une attitude complètement différente.

Toi, tu es spontané, ça fait du bien.

Je suis en train de boire le coup avec une vedette, là.

En quelque sorte.

Alors, si je te propose ce job, c'est pas en l'air.

Il serait pour faire quoi ? T'as ton BEPZ, toi ? Mon quoi ?

Ton BEPS, BEPZ, BEPS.

C'est un vaccin ? C'est pas grave.

De toute façon, pour faire ce à quoi je pense, il n'y a pas besoin de sortir de

centrale.

Pourquoi vous dites ça ? Mais pourquoi je dis quoi ? Quelle sorte de centrale ?

Qui c'est qui vous l'a dit ? Mais personne ne m'a rien dit de cette

histoire. Parce que, attention, moi je suis honnête, les prisons, je ne connais

pas, moi.

Non, attends, je parle de Centrale. L'école Centrale, tu connais pas l'école

Centrale ? Mais si, je connais. Mais enfin, c'est les gardiens qui y vont.

Non, attends, attends, t'y es pas du tout, là. Ce que je voulais dire, c'est

que pour danser avec un dossard numéroté sur les miches, y a pas besoin d'être

une lumière, c'est ça que je voulais dire.

C'est pour danser ? Mais oui ! Ah, c'est pour danser ! Tu sais, y a trois belles

filles qui annoncent le score pendant l'émission en ensemble.

145, 146 ! Et 12, des fois ! Elles font 12, quelquefois !

Je te verrais bien, ce coup-là.

C'est intéressant.

Oui, c'est intéressant.

Attention,

pour faire ça, il faut être canon.

T'as des complexes ? Pas de complexes ? Non.

J'ai un cul qui se pose là.

Fais voir.

Non, alors.

J'ai le cœur sur la main.

De toute façon, c'est pas grave.

C'est cadré à la taille, on voit pas le bas.

Quelques fois, les filles, elles ont que le haut du costume. Le bas, c'est en

civil. Je savais pas ça, moi. Le public l'ignore.

C'est comme ça, la télévision.

Tu sais que j'ai fait majorette pendant deux ans, moi ? Non ! Mais si t'as fait

majorette, tu peux tout faire.

C'est la meilleure école, majorette.

Tu sais que la plupart des gens de la télévision ont commencé majorette.

Je savais pas.

Surtout que j'étais très, très douée, moi. Je lançais le bâton à 3, 4 mètres

de haut.

Toi, j'aurais insisté. Tu l'aurais lancé à 5, 6 mètres.

Peut-être.

J'y avais pas pensé, mais peut-être.

Eh, dis donc.

Tu me ferais pas une petite démonstration, toi, là ? Maintenant ?

Mais pourquoi pas ? On est pas tranquilles, là ? Ouais, mais... Et

puis, je me ferais une idée tout de suite.

Ça fait un bail que j'ai pas fait ça, moi ! Tu sais, comme le vélo, ça, ça s

'oublie pas. Et puis, y a que nous deux, y a pas de honte.

Je vais être complètement rouillée ! Eh ben, je te prépare quelque chose, ça va

réchauffer le moteur, tu vas voir.

Froid, comme ça ? Oh, ça va pas être un froid, là, laisse-moi te le dire.

Laisse-moi te le dire.

Je fais ça pour toi.

Faut pas faire attention. Je suis de la partie, je sais juger. À la tienne, ma

poule. À la tienne. Tu sais ? À la tienne.

Allez ! Ça ramène, hein ? À toi de jouer.

Attends, je m'installe. Je m'installe.

Allons-y.

Je m'échauffe, là.

Et échauffement des poignets, c'est important, hein ? Vas-y, ma poule !

Arrête

! Arrête ! Arrête ! C'est pas bon ? C'est bon ! C'est

bon ! C'est très bon !

Mais le tambour, le tambour. Elle m'a pas fait le tambour. Le tambour. Eh,

faut me faire le bruit du tambour. Toi, ça va te donner le rythme et moi, ça va

me faire une meilleure idée.

Ah, mais moi, j'ai jamais fait le tambour. Ah, ben, va falloir que tu t'y

fasses. Et ça compte pour l'oral ? Tout compte à la télé, tout compte. Même la

présentation, attention.

Je veux bien faire le tambour, mais j'ai jamais fait le tambour.

C'est grotesque, arrête.

Ah non, mais parce que là, je manque d'entraînement.

Mais tu verras dans trois, quatre mois... Je verrai rien du tout.

Tu vois pas que je suis en train de me foutre de ta gueule ? On a besoin de

personne à la télé.

Et surtout pas de toi.

Et pourquoi t'as fait ça ? Parce que je suis saoul.

Si t'as envie de dire que c'est dégueulasse, ben te gêne pas, parce

que... c'est dégueulasse.

Tu vois, j'en ai connu des pourris dans ma vie.

Ben toi, t'as de la chance.

Je te mets la place d'honneur.

Chef des pourris.

Je le prends en souvenir, ça ne te dérange pas ? Ce n'est pas tous les

jours qu'on rencontre des vedettes.

Franchement, je ne regrette pas de ne pas voir la télé.

Je

suis

désolé, c'est sa mort.

Arrêtez de pleurer, je ne sais pas ce que je dis quand je suis saoul.

Non, s'il vous plaît, donnez-moi une gifle, ça va vous faire du bien, mais

arrêtez de pleurer.

De toute façon, c'est de ma faute, j'ai qu'à pas vous croire. Non,

c'est moi, c'est moi, je me suis conduit comme un con. Je t'ai gâché de ta

soirée, je suis désolé.

Voilà, je te demande pardon.

Tu me pardonnes ? Laissez-moi tranquille. Non, à genoux, à genoux, je

te demande pardon.

S'il vous plaît.

Tu veux pas rester comme ça ? Lève-toi.

T'es curieux comme avec toi.

On va aller boire un petit café.

On va aller boire un petit café, c'est normal, vas-y, on est en place.

Moi, surtout.

Oui,

je vous le porte, vous avez le coffret ? Non, ça va, il est trop lourd.

Ça finit bien d'être dehors, quand même, avec l'air frais.

Je suis barbouillé, moi.

C'est un peu de beau avoir à l'intérieur.

C'est vous qui picolez, c'est moi qui trinque.

On parle d'une soirée. Non, mais je vous comprends.

Moi, si j'avais rencontré un type comme moi, je l'aurais giflé, pour vous dire.

Vous ne perdez pas le temps, vous.

Pourquoi ? Vous mettez vos lunettes noires, vous avez peur qu'on vous

reconnaisse encore avec moi.

Non,

non, c'est pas ça, je vous jure.

Je vous jure que c'est pas ça.

Mais dans l'état où je suis, j'ai pas envie de faire Jacques Belin.

Allez, on va voir, un petit coup, venez.

Deux cafés, s'il vous plaît.

Vous voyez pas que c'est fermé, non ? De toute façon, la machine est éteinte. De

grand vichy, alors.

Et avec deux pailles, peut-être.

Je peux téléphoner, s'il vous plaît ? C'est en dérangement. C'est pour Paris ?

Merci.

Allô ? Jean-François ? C'est Jacques.

Voilà.

J'ai eu un espèce de petit contre-temps.

Au fait, le président Pulot est là.

Bon, je dois lui parler, alors j'arrive.

À tout de suite. Salut, Jean-François.

Bon, les chistes, elles doivent faire du bien.

Si c'est minable, c'est que j'ai conduit comme un nul avec vous. C'est nul.

C'est pas grave, ça.

C'est... Non, c'est pas grave, c'est nul. Ça arrive, quand on a un verre dans

le nez, faut pas... Ça arrive au nul.

C'est ce qui me fait plaisir.

Non, allez-y voir.

J'aimerais que tu m'embrasses.

Elle va me plaire.

Vous ne voulez plus, alors ? Mais ça me fait plaisir.

Ça me fait plaisir.

C'est quatre chez vous ? Mais il y a quelque chose qui ne va pas

? Ça va, ça va très bien.

Mais enfin, je ne voyais pas ça comme ça.

Vous voyez ça comment ? Sur les joues, je m'en fous.

Ah ouais, mais dis-donc, oui.

C'est un délicat.

Je suis pas tout à fait ton style, quoi.

En allemand, comment ça ? Fred, vous êtes une fille super.

Mais je ne peux pas me permettre.

Je ne peux pas.

Et la fille avec qui tu t'engueulais, elle est belle ? Ah oui.

Elle est belle.

Elle est une belle salope, comme on dit.

C'est une vedette de cinéma.

Elle aimerait bien.

Non, elle travaille à la télévision, surtout. C'est la vedette du feuilleton

qui passe en ce moment.

Elle s'aggrave des brossards.

Ça a un rapport avec les petits gâteaux ? C'est une obsession chez vous.

Pourquoi ? J'ai dit une connerie, là ? Vous n'êtes pas tombé loin, c'est

alimentaire. Et t'es triste, ta gonzesse ? Sur les bords.

Sur les bords.

Il est sec.

On se voyait le week-end.

On était tous les deux crevés de la semaine.

On regardait la télé.

Alors, pour ce qu'il y a le week-end... Je sais pas, j'ai pas la télé.

Merci. De rien.

Hé, vous voulez un coup de main ? Allez, foutez-moi le camp d'or ! Pardon ? Tu

crois que j'ai pas vu ce que t'as fait ?

Il y a un malentendu. Je vous paye ce que vous voulez. C'est le chinois qui t

'envoie. On va pas vous manger le fond.

Tu te lave la main.

Quoi ? Qu'est-ce que t'as dit, là ? Tiens-moi ça, toi.

Moi, je peux te répondre.

Je vais te casser la main.

Je vais te casser la main.

Je vais te casser la main.

Je vais te casser la main.

Je vais te casser la main.

C'est qui, ça ? C'est vrai, Jacques Bellin, t'as un téléviseur ? Évidemment,

Jacques Bellin, t'as un téléviseur. Mais pourquoi tu me... Allez, je m'engueule,

t'es le Jacques Bellin. Ça fait une heure que je te le répète, il y a Brel.

C'est pas vrai, l'affaire est dans le sac chez moi.

Il faut que je cherche ma mère.

Non, on n'a pas le temps, combien je vous dois ? Non, il vous adore, ma mère.

Vous vous plaisantez ou quoi ? Allez, on y va, allez.

Attends, il est parti chercher sa mère. Non, je suis trop morta. Arrête, deux

minutes. Il va être déçu, il sera gentil si j'en ai un.

Arrête, fais tant de cartes à ce tard.

Et comment ça se fait que vous parliez arabe ? Vous êtes d'origine ? Non, j

'ai appréhensé lui avec une copine algérienne.

Ça détonne, je sors de tôt.

On devait ça alors.

J'aurais pas cru.

T'as l'air honnête comme tout, toi.

Je me débrouille en portugaise. Monsieur Béla ! Monsieur Béla ! Monsieur Béla !

Monsieur Béla ! Monsieur Béla, la fête dans le sac.

Monsieur Béla, merci d'être venu.

Monsieur Béla ! Voilà, voilà, voilà. Monsieur Béla ! Il est joli ton sac.

Non, c'est pas à moi le sac.

Merci beaucoup.

On va s'en aller.

Pas question.

Non,

non, non. Je sais, ça tue la bourrafe. Il faut que j'y aille.

Non, non, il faut que j'y aille. Belin, Belin, Belin.

Je sais que c'est gênant. Je suis très, très...

Je suis à ce moment-là. Je suis à ce moment-là.

Je suis à ce moment

-là.

Je pensais pas que c'était aussi peu fort que ça, mais il faut que j'y aille.

Dites à votre père de me lâcher la grappe, s'il vous plaît. Allons-y,

allez.

Je vois bien. Allez, allons-y.

Je me rappelle plus. Une petite précision, c'est à base de quoi ? C'est

à base de flic. C'est très bon pour la santé.

Ça me gratte ! Ça me gratte ! Ça me

gratte à l'intérieur de l'estomac, bordel ! Ça me

démange ! Des poils de figue ! J'arrête pas à me gratter ! Donne-moi ta petite

main ! J'avoue, j'emmerde ! Vous savez pas à quel point je vous emmerde, moi !

Allez, l'estomac, chignot ! Ah oui, c'est vrai, c'est déjà démerdé. En plus,

il m'a touché les fesses !

Merci.

Je mâcherai pas mes mots, c'est un vrai con ! C'est un artiste ! C'est qui le

gros, le questionnaire ? C'est le président Bulot, le président de la

chaîne. Ah, tu arrives en pleine engueule, assourd.

Euh, Marlène n'est pas là. Non, Marlène n'est pas là, elle a eu un empêchement,

elle a une espèce de... Comment c'est, tu sais, ça sent des petits furons à l

'intérieur du nez, mais c'est Benin, aucun problème. C'est Benin, Benin.

Merci, merci beaucoup.

Non, moi je vois pas.

Elle se met à se faire extirper de main, il n'y a pas de problème, c'est Benin.

Je te prie. Fred, Jean-François Raguin, François qui est dompteuse d'ours.

Fred, Jean-François Raguin. Bonjour, du joueur de baby-foot.

Formidable, oui. Vous travaillez dans quel cirque ? Cirque ? De cirque.

Bander.

Merci.

Je vais aller voir Bulot pour le 20h30, je vais lui parler tout de suite. Non,

tu attends qu'il se calme au billard. Tout à l'heure, il a frôlé un peu le

plexi avec Junio et Auguste. Ah bon ? Vous vous servez antillais ? Non,

asiatique.

Antillais.

Bonsoir.

Bonsoir. Enchanté. Je suis très content.

Non, merci, merci beaucoup.

Et pourquoi t'as été lui dire que j'étais dompteuse ? Je suis pas

dompteuse, moi. Arrête, arrête. T'aurais pas aimé être dompteuse ? Pourquoi t

'aurais pas aimé être dompteuse ? Peut-être, mais pas avec des ours. Et

pourquoi pas avec des ours ? Tiens, moi, une fois, j'ai une copine en tour qui

avait réussi à... à... à apprivoiser...

Punaise. Punaise, ça me craque quand on dit punaise.

Non, merde.

Ça me craque.

Et qu'est-ce que tu lui faisais faire à sa punaise ? Déjà, elle la piquait pas.

C'est beau pour une punaise.

Et puis, elle la connaissait, hein.

Quand l'autre, elle sifflait, elle se ramenait.

Ou des éléphants.

C'est bon, les éléphants, la dompteuse d'éléphants, c'est plus sympa que les

ours.

Ça se discute, ça se discute parce que, une fois par exemple, moi j'ai fait, le

gars du nom des artistes avait un numéro avec des éléphants, des éléphants, des

éléphants d'Afrique avec des grosses oreilles et petites oreilles d'éléphants

d'Asie.

Comme quoi, les plus gros, non pas les nains par exemple, il paraît que les

nains ont des très grosses couilles, alors que les géants...

souvent en des petits zizis.

Et quelque chose lui a déplu à l'éléphant.

Après ça, le dompteur m'a dit que c'était mon eau de toilette qui l'avait

déplu à l'Afrique.

Toujours est-il que ce con, il m'a collé un coup de trompe sur la nuque.

Pof ! Il m'a fait le coup du lapin.

Oh, zut ! T'as vu, ils sont sautés tous seuls au piano.

Salut, Jacques.

Bravo.

Ah, non, pardon.

Le dandy d'or.

Ah, le dandy d'or.

Le dandy dort, mais que d'un œil.

Le dandy dort, que d'un œil.

À

mon

avis, ce sont des boudins entiers. Faites attention, c'est très relevé.

Merde, merde, mademoiselle, vous pouvez m'aider, s'il vous plaît, à soulever le

truc ? Regardez ma sœur, regardez partout, regardez ma sœur.

Regarde-moi cette tronche d'asperge qui vient d'arriver, c'est Marc-André Hamou.

Je veux pas savoir les trucs qu'il a écrit sur moi, cette pine d'oiseau, il

trempe sa plume dans sa propre mère.

T'as qu'à lui cacher la gueule ! Va t'asseoir sur le canapé, je sens que ça

va saigner.

Alors, Marc-André.

C'est curieux, je pensais que l'entrée était interdite aux enculés mondains.

Ce que je vois, le dandy est à la hauteur de sa réputation.

Alors, Belin, l'affaire est toujours dans le sac ? C'est pas trop lourd à

porter, ce gros sac plein de conneries ? Toi, insécate, je vais te couper les

oreilles en pointe.

Très drôle, très drôle. Quand l'élégance et l'humour se marient, ça fait des

ravages.

Les ciseaux, t'as pas des ciseaux ? Je sais pas pourquoi.

Pour rien.

Moi, j'ai été élevée avec des ours.

Et puis c'est beau faire des ours.

Vous devez être très douce avec les gosses.

Tu parles, ça comprend que les coussons à tête, sinon ça te bouffe.

Vous avez déjà eu des accidents ? Vous me croirez si vous voulez.

Il y en a un qui m'a mangé un morceau.

Qu'est-ce qu'on t'a fait ? Mais qu'est-ce qui te tombe ? Ça va aller ?

Ça se roule, le piano ? Qu'est-ce que tu as mis ? Il n'y a pas de ciseaux ?

Il n'y a pas de ciseaux.

Des ciseaux pour couper.

Non, c'est trop pire. Je vais voir un cuisinier. Mais bravo, allez, mon ami.

Moi aussi, je suis un ours.

Vous pourriez peut-être me dresser.

Moi, je préfère les ours aux bonhommes, parce qu'au moins, les ours, ils

hivernent. On a trois mois de tranquillité.

En hiver.

En hiver ? Et au printemps ? Les printemps ? Mais qu

'est-ce que c'est ? Mais c'est un malade mental ce mec, c'est pas possible enfin

! Il m'a coupé les oreilles en pointe ! Mais qu'est-ce qui vous arrive cher ami

? Il m'a coupé l'aube ! Mais qui ça ? Belin ! Quoi ? Belin ! Belin ?

Laissez-moi ! Laissez

-moi

!

C'est comme ça, comme j'appelle mon avocat. Tu veux que je t'égalise, amour

? Toi, je vais te massacrer en délire.

T'es grillé, voilà.

Et moi, je vais te griller autre chose.

Sous-titrage ST'

501

Il faut que je vous parle de mon projet.

Démission de 20h30.

Vous savez, c'est très simple.

Vous tremblez, et c'est très simple.

Un couple, un bon voyage et une histoire de cul à la clé.

Vous aimez le cul, président ? Jacques, le président est en train de jouer un

point très difficile. Tu lui parleras un peu plus tard. Je vous parle tout de

suite.

Qu'est-ce que c'est que cette histoire avec Hamou ? Hamou m'a agressé. Qu'est

-ce qui t'arrive, Jean-Louis ? Vous n'auriez pas du symptôme ? Du symptôme ?

Oui, alors il faut aller à la salle de bain.

Non, maman, arrête, arrête, arrête ! Faut boire un coup.

Président, vous devriez y réfléchir parce que c'est une très bonne idée. C

'est une très bonne idée. Des questions simples, mais institutives. Ecoutez,

Belin, Belin, il faut me déconcentrer. Allez, laissez le président, vas-y,

bonhomme. Si vous me permettez, écartez bien les doigts.

Vous avez un coup de queue magistral, président.

Je peux jouer, moi ? Je ne pense pas que ce soit bien nécessaire.

Oui, mais je sais jouer bien.

Dites à votre amie qu'on est en train de jouer. Sérieusement, je ne pense pas qu

'elle soit en état de jouer. Allez, c'est dur.

Juste ça, un petit coup.

Juste à une fois.

Juste à une fois.

Écoutez, mademoiselle, reposez sur la queue. Et attendez qu'on ait fini. Si

vous tenez vraiment, allez, je ferai le tapis.

Puisque je te dis que je sais jouer, je sais...

cette personne par la peau du cul et foutez-la dehors. Quel est le problème,

Président ? Le problème...

C'est pas grave, vas-y.

Très bien.

Très, très bien. Et alors, on est peinards la nuit. On est peinards.

Il n'y a personne pour t'emmerder, pour taper dans le... Ah, ferrer dans le sac,

ferrer dans le sac. Et je ne supporte plus.

Je ne supporte plus.

Elle est belle.

Et j'ai eu ta montre.

C'est Raguin. C'est Raguin qui m'avait rapporté du Japon. Elle est belle. Elle

te plaît ?

Est-ce que ça te ferait plaisir que je te la donne ? Ah non, c'est un cadeau,

ça. Ah, moi ? Ça me ferait plaisir que ça te fasse plaisir.

Elle te va bien.

Qu'est-ce que je t'ai fait pour aller autour de toi ? Qu'est-ce que je t'ai

fait ? Alors ?

Ah ben, t'as rien fait. Et qu'est-ce que t'as fait ? J'ai rien fait, je te dis, j

'ai rien fait. Ils disent tout ça.

T'es passé devant la prison, t'as vu de la lumière, t'es rentré, quoi.

Arrête de chier.

Tu peux même le dire à moi. A moi. Dis-moi, moi. Allez.

A moi, tout bas.

A tout bas.

J'ai...

J'ai tué mon chien.

Ah bah... C'est arrivé bêtement, tu

sais.

J'étais en train de me laver les

pieds et on a commencé à s'engueuler pour une histoire de savonnette à la

vente qui passait à la haute colline. Alors tu vois...

La gravité du motif.

Bon, alors, on s'est battus, échange de barres, enfin bref.

Intéressant, intéressant.

Et puis, dans la bagarre, il m'a pris un petit poudrier.

Et il l'a jeté contre le mur, mais méchamment.

Oh, méchamment.

Moi, ça m'a énervée, j'ai voulu faire pareil, tu vois.

Alors j'ai pris un truc à huile. Je voulais faire paille de huile.

J'ai pris une gondole en céramique avec un gondolier en pot, tu sais.

Et je l'ai jeté contre le mur aussi.

Et je... J'ai pris trois ans, mon pote. J'ai pris trois ans. Ah non.

Trois ans pour un lancer de gondole, c'est lourd. C'est trop lourd. Je sais,

je sais, je sais. Mais moi, tu sais, j'ai fait que la lancer.

La gondole, tu jures, j'ai fait que lancer la gondole.

Seulement ce con, il a fallu qu'il vienne se courir juste entre

le mur et la gondole.

Il a pris le gondolier dans la... Non,

pleure pas, non, non, non, pleure pas. Arrête.

Arrête.

Ça peut arriver à n'importe qui de tuer quelqu'un. N'importe qui.

Regarde, à moi par exemple, à moi. Regarde, le gros, le gros.

Tu vois le gros, j'aurais pu le tuer.

Avec un coup de billard, j'aurais pu le tuer.

C'est comme un coup de billard. C'est une fille superbe.

Allô ? Ah, salut Steve, salut.

Ah bah oui, tu me réveilles, oui.

Quelle heure il est ? Une heure ? Oh merde,

j'ai paumé ma montre dis-donc.

Non, non, je la retiens jamais.

C'était un cadeau, attends.

Attends, j'ai un marteau piqueur dans la tronche là.

Oh putain, attends.

J'ai un petit café, une petite cassette zéra. Oh, je peux plus.

De quoi ?

Tu rigoles, c'est une soirée de pourris.

Tu sais que j'ai rompu avec Marlène ? Ça te fait rire, toi ?

Après, je me suis bourré la gueule dans un bistrot grave.

À la bourra.

Tu sais que c'est flamme, une bonne.

Mais après, je sais même pas comment je suis rentré. J'ai paumé ma montre.

C'est le trou noir, quoi.

Prêt à se tromper.

Elle t'a fait du bien de temps en temps.

Et toi ? Attends.

Tu vas sauter, la grenouille ? Salaud.

Qu'est-ce qu'elle a dit quand tu l'as virée ? Salaud.

Attends, je prends un petit peu de café.

Ah, merde ! Allô ? Non, ça y est, c'est le téléphone qui est tombé en café.

La femme de ménage, elle me le fout toujours sous les vies.

Tu t'en vas quand, alors ? Aujourd'hui ? Ou quel jour on est ? Oh, merde ! J'ai

une interview, ils viennent souvent dans une demi-heure.

Écoute, Steve, faut que je fasse fils à l'un.

OK, ben, à la prochaine fois.

Allez.

Salut, Steve.

Bonjour, Grenouille.

C'est absolument...

Oh, qu'est-ce que je vais raconter.

Bon, coupe-toi, vas-y, mode de vie, je vais raconter.

Allô ? Salut.

Attends, j'utilise pas, c'est un problème de robinier.

Tu verrais ta tête ! Tu m'étonnes avec tout ce que t'as avalé hier soir ?

Attends, je te rappelle, il m'a réglé une grosse tuile.

Oh, qu'est-ce qu'il t'arrive comme grosse tuile ? Hein ? Attends, attends,

attends, attends, oh ! Ça serait pas ma montre, ça, par hasard ? Oh, ben,

évidemment, j'allais pas te la perdre.

Moi, c'est pas tous les jours qu'on me fait des cadeaux pareils, hein.

Non,

mais attends un instant, j'ai l'impression de devenir fou, là. Qui je

suis ? Jacques, la gueule de bois que tu payes !

Mais qu'est-ce que c'est que ce soir ? Tu sors d'où toi ? J'ai été faire les

courses, j'ai pas voulu te réveiller, tu dormais comme un bébé. Bon, attends,

attends, je vais boire du café, faut que je me remette les idées en place, ça va

trop vite.

Ah non, non, non, pas avec le café, hein ! Ah non, et là non plus ! Et là, on ne

peut pas boire sinon.

Qu'est-ce que c'est que ce café ? Oh bordel !

C'est une chance qu'on soit rencontrés.

Il y a des mecs qui sont vernis.

Moi, je pourrais rester comme ça pendant des heures. Moi, je pourrais pas, les

bras fatigueraient.

Ah non, ça y est, le train. T'attendais un train hier soir, c'est ça ? Enfin, t

'affole pas, c'est arrangé, ça. Et pourquoi c'est arrangé ? J'ai appelé ma

soeur pour pas qu'elle m'attende.

Ah, ben, c'est arrangé, alors, oui.

Ah non, attends, le café, le café.

Termine le café, là.

Justine a été sciée quand j'ai raconté. C'est qui, ça, encore ? Mais enfin,

Justine, tu sais, ma soeur, elle est grande, là.

Ah, mais...

Elle voulait pas me croire quand je lui ai annoncé qu'on allait se marier.

Tu t'es brûlé ? C'est rien, c'est fort, c'est fort. Bon, arrête, arrête, Nicole,

une seconde. Nicole ? Mais enfin, c'est pas Nicole, moi.

Et pourquoi c'est pas Nicole ? Parce que c'est Fred.

Fais pas me dire que t'as oublié. Non, non, non, j'ai pas oublié du tout ça,

mais alors, attends, assis-toi, parce que j'ai un truc à te dire. Non, non, j

'ai un truc à te dire, mais je te préviens, c'est pas marrant.

Voilà. Oh, t'es super comme ça, on dirait Bénure.

Bon, non, t'occupe pas de Bénure, on s'occupera de Bénure plus tard, et

écoute plutôt ce que j'ai à te dire

Oh, c'est bête, il est un peu grand.

De quoi ? Comme je ne connais pas ta taille, j'ai pris le plus grand.

Mais qu'est-ce que c'est que cette look ? Arrête, je l'ai acheté au marché, moi,

au stand Maurice.

Tu sais qu'ils sont super sympas. Quand j'ai dit que c'était pour toi, ils m'ont

fait 10%. Je prends peut-être un petit tour là. Attends, doucement.

Combien t'as payé ça ? Mais enfin, ça se dit pas, ça. Non, non, non, il n'y a pas

de raison, il n'y a pas de raison. Maman, toi, moi, il est où, mon joli

manteau ? Il sèche. Alors, tourne dans les manches, peut-être. Comment ça, il

sèche ? Comme il était un petit peu sale, je l'ai mis en machine. Comment ?

T'as mis le cach

Oh putain, c'est pas vrai.

C'est une trompette probable.

Mais c'est du cachemire, tu sais ce que c'est du cachemire ? Faut avoir de la

purée dans la tête pour faire un truc comme ça.

Mais t'énerve pas, je t'ai racheté le même.

Ça le même ? Ça le même ? Tu te plais pas ? C'est pas grave, c'est pas grave,

c'est pas grave, on va se calmer, on va se calmer, c'est jamais que ça s'en sac

de foutu en l'air. Mais enfin, qu'est-ce qui se passe Jacques, je te reconnais

plus moi. Et moi non plus, je reconnais plus personne.

Bon, faut que je te parle sérieusement.

Qu'est-ce qu'il y a ?

Tu veux du café ? Oui.

Mais qu'est-ce qui m'a appris de ramener ça chez moi ? Hé Jacques, c'est quoi

toutes ces verres sur le mur ? C'est une collection de n'importe quoi ? Mais non,

c'est toutes les affaires qui étaient dans le sac depuis que je fais l

'émission. Repose ça, c'est très fragile ce fait.

Allez viens.

Mais attends, je raccroche mon souvenir.

Oui. Voilà. Tiens, c'est toi.

C'est toi le café.

Alors voilà.

Oh.

Hier soir...

J'étais ivre mort, tu t'en es rendu compte certainement.

Qu'est-ce que t'es rigolo quand t'es bourré.

Alors tu vas voir, agent, je suis beaucoup moins drôle.

Alors ce qui se passe maintenant, si tu veux, c'est que j'ai peur qu'il y ait

une espèce d'énorme malentendu.

Oh merde, c'est la télé.

T'as la télé qui vient, c'est l'extra. Oui, je sais, c'est l'extra, mais

écoute, sois gentil, tu vas dans la chambre, tu m'attends, j'en ai pas pour

longtemps.

J'ai bien attendu trois ans, je peux bien attendre une heure de plus.

Bonjour Jacques. Bonjour France.

On est un peu en retard mais l'équipe arrive tout de suite. Pas du tout, pas

du tout, allez-y, allez-y, aucun problème.

Je, je, je vous ai pas réveillé. Non, non, non, pas du tout, je suis à vous

tout de suite, installez-vous, je me change. Allez-y.

Installez-vous.

Mais qu'est-ce que tu fais ? Ben je t'attends. Ah mais non, mais non, faut

pas m'attendre au lit, faut m'attendre en s'habillant.

D'ailleurs moi-même je m'habille.

C'est une fête foraine chez toi ? Qu'est-ce que t'as comme fringues ? T

'arrives à tout mettre ou tu fais appel à des potes ? Jacques.

Quoi ? Je t'aime, tu sais.

Écoute, Fred, il faut que je te demande quelque chose, mais c'est-à-dire que c

'est un petit peu délicat.

Attends, voilà.

Hier soir, quand on est rentrés, tous les deux... Est-ce qu'on a... tous les

deux ? Ah, est-ce qu'on a couché ensemble ? Maintenant, t'étais tellement

bourré, t'étais écroulé comme une bûche. Ah, bon.

Et c'est ça qui te tracasse ? Un petit peu, quand même. Arrête, je t'en veux

pas, ça arrive à tous les mecs, ça.

Oh, t'es bête.

Non, non, non, non, non, non, non, non, non. Dites-moi, Jacques.

Excusez-moi.

Autant de défense.

Excusez-moi, Jacques, je ne voulais pas vous déranger. Non, c'est pas du tout

ça. C'est la femme de ménage qui a eu une crise de nerfs, c'est ça ? La femme

de ménage ? Oui. J'espère que c'est pas trop grave. Non, pas du tout. Je lui ai

fait prendre une douche, c'est fini.

Messieurs, s'il vous plaît, messieurs, si on pouvait se dépêcher ? Doucement,

on arrive.

Bon, alors, François, on va se mettre sur le canapé, s'il vous plaît. Allez.

Allons-y.

Jacques, vous n'allez pas tourner comme ça.

Oh, pardon.

Je vais me changer.

Tiens, je vais aller faire réchauffer du café à la dame de la télé. Ah non, non,

non, non, Fred.

Fred, je voudrais que tu saches une chose.

Je suis pas un salaud, je te jure. C'est pas la peine de me le dire, ça se voit

tout de suite. Non, non, c'est pas évident.

Fred, je me souviens plus de rien.

C'est pas grave, ça.

Non, non, tu comprends pas, quand je dis rien, je veux dire vraiment rien du

tout. C'est-à-dire que je sais pas ce que j'ai dit, je sais pas ce que j'ai

fait, c'est le trou noir.

Alors, écoute, tu devrais comprendre que maintenant, je suis très emmerdé, Fred.

Qu'est-ce que tu me racontes ?

Que je me rappelle bien d'avoir bu la bourra avec toi, mais je me souviens pas

du tout de t'avoir ramené ici.

Comment ça, tu te rappelles pas ? Tu m'étais sorti de la tête.

Tu peux marcher ? Ah non, non, je préférais, mais je te jure que non.

Mais c'est la première fois que ça m'arrive.

Moi aussi, c'est la première fois que ça m'arrive.

Je ne savais pas qu'on pouvait oublier les gens d'une nuit.

Je sais, ça fout un coup.

Moi aussi, quand je t'ai vu débouler ce matin, ça m'a foutu un coup au cœur.

C'est lamentable, je sais. Je vous prie de m'excuser.

Vous pouvez toujours, ça ne mange pas de pain.

Il faut me comprendre aussi.

Hier soir, j'étais saoul comme je n'ai jamais été de ma vie.

Tout ce que j'ai pu dire, ça devait être sous l'effet de l'alcool.

Vous auriez dû vous douter. Si je vous ai demandé en mariage, c'est que je n

'étais pas dans mon état normal.

Mais moi, je vous ai jamais vu dans votre état normal.

Je suis pas extra-Lucie, je m'excuse, j'ai toujours vu bourré.

Non, non, le prenez pas comme ça, le prenez pas comme ça.

Puis vous savez, on a certainement passé une bonne soirée ensemble.

Enfin, du moins, je présume.

Oh, ça va, j'ai compris. De toute façon, quand il y a le plan, je pourrai quelque

part. Faut que je marche dessus.

Non, écoutez, je suis aussi emmerdé que vous, je vous assure.

J'arrive. Jacques, vous pouvez pas demander à votre femme de ménage de

donner un coup d'éponge sur la table ? Oui.

Vous n'auriez pas été dire que j'étais votre femme de ménage ? Il n'y a pas de

honte à être femme de ménage.

Vous avez des préjugés ? On ne risque pas de vous les voler, les prisés. Ça

fait deux heures que je les cherche. Vous êtes mirons, il y en a partout. Là,

là, là.

Regardez en face, là.

Vous avez qu'à suivre les fils, c'est pas difficile.

Jacques, vous ne changez décidément pas ? Non, c'est-à-dire que j'avais pensé

que décontracté, ça pouvait être sympa aussi.

Sans aller jusqu'au smoking, c'est quand même l'édition de 20 heures.

Si le dandy d'or voulait bien mettre un calmar, ça nous arrangerait.

On fait du tout public, nous.

Putain de pute.

Ah, merci.

Quelqu'un va me chercher mon Vanity Case dans la voiture ?

Bon, ben j'y vais.

Et merci.

J'arriverai à mettre dans la soirée ?

Tu viens m'attendre au train ? Non, seule.

J'ai rompu.

Ah oui, un vrai con. Oh là là, un con.

Menteur et compagnie, ce type.

Eh, alors lui, s'il bosse à la télé, moi je suis pris Nobel de chimie,

franchement.

Non, je te raconterai tout ça en détail, tu vas rigoler.

Hein ? Allez, asseoir, Jocelyne.

Ça y est ? Je peux rentrer dans ma chambre ? Vous êtes calmés ? Pourquoi ?

T'as peur de ta femme de ménage ? Bon, ça va maintenant, hein ? Oh, mais

escroque. Espèce de pédé. Mais ça commence à bien faire, hein ? Vous êtes

pas seul ici.

Qu'est-ce que j'en ai à foutre de ta télé à la con ? Ah ! Tiens ! Mais ça va

pas, non ? Vous savez que vous commencez à me gonfler, hein ? Vous avez quand

même pas perdu votre soirée, mine de rien. Vous avez quand même gagné une

montre à une brique, je vous signale.

Quoi ? Oui. Ta montre de Mathieu ? Oui.

Tu veux que je te la rende, ta montre ? Oui. Tiens, je vais te la rendre avec

plaisir. Eh bien, je ne dis pas non.

Ah, la salope ! Mais vous me faites chier à la fin !

Je vous ai pas touché ! On a bu et c'est tout, on a dit des conneries, c'est tout

! Et ça vous donne pas le droit de venir faire du scandale chez moi ! Je vais

quand même pas vous épouser pour vous faire plaisir non plus ! Non mais dis

donc, j'en veux pas de toi ! Tu crois que je suis amoureuse de toi ? Tiens !

Moi mes mecs, je peux en avoir autant que j'en veux et puis les meilleurs ! Eh

ben tant mieux pour vous alors ! De toute façon, quand on sera de prison, on

se foutra n'importe quoi sous la dent ! Tiens, tu l'as oublié ça aussi mon pote,

hein ?

On est presque prêts.

Au fait, j'ai oublié de vous féliciter pour votre dandy d'or. Bravo. Merci

beaucoup, France. Merci.

Est-ce qu'on peut déplacer le bassin à faire pisser ? Il est juste au-dessus de

la tête de Mme Roche.

Pas de problème, je me décale.

Ça s'appelle un pistolet quand on est poli, hein.

Ah ben, vous allez mieux.

Qu'est-ce que ça peut lui foutre, à celle-là ? Mademoiselle, voulez-vous

passer un petit coup d'éponge sur la table ? Vous serez gentille.

Non, non, laissez, je vais le faire.

Ah non, je vais le faire, ça me fait plaisir, M. Bollin.

Bon, alors, je commence en vous demandant si la courtoisie est un mode

de vie.

Formidable.

Tiens-toi.

Et voilà.

Elle est gentille, mais elle casse beaucoup.

Mais elle est gentille tout de même.

Jacques, si on l'interviewait...

Ça peut être drôle. Que pense sa femme de ménage du dindidor ? Ah non, non,

non, c'était un sort de question.

Pourquoi ? Parce qu'elle est trop timide.

Ah, mais moi je veux bien ! Je ne vous connais pas beaucoup, monsieur Belin,

mais je suis sûre qu'il y a des tas de choses à dire.

Vous voyez bien qu'elle n'est pas timide. Je n'assistais pas, France, je

ne suis pas d'accord.

Mais ça pourrait être très vivant. Ah oui, ça pourrait être très. Eh bien, je

ne fais pas l'interview ! Voilà, je ne fais pas l'interview. Vous avez gagné,

je ne fais pas.

C'est un branque. L'interview. Rien qu'à regarder ce qu'il met sur les murs, c

'est un branque.

Et voilà, à chaque fois c'est pareil, on improvise, et qu'est-ce que ça donne ?

Eh bien,

Oh, mais ce ne sera pas de la peu près. Je sais très bien ce que je vais dire,

monsieur Bolin. Eh bien, très bien. On va mettre ça au point tous les deux,

alors.

Vous voulez combien pour vous taire ? Ne s'inquiète pas, mon pote. Je m'en vais.

Mais qu'est-ce que vous faites ? Je vole.

C'est normal, les femmes de ménage, ça.

Ah, justement, le gandhi d'or.

Jacques, vous avez un problème ? Pas non. Oh, rendez-moi ça.

Fred, arrêtez la pétrolerie. Arrêtez ça. Rendez-moi le gandhi. Rendez-moi.

Pourquoi vous m'avez fait ça ? Moi, je ne sais rien demander.

Rien. J'en ai besoin. Juste une heure. Après l'émission, je vous le donne.

Allez. Qu'est-ce que c'est que ce bruit ? C'est rien, monsieur Chabot.

Ah, c'est bon, monsieur Bollard.

Qu'est-ce qui se passe ? Vous vous inquiétez pas, c'est pour la télé.

Donnez-moi ça.

Donnez-moi ça.

Oh,

merde ! Vous vous êtes fait mal ? Non, je m'amuse.

C'est vous, c'est vous, faites-le. Ne me touchez pas, écoutez.

Je vous jure, je ne vais pas le faire. Oh, écoutez, laissez-moi par terre, je

ne tomberai pas plus bas.

Venez, venez, vous croyez que vous pouvez marcher ? Je vous remonte, je

vous remonte là-haut, tenez.

Vous me direz quand ça passe.

Vous n'avez pas à bouger, je vous remonte là-haut. Voilà.

C'est rien, c'est rien, allons-y. C'est facile de jouer les jeux de musique.

C'est vous qui m'avez embarqué dans votre histoire. Je suis désolé, je vous

jure. Évidemment, c'est pas de notre peau, tu te rappelles de rien, toi.

Et ta soirée chez ton pote, tu t'en souviens de ta soirée chez ton pote ? Et

le gros que t'as assommé à coups de cul de billard, t'en rappelles ? Buleau !

Pardon. Quoi ? Merci.

J'avais encore eu un problème.

Mais non, pourquoi ?

Bougez pas, je vais vous chercher les glaçons.

Et on va pas y passer le réveillon, vous avez vu l'heure qu'il est, on n'est pas

rentrés en plus.

Je t'emmerde, je t'emmerde. Quoi ? Et vous avez un dainu, les gars ? Et bien

moi, si vous me faites pas des excuses, j'arrête de bosser. Nous nous énervons

pas. Alors si tu veux t'arrêter, tu t'arrêtes, et puis si vous voulez, vous

prenez votre cadre syndical pour en discuter.

Je veux oui qu'on le prend.

Viens, viens.

Moi, parce que moi, j'arrête avec lui.

Quoi, monsieur le maire ? Il arrive.

Allez,

on y va.

Bon, on est d'accord pour reprendre, alors on met tout de suite. Alors faites

le clap, j'arrive.

Il le fait exprès ou quoi ? Évidemment qu'il le fait exprès.

Bonjour à la journée.

Allez,

ça va être vite torché, va.

Ah, c'est le moment, oui.

Tu me cherches, mon pote ? Depuis le début, tu me cherches, connard ! J'aime

pas les sous-entendus, hein ! Eh, c'est pas parce que t'es Jacques Melec que tu

vas me passionner ! Jacques Melec !

Jacques Belin, est-ce que pour vous la courtoisie ? Oh putain, qu'est-ce qui se

passe dans ma vie, c'est pas vrai.

Qu'est-ce que vous faites encore ? J'essaye d'ouvrir l'eau. Mais ça va pas

taper comme un sourd ? Vous m'avez cassé le bandit ? Et alors ? Vous m'avez bien

pété le pied, ça fait un partout.

Ah non, ah non, c'est trop là, c'est trop. Je l'ai à peine touché.

Vous êtes malade pour serrer des robinets comme ça.

La chute c'est la pierre bleue toi.

Mon pied a doublé de volume.

Vous avez vu ? Vous avez même pas regardé.

Ça vous intéresse pas, hein ? Regardez-moi ça.

Mais répondez, mon Dieu ! Ah, décroche, Maurice ! Eh, y a pas marqué standard,

ici, non ? Surtout que ma paire de bottes, n'en parlons pas complètement

foutues.

Regardez. Non, mais je vous mens pas.

J'ai joué au roi Soir tellement ça me faisait mal.

Ça y est,

c'est coupé, là ? Surtout que c'était un souvenir d'une copine, celle que je

préférais.

Vous me répondez, ça coule encore ou pas ? Non, c'est coupé ! Bon, ben dites-le !

Encore un pépin.

Ils ont téléphoné pour arrêter le tournage.

Il paraît que ça vient du président Bulot.

C'est bien que j'ai discuté.

Il y a Jean-François Raguin au téléphone.

Merci, France.

C'est la première fois que je vois une chose pareille.

Eh ben voilà.

On y est.

La facture qui arrive.

Bon, ça va peut-être s'arranger.

Vous savez, moi, des bagarres, j'en ai vu.

Les types, ils sont prêts à se massacrer, puis le lendemain, c'est

fini, c'est oublié. Vous êtes gentil, mais là, ça sera pas oublié, non.

C'est pas la peine que je présente mes excuses.

Non, non, je comprends.

Je comprends, oui.

La semaine prochaine, c'est bien.

Et qui vont mettre à la place ? Ah, Mercier.

Une bonne idée, Mercier. Il est gentil. Oui, oui.

Écoute, quitte à te virer, je crois que je vais pas terminer la semaine.

Hein ? Je sais. Oui, oui, je sais. C'est une rupture de contrat.

Je sais ce que ça veut dire.

Voilà.

Salut.

Jacques, je suis vraiment désolée. Je ne comprends absolument pas qu'il n'y ait

rien pu se passer.

Non, non, c'est pas grave.

Tout va bien.

Tout va très bien. Je vous raccompagne, France.

Il faut être la petite, la femme de ménage. C'est pas trop grave. Non, non,

ça s'est très bien arrangé aussi.

Il a dû avoir mal entendu, mais j'aurai le fameux d'histoire. Il n'y a pas de

problème.

Je vous en prie.

Permettez que je vous embrasse, France.

Vous avez manqué de

munitions, là.

Qu'est-ce que vous faites ? Je change de chaussures.

Je ne sais pas si vous êtes au courant, mais mes bottes ont beaucoup souffert

sur toute la droite.

Vous partez ? A votre avis ?

Vous allez me laisser tout seul comme

un con ? Vous devez avoir l'habitude.

Fred.

Vous voulez pas rester ? Vous êtes gonflé, vous, hein ? Faudrait que je

console la vedette. Elle supporte pas d'être seule, la vedette.

S'il y a une vedette ici, faut le dire, parce que moi, j'en vois pas.

Ou alors petite, hein ? Petite, petite.

Non, je voudrais que vous restiez, parce que... Vous me faites du bien.

Ça devait être un sens unique. Moi, j'ai rien senti.

Non.

Pas longtemps.

Cinq minutes.

Ah !

C'est pas vrai, bonhomme.

J'avais oublié combien ça tenait pas le coup.

Merci, vous êtes gentille.

Je suis poire, ouais.

Écoutez, c'est pas la mort, franchement.

Faut pas se laisser aller comme ça, hein ? Bon, vous avez raison.

On va arroser ça ?

Oh, quel chantier vous avez fait.

C'était moche, mais quand même.

Jacques, mais qu'est-ce que vous avez fabriqué encore ? Vous n'allez pas

rester comme ça, vous allez vous couper, là. Regardez, il y a plein de verres.

Écoutez, vraiment, hein. C'est parce que... Vous voulez collectionner, là.

Non, c'est parce que... Vous voulez... T'as vu ? Vous voulez tomber.

Je sais pas.

Je suis minable, j'arrive même pas à te dire...

Ah, allez, ça va s'arranger.

En plus, avec votre situation, vos relations, vous avez retrouvé du boulot

vite fait, non ? Vous savez que c'est pas les propositions qui me manquent.

Hier, j'ai encore refusé l'inauguration d'un mammouth.

Serrez-moi fort, Fred.

C'est bien, ça.

Tu dois rapporter gros à un mammouth. Dans les combien ? 15-20 000 balles. 20

000 balles ? 15 pour moi.

Plus les avantages.

J'ai 20 ans de produit d'entretien gratuit.

C'est formidable. Pourquoi vous avez repoussé ? Parce que là, il fallait

déguiser en boîte de cassoulet avec les grosses saucisses pour les bretelles. Il

y a des limites quand même.

Vous êtes une fille bien, Fred.

Arrêtez de me regarder comme ça.

Je vous regarde comment ? Avec vos yeux.

Je ne vais pas vous faire un dessin. Vous ne pouvez pas comprendre ça.

Vous savez, cette nuit, c'était super.

Et c'est moi.

Pourquoi ? Oh, je ne suis pas un Kleenex.

Et pour vous, c'était comment hier soir ? Ça aurait été nul, je ne serais pas

là.

Qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous avez du café derrière, regardez.

Vous êtes assise, non ? Oh, ben dis donc, je ne suis pas ratée.

Vous voulez une brosse ? Non, non, ça va aller.

Et on a vu d'autres.

J'ai mon train à prendre.

Au revoir.

Vous avez le temps pour votre train encore ? Oui, mais enfin, je préfère

être en avance pour pas le rater.

Vous savez ce que c'est avec les trains, sinon... Je sais.

Il suffit d'être en retard pour que le train soit déjà parti.

Bon.

À Metz, vous allez, c'est ça ? Oui, oui, à Metz.

Enfin, Metz. Metz.

Au revoir.

Au revoir.

Et vous m'en voulez pas trop ? De quoi ? Je sais pas, d'hier soir, d'aujourd'hui.

C'est pas les raisons qui manquent.

Pourquoi je vous en voudrais ? Vous êtes le plus gentil que j'ai rencontré.

Ça, faut le dire vite.

Je peux le dire en prenant mon temps.

Vous êtes pas un salaud, vous.

J'en ai connu des salauds, vous êtes pas un salaud.

Vous m'avez fait voyager pendant une nuit.

J'ai pas emmené bien loin, quand même.

C'est pas une question de distance.

J'avais pas approché un homme depuis trois ans et... Vous vous embrassez

bien.

C'était pas grand-chose, ça.

Si.

Vous savez, les gens qui meurent de faim, on leur donne pas un repenti tout

de suite.

Faut le réhabituer doucement.

Au revoir.

Au revoir.

Je pourrais pas avoir encore un peu dehors de...

Pour me réhabituer doucement.

À cette heure-ci, je vous offre le dessert.

Je crois que je peux y aller maintenant.

Parce que vous savez, moi...

Les desserts, quand je commence, je ne peux plus m'arrêter.

Ce ne serait pas raisonnable.

Allô ? Ah, écoute, Marlène, je n'ai pas le temps.

Quoi ? Non, tu ne la connais pas, c'est une amie.

Mais je n'en ai rien à foutre de ce qu'a pu te raconter Raguin.

Ok, je suis un con. Très bien, tu m'appelles pour me dire ça, c'est bien.

Ok. Ok.

Comment ça, une pute ? Et alors ? Je suis bien sorti pendant deux ans avec

une connasse ? Et le mot pute, par exemple, tu devrais l'employer avec

précaution.

Et je vais te dire une bonne chose, Marlène.

Tu mérites même pas qu'elle te marche dedans, cette fille-là.

Et pourtant, ça lui porterait bonheur.

Oh, merde !

Gardez-la, s'il vous plaît.

Stop, stop, stop !

Sous-titrage MFP.

Merci.

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