All language subtitles for Maison.de.Retraite.2.2024.FRENCH.1080p.WEB.H264-FW

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Original subtitles

Bonjour Madame Courtillier, je vous apporte vos médicaments. Merci.

Vous écrivez une lettre à qui ? À Milan Rousseau, au foyer Lino Vartan, vous

connaissez ? Non.

Alors, laissez-moi vous raconter cette histoire, je l'adore.

C'est l'histoire d'un jeune homme qui était orphelin, qui s'appelle Milan, qui

détestait les personnes âgées. Un jour, il a été condamné à des travaux d

'intérêt général dans une maison de retraite.

Il a tissé avec eux des liens merveilleux.

Et particulièrement avec l'un d'entre eux, Lino Vartan, qui est un ancien

champion de boxe et qui a été pour lui comme une figure paternelle qu'il n

'avait jamais eue.

Malheureusement, il est mort peu de temps après cette rencontre.

Alors, il a eu une idée incroyable.

Il a mis ensemble les personnes âgées et des orphelins comme il avait été.

Et il a donné à ce foyer le nom de Lino Vartan en hommage à son ami disparu.

Et c'est dans cet endroit que je veux aller.

Écrit qu'on se connaît depuis qu'on a 20 ans. Il ne voudra pas nous séparer,

Milan.

Il me tend, lui, à rester assis afin de vous laisser la place. Il ne le voit pas

que vous êtes une personne âgée ? Oui, c'est plutôt de la teurte.

Mais alors Maminova, ça déprime ? Non, mais mes yeux sont plus très bons et j

'arrive pas à rédiger ma lettre pour rentrer dans une maison de retraite.

Attends, on va t'aider de ouf, attends.

Tiens, vas-y, note-toi.

C'est très bien.

Je motive sa mère pour venir et vous rejoindre et mettre une ambiance de sa

mère dans la maison de retraite de sa grand-mère.

Excusez-moi, monsieur ? Excusez-moi ? Oui, vous ? Ça vous dérange pas trop de

rester assis alors que la rame est blindée et qu'il y a une dame qui est

âgée ici et qui reste debout ?

Enfin, c'est juste une question d'éducation, en fait.

Le respect de nos aînés, ça vous dit quelque chose ? Dans quelle époque on

vit, sans déconner ? Il n'y a plus de savoir-vivre.

Pardon, madame.

Parce qu'on... Dans quelle

époque on vit, sans déconner ? Ça va.

À demain.

Écoute, c'est là. Monsieur, j'ai cru que ma dernière heure était arrivée, mais

apparemment, même le ciel ne veut pas de moi.

S'il vous plaît, accueillez-moi, vous voyez les Novartis.

Chère Milan, nous serions tellement heureux de partager nos vieux jours à l

'éleveur. Chère maison du bonheur, ma femme et moi fêtons nos 60 ans de

mariage. Vous voyez, les Novartons seraient les plus beaux des cadeaux.

Pensez au raménage de vos vieilles cheminées. D'ailleurs, ça, c'est une

pub. Ah oui, pardon ! Non, mais avoue que ça prête à confusion, quand même.

Désolé, j'étais en train d'aider une grand-mère à monter ses courses.

Et après, il y avait un petit but, il voulait traverser. J'allais pas laisser

traverser tout seul, quand même.

OK, retraitement, mais en attendant, t'es en retard.

Je sais que je suis en retard, mais j'ai la vocation.

C'est Léontine qui me l'a donnée de là-haut.

Elle a élevé toute la cité.

C'était comme ma grand-mère.

Super viril. Tu veux parler de virilité avec moi ?

Bon, ok les gars.

Vous avez bien trié les lettres comme je vous ai demandé ? Tout à fait.

Regardez, Belazur Club invitation.

Cher monsieur Milan Rousseau, suite à vos exploits de réunir orphelins et 3ème

âge dont toute la France a entendu parler et face à votre engagement, j

'aimerais vous inviter pour l'été, vous, ainsi que le personnel et tous vos

pensionnaires. C'est une invitation, c'est super ça ! Deux mois à kiffer au

bord de la mer.

Milan accepte ! Regarde, j'ai la peau blanche, on voit mes veines. Milan

accepte ! Bon, tu arrêtes.

C'est une pub, ça c'est sûr, ça se voit. Dommage, j'aurais bien pris la foudre

des tempêtes, moi.

L'expression, c'est la poudre des scampettes.

Ah, m'étonnerait. Je suis intestable en expression française.

C'est Albert qui me l'a offert, pour améliorer mon vocabulaire.

Ah, mais commencez même pas à chercher Mehdi à 14h.

T'as dit quoi ? Mehdi ? Mehdi, ouais. C'est mon cousin.

Il est jamais là à 14h. Il fait sa sieste après manger.

D'accord.

Donc ton cousin Mehdi, il a été intégré à une expression française.

Oui, apparemment. Je ne vois pas d'où le problème.

Les garçons, ça va commencer.

Oui, on arrive, Fleurette.

Cinq minutes.

D'accord.

Bon, allez, les gars.

On range tout là et on y va. Il faut aller les rejoindre. Allez, on y va.

Prête à faire la fête ? Oui, gris.

Fleurette, tu pourras m'apprendre à danser ? Ça existait de ton temps, les

battes de nuit ? Oui, ma petite fée, ça s'appelait des tés dansants.

C'est quoi, des tés dansants ?

Tu danses avec ton thé ? C'est le thé qui danse ? Non mais tu crois que ça va

s'arrêter un jour les questions ? Avec Julie, ça s'arrêtera jamais.

D'ailleurs, pourquoi ça s'appelle une question ? C'est pas vrai, pas encore.

Jusqu'à quand ? C'est le fils du voisin vénère qui a commencé.

L'enfoiré de bâtard à sa mère.

Bastien, on dit pas ça.

Merci Albert, prenez-lui la politesse. On dit l'enfoiré de bâtard de sa mère,

pas à sa mère.

Bah moi, moi je parle.

Pas comme la muette.

Oh, elle est pas muette ?

Elle ne parle plus depuis la mort de ses parents, c'est pas pareil.

Et avec ses yeux, elle exprime plus et mieux que toi, petit con.

Oui, pas besoin d'insulter, mais c'est vrai que c'est pas bien, Bastien. C'est

pas bien de se moquer d'Amanda.

Ma chérie, faut pas l'écouter.

Ça va s'arranger, j'en suis sûr.

C'est juste une question de temps.

Puis je vais te dire un secret.

Si tu veux parler, il faut en avoir vraiment envie.

Emile, Emile, faut que tu viennes voir.

Qu'est-ce qui se passe ? Je vais installer Tigvioc à Alfred.

Mais c'est quoi Tigvioc ?

Tu sais, l'application de rencontre pour les vieux.

Mais il fait n'importe quoi avec.

Viens voir comme il swipe.

Alfred, vous n'avez pas bien compris comment ça fonctionne, puisque là, vous

êtes en train de toutes les choisir.

C'est toi qui ne comprends pas comment ça fonctionne.

Elles me plaisent toutes.

Ah d'accord, ok. Et la photo, là, c'est une photo de qui ? C'est moi quand j

'étais jeune.

Ah non, ça c'est une photo de vous quand la Terre était jeune.

Je l'ai retouchée vite fait, c'est lui qui voulait. Mais il faut pas retoucher

vos photos, Alfred, vous êtes très bien comme vous êtes. Ça vous va bien, le

temps qui passe.

Vous êtes parfait, d'ailleurs.

Toujours pas de nouvelles de Claudine ? Oh, je m'en fous d'elle.

De toute façon, elle est partie avec un jeunot.

Un jeunot ? Mais il a quel âge ? 76 ans.

Bon, allez, venez, c'est votre jour, les gars, là, aujourd'hui. On va pas swiper

sur les applications de rencontre.

Eh ben bon, on y va, on y va, Alfred, on vous attend.

Oui, oui, allez. On vous attend, vous êtes l'homme de la journée.

Eh ben oui.

Allez, les amis, les amis, on se réunit.

On y va tous ensemble ? Alors si on s'est tous réunis aujourd'hui, je lève

mon verre à Alfred qui fête aujourd'hui ses 88 ans et Noah ses 12 ans. 80 plus

12, ça fait 100 ans.

Exactement Margot, ça fait 100 ans. Alors qu'est-ce qu'on dit ? Joyeux

anniversaire !

Il y a deux mecs à l'entrée.

Ils ont une vieille tête de fils de chien.

Bah Serge, je t'ai déjà dit, on dit pas des trucs comme... Bah si, là on peut.

Maître André Latuire, huissier de justice, et voici M.

Guéran, inspecteur délégué de l'ARS.

Je peux avoir vos cartes ?

Je dois vérifier la validation de votre foyer par le CROSMS.

Le CROSMS ? Le Comité Régional d'Organisation Sanitaire et Médico

-Sociale. L'arrêté préfectoral qui fait suite à l'avis du CROSMS. Vous l'avez ?

Et le COPOM ? Votre contrat pluriannuel de pilotage interne pour l'amélioration

de la qualité et de la sécurité de votre établissement suivi par le CNUP.

Bon, le CROSMS, le CNOP, le CNUP, le FUCT.

Vous voulez quoi au juste ? Bon, je vois que vous n'avez pas les documents.

Vous avez 15 jours pour obtenir les autorisations indispensables et réaliser

travaux et aménagements nécessaires. Ça tombe bien, je vous ai préparé un petit

dossier à remplir.

C'est une blague ? Ne serait-ce que pour remplir votre putain de dossier, j'en ai

pour des mois.

Pas la peine de vous énerver, monsieur.

Nous ne faisons que suivre la loi. Oui, puis le fait que vous passiez à la télé

ne vous donne pas de passe-droit.

Mais quel rapport ? Vous avez 15 jours. Passez ce délai, je serai obligé de

replacer vos pensionnaires dans un orphelinat et une maison de retraite

digne de ce nom.

Vous me parlez de délais et de paperasse, moi je vous parle d'humains.

Personne leur demande leur avis à eux.

On les déplace comme des meubles d'un endroit à un autre juste parce qu'ils

sont âgés et parce que c'est la loi.

Ça fait des mois que je m'occupe d'eux.

Ces gens-là, ils ont rien d'autre que nous.

Et moi j'ai rien d'autre qu'eux, alors c'est pas deux clowns en costume qui

vont m'apprendre mon métier.

Maintenant que vous voulez les prendre, prenez-les.

Prenez-les, allez-y, prenez-les.

Mettez-les dans une maison de retraite à la majeure santé et laissez-les crever.

C'est ce que vous auriez voulu pour votre grand-mère ? Quinze jours.

Pas de plus.

Bonne journée, monsieur Rousseau.

Bonne journée.

Il y

a un

problème ? Non, ça va, ça va.

Milan,

il faut que tu penses à toi.

T'habites dans une maison de retraite, tu dors dans ton bureau, t'as pas de

vie. Pas d'amis à part nous, enfin ! Tu vois quelqu'un ? Moi, ça fait

longtemps que je ne vois plus. Mais quand tu es jeune.

Toi aussi, t'es encore jeune. Puis, l'amour, ça n'a pas d'âge. Et comme

disait le grand Jean-Baptiste Poclin, dit Molière, vivre sans aimer n'est pas

proprement vivre.

C'est pas faute de te le dire, Milan.

L'amour, ça change un âme.

Attends, attends, Milan.

J'ai une idée sensace pour toi.

Je te refais le mémoche.

Allez.

Allez.

Et j'accumote.

Bien joué, Albert.

Tu sais comment ça s'appelle ce que je viens de te faire ?

Non. Une nicade.

Oh, effrayant. Ça s'appelle le sacrifice de la dame.

C'est un des coups les plus excitants aux échecs. Parce que si ton adversaire

a de l'égo, il ne va pas pouvoir résister à l'envie de te piquer ta dame.

Sauf qu'en sacrifiant ta dame, tu élimines sa défense.

Pion en E4.

La partie commence.

D'accord.

Je fais ça.

Deuxième étape. Cavalier en F3.

On prépare notre défense avant l'attaque.

Troisième étape. Cavalier en C3, on fait diversion pour que l'adversaire ne voit

pas vraiment ce qui se trabe. Et puis on avance nos pions, on libère la voie et l

'adversaire pense qu'il est sur le point de gagner.

Avant dernière étape, fou en F7, l'étau se resserre. Et l'adversaire croit

comprendre notre plan et nous prend pour des débutants.

Et enfin, cavalier en D5, échec et mat.

Ah ouais, bien joué.

Ça fait 5 ans que je travaille comme aide-soignant chez Major Santé.

Et je vous assure, on fait le mieux qu'on peut.

Mais moi, j'ai même plus le temps de voir ma famille.

Le rythme, il est infernal.

On n'est pas assez.

Et à la fin, qui est-ce qui traque ? C'est nos anciens.

Reine Morosier, vous dirigez les établissements de retraite Major Santé

qui gèrent 6 maisons en France. Qu'avez-vous à répondre à ces

accusations ? Que je n'ai rien à cacher, contrairement à ce monsieur qui n'ose

même pas dévoiler son identité.

Vous êtes jusqu'à preuve du contraire et c'est votre métier que de le prouver.

Je n'ai aucun pensionnaire qui a été maltraité.

Vous n'êtes pas sans savoir qu'ils sont nombreux à avoir demandé à être

transférés dans d'autres établissements. Mais ils sont libres. Je ne retiens

personne.

Si quelques-uns veulent partir et je peux vous assurer qu'ils sont

minoritaires, qu'ils le fassent.

Cette polémique est vaine. Que cherche-t-on ? Tu cherches de l'or ou

quoi ? Putain, mais qu'est-ce que tu fous là ? T'aurais pu frapper.

C'était qui les deux mecs tout à l'heure ? C'était personne.

Vas-y, balance.

Sinon je raconte à tout le monde que tu trécures le nez de mon morosier.

Elle est nulle cette menace.

Ok, je te le dis, mais tu me jures que tu le dis à personne.

Mais évidemment, jure-le.

Je te jure, et puis en plus je suis une tombe, tu me connais.

Le foyer va fermer.

Quoi ? On n'est pas aux normes.

Non mais c'est pas possible.

Mais il doit y avoir un recours.

Ouais, un recours, c'est de faire tous les travaux nécessaires en moins de 15

jours et de remplir le dossier. Mais t'aurais dû me le dire, j'adore ça, la

paperasse. Mais enfin ! Il est où le dossier ? C'est celui-là, là ? Ouais, c

'est ça.

Ah ouais.

T'en as parlé à ton avocat ? Ouais, je leur ai parlé.

Juridiquement, il n'y a rien à faire.

Je peux plus les garder ici.

Mais elle a pas honte de se montrer, celle-là ! Putain, mais qu'est-ce que tu

fous, là, toi ? Je regarde la télé, depuis tout à l'heure, je suis là. Ok,

donc personne frappe.

On va être expulsés.

Quoi ? Je suis sûr.

Ok, c'est quoi que tu n'as pas compris dans « ne rien dire à personne » ? Non,

mais Triss, c'est pas personne.

Ok, pas de panique.

On va pas mettre la charade avant les breux, mais j'ai peut-être une solution.

Ouais. Si on doit tous partir d'ici, j'ai un endroit où on peut tous cracher

ensemble. Et je vous le montre demain.

Merci, Triss.

Mais qu'est-ce qu'il fout en costume, lui ? Bonjour, je suis Stéphane Hamza.

Et bienvenue dans Maison à Vendre.

Il m'épuise. Ici, on a des arbres.

Là, il y a de l'herbe et des petits lapins. J'aime bien les lapins.

Oh la vache. Ah, tu vois, je t'ai dit que t'allais kiffer.

Et... Petite surprise de ma part, vous savez très bien que j'adore les

surprises. On a un service de gardien d'âge 24h sur 24, alors c'est sécurité

et service avant tout tenu par Christophe. Christophe ? Christophe ? C

'est avec le chat ? Ah non, c'est

Krichkov. Qu'est-ce qu'il a la classe ! Krichkov, petite question de la part de

ces jeunes gens, y a-t-il des charges ici ?

Pas de charge.

Allez, on se casse. Mais non, mais non, mais non, attends, tu peux pas passer à

côté d'une autre case pareille.

Je peux avoir des bons prix en plus.

C'est le terrain à la grand-mère de ma reusse.

T'as dit quoi ? C'est le terrain à la grand-mère de ma sœur.

Si c'est la grand-mère de ta sœur, c'est ta grand-mère aussi.

Beau à l'extérieur, insalubre à l'intérieur.

Mais c'est encore mieux, ça veut dire que c'est la famille, je peux avoir un

bête de prix.

On a un problème de sécurité ici.

Allez, vas-y, Amanda, vis-le, c'est pas tout.

Merci. Merci.

Elle ne m'a pas mon cœur.

Je l'ai vue à la télé hier, la méchante de Major Santé. C'est vrai que dans ces

maisons de retraite, les vieux vont pour mourir ? Non mais, pour les maisons de

retraite, il ne faut pas généraliser. Regarde, nous on est heureux ici.

Elle me manque.

Ah oui.

À nous aussi.

Tu sais, ma Juline, tant que tu penseras à Simone très fort dans ton cœur, elle

sera avec toi.

D'accord.

Mais elle, je la déteste.

C'est la méchante reine, comme dans Blanche-Neige.

Belle Azur Club, Claude Masson, j'écoute.

Oui, bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis Milan Rousseau, vous

savez, je dirige le foyer Lino Vartan.

Ah, vous avez reçu mon invitation ? Magnifique.

Oui, pour tout vous dire, j'ai cru que c'était une pub.

la même chose à votre place, il n'y a aucun souci, je comprends parfaitement.

Écoutez, ma question va peut-être vous paraître étrange, mais pourquoi vous

nous invitez exactement ? Écoutez, c'est tellement rare, les gens aujourd'hui qui

dédient leur vie aux personnes âgées comme vous le faites, que je n'ai pas

résisté. Écoutez, c'est gentil.

Non, je vous en prie.

Alors voilà, mon club est une maison de retraite familiale, indépendante, nous

sommes situés au bord de la mer.

Écoutez, venez, avec vos pensionnaires, les grands, les petits, je suis sûr que

tous adoreront.

Écoutez, pourquoi pas ? On va y réfléchir. Dis oui, Milan ! Qu'est-ce

que vous foutez là ? Dis oui, Milan, sinon je dis à tout le monde que t'as

fait des implants en Turquie. Je vous rappelle, monsieur Masson.

T'as pas le choix, frère.

T'as pas le choix. Ok, les gars, faut apprendre à taper à la porte. Tu penses

à nous, Milan ? Tu penses à nous, Milan ? Eh ben, ce sont mes deux

boules les plus proches. Ça fait 7 pour Bastien et Albert.

Eh ben, bravo, mademoiselle Cascule. Ah, bravo !

Ok les amis, vous m'écoutez, j'ai une grande annonce à vous faire.

On déménage ? Non, on part tous en vacances à la mer !

Mino plus vieille rose !

La flèche à coco ! Et crème solaire ! Crème solaire !

Albert m'a dit que tu t'intéressais aux expressions françaises. Ah ouais, les

expressions françaises, en ce moment, je suis en plein dedans. C'est ma nouvelle

pubie. Ah, c'est bien.

Tu connais celle-là ? Toucher la chatte à la voisine.

Bon, vous me faites une blague, Alfred.

Non, non, non, pas du tout. Au XVIe siècle, toucher la chatte à la voisine,

ça voulait dire rendre service à son prochain.

Je touche la chatte à la voisine.

C'est-à-dire que...

Je rends service à mon prochain.

Tu comprends ? C'est merveilleux, c'est beau, c'est poétique.

Plus fort, c'était la chanson préférée de notre Simone.

Hier encore, j'avais vingt ans, je caressais le temps, et jouais de la vie,

comme on joue de l'amour, et je vivais la nuit, sans compter sur mes jours qui

fuyaient dans le temps.

J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air, j'ai fondé tant d

'espoirs qui se sont envolés, que je reste perdu, le saint Jean doit aller.

Les yeux cherchant le ciel, mais le cœur nous enterre.

Hier encore, j'avais vingt ans, je gaspillais le temps, en croyant l

'arrêter. Et pour le retenir, même le devancer, j'aimais quelque chose et me

suis essoufflé.

Ignorant le passé, conjuguant nos futurs, je précédais de moi toute

conversation.

Et donner mon avis, que je voulais le bon Pour critiquer le monde avec des

involtures Hier encore, j'avais 20 ans

Milano Rousseau, Claude Masson, soyez les bienvenus. Enchanté, merci beaucoup

de nous recevoir. Non, je vous en prie, vous plaisantez, c'est moi qui suis

ravi, j'ai tellement d'admiration pour vous.

Merci d'être là.

Bon, vous me suivez ? Allez.

Venez, venez.

Mais c'est magnifique.

C'est la Villa d'Escobar ou quoi ? Oui.

Bienvenue au Bel Azur Club, le meilleur pour nos aïeux. Il y a une piscine ?

Mais bien sûr, Chouchou, juste là.

Allez,

allez, suivez-moi.

Et ici, notre magnifique hall d'accueil et de renseignement. Je ne m'en lasse

pas.

J'espère qu'il y a un ascenseur.

Ouvert sans interruption de 9h à 18h.

Qualité d'accueil irréprochable. Ça, j'y tiens.

Voilà, un lieu magique pour des pensionnaires heureux.

C'est de moi.

Allez, on continue.

Laissez-moi vous présenter quelques-uns de nos pensionnaires. Voici Daniel, on l

'appelle la colonel, rapport à sa carrière dans l'armée.

Oui, bon, bon, pas la peine de décliner les matricules. On est venus, on a vu,

ça pue les culs.

Voilà,

voilà, merci Daniel.

Mes amis m'appellent Barbie, mais vous pouvez m'appeler Barbara.

Non, vous ne m'appelez pas en fait.

Ah, bon, ne vous fiez pas aux apparences, elles sont ravies de vous

rencontrer.

Retenez-moi ou je fais un malheur.

La personne te retient, hein ? C'est pas faux.

Ah, ben voilà Rico.

Oui. Rico ? Bonjour.

Ah, Rico.

Attention, il est un petit peu sourd.

J'étais en train de finir ma maquette et il y avait personne à la cantine.

C'est les nouveaux.

Ils viennent d'arriver.

Quoi ? Il y a des bulots et des linguinés ? Ben ouais, il est sourd.

En tout cas, vous avez un endroit absolument merveilleux. La vue sur la

mer, c'est extraordinaire. Oui, oui, c'est assez exceptionnel. C'est vrai, c

'est vrai.

Ah, voici Lorenzo.

Bonjour. Enchanté.

Je m'appelle Milan.

Bonjour.

Ici, si vous voulez que ça se passe bien, il y a trois règles à suivre.

Un, vous respectez les lieux.

Deux, vous nous laissez tranquilles.

On est d'accord qu'il en manque une, non ? Il avait dit trois, parce que là, il

en a dit que deux.

Clémence est encore coincée dans les toilettes, j'ai tout essayé, mais à part

défoncer la porte. Mais enfin mon vieux, je suis occupé là, donc allez, défoncez,

défoncez. Claude, si vous me le permettez, je peux m'en occuper, j'ai l

'habitude. Merci.

Vous prenez soin d'eux, hein ? Oui, oui, bien volontiers, oui.

Bonjour mamie Clémence, je me présente, je m'appelle Milan, je suis le nouvel

aide-soignant.

J'imagine que vous êtes en train de faire un petit pipi, je suis venu vous

aider à sortir.

Mamie Clémence vous remercie.

Qu'as-tu vu avec la commode de l'épingle ? Tu parles français ou moi ? Français,

ouais. Je m'appelle... Milan.

Ouais. T'as finalement accepté l'invitation de mon père. Ok, donc t'es

la fille de... Claude Masson.

Waouh ! Bon, suis-moi.

Bon, je te fais visiter ? Alors la chance qu'on a, c'est que le Bel Azur

Club, c'est pas seulement cet immense domaine, en réalité c'est... Bah c'est

un écran.

Allez ! Qu'est-ce qu'il va se passer Marguerite ? Allez, viens pitou !

C'est moi ou il est complètement à poil, la mamie ? Tant qu'elle promène un chien

invisible, ça te choque pas, ça ? Ah, c'est une de nos pensionnaires. Tout est

sous contrôle.

Allez, on continue.

La piscine.

Et juste en bas, mon endroit préféré, la plage privée. Ah ouais, d'accord, donc

la plage du privé.

Indispensablement, oui. Ne serait-ce que pour la sécurité de nos pensionnaires,

oui.

Et la règle du club, c'est qu'il n'y en a pas. Tout le monde est libre de dormir

là où il veut.

Tu m'étonnes qu'ils ne veulent pas partager.

Ah non, c'est naturel aussi. Il faut les comprendre.

Ils sont un petit peu déboussolés.

Il y a encore trois semaines, ils étaient à majeure santé.

J'y ai travaillé pendant presque cinq ans en tant qu'aide-soignante.

J'adore les anciens, mais là-bas, c'était l'horreur.

Alors quand mon père est venu me voir, forcément... C'est-à-dire que je n'ai

pas résisté au plaisir de leur offrir un cadre plus acceptable.

Ceci étant, je ne regrette absolument pas mon choix. Pour moi, nos aïeux sont

une source d'inspiration inépuisable.

C'est perpétuel. C'est un puissant fond, ça.

C'est un cercle.

Il n'y a pas de fin.

Vous voyez ? Merci, papa.

On poursuit.

Aldo et Boris. Boris parle. C'est ça. C'est rien, lui.

Alors, on en fait quoi, des nouveaux ? Aujourd'hui, c'est eux, mais demain,

avoir débarqué des vieux, ça me fout un pied dans la tombe, moi. Surtout si on

est trop, ça va recommencer comme un mage en santé. On va tous clamser les

uns derrière les autres. Bon, de toute façon, on s'attache, mais on crève seul.

Bah oui, c'est pour ça que moi, avec ma famille, j'ai préféré partir avant qu

'ils me laissent tomber.

C'est pas le moment de pleurer sur notre sort.

L'heure est grave.

Pensons au collectif. Une idée pour s'en débarrasser ? Au grand problème, les

grands moyens.

Ah non, tu vas pas sortir la petite cuillère ? Avec cette cuillère, j'ai

décimé tout un bataillon de Cossacks.

Et c'est avec cette cuillère qu'on va les dégager.

Génial, c'est la guerre ! Oh, la guerre, hein ? Moi, je préfère prendre soin de

ma santé.

Alors, on en fait quoi des nouveaux ? Ils ont l'air sympas, non ?

Ok,

donc c'est West Side Story des vieux, quoi.

On n'avait pas dit qu'on se retrouvait ce soir ? Ben oui, il est 17h30.

Pour eux, c'est le soir.

Exact.

Égalité de partout, c'est trop cool ici.

On va voir la plage.

Amanda, viens là.

Viens ici, ma jolie.

Raconte-moi ce que tu as vu.

Je vais la faire parler, j'en suis sûre. Je suis sûre qu'un jour j'y arriverai.

Je te le souhaite.

Je le trouve un peu mignon, celui qui est un peu sourd.

Ouais, bon.

Dis donc, t'es en train de passer du côté de l'ennemi, toi ? Mais non, qu'est

-ce que tu racontes ? Bonsoir ! Bonsoir, bonsoir ! Bonsoir, Claude.

Nous, en réalité, ce qu'on aime bien faire, en fin d'après-midi, on se réunit

ici pour que chacun ait l'occasion d'en dire un peu plus sur sa vie. C'est une

très bonne idée, Claude. Allons-y, essayons. On peut peut-être commencer

par vous, ma colonnelle ? Moi, mes ennemis ?

Je leur fais passer l'arme à gauche.

Ça veut dire quoi, je leur fais passer l'arme à gauche ? Alors, Julien, je

pense que t'es encore un petit peu jeune pour... Reveille ! Clamsez ! Cannez !

Bouffez par les verres ! Bon, apparemment, t'es pas si jeune. Écoute

-moi bien, la roulotte. La prochaine fois que tu partes comme ça à la petite,

je t'envoie en révision.

Côté pièces détachées. Qu'est-ce que tu veux, toi ? Que je t'émascule ? Ça veut

dire quoi, émascule ? Alors, encore une fois, Julien, je pense que t'es encore

un petit peu jeune pour... Couper la teub, couper les glandes, t'as les

crottes de nez qui pendent, t'as compris ?

Bon, les amis, là on est en train de partir sur de mauvaises bases. Je suis

sûr que vous avez beaucoup à apprendre les uns des autres. Par exemple, je ne

sais pas si vous le savez, mais Albert, ici présent, est un immense acteur de

théâtre. Albert, si vous voulez bien nous faire une petite démonstration.

Non, non, mais je ne vais pas jouer devant la cour des miracles non plus.

Bon, moi à la base, j'étais exactement comme vous.

J'avais peur de ce que je ne connaissais pas. En l'occurrence, c'était les

personnes âgées. Et j'ai compris que dans la vie, quand on s'ouvre à l

'inconnu, on apprend. Je m'ouvre à toi quand tu veux, beau gosse.

Je parlais plus d'une ouverture d'esprit, Barbie.

Bon, continuons à faire connaissance. Lorenzo, par exemple, vous faisiez quoi

dans la vie ? J'ai tout fait.

Tueur à gage, mission spéciale, plongée en apnée, monstre sous-marin.

J'ai survécu à tout.

J'ai même voyagé dans le temps.

Et ça, vous pouvez pas comprendre.

Je vous parle d'un temps que les moins de 75 ans ne peuvent pas connaître.

Allez, on s'en va. Ouais.

Eh ben, nous aussi, on s'en va.

Et c'est pas parce qu'on a peur de vous.

Non, on veut rentrer chez nous, c'est tout.

Voilà. Ça y est, c'est l'heure de la cantine.

Bon, alors c'est quoi ces nouveaux ? Non, mais à vrai dire, c'est plutôt nous

les nouveaux.

Et l'autre, là, la barbie vulgaire ? J'arrête la tignasse et t'as mieux fait

bouffer.

Moi, c'est l'autre en fauteuil roulant, là, je te jure.

Et le grand style agent secret, là, ou celui qui hurle. Ah non, mais moi, j'ai

les oreilles qui saignent.

Non mais attendez, attendez, attendez, on s'en fout de la rivière, non ? Oh

oui, alors, on est heureux avec nos filleuls, non ? Quoi dire à Milan de

nous ramener dans notre foyer ? Là-bas, c'est chez nous. Oui, c'est vrai.

Mais attends, et s'il veut pas ? Et

si on lui laissait pas le choix ? On

est d'accord ?

Mais on a des points communs. T'aimes les vieux, j'aime les vieux.

De toute façon, moi, je te dis un secret, je suis bientôt à la retraite.

Mais personne ne le sait, faut pas le dire.

Mais moi, mon truc, c'est vraiment... Je sais pas, c'est toucher la chacha.

Ils sont où, tous ?

Je ne sais pas, je me suis levé ce matin pour aider mon prochain, comme je le

disais à cette jeune demoiselle, et il n'y avait personne. Allez, on va faire

son petit pipi du matin, Pitou.

Allez, viens.

Elle, j'ai envie de l'aider, mais sur la vie de ma mère, elle me fait flipper, on

dirait la meuf de l'exorciste.

Attention.

Ça va, madame ?

Oh oui, je promène Pitou. Eh oui, Pitou, bien sûr.

Mais dites-moi, vous pensez pas que ce serait mieux de mettre un petit récon ?

Oh non, Pitou est bien couverte.

Mais vous êtes qui, vous ? Enchanté, moi je suis Milan, vous savez, je suis le

nouvel aide-soignant qui est arrivé.

Et elle en a rien à foutre, c'est fascinant ça.

Milan, ils sont tous dans le bus.

Quoi ? Qu'est-ce qu'ils foutent dans le bus ? Ils veulent rentrer au foyer.

Tu sais bien que c'est pas possible. Je sais, mais je leur dis quoi ? Tu te

démerdes. Hein ? Je me démerde ?

Trouve un truc, elle m'en faut. Trouve un truc.

Trouve un truc. Allez, go.

D'abord de rien.

Tout le monde est là ? Ok, super.

Et là, on arrive.

On va y aller.

Alors, les boutons, les petits boutons, ils marchent.

C'est de la nouvelle, voilà.

Ne vous inquiétez pas, ça va aller.

Alors, je mets la sécurité.

Ah, voilà.

Le klaxon marche.

Le klaxon marche, voilà.

Ah, il y a un problème de pédale.

Il y a un problème de pédale.

Je parle pas de moi.

Il faut que je trouve un truc.

Il y a un panneau.

Je suis désolé, le bus est en panne. Ils ont saboté le bus, ces salauds. Pas du

tout. Ils veulent la guerre, ces vieux croutons.

Ils vont la voir.

La guerre n'est-elle pas la source et le théâtre de tous les hauts faits ?

Citation d'Erasme.

Moi, je vais les empoisonner au piment. Ils vont regretter d'être vieux.

Citation de moi-même.

On va leur montrer qui on est, à cet état ! Elle

est

atteinte

d'une maladie dégénérative.

Les jours où elle réalise son état, quand elle est lucide, c'est très dur.

Alors, mais qu'est-ce qui va pas, mademoiselle Marguerite ? C'est fini,

maintenant, pour moi.

C'est fini.

Mais non, mais pourquoi vous dites ça ? Parfois, je me rends compte que je

deviens Zinzin.

Tout s'en va.

Les souvenirs, ma famille, mes amis.

Ils m'ont tous abandonnée.

Il ne me reste plus que mon chien, Pitou.

Et même lui, personne ne croit qu'il existe.

Moi, je suis juste vue comme une vieille folle.

Non, non, non.

Écoutez, il ne faut pas dire ça, d'accord ? Moi, je ne vous vois pas

comme une vieille folle.

Moi, je vous trouve super.

Tu es gentille, tu sais.

Mais non, c'est normal.

Non, non, ce n'est pas normal. Il y en a qui ne sont pas aussi gentilles que

vous.

Écoutez, mademoiselle Marguerite.

Je sais que ça doit pas être facile tous les jours.

Et franchement, de vous voir comme ça, ça me fait mal au cœur.

Mais la vie continue, hein ? Vous avez encore plein de choses à vivre, vous

allez vous faire plein de nouveaux amis, si j'en suis sûr.

Tout le monde vous adore.

Faut pas vous mettre dans un état comme ça.

C'est important ce qu'on se dit dans la tête.

Et dans votre tête à vous, tout va bien.

D'accord ?

Regardez. Je vous ai apporté des petits biscuits.

Oh, je n'ai même plus mes vraies dents.

Mais ce n'est pas pour vous, ça.

C'est pour Pitou.

Voilà,

vous êtes belles quand vous souriez.

Allez, à plus tard.

Pitou ! Bravo. Milan, Milan ! Viens

vite. Qu'est-ce qui se passe ? Ils sont dans le parc, quatre contre quatre.

Ils vont s'entretuer les œufs, ça va être trop bien.

Les règles sont très simples, ça se joue en trois épreuves.

Première épreuve, pistolet en feu.

Deuxième épreuve, bagarre à main nue. L'équipe qui remporte la compétition

reste, les autres, je les jette à la mer.

On est d'accord qu'il n'y a toujours pas de troisième épreuve ? Que les meilleurs

gagnent.

Non mais oh ! Ça va pas bien ou quoi là ? Ça va ? Vous vous êtes pas fait mal ?

Ça va très bien, ça va très bien.

Vous êtes complètement malade ou quoi là ? Vous savez quoi ? Vous avez gagné.

On s'en va.

Voilà.

Vous vous rendez compte que ça aurait pu se terminer par un drame ? Vous êtes une

bande d'égoïstes.

Vous vous êtes posé la question de savoir si moi j'avais envie qu'il reste

? Peut-être que je les aime bien les nouveaux.

Vous m'avez déçue.

Conseil. Ah bon ? C'est vous aussi ?

Ça

a bien marché ta tentative de rapprochement.

Clairement, ils se détestent.

Quoi, c'est pas marrant ?

Ah si, si, c'est marrant.

Comme le fait que tu t'appelles Maçon.

Clémence Maçon.

Parce que moi, mon cœur, il est en ciment.

C'est nul.

Si tes pensionnaires peuvent pas s'entendre avec les miens, on fait

comment ? Ils doivent s'entendre.

J'ai pas le choix.

Le temps de trouver une solution.

Une solution de...

Bon, OK, la vérité, c'est qu'on peut pas rentrer au foyer.

Il est pas aux normes.

Hors de l'ARS.

Quoi ? Et tes pensionnaires, ils sont au courant ? Non, non, bien sûr que non,

ils sont pas au courant.

Ça me tue de leur mentir, mais je peux pas leur dire un truc pareil.

J'ai pas de solution.

Si les anciens sont séparés des enfants, c'est ça qui les tuera.

Ensemble, ils sont une famille.

Tu peux en parler à mon père ?

Il a fait beaucoup de choses ici, et puis c'est grand.

Tu crois ? Ouais.

Mais oui.

Je suis pas... On vient d'arriver, j'ai pas... T'as essayé de m'embrasser, là ?

Ah non, pas du tout, j'étais en train de... Mais t'es fou, toi ? Tu viens d

'arriver, on se connaît à peine, et tu crois que tu peux me galocher ? Non,

vraiment pas, vraiment pas, je... Je... Je te

taquine.

Ok, ok.

Mais va voir mon père.

Enfin, si t'as vraiment envie de rester.

Pourquoi on est ici avec les traîtres ? Il va falloir changer nos points de vue.

Clément s'est toujours battu pour nous.

Maintenant, c'est à nous de nous battre pour elle.

Vous pouvez développer ? La petite est amoureuse de Milan, c'est évident.

Et Jouffle aussi, ça craint les yeux.

C'est vrai qu'il a tellement fait pour nous.

On est sa famille, on doit l'aider.

Faut dire qu'en amour, il a jamais eu de chance.

Non, ça c'est sûr, c'est une vraie bille. C'est normal, t'as vu sa gueule ?

Il a 11 mètres entre chaque dent. Et ses cheveux, c'est quoi ? Un niais corbeau ?

Attendez, chacun a le droit d'aimer qui il veut.

Oui. On juge pas sur un physique.

Voilà. Même si j'avoue que... On ne juge pas sur un physique.

D'accord.

On reste juste pour eux.

Parce que vous, on ne peut vraiment pas vous saquer.

Vraiment pas.

Pareil. Qu'est-ce que tu crois ? On fera semblant comme si on était à la comédie

française. On va tout faire pour qu'ils soient ensemble.

Après, vous dégagez.

Deal ? Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal ! Deal ! Deal !

Deal ! Deal ! Deal !

Deal

Milan. Moi, c'est Milan.

Ceci est indigne ! Ceci est odieux ! Ceci est infâme ! Oh, putain, ça

recommence. Oh, rein ! Oh, désespoir ! Oh, vieillesse ennemie ! N'ai-je

longtemps vécu que pour cette infamie ? Tu comprends ? C'est pas une blague de

Toto, là, que tu racontes. Hein ? Le théâtre, les enfants, c'est... C

'est un domaine où les êtres et les choses touchent enfin à la liberté.

C'est beau ce que vous dites, Albert.

C'est pas de moi, c'est Louis Jouvet.

C'est qui, Louis Jouvet ? Oh non, oh non, c'est qui, Louis Jouvet ? Oh non,

je vais me jeter par la fenêtre. C'est qui, Louis Jouvet ? Hé, Milan, c'est

qui, Louis Jouvet ? C'est le gars qui chante... Sur les femmes.

Rentre ton nombril vers la colonne.

Oui, respire.

Fais circuler tes énergies. Ouvre tes chakras.

Allez, Alfred, fais monter ta sève.

Oui, oui, ouvre tes chakras.

Oui, oui, elle monte.

Alfred,

fais monter ta sève.

Excusez-moi, je vous dérange ? On peut laisser monter sa sève tranquille, merde

!

Fais la montée. Allez.

Dans le mille et mille. Dans le gosier, mon rosier.

Bien joué, ma colonnelle. Et tes jambes, raconte.

Plage, Normandie, j'ai rien vu venir.

Tu parles de Mahabitch ? Mais tu sais que j'y étais aussi.

Tu vois, l'histoire l'ignore. Et c'est les femmes qui font la différence.

Viens parler.

Tout faire péter. Boum ! Boum ! Boum ! Boum ! Boum !

Mais qu'est-ce que vous faites, Florette?

C'est du bon dame à Jacques. Non, mais là, j'ai... Oh!

Oh!

Waouh! Ça pue!

Mais c'est du piment!

Oh!

Oh!

Petite nature, va!

Merci beaucoup.

Il faut que je te parle, Milan.

Milan ? Moi, c'est Milan, avec un an.

Je suis renseigné.

C'est beau, la manière dont tu t'occupes des anciens, Milan.

Ok, on part sur Milan.

Tais-toi.

Apprends à écouter.

Les jeunes de ton âge, vous n'écoutez plus, vous ne savez plus ce qui est

important.

Dans votre génération, l'amour est devenu trop fragile.

Moi, de mon temps, quand quelque chose était cassé, on le réparait.

T'as déjà été amoureux, Milan ? Amoureux, c'est quand on a mal au ventre

et qu'on a les mains qui tremblent et qu'on a des sueurs froides ? Non, ça, c

'est la gastro.

L'amour, c'est quand on se sent le plus fort et qu'en même temps, on est le plus

fragile.

La vérité, c'est que je crois qu'aucune fille s'est vraiment intéressée à moi.

J'ai grandi à l'orphelinat.

Après, j'ai fait mes conneries dans la rue et... Maintenant, je suis avec les

anciens. Tu vas me faire croire que c'est de leur faute ? Non, non, c'est

pas ce que je dis, mais c'est juste que j'ai jamais eu vraiment l'occasion,

quoi.

Tu sais, parfois, le bonheur, on fait le tour du monde pour le trouver et c'est

souvent après qu'on sait qu'il était là.

Christophe May.

Pardon ? Non, c'est une chanson de Christophe May, vous savez.

Et c'est souvent après.

Vous savez, il était là.

Il est où le bonheur ? Il est où ? Non,

ce que je voulais te dire, c'est... C'est qu'il y a des êtres

irremplaçables.

Et moi, je leur parle souvent.

Ici, seul, face au grand bleu.

Vous faites penser à un ami à moi ?

Il s'appelait Lino.

Il avait la classe, comme vous.

Vous savez, moi j'ai jamais eu de père, alors... Ça me fait du bien, ce genre de

conversation.

Allez, on lève les jambes ! On libère son corps ! On laisse centrer la musique

! Allez, on lâche ! On lâche tout ! Allez ! Des vibrations, voilà !

Allez ! On se libère ! Ce n'est pas jeunesse, toi ! Ça, c'est de la musique.

Là, ça swing.

Tiens, z'route-moi ça. C'est au bonheur à manger.

C'est très bon ! On dirait la tchouk-tchouka de ma grand-mère. On se

trémousse sans se casser la frémousse ! Libère-toi ! T'as vu,

Marguerite ? C'est grâce à toi qu'elle est comme ça.

Marie-Louis ! Tu veux voir l'animal ? C'est quoi ton animal totem ?

Oh, moi, c'est cochon, mais chut, dis rien ! C

'est bon, il y a contact.

La petite vient d'arriver.

C'est cool que tu sois là parce que je te cherchais ce matin.

J'étais partie faire une course.

Ok, d'accord, non, parce que je me disais que peut-être t'avais quelqu'un.

Non.

Et toi ? Non, non plus, moi, j'avais personne.

Et toi t'as quelqu'un, non ? Et toi non plus ? T'as envie ? J'ai pas envie.

T'as une fatigue ? Pendant la guerre, y avait pas de chichi.

On baisait dans le maquis comme des gorées.

Et Lorenzo, c'est quoi son histoire ? Il était architecte.

Mais quand son fils est mort dans un accident de voiture, il s'est inventé

cette vie.

Pour moins souffrir.

Ok, je comprends.

Heureusement que tu comprends Milan.

Pourquoi tu m'appelles Milan ? J'ai entendu Lorenzo t'appeler comme ça.

Oui, c'est Lorenzo, c'est ça.

Tiens.

C'est ma mère qui les faisait.

Elle disait que ça apportait bonheur.

Ok, wow.

Le bracelet, ouais.

Merci beaucoup.

Ça me touche. Elle est partie.

Je suis désolé.

Tu sais, moi je... Faut que t'ailles voir mon père.

Ok, ouais.

Bon courage, Milan.

Il s'est rien passé ! Je t'avais dit, il a sur que dalle le joufflé.

On passe au plan B.

Il y avait un plan A ? Ça fait trois ans que je me tue à expliquer à tout le

monde que la cohabitation entre les anciens et les enfants, c'est ça la clé

de leur bonheur.

C'est impensable pour moi aujourd'hui de les séparer.

J'ai trop lutté pour ça.

Je sais, je sais. Ma fille m'a expliqué.

Clémence m'a dit ce que vous avez fait pour ces pensionnaires, à quel point

vous vous êtes battu pour les transférer ici.

Alors je me disais que peut-être vous pourriez m'aider.

Ah non, non, mais je vous arrête tout de suite. Le transfert de pensionnaires, c

'est extrêmement compliqué.

Ça demande beaucoup d'autorisation.

Ah oui.

Ne serait-ce que pour les sortir de majeure santé. Mais vous n'imaginez pas

le bras de fer que ça a été pour moi.

Moi, je ne veux plus jamais revivre ça.

Je comprends. Mais là, on est entre nous, ça pourrait aller beaucoup plus

vite. La R.S. étatillonne, il faut faire les choses dans les règles.

De toute façon, ça prend du temps.

Il n'y a vraiment aucune solution ? Je ne sais pas.

Alors si, on peut toujours changer les statuts de nos structures respectives.

Ou alors, s'associer.

Voilà, très bien.

On n'a qu'à s'associer.

Comme ça, vous devenez leur tuteur légal au même titre que moi et ils deviennent

ici officiellement chez eux.

Oui, je comprends, mais ça va prendre des mois.

Je veux bien essayer, Milan.

Mais vraiment, ne vous créez pas de faux espoirs.

Ok.

C'est quoi cette tête ? On dirait que t'as touché le fond.

J'ai juste appris une mauvaise nouvelle.

Faut que je te raconte une histoire.

J'avais un ami, il était comme toi.

Il les croyait plus.

Il avait tout le monde au cul. Sa femme, le fisc, les flics, la mafia.

Alors il est monté sur le toit d'un building.

Et alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Il a sauté.

Ok, wow.

Et il s'en est sorti ? Non, il est mort.

Ok. Je vois pas bien en quoi c'est censé m'aider cette histoire, mais... Tais

-toi, Binan.

Maintenant, c'est à toi de faire le grand saut.

Clémence t'attend.

Latitude 114, 118.

Longitude 09, 24, 302.

C'est-à-dire ? À la plage.

Eh oui.

Dans deux heures.

Cette petite chitienne ne me déçoit pas.

Merci Lorenzo. Je peux vous prendre dans mes bras ? Ceux qui ont essayé ne sont

plus là pour en parler.

Ils sont où ? Ils sont morts.

Ça fait quand même un paquet de gens morts.

Tu as ses yeux.

Vous parlez de votre fils ?

Qu'est-ce t'attends pour dégager ? Merci.

Ok, c'est le bachelor, quoi.

Pourquoi tu me regardes comme ça ? Non, je te regardais comme... En fait, c

'est... Ça va ? Ouais, ça va, ça va. Super, super. Toi, ça va ? Ouais, ça va.

Moi, ça va. Super. Moi, c'était Lorenzo qui m'avait dit que tu me donnais un

rendez-vous ici, donc... Ah bah... Moi, c'est Fleurette qui m'a dit que tu m

'avais donné rendez-vous.

Ok, d'accord, j'ai compris leur plan.

Ils sont terribles. Ah ouais, c'est clair.

Bah...

On y va ? Oui, carrément, on y va. C'est moi qui va ? C'est parce que je me

disais que peut-être la galanterie, c'est que... OK, on y va.

Les paris sont ouverts.

10 qui l'emboîtent.

20 qu'elle l'envoie sur les roses.

40 qui repartent la queue entre les jambes.

70 que je t'emballe, Barbie.

Oh, pardon. Non, non, non.

Non, c'est pas correct de parier sur les sentiments.

Moi, je parie sur le compte de fées. Et 3 Lorenzo.

3 possibilités.

1, il emballe.

Deux, il repart Baudouille. Je parie 20 contre 1 avec une marge de 4. C'est-à

-dire que si je perds, je gagne. Et si je gagne, vous payez 20 fois la mise.

C'est vous, le vogue des culs ! À nous. À nous.

C'est fort.

Ouais, c'est du bon dame en jacques.

C'est du cocktail de fleurettes.

Puis aussi, les dessins des enfants.

Le théâtre d'Albert.

Le transistor de Sylvette.

C'est rare parce qu'elle ne le prête jamais. On a de la chance alors.

Et puis les bonbons d'Alfred.

Ok, gênant.

Les miens aussi, ils n'ont rien laissé au hasard. Je reconnais le plaid de la

colonnelle, le kit plaisir de Barbie et la cuillère de Lorenzo. Comme si on ne

pouvait pas se débrouiller tout seul.

C'est clair.

Tu sais, je voulais te raconter une histoire.

J'avais un ami, il était totalement au fond du trou. Il a été poursuivi par

tout le monde, sa femme, le fisc et tout.

Et du coup, il est monté en haut d'un immeuble. Tu la connais, cette histoire.

C'est Lorenzo qui la raconte.

Exact, ouais.

C'est l'histoire de Lorenzo.

En fait, Clément, je voulais te dire... Depuis qu'on se connaît, à chaque fois,

je me... Il est emballé, Joufflu !

Il a mis la langue, au moins !

Il y a tellement de moustiques à cette période.

En fait, c'était... C'était ça que je voulais te dire.

Moi aussi.

Mission accomplie. On peut y aller maintenant.

Allez.

Tu as de très beaux yeux, Rico.

Et moi.

Tu me trouves jolie ? Oui.

Ça te ferait plaisir qu'on passe du temps tous les deux ? Oui.

Et quand tu ne m'as pas dit avant ? Oui.

Bon ben, c'est pas grave.

C'est-à-dire que quand je ne comprends pas tout, je dis toujours oui.

Oh non, c'est nul, c'est nul.

Je ne sais pas quoi lui écrire, moi.

Qu'est-ce qu'il y a encore ? Bon, tu arrêtes de camper devant ma porte,

monsieur Mithou.

Ah non, non, moi c'est Alfred.

Bon, écoute, pour le bain de minuit, c'est toujours nous.

Non, non, mais je venais pas du tout pour ça.

Je me suis dit qu'on pouvait peut-être se détendre, si tu veux, et chiller,

comme dit Noah.

Et passer une soirée agréable entre amis.

Mais attends, de qualité.

Tu vois ce que je veux dire ? C'est-à-dire que bon... C'est bon, c'est

bon. Allez, rentre.

Je suis tout tendu, moi.

Tu veux pas me faire un massage ? Tiens, prends ça. Ça va détendre.

C'est la raison pour laquelle j'ai arrêté de parler à ma fille.

Bastien est en lion.

Julien en papillon.

Moi et Amanda en fleurs. Et Marguerite en marguerite.

Mais papa Pitou, c'est moi ! Alfred, t'as vu comme on est trop beaux ? Vous

êtes tous magnifiques.

C'est Barbie, elle était maquilleuse pour le cinéma.

Tu as tous les talents.

Encore bébé, t'as pas tout vu.

Je demande que ça de voir.

Je te trouve tellement belle.

Tu cherches pas une femme, tu cherches un pansement.

Tu l'as déjà trouvée, la femme de ta vie.

Elle s'appelle Claudine.

Je l'aime bien, elle.

Elle arrête pas de m'envoyer des messages.

C'est quoi le problème, Rico ?

Ben, tu sais, je crois que Fleurette, elle me plaît beaucoup.

Tant mieux.

L'amour, ça nous maintient vivants.

Oui, mais le problème, c'est que je sais comment les gens me voient.

Comme celui qui est à côté de la plaque, qui ne comprend rien, qui fait rigoler

tout le monde.

Ah, tu veux que je te dise, je suis un pauvre vieux.

Mais tu ne seras jamais un pauvre vieux, Rico.

Ta particularité, c'est justement tout ton charme.

Alors, avec Fleurette, sois à ton aise.

Quoi ? Tu veux que je la baise ? Allez, Pitou, va chercher ! Vous avez vu la

force de malade, Marguerite ? Ça, c'est la musculation.

Où est le chien ? Où est le chien ? Putain, j'en ai marre de faire Pitou. Je

fais tout le temps Pitou. Tu veux pas faire Pitou un peu, toi ? Tu m'as dit

que tu voulais aider les personnes âgées. En plus, moi, j'imite pas les

chiens, j'imite les volatiles.

Franchement, tu le fais de ouf, le chien. Jamais vu un chien comme ça.

Allez, vas-y. Il est gentil, le pitou.

Donne, le pitou.

Donne, le pitou.

Donne, donne.

Lâche ! Ça va.

C'est un bon chien, ça. Allez, pitou. Allez, va chercher. Allez, va chercher.

Il est bon, le chien est content. Regardez comment il bouge la queue. Il

est content, le pitou.

Bon, Milan, je vous l'ai déjà dit, les démarches sont très compliquées pour

obtenir les transferts définitifs des pensionnaires. Bon, ça... Papa, arrête,

dis-lui... Non, mais... Alors ? Grâce à quelques contacts, j'ai pu faire

accélérer les choses.

Sérieux ? On a passé toutes nos nuits dessus depuis qu'on est au courant de

ton problème. Il nous faut juste les papiers de tes pensionnaires et c'est

OK.

Génial, je vais les chercher.

Alors, pour cet après-midi, je vous ai préparé un jeu vraiment sympa. Le cache

-tampon. Mon jeu s'appelle le ballon des compliments.

Ok, donc tout le monde s'en fout de ce que je dis. Le principe est simple.

Trois règles. Un, on envoie le ballon.

Deux, on fait un compliment après.

Bon, décidément, il a un problème avec la règle de trois, lui.

Alors, allez.

Même si t'es pas le plus dégourdi des aides-soignants, à mes côtés tu

progresses et je suis content.

Je suis content ! Merci.

Vous savez, ce qui est le plus beau dans la vie, c'est d'aider son prochain.

En bon français, c'est toucher la chatte à la voisine. C'est moi la voisine ? Tu

veux que je te pète la gueule ? Toi, tu devrais te curer la bouche avec du savon

de Marseille. Comment tu parles, merde ? Il y a des gosses ? Je vais le dire à

Milan. Mais c'est Alfred, il m'a dit que ça voulait dire aider son prochain.

Quoi ? Oui ! Mais jamais de la vie ! C'est une honte d'accuser un pauvre

vieux comme moi ! C'est scandaleux ! Je retire ce que j'ai dit sur toi, Driss.

Je suis hyper déçu. Je suis super déçu ! Bon, je reste pas ici. Non mais attends,

tu vas pas faire ta diva ! Allez, allez, allez, on joue. Attention.

Un jour, tu deviendras un grand architecte.

Toi, Alfred, t'es le meilleur des grands-pères.

Barbie, tiens, prends ça.

J'aime tes mains, Claudine.

Oh, papa Lopardi.

Je te préfère un Batman.

Rico, tu es un grand séducteur.

Je m'y connais.

Fleurette, tu me plais beaucoup.

Sylvette, tu seras toujours ma meilleure amie.

Amanda, tu es mon trésor.

Je ne sais pas ce que je ferai sans toi.

Amanda, vas-y !

Amanda

! Vas-y !

Oh,

mais non ! Oh, t'es relou ! C'est bon, c'est qu'un ballon ! J'y vais !

C'est la méchante reine, comme dans Blanche-Neige.

Milam ! Ces documents, si vous voulez, attestent donc que nous sommes désormais

les tuteurs légaux de vos pensionnaires. Milam ! Milam ! Attention de bien

paraffer, sinon c'est caduque.

Et je crois que c'est le dernier.

Et bien voilà, vos pensionnaires sont désormais chez eux.

Merci Claude.

Merci. Merci à vous.

Content ? Bon, les tourtereaux, moi je vous laisse. J'ai beaucoup de monde à

appeler.

Je suis trop content d'avoir signé ces papiers. Bravo, bravo. Ils vont passer

leur meilleure vie ici. Milan, Milan ! C'est Juline, elle est tombée de la

falaise. Quoi ? Il n'y a plus une ambulance, elle vient d'arriver. Ils

amènent la petite à l'hôpital.

Ça va aller.

Non, Florette, on n'a toujours pas de nouvelles.

On attend.

Alors, il a dit quoi, Milan ? Il ne sait pas.

Julien est en train d'être opéré.

Ce n'est pas possible.

L'histoire ne va pas se répéter.

Elle va s'en sortir.

Non, ce n'est pas possible.

Les enfants ne peuvent pas mourir avant nous.

Ce n'est pas dans l'ordre des choses.

Monsieur ? Monsieur ? Alors ? Le pronostic vital n'est pas engagé, elle

va s'en sortir.

Merci docteur.

Merci, merci, merci.

Jolene a eu un léger traumatisme crânien et le bras cassé, mais vu la chute qu

'elle a fait, c'est un miracle.

On a préféré la sédater, elle va se réveiller vers 14h.

Soyez là.

D'après ce que vous m'avez dit, vous êtes sa seule famille. Je serai là, vous

pouvez compter sur moi.

Je serai là, excusez-moi, je suis désolé. Pas de soucis.

Allô ?

Milan, c'est Alban.

Il faut vraiment que tu viennes tout de suite.

Qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe ? Vous allez où, les filles ?

Milan ! Milan ! Qu'est-ce qui se passe, ma chérie ? Qu'est-ce qui se passe ?

Vous allez où ? Vous allez où ? Putain, personne ne me répond ici ou quoi ? Qu

'est-ce qui se passe, là ? Putain, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui

se passe ? Allez, allez, allez. C'est là-bas.

Non, non, jamais je retournerai. Pas d'histoire, pas d'histoire. C'est un

troupeau.

Crève avec ta banlieue parisienne, enfoiré !

Jamais ! J'entends rien dans ce trou, jamais ! Donnez-moi ça.

Donnez, Jenny.

Donnez.

Allez, là-bas.

On se dépêche.

Qu'est-ce qui se passe, putain ? Putain, ma soeur nous a niqués, ils travaillent

pour ma soeur de santé.

Quoi ? Ouais, ils les emmènent tous à la maison de retraite, là.

Allez, bouge.

Qu'est-ce qui se passe, ma chérie ? Qu'est-ce qui se passe ? Je veux pas

aller à l'hôpital.

Non, non, personne va y aller. J'arrive, d'accord ? Je reviens tout de suite.

Attends, Milan.

Lâche-moi, toi.

T'as pas honte ? Mais laisse-moi parler. Mais notre histoire d'amour, ça faisait

partie de ton plan.

Je suis pas à Miami.

Je suis là, tranquille. Allez, va là-bas.

Hubert d'Annoncelle, procureur. Pourquoi vous acharnez à jouer la comédie devant

eux, M. Rousseau ? C'est vous qui avez signé pour qu'ils soient tous replacés à

un majeur santé.

J'ai ici un contrat avec votre signature.

Vous la reconnaissez ? T'as pas fait ça ? Milan ?

T'as pas fait ça ? Allez, allez, vous l'emmenez.

Milan, t'as pas fait ça ?

14 heures, putain, Juline.

Excusez-moi, il faut absolument que j'aille voir une petite fille à l

'hôpital. C'est très important.

Madame, s'il vous plaît, écoutez-moi, je dois aller voir absolument une jeune

fille.

Oh ! Faut que j'aille voir une gamine, putain ! Écoutez-moi !

Mince

-moi, espèce d'enfoiré de merde. T'as pas honte ? Non.

Bonjour.

Montrosier. Ah non, c'est Madame Montrosier. Oh.

Et Rennes est une amie.

Qu'est-ce que vous foutez là ? Ah, il va falloir que je lui explique.

Votre foyer a pris cassé, ça ne me plaît pas.

Et alors vos projets d'agrandissement, encore moins. Vous n'avez pas me laissé

le faire. D'autant que votre foyer, il n'est pas en règle.

Du tout.

Un vieux, ça glisse très facilement. En sortant d'une douche, d'une baignoire.

Et alors les gosses, ça met tout le temps les gosses dans les prises. D

'accord. C'est pas sécure tout ça.

Chez moi.

Tout est aux normes.

Ça a été un jeu d'enfant que d'envoyer un huissier constater son amateurisme

dans le domaine sanitaire.

Oui, enfin, déontologiquement, je n'ai fait qu'envie. Non, hé, c'est moi le

plan, c'est moi qui raconte.

Je lui ai donné donc une raison de partir et un endroit où aller.

En revanche, bravo, parce que vous êtes très fort en communication.

Vous êtes devenue une star pour nos anciens.

Alors que moi, je suis une femme à abattre.

Tous mes pensionnaires voulaient me quitter.

Pour aller où ? dans le foyer Lino Vartan.

Plus de foyer, plus de problème.

Et le Bel-Azur Club ? Mais c'est une location, c'est un domaine loué.

D'ailleurs, ça commençait à me coûter une blinde, cette histoire.

Il fallait que vous signiez, hein, maçon.

C'est vrai qu'il y a une enveloppe en sous, c'est à cause du paysagiste. J'ai

bien joué.

Merci.

Tout est rentré dans l'ordre.

Conseil.

Faut faire très attention à ce qu'on signe.

C'est important, une signature.

C'est une putain d'arnaque.

Je me laisserai pas faire.

Une arnaque.

Une arnaque, bah... Ça dépend comment on voit les choses.

En ce qui me concerne, c'est une très bonne affaire.

Je vous souhaite une bonne journée.

Bonjour les enfants.

Alors toi c'est Charlie, c'est ça ? T'inquiète pas, on reste ensemble.

Mais Julie, on sait même pas comment elle va.

Non, il faut pas pleurer, vous allez être bien ici.

Et puis vous allez avoir l'opportunité de trouver une famille. On a déjà une

famille.

Tu vas voir, on ne s'habitue jamais.

Jamais.

Hé, il n'y a même pas de réseau.

On est foutus.

J'ai récupéré Julie, ne t'inquiète pas, elle va bien. On est remonté au foyer.

Le juge a prononcé une injonction d'éloignement d'interdiction de t

'approcher des enfants comme des anciens.

Milan, il faut sauver Bastien et les copains.

On ne peut pas les laisser à l'orphelinat.

Et tu te rends compte ? Les autres, ils sont chez la méchante reine.

Je sais, Julie.

Mais je ne peux plus rien faire. Je suis désolé.

Elle t'a arnaqué, mon rosier.

Je suis sûr qu'il y a une solution.

Je les ai signés, ces papiers.

J'ai tout fait dans les règles.

Je me suis fait avoir. C'est mort.

Le Milan que j'ai connu, il n'a jamais baissé les bras comme ça.

Le Mylène que t'as connu n'existe plus.

Ça me tue de les savoir séparer.

J'ai échoué.

Je suis désolé, Lino.

Je suis là.

Lino ? C'est vous ? Mais non, c'est moi.

T'es con ou quoi ? T'as encore plus d'espace vide dans ton cerveau qu'entre

tes dents.

Il t'a appris à baisser la garde, ton mentor ? Je m'étonnerais.

Je l'ai connu, Lino.

On a tapé le sac ensemble à Montargis.

Il avait une sacrée gauche.

Ah bon ? Ouais.

Mais comment vous l'avez retrouvé ?

Et les autres, ils vont bien ? Non.

Il vous a bien planté, Milan.

Je suis désolé.

Je voulais juste les sauver.

Mais pourquoi tu ne me l'as pas dit ? Je t'avais accordé ma confiance.

Je voulais y arriver tout seul. C'est ça.

Tu veux toujours tout faire tout seul, tout diriger, mais la vie a plus d

'imagination que toi.

Alors monte ta garde.

Mais... C'est pas un Masterbox, c'est du collectif.

Tout seul, tu ne feras jamais rien, mais ensemble, ensemble, on est invincibles.

C'est nous, c'est nous ta garde, tes gardes.

Mes gardes ? Oui.

Maintenant qu'on s'est trouvés, on est une équipe.

Et il est hors de question de pourrir dans cette saloperie de...

Major Santé, vous ne méritez pas ça.

Personne ne mérite ça.

C

'est

quoi ? C'est quoi ? Oui.

C'est une petite cuillère ? Peut-être que c'est une petite cuillère.

Peut-être que c'est une arme redoutable. Qui sait ? Question de point de vue.

Major Santé, parce qu'on est un groupe de vieux qui ne servent plus à rien.

Montre-leur qu'on vaut encore quelque chose. Montre-leur.

Mon point de vue, c'est...

C'était vers 9h ce matin et personne ne peut encore donner l'origine de cette

explosion à la maison de retraite Major Santé ici en banlieue parisienne. Tout

porte à croire qu'il s'agit d'une fuite de gaz qui aurait d'abord intoxiqué le

personnel soignant puis conduit à ce drame. Le nombre de victimes reste à

déterminer et nous avons le témoignage d'un des pensionnaires, Albert.

Vous savez ce qu'ils nous font subir ici ? On a fait des demandes pour quitter

Major Santé mais ils ne veulent rien savoir. On va tous crever ! La

Montrosielle préfère nous faire exploser !

Il faut que la France entière sache comment sont traités les vieux à majeure

santé. Nous sommes victimes d'une infamie.

Bon, cette fois-ci on va battre Montrosier à la loyale. Ouais. Ok ? Ok.

On va avoir notre propre maison de retraite et on va pouvoir récupérer nos

enfants comme nos anciens. Et ils s'appellent comment les investisseurs

avec qui t'as rencard là ? Les vins de Littonard.

Vas-y, raconte comment ça s'est passé.

Alors, ils ont tout compris nos flamingos ? Je leur ai parlé de notre

nouveau lieu, je leur ai dit qu'on pourrait accueillir énormément de monde,

petits et grands.

Tu leur as bien dit que selon nos prévisions, la demande va exploser dans

le secteur du troisième âge. Ah oui, je leur ai dit que normalement, dès les

premiers mois, on allait prendre jusqu'à 30% du marché de la région parisienne.

Yes. Mon rosier, c'est bien. Bon, il y avait deux, trois détails sur lesquels

ils étaient effrayés.

Ah.

Et du coup, malheureusement... C'est mort.

Ils ont dit oui.

Non ! Oh, j'y crois pas, non, c'est génial ! Yes ! Ça veut dire qu'on a

réussi, là ? Ouais, ça veut dire que les vanitonards sont officiellement

propriétaires de notre nouveau lieu et nous, on est les gérants. C'est le plus

beau jour de ma vie ! Mais ça veut dire que là, là, on est la maison de retraite

numéro une et qu'on a niqué mon rosier ? Parle pas trop vite, il y a encore

quelques détails à régler, je dois les revoir à 18h.

Yes ! T'es un génie ! Non, je suis content.

Alors ça, c'est énorme ! Tu vois, je te l'avais dit ! C'est énorme ! Je te l

'avais dit, je savais qu'ils nous lâcheraient pas, qu'ils montraient

quelque chose contre nous.

Bravo, bravo ma fille. Alors là, je suis fier de toi.

Allez, mon rosier va savoir ça.

Mais va la voir.

T'as entendu, il a dit 18h.

Ah oui, alors j'y vais.

J'y vais tout de suite.

Merci.

Alors, les problèmes s'accumulent, on essuie une perte sèche de 23% et les

économies qu'on fait sur nos pensionnaires ne suffisent plus.

Alors en plus, avec les explosions de gaz de la maison de... Madame Monrogier,

vous êtes avec nous ? Non, j'ai arrêté d'écouter, les problèmes s'accumulent.

Depuis le début, quoi. Je suis là pour trouver des solutions.

Au moment où j'arrive à racheter l'image de majeure santé auprès de la presse, qu

'est-ce qui se passe ? Une de nos maisons explose. Vous savez à quoi, en

fait ? À anticiper ce genre de petits désagréments.

Je vous dis pourquoi.

Pour ça. Vous êtes nulles.

Nulles. Attendez. Nulles.

Nulles. C'est Claude, il veut vous parler, ça a l'air urgent, il bégaye, j

'ai que les consonnes. Claude.

Claude.

Masson.

Euh, Masson.

Claude Masson.

Ok, bon, la réunion est terminée, merci.

Allez, ça dégage, ça sort, ça va bosser là ! Non, Muriel, vous restez ici, vous

restez avec moi.

Cet homme me met très très mal à l'aise. Moi aussi.

Vous faites comme si on avait rendez-vous dans 15 minutes.

Pardon ? Oui.

10. Chère reine ! 5. Vous ne devinerez jamais ce que je viens de découvrir.

Milan Rousseau a trouvé un endroit absolument immense et des investisseurs

pour un projet d'EHPAD tout à fait révolutionnaire. Il va signer avec des

Flamands, les Van Lintonar.

Les Van Lintonar ? Oui, tout à fait.

Je ne connais pas, je n'ai jamais entendu parler de ces gens.

Si, ce sont des Flamands.

Tant de mots.

Van, plus loin, Lintonar.

Oh putain, ils sont multimillionnaires les flammeaux ! Non mais c'est pas vrai,

c'est pas vrai, il me lâchera jamais ce petit con.

Ok, donc tous mes anciens vont vouloir partir, ça va être l'hémorragie, et

toute la France va encore encenser ce petit merdeux. Alors ils veulent déjà

tous partir si je peux me permettre. Non, on se tait ? Oui. Si je peux me

permettre, il est encore temps de les court-circuiter.

En fait, il doit finaliser l'affaire aujourd'hui à 18h. Aujourd'hui à 18h à

Paris ? Mais il fallait le dire tout de suite ça !

C'est-à-dire que moi, dès que j'ai eu l'information, j'ai foncé immédiatement.

Vous imaginez bien.

C'est une opération formidable pour ma genre santé.

Ça vous permettrait aussi de redorer un petit peu cette image.

Oui, si j'ai besoin d'un conseiller communiquant, je vous en parlerai.

Muriel, vous me trouvez ce numéro de téléphone et l'adresse d'Evan Lintonard,

s'il vous plaît, maintenant, tout de suite.

Claude Masson, merci.

Je vous en prie, tout le plaisir est pour moi, chère reine.

On vous souhaite une bonne journée.

Vous aussi.

Bonne journée.

Pardon.

C'est pour vous, du chocolat. Oh, comme c'est gentil.

Croyez-moi, vous allez faire une grosse bêtise.

Major Santé, que je représente, a les reins beaucoup plus solides pour mener à

bien ce projet.

C'est un métier. Moi, ça fait 20 ans que je l'exerce.

On ne peut pas plaisanter avec la sécurité, la santé, l'épanouissement de

nos aïeux.

Vous n'êtes pas sans savoir que son foyer précédent n'était pas aux normes.

Il a été condamné.

Est-ce que vous voulez vraiment vous associer avec un monstre pareil ? Non,

non. Pensons au bien-être de nos anciens.

Moi, je suis prête à racheter son concept.

Marché conclu.

C'est une belle épine du pied que vous nous retirez là, madame Montrosier. Oui,

effectivement, vous pouvez me remercier.

Désolée, mais je n'ai pas pu le retenir. Qu'est-ce que vous faites là, Montrosier

? Pas grand-chose.

Voici, je suis votre nouvelle propriétaire.

C'est une blague ? Moi, c'est avec vous que j'ai signé.

Qu'est-ce qu'elle vient foutre dans cette histoire ? Oh, écoutez, monsieur

Rousseau, calmez-vous.

Vous nous avez vendu votre projet, maintenant il est à nous, les affaires

sont les affaires.

Eh oui, quelle naïveté. Mais je suis fair-play, vous serez invité à l

'inauguration.

Allez tous vous faire foutre ! Wow, quelle vulgarité.

Allez, où est-ce qu'on se signe ? C

'est peut-être pas la bonne adresse.

Ah, welcome, madame Morosier.

Elle est où, ma maison ? Là.

Ah, c'est pas possible.

C'est une blague. J'ai pas dépensé des millions pour ça.

Ah, il y a un problème ? Bah oui, un gros problème.

Hé, oh ! On avait parlé d'une maison de retraite refaite à neuf,

révolutionnaire, avec gardiennage.

Qu'est-ce que c'est ? Qu

'est-ce que c'est que cette merde ? C'est le gardien.

Moi, je vous avais dit que signer sur plan, c'était...

Qu'est-ce qu'il fout là, lui ? C'est vous qui m'avez invité à l'inauguration.

Vous jouez un petit peu aux échecs ? Le sacrifice de la dame, ça vous dit

quelque chose ?

Putain.

Faut du culot pour venir jusqu'ici.

Ilan, je te jure, je me suis fait manipuler.

Je voulais tellement sortir mes anciens de majeure santé, j'ai rien vu.

Résultat, ils sont tous retournés là-bas et les enfants à l'orphelinat.

Je veux t'aider.

Comment tu veux que je te croie ?

T

'as un plan ? Ouais.

Je crois que j'ai un plan.

C'est un coup d'échec un peu technique que très peu de gens connaissent.

Ça s'appelle le sacrifice de la dame. Mais attends, cette coup...

Ok, tu es parti des très peu de gens.

Appuyons en E4.

Et la partie démarre.

Eh, ouah ! Hein ? Enculé, lâche-moi le pantalon ! Je fais très bien rouler ma

bosse tout seul ! Ah, j'en peux plus de cette maison, c'est l'enfer ! C'est la

raison pour laquelle je suis là, ma colonel. Toi, j'ai oublié ! Affirmatif.

Comment t'es coiffé ?

T'as l'arrêt du cul sur la tête, maintenant ? C'est pour que personne ne

me remarque. Je savais que tu ne me laisseras pas tomber. On va essayer une

diversion, c'est possible ? Tu peux compter sur moi.

Allez, fais le, Joufflé. Les membres, ça va ? Tout le monde va bien, ne vous

inquiétez pas, on se retrouve bientôt.

Ça va, ma colonnelle ? Ça va.

Et toi, ça va comment avec Joufflé ? Fais gaffe, parce qu'il essaie de me

rouler une pelle.

Deuxième étape, cavalier en F3.

On prépare notre défense avant l'attaque.

Van Littenaar. V-A-N-L-I-T-O-N-A-R.

Je leur ai fait une page Wikipédia.

et un historique de dingue dans le monde des affaires. Je les ai fait super

riches, des milliardaires. Et pour la maison de retraite de Milan, j'ai même

fait une visite virtuelle. C'est smart, non ? Je peux être fier de toi, Alfred.

On est ensemble.

Troisième étape, fou en C4.

Et le C4, ça explose.

Voilà, sa bombe est en place.

Il n'y a plus qu'à.

Milan a juste demandé une petite diversion.

Oui, oui, c'est pas vraiment une bombe, c'est juste une expression.

C'est une bobinette quoi, faudra peut-être faire sortir les gens.

Quoi ? Ça a pété, je dis, tu comprends pas ? Et moi j'entre en scène.

Chaîne nationale.

Cavalier en C3.

Diversion pour que l'adversaire ne voit pas ce qu'il se passe vraiment.

Personne ne connaît encore l'origine de cette explosion à la maison de retraite

Major Santé, ici en banlieue parisienne. Tout porte à croire qu'il s'agit d'une

fuite de gaz.

qui aurait d'abord intoxiqué le personnel soignant, puis conduit à ce

drame. Le nombre de victimes reste à déterminer.

Bon, bon, dame, moi, Jacques, personne n'est fait.

Quelle belle journée ! Ah, t'as raison, qu'est-ce qu'on s'éclate !

Allez-y, allez-y, allez-y.

Aïe !

Puis on avance nos pions et on libère la voix.

Vous êtes parfaits.

Lorenzo, faites attention, vous avez la barbe qui se décolle un peu ici. Ah, c

'est la chaleur.

Barbie, vous pouvez venir voir, il a la barbe qui se décolle un peu là. Oh, on

remet en cause mon travail de pro.

Oh, les faces.

T'as pas perdu la main, Barbie, hein ? Si tu savais.

On est où, là ? Mes anciens bureaux d'archi. Ça me donne presque envie de m

'y remettre.

Et c'est qui, elle ? Elle, c'est Emma. C'est la sœur de Barbie.

Sa sœur ? Tu changeras jamais, toi.

T'abuses, maman.

Donc c'est sa mère-fille ? Sœur-fille, c'est ça, sœur-fille. Ah, sœur-fille, d

'accord. Mais qu'est-ce que ça peut faire ? Moi, j'adore me déguiser. Et

avec Claudine, souvent, on se déguisait.

Oui, oui, bon, c'est bon, Alfred, on a les images.

Mais c'est gênant ! Bien, on récapitule. Vous êtes les trois frères Von

Littonard, investisseurs flamands.

Emma, vous êtes ? Afke Kremers, directrice générale de la holding Van

Littenaar. Exactement.

Vous êtes donc Finn, Jasper et Conrad. Oui, oui. Non, mais pourquoi je m

'appelle Conard ? Non, vous vous appelez pas Conard, Albert, vous vous appelez

Conrad. Ah, d'accord.

Conrad. Allez-y, montrez-moi votre accent.

Lorenzo ?

Air Flamingo, investisseur. Je mange des saucisses et je parle un tout petit peu

français.

Alfred ? Une bière pression et des frites, une fois, j'arrive à me dire.

Ok, c'est qu'à tard. On oublie, vous allez pas parler, vous chuchotez entre

vous et c'est Emma qui fera la traduction, c'est la seule à parler avec

mon rosier. Je vous parle pas ? Non, vous parlez pas, vous chuchotez entre

vous. On pourra faire... Non, on fait même pas de... Ok ? On chuchote

normalement. Et vous ne parlez pas.

Non, mais moi, si j'ai pas de texte, comment je vais jouer ? Parce que si la

Montrosier, elle me pose des questions, qu'est-ce que je vais dire ? Non, pas d

'impro ! Avant-dernière étape, fou en F7.

L'adversaire croit comprendre notre plan, l'étau se resserre.

Bravo ! Il nous prend pour des débutants.

Tu vois, quand Montrosier va apprendre ça... Eh ben, vas-y ! T'as entendu, il a

dit 18h ? Ah oui, oui, j'y vais tout de suite.

Bravo !

Milan, ça a marché.

Il y a cru. L'adversaire comprend qu'il peut prendre Notre-Dame et ne peut s

'empêcher de le faire.

On ne peut pas plaisanter avec la sécurité, la santé, l'épanouissement de

nos aïeux.

Milan Rousseau, on ne le sait pas, il a des bonnes petites idées, mais c'est un

utopiste. Allez, il faut que ça marche.

Lorenzo, faites attention, votre barbe est en train de se décoller.

Ah, il est chaleureux.

Moi, je suis prête à racheter son concept.

Oui, effectivement, vous pouvez me remercier.

Désolée, mais je n'ai pas pu le retrouver. Ah, qu'est-ce que vous faites

là, mon rosier ? Pas grand-chose. Ben si, je suis votre nouvelle propriétaire.

C'est une blague ? Vous avez signé avec moi ? Qu'est-ce qu'elle vient foutre ici

? Écoutez, monsieur Rousseau, calmez-vous. Qu'est-ce qui joue mal ? Il

est tellement mauvais.

Ça en est gênant.

Bon, on va se concilier.

Échec et mat.

En sept coups.

Faites attention à ce que vous signez la prochaine fois.

C'est important une signature.

Je ne vais pas me laisser faire.

C'est une arnaque.

Une arnaque.

Ça dépend comment on voit les choses.

Pour moi, c'est surtout une bonne affaire.

Bonne journée.

Qu'est-ce que j'ai de foutre avec cette baraque de merde ? Monsieur ! Monsieur !

Monsieur !

On

est là.

Alors, on l'a fait ou pas ? Eh, les gars, bravo.

Eh oui.

Incroyable, regarde. Qu'il te choque.

Mon rosier est condamné pour non-assistance à personne en danger,

abus de faiblesse et mise en danger de la vie d'autrui. Elle a balancé tout le

monde, cette poquée.

Maçon, l'huissier, le mec de l'ARS, le procureur et même le juge. Elle les a

tous entraînés dans sa chute.

Excusez-moi, j'ai pas envie de faire l'oiseau de mauvais ordures, mais on a

fait comment pour payer ici ? Parce que ça a dû coûter un drap, quand même, non

? Mais non, avec l'argent que mon rosier a dépensé pour la maison de ta grand

-mère. C'est toi, la maison de ta grand-mère ? Quoi ? On avait dit pas la

famille, pardon.

Je... Je t'aime.

Quoi ? Mais qu'est-ce que tu... Mais attends, monsieur.

Ils sont là ! Ils sont là, ils sont arrivés. Il faut y aller, ils sont là,

on va les accueillir. Ils sont là. Allez.

C'est magnifique, incroyable.

Vous avez vu

? Playa Lino Vartan. Vous avez vu ? Notre grand Lino à nous.

Et on peut savoir quel excuse il a, votre grand Lino Vartan, pour ne pas

être là ? Il est mort.

C'est une bonne excuse.

Si Claudine était là, tout serait parfait.

Comment ça va ? Alors ? Je t'ai vu à la télé,

quand t'étais tout en sang.

T'es le meilleur acteur du monde. Oh, merci.

Et si on montait une troupière pas meilleure que nous ? Ça s'appellera les

petits et les grands acteurs.

Ça va cartonner ! Florette ? Oui ? Tu pourras m'apprendre à être dansant ? Je

vais tout apprendre, même à préparer le bon dame en jacques.

Maintenant, ne se quitte plus.

Allez.

T'as vu comme j'ai déchiré avec mon site internet ? J'ai tout fait tout seul.

T'es un génie, t'es un génie. Je suis fier de toi.

Et toi, t'as trouvé une meuf ? Tu

m'as tellement manqué, tu sais, Amanda.

Toi aussi, tu m'as beaucoup manqué, Sylvette.

Mais tu as de très jolies voix, tu sais.

Mais nous plus vieillots, on accepte la corbeau !

Après tous les moments

qu'on a vécu ensemble, je voulais te dire, en toute discrétion, Je t'aime,

pleurette. Mais moi aussi, je t'aime.

Ah, je savais que c'était pas réciproque.

Non, je te dis que moi aussi, je t'aime. Et je veux vivre avec toi.

Molo, molo, pas de précipitation.

On est jeunes encore.

Elles sont toutes folles de moi.

Allez,

à l'amour.

À la vieillesse, on lui dit merde, bravo Joufflé, t'es le meilleur.

À cœur vaillant, rien d'impossible.

Tu sais qu'elle existe vraiment cette expression ? Je sais qu'elle existe, tu

me dis ça comme si ce que je disais d'habitude, ça voulait rien dire.

Allez, ma colonnelle.

Emma, je voulais juste vous remercier.

C'est moi qui vous remercie, Milan. Parce que sans vous, on se serait jamais

retrouvés avec maman.

Moi aussi, je suis tellement contente.

Oui, mais tu ne me colles pas trop, quand même. Sinon, je te déshérite.

Milan, tu l'avais dit que tu ne nous laisserais pas tomber.

Je vous l'avais dit, Marguerite.

Et vous savez quoi ? J'ai un petit cadeau pour vous. Oui ? Clémence.

Vous connaissez Clémence, ma fiancée ? Oui.

On a un cadeau pour vous.

Pitou ! Mais oui, c'est Pitou ! C'est Pitou, il est venu ! Merci, Milan.

Oh, merci.

Regardez les enfants !

C'est Pitou ! C'est Pitou ! C'est Pitou ! Je suis

content de te revoir.

Moi aussi.

Tu m'as beaucoup manqué.

Je crois que je t'aime.

Venez voir, il y a des gâteaux ! Super ! Ah, tu es là.

Bravo.

Tu as su agir avec ton cœur.

C'est grâce à vous, Lorenzo.

D'ailleurs, je vous l'ai ramenée. Elle nous aura porté sur un sang. Oui,

je sais. Et grâce à toi, j'ai appris que l'histoire, la vraie, celle qu'on vit

avec les autres, est bien plus belle que toute celle qu'on peut se raconter.

Merci, Milan.

C'est moi qui vous remercie.

Et toi ? Qu'est-ce qu'il y avait fleurette dans ces cocktails ? Wow, j'ai

une alu là.

Claudine, c'était toi sur mon téléphone ? Mais qui êtes-vous ?

Madoune ! Je t'aime !

C'est quoi ce débarquement ? C'est qui ces trouvions là

? Ils sont là, je suis sûr qu'ils vont bien nous accueillir.

J'aime pas les nouveaux ! On va tous les faire péter ! Boum ! Boum ! Boum ! Pour

les nouveaux, trois règles.

1. Personne dans ma chambre.

2. Les anciens ont toujours raison.

Sous-titrage ST' 501

Open your heart and get inspired by them. And even sometimes you have no

patience. Cause you know that one day you will be like them.

Heart protection, take out the angels.

Sous-titrage MFP.

Yeah the best is yet to come And

you can count on me

C'est parti.

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