All language subtitles for Leo.Mattei.Brigade.des.mineurs.S09E04.Le.poison.du.secret.Partie.2.FRENCH

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Original subtitles

...

- J'ai eu la brigade des mineurs.

Arnaud est en garde à vue. Ils l'interrogent.

- C'est un cauchemar.

Arnaud a pas fait ça. Je le connais, c'est mon fils.

- On aurait dû s'occuper du problème avant que...

- Quel problème ? Avant que quoi, Pierre ?

- Tu sais de quoi ils l'accusent ? D'abuser de Maël.

- Tu sais que c'est faux. T'es son père.

On est ses parents.

- C'est horrible de penser ça.

Ils pensent que c'est le problème de Maël.

Avec ce qui s'est passé dans ma famille, avec mon frère...

- Arnaud, c'est pas ton frère.

- Il faut qu'on sache.

- Qu'est-ce qui nous arrive ?

Musique douce

- Vous êtes malades !

Je montre pas d'images porno à mon frère.

- Tu regardes.

Musique de tension

Tu fumes.

Tu prends d'autres drogues ? Dis-nous.

On a tes analyses de sang, on le saura.

- Qu'est-ce qui se passe avec ton frère ?

Pourquoi Maël est comme ça ?

- Comme ça, quoi ?

- Quoi, comme ça ? Violent, attiré par le feu.

Il y a un problème

avec ton petit frère.

Tu sais pourquoi.

Tu le sais ?

- Non, je sais pas.

- Il est où, Arnaud ?

- Il a été arrêté par la police. - Pourquoi ?

- Il a des problèmes, et nous aussi.

On se pose des questions.

- Des questions sur quoi ?

- Des questions sur votre relation.

Maël, ce que je vais te demander, c'est très important.

Il faut que tu répondes.

Regarde-moi.

Est-ce que ton frère

a fait des choses avec toi, pas bien ?

Des choses que les petits doivent pas faire.

Musique dramatique

...

Réponds, c'est très important.

Pour Maman et pour moi.

- Je sais pas... Je crois pas.

...

- Bonjour.

- Madame Pasquier ?

Commissaire Daguerre. - Bonjour.

On m'a dit que je pouvais assister à l'interrogatoire de mon fils.

- Ca m'étonne, ce n'est pas la procédure.

Arnaud est en garde à vue. - On m'a appelée.

- Bien, venez.

- Tu vois, Arnaud...

Parfois, dans la vie...

des choses nous dépassent.

On fait des choses sans savoir pourquoi,

qu'on regrette ensuite.

Tu vois ce que je veux dire ? - Non.

Je vois pas.

- Je parle de toi, de moi, de tout le monde, en fait.

Moi, par exemple...

J'ai fait une grosse bêtise à ton âge.

J'étais même... J'étais même bien plus jeune.

J'en paye encore les conséquences.

Alors que, si j'en avais parlé,

si je m'étais confiée,

ce serait déjà réglé.

- Vous avez fait quoi ?

- C'est pas important, ça.

L'important, c'est toi.

Ce que t'as fait et les conséquences

sur ta vie et celle de ton frère.

- J'ai rien fait.

Musique dramatique

...

- On est là pour t'aider.

On n'est pas là pour t'enfoncer.

On veut comprendre, mais aide-nous.

- Je vous dis que j'ai rien fait. - Mmh...

Comme ton oncle ? T'as vu comment ça s'est fini ?

- Je sais que tu veux t'en sortir.

On n'en doute pas, avec le commandant.

C'est juste que... Tout seul, t'y arriveras pas.

Je te jure, tout seul, c'est trop dur.

- Pourquoi tu vas sur ces sites ? Pourquoi tu télécharges ces images ?

- Je sais pas !

- Donc, t'y vas. Je veux savoir pourquoi.

- OK, j'y vais.

- Bon...

- Ca me dégoûte de voir ça.

- C'est marrant.

On dirait que tu te punis de quelque chose

que tu fais ou que tu subis.

- Me touchez pas.

- Calme-toi, tout va bien. - Non.

- On est là pour toi, pour te protéger.

Musique de tension

...

- Maël nous a juré

que son frère n'avait eu ni gestes ni paroles déplacés.

- La pyromanie peut être signe d'abus sexuel.

On peut pas négliger ça.

- C'est pas une raison pour l'accuser d'inceste.

Vous vous rendez compte ?

Vous allez flinguer sa vie.

- On n'est pas là pour l'enfoncer.

On essaie de l'aider.

On a besoin de vous pour essayer de comprendre.

Vos 2 fils sont des victimes.

- Mais victimes de quoi ?

- Ils sonnent l'alarme.

Avec le lourd passé de votre mari,

entre Mathieu, soupçonné d'agression sexuelle,

qui accuse son frère de viol.

- Je vois pas le rapport.

- Il se peut

que ce passé leur pèse.

- On parle pas de ça chez nous.

- Bien sûr.

- Arnaud est

en crise d'adolescence, comme tous les gamins.

Ca va passer.

Musique dramatique

- Je ne vous demande pas pourquoi

vous l'avez fait venir, c'est pas la procédure, Matteï.

- J'osais pas le demander.

- Marine Pasquier ne supporte plus

sa belle-mère, quand elle en parle,

c'est "Les Pasquier".

Si quelqu'un peut tout faire exploser, c'est elle.

- Approfondissez, Matteï.

- Si Arnaud a abusé du petit Maël,

Arnaud, lui aussi, a été abusé, c'est tout.

- Par qui ? Le frère Pasquier, Mathieu ?

Il a été soupçonné de viol. Il pourrait avoir recommencé.

Il les voit jamais ?

- On a aucune info sur lui.

- Renseignez-vous.

Faites le voisinage, faites circuler, il est reconnaissable.

Il a été rejeté

puis marginalisé.

Il pourrait

se venger.

- Sur les enfants de son frère ?

- Bungalow.

Bungalow sur mot compte triple.

- Vous jouez à quoi ?

- Un jeu de lettres, ça fait cogiter.

Bungalow parce que j'ai mis le W avec wagon.

Alors ?

- C'est très chelou. Bon, à plus.

- C'est quoi,

ces fouille-merdes qui enferment un adolescent ?

- Fouille-merdes.

- Maman, s'il te plaît.

- Quoi ?

Ils foutent ton aîné

en garde à vue, ils convoquent son frère

pour témoigner, ça te dérange pas ?

- C'est pour innocenter Arnaud.

Arnaud a rien fait. Maël leur dira.

- Non, non, non, non.

Il faut rien dire à personne.

On le sait bien.

- Maël, t'as fini de manger ?

Va jouer un peu dans ta chambre.

- Je peux, Papa ?

- Oui, mon grand.

- Un bisou ?

Je vais venir te voir. - Petit bisou avant le dodo ?

Musique douce

...

- Monique, gardez vos histoires

pour vous devant mon fils.

- Vous voyez cette maison ? Mon mari l'a construite.

Votre lit,

c'est de lui.

Ce que vous mangez,

c'est encore lui.

Vous n'êtes rien ici.

Une pièce rapportée. - La mère de vos petits-enfants.

S'ils vont mal à cause de vos secrets, je les protégerai.

J'ai pas de leçons à recevoir d'une mère qui a rejeté son fils.

Bon appétit.

...

- Pourquoi elle fourre son nez dans nos affaires ?

Hein ? Hein ?

- Gauche, gauche,

droite.

Gauche, gauche, gauche.

J'avais dit, gauche,

gauche, gauche, voilà.

Ecoutez-moi, respirez.

- Oui, je...

C'est gentil de m'entraîner. Pourquoi ?

- Euh... je sais pas, moi, je...

Pour qu'on vous appelle "La Tornade".

Vous voyez ?

Pas le courant d'air, le courant alternatif.

- J'ai été absente ces derniers temps,

mais ça se reproduira pas, je vais rester focus.

- Sûre ? - Oui.

- Allez, on oublie tout ça, on oublie tout.

On reste souple.

Souple sur les jambes.

Hop, tranquille, bim, bam.

On est là, bim, et on est souple sur ses gants.

Bien centrée.

Gauche, droite,

gauche, gauche, gauche.

Voilà, c'est bon, ça.

- Merde.

- Oh non, putain, putain, ça fait mal.

- Je sais pas reconnaître ma droite de ma gauche.

- Oh là là.

Vous l'avez fait exprès ? - Non.

- Si. - Non, je vous jure.

- Ca fait mal.

- Ah bordel. - Quoi ?

- C'est pas dingue.

- Comment ça ? - Je suis désolée.

- Ca se voit ?

- C'est pas très beau. - Des glaçons ?

- Pardon, commandant, vraiment.

- Toujours ce problème de droite et de gauche.

- J'en avais besoin.

- Vous croyez pas

que j'ai été assez marqué depuis la naissance ?

- Non, c'est juste que...

cette histoire fait remonter des trucs.

- Des trucs ?

Genre la grosse bêtise dont vous avez parlé à Arnaud.

Vous pouvez me parler, je répéterai pas.

- Je... J'étais jeune

quand j'ai rencontré un homme pour la 1re fois.

Musique dramatique

Enfin, c'est plutôt lui qui m'a rencontrée...

...

C'était un ami de mon père et c'est allé vite.

...

J'aurais pas dû accepter de rester seule avec lui.

...

Mais il m'attirait, je crois.

...

- Vous aviez quel âge ?

...

- J'avais 15 ans.

...

- Il vous tourmente encore.

C'est pour ça que vous me faites faux bond.

...

- Personne...

Personne m'a rien dit.

...

Personne m'a fait comprendre que ça me ferait du mal.

Personne m'a prévenue, personne n'a rien fait.

Je vais galérer toute ma vie avec cette histoire.

...

- Je suis désolé.

...

- Désolé, vraiment ?

Mais vous étiez où ?

Les "désolé", ça suffit pas. Vous étiez où ?

Les flics, les adultes.

Toutes les personnes qui pouvaient m'aider.

...

- Donna ? Donna ?

Fais comme chez toi, vas-y.

T'es sur mon pull, en plus.

Bah ouais, mais non. Mais non !

Qui a l'air d'un yéti après,

devant Daguerre ?

Lui qui est tiré à 4 épingles, tu penses à mon standing ?

Et ce soir, on dort pas ensemble.

Ecoute-la, Donna.

T'écoutes, hein ?

"Ne supportant pas

"les accusations,

"Mathieu Pasquier tente de mettre fin à ses jours.

"Il laisse une lettre :

"Les victimes seront les victimes. Les bourreaux restent les bourreaux."

T'en penses quoi ?

Bah réponds.

T'es retraitée, donc tu fais rien ?

Tu pourrais m'aider.

- Ca va, mon ange ?

Faut pas que t'aies peur des policiers, demain.

- Arnaud, il a rien fait. Pourquoi ils l'ont arrêté ?

- Tout va rentrer dans l'ordre.

Dis-leur la vérité, réponds à leurs questions et ça ira.

Tu te mets en pyjama ?

Je t'aime. - Je t'aime, Maman.

Musique dramatique

...

- Donna, tu sais que t'as pas le droit.

T'as pas le droit d'être là, le chien.

Alors...

- Eh, eh, eh, eh, eh !

Donna reprend du service. Je suis content de la revoir.

Vous vous entendez bien.

Elle vous réveille pas trop tôt ?

- Vous rigolez, commissaire ?

Elle est dans l'entrée, dans le panier.

Moi, je suis dans ma chambre. Chacun chez soi.

Elle veille. - Je vois.

- Excusez-moi, Maël

et sa maman sont arrivés.

- Inès, des nouvelles ? - Non, pas encore, désolée.

Léo Matteï siffle.

- Elle s'appelle Donna, elle est très gentille.

- Pourquoi elle a que 3 pattes ?

- C'est une très bonne question.

Donna, c'est un policier comme moi.

Et puis, un jour, lors d'une intervention,

elle a pris une balle.

Mais elle a été super courageuse.

Hein, Donna ?

- Elle va mieux ?

- Elle va super bien.

De temps en temps, elle court plus vite que moi.

Tu vois, ça, c'est comme les problèmes.

Quand on les retire

ou quand on en parle, ça va mieux.

Tu comprends ?

Mme Pasquier, laissez-moi seul avec votre fils.

S'il vous plaît.

- Je t'attends dehors. - D'accord.

- Merci.

Musique dramatique

...

Dis-moi, Maël...

...

Arnaud a fait des choses interdites avec toi ?

...

*-Non, il est gentil, Arnaud. *-Ah, c'est cool, ça.

Et quelqu'un a fait des choses qu'il fallait pas faire ?

- Personne.

...

- Dis-moi, la dernière fois, tu m'as dit...

Tu m'as dit : "Je veux pas grandir".

Pourquoi tu m'as dit ça ?

C'est bizarre, quand on est petit, normalement,

on dit toujours : "Quand je serai grand..."

Un petit garçon, ça pense comme ça.

Et toi, non. Tu peux m'expliquer ?

...

- Je sais pas.

C'est en pêchant qu'on devient grand. J'aime pas ça.

- D'accord.

T'as déjà été à la pêche ?

- Non.

Arnaud, il y allait souvent avec Papa.

*Et il veut plus y aller. *-Tu sais pourquoi ?

...

*Si tu veux pas me le dire,

tu peux le dire à Donna.

L'avantage avec elle, c'est qu'elle peut pas répéter.

*C'est un chien.

(- C'est parce que...)

(En allant à la pêche, tonton Mathieu s'est mis le feu.)

(Arnaud va faire pareil.)

...

- Arnaud, il voit tonton Mathieu ?

...

- Oui, de temps en temps.

- Ah, et toi ?

...

Tu le vois ?

- Une seule fois.

Mais on s'envoie des messages, on s'écrit souvent.

- Ah, c'est chouette !

Je peux les voir ?

Tu peux m'en parler ?

...

(- Donna.)

(Coucou ! Coucou !)

...

- Arnaud, depuis quand

tu vois ton oncle ?

- Quelques mois. - C'est toi qui l'as cherché ?

- Non, c'est lui.

Il voulait nous connaître.

Un jour, il m'attendait au lycée.

- Tu nous a rien dit.

- Si mon père l'apprend, il me tue.

On parle pas de lui à la maison. C'est interdit.

- Interdit ? Pourquoi c'est interdit ?

- Il dit que c'est un malade. Pour lui, c'est un monstre.

- Tu sais qu'il avait été accusé d'un truc grave ?

- Il avait rien fait.

- Et tu le crois ?

Il avait accusé ton père aussi.

Arnaud ?

- Tenez. - Non, merci.

Je comprends pas pourquoi Arnaud m'en a pas parlé.

- Il peut être sous son emprise.

C'est facile de monter un adolescent contre sa famille.

- Vous pensez qu'il lui a fait du mal ?

...

- Vous étiez où, lieutenant ? Vous m'avez manqué.

...

- C'est du cannabis. - Thérapeutique.

C'est le seul truc qui me calme.

*Outil électrique

...

- Avec Arnaud aussi ?

- Ca y est, ça recommence.

- Pourquoi vous nous avez rien dit ?

- Pour éviter tout ça, que je sois accusé comme avant.

*...

- Vous vous amusez bien ?

- J'adore les bagues, je m'intéresse.

...

- Vous avez pas compris ?

...

- Pas compris quoi ?

- Qui était le vrai malade.

Mon père.

Le bon docteur Pasquier.

Et on a tous morflé, moi le 1er.

Mais personne vous le dira.

On peut pas déboulonner la statue.

C'est de ça dont ils ont peur. Que je parle.

...

- Heureusement que je suis là

pour préserver ton souvenir.

Si on les écoutait, tu serais un monstre.

Alors que tu étais un homme bon.

- Il a accusé son frère, mais aussi son père.

- Pour se dédouaner. Pas étonnant qu'il ait été banni.

- Quand on assiste pas aux auditions, on saute

sur les conclusions.

- La perquisition n'a rien donné.

Aucun objet de type pédophile, pas d'images.

Aucune connexion Internet apocryphe. - Et en français ?

- Rien de suspect, douteux ou équivoque.

- Ca m'étonne pas vraiment.

- Pas de quoi le mettre en garde à vue.

- Il nous a cachés ses liens avec Maël et Arnaud.

- Ce qui n'est pas illégal.

Qu'est-ce qu'il fait

avec eux ?

Pourquoi il les voit ?

- Il se venge

en les remontant contre eux.

A moins qu'il dise la vérité.

Il serait pas le seul à avoir été abusé.

- On a reçu les analyses d'Arnaud.

Et c'est insolite.

Il a du THC dans le sang, à haute dose.

Il avait fumé du cannabis.

Mais il y a autre chose, de la triptoréline.

- Tu sais ce que c'est, Einstein ?

- Merci de souligner mon savoir. C'est bien une molécule.

Et c'est un inhibiteur de la libido masculine.

...

- En 2 mots et sans décodeur, castration chimique.

...

- On a tes analyses sanguines.

On sait que tu prends des médocs.

- Je sais pas de quoi vous parlez.

- Ceux qui t'empêchent d'abuser de ton frère.

- Je prends pas ce genre de trucs.

- Peut-être que t'es pas au courant.

C'est comme ces vidéos, tu sais pas pourquoi.

Tu suis un traitement ? - Oui.

Pour des allergies, c'est tout.

- C'est quoi ?

- Des piqûres de désensibilisation.

J'en fais chaque semaine.

- Qui te les fait ?

- Mon père.

- Son père ?

- Je le redoutais.

Il a été abusé

par son père, il est sous son emprise.

- Il lui donne ça pour l'empêcher de faire subir à son frère...

ce qu'il lui a fait subir.

- C'est terrible

de faire ça à son enfant, même pour en protéger un.

- Et surtout à son insu.

En attendant,

on a aucune preuve, on arrive au bout de la garde à vue.

C'est quoi, votre idée ?

- Ouvrir les yeux à la mère.

Mme Pasquier ?

Votre fils va être libéré. Je vous le ramène tout à l'heure.

- Je vous l'avais dit. - Lui, il a rien fait.

On lui a fait quelque chose.

- De quoi vous parlez ? - Il vous dira rien.

Il se sent coupable.

Classique chez un adolescent abusé.

- Comment ça, abusé ?

Par qui ?

Mathieu ?

- Par celui qui lui donne son traitement.

- De quel traitement vous parlez ?

Musique de tension

- Ton frère rentre à la maison. - Chouette !

- Il te parle souvent de Mathieu ? - Un peu.

- Il t'a dit pourquoi il s'est mis le feu ?

- Non.

- Tu mens pas ? - Non, je te jure.

- C'est qui, CaptainNeo95 ?

- Un copain.

- Super.

Ce serait bien qu'on aille à la pêche entre hommes.

J'y allais souvent avec mon grand-père.

J'ai amené ton frère aussi.

Tu vas au judo aujourd'hui ? - Oui.

- Bon allez, je te laisse.

...

- Qu'est-ce que tu faisais ? - Rien.

Je voulais savoir si Mathieu avait... - Quoi ?

- Il s'est rien passé, ça va.

- C'est quoi, ce traitement

que tu donnes à Arnaud ?

- Des inhibiteurs de la testostérone.

Pour bloquer sa libido. - Quoi ?

- Pour le protéger, pour pas qu'il devienne un monstre.

C'est horrible, mais...

J'ai surpris Arnaud vouloir toucher Maël, j'ai agi.

- Pourquoi tu m'as rien dit ? - J'en sais rien.

J'ai paniqué, ça a fait remonter des souvenirs...

- On s'en fout, on parle d'Arnaud. - Mathieu avait raison.

Mon père a abusé de lui. Il est devenu malade.

- Vous êtes tous tarés. - Non, pas moi.

Je suis pas taré. Ca va aller, on va s'en sortir.

La famille va s'en sortir. On va régler le problème.

...

- Ca va, mon ange ?

Ca va aller, hein ? C'est fini.

Allez, viens, rentre.

- Ca va, mon grand ? - Ouais.

- Ils ont pas été trop durs avec toi ? - Ca va.

Il est pas là, Papa ?

- Il est parti à Nice.

Il revient dans 2 jours.

- Et Maël ?

- Je vais le chercher au judo.

Il faut qu'on se parle.

- OK.

- Je t'aime.

Va te reposer un peu. - J'y vais.

- A toute ! - A toute.

Musique dramatique

...

- Matte !

...

Allez !

- Lâche-moi !

...

- Julie, je pense que Maël s'est calmé.

Tu peux aller le chercher au vestiaire.

...

- Maël Pasquier a été enlevé.

Massilia Judo, vous connaissez ? - OK, on y va.

Go, go, go, go !

- Julie ?

- Tata ! - Où est Maël ?

- Nous pensons qu'il a été enlevé. Suivez-moi.

- Monique, où est Arnaud ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Où est Arnaud ? - Il est parti rejoindre sa copine.

- Quand ? - Il y a 2 heures environ.

Qu'est-ce qui se passe ? - Maël a été enlevé.

- On en est où sur la localisation de Pierre Pasquier ?

- Impossible de le tracer. Il a coupé sa géolocalisation.

- Il a dit à sa femme qu'il était à un colloque à Nice,

sauf que j'ai vérifié...

- Y a pas de colloque à Nice.

- Pierre ? Qu'est-ce que tu fous ?

T'es où ?

*-Oui, chérie. Je suis avec Maël.

- Comment ça, vous êtes où ?

T'as dit que t'allais à Nice.

*-Non.

Il fallait que je parle avec lui. Tu vois ?

Une conversation tous les 2. En tête-à-tête.

- Pourquoi tu m'as menti ?

Vous êtes où, Pierre ?

Pierre, vous êtes où ?

- Mon Dieu, mon Dieu, mais qu'est-ce qu'on va faire ?

Musique de tension

...

- Maman ! Maman ! - Oui.

Arnaud ? Mon ange... - Maman !

- Qu'est-ce qu'il y a ?

Qu'est-ce qu'il y a ?

- Arnaud, n'aie pas honte.

Tu peux parler, t'es plus fort que ça.

- Faut empêcher Papa de faire du mal à Maël.

Comme il m'en a fait.

- Et comme il a fait à son frère Mathieu.

- Les vidéos...

Papa les a téléchargées.

Il me les a montrées, il disait que c'était normal,

que tout le monde faisait ça, qu'il y avait pas de mal.

Que son père avait fait la même chose.

- Et Maël, tu sais où il est ?

- Non, Papa m'emmenait en mer, on n'a plus le bateau.

- Pourquoi tu m'as rien dit ?

Pourquoi tu me l'as pas dit ?

- Je voulais pas qu'il aille en prison.

- J'aurais pu t'aider. J'aurais pu t'aider, mon ange.

J'ai rien vu, pardon.

Pardon, mon amour.

- C'est pas ta faute.

- Je suis désolée, pardon.

Je suis tellement désolée. - C'est pas ta faute.

...

Musique de tension

...

- Papa, ça va ?

- Oui, ça va.

Baisse les mains sur ta canne.

Ce sera plus pratique.

...

- Pourquoi on n'est jamais venus ?

...

- Parce que t'avais pas l'âge.

...

- L'âge de quoi ?

...

- L'âge de devenir un homme, mon fils.

...

- Et vous l'avez laissé

abuser de vos fils ?

- Vous pouvez pas comprendre.

C'était une époque différente.

Des choses ne se disaient pas.

- Tout était permis, vous étiez libres de violer vos enfants ?

- C'est facile de dire ça.

- Un viol est un viol. Quelle que soit l'époque.

Quel que soit le contexte.

Ca a détruit un de vos fils.

Vous l'avez sacrifié.

Et le second

détruit les siens, vous entendez ?

Alors, pour la dernière fois,

vous savez où est Pierre ?

Musique dramatique

- Nous avons

une cabane sur le lac.

- Quelle cabane ?

...

C'est quoi cette cabane ?

...

- Allez, va prendre ta douche.

...

- Là où Mathieu s'est mis le feu.

...

- Maël ?

...

Maël ?

...

Maël ?

Maël ! Maël !

Maël !

- Arrête, Pierre !

- Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Laisse mon fils.

- Regarde-moi.

Regarde-moi.

J'ai été vu comme un monstre, et tu jouais au bon père.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Viens.

Il va te faire du mal.

- Non, bouge pas.

Regarde-toi.

...

T'as eu peur de quoi ? Que je parle ? Mais à qui ?

A toi ? Non.

T'étais trop occupé

avec Papa.

T'es devenu comme lui.

- Tu veux me faire du mal.

- Qu'est-ce que tu racontes ?

Je suis ton papa

et je t'aime.

Maël... Maël !

- Arrête.

...

Faut que ça s'arrête.

Tout ce que Papa t'a fait,

tu me l'as fait.

A moi et à Arnaud. Faut que ça s'arrête.

- Mais ferme ta gueule !

...

C'est pas ma faute !

C'est pas ma faute !

- Arrête !

...

Maël !

...

Maël, reviens.

Allez, viens.

- Maël !

...

- Tout va bien, on est là.

Ca va, toi ? Ca va ?

Oui ? Ca y est, c'est fini.

C'est terminé. Tout va bien ?

Maman est là. - Je suis là.

Mon amour, ça va ? - Ca va ?

- Ca va ?

- Il faut l'arrêter.

Il s'est enfermé avec Maël.

- Vous l'avez kidnappé. Vous alliez faire la même chose.

Vous ferez plus de mal.

Et pas à vos enfants.

- Je pensais m'en sortir.

- Vous étiez prêt à le faire accuser à votre place.

Votre fils. C'est dégueulasse.

- Comme votre frère. - Vous l'avez bousillé.

- Moi aussi, j'ai été bousillé !

- Je peux plus l'entendre, embarquez-le.

- Allez, on y va.

Musique dramatique

...

- Je vous aime. - Avance.

...

- C'est fini, hein ? C'est fini.

- La famille parfaite, des gens au-dessus de tout soupçon.

Comme mes anciens voisins.

Tout le monde entendait les enfants. Personne n'a bougé.

- C'est pour ça que t'es ici. Tu voulais être ministre.

On devrait se défouler ce soir.

J'ai trouvé un petit karaoké sympa.

Et je me suis entraîné. Faudrait creuser cette piste.

- Quelle piste à creuser ?

C'est ma brigade, faites-moi participer.

- Oui, vous pouvez participer. Y a quoi comme trio ?

2Be3 ?

Musique douce

...

C'était une blague, commissaire.

Il est toujours tendu.

Musique rythmée

- On a rendez-vous ici ?

- Quand c'est tendu, il a toujours une idée.

- Ca sent fort.

- J'ai bien entendu. "Ca sent fort" ?

La sardinade, ici, c'est sacré.

Ici, c'est... - MARSEILLE !

...

- Commissaire Daguerre s'en va-t-en-guerre, mission secrète.

Qu'est-ce que c'est ?

...

Les boules du commissaire.

- Faut pas rigoler. - Eh ouais !

...

- Lieutenant a tombé la veste.

...

Allez !

...

Cris de joie

...

Là, le plus proche

du cochonnet.

- Ca me stresse.

...

- C'était bien tenté. - Je suis une boulette.

...

- Hop !

...

- Je suis dégoûtée, je comprends rien.

...

Sous-titrage : BLUE ELEMENTS

Musique de tension

...

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