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Bonsoir, soyez les bienvenus au sud du Vietnam, nous sommes ici au cœur de l
'Asie éternelle, celle des bambous et des rizières, entre jungle et mer de
Chine, l'aventure est partout.
C'est au Vietnam, dans ces forêts épaisses, nimbées de brume, ces rivages
inquiétants, que les aventuriers de Koh Lanta vont se mesurer à la nature et aux
autres. Je ne suis pas venue là pour me faire des amis, c'est clair.
Elle est là à faire de la lèche à tout le monde, moi ça me fatigue.
Ça veut dire quoi ? Que je ne sers à rien sur l'île ?
Je suis bien content que ce soir, il y en ait une déjà qui va prendre son sac
et qui va parvenir.
La vengeance, c'est un plat qui se mange.
Ils sont de tous âges et de toutes conditions.
Ils ont eu le courage de quitter les leurs et leur quotidien bien ordonné
pour se lancer dans l'inconnu.
Ces naufragés volontaires vont connaître le pire et le meilleur.
Ça va marquer les mémoires de tout le monde.
Découvrir ça, c'est merveilleux. C'est un rêve d'enfant. Alors qui saura
supporter la souffrance physique ?
Koh Lanta, c'est très dur.
Et aller au-delà de ses limites ? Pour tous, c'est l'expérience d'une vie. Au
départ, 18 aventuriers. À la fin, il n'en restera qu'un.
Sur la jetée du port de pêche de Kondao, un archipel au large de Saigon, 18
futurs aventuriers marchent vers leur destin.
Ils ne s'en doutent pas, mais c'est un choc qui les attend.
Bonjour à tous.
Vous êtes 18 face à moi. Dans quelques instants, vous ne serez plus que 16.
Ici, à Quai.
Allez-y. C'est pas possible.
On ne connaît personne.
C'est pas possible.
Moi, c'est mon rêve.
Ah ouais, moi, non.
Vous avez imaginé beaucoup de choses, mais sûrement pas qu'on devrait désigner
deux des candidats pour...
Pour être éliminé. C'est pas possible de faire autant de kilomètres, traverser le
monde pour rentrer chez soi.
Les garçons, on se désigne entre nous et les filles entre vous ? C'est bon ça ?
Il faut un garçon et une fille.
Moi je me désigne, moi je me désigne un, je suis prêt à me désigner. Sur Boris ?
Il va décider.
Il va décider, c'est Boris ça ? Moi je suis joueur, je fais un all-in.
Je ne sais pas si je l'aurais fait, mais j'aurais attendu un peu plus de temps.
Parce que au bout de 10 secondes de dire oui, ça je me désigne, on ne se connaît
pas, on n'a même pas le temps de se dire bonjour.
Ça nous a entre guillemets un peu arrangé parce que je crois qu'il aurait
été le seul à faire une chose pareille. Boris risque le tout pour le tout en
espérant qu'il ne s'agisse pas d'une élimination.
Ce jeune cadre parisien spécialisé dans les applications de téléphonie mobile se
sent l'âme d'un héros.
Je déteste la routine, j'aime aller vers l'inconnu.
J'essaie toujours d'être optimiste, j'essaie vraiment de donner de l
'énergie, d'avancer et prendre du plaisir. C'est-à-dire que moi, à partir
du moment où je ne prends pas de plaisir, j'arrête.
Attention, les filles vont voter or.
Attendez, les filles.
Elle veut peut-être le faire.
Véronique et Boris se sacrifient. Ce geste est tout à leur honneur, mais ils
ignorent ce qui les attend.
Par bonté d'âme ou par calcul, ces deux-là se mettent en danger.
Vous êtes deux à rester à quai ici.
Les 16 qui sont face à moi, le bateau de pêche qui est derrière vous vous attend.
Bon voyage et à très vite.
Merci.
Dégoutée pour elle.
Arriver au bout du rêve et s'arrêter juste au bout d'un quai.
J'ai trouvé ça courageux de leur part parce que moi je ne l'aurais pas fait.
Ce n'est pas évident de dire qu'on abandonne, enfin qu'on se dévoue du
moins pour les autres au risque d'abandonner. De se s'aborder, c'est
presque de l'inconscience pour moi. C'est cruel, c'est dommage pour eux,
mais je pense qu'ils ne reviendront pas.
C'est dommage, j'aurais bien aimé en connaître un peu plus sur Véronique.
Véro !
Véronique n'emmène pas large. Cette quinquagénaire voit s'éloigner ses
camarades qu'elle n'a connus qu'un bref instant et qu'elle ne reverra peut-être
jamais.
Pourtant, cette femme mûre du sud-ouest veut aller loin. J'ai toujours eu un
esprit de compétition.
Malgré son âge, cette ancienne prof de tennis a à cœur de prouver que la
volonté se moque des années. J'ai toujours été une battante, depuis toute
petite. Et je voudrais montrer aux femmes de mon âge qu'on peut faire Koh
Lanta. Après, j'aimerais aller, mais jusque sur les poteaux. Il n'y en a pas
eu encore de 54 ans sur les poteaux.
Cette année, ce sera peut-être moi. Je ne sais jamais.
Véronique et Boris, vous n'avez pas fait tout ce long voyage depuis la France
jusqu'au sud du Vietnam pour repartir instantanément d'où vous venez.
Votre aventure va commencer aussi. Car vous allez être tous les deux les
éclaireurs.
Vous allez découvrir chacun.
Un camp avant tout le monde.
Et pour rejoindre ces deux campements, vous allez emprunter un hélicoptère.
C'est génial.
Allez, bon vol ! Véronique et Boris ont fait preuve de cran, voire d
'inconscience en se désignant.
Ils en sont récompensés.
Sur le pont du bateau qui emmène leurs 16 compagnons vers un naufrage tant
redouté. Ces aventuriers qui se sont arrachés à leur confort s'observent.
Frédérique, étoiletteuse pour chien vernime. On va lui refaire un petit peu
le ventre, un petit peu le derrière.
Elle a des avis bien arrêtés.
Comment peut-on ne pas aimer les animaux ? Qu'on décide de ne pas avoir d
'animaux, je respecte, mais qu'on dise je n'aime pas les animaux, pour moi c
'est quelque chose d'inconcevable.
Au sein d'un groupe, je pense que je ferais comme peut-être certains chiens
le feraient au sein d'une meute, ils imposent leur place.
Moi je sais que j'ai toujours eu l'amour des animaux depuis toute petite et je
ramasserai toujours tous les chiens abandonnés que je trouve et les pigeons
et les hérissons, des fois je m'arrête.
C'est la mépiante, c'est la mépiante.
Des animaux ? Oui, oui. Des animaux ? C'est méchant à dire ce que je vais
dire. Il y a un animal qui est plus fiable qu'un être humain. Non, non, c
'est pas méchant, moi je suis ton ami. Non, non, mais je veux dire, il y a des
gens à qui je leur dis ça, ils croient que je le dis parce que je le dis, mais
je le dis parce que je le pense.
Alain Dugar, lui aussi, est fou des taureaux et des chevaux. Les taureaux et
les chevaux, c'est ma vie, c'est une passion.
Je suis plutôt une terre brûlée.
Une fois que je suis sur mon cheval, je ne connais plus personne.
J'ai perdu connaissance plusieurs fois, je suis parti à l'hôpital, j'ai eu des
fractures. Je suis encore là, je veux dire. Et je continue toujours, ce n'est
pas ça qui m'arrêtera.
Alain a une autre passion, ses enfants. Ce camarier exerce le beau métier de
confiturier. Koh Lanta, c'est une aventure de ma vie. Koh Lanta, je ne
vais pas le lâcher.
Je vais arriver au bout, je vais tout faire pour y arriver au bout.
Manifestement, la traversée à bord de ce bateau de pêcheurs, familier du sud de
la mer de Chine, ne réussit pas à Wafa.
La Toulousaine
préfère la terre ferme. Cette jeune maman démontre toute sa ténacité à
travers ses titres de championne de lutte. L'être championne de lutte, je
pense que ça va aider énormément.
Dans toutes les épreuves qu'il va y avoir sur Koh Lanta, je vais me battre
jusqu'au bout.
Je vais prouver à ma famille, à ma fille, que je peux y arriver et que je
vais me surpasser.
Loin de là, et depuis les airs, Boris découvre son nouveau territoire. Une
anse perdue au nord de l'archipel de Kondao.
Boris est seul sur cette plage. C'est ici qu'il va désormais devoir survivre.
L'aventure... Commence pour lui.
C'est le monde.
Ouais.
On va commencer par chercher l'eau.
Je ne m'attendais pas trop à ce genre d'endroit. Très rocailleux, je ne m
'attendais pas du tout à ça.
Je m'attendais au style une île avec un palmier. Là, il n'y a pas un palmier, il
n'y a pas un bambou. Ça va être dur.
Je sens que ça va être dur, là.
Véronique, de son côté, débarque sur une longue île déserte. Elle est dépaysée et
a encore tout étourdi de son geste.
Là, ça y est, je suis sur mon île déserte.
Où ils sont ? Où ils sont passés ? Trop génial.
Trop génial.
Super. Là, j'ai l'impression d'être Robinson Crusoe. Là, j'ai l'impression
de lire mon bouquin quand j'avais 10 ans. Eh bien, c'est moi.
En fille, mais c'est moi. Bon, je crois qu'il faut chercher l'eau.
Il faut absolument que je trouve de l'eau.
Voilà, ils seront super contents en plus déjà de me revoir. Et en même temps, je
leur offrirai l'eau. Alors il faut que je trouve l'eau, absolument.
C'est caché sous les feuilles, là, chez moi.
Donc j'y arrive.
J'entends des drôles de bêtes, en plus.
Ah ! Ouf ! Il y a des lézards énormes ! Bon !
C'est pas beau ça, à côté d'une
fourmilière. Je suis trop contente.
Ils vont être contents ce soir.
Je vais leur faire une soupe à l'eau.
Génial.
Véronique est euphorique, ce qui n'est pas le cas des autres aventuriers.
Sur le pont, les choses sérieuses commencent.
L'équipage semble vouloir informer ses passagers de quelque chose.
Tous les 16 vont devoir sauter à l'eau et rallier cette petite plage où la
suite de leur périple les attend.
Là, on est presque arrivé, je pense. On voit une île.
Donc on se dit que c'est peut-être là qu'on va sauter.
Là, on est à contre-courant, donc il faut bien choisir le côté du bateau et
puis se laisser porter le maximum par le courant parce qu'on est un peu loin.
La mer est pas mal montée.
Enfin connaisseur de la Grande Bleue, Jean-Pierre, fonctionnaire municipal à
Aix-en-Provence, rassure les troupes. J'aime bien diriger, j'aime bien
commander. Je pense être un bon chef. Tout va bien, donc on continue, je
compte sur vous.
Calme, assuré, pour cet ancien policier, le courage est la valeur numéro un.
Pour l'antin, c'est un acte de courage, de surpassement, d'aller au-delà de ses
limites pour tenir le plus possible.
Tous les aventuriers ont sauté, mais Alain n'est pas bien. Il est au bord de
la noyade.
Heureusement, Claude intervient.
Claude ne lâche pas le gardois.
A 30 ans, ce jeune chauffeur de mètres est quelqu'un sur qui l'on peut compter.
Je conduis les gens un petit peu partout dans Paris. Je suis à leur disposition
pour un certain nombre d'heures dans la journée.
Je les accompagne, je les suis.
Même si lui ne compte sur personne pour réussir sa vie. Ma force réside peut
-être aussi au fait que j'ai perdu ma mère il y a longtemps.
Les choses que j'ai, je les ai eues parce que j'ai travaillé, parce que je
me suis donné la peine et le mal pour les avoir.
Je suis fier de rien avoir à personne, ça c'est sûr.
Contre la houle qui les fait dériver, les naufragés luttent courageusement.
Ces 200 mètres leur paraissent interminables, d'autant qu'un courant
traître, longeant le platier, les maintient presque sur place.
Mais ils doivent tous atteindre cette plage, d'où leur aventure débutera. Ils
ne le savent pas encore, mais ils sont partis pour une longue épopée difficile
en pleine montagne, dans la jungle, de nuit, pour se rendre sur le site où
seront composées les équipes.
Marine exulte, elle est la première à toucher terre.
Qu'est-ce que je gagne ? Pas peu fière,
cette hôtesse de l'air ultra sportive a à cœur d'être toujours devant, surtout
devant les hommes. Je les trouve un peu trouillards.
Je pense qu'ils ont peur de beaucoup de choses et surtout assez peur des filles.
Ça va me faire égouler de mesurer à des hommes, surtout si je gagne.
C'est vrai que les machos qui se font battre par une fille, c'est assez
plaisant.
Les filles ne sont pas un peu les meilleures, sans déconner.
En plus, elle a été malade sur le bateau, elle a du mérite.
Exactement. C'est les meilleures, vous allez voir. Audrey, stéphanoise, se
construit elle aussi en miroir du sexe dit fort.
Mais c'est surtout une grande maniaque du ménage. Je crois que l'hygiène, c'est
la chose qui va être la plus difficile.
À un moment, je vais être pétée un peu.
Mon hygiène à moi est importante, mais l'hygiène des autres est aussi
importante. Quelqu'un qui sent mauvais, etc.
Moi, ça me rend malade.
C'est vraiment quelque chose qui pourrait me dire, mon Dieu, dans quoi tu
te lances ? Peu à peu, les naufragés atteignent la terre ferme, à leur grand
soulagement, même s'ils ne savent pas encore.
ce qui va leur arriver.
C'était dur, pas évident du tout. Le sac, on ne sait pas comment le mettre.
En réalité, on ne sait pas nager. Le crawl, parce que le sac crawl monte, c
'est beaucoup plus dur que je pensais.
C'est assez fort.
C'est dur de nager contre la vague, c'est pas évident.
Alain, lui aussi, est soulagé de sentir le sol sous ses pieds. Le Nîmois a bien
cru que sa dernière heure avait sonné.
J'ai bougé, j'ai bougé dans l'eau.
Je ne sais plus où j'étais.
S'il n'était pas venu, j'étais mort.
Si mon sauveur n'avait pas été là... Il est là-bas, mon sauveur ! Oh, mon
sauveur ! Je n'aurais pas pu me
dire. Je n'aurais pas pu me dire.
Vous n'avez pas été là, vous n'allez pas, je ne peux pas.
Vous n'avez pas été là.
C'est très très dur. Tous les gens qui disent que Koh Lanta c'est de la
rigolade, ils viennent ici.
Ils viennent ici et après on en reparlera quand ça va finir, on en
reparlera. Moi je suis bien sur mon cheval, c'est tout.
L
'optimisme,
c'est la religion de Jennifer.
Cette jeune commerciale marseillaise met du soleil dans tout ce qu'elle fait. Je
suis d'origine corse-italienne. Je pense que mon caractère fort part de là.
Ça serait super sympa qu'on puisse convenir de rendez-vous, mais écoutez,
maintenant, je suis un petit garçon manqué, finalement, sous mes grands airs
de jeune demoiselle.
Je suis quand même assez solide, donc je pense pas me laisser abattre rapidement.
C'est hors de question que je baisse les bras.
Ah ouais, c'est dingue ! T'as vu comme elle est lourde ? Allez, prends.
Après, on fera sécher les tiens.
Je crois que c'est sec, non ? Toi, c'est sec ? Ouais.
Arrête ! Je crois bien.
T'as bien la chance, toi !
J'appréhende le froid cette nuit.
Vu qu'on a fait la traversée dans l'eau, il y a tout le soleil, donc nos affaires
ne vont pas sécher.
Je pense que ce soir, ça va être très très dur.
Une heure, une heure et demie, il fait nuit.
On a plus de chance qu'on passe la nuit ici à l'arrache.
Je ne sais pas trop ce qu'on va faire de spécial. Je suis un peu perdu.
Vivien est attentiste, rarement moteur.
Évoué mais phlegmatique, comme on dit.
Bonjour. Du haut de ses 20 ans, ce lycéen ne se presse que très rarement.
Mon rythme idéal, c'est que je me réveille à 15h et je me couche à 4h du
matin.
Vivien, c'est un garçon un petit peu paresseux quand il n'est pas motivé,
justement. Je suis dans le coma, mais je suis plus fort qu'on ne le pense et je
peux vraiment surprendre.
Déjà ? Réunissons-nous ! C'est bon, vous êtes tous là ? Vous êtes tous prêts ?
Allez ! Au nord de la plage, prenez le sentier, il guidera votre destinée. Au
point d'eau, il sera temps de se reposer.
Voilà un défi ! Trouver le nord ! Il ne faut pas traîner, Virginie a bien une
idée. En fait, logiquement, la mer c'est le sud.
Et donc, le nord, c'est obligatoirement derrière.
Et le point de dos se trouve juste là. Donc, le sentier doit se trouver
derrière. En voilà une nouvelle.
Virginie a ça pour elle. Elle est impulsive.
En fait, pour moi, c'est logique. En fait, direction la mer, le sud.
Quand elle pense quelque chose, cet artisan coiffeur du Var ne tourne pas sa
langue, cette fois dans sa bouche.
Gagner, c'est mon but. Sinon, ce n'est pas la peine de partir.
J'ai un caractère bien trempé. Quand je me lance à quelque chose, j'y vais à
fond, sinon je ne le fais pas.
Je ne supporte pas la médiocrité.
En me voyant, on se dit, c'est un petit bout de femme, mon Dieu la pauvre, qu
'est-ce qu'elle va faire là-bas ? Et en fait, je veux prouver que je peux aller
jusqu'au bout de cette magnifique aventure humaine.
On déménage parce qu'on a trouvé une bouteille qui dit qu'il faut aller
trouver un sentier au nord de la plage.
Il a dit, après le sentier viendra le repos, mais il n'a pas dit il y avait
combien de kilomètres pour le sentier. Le soleil se couche à l'ouest.
Donc il se couche par là ? Il est où le soleil ? Les garçons, ils vont savoir.
Où est-ce ? Est-ce ? Sud ? Non.
Pourquoi sud-là et nord-là et pas nord-là et sud-là ? Rien, le soleil se
couche à l'ouest.
Ma vie, c'est couché à l'ouest. Le soleil est là-bas, donc il se couche à l
'ouest. Donc là-bas, c'est l'est.
La logique voudrait que le Nord soit par là.
C'est ce que j'avais dit.
C'est la mer.
Le Nord pourtant, il connaît Valentin. Il en vient.
A 20 ans, cet étudiant, mannequin à ses heures, a appris grâce à la dure école
du cyclisme à dépasser la fatigue.
C'est un sport difficile, ça nous apprend une certaine rigueur, une
certaine maîtrise de soi. Et puis que pour arriver à un but, il faut beaucoup
de sacrifices.
Pour le Koh-Lanta, je pense que je suis bien armé. J'ai une certaine condition
physique, je suis jeune.
Et après, ce sera à moi de voir la stratégie à adopter pour aller le plus
loin possible et ne pas être éliminé.
Pour moi, le nord, c'est là-bas.
Il a raison, c'est là.
On y va par là !
Allez ! En fait, on s'est couré.
Je ne sais pas trop.
Franchement, là, ils ont du mal à se décider. C'est logique. Mon instinct dit
d'aller de ce côté vers le nord. Et là, le sud est carrément au milieu. En bas,
là, au milieu.
Difficile de déboussoler ce rempailleur de chaises sur les marchés de sa drôme
natale. Marié aux gens du voyage, il en a adopté les coutumes.
Le jour où on s'est marié avec ma femme, on est parti sur la route pendant 6 ans.
On a vécu dans une caravane. On a allé de terrain de camping en terrain de
camping dans toute la France.
Philippe s'est toujours donné les moyens d'atteindre ses objectifs. Je suis le
prochain gagnant de Koh Lanta. Je pense arriver jusqu'au bout, être debout sur
les poteaux et rien lâcher.
D'accord, donc l'est, donc le sud, donc le nord.
Abdella est perplexe.
Ouvre les jambes. Très bien, Estelle.
Cet éducateur sportif en région parisienne, dynamique et positif, est
plus à son aise en ville.
Ce n'est pas tous les jours que je fais une cabane, ce n'est pas tous les jours
que j'essaye de faire du feu. Je veux profiter vraiment de chaque instant et
aller très loin.
Sur un terrain de foot, j'ai souvent été capitaine d'équipe.
Sur Koh Lanta, je vais encourager mon équipe au quotidien. Je ferai tout pour
l'équipe. Et puis, il y a un moment, s'il faut penser à soi, je penserai à
moi.
On va suivre.
De toute façon, si c'est une île, au bout d'un moment, on tombera bien sur le
nord en la traversant, quoi. Quoi qu'il arrive.
Les naufragés ont fini par dénicher le sentier qui grimpe dans la montagne et
la pente est rude pour les jambes fatiguées de ces 16 randonneurs
improvisés.
Mon sac il est énorme, il est lourd, il y a encore de l'eau dedans, mes affaires
sont oubliées dedans, c'est une catastrophe.
Regardez bien où vous posez vos pierres.
Heureusement que j'ai payé les calanques de mon jour avant de venir, c'est
surtout que ça m'a permis de rentrer.
Parce que moi, je ne redescends pas par là, c'est hors de question.
Mais j'ai bien dit hors de question.
La nuit est là, à mon avis, dans une heure, une heure et demie, et on risque
de se perdre.
Lors de la plage, prenez le sentier. Au point d'eau, il sera temps de se
reposer. Vous cherchez un point d'eau ?
Je vais chercher le point d'eau.
Il y a un point d'eau là, on reste là. L'eau, on ne l'aura pas avec un robinet,
donc il faut aller gratter un petit peu autour.
Et le premier qui le trouve a averti tout le monde. Qu'est-ce que vous en
pensez ? Parce que la nuit, elle tombe rapide là. Ça vous va ? Vas-y bien,
Valentin, on va voir.
Dis-en.
Exactement, on cherche l'eau là, on est bien d'accord.
L'eau, là, la truc d'eau. Le point d'eau.
Voilà, le point d'eau. D'accord.
Bon, alors, on va l'attirer.
Moi, j'ai exploré tout le coin, là. Il n'y a rien.
Non, mais là, il n'y a rien, ici. T'es descendu en bas ? Je suis redescendu un
peu en bas, là.
Il vaut mieux qu'on se recentre, alors.
On s'égare. À mon avis, on s'égare.
Oui, mais là, c'est n'importe quoi. C'est un brouhaha général.
Il n'y a rien de concret, là.
Moi, ce que je dis, simplement, c'est que c'est vrai qu'on aurait dû vérifier
s'il n'y avait pas un autre chemin juste après. On a pris le premier qu'on a
trouvé et on est montés.
Jean-Pierre, on redescend. Le chemin à l'envers pour aller jusqu'à la plage ?
Oui.
C'est la confusion la plus totale.
Personne ne prend la main, cherchant à ménager toutes les susceptibilités. Mais
le résultat est là. Ils sont perdus.
Et la nuit tombe. Bon, il faut trouver une solution. On descend, non ? Moi, je
redescends. Je vais voir. Même quitte à ce qu'ils m'attendent là, on va à deux,
on va voir.
Laurence est inquiète.
Cette Suissesse du canton de Vaud, maman de deux enfants, est curieuse mais pas
insouciante. Laurence est un peu plus que la petite blonde sympa. C'est ça que
je veux prouver aussi aux gens.
Alors, comment y vont tes ongles ? Cette styliste ongulaire préférerait la
sécurité de la plage à la sombre forêt. Voilà.
Là-bas, on ne va pas me la faire à l'envers, je le saurais.
On va se réunir tous et on va décider.
C'est la meilleure parce que là, il fait nuit.
Je suis sûr qu'on n'en est pas loin.
Il faut y aller tous ensemble.
C'est sûr que c'est par là, c'est certain.
On y va les gars ? Parce que là ça tombe. Allez, on va parcourir deux
heures, on y va, on y va. Il y a 16 candidats, 16 avis.
Qu'est-ce que vous faites ? Vous restez là ou on y va ? Il manque deux personnes
là déjà. Les garçons ils y vont et les filles elles restent là. Non, il ne faut
pas s'éparpiller.
Il y a beaucoup d'idées mais... Moi je dis qu'il manque un leader là.
Il faut un chef de meute là.
Qu'est-ce qu'on fait ? Nous on y va, on va essayer de voir.
Finalement...
Dans l'indifférence quasi générale, Alain et Vivien décident de poursuivre
le chemin.
Les deux courageux avancent dans le noir le plus total.
Il est pas loin, putain de Dieu ! Putain, c'est pas vrai !
C'est bon, j'ai trouvé !
C'est un plaisir inoubliable.
J'ai raté ma truc dans l'eau, et bien j'ai trouvé l'eau, c'est déjà une bonne
chose. Il fallait qu'on la trouve, de toute façon.
C'était pas en restant là-bas, en essayant de dormir qu'on la trouverait.
C'est con, on connaît qui s'est pas monté avec nous, tu vois ? Ouais, c'est
con.
Sur son île, Véronique ne se doute pas que ses compagnons vont passer la nuit
loin d'elle. Elle commence à s'impatienter.
Je me demande où ils sont et qu'est-ce qu'ils font.
J'espère qu'ils vont arriver quand même. C'est quand même bien d'être ensemble
aussi.
Et finalement, c'est une autre visite que Véronique va recevoir ce soir.
Une rencontre improbable.
C'est fabuleux.
Je commence juste le jeu et je me retrouve en face d'une superbe tortue.
Énorme. J'ai jamais vu ça. Il n'y a pas beaucoup de monde qui a vu ça.
On est prise dans ces saloperies de Yann.
C'est vachement émouvant. On la voit qui pleure.
Que d'émotion.
Je l'ai aidée quand même.
C'est impressionnant.
Boris aussi n'est finalement pas si seul ce soir.
Une compagnie dont le Parisien se saurait bien passer.
J'ai fatigué, il y a plein de moustiques.
Il me fait mitrailler.
Il fait trop chaud, je ne peux pas enlever non plus.
Je ne sais pas comment je vais faire, je crève de chaud.
Je vais me cacher le visage.
C'est juste un peu insupportable.
On l'a trouvée ! On l'a trouvée le point de l'eau. Tu l'as trouvée ? Et voilà les
bonhommes ! Voilà, j'avais dit que vous alliez trouver de l'eau.
C'est pas tout prêt. On y va, c'est pas grave. On n'a pas le choix là. Il faut
qu'on fasse une chaîne.
Attendez-vous les uns les autres parce que si tout le monde commence à...
Voilà, alors il faut se faire une chaîne.
Bon, personne n'écoute, ça commence à me gonfler. Moi je vais rester là et les
gens vont se démerder.
C'est bon ? Allez en avant, marche !
C'est à présent, à tâtons et en file indienne, que les 15 naufragés
progressent dans cette jungle vietnamienne.
Qu'il est là, papy ! Tu es là ? Tu es là.
Tu es un bon, toi. Tu as géré.
C'est bien.
Servez-vous, elle est fraîche. Après l'effort, le réconfort.
Bravo Alain.
Alain est fier d'accueillir ses nouveaux compagnons.
L'endroit n'est pas confortable, mais ils peuvent se rafraîchir.
Ce qui est intéressant, c'est qu'on a retrouvé la cohésion du groupe.
Une belle cohésion, un bon groupe.
Ça marche comme dans une meute de chiens. Dans une meute de chiens, tout
marche parfaitement bien parce qu'ils sont organisés. Chacun a sa place et c
'est pour ça que ça marche si bien chez les animaux.
Le principal, c'est qu'on est trouvés et qu'on a un endroit plus ou moins sympa
pour dormir.
Je ne sais pas si on va réussir à dormir.
On est trempés.
Pourtant, on est trempés. J'ai peur complètement bouffé par les moustiques.
C'est la seule chose qui me fait peur.
Ça va aller.
Bonne nuit tout le monde alors. Bonne nuit.
Cette première nuit s'avère éprouvante. A même le sol, exténué.
les aventuriers comprennent que Koh Lanta a vraiment commencé.
C'est vraiment pas facile de dormir.
J'ai jamais crampé. C'est la première fois que je dors sur la terre nue comme
ça.
C'est vraiment galère, galère, galère.
La nuit fut courte et loin d
'être reposante. Les 16 malheureux se réveillent fourmus et affamés.
La nuit a été très longue, très froid. On a tous été entassés l'un sur l'autre.
Et c'est vrai que c'est pas facile.
Très difficile de réveil.
J'étais gelée toute la nuit, donc super compliqué.
La nuit de Boris n'a pas été meilleure.
Le jeune homme est perclu de boutons, ce qui peut porter sur les nerfs.
J'ai pas dormi.
Toutes les 3 secondes, un moustique m'a piqué.
Les moustiques, pour moi, c'est une épreuve qui est insupportable.
Je me suis fait mitrailler.
Je n'ai jamais eu ça de ma vie. C'est-à-dire qu'à chaque fois que je
commençais à vouloir dormir, une piqûre.
Je n'ai jamais été autant piqué par des moustiques.
Je suis piqué de partout.
Allez, un mort.
Véronique, elle, ne parvient pas à se lever.
Ce matin, la doyenne de l'aventure est très fatiguée.
J'ai quand même mal à la tête.
Je vais boire beaucoup et puis on verra bien. C'est vrai que c'est handicapant.
J'espère que je vais vite reprendre. Et voilà, j'attends une équipe.
Les naufragés sont prêts à repartir. Mais Virginie s'est blessée. La varoise
s'est éborgnée avec une branche.
Il faisait encore nuit, je me suis pris un bout de bois dans l'oeil. C'est
surtout gênant, pour pas que ça s'infecte. Il est vrai que Virginie ne s
'est pas ratée. L'oeil bleu de la coiffeuse tourne au rouge. Mais il faut
repartir.
Les 16 reprennent leur route, au bout de laquelle
un avenir sans doute meilleur, quoiqu'un certain les attend.
On ne sait pas du tout comment ça va être la suite.
On se demande s'il va y avoir les équipes, si on va rester ensemble,
comment les équipes vont être formées.
On se pose tous des questions et on dit qu'on va arrêter parce qu'on ne sait
pas.
Pourtant, Aurélie aime bien tout savoir, tout gérer. Tout le monde est prêt ?
Hop, on se motive, on y va ! C'est le quotidien de cette Lorraine dans son
centre pour enfants.
C'est le jeu. Je suis animatrice.
C'est un métier où il faut être dynamique, motivé.
On s'amuse tout le temps au travail.
J'adore jouer le jeu. C'est un jeu qui soit simple ou compliqué. Je vais tout
donner.
L'important, ce n'est pas de participer, c'est de gagner.
Les néo-aventuriers atteignent le pied de la
montagne. Mais après une journée d'efforts intenses et une nuit à la
belle étoile, Wafa ne se sent pas bien. La lutteuse est KO.
S'occuper des autres.
C'est le crédo de couler. Pour moi, on est là sur terre pour aider les autres,
pour être avec les autres. Donc j'aide les autres. C'est bien ? C'est bien ?
Cet éducateur social a le cœur sur la main et vénère plus que tout sa famille.
Pour moi, la famille, c'est ce qu'il y a de plus important.
Quand il y a un souci, on s'appelle mutuellement.
Quand il y a des décisions à prendre, on s'appelle.
C'est un soutien, c'est clair.
Quand on a besoin de moi, il faut que je sois là, c'est obligé.
C'est bon, on peut repartir.
Enfin, le chemin de croix des naufragés se termine. Les équipes vont être
composées.
Bonjour à tous.
Bonjour.
Vous avez promis que ça commençait très fort, Colanta, qu'il n'y avait pas de
round d'observation. Vous avez pu le vérifier avec une nuit courte,
difficile, un trek compliqué et pas de franche notion d'orientation. Moi,
personnellement, non.
Eh bien, c'est ça, Colanta. Et croyez-moi, ce n'est qu'un début.
Alors, depuis le début de cette aventure, vous formez une seule entité.
Mais vous savez que, Koh Lanta, ce sont deux équipes qui s'affrontent. Vous
allez vous affronter les uns aux autres, ou plus exactement, cette fois-ci, les
unes aux autres.
C'est un choc entre les hommes d'un côté et les femmes de l'autre.
Frédéric, je vous sens tout de suite faire l'amour.
Déçu ? Moi, j'aime bien les garçons.
Voilà. Marine, heureuse d'être groupée tout ensemble ? Oui, je pense qu'on va
leur montrer de quoi on est capable.
Wafa ? Je suis surprise, on va se donner à fond et puis on verra bien.
On va vraiment assurer, je suis persuadée, vraiment.
Les filles sont vraiment plus fortes que les garçons ? Non, il n'y a pas de plus
fort, c'est le mental en fait.
Même si on a le mental et on ne le perd pas, ils vont nous manquer. Pour le feu,
on se repose un peu sur eux, etc.
Donc ça risque d'être très difficile. Pour certaines choses, ils sont plus
forts que nous.
Mais je pense qu'on peut les battre, ça oui.
Nous, on sait où est le Nord, par contre.
Ah ! C'est vrai que j'aurais jamais cru qu'on puisse séparer les filles et les
garçons. Ça va être même un challenge pour nous, même pour les hommes, je veux
dire. Ça va être un très gros challenge.
Claude, votre sentiment ? Maintenant, chacun pour soi, jusqu'à la
réunification.
Messieurs, vous allez vous mettre sur la droite.
Mesdames, vous formez à partir de maintenant la tribu jaune, les Vang,
puisque Vang, ça veut dire jaune en vietnamien. Moi je n'aime pas le jaune.
Messieurs, vous êtes rouges, vous formez la tribu Do, puisqu'en vietnamien Do
signifie rouge.
Les Vang, voici vos foulards, coulez, même chose, vos foulards.
C'est une bataille rangée qui s'engage, les hommes contre les femmes, une
véritable guerre des sexes. Pourtant...
Toutes les dames ne semblent pas si ravies que ça.
Moi je suis un peu déçue qu'on ne soit pas mixtes. Moi je suis consciente d'une
chose, c'est que depuis la nuit des temps, les femmes c'est les femmes et
les hommes c'est les hommes. Et on se complète.
Là c'est sûr qu'on ne pourra pas se reposer sur les garçons pour quoi que ce
soit. Donc il faudra faire tout nous-mêmes et se pousser au cul et y
aller. Hier, on se reposait pour l'orientation, on attendait que les mecs
prennent des décisions. On va être obligés de le faire. On va être obligés
de réfléchir ! On va se donner à fond, quoi.
Et on va essayer de ne pas bloquer sur des histoires de filles et d'avancer.
Donc le mieux, c'est qu'on se dise les choses clairement et franchement. Parce
que moi, personnellement, je dirais les choses clairement et franchement. Je ne
vais pas tourner autour du pot sans s'éteindre.
Alors le mieux, pour éviter, on en parle, on crève l'abcès et on ne va pas
commencer à faire des... Parce qu'on est des filles. déjà. Et pourquoi parler de
problèmes ? Pour l'instant, il n'y en a pas.
C'est quelque chose, papa, on en discute tous ensemble et on ira loin. C'est bien
que cette année, 2010, ce soit un homme qui gagne. En plus, ça fait 10 ans.
Physiquement, normalement, on est un peu plus fort. Et puis, surtout, le plus qu
'il fait par rapport aux filles, c'est que, déjà, nous, on est hyper soudés.
Allez, pour tous, tous les deux ! Ah, carrément ! Mesdames, messieurs, il va
falloir tout de suite se concentrer, car la première épreuve, C'est tout de suite
avec peut-être la plus importante récompense de toute votre aventure. Le
feu.
Car l'objectif est très simple. Vous allez devoir transférer dans chaque
équipe 25 sacs au bout d'un parcours semé d'embûches. Vous êtes 8 dans chaque
équipe. 7 d'entre vous seront reliés par une corde. Le 8e aventurier aura pour
mission d'extraire les sacs qui sont enfouis dans le sable au début du
parcours. L'équipe qui parvient...
a placé dans sa réserve 25 sacs en premier, remporte l'épreuve, gagne le
feu et pourra partir à la découverte de son île, le moral au plus haut.
Je vais vous demander dans un premier temps de choisir qui va creuser. Il faut
bien de balèze de creuser quand même.
Il ne faut pas s'arrêter de creuser parce que plus tu creuses vite, plus tu
sors les sacs et plus tu... Je creuse, c'est bon.
Tu creuses quand tu nous guides à la fin.
Jennifer, qui va creuser chez les filles ?
Alors, nous, c'est Fred qui va creuser. Chez vous, les garçons. Alain qui va
creuser. Allez vous mettre en place.
Attention les vangues, les dos. Si vous gagnez, vous repartez avec le feu. 3, 2,
1, go ! Frédéric et Alain foncent vers la zone où sont enterrés
les sacs.
Première étape pour les encorder, passer la poutre sans que personne ne tombe.
Marine mène la cordée.
L'hôtesse de l'air a de l'équilibre.
Les filles sont en avance, les garçons peinent à passer la poutre, malgré les
conseils du chef de cordée, Claude.
Les dames reviennent déjà avec 7 sacs, alors que les hommes n'ont toujours pas
atteint leurs réserves.
Voilà, c'est bon, on va les exploser. Allez, allez, on rattrape. Les hommes se
précipitent. Ils peuvent refaire leur retard s'ils se coordonnent bien. Faites
ça, on n'a pas le choix.
Allez, allez, coordonnez, coordonnez.
Attention Claude, pas trop vite.
Allez, allez, allez.
Enchaîne, enchaîne, enchaîne.
Vas-y, on est pris, on est pris derrière.
Ne vous baissez pas les gars.
Allez, allez, essayez, chacun je vous donne un sac.
Allez.
Doucement, les gars.
Allez, repartez.
Les filles tentent, elles, de repasser la poutre, mais chargées cette fois. Les
filles, on est presque... C'est tombé.
Cela s'avère beaucoup plus difficile. Allez, allez, allez.
Merde. Les jaunes perdent du temps sur la poutre. Du coup, les hommes les
rattrapent. Allez, la même, les gars. La même, la même, la même.
C'est une tactique payante, on y va tranquille, c'est bon là, les poteaux
sont plus larges. Les hommes et les femmes en sont au même stade. Qui des
dos ou des vangues aura le meilleur équilibre ? Je le tiens, je me tiens le
poteau. Tiens-moi, tiens-moi si tu veux. C'est tombé chez les garçons.
Tiens-moi, tiens-moi.
C'est tombé chez les filles à quelques centimètres. Allez, allez, allez.
Merde, putain.
Merde, putain.
Dis-moi quand je peux avancer.
Attention, attention, attention ! Oh merde ! Stop ! Ça fait 20 minutes que
vous échouez, et vous les rouges et vous les jaunes. Je vais vous proposer une
solution pour vous faciliter un peu la tâche. Dans chaque colonne de 7, vous
allez pouvoir désigner une personne qui va s'extraire. À vous de faire le bon
choix. À 6, c'est sûrement plus facile qu'à 7.
Moi, des fois, j'ai tenu plus, des fois, j'ai tenu moins. Allez, je m'enlève. Il
est fatigué, il est fatigué.
Chez les filles qui est partie, Virginie, venez me rejoindre.
Chez vous, les rouges.
Vivien, attention, deuxième départ.
Vous n'êtes plus que six de part et d'autre.
Top, c'est parti.
Les organismes sont très fatigués par la nuit en pleine jungle. L'équilibre est
plus qu'hasardeux. À six par cordée, ce sera plus facile.
C'est tombé pour Claude, il faut repartir les garçons. Ils sont tombés
les filles, on y va doucement.
Marine a touché terre.
Lentement, mais sûrement la cohorte féminine passe le cap difficile de la
poutre.
C'est passé les filles ! Elles peuvent donc repartir chercher d'autres
sacs.
C'est tombé.
Deuxième passage chargé pour les filles. Et toujours en tête de colonne, Marine.
Bravo les filles. Est-ce que vous souhaitez changer un élément ? Ok,
Laurence sort, remplacée par Virginie.
Bravo les rouges, allez ! C'est ce qui va vous redonner le bon moment.
Enfin, les garçons ont réussi à traverser la poutre. 6 sacs pour les
hommes, 13 côté fille. Les femmes affrontent pour la troisième fois la
poutre.
Allez, c'est bien les gars.
Allez, 2.
6 sacs supplémentaires, ce qui fait 19 sacs au total pour les filles. Il en
faut 25 pour gagner. Les hommes, eux, rapportent péniblement 6 sacs
supplémentaires, ce qui les amènerait à 12 sacs s'ils passent la poutre. Rien n
'est perdu.
Vivien choisit de revenir dans la danse. Jean-Pierre cède sa place.
Les jaunes, les vans, je vous rappelle que sur le dernier parcours, avec les
six sacs qu'il vous reste à transporter, vous devez emporter avec vous Frédéric
qui va s'ajouter à la colonne. L
'instant
est crucial.
Si les filles traversent la poutre avec leurs six sacs, Elle gagne le feu.
C'est la première fois que Frédéric s'essaye à la poutre.
Jusqu'au bout, jusqu'à la réserve.
Tout ensemble.
Un victoire pour les jaunes, pour les vagues. Bravo.
C'est rien les gars, allez.
On va tout donner là.
Première épreuve et première victoire pour l'équipe des Jaunes.
Félicitations pour cette belle prestation et cette formidable
démonstration sur la poutre. En tout cas, la récompense, elle est pour vous.
Pour vous.
Et vous doutez bien que c'est trop facile.
de vous donner une torche ou de venir avec vous jusqu'à votre campement et d
'allumer le feu. Vous allez le faire par vous-même.
Et pour cela, les allumettes. Il y en a trois.
Marine, je vous confie le grattoir.
Faites attention à ces trois allumettes. Dans ces campements, vous allez les
rejoindre tout de suite.
Des bateaux vous attendent avec à l'intérieur le kit de survie.
Cinq kilos de riz pour vous les rouges, cinq kilos également pour vous les
jaunes. Prenez vos sacs, le bateau est par là.
C'est une guerre des sexes qui a commencé au Vietnam et avantage aux
femmes, les jaunes, qui ont remporté les précieuses allumettes avec lesquelles
elles débarquent sur leur camp où, surprise, il y a déjà un habitant. Ah,
il y a Boris ! J'en étais sûre ! Ah ben c'est bien ! C'est bien, t'as bien mangé
? T'étais où ? J'ai ni mangé ni dormi, je vais vous raconter. T'étais là ?
Ouais. Ça va ? Bah super, elle avait roi là-bas.
Je suis très contente d'avoir retrouvé Boris sur le camp.
Ça prouve qu'il n'a pas fait tout ça pour rien. Il a eu un grand courage de
se désigner, donc ça a payé.
Et c'est tout à son honneur. Je vous ai trouvé l'eau, pour info.
Mais par contre, je n'ai pas dormi. Je me suis fait mitrailler.
Partout, partout.
Oui, tu ne l'as pas dit, tu as la varicelle en fait.
Oui, c'est ça.
Mais genre, toutes les minutes, c'est un supplice.
Être le seul garçon dans une équipe de filles, je trouve ça assez marrant. Il y
avait un petit côté dans les histoires de la mythologie, Hercule avec les
Amazones, on n'a plus envie de quitter l'île, ça c'est marrant. Ça me donne
énormément d'énergie, donc je suis super content.
Et tu veux qu'on t'annonce un truc, moi ?
On a gagné le feu. On a gagné le feu. On a gagné trois allumettes. Et il faut qu
'avec ces trois allumettes, on arrive à faire un feu.
Sinon, on doit se débrouiller comme les autres. On va attendre que le vent
tombe. Il va nous aider à plein de trucs que nous, entre filles, on n'aurait pas
su faire. Genre, voilà, le feu. Puis il a déjà passé une nuit là, donc il sait
où il y a du vent, où on est bien pour dormir.
Donc ouais, c'est cool.
Vaut même mieux ne pas avoir de feu ce soir s'il y a ce vent-là. Mais on ne
touche pas aux allumettes avec ce vent-là. C'est mort. On va manger.
Parce que moi, c'est vraiment ce qui me fait peur.
Moi, je suis d'avis qu'on prend une casserole, on met de l'eau, on la met en
plein soleil et ça fait qu'on peut faire cuire le riz sans le feu. C'est une très
très bonne idée parce que si on n'a pas le... Moi, je suis persuadée de ça.
Tu vois la gamelle ? Voilà, on fait cuire le riz là-dedans.
Le riz cuit sans le feu. J'en suis sûre.
Tu crois ? Non. Eh bien, écoute, on verra.
Moi, je te dis que le riz peut cuire comme ça au soleil.
Arrête ! Le riz qui va cuire au soleil, je n'y crois pas trop. Maintenant, si ça
marche pour nous, ça nous évitera de... Ça pourra nous permettre de garder trois
allumettes pour plus tard.
Mais moi, je n'y crois pas trop.
Ah !
Déjà, certains caractères se révèlent.
Ça m'énerve quand elle est trop sûre d'elle, ça me gonfle. Elles sont très
gentilles, je n'ai aucun problème actuellement avec les filles, mais ça m
'énerve, moi, les filles. Au bout d'un moment, ça me gonfle, les filles. Il va
falloir apprendre à s'écouter et se comprendre, sinon l'organisation de la
vie sur le camp va en pâtir.
Déjà que la cacophonie couve.
Les vangues se sont scindées en deux groupes.
En forêt, Virginie initie ses complices aux plantes tropicales, malgré son œil
recousu.
On est obligés de protéger.
Bandage ou pas, la coiffeuse voit juste.
Peut-être de la canne à sucre, non ? Ça c'est une canne à sucre ? Goûte.
Voilà. C'est de la canne à sucre. Ouais, c'est pas vrai.
Tu le coupes, tu fais et tu suces.
C'est hyper sucré quoi. C'est trop bon.
C'est pas mal.
Ça donne un goût sucré dans la bouche. Ça change.
On continue, on continue pour le manioc maintenant.
Allez les filles.
C'était une bonne surprise quand même.
C'est chouette, je suis contente.
C'est ton trouvant là. Il y en a d'autres à côté ? Oui, peut-être.
Je ne suis pas venue là pour faire la touriste.
Ce n'est pas parce que j'ai eu ce petit handicap qu'il faut que je m'arrête et
que je m'allonge et que je laisse les autres travailler.
Je suis la première à être active sur le camp.
Il faut que ça bouge. Rester sur la plage à me faire bronzer, je ne suis pas
venue pour ça.
Cet artisan coiffeur de 38 ans, installé dans le Var, ne passe pas par 4 chemins.
C'est moi la gagnante de Koh Lanta 2010.
Qu'est-ce que vous croyez ?
Je suis compétitrice, j'aime gagner, j'aime aller au bout de tout ce que j
'entreprends et j'aime jamais lâcher, en fait j'ai la niaque.
Dynamique, ambitieuse, cette maman est aussi une boule d'énergie.
Je vis à 2000 à l'heure, je suis jamais fatiguée.
Voilà, tous les matins je me mets sur mon poteau et je fais mon petit
entraînement, une demi-heure, trois quarts d'heure, une heure.
J'ai glissé, je suis tombée. Mais franchement, sur Koh Lanta, je vais
réfléchir avant d'agir.
Coucou ! On a tout à manger ! Magnifique !
Les filles s'en sortent bien pour un début.
Les demoiselles et leur hôte ont déjà de quoi se sustenter. Pour l'instant, on va
dire qu'on est très chanceuse.
Finalement, les jeunes, ça porte bonheur.
Sur l'île des dos, les nouveaux locataires débarquent, vexés d'avoir
perdu, mais plein de bonne volonté.
Il y a 8 garçons et une fille alors.
Je suis super contente.
Je suis revenue.
Bienvenue. Bonjour.
Ça va ? On a une mauvaise nouvelle. Une belle et une mauvaise. C'est les filles
contre les garçons. Alors elles sont avec Boris et vous êtes avec moi. Et
Boris est avec elle.
Oui c'est ça.
On n'a pas le feu.
Elles ont gagné le feu. Elles ont gagné le feu. Elles ont gagné la première
étape. On va le faire.
Je ne m'attendais pas à ça. Je suis super contente parce que c'est vrai que
je m'entends bien aussi. Je m'entends bien avec les hommes.
Franchement, c'est le plaisir de découvrir l'ironique et tout. Ça fait
une présence féminine, je veux dire.
Ça, puis ça pourrait être ma mère. Il la fout quand ce soit pour la nourriture et
tout. C'est super bien, je veux dire.
Je suis contente.
C'est bizarre d'être avec des hommes, mais bon.
Je vais me laisser un petit peu peut-être dorloter, un petit peu
coucouner. Ça va me changer, ça.
Et puis après, on verra sur les épreuves.
C'est ça, ouais. Si on perd un truc, si on n'a pas l'immunité et tout ça, je
peux être sur le siège injectable.
Alors, on est rouge.
C'est rouge. Ouais, j'aime pas le jour.
Dame Véronique est immédiatement intégrée à cette équipe masculine.
D'ailleurs, les garçons ne perdent pas une seconde et s'organisent pour obtenir
le feu au plus vite.
On va essayer de faire du feu avant la nuit.
Donc on va essayer de tout rassembler ce qu'il faut et on va essayer. Si ils
prennent un gros cadre, il faut qu'on ait le feu. Ils ne l'ont pas gagné, ils
vont donc le faire tout seuls. C'est leur honneur qui est en jeu.
Aujourd'hui, je me sens bien en confiance.
Ce bambou-là, il me fait vraiment bien.
Là, ça se fait vachement bien qu'on ait le feu ce soir. C'est rassurant, même
pour les bestioles, ça les éloigne.
Et puis surtout pour manger chaud.
Ça y est, les hommes ont un objectif et un affront à laver.
Faire du feu serait une réhabilitation et un sacré confort.
Putain.
Putain.
Allez, on recommence.
Si Philippe, il pense qu'il peut faire le feu, c'est bien. Maintenant, tant qu
'il n'est pas allumé, il y en a plein avant lui qui se sont essayés. Je ne
sais pas.
Moi, j'ai réussi à le faire, tant mieux.
Si je me ramène le feu, c'est lui notre boss, c'est lui notre patron.
Les garçons ne mangent pas encore chaud, c'est sûr. Je pense qu'il est trop sec.
D'ailleurs, le coup de chaud, celui qu'il a, c'est le jeune Vivien.
Trop, c'est trop.
Le Benjamin s'effondre.
Tu ne
restes
pas bien par la bouche ? Tu récupères. Tu fermes les yeux.
Tu n'ouvres plus les yeux, tu récupères bien.
Oui, Vivien, il était bien quand on est arrivé sur l'île. Je crois que là, la
faim commence à se faire sentir maintenant.
Ça fait 24 heures qu'on n'a pas mangé. Je pense que c'est normal.
J'ai un petit coup de chaud, je pense.
Trop de soleil.
Pour moi qui ne suis pas beaucoup, qui ne suis pas très habitué.
Ça fait des ans.
Vivien n'a pas l'habitude des efforts.
À 20 ans, ce lycéen se ménage.
Doucement le matin. Le matin, non, c'est pas facile.
J'ai un peu de mal à me lever. J'ai un peu de mal à me réveiller. Il me faut
quelques heures.
Et pas trop vite le soir.
C'est vrai que je suis un peu dans le pâté tout le temps.
Je ne fais pas grand-chose.
Je me repose beaucoup.
C'est qu'il faut le remuer, Vivien. Ce à quoi s'échine, ça dévouait maman. Cassez
le déjeuner.
Allez hop ! Viviane n'est pas quelqu'un qui aime réviser, faire ses devoirs.
C'est vrai que le côté scolaire, comme toute maman, m'inquiète parce que je
sais que quand on n'a pas son bac, c'est difficile.
Je suis flémard en ce qui concerne l'école. Après, s'il y a quelque chose
qui me plaît, je peux me motiver très vite.
J'ai vraiment envie de partir et de vivre cette aventure tout simplement.
J'aimerais bien gagner un petit peu en maturité. Je pense que Koh Lanta, ça va
vraiment me faire grandir.
William est physiquement peut-être un peu plus faible que les autres. Ce qui
est pénible, c'est que ça peut être pénalisant lors des épreuves physiques
et sportives. Donc là, quand on sait qu'ils ont récupéré Boris, là, oui, là,
c'est pénalisant.
Là, ça va mieux.
J'espère qu'ils vont réussir à faire du feu, parce que j'ai quand même très très
faim et j'aimerais bien manger un petit peu de riz ce soir.
Ce soir, je ne sais pas si on mangera chaud, mais tant qu'il ne fera pas nuit,
on va essayer.
On continue, on ne lâche pas. On va y arriver, il faut qu'on y arrive.
Voilà les gars, allez-y.
Voilà,
c'est bien. Les gars, il faut prendre le relais s'il vous plaît.
Allez,
frotte à fond.
Voilà, là tu as pris.
Allez,
allez, allez.
Encore les gars.
Encore, encore, à fond, à fond maintenant.
Allez, je peux le suivre. Vas-y.
Voilà, ça c'est bien.
Et à pas tarder.
Faut vraiment mettre un bon coup d'énergie les gars. À fond, à fond, à
fond, à fond. C'est ça, c'est la vitesse qui va faire tomber.
C'est pas mauvais ça.
C'est pas mauvais ça.
Allez, allez, allez.
Allez, allez, allez.
C'est bon les gars, on va s'appuyer.
Là il chauffe, là il déchauffe.
Oui, ça y est, il ne bouge pas.
Il y a le feu, il y a le feu.
On s'arrive, les gars, c'est bon.
Donnez-moi un truc pour taper, les gars. Un petit bout de bambou, un truc pour
taper.
Ouais, ouais.
Du bois, du bois, les gars.
Soufflez les garçons, soufflez.
Doucement, pas trop, et tenez le pain.
Soufflez vraiment volonté.
C'est bon, c'est bon.
C'est un exploit sans précédent. En moins d'une demi-heure, Philippe a
réussi à faire du feu. Sa fierté est immense.
Voilà, ils seront fiers.
Philippe est aux anges.
C'était son rêve de parvenir à faire du feu.
Il faut dire que ce dromois de 41 ans s'est entraîné des semaines durant.
Cette année, je vais faire du feu à Koh Lanta, et je le ferai tout de suite en
arrivant.
Si je commence quelque chose, c'est jusqu'au bout. Je ne peux pas lâcher,
personne ne peut m'empêcher de faire ce que j'ai décidé de faire.
Voilà, je le savais, j'y arriverai.
Ah, ça brûle !
Alors dites-moi, je vais venir voir si vous pouvez me réparer. Si vous n'avez
pas de problème.
Rempailleur de chaises sur les marchés, Philippe a épousé la culture des gens du
voyage par amour pour sa belle Angélique.
Le jour où on s'est marié avec ma femme, on est parti sur la route pendant six
ans. On a vécu dans une caravane. On a allé de terrain de camping en terrain de
camping dans toute la France.
Aujourd'hui, il fait partie des gens du voyage parce que quand il m'a épousé, de
toute façon, il épouse un mode de vie et une façon de penser et d'être.
20 ans de passion.
et 4 enfants.
Ils sont tout pour lui. Je sais qu'ils ont mis tous leurs espoirs en moi et je
ne vais pas les décevoir, j'irai jusqu'au bout et je veux qu'ils soient
fiers de moi.
Le papa, il fait le meilleur, il va le faire ! Bravo ! Tout le monde, les
gars, on a fait tout ça ensemble.
On a fait tout ça ensemble, les gars.
Allez, pour les deux !
Bon, on va commencer alors ce feu. Les filles aussi ont envie de flammes
chatoyantes. Les vangues s'apprêtent à faire du feu, mais de manière plus
moderne, avec une allumette.
Boris prépare le terrain.
Ça, c'est de la faille. Ça part bien, ça. Pour le barbec, c'est bon.
Il faut cacher l'air, quoi. Il n'y a pas un pet de souffle, quoi.
C'est bien que Boris soit là.
Parce qu'il a hâte de savoir un petit peu ce qu'il fait. C'est vrai que nous,
je pense qu'on se serait lancé de façon brutale, sans trop mesurer le banc, qu
'il soit là ou qu'il ne soit pas là.
Alors qu'il a trouvé certaines méthodes qui apparemment paraissent plutôt
crédibles. Tout est mis en œuvre pour accueillir le feu le plus efficacement
possible. Elles n'ont que trois allumettes, il s'agit de ne pas les
gâcher.
Alors attention, personne n'est même mouillé par contre. Tu allumes bien les
allumettes ? Tu la crasses direct comme ça en bas. C'est ça, parce que tu vas
descendre avec et j'éteins. Ah non, je ne veux pas ça, vous inquiétez pas, je l
'ai fait. Non, non, je sais.
Personne ne bouge. Allez, vas-y. Attends, il y a trop de boue.
Attends, attends, attends.
Mais... C'est la grosse boue. Non, non, non. Non, il a resté un bout, il a resté
un bout.
Avec chance, elle ne s'est pas cassée au bon endroit. Le bout qui était
inflammable. Aurélie s'est dévouée pour le faire. Elle a eu beaucoup de courage.
Vas-y, d'un coup fort. Moi, je fais ce que je fais.
Ce qui fait peur, c'est qu'on avait que trois chances. Si ça ne marchait pas,
avec le grattoir qu'on avait, il ne fallait pas rater.
Oh putain, on est bien, on est bien, on est bien.
Ne la perds pas, ne la perds pas, ne la perds pas.
C'est bon, on est bon, on est bon. On est bon, on est bon, on est bon.
Grâce à mon allumette magique, j'ai réussi à allumer le feu. Elle a réussi
du premier coup, je la félicite.
Le feu ! Yes ! Elle a assuré.
Elle a assuré. Très contente d'avoir le feu. On va manger du bon riz comme
jamais on en a eu. C'est l'euphorie.
Les filles veulent manger.
Elles n'ont pas l'air de songer à économiser.
En tout cas, toutes ne sont pas d'accord. Je fais le riz, je m'occupe de
la boue.
Qu'est-ce que vous en pensez, les filles ? On fait du riz ou vous voulez du
manioc ? Les deux.
On va le partager en huit. Vu tout ce qu'on a et vu tout ce qu'il y a à l
'intérieur, tu ne veux pas qu'on en prenne un supplémentaire ? Tu crois, les
petits ? Bon, écoutez, comme vous voulez, mais on va faire du riz. Après,
il faut tenir tout le long.
Imaginez que t'en as...
C'est le riz qu'il ne faut pas mettre en trop grosse quantité. On n'est pas
obligé de manger du riz forcément ce soir. Le riz, on peut le garder parce
que le riz, ce qu'on a là, ce n'est pas pour ce soir. Ce n'est pas que pour ce
soir. En minimisant toutes les quantités, ça fait une grosse quantité
de tout.
Mais là, il n'y en a pas suffisamment. Vu tout ce qu'on a en manioc, il y a des
gros trucs comme ça. Viens en prendre un autre petit.
Allez, vas-y. Il y en a deux là. Il faut se rassasier là.
Là, il ne faut pas manger. Ça fait deux jours qu'on n'a pas mangé. Il n'y a pas
que ça en fait. Il n'y a pas que le manioc. Il y a peu de quantité de riz.
Il faut que je le coupe. Le mani
Oui, le manioc, tu le coupes en tranches. Mais tu ne l'épluches pas.
Non, non, non.
Deux minutes.
Pose-toi.
Calme-toi.
Pose-toi doucement. Je suis calme. Il n'y a pas de soucis. Si tu es précipité,
on fait n'importe quoi.
Elle veut tellement trop donner, tellement tout faire, que finalement, on
finit par accrocher pour des détails.
Juste le fait d'être précipité, de tout vouloir faire d'un coup, de suite, le
riz, le manioc.
On se pose doucement. Si tu veux le prendre, prends le relais.
De quoi ? Non, mais je ne t'ai pas dit ça pour ça. Tu as l'œil, tu ne vois pas
trop, tu as ma tête. Doucement. Mais non, mais ça va, je gère. Si je le fais,
c'est que je gère. Il n'
Elle s'est baissée en but, donc elle a sûrement envie de montrer qu'elle n'est
pas incapable par rapport à son mal-être. Je pense que c'est pour ça. Je
suis très active sur le camp, mais dans la vie de tous les jours, je suis comme
ça. Je suis une boule d'énergie, je suis toujours en action, sinon j'ai l
'impression de perdre mon temps.
Il y en a qui prennent les choses un peu plus mal que d'autres parce qu'ils sont
trop précipités. Tu dis de se poser demi-tour pour réfléchir, ça prend en
compte.
J'espère qu'il n'y aura pas de problèmes entre filles qui puissent après mettre
un peu des tensions dans le groupe. C'est la seule chose dont j'ai peur.
Je t'ai laissé faire, je t'ai mis en avant, c'est que si tu voulais le faire,
il n'y avait pas de problème. Non mais après de faire les choses et tout c'est
bien, mais après il faut se poser juste pour refaire ce qu'on dit.
A la bonne heure, cette querelle féminine s'est dissipée et le repas va
pouvoir être pris en toute sérénité.
Chez les dos, avant de passer à table, ces messieurs souhaitent déjà établir
une hiérarchie entre eux pour plus d'organisation.
Ce qui est assez masculin, il faut bien le dire. De toute façon, on va voter
autour du feu pour que ce soit Philippe le chef. De toute façon, on va le
pousser, il ne va pas avoir le choix.
On va dire que c'est notre chef.
Maintenant, il faut que tu t'assumes.
Je ne pourrais pas tout faire, les gars.
J'ai fait mon essentiel, c'était de faire mon feu.
Écoute, un chef, il y a un sous-chef, un sous-sous-chef, tous des chefs. Je suis
sous-chef avec Alain. C'est toi qu'il faut qu'il prenne les décisions. Tu mets
la pression avec.
Moi, c'est tout de suite non parce que je veux être sous-chef.
C'est clair et ça sera comme ça. C'est moi qui décide de ce que je suis et je
serai son chef. On cherche un peu un chef parce qu'on remarque que dans
certaines situations, notamment sur les Jeux, on aurait peut-être besoin de
quelqu'un qui décide et qui nous guide tous ensemble.
Jean-Pierre, ça pourrait être une bonne idée.
Naturellement, il me présente comme étant un charismatique leader. Pourquoi
pas ? Moi, s'il faut, j'endosse la responsabilité, il n'y a pas de souci.
JP Chef et nous on pousse derrière pour que tous on arrive à la réunification.
Ce qui est important.
Notre but c'est de battre les jeunes et d'être le plus nombreux à la
réunification. Et après on verra les mecs.
Philippe aime être en retrait, il n'aime pas trop avoir le rôle du chef mais il
me dit je serai toujours l'adjoint du chef.
Et donc moi ça me rassure parce qu'un chef c'est une équipe pour moi et c'est
on gagne ensemble, seul on n'est rien.
Premier repas ensemble.
Une paille là.
Je vous préviens, c'est un peu salé.
On a pêché pas mal de crabes.
J'ai mis le riz avec. Par contre, je n'ai pas mis que de l'eau de mer parce
que sinon, ça va être immangeable.
Un peu salé. Demain, ça sera mieux.
Demain, c'est bon.
Mais c'est trop salé.
Non, c'est trop salé.
Ça fait du bien quand même de manger chaud à bouillon.
La satiété ne va pas venir avec un petit crabe comme ça, mais c'est tellement de
réconfort au niveau des papilles gustatives. D'un coup, ça explose ma
bouche. Mais ça, tous les jours, c'est bon, on tient.
Oui, trop bon.
Ça fait tellement faim et là, je fais des mouvements, c'est gargouillé, là, ça
va. Il s'est calmé, là, je suis bien.
Là, je vais dormir.
Ce premier repas avalé, la tribu des hommes se couche.
Chacun à sa convenance, sur la plage ou au camp.
C'est bon, c'est bon, c'est bon.
Ça fait peur.
Il y a quelqu'un qui avait une grosse bête.
Ça va.
Il y en a un qui est perdu.
Je ne sais plus qui est allé chercher de l'eau. Valentin ? T'es perdu ? T'as un
souci, Valentin ? Il y a un problème.
Mais qui c'est qui gueule alors ? Vivien.
Vivien ! Oh, il était malade, attention.
Ça va pas ? On arrive ! Panique chez les dos, Vivien a
disparu. Il est seul, en détresse et en pleine jungle.
C'est où ?
Et qu'est-ce qui se passe ? Ah, t'es perdu ? Je vais te chercher.
En fait, j'ai des gourdes aussi.
Mais c'est pas ici les gourdes.
Mais je me suis planté, je me suis commis. Ah d'accord.
Je serais resté deux heures là-dedans.
Avec des animaux bizarres.
Heureusement que vous n'êtes pas loin.
On t'entendait, on ne comprenait pas.
Ce n'est pas le jour de Vivien.
Aujourd'hui, tu as dégusté.
Je vais en tirer les conclusions qu'il ne faut plus y aller seul le soir.
On dit que c'est cuit, non ? Les filles sont plus tardives que les garçons. Chez
les vangues, on passe tout juste à table. Et la marmite déborde presque.
C'est énorme. On a 5 kilos en tout.
Normalement, on ne peut pas en mettre plus de 200 grammes par jour. On a dû
mettre 500 grammes là, facile.
Ça va être à mon avis deux portions chacun.
C'est brûlant.
N'inquiétez pas, il y en a pour tout le monde. Tiens, tiens. Essaye de ne pas
mettre la flotte dedans, ça serait bien.
Tu veux servir ? Allez, tiens. Voilà. Fais comme ça.
On n'est jamais mieux servi que par toi-même.
Mais ne le prends pas mal. Mais je ne le prends pas mal.
Virginie, je t'ai dit, essaye de ne pas mettre l'os et tout. Tu fais comme ça,
voilà. Mais oui, mais j'ai qu'un oeil.
Virginie est un brin susceptible et Frédéric un peu agressive.
Mais globalement, ce ragoût de riz et de manioc a été plus qu'apprécié.
Toutes les mines sont réjouies.
Enfin, presque toutes.
Franchement, on va vous dire que c'était bon. Il faut survivre.
Donc on est obligés de manger.
C'était mieux que rien.
Frédéric a un fond râleur.
Mélanie Moise cache sa mauvaise humeur. Ce n'est que le premier soir sur le
camp, après tout.
Putain, c'est énorme.
Vous n'avez pas vu ? L'enfer.
Partout. C'est une espèce de puce, tout petit, tout blanc. Le seul problème ici,
c'est vraiment les bêtes.
Vraiment. Ça gratte.
Ça pique les mains, ça rentre partout dans les vêtements.
Moi, je n'arrive pas à dormir avec ça.
C'est insupportable. Dans le visage, il y en a partout.
Même dans les cheveux.
Ça pique, ça pique tout le temps.
Les jeunes femmes se sont littéralement fait manger par de petites mais cruelles
bêtes. Les puces de sable.
Amenés par la marée sur la plage, ces puces, en fait de la famille des
crustacés, croquent à tout va et la démangeaison est insoutenable.
Peut-être serait-il souhaitable de dormir plus dans les terres.
C'est assez compliqué de trouver l'endroit entre d'un côté c'est de la
terre et des fourmis, de l'autre le sable avec les puces, trop près de la
mer, après c'est vraiment les moustiques. Donc il faut vraiment qu'on
arrive à trouver une solution.
Là-bas, il y a des bêtes.
On en parlait un petit peu avec Boris.
Il voulait peut-être changer d'endroit, être plus à l'intérieur.
On va voir ça tous ensemble, essayer de faire un camp plutôt au niveau de la
terre pour éviter toutes ces piqûres. Ce n'est pas évident.
Moi, je ne crains pas les piqûres de moustiques. J'ai un métier où je me fais
régulièrement piquer par des puces. Je rentre des fois chez moi avec des tiques
accrochées. Donc moi, je ne crains pas du tout. Ce n'est pas la petite bébête.
J'ai quelques boutons, mais ce n'est vraiment pas ça qui va m'empêcher de
vivre. Assieds-toi.
Les puces, c'est son affaire.
Mes oreilles, elles s'étaient un peu remêlées.
Frédérique, 45 ans, est toiletteuse pour chiens, chats et bêtes en tout genre.
Ma passion pour les animaux, c'est une passion que j'ai depuis l'enfance.
Fait de ma passion, j'en ai fait mon métier. Tu bouges pas, ça va aller vite.
Voilà, les animaux, c'est ma vie.
Cette nimoise mariée et mère d'un grand garçon est aussi comportementaliste
animalier. Couché, assis.
C'est très bien. D'ailleurs, Frédéric préfère presque les animaux aux hommes.
Je suis assez admirative de l'organisation qui peut régner au sein d
'un groupe d'animaux, parce que tout est carré, tout est réglé comme du papier à
musique, on peut le dire.
Chez nous, les humains, si on avait la chance de pouvoir être aussi bien
réglés, on vivrait dans un monde sans médiocrité, on vivrait dans un monde
parfait. Malheureusement, ça n'est pas le cas. T'inquiète pas, je reviendrai
vivante de l'aventure.
Que ce soit un moustique, une puce, des pouts de plage, peu importe, on se fera
inévitablement piquer par une bestiole.
Une île sans bestiole, ça n'existe pas. Vous avez passé les deux rares ? Les
deux rares ? J'ai vu passer deux gros machins. J'étais en train d'essayer de m
'endormir et dans un petit buisson, j'ai vu sortir deux espèces de thés.
J'étais prête à réveiller tout le monde.
Moi qui suis un peu phobique des bêtes, ça m'a refroidi tout de suite. Les rats,
les serpents, s'il y en a.
L'autre jour, on a parlé de tortues.
Oh, j'aime pas tous ces trucs.
Ça m'angoisse un peu.
Si je dois rester 15 jours, pendant 15 jours, je vais pas me laver les dents,
je vais pas en mourir.
Sinon, je serais jamais venue faire Koh Lanta.
Si je voulais que mes ongles soient bien faits, si je voulais avoir... Je serais
jamais venue, c'est clair.
C'est très dur de supporter Fred au quotidien, d'être agressive, d'être
directe, d'être...
Ah moi non, moi je ne suis pas d'accord.
Les filles, qu'est-ce que vous en pensez ? Ah mais qu'est-ce que vous faites ?
Vous ne comprenez rien. En même temps, il faut se dire que c'est Koh Lanta.
Pas de place pour la chicane chez les Rouges. Les hommes sont efficaces dès le
petit matin.
Ils veulent construire un tipi pour s'abriter.
Le tipi c'est parti d'une idée de Philippe, on voulait autre chose d'une
cabane et donc on s'est dit le tipi c'est une bonne idée. On coupe là et
après on pourra appuyer un bois ici comme ça, un bois ici comme ça en
travers et on laisse tout en même temps.
Moi je trouve ça sympa une tente d'Indien avec deux couvertures sur le
côté, juste une ouverture devant. Les Indiens vivent bien dedans, ils sont
bien protégés alors on va essayer de faire ça.
Ils sont allés assez vite. Ils avaient bien le schéma dans leur tête.
Ils n'ont pas creusé les ménages, ils ont juste emboîté les choses.
L'idée est géniale.
Philippe, il est étonnant cet homme. En plus, ce que j'aime chez lui, c'est qu
'il est humble.
Il ne va pas se mettre en avant. On sent qu'il est bon.
Donc ça, dans une équipe, c'est formidable.
On le positionne et on appelle tout le monde après.
Bon les gars, on est en train de faire ça. On fait une présentation, on va
faire trois pentes comme ça.
On va essayer de s'ouvrir deux côtés, laisser une entrée, juste pour dormir.
J'adore ça, on va faire une présentation.
On valide pas.
Non mais Abdelaz, c'est pas une question de travail, c'est une question qu'il
faut que tout le monde dise, c'est bon les gars, ça nous plaît à tous.
Ils nous ont gentiment demandé l'avis, mais en fait ils nous ont demandé l'avis
après avoir fait 90% du travail.
Donc voilà, c'est ça que j'ai trouvé marrant.
C'est une très bonne entente et ça fait du bien de voir ça. Il y a plein de
tensions, moi j'en sens absolument pas.
On va voir notre cabane j'espère pour ce soir.
Une bonne partie sera faite.
Demain on va la finir.
Il faut aussi se nourrir, il y a beaucoup de choses à gérer ensemble.
On va essayer de faire ce qu'on peut, le mieux pour nous.
C'est le premier message de l'aventure, la convocation pour la terrible épreuve
d'immunité.
C'est quoi la cercle du chef ? Dans l'eau.
Tous pour un et un pour tous, c'est ainsi que brille la flamme.
Pour allumer le flambeau. Le gros flambeau.
Solidarité là, il faut qu'on le gagne.
Notre premier jeu pour être à l'équilibre au défi, donc c'est très
important. Allez, un pour tous, tous pour les deux ! C'est le départ au
combat. L'issue de cette épreuve d'immunité déterminera laquelle des deux
équipes devra se séparer de l'un de ces aventuriers.
L'enjeu est vital.
Bonjour à tous.
Pour la première fois, j'ai les deux équipes au complet.
Neuf rouges, neuf dos, face à neuf jaunes, neuf vangues.
Et je me tourne d'abord vers les rouges.
Véronique, dites-moi, heureuse d'être avec les hommes ? Je suis très heureuse
d'être avec les hommes.
Alors de l'autre côté, huit femmes rien que pour vous, Boris.
C'est une équipe de femmes et c'est d'abord une équipe très très forte. Donc
je suis vraiment ravi d'être avec elles.
Je me sens vraiment... Comme un coq en pâte ? Exactement. En tout cas, j'ai
particulièrement apprécié votre acte de sacrifice le premier jour. Vous avez
pris un risque, celui de rester hacké. Par conséquent, ce soir, si votre équipe
est au conseil, vous, vous êtes intouchables.
Si vous voulez rester au complet, il faut remporter impérativement la
première épreuve d'immunité.
L'équipe qui perd viendra ce soir au conseil et sera obligée,
malheureusement, d'éliminer l'un des aventuriers. Je suis persuadé que vous
avez tous envie de rester.
Et pour cela, il faut remporter l'épreuve du jour, l'épreuve des
flambeaux. Le but du jeu, embraser les vasques supérieures que vous découvrez
derrière vous. Mais pour cela, il va falloir passer par plusieurs étapes. 1.
Récupérer 8 flambeaux tout au long d'un parcours.
2. Aller décrocher des poutres en bois qui sont pour l'instant attachées au
niveau des bouées. Ensuite, cette poutre, il va falloir la faire pivoter
depuis la plateforme pour atteindre les vasques.
J'ai une autre information à vous donner. Virginie s'est blessée et le
médecin informel, elle ne peut pas participer à cette épreuve aujourd'hui.
Par conséquent, chez vous les rouges, l'un d'entre vous sera finalement un
simple spectateur. Alors, à l'intérieur de cet étui, neuf billes. Celui ou celle
qui tire la noire ne participe pas à l'épreuve. Jean-Pierre, Vivien, coulez.
Et Véronique qui n'a encore pas disputé d'épreuve, ouvrez.
Coulez, vous ne participez pas à cette épreuve.
8 rouges face à 8 jaunes, c'est ce totem qui est en jeu.
Allez vous mettre en place.
Attention, 3, 2, 1, go !
Première étape, un parcours terrestre. Les deux tribus doivent récupérer toutes
les torches pour les placer sur leur porte-flambeau. Elles leur serviront
ensuite pour embraser la vasque de feu.
Bonne coordination chez les Rouges, ils ont pris de l'avance. Jean-Pierre dirige
les opérations.
À droite, les rouges. Allez, portez, portez, portez.
Vers la droite, vers la droite. Sors, sors. Vers la droite.
C'est pas ça.
C'est pas ça. Non, il peut passer les fouchés.
Voilà. C'est ça qui dépend.
Ouais, pas encore.
Voilà. Un point à droite, un point à gauche.
C'est Philippe qui est chargé de récupérer les flambeaux, alors que côté
jaune, c'est plus brouillon.
On passe en dessous ? Ils sont de côté ! C'est bon, c'est bon, c'est bon, c'est
parfait. C'est de son côté, là ? Vite ! Allez, les deux, tous les deux !
Allez,
on va l'aider ? Voilà, tiens-le.
Allez, décoche.
Ils sont là. Calme-moi.
Calme-moi.
Calme-moi.
Calme-moi.
Allez creuser. Allez creuser. Allez creuser.
Laisse le faire. Laisse le faire.
Pour l'instant, les rouges sont en tête.
Attention, il faut passer sous le tronc d'arbre.
Avec les torches.
Les flambeaux doivent passer.
Les rouges ont du mal à passer sous la poutre. Du coup, les jaunes les
rattrapent et comptent bien profiter du trou de leurs adversaires.
Je vous rappelle qu'il y a de la place pour les deux.
Les jaunes, vous pouvez vous mettre sur le côté si vous le souhaitez.
Soit tu creuses, soit tu creuses avec nous, soit tu ne regardes pas.
C'est malin, plus personne ne veut creuser. C'est le statu quo. Il faut
dire que l'attitude des jaunes n'est pas très sportive. Les jaunes, c'est vous
qui engagez la tactique des rouges en restant derrière immobile.
C'est clair.
Tu fais quoi là ? Tu fais un château de sable ou quoi ?
Voilà, aidez-nous à le sortir.
Enfin, Marine et Wafa aident les Rouges. Ils font bien avancer, même si ça ne
plaît pas à Boris.
Ok,
c'est passé pour les Rouges.
Les rouges sont en tête.
Ça y est, les rouges doivent maintenant aller détacher la poutre qui est
immergée. Elle leur permettra ensuite d'atteindre la vasque de feu.
Je vous rappelle que c'est l'immunité qui est en jeu.
Les rouges libèrent leur poutre, suivie de près par les jaunes.
Les deux tribus doivent rejoindre leur plateforme de départ pour entamer la
dernière étape de l'épreuve, un parcours d'équilibre. Un aventurier de part et d
'autre doit traverser pour rejoindre la vasque de feu. Mais la poutre est trop
courte. Chaque équipe devra donc la faire pivoter plusieurs fois sur elle
-même afin de se rapprocher de la structure.
Claude tente sa chance côté rouge.
Marine, côté jaune. L'équilibre, c'est le point fort des femmes. On l'a vu.
Elles devraient exceller.
Frédéric hésite. Elle fait perdre de précieuses secondes à son équipe.
Pas mieux pour Wafa.
Alors que Claude traverse.
Les rouges doivent maintenant faire pivoter la poutre pour se rapprocher des
vasques. Mais gare à ne pas déséquilibrer leur funambule.
Claude est impressionnant de facilité, alors que les jaunes stagnent.
Personne n'a encore traversé.
Ça y est, Claude a atteint la structure.
Il doit allumer son flambeau en le plongeant dans la vasque de feu.
Les Rouges, c'est ce qui s'appelle prendre une éclatante revanche. Bravo.
Et ce totem symbolise votre immunité. J'ai envie de le remettre aujourd'hui à
Claude, votre équilibriste.
Ce totem vous revient comme pour toute l'équipe des Rouges.
Profitez de la victoire, mais restez bien concentrés.
A bientôt les rouges, vous êtes dispensés de conseil quoi qu'il arrive.
Allez-y ! C'est les plus beaux ! C'est les beaux ! Les jaunes, je vous
sens totalement abattus. En tout cas, il va falloir maintenant réagir et vite
pour le conseil de ce soir.
Il va falloir prendre la bonne décision sachant que quoi qu'il arrive, vous ne
pouvez pas voter contre Boris puisqu'il est intouchable ce soir lors du premier
conseil. D'ici là, bon retour sur votre campement.
C'est victorieux que les fiers combattants regagnent leur pénate. L
'honneur est sauf, ils ont cette fois-ci réussi à battre les filles.
Cette victoire, je crois qu'on l'a bien méritée.
Parce que nous les hommes, on s'est vraiment battus. On avait une revanche à
prendre sur les filles. On a remis pour nous les compteurs à zéro. Pour le
moral, c'est très important. Ce matin, on s'est levé et on s'est dit bon.
Il faut gagner et on a gagné. C'est la joie la plus totale chez les dos. D
'autant que Véronique déniche un pied de manioc.
C'est du manioc, ça c'est sûr.
Attention derrière.
Magnifique, c'est magnifique.
Véro, t'es trop forte.
Mais j'ai toujours, je regarde toujours.
Au moins, c'est mieux que sport.
J'ai pas le rôle de sportive où je vais les aider physiquement et tout.
Il faut regarder.
Il n'y a pas que ça, peut-être. Je participe à ma manière.
Et ça, pour moi, je suis super contente. Et puis, ça leur fait plaisir.
Regardez ce que j'ai trouvé.
À côté de l'eau.
On y est tous les jours. On ne regarde pas. Et puis là, je cherchais des trucs
pour mettre sur la cabane.
La nourriture est rare donc ça nous a grandement
soulagé. C'est bien pour le groupe et Véronique rien qu'à son contact. C'est
super agréable.
Elle est vraiment douce et ça fait du bien.
Véronique est une femme heureuse et comblée. Ce qui n'est pas le cas des
autres filles qui rentrent dépitées. Ce soir...
C'est le conseil qui les attend.
L'une d'entre elles ne passera pas une seconde nuit sur le camp, où le feu est
d'ailleurs en train de s'éteindre. Il n'y a plus de feu là.
Vite, vite, vite.
Oui, oui, il en reste un. C'est parti.
Il faut absolument trouver un endroit vraiment caché. Quand il y a trop de
vent, toutes les heures, il faut mettre du bois.
De toute façon, hier, on l'a bien vu. Dès qu'on a arrêté de mettre du bois, ça
ne prenait plus feu.
Ouais. Mais pourquoi on le fait pas là, alors ? Et ici, là, non ? Non, mais là,
regarde, plein de forêt, le vent, il arrive. Mais si tu le mets là, c'est la
même chose que là. Là, c'est bien, et regardez, laisse-en penser.
Non, là, c'est pas possible.
Mais là, on met tant des planches ici, avec le vent. Les planches, elles vont
brûler. Tu le fais derrière, et là, tu mets des planches devant, en fait, des
bouts de bois tout le long, pour abriter le feu.
Elle m'énerve, quoi.
Avec son air de faire la mielleuse, là, des manières, des chichis, des ronds de
jambes, des tours de cul, moi, j'en fais pas, moi. Je vais droit au but.
Il y a Nia Nia, elle remue, ciel et terre, là.
Moi quand je n'aime pas quelqu'un, je ne suis pas du genre à tortiller, à faire
des manières, je l'attrape, la personne dit d'abord je ne peux pas te saquer, je
ne t'aime pas, c'est tout, c'est simple, c'est clair, c'est net. C'est simple, là
il faut parler de réaction épidermique, car les échanges entre la ténébreuse
Frédérique et l'omniprésente Virginie n'ont été que sporadiques. Je suis assez
intègre, quand j'ai quelque chose à dire, je vais le dire en face, il y a
certaines choses pour l'instant que j'absorbe, je ne dis rien, j'essaie.
tempéré. Maintenant, je fais mon maximum pour les aider.
Je te prenne, mais vous... Non, non, mais attends, c'est bon, vous avez fait
l'épreuve, moi j'ai pas fait, ça va ? Et alors ? Et alors, quoi ? Je veux dire,
on est tous là pour s'entraider. Je vis assez mal le fait d'avoir été blessée et
de ne pas participer aux épreuves. C'est vrai que je fais un maximum pour être
active sur le camp et je compense du fait qu'eux ont fait l'épreuve et qu'ils
sont peut-être plus fatigués. Avec tes antibiotiques, tu devrais faire
attention quand même.
Pourquoi ? De ne pas trop forcer non plus.
Je ne vois pas, non. Quand je ne me sentirai plus, j'arrêterai. Je ne vais
pas au-delà de moi-même.
Mon œil peut être un handicap pour eux parce que quelque part, ils se disent qu
'elle ne peut pas participer aux épreuves. J'espère me rétablir très vite
pour pouvoir y participer. Ce soir, il y a un conseil. J'espère que ça ne me sera
pas préjudiciable.
Elle s'active sur l'île. Elle en fait deux fois plus d'ailleurs sur l'île
parce que la trouille d'être éliminée et de sortir ce soir.
Le feu est reparti.
Il n'en est pas de même côté ambiance.
Il faut éliminer la bonne personne, parce qu'on est une équipe de filles,
donc il ne faut pas se louper là-dessus.
À table ! Mangez ! Normalement, le repas devrait apaiser les tensions.
C'est bon ou pas ? Ah, c'est salé de chez Salé.
Le riz ? Excellent. Je vous le dis qu'il est trop salé, moi.
Toi, t'es pénible.
Il y en a ras-le-bol.
Des gens bouffent, c'est déjà pas mal.
Frédéric, c'est une personne qui juge pas mal, mais qui fait pas grand-chose,
quoi. Là il y a trop de stèles, il y aurait du poivre, ça serait il y a trop
de poivre.
Ah oui mais ça c'est pas comme ci, oui mais ça c'est pas comme ça, mais moi j
'aurais fait ci, mais moi j'aurais fait là.
Il n'y a pas de souci, mais fait.
C'est facile d'avoir des caractères toujours négatifs alors que bon, c'est
sûr que tu veux quoi, une entrecote avec des frites, c'est pas faisable.
Imagine Fred dans l'équipe des garçons, alors écoute-moi. Tu sais votre
solidaire, je suis avec les femmes, parce que je suis une femme quand même,
je ne suis pas un mec.
Je n'ai pas un zizi entre les jambes. Par contre, moi je te dis, moi j'aime
bien être avec les mecs, je te dis pourquoi.
Parce que les mecs, en fait, tu les manipules comme tu veux les mecs. Il
faut toujours leur laisser croire que c'est les bons, que c'est les dieux, que
c'est les plus beaux et que c'est eux qui prennent les décisions.
Frédéric a un caractère bien trempé, ce qui parfois rime avec mauvais caractère.
Là est la nuance, une notion que ces deux sudistes oublient parfois.
Virginie a dit directement en fait, écoute, on va la jouer franc jeu, je
sais que toi tu votes pour moi ce soir, et moi je voterai pour toi ce soir.
Puis c'est parti comme ça en fait. Écoute-moi, moi je te le dis en face
aussi. Moi je te le dis, j'ai deux raisons, j'en ai pas qu'une, j'en ai
deux. On se parlera toutes les deux. Voilà, moi j'en ai deux de raison. Moi
aussi on se parlera toutes les deux, y'a pas de soucis. Je dis ce que je veux. Là
je dis ce que je veux.
Moi j'ai pas une raison, j'en ai deux moi. Je savais que j'allais me prendre
la tête avec elle. C'est un peu comme les chiens, c'est pour ça que j'aime
tant les animaux.
Au moins eux.
Je suis un peu comme les clébards. Je sens, et je me trompe pas,
Hier, il y avait vraiment trop d'eau dans le riz, en plus. C'est vrai, hier,
il y avait vraiment trop d'eau dans le riz, tu vois. Je te le redis.
Frédéric est pas mal donneuse de leçons.
Et comme moi, je suis quelqu'un d'assez franc, plusieurs fois, je lui ai dit,
comme hier soir, quand j'étais en train de me brûler les doigts, je servais avec
un oeil en moins.
Tiens. Essaye de ne pas mettre la flotte dedans, ce serait bien. Tu peux servir.
Vas-y. Allez, tiens. Voilà. Fais comme ça.
On n'est jamais mieux servis que par toi-même.
Mais ne le prends pas mal. Mais je le prends pas mal. J'ai dit, j'ai dit,
essaye de ne pas mettre l'os et tout. Tu fais comme ça, voilà. Mais oui, mais j
'ai qu'un oeil.
Moi je ne l'ai pas dit méchamment, c'est ma façon de m'exprimer. Je ne suis pas
quelqu'un de méchant. Je l'ai mal pris. Tu l'as mal pris mais bon.
Je l'ai mal pris, je te l'ai dit. Le riz c'est rien ça, je peux comprendre. Mais
non. Le riz c'est pas, il n'y a pas qu'histoire du riz.
Laisse-moi finir. T'énerves pas.
Pourquoi tu t'énerves ? Je suis calme. Mais je m'énerve. Tu ne me connais pas.
C'est mon caractère. Moi, c'est ma façon d'être.
Écoute, on n'a pas d'affinité. Tu vois bien que ça ne colle pas, nous deux. On
a deux caractères forts. Ça ne colle pas. De toute façon, dans la vie
ordinaire, c'est sûr qu'on n'aurait même pas pu être copines. Non, ça, c'est
clair. Non, parce que moi, je laisse parler les gens. Je ne coupe pas sans
arrêt la parole.
Et tu ne me laisses pas parler.
Moi, en attendant, je mange. J'ai faim.
Vas-y, mange. Fais ta plaisir.
Une des peurs que j'ai eues en rentrant dans l'équipe des filles, c'est ça, c
'est exactement ce type d'agressivité entre filles, ce crêpage de chignons.
La cocotte a explosé et c'est dans un climat délétère que la tribu des femmes
se rend au premier conseil de l'aventure. Les deux doyennes ont les
nerfs à vie.
A peine trois jours d'aventure et c'est déjà une tribu jaune divisée qui se
présente au conseil. La discussion de ce soir s'annonce houleuse puisque Frédéric
et Virginie ne peuvent plus supporter.
On devrait d'ailleurs en savoir un peu plus sur l'origine du conflit.
Ce soir, c'est une tribu jaune angoissée qui se présente ici.
Premier conseil, premier vote à bulletin secret.
Reste à savoir si le passage au conseil leur permettra de retrouver un semblant
de sérénité.
Bonsoir à tous.
C'est votre premier conseil. Et tout à l'heure, à l'issue d'un vote à bulletin
secret, l'une d'entre vous quittera cette aventure. Le seul qui est
intouchable ce soir, c'est Boris.
Parce qu'il a eu le courage, le cran.
de se désigner le premier jour au moment du naufrage. Par conséquent, personne ce
soir ne peut voter contre lui. En revanche, Boris, vous voterez contre l
'une de vos équipières.
Alors moi, je voudrais qu'on revienne d'abord sur la composition de cette
équipe. Virginie, le fait de se retrouver entre filles, qu'est-ce que ça
fait ? Moi, personnellement, ça ne m'a pas gênée. Tout le monde s'entendait
très bien, donc bonne fusion.
Non, très bien, pas de souci.
Franchement, Jennifer, si on vous avait laissé le choix, Est-ce que vous auriez
préféré une équipe avec des hommes et des femmes ? Finalement, je trouve que
la composition des équipes est plutôt pas mal. On s'entend toutes bien pour le
moment. J'espère encore longtemps.
Donc pour moi, ça me va. Qu'est-ce que vous auriez en plus dans cette équipe s
'il y avait plusieurs garçons ? Laurence ? Déjà, on aurait une cabane. Ah !
Ça veut dire que les femmes ne savent pas faire une cavale ? Non, pas du tout.
Non, non, c'est pas ça que j'ai dit.
Un peu quand même. Non, non, non. Je pense qu'il faut quand même en faire
une. On la fera, mais à notre rythme à nous.
Frédéric, il vous manque un peu les garçons dans cette équipe ? Ah,
terriblement.
Déjà, j'ai eu des petits conflits sur l'île, avec une de l'équipe. Avec qui ?
Et puis ça ne le fait pas, avec Virginie. Avec moi.
Pourquoi ? Et puis ça ne le fait pas du tout, parce que... On s'est expliqué,
moi j'estime que j'ai dit ce que j'avais à dire. C'est moi qui parle là, tu
permets ?
Depuis le début, ça n'accroche pas du tout.
J'en ai marre de me prendre des petites réflexions en passant. Quelles
réflexions ? Je ne fais rien sur l'île.
Pendant l'épreuve ce matin, j'y étais.
Vous ne pouvez pas l'accuser de quoi que ce soit. Le médecin est formel. C'est
regrettable. Elle ne peut pas participer à cette épreuve. Ce n'est pas votre
décision, c'est celle du médecin.
Et elle est indiscutable. D'ailleurs, on vous a enlevé le pansement pour le
conseil de ce soir.
Frédérique, est-ce que parfois vous êtes, pardonnez-moi l'expression, mais
un peu brute de décoffrage ? Ah oui, je suis brute de décoffrage. Et je ne
changerai pas, ce n'est pas mon âge que je vais changer.
Et comme moi, je suis quelqu'un d'entier, je ne prends pas 36 000
chemins pour dire les choses. Et puis voilà, c'est comme ça, ce n'est pas
autrement, c'est tout. Et si j'avais su à l'avance de me rencontrer, ben oui, je
n'aurais pas tenté l'aventure.
Alors qu'est-ce que vous reprochez justement à cette équipe ? Moi, j'ai
besoin d'un leader.
Moi, j'ai besoin d'un chef. Moi, j'ai besoin de quelqu'un de solide.
Ça peut être vous, le chef ? Non, parce que moi, je suis une suiveuse. Je ne
sais pas, je n'arrive pas en donnant des directives. Et si, tu fais ça, tu fais
ça. Qui fait ça ? Virginie.
Elle aime bien donner des directives.
C'est vrai ? Ce n'est pas une question de leader. C'est en fait, j'ai toujours
besoin d'être en action. C'est mon tempérament.
Je suis à 2000.
Je veux dire, je suis une boule d'énergie. C'est mon état d'esprit. Je
suis comme ça.
Elle est parfois un peu trop directive, Virginie ? Non, Virginie n'est pas
directive, mais c'est vrai qu'elle est vachement entreprenante. Donc des fois,
en plus du fait qu'elle est l'œil bandé, on aimerait un petit peu la poser, la
calmer pour son bien-être.
Et c'est vrai que j'ai même eu peur qu'elle s'évexait une fois, quand j'ai
dit, bon c'est bon Virginie, on se calme, deux minutes.
Et on sent qu'elle a vraiment ce besoin de faire quelque chose tout le temps,
sans s'arrêter.
Laurence ? Les deux ont un caractère très fort, donc je pense qu'à un moment
donné, il fallait clasher, et puis ça a clasher.
Frédérique. Ah bah c'est clair, ça c'est... ça y'a aucun doute. C'est
difficile Virginie, c'est physique, c'est épidermique. Ah d'accord.
Voilà, moi j'aime pas les petits coups, moi j'aime bien les choses claires et
nettes. Quand c'est noir, c'est noir, quand c'est blanc, c'est blanc. Le gris,
c'est pas trop ma couleur.
J'ai l'impression quand je vous entends vous parler que ça fait des semaines,
des mois, des années que vous vous supportez.
Dieu merci que non.
Personnellement j'ai pas de haine. J'ai dit ce que j'avais à dire, je lui ai
dit. En face.
On dirait la maternelle, là. C'est en train de me prendre la tête, là,
sérieux. Je vais prendre mon sac, je vais me barrer, là, tu vas voir.
Comment, alors que vous êtes là depuis trois jours, peut-on en arriver à ces
enfantillages-là ? Après, comme elle dit, c'est physique.
Elle, pour moi, c'est physique.
Alors que vous, pour elle, non ? Moi, non. Pas de problème.
Elle m'adore.
Non, je n'ai pas dit que je l'adorais. Boris, quel est votre sentiment par
rapport à ce qui se produit entre Frédéric et Virginie ?
Peut-être que deux égaux forts, peut-être que deux personnes qui ont
envie de s'affirmer justement lors de l'aventure et de se faire remarquer,
peuvent justement à un moment se clasher rapidement.
Là, pour moi, c'est des choses quand même assez futiles. Marine, ça ne vous
désole pas un peu de voir cette guéguerre ? Ça m'amuse parce que c'est
les deux seniors de notre groupe qui devraient nous donner l'exemple. Et
elles se chamaillent comme des chiffonnières de maternelle.
Ouafa, ça vous fait moins rire ? Ça me fatigue plutôt qu'autre chose.
Franchement, j'ai pas envie d'être au milieu de tout ça.
Et puis bon, surtout que ça part de rien.
Et ça prend des ampleurs pas possibles, comme si c'était un truc de dingue. Le
plus qui m'a fait mal, c'est en fait, Frédéric m'a dit, de toute façon, tu
sers à rien, tu t'es blessé, tu sers à rien sur les épreuves.
Vous avez dit ça, Frédéric ?
Mais elle venait de m'agresser aussi.
Elle venait de me dire que je ne foutais rien sur le camp.
Je ne lui ai pas dit tu ne fais rien sur le camp. J'ai dit tu pourrais aider
davantage sur le camp. Je ne lui ai pas dit tu ne fous rien sur le camp. Tu m'as
dit tu ne fais rien sur le camp. Ça a été ses paroles à elle.
Moi je vous propose qu'on mette un terme parce que je sens que ce soir, quoi qu
'il arrive, on n'arrivera pas à vous réconcilier. On n'arrivera pas à avoir
les tenants et les aboutissants de cette affaire. En tout cas, ce que je vois moi
ce soir, c'est que la sagesse vient de la jeunesse.
Vous êtes une équipe pleine de niaques.
Très déçu, vexé d'être là au Conseil ce soir. Mais quand on est là, il faut
voter en votre âme et conscience.
Wafa, vous êtes la première à aller voter, allez-y.
Laurence, allez voter.
Jennifer, c'est à vous.
Audrey, c'est à votre tour.
Virginie, à vous d'aller voter.
Frédéric, ce soir, je vote pour toi.
Je pense qu'on n'a pas la même vision de l'aventure.
et surtout les mêmes valeurs et le même respect de l'humain.
Allez Aurélie, à vous ! Frédérique, c'est à votre tour
d'aller voter.
Je vote Virginie, parce que je n'aime pas les gens hypocrites, d'autant plus
que je pense qu'elle n'est pas trop, en ce moment, apte à faire les épreuves
avec nous.
Boris, allez-y.
Et la dernière à aller voter, c'est vous, Marine.
Voilà, vous avez tous les neufs votés. Je vais tout de suite chercher l'urne et
je procède au dépouillement.
Frédéric.
Frédéric.
Trois votes contre vous, Frédéric.
Virginie.
Frédéric.
Ce sixième bulletin peut déjà être décisif.
Frédéric.
Cinq votes contre vous Frédéric, un seul contre Virginie et quoi qu'il arrive, le
sort de ce vote est scellé.
Frédéric,
Frédéric,
Frédéric, Frédéric, prenez votre sac, allez récupérer votre flambeau et venez
me rejoindre.
Frédéric, les aventuriers de la tribu Vang ont décidé de vous éliminer et leur
sentence est irrévocable.
Vous pouvez vous exprimer une dernière fois. Aujourd'hui, je souhaite aux
garçons de gagner, à l'équipe des garçons, là où j'aurais dû être.
Frédérique part pleine de rancœur et de rage envers ces femmes avec qui,
décidément, elle ne s'entend pas.
La semaine prochaine, le match entre filles et garçons continue.
C'est Claire et Annette qu'on va se donner.
Qui de la force ou de l'adresse l'emportera ?
Les filles en veulent de plus en plus à Boris.
Si ça nous pénalise à chaque fois, il va falloir trouver une solution rapidement.
Vous avez la possibilité de récupérer Véronique et de l'échanger contre Boris.
C'est à vous de choisir.
Décideront-elles de récupérer Véronique à la place de leur homme ? Réponse
vendredi prochain à 20h45 sur TF1. Regarde, regarde, regarde, il lui monte
dessus. Il y a une tortue comme ça, il y a un mâle, il lui monte dessus. Regarde,
c'est un accouplement de tortues. Les tortues, ils font l'amour, ils aiment le
mâle. Une surprise de Koh Lanta.
Je suis très déçue.
Moi, je n'avais pas ma place au sein de cette équipe. J'ai vraiment eu le
sentiment d'être rejetée, pas écoutée.
Apparemment, je n'intéressais personne. Et puis, il n'y avait personne qui ne m
'intéressait non plus, de toute façon, quoi qu'il en soit.
Là, j'ai quand même la haine. Je ne leur souhaite pas du tout du bonheur. J
'espère que c'est les garçons qui vont gagner.
Et je vais prier pour que les garçons gagnent.
Parce qu'ils le méritent.
Je vote pour toi, Frédérique, car je pense que c'est toi qui n'as pas
trouvé... ta place au sein du groupe.
Frédéric, je vote pour toi ce soir parce que je pense que ton caractère un petit
peu trop imposant ne te permet pas de t'insérer correctement au sein de l
'équipe. Je crois que pour préserver tes nerfs, il est mieux que tu t'en ailles.
Ce soir, je vote contre toi Frédéric car j'aimerais qu'il n'y ait plus de
tensions au sein de notre équipe. Alors je vote pour Frédéric parce que tout
simplement je la sens démotivée par ce qui se passe avec Virginie. Je souhaite
en fait qu'il n'y ait plus de chamaillerie au sein du groupe pour
une...
Pour à l'avenir être sûr d'avoir une très très très bonne équipe. Je vote
pour toi ce soir pour que le calme revienne sur le camp.
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