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J'étais en ordi, ça vous parle ?
Bah ouais, c'est le mien.
Et cette femme-là, vous la connaissez bien ?
Evidemment.
Pourquoi évidemment ?
C'est ma meuf.
Vous avez parlé au téléphone avec elle de Romain.
Y a une raison particulière ?
Y a aucune raison particulière.
J'ai vu l'alerte à la télé comme tout le monde.
Pourquoi ?
On peut plus commenter les nouvelles avec sa meuf maintenant ?
Bien sûr.
Et ces photos de la fête foraine ?
On en parle ?
C'est vous qui les avez prises ?
Vous comptiez en faire quoi de ces photos ?
Caravage peignait les enfants qu'il voyait dans les rues de Rome.
Putain, je crois pas ça.
Moi j'ai les photographies.
C'est quoi le problème ?
Ouais, donc vous allez nous faire croire que c'est de l'art.
C'est où votre prochaine exposition ?
Très drôle.
Et ça, c'est drôle là.
Ces conversations.
C'est vraiment pas de bol.
C'est nous qui étions derrière.
Vous comptiez faire quoi avec ce gosse de 8 ans ?
Garcia !
On va prendre le temps de parler.
Parce que les beaux-maîtres, vous allez y retourner.
Romain Meyer, vous le connaissiez ?
C'est Karine qui vous l'a présenté ?
Écoutez, j'ai rien à vous dire.
Si vous avez des questions, vous n'avez qu 'à lui demander.
...
Ah bah vous êtes là !
Vous avez bien dormi ?
Oh bref, mais intense.
Vous avez eu Jonathan, non ?
On en est où dans les prélèvements de la voiture de Garcia ?
C'est en cours.
La scientifique nous prévient d'acquisir les premiers résultats.
Après, ils savent que le suspect principal
est en garde à vue, donc on passe en priorité.
Eh bah c'est cool ça !
Vous voulez un café ?
Ouais, avec plaisir, oui.
Eh merde !
Oh la la...
Pardon.
Merci.
Vous l'avez fait serrer ?
Ah bah la plus serrée, c'est solide.
Ah putain, là c'est plus du solide, là c'est de l'amuvable.
Je suis désolé.
C'est pour ça que la plante, elle est comme ça ?
Euh, peut-être, ouais.
C'est frustrant, hein ?
Vous avez pas l'impression que la loi protège toujours les salopards ?
Ça a pu m'arriver, dans des circonstances un peu plus personnelles, ouais.
Et vous avez fait quoi ?
Vous parlez à qui, Inès, là ?
Opérons vos flics.
Je crois pas que ce soit Karine qui soit dans le cou.
Pas de suppositions actives.
Vous savez, on va d'abord l'interroger, et après on tirera les conclusions.
Bah qu'est-ce qu'on attend pour aller au foyer, du coup ?
On attend que vous ayez terminé votre café.
Vous savez, un bon ulcère à l'estomac avant de partir bosser, y a rien de tel.
Ah, vous avez prévenu.
Ah, rude.
Salut, le chien.
...
Je vous laisse tirer, je vous attends ici, je pense que c'est mieux.
Ok.
Ils sont dingues de donner des habits pareils, les gens.
T'aimes ?
Regarde, cette robe.
Elle est pas mal, cette robe.
Elle est neuve.
Y a encore l'étiquette.
Bah c'est tant mieux.
Ça signifie que la générosité existe encore.
Sonia n'est pas descendue, qu'elle croit les nouvelles.
J'ai pas rappelé chez elle, ça a pas répondu.
Elle a pas envie de sortir.
Ceci dit, je la comprends un peu, hein.
Faut qu'on l'aide.
Faut qu'on fasse quelque chose pour elle.
Moi, je veux bien.
Je suis prête à n'importe quoi.
Mesdames.
Bonjour.
Vous avez du nouveau ?
Je peux vous aider ?
Là, c'est moi qui peux vous aider.
Donnez.
Oh, ça va, j'ai habitué.
C'est bon, c'est le masque de ma zargue.
Le resto dans lequel je bosse.
Il me donne toujours les restes de la veille pour les gamins.
Sympa, non ?
Vous rigolez ou quoi ?
Tout le monde devrait faire ça.
Après, je les réchauffe un peu, puis c'est comme s'ils sortaient du four.
Vous en voulez un ?
Non, laissez ça pour les enfants.
Et puis, vous savez quoi ?
En ce moment...
Faut que je fasse attention.
Ça va, faut bien profiter de la vie un peu.
C'est vous qui avez raison.
En fait, si, vous pouvez peut-être m 'aider, d'ailleurs.
Cet homme, ça vous parle ou pas ?
Hein, Karine, vous le connaissez ?
Oui.
C'est qui, pour vous ?
Qui veut des croissants tout chauds ?
C'est mon ex, pourquoi ?
C'est marrant, ça, parce que c'est pas ce qu'il nous a dit.
Selon lui, vous êtes toujours ensemble.
C'est pas possible, c'est juste que j'ai arrêté avec lui il y a plusieurs semaines.
Il veut pas l'entendre, c'est tout.
Je vais vous demander de me suivre.
Quoi ?
Qu'est-ce qu'elle a fait ?
Je suis la responsable d'ici, je dois savoir.
Adam ?
Le type à mon question a été condamné il y a quelques années pour exhibitionnisme.
J'ai juste un truc à régler.
Et après, je reviens, d'accord ?
On y va.
Je t'aime.
Maman ?
Hé !
C'est dégueulasse de vous acharner sur nous.
Pourquoi vous avez choisi un métier pareil ?
Je m'acharne pas sur vous, au contraire, je suis avec vous à 100%.
C'est pour arrêter ce genre d'enfoirés que je suis devenue flic.
T'inquiète pas, Karine.
Ça va nous occuper d'Adam.
Voilà.
Entrez.
Je te dérange pas ?
Tu fais quoi ?
Je prépare des affiches avec les photos de Romain.
Des avis de disparition.
Sonia...
Faut que je te dise, les...
Les policiers sont venus chercher Karine.
Pourquoi Karine ?
Pour qu'elle témoigne, j'imagine.
Et qu'elle témoigne de quoi ?
Ils soupçonnent un type d'avoir enlevé Romain.
C'est son mec.
Je l'ai vu plusieurs fois traîner avec elle ici.
Le lieutenant Salma m'a indiqué qu'il avait un passé d'exhibitionniste.
Et elle, elle serait sa complice ?
J'en sais rien.
Oui, bah oui, c'est lui.
Et pourquoi vous l'avez quittée ?
Pour plein de raisons.
Il y avait un truc aussi qui était bien au début, c'est
qu'il arrêtait pas de faire des activités avec Adam.
C'était bien, mais à un moment donné, c'est devenu obsessionnel, donc...
C'est mon fils, pas le sien.
C'est bien vous qu'il a appelé hier soir ?
Oui.
Et pourquoi vous avez parlé de Romain ?
Parce que je voulais couper court à la conversation, c'est tout.
Je voulais retourner avec Sonia.
Vous saviez qu'elle avait fait un séjour de six mois au Gomet ?
Il a fait la prison.
Pourquoi ?
Exhibitionnisme.
Devant les écoles.
Quel conne, moi, je sais pas.
Il m'a dit qu'il avait vécu à l'être en l 'air.
Et vous pensez qu'il a pu kidnapper Romain ?
Mais disons que... comment vous dire...
Il était hier matin à la fête foraine.
Vous voyez ?
Putain...
Karine...
Si toutefois vous savez où est Romain, je crois que c'est le moment de vous le dire.
Donc vous pensez que je suis complice de ce temps-là ?
Une fois que je vous le dise comment, putain ?
Jamais de ma vie, j'aurais fait un truc à Sonia !
C'est ma soeur, c'est ma famille !
J'aurais jamais fait un truc pareil !
Blanche Le Sage nous a dit qu'elle avait vu
plusieurs fois Rodé Garcia autour du foyer.
Avec vous.
Mais je m'en fous de ce qu'elle dit Blanche Le Sage, c'est pas moi !
D'accord ?
Je suis plus avec lui.
Dans ce cas-là, qu'est-ce que vous faisiez hier matin après la fête foraine ?
J'étais au supermarché, j'étais en train de faire des courses à côté du foyer.
Donc ça, c'est vous ?
Non, c'est pas moi ça.
Bah si, ça c'est vous, ça me ressemble.
Bah non, c'est pas moi, je vous dis jamais que j'aurais fait un truc pareil !
Karine !
Karine !
Lâchez-moi, je veux juste un bon instant.
Calmez-vous !
Là, on se calme, d'accord ?
C'est là.
Juste là.
Calmez-vous.
Suivez-moi Inès.
On va y aller ensemble.
C'est qui, ce type ?
Je te jure que si je suis pour rien, j'ai rien fait de mal.
Pourtant, c'est bien ton mec, là, non ?
C'est toi qui l'a amené à la fête foraine ?
Non, non, le mec, il s'accroche, putain !
Il comprend pas que c'est terminé, mais c'est pas moi !
Sonia !
Sonia, c'est pas moi !
Pourquoi tu m'as jamais parlé de lui ?
J'y vais.
Mais réponds-lui, pourquoi tu nous l'as caché ?
Blanche, vous venez avec moi ?
Allez, on y va.
Vas-y, réponds-moi.
Pourquoi tu m'as jamais dit que ce type te lâchait
pas alors que je suis censée être ta meilleure amie ?
Parce que je voulais être forte comme toi, putain !
Je voulais pas te saouler avec une histoire de mec, sérieux !
Sonia, je suis désolée, mais faut que tu en crois, mais
jamais de ma vie j'aurais fait un truc pareil, putain.
Je suis très désolée.
Tu sais très bien.
Si c'est Richard qui a fait ça, je...
Je sais pas, je crois que je suis capable de me flinguer, quoi.
Sonia ?
Blanche vous attend pour repartir au foyer.
C'est pas parce qu'on est en difficulté qu 'on
n'a pas les mêmes sentiments que les autres.
Ça veut dire quoi, ça, madame Le Sage ?
Merci.
Karine Bianchi s'était mise dans une situation de dépendance vis-à-vis de Sonia.
Elle supportait pas l'avoir quittée le foyer.
Alors quand elle a appris qu'elle allait avoir
son propre appartement, ça l'a rendue malade.
Et elle est parfois violente.
S'il te plaît, pensez à nous aussi.
Ils s'adorent tous les deux, regarde.
Je crois que vous avez pas compris, elle a dit non, d'accord ?
Donc on s'en va et on la laisse tranquille.
Elle est pas toute seule, Sonia, elle est avec nous.
Vous avez rien à foutre là, donc cassez -vous, c'est bon ?
Cassez-vous, on a dit !
Elle a pas besoin de vous !
Napour, elle était venue avec sa fille.
Elle voulait juste revoir son petit-neveu qu'elle avait pas vu depuis plus d'un an.
C'était atroce.
Karine l'a virée comme une malpropre.
Enfin, les a virées, toutes les deux, comme des malpropres.
Vous savez quoi ?
Si Karine est complice, il faut vraiment lui décerner un Oscar.
Ce serait elle, la femme sur la vidéo ?
Son physique pourrait correspondre, en tout cas.
Elle a pu agir par jalousie.
Ou parce qu'elle se sentait abandonnée par Sonia.
Trahie.
Et elle aurait mis Romain dans les griffes de Garcia.
Une mère pourrait pas faire ça à une autre mère.
Je comprends que vous avez de la sympathie pour ces femmes.
Mais ça n'empêche pas le sentiment de jalousie.
Voire de haine.
Oui, mais pas...
Commandant Matéi.
Oui, commissaire.
Quand l'enquête sera terminée, on aura une petite discussion,
vous et moi, sur la manière dont vous avez serré Garcia.
Bien sûr, commissaire.
J'en connais un qui va prendre cher, commandant.
Je dirais que c'est vous qui n'avez pas attendu l'heure légale.
Pardon ?
Ben oui, avec votre caractère, c'est complètement crédible, ça va passer crème, ça.
Mon caractère ?
Vous plaisantez ou quoi ?
Ben quoi ?
Toute la brigade sait que vous êtes douce comme un agneau, hein Marion ?
Ben non, c'est mignon, un agneau.
Ouais.
À propos d'animaux, y a quelqu'un qui a donné à manger à Maurice ?
Bon, allez plus sérieusement, lieutenant, vous pensez quoi de Garcia ?
Ben, il aurait enlevé le fils de Karine, juste pour se venger de sa rupture,
et il aurait confondu Romain avec Adam, ça fait beaucoup, je trouve.
Ça tient pas la route ?
Non.
Il connaissait bien Adam.
Blanche, le sage qui plus est, nous a dit que...
elle l'avait vu rôder autour du foyer et devait les épier.
Après, je pense que c'est pas Karine qui l 'intéressait.
Non, ce genre de mec, ça focalise sur les gosses.
Ouais.
C'est peut-être même l'unique raison pour laquelle il était avec elle.
Un foyer, des femmes seules, et en fragilité avec leurs enfants, donc ça,
c'est le terrain de chasse favori pour un mec comme Garcia.
Ce qui m'étonne, c'est qu'il ait jamais rien tenté avec Adam.
Il était en confiance, le gosse le connaissait
bien, c'était la proie idéale pour lui.
Ouais.
La scientifique a trouvé des cheveux dans la voiture de Garcia.
Deux types différents.
C'est parti au labo pour expertise ADN.
Laisse-moi deviner, Adam et Romain, c'est possible ?
Ben, qu'est-ce qu'on attend pour aller interroger Adam ?
C'est vrai ça, qu'est-ce qu'on attend ?
C'est dingue, hein ?
Je vous prends la voiture.
Ok.
Je prends Donna.
A plus.
Tu viens le chien.
Allez hop.
Non, la banquette...
Ça va Adam ?
Bonjour.
C'est compliqué pour toi en ce moment.
Tu sais, c'est pas de ta faute si Romain, il a été kidnappé.
Je sais, mais il me manque.
Je comprends.
Tu t'en veux, c'est normal.
Je comprends, tu sais.
En revanche, toi, tu vas peut-être nous aider à retrouver Romain.
Tu l'as déjà vu, toi ?
L'ancien copain de maman, là ?
Je l'ai jamais vu avec elle.
Avec elle ?
Ça veut dire que... tu l'as vu sans elle peut-être une fois déjà, non ?
Une fois.
Mais on ne devait pas le dire, c'est un secret.
Alors là, il faut que je te dise que... à moi, tu peux tout me dire.
Moi, les secrets, je les répète pas.
Et... c'est lui, là, qui t'a dit de pas répéter ?
Oui.
Un jour, à l'école, il est venu nous chercher.
Nous ?
Nous ?
Oui.
Alors, raconte-moi ce qui s'est passé, ce jour-là.
Salut Adam !
C'est Richard, l'ami de ta maman.
Elle m'a demandé de venir vous chercher.
Et je t'ai reconnu parce qu'elle m'a déjà montré une photo de toi.
Je pars pas avec des inconnus.
Mais je suis pas un inconnu, puisque je connais bien ta maman.
S'il te dit qu'il connaît bien ta mère... En plus, elle est en retard.
On n'a pas le droit.
Mais... il a l'air gentil.
Oui.
Allez, venez.
On va manger une gaufre en attendant.
Et j'appelle Karine, d'accord ?
Va pour la gaufre.
Ah, voilà.
Toi, t'es un chouette gamin.
Allez, viens, Adam.
Te fais pas prier, là.
Ben voilà.
Tu vois ?
C'est parti ?
Il nous a amenés à la plage et offert une gaufre.
Et... c'est d'où ?
Oui, mais après, il l'a dit tout bizarre.
C'est quoi, bizarre, pour toi ?
Il a dit qu'on pourrait être copains.
Il voulait m'emmener chez lui pour jouer à des jeux vidéo.
Et vous y êtes allés, non ?
Romain, il voulait bien, mais moi, j'ai pas voulu.
T'as bien fait.
Et est-ce qu'il dormait ?
Non, on aurait dit qu'il s'en foutait de Romain.
Il voulait que moi, je vienne.
Il m'a pris la main pour me forcer.
Et alors ?
Après ?
Alors il s'est un peu énervé.
Il a dit que si j'en parlais à ma maman, il lui ferait du mal.
C'est pour ça que j'ai rien dit.
Et ensuite ?
Une dame est venue s'asseoir sur le banc.
Elle nous a demandé si tout allait bien.
Alors il est parti.
Et vous, vous êtes rentrés au foyer ?
Oui.
Et Romain, il m'a promis qu'il dirait jamais rien à sa maman non plus.
On a eu peur.
C'est très courageux que tu m'aies dit ton secret.
Je t'assure, je viens de toi.
Parce que comme ça, ça va peut-être nous aider à retrouver Romain.
C'est lui qui l'a enlevé ?
C'est possible.
Mais au moins déjà, avec ce que tu nous as dit...
Je suis quasiment sûr qu'il recommencera plus.
T'entends ?
Et c'est ça le plus important.
Qu'est-ce que vous faites dans mon atelier ?
C'est moi qui l'aurai ouvert.
Ok.
Qu'est-ce que... Je peux vous aider ?
Tiens, mettre du papier.
Merci.
Merci.
... ...
Sous-titrage ST' 501
Donc, selon le petit Adam, Garcia ne s 'intéressait pas à Romain.
Enfin, ça, ça veut pas dire qu'il s'est pas attaqué à lui.
Non, c'était une cible assez simple.
Romain aurait pu le suivre assez facilement.
En même temps, tous les pervers sexuels ont leur goût, leurs préférences.
Quelque chose qui les attire chez un enfant.
Un regard, une manière de sourire.
Ça n'empêche que si c'est pas lui, on se goure
depuis le début et puis on perd notre temps.
Les expertises du labo viennent de tomber sur
l'outil qui a servi à cisailler le grillage.
Et c'est pas la pince trouvée chez Garcia.
Quel genre d'outil, Marion ?
Apparemment, ce serait une paire de gros ciseaux avec une lame très acérée.
C'est peut-être pour ça qu'il a eu autant de mal à couper le grillage.
Et en même temps, c'est marrant, non ?
Quelqu'un qui prépare aussi bien son coup avec un matériel aussi peu adapté, non ?
Jonathan ?
Ouais ?
On en est où avec Karine Bianchi, là ?
Alors là, vérifiez.
Elle était bien au supermarché à côté du foyer à l'heure
où la femme a été filmée en train de jeter le sac à dos.
Elle a payé avec sa carte bleue.
C'est pas elle.
On abandonne la piste, Karine.
Ouais, Marion ?
Oui ?
Est-ce que tu pourrais me remontrer les vidéos qu'on
a prises sur les téléphones à la fête foraine ?
Ouais, bien sûr.
J'ai un doute...
Ouais, celle-là.
Ok.
Commandant, vous pouvez venir voir ?
Ouais, bien sûr.
J'ai tiqué sur un truc il y a pas longtemps.
Sur cette vidéo-là, on voit Romain qui fait un signe...
à quelqu'un de l'extérieur.
On regarde en fonction de l'axe.
Et surtout, sur son visage, on voit que c 'est quelqu'un qu'il connaît bien.
Bien vu, lieutenant.
Alors, c'est pas Karine, c'est pas sa mère, puisqu'elles sont derrière.
En revanche, effectivement, c'est quelqu 'un qu'il doit très très bien connaître.
Le PV d'interpellation de Garcia.
Vous l'avez envoyé, Mathieu ?
Ah, merde !
Ah, j'ai complètement oublié.
Ah, je suis désolé.
Rassurez-moi, vous êtes au courant de la procédure.
Oui, oui, bien sûr, le procédé en balle doit
arriver au parquet avant la sixième heure de garde.
Déjà, vous deviez attendre l'heure légale pour arrêter Garcia.
Et maintenant, c'est oublié.
Je sais ce que vous allez me dire.
Je suis désolé, commissaire.
Son avocat vient de faire une demande de remise en liberté.
Immédiate.
Pour vices de forme.
Le parquet est obligé d'accepter maintenant.
Ça veut dire qu'on doit le relâcher ?
Ben ouais, je crois que malheureusement, on n'a pas le choix.
Vous en assumez les conséquences, Mathieu.
Toujours, commissaire.
Alors, c'est quoi la suite ?
Eh ben, on file Garcia avec le traqueur.
J'ai besoin de savoir s'il est vraiment innocent.
De toute façon, j'ai une petite idée de là où il doit aller.
Le coup du PV, vous l'avez fait exprès ?
Non.
Ah ben non, ben non, non, non.
Pas du tout, vraiment, ben non.
Je crois même que Daguerre l'a percuté.
Garcia joue la montre, mais nous, on n'a pas le temps.
Vous savez quoi, Mathie ?
Je me disais comme ça, si vous aviez eu 30 ans de moins, si vous n'aviez pas été mon
boss, et surtout si vous aviez été mon genre, ben je vous aurais liké de ouf.
Ça fait quand même beaucoup de paramètres.
Beaucoup.
Mais je prends le complot.
Vous savez quoi ?
Il faut prendre ce qu'il y a à prendre quand il y a le prendre, et là, je prends.
On est d'accord ?
On est d'accord.
Tenez votre veste.
Vous voyez ?
C'est toujours utile d'avoir un bon avocat.
Bien sûr.
Vous avez un taxi au coin d'un.
Je
dirige vers le sud de Marseille, quartier du Cabot.
Ah oui, évidemment, le foyer.
Monsieur, qu'est-ce que vous faites là ?
C'est réservé aux femmes, ici.
Qu'est-ce que vous faites là ?
C'est réservé aux femmes.
Dégagez-vous.
Commandant, Garcia vient d'arriver au foyer.
Tu prends pour un con, hein ?
Lâche-la !
Lâche-la, putain !
T'as voulu mettre le kidnapping du gamin sur
le dos pour te débarrasser de moi, hein ?
À cause de toi, je suis dans la merde !
Tu vas pas t'en sortir comme ça !
J'ai dit de lâcher !
Tu vas pas t'en sortir, hein ?
Arrête, putain !
Je vais te crever !
Il est où, mon fils ?
Sonia !
Sonia !
Sonia, vous n'allez pas terminer en taule pour une ordure pareille.
Il n'en vaut pas la peine.
Ce mec s'en sort toujours de la preuve, il est dehors.
Et les victimes, hein ?
C'est toujours nous, les victimes !
Cette fois-ci, il s'en sortira pas, je vous le garantis.
Il est où, mon fils, putain ?
Il s'en prendrait pas comme ça à Karine ?
Et puis, vous inquiétez pas, maintenant, on a suffisamment de preuves contre lui
pour qu'il s'attaque définitivement plus à un gosse, hein ?
Et puis, vous savez quoi ?
Maintenant, vous savez quoi ?
Je suis en légitime défense, moi, là !
Qu'est-ce que vous foutez, putain ?
Il est malade !
Les mecs, en soi, qui s'attaquent à des gosses, ça me rend malade !
Les gosses, ils sont terrorisés à cause de toi !
Hein ?
J'ai rien fait !
Je vous jure, je vous jure !
Tu comptais pas, quand même, t'en sortir avec un simple visage ?
Une vise de forme, elle, c'est de connard !
Embarquez-le.
Bien joué, j'ai écouté.
Ça va, Agnès ?
Vous voulez un médecin ?
Ouais, ça va.
On a vu l'autre, quoi, vous savez.
Par contre, il va falloir nous racheter à ses cheveux.
J'ai besoin de faire quelque chose.
Mais vous allez pouvoir le faire.
De toute façon, nous, on va mettre quelqu 'un à la permanence, et puis...
S'il se passe quoi que ce soit, une information, on peut la relire.
Vous allez forcément recevoir beaucoup de coups de fil, et donc...
Bah, en fait, ça vaut le coup.
Mais avant, il faut qu'on vous parle.
Il se peut qu'il y ait une troisième personne
que Romain connaissait à la fête foraine.
Et ce serait une femme ?
Une femme du foyer ?
On n'en sait pas plus, pour l'instant.
Un bataille.
Commandant ?
Vous êtes avec nous, ou pas du tout ?
Le lapin ?
Oui.
Et bah, le lapin...
Il a les yeux bleus.
Le lapin, il a les yeux bleus.
Vous avez vu ?
Et alors ?
Non, mais sur la photo...
La dernière, avant que vous quittiez vos parents, les yeux du lapin...
Il a les yeux noirs.
Je crois qu'il va falloir être un petit peu plus précis qu'au moment-là.
Ben...
Vous avez bien dit qu'ils échangeaient leurs
peluches respectives le jour de leur anniversaire.
Il est né quel jour, votre fils ?
14 février.
Très belle date.
Ok, donc ça voudrait dire qu'entre le moment où vous êtes partis de chez vos
beaux -parents, et aujourd'hui, lui et sa cousine
se seraient revus et auraient échangé les lapins.
C'est ça ?
Vous pensez que c'est Alma qui l'a enlevé ?
Mais c'est pas possible, elle était en train d'éménager avec mes beaux-parents.
Tout à fait.
Alors vous pouvez m'expliquer pourquoi elle nous a pas dit qu'elle avait revu Romain?
Pourquoi ?
Hein ?
C'est les policiers de chez ma fille Mamie.
Coucou Emeline !
Salut.
Ça va bien ?
Tu te rappelles de moi, non ?
Je m'appelle Léo.
C'est nous qui sommes en charge d'essayer de retrouver ton petit cousin Romain.
Je peux lui parler deux minutes ?
Je suis là.
Vas-y ma chérie, je t'attends.
Ça va ?
Oui.
Ouais ?
Viens, on passe un second.
Maman elle a dit qu'on allait le retrouver, c'est vrai ?
Ah bah tu sais, on va tout faire prendre, en plus.
Mais avant, j'ai une surprise pour toi.
Faut que j'te dise une surprise.
C'est... quelque chose... enfin bon.
C'est quelqu'un.
Oh !
Lila !
Comment tu sais que c'est Lila et que tu sais pas l'autre ?
Bah, parce que Lilo, il est dans mon sac.
Regarde.
Ah.
Ils ont dû se manquer tous les deux.
C'est sûr.
Mon cousin aussi il me manque.
Donc...
Oh, mais en plus...
Mais t'inquiète pas, on va essayer de le retrouver.
Il faut que tu prennes bien soin d'eux.
Et puis c'est toi...
qui le rendras à Romain, d'accord ?
Bientôt ?
Bah, on va tout faire pour.
Mais... tu vas peut-être pouvoir m'aider.
Dis-moi...
J'ai... une petite question à te poser.
Ton cousin Romain...
La dernière fois que tu l'as vu... c'était après...
qu'il soit parti de chez ses grands -parents, ou pas ?
Euh... pour son anniversaire.
On a échangé nos lapins à la mer.
C'était en février, ça ?
Maman, elle préférait pas que j'en parle.
Ah bon ?
Pourquoi ?
Parce qu'elle a dit que la dame qui nous a aidés à le chercher...
elle pourrait avoir des ennuis.
Elle dit ça, maman ?
Oui.
Regarde, maman !
Ils sont ensemble !
Comme il nous vient tout de suite.
Oui, mon cœur.
Je suis désolée.
J'aurais pas dû le prendre sans l'accord de Sonia, mais ça
faisait tellement plaisir à ma fille de revoir son cousin.
On rate jamais son anniversaire.
C'est pas ça qui nous intéresse, madame.
Je vous avais dit que la dernière fois...
une femme vous avait téléphoné pour nous dire où était Sonia.
C'était qui ?
Ah bah je sais pas.
Je vous le jure.
Non mais vous avez pas besoin de me le jurer.
Qu'est-ce qu'elle vous a dit exactement, cette dame ?
Je vous sais plus précisément, mais...
je me souviens qu'elle m'a parlé de mes parents.
Elle disait qu'ils devaient être très tristes après avoir perdu leur fils.
Qu'elle connaissait ça.
Que c'était une blessure à vie.
C'est-à-dire qu'elle aurait perdu un enfant, comme... comme vos parents.
C'est possible que ce soit ce qu'elle lui aurait dit.
Merci.
Salut Emile.
Salut.
Merci beaucoup.
Merci.
Bon, à bientôt la puce.
Et tu y fais bien attention, hein.
Oui.
Parce que bientôt...
tu vas lui donner à Rome, hein.
Au revoir.
Au revoir.
Au revoir.
Au revoir madame.
Pourquoi cette femme aurait appelé la belle sœur de Sonia ?
Bah déjà parce qu'elle pense que Sonia n 'est pas une mère responsable.
Donc, elle prévient la belle famille pour qu'ils
puissent obtenir la garde du petit Romain.
Entre temps, elle apprend que Sonia ne veut plus entendre parler d'eux.
Donc, qu'est-ce qu'elle se dit ?
Bah, en fait, qu'elle peut remplacer cette famille-là.
Et du coup, elle, devenir quelque part...
la nouvelle mère de Romain, quoi.
Psychologiquement, ça se tient.
C'est une piste, en tout cas.
Peut-être qu'avec Romain, elle comble un vide.
Un vide insupportable.
Sauf qu'au foyer, on n'a aucune femme qui a perdu un enfant.
Non mais ça, c'est ce que dit Agnès Moreau.
Ah, mais pourquoi elle ment sur elle ?
Elle en parle, on lui ment.
C'est un secret.
Un secret trop douloureux pour pouvoir en parler.
Vous savez, la perte d'un enfant, ça peut vous emmener loin.
Commandant, quand est-ce qu'on reçoit la liste
des femmes qui sont passées par le foyer?
Parce que là, en poireau, ça me saoule.
Je me sens bien énervé, lieutenant.
Je me souviens d'un point qui s'est attendu,
mais je suis sûr qu'on est sur la bonne piste.
Ne vous inquiétez pas.
Bon.
Pardon.
Moi, j'ai pas le moment.
Je me demandais, commandant, vous l'avez rencontrée comment, votre femme ?
C'était sur un site de rencontre.
La vérité.
Je sais très bien qu'à votre époque, il n'y avait pas Internet.
Vous me prenez pour un dinosaure, c'est ça ?
Non, en fait, c'était au lycée.
J'étais premier de la classe et...
Ah, c'est bon.
J'étais dernier, elle était première.
On avait tout pour se rencontrer, non ?
Et comment on sait ?
Comment on sait que c'est la bonne personne ?
Alors ça, c'est une bonne question.
En fait, on sait pas.
Ou alors on sait qu'après.
Mais c'est ça qui fait le charme, non ?
Et du coup, je peux vous poser une question un peu plus perso ?
Parce qu'avant, c'était quoi, là ?
Vous avez jamais pensé à refaire votre vie ?
Ah, je n'attends quoi de neuf, alors ?
On cherche toujours parmi les femmes du foyer,
mais ça prend des plombes avec l 'état civil.
En revanche, suite aux affiches, on a reçu des
dizaines de témoignages, dont un qui semble sérieux.
Une petite de neuf ans qui aurait vu Romain avec une femme.
Neuf ans ?
Elle l'a reconnue.
Ouais, et ça vaut le coup de l'écouter.
Faut toujours écouter les enfants.
Elle est où, la gamine, là ?
Ici, avec sa maman.
Bonjour.
La maman de Chloé.
Bonjour.
C'est Chloé qui a fait le rapprochement.
Elle a vu la photo du petit garçon dans notre boulangerie et elle l'a reconnue.
Ah, mais c'est super, ça.
T'es super forte.
Et dis-moi, qu'est-ce que tu veux faire quand tu seras grande, alors ?
Moi, je veux faire comme vos policières.
En faire un chef.
Mais non, mais c'est super, ça.
Alors, raconte-moi.
Dis-moi, où est-ce que t'as vu Romain, d'après
ce que j'ai compris, entre 10h et 12h, c'est ça ?
Oui, on quittait le marché.
On se rendait à la maison de mes parents pour déjeuner, comme tous les dimanches.
D'accord.
Merci beaucoup, madame.
Et dis-moi, vraiment, toi, t'as vu quoi ?
Attends, j'ai vu tomber le livre que tu m 'as donné.
Et ce livre-là, tu peux me le donner ?
Ah, c'est celui-là.
D'accord.
Alors...
Bah, Mickaël, elle.
Donc, c'est pas Romain ?
Eh bah, si.
Excusez-moi, madame.
Vos parents, ils avaient où ?
Quartier de Mazargues, à côté de la mairie.
Eh bah, voilà, c'est bien ce qui me semblait.
Le foyer, le parvis devant la mairie où on a retrouvé le petit livre, Le foyer,
le parvis devant la mairie où on a retrouvé le petit livre, la poubelle où a
été jeté le sac à dos trois points qui doivent pas être très très loin trois
points qui doivent pas être très très loin de chez
elles et au milieu de tout ça, le quartier de Mazargues.
... ... ...
Ça marche, commandant.
...
... ... ... Très bien, merci.
C'est le masque de Mazarg, le réseau dans lequel je bosse.
Il me donne toujours les restes de la veille pour les gamins.
Le masque de Mazarg, là où travaille Blanche.
Blanche Lesage, Mickaël, elle.
Elle, comme Lesage, c'est son fils.
Elle nous a parlé d'Alma comme si elle la connaissait.
Alors qu'elle la connaissait presque pas.
C'est Blanche qui a prévu Alma que Sonia était au foyer.
Jonathan, tu checks s'il y a un petit garçon du nom de
Mickaël Lesage qui a eu un accident ces dernières années.
Ok.
Nous, on va voir Blanche.
A toute.
...
Ok.
...
Ok, merci Jonathan.
... A plus.
...
Alors ?
Alors ?
Blanche Lesage a perdu son fils unique, Mickaël,
il y a trois ans dans un accident de la route.
Le chauffard l'a renversé, il a pris la fuite, on l'a jamais retrouvé.
Le petit avait quel âge ?
Il avait cinq ans.
Le même âge que Romain aurait eu aujourd 'hui.
Ouais, exactement.
Qu'est-ce qui se passe ?
Les points sous l'air sont pas actifs, on peut les afficher.
Blanche est avec elle ?
Oui, pourquoi ?
Vous savez quoi ?
Vous savez qu'elle avait perdu son fils ?
Blanche Lesage avait un enfant ?
Il est mort il y a trois ans, il s 'appelait Mickaël.
Ça alors... Vous pouvez nous conduire à l'atelier à dessin, s'il vous plaît ?
Oui, bien sûr.
Merci.
Entrez.
Ah bah, c'est bien rangé cette fois-ci.
Vous auriez les clés du cadenas ?
Non.
Commandant, j'aurais besoin d'un MacGyver.
Ah, commandant.
Ah, voilà.
C'est pas avec ça que je vais tailler mes rosiers au printemps.
Elle a la main complètement défoncée.
C'est avec ce sécateur qu'elle a dû péter le grillage.
Non, c'est pas possible, c'est elle qui aurait...
Elles sont parties il y a combien de temps ?
Il y a moins d'une heure.
Merci.
Vous savez quoi ?
Je vais aller en coller d'autres là-bas.
Ok.
A toute.
Tu es bien mon chat, on y va ?
Oui.
On va retrouver maman ?
Oui, on va faire un petit tour dehors, ça va nous faire du bien.
Mais elle est où maman ?
On va où ?
Allez, dépêche-toi, ça va être sympa.
Viens.
Je veux voir maman.
Zou, on va faire une aventure, tu vas voir.
On vient d'appeler le restaurateur.
Blanche n'est pas venue hier.
Il t'a donné son adresse ?
14 rue Ernest-Rouvier, à deux blocs du masque de Massarc.
Blanche ?
Blanche ?
Il y a quelqu'un ?
Il y a quelqu'un ?
Romain était là.
Oui.
Ça doit être lui le gosse, Mickaël.
Il y a du Mickaël de partout.
Mickaël, elle, ça correspond.
Mickaël le sage, c'est lui.
Mickaël le sage.
Elle a tout gardé comme si son fils n 'était jamais parti.
Le bol est encore chaud, il doit pas être loin.
Ouais, Jonathan.
Tu peux essayer de me géolocaliser le portable de Blanche.
Et essaye de repérer sa camionnette sur les caméras de la vie, d'accord ?
Mais pourquoi il y a écrit Romain ?
Mais il y a écrit Romain !
Mais, regarde !
Y a, avez-vous vu Romain ?
Blanche !
Y a, avez-vous vu Romain ?
Oui.
Non.
Ça avance, c'est pas vrai ça.
Regarde, y a un mur là.
Avec ma photo.
Avez-vous vu Romain ?
Y a, avez-vous vu Romain ?
C'est maman, elle me cherche.
C'est quoi, là ?
Non, reviens !
Reviens !
Reviens tout de suite !
Mickaël !
Mickaël !
Ouais, Jonathan.
Ouais, c'est bon, j'y suis, là.
Ouais, c'est bon, j'y suis, là.
Mickaël !
Blanche !
Blanche, il est où Romain ?
Il a eu un accident, le chauffard s'est enfui, on l'a pas retrouvé.
Romain.
Romain, Blanche.
Romain ?
Il est où ?
Non, c'est Mickaël.
C'est mon petit garçon.
Faut faire quelque chose, là, il va se faire renverser.
Maman !
Maman !
Maman !
Romain ?
T'inquiète pas, je suis de la police.
C'est fini, c'est fini.
Ça va, toi, maman ?
Est-ce que je peux retrouver ma maman ?
Évidemment qu'on va aller la voir.
Tu sais qu'elle la cherchait partout, hein ?
Ouais, j'ai eu très très peur.
Elle était très inquiète pour toi, maman.
Et puis y a pas qu'elle, y a ton copain aussi qui t'attend.
Adam ?
Ah ouais, j'ai trop envie de les voir.
T'inquiète pas, on va aller les retrouver.
Ta supération aimerait rester une bête.
Tu fais vraiment partie de l'équipe, maintenant, tu sais, Moïse ?
Alors ?
Comment va le nouveau collègue ?
Ah, ça mord, Inès, ça mord.
Ouais, je crois que j'ai éclairci le mystère.
Vendredi dernier, à la pause-déj, quand je suis partie
me chercher à manger, j'ai laissé mon tel sur le bureau.
Jonathan et Marion l'ont sans doute piqué, et vous, vous leur
avez donné le code que vous connaissez, puisque je vis chez vous.
...
Ouais.
Ouais.
Il faut qu'on y aille, là.
Ouais.
Salut, Moïse.
Ouais.
... ...
... ... ... ... ... Oh !
Tu reviendras nous voir ?
T'as cru que j'allais te laisser comme ça ?
Et puis, si t'as réussi à t'en sortir, moi aussi, je vais m'en sortir.
Eh !
Bien sûr.
Tiens, prends ça.
Oublie pas, oublie pas, oublie pas.
Eh, je serai toujours là.
Et voilà.
Ah, commandant !
Lieutenant, venez pour le verrer avec nous.
Avec grand plaisir.
Merci.
Excusez-moi, j'étais un peu rude avec vous.
Je vois pas du tout de quoi vous parlez.
Non, vous avez pas été rude, Agnès.
Merci beaucoup.
Grâce à vous, j'ai compris que ça servait à
rien de faire table rase du passé pour avancer.
C 'est vous qui avez été un exemple, Sonia.
Vous êtes une battante.
Et avec mes collègues, on vous souhaite le meilleur.
J 'en connais un qui doit être content de retrouver sa maman.
Merci.
Agnès, n'oubliez pas que vous êtes une femme formidable.
Continuez à faire ce que vous faites pour les femmes.
Les maisons comme les vôtres sont nécessaires.
Je sais de quoi je parle.
Merci beaucoup.
De rien.
C'est vous qui aviez raison, lieutenant.
Elle a fait un transfert.
Ah oui, mais...
Moi, j'ai toujours raison.
C'est juste que vous avez du mal à l 'admettre, parfois.
Dites-moi, lieutenant, juste une petite chose, là.
Ouais ?
Vous auriez pas pris le melon, par hasard ?
Moi ?
Ouais.
Le melon ?
Ouais.
T'es ouf.
J'ai pas pris le melon.
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