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Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam.
Nous sommes ici au cœur de l'Asie éternelle, celle des bambous et des
rizières. Entre jungle et mer de Chine, l'aventure est partout.
C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages
inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux
autres. Je ne suis pas venue là pour me faire des amis, c'est clair.
Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.
Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?
Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac
et qui va parvenir.
La vengeance, c'est un plat qui se mange.
Ils sont de tous âges et de toutes conditions.
Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné
pour se lancer dans l'inconnu.
Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.
Ça va marquer les mémoires de tout le monde.
Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura
supporter la souffrance physique ?
Koh Lanta, c'est très dur.
Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au
départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.
Après 12 jours d'aventure, la machine rouge tourne à plein régime. Et la
victoire elle est pour vous les rouges, bravo ! Les dos sont encore au complet,
après avoir remporté toutes les immunités depuis la recomposition des
deux tribus.
Mais l'organisation du camp laisse à désirer. Les hommes travaillent pendant
que les filles les ardent au soleil. Oh le riz il ne cuit pas ? C'est encore la
bronze d'être parti.
Ce qui a le don d'agacer Claude, leur capitaine, lui qui n'a pas ménagé ses
efforts pour faire gagner son équipe lors de la dernière régate.
Côté Vang, en revanche, c'est la débâcle.
Ils ne sont plus que 6, 4 membres de l'ancienne équipe rouge, Véronique,
Coulet, Philippe et Jean-Pierre, contre seulement 2 représentantes de la
première équipe jaune.
Du coup, Marine et Aurélie sont isolées, surtout depuis l'élimination, pour la
deuxième fois consécutive au Conseil, de leur seul allié, Virginie. Et leur
sentence est irrévocable.
Les jaunes rentrent marqués et divisés en deux clans.
Aurélie, la benjamine, ne décolère pas. Elle n'a pas apprécié que le conseil se
transforme pour elle en tribunal.
Moi, je ne me permets pas de juger les gens.
Et je n'aime pas qu'on me juge non plus, surtout en cas de jaune.
Aurélie a une position plutôt attentiste, de voir un petit peu qui
fait quoi et puis après de se rapprocher. D'accord Aurélie ? Non, pas
d'accord.
Il a un caractère très fort, c'est le leader.
Elle, c'est la plus jeune, donc c'était peut-être pas très délicat de la
critiquer comme ça.
De leur côté, les ex-Rouges n'ont pas du tout vécu le même conseil. Pour eux, il
a même été constructif.
Je pense que ce conseil va être positif, surtout pour les filles. Je pense qu
'elles ont bien compris. Ce qu'on leur demande, c'est de s'ouvrir un peu et d
'essayer de rentrer avec nous. Je pense que c'est ce qu'ils ont eu à faire
maintenant, d'essayer de s'ouvrir à nous.
Bon, il faut qu'on se parle un peu plus.
Il faut crever peut-être des abcès quand il faut le faire.
Je pense que la nuit va porter conseil et que demain matin, on y verra un peu
plus clair là-dessus.
Le souhait de Jean-Pierre n'a pas été exaucé, bien au contraire. La nuit n'a
pas porté conseil aux jaunes et ce matin...
Les deux groupes se regardent en chien de faïence et chacun s'accuse d'être à l
'origine de cette scission.
Une ambiance spéciale aujourd'hui.
J'ai l'impression que la différence entre les deux camps se creuse de plus
en plus.
Quand ils sont arrivés, ils parlaient de « il n'y a plus qu'une équipe, on oublie
nos couleurs ». Et en fait, ça n'a jamais été le cas.
Je me rends compte du malaise des jeunes, mais ils ne font pas non plus d
'efforts pour eux, de leur côté, de venir nous parler.
Les filles ne viennent pas vers nous. Il faut que chacun fasse le pas. Je pense
qu'elles auraient dû le faire elles d'abord parce qu'elles étaient en
minorité. Ce n'est pas comme ça qu'on l'entend. Il faut se battre.
C'est celui qui ressent quand même le malaise qui doit s'exprimer plutôt que
celui qui sent le groupe bien.
Et avec chacun des différences, c'est difficile de manipuler des caractères
comme ça, je veux dire. JP, c'est un psychologue caché.
Il ne nous connaît pas.
Et puis il arrive, allez hop, toi tes défauts c'est ça, tes qualités c'est ça.
Je ne sais pas pour qui il se prend, mais bon, il faut qu'il arrête.
Moi je l'appelle le gourou JP.
Moi je n'ai pas à m'expliquer.
Je suis franc, honnête, j'ai dit ce que j'avais à dire au conseil.
Aurélie, je ne vais pas aller la voir pour moi m'excuser de ce que j'ai dit,
parce que je n'ai pas d'excuses à présenter.
Elle est un peu en retrait, elle est un peu derrière.
Voilà, c'est mon sentiment.
C'est le statu quo chez les vangues.
Personne n'est disposé à faire le premier pas.
Alors que côté rouge, Boris et Valentin sont pragmatiques. S'ils veulent manger
du poisson, ils doivent s'en donner les moyens.
Le but, il faut vraiment qu'on ramène du poisson et surtout des gros poissons et
avoir assez à manger pour tout le groupe.
Donc on est motivés.
Il faut dire que pour l'instant, c'est le seul à avoir pêché un poisson avec le
harcon. Donc c'est fort possible qu'on ramène un.
Regarde ce truc ! Elle est superbe ! On va le mettre dans le riz.
Moi,
c'est une fierté d'avoir amené de la nourriture pour l'équipe. Ça change du
riz, ça permet de mixer un peu le riz, lui donner un goût, ça permet d'amener
des protéines. Et puis moi, c'est un réel plaisir. Tout va bien dans le
meilleur des mondes.
Dire que c'est notre petit taille Chris à nous, il a toute la panoplie, le petit
short et en plus, il va chercher le poisson.
Ce repas roboratif est une aubaine pour les rescapés et il est arrivé à point
nommé.
Car ils vont avoir besoin de toute leur force pour affronter ce qui les attend.
Ça commence mal, il y a un mot qui s'appelle en enfer.
Que le souffle du dragon vous pousse dans la bonne direction.
Prenez vos affaires, vous partez en enfer.
On va avoir une épreuve super difficile là, qui va être super hard.
Ça veut dire qu'on va marcher toute l'après-midi avec orientation à Trek. C
'est l'équipe qui arrive la première à un point, qui ramasse le maximum de
trucs sur son passage.
Avec le sac à dos plein comme un armé, voilà. Tu pars avec ton sac à dos, tu
vas crapahuter.
On a bien fait, on s'est bien reboostés en mangeant, donc ça va.
Allez !
Bonjour à tous ! Alors si vous avez pris votre sac, c'est parce que vous êtes
partis pour longtemps. Vous ne rentrerez pas ce soir sur votre campement. Vous
allez partir à la découverte de cette île, sur deux parcours différents.
Et le problème, c'est qu'il y en a un qui est beaucoup plus difficile que l
'autre. L'objectif, c'est de prendre le sentier du dragon. Plus facile, plus
court, vous bénéficierez d'un bivouac confortable et surtout d'une collation
réparatrice. Alors que si vous empruntez la piste du Tigre, ce sera plus long.
Plus compliqué, bivouac sommaire et uniquement un peu de riz blanc pour
reprendre des forces.
Mais pour pouvoir prendre le sentier du dragon, encore faut-il découvrir sur
cette plage une carte qui est enfouie dans le sable.
Et pour trouver où, il vous faut connaître une direction et une distance.
Pour trouver la direction de cette carte, vous allez aller dans la mer,
décrocher une plaque d'orientation en bois qu'il faudra fixer sur son support
afin de savoir dans quelle direction partir.
Pour la distance, l'un d'entre vous dans chaque équipe partira vers la mangrove à
la recherche d'une corde. La longueur de la corde vous donnera la distance depuis
le support.
La première équipe qui brandit sa carte empruntera sur ce trek le sentier du
drague. Les rouges, vous êtes 8.
Les jaunes ne sont plus aujourd'hui que 6. Par conséquent, un garçon et une
fille ne participeront pas à cette épreuve. On va commencer par le tirage
au sort des filles.
Attention, ouvrez.
Audrey, vous ne participerez pas à la recherche de la carte.
Messieurs, vous êtes quatre. L'un d'entre vous sera dispensé d'épreuves.
Abdella, Claude, Boris et Valentin.
Retournez, ouvrez.
Abdella, vous ne serez que spectateur.
Allez vous mettre en place.
Attention, trois, deux.
1, go ! Première étape de ce jeu du dragon, rapporter sur la plage la plaque
d'orientation qui est attachée en mer.
De leur côté, Boris pour les rouges et Marine pour les jaunes doivent se
précipiter dans la jungle pour détacher la corde.
Ça y est, les jaunes repartent avec leur plaque suivie de près par les rouges.
En
forêt,
Marine déroule méthodiquement sa corde alors que Boris ne parvient toujours pas
à dénouer le nœud qui emprisonne la sienne.
Marine repart. Boris, lui, est encore en train de dérouler sa corde.
Les jaunes et les rouges, il faut maintenant correctement placer votre
plaque pour trouver la direction de la carte.
Les deux tribus ont placé leur plaque d'orientation. Il leur faut maintenant
la corde pour savoir à quelle distance creuser.
Marine revient la première.
La langue du dragon donne la direction. Il faut donc aligner la corde sur
la langue.
Boris arrive enfin.
Allez Boris, sprint ! Les rouges vont eux aussi pouvoir creuser pour trouver
la carte. Rien n'est perdu.
Dans la lignée de la langue, dans la lignée de la langue.
Allez ! C'est bon, allez bien.
Boris, viens ! Allez, décalez-vous, décalez-vous ! Les jaunes sur le sentier
du dragon ! Bravo ! Super !
Les jaunes bravo ça s'est joué à une seconde alors vous avez déjà votre carte
le fameux sentier du dragon pour la piste du tigre voici la carte avec un
parcours plus dur et plus long
Sur vos cartes, vous allez découvrir des repères. Dans un rayon de 10 pas autour
de ces repères, vous devrez découvrir à chaque fois une plaque de bois comme
celle-ci, avec un tigre pour vous les rouges et avec un dragon pour vous les
jaunes. Au total, 20 plaques à récupérer. Je vous invite à arriver au
bivouac avant la nuit pour découvrir la carte qui vous permettra de poursuivre
votre périple demain matin.
L'équipe ! qui se présentera devant moi demain avec le plus grand nombre de
plaques, remportera le confort et une récompense qui ira même au-delà des
efforts consentis tout au long de la journée.
Imaginez plutôt un coup de téléphone à vos proches.
Oh Véronique, dès que j'ai parlé de
téléphone, les larmes sont arrivées.
Ça va aller.
Vous avez envie de parler à qui ? Mon mari.
Philippe ? Ça sera pour mes quatre enfants.
Laurence ? À mes enfants.
Il vous manque ? Oui.
Mais pour ça, il faut gagner. Il faut avoir plus de plaques que vos
adversaires. Bonne chance à tous. À demain.
D'avoir gagné la première partie.
Là, du coup, c'est vrai qu'on partait un peu dans les clans ce matin. Et là, on
est tous ressoudés. On est à fond. On sait qu'on va avoir un parcours plus
facile. On va faire ce qu'on a à faire et se défoncer pour gagner les coups de
téléphone qui tiennent à cœur à pas mal de gens.
Je pense qu'Aurélie est émue en pensant aux coups de fil à son amoureux demain.
On va y arriver. On va tous s'arracher. On va tous s'arracher. On va y arriver.
Tous. Les jaunes sont tourneboulés à l'idée de pouvoir parler à leurs
proches. Mais pour espérer téléphoner en France, il faut d'abord remporter ce
trek. Marine prend le commandement des opérations.
Vous êtes prêts ? Allez. Calendrier chinois, allez.
Tadam ! Départ.
Arbre. Arbre, mille racines. Le premier obstacle, c'est l'arbre aux mille
racines.
Je pense qu'il ne doit rien avoir 36 qui ressemble à ça. Donc il sera à droite du
chemin. On va ouvrir nos yeux.
Et on y va. Allez, allez.
Dès qu'on le voit, on s'arrête.
Les vans s'engagent sur le sentier du dragon. Un chemin plus court et surtout
plus facile que celui de leurs adversaires.
Ouais, c'est là.
C'est là, c'est là, c'est là.
Il y a mille racines là.
Alors on pose bien ça qu'on cherche.
Voici l'arbre aux mille racines. Dans un rayon de dix pas autour de ce repère se
trouve la première plaque marquée d'un dragon.
Trop facile.
On débarque, il ne s'est même pas écoulé une minute, on a déjà trouvé la première
plaquette.
Simple et efficace, les jaunes sont très méthodiques.
Alors que les rouges, eux, sont plus brouillons.
Départ ici.
Il y a un chemin à droite, à gauche.
Regarde là-bas, c'est un passage, là, Abdelham.
C'est la carte, voilà, donc on est apparemment sur la plage ici.
Ce serait au milieu.
Je pense qu'il est au milieu, le passage, normalement.
Ok, c'est par là.
C'est par ici.
Abdallah, viens, c'est par là.
Mais là, il y a une balise, qu'est-ce que tu me racontes ? Si moi, je vous dis
que c'est par là, c'est par là.
Ah, il y a une balise là-bas. Oh, il y a une balise là-bas.
Oh, Boré, il y a une balise là-bas. Venez, il faut suivre les balises.
On ne va pas commencer à crier parce que sinon, on ne va pas s'entendre.
Une plus une, ça fait deux. Je crie pour la paix, il n'entend pas d'ici.
Claude est une personne prise d'autorité.
Donc, on verra bien comment ça se passe.
C'est pour qu'il est toujours sur l'un ou sur l'autre parce qu'il a raison et
il a honte de question que ça se passe comme ça. Sinon maintenant, il faut
trouver de l'arbre.
Un gros tronc avec un petit tronc.
Après bien des hésitations, les dos pénètrent dans la jungle à la recherche
de leur premier repère, l'arbre courbé.
Eh Claude, envoie la carte, je suis devant.
Je vous dirai, je vous dirai, je vous dirai.
Arrête de direr, vas-y, reste derrière, passe-moi la carte et quand tu iras
devant, je te passerai la carte.
Et là, il y a deux arbres.
Là, il y en a un touché. Là, il y en a un touché, là. Oui, c'est ça. À mon
avis, il est plus loin.
Quand on est tous stressés, les garçons commencent à prendre des directives et
tout. Après, il n'y a plus aucune cohérence.
Ils gueulent, on ne s'écoute pas. Et puis, c'est vrai que ça ne marche pas.
Encore.
OK,
ça y est, je l'ai. Il est devant nous.
Maintenant, il faut faire les dix pas.
Enfin ! Les rouges ont trouvé leur premier repère.
L'arbre courbé. Mais là encore, c'est la cacophonie et chacun n'en fait qu'à sa
tête.
Il y a une série de vins qu'il faut qu'on retrouve.
Le 2, c'est le rocher dressé. On recherche le rocher dressé. C'est pas
celui-là, là ? Non.
Celui-là, non, non. C'est pas du tout la même forme.
Là, moi, j'hésitais plus avec celui-là, mais non.
Moi, je dirais bien celui-là.
Non, non.
Si, si, si, celui-là.
Et regarde, regarde. C'est juste cette forme-là. Regarde, là, le creux, là.
Il n'y a pas de creux, là.
Tu vois ce que je veux dire ?
Dans l'autre sens, le creux. C'est pas celui-là.
Ça coûte rien de faire 10 pas.
Il y a l'autre à côté qui est plus proche.
Moi, je regarde la photo, pour moi, ça ressemble pas du tout.
C'est exact.
Regardez les détails autour. Moi, je regarde tout. Je trouvais celui-là assez
ressemblant avec la pierre, mais tout le monde n'est pas trop d'accord, donc on
va continuer.
On va voir. Bon, on y va ? Décidément, quelque chose ne tourne pas rond chez
les Rouges. La tribu est totalement désorganisée. Du coup, trouver les
plaques de bois devient très compliqué.
Les vangues, eux, sont réglées comme du papier à musique, avec comme chef d
'orchestre Véronique.
Véronique a pris la tête depuis le début. C'est une randonneuse à 7 ans
perdus chez elle.
Elle manoeuvre bien la cadence, elle ouvre bien, elle a un bon coup d'œil.
Elle a beaucoup d'énergie, elle en veut, donc elle est devant et elle trace.
Des fois, il faut lui dire « Ouh, Véronique ! » Doucement.
Oui, je vais trop vite, je vais ralentir. On y va.
Là, il y a un rocher avec un arbre. Vous venez ? Allons voir.
Venez voir.
Oh là ! C'est par là ! C'est là ! Ça y est ! On a trouvé le gros rocher.
Je l'ai trouvé ! C'est du 100% pour Marine. L'hôtesse de l'air
virevolte de repère en repère, rien ne l'arrête.
Il fallait creuser.
Sur le sentier du dragon, comme sur une piste de roller derby, Marine, la
parisienne, n'a pas froid aux yeux.
Je suis une guerrière, oui, j'aime bien me battre, j'aime bien gagner.
On est des guerrières, les filles !
J'ai un surnom roller derby, c'est Absolute Vermine.
Vermine absolue.
Patins aux pieds, les filles prennent le pouvoir. Et ce n'est pas pour déplaire à
cette célibataire de 35 ans. C'est vrai que les machos qui sont persuadés avant
une épreuve de la gagner et qui se font battre par une fille, c'est assez
plaisant.
Dans un avion ou sous un chapiteau, l'hôtesse de l'air aime dominer la
situation.
Trapéziste expérimenté, Marine a choisi de faire de sa vie un jeu. Je suis un
peu fantaisiste, je prends vraiment le côté rigolo de la vie.
J'essaie de voyager, faire des choses rigolotes, j'essaie de faire des choses
qui m'abusent.
Il était là sous les feuilles ! Deuxième de suite. C'est l'équipe qu'il fallait,
c'est l'équipe qu'il fallait pour gagner. T'as bien choisi finalement ton
équipe. Je suis fier d'avoir tiré le bon numéro.
Marine qui est une grande chance aujourd'hui, je pense que c'est son jeu
aujourd'hui.
Elle nous apporte sa joie.
Et sa chance et surtout son coup d'œil.
Les filles, elles déchirent grave aujourd'hui.
Donc voilà, c'est une belle équipe.
Un gros rocher. Ouais, ça va aller, t'inquiète.
De leur côté, les Rouges n'ont pour l'instant trouvé qu'une plaque. Il faut
dire que la confusion règne, ce qui agace le très cartésien Claude.
On ne s'arrête pas à faire n'importe quoi à chaque fois.
Oui, mais bon, on s'avançait, on voyait moins de rochers.
Il y en a un qui part en éclaireur, s'il en repère un, il appelle.
On ne rentre pas dans les... C'est le début, c'est normal qu'on découvre
aussi. On rentre dans les sentiers pour chercher la plaque autour du symbole. Il
faut toujours qu'il y en ait un qui parte en éclaireur au pire des cas.
Un ou deux éclaireurs et le groupe derrière qui suit.
L'organisation était un peu brouillon, mais je crois qu'on a compris comment ça
fonctionnait. Je pense qu'il devrait du moins avoir moins de problèmes
maintenant sur la route. La mise au point était nécessaire
et porte rapidement ses fruits.
L'arbre ligoté, voilà, on poursuit notre petit bonhomme de chemin, tout va bien.
Un arbre avec des grosses lianes comme un nœud.
Voilà,
on est à 4.
Allez hop, on est bon.
La quatrième. Là, si ça continue comme ça, je pense qu'on va pouvoir avancer
rapidement. Les dos progressent vite, mais autour de l'arbre froissé, l
'affaire se corse.
Regarde Boris, dans l'arbre, dans l'arbre. Il n'y a rien ?
Voilà, on a peut-être un peu plus de mal à le trouver parce que là, la végétation
est dense, donc c'est pas évident.
C'est sûr que c'est celui-là, l'arbre.
Oui,
oui, c'est ça.
Sûr, sûr, sûr, sûr.
Là ! Là ? Non.
On va le trouver, de toute façon, on ne va pas partir sans la plaquette, mais on
va encore continuer à chercher, mais bon.
Excéder le quart d'heure, je pense qu'il ne faut plus s'attarder.
Il faut chercher les enfants, il faut chercher.
Après 20 minutes de recherches infructueuses, les filles baissent les
bras. La chaleur et la fatigue ont eu raison de leur détermination.
Ça ne sert à rien de persévérer, de chercher, il vaut mieux avancer et qu'on
arrive bien avec 19 et qu'on arrive à temps avant la tombée de la nuit, sinon
on va perdre trop de temps.
Elles veulent téléphoner et ils ne cherchent pas.
Voilà, c'est ça.
Ceux qui veulent le coup de téléphoner, ils n'ont qu'à se bouger le cul et
chercher la plaque aussi, parce que c'est toujours les mêmes qui bosseront.
Sur le camp, c'est nous qui bosserons, et là, c'est encore nous qui bosserons.
Moi, j'ai dit à Claude, c'est bon, maintenant, on y va, parce qu'il faut
avancer. On ne va pas rester une heure sur une plaque.
Les dos abandonnent une plaque en route.
Cela pourrait leur porter préjudice.
Non mais c'est pas vrai ! J'ai trouvé ! D'autant que les jaunes, en fin lignée,
ont jusque-là trouvé tous les symboles du dragon.
Le cinquième ! Un
dragon de plus ! Mon premier, c'est pour mes quatre enfants !
Les jaunes sont efficaces, ce qui n'a pas été le cas de leurs adversaires.
Mais au moment de se croiser, les deux tribus gardent leur butin secret.
On vient
de croiser l'équipe adverse.
Ils devaient être un petit peu en avance, puisqu'apparemment leur parcours
est un peu plus court. Et nous, on ne sait pas combien de temps ils restent à
faire de l'autre côté encore.
Claude a raison de s'inquiéter. Son équipe n'a pour l'instant récupéré que 5
plaques de bois sur 6 possibles, contre un sans faute pour les jaunes, 8 sur 8.
Les rouges sont donc en retard, alors que leur trek est plus long et plus
difficile que celui de leurs adversaires.
Du coup, les garçons accélèrent la cadence, au risque d'oublier en route de
précieuses plaques marquées d'un tigre.
On cherche le tronc couché. On a accéléré parce qu'il nous reste un
tiers. On veut tomber absolument au bivouac avant la tombée de la nuit.
Il est là. C'est bon, allez, appuyez le lave-oeuf.
Parfait.
Aïe, les dos cherchaient la plaque de l'arbre couché, mais ils ont trouvé
celle du repère suivant, le lit de rivière.
Dans la précipitation, ils sont donc passés devant l'arbre couché sans le
voir.
Qu'est-ce que vous voulez faire ? On va y aller vite fait,
tout le monde nous attend là.
Et voilà, on se dépêche.
Allez, c'est parti.
Le confort, j'ai l'impression qu'il n'y aura jamais, à part le feu, jamais de
confort. Nous, les quatre, on est destinés à ne pas avoir un seul confort.
C'est pas du tout ça. C'est pas du tout ça.
C'est pas du tout ça.
Regarde, il y a le trou en bas, il n'y en a pas.
On abandonne la plaquette du tronc couché. On est monté super haut. On a
cherché un peu.
Sans grande satisfaction, donc il faut avancer.
La nuit tombe là.
On va avancer. Tant pis, c'est la deuxième.
Deux perdus.
C'est un coup dur.
Les garçons sont revenus bredouilles. Il leur manque donc deux plaques. Les
rouges n'ont plus le droit à l'erreur.
Je l'ai ! Direct ! Direct ! Côté jaune, c'est carton plein jusque-là, 11
sur 11. Le prochain, c'est quoi ? Regarde, arbre torsadé. Non, pas très
très très très long. Le douzième repère, c'est l'arbre torsadé.
Mais Aurélie tombe par hasard sur le repère suivant, l'arbre aux grosses
épines.
Epines. Ah, est-ce que ça ressemble ? C'est ça.
On a loupé l'autre.
Merde, on en a loupé un.
On fait quoi ? Vu qu'on est là, on cherche ici ?
Et on remonte après ? Allez.
Il y a beaucoup de feuillages, donc visibilité nulle.
Il n'y a rien. Il y a que des feuilles.
On y va ? On a ratissé l'arbre à grosses épines et on n'a rien trouvé.
Donc on préfère remonter le chemin et vérifier celui sur lequel on n'a pas
fait de fouille. Là, par contre, on perd du temps, ça fait des allers-retours.
Si bien on avait avancé, on aurait trouvé les deux autres.
Pour la première fois, les jaunes piétinent.
Impossible de trouver la plaque de l'arbre aux grosses épines. Du coup, ils
rebrouchent chemin pour dénicher l'arbre torsadé qu'ils ont oublié en route.
Mais le temps presse, car sous les arbres, il fera bientôt nuit.
Oui, c'est ça.
Qu'est-ce qu'il faut faire vite, là, maintenant ? Parce que la nuit va
tomber, donc je pense que là, il faut activer.
Bon, allez, on attaque.
Allez, on serre, on serre. Allez.
Allez.
Allez.
On file, on file, on file. Pomp, pomp, pomp, pomp. Allez.
Victoire. Leur acharnement a payé.
Reste maintenant à trouver la plaque de l'arbre aux grosses épines. Bon, allez,
on se le fait, alors. On le refait ? Oui, on le refait.
On en a déjà trouvé un.
Maintenant, on va essayer de trouver celui-là.
Je ne trouve plus là. Mais plus ça va, plus ils sont difficiles.
Oui, il y a des bêtes dedans.
Dans trois minutes, on s'en va. Parce que là, on a perdu trop de temps sur
celui-là.
Deux minutes et on décroche.
On continue la route. Il faut se battre pour les cuvantes.
On a le 14 et le 15 à faire, on peut les prendre les deux ans. Attends, c'est pas
grave si on en loupe un. Allez, on y va.
On n'a pas bloqué l'arme, on a perdu du temps.
Autant chercher deux autres, ça me fait peur de partir et d'en louper un en
fait. Parce que je suis quasi sûre que notre équipe pourra totaliser ces
planchettes. Les vangues choisissent la prudence car la jungle est de plus en
plus sombre. Et tant pis pour cette plaque, la première qu'ils abandonnent
sur le sentier du dragon.
Le soleil se couche aussi côté rouge et la pente se fait plus raide.
Ça devient difficile parce qu'on est fatigué et que la nuit elle tombe. Donc
ça devient assez difficile.
Les aventuriers sont exténués mais ils ne baissent pas les bras.
Allez là la grotte. Allez là c'est là.
Là on est à la grotte. La grotte c'est la dernière.
Bon il faut poser les sacs, chercher la dernière.
C'est autour du rocher alors.
Dernier emplacement, dernière planchette.
Il reste quelques dizaines de minutes avant la nuit, donc il faut qu'on se
dépêche à trouver la planchette et qu'on monte.
C
'est
une super nouvelle,
on est à bout de chemin.
Donc 13 sur 15. Je pense qu'on a fait un bon parcours quand même.
C'est épuisant.
C'est mémorable.
Même si on ne gagne pas cette épreuve, je pense qu'on peut être fiers de nous.
Parce qu'on s'est vraiment battus comme des lions.
Comme des tigres.
Comme des tigres, voilà.
Et on a fait le meilleur de nous-mêmes. Et il n'y a personne qui a lâché. Donc c
'est une belle victoire quand même.
Ouf, le bivouac.
Les rouges vont enfin pouvoir se reposer et se restaurer.
Un repas bien mérité.
Le trek était très difficile, surtout sur la fin où c'était vraiment en
montée. C'était vraiment épuisant. C'est vrai qu'on est fatigué.
On a marché, je ne sais pas, 4 heures de temps. Donc, monter, descendre, on a mal
aux pieds. C'est vrai que là, on est épuisé.
C'est la carte pour demain, ça ? Arrivée.
Ça va, on aura plus de force, il ne nous reste pas beaucoup.
J'ai trop faim, dépêchez-vous, je vous jure. On est combien ? 13 ou 14 ?
Vous imaginez quoi qu'ils ont les autres ? Je crois qu'ils ont tout trouvé.
Ça, la petite fausse note aujourd'hui, c'est d'avoir tapé deux tablettes. On en
a 13 sur 15.
On a deux fautes, nous. Maintenant, il faut voir si l'adversaire l'en a fait ou
pas. C'est un peu toujours dommage de miser sur l'adversaire.
Il a fait ce qu'on a pu, en tout cas.
Les Rouges se couchent inquiets.
Tous le savent, demain... Ils devront faire un sans faute s'ils veulent avoir
une chance de remporter ce trek.
Allez les gars, profitez bien.
À la victoire.
Les jaunes, eux, sont au paradis. Ce festin, c'est l'aboutissement d'une
journée bien remplie et la récompense bien méritée de leur victoire du matin.
Après un trek de malade qu'on a fait sous une cadence très soutenue, on
arrive au bivouac et on trouve un gueuleton typiquement d'ici.
Spécialité vietnamienne, pour moi je suis aux anges.
Mangez doucement, parce qu'on va avoir mal au ventre.
Ça doit être de la pâte typiquement vietnamienne.
Là c'est un vrai repas, c'est génial. C'est très bon, croustillant, c'est
frit, un peu d'huile, ça fait que du bien.
On a reçu le petit dessert.
Là, on se fait la pastèque pour adoucir.
C'est une tuerie.
Oh là là, qu'est-ce que c'est bon.
Je pense qu'après ce bon repas, on va passer une bonne nuit pour être sur la
deuxième partie du trek demain.
Oh là là, mon ventre.
Les vangues s'endorment repus et confiants. Il ne leur manque qu'une
seule plaque.
Demain, ils feront tout pour gagner ce précieux coup de téléphone.
Bonne nuit.
Ce quatorzième réveil, loin de leur camp, sans feu et après un maigre repas,
est laborieux pour les rouges.
Ils ont très mal dormi et le trek de la veille pèse lourd sur les organismes.
J'ai mal aux jambes, j'ai mal au dos vu que j'ai mal dormi.
C'est vrai que c'était une bonne journée bien dure hier, très difficile.
Moi qui n'aime pas spécialement marcher, qui préfère courir, c'est vrai que les
tricks, c'est pas trop ce que je préfère.
4 heures à marcher sans arrêter, c'est pas dur.
C'est fatigué et courbaturé que les dos doivent poursuivre leur périple.
Mais ils ne sont pas très optimistes sur leur chance de victoire.
Je ne suis pas trop confiant sur cette épreuve.
Je pense qu'avec le parcours plus court des jaunes, donc logiquement un temps
plus long pour trouver les plaquettes, elles ne sont pas dûes à en laisser en
chemin comme nous on l'a fait.
C'est pratique.
On compte faire un 18 sur 20. 18 sur 20, c'est pas mal, mais il en manque 2, donc
on peut vite se faire battre.
Si les rouges doutent... Les jaunes, au contraire, sont euphoriques.
Il ne leur manque qu'une seule plaque. Ils sont rassasiés, reposés.
Et les difficultés rencontrées la veille les ont même
soudées.
Moi je trouve que la journée d'hier ça a été extraordinaire pour nos six, pour l
'intégration avec les filles. On était tous en groupe hier, on était vraiment
bien, on a bien rigolé, ça nous a fait du bien.
Les treks, c'est fait pour solidifier aussi les groupes. Ça permet d'être
proche dans la difficulté et dans l'effort. Alors, regardez, on est là.
Tout est effacé, il n'y a plus d'exos rouges et d'anciens jaunes. Il y a une
équipe de jaunes volontaires sur un objectif donné.
En plein milieu, donc on ne peut pas la rater.
C'est vrai qu'on a fini la journée hier vraiment en un groupe et on était
vraiment incluses dedans. Je pense qu'aujourd'hui, ça sera la même parce qu
'on va continuer le trek vers le vent.
Il y en a que celui de Tigre.
On en a ramassé que c'est du tigre, regarde.
Et donc le tigre c'est pas à nous.
Stupeur ! Les jaunes viennent de réaliser qu'ils ont ramassé par mégarde
une des plaques de leurs adversaires.
Toi c'est quoi ? Des dragons ou des tigres ? Que des dragons.
Non on n'a qu'un tigre.
C'est une plaque qui appartient aux rouges. On l'a ramassé sans faire
attention et que c'est une plaque à eux.
Allez ! On file, on file, on file !
Il nous en manque deux avec celle-là.
Parce que ça fait celle qui nous manque, plus celle-là, ça fait deux.
Alors moi, déjà, une plaque en moins, ça m'inquiétait.
Alors en deux, ça m'inquiète encore plus.
C'est vrai que ça met un petit coup au moral. Il nous reste encore cinq plaques
à trouver.
Espérons au moins trouver ces cinq plaques et pouvoir faire le break ou la
différence avec les rouges.
Les rouges, eux, ont rapidement trouvé leur première plaque de la matinée.
Mais autour de l'arbre araignée, c'est une toute autre histoire.
Ça paraît un petit peu plus compliqué que tout à l'heure.
Donc on s'est parpié un petit peu les uns les autres de chaque côté pour
essayer de la trouver. Mais bon, elle est difficile celle-là.
Non, on va la trouver, il y en a bien qui va créer gelée.
Putain ! C'est pas évident.
C'est vraiment plein de morceaux de bois, plein de feuilles, etc.
Donc là, c'est dur de trouver la plaquette.
Je vais chercher une aiguille et j'ai une motte de fou.
C'est quoi, trois minutes encore ? Troisième erreur, ça va être trop
nouveau.
Troisième erreur, c'est trop.
On a perdu.
Une, ça pouvait passer.
Deux, c'était un coup de bol. Mais trois, c'est pas possible.
Donc nous, si on ne trouve pas celle-ci, on peut dire qu'on a perdu le confort.
Vous voulez faire quoi, les filles ?
Allez, on y go.
Allez.
Elle est là.
Jure ? Elle est là ? Oui.
Bien joué.
Ah, franchement, bien joué, là.
Bien joué, Boris. Bien joué, Boris.
Dernière minute, et puis je commence à regarder l'arbre creux, là, et je me
dis, ah, il y a un guille sous roche, il y a quelque chose. Et puis je commence à
regarder, et avec le reflet, je me suis dit, c'est bon, c'est ça. J'espère
vraiment qu'on en a assez, plus, pour que les filles puissent appeler, quoi.
Donc qu'on n'ait pas fait tout ça pour rien.
Donc voilà, content.
Incroyable, alors que toute la tribu avait baissé les bras, en laissant
derrière elle une troisième plaque, Boris l'a trouvée.
Les vangues n'ont pas ce genre de frayeur. La machine jaune est bien
rodée. Je l'ai ! A l'intérieur d'un termitière.
Je l'ai ! Et c'est à vitesse grand V qu'ils ont récolté leur dernière plaque.
Une de plus, ça ne fait pas de mal.
Ce matin, ça a été assez rapide, assez bref. La technique était bonne, on s'est
élevés. On a ramassé nos bouts de bois et ça a été vite fait.
Je termine bien.
J'ai trouvé les premières et la dernière.
Mais avec un total de 18 sur 20, les aventuriers toutes.
On a quand même la petite inquiétude dans un coin de la tête par rapport à
celle qu'on n'a pas trouvée hier et celle qu'on a de l'autre équipe.
Si je m'emballe et qu'après on perd, je vais être trop trop déçu.
Je préfère me dire une chance sur deux et on va voir le résultat.
Je pense qu'elle tient à cœur à tout le monde cette victoire. Pour moi la
famille c'est tout. Donc si j'arrive à parler à ma mère, ma petite soeur, mon
fils, je suis super heureux. C'est un coup de douce pour continuer l'aventure
tranquillement.
Moi je serais terriblement déçu. Je pense qu'on va tous craquer un petit peu
si vraiment l'équipe adverse l'emporte.
L'épilogue du trek est proche. Alors, joie immense ou terrible déception ? Le
sort en est jeté. C'est fébrile que les jaunes avancent vers leur destin.
Bonjour à tous. Bonjour.
Je vous vois tous avec des mines fatiguées. Je sais que le trek a été
éprouvant. Il y a une récompense formidable à la clé, vous la connaissez,
c'est ce fameux coup de téléphone à vos proches.
Et j'ai tout de suite envie de savoir combien de plaques vous avez découvert
sur le parcours, les rouges.
18 plaques.
Et vous, les jaunes ? 19.
19 plaques ? Oui.
Les rouges, est-ce que sur vos 18 plaques figure un tigre ? Oui.
Les jaunes, est-ce que sur vos 19 plaques figure un dragon ? Non.
Une plaque comporte un tigre.
C'est-à-dire une plaque qui appartient au départ au rouge, qui ne peut pas être
comptabilisée. Je vais donc tout de suite récupérer la plaque avec le tigre.
Alors, les rouges, cette plaque a été découverte par les jaunes deux heures
après votre passage au même endroit. Par conséquent, à aucun moment les jaunes ne
vous ont handicapés. Et ce qui est certain, c'est que cette plaque avec un
tigre ne peut pas être comptabilisée pour vous les jaunes.
Vous êtes à égalité. Par conséquent, il va falloir vous départager.
Je pense que vous avez déjà constaté que sur le champ de chaque plaque était
inscrit un motif.
Je vais vous demander de reconstituer cet idéogramme vietnamien qui signifie
le mot amour. A l'aide de 20 plaques, vous en avez trouvé dans chaque équipe
18. Par conséquent, je vais vous en donner deux autres et celles-ci seront
vierges. A vous de savoir où il faudra les placer.
Véronique, les deux plaques du dragon. Merci.
6 jaunes, 8 rouges.
Pour respecter l'équité, les rouges, un garçon et une fille seront là uniquement
en spectateur attentif. On commence par les filles. Attention, ouvrez.
Wafa, venez vers moi. Messieurs, tendez le bras, retournez la
main, ouvrez.
Valentin, avec Wafa.
Attention, top chrono.
Le secret pour réussir cette épreuve du puzzle, être organisé, méthodique.
Les jaunes tentent de reconstituer le puzzle à même le sol, sous la houlette d
'Aurélie, alors que les rouges, eux, tâtonnent.
Les deux tribus sont à la moitié de leur puzzle.
Il n'y a pas de temps à perdre, mais attention car les champs des planches se
ressemblent terriblement. Pour qui n'est pas attentif ?
On l'a le haut, le haut, on l'a le haut.
Non, calme-toi Philippe.
Parce qu'il bloque le haut, je voulais le prendre en arrière.
Personne ne bloque, personne ne bloque, c'est une bêtise.
Peut-être en dessous et au-dessus, non ? Non, non, c'est pas ça.
C'est ça, c'est comme ça, regardez. Comme ça, c'est comme ça.
On continue avec encore un trait. C'est un petit, juste un petit.
Non, c'est surtout ton clos, celui-là. Il faut qu'il tue.
Ouais, c'est celui-là.
Au-dessus, celui-là, au-dessus.
Allez, vas-y.
Allez, on vous envoie.
Attention du côté des jaunes, on est en train de placer toutes les plaques, les
20 au total sur le chevalet.
Terminé ! Les jaunes, la victoire elle est pour vous, bravo !
Allez, c'est pas grave.
Les jaunes, les jours se suivent et se ressemblent. Deuxième victoire d
'affilée. Il y a eu celle avant le trek.
Et ce puzzle réussi, cet idéogramme amour qui vous permet donc d'avoir cette
belle récompense. C'est l'une des plus belles récompenses ? Ah ouais, la plus
belle. Je laisse les endroits contre.
Moi, je veux ma chérie.
Pour vous, j'imagine que c'est difficile à accepter, Laurence, de ne pas avoir de
nouvelles de vos petits bouts. Je m'étais partie dans cet esprit-là. Je
préfère penser que je ne les avais pas. Comme ça, ça faisait moins mal.
Mais il n'y a rien à dire.
Ils étaient vraiment très forts, donc je suis très contente pour eux.
Bon, les Rouges, ça fait un peu plus de 24 heures que vous avez quitté votre
campement. Vous allez pouvoir le retrouver, vous reposer un peu.
Et je vous retrouve demain pour la prochaine épreuve d'immunité. Et
reconcentrez-vous surtout.
Les Jaunes, ce téléphone est là. Il est pour vous. Deux minutes chacun.
Qui va commencer ? Véronique, vous allez appeler qui ? Tenez. Merci.
Ma chérie ! Oh putain ! Tu vas bien ma putain ? C'est moi mon cœur. Oui ça va
très bien, t'inquiète pas.
Dis-moi vite comment tu vas. Tout va bien, ne t'inquiète pas. Je t'admire, je
t'admire, je t'admire. Tu es formidable.
Je t'aime fort mon cœur. J'ai toujours peur pour toi. Non mais n'aie pas peur,
ça va. Tu peux pas t'imaginer.
Ça va, t'inquiète. Et confiance.
Je te fais un gros bisou, je t'aime très fort.
J'irai le plus loin possible pour toi, pour tout le monde. Bisous mon cœur.
C'est formidable.
Bisous, je t'aime.
Et dites-moi, Véronique, quel bavard ! Oui, il n'arrête pas. Vous n'arrivez pas
à en placer une ? Ah ben non.
Bon, ça va, je suis contente.
Aurélie ? Tu ne te rappelles pas du tout ? Aurélie, c'est quoi le problème ? Le
numéro de Miloud ! Bon, Marine, à vous.
On va lui laisser un petit peu de temps.
Vous vous appelez qui, Marine ? Ma mère.
Allô ? Ça va ? Est-ce que c'est supportable, les gens
autour de toi ? Oui, oui, ça va. Bon, mais toi, ça va ?
Oui, parce que tu as maigri, je suppose.
Pas tant que ça, non. Je n'ai pas l'impression d'avoir trop maigri encore.
J'aimerais beaucoup qu'on parte une semaine au Golfe Bleu quand je rentre.
Oui, mais tu rentrerais quand ? Je ne sais pas, mais on verra ça quand je
rentre. Je te fais des gros bisous. Oui, moi je t'embrasse beaucoup, beaucoup.
Bon courage, je pense tellement à toi.
Marine, c'est quoi le Golfe Bleu ? C'est un endroit où on partait tous les ans
quand j'étais petite.
Et ça fait des années qu'on n'y est pas partie.
Et voilà, j'aimerais bien partager ça avec elle en rentrant. Parce que vous en
avez pris conscience ici, sur l'aventure ? Voilà, ça m'a donné envie de partager
ça avec elle en rentrant.
Aurélie, ça revient petit à petit le numéro ? J'ai trois chiffres. On laisse
passer Jean-Pierre ? Allô ? Mon cœur.
Ah bébé ! On est trop confondus.
Ça va, chérie ? Non, ne pleure pas, sinon je ne vais pas y arriver, bébé.
Non. Ça va, tout va bien ? D'abord, je voulais dire... Oui, mon cœur. Merci
pour toutes les pleurs que je t'ai livrées le vendredi.
Tu es mon amour.
Tu manques trop, chérie.
Toi aussi, tu manques.
À bientôt, bisous.
Allô ? Oh, mon fils, comment ça va ? Bien, toi ? Ouais, super.
Je voulais juste te dire que je t'aime et que tu manques.
Ouais, je pousse au maximum, tu sais, je lâche rien.
Comme on fait d'habitude tous les deux.
Je t'aime, fils.
À bientôt.
Allô ? Ça va Alex ? En forme mon fils ? Allô ? Allô ?
Ah bah c'était mon destin.
Ça a coupé.
Ah c'est magique de les avoir parce que d'un coup c'est comme si on donnait une
piqûre de bonheur et donc il faut être capable de la digérer donc souvent ça
passe par les sanglots mais c'est les sanglots de bonheur. Allô ? C'est moi !
Allô ? C'est moi ! Tu m'entends pas ? Ah c'est mon âme, c'est le droit de la vie
!
Ouais, je te ramènerai quand je rentre. Je te promets, je te ramènerai.
Plein ? Ouais, je te ramènerai plein.
Papa, je t'aime. Moi aussi, je t'aime, ma fille.
Fais-y un gros bisou à la petite et puis c'est bon.
Fais-y un gros bisou.
En arrivant, j'ai réussi à faire le feu tout de suite. En arrivant, j'ai réussi
à faire du feu tout de suite.
T'as réussi à faire du feu ? Ouais, j'ai réussi en arrivant tout de suite, j'ai
réussi. Et mon homme, garde la pêche. Il faut garder le moral.
Fais attention à toi, mon homme.
Allez, bisous tout le monde.
Bisous.
Garde la pêche, mon homme. Ouais, ouais, c'est bon, c'est bon.
T'inquiète pas pour rien, tout va bien.
Allez, mon amour, allez ! Le plus chouette, c'était ma petite-fille, parce
qu'elle n'a que 3 ans et depuis qu'elle est née, pratiquement, je ne l'ai jamais
quittée d'une journée, ne serait-ce peut-être même qu'une heure.
Bon, là, c'est quand même 14 jours qui commencent à poser lourd. Ici, sur ce
petit phare à cheval, elle a fait un énorme bisou. Il est en forme de C,
comme ça, parce que ça fait le C du Christ.
C'est celui qui nous protège. Pour moi, c'est celui qui me protège.
Depuis que je suis arrivé, pratiquement, je ne quitte pas ce short et il me porte
bonheur.
Est-ce que vous l'autorisez exceptionnellement à déborder de 30 ou
40 secondes pour avoir son fils ? Moi j'aurais du mal quand même à vous
laisser repartir sans un petit mot à Latif, votre fils.
Ouais. Allô ? Je t'entends pas. Allô ? T'es avec tonton ? Oui. Oui, ça va ?
Oui. T'as bien travaillé à l'école ? Oui.
Ah, super, super.
Super. Ça me fait plaisir de parler.
T'es toujours aussi bavard, tu parles jamais au téléphone.
Oui. Bon, je te fais un gros bisou, d'accord ? À bientôt. Gros, gros bisou.
Mon fils n'est pas très bavard, il m'a répondu seulement.
Il me disait juste le fait de m'entendre savoir, ça fait plaisir, ça met du bon
mot au cœur et ça fait avancer, c'est clair.
Aurélie, est-ce que vous avez en tête maintenant le numéro de Miloud ? Non, je
ne trouve plus la fin.
Qui est-ce qui connaît le numéro de Miloud ? Ma mère doit l'avoir.
Vous appelez votre maman et ensuite Miloud.
Allô ? Allô, maman ? T'as le numéro de Miloud à me passer ? Oui, attends.
Cherche-le, vois.
Tu manges bien ?
Oui, ça va.
Allez, dépêche-toi.
Ok,
ça marche.
Merci, moi. Bon, allez, je te laisse, je dois raccrocher.
Oui, mais bon courage, Milou. Ouais, merci, merci.
Un bisou.
Allô ? Allô, Milou ? Allô ? Allô, tu m'entends ? Oui.
Ça va ? Allô ? Ouais.
Je passe bien, tu vas bien ? Oui, ça va.
Ouais ? Ouais, et toi ?
Allô ? Oui, mais t'entends pas ou quoi ? Ça va mon cœur ? Ça va ? Ça va et toi ?
Oui, ça va.
Oui, si, ça va. Tu vas bien toi ? Oui, ça va, tout va bien. Ça va, ça va, je
bronze. Ouais ? Non, t'es en forme ? Oui, ça va. T'as le coup mon cœur ?
Ouais, ça gaze.
J'essaie de tenir le coup jusqu'au bout. Ouais, ça marche, t'inquiète.
Jusqu'au bout ? Ouais, t'inquiète.
T'as sauté la mer, tu vas aller bouffer.
Oui. Hein ? Oui.
Moi, je te laisse parce que j'ai pas beaucoup de temps. Allez, à bientôt.
Bisous, bisous, ciao.
C'est trop court.
On s'est rien dit, en fait.
On s'est dit ça va, ça va. Et toi, ça va, ça va.
Voilà,
en gros, c'était ça la discussion.
Ça vous a fait plaisir de parler à votre chérie ? Oui, très plaisir.
Bon, les jaunes, ça vous fait un bien immense, je le sens.
Mais attention, vous n'êtes plus que six, les jaunes, face à huit rouges.
Et demain, on se retrouve pour une immunité. Vous venez d'en perdre deux d
'affilée.
Donc revenez demain face aux Rouges, conquérant !
Les Rouges
rentrent déçus sur leur campement, mais Claude est surtout préoccupé par le feu
qu'ils ont abandonné il y a près de 24 heures. On est partis faire un trek, on
n'a pas dormi ici ni rien, donc à notre avis le feu il est mort, mais j'espère
qu'il est là quand même.
La grosse bûche, elle a tenu, putain ! Amène la brindille, vite ! C'est bon.
Ça repart.
On prend du petit brindille pour pouvoir mettre le feu en sûreté. C'est vital.
Il nous faut notre feu.
Le défi, c'est de s'attaquer à elle. Il y aurait un tas de brindilles ici, ça
serait tous les jours des brindilles.
Les brindilles, on doit s'en servir à un certain moment. Le bois, un peu plus
doux qu'un autre.
Je l'aurais déjà dit, ça ne s'imite pas.
Ce n'est pas grave.
Effectivement, les filles n'ont pas l'âme de Vestal, de gardienne du feu. Au
contraire, leur élément est plutôt aquatique.
En même temps, ça fait 15 jours qu'on ne s'est pas lavé.
Les peaux mortes, elles sont moindres.
C'est vrai qu'une bonne douche en confort, ce ne serait pas drôle.
Un brossage de gants intensif.
Je crois que je ne coupe pas la brosse à dents.
Moi, je suis une personne qui est très proche de moi-même, donc c'est vrai que
dès le premier jour, déjà, de ne pas me laver, ça me traumatise.
Et je suis très proche de mes dents aussi, donc même quand je rentre de
boîte à moitié défoncée à 6h du matin, je pense quand même à me laver les
dents. Donc vraiment, là, j'ai subi au niveau de la dentition.
Mais bon, j'ai pas l'impression qu'elles soient... qu'elles soient moches.
Les filles, il y a moyen que vous ramenez du petit bois, comme ça, ça se
répartit un peu les tâches.
Merci. Les filles, quand il faut faire des efforts peut-être un peu plus
intenses, on va dire que c'est pas leur tasse de thé.
Franchement, elles ont demandé l'égalité des sexes, elles se sont battues pour,
donc il faut que chacun puisse mettre sa main à la pâte sur le campement.
J'ai l'impression tellement qu'elle n'est même plus hydratée que je me
gratte.
Avec Abdelhan, on a fait le plein de bois.
Et nous, on va chercher des plantes.
Ouais, il faudrait des brindilles, mais surtout, là, on a fait un bon foyer,
donc ça devrait durer assez longtemps, normalement. Mais il faut quand même
jeter un oeil.
Décidément, avec les filles, aujourd'hui, la flamme rouge a du souci
à se faire.
Pas d'inquiétude chez les jaunes. Au contraire, grâce à cette victoire, les
Vangues sont sereins, apaisés, contents d'être ensemble.
C'est vrai qu'hier matin, l'ambiance était un peu tendue.
Et le fait de partir comme ça à fond deux jours sur une épreuve d'équipe, ça
nous a ressoudés, ça c'est sûr.
Il est bien aussi d'avoir la famille au téléphone, c'est sûr. Heureusement qu'on
a gagné. L'unité de cette équipe, aujourd'hui, elle ne fait plus débat.
Tout le monde est super bien intégré. J'aimerais tant que tous les six, on
puisse aller à la réunification, que je me batte pour ça.
On est dans la tête déjà de la prochaine épreuve, à savoir l'épreuve d'immunité,
qu'il faut gagner impérativement.
On a marre de se faire ratatiner pour les immunités.
Donc demain, on va gagner.
Pour l'instant, la scission ex-rouge, ancien jaune s'est volatilisée. Les
vangues ont repris confiance en eux. Une confiance qui semble inébranlable.
Alors que tout vacille côté rouge.
Attention, c'est pas droit.
Là,
c'est le gauche.
C'est parti le riz ou quoi ? Ah putain !
Tout ? Non, pas tout, mais une bonne partie.
Ça fait la moitié des portions qui sont parties en l'air. Ça fait chier.
Organisé comme des pieds nickelés, je te jure.
On voit le riz par terre, le gâchis. Je pense que sur Koh Lanta, on n'a pas le
droit au gâchis.
Vas-y, sors le riz, là. Faut rajouter combien ? Faut rajouter 5.
C'est une catastrophe.
Dans Koh Lanta, le riz, c'est le bien le plus précieux des aventuriers.
Pourtant, depuis 14 jours, les rouges piochent sans compter dans leurs
réserves. Mais là-bas, il nous reste un tiers.
C'est chaud, hein ? Donc là, on était obligés de rajouter 4 coquillages de
riz, sachant que déjà, on est plus que plus que limite sur le riz.
Donc voilà, il nous reste à peu près un tiers sur les 5 kilos.
Ok, on est 8, les autres 6, mais si on arrive à la réunification avec une
quantité de riz très faible, ça ne le fait pas trop.
Dans tous les cas, c'est certain qu'un jour, on va venir à manquer de riz. On
est un petit peu comme ça nous les rouges, on vit au jour le jour, à l
'heure à l'heure, on voit un petit peu ce qui se passe, on s'équipera un petit
peu plus tard et pas maintenant.
C'est la force des rouges.
Si peu de riz à ce stade de l'aventure, c'est un cruel manque de prévoyance.
Mais Audrey ne réalise pas qu'il y a péril en la demeure. On ne va pas se
prendre la tête pour trois grains de riz. Le jour où il n'y en aura plus, il
faudra viser autrement et puis c'est tout. Et c'est un comble, car chez elle,
la Stéphanoise est tout sauf négligente. Elle est même maniaque.
Audrey est une acharnée du ménage, une forcenée de l'hygiène. Pour elle, la
propreté, c'est une religion.
J'aime bien que la poussière soit faite, que les affaires soient bien à leur
place.
Je suis maniaque.
Ça ne me pose pas de problème du tout de faire le ménage la nuit. Juste pour me
coucher tranquille et me dire, mon Dieu, c'est bon, ta maison, elle est prête.
Pour Audrey, la vie doit être assez épuisée et citadine. La nature, très peu
pour elle. Je n'ai pas un plaisir à regarder pendant 10 minutes un arbre ou
une colline aussi.
Quand je vois les gens complètement idiots devant leurs animaux de
compagnie, moi, ça me rend malade.
A 24 ans, Audrey veut se confronter à Koh Lanta pour dépasser ses peurs.
J'ai envie de vivre comme je pense.
Et même si je pense que je vais me planter, je le fais quand même.
Et au moins, après, je sais pourquoi je me suis plantée.
À table ! Désolée pour les catastrophes. Non, ça va.
Je ne les connais non plus.
Je pense que c'est une erreur qui peut arriver à tout le monde.
Je n'y ai pas fait attention.
Je passe à autre chose. Je ne vais pas me prendre la tête.
Deux jours, parce qu'il y a quatre portions de riz qui sont parties.
Demain, on va essayer de voir s'il n'y a pas bouffé.
Demain, il faut essayer.
Il faut du manioc.
Ça économisera du riz.
Les naufragés se couchent inquiets pour la suite de l'aventure. Et si le riz
venait à manquer ? Du coup, la simple évocation de bon petit plat devient une
torture pour Boris.
On peut parler de nos enfants. On n'entend que toi.
Ce matin, pour pallier le manque de riz, Claude s'est levé tôt.
Un ou deux comme celui-ci, ce sera parfait.
On va bien manger.
Une nouvelle fois, il est le seul à subvenir aux besoins des autres rouges
qui, eux, attendent sagement que Claude leur serve le petit déjeuner au lit.
Il y a au moins 40 crabes.
Tu vas manger ? Il y a les grosses pinces qu'ils ont.
Il a le don de nous faire rêver, Claude.
Toujours au réveil, magnifique.
Claude a ramassé une quarantaine de crabes. Donc on a pu se faire pour la
première fois un petit déjeuner.
Tiens, on va faire.
Les crabes, c'est très bon.
Ah ouais, c'est délicieux.
Je vais casser une dame.
Le petit déjeuner est copieux, mais les estomacs rouges sont exigeants.
Malgré la pénurie de riz, les aventuriers décident de remettre le
couvert. Par contre, on ne fait qu'une dose de riz, ça c'est clair.
On ne peut pas se permettre d'en faire deux.
Moi, je vais en manger maintenant, je suis trop faim.
Je n'en peux plus.
Le riz, effectivement, quand j'ai regardé hier, il ne reste pas grand
-chose. Donc, on va, je pense, déjà enlever une dose.
Combien t'as mis de dose, André ? Huit.
Donc, on a mis une portion de moins.
On commence à faire attention un petit peu au riz.
Elle était un peu forte ces derniers jours, j'avoue. Maintenant, nous, il
faut qu'on mange aussi parce qu'on est toujours 8, nous, sur le croppement.
Donc voilà, si on arrive sans riz, j'avoue, ça la foutrait mal, la
réunification. Mais bon, on arrive sans rien, on arrive sans riz.
Une quarantaine de crabes et une bonne dose de riz.
Décidément, les dos ont une conception toute personnelle du rationnement.
Les jaunes, eux, sont plus uniques jamais.
On s'embrasse pour dire bonjour.
On est copains.
Le trek les a soudés. Ce matin, ils redoutent l'épreuve d'immunité.
On est tout jaunes et l'équipe, elle est super.
Et on a à cœur maintenant, tous les six, de gagner et de remporter le maximum d
'épreuves pour ne pas aller au conseil et rester le plus longtemps soudés dans
ce groupe-là. On est bien.
Tu vas venir ? Oui.
Les deux filles qui restent, on les aime très bien. C'est pour ça qu'elles sont
avec nous.
C'est des filles qui se donnent à fond pendant les jeux, qui sont très
réfléchies, très posées, très fortes. Donc il faut absolument qu'elles aillent
avec nous jusqu'à la réunification.
L'unité affichée fait plaisir à voir.
Mais Aurélie n'est pas dupe. Pour elle, des clans perdurent.
Voilà, aujourd'hui, preuve d'immunité.
Donc ça peut tout changer.
Pour que l'ambiance reste telle qu'elle est depuis le retour du track, il faut
gagner les épreuves. Sinon, on saute.
Bonne ambiance ou pas bonne ambiance, je pense qu'on sera les deux premières à
partir.
Ce n'est peut-être pas impossible que ce soit Aurélie qui sorte.
Marine, elle est très efficace. Et puis, JP ne voit que pareil.
Donc, ce sera moi et ensuite, ce sera Marine.
Il faut qu'on y arrive tous les six ensemble.
Si on gagne les deux immunités, ça change tout.
Il ne faut pas piller les rouges. Moi, dans l'intérieur, de toute façon, je l
'ai toujours dit, je ne vais jamais contrôler avec ce rouge.
C'est sûr.
Moi, je ne peux pas changer sur mes positions car je n'ai qu'une parole.
Pour l'instant, ce sera soit Aurélie, soit Marine. Mais je n'espère pas.
Philippe et Coulet n'en démordent pas. L'alliance des ex-rouges doit continuer.
Car à la réunification, les deux compères espèrent retrouver les autres
garçons. Ce qui est beaucoup moins évident pour Jean-Pierre.
L'ex-soi aimerait voter au mérite.
Pour Coulet et Philippe, le rouge reste dominateur.
C'est l'alliance du premier jour.
Ils ressentent ça comme l'appartenance à un groupe qu'il ne faut pas lâcher. Moi,
ce que je privilégie aujourd'hui, c'est la performance.
Véro peut se sentir menacée dans ce discours-là, mais elle est très honnête.
Elle nous remercie chaque jour qu'elle se lève de l'avoir... Pour elle, c'est
de l'avoir emmenée jusque-là.
En cas de défaite à l'immunité, l'issue du vote jaune s'annonce donc incertaine.
Alors que c'est un coup de tonnerre qui retentit sur le camp rouge.
Jennifer envisage de quitter l'aventure.
Et là, j'arrive à un stade où j'en ai marre.
Je me languis de chez moi rentrer voir ma famille.
Je me languis de me nourrir.
J'en ai marre de me lever tout le matin et d'être à moins 15 de tension alors
que j'ai toujours une pile.
Je ne rejoins pas un enfant.
C'est vite fort, je m'économise.
Moi, c'est ma pote ici, donc si ma pote a besoin, je serai là.
Oui, besoin de réconfort, besoin de... Si je peux la pousser à aller le plus
loin possible, franchement, je serai plus heureuse. Mais si elle, elle ne
peut plus.
Jennifer est fatiguée, démotivée, démoralisée, ce qui ne ressemble pas,
mais alors, pas du tout, à la tornade qui a l'habitude de faire trembler la
cannebière. Vous savez quand même que j'arrive toujours à vous convaincre de
partir pour un petit peu plus ? Toujours.
Jennifer sait se faire entendre. La belle marseillaise à la tchatche éclame
haut et fort ses opinions.
Quand je dis quelque chose à dire, je le dis, je ne passe pas par quatre chemins.
Je suis un petit garçon manqué finalement sous mes grands airs de jeune
demoiselle.
Du haut de ses 23 ans, Jennifer est fière de sa réussite. Quand elle veut
quelque chose, elle l'obtient. Et gare à celui qui tente de résister.
Je ne suis pas du genre à baisser les bras. Je ne me vois dans aucun autre
travail que celui de commercial.
Parce que j'ai toujours besoin de parler, j'ai toujours besoin d'échanger,
de communiquer avec les gens. Ça serait super sympa qu'on puisse convenir de
rendez-vous maintenant.
Cette gouaille, cette exubérance, c'est aussi son bouclier contre les maux de la
vie. Depuis le décès de son père, il y a trois ans, Jennifer lutte pour honorer
la mémoire de celui qui était tout pour elle. C'est vrai que ça me manque
énormément.
C'est les yeux qui manquent le plus.
On se comprenait tout le temps par le regard, on n'avait même pas besoin de
parler. Je voyais tout de suite que c'était fier de moi, quand il avait
quelque chose à me reprocher.
Ça aurait été un rêve que mon père me voie participer à cette aventure.
Et encore mieux si j'arrive jusqu'au bout, qu'il soit encore plus fier de moi
que ce qu'il a été auparavant.
Moi, là, je commence à être en manque de mon quotidien. Je commence à être en
manque de plein de choses dont j'ai besoin.
Quand tu te retrouves seul, tu es obligé de penser à certaines personnes.
Si elle part, en tout cas, elle va laisser un gros vide ici sur le camp.
Jenny, je sais qu'elle n'était pas très bien ces derniers temps.
Si on gagne l'épreuve là, je pense que tout rentrera dans l'ordre.
Abdelha a raison. Il ne faut pas prendre de décisions hâtives. D'autant que l
'épreuve d'immunité est annoncée.
Vous êtes prêts ? Restez soudés et le tour est joué. C'est pour nous. C
'est un truc physique.
Il y a deux pierres à tirer pour nous.
Si on enlève un garçon et on enlève une fille, on a encore pas mal de potentiel
derrière, physiquement, pour tenir la dragée haute à JP, Koulé et Philippe. Je
pense qu'une tête jaune va tomber.
Bonjour à tous. Bonjour.
L'heure est grave, surtout pour vous les jaunes. Vous restez sur deux défaites
consécutives lors des deux dernières épreuves d'immunité avec deux passages
au conseil. Il faut impérativement se ressaisir sous peine d'être vraiment en
difficulté par rapport aux rouges qui sont à 8 alors que vous, vous n'êtes qu
'à 6.
Le totem est remis en jeu.
Laurence, merci.
Aujourd'hui, pour gagner l'immunité, vous allez devoir faire preuve d
'équilibre, d'esprit d'équipe.
et avoir aussi pas mal de souffle le but ultime c'est de tenir en équilibre tous
ensemble sur les plateformes dans la mer il faudra tenir cinq secondes mais
auparavant c'est un relais que je vous propose pour aller chercher six drapeaux
le premier relayeur va aller récupérer le drapeau le plus éloigné du point de
départ et le placer au niveau du deuxième
Et ainsi de suite, pour que le sixième relayeur puisse récupérer les six
drapeaux et les rapporter sur la plage. C'est à ce moment-là que vous pourrez
vous élancer dans la mer pour tenter de tenir en équilibre.
Les rouges, vous êtes huit. Une femme et un homme ne seront que spectateurs
aujourd'hui. Je vais commencer par les femmes. Wafa, Audrey et enfin Jennifer.
Tendez la main, retournez-la, ouvrez.
Les garçons, Boris, Valentin, Claude, Abdelha,
tendez le bras, retournez la main, ouvrez.
Claude, les jaunes, les rouges, allez vous mettre en place.
Vous voulez éviter le conseil ? Alors il faut gagner ! 3, 2, 1, go !
Deux athlètes comme premier relayeur. Abdelha contre Koulé. Ils doivent aller
récupérer le drapeau le plus éloigné pour le rapprocher d'un cran.
Abdelha perd du temps. Il ne parvient pas à détacher son drapeau.
J'ai voulu défaire le deuxième.
Ça y est.
Coulet a déposé son drapeau. Le prochain relayeur devra donc récupérer ces deux
drapeaux pour les faire avancer d'un cran supplémentaire.
C'est une fusée rouge qui dépasse Coulet.
Grâce à son sprint, Abdella a facilement refait son retard. On se tape dans la
main pour le passage de témoin. Top pour Valentin.
Top pour Marine.
Valentin doit à son tour rapprocher ces deux drapeaux d'une étape en direction
de la plage.
Les rouges ont une longueur d'avance sur les jaunes. Boris dépose déjà ses trois
drapeaux alors que Philippe n'a toujours pas récupéré les siens.
Pour Boris, et qui va passer une témoin, top, à Jean-Pierre. Allez Jean-Pierre,
allez ! Audrey perd du temps, mais Jean-Pierre se trompe. Il passe sans
voir ses drapeaux.
Heureusement pour les jaunes, l'ex-soi se rend très vite compte de son erreur.
Allez Jean-Pierre ! Décidément, Jean-Pierre est totalement perdu avec
ses drapeaux. Il en a oublié un en route.
Il doit donc faire demi-tour et fait perdre un temps précieux à son équipe.
Audrey qui va passer maintenant le témoin à Jennifer.
Allez, j'y vais ! Très bien, tonton, très bien. Allez, allez, allez ! Allez,
jusqu'à Aurélie ! Stop ! Le retard de Jean-Pierre risque de pénaliser sa
tribu. Mais Aurélie ne s'avoue pas vaincue. Elle part en trombe.
Incroyable ! Aurélie a rattrapé tout le retard des jaunes et elle est même en
avance !
Allez Véronique ! Allez ! Ça va se jouer à quelques secondes puisque Jennifer
arrive ! Allez Véro, allez ! Allez Lolo ! Allez Véro ! C'est pas grave, allez,
allez, allez ! Non, c'est le dernier qui a le nœud !
Allez Véro !
Allez Véro, super Véro ! Faut que tout passe en dessous !
Allez Laurent ! Avantage pour les jaunes ! Vous pouvez aller à la plateforme !
Les jaunes doivent maintenant répartir leur drapeau dans les six fourreaux. Ils
pourront ensuite tenter leur chance sur la pyramide.
Le sommet de la pyramide est très étroit. Il n'y a pas de place pour poser
tous les pieds.
Côté rouge, Abdella a opté pour une technique originale, deux filles menues
au sommet, alors que les quatre autres aventuriers utilisent la technique du...
contrepoids pour se maintenir mutuellement en équilibre sur les côtés
pentus de la pyramide.
Quelle belle victoire. Ce que vous avez réussi sur la plateforme, c'est
exceptionnel. Un coup d'essai qui se transforme en coup de maître.
Abdella, j'ai envie de vous le remettre à vous aujourd'hui, ce totem. Est-ce que
je peux donner ma place à Jenny ? Parce que dans une équipe, il y en a qui ont
des coups de blues, des moments physiques durs.
Et là, j'aimerais qu'on soit solidaires. Et franchement, cette victoire, on la
donne tous à Jenny.
Ça me fait plaisir de vous le remettre.
Très beau geste d'Abdella.
Les Rouges, profitez de cette victoire.
Et si j'ai un conseil à vous donner, c'est concentrez-vous maintenant sur les
jeux de confort.
Bon retour sur votre campement.
Les Jaunes, troisième défaite d'affilée. Et qui dit troisième défaite d'affilée
dans une épreuve d'immunité, dit troisième conseil d'affilée. Et le
conseil, c'est tout de suite.
Les jaunes, troisième défaite d'affilée. Et qui dit troisième défaite d'affilée
dans une épreuve d'immunité dit troisième conseil d'affilée. Et le
conseil c'est tout de suite.
Installez-vous sur le tronc d'arbre qui est juste derrière vous.
Jean-Pierre, je me tourne vers le chef de l'équipe.
Qu'est-ce qui se passe ? On n'arrive pas à trouver encore la petite ficelle qui
va à un moment donné mettre en lumière rapidement et sur l'instant ce qu'il
faut faire.
Sauf quand on est dans des jeux de concentration, on l'a démontré.
Mais là, c'était de la concentration.
Malheureusement, c'est sur des jeux de confort où on ne se concentre plus. Je
ne sais pas pourquoi, parce que ce n'est pas le ventre qui parle, c'est quand
même la tête.
Et là, effectivement, vous avez raison, c'est un jeu de concentration.
Véronique, vous êtes énervée, en colère ? Non, je suis démoralisée.
Démoralisée. Franchement, on ne s'est même pas dit, tiens, il faut faire ça.
Non, on était dans notre truc.
À la fin, on voyait qu'on n'y arrivait pas. Et puis voilà, après, on aurait
recommencé peut-être quelque chose. Peut-être qu'on l'aurait fait, mais c
'est qu'ils ont été très rapides. Ils l'ont fait avant vous ? Ils l'ont fait
avant nous.
Moi, je suis démoralisée.
Moi, Jean-Pierre, je voudrais qu'on revienne sur l'ensemble de ce qui s'est
passé depuis trois jours.
Franchement, dans cette équipe des jaunes, la part belle, elle est pour les
filles. Elles ont été impressionnantes. Sur les trois jours, elles ont été
gigantesques, je dirais. Et les trois filles ont joué un rôle complémentaire,
toutes les trois.
Aurélie à la lecture précise des images en donnant la direction.
Véronique en ouvrant avec une cadence acharnée le trek en tête.
La randonneuse de l'équipe. Voilà, du début jusqu'à la fin, c'était l
'éclaireuse. Et éclairée en plus, puis chaque fois elle s'arrêtait au bon
endroit. Et puis Marine, elle faisait parler tous ses sens. Et bingo, bingo,
bingo, on se croyait, mais c'est pas possible.
Sur les trois derniers jours, elles sont plus fortes que vous ? Ah oui, ces trois
derniers jours, elles sont plus fortes que nous, oui. Ah oui, complètement.
Coulé ? Ah oui.
Philippe ? Oui, bien sûr.
Est-ce que ça fait plaisir, ma chère Marine, d'entendre les garçons dire oui,
les filles ont été beaucoup plus fortes que nous sur ces trois derniers jours ?
Ça fait plaisir, bien évidemment. Nous, les filles, on le savait déjà, mais ça
fait plaisir qu'ils s'en rendent compte.
Est-ce que tout ça, ça vous fait prendre conscience peut-être qu'à un moment ou à
un autre, les décisions que vous pouvez prendre au conseil ne sont pas forcément
les bonnes ?
Oui, vous savez, Denis, c'est une déchirure au Conseil.
Moi, je voulais qu'on soit tous les 6 à la réunification.
Là, on vient de subir un échec difficile à digérer. Il va falloir mettre un nom,
lequel.
Est-ce que vous allez choisir en fonction de la valeur des gens, en
fonction de leurs compétences, pour stopper l'hémorragie ou est-ce qu'il va
y avoir un peu de stratégie derrière tout ça ? Moi, je pense qu'il va y avoir
un peu de tout.
Il va y avoir de la compétence, il va y avoir de la relation humaine, parce que
Koh Lanta, c'est quand même un jeu de relation humaine, et un petit peu de
stratégie par-dessus. Un petit peu ou un petit peu beaucoup ? C'est ce qui rend
difficile.
Chacun doit avoir son dosage.
Un petit peu, on ne peut pas l'écarter. C'est évident.
Marine, je vous vois faire la moue.
Moi, je me fixe un peu sur le vote précédent.
Et je pense qu'il y a...
Pas mal de stratégies. Je pense que la stratégie, c'est bien à partir de la
réunification. Là, la priorité, c'est de gagner les immunités.
Et ce n'est pas en éliminant des gens qui peuvent nous aider sur les épreuves
qu'on peut gagner les immunités. Ça, c'est impossible.
Jean-Pierre, est-ce que vous êtes totalement jaune ? Oui, pour gagner les
épreuves face à mes coéquipiers. Pour l'instant, vous les perdez. Oui, et donc
je les perds. Donc moi, je me remets en question et je réfléchis beaucoup.
Vous n'êtes pas totalement jaune ? Oui,
je suis partagé.
Non, non, j'ai pas de couleur prédominante, mais je suis partagé.
Coulez. Aujourd'hui, je suis jaune. Si je suis là, c'est que je suis jaune.
Philippe ? Il y a deux points de vue. Il y a les points de vue des jeux et il y a
ce point de vue de stratégie.
Et alors ? Pour moi, le point de vue stratégie est plus important que le jeu.
Une équipe, si elle arrive à la réunification avec quatre membres à l
'intérieur, c'est cette équipe qui va dégager en premier, c'est évident. Il
faut gagner les immunités, c'est le plus important.
Ça vous fait rire Aurélie ? Oui, ça me fait rire. Pourquoi ? Parce que je me
rends compte que du moment que Jean-Pierre a dit mon prénom Aurélie et
mon chanson dans son équipe, j'étais morte.
Là, on s'en rend compte maintenant.
Et puis ça me fait rire parce qu'ils vont nous éliminer nous, ex-jaunes.
Et puis ils vont aussi se faire bouffer, donc ils sauront ce que ça fait. C'est
bien.
Véronique ? Moi, je suis rouge.
Je le dis honnêtement, je suis rouge.
Après, chacun dit ce qu'il pense.
Moi, je sais que je suis rentrée rouge.
Si je sors, je sortirai rouge.
Jean-Pierre ? Oui ? Vous avez le même sentiment ou pas ? Oui, j'ai une
appartenance très forte au rouge.
Chaque étape que l'on passe, ça me met en contradiction avec ce
que je pense.
Marine, qu'est-ce que vous avez envie de dire à Véronique, qui dit qu'elle est
encore rouge, à Jean-Pierre, à Coulet et à Philippe ? Véronique, j'admire son...
son honnêteté.
Les garçons ont tourné autour du pot depuis tout à l'heure.
Et encore une fois, on voit que c'est les filles les plus courageuses parce
que Véronique a eu le courage de dire ce qu'elle pensait vraiment.
Mais voilà, ça ne changera rien.
En tout cas, vous êtes six face à moi. C'est votre troisième conseil
consécutif.
Ce qui est sûr, c'est qu'il faut réagir maintenant.
Si ce n'est pas maintenant, ce sera, croyez-moi, quelle que soit la suite de
l'aventure, trop tard.
Philippe, vous êtes le premier à aller voter.
Allez-y.
C'est à vous, Aurélie.
JP, je vote contre toi aujourd'hui.
Tu es un chic type, mais sur ces trois derniers jours, je pense que c'est toi
qui a été le moins performant.
Coulez, l'urne vous attend.
Jean-Pierre, c'est à vous d'aller voter.
À vous Véronique.
Et enfin Marine pour clôturer le vote.
Vous avez tous voté, je vais chercher l'urne et je procède au dépouillement
ici.
Marine.
Jean-Pierre.
Jean-Pierre.
Aurélie.
Marine.
Deux votes contre vous, Marine.
Deux votes également contre vous, Jean-Pierre, et un contre Aurélie.
Ce dernier bulletin peut être décisif.
Marine.
Marine, allez chercher votre flambeau et venez me rejoindre.
Marine, les aventuriers de la tribu jaune ont décidé de vous éliminer et
leur décision est irrévocable.
J'espère que ce choix stratégique vous aidera à gagner les prochaines épreuves.
En tout cas, je vous souhaite vraiment bon courage et également de gagner la
prochaine immunité.
Au revoir Marine. Au revoir.
Malgré son mérite et son engagement dans les épreuves, Marine la battante a été
sacrifiée au nom de l'implacable alliance stratégique des ex-roues.
La semaine prochaine, rien ne va plus. L'aventure s'accélère et les nerfs
lâchent. J'en ai ras le bol. Je veux partir maintenant.
Si j'ai décidé de partir maintenant, je pars maintenant.
C'est le caprice d'une gamine pour moi qui est trop gâtée et qui ne s'est pas
surpassée, surtout pas pour les autres.
Entre vengeance et trahison.
Comme j'ai dit au conseil, nous on s'est fait bouffer.
Après, ça sera leur tour.
Ces stratégies, depuis le début, nous conduisent à notre perte. C'est bien
fait pour nous.
Ces règlements de comptes à Hockey Vietnam.
C'est terrible.
On n'a jamais vécu ça. Le vote, il est personnel à chacun. Chacun a pris sa
décision tout seul. Moi, je vous annonce ce soir tous que je suis porte-parole de
plus rien du tout dans cette équipe et porte-parole de moi-même. Ils sont
dingues ! Koh Lanta, c'est vendredi prochain à 20h45 sur TF1.
C'est la débandade, comme on dit.
Je pense que sur les épreuves, j'ai été assez forte.
Donc voilà, leur mode d'élimination n'a pas tenu en compte les épreuves.
Donc oui, je dirais que c'est injuste. C'est vrai que j'aurais aimé rester plus
longtemps maintenant.
Je suis émue, forcément. J'aurais voulu rester un peu plus. Surtout de quitter
Aurélie, en fait.
Aurélie, on s'entendait très bien.
On n'a pas pu se faire la bise avant que je parte.
J'ai vu qu'elle avait les larmes aux yeux aussi.
Je pense que ça ne va pas être très facile pour elle les prochains jours.
Marine, je vote contre toi. Je suis désolé.
Je dis que je vote par affinité. C'est avec toi que j'en ai le moins. Donc je
vote contre toi, Marine.
Désolé. Marine, pardonne-moi.
Tu es une fille comme jamais j'ai rencontrée. J'espère te retrouver à la
sortie.
On pourra se dire beaucoup de choses.
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