All language subtitles for S12E02 Koh Lanta - Vietnam E02

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Original subtitles

Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam. Nous sommes ici au cœur de l

'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières. Entre jungle et mer de

Chine, l'aventure est partout.

C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages

inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux

autres. Je ne suis pas venue là pour me perdre des amis, c'est clair.

Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.

Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?

Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac

et qui ne va pas revenir.

La vengeance est un plat qui se mange.

Ils sont de tous âges et de toutes conditions.

Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné

pour se lancer dans l'inconnu.

Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.

Ça va marquer les mémoires de tout le monde.

Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura

supporter la souffrance physique ?

Koh Lanta, c'est très dur.

Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au

départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.

Au Vietnam, jaune et rouge s'affrontent, les hommes contre les femmes.

Les hommes, ce sont les dos, emmenés par le groupe des anciens. Ce trio ne se

quitte pas.

Philippe, à 44 ans, sait tout faire.

Même le feu, en moins d'une demi-heure.

Un record historique dans Koh Lanta.

Rempailleur sur les marchés de la Drôme, c'est pour ses enfants et sa femme, dont

il est toujours fou amoureux, qu'il se parle.

Je sais qu'ils ont mis tous leurs espoirs en moi et je ne vais pas les

décevoir. J'irai jusqu'au bout et je veux qu'ils soient fiers de moi.

Alain, le camargué, fraîchement grand-père, a aussi du mal loin des

siens et de ses chevaux.

Ma passion, c'est ma femme, mes enfants et les chevaux.

Alors il s'active, tout comme Jean-Pierre.

Ce sémillant cadre territorial d'Aix-en-Provence aime quand ça bouge et

quand il est maître du jeu.

Ce matin, on s'est levé en télé.

Il faut gagner et on a gagné.

Claude en veut aussi.

A 30 ans, ce chauffeur de maître est débrouillard et malin, à l'aise avec les

anciens comme avec les jeunes.

C'est vrai qu'on est assez fraternels entre nous les hommes, donc je pense qu

'on aura un peu moins de mal sur l'entente et à se faire comprendre que

les filles entre elles.

Couler est son bras droit.

D'un naturel facile, cet éducateur social est sensible et généreux. Ce qui

me plaît dans ce métier-là, c'est d'être à l'écoute des jeunes.

d'être avec des jeunes, de parler avec eux, de discuter avec eux. On fait un

passage lapin, je rappelle, d'abord les mains tendues.

Même métier pour Abdella, qui découvre avec surprise ses îles sauvages.

Cet urbain dynamique devra s'adapter à la nature.

Le nord, c'est là-bas.

Mais par rapport à quoi tu me dis que le nord, c'est là-bas ? Par rapport au

soleil, c'est plus à l'ouest.

Les deux plus jeunes, 20 ans, ce sont Valentin et Vivien.

Valentin, nordiste, est étudiant et mannequin occasionnel. Ce qui a forgé sa

persévérance et le goût des efforts ? C'est le cyclisme.

Ce que j'aime dans le sport, c'est pouvoir dépasser ses limites, c'est

pouvoir se retrouver en pleine nature, s'échapper un peu de la vie de tous les

jours. Vivien, au contraire, a du mal à se faire violence.

Cet éternel adolescent se laisse aller. Il faut le remuer.

On n'y va pas pour se croiser les bras, on y va pour se bouger.

Cette bande d'hommes a accueilli gentiment la doyenne des femmes.

C'est bizarre d'être avec des hommes.

Véronique, 55 ans, venue du Tarn-et-Garonne. Elle a d'abord cru que

son aventure s'arrêtait à peine commencée.

Elle a finalement échoué sur le camp des dos.

Tout comme le jeune Boris

a finalement intégré la tribu féminine. A son grand bonheur, ce responsable

marketing savoure sa place à part.

Il y avait un petit côté dans les histoires de la mythologie, Hercule avec

les Amazones, on n'a plus envie de quitter l'île, ça c'est marrant.

Le garçon est entouré de filles hautes en couleur et en verbe, comme la jeune

marseillaise Jennifer.

Cette commerciale sait se faire entendre. Quand j'ai quelque chose à

dire, je le dis, je ne passe pas par quatre chemins.

Wafa, c'est lors des épreuves qu'elle se manifeste le plus.

Cette jeune maman est une battante, championne de lutte.

Je me vois un finaliste.

Marine aussi est sportive et cette hôtesse de l'air aime plus que tout

battre les hommes. Les hommes du 21e siècle, je les trouve un peu

trouillards. Les filles ne sont pas un peu les meilleures, sont des connues.

Audrey voudrait également tenir tête aux messieurs. Mais pour cela, cette

stéphanoise doit surmonter sa peur des bêtes et de la nature en général.

La seule bête de laquelle je n'aurais pas peur, c'est le cheval.

Laurence aussi a un côté précieux. Cette Suissesse est designer sur ongles. Mais

pour le moment, il va falloir délaisser le confort et l'hygiène.

Cela ne dérange pas Aurélie. Cette Lorraine, animatrice pour enfants, est à

l'aise sur cette plage abandonnée. Son truc, c'est les cabanes. Il faut remplir

tous les trous, d'accord ? Il ne faut plus qu'on va à travers. Ensuite, on

mettra les feuilles.

Virginie aussi s'est bien adaptée.

Malgré sa blessure à l'œil, cette coiffeuse du Var a su repérer les

denrées comestibles.

Je suis la première à être active sur le camp.

Je l'ai dit et je le resterai le plus longtemps possible, en fait. Mais son

hyperactivité a agacé Frédéric. Et la toiletteuse pour chiens l'a fait savoir.

Écoute, on n'a pas d'affinité. Tu vois bien que ça ne colle pas, nous deux.

Mais moi, de toute façon, c'est simple. C'est ou on m'adore ou on me déteste. Il

n'y a pas de juste milieu.

C'est pleine de rancœur qu'elle a regagné la France. Ce

matin,

le calme est revenu chez les Vangues.

Quoique... Même si Frédéric est parti, les nerfs des demoiselles sont toujours

mis à mal par les moustiques et les puces.

C'est bizarre, j'avais jamais été piqué encore par les moustiques, je crois.

C'était des puces.

Et là, par contre, j'ai eu des moustiques.

C'est chelou quand même. En plus, là, j'avais un pull. Comment ils ont réussi

à passer ? La nuit, c'est assez difficilement. Il y a eu beaucoup de

moustiques encore. Donc, ça a été très, très difficile.

Je suis bouffée de partout.

Je pense qu'il faut faire une cabane et essayer de dormir dessous parce que là,

c'est vraiment très difficile.

Il y a un problème psychologique, il y a un problème, je te jure.

Tout me gratte, tout me gratte, tout me gratte. Les cheveux sont pourris, tout

est pourri, ça me gratte.

Prête-moi une dose de poudre.

Au milieu, au milieu, au milieu.

À l'aube de ce quatrième jour d'aventure, une évidence surgit. Faire

une cabane serait en fait une bonne idée. Il n'est jamais trop tard pour

bien faire.

Donc ce matin, on fait notre salon. Et là, franchement, il y a un endroit qui

est le plus facile d'accès. Il y a assez de place pour 8 personnes l'un à côté de

l'autre. Ce nouvel abri sera fait d'une partie...

naturel, végétal, parce qu'on a trouvé deux, trois brouissons qui sont très,

très, très touffus, avec toutes les branches qui sont chevêtres, avec toutes

les feuilles par-dessus. C'est surtout, toi, en cas de pluie, qu'on fasse comme,

tu sais, les plans de sécurité, là où, tu sais, t'as l'alarme et tu dois sortir

direct, là-bas, c'est pareil. L'alarme, boum, on a préparé le feu, on met les

feuilles, tout est pris, ça part direct, et on a tout dégagé, tout est propre, on

met nos sacs, et tout est sec, toi.

Ok, c'est lit !

Les filles s'exécutent et commencent à faire une cabane là où Boris la définit.

Ce qui n'est peut-être pas le choix le plus judicieux. Le problème, c'est qu'il

y a des grandes lianes avec que des épines. Donc en fait, avec la machette,

on racle toutes les épines pour pouvoir garder juste la liane.

Le but, en fait, c'est vraiment d'enlever ça.

On va les retirer.

C'est Boris qui a eu l'idée de faire la cabane dans le buisson.

Personne n'a d'autres idées. C'est vrai qu'elle est déjà préfabriquée.

On a beaucoup misé sur la facilité et sur le buisson naturel.

Mais je pense que, quand même, dans le fond, c'est assez dangereux.

Virginie, tu pourrais bien regarder ce qu'il se passe derrière ? Et en fait,

nous, on pensait qu'on allait pouvoir tout débroussailler, mais je pense que c

'est hyper compliqué, en fait. Allez ! Attention !

Une cabane dans les ronces, ça c'est une première.

Mais Maurice a une autre idée tout aussi originale, creuser un trou pour y

abriter le feu. L'idée c'est qu'on peut creuser un trou d'un mètre juste là,

vraiment profond. On passe du temps, mais on fait un truc ultra profond. Le

vent attise beaucoup trop les flammes et consomme beaucoup trop vite les bûches.

Il n'y a que la profondeur qui permettra de protéger un peu plus du vent et de

mieux conserver les cendres.

Que d'idées curieuses, enterrer le feu, s'installer dans un fourré bardé d

'épines tranchantes. Boris prend des décisions maladroites et les filles se

gardent bien de réfléchir.

Je ne suis pas sûre que la profondeur du trou change quelque chose.

Mais Boris, il a l'air de s'y connaître. Donc on lui fait confiance totalement.

Donc on creuse.

Personnellement, le feu du sable, je n'y crois pas trop. Mais c'est vrai que c

'est l'homme du groupe. Et vu que c'est le seul, on lui fait totalement

confiance sans donner notre point de vue.

Boris, c'est le mec du groupe. Mais je pense qu'il faut qu'on s'impose un petit

peu au niveau des idées.

Il serait bien effectivement que les femmes se prennent en main.

sans tout attendre du seul mâle. D'ailleurs, ces dames sont loin d

'imaginer l'effervescence qui règne sur le camp des hommes et le degré d

'organisation que ces derniers ont atteint. C'est simple, on ne les arrête

plus. Dès le réveil, la corvée de bois reprend, tambour battant.

L'hiver sera rude. Et ensuite, ils enchaînent.

Un mini-tipi pour protéger le feu de la pluie éventuelle.

C'est un maximum de lianes pour pouvoir tresser. Une fois qu'on aura tressé les

lianes, on pourra poser les feuilles dessus.

La façon dont j'ai fait le tipi, c'est un peu la façon dont je fais mes

chaises. Je pense que le tressage n'est pas trop mal. On a entrelacé des lianes,

des feuilles, on a mis des bouts de bois en travers, on a bien consolidé. Tu peux

fabriquer une douche, JP, s'il te plaît ? Oui, un petit quart d'heure, tu me

laisses. Un petit quart d'heure, tu reviens. Ils ont commencé à faire un

abri pour le feu.

Je pense que c'est une bonne idée. Je ne pense pas qu'il va pleuvoir tout de

suite.

le temps aussi, mais voilà, c'est bien.

Ça fait un peu plus de déco, dans notre cas.

Il fallait le faire, parce qu'un jour, on va pas avoir arrivé, on va avoir une

race.

Chez nous, un patois, ça veut dire une averse.

Voilà, c'est pour ça qu'on dit une race. Si on a une averse, au moins, il sera

protégé.

Je pense que je leur ai fait voir à peu près comment il fallait faire une

toiture, donc si tout le monde repère bien, on peut faire ça pour notre tipi.

Et je pense que si on a un toit comme ça pour le tipi, même s'il pleut, on peut

se mettre dessous.

Vous voulez un coup de couteau ? La cabane n'est pas finie, qu'Alain, le

truculent gardois, pense déjà à passer le balai.

Alain, toujours génial, il a préparé un balai.

Parce que c'est vrai qu'on a plein de trucs qui traînent.

Mon père a fait des balais comme ça chez nous, et il les fait encore à cette

époque aussi.

Et depuis tout petit, je lui ferai tout, et j'ai pris le modèle.

Avec le moyen du bord.

On va laisser les gars.

On va sortir des aimés.

Chérie, si tu me vois, je ne veux pas la maison, je ne veux pas qu'ici.

Alain est hyperactif.

Toujours au four et au moulin. Je suis confiseur de métier. Je travaille dans l

'hôtellerie et je monte à cheval.

Dans son petit village du Gard, il vit sa passion à 100 à l'heure.

Allez, avale ça.

Allez, Juju, tiens-le, tiens-le, Juju.

Les taureaux et les chevaux, c'est ma vie, c'est une passion.

Laisse-le là, laisse-le là, laisse-le là. Je suis comme un mort, je ferai ça.

Allez, ouvre, ouvre, ouvre.

Je suis plutôt une terre brûlée.

Une fois que je suis sur mon cheval, je ne connais plus personne.

C'est quand même dangereux. Il y a des risques. Mon père, c'est un fonceur. Il

est fonceur comme un taureau.

Il ne va pas s'en passer.

Il va sauter ce con. Il va sauter ce con.

Les traditions, les racines et sa tribu, c'est la force d'Alain.

Trois fois papa, Alain est au petit soin, à la maison, comme pour le mariage

de sa fille aînée.

Il y a tout qui m'arrive d'un coup, là. Colanta, ma fille, son mari, mon petit

-fils qui va arriver, c'est sûr que je suis ému, c'est certain que je suis ému.

Et c'est aussi pour eux que le languedossien rêve de dompter Colanta.

Je ne me ménagerai pas, je me donnerai à fond.

Colanta, c'est une aventure de ma vie.

Colanta, c'est l'aventure que je souhaite faire depuis des années.

Colanta, je ne vais pas la lâcher.

Allez-y, laissez-moi travailler un peu, allez-vous au milieu un peu.

C'est le monde à l'envers et tant mieux, ces hommes en viennent à regretter les

tâches ménagères.

On dit que les hommes sont très ménages.

Oui, c'est très bien, vous le faites tous les jours.

Moi, je n'aurais jamais pensé à faire un balai. Je ne suis pas très ménage, c'est

trop chez moi.

Même si Vivien traîne la patte, le camp rouge est un véritable atelier. Et avec

quel rendement ? De leur côté, modestement, les filles jaunes entament

la construction de leur propre cabane.

Enfin, elles s'émancipent un brin.

Boris, qui est têtu, ne les aide pas et se concentre sur son fourré.

Il faudra le fisser en haut. Après, tu les écartes un peu.

Juste comme ça. Ce sera des petits espaces.

La cabane, elle avance tout doucement. On a commencé à monter les branchages, à

les attacher avec un filet qui atterrit sur la plage. Et avec les branches qu'on

a trouvées dans la forêt, on a fait déjà le dessus de la cabane. Déjà une fois.

Non, tu dois faire espacer.

Maurice donne beaucoup d'idées, mais on a vu que ce n'était pas forcément les

bonnes. Donc maintenant, chacune commence à donner ses idées.

En l'occurrence, Aurélie qui a eu une très bonne idée de commencer à faire les

feuillages. Ça va être beaucoup plus facile.

Je propose des choses.

J'ai beaucoup d'idées qui me passent par la tête, mais j'essaie que ce soit

simple et efficace.

On n'a rien à démontrer, on n'est pas dans un championnat du monde d'abri de

jardin. Elles font actuellement une cabane pour pouvoir se reposer, dormir

le soir. Mais avec le peu de choses qu'on a, elle ne sera jamais étanche. Et

donc moi je m'occupe de continuer à faire le bunker pour pouvoir protéger

nos affaires quand il y aura de la pluie.

Les filles ont cessé d'obéir aveuglément à Boris et se gèrent seules. Quoi qu'il

en soit, il va falloir faire corps car l'épreuve de confort est annoncée. Il y

a un message ! Message !

Planter son drapeau en premier, c'est l'assurance de remplir son panier. Oh

alors on va voir à manger.

C'est la bouffe, c'est la bouffe.

Des fruits, des fruits, c'est le panier de fruits. On va manger des bons fruits

ce soir.

Planter son drapeau.

Donc là on est super motivés, depuis ce matin on n'arrête pas de se dire Oh qu

'est-ce que je donnerais pas pour manger une banane, des mangues, des fruits, on

rêve que de ça.

Ah ouais, on va tout donner.

Même si on rentre HSE.

Mais c'est Claire et Nel qu'on va se donner.

Bonjour à tous.

J'ai tout de suite envie de vous poser une question. En termes de nourriture,

qu'est-ce qui vous ferait envie ? Qu'est-ce que vous auriez envie de

manger ? Des fruits ? Vous voulez des fruits ? Eh bien, je vais répondre

favorablement à vos demandes.

Mais attention, pas n'importe comment.

L'équipe qui gagne...

aura le droit d'aller faire un petit tour sur un marché typique local sur

cette île de Kandao.

Ce que je vous propose aujourd'hui, c'est un jeu totalement nouveau, jamais

vu sur Koh Lanta.

L'objectif, c'est d'abord de désigner un aventurier qu'on appellera le champion

dans chacune des deux équipes et qui aura pour but ultime de planter un

drapeau en bout de parcours. Mais pour en arriver là, c'est une course de

vitesse à deux étapes.

que je vous propose.

Toute l'équipe, sauf votre champion, va devoir construire quatre obstacles.

Mais attention, les quatre obstacles de l'équipe adverse.

Dès l'instant où ces quatre obstacles sont terminés, les deux champions s

'élanceront pour une course de vitesse et pour franchir les obstacles que vous

aurez placés.

Alors, les rouges, vous êtes en supériorité numérique. L'un d'entre vous

va être exempté d'épreuve.

Abdella ? Philippe ?

Théoriquement, il en reste une pour vous Alain.

On tend le bras, on retourne le bras et on ouvre.

Claude, c'est vous.

Alors maintenant qu'on a 8 jaunes et 8 rouges, il est temps...

de choisir votre champion.

Jean

-Pierre

qui sera le champion des rouges ?

Le champion de l'air rouge sera coulé.

Et du côté des jaunes, Boris ? Notre guerrière, c'est Wafa.

Wafa, bonne chance.

Allez vous mettre en place.

3, 2, 1, go !

C'est la première étape. Les équipes doivent élaborer les obstacles de leurs

adversaires. Les rouges construisent ceux que Wafa devra franchir et

inversement, les jaunes fabriquent ceux destinés à couler.

Je vous rappelle qu'il faut impérativement fixer la barrière avec

les six cordages.

Vous commencez par nous.

Je tire la corde, je tire la corde.

Vous commencez à prendre là.

Les hommes sont plus efficaces que les femmes. Les dos prennent donc une légère

avance.

Allez, on continue ! Allez, ferme ! Allez, ferme ! Allez, ferme ! Allez,

ferme ! Allez, ferme ! Allez, ferme ! Allez, ferme ! Allez, ferme ! Allez,

ferme ! Allez, ferme ! Allez,

ferme ! Allez,

ferme

!

Les rouges ont passé la ligne d'arrivée. Couler peut donc s'élancer à l'assaut

des obstacles dressés par les filles.

Jusqu'au bout du parcours les jeunes.

Top Wafa ! Wafa est parti à son tour. Son petit gabarit et son dynamisme

peuvent faire la différence.

Il faut maintenant aller décrocher le drapeau. Et ce drapeau est fiché en haut

de la structure, accroché à une corde, elle-même entortillée sur cette

structure.

L'objectif, c'est le drapeau. Le drapeau jaune de votre équipe, à gauche.

Wafa

grimpe

vite et rattrape coulé.

Reste à avoir l'œil pour déterminer par où descendre le drapeau sans le coincer.

On t'arrêtera pas au bout.

Est-ce qu'il y a suffisamment de cordes ? Il faut le

planter ?

Les Rouges, la voilà cette victoire dans un jeu de confort.

Bravo, coulez. Vous allez pouvoir découvrir un marché absolument magique,

typique sur cette île de Kandao. Je vais vous demander de choisir.

Qui sont les trois aventuriers qui vont pouvoir découvrir ce marché ? Koulé, le

héros, le champion.

Véro.

Et qui pour les accompagner tous les deux ? Qui tu veux après ?

Koulé, Abdela et Véronique vont aller

récupérer des fruits.

Bon marché !

Ça promet un bon repas plein de vitamines ce soir. En revanche, pour

vous les jaunes, il va falloir se contenter de ce que vous avez sur votre

campement, ce que vous avez trouvé.

Bon retour.

Après un long trajet, les Trois-Dos atteignent enfin le marché du petit

village de Kondaho, la seule zone habitée de cet archipel préservé.

Véronique entraîne Koulé et Abdella.

dans un dédale de senteurs et de couleurs inconnues. Je pense que c'est

des oranges, même ça là.

Non, c'est des pamplemousses. C'est des pamplemousses, t'es sûre ? Ah oui, des

pamplemousses du point.

Là,

on a la chance de pouvoir faire le marché et on est super contents.

En plus, c'est vraiment typique et c'est tous les produits du Vietnam et c'est

fabuleux. Bon, on a dit donc tomates. Est-ce que ça recoupe pommes de terre

quand même ? Chacun une ? Ananas, banane et c'est pas cher.

On en prenait 9, 9, 18.

Après, qu'est-ce que c'est que ça ? On a essayé d'apprendre quelques fruits qu'on

ne connaissait pas.

C'est vrai que quand on les voit, on ne s'imagine pas le goût. Et il y avait des

goûts qui étaient sublimes. Et le fait de goûter, ça fait envie d'en acheter en

fin de compte.

C'est comme du litchi.

C'est bon, c'est sucré.

Des fruits gorgés de sucre, mais aussi des feuillages qui sont la base de la

nourriture vietnamienne, mangés en soupe le plus souvent. Des plantes comme celle

-ci, il y en a sur le camp des dos.

On a dû passer devant des trucs comme ça. Ça, c'est possible.

On a retenu qu'il y avait des petites feuilles, qu'on a vu des sortes de

salades qu'il faudrait essayer de trouver dans notre île.

Moi, je pense qu'on pourrait en prendre au moins pour que tout le monde puisse

voir si ça peut être stratégique.

Peut-être qu'il y en a. C'est vrai que nous, on passe à côté. On ne connaît

pas. Donc, ça va nous permettre de voir si on en trouve. Et ça va agrémenter

notre petit plat quotidien de riz.

Au revoir.

Au revoir.

Loin du marché, les vangues sont dépitées. Les filles et Boris sont

abattus. Surtout Wafa.

déçue de sa prestation.

Moi, je suis un petit peu déçue moi-même, parce que quand on a une

équipe qui compte sur nous, ben voilà, c'est ça.

Moi, je suis quelqu'un qui aime bien gagner.

On est une équipe de filles. Bon, il y a Boris, mais moi, je veux montrer de quoi

on est capable.

Quand je décide de faire quelque chose, j'y vais à fond.

Et je pense que je me suis donné un coup et que je n'ai pas baissé les bras. De

toute façon, dans aucune épreuve, je baisserai les bras. Ça, c'est sûr.

Wafa n'est pas du genre à abandonner.

Dans la vie de tous les jours, cette jeune maman de 26 ans a à cœur de

prouver qu'elle est à la hauteur.

Manel, c'est frais, viens manger.

Je suis seule à élever ma fille, donc moi, j'ai envie qu'elle manque de rien.

Je suis toute seule, mais je vais faire le rôle du papa et de la maman.

Il faut que j'y arrive, il ne faut pas baisser les bras.

Sur les tapis aussi, Wafa démontre sa volonté.

Combattre pour gagner, c'est son quotidien.

Je suis quelqu'un de très fort mentalement. J'aime pas perdre, surtout

quand je me donne au maximum.

Allez sur place, c'est parti ! C'est quelqu'un qui est compatible et qui sait

progresser de ses erreurs, de ses défaites, pour progresser et arriver à

ses fins.

Plusieurs fois titrée, cette championne lutte sur les tapis comme dans la vie.

C'est quelqu'un qui va au bout de ses capacités. Je l'ai vu dans la lutte,

dans les moments où on pensait qu'elle allait perdre et qu'il n'y avait plus d

'espoir. C'est à ce moment-là où elle ressort le peu de force qui lui reste au

fond d'elle. Et ça, ça fera vraiment, je pense, la différence.

Wafa est vexée et inquiète de cette défaite. La jeune sportive craint la

série noire.

Eh bien, tu vois, cette épreuve-là qu'on a perdue, on se réveille. Là, déjà, on a

la niaque. C'est vrai qu'on a besoin d'un leader. Et à la base, on s'était

dit, ça va être le garçon du groupe. Mais il ne faut pas écouter que Boris.

On est une équipe. Même si on est en majorité des filles, on a pas mal de

bonnes idées.

Les filles ont vraiment pris conscience qu'elles devaient penser par elles

-mêmes. En effet, les garçons n'ont pas forcément raison.

Du coup, les jeunes femmes tentent d'améliorer leur gîte sous le regard

lointain de Boris.

Je suis en train de rajouter des lianes sur le dessus de la cabane. Et puis

après, par-dessus, on mettra des genres de palmes vertes pour qu'on voit tout le

temps. On va les croiser pour pas que la puée passe au travers.

Et au moins, on aura formé notre petite cabane. C'est super ingénieux.

Ah bah si tu m'invites... Est-ce qu'on se contient tous avec un Boris ? Ah non

non mais moi j'ai pas besoin de la cabane, c'est pour vous les filles. Bah

s'il pleut.

Non mais s'il pleut, moi je me mets là-bas direct.

Tu vas te mettre dans ton bouche ? Ah ouais ouais, direct.

Boris en fait il était parti de son touffu. Il était absolument son touffu

et il voyait pas la nécessité de faire une cabane.

Donc du coup je pense que ça l'intéresse pas.

Tous les bois ont été grattés. Il n'y a plus une épine. C'est-à-dire qu'à

hauteur d'homme, il n'y a plus d'épines.

Et j'ai balayé ce matin.

Là, c'est impeccable. Et ensuite, à l'intérieur, tout est en enchevêtrement

de tresses et de bois.

On a regardé dans le machin de touffu.

Et quand on regarde en hauteur, c'est vrai que ça n'a pas l'air d'être super

étanche. Vu qu'avec le poids de la pluie, je pense que les branches vont s

'affaisser un petit peu.

On a essayé de faire une cabane avec un toit bien étanche.

Donc voilà, c'est plutôt correct avec un minimum d'effort.

Quoi qu'il en soit, même si le chantier avance à petits pas, les filles se sont

enfin prises en main, cessant de ne suivre que les indications de Boris.

Dont les choix laissent aussi perplexes les garçons.

Voilà, ça y est.

On est sauvés.

Ils ont fait un très mauvais choix tactique les jaunes en utilisant une

fille, même si elle a fait un super bon parcours. Mais je pense qu'il aurait été

plus judiciable pour eux de mettre le plus fort physiquement.

Lors des explications de Denis, on a bien compris que les étapes étaient

musclées. C'était quand même une étape d'homme fort. Et le seul homme fort des

jaunes, c'est Boris.

Donc on n'a pas très bien compris.

Je dis tout simplement et simplement que je pense que moi, si j'étais à la

sapasse, je serais pris mes responsabilités. Je serais allé.

Voilà, c'est tout.

Les dos sont sévères à l'égard de Boris.

qui manquent à tous ses devoirs, selon eux.

Et eux se remettent d'art d'art au travail car un bon artisan remet

toujours son ouvrage sur le métier.

Tu peux la faire passer là-bas, derrière toi.

Là, on va d'abord tisser une charpente avec des lianes, des bambous.

En cas de pluie, en cas de vent, je pense que ça sera assez stable.

C'est tout de l'impro, hein ? C'est de l'impro. C'est de l'impro total, mais c

'est plaisant à faire.

Un tipi de mon enfance.

C'était mon deuxième rêve d'enfance. Le premier, c'était de faire du feu à Koh

Lanta, c'est fait.

Et maintenant, mon deuxième, c'est de me faire un tipi et qu'il tienne la route

et qu'il soit testé en cas de pire.

C'est vrai qu'il manque quand même le coup de main de Vivien. On serait

trois, on aurait pratiquement fini et je serais bien moins fatigué.

Mais bon, je pense que Vivien, il n'a pas ce truc d'aventurier.

Moi, à son stade qu'il est, je crois qu'il a compris que ce n'était pas fait

pour lui, je pense.

Je ne fais pas de grosses tâches comme la cabane, mais de temps en

temps, je vais cacher des crabes, je coupe du bois, je fais plein de petites

tâches, peut-être des tâches ingrates, mais ça me va très bien, j'aide pour le

camp. Les efforts grands ou petits vont enfin être récompensés car Véronique et

ses deux camarades rentrent du lointain marché.

Alors ça, justement, il peut y en avoir sur mille.

Moi, j'ai dit qu'il y en a même sûrement sur mille.

On va le chercher.

Vous avez

fait ça en plus ? Oh

mon Dieu ! Alors là...

J'ai jamais vu ça.

Et là, merveille. Ils avaient fait le début du toit et ils étaient tous fiers.

Et puis en plus, c'est tellement bien fait. Tout était nickel. Ils avaient

fait à manger et tout.

Qu'est-ce que vous voulez de plus ? C'est le bonheur.

Bon, c'est parti.

Allez, bon appétit.

Bon appétit.

On va plus bien, Samir.

À cause bon.

Ça, l'huile d'olive. Il y a un choix. Les oignons, c'est bête.

Alors ça, cette tomate, c'est impressionnant ce que ça peut dégager

comme saveur dans la bouche. On a vite oublié parce que ça fait quatre jours qu

'on est là et on a l'impression que tout ça, c'est resté loin, loin, loin. Ça

rappelle chez nous, ça rappelle beaucoup de choses et c'est un plaisir de l'avoir

gagné surtout.

C'est du vrai sucre ça. C'est très sucré.

Ça fait vraiment du bien à l'estomac.

Je pense que je vais encore bien dormir ce soir. Qui aurait cru qu'un jour, si

loin de chez eux, une tomate et une banane leur donneraient autant de

plaisir ? Ce soir, les hommes ont décidé de prendre du bon temps bien mérité.

Ça fait trop du bien. Il est trop fort coulé.

Il a des mains d'un autre monde.

Aujourd'hui, il nous a montré qu'il savait débloquer des situations. Et là,

il est en train de me débloquer le dos.

Il est complet cet athlète.

Depuis que je suis tout petit, je masse le dos et les pieds de ma chère maman.

Depuis que j'ai 6 ans, je masse ma maman et mon papa.

Je ne sais pas si je suis bon, mais j'essaie. Tu es dans la chance de t

'avoir.

C'est bien.

Ce matin, les filles jaunes font la grâce matinée, manifestement plus à l

'aise près de cette nouvelle cabane que sur la plage.

Boris, lui en revanche, doit de bonheur quitter son antre végétal où il s'est

encore fait dévorer.

J'ai encore une centaine de piqures de moustiques en plus.

Plus en plus gros, plus en plus fort. Donc on a encore augmenté le seuil de

douleur et de démangeaisons.

Ça ne ressemble plus à rien. Ce n'est pas un corps que j'ai là.

Je suis criblé de piqures.

Ça m'énerve. Je suis un peu saoulé.

J'aime mieux dormir.

C'est pas le luxe non plus, mais c'est vrai que c'est mieux que les autres

nuits quand même.

Il y avait moins de bêtes.

Par contre, le sol était beaucoup plus dur.

Il y a beaucoup de racines d'arbres. Mais dans l'ensemble, j'aime mieux

dormir. Les filles se sont enfin reposées. Et pour encore plus leur faire

plaisir, Boris, leur chevalier servant, va tenter de leur rapporter du poisson.

Belle ambition ! Marine et Aurélie l'accompagnent.

Tu mets l'hameçon juste au dessus du filet, c'est ça ? Je les vois.

Je les vois ? Les demoiselles, là-bas, les petites... Non,

mais il faut s'échapper des gros. Si vous venez du mal pour des poissons

rouges, c'est pas la peine.

Ça me fait rire. Moi, j'y crois pas, la pêche. L'histoire de la pêche avec des

filets qui ont des trous comme ça et des poissons comme ça, pour moi,

logiquement, le poisson va passer entre les filets.

Un poisson ! Un poisson ! Une sirène ! Aurélie et Marine sont pour le moins

dissipées, ce qui n'aide pas. La technique improbable de Boris leur

arrache des larmes de riz.

Bizarrement, Boris jette sa canne à pêche à la surface de l'eau. Puis il la

regarde flotter.

Étrange technique, il est vrai.

Boris est décidément à côté de la plaque.

Il serait fier de pouvoir nous nourrir, donc il s'acharne, il s'acharne, même

avec son petit hameçon et sa petite canne à pêche qu'il lance comme s'il

faisait de la pêche à la mouche. Donc c'était ça qui était super drôle.

Ça nous fait rigoler jusqu'au jour où il ramènera quelque chose et on aura eu

tort de rigoler, mais pour l'instant c'est vrai que c'est rigolo.

En attendant un hypothétique poisson, Virginie préfère du concret au menu

manioc et canne à sucre.

Boris est allé voir s'il trouve un petit peu de poisson pour essayer un petit peu

de varier parce que riz manioc, ça va aller un moment, mais je pense qu'on va

vite craquer.

Ça va être dégueulasse, ça, non ? J'arrive à être écorée de tout ça.

Même l'eau, elle arrive à me... Je vais gerber.

Ces dames sont écoeurées.

Pourtant, du sucre et du manioc, c'est déjà un luxe sur Koh Lanta.

Elles devraient en profiter car ce ne sont pas les résultats de la pêche qui

vont les sauver.

Alain et Philippe, eux, misent plus sur un piège. Pour attraper les poissons,

ils sont en train de fabriquer une nasse. J'ai parlé à Alain que je voulais

faire un piège.

Il m'a dit c'est une bonne idée, je suis intéressé. Et puis ça a pris qu'il me

donne un petit coup de main. Il me coupe des petits longerons comme ça, que moi

je permets de presser.

On avancera tout doucement, on avancera sûrement, même si ça met 3-4 jours.

Mais l'important c'est qu'ils soient faits et qu'ils prennent des crustacés.

Si on était plusieurs personnes, ça irait plus vite.

Malheureusement, il y en a peut-être que ça n'intéresse pas.

Alors que les anciens travaillent à la fabrication de leur

nasse, Claude se lance dans la préparation du petit déjeuner à base de

riz et d'une plante rapportée la veille, du raokai.

Cet encas, c'est une bonne nouvelle pour le jeune Vivien qui est littéralement

affamé. Bon appétit.

Épinards.

Épinards, mi-salade, mi-épinards.

Je gratte la casserole.

Je mange la marmite.

Si tu pouvais la manger, je la mangerais.

Ça m'a requinqué. Le riz m'a fait tellement du bien.

Ça fait tellement plaisir d'en trouver un peu des saveurs qu'on connaît.

Ah, Vivien.

Ah,

Vivien est requinqué. Et il était temps.

Le message annonçant l'épreuve d'immunité est arrivé.

Alors, entre soutien et équilibre, gagnez votre sauf-conduit.

Gagnez votre sauf-conduit. Physiquement, ça va beaucoup mieux.

C'est sûr, je me mets une pression supplémentaire parce que j'ai envie de

leur prouver que je suis très sportif et très bien dans ma tête.

Les dos n'ont pas le choix.

Les immunités, il faut les gagner pour rester en complet.

La gagne, la gagne, ok ? C'est de la peur.

Bonjour à tous.

Alors, je vais récupérer le totem qui est remis en jeu. Merci, coulez.

Il ne tient qu'à vous de le récupérer. Pour ça, il faut remporter l'immunité d

'aujourd'hui.

Les jaunes, vous êtes en infériorité numérique.

Donc, comme d'habitude, les rouges, l'un d'entre vous ne participera pas.

Allez Alain.

Jean-Pierre.

Et pour terminer, Véronique.

En tendant le bras, on retourne le bras et on ouvre.

Valentin. Venez me rejoindre.

Alors vous allez vous retrouver, vous les rouges et vous les jaunes, sur les

poutres que vous distinguez dans la mer. Le but du jeu, c'est que toute l'équipe

se retrouve le plus rapidement possible sur la plateforme qui se situe à l

'extrémité. Alors évidemment, dit comme ça, ça paraît facile.

Mais je vais corser l'affaire. Puisqu'il faudra à chaque fois que la personne qui

se déplace soit celle qui est en bout de ligne. C'est-à-dire la plus éloignée de

la plateforme. Et c'est l'équipe.

qui se présentera au complet sur la plateforme, qui l'emportera, qui

repartira avec ce totem, qui sera dispensé de conseils et qui pourra donc

vivre sereinement la journée de demain.

Attention ! 3, 2, 1, go !

Pour atteindre la

plateforme, il faut d'abord contourner ses coéquipiers.

Mission périlleuse.

Si quelqu'un tombe, il faut repartir du départ.

Quand l'équipe recommence, elle a le droit de changer l'ordre de passage.

C'est une hécatombe. Rouge comme jaune n'emploie pas la bonne technique. Stop !

Écoutez-moi bien les rouges et les jaunes. Vous pouvez pour passer vous

aider de celui ou de celle qui est devant vous et derrière vous

éventuellement.

Boris tremble comme une feuille sur cette poutre. Le jeune homme risque de

pénaliser ses coéquipiers.

C'est bien, on a compris la technique, c'est ça.

Vous perdez du temps.

Écoutez Véro.

Les jaunes prennent l'avantage.

Quatre personnes effacées par Laurence. Il en reste trois.

Les filles ont astucieusement placé Boris leur élément le plus fébrile en

bout de ligne.

Deux fois, je ne peux pas, j'ai les pieds trop grands.

Tiens-moi juste le bras, ne t'inquiète pas, l'équilibrier.

Je te tiens le bras, vas-y.

Vas-y, vas-y, vas-y.

Viens, Boris, très bien.

Laurence, tu es derrière moi, là ? Tiens, Boris.

Tu vises la plateforme, tu vises la plateforme.

Tu vises la plateforme. Vas-y, je suis dur, là. Moi, je te tiens, Boris.

Vas-y, tu l'as, tu vises la plateforme, tu l'as. Tu l'as, tu l'as, tu l'as.

C'est passé pour Laurence ! Bravo !

Les jaunes, c'est loin d'être gagné.

Effectivement, Véronique progresse aussi de son côté.

C

'est

passé pour la fin, bravo !

Tire, tire, tire-moi, tire-moi, tire-moi, tire-moi ! Allez Marine, c'est

bien.

Il n'y a pas de place pour maintenant.

C'est bon, nickel Marine.

Serrez-vous là tous, les trois derniers, vous vous tenez tous.

Allez Marine, Marine, Marine, Marine, Marine ! Bravo ! Et deux-trois pour les

jaunes.

Calme-moi, calme-moi, deux secondes.

Non, non, non.

C'est bon, c'est bon, ça va aller, ça va aller.

Vas-y Véro, vas-y Véro, tu peux y aller sur la plateforme. C'est bon. C'est bon,

la première rouge sur la plateforme.

Virginie a passé pour Aurélie.

Avant d'arriver sur la plateforme.

Et de 4 pour les jaunes.

Elle passe à la vitesse grand V, Jennifer, face à Virginie, il reste

Boris.

C'est bon, Jennifer, ça fait 5 pour les jaunes, 1 pour les rouges.

C'est passé pour Virginie.

Encore deux chez les jaunes, sept chez les rouges.

C'est bon pour André.

Il faut que Boris passe.

Bravo, la victoire pour les jaunes.

Les jaunes, bravo.

Félicitations pour cette belle victoire. Et pourtant, ce n'était pas facile. Et

ce totem symbolisant l'immunité qui vous évite le conseil de demain, j'ai envie

de le remettre symboliquement à Laurence, qui a été la première à

atteindre la plateforme.

Laurence, voici le totem.

Votre premier totem pour vous, les jaunes.

Il est pour toute l'équipe.

Félicitations.

Je voudrais vous faire une proposition à vous, les jaunes.

Je vous propose tout simplement un marché.

Vous avez la possibilité de récupérer Véronique et de l'échanger contre Boris,

qui à ce moment-là repartirait chez les garçons.

C'est à vous de choisir.

Quatre consciences pour les filles. Vont-elles jouer la solidarité féminine

et récupérer Véronique ? D'un côté, Boris les a largement déçus. Tant sur le

camp où ses idées se sont avérées stériles. Boris donne beaucoup d'idées,

mais on a vu que ce n'était pas forcément les bonnes. Que sur les jeux.

où il n'est pas très à l'aise.

Jennifer,

vous n'avez pas réfléchi longtemps.

Et alors ? On garde Boris jusqu'au bout. Les jeunes jusqu'au bout. On n'a qu'un

homme, on le garde.

On ne va pas le lâcher.

Bon bah Boris, ça doit faire plaisir.

On est une vraie équipe, je suis vraiment fier d'elle.

Vous avez bien mérité cette victoire.

Reposez-vous. On se retrouve pour le prochain jeu de confort. Et vous les

rouges, demain.

Rendez-vous au Conseil.

C'est un soulagement pour Boris qui exulte de joie. Les filles l'ont gardé

malgré ses errements sur le camp et lors des épreuves. Pour moi, c'est

indiscutable de garder Boris. Même pour la vie au camp, il est là, il s'occupe

du feu.

Et je pense que les épreuves suivantes ne seront pas que des épreuves d

'équilibre. Je pense qu'il y aura peut-être des épreuves de force. Donc à

ce moment-là, Boris sera essentiel. On n'aurait pas échangé Boris contre

Véronique. Déjà, on est une équipe, on reste tous ensemble.

Et puis, c'est nos seuls garçons, on n'en a qu'un. On le garde.

Mais elles ont été championnes et je suis super fier de vous. Mais lui aussi.

La défaite des Rouges, qui rime avec élimination, a de nouveau abattu le

pauvre Vivien, pétrifié. Du coup, le lycéen regarde benoîtement ses aînés s

'activer. Je suis un peu fatigué.

Je dois avouer que je suis un peu fatigué.

Oui, je n'arrête pas de vomir.

C'est mon corps, il est un peu fébrile. Le mental, il est là, mais c'est le

corps, c'est la tête qui tourne, tout ça.

C'est un long repos.

Tout repose.

Je n'ai pas l'impression que son état est en train de s'améliorer. Il est

très, très affaibli, très fatigué.

Et sa motivation, je ne sais pas où elle est.

Bien. Ouais, ça fait.

Ouais, c'est bon.

T'aurais pas eu un peu d'énergie juste pour moi je les arrache ? Et tu peux me

les poser à côté de la caisse rouge ? C'est bien que Philippe m'appelle de

temps en temps pour aller chercher des branches, comme ça ça me fait marcher un

peu, comme ça je passe toute l'après-midi.

C'est super.

En plus, c'est joli.

J'ai cherché l'originalité.

Parce que j'en avais marre de ces cabanes avec une pente comme ça. Ça fait

des années, c'est ringard. Ça ne se fait plus à Koh Lanta.

Ça fait dix ans qu'ils font ça.

Nous, on est la dixième année, on fait le tipi. On est des vrais, nous.

C'est un constructeur de folie.

Jamais j'aurais pensé voir un truc comme ça.

Je suis une petite partie de Grégoire pour le feu.

et une petite partie de Freddy pour la construction et les idées.

Philippe s'est comparé à Grégoire et il avait entièrement raison parce qu'il

allumait le feu le premier jour. Là, la cabane, il voulait faire un tipi, il a

fait un tipi.

Vous pouvez y pendre, il peut venir s'y pendre, Freddy. Là, c'est costaud, ça ne

bougera pas.

Il a fait allusion, c'est peut-être pour lui se mettre plutôt en valeur, mais il

a raison. Pourquoi il ne se mettait pas en valeur ? Moi, je dis qu'il a

entièrement raison.

Si vous me donnez Freddy, lui et moi, on fait une centrale nucléaire sur l'île.

Chez les Vangossis, on a trouvé sa pittance. Les filles s'apprêtent à

déguster des bigorneaux ramassés par Virginie et Laurence.

On a trop la dalle. On a mangé trois grains de riz, un bout de manioc en

quatre jours.

Je ne sais pas comment je vais attraper ça. L'autre jour, j'en ai ramassé plein,

mais il n'y a aucun pic assez solide qui rentre dedans.

J'ai fait des petits pics pour pouvoir éventuellement les manger parce qu'au

démarrage, on en avait fait, mais on n'a jamais pu les ouvrir ni les manger parce

qu'on n'avait pas de pics en fait.

Et là, on a des pics.

Ah, d'accord.

Virginie s'affaire pour satisfaire ses collègues. La varoise ne ménage pas sa

peine pour le confort de ses ouailles.

Pourtant, une fois encore, les filles sont difficiles.

J'aime pas, c'est pas bon.

Moi, je veux une entrecôte frite, je trouve pas.

Les gastronomes sont sévères. La reconnaissance du ventre n'existe pas

chez les vagues.

Arrête, il y a des intestins, il y a tout le monde dedans. C'est excellent.

Arrête de mentir. Franchement, c'est trop bon.

Arrête de mentir, t'es sérieuse ? J'aime bien.

Des bigorneaux, franchement.

Des bigorneaux.

Ça a une sale tête.

Pour moi, ça me fait du bien.

Psychologiquement, je pense que je mange un petit peu plus.

C'est autre chose que je n'avais jamais mangé avant.

Et puis, ça me plaît. C'est très bon.

Et puis, le ron, ça va toujours à la pêche.

On dirait, c'est quoi, dans les petites... Dans les sept mains ? Je

serais... Ça me plaît.

J'aime bien. Ça me plaît.

Pourquoi je suis dégueulasse ? Ça me plaît, il est bête. Mais il est bon, ça

me plaît. C'est le plus beau.

C'est gentil. Non, je sais.

Attends.

Le jour se lève à peine sur le camp des dos et étrangement, Vivien est déjà

debout. Ce n'est pas dans les habitudes du jeune homme.

Là, je regarde le paysage. Je ne vois pas souvent de levée de soleil. J'en

profite. C'est sûr, ce soir, il y a le conseil. C'est la dernière journée pour

un d'entre nous.

Je vais en profiter un maximum.

On verra ce soir ce qui se passe.

Les aventuriers sont peu à peu réveillés par le bruit d'une tortue verte venue

pondre au beau milieu de leur camp. Pas plus gêné que ça par ces colocataires à

deux pattes.

La tortue a pondu, mais semble désorientée. Les aventuriers décident de

la guider jusqu'à la mer.

Pas beau ça ? Pas beau ça ? Pas beau ça

? Tu

te réveilles, tu sens du calme, tu vois cette tortue là ? C'est beau hein ?

Alors on va essayer de limiter le terrain pour éviter de marcher sur les

oeufs des tortues.

Elle a pondu.

Espérons que les oeufs vont éclore normalement.

Je ne sais pas comment ça se passe, je ne sais pas comment ça fonctionne.

Les autres tortues, si ça met mon temps à éclore ou pas.

Là-bas, il y a la tortue. On dirait qu'elle n'arrive pas à passer la

barrière des forages.

Là, c'est un moment qu'elle y est.

Elle doit être épuisée.

Elle est sur le dos, là.

Donc, il y a un problème quand même. C'est elle, là.

Je ne vais pas aller l'aider.

Je ne vais pas aller l'aider.

C'est peut-être juste que les tortues sont en train de frayer, elles sont en

train de se mélanger.

Au large du bord de la plage, Véro a vu une tortue qui avait l'air d'être en

détresse. Et puis c'est vrai qu'on a discuté, est-ce qu'elle est accrochée,

est-ce qu'elle n'est pas accrochée. Puis après Alain m'a dit, quand même ça m

'inquiète cette tortue, tu ne veux pas venir avec moi Philippe, on va aller

voir ce qu'elle a. J'ai dit ok.

Sur le dos comme ça un peu ? Non, je ne sais pas, est-ce qu'elle est accrochée,

est-ce qu'elle est... Je ne sais pas.

Elle est désorientée.

Pour moi, on dirait qu'ils sont deux tortues et qu'ils sont en train de s

'enrouler et de frayer.

C'est notre amour.

Mais pour moi, regarde, regarde, regarde, il lui monte dessus.

Il y a une tortue comme ça, il y a un mâle, il lui monte dessus. Regarde, c

'est un accouplement de tortues.

Des tortues qui font l'amour, tout simplement.

Tout simplement.

C'est encore un truc inoubliable.

Je suis sûr qu'on ne verra pas ça chez nous dans la drone.

Un grand moment, c'est un accouplement de deux tortues.

C'est énorme.

C'est la vie.

Il y en a une qui vient de pondre et une qui est en train de s'accouper. C'est

magnifique.

Une surprise de Koh Lanta.

La nature fait décidément bien les choses. Les hommes laissent les deux

animaux à leur vie sauvage.

Les vangues, elles, observent des animaux beaucoup moins actifs, voire

immobiles. Virginie initie ses compagnes à la dégustation des huîtres sur place,

à même le rocher, en espérant que cette fois-ci, la saveur conviendra à ces

dames.

Tu prends dans l'eau et tu manques le petit truc qu'il y a dedans. Tu prends

un petit bâton.

Je ne suis pas trop crustacée, donc c'est vrai qu'on est un peu obligé pour

pouvoir se nourrir un petit peu. Donc je me porte, mais je suis un peu réticente.

C'est vrai que pas tout le monde aime, mais je pense que ça peut être un bon

moyen de se nourrir parce qu'on n'a pas grand-chose, en fait, mis à part le

manioc, le riz et quelques bouts de connassus qui nous restent.

Bon, j'en avais plus, j'en avais plus de coquilles, je crois que de... Non,

regarde, t'en as plein, va. Et toi Virginie, t'es quand même forte pour

trouver la nourriture, parce que le premier jour, t'avais trouvé le manioc.

Moi, c'est facile, j'habite au bord de la mer, donc tout ce qui est crustacés

et tout, je connais peut-être plus facilement qu'une personne qui habite

Paris, quoi.

Virginie, elle arrête pas. Elle est à droite, à gauche, au milieu, en haut, en

bas. Elle court partout.

Elle fait beaucoup, Virginie.

Reste bien, tu manges ce qu'il y a dedans. J'ai retrouvé ton filet.

Il était par là.

En fait, toujours en action, toujours en mouvement, c'est moi, en fait. C'est mon

état d'esprit. Je ne peux pas rester plus de 5 minutes sans bouger.

C'est vrai que moi, je fais un petit peu tout, on va dire. J'essaie d'aider à un,

j'essaie d'aider à l'autre.

Moi, je pense que Virginie, c'est un peu... Brasser du vent, quoi.

Elle a toujours envie de faire plein de trucs.

Pour rien.

Elle veut toujours en faire des tonnes et des tonnes pour montrer qu'elle est

là, alors que c'est trop court. Pour moi, c'est trop et ça me gonfle.

Elle n'est plus plus courante.

Donc maintenant, c'est vrai que j'essaie de m'intégrer dans le groupe parce que

le groupe est relativement plus jeune que moi. Il y en a certaines qui ont 20

ans, moi j'en ai bientôt 39.

C'est vrai que des fois, j'ai du mal à trouver un petit peu ma place.

À l'aise ou pas, Virginie ne mesure pas ses efforts pour subvenir aux besoins de

sa tribu de filles.

Et certaines sont pour le moins ingrates.

De leur côté, les hommes réfléchissent. Ce soir, ils ont un choix difficile à

faire. Il est donc important de savoir sur qui on peut compter.

Je t'ai vu, j'étais MacGyver.

Forcément, j'ai deux affinités un peu plus qu'avec les autres, c'est Koulé et

Philippe. C'est sur ceux sur lesquels je peux me reposer et me dire, c'est les

deux seuls que je pense qu'ils ne me trahiront pas, du moins pas tout de

suite. Tous les deux, on se fait une confiance mutuelle sur le quai, comme

des frères en fait. Moi, je veux amener Philippe et Koulé le plus loin possible

avec moi.

Je me suis caché par rapport aux autres peut-être un peu, mais je ne m'en cache

pas en tout cas auprès de Philippe et de Koulé. Je veux que ce soit clair dès le

début. Ma confiance se porte sur Claude et Koulé.

C'est les deux premiers candidats avec qui j'ai eu le premier contact.

C'est vraiment une confiance, je pense, qui s'est mise entre nous bien.

Pour l'instant, la parole que je ressens de Claude et de Koulé, elle m'a l'air d

'être vraiment sincère. Tu parles maximum pour toi. C'est sûr que tous les

trois, on essaie d'aller le plus loin possible.

En tout cas, je ne voterai jamais pour l'un et pour l'autre tant qu'il y aura

possibilité d'éliminer quelqu'un d'autre.

Il existe déjà au bout de six jours de vraies affinités.

Matinée de stratégie, il est vrai.

Cette alliance est secrète et s'est soudée lors des premières difficultés

rencontrées.

Véronique, elle, n'a pas vécu le début d'aventure avec son équipe. La doyenne

se sent en danger.

Dans un jeu comme Koh-Lanta, Véronique s'est greffée à nous. Si on avait

récupéré, par exemple, une Marine qui a un sens de l'équilibré, la physique

adéquate, en tout cas plus fort que Véronique, je pense qu'elle aurait été

plus loin que Véronique. En l'occurrence, on a Véronique, c'est

notre maman. Mais bon, il faut penser au jeu aussi.

La veille, ça va être dur. Quand est-ce qu'on part ? À la nuit, non ? À la nuit

tombée, elle m'a dit. Et c'est quand, la nuit tombée ? À la nuit tombée.

Je ne suis pas du tout impatiente d'aller au conseil. Ça crée un stress,

forcément, parce que je suis peut-être aussi sur un siège éjectable. Je suis

une femme, j'ai 55 ans.

Prouver qu'à son âge, elle peut aller loin, c'est la marotte de cette jeune

retraitée du Tarn-et-Garonne.

55 ans, grand-mère, mais une mamie active.

Allez, tu vas ?

J'essaie d'être une grand-mère dynamique, de me tenir en forme,

toujours.

Et le fait de faire du sport, ça me détend. Et c'est aussi un défouloir.

Je voudrais montrer aux femmes de mon âge qu'on peut faire qu'au lenta.

J'ai confiance en moi. Moi, je m'aime bien.

Et je dis toujours que ma meilleure amie, c'est moi.

Cette ancienne professeure de tennis est une épicurienne. Ça commence à sentir

bon. Aimée et choyée par les siens. Un petit filet mignon, madère champignon.

Ma petite soeur, c'est le dynamisme, la jeunesse, l'enthousiasme. J'ai une idée,

on va y arriver.

Voilà. Non, non, Colanta, c'est ma soeur. Mais dans Colanta, Véronique sera

loin, très loin de son cocon douillet. Si on me sort la première, ça me fera de

la peine. Parce qu'en fin de compte, je n'aurais pas su me faire aimer et me

faire accepter.

Par rapport au groupe, c'est le plus faible qui doit sortir.

Celui qui est le plus faible ne doit pas handicaper l'équipe.

Puisqu'on a des jeux à gagner, on est dans une compétition quand même.

Et que là-dessus, ça rigole pas. Il faut toute la puissance.

Je me sens vraiment en meilleure forme.

Il n'y a pas de souci.

Je pourrais y aller, retourner au combat. Il n'y a pas de souci.

Aujourd'hui, je pense à ce jeu entre moi et Véronique.

Je pense qu'on est les deux plus faibles.

On est content de t'avoir, c'est sûr. Ça va.

Pour moi, elle ne fait pas partie des faibles, Véronique.

On a besoin d'elle, on peut discuter, comme une petite maman avec qui on peut

discuter. Moi qui suis beaucoup proche de ma maman, je suis content d'avoir une

femme assez âgée dans le camp, qu'on puisse discuter de choses sans avoir à

la repenser, parce que si ça aurait été une jeune, ça n'aurait pas été pareil.

T'as pris ma gourde ? Ah merci, ils sont mignons.

Il y a toujours un pour prendre ma gourde, pour la remplir.

C'est pour ça que je n'ai pas envie de partir.

Je suis bien avec eux tous, ils me chouchoutent.

Il y a quelqu'un qui va nous quitter. Je ne sais pas si ce sera moi ou quelqu'un

d'autre.

On verra bien. Tout est possible.

On ne peut pas savoir. Je ne suis pas inquiet. On attend la sentence et on ne

verra pas.

Les Rouges se sont sans doute vus trop beaux, trop forts lors de l'épreuve d

'immunité. Mal leur en a pris, ils ont été largement battus et ce soir, pour la

première fois, ils sont obligés d'éliminer un aventurier.

Situation d'autant plus difficile à vivre qu'il règne une ambiance

harmonieuse, un climat de confiance sur leur campement. La seule chose qu'on

peut dire, c'est que Véronique, fatiguée, Vivien, légèrement à la

traîne, ou encore Valentin, relativement discret, paraissent les plus en danger

ce soir.

Bonsoir à tous.

Bonsoir. Six jours d'aventure et c'est votre premier conseil. Alors, la

première chose que je voudrais évoquer avec vous ce soir, c'est ce jeu.

Cette épreuve d'immunité, perdue.

Philippe, est-ce qu'il y a un moment où vous ne vous êtes pas senti un peu trop

beau ? On était comme des guerriers prêts à tout faire.

Un peu trop confiant ? Un peu trop confiant, je pense, oui. Jean-Pierre ? L

'échec, ça va nous permettre de rebondir et puis ça remet les compteurs à égalité

avec les filles. Et puis ça nous permet de relancer le challenge.

Donc c'est vrai qu'on s'est vu peut-être un peu plus fort que ce qu'on était.

Claude, est-ce qu'elles vous font peur, les filles, dans cette aventure ? Moi, c

'est ça. Moi, je n'ai pas peur des filles. Je sais qu'elles ont leurs

capacités. Je sais qu'il y en a deux à l'intérieur du groupe.

Des ondes qui sont très fortes, Marine et Wafa.

Après, je pense qu'on a les capacités pour être au-dessus. C'est juste à nous

de régler les derniers petits détails. Qui pense ?

Dans votre équipe, que les rouges sont plus forts que les jaunes.

Tous, j'espère.

Philippe, vous avez du mal à lever la main. Moi, je pense qu'on est plutôt à

égalité quand même parce qu'il y a deux à deux.

C'est vrai, très juste. Pour moi, c'est une égalité pour l'instant.

Vivien, je ne pense pas que les filles ont cette niaque qu'on peut avoir.

Véronique, les filles n'ont pas autant la niaque que les garçons ? Je crois qu

'elles l'ont encore plus.

Je crois qu'elles ont déjà envie de prouver qu'elles peuvent être plus

fortes, soit pareilles que les hommes.

Et elles se motivent justement pour montrer qu'en face, il y a une équipe

barraquée et qu'elles, elles sont quand même toutes fluettes et tout. Et avec le

mental, elles sont vraiment très performantes.

Claude. Qu'est-ce qu'elles ont en plus ? Peut-être sur les premiers jours, une

cohésion meilleure, mais qui sera peut-être amenée sur le futur à se

désorganiser puisqu'on sait très bien comment sont les femmes entre elles.

Comment ? Il y a toujours un grain de jalousie, toujours sur le camp, donner

un ordre, faire quelque chose.

Moi, je pense que nous, on n'est plus à même à gérer ces petits détails-là qui

nous ont franchement un mot mal tourné.

On va laisser couler. Une fille, elle ne laissera pas passer, je pense.

Valentin. À 20 ans, est-ce qu'on n'imaginait pas une aventure de Koh

-Lanta avec dans son équipe des jeunes femmes à peu près du même âge ? Si, c

'est clair. Moi, j'imaginais une équipe mixte. Ça vous aurait fait plaisir ? Ça

m'aurait peut-être fait plaisir, oui.

Mais au final, en y réfléchissant bien, je pense que pour la cohésion du groupe,

ce n'est pas plus mal que ce soit des équipes hommes et femmes. Plus de

tension s'il y a des filles dans un groupe ? Alain ? Oui, ça c'est certain.

Jean-Pierre ? Oui, oui.

Philippe ? Oui. Abdela ? Véronique ?

Je pourrais les défendre un peu, mais oui.

Ah bon, d'accord.

Claude ? Oui, certainement.

Vivien ? Oui, oui.

Valentin ? Oui.

Coulé ? Certain.

100%. Alors, justement, puisqu'on parle de femmes, dans votre équipe, vous en

avez une.

Quel est votre sentiment, Claude, sur Véronique ? C'est le sourire, c'est la

petite touche douceur qui fait que, voilà, on n'est pas qu'entre mecs, donc

c'est toujours agréable. Ça fait du bien ? Oui, ça fait du bien.

Franchement, entre mecs, c'est bien, mais en avoir une, c'est mieux.

Véronique, comment vous vous sentez dans ce groupe ? Super heureuse.

Là, je suis avec 8 hommes extraordinaires. Et vraiment, je pars

dans cette aventure.

Peut-être qu'elle va s'arrêter, mais j'aurai passé une semaine de rêve. Est

-ce que vous vous dites de temps en temps que vous êtes entre guillemets la

doyenne de cette équipe et que c'est plus difficile pour vous que pour d

'autres ? Oui, j'y pense. Et puis en même temps, je veux prouver que je suis

capable et que...

Beaucoup de personnes de mon âge pourront se dire, ah bah tiens, elle

arrive à le faire, alors moi je peux le faire. Ça va peut-être les booster

justement à faire des choses qu'elles n'oseraient pas faire.

Alors je vais qu'on évoque maintenant votre campement. Et d'abord,

franchement, chapeau.

Félicitations parce que là, c'est du grand art.

Je me tourne vers vous, Philippe.

Entre le feu et la cabane, comment vous avez ces trésors d'ingéniosité dans les

mains ? Vraiment, le feu, je l'ai travaillé pendant plus d'un mois chez

moi. J'ai essayé bien une vingtaine de fois avant que ça prenne.

Et au moment où ça a pris, ma femme était là et elle a crié de joie. Elle a

dit, c'est bon, tu sais faire le feu.

Et elle m'a dit que si je ne faisais pas le feu en arrivant, je ne pouvais pas

rentrer chez moi.

Vivien, vous êtes beaucoup plus jeune. Est-ce qu'un jour, vous aimeriez

ressembler à Philippe ? J'aimerais bien, oui.

J'aurais bien aimé, moi, porter le feu.

Malheureusement, je ne savais pas faire.

Heureusement que Philippe était là.

Philippe nous a vraiment sauvé la mise.

Est-ce que c'est quelqu'un, Philippe, qui va peut-être vous permettre d

'avancer dans la vie ? Oui, parce qu'il ne lâche pas l

'idée. Quand il veut quelque chose, il le fait.

Et à chaque fois, il...

C'est un miracle.

Là, je suis sûr qu'il est en train de faire un piège à crabe et je suis sûr

que ça va marcher à 100%. Ne pas lâcher l'affaire, c'est quelque chose que vous

avez du mal à faire aujourd'hui ? Moi, j'ai souvent des choses dans la tête et

des fois, je me décourage bêtement.

Maintenant, ce qu'il me faut, c'est qu'il ne faut pas lâcher, il faut y

aller. Vous avez gagné en maturité ? Oui, sûr.

Sûr à 100%. J'ai face à moi 9 aventuriers.

Est-ce qu'il est terrible ? c'est que j'ai face à moi une équipe unie. Je sens

une véritable cohésion, comme rarement dans Koh-Lanta après une semaine d

'aventure. Et pourtant, vous avez perdu l'immunité. Vous êtes au Conseil, vous

allez voter en votre âme et conscience, et malheureusement, quelqu'un va partir

brutalement ce soir. Alain, vous êtes le premier à aller voter.

Vivien, parce que tu es très malade depuis le début du jeu.

Véronique, je vote pour toi ce soir, car je pense qu'aujourd'hui c'est entre nous

deux.

Et enfin pour clore le vote, coulez.

Voilà, vous avez tous voté, sans plus attendre. Je vais chercher l'urne et je

procède au déposant.

Voici le premier bulletin.

Vivien.

Véronique.

Vivien.

Vivien.

Vivien.

Quatre bulletins contre vous, Vivien. Un contre vous, Véronique.

Et ce bulletin peut déjà être décisif.

Vivien.

Vivien. Je vais procéder au dépouillement jusqu'au bout, mais quoi

qu'il arrive, l'issue du vote est scellée.

Vivien ! Vivien ! Enfin, le dernier bulletin.

Vivien ! Prenez votre sac et allez récupérer votre flambeau.

Vivien Lefeu, c'est votre vie sur Collantal. Les aventuriers de la tribu

rouge ont décidé de vous éliminer et leur sentence est irrévocable.

Vous m'avez apporté une semaine extra.

J'espère qu'on se reverra tous vraiment.

Et je veux trois d'entre vous sur les poteaux. Il n'y a pas moyen.

Au revoir.

Au revoir.

Le jeune Vivien s'en va, triste, mais tellement fier d'avoir enduré toutes ses

privations, il sait qu'il agrandit.

Go ! La compétition entre filles et garçons continue la semaine prochaine.

Ce qui est sûr, c'est que la partie est relancée. Par conséquent, Koh-Lanta

évolue.

Ça vous surprend ? Grosse surprise, ouais.

Tout va être bouleversé.

Certains s'effondrent de chagrin.

Pourri. Le mot pourri. Les visages se ferment, les tensions montent.

Maintenant, il ne faudra pas qu'ils nous fassent un coup de couteau dans le dos.

Elle me gonfle, c'est de pire en pire.

Et la rupture entre Boris et ses dames est consommée. Il a fait son jeu et il l

'a fait mal.

Si ça nous pénalise à chaque fois, il va falloir trouver une solution rapidement.

Hommes contre femmes, le duel, c'est vendredi sur TF1 à 20h45.

Il faut que tout le monde s'y mette, il faut arrêter le bronzage et puis il faut

y aller.

Je me suis prouvé des choses, j'ai vu que je pouvais...

Gagner un peu en maturité, c'est aussi pour ça que je suis venu ici.

Peut-être que grâce à ça, j'ai pu plus de bosser pour mon bac. Je vote pour toi

parce que tu n'as participé sur aucune chose sur le camp.

Tu es pour moi le candidat qui a le moins de mental et le moins de physique.

Je trouve que sur les épreuves de jeu, tu as été le plus faible. Je te sens

très affaibli. Ton état physique ne te permet pas de poursuivre l'aventure.

Tout simplement pour mettre un terme à tes souffrances. Je te souhaite bonne

continuation et j'espère qu'il aura son bac à la fin de l'année.

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