All language subtitles for S12E03 Koh Lanta - Vietnam E03

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Original subtitles

Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam. Nous sommes ici au cœur de l

'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières. Entre jungle et mer de

Chine, l'aventure est partout.

C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages

inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux

eaux. Je ne suis pas venue là pour me faire des amis, c'est clair.

Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.

Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?

Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac

et qui va parvenir.

La vengeance, c'est un plat qui se mange.

Ils sont de tous âges et de toutes conditions.

Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné

pour se lancer dans l'inconnu.

Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.

Ça va marquer les mémoires de tout le monde.

Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura

supporter la souffrance physique ?

Koh Lanta, c'est très dur.

Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au

départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.

Le combat des sexes continue sous le soleil vietnamien. Les femmes, les

vangues sont jaunes et elles sont bien décidées à faire plier les hommes.

Wafa surtout.

Cette Toulousaine, championne de lutte, a la rage au ventre.

Mentalement, en tout cas, je serais à fond.

Marine aussi aime battre les garçons. Et cette hôtesse de l'air est très à droite

en équilibre. Allez Marine, Marine, Marine, Marine, Marine ! Aurélie

également se défend bien dans ce domaine. Mais cette jeune Lorraine,

animatrice pour enfants, a quelques regrets.

J'aurais préféré des équipes NXT.

Audrey, la stéphanoise, elle, c'est l'hygiène qui lui manque le plus.

Je suis maniaque. J'aime bien que chez moi, ce soit propre, que ça sente bon,

que chaque chose soit bien à sa place.

Ce qui n'est pas le cas de Virginie. La coiffeuse du Var se débrouille comme un

chef dans cette nature sauvage.

C'est facile, j'habite au bord de la mer. Je connais peut-être plus

facilement qu'une personne qui habite Paris.

Souvent suivie par la discrète mais efficace Laurence.

Cette Suissesse est précieuse, mais volontaire.

Je suis très facile à vivre, mais il ne faut pas non plus me chercher.

La plus douillette, c'est Jennifer, la Marseillaise. Cette jeune commerciale de

23 ans supporte mal le manque de confort.

Et entre les moustiques, les puces de plage, les mouches, les fourmis, les

tout là, ça devient un enfer. Il faut dire que tous les efforts de Boris ne

mènent à rien.

Ses idées sont, il est vrai, parfois déconcertantes.

Avec son petit hameçon et sa petite canne à pêche qu'il lance comme s'il

faisait de la pêche à la mouche. Donc c'était ça qui était super drôle.

Alors que chez les dos, les hommes, tout est carré.

Notamment grâce aux trois plus âgés.

qui organise le camp d'une main de maître.

Philippe, le rempailleur de chaises de la Drôme, a su faire le feu dès son

arrivée. Et épaulé par Alain et Jean-Pierre, il a conçu le tipi de sa

tribu. Je suis en mode survivor.

Ce sens des responsabilités et de l'importance des choses plaît à Jean

-Pierre, cadre territorial à Aix-en-Provence et ancien policier

municipal.

Regarde, on est le trio magique là.

Alain, lui, par cette hyperactivité, tente d'oublier sa petite faiblesse, le

manque de ses proches.

Le gardois... et triste loin des siens.

Ce que les jeunes vivent beaucoup mieux, notamment Claude.

Fier et solitaire, ce chauffeur de maître aime son indépendance.

Adela aussi fonctionne seul, mais cet éducateur sportif aimerait être

accompagné. Mais au jour d'aujourd'hui, je suis célibataire.

Coulé, jeune papa et animateur social, lui est fan de sa mère. Il apprécie d

'ailleurs la douceur maternelle de la seule femme de l'équipe, Véronique.

Cette jeune retraitée du Tarn-et-Garonne veut profiter à fond de tous les

instants. Là, j'ai encore une énorme aux yeux.

Tout comme Valentin, ce nordiste de 20 ans, étudiant, veut mûrir au contact du

groupe et surtout parvenir à vaincre sa timidité.

J'espère fortement en sortir grandi avec beaucoup d'expérience qui me feront

avancer encore plus vite dans la vie.

Vivien, lui, c'est contre sa nonchalance qu'il fallait qu'il se batte. Mais les

conditions ont été trop dures pour lui. Ses compagnons ont abrégé ses

souffrances.

Vivien est parti, les dos ne sont plus que 8, ce qui ne change rien à leur

quotidien. Il faut toujours trouver à manger.

Je suis spécialiste pour attraper les crabes.

Balèze, hein ? Elle est balèze.

Pour commencer la journée, c'est pas beau, ça ? On va faire un petit barbecue

avec une petite chips au crabe. Nickel.

On va faire griller ça.

On m'est échappé du feu.

Il y a un Parisien qui prend un crabe.

Il n'a pas toutes les techniques encore.

Et voilà, ça va finir dans ma bouche.

Puis on va essayer de le partager avec les collègues quand même.

Ce petit crabe est bienvenu, mais les trois anciens ne se laissent pas

distraire et se remettent à pied d'oeuvre. Ils veulent terminer leur

fameuse nasse à poisson, dont ils espèrent beaucoup.

Donc là, on a déjà fait le bas.

Et là, maintenant, on est en train de faire le dessus.

On revient que ce soit fait dans la journée.

Plus vite le piège sera fini, plus vite on aura mangé.

Donc c'est clair qu'on est 8, si on serait 8 à le faire, en une journée il

serait fini.

Là on est 3, donc ça mettra 3 fois plus de temps.

Mais chacun voit son intérêt au bout de son nez.

Philippe aime travailler, mais il constate amèrement qu'il est l'un des

rares.

T'as déjà été en Asie avant le Vietnam ? Première fois ? Quand on voit que les 3

étaient en train de bronzer, en train de raconter leur vie.

Alors qu'au bout de 7 jours, ça y est, on s'est dit essentiel.

Ce n'est pas la priorité du jour. Ils ont commencé dès le début à le faire

ensemble. Donc, on les laisse continuer tranquillement.

Voilà, tout se passe bien.

Non, franchement, c'est paisible, c'est simple.

On pourrait s'économiser et faire comme eux, mais là, on ne se fatigue pas trop.

On peut tresser, faire des petits nœuds et ce n'est pas très fatiguant et on

gagne du temps.

Parce que quand il y aura l'appel de l'estomac, ils seront les premiers à

nous dire qu'est-ce qu'on mange.

Je ne sais pas s'ils se rendent compte que ça, c'est quand même pour manger.

C'est pour manger. On est des aventuriers et il n'y a rien à manger.

Les trois compères regrettent de ne pas être plus aidés.

Chez les Vangues, ce matin, Marine a aperçu un singe. Du coup, ces dames se

demandent s'il n'y aurait pas des fruits, voire des bananes dans les

parages. Il était grand comme ça, tu vois.

Il me regardait.

Il nous le regardait, il était autant surpris de nous voir que de nous le

voir. En fait, j'étais allongée, j'entre-ouvre un oeil et je vois bouger.

Donc je me dis, ça doit être un rat, ou comme d'habitude, un oiseau.

Et puis je me dis, mais c'est quand même gros pour un rat.

Donc j'ai ouvert le deuxième oeil, je me suis mis un peu droite et je me suis

dit, mais oui, c'est un singe.

C'était rigolo parce que j'ai réveillé les filles, on était toutes à le

regarder comme ça. Lui, pareil.

C'était trop drôle parce qu'il nous regardait, il était interloqué. C'est ça

qui m'a choquée, elle est longue.

Ouais, pour s'accrocher aux arbres. Elle est longue, ça.

En voyant le singe, je me suis dit, si il y a un singe ici, c'est qu'il doit y

avoir de la nourriture. On se dit, si il y a un singe, il y a des bananes. En

même temps, là, ce qu'on a vu manger, c'est des racines et des feuilles.

Les filles, elles parlent de bananes. Les singes mangent des bananes. Ça, je

pense que c'est dans les dessins animés.

Et que les singes, ça mange surtout des feuillages dans les arbres. Donc, pour

moi, singe n'égale pas banane.

Pas obligatoirement.

Effectivement, cette espèce de macaque endémique à Kandao se nourrit

essentiellement de graines et de tubercules.

Nulle banane à proximité.

Ce qui les a attirés là, en fait, ce sont les restes de repas des filles qui

ne font pas grand cas du ménage et laissent imprudemment traîner leur

détritus. Elles sont sales comme nous, c'est peut-être des femelles.

Il y a plein de mouches là. Ouais, c'est ça le problème.

Oui, il y a un roc qui est venu dans la marmite cette nuit. Dans la marmite ? J

'ai entendu à plusieurs reprises bouger la marmite.

Ah putain, les maladies là ! Si l'hygiène de vie au sein du camp n'est

pas nickel, c'est clair que ça va être de pire en pire avec les insectes.

Et si on rajoute avec la nourriture, les déchets de nourriture, c'est pire.

Là, on change le salon de place face à la moitié.

Parce que là, on dormait vraiment à l'endroit où on mangeait.

Donc on déménage, on verra si demain matin on a moins de mouches.

C'est étrange, au lieu de jeter plus loin leurs restes alimentaires, les

vangues préfèrent bouger leur table.

En tout cas, la proximité des déchets explique sûrement la présence de mouches

et de moustiques sur le camp des filles.

Qui ont pourtant la réputation d'être ordonnées et soignées.

Par contre, si on pouvait éviter de laisser traîner les épluchures. Ouais,

on a bien fait de charger le côté de la table. On les garde, on les met dans le

feu. Tiens, regarde, donne-moi la peau de notre coco, on va tout mettre dedans,

ce sera la poubelle.

Maintenant, je pense qu'on va essayer de faire notre maximum pour faire plus

attention à tout ce qui est propreté autour de la table, des résidus qui

tombent de nourriture. Il y a pas de verre dans celui-là ? Non, ça va.

T'en veux ? Ah non, non.

On ramasse au maximum, mais c'est vrai qu'il reste l'odeur, il reste le jus.

Donc les coquilles, on essaie de les jeter dans les trous des rats.

Mais pas par terre, on a dit qu'on n'était pas par terre.

À la limite, ça sera bon pour le rat. Il aura sa nourriture gratuite.

Comme un vide-ordure, en fait.

Non, les vides-ordures, ça arrive direct en bas.

Quelle erreur ! Marine livre à domicile les rats.

Ces derniers ne vont pas tarder à se considérer complètement chez eux.

D'ailleurs, Aurélie trouve que les filles...

manque de jugeote.

Ici, les films ne sont pas organisés, je crois.

Ça a envie, voilà, au jour le jour, on se laisse aller.

Je ne suis pas trop adepte de bronzette, de

baignade, c'est bien pour se laver, pour se réveiller, un petit peu quand on a le

temps, mais là... Ouh, saleté ! Je ne sais pas, il y a un truc qui m

'a...

Une algue ? Je ne sais pas, c'est une pince.

Moi, j'aurais aimé, dans l'aventure, tomber sur un grand aventurier pour

apprendre plein de choses, faire plein de choses nouvelles.

Boris, il n'en fait pas plus.

Il est dans l'eau, il bronze.

C'est une équipe tranquille. On ne peut pas dire qu'on est pressé.

C'est plus un peu... Je vais rentrer bronzée, c'est bien.

C'est clair.

C'est sûr qu'en face, on est efficace et en ordre de marche.

Attention, la détermination des rouges est inébranlable ce matin.

C'est à tâton et à bâton que vous aurez du poisson.

C'est l'équipe de pêche.

C'est pas celui qui descend là, à tâton, où on y va petit par petit, donc c'est

palier par palier.

Non, on n'est pas en apnée là.

On est dans le noir complet.

Et là, il faut aller à tâton chercher des trucs. C'est l'épreuve à ne pas

perdre. C'est comme la première où le confort, c'était le feu. Je pense que c

'est les deux plus importantes sur la longueur du jeu. Donc, oui, celle-là, il

faut la gagner.

Bonjour à tous.

Alors, aujourd'hui, vous allez disputer votre troisième jeu de confort avec une

récompense qui va venir de la mer.

Un fameux kit de pêche. L'épreuve du jour, c'est une épreuve en relais. Vous

allez, pour 7 d'entre vous dans chaque équipe, être les yeux bandés et guidés

par l'un d'entre vous.

Votre but, casser des pots en terre cuite à l'aide d'une massue comme celle

-ci. C'est une course de vitesse. L'équipe qui aura cassé ses 7 pots en

terre cuite remportera l'épreuve. Je vais vous demander tout de suite.

de choisir qui sera votre premier guide.

Jennifer, qui va vous guider en premier ? Audrey.

Chez les Rouges ? On va laisser la place à Véronique pour nous guider.

Véronique chez les Rouges, Audrey chez les Jaunes comme premier guide. Tous les

autres, les yeux bandés.

Attention, le premier à s'élancer, Jean-Pierre pour les rouges, Aurélie

pour les jaunes. C'est un relais et c'est une course de vitesse.

3, 2, 1, go ! J.P., tu descends, tu descends, à gauche, à gauche ! J.P., à

gauche, encore, encore, à gauche, encore, à gauche ! Véronique est

efficace. La doyenne guide avec précision Jean-Pierre.

Audrey est moins audible.

Mais Aurélie frappe juste quand même.

On en est à un pot de terre de part et d'autre.

Légère avantage au rouge. Vas-y, à gauche, à gauche. À gauche.

Là, arrête-toi.

Viens un peu haut, viens un peu haut.

Là, là, c'est bon.

C'est cassé pour moi.

Laurence, à gauche. Elle balance.

À gauche, à gauche, à gauche.

C'est cassé, Laurence.

Tout droit, tout droit, tout droit. Tout droit, tout droit, descend.

Continue, tout droit, tout droit.

Voilà, face à toi, face à toi, marche droit, marche droit.

Arrête-toi, arrête-toi.

Non, à gauche, à gauche.

Là,

là, tape.

Plus haut.

C'est cassé.

Il n'y a pas d'obstacle, il n'y a pas d'obstacle.

Cours, cours, il n'y a pas d'obstacle, tout droit.

Plus vite, plus vite, plus vite.

Encore, encore, encore.

C'est cassé.

Trois ponts de part et d'autre ont été cassés. Il en reste quatre pour les

rouges, quatre pour les jaunes.

Encore, encore.

Avance un peu.

Là, tape.

Tape. Voilà.

Encore. Encore.

Encore. Touche pas à la main.

Le score est serré et Valentin accentue l'écart.

Boris ne doit pas perdre de temps.

Non, ne le touchez pas avec la main, non ! Non ! Boris, vous l'avez touché

avec la main.

Je vous donne 20 secondes de pénalité, vous restez ici.

Boris a fauté. Pour taper la poterie, il l'a immobilisé à l'aide de sa main. Il

écope de 20 secondes de pénalité pour son équipe. Une erreur qui pourrait être

lourde de conséquences.

Ok Boris, vous pouvez revenir.

Un pot de terre d'avance pour les rouges. Il en reste deux pour les

rouges, trois pour les jeunes.

C'est cassé ! Jennifer a été très efficace alors que Claude

perd du temps. Jennifer, on revient ! Un peu à gauche,

Claude !

Wafa c'est parti ! Les Vang se démènent pour rattraper le retard.

Tout est encore possible.

Boris jusque-là traumatisé par sa contre-performance se met enfin à aider

ses consoeurs. Il reste un pont pour les rouges, deux pour les jaunes.

Allez ! À droite ! Reste à droite ! Mets-toi à droite ! Mets-toi à droite

! Lève le bras au-dessus de toi !

C'est parti pour Abdela, le dernier relayeur.

C'est le dernier pot à détruire pour vous les rouges. Tout droit, tout droit,

tout droit, tout droit.

À gauche, à gauche, à gauche.

Voilà, tout droit, tout droit.

Arrête-toi, arrête-toi.

Tout droit, va tout droit, va tout droit.

Vas-y, casse.

C'est cassé.

Tout droit, tout droit.

Va, tout droit. Top, top, top, top.

Vas-y, vas-y, monte, monte, monte.

A ta gauche, à ta gauche.

Vas-y, t'es bon.

C'est bon ! Encore un pas ! Encore un pas ! En jambes ! En jambes ! La

victoire pour les Rouges ! Bravo les

Rouges

! Belle victoire ! Mais j'ai envie de vous dire que cette victoire, elle vous

a été...

simplifiée par la désorganisation des jaunes.

Et je me tourne vers vous, Boris. Qu'est-ce qui vous prend d'attraper ce

pot en terre et ensuite de remonter sur la plateforme et de ne pas faire

profiter votre groupe de votre grosse voix ? En fait, j'avais peur de,

justement, désorganiser puisqu'il y en avait déjà deux qui parlaient. Je ne

voulais pas rajouter des choses et après, que ce soit de la cacophonie.

Donc, j'ai préféré, justement, laisser les filles qui étaient déjà habituées et

les laisser faire.

Aurélie, agacée ? Oui, moi, agacée. Pourquoi ?

Parce que moi, j'ai dit à Boris de parler et en effet, il n'a pas parlé.

Les jaunes, c'est un problème d'organisation. Les rouges ont été plus

forts dans leur collectif.

Alors, les rouges, le kit de pêche, il est pour vous. Et ce kit de pêche, vous

allez pouvoir le récupérer cette nuit sur un bateau de pêche puisque deux d

'entre vous vont partir à la pêche au Lamparo.

Un bateau de pêche, un équipage vietnamien.

des spécialistes pour vous apprendre les rudiments de cette pêche-là, en espérant

qu'elle soit miraculeuse ce soir.

Et c'est à ce moment-là que vous récupérez ce kit de pêche avec les

palmes, le masque, le tuba, la canne à pêche, mais aussi le harpon. Je vous

laisse quelques instants pour savoir qui va avoir la chance de passer la nuit à

la belle étoile sur ce bateau.

Philippe, Philippe, Philippe. Philippe ? Ouais, ouais, Philippe.

Alain ? Philippe, Alain ou JP ? Ah, décidez-vous ! Alain.

Alain. Merci.

Alain se sacrifie pour Jean-Pierre. Alors vous allez tous regagner votre

campement. Et le bateau viendra vous chercher à la tombée de la nuit.

Bonne pêche les Rouges. A demain.

Les dos sont aux anges, ravis de leur victoire mais aussi...

interloqué par la stratégie des Vangues et de Boris en particulier.

On est super heureux d'avoir gagné contre les jaunes. Moi je pense qu'ils

auraient dû mettre plutôt Boris pour parler, parce qu'il a une voix

certainement plus puissante qu'une femme.

Leur stratégie là, c'était pas terrible en fin de compte.

Il a une voix qu'il porte, il l'utilise pas, mais il comprend pas trop.

Il va s'en prendre.

Il pourrait s'imposer tranquillement, gentiment.

Dire j'ai une voix plus forte qu'un privé... C'est pas un meneur.

Apparemment non.

Je voudrais pas être à sa place, je préfère être là où je suis.

Boris est effectivement mis à l'index sur le camp jaune. Les filles sont

remontées contre leur élément masculin.

Moi ça m'a énervé, il a fait son jeu et il l'a fait mal.

En plus quand il l'a fini, il s'est mis assis dans un coin et il a pu bouger.

On est en pleine activité, on est toutes malades, on a toutes choses, tu suis

jusqu'au bout, tu vas jusqu'au bout, nous aussi on décède, on peut plus.

Attends, je suis mort, je fais chier. Je suis mort, je suis mort.

Si je te dis, va pêcher la chasse aux poissons, de 7h à 10h, j'amène toujours.

C'est vrai que de s'asseoir pendant un jeu et de baisser les bras, c'est parce

qu'il va nous aider à gagner, ça c'est sûr. Il est énervé là, il part.

Maurice, il est parti se noyer.

Bonne idée.

Les dames sont très énervées contre leur homme qu'elles trouvent en dessous de

tout.

Je n'ai plus de jus, je suis fatigué, je suis trop trop trop trop faim.

Voilà, c'est mon seul endroit de réconfort, c'est là, c'est dans l'eau,

sous l'eau, c'est désespérant.

Boris est exténué, à bout, très loin de son dynamisme habituel de jeune cadre

dans le marketing.

Un physique d'athlète, un sourire éclatant, une démarche assurée. A 30

ans, Boris est un jeune cadre dynamique.

C'est vrai que j'ai tendance à avoir énormément d'énergie.

Je pense être une sorte de cheval fou.

J'ai tendance à vouloir faire un maximum de choses.

J'aime avancer. La vie est courte. Allons-y.

Mon énergie fait que j'ai naturellement la place d'un leader dans une équipe à

Koh Lanta. Je pense arriver et être dans le peloton de tête sans problème.

Boris a quitté la Sarthe pour s'installer à la capitale où il s

'épanouit.

J'ai le côté Nicolas Hulot du clubbing. D'aller à Rio, à la Full Moon, au Spring

Break, n'importe où, j'aime la rencontre. Et voilà, juste plaisir.

Boris, il est extraordinaire, il aime bien les gens, il est généreux et

surtout c'est mon amour.

Une chose est sûre.

Boris n'est pas du genre à douter de lui.

À Koh Lanta, j'y vais vraiment sans aucune crainte, sans aucune peur.

Le problème de Boris, en fait, c'est simplement que sur l'épreuve, il s

'emballe. Et il n'arrive pas à gérer les tensions qui montent. Donc soit il nous

fait faire des conneries, comme tout à l'heure, quand il a attrapé la lanterne

de sa main.

Conclusion, il a eu de la pénalité.

Soit sinon, comme l'autre jour, a paniqué complètement sur la poutre. Du

coup, ça déstabilise les autres.

T'appuies pas sur ma poutre.

Mais bon, si ça nous pénalise, on va dire partiellement, c'est pas très

grave. Mais si ça nous pénalise à chaque fois, il va falloir trouver une solution

rapidement. Je pense qu'il a besoin d'un peu de temps pour digérer.

Les filles sont unanimes.

Boris doit se ressaisir. Après 7 jours de cohabitation avec la seule jante

féminine, Boris se sent seul.

Évidemment, le jeune homme garde cette frustration pour lui. Le fait d'être

dans une équipe de filles, c'est vrai qu'il y a des avantages, des

inconvénients. Jusqu'au début de semaine, j'étais vraiment content d'être

dans cette équipe.

Mais c'est vrai que souvent, il y a des conversations concrètement de filles.

Écouter une fois, ça va, mais deux, trois, moi, ce n'est pas forcément mon

centre d'intérêt.

La dernière fois, je disais, comme avec le soleil, les grains de beauté sortent

au fur et à mesure, je me demande à 30 ans comment je vais être.

Chaque année, j'en ai un qui vient sur le nez.

Au début, j'en avais un. Là, j'en ai un petit deuxième, je crois.

Moi, j'en ai sur les mains. Quand il y a des conversations un peu trop féminines,

j'ai soin, beauté, autre.

Je commence un petit peu à m'esquiver. J'aimerais même m'esquiver, faire

beaucoup plus de choses et aller à l'aventure.

Et là, je l'ai vu, je suis allé chercher un petit peu de bois.

Et en fait, je commence à avoir des moments un petit peu de faiblesse,

d'étourdissement.

T'es nul.

Le soleil se couche, la pêche au lamparo va commencer.

Le bateau vient chercher Philippe et Jean-Pierre. Eh, venez ! Philippe, j'y

perds ! Il y a un sous-marin qui arrive ! C'est génial, c'est avec l'embarcation

typique locale, on dirait.

Allez, hein ! Bonne pêche ! Oh, super ! Prenez-en plein les yeux ! Si vous avez

les mains vides, vous ne rentrez pas.

Un coup de pierre, on vous parle.

C'est le binôme qui s'en va chercher les calamars pour nourrir la famille.

Donc on est motivé.

La

pêche

au lamparo est effectivement une expérience inoubliable.

Ces bateaux un peu brinque-ballant, équipés d'ampoules géantes, produisent

des halos de lumière à la surface une fois la nuit tombée. Cette clarté attire

les poissons comme les calamars.

Ce soir, pour moi, c'est une grande première sur la pêche aux calamars.

Les pêches de nuit, enfant, j'en faisais avec mon père, mais en Méditerranée,

donc rien à voir.

Sur un bateau bien équipé, mais toutes les pêches traditionnelles avec un

moulinet particulier, je suis retombé en enfant, je suis joyeux encore ce soir.

Il faut lancer au fond.

Mettre au fond et remonter tout doucement en se courant, je crois.

Je crois que c'est ça.

Alors nous, chez nous, on a le moulinet.

Et il y a une poignée. Ça va très, très vite.

Il est trop fort.

Il est le champion.

C'est la pêche de la bonne humeur.

A chaque prise, on entend des « Oh, oh ! » et puis ça motive pour aller encore

relancer la ligne.

L'expérience de l'équipage parle vite, alors que les deux aventuriers restent

lamentablement bredouilles. Pas grand-chose pour l'instant.

Des touches, beaucoup de touches.

Mais c'est difficile de sentir la prise parce que ça vient picoter un petit peu

au bout de la ligne.

Il faut être très, très adroit. Ce sont des orfèvres de la mer.

Si jamais on ne ramène pas au moins deux ou trois calamars sur le camp, je crois

qu'on ne peut pas rentrer. Ils nous ont dit de ne pas revenir.

C

'est

le premier.

C'est un grand moment.

Il est gros, on va pouvoir manger quelques-uns dessus.

Il est magnifique celui-là. Il est beau celui-là.

Ça y est, le coup de main est pris. Les deux rouges garnissent enfin leur filet.

Ça c'est bon ça, un calamar.

C'est extraordinaire.

Si ce matin, en me levant, j'avais pu penser que cette nuit, J'allais pêcher

des calamars, mais je crois que je n'aurais pas dormi la veille d'avant.

On ne repart pas les mains vides, c'était le principal.

On repart donc avec cinq calamars, dont un offert par le capitaine du bateau. Et

ça, c'est excellent.

Allez, capitaine.

Deux masques.

Le kit de pêche qu'on a gagné cet après-midi.

Le fusil, je vais me régaler. Le bilan est extraordinaire pour cette soirée. On

a rencontré des gens souriants, accueillants, qui aiment leur métier.

Ce que je retiens, c'est la gentillesse des Vietnamiens de nous offrir un

poisson, leur aimabilité de nous accepter sur leur bateau.

Ce sera un souvenir dans ma vie, marqué à jamais.

Ça fait trois heures qu'on vous atteint.

Il y a du vent.

Il y a de la braise. Il est pris à cuire.

On n'a pas grand-chose. Il faut les faire marronner.

Et c'est nous qu'on les a pris.

Bravo ! Il y a pratiquement un demi calamar chacun.

Deux jeux de femmes, deux masses, deux tubas.

Là, c'est la boîte avec... Il y a une boîte avec Noir dans le son dedans. Trop

bien, la canne à vache.

On va manger.

Oui, il y en a un qui a jeté l'arme contre les autres. Ils ont jeté en me

remontant, tu vois. Mais c'est rien, ça. Il faut le rincer.

Il faut attaquer pour disperser l'adversaire, pour qu'il ait le temps de

se barrer.

Mais j'ai donc, c'est comme un nuage. L'autre, il ne voit plus rien.

Mais bon, il va tellement lentement que...

Ça fait vraiment plaisir de voir un peu de personnes, de la chair, ça fait

vraiment plaisir.

Aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe, aïe, aïe, aïe, aïe,

aïe, aïe, aïe,

aïe, C'est le plaisir, c'est le kit

total comme il dit.

De l'avoir pêché il n'y a même pas une heure. Moi je suis aux anges, heureux.

C'est le ventre aussi rond que la lune que les dos vont se coucher.

Aujourd'hui j'ai perdu que 200 grammes au lieu d'en avoir perdu un kilo.

Ce matin, Virginie est la première levée. Et comme toujours, la varoise s

'active. C'est vrai qu'en France, à la maison, j'ai deux enfants. Ils sont

toujours levés à l'aube à 6h30.

Puis même moi, pour partir travailler, c'est 6h, 6h30.

Et moi, dès que je suis réveillée, il faut que je bouge. C'est toujours

pareil. C'est mon hyperactivité que j'essaie de maîtriser. Mais c'est pas

toujours évident. Donc il faut que je bouge.

Pourtant, son dévouement est mal vécu par les autres filles.

Elle me gonfle, c'est de pire en pire.

Non, mais écoutez, je pense que c'est quelqu'un dans la vie de tous les jours

qui est très gentil, Virginie.

Mais moi, j'y arrive pas.

Parce que de toute façon, elle a toujours tout fait mieux que tout le

monde. Elle est toujours là. Dès qu'il y a quelque chose, elle se met toujours

devant.

En fait, elle essaye de tout bien faire pour les autres, mais on sent que c'est

tellement faux que ça donne même pas envie qu'elle fasse l'effort.

C'est fatigant d'avoir tout vu, de savoir tout.

Et puis des fois, elle nous prend pour ses enfants. On n'est pas ses enfants.

En fait, j'attends que tout le monde se lève et je pense que ce matin, on va

faire du riz. Et comme on a l'épreuve d'immunité, on va se donner à la pêche à

fond. Je ne veux vraiment pas jouer le rôle de la maman. C'est vraiment pour m

'occuper que je fais ça. Mais je veux dire, si c'est rester assise et regarder

le ciel, attendre voir passer les oiseaux, non, ce n'est pas mon truc.

Virginie s'active et les autres filles restent léthargiques.

Derrière leurs reproches se cache peut-être une bonne dose de paresse.

Chez les dos, les hommes se sont levés dès l'aube pour tester leur nouveau

matériel. Jean-Pierre briefe Claude sur l'utilisation du harpon.

Tu le vises, tu le tires toujours 10 cm devant son axe de nage pour être au

rendez-vous du corps.

On avait d'abord hâte de voir un petit peu ce qui se cachait sous les fours

marins. Donc on a testé en même temps le matériel, on a ajusté un peu.

Et contre les rochers là-bas un peu plus loin, on a trouvé un peu des poissons d

'une taille d'une main, c'est leur niche, donc on va essayer de poser des

pièges et puis venir pêcher à cet endroit-là.

Pour venir ici, il faut être vraiment un cascadeur, parce que je veux dire, les

pierres, quand elles sont mouillées, on glisse, on se croirait sur le patinoire.

On a mis deux plombs, pour qu'ils touchent le pont, pour qu'ils raclent le

pont, pour que vraiment ils soient...

Dessous des rochers.

Tout à l'heure, une fois, ça a mordu, mais je ne sais pas si c'était un

calamar ou si c'était un rocher.

On a fait quelques shoots, c'était déjà pas mal.

Moi, j'en ai blessé un. Je suis sûr que je n'étais pas trop loin de la vérité.

Pas loin, t'as vu ? Malheureusement pour nous, c'était zéro poisson.

Pour les pêcheurs à la ligne aussi.

Zéro, ce n'est pas à force d'essayer.

Il y a quand même un petit cachet là.

On va essayer de l'arranger.

Persévérer, ça va payer.

Donc voilà, maintenant il faut peaufiner la technique et découvrir les lieux

surtout. Les dos sont bredouilles, mais en fait, ce qui préoccupe les garçons, c

'est l'avenir. Ils tissent leur lien.

Sitôt dans l'aventure, Claude, Philippe et Coulet sont déjà unis comme les

doigts de la main.

Alors la force des équipes, tu vois, ils sont aussi là.

Alain, il ne va pas sous l'eau, mais sur la terre, c'est une bête.

C'est une bête.

Réfléchis les épreuves, tu verras après.

Avec Claude et Koulé, tout à l'heure, on discutait dans l'eau un peu de stratégie

parce qu'on est les trois vraiment sur lesquels repose une très, très, très,

très forte confiance.

Claude et Philippe et moi-même, on sait qu'on va aller très loin ensemble.

Après, s'il y en a qui veulent se rattacher à notre groupe, entre

guillemets, le groupe...

Il n'y a pas de souci. Alain nous a donné sa parole qui tiendra et qui ne

lâchera pas sur son physique.

Pour nous, c'est une personne qui est très importante.

Il faudrait des votes pour les conseils.

S'il fallait voter contre une personne, il nous soutiendrait.

En arrivant sur ce camp, Alain et Jean-Pierre, je ne sais pas ce qui s'est

passé, mais ils m'ont tout de suite adopté.

Ils m'ont dit, Philippe, vraiment, le feu nous a ouvert les yeux, nous a

ouvert l'esprit.

Et on fera exactement comme tu veux.

Ça nous fait déjà deux voies de plus.

Donc on peut se retrouver sur un groupe de pratiquement cinq personnes.

Et ça peut nous suffire pour aller à la réunification. Donc on sera cinq, je

pense, bien soudés pour l'instant. Mais il ne faut pas qu'ils nous lâchent

avant. Parce que mentalement, on est plus fragiles. Il va donner sa parole.

Certains tirent déjà des plans sur la comète. Mais avant tout, il faut réussir

l'épreuve d'immunité qui arrive.

Une goutte perdue et c'est l'élimination à un but.

Une goutte perdue, c'est quelque chose qu'il ne faut pas renverser.

Les dos ne le savent pas, mais aujourd'hui, c'est une énorme surprise

qui les attend.

Bonjour à tous. Bonjour.

Le totem est remis en jeu.

Laurence, je vais le récupérer.

Votre victoire n'est déjà plus qu'un lointain souvenir.

Après huit jours d'aventure, je voudrais tout simplement faire un petit bilan de

ce qui s'est passé, notamment dans les épreuves d'immunité.

Deux épreuves disputées, une victoire pour les rouges, une victoire pour les

jaunes. Si on se réfère aux épreuves de confort, deux victoires pour les rouges,

une victoire pour les jaunes.

L'expérience avec une équipe d'hommes et une équipe de femmes a fonctionné.

Ça s'est bien passé, mais dans la vraie vie, c'est la parité qui prédomine, c

'est la mixité.

Par conséquent, Koh-Lanta évolue, vos équipes n'existent plus.

Les jaunes, mettez-vous juste à côté des rouges.

Wafa, je vous vois tous rire.

Non, non, c'est... Ça vous surprend ? Une grosse surprise, ouais.

Boris, je vous sens totalement absent.

Non, moi, ça va me changer des conversations de filles un peu intimes.

Marine. Moi, je suis contente parce qu'on aura peut-être enfin une vraie

cabane. Chez les garçons, qui aurait aimé rester comme ça ? Claude ? Pourquoi

? On s'habitue aussi à nos camarades, donc forcément, ça va faire du

changement. Alors, les jaunes et les rouges, comme vos équipes n'existent

plus, je vais vous demander d'enlever vos foulards et de les mettre par terre.

Vous êtes 16 face à moi, 8 hommes, 8 femmes, et vous allez composer 2 équipes

avec 4 hommes et 4 femmes.

Mais il vous faut deux capitaines d'équipe.

Arbitrairement, j'ai choisi la plus jeune, Jennifer, et le doyen, Jean

-Pierre. Allez vous placer en face. Vous allez choisir un tour de rôle.

Jennifer, un garçon.

Jean-Pierre, une fille.

Et on inversera les sexes à chaque fois.

Par galanterie, je vais laisser Jennifer choisir en premier.

Vous allez choisir un garçon. D'accord.

Abdella ? Sans hésiter.

Parce que je suis sûre que c'est une personne qui se mêle au camp, qui est

assez dynamique, qui communique aussi avec tout le monde sans se mettre en

retrait. Je pense qu'on a besoin dans une équipe d'avoir une personne comme ça

pour commencer.

C'est précis, direct.

Ça fait plaisir.

Jean-Pierre, une femme.

Marine, pour les talents d'équilibre qu'elle nous a démontrés et sa puissance

lors des Jeux. Jennifer, vous allez maintenant choisir une femme.

Wafa.

Jean-Pierre, un homme maintenant.

Je suis récupéré Philippe, c'est mon pote depuis le début de l'aventure et il

est important sur la continuité de l'aventure. Jennifer, qui choisissez

-vous pour vous accompagner ? Ce sera Claude pour continuer.

Jean-Pierre, une deuxième femme ? Ce sera Aurélie.

Aurélie, avec Jean-Pierre, Marine et Philippe.

Alors, une femme ? Je vais dire Audrey.

Audrey.

C'est comme un soulagement. Ah ouais, c'est un soulagement pour moi. Parce que

beaucoup d'affinités avec Wafo et Jennifer. Et puis, je pense qu'on a les

deux meilleurs éléments. Donc, pour moi, ça me va. Jean-Pierre, il vous faut

choisir un troisième homme.

Il sera coulé.

Coulé.

Jennifer, qui est le troisième garçon de votre équipe ? Pour nous, ça sera

Valentin.

Valentin, le plus jeune de cette aventure.

Jean-Pierre ? Virginie.

Virginie. Avec Jean-Pierre Coulet, Philippe, Marine et Aurélie.

Jennifer, à vous de choisir la dernière fille de votre équipe. C'est Laurence

qui va venir avec nous.

Laurence, la Suissesse.

Pourquoi obligée, Jennifer ? C'est le petit quatriot qui s'est formé au fur et

à mesure de l'aventure, donc on est vraiment très content de se retrouver.

Jean-Pierre, c'est le dernier choix, puisqu'ensuite, les deux derniers iront

automatiquement dans l'une et l'autre équipe.

Alors ?

Ce sera Alain.

Alain, quand il a annoncé votre prénom, je vous ai vu faire...

Oui, parce que depuis qu'on est arrivés, on ne s'est jamais quittés tous les

trois. Je suis content qu'on soit ensemble.

Il reste deux aventuriers. Et ironie du sort, ce sont les deux qui se sont

sacrifiés le premier jour. Qu'est-ce qu'on se disait ? Véronique et Boris.

Vous n'êtes pas choisis, Boris.

Automatiquement, vous rejoignez l'équipe de Jennifer pour être le quatrième

garçon avec Valentin, Claude et Abdella.

Eh bien Véronique, je vais vous demander de rejoindre l'équipe de Jean-Pierre,

Coulé, Philippe, Alain, Virginie, Marine et Aurélie.

Et vous allez très vite rentrer dans le vif du sujet avec une nouvelle épreuve d

'immunité. Alors le but du jeu, c'est de remplir au maximum un seau qui sera

retenu par un élastique, de manière à ce que ce seau touche un socle. Pour

remplir ce seau avec de l'eau, il va falloir aller...

Au bout d'un parcours, récupérez l'eau. Et pour cela, vous disposerez de 8

récipients qui seront tous reliés par une corde. Mais le problème, c'est que

ces récipients sont tous troués. La première équipe qui pose son seau sur

son socle remporte l'immunité et gagne ce totem. Allez-vous mettre en place.

3, 2...

Ce sont deux nouveaux groupes qui s'affrontent, celui emmené par la jeune

Jennifer et celui de l'expérimenté Jean-Pierre.

Chaque équipe a rechargé en eau ses écuelles, mais il s'agit de boucher au

mieux les trous.

afin de ne pas perdre du précieux liquide et éviter ainsi d'arriver à

vide.

Ces deux équipes sont neuves. Chacun doit repérer les lacunes et les talents

de ses nouveaux coéquipiers. Le fonctionnement est perturbé.

On ne touche pas le saut.

L'équipe de Jean-Pierre arrive en deuxième position, mais avec peut-être

plus d'eau, on va voir.

Le début, il est là.

Repérez tous les trous avant de sortir.

Allez, doucement, doucement.

Vos trous, les gars, vos trous.

Allez, j'y vais, en avant. Alors, Jennifer, toujours pas d'eau.

Il n'y a plus d'eau ici.

C'est assez cool, regarde, ça s'écoule.

Mais non, elles sont gorgées d'eau. Laissez-les couler deux secondes.

Laissez-les couler.

C'est bien, on est bien.

Le parcours est accidenté. Il faut un pas sûr

et une bonne coordination pour ne pas perdre la précieuse eau.

Un genou par terre, celui qui est devant.

Si le pied glisse, on est foutu.

C'est eux qui sont plus bas.

Doucement, doucement.

Visons calmement.

L'équipe de Jennifer, vous êtes pour l'instant légèrement en tête.

Et pour l'instant, depuis le début, Valentin est celui qui rapporte le plus

d'eau dans votre équipe.

Le groupe de Jean-Pierre se dépêche car celui de Jennifer est en avance. Mais

cette dernière ne se sent pas bien.

Elle est pas bien, elle est pas bien. Elle va tomber là. On s'en occupe pas de

celui-là.

Ça va ? Génie, repose-toi.

Jennifer, si vous ne vous sentez pas bien, vous pouvez arrêter et laisser

votre écuelle à Abdela.

Doucement, doucement.

Allez,

Génie, vas-y.

Avance Abdela, avance Abdela.

Doucement, doucement.

Véro, on tire un peu. Fais-toi sur la corde.

Pas grave,

debout, debout.

Pas grave.

Pas grave. On avance un peu.

Deux coups plus vite. Allez, on tire la corde.

Il faut les tirer, les gars.

Asseyez-vous.

Respirez tranquille.

Je vous rappelle que votre seau doit toucher complètement le socle.

Applique-toi, Boris.

Non,

non, non.

Le prochain est bon, les gars.

Allez-y, j'arrive.

Allez-y, j'arrive.

Allez,

vite, il s'est en train de poncer.

La pression est forte et sans doute assommée par cette redistribution des

équipes, certains perdent leurs moyens.

C'est peut-être votre dernier retour.

Ça ne dépend que de vous.

On lève, tu vas doucement Abdallah.

Bon, l'équipe de Jennifer, bravo.

Quelle belle victoire.

Alors, il y en a un qui a particulièrement réussi à boucher les

trous et qui, à chaque passage, a rapporté un récipient plein d'eau.

C'est Valentin. Et c'est pour ça que je vais lui remettre, pour toute votre

équipe, ce totem symbolisant l'immunité de votre nouvelle tribu. Bravo à vous.

Alors, cette épreuve d'immunité et cette victoire...

vous donne une autre responsabilité. Et un autre avantage, celui de choisir

votre campement.

Alors attendez, vous avez deux possibilités, soit le camp jaune, soit

le camp rouge.

Est-ce que j'ai besoin de vous laisser longtemps vous concerter ? Non ! Même

vous les filles, vous ne voulez pas retourner sur votre campement ? Ah non,

plus jamais ! Donc, vous décidez d'aller où ? Rouge ! Sur le camp des Rouges,

vous êtes la nouvelle tribu d'eau.

Tenez Jennifer, capitaine d'équipe. Merci.

Et vous Jean-Pierre, votre couleur, c'est le jaune.

Vous êtes à partir de maintenant les Vangues.

Alain, je vous sens plus qu'abattu en colère.

En colère oui, parce que je veux dire, avec tout ce qu'on a fait sur le camp et

tout, la nasse qu'on avait presque finie et tout, on s'est émis à tous les trois.

Et je veux dire, on l'a laissée là et tout, je veux dire, bon. Non, ma nasse,

je peux la récupérer ma nasse, j'ai passé trois jours à la coulée.

On veut bien rendre sa nasse à crabe, c'est normal. Si on l'a fait pendant

trois jours, on n'a pas touché.

C'est une aventure nouvelle qui commence.

Les rouges, vous êtes tranquilles. En revanche, les jaunes, il va tout de

suite falloir se concentrer, se concerter, réfléchir pour savoir qui

doit partir au prochain conseil. Bon retour sur votre nouveau campement pour

certains et sur votre campement d'origine pour d'autres. A bientôt.

Franchement, je suis complètement à bazar au lit, je veux dire.

Qu'ils aient gagné, c'est un fait. Qu'ils aient gagné l'île, c'est un fait,

je veux dire.

Qu'ils prennent l'île, c'est un fait. Mais tout ce qu'on a fait, c'est nous

qui l'ont fait. C'est pas eux qui l'ont fait, c'est nous qui l'ont fait.

Ils nous ont aidés un peu pour aller chez les branches, mais le reste, c'est

nous qui l'ont fait, je veux dire.

Alors ? Ça va pas ? Allez, arrêtez ça. Ça va pas du tout

? Je comprends pas ce que tu ressens. Je sais ce que tu ressens.

Allez, souffle.

J'ai perdu mon camp, j'ai perdu mon tipi, j'ai perdu beaucoup de choses.

J'ai passé huit jours à le travailler, à le construire, à faire tout ce qu'il

fallait pour qu'on soit bien.

J'ai perdu Claude, qui était vraiment un pilier sur lequel je m'appuyais.

Depuis le début, on était ensemble.

Au Vietnam, les cartes ont été totalement redistribuées. Koh Lanta

évolue, vos équipes n'existent plus. Fini les hommes contre les femmes,

désormais les deux tribus sont mixtes. Du coup, c'est l'équipe emmenée par

Jennifer qui a remporté l'épreuve d'immunité. Ok, c'est gagné !

Et qui a eu l'immense privilège de choisir sa couleur et donc son camp.

Rouge ! Sur le camp des rouges ! Ce qui a terrassé Philippe.

Très triste d'abandonner ce qu'il avait construit de ses mains. J'ai perdu mon

camp, j'ai perdu mon tipi, j'ai perdu beaucoup de choses.

C'est assommé de tristesse que Philippe, Alain et les autres anciens rouges

débarquent sur le camp des filles.

Et ils ne sont pas au bout de leur mauvaise surprise.

Ah ouais, vous n'avez pas de cabane.

Voilà où on dormait sur la paillade.

Vous dormez là ? On dort là.

Voilà. Et ça, c'est des trous de rats.

Ça, c'est des trous de rats.

Ah ouais.

Ce camp, il est complètement désorganisé, dans un foutoir pas

possible.

On se croirait dans une maison de fites célibataire, désorganisé au possible, c

'est grave.

Ils en sont loin dans l'aventureuse.

C'est un peu la planète Mars, avec trois femmes au milieu, et puis il faut tout

faire.

Même quand on est arrivé dans notre camp où il n'y avait rien de fait, c'était

plus propre.

Pourri, le mot pourri.

Dégueulasse, lamentable.

Ça fait huit jours qu'ils étaient là, ils n'ont même pas entretenu rien.

D'abord on était évolués un petit peu à l'homme moderne, et là on arrive à l'âge

de pierre.

C'est un choc émotionnel de tout perdre, ce que j'ai fait là-bas sur mon île. Je

me suis vraiment consacré à mon chez-moi. C'était mon chez-moi, j'avais

mon petit pays, j'avais fait mon petit atelier où j'étais en train de faire ma

nasse. Voilà, c'était le paradis. Mais on sait très bien que dans tant de

paradis, ça ne dure pas. Et voilà, je pense que tout reste à faire.

Il y a du boulot, hein ? Il y a du boulot, oui.

Pour de bon, ça a été 8 jours de bronzette. Ah oui, non, mais c'est

clair. On se prend un petit peu une gifle quand on entend des trucs comme

ça. Mais ils ont raison.

Ils ont totalement raison.

C'était le souk.

Bon ça déjà, si tu le mets là-dedans, il est pourri.

Moi je reste sans bois, pour des filles quand même.

En fait, normalement, les filles, on est là pour apporter tout ce qui est

propreté, rangement et tout ça. Mais là, il y en avait partout.

C'était de la désorganisation totale.

Franchement, ça me faisait un vrai coup de ménage.

Vous voyez, il y a une fédélogie là.

Tu sens que c'est une canne de pomme ça ou quoi ?

Les hommes sont dépités et berlués devant autant de laissés-aller de la

part des femmes.

Ces dernières ne sont pas mécontentes de ce grand remue-ménage.

Enfin, ça bouge ! C'est génial, j'adore.

Franchement, j'adore le coup de cible.

Ça active, c'est génial, ça me plaît.

Enfin ! C'est vrai que ça nous change, moi je suis super contente.

Parce que depuis le début, on n'était que deux ou trois à aller ramasser du

bois. Là, tout le monde s'y met.

Tout le monde participe et la moitié fait bronzette au soleil et le reste s

'occupe des corvées.

Tu as fait ça toute seule, la cabane ? Quasi.

On ne s'est pas battues pour les idées de la cabane. Les idées n'ont pas fusé.

Moi, je n'ai jamais vu tout le monde debout en même temps.

Et là, c'est waouh !

Tout le monde qui bouge, en action.

Pour moi, l'aventure commence ici. Jusque maintenant, on faisait des

épreuves, on se donnait à fond, on avait une bonne équipe, je ne veux pas dire le

contraire. Mais question camp, c'était le vide.

On fait un comme ça, un comme ça, un en long, et après quatre, cinq là-bas. Moi,

je crois que j'ai fait le bon choix des filles, j'en suis fier.

que d'appeler ce qui jaillit d'elle. C'est des travailleuses, c'est des

aventurières d'évrées.

On n'est pas là pour se bronzer, on n'est pas là pour s'épiler pour elles.

Jean-Pierre a au moins une petite satisfaction.

Il a gardé trois filles actives. C'est déjà ça, car les déconvenues sont

légions. Philippe, regarde, viens voir ici.

Il y a des rats, il faut le boucher. Il y en a un gros derrière aussi, de trous.

Ils sortent la nuit ? Ils sortent la nuit. Il y a des trous de rats partout.

Non mais c'est pas normal ça.

C'est pas normal qu'ils se promenent ça.

Regardez, juste à côté de l'amande d'or.

On bouche les trous de rats.

Moi, je veux pas dormir avec des rats.

Des rats, c'est impossible.

Y a rien de plus saloperie que ça.

Tiens, tiens, poto.

Non, mais là, c'est bon, il y a des déchets bloqués.

J'ai fait, tu laisses quand même un trou pour que je fasse un piège. C'est bon, j

'ai un essai de deux là-bas, derrière toi. Trop tard.

J'ai un essai de deux là-bas. J'ai essayé une essai de secours, c'est tout.

Là, il est terrorisé par les rats.

Et moi, je vais pas les manger. Alors, s'ils bougent tous les trous...

Devoir vivre dans une telle insalubrité déprime Alain. Les ex-rouges ont tout à

reconstruire alors qu'ils avaient conçu un camp des plus agréables.

Dont profitent en ce moment même les filles devenues rouges. Et ces dames

sont comblées.

Chez nous, les jaunes, je suis choquée.

Ils sont super bien organisés.

Ils ont fait un abri pour le feu. Ils ont un toit.

Ils ont même une terrasse. Donc, ils ont été exemplaires.

Chez eux, c'est propre.

Et c'est bizarre parce que chez nous, on était une équipe majoritairement

féminine. C'était sale.

Il y avait de la bouffe partout.

Le lieu ravit les jeunes femmes qui sont en outre fortaises de se retrouver avec

des gens de leur génération.

Boris aussi est heureusement soulagé. Il a enfin retrouvé d'autres garçons et il

ne cache pas sa satisfaction.

Retrouver des hommes, la compétition, la camaraderie, c'est quelque chose qui me

plaît. Tous les soirs, parler de cuisine. Tous les jours, parler de... On

fait ses tresses, on se raconte nos potins.

Toutes ces choses-là, j'en veux plus, ça m'intéresse pas. Ah, Boris s'épanouit.

En voilà un content de son nouveau sort.

Et il n'est pas le seul.

Abdella aussi est aux anges.

Il resplendit au contact de cette charmante compagnie des femmes. Ça me

fait plaisir, la mixité dans l'équipe.

Ça me fait plaisir de parler d'autres choses, de relations filles-garçons.

Ce qu'on ne parlait pas trop avec les anciens dos.

Maintenant, il ne faudrait pas qu'ils nous fassent un coup de couteau dans le

dos et qu'ils s'allient avec les quatre filles pour en faire sortir un de nous.

Mais je pense que le but, il n'est pas là.

Il ne faut pas qu'on craque parce qu'il y a deux bikinis là-bas qui traînent sur

le camp. Il faut qu'on se désunisse.

Les joueurs, c'est normal aussi.

Les célibataires, ils aiment bien les filles. C'est comme ça, c'est son truc.

Je pense que s'il y en a un qui peut se faire rallier, je pense que c'est lui.

Tu mets des talons.

Là, moi, je ne t'imagine pas une seconde avec des talons. Comment tu m'imagines,

bébé ?

Charmeur, beau parleur, trentenaire et célibataire.

On dit que j'ai un petit côté séducteur.

Abdelaz, c'est qu'il plaît et il en joue.

Je pense avoir de la facilité pour parler à la jeune féminine.

Être avec des filles sur le camp, pourvu qu'elles soient jeunes, mignonnes,

sportives, avec un charme fou.

C'est pas... Vous longez bien les bordures. 5 minutes, le chrono est

parti. Allez, go.

Éducateur sportif en milieu scolaire dans les Hauts-de-Seine. Montre les

fesses, Sofiane.

Voilà.

Abdela est passé maître dans l'art de diriger avec diplomatie.

Je veux que tu ailles plus vite pour atterrir sur les pieds. C'est un bon

professeur, il est gentil, sauf que sur le sport, il est sévère.

Mais moi, t'es deux mains à plat au sol. J'essaie vraiment toujours de les

pousser vers le haut, un peu ce que j'essaie de faire au quotidien moi-même.

J'ai du mal à ce qu'un compétiteur face à moi fasse mieux que moi. Donc là, je

ne l'admets pas trop et je suis vachement exigeant par rapport à moi

-même. C'est nul.

Sa détermination, son envie de toujours gagner, il la résume en un mot, la

grinta. La grinta c'est un moment, il faut se dépasser. La grinta ! J'espère

que mon équipe elle aura la grinta comme moi je l'ai, et on sera invincible.

Ah mais t'as personne toi ? Là j'ai personne.

Je recherche, tu sais la femme idéale.

Abdela fait bel effet auprès de ces dames. Cela inquiète Claude, le

stratège, qui sait que les deux clans sont à égalité numérique.

C'est chaud.

C'est le chaud lapin, c'est sûr.

Là, t'as vu comment ils se sont revivés ? Bon, belle torse directe.

Les garçons sont méfiants. Ils craignent que le cœur ne vienne troubler la

raison.

Chez les vangues, on s'apprête à passer une mauvaise nuit. D'autant que les

vêtements à disposition ne sont pas des plus saillants. Les hommes ont hérité

des affaires des filles, puisque leurs propres sacs sont restés sur le camp

rouge.

Tu rentres dans du small.

Il est plus grand, celui-là, si tu veux.

Ah oui, oui. Je peux voir que ça sent la femme. Oh non.

La couleur, j'aime bien le violet.

C'est Sayon.

En attendant de récupérer mes affaires.

C'est à Boris, ça. Ouais, Boris, je sais pas.

Si tu veux, tu peux lui piquer sa culotte. Il avait la culotte de Taïg. Le

blanc, là, le truc blanc. Ouais, la même.

À chaque fois, on lui disait, retire tes rollers.

Espèce de... C'est à Boris, c'est moi. C'est à moi, c'est à moi.

Sous les sourires, le cœur est lourd.

C'est en effet sans conteste la plus mauvaise nuit des hommes.

De quoi saper le moral.

Ce neuvième réveil est forcément maussade pour les nouveaux jaunes.

Cette nuit est très très dure, j'ai pris une racine dans le dos.

J'ai mal au dos.

Je suis réveillé par la pluie.

Ça démarre très dur.

Sans vêtements, sans rire du tout, on est vraiment naufragés de chez

naufragés. Salut mes petits lapins.

Bienvenue sur notre île.

Où les nuits sont difficiles.

Je fais des rimes.

Vous avez été admirables. C'est pour vous dans cet enfer.

Pour moi c'est un enfer. J'ai eu un petit coup de blouse.

La fatigue.

Le choc de savoir qu'on change de camp, qu'on change de couleur, je déteste le

jaune. Et puis voilà, c'est sale, il y a des rats, donc c'est quand même

dégoûtant.

Oh la putain ! Tu changes de camp, tu n'as pas tes affaires.

Tu tombes sur le nid, il y a des rats, il y a des mousses qui attibagent.

Ils puissent. Ils puissent.

Alain est très affecté par cette nuit cauchemardesque.

Difficile pour le sensible camargué.

qui souffre déjà de l'éloignement des siens.

Submergé d'angoisse, Alain fait un malaise.

Docteur, docteur est demandé pour l'île des Jaunes.

Salut sur Chrome, je vous reçois.

C'est pour Alain qui ne se sent pas bien, il a des vertiges.

Il reste bien allongé, je vais venir le voir.

Il est là, il est là.

Il y a un petit atelier, il y a un infirmière.

Bonjour Alain.

Vous êtes d'un naturel un peu anxieux, parfois, ou pas du tout ? C'est rare.

Vous avez déjà rêvé de ce genre de crise douloureuse ? Jamais, jamais.

Là,

il est très, très sensible.

En arrivant ici, il a carrément disjoncté.

D'avoir perdu notre île, d'avoir perdu notre ami qu'on avait, Claude. C'est

vrai que mentalement, là, il faut être très, très, très, très fort.

Pour reprendre un zéro, c'est normal que ça donne un coup au moral. Puis quelque

part, je pense que le plus gros manque...

C'est de ne pas avoir ses propres affaires, quoi. Où il avait gravé le

prénom de ses enfants et le prénom de sa femme entourée d'un cœur.

On va vous évacuer sur l'hôpital.

L'hôpital ? Pour faire quelques analyses complémentaires. Allez, mon Titi, on est

avec toi.

Allez, poto, allez.

Allez,

Titi, on t'attend.

Je ne vous laisserai pas.

Mais non, tu vas revenir en pleine forme.

Je suis quand même préoccupé par l'état de santé d'Alain.

Il présente une fatigue très importante avec d'énormes vertiges. Je préfère l

'évacuer sur l'hôpital de Saigon pour des explorations complémentaires.

Je reviens.

C'est un

vide.

Il part en disant que je reviens.

Je croise les doigts pour qu'il revienne en forme et qu'il nous tire.

Avec sa puissance de taureau qu'il a.

Si la nuit a été horrible pour les hommes passés sur le camp jaune, en

revanche pour les femmes passées sur le camp rouge, elles foutent un délice.

On s'est bien habitués, on s'est bien adaptés, ils assurent.

Ils font le feu, ils ont été chercher le poisson ce matin.

Pour l'instant on est bien chouchoutés, c'est vrai.

La nouveauté pour les filles, c'est de découvrir un Boris très actif, beaucoup

moins léthargique que sur leur ancien camp.

Je pense que Boris se dit, il faut vraiment que je me bouge.

Je ne vais pas rester allongée comme un jaune, jaune égale fille.

Il va falloir vraiment que je montre mon côté mâle et mon côté... J'attends pas

que ça se passe.

Boris veut plaire au garçon, mais a aussi hâte de tester le harpon après l

'avoir attendu pendant 9 jours.

Alors je suis plutôt conscient, j'ai fait pas mal de plongées au tuba, j'ai

une bonne apnée.

Toujours mieux d'avoir quelqu'un qui dit s'il connaît, qu'il y a quelqu'un qui

dit qu'il connaît rien, donc ça c'est sûr que je suis plus confiant que si il

m'avait dit j'ai jamais pêché de ma vie.

Je crois que Boris, j'ai trouvé qu'il était très précipité et il a emmêlé les

fils plusieurs fois.

Donc au lieu de tirer souvent, on était souvent plutôt en train de démêler le

fil. Donc je me dis que la précipitation ne sert à rien.

Il a vu que ce n'était pas si évident que ça finalement. Il était dedans.

C'est peut-être un tout petit peu plus dur vu le matériel que je pensais. C'est

toujours celui qui dit je sais, je sais, je sais, que quand une fois qu'il y est,

il n'y arrivera pas. C'est un grand classique. Moi ça va, je dis je ne sais

pas, je ne sais pas, comme ça s'il y arrive, c'est extraordinaire.

On ne perd pas espoir, je pense qu'on va arriver à quelque chose, on va se faire

la main et ça va aller.

L'espoir fait vivre !

Chez les jaunes, c'est plutôt le désespoir en ce jour de conseil. Tout va

mal et l'un d'entre eux va devoir partir ce soir.

Nous, on connaît notre ligne de conduite, c'est de maintenir le maximum

de rouge à la réunification pour nous.

Dex rouge. Dex rouge.

Oui, on est encore rouge dans la tête.

On est très rouge.

Jusqu'au bout, on sera rouge.

Bon, après, il peut y avoir une surprise.

Il y en a un comme ça qui dit oui et puis par derrière, c'est déjà arrivé

combien de fois. Bon, ben là, ce sera moi qui sautera, je pense.

Je suis le maillon faible quand même.

Il faut toujours mettre au-dessus, comme un système d'utile. Oui, comme ça.

Moi, je considère qu'on est une nouvelle équipe. Je préférais être sortie parce

que je suis la moins forte que parce que je suis ancienne jaune.

Oui, c'est sûr qu'on est trois anciennes jaunes.

Mais les mecs, là, ils sont bien. Donc, je pense qu'ils font vraiment en

fonction de la sportivité.

Je ne pense pas qu'ils fassent vraiment rouge-jaune.

C'est le jour où il faut faire bonne impression.

C'est le but de Virginie. En même temps, la varoise ne peut rester en place.

Elle montre donc aux nouveaux habitants les richesses du camp.

Elle est en train de nous montrer, Virginie, où on trouve les huîtres.

Virginie, sur le camp, elle est partout.

Elle est à la corvée d'eau, elle est au ramassage des crustacés.

On n'a pas le temps de dire, bon, on y va, que déjà elle est devant nous.

Donc on ne fait que la suivre.

Et en même temps, elle nous a servi de guide. Et ça, c'est très important pour

découvrir les lieux.

Je suis partie carrément derrière les rouchis là-bas.

C'est un endroit où je n'avais pas été.

Elle est toujours partante, elle y va tout le temps. Elle est à fond, elle n

'arrête jamais.

C'est une boule de... C'est une speed en fait.

Virginie est reconnue pour ses talents d'aventurière patentée. Mais elle commet

un gros impair.

À être au four et au moulin, elle a laissé brûler le repas. Et ça, ce n'est

pas apprécié du tout.

Ils ont un peu grillé.

C'est complètement de ma faute. J'ai complètement zappé les bigorneaux.

Philippe, c'est un fin cuisinier apparemment et c'est vrai que pour sa

part, il n'a pas du tout aimé. Je peux le concevoir.

C'est normal.

Je pense

que

Virginie, elle a besoin qu'on la valorise aussi, qu'on lui dise c'est

super, on le fait nous, il n'y a pas de soucis, on le pense en plus.

Et je crois que peut-être qu'elle veut en faire trop, trop, trop, trop.

Mauvais point pour Virginie, et ce n'est pas le jour.

Heureusement, il y a aussi du manioc à manger.

C'est pas brûlé.

C'est pas brûlé.

Un mec que Véronique et Aurélie n'apprécient guère.

Pourtant, être difficile en étant naufragé n'est pas de bon goût.

Le fort, c'est de prendre des vitamines. Ça reste là, une heure pour mâcher.

Bon appétit.

On dirait que tu prends un médicament.

Elle le mâche pas.

Je le mange, mais je l'avale tout rond, en fait.

Et un petit carré.

Allez, une bouchée pour maman.

Elle est prémâchée, son manioc.

On essaie de faire passer ça petit bout par petit bout, comme les enfants, avec

de l'eau, comme un médicament, en fait.

J'ai fait des petits bouts.

Marine ! Allez, dernier.

Regarde.

Putain, Marine !

Aurélie est très difficile car sur Koh-Lanta, du manioc, c'est déjà un

luxe. Elle devrait se forcer un peu.

Et les efforts payent toujours.

Boris en fait l'expérience.

Enfin, il a fait une prise.

C'est celui qui est immobile, c'est celui qui vous choque. Je voulais ce

poisson, ça fait une semaine que j'en parle.

Je suis super content, c'est une nouvelle aventure, on pêche du poisson,

on a le harpon.

C'est vraiment exactement le renouveau que je voulais.

Une équipe vraiment jeune, pêchue.

Ah mais il bouge encore le con ! Attrape-le, j'ai le buté là ! J'aime pas

quand ça bouge encore.

Il bouge, il bouge, il bouge.

Mets-le sur la...

Je crois qu'on n'a même pas besoin de le vider, il est trop petit. Mais perce-le

avec... Il faut trouver une baguette plus... Il faut trouver une baguette

plus... Un sniper, parce que shooter celui-là, le petit comme ça,

franchement, il faudrait être un sniper.

Donc maintenant, j'espère bien qu'il va mettre ses talents sur les gros, et puis

ce sera parfait.

Ce premier poisson, ça me permet de montrer aux garçons qu'ils peuvent

vraiment compter sur moi.

Allez, je fais le service du poisson.

Audrey.

Merci.

Alors là, pour l'instant, c'est vraiment qu'un goût de poisson, parce qu'un petit

poisson de 0,8, ça fait plus grand-chose.

Pour un premier poisson, impeccable. Des petites portions, mais très bon.

Encouragé par ce premier résultat, Boris retourne pêcher et sollicite l'aide des

filles. Mission difficile.

Eh les filles, vous savez pêcher un peu là ? Non, plus bien.

Ben, venez alors.

Il faut pêcher, là. Si on veut bouffer ce soir, il faut y aller, quoi.

Quand j'entends qu'il dit aux filles, c'est bon, c'est fini la bronzette,

alors que lui, il se bouge seulement là, maintenant, alors qu'avant, c'était la

même chose.

Enfin, de sa part à lui, je trouve ça déplacé.

Vous venez pas avec moi pour de bon ? Franchement, non.

Ah bah si, généralement.

Il faut se motiver.

Sinon, on dort toute la journée. C'est vrai qu'on fait rien de spécial, donc on

va aller...

Je vais aller les accompagner.

Mais comme il n'y a que deux palmes et deux masques, tu attends le retour de

Valentin. Tu vas avec Valentin avec le matériel de canne à pêche.

Très bonne idée.

Valentin n'étant pas revenu.

Je m'écoute, je remonte.

Non,

mais j'allais pêcher un peu. Je vais un petit peu... Ça me gratte.

On attend Valentin.

Il fallait aussi les aider à chercher du bois. On y va, on y va.

On y va, on y va.

Boris, du temps qu'il était sur notre camp, n'était pas du tout comme ça. C

'est vrai que maintenant, il nous laisse un petit peu de côté.

Il nous parle un peu plus sèchement.

On trouve qu'il a changé d'attitude envers nous, donc ça nous a fait rire.

Ça me fait rire.

Il faut l'aider à porter.

C'est ça.

Boris est de plus en plus agacé par l'inactivité des filles. Et ces

dernières, elles, sont exaspérées par les remarques insistantes de leurs

coéquipiers.

Je veux bien que tu ne supportes pas de voir rien faire, que toi tu perds ton

temps parce que tu n'as pas ramené, parce que tu as un poisson, à ramener du

poisson, je veux bien.

Mais bon, deux minutes ou quoi, je veux dire, ouais, Domaine qui aime la pêche,

je vais pêcher, je vais pêcher, il n'y a pas de souci.

Mais explique-moi alors.

C'est quoi les filles ? Tu ne leur as pas donné un truc à pêcher là, non ? Tu

ne leur as pas montré pour la pêche ? Tu ne leur mettais pas de coup de pression

? C'est mort, on ne leur a rien fait.

On m'a même saoul, moi je n'en veux plus, franchement.

Il n'en peut plus.

Ça fait 10 jours qu'il est subi.

Audrey et Jennifer, à mes yeux, elles ne font aucun effort dans la survie.

Jennifer, ça a 20 ans, ça a un peu une grande bouche.

La bois, elle crie beaucoup, mais elle agit peu.

Moi, ces gens-là, je n'en veux pas spécialement.

L'avis négatif de Boris commence en peu de temps à être partagé par les autres

garçons. Sans conséquence toutefois...

puisqu'il n'y a pas d'élimination pour les dos.

En revanche, chez les vangues, on réfléchit. Le conseil est imminent. Il

est difficile de faire un choix quand on se connaît à peine.

C'est ta tête. On arrive.

Voilà.

Virginie, elle est importante dans le camp.

Donc aujourd'hui, elle a beaucoup bossé en tout cas. Elle est partie chercher

des huîtres et tout un tas de crustacés. Donc ouais, elle bouge quoi.

Voilà. Merci. Super.

Les nouveaux membres de cette tribu jaune apportent leur savoir-faire. Les

hommes construisent un abri pour le feu.

Et on a peur que, fin du conseil, on revienne et plus de feu. Moi, je trouve

ça magnifique.

On est partis chercher de l'eau et de la paille. On revient, il y a un petit

puits quasiment construit.

Je n'éliminerai pas les garçons parce qu'ils sont forts.

C'est des vrais aventuriers.

Et puis Aurélie et Virginie aussi.

Ce sont des filles qui sont indispensables sur un camp. Donc voilà,

s'il faut choisir quelqu'un, je pense que ça sera Véronique.

Pour Véronique, ça devient un peu difficile, puisqu'on vient dans une île

qui n'a pas le confort qu'on avait dans la nôtre.

Il y a des rats qui sortent le soir et qui embêtent un peu les collègues, etc.

Donc ouais, elle ne se sent pas trop.

55 ans, ce n'est pas évident non plus de suivre tout le monde, surtout que les

hommes, moi j'étais avec des hommes qui courent.

Il y a plusieurs fois où je me suis dit, je ne vais pas y arriver.

Les femmes semblent menacées chez les ventes ce soir.

L'heure fatidique du conseil a sonné.

Ce sont des aventuriers encore totalement chamboulés par le remaniement

d'équipe qui se présentent ce soir au conseil. Et comme une difficulté n

'arrive jamais seule, tous sont encore sous le choc du départ d'Alain.

Actuellement en observation dans un hôpital de Saigon. C'est donc compliqué

dans ces conditions de trouver ces marques. Et encore plus pour les hommes

orphelins de leur campement et de leurs anciens compagnons. Dans ce contexte, le

vote de ce soir s'annonce ouvert.

Véronique n'est pas au sommet de sa forme. Et il ne faut surtout pas

négliger que les trois ex-filles jaunes sont en minorité. Même si elles avouent

être très heureuses au sein de cette nouvelle tribu.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Alors en débutant ce conseil, je voudrais d'abord vous donner des

nouvelles d'Alain.

Il est en observation.

Voilà pourquoi il n'est pas au Conseil ce soir.

Ça veut dire qu'il n'a pas voté, mais qu'en contrepartie, vous ne pouvez pas

voter contre lui.

Alors, est-ce que le fait, Jean-Pierre, que vous ayez changé de camp en

abandonnant ce camp 3 voire 4 étoiles, ça l'a aussi totalement bouleversé ?

Oui.

Il a eu du mal à s'en remettre, ça a ajouté là-dessus. Et puis alors, son sac

avec son petit bambou, tous les prénoms de ses enfants sont inscrits avec un

petit cœur, un petit mot pour son épouse qu'il adore.

Il s'endort avec la nuit, ça l'a anéanti hier soir.

Philippe. Ce camp 4 étoiles que vous avez constitué à la sueur de votre

front, ça s'est évaporé. Ça a été très très dur pour moi.

C'est comme si moi je suis père, j'ai des enfants et je sais que ma fille

quand je lui enlève son jouet préféré, elle pleure, elle crie. Et ça m'a fait

exactement la même chose.

Ça représentait quoi ce camp pour vous ? C'était moi.

Là-bas c'était moi, c'était mon camp.

J'avais vraiment bien organisé avec Claude, avec Coulet, Jean-Pierre, Alain.

On était des tueurs, on était partis jusqu'au bout. C'était l'idéal.

Et l'idéal, c'est un volet.

Est-ce que vous avez senti, Virginie, cet abattement chez Philippe, plus

particulièrement, en arrivant chez vous ? Oui, c'est clair. Quand il est arrivé,

il a eu très peur, en fait.

Parce que c'est vrai qu'en fait, il n'y avait rien, à part un début de cabane.

Ça ressemblait à quoi, Philippe ? Dites-moi franchement. C'est ce que vous

auriez fait dans les dix premières secondes, c'est ça ? Il faut se dire que

c'est une femme qui l'a fait. Et pour une femme, c'est très bien.

Vous pensez qu'une femme est incapable de faire une cabane aussi solide et

aussi belle que la vôtre ? Je ne sais pas.

Jean-Pierre.

Je leur tiens un grand coup de chapeau.

On est passé, Denis, comme vous dites, du 4 étoiles à, pour moi, Cayenne le

bagne.

Elles ont vécu avec des rats, des moustiques. On ne sait plus, on est

piqué de tous les côtés. Et elles ont trouvé le courage, à quelques-unes, de

fabriquer quand même un abri.

Où était Boris ? Ah !

Les filles, où était Boris, votre homme ? Quand on est arrivés les premiers

jours, en fait, Boris nous avait dit qu'il n'y avait pas besoin de cabane

parce qu'il faisait chaud. Au contraire, il fallait garder un peu le vent qui

venait. Et ensuite, on a quand même fait une cabane malgré tout.

Alors lui, il n'a pas touché un bout de bois de la cabane.

Il était là avec son chapeau de paille et ses lunettes.

On ramassait du bois, il nous regardait. En pleine nuit, je me réveille, je vois

qu'il n'y a plus de feu. Il était aussi éveillé et il ne se lève pas.

Marine ? Au début, on s'est dit c'est un garçon.

Effectivement, on s'attendait à avoir un peu un Philippe.

On va le suivre, on va l'écouter. Et voilà, on s'est vite rendu compte qu'il

fallait peut-être moins l'écouter et plus prendre des décisions nous-mêmes

entre filles.

Bon, on a beaucoup parlé de la cabane, Jean-Pierre.

Mais qu'est-ce que vous avez découvert d'autre qui vous a particulièrement

surpris ?

Sur le camp de l'ancienne équipe fille. La désorganisation totale.

Désorganisé et sale.

Des petits bouts de coquillages, des petits bouts de tout, les pots de manioc

comme ça sur place.

Le vide-ordure de l'île.

Enfin mesdames, c'est le monde à l'envers quand même.

Les hommes arrivent chez vous, ils fabriquent un balai, ils font le ménage.

Virginie, qui aujourd'hui était particulièrement désorganisé dans cette

équipe ? En fait, je pense que Jennifer, Audrey et Wafa étaient

désorganisés. Qu'est-ce qu'elles faisaient ? Elles étaient allongées au

bord de l'eau. Aquagym ! Aquagym ? Ah, c'est une première sur Koh-Lanta.

Est-ce que vous apprenez plein de choses depuis que Philippe, Jean-Pierre,

Véronique et Coulet vous ont rejoints ? Oui, mais la personne qui m'a appris le

plus de choses, c'est Virginie, en fait, sur les aliments. Mais du moment qu'il

faut manger, je suis là, en fait.

Donc j'adore cuisiner. Enfin, je veux dire, n'importe...

Quel endroit où j'ai été, je me suis toujours intéressée à tout ce qui était

fruits, à tout ce qui était végétation.

Puis à la limite, si j'ai des connaissances, j'aime les faire

partager. Et puis à la limite, s'ils en ont d'autres, j'adore recevoir.

Est-ce que quand vous avez composé les équipes, Jean-Pierre, quelqu'un vous a

conseillé justement de prendre Virginie ?

Oui, quelqu'un m'a conseillé. Je me suis appuyé sur Marine.

Marine qui m'a dit qu'il fallait absolument récupérer Virginie et qui

était quelqu'un qui donnait beaucoup d'elle-même sur le camp et qui avait une

très bonne mentalité.

J'ai eu ce coup d'œil, on en avait discuté déjà ensemble sur notre camp.

Quand on a vu arriver la tribu des filles au premier jeu, on a repéré les

top maillots et puis les aventurières.

Les top maillots, c'est qui ? C'est les quatre qui sont de l'autre côté aujourd

'hui. Ça doit faire plaisir comme ça, non ? Vous n'êtes pas là par défaut

Virginie ? Ah oui, non, moi je suis ravie.

Franchement, ça y est, mon aventure commence.

Je veux dire, je suis au top là.

Bon, en tout cas les jaunes, ce soir, vous êtes devant moi 7.

7 à voter, 7 potentiellement à craindre l'élimination ce soir.

Coulez, vous êtes le premier à aller voter, allez-y.

Voilà, vous avez tous voté. Je vais mettre fin très vite au suspense en

allant chercher l'urne.

Virginie.

Véronique.

Virginie.

Virginie.

Trois votes contre vous Virginie, un seul contre vous Véronique.

Véronique.

Véronique.

Égalité. Trois votes contre vous Virginie, trois votes contre vous

également Véronique.

Ce dernier bulletin que j'ai là dans la main peut être décisif.

Virginie, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez me

rejoindre.

Virginie Lefeu, c'est votre vie dans Koh Lanta.

Les aventuriers de la nouvelle tribu jaune ont décidé de vous éliminer et

leur sentence est irrévocable.

Avant de partir, Virginie, vous pouvez vous adresser à ceux qui ont été pour

certains vos coéquipiers quelques heures.

Écoutez, je vous dis de vous battre à fond, d'aller jusqu'au bout, de leur

montrer de quoi vous êtes capable.

Et moi, je suis très fière de vous. Alors allez jusqu'au bout. Ne lâchez

rien.

Au revoir.

Merci Virginie.

En fait, Virginie est étonnée. La coiffeuse pensait que son dynamisme

allait être récompensé.

La semaine prochaine, les deux nouvelles tribus vont se découvrir et devoir

trouver leur nouveau fonctionnement. Oh les rouges, vous avez la patate ou pas ?

Vous êtes chaud bouillant ? Ok, message.

Ça va vous réveiller peut-être.

Le radeau il est prévu là-dedans depuis longtemps et on va faire une fusérienne.

La cohabitation est plus compliquée que prévu. C'est une faute qu'on ne doit pas

commettre sur Koh Lanta, on la paye cash.

C'est pour se disputer, ça ne sert à rien. On va donner notre point de vue,

ils vont nous dire qu'ils ne sont pas d'accord avec nous. Le riz, il ne cuit

pas ? C'est encore la bronzette partie.

Moi, je reste moi-même. Il est hors de question que je fasse l'échecu ou je ne

sais pas.

C'est une très bonne idée.

Des déceptions, des désillusions, des exaspérations.

Ça me blasse de faire des trucs dans le vent.

Il n'y a qu'à sortir du jeu, ce n'est pas bien.

Koh Lanta, Vietnam.

C'est vendredi prochain à 20h45 sur TF1.

On a promis à notre amie qui n'est pas bien qu'on resterait rouge jusqu'au

bout.

Je vote contre toi ce soir parce qu'il faut voter contre quelqu'un et je ne

voterai pas contre un ex-rouge.

Virginie, je vote ce soir pour toi, c'est un contre-cœur parce que tu es

quelqu'un de bien. T'es une chic fille, désolé.

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